lundi 21 juillet 2014

Gaza : les États-Unis vont pousser pour un cessez-le-feu immédiat

Barack Obama, lundi, au cours de son allocution depuis la Maison-Blanche.

Lundi, les raids israéliens ont repris dans la bande de Gaza au lendemain de violents bombardements sur un quartier à l'est du territoire. Dimanche, plus de 120 Palestiniens y ont perdu la vie, tandis qu'Israël a annoncé la mort d'au moins 13 de ses soldats dont deux Américains, ce qui fait de dimanche la journée la plus meurtrière depuis le début du conflit.
Offensive diplomatique
Le secrétaire d'Etat John Kerry, actuellement en route pour Le Caire, va pousser pour obtenir un cessez-le-feu immédiat à Gaza et en Israël, a déclaré le président américain Barack Obama.
«Notre priorité et la priorité de la communauté internationale est d'obtenir un cessez-le-feu pour mettre fin aux combats et préserver la vie de civils innocents, tant à Gaza qu'en Israël», a déclaré Obama lors d'un point de presse depuis la Maison-Blanche.
La position française est plus tranchée. «Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza», a dit François Hollande à l'issue d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, qui est arrivé en Egypte.

• Offensive renforcée

Selon un décompte connu ce lundi à 17h00, plus de 30 Palestiniens sont morts dans de nouveaux raids. Parmi les victimes figure une famille de neuf personnes, dont sept enfants, tous tués dans une frappe près de Rafah (sud) et une autre famille de huit personnes dont 4 enfants tués dans la ville de Gaza, selon le porte-parole des services de secours. Cinq autres personnes sont mortes dans une frappe qui a touché l'hôpital des Martyrs d'Al-Aqsa à Deir el-Balah, dans le centre de l'enclave palestinienne.
Par ailleurs, l'armée israélienne a annoncé avoir tué lundi matin «plus de 10 terroristes» infiltrés en Israël via un tunnel. Au moins une douzaine de combattants palestiniens ont été tués depuis jeudi dans de tels incidents.
Israël a encore essuyé des tirs de roquettes depuis Gaza, 27 nouveaux impacts ayant été constatés - sans faire de victimes - ce qui porte le total à près de 1500.
Dans le même temps, les recherches de victimes continuent dans les décombres du quartier de Chajaya, à l'est de Gaza. Le secteur a été pilonné tout au long de la journée de dimanche par Israël. Au total, 45 cadavres ont été retirés des décombres dans le territoire palestinien. «Chajaya est une zone civile où le Hamas a placé ses roquettes, ses tunnels, ses centres de commandement», a justifié l'armée israélienne, «cela fait des jours que nous avons prévenu les civils de Chajaya qu'ils devaient évacuer. Le Hamas leur a ordonné de rester, c'est le Hamas qui les a mis dans la ligne de mire».

• Interrogations sur le sort d'un soldat israélien

La branche armée du Hamas a annoncé dimanche avoir capturé un soldat israélien lors de combats. L'organisation dit qu'il s'appelle Shaul Aron et a montré ses papiers d'identité, mais n'a pas diffusé de photo de lui.
L'ambassadeur israélien à l'ONU Ron Prosor a démenti cet enlèvement, affirmant que «ces rumeurs sont fausses». L'armée, elle, dit toujours enquêter.
S'il se confirmait, cet enlèvement serait le premier depuis la libération, en 2011, du soldat israélien Gilad Shalit, après plus de cinq ans de détention, en échange de la libération d'un millier de détenus palestiniens.

• Plus de 500 victimes en deux semaines

Le total de victimes palestiniennes dépasse désormais les 500 morts depuis le 8 juillet. Deux civils israéliens ont également été tués depuis le lancement de l'opération «Bordure protectrice».
Pour l'armée israélienne, la journée de dimanche a été noire également: avec 13 soldats de la brigade d'élite Golani tués, le bilan des militaires morts dans l'offensive monte à 18, un nombre jamais vu depuis la guerre du Liban en 2006. L'armée a aussi comptabilisé au moins 55 blessés. Ce bilan est le plus lourd pour l'armée israélienne depuis le conflit de l'été 2006 contre le Hezbollah au Liban.
Lors des obsèques d'un soldat israélien, Moshe Malko, tué dimanche matin lors de combats dans la bande de Gaza. Près de 20 d'entre eux ont été tués depuis le début de l'opération.

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a appelé lundi Israël à «cesser de bombarder les civils pris au piège dans la bande de Gaza et à respecter le personnel médical comme les structures de santé». L'ONG indique que «la majorité des morts à Gaza sont des civils», soulignant que la plupart des blessés «qui arrivent en salle d'urgence sont des femmes et des enfants».
(Avec agences)

La Résistance étend la guerre au coeur d'Israël !!

IRIB- Selon les sources consultées par Al Mayadin, les forces de la Résistance palestinienne ont fait courageusement une incursion dans la colonie sioniste de Netifi Hassara  avant de  s'accrocher violemment avec les soldats de l'armée sioniste. Al Arabiya  a également confirmé  cette  information. 
Les brigades Qassam affirment dans un communiqué avoir fait débarquer "ses forces derrière la ligne de front de l'ennemi  où elles continuent à se battre contre les israéliens. "Qassam confirme la destruction d'un char à Beit Hanoun. 
La base militaire Izer est un autre lieu où d'âpres combats se déroulent entre les deux parties. Une toute dernière nouvelle renvoie aux propos du porte parole de l'armée israélienne qui confirme "l'infiltration des palestiniens via un tunnel sous terrain au coeur d'Israël". 
Avikhay Adraee affirme sur sa page twitter que les forces de l'armée israélienne ont localisé deux groupes palestiniens ayant pénétré les territoires d'Israël. "Il s'agit de deux groupes: l'un a fait irruption via un tunnel sous terrain en plein coeur d'Israël et l'autre a pris pour cible de ses missiles anti blindés une jeep israélienne" 
La chaine 10 de la TV israélienne a reconnu aussi l'infiltration des combattants palestiniens dans les colonies sionistes. CE dimanche Qassam et Qods ont éliminé 33 militaires sionistes. Israël n'a confirmé que la mort de 13 soldats israéliens. Un soldat israélien a été également capturé mais l'armée sioniste refuse de le reconnaitre. 
Faute de pouvoir repousser les assauts des commandos palestiniens, Israël se défoule sur les civils palestiniens à Chajaiya, Israël a massacré plus de 100 civils et en a blessés 500 autres . 

Ashkol et Neguev, nouveau front palestinien!!

IRIB- L'armée israélienne a donné l'ordre de l'évacuation de deux colonnies d'Ashkol et de Neguèv -ouest après que les forces de la Résistance palestinienne eurent pénétré au coeur d'Israël !! Selon Al Manar les colons de ces deux colonnies ont été appelés à "évacuer immédiatement leurs habitations". L'ordre de l'évacuation intervient après que la Résistance eut pu faire débarquer ses forces sur le sol israélien où ces dernières s'accrochent en ce moment avec les militaires israéliens. 

Deux américains membre de Golani tués aussi!

IRIB- selon l'AP qui se réfère à un communiqué de l'armée israélienne et aux propos du consul sioniste à Los Angeles, deux des soldats d'élites de la brigade Golani, tués dimanche à l'est de Gaza ont la nationalité américaine !! Max Steinberg et Nissim Sean Carmeli ont été deux soldats de la brigade Golani, nés et élevés aux Etats Unis mais qui participaient à l'offensive sioniste contre Gaza. "Leur amour pour Israël les avait poussé à s'engager directement sous la bannière de l'armée israélienne". Ces deux personnes font partie de 13 soldats d'élites israéliens tués au cours de combats avec les palestiniens. Selon l'AP, " Steinberg dont la famille vit en Californie, était un sniper d'élite".  Carmeli était, lui , originaire de Texas  et se trouvait depuis 4 ans en Israël. 

Carnage à Gaza: pourquoi le silence de Riyad?

IRIB- Chaque jour qui passe, les atricités israéliennes commises à Gaza prennent de nouvelles dimension! Les images en provenance de l'enclave sont bien expressives: Israël, à la faveur de l'mpunité dont il a depuis toujours jouit, est en train de pratiquer une épuration ethnique à l'échelle de tout Gaza, propre à indigner tout Etat musulman responsable digne de ce nom. 
Pourquoi alors ce silence assourdissant de Riyad? La seule initiative venue du gardien du temple des musulmans aura été son soutien à la trêve proposée par l'Egypte, trêve élaborée en coopération avec les généraux de l'armée sioniste, à l'oeuvre en ce moment même à Gaza!! Selon Al Raï Youm qui cite les experts arabes, l'Arabie saoudite ne s'est même pas daignée inviter un seul responsable palestinien pour des consultations à Riyad . Même Abbas n'a pas été convié et les saoudiens se sont contentés d'annoncer une aide de 50 millions dollars à destination d'un Gaza qui en demande peut-être quatre fois plus pour se remettre sur les rails. 
En effet, la rupture des liens entre le Hamas et l'Arabie saoudite ne peut pas être à l'origine de ce silence. le chef du bureau politique du Hamas s'est récemment entretenu avec l'emir du Koweït et tout le monde sait que le Koweït non plus n'est pas favorable aux Frères musulmans. et Mechaal s'y est rendu en première visite de sa carrière de chef du bureau politique du Hamas. Autre point à relever: le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki Moon s'est rendu en tournée dans la région pour évoquer Gaza et il va se rendre à Doha, a Koweït city, à Ramallah et à Mascat. Idem pour Kerry qui dépeché au Moyen Orient, compte se rendre dans plusieurs pays. Mais aucun de ces deux personnage n'est attendu à Riyad!! 
Depuis des années la seule initiative "notable" du royaume wahhabite en faveur de la Palestine aura été le plan de paix arabe annoncé en 2002 à Beyrouth. Plan dont l'objectif final consiste à péreniser la présence de l'occupant sioniste en Palestine et la normalisation des pays arabes avec le régime sioniste. Force est de constater que Riyad ne s'intéresse nullement au sort des palestiniens surtout depuis qu'il voit en Israël un allié de poids propre à colmater la brêche laissé par le désengagement géostratégique des Etats Unis dans la région. La coopération entre Riyad et Tel-Aviv est beacoup plus profonde qu'il n'y parait et il n'est pas question qu'elle soit remise en cause. 

4 missiles tirés contre Tel-Aviv!!

IRIB- En guise de représailles aux bombardements et aux pilonnages des maisons d'habitations dans la bande de Gaza, les brigades d'Al-Qassam ont tiré des dizaines de missiles sur les colonies et les villes des territoires occupés dont Tel-Aviv. Tel-Aviv a été visé par 4 missiles M75. 
La colonie à population sioniste d'Ashdod a été visé par 15 missiles « Qassam ». Selon le quotidien Maariv, 6 soldats israéliens ont été tués lors d'une opération d'infiltration des combattants d'Al-Qassam derrière les lignes des forces israéliennes, à Beit Hanoun. 509 palestiniens sont tombés en martyrs et plus de 3150 autres ont été blessés, depuis le lancement des raids israéliens contre la bande de Gaza. 

Turquie : l'opposition exige d'Erdogan de retrier l'aide turque à Israël

IRIB- Le Ministère turc des Affaires étrangères a rejeté, dans un communiqué, les rumeurs sur l'aide fournie en matière de renseignement par la Turquie à Israël. Le gouvernement turc est accusé d'avoir permis au régime israélien, d'utiliser, au cours de ces 5 dernières années, le système de radar de l'Otan. « Ces allégations sans fondement sont mises en avant en raison des positions adoptées par le gouvernent turc pour mettre un terme aux attaques d'Israël contre Gaza » a précisé le Ministère turc des Affaires étrangères dans son communiqué. 
« Le système de défense balistique de l'Otan ainsi que le système de radar sont dédiés, dans le cadre des conditions de notre sécurité nationale, à protéger les peuples, les forces, et les frontières des pays alliés. Et c'est dans ce cadre que le système susmentionné protège notre pays » a déclaré le porte-parole du Ministère turc des Affaires étrangères. 
Dans le même temps, le parti républicain du peuple a annoncé que le régime israélien utilisait ce système de radar. « Si le gouvernement d'Erdogan veut convaincre les citoyens turcs sur son soutien à la population de Gaza, il doit stopper l'utilisation par Israël de ce système » a déclaré Kemal Kılıçdaroğlu, le chef de ce parti. 

Pertes militaires: "Une révolution en vue en Israël"?!!

IRIB- Un célèbre analyste israélien qui tient une colonne dans Haaretz reconnait la très âpre censure médiatique pratiquée en ce moment en Israël. Narapress cite Yuel Marcos qui dit : " Sil le vrai bilan des pertes dans les rangs de l'armée israélienne était rendu public, il y aurait une révolution en Israël"!! " l'armée impose une stricte censure sur le bilan des pertes dans les rangs de l'armée . si on nous avait permis de tout publier, une révolution aurait éclaté et tout le monde y mettrait ses plumes, coupables et non coupables". 
Depuis le premier jour de l'offensive roche invincible Tel-Aviv impose une censure folle aux médias par crainte de la réaction des israéliens. samedi soir les rues de Tel-Aviv ont été le théâtre de vastes manifestations des colons qui refusent de se faire tuer dans une guerre qui n'a aucun " objectif" ! 
Les policiers se sont attaqués aux manifestants avant de les disperser à coup de gaz lacrymogène. Toute manif anti guerre est depuis interdite. Mais la censure médiatique commence à être remise en cause en Israël même vu le bilan "effrayant" des pertes dans les rangs des militaires sionistes . Près de50 militaires israéliens auraient été tués  dans différentes opérations commandos menés par les palestiniens sur le sol d'Israël. La plus spectaculaire d'entre elles a été celle qui a ébranlé la brigade la plus performante de l'armée sioniste, brigade Golani.!! Le commandant de cette soi disante force élite a été tué . 

La brigade Golani, coup fatal? (médias israéliens)

IRIB – La brigade Golani, une brigade d'élite de l'armée israélienne a reçu, dans la bande de Gaza, les coups les plus durs, depuis les événements de Bent Jabil, au Sud du Liban, dans la foulée de la guerre de 2006, contre ce pays. 
C'est ce qu'a annoncé la chaîne 10 de la télévision israélienne. Soutenues par les unités d'artillerie de l'armée du régime sioniste, les forces de la brigade Golani ont tenté samedi soir d'entrer dans le quartier A-Choja'iya de Gaza, mais elles se sont heurtées à la résistance des combattants palestiniens auxquels elles se sont affrontées. 
L'armée israélienne a fini par enfin reconnaitre que 13 militaires de la brigade Golani avaient été tués dans cet affrontement avec les combattants palestiniens, tandis que les forces de la Résistance palestinienne estime à plus de 33 le nombre des morts, côté israélien. Au cours de la guerre de juillet 2006 contre la résistance libanaise, la brigade Golnai avait perdu un grand nombre de ses forces dans la région de Bent Jabil au Sud du Liban. 
Les médias du régime sioniste disaient jusqu'à dimanche soir que 18 militaires et trois colons israéliens avaient été tués et plus de 400 soldats et un colon, avaient été blessés, dans les attaques par missile de la résistance palestinienne, ou au cours des affrontements, dans différentes régions de la Palestine occupée. 

Les ministres des AE de l'UE évoqueront mardi la situation à Gaza (Quai d'Orsay)

PARIS, 21 juillet (Xinhua) -- Le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, participera mardi à Bruxelles au conseil des affaires étrangères de l'Union européenne. La réunion permettra d'aborder les questions du Proche-Orient, de l'Ukraine, de l'Iran et de l'Irak, a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Romain Nadal, lors d'un point de presse.
A propos du Proche-Orient, les ministres de l'UE évoqueront la situation à Gaza. M. Laurent Fabius rendra compte de la visite qu'il vient d'effectuer dans la région et des contacts qu'il a eus dans le but de parvenir rapidement à un cessez-le-feu, de mettre en place une trêve durable et de relancer le processus de paix, a précisé Romain Nadal.
Les ministres discuteront de la situation sur le terrain en Ukraine au lendemain de la catastrophe du vol MH17. M. Fabius rappellera la nécessité d'une "enquête sûre, libre et détaillée" et d'une attitude pleinement coopérative de la Russie en ce sens. Ils seront amenés à donner suite aux orientations données par le conseil européen du 16 juillet en matière de sanctions, a ajouté le porte-parole du Quai d'Orsay.
La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Mme Catherine Ashton, rendra compte des négociations de Vienne sur le dossier du nucléaire iranien et de la décision de les prolonger. Et sur la question de l'Irak, le conseil fera le point sur la nécessaire protection de toutes les communautés et sur le processus politique qui, après l'élection du président du parlement, doit conduire à la désignation d'un nouveau Premier ministre et d'un nouveau président, a précisé le porte-parole du Quai d'Orsay. 

Gaza: 100 000 personnes ont manifesté à Londres (vidéo)

Alors qu'en France, Valls et Hollande ont interdit les manifestations de soutien à Gaza à Paris, il en va tout autrement en Angleterre, où il y a eu une importante manifestation à Londres, le 19 juillet, qui a réuni plus de 100 000 personnes. 

Ces médias égyptiens qui tirent à boulets rouges sur le Hamas et les Palestiniens


Tandis que la folie meurtrière d’Israël pilonne Gaza sans discontinuer, la presse égyptienne pro-Sissi a, elle, choisi de se livrer à un matraquage médiatique anti-Hamas, se rangeant inconditionnellement du côté du pot de fer pour mieux jeter l’anathème sur le pot de terre, et pire encore, tirer à boulets rouge sur la population palestinienne.
Aucune émotion ne submerge une presse résolument pro-israélienne à la vue des innombrables cadavres démembrés qui gisent dans les rues dévastées de Gaza, car c’est un sentiment d’une tout autre nature qui l’habite : la haine envers le Hamas qu’elle cloue au pilori sans nuances, tout en n’épargnant pas les Palestiniens qui ne lui inspirent que la plus grande méfiance.
Dans le florilège de critiques assassines proférées par des médias égyptiens d’une rare inhumanité, qui ignorent le sentiment anti-israélien, pourtant prégnant en Egypte, et ne sont guère chatouillés par la fibre arabe et la solidarité qu’elle devrait faire vibrer en eux, Adel Nehaman, un éditorialiste du journal égyptien "El-Watan", a été l’un des premiers à décocher ses flèches empoisonnées : "Désolé, habitants de Gaza, je ne compatirai pas avec vous tant que vous ne vous serez pas débarrassés du Hamas". Azza Sami, une journaliste du quotidien gouvernemental "Al-Ahram", pousse encore le bouchon plus loin en félicitant chaleureusement Netanyahou sur Twitter pour son carnage planifié de Gaza : "Merci Netanyahou, et que Dieu nous donne plus d’hommes comme vous pour détruire le Hamas !".
De son côté, le présentateur vedette de la chaîne El-Faraeen, Tawfik Okasha, connu pour sa grande proximité avec la junte militaire au pouvoir et sa détestation des Frères musulmans, a dégoupillé ses grenades contre les Gazaouis à travers une saille verbale abjecte : "Les Gazaouis ne sont pas des hommes, s’ils étaient des hommes ils se révolteraient contre le Hamas !".
Cette offensive médiatique en indigne plus d’un en Egypte, dont Tarek Saad Eddin, rédacteur en chef adjoint du magazine "El-Moussawer", qui a déclaré sur le site en langue arabe de France 24 : "Ces journalistes font partie de médias qui reçoivent leurs ordres du pouvoir. Ils affirment que le Hamas est responsable du meurtre des manifestants de la place Tahrir pendant le soulèvement de janvier 2011, et de la libération des leaders islamistes qui étaient en prison à cette époque… Mais en critiquant tous les Gazaouis, ils se trompent complètement de cible".
Alors que les faiseurs d’opinion égyptiens se déchaînent contre le Hamas et la population palestinienne de manière ordurière, se discréditant à jamais à la face d’un monde bouleversé qui, lui, prend fait et cause pour la Palestine, des manifestations de soutien à Gaza ont toutefois sillonné les rues du Caire et d’Alexandrie, notamment à l’initiative de jeunes activistes proches de mouvements de gauche, qui ont brandi haut l’étendard de la solidarité que des journalistes infâmes s’évertuent à mettre en berne.

Massacre de Chajaya: les images terribles d'Al Jazeera (vidéo)


Merci à Annie et Pedro pour la traduction et le sous-titrage en Français de ce terrible témoignage. 21ème siècle : ce dont est capable un Etat présenté comme civilisé et démocratique. Nous n’osons plus utiliser l’expression « crimes de guerre » largement dépassée.

L’actrice Selena Gomez prie pour Gaza et crée la controverse


S’il y a bien une émotion qui passe mal sous les feux de la rampe, face à l’hypocrisie tout en strass et paillettes du showbusiness qui, à l’instar du sérail politique, préfère nettement l’indignation à géométrie variable pour des causes ultra-consensuelles, c’est le profond émoi qui s’empare de tout être humain normalement constitué devant l’horreur du génocide commis par Israël contre les Gazaouis.
Sous le soleil hollywoodien et derrière le miroir aux alouettes de la célébrité, l’actrice et chanteuse américaine, Selena Gomez, a mis en pleine lumière son élan du cœur pour Gaza, au risque de voir son nom quitter le haut de l’affiche et pire encore traîné dans la boue, en appelant à prier pour l’enclave palestinienne massacrée.
Ambassadrice Unicef très investie, la jeune étoile montante du septième art a écrit sur son compte Instagram : "C’est une question d’humanité. Prions pour Gaza. S’il vous plaît, priez pour toutes ces familles et ces enfants aujourd’hui. Rappelez-vous ce qui est important dans la vie. Nous sommes ici pour aider, inspirer et aimer. Soyons ce changement. Nous sommes la nouvelle génération". Elle rejoignait ainsi Rihanna sur la scène de la solidarité envers la Palestine, avant que celle-ci ne la quitte précipitamment sous une avalanche d’injures et de menaces. En effet, après avoir posté sur Twitter « Free Palestine », Rihanna a subitement nuancé son soutien en ces termes : "Prions pour la paix et une fin rapide du conflit israélo-palestinien. N’y a-t-il donc aucun espoir ?".
Se répandre en futilités aurait été certes bien plus porteur et gratifiant pour Selena Gomez que de mettre son cœur à nu sur une question aussi taboue que le soutien à Gaza et la critique tacite d’Israël, dans l’usine à fabriquer des blockbusters hyper standardisés. Si les messages de félicitations ont tenté de contrebalancer la déferlante de propos acerbes et diffamatoires, l’actrice a néanmoins choisi, elle aussi, de remanier son texte initial en apportant une précision qui en dit long sur la pression subie : "Bien entendu, pour être clair, je ne choisis aucun camp. Je prie pour la paix et l’humanité pour tout le monde.
http://oumma.com

Manif Sarcelles: le journaliste Haziza pris en flagrant délit de manipulation


Le journaliste Fréderic Aziza, qui passe son temps à donner des leçons en France, n'a pas hésité à prendre une photo du" printemps iranien" (en 2009) pour disqualifier les manifestants pro-palestiniens de Sarcelles. Dans un tweet envoyé hier, il illustre cette photo du commentaire suivant : "un  pacifiste pro Hamas en pleine action contre un fonctionnaire  de Police de Sarcelles".
Une supercherie dévoilée par Julien Salingue sur son compte Twitter

 http://oumma.com

Révélation explosive sur la LDJ

Info OummaTV : invité de l’Esprit d’actu,  Bernard Ravenel révèle qu’il y a eu un compromis entre "Nicolas Sarkozy à l'époque ministre de l'Intérieur et le CRIF pour tolérer la LDJ".  Il révèle également que la police "est fatiguée de la LDJ".  Président d’honneur de  l'Association France Palestine Solidarité, historien et  militant politique, spécialisé dans les questions méditerranéennes, Bernard Ravenel a participé en 1960 à la fondation du Parti socialiste unifié (PSU).

Le Conseil de sécurité de l'ONU réclame "la cessation immédiate des hostilités" à Gaza

NEW YORK (Nations Unies), 20 juillet (Xinhua) -- Le Conseil de sécurité des Nations Unies a réclamé dimanche soir "la cessation immédiate des hostilités" dans la bande de Gaza.
Après une consultation d'urgence à huis clos, l'ambassadeur rwandais Eugene-Richard Gasana, président du Conseil de sécurité pour le mois de juillet, a confié à la presse que le conseil a eu une réunion "sobre" compte tenu du sérieux de la situation.
M. Gasana a indiqué que les membres du conseil demandaient un cessez-le-feu immédiat et le respect du droit international humanitaire, incluant la protection des civils.
"Les membres du Conseil de sécurité ont réclamé la cessation immédiate des hostilités fondé sur le retour à l'accord de cessez-le-feu de novembre 2012," a-t-il indiqué, se disant profondément préoccupé par le nombre croissant de victimes.
Le conseil composé de 15 membres a également souligné la nécessité d'améliorer la situation humanitaire, notamment à travers des pauses humanitaires telles que la trêve de cinq heures négociée la semaine dernière par le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry.
M. Gasana a également exprimé son soutien aux efforts de l'Egypte dans la négociation d'un cessez-le-feu.
Des diplomates ont indiqué que la réunion d'urgence a été sollicitée par la Jordanie, alors que des dirigeants de la région se sont réunis à Doha pour des pourparlers d'urgence sur un cessez-le-feu.
Au moins 471 Palestiniens ont été tués et plus de 3.000 personnes blessées depuis qu'Israël a intensifié ses opérations aériennes et terrestres le 8 juillet dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, afin de faire cesser les tirs de roquettes contre Israël.
Du côté israélien, un civil et 13 soldats ont été tués depuis l'éclatement des violences. 

Gaza: l'éthique au-delà des cris

Par Hocine Kerzazi
Nous l’avons tous compris : hurler son indignation ne suffit plus. Si dénoncer l’oppression israélienne et manifester son soutien au peuple palestinien dans les rues sont indispensables, il serait bon de ne pas attendre à chaque fois que les bombes et la mort aient fait leur ouvrage pour se rappeler qu’un peuple est martyrisé.  Il est temps d’avoir une attitude à la mesure de la gravité des faits : les Palestiniens ne subissent pas des attaques prétendument motivées mais un véritable massacre installé dans le temps et la froideur comme un cancer. Si l’on ne comprend pas sérieusement ceci, il viendra un jour où nos manifestations se feront à la mémoire d’un peuple disparu. 
Les cris d’indignation qui se multiplient dans la blogosphère, relayés par l’élan populaire de solidarité sans précèdent que l’on sent à travers la France ont évidemment leur vertu mais ne sont-ils pas une réaction a minima ? La Ligue des Droits de l'Homme, l'Union Juive Française pour la Paix, L’Association France Palestine… les associations ne manquent pas pour dénoncer l’oppression israélienne et notamment le blocus dont est victime la population de Gaza. Dans les rangs des plus petits, et souvent des plus courageux, je voudrais ici rendre honneur à des collectifs de rayonnement régional et parfois très locale comme celui de « Cité en mouvement » de Châtellerault.
Le propos qui suit entend accompagner par quelques recommandations la conscience de tous ces Français et Françaises, êtres humains tout d’abord et musulmans parfois, qui battent en ce moment le pavé en soutien au peuple palestinien. Je me propose de revenir vers l’un des fondamentaux de la foi musulmane, lequel nous enseigne qu’au delà des mots, Dieu, dans son infinie sagesse, « ne change pas un peuple avant que celui-ci ne se soit changé lui-même ».
Dépasser la colère
Il convient d’éviter d’exacerber la colère de l’instant car celle-ci se dissipe aussi vite qu’elle est venue. Nos hurlements d’indignation ne viendront jamais seuls à bout du gouvernement « bourreau » d’Israël qui sévit depuis trop longtemps. S’il est naturel d’avoir des sentiments, il faut aussi apprendre à ne pas les laisser dominer l’entendement.  Une colère « rouge » qui donne de la voix présente toujours la faiblesse de ressembler à une ébullition émotionnelle pure et passagère. En poussant le résonnement, peu s’en faut que l’on s’aperçoive combien cette émotivité s’accorde avec de l’indifférence, ceci malgré l’antagonisme de termes. On est ici dans l’attitude de l’indignation de bienséance, du quota de larmes et de slogans, mais sans plus.
Au contraire de cela, une colère « froide » serait  mieux appropriée. Ce serait la colère mise au service de l’esprit, c’est-à-dire d’un arsenal de réactions toutes pensées et tendues vers un seul but : mettre fin à l’injustice. La manifestation de la colère ne serait plus ici un trop plein de douleurs que l’on vide en place publique mais une entreprise de réelle information des gens, de mobilisation des consciences, et d’appel solennel aux autorités gouvernantes de notre pays.
Mais, que signifie donc réagir avec l’esprit et quels contenus donner à ces réactions de résistance ? Il est évident qu’au-delà de cette ligne, nous sommes en train de parler d’attitudes beaucoup plus engagées dans le sérieux et la qualité.
Tout d’abord, agir en amont dans une logique continue
Nous l’avons compris : lorsqu’un obus éclate à Gaza, il est déjà trop tard. Toute notre action doit faire en sorte d’éviter que cela advienne. Or, Israël est très attentif à son calendrier des opérations. Trois grands vides politiques avaient déjà coïncidé avec l’opération « Plomb durci » dans la bande de Gaza en 2008 causant la mort de milliers  de civils Palestiniens. Ces derniers jours sa stratégie semble profiter d’une nouvelle situation de faiblesse: le Ramadan, les vacances estivales… et le mondial de football. Le schéma cynique se répète. Il est donc d’autant plus important d’agir en amont et de miser sur le long terme.
Sachant cela, il est possible à un niveau basique d’opérer une veille permettant de mettre à jour en permanence l’agenda militaire israélien en corrélant ses offensives avec le tissu médiatique dont il profite. Il faudrait éduquer le public à développer un regard affiné - et livré à la connaissance du public – sur la multitude d’écrans de fumée utilisés par Israël pour masquer ses entreprises brutales. Corrélés au calendrier réguliers des attaques de Tsahal, on s’aperçoit en effet d’une concomitance d’évènements qui laissent rêveurs : qu’ils soient sociaux (l’un des préférés étant l’agression de synagogues ou de personnes de confession judaïque) ; sportifs (mondial de football) ; cinématographique ou télévisuel (Secret Story…). Ce serait déjà un grand progrès curatif que de ne pas s’endormir à la baguette de toute cette brume de distraction. Jusqu’au conflit du siècle dernier, la désinformation était une arme classique, mais sommes-nous si nombreux à comprendre la nocivité de la situation actuelle : une entreprise criminelle couverte par un assaut de plusieurs couches de divertissement dont le seul, sinon l’ultime objectif est de détourner les regards de la scène de crime ?
Du côté de nos porte-monnaie également, qu’attendons-nous pour consommer avec plus d’éthique ? Il est pourtant simple de maintenir en permanence un boycott des « célébrités » manifestant publiquement leur soutien à Tsahal ainsi qu’aux produits alimentaires importés des territoires occupés.
Enfin, je ne serai pas le premier à rappeler combien sont vitales les initiatives d’aide humanitaire menées au bénéfice des Palestiniens telles que celles de CBSP, La Croix/Croissant-Rouge, Médecins Sans Frontières, Secours Islamique, etc.
Sensibiliser l’opinion des plus jeunes par des séminaires
Beaucoup de participants aux manifestations, surtout les plus jeunes, ignorent tout des enjeux du conflit et le réduisent trop souvent à une opposition religieuse entre « l’islam et les juifs ». Ils font ainsi l’impasse sur la réalité politique et ceci est de nature à alimenter l’antisémitisme. Or l’antisémitisme est à la fois un hors-sujet au problème et une des maladies des plus déplorables. Dénoncer la monstruosité de la politique belliqueuse israélienne peut être le fait de personnes juives telles que Rony Brauman, Michel Warschawski, Shlomo Sand ou encore l’historien Ilan Pappé, etc.
Il est urgent que les indignés qui manifestent pour la Palestine puisent leurs forces autant dans la connaissance et la culture que dans les faits de pure masse dont ils donnent actuellement l’image. Il me souvient  qu’à plusieurs reprises des personnes de retour de Palestine, les unes musulmanes les autres catholiques attachées à la visite de la Terre Sainte m’ont rapporté des témoignages rehaussés d’un point commun très intéressant. En effet, ces personnes ont fréquemment croisé des Palestiniens de toutes origines et confessions leur ayant spontanément offert des services de guide tant leur culture personnelle était riche. Je n’entends pas ici par « culture » vous parler de choses légères comme des marques de voiture ou des noms de joueurs de foot. Ces Palestiniens sont capables de vous prendre par la main et vous commenter l’histoire de Jérusalem et d’Hébron sur des périodes historiques relevant de l’érudition : de l’antiquité jusqu’à l’époque ottomane.
Autant que ces personnes menacées de toute part ont compris la valeur de la résistance par la culture, il faut que nous la comprenions nous aussi. Et bien entendu il faut ensuite la pédagogiser et la transmettre. Au-delà des témoignages verbaux qui me sont parvenus, j’invite les lecteurs les plus courageux à se pencher vers l’excellent témoignage en la matière de l’historien britannique William Dalrymple (cf. Dans l’ombre de Byzance). La Palestine, terre ayant connu tant de chagrin à travers les siècles, présente la particularité d’être à la fois la terre des Palestiniens mais aussi une part du patrimoine de l’humanité, une part d’universalisme que tout être humain devrait connaître et aspirer à préserver. Sous l’angle spécifique de la civilisation islamique, la Palestine a également toujours bénéficié de ce statut d’exceptionnalité de terre des prophéties anciennes. Les lecteurs intéressés sur ce point penseront ici immédiatement au fameux hadith de Boukhari et Mouslim «  On ne saurait seller les montures que vers trois mosquées, la mosquée sacrée de la Mecque, ma mosquée de Médine et celle d’al-Aqsa (Jérusalem) ». Il ne faut pas oublier que, malgré l’insécurité frappant cette région,  la Palestine gagnerait à être visitée par un flot ininterrompu de gens avec leurs cerveaux, leurs yeux et leurs oreilles. Rappelons-nous ici que la première chose dont a besoin une armée génocidaire c’est l’absence de témoin… Il y a ici une réflexion à mener.
Condamner l’amalgame Israël/Juif
Si Bernard Henri Lévi met en avant ses identités israélienne et juive pour revendiquer son implication en Lybie (ce qui lui épargne d’avoir à évoquer des intérêts plus bassement liés à l’industrie du pétrole), les gens de bonne volonté doivent éviter absolument d’adopter un discours aussi dangereux et simpliste. Protester contre la barbarie que subit le peuple palestinien au nom de valeurs ethniques ou religieuses serait tomber dans le piège béant de l’amalgame primaire. Contrairement à BHL qui semble tout mélanger (ou plutôt a le droit de le faire), la critique de la politique israélienne ne doit pas se confondre avec une offense aux juifs, comme on l’a reproché récemment dans de récentes manifestations. L’appel à la haine par des cris tels que « Mort aux juifs » est clairement anti-islamique. Le Prophète de l’islam n’avait-il pas assisté aux derniers instants de son voisin juif ?
Briser l’image médiatique d’une Israël victime mais jamais coupable
« Israël riposte ». Attaquer pour se défendre est une ruse cousue de fil blanc dont l’histoire nous fournit une galerie d’exemples aussi sinistres que variés. On ne compte pas le nombre de casus belli mensongers qui ont servi de prétextes à l’invasion de territoires (généralement civils ou sous-armés) au motif de protéger des frontières ou des groupes humains. Allons-nous remonter jusqu’à l’invasion de la Silésie en 1939 ou celle du Timor en 1975 ? … Pourquoi sommes-nous si facilement amnésiques ?
  « Israël riposte », voilà ce dont s’efforce de nous convaincre le discours médiatique ces derniers jours dans son traitement de l’actualité sur Gaza. Il s’agirait ainsi d’une offensive à laquelle Israël recourrait de manière parfaitement légitime. « A qui la faute ? », se demandera-t-on. Aux Palestiniens évidemment, Israël ne faisant que se défendre. Face à cette entreprise incessante de désinformation médiatique, notre devoir d’information s’impose doit être de tous les instants. Pour ce faire, je vous recommande chaudement les écrits de l’Observatoire des Médias ACRIMED et notamment ceux de Julien Salingue.
Multiplier les prières silencieuses et intimes
Enfin, que ceux d’entre nous qui ont la foi peuvent ultimement ajouter à leur engagement envers la justice une dimension spirituelle par la voix de la prière et de l’invocation. Sans doute ces mots sont ils plus faciles à poser pour une autorité ecclésiastique que pour l’homme du commun que je suis. Il demeure que les congrégations religieuses réunies en églises, synagogues, mosquées ou temples divers, sont également des lieux de force et de revigoration des consciences. En d’autres termes, j’ai la conviction qu’il vaut mieux approuver les initiatives de prières pour les morts (salat al-ghayb dans le cas des musulmans par exemple) que de leur préférer le silence et l’indifférence.
Penser, agir, ne jamais s’arrêter. Agir, agir, agir…. Quand ces mots nous restent à la conscience jusqu’à cadencer notre marche, nous sommes des humains. Témoigner de sa solidarité auprès des plus opprimés, musulmans ou non, il en va de notre conscience citoyenne, morale et humaine. Au-delà même d’une « solidarité communautaire », il s’agit d’une contribution humaniste au vivre-ensemble auprès de tous les opprimés de cette planète, indépendamment de leurs confessions religieuses.

Lettre ouverte aux Israéliens et aux Juifs !

Par
Le Dr Salim Nazzal, historien palestino-norvégien spécialiste du Moyen-Orient. Il a beaucoup écrit sur des questions sociales et politiques dans la région. Sa lettre ouverte a été publiée, en anglais, par Countercurrents.org, le 17 juillet 2014.
Depuis 70 ans, les juifs sionistes nous assassinent. Depuis 70 ans, les juifs sionistes, ou les juifs orthodoxes, nous déplacent, nous tuent, détruisent nos familles, assassinent nos enfants, changent les noms de nos villages, et répandent la terreur en Palestine et dans toute la région. Depuis 70 ans, vous avez fait de votre mieux, soutenus par les forces obscures œuvrant aux Etats-Unis et en Europe, pour nous tuer physiquement, culturellement, moralement et par tous les moyens.
Lettre ouverte aux Israéliens et aux Juifs !
Vous avez apporté avec vous toute la culture des formes d'oppression provenant de la centaine de pays d'où vous veniez, et les avez utilisées contre nous... dont la dernière en date est de nous transformer en torche vivante. Vous n'avez oublié aucune méthode meurtrière, pour mieux les appliquer à un peuple innocent qui ne vous avait fait aucun mal, et qui vivait en paix jusqu'à ce que vous nous imposiez votre volonté, par la force et la terreur. Pour ensuite rassembler les armes les plus sophistiquées et les plus destructrices au monde et les utiliser en Palestine.
Tout au long de ces années, vous avez prouvé que vous n'avez pas le moindre sentiment vis-à-vis des autres êtres humains. Votre brutalité est ressentie par chaque Palestinien, et elle est connue du monde entier. En fait, vous avez durci nos cœurs envers vous au maximum. Et votre brutalité a conduit à ériger des montagnes de haine envers vous.
La politique de l'humiliation et de l'assassinat, sur trois générations de Palestiniens, n'a mené nulle part.
Vous êtes plus forts militairement, mais nous continuons à résister ; vous êtes plus forts dans les médias et pouvez y dire que ce qui est blanc est noir, mais notre voix arrive à percer, et devient de plus en plus forte. Vous pratiquez toute cette terreur comme si vous deviez toujours avoir le dessus de la situation. Mais ce n'est qu'illusion, votre destin sera le même que celui de tous les pouvoirs coloniaux.
Nous vous l'avons souvent dit, vivez et laissez les autres vivre, mais vous insistez pour que ce soit vous qui viviez, et nous qui mourions. Nous vous avons montré qu'en dépit de toute votre barbarie, un compromis politique est possible, vivre ensemble égaux en droits et sans guerres.
Mais vous êtes assoiffés de pouvoir et incapables de comprendre que le pouvoir n'est pas éternel. Et tout aussi incapables de comprendre que la force ne crée pas le droit. Alors, vous devez être totalement persuadés que plus vous nous tuez, plus vous nous privez de liberté, plus vous êtes haïs et plantez les graines des prochaines résistances et guerres.
Les temps changent. La technologie des armes de destruction a de fortes chances de se retrouver entre les mains de n'importe quel petit pays, ou groupuscule, dans les trente ans à venir. Alors, comment ferez-vous face à cette génération dont vous avez transformé le cœur en une pierre envers vous. Une génération dont vous avez assassiné les amis, humilié et tué les parents et grand-parents sous leurs propres yeux. Une génération qui a grandi avec le slogan sioniste « un bon Palestinien est une Palestinien mort ». Les temps changent. Les Etats-Unis et l'Europe finiront bien par en avoir marre de vous un jour ou l'autre, et on peut déjà en voir quelques signes avant-coureurs !
Votre arrogance, votre racisme, votre étroitesse d'esprit et votre aveuglement vous ont empêché de voir une vérité toute simple : la route vers la paix doit passer par la justice. Ce qui est possible pour qui veut vivre tous en harmonie sur la terre sainte de Palestine ; mais vous bloquez toutes les possibilités.
Cette mentalité ne conduit qu'à toujours plus de guerres, de désespoir et de souffrances ; et la menace de la guerre ne cessera jamais de planer sur la Palestine et la région.
Je ne doute pas que le massacre de Gaza que vous êtes en train de perpétrer ouvrira un nouveau chapitre de guerres toujours plus destructrices en Palestine. Et si après une dizaine de guerres, vous n'avez toujours pas tiré l'enseignement que la loi du plus fort n'est pas la bonne, vous avez choisi la nature des guerres à venir.
Dans ces guerres, vous aurez face à vous une résistance plus dure menée par une génération de victimes, de sans-abris et d'orphelins que vous aurez vous-mêmes créés !
Source : Countercurrents
Traduction : CR pour ISM

La Turquie déclare trois jours de deuil à la suite du "massacre" de Palestiniens par Israël

La Turquie a déclaré lundi trois jours de deuil en hommage aux victimes palestiniennes de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, qualifiant de "massacre" l'opération militaire.
"Nous condamnons le massacre par Israël du peuple palestinien", a déclaré à la presse à Ankara le vice-Premier ministre turc Bulent Arinc alors que le bilan des Palestiniens morts dans le conflit a atteint 500. "Dans un geste de solidarité à l'égard du peuple palestinien, trois jours de deuil ont été déclarés à compter de demain matin" (mardi).

Sept nouveaux soldats israéliens tués dans la bande de Gaza (armée)

Sept soldats israéliens ont été tués à Gaza lundi, portant à 25 le nombre de militaires tués depuis le début de l'offensive contre l'enclave palestinienne, a annoncé l'armée.
"Durant ces dernières 24 heures, sept soldats et officiers de Tsahal (l'acronyme de l'armée israélienne en hébreu, NDLR) ont été tués lors de combats dans la bande de Gaza", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Gaza : la réponse d'Israël au Hamas doit être proportionnée, selon Madrid

Le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Garcia-Margallo a appelé lundi à un cessez-le feu immédiat dans la bande de Gaza, exigeant qu'Israël respecte "le principe de proportionnalité" dans sa réponse au Hamas, face aux plus de 500 Palestiniens tués dans l'offensive israélienne en cours.
"Nous avons parlé de ce qui se passe à Gaza qui fait frémir tous les hommes et toutes les femmes de ce monde", a affirmé M. Margallo dans un conférence de presse commune avec le président de l'Assemblée générale de l'ONU John Ashe à l'issue de leur rencontre.
"Tout en reconnaissant le droit d'Israël à protéger ses citoyens, je rappelle que ce droit doit s'exercer suivant le principe de proportionnalité et en respectant toujours les normes et les règles du droit humanitaire international", a souligné le ministre.
"Le cessez-le-feu doit être immédiat. Et l'Espagne rappelle que ce n'est pas un événement inédit, que ce sont des événements qui se répètent depuis 1948", date de la création de l'Etat d'Israël, a affirmé M. Margallo.
"L'unique solution à ce problème de fond, c'est une négociation entre les deux parties qui garantisse, j'insiste, le droit d'Israël à exister, avec une marge de sécurité, et le droit de la Palestine à bâtir un Etat viable économiquement, autosuffisant et prospère", a-t-il poursuivi.
Le ministre a ajouté qu'il se rendrait en Tunisie et en Egypte après le Conseil européen des Affaires étrangères de Bruxelles de mardi, "pour tenter de régler la situation à Gaza qui constitue une authentique tragédie humaine".
Le conflit entre Israël et le Hamas ne montrait aucun signe de répit lundi, au 14e jour d'une offensive israélienne contre Gaza qui a coûté la vie à 514 Palestiniens malgré les appels, notamment de l'ONU, à un cessez-le-feu.
Côté israélien, 18 soldats ont été tués depuis le 17 juillet et deux civils touchés par des tirs de roquettes sur le sud du territoire israélien.

Hollande : tout faire "pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations à Gaza"

Le président français François Hollande a déclaré lundi que "tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations cien qui contrôle Gaza.
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabviles à Gaza", à l'issue d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, selon un communiqué de l'Elysée.
Au cours de cet entretien portant sur la situation à Gaza et en Israël, M. Ban Ki- Moon a fait part au président français "en détail des efforts qu'il déploie actuellement au Proche-Orient avec l'ensemble des partenaires et des protagonistes en cause pour parvenir le plus rapidement possible à un cessez-le-feu, puis à un règlement de la crise", indique ce communiqué.
Le président de la République "lui a apporté tout son soutien dans cette démarche", précise le communiqué.
Ban Ki-moon est arrivé lundi en Egypte, dans le cadre d'une tournée au Moyen-Orient visant à mettre fin au conflit entre Israël et le Hamas palestiniius, qui a fait en fin de semaine dernière une tournée en Egypte, en Jordanie et en Israël, s'est dit samedi "profondément alarmé" par l'absence de cessez-le-feu dans la bande de Gaza.

Obama : Kerry va pousser pour un cessez-le-feu immédiat à Gaza

Le secrétaire d'Etat John Kerry, actuellement en route pour Le Caire, va pousser pour obtenir un cessez-le-feu immédiat à Gaza et en Israël, a déclaré le président américain Barack Obama lundi.
"Notre priorité et la priorité de la communauté internationale est d'obtenir un cessez-le-feu pour mettre fin aux combats et préserver la vie de civils innocents, tant à Gaza qu'en Israël", a souligné M. Obama lors d'une courte allocution à la Maison Blanche.
"La tâche ne va pas être simple, il y a beaucoup de passions, ainsi que d'importantes difficultés stratégiques, mais j'ai malgré tout demandé à John Kerry de faire tout son possible pour faire cesser les hostilités", a encore dit le président américain, notant qu'Israël avait déjà "infligé des dommages significatifs aux infrastructures terroristes du Hamas à Gaza".
Au moins 530 Palestiniens ont été tués et plus de 3.000 blessés, essentiellement des civils, en 14 jours d'offensive israélienne sur la bande de Gaza, selon les services d'urgence palestiniens.
Côté israélien, 18 soldats ont été tués depuis le début de l'offensive.

Ban Ki-moon arrive en Egypte pour évoquer la situation à Gaza (responsables)

Le patron de l'ONU Ban Ki-moon est arrivé lundi en Egypte pour évoquer la situation dans la bande de Gaza où plus de 500 Palestiniens ont péri en deux semaines d'offensive israélienne, selon des responsables de l'aéroport du Caire.
Dans le cadre d'une tournée au Moyen-Orient visant à mettre fin au conflit entre Israël et le Hamas palestinien qui contrôle Gaza, le secrétaire général des Nations unies doit rencontrer le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choukri, tandis que le secrétaire d'Etat américain John Kerry est attendu plus tard lundi dans la capitale égyptienne.

Al-Qassam enlève un soldat, en tue d’autres et attaque des passages frontaliers

Les brigades Ezzedine el-Qassam, branche armée du Hamas ont annoncé avoir enlevé le soldat israélien Shaoul Aron (portant le numéro 6092065) lors de la dernière opération menée à l’Est du quartier Touffah (Est de Gaza).
Pour sa part Israël nie toujours l'emprisonnement de son soldat.
Selon l'ambassadeur israélien à l'ONU Ron Prosor s’exprimant dimanche, « il n'y pas de soldat israélien enlevé, ces rumeurs sont fausses ».
Pourtant, le site palestinien pour l’information a publié dimanche soir des photos du soldat enlevé.
 
18 soldats tués
Au cours de cette opération, 14 soldats sionistes ont péri et plus de 50 ont été blessés, dont un commandant de l’unité Golani. indique le Hamas. 
Malgré le blackout imposé par les autorités sionistes, l'armée israélienne a reconnu que 18 de ses militaires sont morts depuis le début de cette offensive, le bilan le plus lourd pour les forces israéliennes depuis 2006.
Opération d’infiltration d’al-Qassam
Ce lundi à l’aube, les brigades al-Qassam ont réalisé une opération commando en s'infiltrant derrière les lignes de l’armée israélienne. Les médias israéliens ont reconnu que 26 soldats ont été blessés dont quatre dans un état grave.
Dans un communiqué,  les brigades al-Qassam ont dit que l’infiltration a eu lieu derrière les lignes de l’ennemi à l’Est du passage frontalier de Beit Hanoun au nord de Gaza et que des affrontements sont toujours en cours entre le groupe de résistance et les soldats sionistes.
Selon la chaine de télévision palestinienne al-Aqsa, quatre soldats israéliens ont péri et une jeep militaire a été détruite.
Par ailleurs, la chaine al-Aqsa a rapporté que les brigades al-Qassam ont attaqué aux charges explosives une force spéciale israélienne, faisant état d’affrontements.
Pour sa part, la dixième chaine de télévision israélienne a assuré que deux groupes armés ont pris d’assaut le passage de Nir Am et d’Erez, faisant état d’importantes pertes dans les rangs de l’armée israélienne. 
La radio militaire israélienne a indiqué que 15 soldats ont été transportés aux hôpitaux vers minuit, dont deux dans un état grave. 
Un soldat touché, en image 
Par ailleurs le Hamas a posté une vidéo dans laquelle un de ses franc-tireurs a touché d'une balle un sodat israélien à Beit Hanoune, selon le site d'infos libanais al-Hadath News
502 martyrs palestiniens
Le pilonnage israélien de la Bande de Gaza se poursuivait ce lundi matin. Plus de 30 Palestiniens sont tombés en martyre dans une série de raids israéliens survenus dans plusieurs régions de Gaza. 
Ce qui élève le bilan des martyrs à 502 personnes et celuis des blessés à plus de 3130 . 
Et les massacres continuent
L'évènement le plus tragique a été le double massacre perpétré  dans un bombardement israélien de la maison de la famille Siyam, dans le nord de Rafah (au sud de Gaza) et d'Abou Jameh, à Khan Younès.
Dans le premier , les sources médicales ont fait état de 10 morts parmi les civils, la majorité  étant des enfants. 20 autres ont été blessés.
Dans le second, selon le porte-parole du ministère palestinien de la santé, ce sont les cadavres de 16 membres de plus de la famille Jameh qui  ont été retrouvés dans les décombres de leur maison bombardée dimanche à Khan Younès au sud de la Bande de Gaza. « 25 membres de la famille Abou Jameh ont péri dimanche dans ce raid », a-t-il indiqué.
De plus, un Palestinien a trouvé la mort et un autre a été blessé dans un raid sioniste contre une moto dans le camp Nousseirat au centre de la Bande de Gaza.
Par ailleurs, un Palestinien est mort et deux autres blessés dans un raid ce lundi matin contre la ville de Rafah (sud). Alors que deux autres martyrs ont été enregistrés dans un pilonnage sioniste lundi à l’aube contre la région de Meghraqa (au sud de Gaza). Des dizaines de personnes fuyaient également une localité au nord de Gaza, Beit Hanoun.
Depuis le début del'offensive israélienne, selon le ministre de l'Autorité palestinienne Moufid Hassayné, quelque 1.100 unités résidentielles ont été détruites totalement, et 18.300 partiellement.
Dans 60 écoles désormais surpeuplées de l'ONU où 83.000 déplacés ont trouvé refuge, la place venait à manquer, femmes et enfants ne pouvant s'installer qu'à même le sol des couloirs.
Plus tôt, des localités situées à proximité avaient été mises en alerte, selon la radio militaire, et les habitants appelés à ne pas sortir.   
«Inquiétude » internationale !
Sur le front diplomatique, les 15 pays du Conseil de sécurité ont demandé un "retour à l'accord de cessez-le-feu de novembre 2012" et appelé au "respect des lois humanitaires internationales, notamment sur la protection des civils".
Le président américain Barack Obama, s'inquiétant du "nombre croissant de morts" à Gaza, a annoncé que son chef de la diplomatie John Kerry se rendrait au Caire lundi.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, en tournée au Proche-Orient, a lui martelé depuis le Qatar que l'armée devait "faire beaucoup plus" pour épargner les civils.
Il a aussi dénoncé "l'action atroce" à Chajaya, banlieue à l'est de la ville de Gaza, où plus de 70 Palestiniens sont morts dimanche.
Ban doit se rendre lundi au Koweït, puis au Caire, à Jérusalem, Ramallah et Amman.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui s'est entretenu avec Ban Ki-moon, a qualifié le bombardement de Chajaya de "crime contre l'humanité" dont les auteurs doivent être "poursuivis et punis".
Médecins sans frontières : cesser de bombarder des civils
L'ONG Médecins sans frontières (MSF) appelle Israël à "cesser de bombarder les civils pris au piège dans la bande de Gaza et à respecter le personnel médical comme les structures de santé".
"Depuis le début de l'offensive +Bordure protectrice+, la majorité des morts à Gaza sont des civils (...) A l'hôpital Al-Shifa où travaille MSF, la plupart des blessés qui arrivent en salle d'urgence sont des femmes et des enfants", a indiqué MSF dans un communiqué à l'AFP.
"En salle de réanimation des urgences, la moitié des cas sont morts dans les minutes qui ont suivi leur arrivée à l'hôpital, l'autre moitié avait besoin de chirurgie d'urgence et au moins la moitié d'entre eux sont des enfants", selon le témoignage à Gaza de la coordinatrice des activités médicales de MSF, Audrey Landmann.
Depuis le début de l'offensive terrestre lancée jeudi, "le nombre de victimes augmente de manière exponentielle", a observé l'ONG française. "Alors que le discours officiel soutient que l'offensive terrestre a pour but de détruire les tunnels, ce que l'on voit sur le terrain, c'est que les bombardements sont indiscriminés et que ceux qui en meurent sont des civils", affirme le coordinateur du projet de MSF à Gaza, Nicolas Palarus.   
Plus de 100 Palestiniens ont été tués à Gaza pour la seule journée de dimanche, la plupart dans une violente offensive contre Chajaya.
Le bilan des Palestiniens tués depuis le début de la campagne militaire israélienne, le 8 juillet, se chiffrait lundi matin à 469.
source: almanar, alalam, AFP
http://www.almanar.com.lb

Gaza: Kerry laisse filtrer son irritation vis-à-vis d’"Israël" à son insu

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a laissé paraitre son irritation vis-à-vis d' « Israël », devant un micro resté branché à son insu, dimanche, entre des interviews télévisées.
Les propos de M. Kerry, qui évoquait les soldats israéliens tués à Gaza, s'adressant à un responsable du Département d'Etat Jonathan Finer, ont été entendus juste avant qu'il n'apparaisse dans l'émission "Fox News Sunday".
"J'espère que qu'ils ne vont pas considérer cet événement comme une invitation à en faire plus !", a-t-il dit. "Il serait mieux qu'ils le prennent comme un avertissement".
Le secrétaire d'Etat s'est ensuite exclamé: "Quelle opération ciblée, en effet, quelle opération ciblée !", visiblement irrité par le bilan des morts civils dans l'opération israélienne.
Plus de 500 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués, depuis le début de l'offensive israélienne le 8 juillet, dans la Bande de Gaza.
"Il faut qu'on y aille", entend-t-on dire Kerry sur l'enregistrement de dimanche. "Je crois, Jon, que nous devrions y aller ce soir. C'est de la folie de rester ici à ne rien faire. Allons-y.".
A l'animateur de Fox, Chris Wallace, qui lui demandait de s'expliquer sur ses propos, Kerry a réitéré le droit d' « Israël » à l'auto-défense.

5 soldats sionistes tués dans deux opérations d'el-Qassam aux frontières de Gaza

L'ennemi occupant sioniste a officiellement reconnu, le lundi matin 21/7, de la mort de 5 de ses soldats dans deux opérations séparées effectuées par les Brigades d'el-Qassam, l'aile armée du mouvement du Hamas, y compris un débarquement derrière les lignes de l'ennemi.
Ces reconnaissances publies par le journal hébreu "Maariv" viennent au 15ème jour de la bataille.
Ce matin, les Brigades d'el-Qassam ont enregistré une nouvelle opération qualificative, où elles ont effectué un débarquement derrière les lignes de l'ennemi, en réponse au massacre de Shojae'ya.
Elles ont déclaré dans un communiqué initial que les affrontements se poursuivent et que leurs résistants ont pu détruire une jeep militaire sioniste.
Cette opération vient après l'embuscade parfait effectuée par les Brigades d'el-Qassam, hier dimanche, à l'est du quartier de Tofah à l'est de la ville de Gaza, durant laquelle elles ont capturé le soldat sioniste Shaul Aron et tué 14 soldats, y compris des officiers, alors que plus de 50 autres ont été blessés.

11 martyrs dans un nouveau massacre sioniste à Rafah

Les forces d'occupation sionistes ont commis ce matin (21-7) un nouveau massacre contre la famille Siam dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, tuant 11 personnes dont 7 enfants et blessant plus de 20 personnes.
"Quds Press" a cité, selon un témoin oculaire, que l'artillerie de l’occupation a bombardé ce matin le quartier d’"Siamat" au nord-ouest de la ville de Rafah par des dizaines d'obus qui sont tombés à l’intérieur des maisons se trouvant dans le quartier faisant des dizaines de martyrs et de blessés.  
Elle a ajouté que les équipes de sauvetage et d’ambulances sont arrivées aux maisons ciblées qui reviennent à la famille Siam et ont commencé à évacuer les blessés.
Les martyrs sont: Samoud Nasser Siam (26 ans), Mohamed Mahrous Salam Siam (25ans), Badr Nabil Mahrous Siam (25ans), Ahmed Ayman Mahrous Siam (17 ans), Mustafa Nabil Mahrous Siam (12 ans), Ghaidaa Nabil Mahrous Siam (8 ans), Shirin Mohammed Salam Siam (32 ans), Dalal Nabil Mahrous Siam (8 mois) et Kamal Mahrous Salam Siam (27 ans).
Il ya de fortes possibilités que ce nombre augmente surtout que des martyrs et blessés se trouvent sous les décombres d'une maison qui a été complètement détruite.

Jérusalem: Affrontements et cérémonies à l'occasion de la capture du soldat sioniste

Des célébrations ont régné, le dimanche soir 20/7, dans toute la ville de Jérusalem après la capture du soldat israélien, Shaul Aroun, dans une opération héroïque effectuée par les Brigades d'el-Qassam dans le quartier de Shojae'ya.
Les jeunes hommes ont tiré des feux d'artifice dans les cieux de la ville et ont distribué des bonbons aux passants.
En outre, de violents affrontements ont éclaté, le dimanche soir, dans les différentes régions de la ville sacrée de Jérusalem occupée, dont le plus violents étaient dans la porte d'Amoud, où les forces armées occupantes ont dispersé les manifestants vers Mesrara et la rue de Salah Eddine.
Une marche a été organisée à partir de la mosquée sainte d'el-Aqsa après la prière de Tarawih vers la porte d'Amoud, où les forces armées occupantes ont maté les manifestants avec le bag lacrymogène et les balles en caoutchouc.
Le village d'Issawia a vu de violents affrontements et les haut-parleurs des mosquées ont annoncé la grève globale dans le village demain lundi 21/7.
Le village de Qalandia et Ram voient également de violents affrontements entre les jeunes hommes palestiniens et les forces armées occupantes qui empêchent les voitures de se déroulent à Ram et Qalabndia.
Notre correspondant a connu que de violents affrontements ont eu lieu à Selwan, en particulier le quartier central et Ein Louza.
Les jeunes hommes ont lancé des Cocktails Molotov sur les avant-poste à Selwan.

4 Sionistes blessés dans un bombardement d'el-Qassam sur Sdérot

4 colons sionistes ont été blessé, le lundi matin 21/7, dans la colonie de Sdérot après la chute des roquettes sur l'une de maisons.
Les Brigades d'el-Qassma, l'aile armée du mouvement du Hamas, ont annoncé le lundi matin leur responsabilité dans le bombardement de la colonie de Sdérot et le ciblage de deux transporteurs de troupes lors des affrontements continus dans la Bande de Gaza.
Des sources sionistes ont reconnu la blessure de 4 colons extrémistes dans la chute des roquettes de la résistance sur un bâtiment dans la colonie.
La Bande de Gaza s'expose, depuis le mardi à l'aube 8/7, à une grande offensive militaire israélienne très violente et la plus barbare de l'histoire contemporaine, avec le lancement des milliers de raids aériens, terrestres et maritimes sur le secteur, ce qui a abouti à la mort de plus de 512 Palestiniens et les blessure d'environ 3 000, en plus de la destruction des centaines de maisons résidentielles et surpeuplées et la perpétration des massacres odieux.

Haniyeh: Les conditions de la résistance ne représentent que le minimum de toute trêve

Le vice-président du Bureau politique du mouvement du Hamas et l'ancien Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a confirmé que les conditions de la résistance sont le minimum pour toute trêve avec l'ennemi sioniste.
Dans une brève déclaration dont notre CPI a obtenu une copie, le lundi 21/7, Haniyeh a déclaré que les conditions de la résistance sont le minimum pour parvenir à toute trêve et que les sacrifices du peuple palestinien sont notre chemin à la victoire.
Il a souligné que l'occupation israélienne est vaincue maintenant sur les frontières de Gaza, insistant que la résistances va répondre aux demandes et aux aspirations du peuple palestinien.

Rabat : Marche du million pour soutenir Gaza

La capitale du Maroc, Rabat, a été le lieu dimanche d'une marche populaire du million pour soutenir Gaza la résistante face à l'ennemi sioniste et condamner la position arabe et internationale envers cette agression, et aussi en réponse à l'appel de l'attitude marocaine pour soutenir les causes de la nation.
Les masses populaires ont accouru de toutes les villes et les villages du Maroc, en scandant des slogans forts exprimant la solidarité complète avec Gaza et condamnant la complicité internationale et arabe.
Les manifestants ont appelé la nation à se lever pour soutenir les opprimés et désarmés à Gaza.
La marche a été conclue par un discours influent du chef du bureau du mouvement du Hamas, Khaled Mechaal, qui a confirmé que la résistance est ferme et que le peuple palestinien à Gaza est patient, saluant le peuple marocain pour son soutien et sa marche, et insistant dans le même temps sur l'importance de cette solidarité en raison de son impact sur les cœurs des combattants et tous les Palestiniens.
Le vice-Sécuritaire général de l'association de la justice et la Charité, Fatahallah Arsalan, a dit lors de son discours à Mechaal : "Si les pays vous ont ignoré, les peuples sont avec vous  et soutiennent votre cause qui est notre cause".

Cisjordanie: Grève générale en deuil pour les martyrs de Gaza

La grève commerciale globale a régné dans toute la Cisjordanie occupée, le lundi 21/7, en deuil pour les martyrs du quartier de Chojae'ya à Gaza.
Des sources locales ont déclaré que les magasins ont fermé leurs portes, depuis le matin, dans toutes les régions et que les rues des villes et leurs marchés sont vides des passants et des clients, au moment où tous les secteurs gouvernementaux et tous les secteurs ont été entravés, au milieu d'un cas de colère contre les crimes de l'occupation contre les civils.
A Jénine, les chauffeurs des véhicules publics ont organisé une marche avec leurs véhicules, en solidarité avec la Bande de Gaza, alors que le complexe des taxis dans la ville a été fermé.
La Cisjordanie occupée a vu des marches et des affrontements avec les forces amrèes occupantes, le lundi à l'aube 21/7, pour protester contre le massacre de Shojae'ya et pour célébrer la capture du soldat israélien, Shaul Aron, par la résistance palestinienne.

De violents affrontements entre les citoyens et les forces de l’occupation au nord d’Hébron

Un soldat sioniste a été blessé dimanche 20 juillet après avoir été ciblé par une grenade lancée par des centaines de palestiniens en colère lors de violents affrontements qui ont éclaté à Beit Amr au nord d’Hébron durant laquelle 18 citoyens ont été blessés par balle.
 Des témoins ont déclaré au CPI que de violents affrontements ont éclaté à Beit Amr et à d’autres endroits de la ville ainsi qu’à son entrée principale. Les véhicules de l’ennemi ont attaqué différents quartiers, les soldats ont grimpé sur les toits des maisons et ont tiré des balles réelles sur les citoyens faisant 18 blessés par balles. A Hébron, des dizaines de personnes ont été victimes d’étouffement.
  Des affrontements ont éclaté entre des citoyens et les forces de l’ordre à Beit Awa à l’ouest d’Hébron en guise de soutien à la résistance et de protestation contre l’agression contre Gaza. Des jeunes ont brulé des pneus suite à des appels à manifester à Hébron en se dirigeant vers des barrages militaires.
Des témoins ont assuré au CPI que des jeunes ont brulé des pneus près de Beit Awa, les soldats dans la tour militaire qui se trouve à coté ont lancé des bombes lacrymogènes ce qui a provoqué des affrontements. Les jeunes ont   riposté en jetant des pierres et des bouteilles en verre vides sur les soldats.
D’un autre côté, les factions nationales islamiques ont appelé à une grève générale demain, lundi, dans toute la Palestine pour protester contre l’agression. Des appels à la colère ont été envoyés par les jeunes d’Hébron pour la participation à des manifestations et des affrontements nocturnes.

Hamas : Les crimes de guerre sioniste n’affecteront pas les ambitions de notre peuple

Le mouvement de résistance islamique Hamas a assuré que les horribles massacres que commettent les forces de l’occupation sont des crimes de guerre, du terrorisme sioniste dévoilé contre les civils innocents, des enfants, des femmes et des vieillards suite à l’échec de l’occupation à réaliser un quelconque but ou une quelconque avancée militaire  face à la résistance palestinienne qui lui a infligé de lourdes pertes humaines et matérielles.
Hamas à déclaré dans une déclaration du 20 juillet, en comatant les atroces massacres qu’a commis l’ennemi sioniste contre des familles palestiniennes entières, ainsi que l’horrible massacre commis par le terrorisme sioniste à l’aube et qui dure toujours au quartier Shajaaya à l’est de Gaza « ce sang palestinien qui a coulé et qui coule toujours dans la bande de Gaza causé par les sionistes criminels n’ira pas en vain. La justice rattrapera les criminels tôt ou tard. Ils ne parviendront pas à briser la volonté de résistance de notre peuple palestinien »
Le communiqué ajoute « Nous tenons l’occupation sioniste responsable de ces crimes et massacres odieux mais nous condamnons aussi fermement les prises de positions de l’institution américaine ainsi que tous les partis qui soutiennent l’occupant car ce sont eux qui ont donné le feu vert à d’avantage de meurtres et de crimes »
Le mouvement Hamas à dénoncé les prises de positions de ce qu’il décrit d’ « insouciant et silencieux » face à ces massacres hideux commis contre les civils, les enfants, les femmes et les vieillards » selon le communiqué.

Israël commet un carnage dans le quartier de Shejaiya à Gaza

Mohammed Omer
Les Palestiniens se précipitent à la recherche de leurs proches à l’hôpital Shifa après l’attaque meurtrière d’Israël sur Gaza, mais peu d’entre eux y trouvent de bonnes nouvelles...
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Les médecins palestiniens tentent de soigner une fillette blessée par des éclats d’un obus à fragmentation, à la salle d’urgence de l’hôpital Shifa à Gaza - Photo : AP/Khalil Hamra
« Non, ce n’est pas lui », dit le frère de Mohammed Al Mobayed, comme il va d’un corps à l’autre à la recherche de son frère. La moitié de la famille est à l’entrée de l’hôpital, et l’autre moitié à la morgue.
Une ambulance arrive, demandant à la foule de libérer le passage de manière à passer à travers et déposer les blessés et les morts. Alors que les portes de l’ambulance s’ouvrent, les gens accourent à la recherche de leurs proches disparus.
« Non, ce n’est pas lui, papa » crie un enfant à son père alors que l’ambulance est arrivée.
Un cri monte dans l’air, poussé par toute la famille Al Mobayed : « Voici Mohammed ». Toute la famille se précipitei, pensant qu’il est vivant.
Mais le corps de Mohammed au milieu d’autres corps et de sacs qui sont des mélanges de doigts, de têtes, de poitrines, de jambes et de pieds.
C’est aux ambulanciers de faire le tri macabre des parties des corps pour les faire correspondre et les identifier avant que l’on puisse les préparer pour le linceul et l’enterrement.
Les cris de douleur montent parmi tous les membres de la famille, mais tout le monde autour d’eux continuent de rechercher leurs êtres chers disparus. Des centaines de personnes sont ici et toutes sont à la recherche de différents parents et amis. Tous meurent d’inquiétude dans l’attente que les prochaines ambulances apportent leurs parents jusqu’aux aux portes de l’hôpital.
Le carnage humain dans Shejaiya a commencé ce matin quand des obus de chars israéliens ont commencé un barrage de tirs massifs sur les maisons des habitants. Les lourds obus tirés par les chars lourds frappent alors directement les maisons. Certains arrivent à s’enfuir sous le feu, mais beaucoup d’autres ont été frappés.
Umm Al Ahed Qanou, âgé de 55 ans a dû marcher cinq kilomètres avec ses 8 enfants jusqu’à ce qu’elle puisse trouver un transport qui l’emmène lui et ses enfants jusqu’à un endroit plus sûr, ici à l’hôpital Shifa. Elle ne sait pas où est son époux.
Elle est prise entre deux feux : ses 8 enfants à ses côtés ont terriblement faim, et elle ne sait pas où se trouve son mari et son neuvième enfant. Un jeune homme l’aide à chercher son mari ou son corps, autant que cela est possible.
Elle espère que lui et son autre enfant sont encore vivants, mais comment savoir ?...
Les ambulanciers disent ne pas être en mesure d’évacuer les corps, dans les décombres ou répandus dans les rues par les bombes. « C’est un massacre. Les morts et les blessés, les femmes, les enfants sont dans la rue, et nous sommes incapables de les évacuer parce que nous sommes visés aussi », me crie le chauffeur de l’ambulance.
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Les données publiées par le ’Palestinian Centre for Human Rights montrent que plus de 80% des victimes sont des civils - Photo : MEE/Mohammed Asad
Quatre soldats israéliens sont morts la nuit dernière, apparemment dans une bataille féroce avec la résistance palestinienne qui a utilisé des obus anti-chars et des armes automatiques.
Au moins 100 Palestiniens ont été tués dimanche et plus de 300 blessés, selon les médecins de l’hôpital Shifa. Les chiffres ne cessent d’augmenter, au fur et à mesure que les corps sont retirés de sous les décombres de ce qui avait été des maisons. Le nombre de morts depuis le début des attaques israéliennes s’élève à 425 personnes tuées et à 2900 blessées, la plupart étant des civils, disent les Nations Unies.
La Croix-Rouge a tenté d’arranger un cessez-le feu pour évacuer les corps, mais des médecins disent que c’est le temps imparti est trop court pour retrouver ceux qui sont restés sous les décombres.
Cela a été l’attaque la plus féroce nuit depuis qu’Israël a commencé son offensive il y a deux semaines. La plupart des familles ont été bombardées pendant qu’elles dormaient, d’autres ont été tuées en fuyant leurs maisons à la recherche d’un abri, dit Oussama Al Orbaji, âgé de 28 ans.
« Nous étions dans nos maisons, quand nous avons entendu des échanges de tirs à 2 heures 30 ce matin. J’ai pensé que ce serait bientôt la fin. »
Juste avant que le soleil se couche sur le quartier de Shejaiya à l’est de la ville de Gaza, des obus de chars ont commencé à frapper partout. J’ai compté en moyenne 14 obus de char ont été tirés en 45 secondes.

« Chaque fois que ma famille et moi tentions de sortir, nous étions face à des tirs d’obus. Il n’y a nulle part où s’échapper », raconte Al Orbaji, tandis qu’il cherche des corps ou morceaux de corps pouvant être identifiés comme ses cousins​​.
« J’ai vu le massacre de la famille Ayyad, quand des obus de chars les ont frappés encore et encore. Douze personnes ont essayé de fuir, mais ont elles été déchiquetées, leur sang éclaboussant les murs et le béton », dit Oussama, alors que lui aussi surveille les ambulances qui continuent d’arriver au milieu de la foule de gens en larmes.
« La mère de Ayyad tenait ses enfants par la main. Mais je l’ai vu disparaître lorsque un obus d’un char israélien l’a frappée », dit-il.
Ensuite, j’ai vu le sommet d’un petit crâne d’enfant, et le reste a été rompu en pièces. Le corps de sa mère a été soufflé en petits morceaux, dit-il en pleurant.
« J’ai commencé à courir avec ma famille. Sous nos pieds il y avait les corps de nos voisins, et du sang partout », dit-il en me montrant le sang sur ses pieds nus et sur son pantalon, et ce qui semble être la chair de quelqu’un d’autre encore collé à son front.
« Ils ont bombardé des mosquées, des écoles, des maisons, des voitures et toute la zone est transformée en un champ de ruines, avec des décombres de maisons bombardées et des corps partout », dit-il encore.
« Mes parents sont toujours à l’intérieur, mes beaux-parents sont coincés là et nous ne savons toujours pas s’ils sont vivants », continue-t-il.
Sa seule possibilité est d’attendre les ambulances. Mais si aucune ambulance n’arrive, Oussama se met alors à craindre de plus en plus que les corps soient encore sous les bâtiments et que personne n’a été en mesure de les évacuer.
« Le fils de mes beaux-parents est un bébé de 2 mois. Je sais qu’il a été tué tôt ce matin dans sa maison à côté de la mosquée Al Motasem », dit-il.
Pourtant, le petit corps qu’il cherche n’est pas encore parmi les corps brulés et déjà froids de ceux qui sont à la morgue.
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* Mohammed Omer est un journaliste palestino-néerlandais renommé, basé à Gaza.
20 juillet 2014 - Middle East Eye - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.middleeasteye.net/news/g...
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib