jeudi 28 octobre 2010

Les activistes d’ISM protestent contre la conférence de l’OCDE à Al-Quds

Jérusalem - 27-10-2010

Par ISM 
Ce week-end, a eu lieu à Jérusalem la conférence de l’Organisation de Coopération et d’Echanges Economiques (OCDE), malgré les pressions des groupes pour les droits de l’homme pour qu’elle ait lieu ailleurs, ou pas du tout. Etant donné leur insistance à tenir la conférence dans cette ville, en toute ignorance des violations flagrantes du droit international par Israël et en totale collusion avec les aspirations d’Israël à considérer Jérusalem comme la capitale israélienne, nous avons décidé de faire face aux participants avec nos critiques, nos posters et une banderole géante.









Nous avons trouvé le programme détaillé pour la conférence « Tour de Table » regroupant les ambassadeurs de l’OCDE et nous avons ainsi été en mesure de les rencontrer, sur le chemin du Jerusalem Bird Observatory, vendredi à 8h30. Sur nos pancartes, il y avait le dessin d’une autruche la tête dans le sable et le slogan « Ne fermez pas les yeux devant l’apartheid » en plusieurs langues.
Ils ont été surpris de nous trouver là. On nous a demandé de rester à l’extérieur, mais tous les ambassadeurs devaient passer devant nous. Quelques-uns ont souri, d'autres nous ont dévisagés mais la plupart se sont empressés de détourner les yeux.





Samedi, nous avons installé une banderole de 10m sur le pont Calatrava, à l’entrée de Jérusalem, avec l’inscription « Don’t Close Your Eyes to Apartheid » et le tampon de l’OCDE sur une photo du mur d’apartheid. A cause du Shabat, il n’y avait pas de policiers dans le secteur et notre banderole est restée en place plusieurs heures. Quelques passants israéliens ont essayé de l’enlever, mais sans succès, en raison de nos compétences dans l’art de faire des nœuds. Quelques jeunes israéliens ont tenté de rabattre la banderole sur le pont, mais lorsqu’ils ont vu que nous les filmions, ils sont partis.

Malgré les violations israéliennes continues des droits de l’homme protégés par le droit international, l’OCDE – dont la plupart des pays riches du monde font partie – a accepté la candidature d’Israël le 27 mai dernier. Cette adhésion n’est pas seulement une approbation diplomatique de la politique israélienne de la part des pays les plus puissants de la communauté internationale, mais c’est aussi la garantie de nombreux avantages économiques pour Israël.
Traduction : MR pour ISM 

Les enfants, nouvelles cibles de la campagne de nettoyage ethnique à Silwan

Jérusalem - 27-10-2010

Par Charlotte Silver 
« Je leur ai demandé de me laisser une minute pour le réveiller. Mais ils n’ont pas attendu, ils sont entrés et l’ont emmené, » dit Mahmoud Mansour, qui me raconte comment la police israélienne a arrêté son fils. Mahmoud est le père d’Imran Mahmoud, 12 ans, le gamin qu’on voit sur la vidéo (ci-dessous) violemment renversé par la voiture de David Beeri, chef de l’organisation de colons Elad, dans le quartier Silwan de Jérusalem Est. Moins de dix jours après qu’Imran ait été grièvement blessé par le chauffard, la police de Jérusalem l’a arrêté sur une accusation de jet de pierres.
















Depuis l’assassinat de Samer Sahan par un garde des colons le 22 septembre, la police de Jérusalem et les forces de sécurité envahissent les rues de Silwan. Tous les jours, le quartier grouille de policiers patrouillant les rues, à pied et en voiture. Dans la seule semaine dernière, la police a entrepris une campagne massive d’arrestations et a arrêté au moins 23 résidents.
« On les appelle les rangers des colons. Ils nous rendent la vie encore plus difficile, » dit Mustapha Siyam, un habitant de Silwan.
Particulièrement ahurissant, cependant, est le fait que les arrestations de cette semaine ont inclus au moins six enfants entre 8 et 12 ans. L’accusation est toujours la même – jets de pierres – et ils sont habituellement libéré le lendemain. Imran a été détenu et interrogé pendant 4 heures avant d’être condamné à une amende de 2.000 NIS (New Israeli Shekel) (400€) et deux semaines d’assignation à résidence.
Muna Hasan, qui travaille pour le Centre d’information Wadi Hilweh, explique : « L’accusation pour l’arrestation des mineurs est toujours le jet de pierres. Mais pour ces derniers jours, les enfants n’ont pas jeté de pierres, il n’y a rien eu. Ils les ont juste ramassées dans les rues, pour rien. »
Le mercredi 18 octobre, 3 mineurs ont été arrêtés à Silwan, dont un garçon qui se remettait d’une opération chirurgicale récente.
Quelques jours auparavant, le lundi 16 octobre, 3 enfants entre 10 et 12 ans ont été détenus. L’un d’entre eux, Muslim Auda, 10 ans, est rentré chez lui les jambes couvertes d’ecchymoses causées par les coups qu’il avait reçu des policiers en civils qui l’avaient arrêté.
« Les enquêteurs les frappent, leur crient dessus, et ils essaient aussi d’en faire des collaborateurs. Ils ont recours à des méthodes qui ne sont même pas appropriées pour des adultes. Ils leur font dire quels sont les enfants qui ont jeté des pierres, » dit Hasan.
Imran a rapporté à ses parents que lorsqu’il était interrogé, la police lui a demandé qui d’autre lançait des pierres.
Hasan n’est pas surpris par la recrudescence du harcèlement. « Ce n’est pas nouveau, bien sûr, vous savez que Silwan a le plus fort pourcentage de gens arrêtés à Jérusalem Est, en particulier de mineurs… Nous pensons que toutes les pratiques israéliennes, dont les arrestations, le fait de laisser les colons faire ce qu’ils veulent, tout ça a le même objectif, ils veulent mettre de plus en plus de pression sur les Palestiniens. »
Silwan est l’un des quartiers les plus pauvres de Jérusalem. Les familles et les habitants manquent de beaucoup des services de base, écoles, centres communautaires, et de structures pour leurs enfants. A cause de la politique israélienne de zonage, une très petite proportion de la terre de Jérusalem Est est allouée à la construction. De plus, obtenir un permis de construire peut coûter jusqu’à 25.000-30.000 US$ (18.000-21.000€). L’impossibilité de construire a rendu les lieux de vie insupportablement surpeuplés.
« Les parents n’ont pas la possibilité d’inscrire leurs enfants dans des centres sociaux ou des terrains de jeux à l’extérieur de Silwan. Alors les pressions subies par les parents à cause de la législation, des impôts et des ordres de démolition israéliens, toutes ces pressions font que la situation empire, » nous dit Hasan.

Une activité organisée par le Centre créatif Madaa pour les enfants du quartier Baten el-Hawa
En dépit des pressions, la communauté locale résiliente fait face avec ingéniosité. En 2007, les résidents palestiniens de Silwan ont créé le Centre créatif Madaa pour que les enfants aient un endroit sûr où développer leur créativité grâce à la musique et à la peinture, et pour préserver leur identité palestinienne.
« Les habitants eux-mêmes ont pris l’initiative de mettre ça en place ; ils n’attendent pas qu’une autorité construise un endroit pour leurs enfants, » dit Hasan.
En 2008, en réponse à l’ordre de démolition de 88 maisons à Silwan pris par le maire Nir Barkat pour faire de la place à l’expansion du parc archéologique Cité de David, les résidents palestiniens ont érigé une grande tente. Sous la tente, le quartier organise des prières, des réunions, des activités pour les enfants et d’autres événements collectifs. Le 21 octobre, l’ancien président états-unien Jimmy Carter a visité Silwan et a rencontré les animateurs de la communauté locale dans la tente.
Le Centre d’Information Wadi Hilwah est la dernière organisation créé localement en 2009 par un groupe de résidents. Son objectif est de raconter l’histoire palestinienne du quartier pour contrer le récit juif, de plus en plus dominant, diffusé par le site archéologique, la Cité de David.
Selon Hasan, les visiteurs et les touristes qui viennent à la Cité de David n’apprennent les origines du quartier qu’exclusivement par l’organisation des colons, Elad. La brochure d’Elad présente le secteur comme étant avant tout le site archéologique de l’ancien Roi David. Une version qui occulte et nie l’histoire et la réalité actuelle des habitants palestiniens du quartier.
« Wadi Hilweh veut faire ressortir l’identité palestinienne du village, aussi raconter toutes les violations causés aux Palestiniens par les colons et les autorités israéliennes, » dit-il. Le Centre d’Information Wadi Hilweh diffuse aussi des informations quotidiens sur les affrontements, les arrestations et les brutalités qui se produisent à Silwan.
Ainsi, en dépit des tactiques d’intimidation accrues, des arrestations, des interrogatoires et des menaces, la communauté de Silwan reste debout et déterminée à survivre.
« Avec cette tente et les centres, les Palestiniens se réunissent, se font mutuellement confiance et réfléchissent à la manière de résister et de faire entendre notre voix à l’extérieur. »
Ils le font en sachant que les autorités israéliennes sont déterminées à les forcer à partir, et qu’elles auront recours à n’importe quelle méthode pour réussir.
Traduction : MR pour ISM 

Damas exige des excuses de Fatah pour toute réconciliation

27/10/2010  
Selon des sources du Fatah les efforts pour tenir une réunion de réconciliation avec le Hamas dans la capitale syrienne, ont échoué à la dernière minute après que Damas ait demandé des excuses de la part des dirigeants de Fatah pour les accusations qu’ils ont proféré contre la Syrie !
Les sources ont révélé qu'un accord semblait s’organiser pour une réunion en cours dans les deux prochains jours à Damas, mais que cette dernière a exigé des excuses ouvertes pour avoir accusé Damas de se ranger toujours du côté de Hamas.
Le mouvement Fatah, a exigé que le lieu de la réunion qui était prévue avec le Hamas le 20 de ce mois à Damas soit changé, suite à une altercation verbale entre le président Mahmoud Abbas et Bachar al-Assad lors du sommet arabe à Syrte !
Les sources ont souligné que la médiation entre les parties arabes, a échoué jusqu'ici, et que c’est  M. Abbas qui exige de Damas des excuses pour les altercations verbales.
Les sources ont souligné que la médiation arabe continue entre les deux parties pour  mettre fin à cette dispute entre l'Autorité et la Syrie, mais que cela demande encore des jours !
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"Israël": l’assassinat de Hariri nous a "ouvert" des projets au Liban

27/10/2010  
L’ancien chef des renseignements militaires israéliens,  Amos Yadlin a assuré que ses forces ont réussi au cours des ces quatre dernières années et demie à accomplir toutes les missions qui leur ont été confiées, voire elles ont accompli de nombreuses missions qui n’étaient pas encore  achevées.
Yadlin a précisé il y a quelques jours  au cours de la cérémonie de remplacement avec son successeur : «nous avons réussi à établir un grand nombre de réseaux d'espionnage pour nous au Liban,  des dizaines ont été  récemment formé et des dizaines ont été dissout. Le plus important est que nous avon réussi à étendre notre contrôle total sur le  secteur des télécommunications dans ce pays , une source d’informations inestimables et qui nous a procuré des info  comme  on ne s'attendait pas."
Et de poursuivre: "Nous avons pu remettre  en état opérationnel des éléments sécuritaires au Liban soit des milices avec qui nous entretenions  des  relations dans les années 70 et ils nous ont aidé dans de nombreux assassinats et attentats contre nos ennemis au Liban."
 Il a souligné que ces éléments "ont accompli un travail extraordinaire à repousser les services de renseignements  et l'armée syrienne du Liban et à encercler le Hezbollah."
Au sujet de l'assassinat du président Rafic Hariri, Yadlin a affirmé que «l'assassinat de Rafic Hariri, nous a permis de lancer divers projets  au Liban. La mort de Imad Moughniyeh a ouvert une nouvelle étape dans le conflit avec le Hezbollah."
Yadlin a par ailleurs insisté sur "la nécessité de continuer à travailler sur ces deux plans et de suivre de prés la scène libanaise, en particulier après la publication de l’acte d’accusation  qui accusera le Hezbollah d’être  responsable de l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri et passer à une autre étape sur la scène libanaise avant de se diriger vers la Syrie, la station finale requise pour faire démarrer tous les projets de l'Etat juif après la grande réussite en Irak, le Soudan, le Yémen, et très prochainement au Liban. "
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Une place pour M. Meshaal

mercredi 27 octobre 2010 - 07h:19
Babak Dehghanpisheh - Newsweek
Le Hamas parle déjà avec Washington par le biais de canaux officieux, notamment celui de l’ancien président Jimmy Carter. « Mais cela ne suffit pas » dit Khaled Meshaal à Newsweek vers la fin d’une interview de deux heures. « L’administration US devrait nous entendre directement ».
Personne ne veut le dirigeant du Hamas à la table des négociations de paix au Moyen-Orient. Pourtant, ils ont tous besoin de lui.
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Khaled al-Hariri / Reuters-Corbis
Dégoûté, le dirigeant du Hamas, Khaled Meshaal, détourne les yeux du grand écran plat de sa télévision dans son bureau fortement gardé à Damas. Depuis des semaines, il suit les bulletins de nouvelles, en fait depuis que le président Obama a annoncé qu’il avait organisé des entretiens directs entre le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le président palestinien, Mahmoud Abbas.
Le dirigeant du Hamas ne s’attendait certes pas à ce que les réunions produisent une percée et il a été à peine étonné quand Netanyahu a balayé du revers de la main la demande de Abbas pour une extension de 10 mois du gel israélien de la construction de colonies en Cisjordanie. Toutefois, Meshaal est manifestement irrité par la nouvelle selon laquelle un sommet de la ligue Arabe a conseillé à Abbas de ne pas quitter les négociations et d’accepter plutôt une suspension d’un mois. « Ce n’est pas ça qui résoudra le problème » se plaint Meshaal. « Cela ne fera que reporter le problème ».
Beaucoup diront que le dirigeant du Hamas lui-même est une partie énorme du problème. Le gouvernement US désigne Meshaal comme un « terroriste mondial » et prétend que les attaques à la roquette de son groupe contre des civils israéliens en 2008 ont provoqué une invasion causant la mort de plus de 1300 Palestiniens. La charte du Hamas qui dénonce les « initiatives et les prétendues initiatives et conférences de paix internationales » continue à appeler à la destruction d’Israël. Mais le fait est que devant des négociations de paix trébuchantes, Meshaal désire désespérément une place à la table. Le Hamas parle déjà avec Washington par le biais de canaux officieux, notamment celui de l’ancien président Jimmy Carter. « Mais cela ne suffit pas » a-t-il dit à Newsweek vers la fin d’une interview de deux heures. « L’administration US devrait nous entendre directement ».
Pour l’heure, le Hamas fait un pas beaucoup plus petit en cherchant à mettre fin à son conflit avec le Fatah de Abbas soutenu par les USA. Des représentants des deux groupes se sont réunis à Damas le mois dernier et une autre session était prévue pour le 20 octobre. En ce qui concerne Meshaal, ce sont ces entretiens qui comptent maintenant. Le Hamas est en conflit avec le Fatah depuis 2006, depuis que les électeurs palestiniens, excédés par la corruption constante et la mauvaise gestion du Fatah, ont accordé une victoire inattendue à ce parti. Une guerre civile a fait rage l’été suivant laissant Gaza aux mains des islamistes et la Cisjordanie sous contrôle du Fatah.
La situation actuelle est intenable. « Nous comprenons tous que la réconciliation nationale est obligatoire si nous voulons jamais obtenir un État libre et indépendant » dit Ahmed Youssef, conseiller principal du dirigeant du Hamas à Gaza, Ismaël Haniya. « Nous ne voulons pas faire obstacle ».
Le porte-parole du département d’État, P. J. Crowley, dit que le Hamas s’exclut lui-même en refusant d’accepter l’existence d’Israël et de renoncer à la violence. Mais le fait est que personne n’est pressé de faire appel à Meshaal. D’une part, les officiels US ne veulent pas saper la position de Abbas, lui qui offre selon eux le plus de chances d’arriver à la paix. En outre, personne ne veut récompenser l’intransigeance du Hamas, ce que Abbas considérerait certainement comme une trahison. Et sa réaction serait modérée par rapport à celle d’Israël. « Ne fût ce que suggérer une ouverture vers le Hamas ferait péter les plombs à tout l’établissement politique israélien » dit un officiel de l’administration commentant les politiques d’un allié US et qui a demandé à garder l’anonymat. À ce sujet, même sans parler avec les terroristes, Obama lui-même a déjà assez d’opposants chez lui. « Le retour de manivelle ici serait terrible » dit Robert Malley, ancien membre de l’équipe de paix au Moyen-Orient du président Clinton et à présent membre du groupe de crise internationale.
Néanmoins, Meshaal a l’air plus modéré ces jours-ci qu’auparavant. Bien qu’il réclame toujours des concessions plus importantes que celles qu’Israël est susceptible de fournir, ses propositions s’inscrivent dans un débat rationnel. « Il y a une position et un programme auxquels adhèrent tous les Palestiniens » dit-il à Newsweek. « Accepter un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale. Et le droit au retour. Cet État devrait avoir une souveraineté réelle sur cette terre et sur ses frontières. Et il n’y aurait pas de colonies ».
On est loin des objectifs drastiques énumérés dans la charte du Hamas, mais Meshaal dit que son groupe accepterait un tel accord si la majorité des Palestiniens l’approuvaient : « lorsque ce programme sera mis en oeuvre... nous respecterons la volonté du peuple palestinien ». Paul Scham, un des spécialistes les plus éminents sur le Hamas, est d’avis que les vues actuelles du groupe se sont éloignées de sa charte violemment anti-israélienne et que le Hamas est maintenant disposé à agir en tant que partenaire tacite du Fatah lors des entretiens visant la réalisation de l’État palestinien.
Abbas est néanmoins sous forte pression de la part des officiels étasuniens et israéliens pour maintenir le Hamas dans son isolement. Le dirigeant du Fatah est peu enclin à discuter avec Washington : les USA ont fourni plus de 74 millions de dollars à l’Autorité palestinienne cette année - plus qu’à tous les autres pays arabes combinés. Mais le maintien du Hamas dans l’isolement donne au groupe de Meshaal toutes les raisons de faire le trouble-fête. À lui seul, le Fatah ne pourrait jamais mettre fin à la violence. « Il est évident qu’aucun accord sur ce conflit ne peut être mis en application sans la participation des principales forces palestiniennes » dit Mouin Rabbani, membre éminent de l’Institut des études palestiniennes.
Quiconque visite Gaza ces jours-ci peut voir pourquoi Meshaal adoucit le ton. L’économie est en ruines et plus d’un tiers de la population est au chômage. L’alcool a été éliminé des menus dans les restaurants, et dans les vitrines des magasins on ne voit plus de lingerie féminine. Dans un nouveau sondage réalisé par le Palestinian Center for Policy and Survey Research, 70 % des personnes interrogées ont dit que la situation à Gaza était « mauvaise » ou « très mauvaise ». Quelque 66 % ont dit qu’elles ne pourraient pas critiquer les autorités sans crainte, mais même les officiels du Hamas reconnaissent que la vie à Gaza est difficile. « C’est comme se trouver dans une énorme prison pratiquement fermée de tous les côtés » dit Ghazi Hamad, porte-parole du Hamas.
Une bonne partie du budget de Gaza arrive en espèces dans des sacs introduits en fraude par les tunnels aux environs du passage de Rafah. Meshaal reconnaît volontiers qu’une bonne partie de ces sommes proviennent d’Iran : « le Hamas est reconnaissant de tout soutien financier de n’importe quelle partie du monde, du moment que celui-ci est accordé sans conditions ».
Ces sommes sont habituellement insuffisantes au regard des besoins de Gaza. Le mois dernier, le gouvernement a déduit grosso modo 45 dollars de chaque fiche de salaire pour quelque 50 000 fonctionnaires afin de faire face à l’actuelle pénurie d’électricité. Parfois, la situation est si mauvaise que le Hamas accepte de travailler avec son ennemi déclaré : selon le journal de langue arabe de Londres Asharq Al-Awsat , au plus fort d’une crise des eaux usées au début de l’année, des officiels de la municipalité de Gaza ont rencontré des spécialistes israéliens pour recevoir des conseils sur le traitement des eaux usées.
Meshaal reconnaît que la popularité du Hamas a souffert. Malgré cela prétend-il, la situation lamentable de Gaza ne fait que prouver la force de l’appui fondamental au Hamas : « quand certains gouvernements augmentent le prix du pain ou de l’essence, ils provoquent une révolution » dit-il. « La question n’est pas de savoir si la popularité monte ou descend. La question est de savoir comment notre population de 1,5 million de personnes a pu résister à quatre années de siège tout en restant pro Hamas ? »
Pour l’heure, Meshaal veut gagner du temps ». Quiconque néglige le Hamas découvrira qu’il a fait une erreur » dit-il. « Le Hamas n’englobe pas tous les Palestiniens. Mais il représente un élément principal et important du peuple palestinien ». Quand on lui demande quel poste il pourrait occuper un jour au gouvernement dans un État palestinien, Meshaal qui a presque été assassiné par le Mossad en 1997, rit doucement. « Je ne peux pas vous garantir que je serai encore en vie » dit-il.
* Avec la collaboration de Joanna Chen à Jérusalem et de John Barry à Washington
18 octobre, 2010 - Newsweek - Cet article peut être consulté ici :
http://www.newsweek.com/2010/10/18/...
Traduction : Anne-Marie Goossens
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Israël est la menace la plus immédiate pour l’avenir de notre planète

mercredi 27 octobre 2010 - 08h:02
Jeffrey Blankfort - Dissident Voice
Jeffrey Blankfort, interviewé ici par Kourosh Ziabari, est américain. Il est photographe, producteur d’émission de radio et analyste du Moyen Orient. C’est un militant pro-palestinien connu et ses articles ont été publiés dans beaucoup d’organes d’information progressistes.  
Il offre des émissions sur KZYX à Mendocino et KPOO à San francisco. Auparavant Blackford a été le directeur de publication du Middle East Labor Bulletin et co-fondateur du Labor Committee of the Middel East. En février 2002, il a gagné un procès contre l’organisation sioniste Anti-Defamation League (ADL) qui avait espionné des citoyens américains qui critiquaient Israël et sa politique d’expansion.
Jeffrey a accepté de me donner un interview exclusif portant sur l’influence du lobby israélien sur les décideurs du gouvernement américain, le programme nucléaire illégal et secret d’Israël, le conflit Israélo-palestinien et la menace d’une attaque imminente d’Israël contre les installations nucléaires de l’Iran.
Blankfort ne craint pas de critiquer clairement le régime d’apartheid israélien et il croit qu’Israël est la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.
Kourosh Ziabari : Dans votre article : "Le lobby israélien et la gauche : des questions difficiles" vous explorez de manière approfondie la domination du lobby israélien sur l’administration américaine et vous citez des exemples convaincants de l’influence de riches sionistes sur les multinationales et sur les médias de la pensée dominante en Amérique. Ma question est la suivante : Quelle est la source de l’immense pouvoir et de l’immense richesse que les sionistes détiennent ? Comment les sionistes ont-ils pu développer un pouvoir d’influence et des capacités financières telles qu’ils sont désormais capables de cadrer, changer et modifier les composantes de la politique des USA ?
Jeffrey Blankford : Cette question nécessiterait une réponse élaborée. Mais on peut dire qu’un segment important et bien organisé de la communauté juive s’est consacré, après la seconde guerre mondiale, à l’établissement et à la prospérité d’un état juif dans la Palestine historique dans lequel la vie et la subsistance des Palestiniens arabes autochtones n’avait aucune valeur.
Le fait que ce groupe ne représentait pas -et n’a jamais représenté- la majorité des Juifs américains a été largement compensé par l’ardeur de son militantisme au profit d’Israël dans tous les secteurs importants de la société américaine et à tous les niveaux de la vie politique de la nation. Son succès n’aurait pas été possible, cependant s’il n’y avait pas eu dans ses rangs un nombre important de riches hommes d’affaire juifs désireux de contribuer financièrement à acheter le soutien du Congrès américain ainsi que celui de pratiquement tout le corps législatif ou à intimider et faire taire les éventuels critiques d’Israël.
Bien avant la naissance des premiers sionistes, des banquiers et des capitalistes juifs s’étaient établi en Europe et aux USA, de sorte qu’il n’est pas surprenant que certains d’entre eux, à commencer par Lord Rothchild au début du siècle dernier, aient soutenu le projet sioniste. Aujourd’hui ils forment de loin le plus important groupe de donateurs privés des deux partis politiques.
Les médias, comme on peut s’y attendre, ont été une de leur premières cibles, et on peut hélas constater chaque jour que des supporters avoués d’Israël qui ne sont pas nécessairement juifs, comme Rupert Murdoch, les contrôlent maintenant complètement.
Il n’y a aucun doute que le réseau de soutien d’Israël, qu’on appelle par euphémisme "lobby" a influencé de manière significative l’ensemble de la politique des USA au Moyen-Orient et a été un facteur déterminant de la gestion du conflit israélo-palestinien, cependant sa puissance a des limites. Certes, grâce à ses contacts à la Maison Blanche et au Pentagone, il a réussi à entraîner les USA dans la guerre d’Iraq, mais il n’est pas encore arrivé à convaincre Washington de bombarder l’Iran ni à obtenir le feu vert des USA pour bombarder les installations nucléaires iraniennes. Il est clair qu’il y a des éléments importants du Pentagone et des services secrets qui sont conscients qu’une attaque de l’Iran par les USA ou Israël provoquerait presque certainement une catastrophe globale.
KZ : Dans votre article vous faites allusion aux conflits et luttes entre Israël et l’Administration américaine des dernières dizaines d’années au cours desquelles les Présidents des USA, Richard Nixon en tête, ont essayé de contenir la politique d’expansion d’Israël et d’améliorer les conditions de vie des Palestiniens opprimés. En admettant que l’Administration ait vraiment tenté d’oeuvrer dans ce sens tout en réitérant sans cesse son engagement à garantir la sécurité d’Israël, pourquoi alors ses efforts ont-ils échoué ?
JB : Aucun Président américain, j’en ai peur, ne s’est soucié des conditions de vie du peuple palestinien. Arrêter l’expansion d’Israël et obtenir que Tel Aviv se retire de tous les territoires qu’il avait conquis en 1967 était pour les Américains une mesure d’intérêt national.
Tous les efforts précédents ont échoué parce qu’aucun président n’a voulu payer le prix politique intérieur nécessaire pour forcer Israël à se retirer des territoires occupés d’autant plus qu’ils savaient que leurs efforts seraient contrecarrés par l’écrasante majorité des deux chambres du Congrès quelle que soit leur affiliation politique de même que par les médias qui sont aux mains des sionistes.
Le seul qui ait fait un effort sérieux dans ce sens et qui ait osé affronter le réseau sioniste et le Congrès a été Georges Bush Senior quand il a refusé de satisfaire la demande d’Israël de 10 milliards de prêts garantis en 1991 et de nouveau en 1992 mais même lui dut finalement céder.
KZ : Les Israéliens ont l’habitude de qualifier d’antisémites pour les diffamer et les vilipender ceux qui osent critiquer leur politique et leurs actes belliqueux et agressifs. Ils accusent tous ceux qui les critiquent d’être antisémites. Cela inquiète les faiseurs d’opinion et les politiciens et les décourage de parler d’Israël en termes négatifs. Y a-t-il un moyen de faire prendre conscience au public que l’étiquette antisémite n’est pas rédhibitoire* et que critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme ?
JB : Les allégations "d’antisémitisme" brandies contre ceux qui critiquent Israël n’ont plus le poids qu’elle ont eues mais elles sont encore très efficaces particulièrement quand l’accusé est l’employé des médias dominants, comme nous l’avons vu dernièrement avec le cas d’Helen Thomas, d’Octavia Nasr et de Rick Sanchez et dans l’industrie du cinéma qui a été longtemps un bastion sioniste ayant été développée par des Juifs au 19ième siècle, bien qu’à l’époque aucun d’eux n’était sioniste.
Le pouvoir qu’a l’accusation d’antisémitisme de mettre les personnes publiques à genoux finira le jour où un assez grand nombre de personnalités américaines ne l’accepteront plus. Quand à dire, quand cela arrivera, je n’en sais rien.
KZ : La Fédération des Scientifiques Américains a confirmé que Israël possédait jusqu’à 200 têtes nucléaires même si elles ne sont pas déclarées. Comme il n’a pas signé le Traité de Non Prolifération, Israël n’a jamais permis à l’IAEA de contrôler son arsenal nucléaire. Nous savons déjà ce qui est arrivé à Mordecai Vanunu qui a perdu sa liberté pour avoir dit la vérité. Que pensez-vous qui va arriver au programme nucléaire israélien ? Tel Aviv va-t-il continuer à bénéficier du privilège de ne pas avoir à rendre compte de ses actes ?
JB : Tant que le réseau de soutien du sionisme contrôle le Congrès, tant qu’aucun Président américain n’a pas le courage de simplement mentionner l’existence des armes nucléaires israéliennes et tant que les USA continuent de tenir les cordons de la bourse de l’ONU, Israël bénéficiera de l’impunité et de l’immunité. Si la direction des mouvements antinucléaires américains maintenant disparus comme "le mouvement pour la paix" n’avait pas été dominée par les sionistes, il y aurait peut-être eu un débat sur le sujet, mais comme elle l’était le sujet a été considéré tabou.
KZ : Parlons maintenant de l’Iran. L’Iran est décrite dans les médias étasuniennes d’une manière déformée et hypocrite. Beaucoup d’Américains qui n’avaient jamais entendu parler de l’Iran sont aujourd’hui confrontés à l’image horrible et terrifiante qu’en donnent les médias dominées par les sionistes. Ils n’ont aucune idée de ce qu’est la civilisation iranienne, ni de ce qu’ont de spécifique sa société et sa culture. Comment pourrait-on porter la vraie nature de l’Iran à la connaissance des Américains qui n’ont pas les moyens de la découvrir par eux-mêmes ?
JB : La plupart des Américains ne sont pas capables de trouver l’Iran ni quelque autre pays du Moyen Orient ni même n’importe quel pays du monde, sur une carte. Pour la plupart ils sont confrontés à ce qu’on pourrait appeler un "problème géographique" autant qu’historique. Il n’y a pas d’antidote à cela au monde et c’est la raison pour laquelle Washington peut se permettre de faire la guerre à des pays qui que ne lui ont jamais fait aucun mal. Si les soldats étaient des appelés comme pendant la guerre du Vietnam, ni la guerre d’Iraq ni celle de l’Afghanistan n’auraient duré aussi longtemps et il y aurait une grande opposition à une attaque de l’Iran.
Quand Nixon a eu l’intelligence de supprimer la circonscription des hommes de 18 ans au début des années 1970, cela a détruit l’épine dorsale du mouvement anti-guerre et c’est la raison pour laquelle Washington ne veut pas revenir à la circonscription malgré la pression énorme résultant de la nécessité de maintenir une armée assez nombreuse pour mener plusieurs guerres de front. Sans la crainte que leur jeunes de 18 ans ne soient appelés au combat, il n’y a pas de mouvements contre la guerre et c’est pourquoi il n’y a pas d’opposition à la guerre digne de ce nom aux USA à l’heure actuelle.
KZ : Beaucoup de gens dans le monde croient que la presse américaine est complètement libre et peut dire tout ce qu’elle veut sans que la moindre restriction ou censure ne lui soit imposée par l’Administration. On peut presque dire que le gouvernement américain ne se mêle pas directement de ce qui concerne les médias ; cependant on a l’impression qu’il y a une pression implicite sur les médias pour ne pas dépasser la ligne rouge et violer des lois non écrites comme l’interdiction de critiquer Israël. Pouvez-vous nous en dire plus ?
JB : Ce n’est pas le gouvernement qui empêche les critiques d’Israël de s’exprimer, c’est la peur des réactions qu’engendre toute critique sincère d’Israël que ce soit dans un article ou un dessin humoristique des médias même si le journaliste est juif. Il y a plusieurs organisations, dont les plus importantes sont la Anti-defamation League, CAMERA et HonestReporting, qui sont capables d’envoyer immédiatement un torrent d’emails et de lettres à l’éditeur d’un journal qu’ils jugent offensant et parfois même de se rendre dans les bureaux du journal en question pour s’assurer que les médias comprennent bien ce qu’ils peuvent écrire ou pas. Comme il n’y a pas de pression équivalente en faveur de la critique d’Israël, les médias préfèrent éviter l’affrontement.
Il fut un temps où un certain nombre de journalistes des médias dominants écrivaient des articles critiques sur Israël sans avoir de problèmes. Mais c’était il y a 20 ans et ils ne sont plus là.
KZ : Voici ma dernière question : Comment voyez-vous l’avenir d’Israël ? Va-t-il continuer à déterminer la politique étrangère américaine et contrôler les politiciens américains ? Est-il capable de maintenir le blocus de Gaza ? Et finalement Israël parviendra-t-il à survivre politiquement ?
JB : Tant que les supporters d’Israël ou ses agents aux USA parviennent à contrôler le Congrès américain et à intimider tous les présidents en exercice, et tant que ces mêmes forces dominent les médias, il n’y aura pas de changement aux USA ni à Gaza. Bien que le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions se développe petit à petit aux USA, il n’y a pas l’intensité qu’il a ailleurs et ses cibles sont limitées à ce que les firmes américaines et Israéliennes produisent en Cisjordanie, aussi, si l’on veut être réaliste, il y a peu de chance que les USA exercent une pression déterminante sur Israël.
Ce que fait Israël, cependant, peut engendrer des changements qu’il est impossible de prévoir aujourd’hui. Après avoir été vaincu deux fois par le Hezbollah, les officiels israéliens ne cessent de menacer de déclarer une nouvelle guerre au Liban et comme les USA, l’Europe et l’ONU n’ont pas sanctionné leurs précédentes guerres au Liban, ils vont sûrement encore essayer.
A la différence des Palestiniens, les Libanais n’ont pas l’intention de se laisser faire et sont capables de rendre coup pour coup, comme les Israéliens en ont fait l’expérience quand les Libanais ont résisté à leur occupation et stoppé la Wehrmacht israélienne tant vantée en 2006. Si Israël attaquait l’Iran les répercussions seraient peut-être suffisantes pour entraîner Israël dans un processus qu’on pourra sans doute qualifier d’autodestructeur. Pour le moment, vu le soutien inconditionnel à tous ses crimes dont il bénéficie de la part des Américains et son arsenal de d’armes nucléaires, je considère Israël comme la menace la plus immédiate à l’avenir de la planète.
* Kourosh Ziabari est un reporter freelance et un correspondant de presse iranien. Ses articles ont été publiés dans de nombreux médias et journaux comme le Tehran Times, Salem News, Palestine Think Tank, Press TV, Foreign Policy, Journal, Islam Online et Middle East Online. Il est membre de Tllaxcala translaters Network for Linguistic Diversity.
Note du traducteur :
* A la différence de la France qui s’est dotée de la loi Gayssot, ce qui permet les poursuites juridiques et augmente donc d’autant la capacité d’intimidation du lobby sioniste.
25 octobre 2010 - Dissident Voice - Pour consulter l’original :
http://dissidentvoice.org/2010/10/i...
Traduction : Dominique Muselet
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Antisémitisme et critique du gouvernement israélien

publié le mercredi 27 octobre 2010
Pascal Boniface

 
"En Europe occidentale, le sentiment de culpabilité par rapport aux multiples massacres antisémites du passé est très fort."
Une campagne de boycottage des produits israéliens a été lancée en France comme dans d’autres pays européens par des associations de solidarité avec la Palestine. Des organismes pro-israéliens ont déposé une plainte pour incitation à la haine raciale contre des personnalités soutenant cette campagne, dont la sénatrice écologiste Alima BoumedieneThiery et l’ambassadeur Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté en Allemagne et qui fut l’un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Le tribunal les a relaxés pour vice de forme, mais le dépôt de la plainte a créé un vif émoi en France, puisqu’il assimilait la campagne de boycottage des produits israéliens à une forme d’antisémitisme. Cette campagne n’est pas un danger économique pour Israël, ayant peu d’impact sur son commerce extérieur. C’est par contre une menace politique et symbolique. Tout d’abord parce qu’elle concerne des citoyens qui se mobilisent et dont l’action a un impact sur l’opinion publique. Mais surtout parce qu’elle implique une comparaison avec le boycottage des produits sud-africains au temps de l’apartheid.
Brandir l’accusation d’antisémitisme contre ceux qui critiquent le gouvernement israélien est une méthode ancienne et répandue. Elle a été très efficace, car l’accusation d’antisémitisme est infamante, surtout en Europe occidentale où le sentiment de culpabilité par rapport aux multiples massacres antisémites du passé, notamment le génocide nazi, est très fort.
Tous les sondages le confirment, les formes les plus vives de racisme concernent aujourd’hui les musulmans. Mais, disent certains, l’antisémitisme se réfugie désormais derrière la critique d’Israël. Il y a une assimilation faite entre antisémitisme, antisionisme et critique de la politique du gouvernement israélien. Ce sont pourtant des notions tout à fait différentes. La confusion qui est opérée à leur égard n’est pas innocente, elle vise à protéger le gouvernement israélien.
Il ne viendrait à personne l’idée d’accuser de racisme quelqu’un qui critiquerait le gouvernement américain, russe, chinois ou autre. S’élever contre la politique étrangère de George Bush par exemple en condamnant la guerre d’Irak, s’inquiéter de la situation des droits de l’homme en Chine ou du sort des Tchétchènes en Russie ne conduit pas à être accusé de racisme antiaméricain, antichinois ou antirusse. Si quelqu’un vient à critiquer l’action de Nicolas Sarkozy, on ne lui reprochera pas immédiatement de verser dans la francophobie. Il y a bien une spécificité israélienne en la matière. On confond très souvent à dessein l’opposition à la politique d’un gouvernement, la critique légitime qui peut en être faite, et une opposition à l’existence même de l’État ou une haine raciale contre son peuple.
Si critiquer l’action du gouvernement d’Israël est assimilable à de l’antisémitisme, alors il faut en conclure que de nombreux opposants israéliens et la plupart des organisations de défense de droits de l’homme de ce pays qui le font au quotidien sont antisémites et antisionistes. Ce n’est bien sûr pas le cas et c’est d’ailleurs très souvent au nom de l’idée même qu’ils se font du sionisme que ces organisations critiquent leur gouvernement.
De même, antisémitisme et antisionisme ne sont pas assimilables. L’antisionisme est l’opposition à l’existence de l’État d’Israël. Certes, il peut y avoir des antisémites qui sont également antisionistes, leur haine des juifs les conduit à refuser qu’ils puissent disposer d’un État. Mais il peut également y avoir des juifs qui sont antisionistes, soit parce qu’ils sont très à gauche (tradition du Bund) et estiment que les juifs doivent mener un combat politique dans leur pays d’origine, soit au contraire parce qu’ils sont très religieux et pensent que c’est offenser Dieu que de vouloir donner un État aux juifs. Ils refusent l’idée de l’État d’Israël au nom de la Torah.
Brandir l’accusation d’antisémitisme dès qu’on critique le gouvernement israélien est une stratégie pour garantir une impunité à ce dernier. Confondre volontairement antisémitisme, antisionisme et critique de l’action du gouvernement israélien est malhonnête intellectuellement et conduit à privilégier la défense de ce dernier au détriment de la lutte contre l’antisémitisme.
Pascal Boniface est directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris)
publié par la Croix

Je résiste

publié le mercredi 27 octobre 2010
Ziad Medhouk

 
"Sur ma terre, je garde la tête haute.
Sur ma terre, je résiste.
Ici, je reste
Ici, j’existe. "
Je suis palestinien,
Je vis sous occupation
Je vis l’injustice
Je vis l’oppression
Seul,
Face à la barbarie
Seul,
Face au silence complice
Du monde,
Un monde absent, indifférent,
Un monde défaillant.
Je suis enfermé
Suite à un blocus inhumain
Pour moi, rien n’est facile,
J’affronte depuis des décennies
L’atroce rigueur d’une occupation
Qui ne désire pas la paix
Qui ne veut pas la paix.
Face à cette situation insoutenable
Face à cette cruauté inhumaine,
J’ai le choix :
Soit, je quitte mon pays, je fuis,
Soit, je reste, je résiste.
Mais, comme la si belle lumière de mon pays
Et le soleil de mon cœur
Je choisis de résister.
Mais, comme les fleurs
Qui embellissent les jardins de Gaza
Et les jardins de mon cœur
Je choisis de résister.
Mais, comme mes ancêtres
Qui m’ont appris la fidélité
A notre terre et aux valeurs humaines
Je décide de résister.
Mais, comme les principes de paix
Ancrés dans mon cœur,
J’ancre la résistance.
Je résiste, je demeure, j’existe
Sur ma terre sacrée de Palestine
Cette terre qui chante le soleil et la liberté
Cette terre gorgée de tendresse et d’amour
C’est ma terre
J’en suis fier.
Sur ma terre, je garde la tête haute.
Sur ma terre, je résiste.
Ici, je reste
Ici, j’existe.
Résistant, je me sens grandir,
Je me sens pousser des ailes de géant.
Résistant, je me sens protégé,
Je m’abandonne, je ne crains rien,
Je suis en sécurité.
Résistant, je reste digne.
Résistant, je reste libre.
Résistant, j’ai pleine confiance.
Résistant, je choisis la meilleure part.
Résistant, je vis le sens de mon existence.
En attendant la liberté, la préparant, je résiste.
En recherchant l’indépendance, je résiste.
En désirant la paix, je résiste.
En gardant l’espoir, je résiste.
Je résiste, je résiste : j’existe !
Comme l’olivier, qui, quoi qu’ils fassent,
Demeurera toujours sur notre terre,
Je résiste.
Comme le jasmin fidèle à nos jardins,
Quelle que soit la barbarie de leur guerre,
Je résiste.
Comme chacun des arbres de Palestine
Emblèmes de notre espérance
Je résiste.
En Palestine
Il y aura toujours un sourire
Sur les lèvres de nos enfants
Pour eux, je résiste.
Il y aura toujours à nos côtés
La solidarité internationale des peuples
Avec notre cause juste.
Ni elle, ni moi, ne faillirons, je résiste.
En Palestine,
L’espoir guidera toujours le vent et les arbres,
C’est pourquoi je résiste.
Il n’y aura jamais de haine en Palestine,
C’est pourquoi je résiste.
Je résiste et je résiste : j’existe.
Chaque acte de la vie quotidienne
Est acte de résistance,
Chaque acte, renforcé, acte d’existence.
Je résiste, encore et toujours je résiste :
J’existe !
Malgré ce blocus injuste, je résiste.
En dépit des colonies illégales, je résiste.
Malgré le mur de la honte, je résiste.
En dépit des mesures de l’occupation et ses contraintes, je résiste.
En résistant, je suis un homme debout
Mon âme est immortelle.
En résistant, je suis fort du respect de moi-même,
De la fierté de mon cœur qui restera palestinien
En résistant, je suis fort de ma détermination
Elle me donne énergie et puissance.
M’offrirait-on tous les trésors de la terre, de la mer et du monde.
Je ne quitterai jamais ma patrie.
Car j’ai fait le choix, mon choix :
Celui de rester ici, de résister ici et d’exister ici.
Ici, en Palestine et pas ailleurs
JE VIS, JE RESISTE : J’EXISTE.

Un bateau français partira pour Gaza au printemps

publié le mercredi 27 octobre 2010
Charlotte Bozonnet

 
Le Collectif national pour une paix juste entre Israéliens et Palestiniens et la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine tenaient mardi 26 une conférence de presse pour annoncer le lancement de la campagne "Un bateau pour Gaza"
Le départ devrait avoir lieu au printemps prochain pour apporter de l’aide humanitaire à la population et dénoncer le blocus israélien. La campagne vient d’être lancée.
Ce que le gouvernement français refuse de faire,alors les citoyens le feront. C’est le message porté par plus de 60 associations, partis politiques et syndicats français qui viennent de lancer la campagne Un bateau français pour Gaza. Membres du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et de la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine, toutes ont décidé de s’unir pour briser le blocus de Gaza, « cette punition collective d’une population civile, en violation totale du droit international », a rappelé Claude Léostic, de l’Association France Palestine Solidarité, lors de la conférence de presse qui se tenait hier à l’Assemblée nationale, en présence de plusieurs parlementaires (1).
Le départ de ce bateau interviendra au printemps 2011 aux côtés d’une vingtaine de bateaux d’autres pays. Quatre mois après l’attaque contre le Mavi Marmara, la deuxième flottille de la liberté doit apporter de l’aide humanitaire aux 1,5 million de Gazaouis privés de tout (2). Une situation qui « n’aurait pas été possible sans la passivité de la communauté internationale, en particulier de l’Union européenne, dont la France », rappellent les organisations.
Pour les signataires, il s’agit de dénoncer ce siège mais aussi d’obtenir l’application des résolutions de l’ONU pour la paix au Proche-Orient, a rappelé Bernard Ravenel, président de la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine. La campagne Un bateau français pour Gaza est à replacer dans le contexte actuel « extrêmement choquant », a souligné Jacques Fath, responsable international du PCF : « En pleine reprise des pourparlers, la colonisation et le blocus continuent sans que les gouvernements, notamment français, ne réagissent. » Les 60 organisations appellent à un large soutien de la société française. « Nous devons être le plus nombreux possible pour dire aux Palestiniens, aux Israéliens, à nos gouvernements et aux opinions publiques : le droit international doit être appliqué, c’est la seule manière d’arriver à la paix », a prévenu Claude Léostic.  [1]
 [2]
[1] (1) De nombreux élus ont déjà apporté leur soutien, dont Marie-Hélène Amiable (PCF), Patrick Braouezec (Communistes unitaires et citoyens), Marc Dolez (PG), Étienne Pinte (UMP), Jean-Paul Lecoq (PCF), Alima Boumediene-Thierry (Verts), Jean-Jacques Candelier (PCF), François Loncle (PS). (2) Un appel aux dons a été lancé. Chèques à libeller à l’ordre de : Mrap – un bateau pour Gaza France – et à adresser au Mrap, 43, boulevard Magenta, 75010 Paris
[2] voir aussi Cecile Brisson, d’Associated press :

Un bateau français partira pour Gaza au printemps

Des organisations françaises ont lancé mardi un appel aux dons pour financer le bateau d’aide humanitaire qu’elles comptent affréter à destination de la Bande de Gaza entre avril et mai 2011, dans le cadre d’une deuxième flottille internationale qui tentera de briser le blocus israélien du territoire palestinien.
Thomas Sommer-Houdeville, un militant ayant déjà participé à la première flottille sur un navire grec, coordonne la campagne "Un bateau français pour Gaza", à laquelle souscrivent déjà une soixantaine d’organisations - des associations pro-palestiniennes, des partis politiques de gauche (PCF, Verts), des mouvements de défense des droits de l’Homme (MRAP, LDH, Cimade) et des syndicats (Solidaires).
Le bateau devrait partir d’un port français, ne fera pas d’escale en dehors de l’Hexagone, rejoindra les autres navires de la flottille quelque part en Méditerranée et, ensemble, ils iront "droit sur Gaza", a déclaré Thomas Sommer-Houdeville, de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP) lors d’une conférence de presse dans un bureau du Palais Bourbon.
Des députés de tous bords politiques ont apporté leur soutien : le communiste Patrick Braouzec, l’UMP Etienne Pinte, le socialiste François Loncle ou encore le Vert Noël Mamère. Un élu s’est d’ores et déjà dit prêt à embarquer : "Cette initiative, je la soutiendrai jusqu’au bout, quitte à partir avec", a lancé le député communiste Jean-Paul Lecoq.
Les organisateurs ne pouvaient dire dans l’immédiat qui d’autre pourrait prendre part au convoi. "Nous voulons effectivement qu’il y ait le plus de personnalités possibles qui représentent l’ensemble de la société française", a déclaré Claude Léostic, vice-présidente de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité).
Il s’agit avant tout d’une initiative de la société civile, insistent les organisateurs. "Ce sont les citoyens qui vont prendre en main ce que ne font pas les gouvernants", relève Claude Léostic. "Le gouvernement français soutient la politique israélienne dans son illégalité", accuse Françoise Clément, d’Attac. "On est obligé de passer par la société civile parce que le politique est totalement inefficace", analyse Jérôme Gleizes, militant Vert. Cette nouvelle flottille internationale, "c’est vraiment une levée de boucliers des sociétés civiles du monde entier", note Alain Bosc, de la Cimade.
La mission du bateau français sera de "dénoncer et briser le blocus", "faire respecter le droit international" et "apporter l’aide humanitaire qui fait aujourd’hui cruellement défaut à Gaza", explique Thomas Sommer-Houdeville, qui avait été détenu trois jours par Israël après sa participation au premier convoi international.
Au printemps dernier, une "flottille de la paix" avait tenté de forcer le blocus imposé par l’Etat hébreu et l’Egypte après la prise de pouvoir par le Hamas dans la Bande de Gaza en juin 2007. Le 31 mai, dans les eaux internationales, l’armée israélienne avait donné l’assaut, rencontrant une résistance à bord de l’un des navires, le "Mavi Marmara". L’opération s’était soldée par la mort de neuf militants turcs.
Depuis, le blocus a été assoupli, Israël autorisant l’importation d’un plus grand nombre de biens alimentaires et de matériaux, et laissant même entrer récemment des voitures. Un allégement "cosmétique", selon Claude Léostic, de l’AFPS : "La population de Gaza vit dans des conditions absolument indignes et inacceptables".
Israël continue d’interdire certains matériaux, de crainte qu’ils ne soient utilisés pour fabriquer des roquettes ou des bombes.
Thomas Sommer-Houdeville a affirmé que le bateau français pour Gaza serait inspecté avant son départ par les autorités portuaires françaises, comme n’importe quel navire. "On n’acceptera pas que les Israéliens montent sur les bateaux" pour vérifier leur contenu, a prévenu le coordinateur. Il a ajouté que les organisateurs étaient toutefois prêts à négocier une inspection internationale, par exemple sous égide de l’ONU.
Pour affréter un cargo et acheter le matériel humanitaire destiné au territoire palestinien, le budget nécessaire est évalué à "des centaines de milliers d’euros", a indiqué M. Sommer-Houdeville.
C’est le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) qui gérera l’argent récolté. "Il y aura une transparence totale", aussi bien sur la provenance des fonds que sur leur utilisation, a promis Renée Le Mignot. Selon elle, le MRAP a ainsi demandé à la banque de signaler les chèques d’un montant anormalement élevé.
Les organisateurs ne précisent pas d’où appareillera le "bateau français pour Gaza". Mais Thomas Sommer-Houdeville confie que le choix de Sète serait symbolique : les ONG se battent en effet contre le projet d’Agrexco, un importateur israélien de fruits et légumes cultivés notamment dans des colonies, de s’installer dans ce port de l’Hérault en mai 2011. Ce qui correspond justement au largage des amarres de la prochaine flottille.
Associated press, relayé par Métro Montréal
publié par l’Humanité
http://www.humanite.fr/ Intro : CL, Afps

Lieberman, une honte israélienne

publié le mercredi 27 octobre 2010
Nicolas Marmié

 
Pestiféré à l’international, Avigdor Lieberman reste très influent dans la politique d’Israël
Diplomatique  : « Qui est plein de prudence, d’habileté, de tact », selon le dictionnaire Larousse. Avigdor Lieberman correspond-il à cette définition  ? Sur la « prudence » et le « tact », une réponse négative semble s’imposer. Mais pour « l’habileté », il est difficile de trancher tant le ministre israélien des Affaires étrangères semble échapper à la grille classique des jugements de chancelleries. Ce juif ashkénaze de 52 ans, d’origine moldave, droit dans ses bottes et ses costumes cintrés, caché derrière sa barbe taillée à l’iranienne, est devenu un redoutable acteur du bras de fer engagé par Israël avec la communauté internationale et, surtout, avec l’administration Obama, qui tente vainement d’obtenir des concessions de l’État hébreu dans la perspective d’une paix au Proche-Orient.
Il fait la leçon à Kouchner et à Moratinos
À la fin de septembre, à la tribune des Nations unies, le patron du parti ultranationaliste Israel Beitenou (« Israël, notre maison ») foule aux pieds le principe de « la terre contre la paix », décliné sans succès depuis les accords d’Oslo en 1993, et préfère « un échange de territoires peuplés » en préambule d’une paix durable au Proche-Orient qui « pourrait prendre des décennies ». « Laissez-moi être clair  : je ne parle pas de déplacer des populations, mais plutôt de déplacer des frontières pour mieux refléter des réalités démographiques », a ajouté Lieberman, que ses adversaires soupçonnent régulièrement de flirter, au moins dans sa rhétorique, avec le concept d’épuration ethnique. Tollé international, embarras à Tel-Aviv et mise au point de l’exécutif israélien  : « Ce discours n’a pas été coordonné avec le Premier ministre, qui dirige les négociations au nom d’Israël. »
Ce rappel à l’ordre du chef du gouvernement, Benyamin Netanyahou, a pu sembler sincère quelques jours et rassurer les alliés traditionnels d’Israël. Le temps aussi pour la Syrie d’annoncer qu’Avigdor Lieberman était devenu suffisamment infréquentable pour conditionner à son absence sa participation au sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM), le 21 novembre, à Barcelone. Mais le chef de la diplomatie israélienne, devenu persona non grata dans les capitales arabes et occidentales, semble dopé par le rejet officiel de sa doctrine. Au début d’octobre, le Français Bernard Kouchner et l’Espagnol Miguel Ángel Moratinos, présumés experts européens du conflit israélo-palestinien, ont à leur tour fait les frais de la rugosité slave d’Avigdor Lieberman. « Avant de nous apprendre à résoudre les conflits ici, vous devriez à tout le moins commencer par résoudre les problèmes de l’Europe », a-t-il cruellement commenté. « En 1938, la communauté européenne a décidé d’apaiser Hitler au lieu de soutenir l’allié loyal tchécoslovaque et elle sacrifia son ami sans rien gagner », a déclaré Lieberman. « Nous n’avons aucune intention de devenir la Tchécoslovaquie de 2010 et nous insistons sur les intérêts vitaux d’Israël », a-t-il lancé à ses homologues venus à Jérusalem pour tenter de replacer l’Union européenne (UE) au centre des négociations, à l’heure où la méthode Obama a clairement démontré ses limites. Une méthode de pressions et « d’incitations » financières et militaires pour tenter de faire plier Tel-Aviv, au moins sur la question du gel de la colonisation. Car si, au moins dans la forme, Netanyahou a beau jeu de désavouer son ministre des Affaires étrangères, sur le fond, le Premier ministre n’a rien cédé au grand allié américain. Le moratoire de dix mois sur l’extension des colonies en Cisjordanie est caduc depuis fin septembre, et les grues et les bulldozers israéliens ont repris leurs activités pour loger de nouveaux colons.
Le processus de paix est au point mort et le sommet de Barcelone s’annonce très difficile. Surtout que la surenchère des « faucons » nationalistes israéliens se poursuit. « Si la direction palestinienne dit sans ambiguïté à son peuple qu’elle reconnaît Israël comme l’État-nation du peuple juif, je serai prêt à réunir mon gouvernement pour demander un nouveau moratoire sur la construction » dans les colonies, a déclaré Netanyahou, le 11 octobre, devant le Parlement israélien. Cette notion « d’État juif », adoptée la veille par le gouvernement, mais qui doit encore être validée par le Parlement, obligerait désormais tout candidat à la naturalisation israélienne à prêter allégeance au caractère confessionnel de sa nouvelle patrie. La minorité arabe d’Israël (20 % de la population) qualifie ce texte de « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’installer dans l’État hébreu après s’être mariés avec des Arabes israéliens. « C’est un message de Netanyahou et de Lieberman adressé aux Arabes d’Israël dans lequel ils leur signifient qu’ils ont intérêt à bien se conduire », a déploré Mohamed Barakeh,­ député communiste arabe. Qualifiée de « provocation » par l’Autorité palestinienne, qui y voit un nouvel obstacle au « droit au retour » des Arabes chassés de leur terre en 1948, cette disposition fait en revanche le miel de Lieberman. « Je félicite le Premier ministre pour sa décision d’aller de l’avant avec cette législation », s’est-il d’ailleurs empressé de commenter. Le même Lieberman qui, dès avant sa nomination au gouvernement en mars 2009, déclarait  : « Les Arabes israéliens veulent profiter de tous les avantages de l’Israël moderne, mais, dans le même temps, ils veulent nous détruire de l’intérieur. »
« Yvette » contre « Hussein »
Pestiféré au niveau international, brouillant apparemment la lisibilité de la diplomatie israélienne, Lieberman a démontré une nouvelle fois sa puissance et son influence dans la politique intérieure de l’État hébreu. Avec cette question légitime  : soumis à une forte pression occidentale, Netanyahou­ ne joue-t-il pas un double jeu  ? « Ce qui est sûr, c’est que Netanyahou ne le tient pas informé de ses négociations avec les Palestiniens et les Américains, il gère personnellement le dossier avec son conseiller Itzhak Molcho, précise une source diplomatique occidentale. En fait, Lieberman est seulement le chef de la diplomatie israélienne avec Moscou. »
Les origines moldaves du sulfureux ministre, par ailleurs russophone et qui ne cache pas son admiration pour la méthode avec laquelle Poutine « a réglé le problème tchétchène », accréditent cette analyse, qui souligne aussi le rôle clé de la Russie dans l’évolution du processus de paix. « Les immigrés russes en Israël [évalués à plus de 1 million, NDLR] constituent un obstacle important pour arriver à conclure la paix avec les Palestiniens », a d’ailleurs noté l’ancien président américain Bill Clinton. Un processus de paix que le président français, Nicolas Sarkozy, devrait essayer de remettre sur les rails en invitant cette semaine, à Paris, Benyamin Netanyahou­ et Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne, pour préparer le sommet de Barcelone. Avec ou sans Lieberman. Se proposant volontiers d’être le nouveau « patron » de l’État hébreu, qu’il dit vouloir « sauver », celui-ci semble donc progresser dans son ambition. Sur le plan intérieur, ses idées ultranationalistes gagnent du terrain auprès d’une partie de l’opinion qui, comme lui, estime qu’Israël, confronté à une hostilité allant désormais de Téhéran jusqu’à Washington, est seul contre tous et que l’heure est à l’union sacrée. Comme en écho à l’analyse faite en son temps par l’ex-secrétaire d’État américain Henry Kissinger  : « Israël n’a pas de politique étrangère, seulement une politique intérieure. » Selon un récent sondage, le parti Israel Beitenou talonne désormais en intentions de vote le Likoud de Netanyahou, contraint à une surenchère populiste pour ne pas se laisser déborder sur sa droite.
Et les partisans de Lieberman, qui considèrent que leur champion dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, n’hésitent pas à encourager celui qu’ils surnomment affectueusement « Yvette » dans son conflit ouvert avec « Hussein », le second prénom d’Obama.

À Oum el-Fahm, la révolte des Arabes israéliens contre l’extrémisme juif

28/10/2010
Des heurts ont éclaté hier dans la ville arabe israélienne d’Oum el-Fahm entre des habitants de la ville et la police, lors d’une manifestation d’extrémistes juifs, perçue comme une provocation.
Des heurts ont éclaté hier dans la ville arabe d'Oum el-Fahm lors d'une manifestation de plus de 70 extrémistes de droite juifs. Les échauffourées, qui ont duré plus d'une heure, ont eu lieu entre plusieurs dizaines de contre-manifestants arabes et la police. Au moment même où les manifestants juifs arrivaient dans la ville (nord d'Israël), la police a tiré des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes et utilisé un canon à eau pour disperser les contre-manifestants. Certains des contre-manifestants masqués ont lancé des pierres sur les policiers et les manifestants. D'autres ont allumé un feu au moyen de pneus et de branchages. « Libérez la Palestine! » « Par notre sang et notre âme, nous nous sacrifions pour toi, Palestine », ont scandé les contre-manifestants en brandissant des drapeaux palestiniens. « Nous ne permettrons pas à ces fascistes, ces racistes nazis d'entrer chez nous », a menacé Ahmad Bweirat, 75 ans. « Mort aux terroristes ! » ont de leur côté scandé les militants juifs qui réclamaient l'interdiction du Mouvement islamique israélien et la prison à vie pour le chef de sa branche radicale, cheikh Raëd Salah, qui a purgé plusieurs peines de prison notamment en raison de ses liens avec les islamistes du Hamas. « Le Mouvement islamique fait partie du Jihad islamique international », a déclaré le député israélien Michael Ben Ari, du parti d'extrême droite Union nationale.
La députée Hanin Zoabi, du parti nationaliste arabe de gauche Balad, a été blessée au dos et au cou par une grenade étourdissante, selon le dirigeant du parti Jamal Zahalka. « Ils viennent contester la légitimité de la présence arabe dans le pays, en coordination avec les extrémistes de droite qui siègent au gouvernement », a affirmé Afou Aghbariyeh, un député communiste arabe originaire d'Oum el-Fahm. M. Aghbariyeh a indiqué par la suite avoir été conduit à l'hôpital après avoir été touché à la jambe par un tir de grenade lacrymogène.
Le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld, a fait état du « retour progressif au calme, après le départ des manifestants juifs » et de l'arrestation de dix lanceurs de pierres, effectuée notamment par des policiers israéliens déguisés en contre-manifestants. Plus d'un millier de policiers, dont l'unité de police montée et de gardes-frontières, avaient quadrillé le secteur, survolé par un hélicoptère. La manifestation a été dénoncée par le ministre travailliste chargé des Minorités, Avichaï Braverman, qui l'a qualifiée de « provocation destructrice ». Elle avait été autorisée par la Cour suprême après un recours des organisateurs contre un refus de la police il y a quelques mois, selon les médias.
La manifestation coïncide avec le 20e anniversaire, selon le calendrier hébraïque, de l'assassinat à New York du rabbin Méir Kahane, chef du mouvement Kach d'inspiration raciste antiarabe, interdit en 1994.
Le Mouvement islamique, fondé dans les années 1970, contrôle plusieurs conseils municipaux. Sa branche modérée est présidée par le fondateur du mouvement, cheikh Abdallah Nimr Darwiche.
Par ailleurs, à Gaza, un Palestinien a été tué et un autre blessé par des tirs de char israélien, a-t-on appris de sources palestiniennes concordantes. La branche armée du mouvement radical Jihad islamique a confirmé dans un communiqué la mort de Jihad Afana par un obus de char. Un obus de mortier avait auparavant été tiré sur les forces israéliennes à partir de cette zone, a-t-elle affirmé.
Le Jihad islamique a récemment rendu publique une décision d'exclure tout membre de sa branche armée qui participerait à une attaque contre Israël non autorisée ou conduite par un autre groupe, notamment de la mouvance salafiste.
En outre, un travailleur palestinien qui récupérait des pierres près du point de passage d'Erez a été blessé par balles par des tirs israéliens.  

Israël se pose toujours en pierre d’achoppement

Par Émile Khoury | 28/10/2010
Le monde arabe et la communauté internationale partagent une même conviction : seule une paix globale peut permettre de résoudre les innombrables problèmes de la région, dont le terrorisme d'État ou de réseaux, l'armement hors légalité, l'instabilité et la violence. Ainsi que, question vitale, le partage des eaux, la subsistance et le développement durable.
Mais Israël continue à ruer dans les brancards et à tout bloquer. Il n'accepte d'État palestinien à ses côtés qu'à des conditions rédhibitoires le vidant de son contenu : pas d'armée, et partant pas d'armement lourd, pas de politique étrangère autonome, pas de retour des réfugiés, pas d'arrêt des colonisations, ni même leur suspension pour permettre la poursuite des négociations directes ; pas d'arrêt non plus à la judaïsation rampante de la partie arabe de Jérusalem. Ce grignotage vise à empêcher les Palestiniens de faire de la Ville sainte leur capitale, dans le cadre d'un règlement de gestion sectorielle administrative et politique entre les tenants des trois grandes religions monothéistes. Israël fait fi de toutes les résolutions des Nations unies ainsi que des préceptes de la conférence de Madrid.
L'administration US constate et avoue qu'Israël contrarie les intérêts américains dans la région. Elle en perd de sa crédibilité, de son influence, mais ne parvient pas à se libérer de la domination psychologique certaine de l'État hébreu, car elle s'est toujours juré de le protéger, de le soutenir, pour des considérations originelles d'ordre moral liées à l'holocauste. Sans compter, à l'intérieur, la puissance du lobby israélite fondée sur la finance et le contrôle des médias et même de Hollywood. Pourtant, le Pentagone se montre fortement inquiet : l'obstruction israélienne de la paix accroît considérablement les périls que les troupes américaines affrontent en Irak, en Afghanistan et, incidemment, dans les zones frontalières pakistanaises truffées de talibans et de combattants d'el-Qaëda.
Déjà sous George W. Bush, on entendait Avigdor Lieberman le radical, devenu ministre des Affaires étrangères, lancer : « Un règlement sur base de deux États pour les deux peuples est une vue de l'esprit qui ne pourrait prendre corps que dans très longtemps. Seize ans se sont écoulés depuis la signature des accords d'Oslo israélo-palestiniens et la paix n'a pas été réalisée. Je parie donc sur une deuxième tranche de seize ans devant nous avant que rien ne se produise. »
À cette sorte de déclarations, l'administration US n'a jamais répondu que par un surcroît d'aides financières et militaires, dont la fourniture des armements, aériens ou autres, les plus sophistiqués, pour que l'armée israélienne reste plus forte que toutes les troupes arabes et alliées réunies. Plus d'un dirigeant israélien, dont Benjamin Netanyahu face à Barack Obama, affirment que les USA ne peuvent contraindre Israël à quoi que ce soit, car son indépendance est absolue. De fait, quand la pression US se fait trop forte, la droite israélienne la dilue dans le temps. Ainsi, traîné par Bush père à Madrid, en 1991, à cause d'une menace de fermeture d'un crédit militaire de dix milliards de dollars, Shamir avait placidement annoncé après la conférence qu'il faudrait au bas mot dix ans pour que ses résolutions soient appliquées. Et l'on sait qu'en effet, elles sont restées lettre morte depuis deux fois dix ans.
Aujourd'hui, avec la connivence objective des autres ennemis de la paix, l'Iran, le Hezbollah et le Hamas, Israël impose donc son barrage en s'armant de la formule « la paix contre la sécurité » et rien d'autre, par opposition à la devise des Arabes, « la paix contre les territoires ». Il reste à savoir d'abord si le forcing américain pour une solution va pouvoir se poursuivre et quels en seraient les effets ou contre-effets : une marche effective, même lente, vers un règlement global ? Un traitement de dégagement pour faciliter les choses sur le volet syro-israélien, bien plus facile ? Le maintien du statu quo ? Des secousses armées ou une guerre ? L'on y verra plus clair à la fin du mandat d'Obama.  

Le monde se préoccupe de l'arsenal nucléaire israélien au Moyen-Orient

Mercredi, 27 Octobre 2010 10:34 
IRIB- La décision des pays membres du Comité du désarmement des Nations unies de ratifier la résolution sur la condamnation d'Israël, concernant son arsenal nucléaire, témoigne des inquiétudes ressenties par la communauté internationale, à propos des activités nucléaires de ce régime factice, dans la région. Mohammad Khazaï, représentant permanent de la RII, auprès les Nations unies, en marge de la réunion du Comité du désarmement de l'ONU, a indiqué que l'adoption d'une telle résolution montrait la volonté du monde de voir démanteler l'arsenal nucléaire israélien. Khazaï a fait allusion à la violation des règles internationales, par Israël, pour ajouter que les responsables israéliens n'avaient jamais respecté les règles internationales et que la communauté internationale avait décidé de réagir, à l'unanimité, aux actes illégaux des Sionistes.
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Israël soutient la colonisation à al-Qods

Mercredi, 27 Octobre 2010 10:47 
IRIB- Le régime sioniste a annoncé son soutien à l’extension de la colonisation, dans la partie occupée d’al-Qods. D’après Al-Alam, le cabinet israélien a demandé, mardi, à la mairie d’al-Qods, d'accorder toutes les facilités nécessaires aux colons, pour qu’ils restent dans cette ville et poursuivent la construction de nouvelles colonies. Le Directeur du Centre des droits économiques et sociaux d’al-Qods, Ziyad Hamouri, a dit, mardi, lors d’un entretien avec la chaîne Al-Alam, qu’Israël s’efforçait d’encourager les colons à rester dans les colonies, et cela, de diverses manières, comme par exemple, des soutiens financiers et des exonérations fiscales à la construction de logements.
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Israël, l’un des pays les plus corrompus de la planète

Mercredi, 27 Octobre 2010 11:53 
IRIB - Pour le quotidien sioniste, "Haaretz", Israël est l’un des pays les plus corrompus de la planète. Le quotidien fait allusion au dernier rapport de l’ONG «Transparency International» qui accorde au régime sioniste le 22e rang, parmi 33 pays les plus corrompus, avec une note de 1,6 sur 10. En mai dernier, le régime sioniste a adhéré à l’Organisation de coopération économique et de développement, mais il reste l’un des membres de peu de poids, vu les inégalités sociales et le fossé pauvre/riche qui caractérisent la société sioniste. Selon le rapport de "TI", aucune amélioration n’a été constatée, depuis 2007, au sein d’un régime politique, dont les autorités ont, souvent, des démêlés avec la justice.  
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Radwan : Pas de nouvelle sur l’opération d’échange des prisonniers

[ 27/10/2010 - 10:04 ]
Gaza – CPI
Le leader du mouvement Hamas, Dr Ismaïl Radwan, a nié l’existence de nouvelles négociations au sujet de l’opération d'échange des prisonniers avec l’occupation, en appelant les prisonniers palestiniens à plus de patience et de lutte pour réaliser tous leurs droits.
Dr. Radwan a dit dans un communiqué de presse dont le centre palestinien d’information a reçu une copie, le mardi soir 26/10 : «Le gel de l'occupation à la loi  de Chalit est venu grâce à la lutte et la volonté ferme des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes», en précisant qu’il n’y a pas de nouveau au sujet de l’opération d'échange des prisonniers.
Il a souligné que la poursuite de la lutte, la patience, la volonté ferme, les mobilisations internes et externes,  ainsi que le déploiement de plus d’efforts pour démasquer les crimes de l'occupation contre les détenus vont certainement contribuer à la réalisation des droits des prisonniers palestiniens, en indiquant en même temps que le sang des martyrs va illuminer le chemin de la résistance et va faire échouer tous les plans, projets et politiques sionistes pour frapper la résistance.

Gaza demande de juger les dirigeants occupants au niveau international et de mettre fin au blocus

[ 27/10/2010 - 09:45 ]
Gaza- CPI
« Les déclarations provocantes de l’ennemi occupant sioniste contre la bande de Gaza, n’est qu’une tentative pour fuir de la condamnation internationale qui dénonce l’embargo et les crimes de l’occupation israéliens commis au sein du peuple palestinien, en essayant d’apparaître comme victime malgré que le monde sache bien qu’elle est le bourreaux », a protesté le gouvernement palestinien contre la propagande criminelle de l’occupation.
Dans un communiqué publié le mardi 26/10, le gouvernement  a appelé à l’issue de sa  réunion hebdomadaire, à la continuation des efforts et progrès destinant à emmener les dirigeants coupables de l’occupation israélienne à la justice et aux tribunaux internationaux, ainsi de se motiver plus que jamais pour mettre fin à l’embargo sioniste injuste et inhumain qui dure plus de 4 ans consécutifs et de cesser les agressions quotidiennes en Cisjordanie.
Le gouvernement a condamné fermement la poursuite du colonialisme en Cisjordanie, notamment la décision de considérer Al Qods occupée comme une zone préférée et appropriée pour le colonialisme, ce qui prouve solennellement les violations de l’occupation aux droits, lois et décisions internationales qui insistent sur le respect des  droits du peuple palestinien, ainsi une nouvelle preuve du fiasco de la politique des négociations qui ne protège en coopération sécuritaire de l’autorité palestinienne que les agendas et les projets de judaïsation et colonisation sionistes au détriment des droits palestiniens.
« Les décisions racistes, criminelles et de nettoyages ethniques, telles que la loi du retrait, de la citoyenneté, de la judaïté de l’état, ainsi celle d’adopter Al Qods occupée comme une zone du colonialisme préférée, montrent la réalité des intentions des occupants envers l’avenir », a contesté le gouvernement dans son communiqué contre la sauvagerie de l’occupation et sa Knesset.
Le gouvernement a stigmatisé également la procédure irresponsable et non patriotique de l’ambassade de l’autorité en Turquie qui a distribué un manuel à propos de l’état palestinien, soulignant que la superficie de la Palestine est 6 000 Kilomètres carrés et limitée par les frontières  de l’occupation israélienne, l’Égypte et la Jordanie, insistant que le manuel n’est qu’une falsification très dangereuse de l’histoire et une reconnaissance inattendue à l’occupation, ainsi une concession honteuse aux droits légaux et historiques du peuple palestinien qui sont interdits d’être abandonnés.
En outre, le gouvernement a condamné les déclarations hostiles et discriminatoires du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu par lesquelles a justifié la barbarie de l’assaut des forces marines de son entité sioniste contre la flottille humanitaire de la liberté et qui a tué 9 pacifistes turcs et blessés des dizaines autres humanitaires dans les eaux internationales de la Méditerranée, le 31 mai dernier.
 « Ces nouvelles déclaration de Netanyahu sont venues suite à l’incapacité de la communauté internationale de condamner ou de juger les pirates criminels sionistes à la suite de leur crime très horrible et barbare contre des pacifistes isolés et innocents », a ajouté le gouvernement dans son communiqué.
En effet, le gouvernement a dénoncé en condamnant les allégations du directeur du bureau de l’organisation onusienne « URNWA », à New York, concernant le droit au retour des réfugiés palestiniens à leur patrie, tout en insistant sur ce droit sacré, individuel et collectif des Palestiniens qui ne sera plus abandonné par l’ancienneté, ainsi aucune institution locale, régionale ou internationale ne pourrait l’annuler.
Le communiqué du gouvernement a demandé à l’Onu et ses institution à aider le peuple palestinien et faciliter son retour à ses terres et maisons confisquées par l’occupation et non pas d’appuyer le bourreaux ennemi sioniste à poursuivre exterminer les palestiniens et de s’emparer autant de leurs droits légitimes, attirant l’attention qu’il faut revoir l’existence de M. Andrew Wheatley comme étant responsable dans cette institution qui s’occupe des affaires des réfugiés.
En fin, le gouvernement s’est félicité des grands efforts déployés par les convois internationaux, notamment des militants du convoi humanitaire « Viva Palestina 5 », en saluant tous les comités, institutions et organisations et les participants qui ont facilité la tâche du bon accueil, en appelant à la levée durable du blocus sionistes et les initiatives humanitaires et nobles à cet égard.