mercredi 9 novembre 2011

Terrorisme israélien en Méditerranée : une longue histoire...

dimanche 6 novembre 2011 - 12h:39
Revue d’Etudes Palestiniennes
(Rapport établi par le Centre d’information parallèle et le Centre d’information palestinien sur les droits de l’homme - Jérusalem - 1988)
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Neuf citoyens turcs ont été froidement assassinés par les commandos israéliens qui avaient pris d’assaut le Mavi Marmara en mai 2010, alors que celui-ci naviguait dans les eaux internationales et se dirigeait vers la bande de Gaza sous blocus israélien. Les funérailles des victimes ont été suivies par des foules innombrables et ont donné lieu à des scènes terriblement poignantes.
Les autorités israéliennes tiennent pour avéré que la juridiction de leur Etat s’étend bien au-delà de ses frontières. Depuis le milieu des années 70, des dizaines de personnes ont été arrêtées par les forces militaires israéliennes, soit au Liban, soit en mer. Certaines ont été traduites devant des tribunaux et condamnées ; parmi elles, des militants politiques venus de différents pays pour aider et défendre les Palestiniens qui vivent dans les camps de réfugiés du Liban.
Au cours des deux dernières années, on a vu augmenter le nombre des bateaux arraisonnés en Méditerranée et des personnes enlevées sous le prétexte qu’elles seraient liées au mouvement de résistance palestinien. A l’occasion de piratages, vingt personnes ont trouvé la mort. Elles étaient soupçonnées, mais non pas inculpées officiellement, de préparer une opération militaire. De nombreuses autres personnes furent arrêtées qui, de l’aveu même des militaires israéliens, n’avaient rien fait de plus que pêcher dans les eaux proches des côtes du Liban. La prise de bateaux étrangers par la marine israélienne hors des eaux territoriales israéliennes est devenue partie intégrante de la politique israélienne en Méditerranée.
Selon la presse arabe et internationale, la marine israélienne s’est emparée d’au moins vingt navires et bateaux de pêche hors des eaux territoriales israéliennes entre mars 1985 et mai 1987, et, dans onze des cas, nous savons que les gens qui se trouvaient à bord ont été faits prisonniers et incarcérés. Quelques-uns ont été jugés, certains déportés ; le sort des autres ne nous est pas connu.
Nous pensons qu’il s’agit ici d’un terrorisme d’État délibéré, une politique en vertu laquelle l’État d’Israël enlève systématiquement ceux qu’il considère comme des suspects, en violation de toutes les lois et conventions internationales, transformant ainsi la Méditerranée en une mer sans loi où chacun peut craindre pour sa sécurité.
Dans ce rapport, nous avons tenté d’organiser les informations recueillies jusqu’à présent, afin de les porter à la connaissance de l’opinion publique internationale et de lancer une campagne internationale contre le terrorisme d’État israélien en mer.
I. ONZE AFFAIRES CONNUES
Première affaire : le Khalîl I (29 mars 1985)
Le Khalîl I est arraisonné le 29 mars 1985, alors que, parti de Chypre, il fait route vers le Liban. Six personnes qui se trouvaient à bord sont enlevées, placées en régime de détention administrative, sans aucun contact avec qui que ce soit. Quatre de ces personnes sont traduites devant la cour militaire de Lydda et condamnées, le 21 juillet 1986. Elles sont reconnues coupables d’appartenance à la Force 17 du Fath, et convaincues d’avoir reçu une formation militaire. L’une est en outre tenue coupable d’avoir tenté de s’introduire en Israël en 1981.
-  Hâbis Daglas : condamné à quatorze ans d’emprisonnement.
-  Abdû Efendî : condamné à deux ans et demi.
-  Riâd Abd al-Haqq : condamné à deux ans et demi.
-  Jihâd Sahli : condamné à deux ans.
Au moment de leur procès, on était sans nouvelles des deux autres. Enfin, en octobre 1986, le cinquième personnage, Muhammad Mahmûd Darwîsh (Abû Nûr) est présenté à la télévision israélienne comme étant officier supérieur, membre de la garde personnelle de Yasser Arafat. Déclaré coupable d’appartenance à une organisation illégale et d’avoir reçu une formation militaire, il est condamné à deux ans et demi d’emprisonnement. Le sixième, Sa’îd al-Damaj est déporté sans jugement.
Deuxième affaire : l’Ataveros (21 avril 1985)
Concernant les faits, à savoir le torpillage de l’Ataveros et l’arrestation des huit survivants, le lecteur pourra se reporter au document spécial joint à ce rapport (voir Annexe II.) Les huit personnes détenues sont traduites devant le tribunal militaire de Lydda et condamnées comme suit :
-  Mustafa ’Uthmân, à vingt ans de prison pour la préparation d’une opération militaire contre l’état-major de l’IDF (Forces de défense israéliennes) à Tel-Aviv
-  Abd al-Rahmân Abû Athâni, à vingt ans pour la préparation d’une opération militaire contre l’état-major de l’IDF à Tel-Aviv
-  Ahmad ’Awda al-Najjâr, à douze ans en qualité d’officier de bord
-  Husâm Hajjû, à douze ans en qualité d’officier de bord
-  ‘Abd al-Nâsir al Hajj, à sept ans en qualité de marin de bord
-  Salîm Samkari, à sept ans en qualité de marin à bord
-  Muhammad ’Abd al-Hâfiz Muhammad, à sept ans, comme marin à bord
-  Usâma Sulaymân Abû Harb, à sept ans comme marin à bord
Les autorités israéliennes reconnurent être en possession de quatre corps.
Troisième affaire : Hamadallah (1° juillet 1985)
Deux Palestiniens sont arrêtés :
-  Khalîl Adîb Khalîl Anânî est condamné à dix-huit mois pour appartenance à une « orga­nisation illégale ».
-  Nâ’il Amîn Fatâyir, à dix-huit mois pour appartenance à une « organisation illégale ». Il rentre ensuite chez lui, à Naplouse, est arrêté de nouveau, fait l’objet d’un arrêt de déportation en janvier 1987. Il fait appel devant la Haute Cour de justice, son appel est rejeté et il est déporté au début de juillet 1987.
Quatrième affaire : le groupe Ajnadîn
Huit paracommandos qui se rendent de Chypre au Liban sont arrêtés en mer. Ils avaient pour mission de défendre des camps de réfugiés palestiniens contre les attaques des milices libanaises. Tous les huit sont traduits devant le tribunal militaire de Lydda en juillet 1986 et condamnés pour appartenance à une organisation illégale en Israël et pour avoir reçu une formation militaire.
-  Abdallah Zâmil Muslih, à cinq ans d’emprisonnement
-  Munîr Sâlim Jamûl à cinq ans
-  Nâ’if Salâmi ’Abd al-Karîm, à cinq ans
-  Muhammad khâlid Mustafa al-Khatîb à cinq ans
-  Mahmûd Muhammad ’Atâba, à cinq ans
-  Riâd Muhammad Salamûd, à huit ans
-  Fâdi Husayn Mansûr, à cinq ans
-  Mustafa Mûsa Yûsuf, à cinq ans.
Cinquième affaire : le Genda (31 août 1985)
Cinq personnes sont arrêtées en mer, alors qu’elles se rendent de Chypre à Saïda. Elles sont condamnées par le tribunal militaire de Lydda, le 7 août 1986, sous l’inculpation d’appartenance à la Force 17 du Fath, et celle d’avoir reçu un entraînement au maniement des armes.
-  Abd al-Karîm Alî al-Fahûm, condamné à trois ans ferme et trois ans sursis
-  Jawâd Fakhri al-Bakri, à trois ans ferme et trois ans avec sursis
-  Mit’ib Yûsuf al-Khatîb, à dix-huit mois ferme et trois ans avec sursis
-  Turki Sâdiq ’Uthmân, à trois ferme et trois ans avec sursis
-  Khaldûn Dhâhir Haju\ à trois ans ferme et trois ans avec sursis.
Sixième affaire : l’Opportunity (10 septembre 1985)
Faysal Abû Sharakh est enlevé sur l’Opportunity alors qu’il se rend du Liban à Chypre. Il est retenu en détention administrative au secret, du 10 septembre 1985 à juin 1987. Pendant plus d’un an et demi, son arrestation est considérée comme « top secret », et il est même interdit de faire mention de son nom. Son défenseur, M. Amnon Zichroni, fait appel de cette détention administrative à deux reprises devant la Haute Cour de Justice, appel par deux fois rejeté. Au cours de son interrogatoire, Abû Sharakh fut torturé, au point de devenir définitivement impuissant.
Une commission d’enquête est nommée afin d’examiner la réalité de ces tortures. En juin 1987, il comparaît devant le tribunal militaire de Lydda et doit répondre d’appartenance à une organisation illégale. Selon son dossier, Abû Sharakh est un officier supérieur de la Force 17 du Fath, l’un des chefs de la défense de Beyrouth en 1982 et la défense des camps de réfugiés en 1985.
Septième affaire : le Amal (1° septembre 1986)
Le Amal est arraisonné alors qu’il se rend de Chypre à Saïda, et une personne qui se trouve à bord est arrêtée. Son nom, le sort qui lui a été réservé sont a ce jour inconnus.
Huitième affaire : le Anton (15 septembre 1986)
La flotte israélienne arraisonne le Anton et un autre petit bateau qui aurait eu des liens avec lui. Deux personnes sont enlevées du petit bateau, et six du Anton ; parmi ces der­nières, Sulaymân Hils (Abû Walîd), connu pour être un membre dirigeant du Fath. Les deux personnes arrêtées sur le petit bateau, Fathi Nimr Abû al-Khayr et Fathî Halîmî, sont déportées sans jugement.
En octobre 1986, Abû Walîd et les cinq autres prisonniers sont traduits devant le tribunal militaire de Lydda et condamnés comme suit :
-  Sulaymân Hils, condamné à sept ans d’emprisonnement et trois ans avec sursis pour appartenance au Fath et pour formation militaire
-  ’Arail Muhammad al-Mughrabî (copropriétaire du bateau), condamné à cinq ans ferme et trois ans avec sursis pour appartenance au Fath et services rendus à cette organisation
-  Ahmad Sîsî, condamné à trois ans ferme et trois ans avec sursis pour appartenance au Fath et entraînement militaire
-  Muhammad Fadl Jâdallah, condamné à trois ans ferme et trois ans avec sursis pour appartenance au Fath et formation militaire
-  Khalîl Hammûdî, condamné à deux ans et demi ferme et deux ans et demi avec sursis pour appartenance au Fath et formation militaire
-  Khâlid Faramân, le capitaine du bateau, est déporté.
Neuvième affaire : deux bateaux de pêche (17 novembre 1986)
Les deux bateaux capturés près de Saïda transportent des armes. Trois personnes sont arrêtées et condamnées, le 1er juin 1987, par le tribunal militaire de Lydda.
-  Muhammad Hasan al-Jamal, condamné à huit ans ferme et trois ans avec sursis pour appartenance active au Fath et formation militaire
-  Diâb Mahmûd Safdi, condamné à huit ans ferme et trois ans avec sursis pour appartenance active au Fath, et formation militaire
-  ‘Ali Ahmad al-Jamal, condamné à 16 mois ferme et 8 mois avec sursis pour appartenance au Fath.
Dixième affaire : bateau de pêche (4 décembre 1986)
Le bateau est arraisonné au large de la côte du Sud-Liban et deux personnes sont enlevées.
-  Ahmad Khalîl Hasan, condamné à dix-huit mois pour appartenance au Fath et tentative de rendre des services à cette organisation
-  Sulaymân Huwaydî, condamné à sept mois pour tentative de rendre des services au Fath.
Onzième affaire : le Maria R (6 février 1987)
Cinquante-huit personnes sont arrêtées au large de la côte libanaise. Huit membres de l’équipage sont relâchés, trois condamnés, les quarante-huit autres attendent leur jugement.
II. CIRCONSTANCES DES ARRAISONNEMENTS ET DES ARRESTATIONS
Selon les témoignages des passagers et des équipages qui furent emmenés en Israël, l’arraisonnement obéit toujours au même scénario. Un aviso israélien s’approche du bateau « suspect ». Ordre est donné au capitaine d’arrêter les machines, et les forces navales israéliennes annoncent leur intention de monter à bord. Parfois, l’aviso décline son identité, mais pas toujours. Les soldats israéliens fouillent le bateau et ordonnent à toutes les personnes à bord de se rassembler sur le pont. En certains cas, il semblerait qu’ils recherchent quelque chose ou quelqu’un en particulier, sur des renseignements précis. Mais dans la plupart des cas, la fouille est arbitraire et d’ordre général. Nous avons connaissance de onze cas de bateaux saisis, un cas de bateau coulé, les passagers et l’équipage obligés de quitter le bateau et emmenés de force en Israël.
Lieux des captures et des enlèvements
Les autorités israéliennes prétendent que toutes les arrestations ont eu lieu en haute mer, et jamais dans les eaux territoriales d’un autre pays. Mais les équipages ont réfuté cette allégation dans plusieurs cas. Certains disent avoir été arrêtés dans les eaux territoriales libanaises et, dans un cas, celles de Chypre (le Maria R). L’arraisonnement d’un bateau dans les eaux territoriales d’un pays étranger est une nette violation de la souveraineté de ce pays, et l’arrestation de personnes en mer est un acte de piraterie (voir Annexe 1).
A l’exception de l’Ataveros, aucun de ces bateaux ne se dirigeait vers Israël. Les Israéliens ne peuvent donc pas prétendre que les arrestations étaient nécessaires pour prévenir des attaques militaires contre leur territoire.
Les pavillons
Dans la plupart des cas, les embarcations étaient de petites dimensions ou de simples bateaux de pêche et n’arboraient aucun pavillon. Dans trois cas, les bateaux battaient pavillon étranger : l’Ataveros (pavillon panaméen) ; le Casselardit (pavillon australien) ; le Maria R (pavillon du Honduras).
L’arraisonnement en haute mer d’un bateau battant pavillon d’un État est une violation de la souveraineté de l’État concerné.
Les arrestations
Les passagers et/ou l’équipage arrêtés par la marine israélienne furent transférés sur les avisos israéliens, battus, on leur passa les menottes et on leur banda les yeux. Dans le cas du Maria R, les personnes arrêtées furent contraintes d’enlever leurs vêtements, de se jeter à l’eau en sous-vêtements et de nager jusqu’à l’aviso israélien. Elles furent alors placées en détention administrative et transférées vers différents centres militaires pour interrogatoire, mises au secret, sans communication avec quiconque, pas même un avocat.
Les personnes disparues
Il est impossible de déterminer combien de personnes ont été arrêtées, ni si les chiffres israéliens quant aux personnes officiellement détenues recoupent le nombre des personnes arrêtées. Nous avons connaissance d’au moins deux cas où le sort des personnes arrêtées reste à ce jour inconnu : un homme fut pris en septembre 1986 et, depuis lors, personne n’a plus entendu parler de lui ; sur les vingt-huit personnes arrêtées à bord de l’Ataveros, huit furent jugées et condamnées, les autorités israéliennes ont finalement reconnu être en possession de quatre corps, mais la disparition de seize personnes reste inexpliquée. L’un des passagers de l’Ataveros a été aperçu blessé mais vivant, lors de son transfert sur l’aviso israélien, mais on ne l’a plus revu depuis.
Vols d’argent
De nombreux détenus se plaignent que d’importantes sommes d’argent leur ont été confisquées ou volées au moment de leur arrestation. Dans la plupart des cas, cet argent provenait de collectes en faveur des familles de réfugiés au Liban. Muhammad Darwîsh était en possession de 50 000 dollars américains et Hâbis Daglas, de 12 000 dollars. C’est une somme totale de 34 000 dollars, plus I 180 livres sterling et 200 deutsch marks qui fut confisquée aux dix-neuf passagers du Maria R. Les autorités israéliennes prétendent ne rien savoir de cet argent.
Meurtres
Dans le cas de l’Ataveros, les Israéliens attaquèrent le bateau sans provocation, tirèrent deux missiles et le coulèrent. Non seulement la marine israélienne refusa pendant trois heures de recueillir les passagers qui s’accrochaient aux épaves, dans les eaux glacées, mais, selon le témoignage des survivants, les soldats tirèrent sur l’unique canot de sauvetage et le firent exploser.
Sur les vingt-huit personnes qui se trouvaient à bord de l’Ataveros, Israël reconnaît n’en avoir que huit dans ses prisons, et avoir repêché quatre corps (voir Annexe II).
III. CONDITIONS DE DETENTION DES PALESTINIENS ARRETES HORS DU TERRITOIRE D’ISRAEL
Au cours des deux dernières années seulement, on peut évaluer à plus de cent le nombre de Palestiniens arrêtés en mer hors du territoire israélien, amenés de force en Israël, puis accusés de violation de la loi locale, et condamnés à de longues années de prison. Que se passe-t-il pour ces Palestiniens entre le moment où ils sont amenés en Israël et le moment où ils comparaissent devant un tribunal et où une accusation est officiellement formulée contre eux ? C’est un laps de temps qui peut aller d’un mois à un an et demi ou plus.
Mise au secret
Les Palestiniens enlevés en mer ne sont pas arrêtés pour des délits précis, mais sur décision administrative. Ils restent sous ce statut jusqu’à la fin de la période d’instruction, leur statut change lorsque des faits précis sont retenus contre eux et soumis au tribunal, peu de temps après. Sous le régime de détention administrative, les autorités israéliennes peuvent maintenir un prisonnier, sans inculpation, dans l’un des centres d’enquête militaires, comme par exemple Meggido, ’Atlît, Jalami ou Sarafand, au lieu de le transférer dans une prison civile où les prisonniers jouissent d’un minimum de droits. Dans ces centres militaires, les personnes sont au secret, isolées le plus souvent et souvent aussi victimes de brutalités.
Outre qu’ils sont privés de visites de leur famille ou d’avocats, ces prisonniers ont souvent subi de très longues périodes d’isolement (quatre-vingt-cinq jours dans le cas des huit prisonniers de l’Ataveros), des périodes de détention administrative (vingt et un mois pour Faysal Abû Sharakh) parfois suivies de déportation sans jugement, de transferts fréquents d’une prison militaire à une autre, ce qui limite leurs contacts avec d’autres prisonniers et avec des avocats et rend leur isolement d’autant plus sûr.
Une personne incarcérée sur décision administrative doit être présentée au juge dans les quatre jours consécutifs, puis de nouveau dans un délai de trois mois. Selon l’avocat Walîd Fâhûm, presque tous les Palestiniens capturés en mer passèrent aux aveux dans la première semaine de leur interrogatoire, mais furent cependant maintenus en détention préventive avant d’être officiellement inculpés.
Salîd al-Damaj subit une année de détention avant d’être déporté, sans inculpation et sans jugement. Deux pêcheurs palestiniens restèrent en prison pendant six mois ; ils furent finalement relâchés, sans inculpation, sans jugement. Pour certains passagers du Maria R, la période de détention fut égale à la peine d’emprisonnement prononcée contre eux plus tard.
Dans le cas de Muhammad Mahmûd Darwîsh (Abû Nûr), garde du corps du président de l’OLP Yasser Arafat, sa détention administrative servit probablement à des négociations secrètes. Darwîsh fut arrêté avec cinq autres personnes le 29 mars 1985, sur le Khalîl I, parti de Chypre et se dirigeant vers le Liban. Son arrestation fut gardée secrète pendant un an et demi. Les autorités militaires israéliennes choisirent alors de faire connaître sa détention, de façon très ostentatoire, par une interview à la télévision israélienne. Il semble que les autorités aient alors renoncé à l’espoir de l’échanger contre des prisonniers israéliens. On ne voit aucune autre explication à cette longue mise au secret, puisque Darwîsh fut en fin de compte l’objet de la même inculpation (appartenance au Fath et formation militaire) et de la même condamnation (deux ans et demi d’emprisonnement) que ses compagnons du Khalîl I.
La détention administrative permet aussi aux autorités israéliennes de refuser au détenu le choix de son avocat. En effet, seuls les avocats du « numerus clausus », liste agréée par les militaires israéliens, sont admis à représenter, et même à rendre visite à un détenu relevant d’une décision administrative discrétionnaire.
Ahmad Shihâdi ’Awda al-Najjâr est un autre détenu dont l’arrestation ne fut rendue publique que par une brève apparition à la télévision. Sa famille, qui réside en Cisjordanie, l’identifia d’après le film projeté à la télévision quelques semaines après son arrestation, le 21 avril 1985, et demanda à Me Lea Tsemel de le défendre. Le 6 août, M" Tsemel, qui n’avait pas réussi à savoir dans quelle prison al-Najjâr était détenu, s’adressa au procureur général militaire pour obtenir des détails sur son arrestation. Bien que des milliers de personnes aient pu voir al-Najjâr à la télévision, les autorités israéliennes déclarèrent tout ignorer de son existence. Ce n’est qu’après que la Haute Cour de justice eut rendue une décision de habeas corpus que les autorités reconnurent détenir al-Najjâr, sous décision administrative.
Me Tsemel ne figure pas sur la liste des avocats agréés par les autorités militaires israéliennes. Elle recommanda à la famille un avocat qui y figure, Me Matti Atzmon. Celui-ci lui rendit visite à al-Najjâr et rapporta à la famille un message enregistré, dans lequel le détenu saluait ses proches et remerciait pour l’envoi de sous-vêtements ; le reste du message avait été effacé par l’avocat ou par les autorités, on ne sait.
Dans le cas de Faysal Abû Sharakh, arrêté le 10 septembre 1985, même son nom fut tenu secret jusqu’à son inculpation officielle, en juin 1987. Il a peut-être été tenu au secret dans un centre d’interrogatoire militaire pendant une grande partie de ce temps. Abû Sharakh s’est plaint à son avocat d’avoir été l’objet de sévices qui auraient entraîné peut être son impuissance définitive.
Témoignage de prisonniers sur leurs conditions de détention
Nous possédons quelques détails sur les conditions de détention des prisonniers soumis à des interrogatoires ; ils nous parviennent grâce aux récits de plusieurs prisonniers et de leurs avocats.
Ahmad ’Awda al-Najjâr a décrit sa détention dans un centre qui pourrait être Maggido (spécialisé, semble-t-il, dans l’interrogatoire des Sud-Libanais) ou bien Jalâmi ou Sarafan, tous centres militaires.
« On me mena à un centre d’interrogatoire militaire, dont je ne connais ni le nom ni lu localisation, et je fus placé là au secret pendant quatre-vingt-cinq jours. Au bout de cent jours, je fus transféré dans une prison militaire à ’Atlît, j’appris que, sur les huit personnes qui s’accrochaient au même morceau de bois que moi (après le naufrage de l’Ataveros, seulement étaient encore en vie. Celui qui était malade, mais encore vivant au montent où nous fûmes recueillis par le navire israélien, était mort par la suite, mais je ne sais pas comment. »
« Pendant mon incarcération au centre, j’eus à répondre à de nombreux enquêteurs. Je fus battu à plusieurs reprises, frappé sur les parties génitales, mis à nu et interrogé, une lampe puissante braquée sur le visage. A mon arrivée au centre, on me signifia un ’règlement spécial’ ; chaque fois que j’entendais des pas dans le couloir s’approcher de ma cellule (de 1,80 m sur 1,80), je devais placer un sac sur ma tête, et me tenir debout face au mur, les bras levés. Sinon, un soldat entrait dans la cellule et me frappait. Cela arriva plusieurs fois. »
Les prisonniers du Khalîl I, de l’Ataveros et du Maria R, aussi bien les condamnés que les détenus administratifs, furent regroupés à la prison de Ramli et, tout à fait par hasard, interviewés par Faysal Husaynî, directeur de la Société pour les études arabes de Jérusalem, lui-même détenu administratif à Ramli en juin et juillet. Selon Husaynî, tous les hommes portaient les marques de sévices corporels :
« En arrivant en Israël, les hommes étaient séparés les uns des autres et emmenés soit dans des camps militaires soit dans des centres d’interrogatoire et placés dans des cachots ou des cellules. Il n’y avait pas de toilettes, mais seulement un grand seau à ordures en plastique, couvert, qui n’était pas vidé pendant des mois entiers. A certains moments, on y versait des produits chimiques qui ne pouvaient pas grand-chose contre l’odeur. »
« Il y avait un ou deux détenus par cellule. Ils n’étaient nourris qu’une fois par jour, en quantité insuffisante, et continuellement frappés. Certains subirent ces conditions pendant cinquante jours. Certains passèrent tout ou partie de ce temps la tête enveloppée dans un sac. »
Husaynî dit aussi que les prisonniers lui ont décrit une forme de torture appelée le ghosting (littéralement : transformation en fantôme). « On leur couvrait la tête d’un sac, parfois de deux sacs à la fois, d’une saleté répugnante et puants. Ils avaient les mains attachées derrière le dos à une barre de fer verticale, d’une hauteur calculée pour qu’ils puissent s’accroupir mais non pas s’asseoir. Cette barre de fer s’incrustait dans leur dos. Cette torture était appliquée aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, dans une cour, et aussi longtemps qu’il fallait pour les épuiser. »
« Pendant le temps du ’ghosting’ ils n’avaient pas le droit d’aller aux toilettes, de dormir, de lire ou de faire le moindre bruit. En cas d’infraction, ils étaient battus, frappés sur les parties génitales s’ils urinaient, ou même sans prétexte. Parfois, les soldats poussaient des gémissements, pour que les fantômes (les encapuchonnés) croyant que quelqu’un souffrait réagissent. Ceux qui réagissaient étaient battus. »
« Pendant les interrogatoires, les prisonniers avaient les bras attachés derrière le dossier de leur chaise. Ceux qui les interrogeaient les battaient de telle sorte que les chaises tombaient, ou bien jouaient eux-mêmes avec les chaises, les balançaient du pied jusqu’à ce qu’elles tombent. Il était extrêmement difficile pour les prisonniers de se redresser, eux et leur chaise, et ils étaient battus (parce qu’ils n’y parvenaient pas). »
Dans au moins trois cas (le Khalîl I, l’Ataveros et le Maria R,), les détenus se sont plaints à leurs avocats d’avoir subi des tortures. Hâbis Daglas et Riâd ’Abdû, arrêtés sur le Khalîl I, dirent à leur avocat Walîd Fâhûm (qui s’occupe de la plupart des affaires d’arrestation en mer), qu’ils durent dormir par terre pendant les six jours où ils furent gardés au secret. Riâd dit qu’on lui enfonça un bâton dans l’anus et qu’on lui projeta du gaz lacrymogène directement dans les yeux. Il dit qu’on le frappa sur la plante des pieds avec une barre de métal.
Walîd Fâhûm rapporte que lorsqu’il rendit visite aux prisonniers du Maria R, le 7 juillet 1987, trois des prisonniers présentaient des brûlures du troisième degré à la tête, aux yeux, aux bras. Les brûlures remontaient au 30 juin, jour où les gardiens projetèrent du gaz dans deux cellules contenant respectivement dix et quatorze prisonniers. Les prisonniers étaient habillés lorsque le gaz fut projeté dans les cellules et, pourtant, l’un d’eux avait encore des plaques de peau carbonisée dans le dos une semaine plus tard. Les brûlures étaient si graves que le médecin de la prison de Ramli, dont on sait qu’habituellement il ne dispense que de l’aspirine, se décida cette fois à la traiter aux antibiotiques.
Dans une conférence de presse donnée à Jérusalem en juillet 1987, Me Lea Tsemel résuma ainsi le statut des Palestiniens arrêtés en mer :
« Un Palestinien n’est jamais considéré comme un prisonnier de guerre. Ceux qui sont arrêtés en mer le sont sur décision administrative. Aucun avocat palestinien n’est agréé sur la liste des défenseurs. Il n’existe pas de liste de prisonniers. Ils sont rapidement traduits devant un tribunal (sur décision administrative). Ils ne peuvent voir personne pendant au moins trois mois. La Croix-Rouge n’est pas informée. Ils sont détenus en prison militaire et n’ont absolument aucun droit, en tout cas, aucun droit ne leur est notifié. »
IV. LES PROCES ET LEURS SUITES
Après les interrogatoires, une fois les aveux obtenus et signés, on dresse un acte d’accusation, et le prisonnier est présenté au tribunal. Toutes ces affaires ont été jugées par le tribunal militaire de Lydda. Dans quelques cas, il y eut appel de condamnations particulièrement lourdes auprès des cours d’appel militaires de Ludd. Tous les appels furent rejetés. Sur les cent deux personnes enlevées et transférées en Israël, quarante et une ont déjà été condamnées et huit déportées après avoir purgé des peines allant de six mois à deux ans, et quarante-huit sont en cours de jugement ou attendent leur procès (les personnes enlevées à bord du Maria R, et Faysal Abû Sharakh). Quatre ont déjà été déportées sans jugement, après un séjour en prison allant de trois mois à un an. Au sujet d’une personne, réputée arrêtée mais qui n’apparaît nulle part, nous n’avons aucun renseignement.
Le procès
Jusqu’ici, tous les procès sont menés sur la base des aveux des prisonniers. Ces aveux ont souvent été obtenus sous la torture ou après de longues périodes d’emprisonnement au secret. Au début, les avocats fondaient leur défense sur les moyens illégaux par lesquels le » prisonniers avaient été amenés devant le tribunal. L’argument étant régulièrement rejeté. Depuis ils plaident généralement coupable, après négociation sur les détails.
Se fondant sur le précédent établi par le procès d’Eichmann (confirmé par la Haute Cour de justice), le tribunal a décidé que peu importe la façon dont une personne est amenée devant lui, ce qui couvre donc les cas d’enlèvement ; dès qu’une personne se trouve devant le tribunal, elle doit être jugée comme n’importe qui. L’État a utilisé cette règle pour légitimer le kidnapping dans n’importe quelle partie du monde. L’enlèvement du militant antinucléaire Mordechai Vanunu montre bien que la règle ne s’applique pas aux seuls criminels de guerre nazis ou aux Palestiniens, que ce soit en haute mer ou au Sud-Liban occupé.
Accusations et peines
A l’exception des huit personnes de l’Ataveros et de Hâbis Daglas, du Khaltl I, Aucun des hommes enlevés par les Israéliens ne fut accusé de préparer un acte hostile contre l’Etat d’Israël. Ils sont accusés d’être membres, ou membres militants d’une organisation déclarée illégale en Israël, par l’Etat israélien. La plupart d’entre eux sont en outre accusés d’avoir reçu une formation militaire, généralement au Liban, où les Palestiniens ont l’obligation légale de recevoir cette formation, dans l’Armée de libération palestinienne.
La conséquence de cet argument est que quiconque se livre à l’étranger à une activité quelconque réputée illégale en Israël peut être enlevé, accusé, traduit en justice, condamné à des peines de prison, par les Israéliens. Par exemple, un juif américain progressiste qui aurait brandi un drapeau palestinien en signe de solidarité, au cours d’une manifestation à Los Angeles, pourrait, s’il n’avait pas été enlevé auparavant, se rendre en Israël, en visite, et se retrouver en prison, accusé, condamné en vertu de la loi pour la prévention des actes de terrorisme.
Sur cette base, vingt-neuf prisonniers furent convaincus d’appartenance à une organisation illégale (en général le Fath) et de formation militaire ; cinquante et un autres attendant d’être jugés pour les mêmes laits. Les personnes déjà jugées ont été condamnées à des peines de prison allant de six mois à huit ans (la condamnation moyenne est de trois ans). La durée de la peine prononcée dépend de l’importance supposée du rôle attribué à cette personnes au sein de 1’« organisation illégale », et du fait qu’elle ait été ou non en possession d’armes au moment de son enlèvement.
Ceux qui furent accusés de préparer ou d’avoir exécuté des actions militaires contre Israël furent condamnés comme suit : vingt ans pour avoir préparé une attaque contre l’état-major de l’armée israélienne (ceux de l’Ataveros) ; quatorze ans pour avoir tenté de s’introduire en Israël en 1981 (Hâbis Daglas), et de huit à douze ans pour ceux qui sont accusés d’avoir des liens avec l’action projetée par ceux de l’Ataveros. Comme nous l’avons dit, tous les appels auprès de la Haute Cour de justice ont été rejetés.
Détention et déportation
Après les procès, les personnes enlevées ont été transférées dans des prisons israéliennes (Ramli surtout) où elles ont subi les mêmes traitements et conditions que tous les prisonniers politiques palestiniens : entassement, gaz lacrymogènes, mauvaise nourriture, traitement médical insuffisant, etc. Ayant purgé leur peine, ils sont déportés au Liban, où souvent ils avaient d’ailleurs l’intention de se rendre...
Annexe I : aspects juridiques des arrestations opérées en mer par Israël hors de son territoire
Dans cette note, nous traiterons brièvement de deux problèmes juridiques soulevés par les arrestations opérées en mer par Israël, dont la liste figure ci-après : la légalité des arrestations elles-mêmes, et la compétence des tribunaux israéliens concernant les prisonniers amenés en Israël. Nous ne prétendons pas procéder à un examen exhaustif de ces problèmes, nous nous contenterons de les esquisser. Nous ne voulons pas non plus traiter des cas individuels, car pour chaque bateau, pour chaque prisonnier concerné, les circonstances sont très différentes. Mais nous voulons souligner d’abord quelques points généraux.
Dans tous les cas signalés, les prisonniers ont été enlevés en mer, hors des eaux territoriales israéliennes, et aucun d’entre eux n’était citoyen israélien. Par conséquent, ils ne relevaient de la juridiction israélienne ni du point de vue du territoire ni du point de vue du statut des personnes. Cependant, dans plusieurs cas, un doute subsiste : l’enlèvement a- t-il eu lieu dans les eaux territoriales d’un autre État ou en haute mer, dans les eaux internationales. Dans un certain nombre de cas, Israël soutient que les arrestations ont eu lieu dans les eaux internationales ; au contraire, les personnes arrêtées assurent qu’elles se trouvaient dans les eaux territoriales, ou qu’elles ont été emmenées de force dans des eaux internationales avant d’être arrêtées.
Les divergences de témoignages s’expliquent par le fait que, lorsqu’un bateau navigue en haute mer et n’arbore aucun pavillon, il n’a droit à aucune des garanties normalement assurées par la loi internationale, et tout bateau de guerre, de n’importe pays, est en droit de l’aborder. En outre, Israël a tout intérêt à affirmer qu’il n’a procédé à aucune arrestation dans les eaux territoriales d’un autre Etat, car cela constituerait une grave violation de la souveraineté de cet Etat.
Il est aussi important de noter que, parmi les bateaux interceptés, seul l’Ataveros aurait l’ait route vers Israël. Cela apparaît dans les actes d’accusation ; il n’y a presque aucune affaire où il soit fait état d’un attentat perpétré ou projeté contre Israël. Les chefs d’accusation sont en général l’appartenance à une organisation illégale en Israël, l’activité dans une telle organisation, et, dans certains cas, le fait d’avoir reçu un entraînement militaire. En outre, selon les autorités israéliennes, beaucoup de ceux qui furent arrêtés en mer ont été par la suite remis en liberté sur un non-lieu. La nature des accusations permet d’apprécier les allégations d’Israël quand à la nécessité de ces opérations pour la défense de sa sécurité.
Les interceptions et les arrestations
Aucun être humain ne doit être arrêté arbitrairement ; c’est un droit fondamental garanti par l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et par l’article 9 de la Convention internationale sur les droits civiques et politiques de 1966. Le transfert d’une personne, par la force, d’un État à un autre, opéré par des agents de l’État qui commandite l’enlèvement, a été déclaré par le Comité des droits de l’homme des Nations unies « une arrestation et une détention arbitraires », au sens de l’article 9 de la Convention. Ce fut le cas dans les affaires Burgos contre Uruguay (R. 12/52) HRC 36 et Casariego contre Uruguay (R. 13/56) HRC 36, 185. A l’évidence, le même article s’applique aux enlèvements dans les eaux territoriales d’un autre État, puisque celles-ci font partie de son territoire souverain. Par extension, cela devrait s’appliquer à l’arrestation d’une personne en haute mer, donc hors de la juridiction de l’État qui ordonne l’arrestation.
Israël n’a pas ratifié la Convention internationale sur les droits civiques et politiques, mais les plus importants de ces droits fondamentaux décrits dans la Convention font probablement partie désormais de la loi coutumière. Voir sur ce point l’affaire Filartiga contre Pena-Irala, 630 F. 2d 876 (1980), à propos de laquelle la cour d’appel des États-Unis considéra que l’interdiction de la torture faisait partie de la loi coutumière. A la lumière des récentes condamnations par les Nations unies de disparitions et d’enlèvements, l’assurance de ne pas être arrêté arbitrairement pourrait être considérée comme faisant partie de ces droits fondamentaux.
Outre cette garantie des droits fondamentaux de l’individu, la loi internationale, coutumière ou garantie par une convention, limite de façon très stricte toute entrave à la navigation en haute mer ou dans les eaux territoriales d’un autre État.
Tout exercice de l’autorité gouvernementale d’un État sur le territoire souverain d’un autre État, sans le consentement de cet État, constitue une violation de la souveraineté de ce dernier, donc une violation de la loi internationale. Cas particulier où s’applique cette législation générale : un navire battant pavillon d’un État donné et naviguant dans les eaux internationales est justiciable de l’État dont il porte le pavillon, et considéré comme partie du territoire de cet État. Une arrestation opérée sans le consentement de l’État concerné constitue une violation de sa souveraineté, comme l’a confirmé le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution condamnant Israël pour l’enlèvement d’Eichmann en Argentine (résolution UNSC s/4349 du 23 juin 1960).
Lorsque la violation de la sécurité d’un État s’accompagne de l’emploi de la force, ou de la menace de l’employer, cela peut constituer un manquement à l’article 2 (4) de la Charte des Nations unies : les États membres s’engagent à « s’abstenir... de menacer ou d’employer la force pour porter atteinte à l’intégrité territoriale ou à l’indépendance politique de tout Etat, ou de toute manière qui ne soit pas conforme à l’esprit des Nations unies ». L’article 51 autorise de tels actes, mais uniquement lorsqu’il s’agit pour un État de se défendre contre une attaque armée. Dans aucune des affaires qui nous occupent, il ne semble qu’une attaque armée ait justifié l’action entreprise. Une telle action est-elle admissible même en cas de danger imminent d’attaque armée ? La question reste ouverte. Mais si elle était licite en ce cas, il faudrait bien entendu que le danger soit immédiat et ne laisse aucun autre choix, et que la riposte soit proportionnée au danger.
Quant aux bateaux en haute mer, la loi internationale qui s’applique aux actes de piraterie est la Convention de Genève sur la haute mer de 1958, et la Convention des Nations unies sur la loi de la mer de 1982. Israël a signé la première convention mais non la seconde. L’article 22 de la Convention sur la haute mer stipule que, en l’absence d’un accord entre les États, un navire de guerre d’un État donné peut aborder une navire marchand d’un autre État seulement dans le cas où ce deuxième navire se livre à la piraterie ou au trafic d’esclaves, ou encore si, malgré les apparences, il est en fait de même nationalité que le navire de guerre.
La Commission internationale des lois, dans un commentaire fait au cours de l’élabora lion de cet article 22, envisagea un moment une exception permettant de détenir des bateaux dans le cadre d’une opération défensive ou de sécurité, mais rejeta l’idée, même en cas de danger imminent pour la sécurité de l’État, surtout parce que les termes « danger imminent » et « actes hostiles » sont extrêmement vagues et ouvrent la voie à des abus (International Law Commission Yearbook (1956), ii. 284
L,’article 23 de la Convention sur la haute mer prévoit également un « droit de suite » coutumier, en vertu duquel un bateau peut être saisi dans certaines circonstances après une poursuite commencée dans les eaux territoriales de l’État responsable de l’arraisonnement. Mais rien ne prouve que les bateaux dont le cas nous occupe ici aient navigué dans les eaux territoriales israéliennes avant d’être abordés. Cette clause ne s’applique donc pas en ces cas.
Il reste le droit d’action défensive, mais pour justifier un acte d’agression, il faut que la nécessité soit très prégnante, telle qu’elle est décrite dans les principes établis après la destruction du Caroline en 1837. « ... urgente, impossible à parer, ne laissant aucun choix des moyens ni aucun délai de réflexion ». Il est bien évident que cela n’autorise pas une action visant à déjouer la menace vague, dans un avenir incertain, d’actes que pourraient commettre ceux qui jouissent d’un droit de libre navigation en mer.
Mis à part les exceptions mentionnées ci-dessus, la liberté de navigation en haute mer est absolue, et l’arraisonnement de bateaux en toute autre circonstance est une violation de la loi internationale.
La juridiction des tribunaux israéliens
La loi pénale israélienne autorise les tribunaux israéliens à juger selon les termes de la loi israélienne une personne ayant commis à l’étranger un acte qui aurait été un délit s’il avait été commis en Israël, et qui portait atteinte, prise dans un sens très large, ou qui lésait tout citoyen israélien ou toute personne résidant en Israël.
Cependant, le fait qu’Israël juge délictueux un acte aux termes de sa loi propre, ne lui confère pas le droit d’appliquer sa loi sur le territoire d’un autre pays, par exemple en arrêtant une personne, sans le consentement de l’État concerné, ni, de toute façon, hors lu territoire israélien, en violation de la loi internationale. Si Israël procède à une telle arrestation, celle-ci est illégale.
Si les arrestations extra-territoriales effectuées par Israël dans les cas qui nous occupent sont illégales, les tribunaux israéliens sont-ils en droit d’exercer leur juridiction sur les prisonniers ? Dans l’affaire procureur général du gouvernement israélien contre Eichmann, 36 IL Rep 5 (1962), Israël s’est inspiré du procès américain Ker contre l’État de l’Illinois, 119 US 136 (1886) et de précédents britanniques. Israël a décidé que la compétence de ses tribunaux n’est en rien affectée par le fait qu’un détenu ait été enlevé sur le territoire d’un autre État, illégalement, car ce dernier fait relève des relations entre États, tandis que sa compétence propre est nationale.
On peut cependant établir une distinction entre l’affaire Eichmann et les affaires qui nous occupent par deux points au moins. D’abord, bien que l’enlèvement ait eu lieu illégalement en Argentine, ce pays a en quelque sorte gommé le caractère illégal en acceptant les excuses l’Israël et en s’abstenant de porter l’affaire devant un tribunal international. Pour autant que nous sachions, aucun Etat n’a déclaré accepter les agissements d’Israël et l’enlèvement des personnes arrêtées. En second lieu, Eichmann était accusé de crimes contre l’Humanité, que l’on peut considérer comme relevant d’une juridiction universelle. Les prisonniers d’aujourd’hui ne sont accusés de rien d’autre que de menacer la sécurité d’Israël. Enfin, on peut arguer que, lorsque les arrestations constituent une grave violation des droits de l’homme de la part de l’État, le tribunal a pour devoir, face à l’intérêt public, de ne pas accepter une telle procédure.
La cour d’appel a admis ce principe dans l’affaire US contre Toscanino, 500 F. 2d. 267 (1974), distinguant cette affaire de celle de Ker contre l’Illinois, car dans le cas de Toscanino, l’accusé avait subi de graves sévices et des tortures psychiques de la part de ses ravisseurs américains. Des affaires ultérieures ont limité l’effet Toscanino à des cas où l’accusé a été traité de manière violente, inhumaine, brutale, mais d’après les témoignages de certaines personnes enlevées en mer, et tout particulièrement les prisonniers du Maria ? Il semble que cette jurisprudence doive s’appliquer au moins dans certains de ces cas.
Il peut donc être de l’intérêt public que le tribunal use de son pouvoir discrétionnaire et se déclare incompétent, arguant du fait que l’attitude des autorités constitue un outrage aux tribunaux dans l’exercice de leurs fonctions.
Annexe II : l’affaire de « l’Ataveros »
Comment l’Ataveros fut coulé et les suites
Dans la nuit du 20 au 21 avril 1985, l’Ataveros fut torpillé par un aviso israélien. Dans un rapport publié en octobre 1986 par Alternative Information Centre (Centre d’information parallèle), on peut lire :
« Selon des sources libanaises, l’Ataveros, naviguant sous pavillon panaméen, fut attaqué par un torpilleur israélien, le 10 avril 1985, à midi. Malgré le message radio lancé par le capitaine, déclarant qu’il s’agissait d’un bateau civil, un missile lancé par le torpilleur frappa l’Ataveros par le travers et le coula. Vingt personnes se trouvant à bord avaient été arrêtées, mais refuse d’en préciser le nombre, et s’opposa à toute visite de la Croix-Rouge internationale. »
« La famille de l’un des prisonniers, Ahmad Shihâdi ’Awda, l’identifia d’après un film projeté à la télévision israélienne, et demanda à Me Lea Tsemel de le défendre. Le 6 août 1985, Mc Tsemel n’ayant pas réussi à savoir dans quelle prison ’Awda était détenu, s’adressa au procureur général militaire afin d’obtenir des détails sur l’arrestation de son client. Les autorités israéliennes nièrent le détenir. Après l’obtention d’un habeas corpus auprès de la Haute Cour de justice, les autorité finirent par admettre qu’elles détenaient ’Awda, sur décision administrative. Dans le cas d’une détention administrative, le ministre de la défense peut refuser tout avocat ne figurant pas sur la liste des avocats agréés. »
« Me Tsemel n’abandonna pas l’affaire et recommanda à la famille un avocat qui figurait sur la liste des avocats agréés : Mc Matti Atzmon, de Jérusalem. M. Atzmon se rendit auprès de ’Awda et rapporta à la famille un message enregistré. ’Awda saluait sa famille et remerciait pour l’envoi de sous-vêtements. Le reste du message avait été effacé, soit par l’avocat, soit par les autorités. En même temps, Me Walîd Fâhûm parvint à se procurer les noms de sept autres prisonniers, et se fit mandaté par leurs familles. Cependant, il n’obtint pas l’autorisation de rencontrer ses clients, car il ne figurait pas sur la liste agréée. Après un long échange de lettres entre Fâhûm et le procureur général militaire, les autorités israéliennes reconnurent que huit personnes enlevées sur l’Ataveros étaient emprisonnées en Israël, en détention administrative. »
Un mois après la publication de ce rapport, un acte d’accusation fut présenté contre Ahmad Shihâdin 4Awda (son nom exact est Ahmad ’Awda al-Najjâr) et les sept autres. M. Tsemel fut alors autorisée A rendre visite A son client, à la prison de Ramli, et écrivit un nouveau rapport sur ce qui s’était passé la nuit de l’attaque contre l’Ataveros, et dans la période qui suivit. Selon le témoignage de Ahmad ’Awda, l’Ataveros avait quitté l’Algérie avec vingt-huit personnes à bord, pour la plupart palestiniennes. Le bateau devait débarquer sur la côte israélienne un commando qui projetait d’attaquer l’état-major de l’IDF à Tel-Aviv.
Un navire de guerre israélien fit alors son apparition en haute mer, hors des eaux territoriales israéliennes. Sans décliner son identité le navire ordonna à l’Ataveros de s’arrêter. Le capitaine de l’Ataveros fit faire demi-tour à son bateau et battit en retraite vers la côte égyptienne. Le navire de guerre israélien lança alors un missile en direction de la salle des machines de l’Ataveros. Le bateau, stoppé net, commença à couler. Le navire de guerre israélien mit en action ses mitrailleuses, visant le bateau et les personnes qui se trouvaient à bord. Le feu dura un quart d’heure. Puis un autre missile toucha le flanc de l’Ataveros. En cinq minutes, le bateau avait coulé. Certains des passagers réussirent à enfiler des gilets de sauvetage, mais plusieurs avaient été blessés pendant la fusillade. Ahmad Shihâzdi ’Awda dit à Me Tsemel ce qui lui était personnellement arrivé.
« Je ne sais pas nager, mais je parvins à enfiler un gilet de sauvetage. La mer était très mauvaise, et mes amis m’aidèrent. A partir du moment où le bateau coula, nous restâmes dans l’eau pendant deux ou trois heures. Je suis sûr de cette durée, car l’un de mes amis avait une montre. Avec huit autres personnes, j’étais accroché à un morceau de bois assez léger qui flottait sur l’eau. Deux naufragés qui étaient blessés et qui n’avaient pas de gilet de sauvetage sombrèrent immédiatement. L’un d’entre nous, Nâsir Shadîd, qui est très maigre, souffrit beaucoup de l’eau froide et agitée. Pendant deux heures, nous le maintînmes à flot. Tout autour de nous, nous entendions des amis appeler à l’aide. »
« Après une heure, nous vîmes l’un des canots de sauvetage de notre bateau, non loin de nous. C’était un canot auto-gonflable. Nous le vîmes dans l’obscurité, parce qu’il avait une lumière de secours. L’un de nos compagnons, Husâm Ahmad Hijjû, nagea vers ce canot, pour l’amener vers nous. Apparemment, le navire de guerre le vit et les soldats commencèrent à tirer sur le canot en caoutchouc et le firent exploser. Il coula. Hijjû ne fut pas tué parce qu’il n’était pas dans le bateau. On n’ose pas penser à ce qui serait arrivé si, comme c’est normal, il y avait eu des gens à bord du canot. »
« Après plus de deux heures, nous vîmes le navire de guerre israélien s’approcher et éclairer une vaste surface. Puis nous entendîmes tirer. Je ne peux pas dire avec certitude qu’ils tiraient sur les survivants, mais j’entendis tirer et j’entendis des cris dans cette zone éclairée. »
« Enfin, le navire israélien s’approcha et projeta ses phares sur nous et nous entendîmes l’ordre de monter à bord, un à un. Dès que nous fûmes à bord, on m’encapuchonna d’un sac, on me passa les menottes et on me frappa. »
Revue d’études Palestiniennes - n°26 Hiver 1988
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Communiqués du Tribunal Russel pour la Palestine

publié le lundi 7 novembre 2011
Tribunal Russel pour la Palestine

 
Communiqué du 6 novembre
Ce dimanche 6 novembre 2011, le Tribunal Russell sur la Palestine a poursuivi ses travaux sur le thème « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ».
De nombreux témoignages ont porté sur les violations des droits humains par l’Etat d’Israël à l’encontre des Palestiniens dans les territoires occupés et en Israël même. Ils ont détaillé différentes mesures discriminatoires telles que : démolitions de maisons, punitions corporelles, détérioration des services de santé et d’éducation notamment pour les enfants, interdiction d’aller et de venir dans les territoires palestiniens. Même les libertés religieuses sont restreintes , des milliers de Musulmans et de Chrétiens sont interdits d’accès aux services religieux et aux lieux saints. Un témoin a estimé que pas moins de 30 pour cent de ces violations sont des pratiques d’apartheid. Avec pour conséquences d’empêcher le peuple palestinien de fonctionner en tant que groupe social.
D’autres intervenants ont présenté l’arsenal législatif israélien sans cesse modifié en vue de restreindre davantage les droits des Palestiniens. Des lois militaires s’appliquent aux Palestiniens des territoires occupés, tandis que des lois civiles régissent la vie des colons. D’autres témoins ont souligné les différents statuts juridiques selon l’endroit où ils résident. A titre d’exemple, les Palestiniens de Jérusalem doivent prouver leur qualité de résident, faute de quoi leur statut est révoqué. D’autres lois visent la population israélienne. Elles obligent les associations qui défendent les droits des Palestiniens à déclarer l’origine de leurs fonds et leur interdisent de soutenir les campagnes de boycott.
D’autre part, une politique systématique d’exploitation des ressources du peuple palestinien (travail, agriculture, environnement, eau,...) résulte d’un plan coordonné dès 1967, a soutenu un témoin. La viablité des villages est aussi rendue impossible par l’absence d’accès à l’eau, aux routes, ..., avec pour conséquence un exode “volontaire“ des populations épuisées par ces conditions. Une politique de même nature est appliquée en territoire israélien dans les villages palestiniens, en particulier les villages bédouins du Neguev.
Le caractère juif de l’Etat d’Israël est utilisé par les autorités israéliennes pour justifier les différentes violations aux droits humains, y compris le déplacement de populations, qualifié de nettoyage ethnique par un témoin. La destruction massive de maisons de Palestiniens, le transfert de populations et la construction du Mur participent de cette politique de nettoyage ethnique avec pour but ultime la judaïsation d’un maximum de terres de la Palestine historique. Selon ce témoin, il s’agit d’une politique d’apartheid, une notion utilisée officiellement en Israël (hafrada) et qui signifie "acte de séparer". Le Mur étant lui-même qualifié de "barrière de séparation".
Des juristes, en s’appuyant sur la jurisprudence des juridictions internationales, ont rappelé les notions qui permettent de qualifier si des pratiques s’apparentent au crime d’apartheid. Outre les crimes contre l’humanité et crimes de guerre déjà dénoncés, notamment par la Cour Internationale de Justice, la notion de persécution d’un peuple a été précisément définie.
Enfin, cette journée s’est conclue par l’intervention d’un juriste qui a énoncé les différents moyens d’action possibles au niveau juridique national et international en vue de mettre fin aux violations des droits fondamentaux des Palestiniens présentées lors de cette session. Il a rappelé avec insistance le rôle essentiel de la société civile pour amener les gouvernements à se conformer à leurs obligations internationales. Notamment par le biais de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) comme moyen alternatif de faire respecter le droit international.
Cette troisième session du TRP a été marquée par deux incidents : la menace de retrait de la citoyenneté israélienne à une parlementaire arabe de la Knesset citée comme témoin au TRP et le piratage du site web du Tribunal Russell sur la Palestine.
Lundi 7 novembre, les conclusions du jury seront annoncées lors d’une conférence de presse à Cape Town.
Communiqué du 5 novembre
Ce samedi s’est ouverte à Cape Town en Afrique du sud la troisième session internationale du Tribunal Russell sur la Palestine (TRP) sur le thème : " « Les pratiques d’Israël envers le Peuple palestinien violent-elles l’interdiction internationale de l’apartheid ? ».
Dans l’assistance, nombreuse et venue de toutes les régions du monde, on note en particulier la présence de Monseigneur Desmond TUTU, Archevêque émérite du Cap et Prix Nobel de la paix, de son successeur l’Archevêque du Cap, et du Secrétaire général du puissant syndicat des travailleurs sud-africains COSATU. Les travaux ont été introduits par Pierre GALAND, coordinateur du TRP, au District Six Museum, lieu symbolisant la destruction d’un quartier multiculturel à Cape Town sous le régime d’apartheid. Il a précisé que le TRP est un tribunal d’opinion sur le modèle du Tribunal Russell sur le Vietnam. L’ambassadeur de France, Stéphane HESSEL, Président d’honneur du TRP qui a accueilli Monseigneur Desmond TUTU, a rappelé les objectifs de cette session : analyser les violations du droit international et du droit international humanitaire commises par Israël dans les territoires palestiniens au regard des pratiques d’apartheid. Dans une vibrante intervention, Desmond TUTU a évoqué ses visites en Terre Sainte et décrit sa douleur de voir se répéter là bas ce qu’il a vécu autrefois en Afrique du sud et il a dit son souhait de voir la création d’un Etat palestinien, viable, indépendant et contigu à l’Etat d’Israël.
Devant un jury composé de personnalités internationales connues pour leur intégrité morale, plusieurs experts et témoins se sont succédés à la barre. Des experts juridiques ont défini le cadre légal relatif à l’interdiction du crime d’apartheid en droit international. Un juriste palestinien a rappelé le droit des Palestiniens à l’autodétermination.
Les travaux de la matinée ont porté sur la définition du crime d’apartheid et son intégration dans le droit international, notamment les travaux des Nations Unies concernant cette question. Les experts ont souligné le fait que l’apartheid a été érigé en crime international pouvant s’appliquer à diverses situations dans divers pays au delà du cas sud-africain. Ils ont énuméré différentes pratiques contenues dans le crime d’apartheid qui traduisent une volonté de domination d’un groupe racial sur un autre de manière institutionnalisée. D’autres experts ont poursuivi en analysant les notions de "race" et de "discrimination raciale" dans l’élaboration de la définition du crime d’apartheid.
Des témoins ont décrit des expériences poignantes vécues sous le régime d’apartheid en Afrique du Sud. D’autres ont évoqué la situation dramatique vécue par le peuple palestinien sous occupation israélienne. Des similitudes sont apparues : traitements inhumains et dégradants, privation des droits les plus élémentaires (droit à la liberté de mouvement, droit au logement, droit à la défense juridique, arrestations arbitraires, tortures, assassinats ciblés, droit au travail et du travail, ...). Selon un témoin, toutes ces pratiques visent à détruire en tout ou en partie un groupe social, en l’occurence le peuple palestinien et il les qualifie de "sociocide".
Pour d’autres informations sur le Tribunal Russell sur la Palestine  :
https://www.facebook.com/russelltribunal
Contact presse : Claude Colart, media manager, RToP Cape Town, 0027 82 37 06 731
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Blocage au Conseil de sécurité sur l’admission de la Palestine

09/11/2011
Le Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas parvenu à se mettre d’accord sur la demande d’adhésion de la Palestine aux Nations unies, indique un projet de rapport du comité des admissions. « En résumant le débat de la 110e réunion du comité des admissions de nouveaux membres, le président (du Conseil de sécurité) a déclaré que le comité était incapable d’émettre une recommandation unanime » portant sur l’admission de la Palestine, souligne le texte.
Au cours des réunions du comité des admissions des nouveaux membres, un des organes du Conseil de sécurité, « des opinions divergentes ont été exprimées », ajoute ce projet de rapport, dont la version finale doit être présentée vendredi lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la candidature de la Palestine. Le projet de rapport ne précise pas quels sont les pays qui ont soutenu la candidature palestinienne et ceux qui s’y sont opposés. De même, le texte ne dit pas si une majorité – dans un sens ou l’autre – s’est dégagée. Les Palestiniens risquent fort de ne pas obtenir les neuf voix sur les quinze nécessaires pour que le Conseil de sécurité puisse formuler une recommandation positive, soulignent des diplomates occidentaux.
« L’opinion du comité ne nous prive pas de notre droit à aller au Conseil de sécurité des Nations unies, mais nous ne prendrons aucune décision avant la publication du rapport le 11 novembre, a immédiatement réagi le négociateur palestinien Saëb Erakat. Nous allons l’étudier en concertation avec le Liban, membre du Conseil de sécurité, et les pays arabes, et en discuterons avec la direction palestinienne pour décider de la prochaine étape. »
Rappelons que la saga palestinienne à l’ONU a commencé le 23 septembre par le dépôt d’une candidature par le président palestinien Mahmoud Abbas. Israël y est farouchement opposé et les États-Unis aussi, estimant qu’il faut d’abord une reprise des discussions directes entre Israël et les Palestiniens.
Dans ce contexte, les représentants du quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, ONU, Russie) reprendront le chemin de Jérusalem le 14 novembre pour des entretiens séparés avec Israéliens et Palestiniens, a annoncé hier l’administration américaine. L’objectif de ces rencontres sera d’aider les parties à « se présenter l’une à l’autre des propositions sur les Territoires et la sécurité », a indiqué Victoria Nuland, la porte-parole du département d’État.
À l’issue des précédentes réunions le 26 octobre, le quartette avait annoncé que les deux camps étaient censés présenter des propositions détaillées sur le tracé des frontières et la sécurité dans les trois mois à venir. « C’est toujours notre objectif, tout comme le fait de les aider à régler certains des dossiers qui ont été difficiles ces dernières semaines », a soutenu Mme Nuland, alors que la défiance est actuellement extrême entre Israéliens et Palestiniens.
La porte-parole américaine n’a pas précisé la composition des délégations prévue le 14.
(Source : AFP)  

"El-Qods internationale" appelle l'UNESCO à protéger la route de la porte des Maghrébins

06/11/2011 - 04:04 ]
Beyrouth – CPI
La Fondation internationale d'el-Qods a appelé l'UNESCO à protéger le patrimoine humain dans la ville occupée d'el-Qods et arrêter les violations des autorités de l'occupation sioniste au sein d'el Qods, notamment dans la gestion de ses affaires, et documentant les monuments et les aspects arabes et islamiques dans la ville sacrée.
Dans un communiqué de presse publié le samedi 5/11, la Fondation d'el-Qods a précisé la nécessité d'intervenir pour empêcher l'occupation de démolir la route de la porte des Maghrébins, menant à la mosquée bénie d'el-Aqsa, confirmant que la cause d'el-Qods est un point focal de toute stabilité dans la région, et donc toutes les parties doivent revoir leurs politique envers la ville.
Le directeur général de la Fondation, Yacine Hamoud, a déclaré que l'adoption de la Palestine comme un membre à l'UNESCO est un pas dans la bonne direction vers la justice pour le peuple palestinien, et un autre champ pour écouter la voix de la Palestine au monde entier, en ce qui concerne les droits palestiniens, mais il a confirmé que l'important est que ce pas reflète l'exécution des décisions de l'UNESCO à propos du patrimoine humanitaire dans la ville sacrée, en particulier et de manière urgente, la protection de la route de la porte des Magrébins, dont l'occupation cherche de la démolir dans ces jours.
Hamoud a confirmé la nécessité que l'autorité de Ramallah investit cette nouvelle participation pour la voix palestinienne.

L'ancien président du Shin Bet appelle à réoccuper la Bande de Gaza

06/11/2011 - 04:14 ]
El-Nassera (Nazareth) – CPI
Le membre du parti opposant "Kadima" à la Knesset sioniste et l'ancien président de Shen Bet sioniste, Avi Dichter, a appelé le gouvernement de Benjamin Netanyahu, à réoccuper la Bande de Gaza et frapper les infrastructures de la résistance palestinienne.
Dans une déclaration de presse publiée, le samedi 5/11, Dichter a déclaré: tant qu'il n'y a pas de solution politique des pays voisins pour négocier avec "Israël", Israël ne peut pas négocier qu'avec une seule autorité palestinienne qui a une seule arme et une seule loi".
L'ex-responsable sécuritaire sioniste a ajouté qu'on ne doit pas parler d'une offensive qui durera un mois, mais pour plusieurs année ( faisant allusion à réoccupation de la Bande de Gaza), et qu'Israël adoptera cette option tôt ou tard, soulignant qu'elle est inévitable.

Ministre de la Justice informe une délégation française sur les crimes de l'occupation

06/11/2011 - 07:28 ]
Gaza - CPI
Le Chancelier, Mohammed Faraj el-Ghoul, ministre palestinien de la Justice a rencontré, le samedi 5/11, une délégation internationale des avocats français, et les a informés sur les crimes sionistes commis contre le peuple palestinien et de tuer ses citoyens et leur imposer un blocus arbitraire et injuste.
Goul a affirmé, lors d'une réunion tenue à son bureau à Gaza, que son ministère documente en collaboration avec les autorités compétentes ces crimes en vue de les soumettre aux parties juridiques  internationales pertinentes pour juger les criminels de guerre sionistes.
« Le peuple palestinien ne désespère  pas pour la récupération de ses droits confisqués, notamment face au blocus et à la judaïsation de Jérusalem et de génocide perpétuel devant le monde, ainsi de libérer des milliers de prisonniers et de nombreux autres droits, et que le gouvernement de Gaza en solidarité des libres du monde entier va poursuivre l’occupation et ses dirigeants devant les tribunaux internationaux  pour  être punis », a insisté le ministre.
Ghoul a apprécie les efforts de la délégation pour soutenir la cause palestinienne dans le but de soulever devant les tribunaux internationaux des questions liées aux crimes de l’occupation  israélienne.
L’avocat français, Gilles Deverz, de son côté,  a souligné que les avocats sont en mesure de soulever des questions pour des crimes commis par l'occupation,  précisant que la poursuite de ces crimes est une question complexe et n'est pas simple, car les tribunaux "israéliens" violent du droit international tels que la question des colonies qu’avaient rendue légitime.

Haniyeh: « Notre grande joie est de libérer la mosquée bénie d’el-Aqsa »

06/11/2011 - 13:15 ]
Gaza - CPI
Le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a effectué la prière de l’Eïd el-Adha, dans la mosquée de la Palestine à Gaza, et a félicité le peuple palestinien et la nation arabe et islamique de l’Eïd béni, suppliant Allah- Tout-puissant- de préserver la nation et les Musulmans, en participation de la délégation du convoi « Miles de Smiles n°7 », et la délégation algérienne, ainsi que des personnalités officielles des factions et de la société civile.
 « Nous célébrons aujourd’hui, l’Eïd el-Adha, l’Eïd de la liberté à tous les niveaux, la liberté face à la tyrannie, la dictature, l’emprisonnement politique, la perte et dépendance », a déclaré Haniyeh pendant le sermon de l’Eïd el-Adha, tout en appréciant la conscience de la nation qui a trouvé sa voie vers la liberté, particulièrement en Tunisie, Egypte et Libye, espérant que tous les peuples arabes vont jouir de cette liberté et de leur obstination pour la libération de la Palestine et la récupération d’el-Qods occupée et ses lieux saints. 
Haniyeh a souligné également que l’Eïd el-Adha est une fête de la liberté  pour nos prisonniers héros qui ont été libérés des prisonniers sionistes lors d’une transaction digne et héroïque, faisant allusion à l’opération militaire complexe qui a conduit à l’arrestation du soldat Shalit, insistant que son gouvernement mettre en œuvre tous les efforts pour la libération de tous les prisonniers  qui souffrent énormément dans les geôles de l’ennemi occupant.
« Notre grande joie ne serait que par la libération de la mosquée sainte d’el-Aqsa, ce qui nécessite une action collective de toute la nation pour atteindre cet objectif », a ainsi ajouté Haniyeh, indiquant que la libération d’el-Aqsa commence premièrement par le renversement des régimes tyranniques, oppressifs et l'établissement d'une bonne gouvernance qui traite le citoyen arabe et musulman avec dignité et fierté, ainsi que d'ouvrir devant lui le chemin vers la liberté.
En renouvelant ses salutations, Haniyeh a félicité, en effet, les délégations de solidarité internationale; «  Miles Smiles 7 »,  algérienne et Turquie, qui visitent Gaza  exprimant son plaisir «d’accueillir les gens généreux", estimant leur participation avec les habitants de Gaza dans la fête d’el-Adha .
Finalement, le premier ministre a fait rappeler des martyrs et des héros blessés et des prisonniers, appelant les gens à les visiter et les soutenir, tout en confirmant qu’ils sont les plus braves qui ont donné beaucoup pour leur cause.

El-Qods occupée : Plan sioniste pour construire 60 000 unités colonialistes

6/11/2011 - 18:33 ]
Nazareth - CPI
Des Sources de presse hébraïques ont dévoilé un plan stratégique émis par la municipalité occupante de Jérusalem (el-Qods occupée) pour construire plus de 60 000 nouveaux logements dans la ville de Jérusalem, dans les vingt prochaines années.
Le journal hébreu « Maariv », a rapporté dans son édition du dimanche 6/11, qu’un document a été élaboré dans la municipalité de l'occupation de Jérusalem montre que la municipalité va construire 60718 unités colonialistes à Jérusalem, au cours des prochaines vingt ans,  la plupart (53 000 unités) aura lieu à «Jérusalem-Est».
Selon le document, la plupart des terres préparées pour la construction se trouvent à "Jérusalem-Est», avec le manque de terres pour la construction à Jérusalem-Ouest, alors que les 24 mille unités colonialistes ont été approuvées dans les comités de la construction et lesquelles vont être construites, et seulement 3500 unités seront construites à Jérusalem-Ouest.
«Des cartes ont été fournies pour la construction de 13.500 unités par des hommes d’affaires et vont bientôt être envisagées. Également, le document a montré que des planifications sont en cours pour l’instauration de 23 266 unités colonialistes, mais ne seront pas construites dans un avenir proche », a ainsi précisé Maariv.
Selon les données contenues dans le document, les terres qui seront construites, se situent dans le quartier nord de Jérusalem, comme la colonie de "Pisgat Zeev", "Neve Yaakov," et les quartiers arabes: Beit Hanina, et Shu’fat, où  plus de 10 000 unités seront installées, alors que leur moitié a été approuvée, et l’autre est encore en phase de planification, selon le journal.
En effet, les données de la municipalité sioniste de Jérusalem, cette dernière prévoit de construire 10 934 logements, leur moitié a été approuvée, et aura lieu à Silwan, et dans les quartiers de la vieille ville.

Flottille: Sites de l'armée et des renseignement sionistes en panne

07/11/2011 - 09:12 ]
CPI
« Plusieurs sites Internet gouvernementaux de l’occupation israélienne  étaient indisponibles, dimanche, le 6/11, lors d’une plus grande attaque par des hackers aux autorités de l’entité sioniste », a rapporté le quotidien hébreu « Haaretz ».
Haaretz a souligné que les sites de l'armée israélienne, du service de renseignements (Mossad) et du service de la sécurité intérieure (Shin Beth) sont tombés simultanément, ainsi que ceux de plusieurs portails gouvernementaux et ministères.
Cette attaque intervient alors que le groupe de hackers « Anonymous » a menacé une attaque informatique contre le gouvernement de l’ennemi occupant suite à l’interception des deux bateaux  baptisés « Vagues de la liberté » qui se dirigeaient vers Gaza vendredi 4 novembre, dans une mission humanitaire et portant 27 militants pro-palestiniens.
La vidéo publiée par « Anonymous » (inconnu) et intitulée "Lettre ouverte pour le gouvernement de l’occupation israélienne, l’a accusé d’exercer la « piraterie en mer».
Il lui a averti: «Si vous continuez à arrêter les navires d'aide humanitaire à Gaza, ou vous répétez les actes terribles perpétrés au cours du mois de mai (31 mai 2010) contre toute flotte pour briser le blocus de Gaza, vous ne nous laissiez aucun choix que de réagir ».
Notons que des commandos de la marine de l'occupation israélienne ont arraisonné, vendredi après-midi le Saoirse ("Liberté" en gaélique) et le Tahrir ("Libération" en arabe), qui battaient pavillons irlandais et canadien. Les deux bateaux ont été escortés au port sioniste d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv et leurs passagers arrêtés.

Qassem : l'occupation ne veut pas de trêve

07/11/2011 - 13:04 ]
Naplouse – CPI
"L'occupation sioniste ne veut pas de trêve avec les Palestiniens, et elle ne reconnaît son partenariat dans aucune trêve signée avec la résistance palestinienne", a confirmé Dr. Abdel-Sattar Qassem, professeur de sciences politiques à l'Université nationale d'el-Najjah à Naplouse.
Dans une déclaration exclusive au Centre Palestinien d'information (CPI), Dr. Qassem a renouvelé son appel à la résistance palestinienne de créer un conseil militaire palestinien unifié pour affronter l'attaque sioniste continuelle, en disant "il est irraisonnable que tout palestinien travaille seul".
Il a ajouté que la trêve doit être signée uniquement par le côté palestinien et la résistance est celle qui examine les circonstances, et non l'occupation sioniste, et la résistance doit posséder le dernier mot dans cette décision.
En commentaire au martyre d'un résistant à la veille de l'Aïd el-Adha, l'analyste politique a appelé la résistance palestinienne à prendre les mesures de sécurité nécessaires, attirant l'attention que cela est insuffisant malgré le développement militaire palestinien.
"L'occupation ne se sent concernée par aucune occasion pour les Palestiniens ou les musulmans, elle s'intéresse seulement à ses estimations de sécurité qui couvrent toutes les considérations", a-t-il déclaré.

Trois blessés dans un bombardement d’artillerie sioniste à l’est de Gaza

07/11/2011 - 13:24 ]
Gaza – CPI
Trois citoyens ont été blessés dans un bombardement d’artillerie exécuté par les forces d’occupation à l’est de Gaza, aujourd’hui lundi 7 novembre.
Des sources locales ont rapporté à notre correspondant que des chars de l’occupation ont bombardé l’est de Gaza, avec pas moins de cinq obus de mortier, en plus de tirs intensifs en direction des terres agricoles et des quartiers résidentiels.
Le haut Comité d’urgences et de secours a indiqué que le bombardement a blessé trois citoyens, et il est probable qu’il y ait d’autres victimes.

Flottille pour Gaza : les militants internationaux électrocutés par les soldats de l’armée occupant

07/11/2011 - 17:38 ]
Sydney - CPI
Le Militante australien Michael Coleman qui a participé dans la flotte navale cherchant à briser le siège de la bande de Gaza, a déclaré que les militants pacifistes  ont été battus et soumis à des chocs électriques par les commandos des forces sionistes qui ont intercepté les deux navires.
Coleman a été parmi les 27 personnes détenues par les forces marines de l’ennemi occupant israélien quand elles ont intercepté les deux navires ; l’Irlandais "      Liberté" et le Canada «libération», qui étaient sur leur chemin vers Gaza, et les ont emmenés vers le port d'Ashdod.
L'agence de presse Australienne (AAP), a rapporté,  lundi, de John Coleman,  père du militant australien, qu’il a parlé à son fils, a été également informé sur une lettre d'un militant canadien adressé à son avocat, affirmant que le navire a été ciblé, ensuite 30 soldats du commando sioniste ont monté à bord.
"Un des militants pacifistes canadiens a été soumis à un choc électrique, tout en battant d'autres après qu'ils ont refusé de quitter le navire dans le port d'Ashdod", a-t-il ainsi souligné.
Il a ajouté: «Après qu'ils ont été forcés de débarquer du navire, ont été menottés aux mains et aux pieds, et emmenés dans une prison située à environ 10 kilomètres de Tel-Aviv".
Coleman a rapporté que les militants sont toujours dans des cellules séparées les unes des autres, et ils n’ont pas  reçu que de visites consulaires.

Corruption : Netanyahu face à face de son dossier abusif

07/11/2011 - 18:20 ]
Jérusalem- CPI
Des autorités judiciaires sionistes spéciales ont décidé  de convertir les résultats de l'enquête dans une affaire de corruption liée au Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, au procureur général sioniste pour l’examiner , alors qu'il est attendu que la Cour suprême sioniste annonce sa décision finale pour l’emprisonnement de l’ancien président , Moshe Katsav, accusé de viol .
Le journal Maariv hébreu, a révélé que le « Contrôleur d'Etat », le juge Micha Lindenstrauss a transféré au procureur général israélien les résultats à propos de l'enquête sur un voyage de Netanyahu et de sa famille au détriment des hommes d’affaires, en violation du droit et comme corruption.
Maariv ajoute que le bureau de Netanyahou a tenté mettre pression  sur le "Contrôleur d'Etat" pour changer le chef d'état major concernant  l’enquête en question (contre Netanyahu), mais le premier a rejeté la demande, et n’a pas annoncé les résultats de l'enquête.
Des sources au sein du Bureau du Procureur  ont déclaré que les résultats de l'enquête indiquent l'existence de preuves réelles contre Netanyahou.

Des députés sionistes accusent Zoabi de «saper les fondements de l'Etat"

08/11/2011 - 07:42 ]
Jérusalem- CPI
Un député du parti sioniste "Kadima" a accusé la députée arabe à la Knesset « Hanin Zoabi » d’avoir travaillé à saper les fondements de l'Etat juif", après son participation à la conférence en Afrique du Sud, où l'entité sioniste a été décrite comme un "Etat" raciste.
Aotineil Schneller, membre à la Knesset a présenté une plainte à la «Commission de déontologie », contre la députée Hanin Zoabi qui a voyagé à l'Afrique du Sud "sans autorisation", selon ses propos,  ajoutant: que «Zoabi travaille à saper les fondements de l'Etat et on doit prendre des mesures contre elle".
La radio hébreu a cité,  pour sa part, des sources au sein du parti, «Likoud» gouverneur, sa critique du députée Hanin Zoabi, soulignant que"Hanin Zoabi doit être empêchée de concourir pour un siège dans la prochaine Knesset.
Zoabi était présente en Afrique du Sud, à Cape Town , devant la commission sur "Russell sur la Palestine », pour étudier la politique de l'occupation sioniste contre les Palestiniens de 48, où Zoabi a déclaré qu’«Israël est un Etat raciste, que son régime essaie de la garder comme un Etat exclusivement pour les Juifs".
 « L'Afrique du Sud et contrairement à Israël a finalement reconnu que son régime était raciste et a travaillé pour y mettre fin", a-t-elle précisé.

Le Tribunal Russell appelle à la solidarité mondiale avec les Palestiniens

08/11/2011 - 08:55 ]
Monde.fr
Le Tribunal Russell pour la Palestine a appelé lundi la communauté internationale à "pratiquer le même esprit de solidarité qui a contribué à mettre fin à l'apartheid en Afrique du Sud" à l'égard des Palestiniens. Ce tribunal des peuples autoproclamé a été créé en 2009 sur le modèle de celui qui jugea les crimes de guerre américains au Vietnam dans les années 1960.
A l'ouverture de la session au Cap samedi, l'archevêque Desmond Tutu, héros de la lutte anti-apartheid, a reproché à Israël d'avoir oublié les Ecritures. "Ils ont oublié leur propre histoire et ce que leurs propres prophètes ont dit de notre Dieu. Nous adorons un Dieu qui naturellement incline en faveur de ceux qui souffrent (...)", a déclaré Desmond Tutu, prix Nobel de la paix 1984.
Créé peu après l'opération Plomb durci à Gaza en 2008-2009, il est considéré comme une "mascarade" par la diplomatie israélienne. Il est toutefois pris très au sérieux par des intellectuels sud-africains témoins de la période de l'apartheid. Le jury était composé de huit personnes dont la féministe française Gisèle Halimi, l'Irlandaise Mairead Corrigan, prix Nobel de la paix 1976, ou encore l'ancien résistant et ancien ambassadeur de France Stéphane Hessel, 94 ans.

Adhésion à l’Onu : le Congrès américain renonce à bloquer le financement de l’Autorité palestinienne

08/11/2011 - 09:18 ]
Agences
« La chambre des représentants américaine ont renoncé à bloquer une aide de près de 200 millions de dollars à l’Autorité palestinienne, suspendue en raison de leur opposition à la demande d'adhésion palestinienne à l'ONU », a déclaré lundi 7/11, une source au Congrès.
Selon le bureau de la présidente républicaine de la commission des affaires étrangères, Ileana Ros-Lehtinen, les fonds américains avaient été conservés au Congrès, le 18 août dernier. L'influente élue avait levé ses objections à une première tranche d'aide de 50 millions de dollars dans une lettre du 2 septembre à l'Agence fédérale américaine d'aide au développement (USAID).
La deuxième tranche, destinée aux forces de police palestiniennes, de près de 148 millions de dollars, a été débloquée, récemment, après réception par la commission de diverses assurances sur l'utilisation des fonds et la conformité de l'aide avec la sécurité nationale américaine.
Il est à noter que les Etats-Unis avaient sanctionné l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), lors de son accueil en son sein la Palestine, annonçant la suspension immédiate de leurs versements, tout en qualifiant l’adhésion non significative sans accord avec Israël. De sa part, le Quartette qui réunit les Etats-Unis, la Russie, l'ONU et l'UE, a appelé à un accord d'ici à la fin de 2012.

Une grève générale paralyse l'entité sioniste pendant 4 heures

08/11/2011 - 10:55 ]
El-Qods occupée – CPI
La radio de l'armée de l'occupation sioniste a annoncé qu'une grève générale a débuté lundi matin 7/11, en entité sioniste, en particulier dans les hôpitaux, les banques, l'aéroport principal, soulignant qu'elle a duré seulement 4 heures.
Elle a déclaré qu'un tribunal sioniste a permis la grève pendant quatre heures, après l'échec des négociations entre le syndicat central sioniste des travailleurs et le ministère des finances sur les conditions du travail des fonctionnaires vacataires travaillant dans le secteur public en entité sioniste.
Le tribunal a justifié sa décision en déclarant que les deux parties n'ont pas eu le temps pour de négocier et a ordonné la reprise immédiate des pourparlers entre le syndicat et les patrons pour discuter des conditions de travail des employés vacataires.

The Observer : les menaces de Netanyahu envers l'Iran sont risquées

08/11/2011 - 10:25 ] 
Londres – CPI
Le journal britannique "The Observer" a mis en garde dans son éditorial du dimanche 6/11, contre les politiques du gouvernement sioniste dans son escalade au Moyen-Orient, en particulier contre l'Iran, considérant que cela implique des risques importants contre la sécurité de l'entité sioniste au lieu de la servir, et affecte ses relations avec les pays voisins.
Il a estimé que l'aventure de Netanyahu ou le simple fait de parler sérieusement de bombarder l'Iran, "isolera Israël et montrera qu'elle est faible si elle ne bouge pas, et encore plus faible si elle ne fait rien, que dans la gestion de ses relations avec ses voisins, elle ne possède que les menaces d'agression".
Il a souligné les résultats limités qui peuvent être obtenus par Israël à travers ces politiques, s'interrogeant sur la capacité militaire de l'entité sioniste d'éliminer complètement les capacités nucléaires de l'Iran.
Le journal a déclaré que les risques que l'Iran possède des armes nucléaires résultent en partie de l'attachement d'Israël à une supériorité militaire absolue et à la politique de dissuasion comme un moyen de préserver sa sécurité.
Il a attiré l'attention sur les résultats d'une telle prise de risque, s'interrogeant sur les intention de Netanyahu et de son ministre de la Défense, Ehud Barak. Le journal a également affirmé que "la tentative d'obliger la Chine et la Russie à prendre des positions plus proches d'Israël sur la question iranienne en utilisant des menaces n'est pas diplomatique et non garanti".

Mechaal s'engage au succès de sa rencontre avec Abbas

08/11/2011 - 10:05 ]
Gaza – CPI
Le président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a confirmé son attachement à la réussite de la réunion prévue avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour aider à mettre en œuvre les phases de la réconciliation sur le terrain. Il a indiqué que la rencontre discutera de l'achèvement de la réalisation de l'unité palestinienne et du consensus interne dans divers domaines, en particulier en politique.
Dans ses déclarations sur le site Web "Resalah Net", le lundi après-midi 7/11, Mechaal a affirmé :  "Je préfère ne pas parler aux médias au sujet de la rencontre avec Abou Mazen, mais sa date sera fixée au cours des prochains jours afin qu'elle soit un succès".
Il a précisé que les circonstances de l'étape et tous les faits sur le terrain renforcent l'approche palestinienne vers le consensus et l'application des phases de la réconciliation afin de promouvoir l'unité nationale.
D'autre part, Mechaal a félicité les Palestiniens à l'occasion de l'Aïd el-Adha en disant : "En dépit de votre dure souffrance, vous allez d'une victoire à une autre sur le chemin de la libération de la Palestine, la reprise de nos droits et territoires, la mise en œuvre de notre projet national, et le droit à l'autodétermination, ainsi que le retour vers nos terres et la création de notre Etat avec une réelle souveraineté et la ville d'el-Qods comme capitale".
Il a confirmé que la victoire viendra pour toute la nation arabe et islamique, soulignant que ce qui se passe dans la scène arabe et internationale représente des signes précurseurs qui renforcent la confiance des Palestiniens en la victoire.
Puis, il a appelé les Palestiniens à davantage de patience, stabilité et à l'unité de la position et l'innovation dans les moyens de résistance, jusqu'à l'achèvement du projet national et la réalisation des objectifs du peuple palestinien.

Oblitération des sites historiques palestiniens sous couvert de plan de developpement

08/11/2011 - 16:13 ]
Le gouvernement de l’occupation, a donné son approbation au «  plan de développement du site archéologique et historique d’El Kastal, qui domine la ville d’El Kods occupée, en précisant que, cette initiative s’insère dans le cadre, du projet-de perpétuation du patrimoine de l’ex-chef des ministres Itshak Rabin, en commémoration du seizième anniversaire de son assassinat.
Netanyahu a déclaré que, le gouvernement a pris la décision, seize ans après l’assassinat de Rabin, d’approuver le développement du site d’El Kastal, « considéré faisant partie du parc de Rabin ». Il ajoute que la perpétuation du patrimoine de Rabin, est en fait un témoignage de respect, à une génération de fondateur de l’état et, au rôle de Rabin en particulier, dans la levée du siège d’El Kods, selon ses dires.
Il faut signaler à ce propos, que le projet approuvé par le gouvernement sioniste, va valoir un brudget de 2.5 millions de chikel. La moitié du budget, sera financée par la caisse «  Hissoud », spécialisée dans la collecte des dons, en faveur de la colonisation, soit 50% du coût du projet.
El Kastal avait pris une grande importance dans les combats de 1948 ; en ce temps là les combattants arabes avaient réussi à prendre le contrôle de sa colline, ce qui a rendu possible, de frapper le siège autour de cent mille juifs, résidant à l’intérieur d’El Kods.
Pour briser le siège, les juifs avaient donné l’assaut à El Kastal avec des troupes importantes munies d’armes automatiques et aux tirs de mortier et, ont pu occuper El Kastal.

Zaabi : L'Apartheid sioniste , un poison insidieux !

08/11/2011 - 22:55 ]

La députée au parlement de l'entité de l'occupation Hanin Zaabi a prononcé un discours devant '' le Tribunal Rasel sur la Palestine " dans la ville "Cap Town" , la capitale législative de l'Afrique du Sud , où elle précise que les procédés de l'occupation jaillissent de la haine et de l'épuration ethnique du palestinien propriétaire de la terre .
Dans son discours , Zaabi a aussi annoncé << voici ici, devant vous, une citoyenne pas seulement empêchée de voter , alors qu’élue au parlement je devais être par conséquent l'exemple vivant de la démocratie et de l'égalité en "Israel", mais en vérité , je ne suis que l'exemple vivant du racisme et de l'inexistence de l'égalité ..>>
Zaabi a également décrit de Cap Town le fonctionnement du Tribunal et son ambiance de en disant : Le monde entier milite pour la Palestine
Concernant la ségrégation raciale à l'encontre des citoyens palestiniens dans l'entité d'occupation et, les politiques de l'état à leur égard Zaabi a fait savoir que : La situation ne se limite pas seulement au fait que nous soyons considérés des citoyens de second ordre , aux yeux de l'Etat , ni non plus que notre citoyenneté soit tributaire de loyauté envers le sionisme et l'état juif, mais dépasse plutôt tout cela, pour nous considérer tout simplement, ennemis et menace, stratégique selon l'optique de l'Etat .
Elle a ajouté : parce que la lutte de tous ceux qui ont une conscience humanitaire dans le pays , est une lutte pour un état démocratique, une égalité totale, une reconnaissance nationale et une justice , c'est à cause de la nature de cette lutte, ses valeurs et ses horizons, que nous sommes considérés danger et menace , de la part du Chapak , de l'élite politique de droite dominante , ainsi que le Knesset
Zaabi a également indiqué dans son discours qu'il existe plus de 40 textes de loi , qui débouchent d'une façon "légitime" sur la ségrégation raciale quant aux droits des citoyens palestiniens au sein de l'Entité , et poursuivit ce sont des lois qui concernent , la terre , la planification , la citoyenneté, les budgets , l'égalité socio-économique auxquels s’adjoint la ségrégation dans les domaines de l'éducation , l'enseignement et le droit à l'identité .
Zaabi a mis l'accent sur le fait que les politiques exercées par l'Entité à l'encontre de ses citoyens palestiniens sont pires que celles qui étaient en vigueur en Afrique du Sud sous l'Apartheid et à différents niveaux en précisant , Israël ne se suffit pas de ce qu'elle a confisqué et, ne cesse de confisquer des terres des citoyens palestiniens, elle procède aussi à la confiscation de la relation des palestiniens avec leur patrie, puisqu'elle s'emploie à judaïser l'espace et à ré-écrire l'histoire de nouveau .
Elle a ajouté : l'Etat d'Israël se comporte avec nous , comme si nous étions des envahisseurs de notre propre terre; en Afrique l'épuration ethnique a été pratiquée dans certaines régions, certaines villes, mais en Israël , l'épuration s'est étendue à 85 de la population palestinienne , touchant la plupart des endroits de la patrie en 1948 ; ainsi donc , la discussion porte sur une politique raciste plus développée que l'Apartheid, mais seulement moins nette et moins manifeste .
Zaabi a également abordé les lois relatives à la loyauté-citoyenneté, en signalant que le régime de l'Apartheid en Afrique du Sud n'a pas essayé de reformuler l'identité nationale de l'homme du milieu local de nouveau par contre au sein de l'entité , il y a qui tentent d'effacer l'identité nationale palestinienne et veulent inculquer au palestinien qu'il n'y a aucune relation entre lui et sa terre .

Cheikh Hassan Youssef et son fils Aweys emprisonnés encore pour une peine de 6 mois

08/11/2011 - 17:52 ]
Ramallah - CPI
Les autorités occupantes israéliennes ont transféré, mardi matin  8 /11, le député au Conseil législatif, et l’un des dirigeants du   Hamas, Cheikh Hassan Youssef et son fils Aweys,  à la détention administrative pour six mois dans la prison d’"Ofer", près de Ramallah.
La famille de Sheikh Youssef a affirmé que les autorités occupantes sionistes ont informé le Cheikh Youssef et son fils que le service de renseignements a décidé de leur transférer à la détention administrative pour une peine de 6 mois, en s'appuyant sur les rapports de sécurité secrète contre eux.
« Le Cheikh Youssef a subi plusieurs séances d'interrogatoire par le service de renseignement et de police sioniste, sous  prétexte d'avoir organisé des événements en faveur du Hamas, à Ramallah, et la menace d'enlèvement de soldats des forces occupantes, ainsi que de soutenir la résistance dans l'affaire de Shalit et les festivals à l'appui des détenus libérés », a également confirmé leur famille, tout en soulignant que les autorités sionistes ont pris cette mesure de détention après avoir échoué à justifier toute accusation contre eux

La Campagne internationale dénonce la peine administrative contre Cheikh Hassan Yousef et son fils

08/11/2011 - 18:40 ]
Gaza - CPI
La campagne internationale pour la libération des députés enlevés a condamné la décision des autorités de l’occupation sionistes d’imposer la détention administrative pour six mois contre le Cheikh Hassan Youssef et son fils Aweys.
« Les autorités occupantes israéliennes ont adopté des jugements arbitraires et injustes contre les députés enlevés, sans aucune justification législative ou même aucun argument comme il a été invoqué durant l’incarcération du soldat Shalit, tout en annonçant des peines administratives inéquitables », a contesté la campagne contre la politique punitive raciste de l’ennemi occupant sionsite.
Elle a décrit la décision prise par la Cour d'occupation contre le député Youssef et son fils qu’elle est une décision administrative, soulignant qu'elle s'inscrit en marge de la joie de la famille et de la nation après la libérations des prisonniers et le mariage de la sœur du député Youssef, tout en insistant que l’ennemi occupant viole systématiquement la loi internationale, notamment l'immunité parlementaire avec toute arrogance en défiant la communauté, les parlements  et les gouvernements internationaux.
La campagne internationale a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilité et de sortir du silence ferme à mettre un terme à cet empiétement sioniste sur les symboles de la légitimité palestinienne, exhortant, ainsi, les institutions et les organisations des droits humains et juridiques à la nécessité de documenter les crimes de l'occupation au sein des représentants et d’œuvrer  à criminaliser l'occupation dans les tribunaux internationaux

Netanyahu ordonne d'accélérer la colonisation à Jérusalem

08/11/2011 - 20:48 ]
El-Nassera (Nazareth) – CPI
Le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a ordonné d'accélérer la construction des avant-postes colonialistes dans la ville occupée d'el-Qods, suite à la décision de la Cour suprême sioniste d'évacuer certains avant-postes coloniaux en Cisjordanie occupée, selon le journal hébreu "Yediot Ahronot".
Le journal a souligné que des membres du parti sioniste de Likoud ont attaqué Netanyahu au cours d'une séance spéciale, après la publication de la décision de la Cour suprême sioniste d'évacuer certains avant-postes colonialistes dans les régions de la Cisjordanie et dans le cadre de sa réponse aux membres de son parti, Netanyahu a déclaré qu'il a ordonné d'accélérer le processus de construction dans les avant-postes coloniaux situés dans la ville occupée d'el-Qods et "Maale Adumim", ainsi que certaines des colonies en Cisjordanie occupée.
Le journal a cité de Netanyahu en disant qu'environ 2000 nouvelles unités colonialistes seront construites en "Israël" et que le seul moyen est de renforcer la colonisation dans les lieux qui resteront sûrement sous le contrôle sioniste dans toute solution à venir.
"Nous ne changerons pas nos politiques à la colonisation, malgré les condamnations internationales et l'isolement politique dont Israël souffre à cet égard ( la question de la colonisation), parce que le processus de construction est en conformité avec la loi", selon ses propos..
Il est à noter que des centaines de colons sionistes ont manifesté, le mardi à midi 8/11, devant la Cour suprême sioniste pour contester contre les décisions du tribunal sur l'évacuation de certains avant-postes coloniaux en Cisjordanie occupée.

La transaction permet au libéré Dwidar de marier son fils

08/11/2011 - 21:25 ]
Le camp An-Nassirat – CPI
Après vingt d’emprisonnement, Nasser Dwidar quitte la prison, grâce à la transaction d’échange de prisonniers réalisée par la résistance palestinienne, le Hamas en tête. Il a eu la chance de sortir deux jours seulement avant le mariage de son fils Anes.
Quelques jours seulement avant cette libération, Anes et sa famille ont fixé la date de ce mariage au 21 octobre 2011, sans aucun espoir de voir leur père parmi eux ; cela n’avait pas été possible pour l’aîne Baker. Cette libération a rendu réaliste le rêve de toute une famille, surtout du marié, un rêve tant cher et impossible.
Le père Dwidar, 44 ans, originaire du camp An-Nassirat, au centre de la bande de Gaza, a été libéré le 18 octobre, en application de la transaction, avec 477 captifs palestiniens, anciens détenus et condamnés à de lourdes peines. Il a été condamné à perpétuité. Il a purgé vingt ans, vingt ans derrière les barreaux loin de sa famille, de ses enfants.
Quand Dwidar le père avait été arrêté, Dwidar le fils n’avait que trois mois. Et là, à sa sortie, le garçon a vingt ans. L’émotion était très forte de marier son fils, surtout qu’il a raté le mariage de l’aîné.
La date du mariage
Avant qu’il soit libérable, en prison, l’avocat l’a informé de la date du mariage, le 21 octobre 2011. « J’ai eu un grand chagrin de ne pas pouvoir participer au mariage de mon fils, car la transaction était dans un impasse », a-t-il dit à Quds Press.
« Depuis que j’ai connu la date du mariage, je n’ai cessé de pensé à la manière de contacter mon fils pour le féliciter pour cette bonne nouvelle. Je pensais faire un problème, afin que le bourreau me transfère vers une autre prison d’où je pouvais contacter ma famille le jour des noces. En fait, la prison de Hidarim, où j’étais, est pleine d’appareils de brouillage. Tout ce que je voulais, c’était féliciter mon fils, lui dire « Mabrouk », le jour de ses noces. Ce jour-là, moi et mes compagnons de prison, comme à notre habitude lorsqu’il y a un événement à l’extérieur, nous nous préparions pour une fête à l’intérieur de la prison, avec une distribution de gâteaux ».
La fête du mariage
Le père continue à remercier Allah (le Tout Puissant) pour sa libération, pour être présent. Il remercie aussi tous ceux qui ont été derrière la transaction qui a permis tout cela. Il aime dire à tous les captifs palestiniens : « La prison n’est pas une fatalité. Vous en sortirez, contre le bourreau et aussi lourdes que soient vos condamnations ».
Il se rappelle du mariage de son fils aîné, il y a deux ans, qui s’est fait alors que lui, le père, était derrière les barreaux de l’occupation israélienne : « Je n’ai pu que les féliciter par téléphone ».
Ce qui compte maintenant, c’est qu’il est avec sa famille : « Mon fils Anes et mon frère Naïm sont les premiers que j’ai vus en sortant de prison ». Quels moments inoubliables !
« Lorsque mes pieds ont touché la terre de Gaza, je n’en croyais pas mes yeux. De plus, Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, et les chefs du mouvement de la résistance islamique Hamas, étaient là pour nous recevoir. Puis j’ai couru embrasser mes enfants. »
La joie de la femme, de la mère
La femme de Dwidar, la mère du marié, n’arrive pas à décrire sa joie de voir son mari libre : « En attendant sur le point de passage de Rafah mon cher mari, j’ai senti les secondes vraiment trop longues ; on aurait dit des heures. Il m’a appelé sur le portable de son frère. Je n’en croyais pas mes oreilles. C’est Nasser. Oui, c’est la voix de mon mari. J’ai crié : Où tu es ? Je te cherche partout. Et là, j’ai entendu mon fils m’appeler : Maman, c’est mon père. En le voyant avec mes garçons, le monde était trop petit pour contenir ma joie ».
Deux jours plus tard, la joie s’est encore doublée avec le mariage de leur fils. Ce jour-là, avec tous les amis, toutes les familles, toutes les fleurs, la mère a eu le sentiment « de se marier de nouveau ; j’avais deux raisons d’être joyeuse. Toutefois, la joie de revoir mon mari était plus forte que tout ».
« Combien il est beau d’entendre le mot Papa sortir de la bouche de mes enfants. C’est une grande joie de l’entendre, surtout que les enfants en étaient privés depuis des années. »
« Actuellement, je me sens comme dans un rêve, un beau rêve », dit la mère.

La malversation synonyme de gestion des partis sionsites

08/11/2011 - 23:55 ]

Avi Dakhter, le membre du knesset sioniste et, du parti " Kadima, également leader de l'opposition au sein de l'entité sioniste , a accusé la direction de son patri de corruption , ce qui constitue le signe d'un début de crise à l'intérieur du parti .
Le quotidien hébreu Haartz , dans son numéro publié le (8-11) rapporte que Dakhter a adressé des critiques acerbes à l'encontre du président du parti : Tsibni Livni, à la suite de la publication du rapport du '' Contrôleur de l'état " relatif aux malversations financières d'un certain nombre de partis sioniste .
Le quotidien a rapporté que Dakhter a déclaré que " le parti fonctionne d'une façon non démocratique, et gère ses finances d'une manière illégale qui suscite la suspicion de malverations " selon ses dires.
Entre temps le rapport annuel, émis par le '' contrôleur d'Etat " relatif au financement des partis politiques sionistes a signalé, des abus dans la manière de gérer concernant dix sept formations parlementaires, ce qui fit révêler que les deux formations Kadima et Likoud ont organisé deux banquets avec des coûts élevés qui ont été couverts par la trésorerie générale .

Villefranche sur Saône : la Palestine dans tous ses débats

lundi 7 novembre 2011
Projection, témoignages, informations et propositions d’actions pour la Palestine, le 17 novembre, à Villefranche sur Saône.

Collectif caladois pour le peuple palestinien
Le jeudi 17 novembre 2011 à 20H30
aux 400 coups, espace Barmondière
Projection du film « Mur de fer » (52 min)

La projection sera suivie d’échanges entre le public et des personnes impliquées localement dans des actions de soutien au peuple palestinien : • mission « Bienvenue en Palestine » de l’été 2011, • préparation d’une nouvelle mission au printemps 2012, • action BDS [« Boycott, Désinvestissement, Sanctions »]
Venez nombreux PAF : 3€
(Ccpp69400@yahoo.fr)
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Le consulat israélien occupé à Boston (USA) : Vidéo !

lundi 7 novembre 2011  
Des militants ont pris d’assaut consulat israélien à Boston aux cris de : « Occupez Wall Street, pas la Palestine ! », montrant "une convergence entre la contestation populaire aux Etats-Unis et la protestation contre la politique israélienne", écrivait le quotidien israélien « Yedioth Ahronoth » ce samedi. Cette occupation avait notamment pour but de dénoncer l’opération de piraterie menée par la marine israélienne contre les deux bateaux de la campagne « Vagues de liberté », le Canadien et l’Irlandais.
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BDS : Solidarité avec les militants de Mulhouse !

mardi 8 novembre 2011
Soyons nombreux au procès des 12 militants de Mulhouse qui comparaîtront le jeudi 17 novembre devant le tribunal correctionnel de Mulhouse. Cette fois-ci le procès a vraiment lieu !!

Communiqué
"Procès des douze militants du collectif Boycott 68 convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 17 novembre 2011 ! Acte 5 !
Pour avoir distribué, à deux reprises, des tracts appelant au boycott des produits exportés par Israël à l’hypermarché Carrefour d’Illzach, nous sommes au total 12 militants convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse. Nous sommes accusés de provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence » alors que nos actions s’inscrivent dans le cadre de la Campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). Cette campagne vise à faire appliquer le droit international, à faire respecter les droits fondamentaux des Palestiniens et à sanctionner l’Etat d’Israël pour ses outrances, ses crimes de guerre, et sa politique discriminatoire à l’égard du peuple palestinien.
Reporté quatre fois, ce procès qui aura lieu le jeudi 17 novembre à 8H30 est avant tout un procès politique. En effet, les procès contre les militants de la campagne BDS ont été diligentés par le gouvernement suite à des plaintes déposées par des organisations soutenant la politique illégale, agressive et violente de l’Etat d’Israël. Le CRIF, dans son communiqué de réjouissance suite à la censure du meeting parisien autour de Stéphane HESSEL se vantait déjà d’être « à la manœuvre derrière toutes les procédures contre le boycott, même si par tradition il s’abstient de porter plainte lui-même » (1).
Alors qu’en juin 2011, dans un autre procès contre une militante de la cause palestinienne, la 17ème chambre correctionnelle de Paris s’est prononcée clairement en jugeant parfaitement légal le boycott des produits israéliens par des citoyens, nous sommes déterminés à poursuivre la campagne BDS tant que l’Etat d’Israël ne respectera pas le droit international.
Nous revendiquons la liberté d’expression et le droit de critiquer la politique israélienne et nous vous appelons à participer au rassemblement de soutien le 17 novembre 2011 à 8H00 devant le Tribunal de Grande Instance de Mulhouse, 21 avenue Robert Schuman.
Les 12 militants du Collectif Boycott 68
CAPJPO-EuroPalestine
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Le détournement VIOLENT ET DANGEREUX de la flotille "Vagues de la Liberté" par Israël.

mardi 8 novembre 2011
Contrairement aux affirmations israéliennes prétendant que leur acte de piraterie dans les eaux internationales s’est déroulé le plus paisiblement du monde, les passagers des bateaux irlandais et canadien emmenés de force à Ashdod, donnent une autre version des faits.

Le détournement VIOLENT ET DANGEREUX de la flotille Vagues de la Liberté par Israël.
Dublin (Saeeb Press) – Le Dr Fintan Lane, coordinateur du Navire Irlandais pour Gaza, a pu donner un coup de téléphone, samedi 6 novembre après-midi, depuis la prison israélienne où lui-même et 13 autres ressortissants irlandais sont détenus.
« Le détournement du navire Saoirse a été violent et dangereux. En dépit de protestations très claires des occupants des deux bateaux, disant qu’ils ne voulaient pas être emmenés en Israël, ils ont été extirpés des bateaux d’une manière violente. L’ensemble de l’opération a duré environ trois heures. Elle a débuté par la projection sur les embarcations de jets d’eau à forte pression et le braquage de fusils vers les passagers à travers les fenêtres.
La force des jets d’eau m’a précipité en bas des escaliers du bateau. Des fenêtres ont été fracassées et il s’en est fallu de peu que le pont du navire prenne feu. Les embarcations ont été rapprochées de telle sorte que les deux bateaux, le Saoirse et le Tahir, sont entrés en collision et endommagés, en particulier le Saoirse. Ils ont failli couler.
Ce type de détournement mettait en péril les vies humaines. Initialement, les forces israéliennes prévoyaient de laisser les bateaux en mer, mais, craignant de s’égarer et peut-être de se noyer, les passagers kidnappés ont demandé à ne pas être laissés à dériver sur l’eau. Tous les effets personnels des passagers et de l’équipage leur ont été enlevés, et ils ignorent toujours ce qui, éventuellement, leur en sera restitué. Les 14 ressortissants irlandais restent incarcérés à la prison de Givon ».
L’appel téléphonique, donné dans la précipitation, s’est terminé abruptement quand Fintan a dit ; « Il faut que je m’en aille ». Claudia Saba, porte-parole du Navire Irlandais pour Gaza, destinataire de cet appel, a déclaré : « Le récit de Fintan Lane est en contradiction flagrante avec la version israélienne selon laquelle Israël ̎ a pris toutes les précautions requises pour assurer la sécurité des militants qui étaient à bord des bateaux ̎. C’est en fait un petit miracle que personne n’ait été gravement blessé au cours de cet accostage manifestement violent des navires Vagues de la Liberté.
Laurence Davis, autre porte-parole, a ajouté : « Ce rapport confirme notre crainte quant à la forte violence du détournement, et il explique le laps de temps durant lequel nous avons perdu contact avec les bateaux à partir du mercredi à 11 heures 12 du matin (heure irlandaise) jusqu’à la nouvelle de l’arrivée des passagers à Ashdod, pas avant 5 heures de l’après-midi.
Dans une interview donnée au site www.Omniatv.com, le capitaine grec du Tahrir, Giorgos Klontzas, a confirmé que des soldats israéliens lui ont infligé des violences durant son interrogatoire.
Le dernier contact que Aide à la Palestine ait eu de son délégué Trevor Hogan (sur le Saoirse) est ce texto reçu le 3 novembre à 10 heures 08 du soir (heure palestinienne) : « Sommes kidnappés, retenus contre notre gré par l’armée israélienne dans les eaux internationales. Bateau presque détruit. Nécessité que le gouvernement intervienne pour libération immédiate ». Quelques instants plus tard, Trevor a appelé son amie en lui disant : « Est-ce que tu as reçu le texto ? Diffuse-le ». Puis le téléphone s’est tu. Majd Kayal, délégué à bord du bateau canadien pour Gaza qui a été capturé, et récemment libéré de la prison de Givon, confirme que le « pacifique » détournement du Tahrir par les forces israéliennes a été tout sauf paisible.
Une vidéo israélienne montre distinctement les militaires en train de tirer au canon à eau sur le Tahrir, sur une mer agitée, mettant en péril la vie de ceux qui étaient à bord. Des délégués opposant la non-violence au détournement d’un navire civil dans les eaux internationales ont été menacés puis frappés par les soldats. Un des délégués, âgé de 45 ans, David Heap, professeur à l’université de l’Ontario occidental, a été battu de façon particulièrement sévère. Les responsables de la prison israélienne persistent à empêcher la famille de Heap de le contacter par téléphone.
« En tant que Palestinien, je n’ai pas été surpris de la manière dont l’armée israélienne nous a traités », a déclaré Kayak après sa libération, faisant valoir que cette forme de maltraitance est une réalité quotidienne pour le million et demi d’habitants de Gaza, indéfiniment captifs d’une prison en plein air. « Par contre, pour les Canadiens et les autres occidentaux qui étaient à bord, cela a été un choc absolu ».
De grâce, aidez-nous à poursuivre notre œuvre.
www.freepalestinemovement.org
(Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)
COMMUNIQUÉ

Le député européen détenu illégalement accuse Israël de mauvais traitement et de tactiques sournoises. 2011-11-07 - Le président du groupe GUE/NGL Lothar Bisky a demandé à plusieurs reprises à Israël la libération sans conditions des activistes de la flottille de la liberté pour Gaza dont fait partie le député européen irlandais Paul Murphy.
« Nous exigeons la libération immédiate des passagers de la flottille et de Paul Murphy » a déclaré Bisky en critiquant les actions d’Israël et en saluant les « efforts de ces militants dans leur mission humanitaire et pour attirer l’attention sur les souffrances du peuple de Gaza ».
S’exprimant par téléphone depuis la prison de Givon en Israël, dans laquelle les activistes de la flottille de la liberté pour Gaza sont toujours emprisonnés, Paul Murphy a fait état des mauvais traitements que lui et les autres prisonniers subissent depuis leur emprisonnement vendredi dernier par l’armée israélienne.
« Les autorités ont tenté de nous désorienter en nous empêchant de dormir. Notre droit de contacter nos familles dans les 24 heures suivant notre arrestation conformément à la loi israélienne nous a été refusé ».
La flottille - les bateaux irlandais, le MV Saoirse, et canadien, le Tahrir - a tenté de faire voile depuis la Turquie vers Gaza. Paul Murphy, ainsi que 20 autres activistes dans la prison, refuse de signer un formulaire de déportation qui les accuse d’avoir pénétré illégalement sur le sol israélien.

GUE/NGL Press Contacts :
- David Lundy +32 485 50 58 12
- Gay Kavanagh +32 473 84 23 20
- david.lundy@europarl.europa.eu
- gabrielle.kavanagh@europarl.europa.eu
European United Left / Nordic Green Left European Parliamentary Group www.guengl.eu
CAPJPO-EuroPalestine
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STOP APARTHEID NOW ! les Palestiniens vont défier la ségrégation imposée dans les bus réservés aux colons !

mardi 8 novembre 2011
Mardi 15 novembre 2011 : retenez bien cette date, car des militants palestiniens ont décidé de désobéir ce jour là et de monter à bord des bus se dirigeant vers Jérusalem Est, actuellement réservés aux colons. S’inspirant du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis, ils ont décidé de faire valoir leurs droits à la liberté et à l’égalité.
- Quand : mardi, 15 novembre 2011
- Rendez-vous : Palais de la Culture de Ramallah à 13 heures
- Contacts avec les médias : 054-632-7736

Mardi prochain, des militants palestiniens tenteront de monter dans des véhicules de transport en commun, en route, de l’intérieur de la Cisjordanie, pour la Jérusalem-Est occupée, dans un acte de désobéissance civile, qui s’inspire des Voyageurs de la Liberté appartenant au Mouvement pour les Droits civiques aux États-Unis, des années 60.
Cinquante ans après que les Voyageurs de la Liberté américains organisèrent des voyages en autobus mixtes sur les routes du Sud-des Etats-Unis, sous le régime de la ségrégation, les Voyageurs de la Liberté palestiniens feront valoir leurs droits à la liberté et à la dignité en semant la confusion dans le régime militaire d’Occupation, au travers de la désobéissance civile pacifique.
Les Voyageurs de la Liberté cherchent à attirer l’attention sur les efforts d’Israël pour séparer Jérusalem occupée du reste de la Cisjordanie, et sur le système d’apartheid imposé aux Palestiniens dans l’ensembled es territoires occupés.
Plusieurs entreprises israéliennes, parmi lesquelles Egged et Veolia, gèrent les lignes qui traversent la Cisjordanie et Jérusalem-Est occupées, bon nombre d’entre elles étant subventionnées par l’Etat. Elles assurent le service entre les différentes colonies israéliennes, les reliant les unes aux autres, ainsi qu’aux villes à l’intérieur d’Israël. Certaines lignes reliant Jérusalem aux autres villes à l’intérieur d’Israël, telles qu’Eilat et Beit She’an, passent aussi par la Cisjordanie.
Les Israéliens ne subissent presque aucune restriction à leur liberté de circulation dans le territoire palestinien occupé, et ont même la permission de s’y installer, contrairement à la loi internationale. En revanche, les Palestiniens n’ont pas la permission d’entrer en Israël sans obtenir un laissez-passer spécial auprès des autorités israéliennes. Même la circulation à l’intérieur des Territoires Occupés est fortement restreinte, l’accès à Jérusalem occupée et à quelque 8% de la Cisjordanie en zone frontalière étant également interdit sans un laissez-passer de ce genre.
Tandis qu’il n’est pas officiellement interdit aux Palestiniens d’utiliser les transports en commun en Cisjordanie, ces lignes sont en réalité soumises à la ségrégation, car bon nombre d’entre elles traversent des colonies « Juifs seulement », dans lesquelles on défend aux Palestiniens de pénétrer, par décret militaire.
(Traduit par Chantal C. pour CAPJPO-EuroPalestine)
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l’art et la manière de recevoir les criminels de guerre (Vidéo)

mardi 8 novembre 2011 
A l’université de Wayne, à Détroit (Michigan). Les photos étaient bonnes, la vidéo ne l’est pas moins !
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Nétanyahou "menteur" : la conversation secrète Obama-Sarkozy

Par Dan Israel le 07/11/2011
Diffusés par erreur aux journalistes pendant le G20, ces propos sont restés "off"
C'était une conversation franche, entre chefs d'Etat, à propos d'un autre dirigeant. Echange à bâtons rompus, et à huis-clos. Enfin, qui aurait dû rester à huis-clos. C'était sans compter sur une maladresse de l'organisation, et la curiosité de quelques journalistes. Révélations sur deux petites phrases qui voguent bien loin du langage habituellement policé des sommets diplomatiques.
Jeudi 3 novembre, lors du sommet du G20 à Cannes, Nicolas Sarkozy rencontrait Barack Obama lors d'un "entretien bilatéral". Comme il est d'usage, Les deux hommes ont fait face aux journalistes, mais ont aussi discuté en privé, dans une pièce à part, loin des oreilles indiscrètes, afin de pouvoir se libérer de toute retenue diplomatique. Cela a été le cas, mais pour la discrétion, c'est raté.
Nicolas Sarkozy - Barack Obama - g20 Cannes - 03/11/11 - whitehouse.org
Selon nos informations, les deux présidents ont laissé de côté toute retenue à propos du délicat dossier des relations israélo-palestiniennes. Obama a d'abord reproché à Sarkozy de ne pas l'avoir prévenu qu'il allait voter en faveur de l'adhésion de la Palestine à l'Unesco, alors que les Etats-Unis y étaient fermement opposés. La conversation a ensuite dérivé sur Benyamin Nétanyahou, le Premier ministre israélien. Sûrs de ne pas être entendus, les deux présidents se sont lâchés. "Je ne peux plus le voir, c'est un menteur", a lancé Sarkozy. "Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !", a rétorqué Obama, qui a ensuite demandé à Sarkozy d'essayer de convaincre les Palestiniens de mettre la pédale douce sur leur demande d'adhésion à l'ONU.
On n'imagine pas des phrases si franches lancées officiellement, bien sûr. Que s'est-il passé pour qu'elles parviennent jusqu'aux oreilles de l'équipe d'@si ? Selon nos informations, plusieurs journalistes ont pu entendre quelques minutes de la conversation "off" entre les chefs d'Etat, en raison d'une erreur des services de l'Elysée. Pendant que les présidents discutaient, les journalistes se sont vu remettre les boîtiers qui devaient permettre la traduction de leurs propos, une fois qu'ils seraient prêts à répondre à la presse. Une voix bien intentionnée a cru bon de préciser que les casques n'étaient pas distribués, parce qu'ils auraient permis de suivre la conversation à huis-clos en train de se dérouler !
Ni une ni deux, une demi-douzaine de journalistes ont empoigné leurs oreillettes de téléphones portables ou leurs casques pour les brancher sur les boitiers. "Le temps que les services de l'Elysée s'en rendent compte, il a bien dû se dérouler trois minutes", raconte un journaliste présent, mais qui n'a pas eu le temps de bénéficier de ce coup de chance.
A notre connaissance, ces propos explosifs, dont l'existence ou la teneur nous ont été confirmés par plusieurs journalistes, ne sont pas parus dans la presse (mais ils ont été mentionnés en une phrase sur le blog d'Arnaud Leparmentier, du Monde). Les journalistes présents se sont en effet mis d'accord pour ne pas les exploiter : "Nous n'avons rien enregistré, et les utiliser revenait à reconnaître qu'on avait triché, explique l'un d'eux. De plus, cela aurait gravement mis en difficulté les personnes chargées de l'organisation." Un membre de la hiérarchie d'un média confirme :"Il y a eu des discussions entre les journalistes sur place, qui sont convenus de ne rien en faire. C'est un sujet un peu sensible : il est embêtant de ne pas faire état de ces informations, mais en même temps, nous sommes soumis à des règles déontologiques précises, et diffuser ces phrases revenait à les enfreindre."