| [ 05/07/2010 - 15:33 ] |
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| Al Khalil- CPI Les forces de l’occupation ont encerclé, hier soir, après la prière du Maghreb, la mosquée du village de Rihia, au sud de la ville d’Al Khalil, où plusieurs fidèles ont été convoqués. Des sources ont souligné qu’une force israélienne a paralysé le mouvement de déplacement des palestiniens aux alentours de la grande Mosquée du village, après la fin de la prière du Maghreb, où les soldats sionistes ont obligé les fidèles de rester dans la mosquée en les interpellant l’un après l’autre. «Les soldats ont tenté d’écarter les hommes âgés plus de 50 ans, mais les Palestiniens ont refusé ces mesures et se sont accrochés violemment avec les soldats qui ont lancé des balles sonores et en caoutchouc, avant de se retirer, en indiquant que les services de renseignements sionistes ont distribué des convocations à des palestiniens pour qu’ils se présentent à la caserne d’Atsion. Dans un autre contexte, les soldats sionistes ont envahi la boutique du citoyen Abou Aram, au centre du village de Yata, au sud de la ville d’Al Khalil, en la fouillant minutieusement, sans qu'aucune personne ne soit arrêtée. |
mardi 6 juillet 2010
L’occupation encercle une mosquée près d'Al Khalil et convoque des fidèles
Un nouveau plan colonial pour la construction de 2700 unités en Septembre prochain
| [ 05/07/2010 - 15:49 ] |
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| Al Qods occupée - CPI De nouveaux projets coloniaux comportant des milliers d’unités, ont été dévoilés, aujourd'hui, et que le gouvernement sioniste va se pencher, à partir du mois de septembre, après la fin de la prétendue période du gel du colonialisme, pour relancer la construction de plusieurs autres en Cisjordanie. Le journal "Haaretz" a rapporté, aujourd'hui lundi 5/7, qu'il existe des plans pour la construction de 2.700 logements dans les colonies de la Cisjordanie, à partir du mois de septembre prochain. "Haaretz" a noté également que la municipalité de Jérusalem (Al Qods occupée) va adopter, la semaine prochaine, un plan visant à construire 60 nouvelles unités coloniales, au nord de la ville sainte occupée. «Les chefs des colonies ont cité qu'ils se penchent actuellement, notamment durant les derniers temps pour terminer les procédures juridiques nécessaires afin de reprendre les travaux immédiatement, après l’achèvement de la période de gel, le 27 de ce mois. Il est à noter qu’une loi est en vigueur, ces jours-ci, afin d'interdire toute décision pour prolonger le gel du colonialisme, sauf à travers la Knesset contrôlée par les députés d'extrême droite, et non par le gouvernement sioniste, chose qui va rendre impossible d'appliquer cette décision. |
La Turquie menace d’interrompre ses relations avec l’occupation
| [ 05/07/2010 - 17:21 ] |
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| Istanbul - CPI Le ministre turc des affaires étrangères, Ahmed Daoud Oglo a menacé d’interrompre les relations turques avec l’occupation israélienne, si elle ne présenterait pas officiellement ses excuses au gouvernement turc, à propos de son assaut criminel, le 31/mai dernier, contre les humanitaires de la flottille «Liberté» qui était dans les eaux internationales de la Méditerranée en destination vers Gaza, en tuant 9 turcs et blessant des dizaines d'autres solidaires pro-palestiniens. Selon le journal «Hurriyet» dans son édition du lundi 5/7, Oglo a demandé l’occupation de présenter ses excuse concernant son attaque meurtrière contre les pacifistes de la flottille et d’accepter les résultats d’une commission internationale indépendante. «La Turquie est prête à fermer encore ses espaces aériens devant les avions civils israéliens, après les avoir bloqués devant son aviation militaire», a révélé Oglo selon le même journal. |
Hamas condamne la rencontre Fayyad- Ehud Barak et dénonce les agendas complices
| [ 05/07/2010 - 19:02 ] |
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| Gaza - CPI La rencontre du premier ministre illégal, Salam Fayyad avec le ministre de la guerre sioniste, Ehud Barak, a suscité la colère des factions palestiniennes qui ont accusé Fayyad de bourreau qui travaille pour sauver les dirigeants de l’entité sioniste de leur isolement international et leur poursuite devant les cours pénales internationales à cause de leurs crimes contre l’humanité, ainsi qu'une couverture à leurs violations solennels dans la ville d’Al Qods occupé et agressions contre le peuple palestinien. Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum a qualifié cette rencontre d'une honte sur le front de l’autorité, tout en la condamnant fortement, au moment où Barak exprimait ses craintes d’être arrêté dans les capitales européennes. «Cette rencontre représente un canot de sauvetage pour les dirigeants de l’entité sioniste qui ont commis un crime très flagrant contre l’humanité en ciblant les pacifistes de la flottille internationale», a estimé Barhoum en contestant contre la rencontre de Fayyad avec les criminels sionistes qui accentuent d’une manière sans précédent, le colonialisme, et exerce la punition collective contre les Palestiniens, en effectuant un nettoyage ethnique contre leurs représentants dans la ville occupée d’Al Qods à travers l’expulsion arbitraire et injuste. Le Hamas a jugé cette réunion d’inacceptable de la part du Fatah, ainsi qu'une honte, une violation aux principes de la nation, une tromperie à l’opinion publique afin de couvrir les crimes et violations très flagrantes de l’occupation, et un renforcement du blocus et aux coopérations sécuritaires visant à frapper la résistance nationale. Cette rencontre démasque également les déclarations mensongères de l’ex-président Abbas qui prétendait le non engagement aux négociations directes avec l’ennemi occupant qui ne cherche qu'à profiter des circonstances pour accentuer ses agendas et projets racistes et criminels, en judaïsant totalement les territoires palestiniens occupés. |
Le Haut Comité de Suivi appelle à l'anulation de la décision d’expulsion
| [ 05/07/2010 - 19:25 ] |
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| Al Qods occupée - CPI Une délégation du Haut Comité de Suivi dans les territoires palestiniens occupés en 1948 a rencontré, aujourd’hui lundi 5/7, dans la tente de Sit-in, au siège de la Croix-Rouge, les députés palestiniens menacés d'être expulsés de leur ville sainte. L’ancien ministre Khaled Abou Arafa et le député Ahmed Attoune ont accueilli la délégation en confirmant la continuation de leur sit-in, en indiquant que la décision d’expulsion touche tous les Palestiniens qui habitent Al-Qods, et en soulignant que le sit-in pourrait mettre en lumière cette question devant la responsabilité de la communauté internationale qui doit obliger l’occupation israélienne d'annuler sa décision illégale. Attoune a souligné que plusieurs délégations ont rendu visite à leur tente de Sit-in, dont des comités populaire, des délégations de l’union européenne, en soutien à leur lutte contre la décision arbitraire et illégale de l’occupation, tout en attirant l’attention à l’absence de l’autorité palestinienne qui devrait être en tête des délégations qui soutiennent les députés d’Al Qods occupée. De sa part, le membre du comité de la lutte contre l’expulsion, Mohamed Jad a affirmé que la question d’expulsion des députés palestiniens a été levée au secrétaire des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon en l’appelant à assumer ses responsabilités devant cette décision sioniste arbitraire et injuste, en souhaitant d’associer les efforts communs entre le comité de lutte et de Suivi pour faire face aux violations de l’occupation. Le chef du comité de Suivi a insisté sur le soutien général de tous les palestiniens face à la décision sioniste illégale, ainsi que leur solidarité immuable et déterminée avec les députés menacés d'expulsion. De son coté, le député à la Knesset et chef du bloc de l’assemblée parlementaire, Dr. Djamel Zahalka a affirmé lors de son discours que cette comédie laisse comprendre comme si les Palestiniens sont eux qui ont envahi la ville d’al Qods en 1967, en plus de l’exigence sioniste qui oblige les députés palestiniens de donner leur serment à un autre état. Zahalka a insisté sur la nécessité de la lutte populaire face aux violations de l’occupation, notamment le soutien du sit-in des députés d'Al-Qods en coopération avec les comités du peuple palestinien. En effet, les deux comités (de Suivi et de lutte contre l’expulsion) ont annoncé, aujourd’hui, un communiqué lors de leur conférence dans la tente du sit-in, au siège de la Croix-Rouge, en affirmant l’importance d'une réunion exceptionnelle et urgente du conseil international de sécurité pour débattre cette décision sioniste illégale. Les participants ont indiqué que le conseil international de sécurité a précisé dans sa décision n°799 publiée le 18/12/1992, l’interdiction d’expulser tout Palestinien d’Al Qods occupée, alors que l’occupation viole toutes les décisions et lois internationales, en plus de la 4ème convention de Genève, en ignorant tous les accords avec l’autorité palestinienne et la communauté internationale qui stipulent le droit des habitants d’Al Qods au vote et élection. |
Voilà ce que nos dirigeants cautionnent en Palestine
Publié le 6-07-2010
2 civils palestiniens et un résistant ont été tués par les forces israéliennes dans la bande de Gaza :
un autre a été blessé dans le sud de la bande de Gaza ;
les FOI continuent d’employer la force contre les manifestations non violentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza :
deux civils, dont un mineur, ont été blessés en Cisjordanie ;
des dizaines de manifestants ont souffert par l’inhalation des lacrymogènes en Cisjordanie ;
les FOI ont arrêté 3 militants des droits de l’homme ;
elles continuent de tirer sur les agriculteurs et travailleurs palestiniens sur la zone frontalière à l’intérieur de la bande de Gaza ;
elles ont mené 13 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie et 4, plus limitées, dans la bande de Gaza :
les Israéliens ont arrêté 19 civils palestiniens, dont un mineur et une jeune fille et son père en Cisjordanie ;
Hamdallah Zaidan al-Safadi, 22 ans,
Khaled Yousef al-Safadi, 21 ans, et,
Ayman Yousef Sabbah, 26 ans, enseignant.
Khaled Tariq Hamed, 19 ans,
Qussai Lutfi Hamed, 17 ans,
Ahmed ’Aahed Hamed, 18 ans,
Mohammed Fares ’Eissa, 23 ans,
Rami Radwan Yousef, 18 ans,
Mahmoud ’Abdul Basset Hamed, 18 ans,
Abed Salah Hammad, 30 ans,
Hashem Mohammed Hammad, 26 ans, et,
Abdullah Daoud Hammad, 23 ans.
Bil’in, à l’ouest de Ramallah : comme chaque vendredi après la prière, le 25, la manifestation organisée contre le mur d’annexion se dirige vers le mur qui traverse le village. L’armée toujours postée près du mur tire à balles caoutchouc, lance des lacrymogènes et des bombes sonores. Radwan Isma’il Yassin, 50 ans, est touché par un corps de grenade lacrymogène à la main droite. Des dizaines de manifestants respirent les gaz.
Ni’lin, à l’ouest de Ramallah : ce même vendredi, la manifestation non violente hebdomadaire est organisée par les Palestiniens, avec internationaux et Israéliens, pour protester contre le mur. L’affrontement avec l’armée se produit toujours près du mur. Tirs, grenades sonores et lacrymogènes, sur les manifestants, qui sont nombreux à souffrir à chaque fois des gaz, et d’autres des coups par les soldats.
Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah : vendredi 25, même manifestation non violente des Palestiniens et militants internationaux contre la confiscation de terres dans le secteur de Wad al-Rava, entre les villages de Nabi Saleh et Deir Nizam. Quand les manifestants essaient de se rendre sur ces terres volées par les colons d’Halmish, l’armée réagit, tire et lance ses grenades. ‘Izz ‘Abdul Hafiz al-Tamimi, 13 ans, est touché par un corps de grenade dans le dos. De nombreux manifestants souffrent des gaz.
Beit Lahia, à l’ouest de Bethléhem : dimanche midi, 20 juin comme chaque semaine là aussi, la manifestation organisée contre le mur d’annexion commence sa marche vers l’endroit où le mur est en construction. L’armée réagit de la même manière et avec la même violence. 4 manifestants souffrent de l’inhalation des gaz ou d’ecchymoses. L’occupant arrête deux militants internationaux, Howaida ‘Arraf, militant de la campagne Free Gaza, et un militant israélien.
Khan Yunis, bande de Gaza :
Cisjordanie
Jérusalem : les mêmes restrictions aux déplacements des Palestiniens perdurent avec des check-points dans et autour de la ville. Des milliers de Palestiniens ne peuvent toujours se rendre à Jérusalem, et les barrages sont plus serrés encore le vendredi, jour de prière, et de nombreux Palestiniens musulmans ne peuvent aller prier à la mosquée Al-Aqsa, dans la vieille ville palestinienne de Jérusalem.
Ramallah : toujours sur les check-points de Jaba’ et de Qalandya, au sud-est de Ramallah, l’armée impose des restrictions nouvelles, des contrôles prolongés, obligeant les Palestiniens à rester des heures en plus à attende avant de passer le barrage. Des check-points volants sont posés aussi, à l’improviste, sur différentes routes pour bloquer les véhicules, les contrôler ainsi que leurs passagers. Jeudi 24 juin, les FOI posent un check-point près du village d’al-Mazra’a, au nord-est de Ramallah et vers midi, le même jour, près du village d’‘Attara, au nord. Vers 13 h, le samedi 26, autre barrage volant près de Sinjel, au nord de Ramallah.
Naplouse : Dimanche et mercredi, 27 et 30 juin, les Israéliens postés sur le check-point de Hawara, au sud de Naplouse, direction Ramallah et Jérusalem, imposent des conditions plus sévères pour passer le barrage.
Qalqilya : le mardi 29, le matin, barrage volant à l’entrée d’‘Azzoun, à l’est de Qalqilya.
Jénine : les FOI posent un barrage volant le mercredi 30 juin, vers 6 h, au carrefour d’‘Arraba, au sud de Jénine.
Pendant que les médias ne nous parlent que "d’allègement" du blocus de Gaza par Israël (on voudrait les y voir, sans électricité, sans ciment et surtout sans liberté de circulation !), voici la liste des agressions commises en une seule semaine, et en violation du droit international, par l’armée et le gouvernement israéliens.
Rapport du PCHR sur les violations israéliennes des droits humains, du 24 au 30 juin 2010
Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les civils palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).
Durant la semaine du 24 au 30 juin :
Israël a maintenu un siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
les troupes stationnées sur les check-points militaires et aux passages frontaliers en Cisjordanie ont arrêté 5 civils palestiniens ;
Israël poursuit ses mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem : la construction de 1 400 chambres d’hôtels près du secteur d’Habal al-Mukabber à Jérusalem a été approuvée (annoncées moins d’une semaine avant la rencontre Netanyahu/Obama) ;
un mineur palestinien a perdu un œil et un certain nombre d’enfants et de femmes ont souffert d’avoir respiré les lacrymogènes lancés par les FOI à Silwan ;
les FOI continuent leurs activités de colonisation en Cisjordanie et les colons leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens : elles ont ordonné la démolition de dix maisons et de deux bâtiments agricoles à Hébron.
Détail des violations israéliennes recensées durant la semaine du 24 au 30 juin
1 - Incursions dans les zones palestiniennes et agressions contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza
Jeudi 24 juin
Bethléhem : vers 1 h du matin, les FOI font irruption dans le camp de réfugiés de Deishé, au sud de Bethléhem, fouillent la maison de la famille d’‘Abdallah Nayef Ramadan, 24 ans, et l’arrêtent.
A la même heure, elles entrent dans al-‘Ebayat, au sud-est de Bethléhem, et fouillent la maison de la famille d’‘Awad Mohammed ‘Ebayat, 401 ans, et l’arrêtent.
Ramallah : incursion dans Surda, au nord de Ramallah, l’armée patrouille dans les rues pendant quelques temps et s’en va. Pas d’arrestations de signalées.
Vendredi 25 juin
Tulkarem : l’armée entre vers 1 h du matin dans Tulkarem. Elle investit la maison de ‘Ali Mohammed al-Dadu, 54 ans. Les soldats arrêtent sa fille, Yasmine, 19 ans, et saisissent trois portables et des disques et ordonnent à Mr al-Dadu de se présenter au bureau de liaison israélien du district, à l’ouest de Tulkarem, le dimanche 27 juin. Vers 10 h 30, le dimanche, Mr al-Daru se présente au bureau. Vers 15 h 30, les FOI téléphonent au fils de Mr al-Daru, lui demandant d’apporter les médicaments de son père, celui-ci étant mis en détention. Mr al-Dadu est commerçant en moquettes, tapis. Son autre fils, Diaa’, 26 ans, avait été arrêté par les forces israéliennes au passage international d’al-Karama, sur la frontière jordanienne, quelques heures plus tôt le vendredi.
Jénine : vers 1 h 30, incursion dans Qabatya, au sud-est de la ville. L’armée fouille un certain nombre de maisons et arrête Ibrahim Helmi Kmail, 30 ans, et son frère, ‘Abdul Karim, 20 ans.
Naplouse : vers 3 h, incursion dans le village d’‘Ourif, au sud de Naplouse, où l’armée fouille des maisons et arrête 3 civils palestiniens :
Au même moment, incursion dans Beita, même secteur, fouilles de maisons, mais sans arrestations.
Ramallah : vers 20 h 30, les FOI interviennent dans la ville d’al-Bireh, patrouillent dans les rues et se retirent. Pas d’arrestations.
Samedi 26 juin
Jénine : vers 1 h 30, les FOI entrent dans la ville et le camp de réfugiés de Jénine. Fouilles de maisons, pas d’arrestations.
Dimanche, 27 juin
Hébron : incursion vers 1 h du matin dans le village d’al-Sammou’, au sud d’Hébron. L’armée fouille la maison d’‘Ata Salama al-Badarin, sans arrestations.
Lundi 28 juin
Hébron : vers minuit, les FOI sont dans le quartier de Jabal al-Rahma dans le centre de la ville. Elles investissent la maison de Yousef Ghazi Salhab, 21 ans, et l’arrêtent.
Naplouse : vers 1 h du matin, incursion dans le village d’‘Assira au nord de Naplouse, fouilles de maisons mais pas d’arrestations.
Mardi 29 juin
Ramallah : incursion dans Silwad, vers 3 h et demi, l’armée fouille différentes maisons et arrête 9 Palestiniens, dont un mineur :
2 - Usage d’une force démesurée contre les manifestations non violentes organisées contre la colonisation et la construction du mur d’annexion
Durant cette dernière période, les FOI ont poursuivi leurs violences contre les manifestations pacifiques organisées par les Palestiniens avec des militants internationaux et israéliens. 4 Palestiniens ont été blessés cette semaine, 4 journalistes souffrent d’ecchymoses et d’autres de l’inhalation des lacrymogènes.
3 - Maintien du siège sur les TPO
Il y a environ 630 barrages routiers permanents, tenus ou non par des soldats, à travers la Cisjordanie. En plus, quelque 60 à 80 barrages « volants » sont mis chaque semaine. Au moins 65% des grandes routes qui conduisent aux 18 communautés palestiniennes sont fermés ou sous contrôle total des FOI (soit 47 sur 72 routes).
Il y a environ 500 km de routes où les droits des Palestiniens sont restreints en Cisjordanie. De plus, environ un tiers du territoire cisjordanien, dont Jérusalem-Est occupée, est inaccessible aux Palestiniens sans une autorisation spéciale remise par les FOI. Une autorisation très difficile à obtenir.
Les forces d’occupation continuer de harceler, et d’agresser les manifestants lors des manifestations non violentes contre le mur. Même harcèlement à Jérusalem et dans tout le territoire, où les Palestiniens sont systématiquement arrêtés, fouillés, dans les rues et sur les routes.
Arrestations sur les check-points militaires
Jeudi 24 juin, vers 15 h, les troupes d’occupation stationnées au passage frontalier d’al-Karama, sur la frontière jordanienne, arrêtent Diaa’ ‘Ali al-Dadu, 26 ans, de Tulkarem, alors qu’il rentrait en Cisjordanie depuis la Jordanie.
Lundi 28 juin, vers 10 h, arrestation par l’armée au check-point à l’entrée de Beit Ummar, au nord d’Hébron, de ‘Odai Mahmoud ‘Awadh, 27 ans, l’armée prétendant qu’il portait un couteau sur lui.
Le même jour, dans la soirée, les Israéliens sur le check-point près du village d’al-Zababda, arrêtent Saleh ‘Abdul Latif al-Sa’di, 55 ans, et Ghassan Ahmed Ab’ali, 42 ans, tous deux de Jénine.
Mardi matin 29 juin, les Israéliens postés au passage international d’al-Karama, sur la frontière jordanienne, arrêtent Nidal ‘Abdul Muhdi Ahmed, 42 ans, de Kufor ‘Abboush, village au sud de Tulkarem, alors qu’il rentrait de Jordanie avec sa famille.
4 - Mesures visant à créer une majorité démographique juive à Jérusalem
Israël a dans la dernière période intensifié ses mesures arbitraires pour essayer de chasser les Palestiniens de Jérusalem-Est. Le PCHR consacre cette section de son rapport hebdo pour faire connaître les violations flagrantes des droits de l’homme par les FOI contre les Palestiniens de Jérusalem-Est.
Cette semaine, des sources israéliennes ont révélé que le Comité d’organisation et de construction du district israélien avait approuvé la construction de 1 400 chambres d’hôtel près du secteur de Jabal al-Mukabber, à Jérusalem-Est. Selon Channel 10, télévision israélienne, le comité a approuvé cette construction dans la zone d’Armon Hanatziv, à l’est de Jérusalem. Cette décision tombe moins d’une semaine avant la rencontre à la Maison-Blanche, du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et du Président US, Barak Obama. La zone où les chambres devraient être construites n’était pas sous contrôle israélien avant 1967.
Samedi soir, 26 juin, des dizaines de colons israéliens armés attaquent la maison de Mohammed Abu Nab, dans Silwan, au sud de la vieille ville de Jérusalem, pour essayer de s’en emparer, mais des Palestiniens réussissent à les refouler. Dimanche 27 juin vers 19 h 20, des colons envahissent le quartier d’al-Rajabi à Silwan. Ils se mettent à lancer des pierres sur des maisons palestiniennes. En réaction, des civils palestiniens se rassemblent et tentent de sortir les colons du secteur. Immédiatement, les colons ouvrent le feu au pistolet, tirant au hasard, et appellent l’armée. Quand celle-ci arrive sur les lieux, elle aussi, se met à tirer sur des maisons et à lancer des grenades lacrymogènes. Muhammad Mahmoud al-Qawasmi, 17 ans, est blessé par un corps de grenade à un œil. De plus, 11 civils, dont une femme enceinte et plusieurs enfants, soufrent des gaz lacrymogènes respirés, ou d’ecchymoses après les coups reçus. Selon des témoins, Mr al-Qawasmi a été blessé alors qu’il tentait d’aider une équipe médicale pour évacuer la femme enceinte, Alaa’ Abu Nab. Selon des sources médicales, Mr al-Qawasmi a perdu son œil droit, celui touché par la grenade.
Mardi 29 juin, vers 8 h 30, un bulldozer de la municipalité israélienne de Jérusalem, escorté par des FOI, monte des barrages de sable dans les secteurs d’Um al-Seksek et d’al-Za’farana, dans le village d’al-‘Eissawiya, dans Jérusalem-Est, s’emparant d’au moins 200 dunums (20 ha) de terre au profit du Département pour la protection des parcs nationaux israéliens. La totalité des terres confisquées par les FOI pour le Département représente 660 dunums. Egalement mardi 29, la municipalité israélienne de Jérusalem ordonne la démolition de la maison de Mohammed ‘Ali Salah, à Beit Safafa, au sud de Jérusalem, prétendant qu’il avait refait le toit de sa maison avec des tuiles.
De plus, ce même jour, Mohammed Ahmed Salah recevait une décision officielle du Département d’action israélien, à propos de 120 moutons qui lui ont été confisqués il y a près de six mois parce qu’il n’avait pas réglé les droits exigés par un tribunal israélien dans le cas d’une évacuation d’une maison appartenant à sa famille. Le tribunal a rendu sa décision en faveur des colons israéliens.
5 - Activités de colonisation et agressions des colons contre les Palestiniens et leurs biens
Israël poursuit en toute illégalité et en toute impunité la colonisation de la Cisjordanie, et les colons leurs agressions.
Le mardi 29 juin, vers 13 h, les FOI remettent 12 avis à des Palestiniens leur ordonnant d’arrêter les travaux de construction pour 10 maisons et 2 bâtiments agricoles, dans le village d’al-Buri, prétendant qu’ils étaient construits sans le permis israélien. Ces constructions sont situées à près de 500 mètres du mur d’annexion. En voici les détails :
maison de 200 m² appartenant à Hussein Isma’il al-Talahma,
maison de 110 m², Mos’ab Saleh al-Talahma,
maison de 120 m², Khalil Isma’il Masharga,
maison de 200 m², Ziad ‘Eissa al-Talahma,
maison de 110 m², actuellement en construction, Nidal Bassem al-Talahma,
maison de 160 m², en construction, ‘Adnan Hussein al-Talahma,
maison de 200 m², en construction, Khalil Hussein al-Talahma,
maison de 220 m², en construction, Jamal Mohammed Masharqa,
maison de 250 m², en construction, Maher Mohammad Masharqa,
maison de 220 m², en construction, Munther Mohammed Masharqa,
bâtiment agricole de 1 000 m², Fahmi Ahmed Masharqa, et,
bâtiment agricole de 260 m², Isma’il Ahmed ‘Awawda.
Document public
Pour plus d’informations, merci de vous rendre sur le site du PCHR : http://www. pchrgaza.org, ou de nous contacter à notre bureau à Gaza ville par courriel : pchr@pchrgaza.org, ou par téléphone : (+972 (0)8 2824776 - 2825893).
Rapport hebdomadaire pour la période du 24 au 30 juin 2010 : PCHR
(Traduction pour ce qui concerne Gaza : Jacques Salles, et la Cisjordanie, JPP.)
CAPJPO-EuroPalestine
Propagande : « Les nazis étaient dans le vrai », selon une magistrate israélienne
Publié le 5-07-2010
Mme Hadassa Ben-Itto, magistrate israélienne à la retraite, estime que sur le front de la communication, Israël devrait s’inspirer des méthodes ayant servi à diffuser le (tristement) célèbre Protocole des Sages de Sion.
C’est un journaliste du grand quotidien Yediot Aharonot, Modi Kreitman, qui publie la nouvelle, sans craindre apparemment de choquer ses lecteurs, ni de mettre dans l’embarras Mme Ben-Itto.(pour l’article en anglais : http://www.ynetnews.com/Ext/Comp/ArticleLayout/CdaArticlePrintPreview/1,2506,L-3915394,00.html)
Londres - « Nous devons nous inspirer des tactiques utilisées par les Nazis », a déclaré récemment la magistrate à la retraite Hadassa Ben-Itto, lors d’une conférence consacrée aux moyens d’améliorer l’image d’Israël dans le monde.
La réunion, qui a eu lieu la semaine dernière à Londres, a rassemblé quelque 150 experts juridiques juifs.
Ben-Itto y a déclaré qu’Israël devait s’inspirer de la méthode utilisée par les Nazis lorsqu’ils commencèrent à répandre le Protocole des Sages de Sion : à savoir, refuser toute discussion, et continuer à défendre leurs affirmations y compris devant des tribunaux, même s’ils n’avaient aucune preuve quant à ce fameux Protocole (NDLR : le « Protocole des Sages de Sion » est un faux anonyme, racontant les pires horreurs sur les Juifs, accusés entre autres d’être assoiffés du sang d’enfants chrétiens).
« J’ai réfléchi à cela, j’ai réfléchi à nos méthodes de communication, et rien ne marche, parce que notre cause est compliquée à défendre, dans un monde habitué à un seul son de cloche », a-t-elle argumenté.
« C’est pourquoi je suis arrivée à la conclusion que nous devons employer ce genre de méthodes partout dans le monde, exactement comme les Nazis -toutes choses restant égales par ailleurs- ont utilisé les tribunaux pour diffuser leur message », a-t-elle conclu.
Traduction CAPJPO-EuroPalestine
lundi 5 juillet 2010
BP vend son réseau français au groupe israélien Delek
publié le dimanche 4 juillet 2010.
22/06/2010Le groupe israélien Delek a annoncé mardi le rachat des activités de distribution du géant pétrolier BP en France pour 180 millions d’euros. L’opération concerne 416 stations-service et les participations de BP dans trois dépôts de carburants. Les stations-service devraient conserver l’enseigne BP pendant plusieurs années dans le cadre d’un accord de licence. BP et Delek seront en outre liés par un contrat d’approvisionnement.
Le conglomérat israélien précise que la transaction, réalisée par l’intermédiaire de sa filiale Delek Europe, devrait être menée à bien au second semestre de cette année, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires. Cette opération s’inscrit dans la tendance générale au désengagement des grandes compagnies pétrolières du segment de la distribution, qui ne génère que de faibles marges.
Parallèlement, BP, confrontée à la perspective de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’indemnisations après la marée noire déclenchée par l’une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique, envisage de céder pour 10 milliards d’euros d’actifs.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/06/22/97002-20100622FILWWW00508-bp-vend-son-reseau-francais-delek.phpLe conglomérat israélien précise que la transaction, réalisée par l’intermédiaire de sa filiale Delek Europe, devrait être menée à bien au second semestre de cette année, sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires. Cette opération s’inscrit dans la tendance générale au désengagement des grandes compagnies pétrolières du segment de la distribution, qui ne génère que de faibles marges.
Parallèlement, BP, confrontée à la perspective de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’indemnisations après la marée noire déclenchée par l’une de ses plates-formes dans le golfe du Mexique, envisage de céder pour 10 milliards d’euros d’actifs.
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Les enfants de Beit Ommar confrontés au harcèlement et à la détention
Beit Ommar - 04-07-2010
Par Palestine Solidarity Project
Par Palestine Solidarity Project
Depuis la mi-juin, plus d’une dizaine de jeunes de Beit Ommar de moins de 18 ans ont été arrêtés, dont la plupart vivent près de la colonie israélienne illégale de Karmei Tsur. Dans un des cas, un gamin de 7 ans a reçu une convocation pour se présenter à la sécurité israélienne, dans la colonie d’Etzion, un incident que l’armée israélienne aurait qualifié de « erreur » et que la convocation était destinée à quelqu’un d’autre, plus âgé. Cette semaine, un jeune de 12 ans sera présenté devant un tribunal militaire après avoir été arrêté le mois dernier.
Dans le cadre d’une campagne de harcèlement et d’intimidation, toutes ces arrestations se produisent en pleine nuit ; des commandos souvent masqués pénètrent en force dans les maisons, obligent les familles à sortir dans la rue, y compris les femmes et les jeunes enfants. Les parents sont souvent soumis au terrible choix de livrer leurs enfants ou risquer de voir les plus jeunes terrorisés pendant ces raids nocturnes. Les plus jeunes frères et sœurs de ces garçons souffrent souvent de symptômes de stress durables comme l’insomnie, l’énurésie et une anxiété extrême.
Yousef Abu Hashem, 18 ans, a été arrêté à un checkpoint volant dans le district nord de la Cisjordanie, où il travaillait. Il est le fils d’un membre du Comité National et de PSP, Ahmed Abu Hashem (Abu Maria). Son frère aîné, Tha’er, a ensuite été arrêté à son domicile jeudi matin tôt, ainsi que 3 autres jeunes du village. Ils ont 5 jeunes frères et sœurs et une nièce de 2 mois, qui étaient tous dans la maison au moment ou Tha’er a été arrêté.
‘Amar Abu Maria, 17 ans, neveu des leaders de la résistante populaire à Beit Ommar Mousa et Yousef Abu Maria, a été convoqué pour « enquête » à la base militaire d’Etzion il y a deux semaines. Après que les soldats de l’occupation soient venus chez lui plusieurs fois en pleine nuit à sa recherche et aient dit à sa mère que la prochaine fois, ils arriveraient « en tirant », son père l’a conduit à la base militaire où il s’est rendu. Il y est détenu depuis.
Pour tenter de répondre aux effets dévastateurs qu’ont ces arrestations sur la communauté, le conseil municipal de Beit Ommar, en coopération avec plusieurs ONG, dont le Centre Addameer pour les droits des prisonniers et Save the Children, organisent une série d’événements pour les familles des jeunes détenus pour leur donner des informations sur la manière dont les familles peuvent aider leurs enfants traumatisés et défendre leurs droits pendant qu’ils sont dans les prisons de l’occupation.
Dans le cadre d’une campagne de harcèlement et d’intimidation, toutes ces arrestations se produisent en pleine nuit ; des commandos souvent masqués pénètrent en force dans les maisons, obligent les familles à sortir dans la rue, y compris les femmes et les jeunes enfants. Les parents sont souvent soumis au terrible choix de livrer leurs enfants ou risquer de voir les plus jeunes terrorisés pendant ces raids nocturnes. Les plus jeunes frères et sœurs de ces garçons souffrent souvent de symptômes de stress durables comme l’insomnie, l’énurésie et une anxiété extrême.
Yousef Abu Hashem, 18 ans, a été arrêté à un checkpoint volant dans le district nord de la Cisjordanie, où il travaillait. Il est le fils d’un membre du Comité National et de PSP, Ahmed Abu Hashem (Abu Maria). Son frère aîné, Tha’er, a ensuite été arrêté à son domicile jeudi matin tôt, ainsi que 3 autres jeunes du village. Ils ont 5 jeunes frères et sœurs et une nièce de 2 mois, qui étaient tous dans la maison au moment ou Tha’er a été arrêté.
‘Amar Abu Maria, 17 ans, neveu des leaders de la résistante populaire à Beit Ommar Mousa et Yousef Abu Maria, a été convoqué pour « enquête » à la base militaire d’Etzion il y a deux semaines. Après que les soldats de l’occupation soient venus chez lui plusieurs fois en pleine nuit à sa recherche et aient dit à sa mère que la prochaine fois, ils arriveraient « en tirant », son père l’a conduit à la base militaire où il s’est rendu. Il y est détenu depuis.
Pour tenter de répondre aux effets dévastateurs qu’ont ces arrestations sur la communauté, le conseil municipal de Beit Ommar, en coopération avec plusieurs ONG, dont le Centre Addameer pour les droits des prisonniers et Save the Children, organisent une série d’événements pour les familles des jeunes détenus pour leur donner des informations sur la manière dont les familles peuvent aider leurs enfants traumatisés et défendre leurs droits pendant qu’ils sont dans les prisons de l’occupation.
Les Palestiniens confiants dans la fin du siège
lundi 5 juillet 2010 - 06h:46
Saleh Al-Naami - Al Ahram Weekly
« La Méditerranée est le théâtre d’une réelle Intifada reliée par la mer qui continuera jusqu’à ce que le blocus s’effondre », rapporte Saleh Al-Naami.
Gamal Al-Khodari, président du Comité Populaire d’Opposition au Siège de Gaza, a du mal à suivre avec tous les appels téléphoniques du monde entier qu’il reçoit à son bureau. « Vous ne pouvez imaginer l’élan de sympathie du monde entier envers la Bande de Gaza », dit-il à Al-Ahram Weekly. « Ceci se démontre dans les préparatifs faits par de nombreux militants pacifistes au niveau mondial pour lever le siège injuste de Gaza »
Al-Khodari a révélé qu’au moins dix caravanes maritimes internationales ont été organisées pour se diriger vers Gaza, ajoutant que l’annonce « trompeuse » d’Israël sur l’assouplissement du blocus a été rapidement dévoilée. Ce nouvel enthousiasme parmi les militants pacifistes est l’expression de leur volonté à faire face une fois de plus à Israël afin de lever le siège de Gaza.
« En plus de ces dix caravanes, il existe des contacts souterrains afin d’organiser plus de caravanes maritimes », ajouta Al-Khodari. « La Méditerranée est le théâtre d’une réelle Intifada reliée par la mer qui continuera jusqu’à ce que le blocus s’effondre. » Il y a deux bateaux qui devraient arriver du Liban, trois de plus d’autres pays arabes, trois autres de pays musulmans et enfin, deux d’Europe.
Al-Khodari estime que l’appel à mettre fin au siège exprimé lors de la réunion des dirigeants des pays du G20 au Canada est remarquable. Al-Khodari ajoute que des mécanismes spécifiques pour lever le blocus doivent être décidés et des sanctions devraient être imposées à Israël s’il ne se conforme pas à l’exigence mondiale croissante de la fin du blocus. Il a averti que l’affirmation d’Israël d’alléger le blocus « est de la simple publicité pour échapper aux demandes de levée du blocus ».
Observant les échanges commerciaux entre Gaza et Israël, Al-Khodari a expliqué qu’il était clair qu’aucun progrès n’avait été accompli en termes de conditions de vie dans la bande de Gaza. En fait, le taux des marchandises entrant à Gaza a chuté après l’annonce de l’assouplissement du blocus faite par Israël. Deux des quatre postes frontaliers commerciaux entre Gaza et Israël restent fermés, tandis qu’un autre a ouvert pour deux jours et le quatrième était partiellement ouvert pour une semaine.
Selon Al-Khodari, les faits sur le terrain démontrent que la prétention d’Israël de vouloir assouplir le blocus n’est rien d’autre que de la communication. Il appelle à une intensification des actions pour mettre fin au siège. Il ajoute qu’Israël continue d’empêcher l’entrée de 3 500 types de marchandises dans Gaza, y compris « le bétail, les matières premières pour l’industrie, toutes formes de matériaux de construction, les appareils électriques, les équipements et machines, les biens pour le traitement des eaux usées, les groupes électrogènes, ainsi que des centaines d’autres biens. »
John Ging, directeur de l’UNRWA (agence de l’ONU chargée des réfugiés palestiniens) a fait valoir que la fin du siège aiderait à assurer la sécurité et la paix dans la région. « Je réitère notre inquiétude face à la poursuite du siège à l’encontre de plus de 1.5 millions de palestiniens à Gaza, » a dit Ging lors d’une conférence de presse dimanche à Gaza. Il a expliqué que les aspirations des Palestiniens ne pourraient être remplis par l’aide mais plutôt par la levée du blocus.
Comme Khamis Sabri, propriétaire d’une librairie dans le quartier Al-Rimal à Gaza, le palestinien moyen à Gaza n’a, en effet, pas été affecté par la décision d’Israël d’alléger le blocus et d’autoriser le passage des « biens à usage civil ». « Il y a une semaine, Israël a annoncé dans une communiqué du bureau de Netanyahu qu’il autoriserait le papier mais pas une seule feuille de papier n’est entrée sur le territoire » se plaint Sabri. « Les gens comptent sur la contrebande passée par les tunnels. »
Quelques passants de la rue Omar Al-Mokhtar, qui traverse le centre de Gaza, ont exprimé leur scepticisme quant à la décision d’Israël. « Il est évident qu’au mieux Israël se concentrera sur l’autorisation des denrées alimentaires, qui s’accumulent déjà dans les magasins en raison des opérations de contrebande à travers les tunnels mais que personne ne peut acheter car trop chères » a déclaré Samir Abu Hadeeb, un enseignant.
« [Plus que la nourriture], nous cherchons la liberté de mouvement. » Abu Hadeeb estime que l’avenir de son frère a été détruit quand les autorités d’occupation l’ont empêché de poursuivre ses études dans l’une des universités de Cisjordanie et l’ont renvoyé à Gaza.
Ahmed Hammad a déclaré au journal Weekly que depuis deux ans sa fille souffre d’un trouble du système sanguin qui l’oblige à subir une greffe de moelle osseuse. Jusqu’à présent, Israël ne lui a permis de passer par le passage d’Erez.
Salah Al Bardawil, une figure importante du Hamas, a décrit l’annonce d’Israël d’un assouplissement du siège comme une tentative pour compenser les appels lancés par le mouvement international de solidarité pour la fin totale du blocus. « Cette décision démontre l’intention de Tel-Aviv de ‘gérer’ le siège et non le lever. » Al Bardawil a exigé que toutes les marchandises soient autorisées sans restrictions car c’est le droit du peuple palestinien de vivre comme tout autre peuple.
Al Bardawil a dit au journal Weekly que tous les biens et les personnes devraient avoir la liberté totale de mouvement, et que tous les passages frontaliers entre Gaza et le monde extérieur devraient être ouverts. Il a affirmé ce qu’Israël a admis : il est en train de punir le peuple palestinien pour ses choix politiques- à savoir l’élection du Hamas aux élections parlementaires de 2006. Il a déclaré que par cet assouplissement du blocus, Israël cherche à gagner une acceptation internationale pour continuer le siège.
Al Bardawil a appelé le monde à forcer Israël à mettre fin au siège, et il a exhorté les états arabes à cesser de conspirer contre le peuple palestinien en soutenant le blocus. Il a affirmé que ce genre de pression de la part des états arabes sur les Palestiniens ne pourraient aboutir à des résultats politiques, mais inciteraient les Palestiniens à insister sur leur choix démocratique lors des dernières élections.
Dans son édition du dimanche, le journal Yediot Aharonot a rapporté que lors de sa rencontre prévue à la Maison Blanche dans deux semaines avec le Premier Ministre Binyamin Netanyahu, le Président Obama émettraient plusieurs exigences non négociables. Il s’agit notamment de lever du siège sur Gaza, et d’accorder aux Palestiniens la liberté de voyager à l’extérieur de Gaza en passant par les frontières israéliennes. « Si quelqu’un croit que la levée du blocus économique imposé à Gaza satisfera les Américains, il se trompe » a déclaré une source sûre israélienne au commentateur principal du journal, Shimon Shiffer. « Les exigences d’Obama à Netanyahu seront beaucoup plus importantes. »
Le journal a ajouté qu’Obama estimait que les conditions de vie de plus de 1,5 millions de palestiniens à Gaza sont insupportables. Il a ajouté qu’Obama est d’autant plus contrarié par les restrictions de circulation des habitants de Gaza qui, selon lui, constitue une forme de punition collective.
Pourtant, il semble que les demandes d’Obama tombent dans les oreilles sourdes des Israéliens. Gabi Ashkenazi, chef du personnel de l’armée israélienne a déclaré qu’Israël ne lèverait pas le siège de Gaza et que l’armée comptait le renforcer. S’adressant à des lycéens dans le nord d’Israël, Ashkenazi a affirmé qu’aucune marchandise ne serait autorisée à passer sans examen approfondi et sans la permission d’Israël. « Israël a un droit intrinsèque d’empêcher le passage de matériel de combat à Gaza », a-t-il dit. « Celui qui veut apporter du matériel médical à Gaza doit passer par le port d’Ashdod pour inspection. A ce moment-là, Israël décidera de laisser passer ou non. »
Il est évident que la levée du siège sur Gaza requiert deux éléments. Premièrement, la patience de la part des Palestiniens - leurs souffrances qui continuent sous l’état de sièges et leurs refus des alternatives qu’Israël veut leur imposer (telle qu’une levée partielle du blocus). Deuxièmement, le mouvement international de solidarité doit poursuivre ses initiatives, dont fait partie l’envoi de plus de caravanes par les voies maritimes dans le but d’entrer sur le territoire et d casser le blocus.
Les Palestiniens envoient le message au reste du monde que l’obligation minimum des Droits de l’Homme exige la fin de l’état de siège. Quiconque traversant les rues des villes de Gaza ou les ruelles étroites de ses camps de réfugiés serait surpris de la confiance que les habitants ont dans le fait que le siège prendra fin.
1e juillet 2010 - Al Ahram Weekly - Vous pouvez consulter cet article à :
http://weekly.ahram.org.eg/2010/100... - Traduction de l’anglais : Rifya88
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http://weekly.ahram.org.eg/2010/100... - Traduction de l’anglais : Rifya88
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Terreur nocturne à Silwan, Jérusalem
Jérusalem - 04-07-2010
Par Jesse Baron
Cette allée est étroite et sombre. A des dizaines de mètres au-dessus de nous, on entend des coups de feu et des explosions. Un hélicoptère est en vol stationnaire au-dessus de nous, projetant des rayons de lumière sur les ruelles où la municipalité n'a jamais pensé à installer des lampadaires. Vingt militants sont collés aux murs et continuent à avancer.
La nuit tombe à nouveau sur Silwan. Il y a deux jours, des centaines de manifestants israéliens et palestiniens ont défilé ensemble dans les rues étroites du quartier, pour soutenir la population locale, face au projet de la municipalité de démolir 22 maisons. Mais ici, comme partout dans Jérusalem-Est, les événements ne s’arrêtent jamais, ne serait-ce un moment.
Au cours des semaines précédentes, les résidents de Silwan ont lancé de plus en plus d’appels à la solidarité aux militants de Sheikh Jarrah. Compte tenu du succès de notre campagne, de plus en plus de Palestiniens ont tenté de trouver un moyen pour une coopération judéo-arabe.
Au cours des récentes visites à Silwan, nous avons tous eu un sentiment d'urgence et de destin commun. Nous devons agir, et agir vite, avant que la catastrophe nous frappe, avant que le gouffre devienne trop large et trop profond à combler. Et nous devons agir ensemble, malgré tous les risques et malgré la méfiance qui s’est installée au fil des ans.
Et maintenant nous sommes ici, nous grimpons les ruelles étroites, aux côtés de la population locale. Il y a une heure, des dizaines de gardes de sécurité privée, escortés par des garde-frontières, sont entrés dans des maisons palestiniennes à côté de "Beit Hadvash" (maison du miel en hébreu ...) et de "Beit Yehonatan". Ici, les colons n’ont réussi qu’à s'emparer de deux maisons, mais cela est suffisant pour rendre la situation explosive.
Chaque nuit, les patrouilles de la police des frontières, des agents de sécurité privés, armés de fusils, des policiers en civil et les "Mistaarvim" (des soldats israéliens déguisés en Arabes) ont transformé l'endroit en zone de guerre.
Cette allée est étroite et sombre. A des dizaines de mètres au-dessus de nous, on entend des coups de feu et des explosions. Un hélicoptère est en vol stationnaire au-dessus de nous, projetant des rayons de lumière sur les ruelles où la municipalité n'a jamais pensé à installer des lampadaires. Vingt militants sont collés aux murs et continuent à avancer.
Tout d'un coup, c’est la fin de l'allée et nous débarquons dans un champ de bataille. La petite rue près de Beit Hadvash est jonchée de douilles de fusil, de grenades non explosées et des morceaux de voitures détruites. Des groupes de soldats se tiennent à l'entrée des maisons et sur les balcons, en tirant sur les maisons autour d'eux. Immédiatement, notre groupe se disperse dans des maisons différentes, avec des groupes d'habitants qui regardent avec désespoir ce qui se passe autour d'eux. Je cherche un ambulancier palestinien dans l'une des maisons.
Des soldats, cachés dans l'escalier, nous bloquent et tentent de nous empêcher de progresser.
Finalement, ils nous laissent passer et nous pouvons accéder aux blessés.
La maison de trois étages est remplie de gaz lacrymogène. Les fenêtres sont toutes cassées, leurs cadres jonchent le sol. Nous montons, étage par étage, et nous vérifions les appartements.
Dans la plupart d'entre eux, on trouve des familles entassées, des gens apeurés, des enfants, des femmes, et des blessés au sol. Dans le salon d'un appartement, une jeune fille est allongée une civière.
Elle attend depuis deux heures d'être évacuée car les soldats empêchent les ambulances d’approcher. Dans la pièce voisine, je vois quelques enfants assis devant l'ordinateur. C'est ce qui se passe ici. Des appartements, des familles, des vies qui se sont soudainement transformés en enfer. Mais certains de ceux qui vivent ici insistent et continuent à y vivre.
Les blessés sont descendus dans la rue, un par un, sur des brancards. De là, on doit encore courir sur quelques centaines de mètres dans les ruelles allées, vers les ambulances qui attendent.
A un moment «chaud», je me reste à la traine, craignant momentanément de courir entre les grenades de gaz et les balles en caoutchouc. Et rester seul ici ne serait pas bon. J'essaie de rester près du mur, mais ce n’est pas mieux. Deux grenades de gaz tombent à côté de moi.
Putain de merde, ils m’ont vu il y a une seconde, ils savaient que je tente d’évacuer les blessés. Ce n’est pas important. Heureusement, des locaux me tirent de cette ruelle. Au bout d’une heure, tout est terminé.
Les soldats se retirent à l’extérieur du quartier, laissant derrière eux la dévastation. Une canalisation qui fuit, des voitures écrasées par des jeeps militaires et des tirs, des fenêtres brisées et cinq blessés. Et des dizaines de familles qui vont devoir dormir à l’extérieur de leurs appartements remplis de gaz lacrymogène, ce soir encore.
Tout ça, parce que des colons se sont emparés d’une maison.
Alors que nous quittons le quartier, escortés par nos amis palestiniens, nous savons qu'il n'y a plus rien à faire, sauf ce qui a déjà été fait. Tout comme nous sommes restés à Sheikh Jarrah jusqu'à ce soir, nous serons à Silwan. Et nous reviendrons à chaque fois que notre présence sera nécessaire, jusqu'à ce que quelqu'un là-haut comprenne cette réalité évidente. Cette injustice, cette folie de la colonisation, en particulier au cœur de quartiers palestiniens, doit se terminer.
PS : C'est la première fois que les médias israéliens en parlent alors que des heurts existent depuis plus d'un mois.
Voir ci-dessous, la vidéo enregistrée début juin montrant des policiers et des gardes de sécurité privée tirer sur des Palestiniens.
Au cours des semaines précédentes, les résidents de Silwan ont lancé de plus en plus d’appels à la solidarité aux militants de Sheikh Jarrah. Compte tenu du succès de notre campagne, de plus en plus de Palestiniens ont tenté de trouver un moyen pour une coopération judéo-arabe.
Au cours des récentes visites à Silwan, nous avons tous eu un sentiment d'urgence et de destin commun. Nous devons agir, et agir vite, avant que la catastrophe nous frappe, avant que le gouffre devienne trop large et trop profond à combler. Et nous devons agir ensemble, malgré tous les risques et malgré la méfiance qui s’est installée au fil des ans.
Et maintenant nous sommes ici, nous grimpons les ruelles étroites, aux côtés de la population locale. Il y a une heure, des dizaines de gardes de sécurité privée, escortés par des garde-frontières, sont entrés dans des maisons palestiniennes à côté de "Beit Hadvash" (maison du miel en hébreu ...) et de "Beit Yehonatan". Ici, les colons n’ont réussi qu’à s'emparer de deux maisons, mais cela est suffisant pour rendre la situation explosive.
Chaque nuit, les patrouilles de la police des frontières, des agents de sécurité privés, armés de fusils, des policiers en civil et les "Mistaarvim" (des soldats israéliens déguisés en Arabes) ont transformé l'endroit en zone de guerre.
Cette allée est étroite et sombre. A des dizaines de mètres au-dessus de nous, on entend des coups de feu et des explosions. Un hélicoptère est en vol stationnaire au-dessus de nous, projetant des rayons de lumière sur les ruelles où la municipalité n'a jamais pensé à installer des lampadaires. Vingt militants sont collés aux murs et continuent à avancer.
Tout d'un coup, c’est la fin de l'allée et nous débarquons dans un champ de bataille. La petite rue près de Beit Hadvash est jonchée de douilles de fusil, de grenades non explosées et des morceaux de voitures détruites. Des groupes de soldats se tiennent à l'entrée des maisons et sur les balcons, en tirant sur les maisons autour d'eux. Immédiatement, notre groupe se disperse dans des maisons différentes, avec des groupes d'habitants qui regardent avec désespoir ce qui se passe autour d'eux. Je cherche un ambulancier palestinien dans l'une des maisons.
Des soldats, cachés dans l'escalier, nous bloquent et tentent de nous empêcher de progresser.
Finalement, ils nous laissent passer et nous pouvons accéder aux blessés.
La maison de trois étages est remplie de gaz lacrymogène. Les fenêtres sont toutes cassées, leurs cadres jonchent le sol. Nous montons, étage par étage, et nous vérifions les appartements.
Dans la plupart d'entre eux, on trouve des familles entassées, des gens apeurés, des enfants, des femmes, et des blessés au sol. Dans le salon d'un appartement, une jeune fille est allongée une civière.
Elle attend depuis deux heures d'être évacuée car les soldats empêchent les ambulances d’approcher. Dans la pièce voisine, je vois quelques enfants assis devant l'ordinateur. C'est ce qui se passe ici. Des appartements, des familles, des vies qui se sont soudainement transformés en enfer. Mais certains de ceux qui vivent ici insistent et continuent à y vivre.
Les blessés sont descendus dans la rue, un par un, sur des brancards. De là, on doit encore courir sur quelques centaines de mètres dans les ruelles allées, vers les ambulances qui attendent.
A un moment «chaud», je me reste à la traine, craignant momentanément de courir entre les grenades de gaz et les balles en caoutchouc. Et rester seul ici ne serait pas bon. J'essaie de rester près du mur, mais ce n’est pas mieux. Deux grenades de gaz tombent à côté de moi.
Putain de merde, ils m’ont vu il y a une seconde, ils savaient que je tente d’évacuer les blessés. Ce n’est pas important. Heureusement, des locaux me tirent de cette ruelle. Au bout d’une heure, tout est terminé.
Les soldats se retirent à l’extérieur du quartier, laissant derrière eux la dévastation. Une canalisation qui fuit, des voitures écrasées par des jeeps militaires et des tirs, des fenêtres brisées et cinq blessés. Et des dizaines de familles qui vont devoir dormir à l’extérieur de leurs appartements remplis de gaz lacrymogène, ce soir encore.
Tout ça, parce que des colons se sont emparés d’une maison.
Alors que nous quittons le quartier, escortés par nos amis palestiniens, nous savons qu'il n'y a plus rien à faire, sauf ce qui a déjà été fait. Tout comme nous sommes restés à Sheikh Jarrah jusqu'à ce soir, nous serons à Silwan. Et nous reviendrons à chaque fois que notre présence sera nécessaire, jusqu'à ce que quelqu'un là-haut comprenne cette réalité évidente. Cette injustice, cette folie de la colonisation, en particulier au cœur de quartiers palestiniens, doit se terminer.
PS : C'est la première fois que les médias israéliens en parlent alors que des heurts existent depuis plus d'un mois.
Voir ci-dessous, la vidéo enregistrée début juin montrant des policiers et des gardes de sécurité privée tirer sur des Palestiniens.
Le désarroi de l’équipe de Ramallah
dimanche 4 juillet 2010 - 09h:05
M. Saâdoune - Le Quotidien d’Oran
Les Américains doivent en effet apporter une « preuve » qu’il existe un processus de paix au Proche-Orient au moment où ils préparent, petit à petit, une autre guerre dans la région.
A peine quelques heures après que Salam Fayyad, le Premier ministre palestinien, si apprécié des Occidentaux pour sa présumée modération, eut déclaré que les négociations indirectes avec Israël ne progressent pas et ne justifient pas le démarrage de pourparlers directs, qu’un conseiller de Barack Obama, Daniel Shapiro en l’occurrence, a décidé de lui infliger un démenti public.
Selon le conseiller du président américain, les discussions « ont fait des progrès et les failles ont été rétrécies ». L’écart entre les propos de Fayyad et ceux des Américains, qui s’apprêtent à réserver un grand accueil à Netanyahu, est si grand qu’il ne peut qu’ajouter à la perplexité des Palestiniens.
Bien entendu, les affirmations américaines sont destinées à montrer aux Palestiniens, ainsi que l’exige Israël, que l’heure des « négociations directes » est venue. En Palestine, et au-delà des éternels « négociateurs », personne ne saisit d’ailleurs l’importance de la nuance entre négocier « indirectement » et « directement ». Tout au plus a-t-on vu dans ces « discussions indirectes », bénies par la Ligue arabe, la très pâle forme de « résistance » que l’équipe de Ramallah a trouvée comme réponse à la politique terroriste d’Israël.
A l’évidence, Washington ne va pas tarder à siffler la fin de partie de « résistance » à Mahmoud Abbas et à le sommer de rencontrer « directement » les Israéliens. Les Américains doivent en effet apporter une « preuve » qu’il existe un processus de paix au Proche-Orient au moment où ils préparent, petit à petit, une autre guerre dans la région. L’annonce sur le ton de la dramatisation que l’Iran a installé un radar en Syrie participe de cette logique guerrière. Comme si la Syrie n’avait pas le droit d’installer un radar sur son territoire !
Les Etats arabes dits modérés, en plein embarras devant l’engagement turc pour la cause palestinienne, quémandent de Washington d’apporter cette preuve de l’existence d’un processus de paix qui leur sauverait la face. A défaut, laissent-ils entendre, ils pourraient encourager la proclamation unilatérale d’un Etat palestinien si des progrès ne sont pas constatés avant septembre. Bien entendu, cela relève du registre des intentions. Et quand un dirigeant arabe annonce qu’il pourrait saisir le Conseil de sécurité pour faire cette proclamation, on n’a même pas envie de sourire. Sauf que dans la logique perverse qui règne actuellement, ces vagues demandes arabes sont traduites comme il se doit par Washington.
Du moment qu’il est exclu d’exercer une quelconque pression sur Israël - le vice-président Joe Biden a justifié l’acte de guerre commis par Israël contre la flottille de la paix -, on décide de satisfaire les Arabes en pressant l’équipe de Ramallah.
Après les déclarations de Shapiro gommant les propos du brave Fayyad, Saeb Arekat, « le chef des négociateurs », est venu annoncer que l’Autorité palestinienne a demandé officiellement des éclaircissements auprès de l’administration américaine… En a-t-il vraiment besoin de ces éclaircissements ? C’est tellement alambiqué qu’on se demande si l’équipe de Ramallah ne participe pas, encore une fois, à une mystification.
4 juillet 2010 - Le Quotidien d’Oran - Editorial
Israël démolit des dizaines de maisons dans la vallée du Jourdain
dimanche 4 juillet 2010 - 18h:00
Ma’an News
Les forces israéliennes d’occupation ont démoli des dizaines de maisons et d’infrastructures dans deux villages de la vallée du Jourdain ce jeudi, selon les reportages.
Les soldats sont arrivés avec des bulldozers dans Khirbet Atuf et Khirbet Ar-Ras Al-Ahmar, dans la municipalité de Tubas, et ont détruit des maisons et des bergeries sous le prétexte que la région est une zones militaires fermée, a déclaré Abdallah Bisharat, un représentant du village.
Bisharat a affirmé que « ces terres sont enregistrées sous le nom de Palestiniens à qui elles appartiennent. Ce sont des terres agricoles et pastorales qui sont le principal moyen de subsistance de centaines de familles », ajoutant que les démolitions représentent « une vraie catastrophe » pour la population locale.
L’administration civile israélienne ne répond pas aux demandes de commentaires.
Le mois dernier, des colons ont établi un avant-poste illégal dans la région, suite à quoi les militaires [des troupes d’occupation] ont fait savoir aux habitants qu’ils ne seraient plus autorisés à prendre de l’eau potable d’un puits à proximité de l’avant-poste. « On nous a dit de chercher de l’eau dans les autres villages et de la stocker dans des réservoirs, » a expliqué Bisharat.
Les villages sont en « zone C », en vertu des découpages en zones mis en place dans le cadre des accords d’Oslo de 1994. Cette zone couvre 60% de la Cisjordanie, et est sous contrôle total civil et militaire des Israéliens.
Parlant des restrictions imposées par Israël, le directeur adjoint d’Amnesty International, Philip Luther a déclaré : « Les autorités israéliennes mettent les Palestiniens dans une situation impossible. Quel que soit le choix qu’ils font, ils se retrouveront des sans-abri. »
Luther a ajouté : « La démolition et les ordonnances d’expulsion ne reviennent pas seulement à détruire les maisons des gens. C’est également détruire leurs biens et leurs espoirs pour un avenir meilleur », selon un rapport publié le 16 Juin.
L’article 53 de la Quatrième Convention de Genève, dont Israël est signataire, interdit la destruction de biens par une puissance occupante, sauf s’il est justifié par des nécessités militaires.
Les villageois en appellent au président Mahmoud Abbas, au premier ministre Salam Fayyad et aux organisations internationales pour les aider à arrêter les démolitions.
1e juillet 2010 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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Le siège de Gaza : "intenable" ? Non, catastrophique !
publié le lundi 5 juillet 2010
Miko Peled
Miko Peled
Etant moi même juif et israélien, ayant un père qui fut général dans l’armée israélienne et y ayant moi même servi, je dis ceci : nier ou justifier les actions israéliennes équivaut à nier ou défendre tous les crimes contre l’humanité
Il subsiste un doute dans l’esprit de gens sérieux quant à l’attaque israélienne contre la flottille de Free Gaza et les événements qui ont entraîné la mort de 9 des militants qui se trouvaient à bord. Ce n’est pas vraiment surprenant puisque le commandant de la marine israélienne, l’Amiral Eliezer Marom, affirme que la mission a pleinement réussi.
Selon lui, grâce à la retenue dont ont fait preuve les soldats israéliens, aucun civil innocent n’a été blessé, les soldats sont rentrés à leur base sains et saufs et "9 terroristes ont été tués." Aussi y a-t-il des gens -vous en connaissez peut-être - qui pensent que l’on devrait « lâcher un peu Israël ». Eh bien, je dis non !
Les gens qui étaient à bord de la Flottille de Free Gaza étaient des militants pacifistes courageux et si je n’en avais pas été empêché par mon travail, j’aurais été parmi eux sur cette flottille. Les affirmations selon lesquelles ils sont liés à des organisations terroristes ne valent pas un clou.
Ils avaient trois objectifs : amener à Gaza l’aide humanitaire dont elle a grandement besoin, provoquer et embarrasser Israël, et attirer l’attention du monde sur la crise humanitaire à Gaza. Neuf de ces militants ont donné leur vie pour parvenir à ce but.
Que des commandos israéliens armés aient attaqué la flottille dans des eaux internationales est un acte de piraterie. Les gens qui étaient à bord du vaisseau ont fait ce que tout officier de marine vous dirait avoir été leur devoir : ils ont défendu héroïquement leur navire et sa cargaison et, comme nous le savons, neuf d’entre eux ont laissé la vie dans cet action héroïque. Les commandos israéliens, paniqués, ont par lâcheté tiré sur une foule sans armes, tuant neuf personnes et transformant ainsi une opération ratée en une tragédie innommable.
Si j’avais pu me joindre à la Flottille de Free Gaza cela aurait été ma troisième tentative pour pénétrer dans la bande de Gaza assiégée où Israël emprisonne et affame lentement 1.4 million de civils dont 800 000 enfants.
Les Palestiniens n’ont jamais eu d’armée, de chars, d’avions, et pourtant ils sont soumis à un blocus et à des attaques constantes qui entraînent des victimes civiles innombrables, des maladies horribles et un malheur inexcusable.
Certains disent que les militants de la Flottille de Free Gaza voulaient provoquer Israël et qu’ils n’étaient pas de simples militants pacifiques innocents. Mais, le militantisme c’est fait pour provoquer. Un militant ne reste pas tranquillement assis à regarder le monde avancer autour de lui. Contrairement au mythe auquel beaucoup d’Américains blancs voudraient croire, quand Rosa Parks est montée dans un bus et s’est assise à une place réservée à des blancs, elle n’était pas qu’une Afro-américaine fatiguée. Elle était une militante en mission : elle était là pour provoquer un système qui avait ses racines dans le crime de ségrégation raciste systémique dont des parties de ce pays étaient coupables.
Quand quatre étudiants afro-américains organisèrent l’action de Greensboro en février1960, ils ne se sont pas assis pour déjeuner au comptoir réservé aux Blancs simplement parce qu’ils avaient faim. Si on se rappelle MLK Jr., Mahatma Gandhi ou Nelson Mandela, on voit clairement que le militantisme a pour but de provoquer, de révéler le mal, d’y attirer l’attention et puis de s’en débarrasser. Le blocus de Gaza est l’un de ces maux. Les gens qui étaient à bord de la flottille faisaient ce qui est juste.
On doit se demander ce qui est pire, commettre un crime ou le justifier ? Qui sont les plus mauvais ? Ceux qui ont commis l’holocauste juif, le génocide arménien ou l’asservissement et les massacres des Africains ? Ou ceux qui profitent, qui justifient ces horreurs ou nient qu’elles aient eu lieu ? Etant moi même juif et israélien, ayant un père qui fut général dans l’armée israélienne et y ayant moi même servi, je dis ceci : nier ou justifier les actions israéliennes équivaut à nier ou défendre tous les crimes contre l’humanité.
Malheureusement, tout ce qu’on entend dire en provenance des Etats-Unis, c’est que la situation à Gaza est « intenable ». On ne peut que se demander combien de sondages d’opinion ont été faits, combien de brillants experts en communication il a fallu pour produire cette expression vide de sens et réchauffée.
Je suis sûr qu’ils ont eu besoin de l’aval du Département d’Etat, de l’ambassade d’Israël et de l’ AIPAC avant que le Président prononce cet insupportable mot sans vie. La situation à Gaza n’est pas intenable, la situation à Gaza et dans toute la Palestine est catastrophique.
Miko Peled, écrivain et militant pacifiste israélien, vit à San Diego. Son père était le général Matti Peled.
publié par Palestine chronicle
traduction et choix de photo de focus (le 1 juin 2010 des enfants de Gaza jettent des fleurs à la mer en mémoire aux victimes du Mavi Marmara, assassinés par les commandos israéliens) : C. Léostic, Afps
Face aux colons israéliens de Cisjordanie, l’arme du boycott
publié le dimanche 4 juillet 2010
Benjamin Barthe
Quand les Cisjordaniens boudent les produits fabriqués dans les colonies juives de peuplement...
Dans les territoires palestiniens de Cisjordanie, le panier de la ménagère est au coeur d’une nouvelle controverse politique. Le Premier ministre, Salam Fayyad, a décidé d’interdire la vente et la consommation de produits fabriqués dans les colonies juives de peuplement, au grand dam de son homologue israélien, Benyamin Netanyahu, qui parle d’"incitation à la haine".
Pas fâché de contredire ses adversaires politiques, qui ne voient en lui qu’un technocrate timoré, Fayyad, ancien cadre du Fonds monétaire international, a ressuscité une loi votée en 2005, mais restée lettre morte, qui prohibe la commercialisation de marchandises confectionnées dans les zones industrielles de ces implantations illégales dans le droit international.
Les masques antirides de la société Ahava, les paquets de biscuits de la compagnie Abadi ou les Jacuzzi de l’entreprise Lipski sont désormais bannis des rayonnages palestiniens, tout comme les productions des quelque 250 entreprises israéliennes installées en zone occupée. "Purger notre marché de ces articles n’est pas une expression de haine, mais une affirmation du droit de notre peuple à vivre", martèle le chef du gouvernement.
Purger notre marché de ces articles est une affirmation du droit de notre peuple à vivre
En conséquence, les douanes palestiniennes multiplient les contrôles à l’entrée des grandes villes et les tournées d’inspection dans les magasins palestiniens. Quelque 10 tonnes de pastèques, provenant des moshavim de la vallée du Jourdain, sont passées il y a peu au pilon. Depuis le lancement de la campagne, en début d’année, près de 40 millions de shekels (8,5 millions d’euros) de marchandises prohibées ont été saisis.
Pour l’instant, leurs vendeurs n’écopent que d’une remontrance, mais, en cas de récidive, ils s’exposent à une amende qui peut atteindre 16 000 shekels (3500 euros) et une peine d’emprisonnement de deux à cinq ans. Cet arsenal répressif s’accompagne d’une campagne de sensibilisation, menée par des milliers de bénévoles qui font du porte-à-porte dans toute la Cisjordanie pour vanter les bienfaits du boycott. "Les colonies israéliennes sont à l’origine du blocage des négociations de paix, affirme Hassan Abou Libdeh, ministre palestinien de l’Economie. Il faut donc assécher les sources qui permettent aux colons de s’enrichir."
Surpris par cet accès d’insoumission, le gouvernement israélien s’est aussitôt cabré. Le toupet de Fayyad agace d’autant plus que l’homme, apprécié des chancelleries occidentales, est relativement intouchable. "Nous avons levé des check points [barrages routiers] et travaillons en permanence à l’avancement de l’économie palestinienne, plaide Netanyahu. En dépit de cela, les Palestiniens refusent la paix économique et prennent des mesures qui, en définitive, se retourneront contre eux."
Une approche partagée par les entrepreneurs israéliens, qui s’inquiètent surtout du second volet de l’offensive palestinienne, encore en gestation, destiné à proscrire l’embauche de Palestiniens dans les colonies juives. Une main-d’oeuvre évaluée à 20 000 personnes, qui font vivre, grâce à leur salaire, près de 150 000 autres Palestiniens. "Fayyad est-il vraiment prêt à virer ces ouvriers et à leur offrir un salaire de remplacement ?" interroge Dan Catarivas, responsable au patronat israélien. [1]
"Chiche !" répond l’entourage du Premier ministre. Un fonds de compensation de 150 millions de dollars est en préparation. Il devrait amortir l’impact de cette nouvelle mesure d’interdiction, censée entrer en application à la fin de l’année. La bataille non violente des colonies ne fait que commencer.
[1] voir aussi Michael BLUM de l’AFP relayée par Google :
Israël commence à s’inquiéter du boycott économique palestinien
MISHOR ADOUMIM — "Le boycott, c’est du terrorisme économique !", fulmine Avi Elkayam, un homme d’affaires israélien qui dirige l’association des industriels de Mishor Adoumim, une colonie juive de Cisjordanie.
Même s’il reconnaît que ce boycott "n’a qu’un impact minime" sur les affaires, M. Elkayam s’inquiète pour l’avenir.
Avec l’ambition de préparer l’avènement d’un Etat indépendant, l’Autorité palestinienne organise un boycottage des produits provenant des 120 implantations juives de Cisjordanie occupée, une décision qui a l’assentiment de la "rue palestinienne".
L’Autorité envisage aussi de sanctionner les Palestiniens qui continueraient d’aller travailler dans les colonies après le 1er janvier prochain, une mesure beaucoup moins populaire.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé l’appel au boycott, jugeant que "malgré nos efforts pour développer une paix économique, les Palestiniens prennent des décisions qui vont à l’encontre avant tout de leurs intérêts".
Avec ses 300 industries, la zone industrielle de Mishor Adoumim fournit plus de 3.000 emplois aux Palestiniens de la région sur les 22.000 travaillant dans des entreprises israéliennes en Cisjordanie.
Avi Elkayam, 35 ans, dirige une société de confiserie avec un chiffre d’affaires d’un million de shekels (200.000 euros), dont 5% proviennent des Territoires palestiniens.
"Nous savons comment contourner ce boycottage, en changeant les étiquettes sur nos produits, par exemple", explique-t-il, assurant qu’aucune entreprise de Mishor Adoumim n’a fermé à cause de l’embargo palestinien.
Mais quand on évoque l’assèchement de la main d’oeuvre palestinienne, il s’emporte : "Depuis 20 ans, nous sommes ensemble ici, Palestiniens et Israéliens, pourquoi vouloir tenter de briser cette coexistence ?"
Une responsable de l’entreprise voisine, qui préfère garder l’anonymat, ne cache pas ses craintes.
Elle vend ses produits dans le monde entier, parfois avec des étiquettes affichant une autre provenance que celle de son usine de Cisjordanie afin de contourner les campagnes internationales de boycott. Les colonies sont considérées comme illégales par la communauté internationale.
Plus de 200 Palestiniens, en majorité de Jéricho, se rendent chaque matin dans cette usine.
"Nous dépendons de ces Palestiniens pour la fabrications de nos produits et ils dépendent de nous pour nourrir leurs familles", précise-t-elle.
Au supermarché Rami Lévy, dans la colonie du Gush Etzion, près de Bethléem, troisième magasin de cette chaîne installé en Cisjordanie, les clients palestiniens côtoient les Israéliens, en majorité des colons venus des implantations voisines.
Le directeur du supermarché, Ovadia Lévy, dont plus de la moitié des 110 employés sont des Palestiniens, est confiant : "Ils continueront d’acheter chez nous car les prix sont attractifs, il y a un plus grand choix de produits que chez eux", assure-t-il.
Il est convaincu que les premières victimes du boycottage seront les Palestiniens eux-mêmes.
"Ils ont besoin de nourrir leurs enfants, l’Autorité palestinienne ne leur offre aucune alternative", souligne-t-il.
C’est ce que pense Moussa Johar, un Palestinien de 55 ans, habitant d’un village voisin, qui déclare : "Personne ne va me dire comment je vais gagner ma vie".
"Nous ne faisons pas de politique, nous voulons continuer à pouvoir ramener de l’argent à la maison et ce n’est pas l’Autorité palestinienne qui va me nourrir", argue cet ouvrier du BTP.
Alors qu’Israël assassine et mutile, la presse s’offusque des propos prétendument « indignes » d’Helen Thomas
publié le dimanche 4 juillet 2010
Alison Weir
Alison Weir
Chaque fois qu’Israël commet de nouvelles atrocités, les médias détournent aussitôt l’attention de l’opinion publique du lieu du crime.
La presse fait en ce moment de gros titres sur les propos prétendument « antisémites » de Mme Helen Thomas, la doyenne des correspondants de presse de la Maison-Blanche. Tout au travers des États-Unis, les experts clament leur indignation suite à sa déclaration impromptue de 25 secondes à un homme qui lui a braqué une caméra en pleine figure.
Helen Thomas a présenté des excuses publiques pour ses paroles, mais cela n’a pas suffi à apaiser l’indignation de ses puissants ennemis et elle a dû prendre sa retraite, après une longue et brillante carrière.
Avant d’examiner ses propos et leur éventuelle pertinence, jetons un regard sur d’autres évènements récents concernant Israël.
Le 31 mai, des commandos israéliens ont tué au moins neuf militants humanitaires non armés qui tentaient d’apporter de l’aide à Gaza.
Selon les témoins oculaires et des preuves médico-légales, la plupart de ces militants humanitaires ont été tués à bout portant. Parmi eux un jeune citoyen américain de 19 ans, tué de quatre balles dans la tête et une dans la poitrine, tirées à une distance de 45 centimètres.
Israël a immédiatement emprisonné les témoins directs et les centaines d’autres passagers, leur a confisqué caméras, ordinateurs portables, et autres effets personnels, et les a empêchés de parler à la presse durant plusieurs jours. Parmi les personnes incarcérées, il y avait des vétérans américains décorés, et un ancien ambassadeur de 80 ans qui avait été, sous l’administration Reagan, directeur adjoint de la Task Force pour la Lutte contre le Terrorisme.
Quand finalement ils ont été relâchés et qu’ils ont pu raconter ce qui leur était arrivé, beaucoup ont décrit les scènes d’horreur des commandos israéliens visant de leur tirs les humanitaires en pleine tête, de blessés au ventre, de gens en train de saigner à mort, alors même que les humanitaires agitaient des drapeaux blanc et appelaient à l’aide.
Les passagers - y compris ceux qui se trouvaient à bord des navires où, de l’avis des médias US, il n’y eut « aucune violence » - ont également dit avoir été battus brutalement, à maintes reprises, par les forces israéliennes.
Paul Larudee, un accordeur de pianos de 64 ans originaire de Californie, a décrit comment des centaines de commandos israéliens avaient pris d’assaut son navire. Comme il refusait de coopérer avec eux, les soldats l’ont roué de coups, d’abord sur le navire, puis à terre, après qu’il ait été jeté en prison. Finalement, il a été transporté par ambulance vers un hôpital israélien. Mais il a été laissé sans soin ce qui fait dire à Paul Larudee qu’il y a été transféré uniquement parce qu’Israël ne voulait pas que la presse le voie avec son œil tuméfié, ses articulations déboîtées, ses mâchoires meurtries et son corps couvert d’ecchymoses.
Le vétéran des Marines, Ken O’Keefe [1], a parlé des mêmes violences pendant sa détention par les Israéliens. Dans son cas, le public a pu voir son visage ensanglanté, meurtri, dans des clips vidéo et sur des photos, mais seulement sur Internet car les grands médias étas-uniens n’ont pas couvert sa conférence de presse et se sont gardés de publier les photos de ses blessures.
D’autres photos tout aussi affreuses, à la disposition du public états-unien montraient Emily Henochowicz, une étudiante américaine de 21 ans dont l’œil venait d’être crevé par les forces israéliennes. On lui a depuis retiré le globe oculaire et posé trois plaques métalliques sur le visage ; sa mâchoire est fermée par un fil.
Henochowicz, n’était pas sur la flottille ; elle participait à une manifestation non violente contre l’assaut israélien quand un soldat israélien lui a lancé une grenade lacrymogène en pleine figure.
Un citoyen suédois, qui était avec Henochowicz, témoigne : « Ils ont bien vu que nous étions des internationaux et ils nous regardaient vraiment comme s’ils cherchaient à nous viser. Ils ont tiré sur nous, à un rythme accéléré, plusieurs grenades lacrymogènes. Deux grenades sont tombés de chaque côté d’Emily, et une troisième l’a frappée en pleine figure ».
Henochowicz n’est pas la première personne à avoir été frappée par de telles grenades lacrymogènes.
Un Palestinien âgé de trente ans, Basem Ibrahim Abu Rahmeh, a été tué par un soldat israélien qui lui a lancé à bout portant une de ces grenades alors qu’il participait à une manifestation contre la confiscation de terres agricoles palestiniennes par les Israéliens. Une vidéo des faits est disponible sur You Tube ; les médias états-uniens ont également fait le choix de ne pas diffuser cette information.
Un Californien, Tristan Anderson, a été touché à la tête par une grenade similaire alors qu’il prenait des photos dans une autre manifestation. Une partie du cerveau d’Anderson a dû lui être enlevée, et il est resté « quasi inconscient » pendant 6 à 7 mois. Il est maintenant dans un fauteuil roulant ; il ne peut presque pas bouger son bras et sa jambe gauche, il est aveugle d’un œil, et ses fonctions mentales sont très altérées. Des photos de l’agression dont il a été victime sont également disponibles sur Internet.
Depuis 2006, les forces israéliennes ont coupé la bande de Gaza du reste du monde, emprisonnant ainsi un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, en les privant de denrées alimentaires, de médicaments, de matériaux de construction, comme l’ont indiqué des organisations telles qu’ Amnesty International, Oxfam, et Christian Aid, qui ont déclaré qu’Israël utilise la nourriture et les médicaments comme une arme.
L’une des innombrables victimes de ce siège illégal est Taysir Al Burai, 5 ans. Taysir souffre d’un trouble neurologique aigu et a besoin de soins 24 h sur 24. Selon The Guardian de Londres, il pourrait guérir si Israël lui permettait de sortir de Gaza mais, à ce jour, les demandes répétées de ses parents ont toutes été refusées.
Une autre victime est Mohammad Khader, 7 mois, dont l’œdème au cerveau nécessitait un traitement spécialisé impossible à donner dans les hôpitaux de Gaza démunis par le siège israélien. Les demandes de ses parents, complètement désemparés, pour l’obtention d’une autorisation de se rendre à l’étranger, ont également toutes été refusées. Leur petit enfant est mort, il y a quelques jours.
De tels récits, il y en en a beaucoup d’autres…
La déclaration prétendument « indigne » d’Helen Thomas
Pourtant, la rage qui se déverse dans les médias états-uniens n’est pas dirigée contre ce qui vient d’être dit. On assassine des êtres humains d’une balle dans la tête, on leur massacre les yeux et une partie de leurs fonctions cérébrales, on frappe des personnes âgées, on provoque la souffrance et la mort de petits enfants et de nourrissons, on jette au désespoir leurs parents, mais rien de tout cela ne suscite la moindre colère. En réalité, tout cela est considéré comme trop insignifiant pour mériter d’être signalé.
Par contre, les médias étalent leur indignation au sujet des propos « anti-israéliens » tenus par la vieille dame de 89 ans, Helen Thomas.
Au cours de la vie d’Helen Thomas, Israël a procédé au nettoyage ethnique de plus d’un million de personnes, il les a remplacées par des colons venus du monde entier, il a perpétré des dizaines de massacres, torturé des milliers de personnes, tué et mutilé un nombre incalculable d’enfants, estropié des gens, commis des outrages sur des femmes, des personnes âgées, des déficients et des infirmes.
Il a assassiné des gens dans le monde entier, envahi de nombreux pays, espionné les États-Unis, tué et blessé 200 militaires états-uniens, et emprisonné et torturé des États-Uniens. Tout cela alors qu’il a reçu plus d’argent des États-Unis qu’aucun autre pays dans le monde.
Pendant des années, bien avant de tenir ses propos, Helen Thomas a été la cible de ces haineux partisans états-uniens d’Israël ; la blogosphère sioniste regorge de calomnies nauséabondes à propos de son « look » ; et son ascendance libanaise est régulièrement soulignée par les médias, bien qu’elle soit née et qu’elle ait été élevée dans le Kentucky.
Une des raisons de cette animosité féroce à son égard est le fait qu’Helen Thomas est l’une des rares journalistes de la grande presse à contester les mensonges répandus par les néocons ; mensonges qui ont entraîné les États-Unis dans des guerres, semé massivement la mort, la destruction et la tragédie, et qui continuent à alimenter des politiques de violence et de cruauté.
Alors que ces mêmes groupes et individus qui avaient poussé les États-Unis à attaquer l’Irak ont, ces dernières années, multiplié leurs efforts pour qu’ils détruisent de la même manière les Iraniens au prétexte que l’Iran pourrait développer l’arme nucléaire, les questions qu’Helen Thomas posait à Obama visaient à obtenir qu’il reconnaisse qu’Israël possédait déjà l’arme nucléaire. Alors que le reste de la presse conspirait pour ignorer ce fait, et bien d’autres, Helen Thomas s’attachait à le souligner.
Sans surprise, ce sont les nombreuses personnes complices de ces manipulations, comme l’ancien porte-parole de Bush, Ari Fleisher, qui ont mené la charge contre elle.
Il convient de regarder la vidéo et le contexte dans lequel Thomas a tenu ses propos prétendument « antisémites ».
Un homme, tenant visiblement sa caméra droit sur son visage, lui demande de prononcer quelques mots sur Israël. Elle dit, « Dites-leur [aux juifs israéliens] de foutre le camp de la Palestine. Rappelez-vous, ce peuple est occupé. Et c’est sa terre... ». Ici, il l’interrompt et lui demande où ils devraient aller. Helen Thomas répond : « Qu’ils rentrent chez eux, en Allemagne, en Pologne, en Amérique, et partout ailleurs ».
Bien que Thomas ait présenté depuis ses excuses, et partant de l’idée que beaucoup d’Israéliens ont le droit de vivre là où ils sont, il n’en demeure pas moins que les colons israéliens, viennent effectivement d’ailleurs. En réalité, ils occupent illégalement la terre palestinienne - un fait reconnu même par le département d’État des États-Unis - et le droit international exige qu’ils partent.
Comme si Hitler était toujours au pouvoir et prêt à bondir, de nombreux commentateurs ont exprimé tout particulièrement leur colère parce qu’Helen Thomas a inclus l’Allemagne et la Pologne parmi les endroits où les colons israéliens devraient retourner.
Pourtant, le fait heureux est que la Deuxième Guerre mondiale et l’holocauste nazi ont pris fin il y a plus d’un demi-siècle. Dans la Pologne d’aujourd’hui, il y a un renouveau juif dynamique avec une Menorah haute de dix pieds éclairée dans le centre de Varsovie durant la fête de Hanoukah, et l’Allemagne est devenue, selon le New York Times, « un pays où les juifs veulent vivre ». En réalité, ces dernières années, les juifs ont préféré immigrer en Allemagne plutôt qu’en Israël.
Quant à l’appel d’Helen Thomas à ce que les colons retournent aux États-Unis (cette destination a été omise dans bien des articles), il est loin d’être scandaleux étant donné que de nombreux colons de Cisjordanie viennent effectivement des États-Unis.
Dans l’ensemble, la couverture de l’incident s’est largement écartée de la pratique journalistique normale qui veut que, dans un différend, l’on cite également les deux côtés. En effet, ceux qui soutiennent Helen Thomas sont complètement ignorés, même si la page de You Tube montrant la vidéo infâme contient de nombreux commentaires qui lui apportent un soutien. En revanche, les détracteurs d’Helen Thomas - presque tous des sionistes - sont omniprésents et se gardent en général de révéler les conflits d’intérêts, fréquents chez ceux qui se sont exprimés.
Par exemple, Howard Kurtz du Washington Post, cite Jeffrey Goldberg, sans mentionner que Goldberg est un citoyen israélien qui a servi comme geôlier dans une prison israélienne qui a maintenu en détention, sans inculpation, des centaines de Palestiniens, dont certains ont été tués de sang-froid par le commandant de la prison.
Les grands groupes de presse ne semblent pas non plus avoir enquêté sur les rapports révélant que l’homme qui a pris Helen Thomas en vidéo, le rabbin David Nesenoff, a fait une autre vidéo, très offensante, qui le montre lui en compagnie d’un autre homme personnifiant un prêtre catholique bouffon, avec des immigrants mexicains.
De même, des bulletins d’informations qui nous apprennent qu’un lycée a annulé son invitation à Helen Thomas en qualité de conférencière pour une cérémonie de remise de diplômes, ont omis de dire à leurs lecteurs que de nombreux parents d’élèves de ce lycée, et de nombreux lycéens, avaient exprimé le souhait qu’Helen Thomas vienne donner sa conférence ; alors même que ce groupe passé sous silence représentait une majorité dans l’école. Les gens de ce groupe ont créé une page Facebook, « Helen Thomas aurait dû être notre conférencière » dans laquelle ils notent :
« Le but de notre groupe est de protester, sereinement mais fermement, contre le fait qu’une petite minorité ait eu le pouvoir d’imposer sa volonté à un groupe plus large en se lançant, ou en menaçant de se lancer, dans un discours perturbateur. Notre groupe affirme sa croyance dans un débat raisonnable et son sentiment que, ici, une nette minorité a pu l’emporter sur une grande majorité en dénaturant les questions et le débat. »
Le remplaçant d’Helen Thomas à la prochaine cérémonie de remise de diplômes sera Bob Schiefer, de CBS, qui a des liens familiaux étroits avec George W. Bush, et qui a rarement – voire jamais – contesté les mensonges d’une administration qui a précipité la nation dans la guerre et qui l’y maintient encore.
En ce qui concerne ses articles sur la question israélo-palestinienne, l’observatoire des médias Fairness and Accurate In Reporting (FAIR) a publié une alerte en 2006 contestant "la couverture superficielle et dédaigneuse d’événements complexes et tragiques" fournie par Schiefer.
On ne sait pas qui prendra le siège du premier rang qui était celui d’Helen Thomas lors des briefings de la Maison-Blanche. Vu l’état actuel de la presse, il est probable que les partisans d’Israël poussent en ce moment un ouf de soulagement.
publié par israel-palestinenews.org le 9 juin 2010 et en français par Mondialisation
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