lundi 25 avril 2011

Des colons vandalisent une voiture et affrontements à al-Arroub (al-Khalil)

[ 25/04/2011 - 09:17 ]
Al-Khalil (Hébron) – CPI
Des colons sionistes ont attaqué des maisons et des voitures près de la colonie de Kiryat Arba, à l’est de la ville d’al-Khalil (Hébron), tandis que des affrontements ont eu lieu à l’entrée du camp de réfugiés d’al-Arroub, au nord de la ville.
Des témoins oculaires ont déclaré au CPI que des colons sionistes ont ouvert le feu depuis la colonie de Kiryat Arba, ont brisé la glace de la voiture du citoyen Mohamed Ali al-Qimri qui était stationnée devant sa maison. Il a également essuyé des jets de pierres.
Dans un contexte similaire, un groupe de colons armés ont organisé une tournée dans les terres des citoyens dans la zone Shaykh al-Arroub, sous la protection des forces de l’occupation, pour des raisons inconnues.
Le camp d’al-Arroub près de la zone a connu des affrontements entre les soldats occupants et les jeunes, ponctués de jets de pierres et de bouteilles vides. Les soldats ont tiré des bombes sonores et de gaz lacrymogène, sans faire de blessés.

Les Institutions orthodoxes d'al-Qods accusent l'occupation de persécuter les chrétiens

[ 25/04/2011 - 11:02 ]
Al-Qods occupée - CPI
Dans un communiqué publié le dimanche 24/4, les institutions orthodoxe ont déclaré que les forces de la police sioniste ont empêché les chrétiens palestiniens d'accéder à l'Eglise de la Résurrection pour célébrer le "Samedi Saint". Elles ont battu et arrêté certains d'entre eux, et tiré des bombes de gaz lacrymogène afin de les empêcher d'accéder à leur lieux saints et y accomplir leurs rites religieux, "ce qui est contraire aux droits de l'homme les plus basiques et au statu quo établi depuis des centaines d'années".
Elles ont déclaré que "les actions sionistes s'intensifient année après année, et que les promesses de l'entité de fournir des facilités aux chrétiens palestiniens sont formelles et servent à absorber la colère et la pression locale et internationale".
Les institutions arabes orthodoxes ont appelé les sociétés chrétiennes et juridiques à intervenir immédiatement pour empêcher la répétition des violations sionistes aux droits de l'homme dans les terres saintes.
Elles ont également exhorté les chefs de toutes les églises chrétiennes dans la ville occupée d'al-Qods à travailler sérieusement et rapidement pour assurer les droits des chrétiens Maqdissins à accomplir leurs rites religieux "en liberté et sécurité", ainsi que d'empêcher la présence militaire dans les lieux saints et les lieux de culte, car cela serait incompatible avec la sainteté du lieu.

L’Autorité de Ramallah ordonne à ses forces de sécurité de ne pas tirer sur les colons

[ 25/04/2011 - 10:18 ]
Ramallah – CPI
Des sources sécuritaires ont rapporté à notre correspondant que des instructions strictes ont été données par l’Autorité de Ramallah à ses forces de sécurité en Cisjordanie, pour ne pas ouvrir le feu en direction des forces israéliennes et des groupes de colons, même si c’est par légitime défense.
Les sources ont ajouté que ces ordres sont anciens et déjà appliqués, mais ils ont été réaffirmés hier suite à la mort d’un colon près du Tombeau de Joseph à Naplouse, et pour laquelle les autorités israéliennes avaient accusé la police palestinienne.
Il a été souligné que la direction des services de sécurité a confirmé  à ses agents qu’elle ne tolèrera pas qu’un policier tire sur les forces de l’occupation ou des colons sous aucun prétexte. Cela est valable même en état de légitime défense, car cela « est mauvais pour l’intérêt national suprême et sert l’occupation », selon leurs propos.
Il est ironique de constater que des instructions strictes sont émises par les sources elles-mêmes pour cibler les éléments du Hamas et des factions de la résistance en Cisjordanie, et les traiter de manière brutale et sauvage.
D’autre part, les sources ont souligné que les milices des renseignements ont commencé depuis dimanche matin à interroger tous les membres de la sécurité palestinienne qui se trouvaient sur la zone de l’attaque contre les colons. Un haut comité de la direction de l’appareil sécuritaire à Ramallah supervise l’enquête.

Les soldats sionistes lâchent leurs chiens sur un Palestinien de Dora

[ 25/04/2011 - 11:16 ]
Al Khalil – CPI
Les soldats de l'occupation ont lâché leurs chiens policiers sur un citoyen palestinien du village de Dora, alors qu'il se dirigeait vers son lieu de son travail, ce matin.
Le citoyen palestinien Hatem Abdel-Razaq Talahema, 42 ans, a déclaré que les soldats sionistes ont lâché des chiens policiers sur lui alors qu'il se trouvait près du mur de séparation raciste dans la région de Ramadhein au sud-ouest du village de Dhaheria (sud de la ville d'al Khalil "Hébron" en Cisjordanie occupée), où les chiens l'ont mordu à la main, causant une hémorragie importante.
Talahema a confirmé que les soldats sionistes ont refusé de l'aider, puis il a été transféré à l'hôpital d'al Khalil après l'arrivée d'une ambulance du Croissant-rouge palestinien.
Les travailleurs palestiniens s'exposent aux humiliations délibérées et sont traqués par les autorités de l'occupation sioniste de manière quotidienne alors qu'ils se dirigent vers la zone de Beer Sheva dans les territoires palestiniens occupés en 1948, afin d'y chercher un gagne-pain.
Il est à noter que les ouvriers palestiniens sont interdits de dépasser un certain nombres de passages sauf par une autorisation de travail soumise à une enquête de sécurité complète sur ces travailleurs. Un grand nombre d'entre eux n'obtiennent pas de permis, ce qui les oblige à s'infiltrer par d'autres passages, où ils sont chassés par les patrouilles frontalières, comme cela s'est produit avec le travailleur Talahema.

Les dirigeants israéliens sont des fascistes par Albert Einstein, lettre adressée au New york Times en 1948


A l’éditeur du New-York Times
New York, 2 décembre 1948Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’État nouvellement créé d’Israël, l’apparition du « Parti de la Liberté » (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis nazi et fascistes.
Il a été formé par les membres et partisans de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d’extrême droite et nationaliste en Palestine.
La visite actuelle de Menahem Begin, le chef de ce parti, aux États-Unis est évidemment calculée pour donner l’impression d’un soutien américain à son parti lors des prochaines élections israéliennes, et pour cimenter les liens politiques avec les éléments Sionistes conservateurs aux États-Unis.
Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour accueillir sa visite.
Il est inconcevable que ceux qui s’opposent au fascisme dans le monde entier, si correctement informés quant au passé et aux perspectives politiques de M. Begin, puissent ajouter leurs noms et soutenir le mouvement qu’il représente.
Avant que des dommages irréparables ne soient faits par des contributions financières, des manifestations publiques en soutien à Begin et avant de donner l’impression en Palestine qu’une grande partie de l’Amérique soutient des éléments fascistes en Israël, le public américain doit être informé sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement.
Les déclarations publiques du parti de Begin ne montrent rien quant à leur caractère réel. Aujourd’hui ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que jusqu’à récemment ils ont prêché ouvertement la doctrine de l’Etat Fasciste.
C’est dans ses actions que le parti terroriste trahit son véritable caractère. De ses actions passées nous pouvons juger ce qu’il pourrait faire à l’avenir.
Attaque d’un village Arabe
Un exemple choquant fût leur comportement dans le village Arabe de Deir Yassine. Ce village, à l’écart des routes principales et entouré par des terres Juives, n’avait pas pris part à la guerre et avait même combattu des bandes arabes qui voulaient utiliser comme base le village.
Le 9 Avril, d’après le New-York Times, des bandes de terroristes ont attaqué ce village paisible, qui n’était pas un objectif militaire dans le combat, ont tué la plupart de ses habitants – 240 hommes, femmes et enfants – et ont maintenu quelques uns en vie pour les faire défiler comme captifs dans les rues de Jérusalem.
La majeure partie de la communauté juive a été horrifiée par cet acte, et l’Agence Juive a envoyé un télégramme d’excuses au Roi Abdullah de Transjordanie.
Mais les terroristes, loin d’avoir honte de leurs actes, étaient fiers de ce massacre, l’ont largement annoncé et ont invité tous les correspondants étrangers présents dans le pays à venir voir les tas de cadavres et les dégâts causés à Deir Yassin.
L’incident de Deir Yassin illustre le caractère et les actions du Parti de la Liberté. Au sein de la communauté juive, ils ont prêché un mélange d’ultra-nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale.
Comme d’autres partis fascistes, ils ont été utilisés pour casser les grèves et ont eux-même encouragé la destruction des syndicats libres. Dans leur Convention, ils ont proposé les syndicats de corporation sur le modèle fasciste italien.
Lors des dernières années de violences sporadiques antibritanniques, l’IZL et le groupe Stern ont inauguré le règne de la terreur parmi la communauté juive de Palestine.
Des professeurs ont été battus pour s’être exprimés contre eux, des adultes ont été abattus pour ne pas avoir laissé leurs enfants les rejoindre.
Par des méthodes de gangsters, des tabassages, des bris de fenêtres et des vols largement répandus, les terroristes ont intimidé la population et ont exigé un lourd tribut.
Les hommes du Parti de la Liberté n’ont pas pris part aux accomplissements constructifs en Palestine. Ils n’ont repris aucune terre, n’ont construit aucune colonie et ont seulement amoindri l’activité de la Défense Juive.
Leurs efforts dans l’immigration, très divulgués, étaient minutieux et consacrés principalement à faire venir des compatriotes fascistes.
Contradictions
Les contradictions entre les affirmations « en or » faites actuellement par Begin et son Parti et les rapports de leur performance passée en Palestine donnent l’impression d’un parti politique peu ordinaire.
C’est la marque indubitable d’un parti fasciste pour qui le terrorisme (contre les juifs, les Arabes ainsi que les Britanniques) et les fausses déclarations sont des moyens, et dont un « État Leader » est l’objectif.
À la lumière des observations précédentes, il est impératif que la vérité au sujet de M. Begin et de son mouvement soit connue dans ce pays.
Il est encore plus tragique que la haute direction du sionisme américain ait refusé de faire campagne contre les efforts de Begin, ou même d’exposer à ses propres éléments les dangers pour Israël que représente le soutien à Begin.
Les soussignés prennent donc ces moyens pour présenter publiquement quelques faits frappants au sujet de Begin et de son parti et pour recommander à tous ceux qui sont concernés de ne pas soutenir cette dernière manifestation du fascisme.
ISIDORE ABRAMOWITZ, HANNAH ARENDT, ABRAHAM BRICK, RABBI JESSURUN CARDOZO, ALBERT EINSTEIN, HERMAN EISEN, M.D., HAYIM FINEMAN, M. GALLEN, M.D., H.H. HARRIS, ZELIG S. HARRIS, SIDNEY HOOK, FRED KARUSH, BRURIA KAUFMAN, IRMA L. LINDHEIM, NACHMAN MAJSEL, SEYMOUR MELMAN, MYER D. MENDELSON, M.D., HARRY M. ORLINSKY, SAMUEL PITLICK, FRITZ ROHRLICH, LOUIS P. ROCKER, RUTH SAGER, ITZHAK SANKOWSKY, I.J. SHOENBERG, SAMUEL SHUMAN, M. ZNGER, IRMA WOLPE, STEFAN WOLPE.
Version française de la lettre d’Albert Einstein envoyée au New York Times

Action contre la politique archéologique à Silwan

Jérusalem - 24 avril 2011
Par Wadi Hilweh Information Center
Des protestataires ont organisé un sit-in devant le site colonial la "City of David" hier dans le quartier Wadi Hilweh de Silwan, yeux bandés et mains liées, symbole du nombre incalculable de Palestiniens qui ont été kidnappés ou arrêtés parce qu'ils s'opposaient à l'activité coloniale dans leur village de Silwan.
Action contre la politique archéologique à Silwan
L'action coïncidait avec le flux actuel de touristes et de visiteurs étrangers à la "City of David", dont la majorité ignore que le site a été créé sur la terre palestinienne.
Les photos de l'action ici.

Traduction : MR pour ISM

Nabi Saleh : La lutte d'un village minuscule contre l'occupation (vidéo de la manifestation de vendredi 22)

Nabi Saleh - 23 avril 2011
Par Idan Landau
Idan Landau est linguiste à l'université Beer-Sheba. Ce post est initialement paru en hébreu sur son blog. Il a été traduit en anglais par Dena Sunra et publié sur +972 avec l'autorisation de l'auteur.
En à peine une année de manifestations non armées à Nabi Saleh, petite communauté palestinienne de Cisjordanie, 155 des 500 habitants du village ont été blessés (dont une soixantaine d'enfants), 35 maisons ont été endommagées et des dizaines de villageois ont été détenus. Pourtant, même après que l'armée ait mis son leader derrière les barreaux, la lutte pour la terre de Nabi Saleh continue.
Nabi Saleh : La lutte d'un village minuscule contre l'occupation (vidéo de la manifestation de vendredi 22)
Nabi Saleh, 8 avril 2011 (photo Tamimi Press)
Ce qu'on voit sur cette photo : un chargeur attaché à un fusil d'assaut Tavor, et un crâne humain, attaché à un cou. Le fusil est à la verticale, le cou à l'horizontale. On peut dire qu'il y a contact.
Dans le chargeur : 12 à 16 boules de métal recouvertes de caoutchouc. Dans le crâne : du tissu cervical doux et gris. Des pensées et des souvenirs. Une âme.
L'objectif de l'arme : disperser des manifestations à une distance minimum de 40 mètres. L'objectif du cerveau : vivre. Pour se souvenir de tels moments.
La balle caoutchouc-acier traversera-t-elle ce cerveau ? Probablement pas. Cependant, cette pensée va sans aucun doute traverser l'esprit de cette homme. On peut dire que c'est en fait ce qui se passe au moment où la photo est prise. Est-ce que la pression du chargeur sur la tête de l'homme étendu au sol constitue "la dispersion de manifestations" à une distance minimale de 40 mètres ?
Peu importe. Ici, ce n'est pas la question. Le but ici est de semer la peur et la terreur, une terreur émotionnelle.
La photo a-t-elle été prise hors contexte ? Le manifestant avait-il "provoqué" les soldats, peut-être en jetant des pierres ? C'est une question fallacieuse. Comme si la "provocation" et les jets de pierres n'avaient pas de contexte ; comme si ils ne se produisaient pas en fonction d'un contexte fondamental, inchangé, de l'occupation et de la dépossession. Que vient foutre un soldat israélien sur une terre palestinienne ? Pourquoi protège-t-il une colonie illégale qui vole ses voisins palestiniens, et comment peut-il même espérer que le Palestinien se contente de rester assis, à ne rien faire, lorsqu'il est confronté à une conduite aussi révoltante ?
Cela pourrait être la fin de cet article. Pour ceux qui connaissent quelque chose aux événements de Nabi Saleh, c'est tout à fait suffisant. Mais tout le monde ne sait pas, et que peut-on même réellement comprendre de ce titre laconique qui apparaît de façon routinière sur les sites d'information en hébreu, tous les vendredis, "Émeutes à Nabi Saleh" ? Il faut donc en dire plus. Pour que chaque citoyen israélien sache ce qui est fait en son nom, toutes les semaines, depuis 15 mois maintenant.
Les confrontations à Nabi Saleh, au cours de la dernière année, sont considérées comme les plus violentes en Cisjordanie . En dépit du fat que le côté palestinien adhère à une forme de protestation populaire non violente, avec la participation de femmes et d'enfants, l'armée israélienne y a battu plusieurs records de brutalité.
En mars 2010, Ihab Barghoutti, 14 ans, a été blessé par une balle caoutchouc-acier pendant une manifestation. La balle l'a frappé à la tête et il est entré dans le coma. Sur les 500 habitants du village, 155 ont été blessés depuis le début des manifestations, soit environ 30% de la population ; sur ces 155 personnes, une soixantaine était des enfants. 35 maisons ont été endommagées par les tirs des armes de dispersion des manifestations. Des incendies ont éclaté dans sept d'entre elles. Selon les témoignages des manifestants, l'armée israélienne leur a tiré dessus à balles réelles, là aussi en violation du droit.
Disons-le clairement : jeter des pierres sur une armée d'occupation qui vous empêche de manifester sur votre propre terre ne constitue pas une "protestation violente". C'est la réponse attendue à quelqu'un qui non seulement vole votre terre mais nie aussi votre droit basique à protester contre ce vol. Si l'armée cesse d'agir contre les habitants de Nabi Saleh et fout le camp de ses terres, personne ne jettera de pierres contre elle.
Les habitants de Nabi Saleh n'essaient pas de s'approcher de la colonie voisine de Halamish et ils ne mettent pas la vie des colons en danger. Ils persistent, tous les vendredis, à manifester près d'une source qui leur a été volée.
Photo
Un soldat israélien fait une petite sieste à la source de Nabi Saleh (photo Alison Avigayil Ramer)
L'armée n'attend même pas que les manifestants soient sortis du village. Elle va dans le village et commence à tirer sur tout ce qui bouge - des balles caoutchouc-acier, des grenades lacrymogènes et autres. Quelquefois, elle asperge toutes les rues d'une eau putride : les maisons, les fenêtres, l'eau potable stockée sur les toits. C'est non seulement une punition collective, mais cette pratique révèle qui est le véritable provocateur : les habitants du village, qui manifestent sans menacer aucun Israélien ? Ou l'armée, qui envahit leurs rues ?
Comme à Bil'in et à Silwan, l'armée israélienne essaie de couper la tête de la protestation populaire par des arrestations (est-ce que ça a changé quelque chose à Bil'in et à Silwan ? Non. L'armée en a-t-elle tiré une leçon ? Non plus). Le leader des protestations de Nabi Saleh, Bassem Tamimi, a été arrêté il y a un mois (dans les années 90, il a été torturé par les services de sécurité intérieure israéliens, le Shabak, à la suite de quoi il est resté paralysé pendant un mois). Comme Abdallah Abu Rahme à Bi'lin, son sens moral est infiniment plus élevé que celui de l'armée qui l'a arrêté.
Voici ce qu'il dit :
"Nous voulons offrir à notre peuple un exemple et un cadre de lutte populaire. Depuis le début de la révolution (la création de l'OLP) et de la lutte armée, nous avons accumulé les erreurs, et Israël les a exploitées contre nous, bien qu'elles n'aient été que de simples réponses à l'oppression israélienne. Nous n'avons pas de réponse militaire à opposer à Israël. L'histoire nous enseigne que si nous avons eu des succès partiels, ce fut grâce aux soulèvements populaires, en 1936 et en 1987. C'est par la lutte populaire que nous pouvons prouver à tout le monde notre supériorité morale."
Des gens avec des idées aussi dangereuses doivent être mis derrière les verrous.
La vague d'arrestations à Nabi Saleh est caractérisée par l'éradication de toute différence entre les adultes et les mineurs. Depuis le début des protestations, il y a plus d'un an, au moins 60 villageois ont été arrêtés et emprisonnés (soit environ 13% de la population). 29 d'entre eux étaient mineurs. Pour s'éviter, semble-t-il, l'effort physique de courir après les manifestants, l'armée d'Israël a développé une nouvelle méthode originale : les forces armées envahissent le village de nuit, réveillent les garçons pendant leur sommeil et les photographient.
C'est comme ça qu'ils alimentent une base de données qui sert aux futures arrestations - et au diable les droits civils et la présomption d'innocence. Plus tard, les témoignages extorqués aux mineurs, en violation du droit, sans la présence de leurs parents ou d'un avocat, et en les privant de sommeil, sont utilisés pour incriminer les activistes du village.
Imaginez un jeune israélien de 14 ans, arraché à sa maison, sans la présence de ses parents, et interrogé pendant sept heures d'affilée sur les jets de pierre. Imaginez-le, mis en détention pendant deux mois et demi, imaginez qu'il y ait un droit pour vous - et un autre pour lui.
Depuis des années, les colons convoitent les sources de Cisjordanie . Il faut noter que la plupart d'entre elles ne sont pas naturelles. Elles ont été creusées dans le cadre d'un système d'irrigation, de bassins et de canalisations qui sert les populations palestiniennes. Les colons se sont déjà emparés d'environ 25 de ces sources, pendant que l'Administration civile ignore leurs actions.
En 2008, les colons d'Halamish sont descendus à la source Ein al-Kous, y ont placé des tabernacles et des bancs, y ont peint des étoiles de David et l'ont "convertie" au judaïsme : ils l'appellent maintenant Ma'ayan Meir, pour Meir Segal, l'un des fondateurs de Neve Tzoof, l'ancien nom de Halasmish (c'est toujours une bonne idée de transformer un avant-poste ou une source en lieu de commémoration ; c'est beaucoup plus dur, d'un point de vue politique, de les rendre). L’Administration civile a été convoquée pour renforcer le contrôle juif en affichant une pancarte interdisant l'entrée à un "Site d'antiquités". En d'autres termes, c'était une magouille pour empêcher que les Arabes n'y aillent. Et bien sûr, la main d'un colon a bientôt interprété le texte original et a ajouté : "Interdit aux Arabes".
Ein al-Kous a toujours fait partie de l'héritage des habitants de Nabi Saleh et du village voisin de Deir Nazzam, et servait à donner à boire au bétail. En janvier 2010, les résidents ont présenté les documents attestant de leur propriété à l'Administration civile et depuis - elle n'est pas pressée - les documents sont sous "examen juridique". Entretemps, depuis plus d'un an, les colons et l'armée se comportent comme si la question de la propriété avait été tranchée en leur faveur. Et ils ont bien sûr raison. Les contorsions légalistes sont destinées aux yeux étrangers. Les Palestiniens sont encore et toujours des "infiltrés" sur leur propre terre. Et même si nous faisions la supposition que la question de la propriété de la terre n'est pas "légalement réglée", comment la source est-elle devenue interdite aux Palestiniens mais permise aux Juifs ?
Il est temps maintenant de rédiger la nécessaire note qui est toujours absente des articles sur les "émeutes" dans les territoires occupés : Halamish elle-même est une merveille d'illégalité. D'abord, elle a été construite en territoire occupé, en violation du droit international. Deuxièmement, elle a été créée par un ordre militaire d'appropriation et a été de façon trompeuse convertie en colonie civile. Troisièmement, une grande partie a été construite sans plans ni permis, sachant qu'elle serait rétroactivement autorisée par des canaux légaux. Dans la confrontation entre les habitants d'Halamish et ceux de Nabi Saleh, l'armée israélienne défend les hors-la-loi.
Les gouvernements d'Israël, les uns après les autres, se sont spécialisés dans les mensonges flagrants au public. Une méthode particulièrement efficace fut de dissimuler la voracité expansionniste coloniale derrière des excuses militaires. Par exemple, la décision du gouvernement datée du 2 octobre 1977 qui établit Neve Tzoof/Halamish est formulée ainsi : "Le gouvernement enregistre la décision du Comité ministériel pour les colonies datée du 17 Tishrei 5738 (29 septembre 1977). Les colons peupleront les camps de l'armée en Samaraia [sic] et seront employés selon les besoins de l'armée en tant que travailleurs au service de l'armée. Le gouvernement autorise le déploiement des premiers noyaux de colonies dans le Camp de Samarie, aujourd'hui."
"Travailleurs au service de l'armée." Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? Que l'armée travaille à leur service. Quelle différence ? Aucune.
Ceci aussi est la raison des mesures particulièrement dures prises par l'armée contre les manifestants de Nabi Saleh, contrairement à d'autres endroits de Cisjordanie . Les manifestations de Nabi Saleh ne menacent pas le mur de séparation (d'apartheid, ndt) mais un territoire que les colons occupent. L'armée joue le rôle de milice pour que les Juifs conservent les terres ; elle perçoit les protestations comme étant dirigée contre elle car il n'y a pas de réelle différence entre les intérêts des colons et ceux des soldats qui les gardent. Sans parler de la présence d'un militaire haut-gradé dans la colonie Halamish - le lieutenant-colonel de réserve Itzik Shadmi, président du Comité des colons Binyamin, un homme dont les opinions se situent entre le rabbin d'extrême-droite Dov Wolfa et l'homme de Kahane, Baruch Marzel.
L'armée israélienne perdra. Les colons perdront, Israël perdra. Sur le chemin de cette perte, ils auront blessé et déplacé un nombre incalculable de Palestiniens, mais à la fin, ils perdront. Et ils perdront parce qu'ils ne comprennent pas à quoi ils ont affaire, en dépit du fait que ce soit sous leur nez, qu'ils l'ont devant les yeux (comme vous pouvez le voir dans la vidéo étonnante ci-dessous). Quelquefois, il faut faire un effort énorme, surhumain, pour voir qu'il y a un être humain en face de vous. Et ensuite, il vous faut un autre effort, tout aussi important que le précédent, pour voir que ce que vous lui demandez d'abandonner - contrairement à ce que vous devez abandonner - est la reconnaissance de sa propre valeur en tant qu'être humain.
Et ça, il n'y renoncera pas.
Manifestation du vendredi 22 avril
Source : + 972
Traduction : MR pour ISM
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Un fermier blessé par des tirs au nord de Gaza

Gaza - 23 avril 2011
Par Maan News
Un fermier a été hospitalisé jeudi 21 après que des soldats israéliens lui aient tiré dessus alors qu’il travaillait sa terre au nord de Gaza, rapportent les sources médicales.
L’homme de 45 ans a été touché au ventre dans la zone de Abu Safieyah de Beit Lahiya et a été transféré à l’hôpital Kamal Adwan, selon Adham Abu Salmiya, porte-parole des services médicaux.
Abu Salmiya a ajouté que les soldats israéliens ouvrent le feu sur les habitants de Beit Lahiya presque tous les jours.
Israël a imposé de façon unilatérale une zone d’interdiction d’accès le long de la frontière à l’intérieur de la Bande de Gaza, et les soldats tirent souvent dans la partie palestinienne.
Dans son dernier rapport, l’organisation internationale Oxfam déclare « qu’en pratique Israël réduit l’accès aux terres agricoles sur 1000-1500m depuis la clôture, ce qui représente plus de 30% des terres agricoles de Gaza et un nombre important de point d’accès à l’eau. Une grande partie de l’activité d’élevage est aussi concentrée dans cette zone. »
Source : Maan News
Traduction : BL pour ISM

Goldstone : perceptions et réalité

lundi 25 avril 2011 - 07h:47
Daoud Kuttab
Le fait que Goldstone ait rétracté ses allégations sur les crimes de guerre, a fait croire à certains qu’il a succombé aux pressions de groupes sionistes.
(JPG)
Les critiques accusent : Richard Goldstone, président de la commission du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui avait conclu qu’Israël et le Hamas s’étaient rendus coupables de crimes de guerre a de fait légitimé les meurtres de civils en rétractant les conclusions de sa commission [EPA]
Au Moyen-Orient, la perception est aussi importante que la réalité.
Dans un article de presse, Richard Goldstone a annoncé qu’il avait sensiblement changé d’avis, lui qui avait dirigé la Commission du Conseil des droits de l’homme des Nations unies qui avait accusé Israël et le Hamas d’avoir commis des crimes de guerre à Gaza.
Bien qu’il soit impossible de connaître les vraies raisons pour lesquelles il a fait cette déclaration publique, celle-ci a laissé une impression très claire.
Les Arabes, les musulmans ainsi que les partisans des droits des Palestiniens sont absolument convaincus que le revirement de Goldstone est dû à l’attaque concertée de sionistes qui n’avaient simplement pas aimé les conclusions de la commission.
La volte-face inattendue du juge Goldstone en a désarçonné plus d’un malgré la publicité qui avait entouré les pressions que subissait le juriste sud-africain.
Certains ont été surpris parce que la déclaration publique de Goldstone n’a absolument aucune valeur juridique. Après tout, le rapport de la commission qu’il a présidée, a été présenté aux Nations unies et par conséquent, ni lui ni aucun des membres de sa commission, n’y ont plus accès.
Il était assez inhabituel et plutôt effrayant de voir un juge très respecté, connaissant l’essentiel du processus judiciaire, communiquer des affirmations qui n’étaient pas partagées par ses collègues de la commission et qui de toute évidence n’avaient pas été discutées à fond.
Les Palestiniens qui - à l’inverse des Israéliens - avaient coopéré avec sa commission n’ont jamais été invités à faire leurs commentaires ou à essayer de réfuter les renseignements anonymes qui ont amené Goldstone à changer brusquement d’avis.
Dans son revirement public, Goldstone met en avant la question de l’intentionnalité et le fait que l’armée israélienne a fait une enquête sur ses propres actions.
Les Palestiniens et la plupart des militants des droits humains ne sont d’accord ni dans un cas ni dans l’autre. L’organisation israélienne de défense des droits humains B’tselem a dit que la question de l’intentionnalité « n’est qu’une partie du tableau ».
Dans sa réponse au revirement de Goldstone B’tselem déclare :
"Il est absolument interdit d’attaquer les civils, mais les lois de la guerre prévoient en outre que les deux parties au conflit doivent éviter autant que possible de faire du mal aux civils".
En outre, il est abondamment prouvé que l’on applique un système juridique différent aux Israéliens et aux Palestiniens.
La petite tape sur la main habituellement faite aux Israéliens qui ont tué des Palestiniens n’est pas comparable à la punition démesurée que subit par exemple un jeune Palestinien jetant des pierres.
Le rapport illustre amplement l’indifférence générale dans l’armée israélienne envers les assassinats de Palestiniens commis par les soldats, le système juridique appliqué aux Palestiniens et le peu de sérieux de « l’enquête » que l’armée a faite sur elle-même.
Il est difficile de convaincre les Palestiniens, les Arabes et les musulmans, que ce sont uniquement des faits nouveaux qui ont fait changer Goldstone d’avis. Ils sont plutôt obligés de croire que c’est encore une fois une espèce de conspiration.
Mais le journal israélien le plus lu a expliqué quelle pression Goldstone subissait.
Dans une interview donnée à Aviel Magnezi de Yediot Ahranot, le chef de la fédération sioniste d’Afrique du Sud, Avrom Krengel, a expliqué en détail comment le juge a à été influencé à titre personnel, par sa famille et par la communauté. « Il a beaucoup souffert, spécialement dans sa ville natale. Nous avons pris parti contre lui et nous sommes contents de voir que notre méthode a donné des résultats ».
À l’origine Goldstone s’était vu refuser le droit d’assister à la bar-mitsva de son petit-fils, mais il y a été finalement autorisé.
Selon le site Internet de langue anglaise Ynet « il n’a été autorisé à assister à la fête, selon Krengel, qu’après avoir accepté de rencontrer les dirigeants de la fédération sioniste d’Afrique du Sud ».
Ce que cette candeur a d’effrayant c’est qu’elle influencera beaucoup d’autres personnalités juives qui se trouvent dans une situation délicate par rapport au conflit du Moyen-Orient.
Pendant des années, le principal journal US, le New York Times, n’a pas envoyé de journalistes juifs en Israël pour éviter qu’on ne le soupçonne de parti pris.
Mais une fois qu’il a levé cette limite qu’il s’était imposée, il n’a plus envoyé pratiquement que des journalistes et des chefs de bureau juifs en Israël.
Cela vaut également pour la diplomatie. Tant l’ambassadeur US nommé en poste en Israël, Daniel Shapiro, que le consul général US à Jérusalem, Daniel Rubinstein, sont des Américains fiers d’être juifs.
Donner l’impression (même à tort) que l’on est sensible aux pressions ethniques se répercutera sans aucun doute sur l’attitude des Arabes.
L’attitude du gouvernement israélien jette aussi de l’huile sur le feu. En jubilant et en bombant le torse, le gouvernement israélien s’est à nouveau mépris sur les intentions de la justice internationale.
Lorsque 1500 Palestiniens - civils pour la plupart- ont été tués et que 14 Israéliens - soldats pour la plupart - ont été tués (certains par des tirs amis) dans une guerre inégale contre un peuple assiégé, il ne s’agit pas de marquer des points pour demander justice ni de moraliser à tort.
Si la rétractation de Goldstone donne le feu vert aux armées pour tuer des civils en toute impunité, il sera d’autant plus difficile de faire la paix.
Cela ne veut pas dire que les Américains juifs ne peuvent pas faire des journalistes ou des diplomates neutres et impartiaux, mais ce que l’on sait des pressions exercées à l’encontre de Goldstone (pressions qui n’ont pas été démenties) cadre facilement avec une interprétation qui n’est pas très avantageuse.
La débâcle Goldstone - notamment les pressions exercées sur lui-même et sur sa famille - ainsi que sa rétractation publique, auxquelles il faut ajouter la jubilation outrancière des dirigeants israéliens, feront plus pour alimenter que pour diminuer l’antisémitisme.
Chose plus importante, elles pourraient enhardir ceux qui exécutent - ou justifient - une occupation militaire étrangère de la Palestine qui dure depuis 44 ans.
Daoud Kuttab est un journaliste palestinien primé, ancien professeur de journalisme à l’université de Princeton
17 avril 2011
Cet article peut être consulté ici : http://english.aljazeera.net/indept...
Traduction : Anne-Marie Goossens
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Terrorisme sioniste : des colons juifs attaquent et blessent des habitants palestiniens

lundi 25 avril 2011 - 07h:43
Al Qassam Website
(JPG)
Les attaques criminelles et racistes de la part des colons juifs en Palestine occupée sont monnaie courante...
Des sources des services médicaux palestiniens dans le village d’Irak-Burin, près de la ville de Naplouse en Cisjordanie, ont rapporté mardi soir qu’un habitant du village avait été blessé par balles après qu’un groupe de colons israéliens fanatiques [pléonasme - N.d.T] aient attaqué le village et aient fait irruption dans sa maison.
Des dizaines de colons armés venant de la colonie illégale [pléonasme également - N.d.T] de Bracha à proximité, ont attaqué plusieurs maisons dans le village et tiré des dizaines de coups de feu à balles réelles.
Les colons ont également tenté de pénétrer dans la maison de Boursly Eid dans une tentative de placer un panneau énorme sur son toit.
Ghassan Douglas, responsable du dossier des colonies de peuplement dans la partie nord de la Cisjordanie, a fait savoir que Boursly Eid a été blessé par une balle dans son bras et une autre au niveau de la taille.
L’habitant blessé a été transféré à l’hôpital Rafidia à Naplouse souffrant de blessures allant de légères à modérées.
Plus tôt ce mois-ci, les colons ont violemment attaqué et frappé un hommeâgé de 47 ans, à l’est de la ville de Naplouse, provoquant des fractures aux jambes et aux bras.
Imad Salahat, un habitant du village de Tallouza, rendait visite à un de ses parents quand il a été attaqué par des colons fanatiques. Il a été transféré à l’hôpital Rafidia pour y être soigné.
Les colons ont également cassé des conduites d’eau et placés des gravats sur une source d’eau qui appartient à des habitants du village de Madama, au sud de Naplouse.
20 avril 2011 - Al Qassam Website - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.qassam.ps/news-4441-Sett...
Traduction : Info-Palestine.net
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Un colon israélien tué, trois autres blessés à Naplouse

dimanche 24 avril 2011 - 12h:48
Ma’an
Un colon israélien a été tué et trois autres blessés en début de journée, aujourd’hui dimanche, qui faisaient partie d’un groupe de colons qui s’étaient infiltrés dans Naplouse, sans aucune coordination avec les sécurités palestinienne ou israélienne, indiquent des officiels.
(JPG) Des responsables de la Sécurité palestinienne ont déclaré à Ma’an que des dizaines de colons ultra orthodoxes, armés, avaient pénétré sur le site de la Tombe de Joseph, sans coordination avec le côté palestinien, et sans être escortés par des forces israéliennes.
Des policiers palestiniens leur ont dit alors qu’ils n’étaient pas autorisés à être là sans coordination, mais les colons n’ont pas obtempéré. Au lieu de cela, ils ont sorti leurs armes et les ont pointées sur les policiers palestiniens.
Les forces de sécurité palestinienne ont d’abord tiré des coups de semonce en l’air, d’après les officiels palestiniens.
Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé qu’ « un groupe de civils avait essuyé des tirs après avoir pénétré dans Naplouse, sans coordination, pour aller prier. L’un d’eux a été tué et quatre autres blessés avec des blessures de gravités diverses. »
Dans une déclaration, l’armée indique que des responsables palestiniens avaient informé ceux de la coordination israélienne pour la Cisjordanie qu’un policier palestinien avait tiré en direction des colons « après avoir remarqué des mouvements suspects ».
Le porte-parole des services de sécurité de l’Autorité palestinienne, Adnan Dmeiri, a dit à Ma’an que des agents en service sur le site avaient été convoqués pour attester des faits, en tant que témoins, mais qu’aucun n’avait été interpellé.
Selon Dmeiri, une commission a été formée pour enquêter sur la fusillade tout en précisant que cette commission ne comprenait aucun officiel israélien. Il a démenti par ailleurs les informations de médias selon lesquelles l’enquête serait supervisée par les États-Unis.
Yaakof David Ha’ivri, meneur des colons dans le nord de la Cisjordanie, dit que les tireurs ont ouvert le feu sur les trois voitures alors qu’elles quittaient le site. Et il a bien confirmé que les fidèles ne s’étaient pas coordonnés avec la sécurité israélienne avant de venir sur le site.
L’incident pose « un grand point d’interrogation sur la capacité de l’Autorité palestinienne à protéger les fidèles juifs » a-t-il dit. « Cela pourrait inciter le côté israélien à prendre plus de responsabilités ».
Les officiels israéliens et palestiniens ont très vite tenté d’apaiser la tension.
« Il s’agit d’un évènement inhabituel, qui ne caractérise pas la nature des relations » a indiqué un responsable de l’armée israélienne à Ynet, site basé à Tel Aviv. « Il est possible que la carence du groupe à coordonner sa visite ait été la cause de ce malentendu » dit le responsable.
Le gouverneur de Naplouse, Jibril Al-Bakri, ajoute que la fusillade n’avait pas été intentionnelle, et qu’elle faisait l’objet d’une enquête actuellement.
L’armée indique que des hauts responsables militaires sont attendus pour rencontrer des officiers de la sécurité palestinienne, ce dimanche, afin d’examiner les faits.
A la suite de cet incident, les forces israéliennes ont fermé le check-point de Beit Furik, qui se trouve à l’est de Naplouse, et renforcé les inspections sur les check-points de Za’tara et Huwwara dans la région.
Des affrontements ont éclaté autour de la Tombe de Joseph quand les forces israéliennes ont lancé des grenades lacrymogènes sur de jeunes Palestiniens qui protestaient dans les environs.
Après le retrait des forces israéliennes, des Palestiniens ont mis le feu sur le site.
Naplouse,le 24 avril 2011 à 12 h 48 - Ma’an - traduction : Info-Palestine.net
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Une nouvelle nakba ?

Mya Guarnieri
Counterpunch
Ayant remplacé ces autres « autres » - les Palestiniens -, les travailleurs étrangers et leurs enfants sont devenus le nouveau champ de bataille du nationalisme israélien.
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Cet enfant tient une pancarte qui dit, à gauche : « Oh, mon pays, ma patrie ». Et à droite : « Bibi (Netanyahu) ne mérite pas d’Oscar », en référence au film documentaire lauréat d’un Oscar, sur une école dans le sud de Tel Aviv, où la star est menacée d’expulsion.
Photo : Mya Guarnieri
Il y a quelques semaines, les autorités israéliennes ont arrêté M., une femme enceinte, et son fils de trois ans, né israélien. Cette petite famille - sans le père qui a déjà été expulsé plusieurs mois auparavant - a été mise en détention un court moment puis expulsée du pays.
Mais ne sortez pas tout de suite vos drapeaux palestiniens. Il s’agit d’une famille de travailleurs migrants.
Le père est thaïlandais ; la mère, philippine. Tous deux sont arrivés en Israël, très légalement, avec des visas de travail de l’État. Ils se sont rencontrés ici, et ils sont tombés amoureux. Et voilà comment ils sont devenus « illégaux ».
Le père a été privé de son visa à cause d’une politique israélienne qui interdit les relations sentimentales entre travailleurs migrants (lire : non juifs). La mère a perdu son statut légal à cause d’une politique gouvernementale qui oblige les femmes à choisir entre leur visa et leur bébé. M. a fait le choix qu’auraient fait la plupart des femmes - après avoir donné la vie à leur enfant -, elle a refusé d’envoyer son enfant vivre avec une famille nombreuse dans un pays lointain. C’est ainsi qu’elle est devenue « illégale », avec son petit.
Une semaine environ après que M. et son bébé aient été expulsés, la Haute Cour israélienne casse cette politique gouvernementale (soulignant dans son arrêt qu’elle est effectivement contraire à la législation du travail de l’État). Si les futures familles vont peut-être être épargnées, les expulsions en cours où quelque 500 enfants vont être refoulés hors du pays, avec leurs parents, ont déjà commencé. Et, jusqu’à présent, rien ne montre que l’arrêt de la Haute Cour sera applicable rétroactivement. (Étant donné la tendance de l’État à ignorer les décisions des tribunaux qui penchent à gauche - notamment la décision de 2007 demandant de rectifier le tracé de la clôture de séparation qui coupe en deux le village palestinien de Bil’in, en Cisjordanie -, on peut se demander si la politique sera effectivement modifiée.)
Et donc, les déportations se poursuivent - une famille à la fois - au nom de la préservation d’un État « juif et démocratique ».
Au premier abord, les travailleurs migrants peuvent sembler n’avoir aucun lien avec la lutte palestinienne. Mais les travailleurs migrants ont été introduits en Israël pendant la Première Intifada pour remplacer les travailleurs journaliers palestiniens venant des territoires occupés. Même si le siège de Gaza est souvent considéré comme ayant commencé soudainement en 2006, il est la manifestation la plus grave d’un bouclage progressif que les Israéliens ont commencé lors de la Première Intifada. Bien que la résistance palestinienne à l’occupation ait été à l’époque, et de façon générale, non violente, ce bouclage graduel incluait des restrictions aux déplacements. Dans certains cas, il empêchait les travailleurs palestiniens d’arriver sur leurs lieux de travail - pour des emplois sous-payés dont ne voulaient pas les Israéliens, et qui sont aujourd’hui occupés par des travailleurs migrants.
Ayant remplacé ces autres « autres » - les Palestiniens -, les travailleurs étrangers et leurs enfants sont devenus le nouveau champ de bataille du nationalisme israélien. Le ministre de l’Intérieur, Eli Yishai, a qualifié ces enfants de « menace démographique... susceptible de nuire à l’identité juive de l’État ». Alors qu’il était ministre des Finances, Benjamin Netanyahu a dit des citoyens palestiniens d’Israël qu’ils étaient un « problème démographique ». Et une fois Premier ministre, Netanyahu a étendu cette rhétorique raciste aux étrangers non juifs en général, regroupant les demandeurs d’asile africains et les travailleurs migrants sans papiers dans un même groupe représentant « une menace concrète pour le caractère juif et démocratique du pays ».
Mais le nationalisme avance dans les deux sens. Et ceux qui s’opposent aux expulsions tendent aussi à fourbir leurs arguments en des termes patriotiques.
Le mouvement Enfants israéliens est le plus important mouvement populaire créé en réaction à ces expulsions planifiées, il comprenait au départ 1200 enfants et il s’est déclaré durant l’été 2009 (la même année où Israël délivrait un nombre record de visas pour faire venir de nouveaux travailleurs migrants). Comme son nom l’indique, les dirigeants et militants du mouvement mettent l’accent sur la façon dont ces gosses, on ne peut plus israéliens, risquent d’être expulsés.
En mai dernier, un grand rassemblement contre les expulsions s’est tenu sous une banderole bleue et blanche qui disait, « Nous n’avons pas d’autre pays ». Un peaufinage du titre d’une chanson populaire israélienne bien connue, « Je n’ai pas d’autre pays ». L’initiative a attiré plus de 10 000 sympathisants.
Mais le mouvement contre les expulsions a été victime de son propre succès.
En août 2010, le cabinet israélien a voté, sur des critères arbitraires, une décision qui permettra à la plupart des enfants en âge scolaire d’être naturalisés. Autrement dit, ces 700 gosses ont été considérés suffisamment israéliens pour pouvoir rester. Mais oubliés les droits humains pour les plus petits (et pour les plus grands qui sont déjà diplômés des écoles israéliennes).
Maintenant, alors que les expulsions sont en cours, Enfants israéliens se bat pour attirer l’attention des médias sur cette question.
« Quand les gens sont contre les expulsions, ils imaginent toujours un enfant de dix ans, parlant hébreu et allant dans une école israélienne » dit Rotem Ilan, cofondatrice d’Enfants israéliens. « Quand il est question d’un enfant de 3 ans, alors ils ne le voient plus de la même façon... »
« Quand nous parlons d’enfants plus jeunes, nous, nous parlons de droits humains fondamentaux », ajoute-t-elle, « (je ne peux pas) dire qu’un enfant d’un an soit un Israélien. Et pourtant, je ne crois pas que cet enfant doive être mis en prison ».
Le succès du mouvement et, aujourd’hui, son échec, semblent montrer que la question opposant l’État « juif et démocratique » aux droits de l’homme, est vidée de sa substance, purement et simplement.



Avec des amis et collègues, j’ai parlé avec colère de ces expulsions, comme d’une nouvelle nakba. Mot arabe pour catastrophe, ce mot évoque la dépossession qui s’est abattue sur des centaines de milliers de Palestiniens quand Israël a été créé en 1948. Comme mes amis et collègues ont tenu à me le rappeler, parler de nakba à propos des expulsions en cours est une erreur, cela retire au mot toute sa force.
Mais il nous faut un mot. Quelque chose doit être dit sur un État qui fait venir des travailleurs migrants non juifs et qui, niant leur droit humain fondamental à l’amour et à faire l’amour, les traite guère mieux que des machines. Quelque chose doit être dit sur un État qui, il y a quelque soixante ans, a traité des êtres humains comme des objets pour les refouler hors de ses frontières nouvellement fixées, et continue encore aujourd’hui. Quelque chose doit être dit sur un État qui arrête et expulse des enfants dont le seul « crime » est d’être nés d’une mère non juive.
(JPG) Mya Guarnari est journaliste indépendante, basée à Tel Aviv. Elle écrit régulièrement pour The Huffington Post et The Jerusalem Post. Ses articles sont publiés en anglais notamment sur Al Jazeera, The National (Abu Dhabi), Ha’aretz, Electronic Intifada, The Jewish Daily Forward, Maan News Agency, Mondoweiss... Elle possède une maîtrise des Beaux-Arts de l’université d’État de Floride.
Elle peut être contactée par courriel : myaguarnieri@gmail.com
Son site : Mya Guarnieri
22 avril 2011 - Mya Guarnieri - Counterpunch - traduction : JPP
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Les colons font tout ce qu’ils veulent au pays des colons

samedi 23 avril 2011 - 09h:31
Ury Avnery - CounterPunch
L’autre jour le tout-puissant service de Sécurité Général (Shabak, anciennement Shin Bet) avait besoin d’un nouveau patron. C’est un poste excessivement important parce qu’aucun ministre ne se risque à contredire le chef du Shabak pendant les réunions du cabinet.
(JPG)
Janvier 2009 - En plein agression israélienne contre la bande de Gaza, des colons juifs fondamentalistes d’extrême-droite jubilent et dansent à la vue des bombardements sur les zones résidentielles du territoire sous blocus.
Il y avait un candidat évident qu’on connaît seulement sous le nom de J. Mais au dernier moment, le lobby des colons s’est mobilisé. En tant que directeur du "département juif", J. avait mis des terroristes juifs en prison. Sa candidature fut dont rejetée et Yoram Cohen, qui porte la kippah et que les colons adorent a été nommé à la place.
Cela est arrivé le mois dernier. Quelque temps avant, le Conseil National de Sécurité a eu besoin d’un nouveau chef. Sous la pression des colons, le général Yaakov Amidror jusque là l’officier le plus haut gradé de l’armée portant la kippah, un homme qui ne fait pas mystère de ses opinions ultra-ultra nationalistes, a eu le poste.
Il y a quelques semaines j’ai écrit que le problème n’est peut-être pas autant l’annexion de la Cisjordanie par Israël que l’annexion d’Israël par les colons de Cisjordanie.
Cela a fait rire quelques lecteurs. Ils ont cru que c’était une blague.
Ce n’en était pas une.
Et le moment est venu d’examiner sérieusement cette question : Israël est-il en train de tomber sous le pouvoir néfaste des colons ?
* * *
D’ABORD, il faut examiner le terme "colons".
La définition officielle est claire. Les colons sont des israéliens qui vivent au-delà de la frontière de 1967, la ligne verte ("verte" en l’espèce n’a pas de connotation idéologique. C’est juste que sur les cartes, la frontière était représentée en vert).
Les chiffres sont augmentés ou diminués suivant les besoins de la propagande. Mais on peut estimer qu’il y a environ 300 000 colons en Cisjordanie et 200 000 de plus environ à Jérusalem Est. Les Israéliens n’appellent pas les colons de Jérusalem "colons", il les mettent dans une catégorie différence mais en fait ce sont bien des colons.
cependant quand on parle des Colons dans le contexte politique, on parle d’une communauté beaucoup plus large.
Il est vrai que tous les colons ne sont pas des Colons. Il y a beaucoup de gens qui vivent dans les colonies juives de Cisjordanie sans motifs idéologiques mais simplement parce qu’ils pouvaient y construire la maison de leurs rêves pour trois fois rien, avec en prime une vue pittoresque sur les minarets arabes. C’est de ceux-là que le président du Conseil des Colons, Danny Dayan, parlait quand il reconnaissait, dans un entretien secret (récemment révélé) avec un diplomate étasunien, qu’il serait facile de les persuader de rentrer en Israël si on les dédommageait convenablement.
Cependant tous ces gens ont intérêt à maintenir le statu quo, et c’est pourquoi ils soutiennent les Colons purs et durs dans la lutte politique. Comme dit le proverbe juif, si vous commencez à respecter un commandement pour de mauvaises raisons, vous finirez par le respecter pour les bonnes raisons.
* * *
MAIS le camp des "colons" est beaucoup, beaucoup plus grand.
Le mouvement appelé "national religieux" soutient tout entier les colons, leur idéologie et leurs buts. Et, cela ne surprendra personne, l’entreprise coloniale a jailli de son sein.
Cela nécessite quelques explications. Les membres du parti "national religieux" étaient au départ une petite poignée de Juifs religieux dissidents. Le grand camp des Orthodoxes considérait le Sionisme comme une aberration et un péché de haine. Puisque Dieu avait exilé les Juifs loin de leur terre à cause de leurs péchés, Lui seul -par l’intermédiaire du Messie- avait le droit de les y ramener. Les Sionistes se mettaient donc au dessus de Dieu et empêchaient la venue du Messie. Pour les Orthodoxes, la pensée sioniste d’une "nation" juive laïque est toujours une abomination.
Cependant, quelques Juifs religieux ont rejoint le mouvement sioniste naissant. Ils étaient considérés comme une curiosité. Les Sionistes méprisaient la religion comme toute ce qui venait de la Diaspora juive ("Galut" exil est un terme méprisant dans le vocabulaire sioniste). Les enfants qui, comme moi, ont été élevés dans des écoles sionistes en Palestine avant l’Holocauste apprenaient à regarder de haut les malheureux qui étaient "encore" religieux.
Cela a aussi influencé notre attitude vis à vis des Sionistes religieux. Le vrai travail de construction de notre futur "Etat Hébreu" (on ne disait jamais "Etat Juif") a été réalisé par des socialistes athées. Les Kibboutz et les Moshav, les villages communaux et coopératifs, ainsi que les mouvements de jeunesse "pionniers" qui constituaient les fondations de toute l’entreprise étaient principalement socialistes tolstoïens et parfois même marxistes. Les quelques uns qui étaient religieux étaient considérés comme marginaux.
A cette époque, dans les années 1930 et 40, peu de jeunes portaient une kippah en public. Je ne me souviens pas d’une seul membre de l’Irgun, l’organisation militaire clandestine (terroriste) à laquelle j’appartenais, portant la kippah -bien qu’un certain nombre de ses membres aient été religieux. Ils préféraient porter une coiffure plus discrète comme un bonnet ou un béret.
Le parti national religieux (qu’on appelait originellement Mizrahi -oriental) a joué un rôle mineur dans la politique sioniste. Il était tout à fait modéré en ce qui concernait les affaires nationales. Dans les confrontations historiques entre le militant David Ben-Gurion et le “modéré” Moshe Sharett dans les années 50, il soutenait toujours Sharett, ce qui rendait fou Ben Gourion.
Personne n’a fait attention, cependant, à ce qui se passait sous la surface -dans le mouvement de la jeunesse national-religieux, Bnei Akiva et leurs yeshivas (écoles talmudiques NdT). C’est là que, loin des regards du public, un dangereux cocktail alliant le sionisme ultra-nationaliste et le messianisme religieux, tribal et agressif s’est formé.
* * *
L’ETONNANTE victoire de l’armée israélienne qui a couronné la guerre des six jours de 1967 au terme de trois semaines d’extrême anxiété, a marqué une tournant décisif pour le mouvement.
Voilà que se produisait tout ce dont ils avaient rêvé : un miracle divin, le coeur de l’historique Eretz Israël (en d’autres termes la Cisjordanie) était sous notre pouvoir, "Le Mont du Temple est dans nos mains !" comme l’a dit un général tout ému.
Comme si on avait enlevé un bouchon, le mouvement national-religieux est sorti de sa bouteille et est devenu une force nationale. Ils ont créé le mouvement gush Emunim ("Le Bloc des Fidèles"), le coeur de la dynamique entreprise coloniale dans les nouveaux "territoires libérés".
IL faut bien comprendre ceci : 1967 a libéré le camp national-religieux du dédain que lui portait le camp sioniste. Comme l’avait prophétisé la bible (Psaume 117) : " La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre angulaire". Le mouvement de jeunesse national-religieux méprisé et les kibboutz se sont retrouvés tout à coup au centre de la scène.
Alors que le vieux mouvement socialiste des Kibboutz mourait de dégénérescence idéologique au fur et à mesure que ses membres s’enrichissaient en vendant de la terre aux requins immobiliers, le parti national-religieux était, lui, en pleine éruption idéologique, débordant de ferveur spirituelle et religieuse, prêchant un credo juif païen de lieux saints, de pierres saintes, et de tombes saintes mélangé à la conviction que le pays entier appartenait aux Juifs et que les "étrangers" (c’est à dire les Palestiniens qui y vivaient depuis au moins 1 300 ans sinon 5 000 ans) devaient en être chassés.
* * *
LA PLUPART des Israéliens d’aujourd’hui sont nés ou ont immigré après 1967. L’occupation est la seule réalité qu’ils connaissent. Le credo des colons leur paraît être une vérité évidente. Les statistiques montrent que pour de plus en plus de jeunes Israéliens la démocratie et les droits de l’homme sont des mots vides de sens. Un état juif signifie un état qui appartient aux Juifs et seulement aux Juifs. Personne d’autre n’a rien à y faire.
Ce climat a créé une scène politique dominée par une série de partis de droite, depuis les racistes d’Avigdor Lieberman aux adeptes carrément fascistes de feu le Rabbi Meir Kahane - tous sont absolument soumis aux colons.
Si c’est vrai que le Congrès étasunien est contrôlé par le lobby israélien, alors ce lobby est contrôlé par le gouvernement israélien qui est lui-même contrôlé par les colons. (Comme dans la blague sur le dictateur qui dit : Le monde a peur de notre pays, notre pays a peur de moi, moi j’ai peur de ma femme et ma femme a peur d’une souris. Alors qui dirige le monde ?)
Et donc les colons peuvent faire tout ce qu’ils veulent : construire de nouvelles colonies et agrandir celle qui existent, ignorer la Cour Suprême, donner des ordres à la Knesset et au gouvernement, attaquer leurs "voisins" chaque fois que ça les tente, tuer les enfants arabes qui jettent des pierres, déraciner les oliviers et brûler les mosquées. Et leur pouvoir ne fait qu’augmenter a grands pas.
* * *
LA CONQUÊTE d’un pays civilisé par des combattants plus braves n’est pas un fait extraordinaire. Au contraire c’est un phénomène historique courant. L’historien Arnold Toynbee en a fourni une longue liste.
L’Allemagne a été longtemps dominée par la Ostmark ("Marche orientale") qui est devenue l’Autriche. L’Allemagne culturellement développée est tombée sous la coupe d’un peuple plus hardi et plus primitif, le peuple prussien qui ne faisait pas partie de l’Allemagne. L’empire russe a été formé par Moscou, qui était originellement une ville primitive située à la bordure.
La règle semble être que, lorsqu’un peuple civilisé devient trop cultivé et trop riche, il s’amollit et un peuple voisin plus primitif, plus hardi et moins gâté par la vie le conquiert comme la Grèce a été conquise par les Romains et Rome par les barbares.
Cela peut nous arriver. Mais on peut aussi l’empêcher. La démocratie laïque israélienne est encore très forte. Les colonies peuvent être démantelées (dans un article à venir je tâcherai d’expliquer comment). La droite israélienne peut encore être repoussée. On peut encore mettre fin à l’occupation, qui est la mère de tous nos maux.
Mais pour cela il faut prendre conscience du danger - et l’affronter.
* Uri Avnery est un écrivain israélien et un militant de la paix de Gush Shalom. Il a participé au livre de CounterPunch "The Politics of Anti-Semitism".
(JPG)
http://www.counterpunch.org/avnery0...
Traduction : D. Muselet
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Alain Juppé reconnait que Salah est incarcéré depuis 6 ans sans "élément de preuve"

publié le vendredi 22 avril 2011
Jean-Claude Lefort

 
Dans une lettre adressée à Marie-France Beaufils, sénatrice-maire de Saint-Pierre-des-Corps, en date du 31 mars 2011, Alain Juppé écrit concernant Salah Hamouri : " Je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun éléments de preuve. Je mesure la peine de sa famille, alors qu’il est à présent en âge de s’investir dans des études. Je comprends également que l’intéressé a fait le choix de ne pas solliciter de demande de grâce. C’est une attitude respectable. "
Ainsi pour la première fois un ministre reconnait clairement que Salah est incarcéré depuis 6 ans sans "élément de preuve" concernant l’accusation portée contre lui. De même, de manière implicite, le ministre admet que le refus de Salah de présenter des excuses est " une attitude "respectable".
Cette avancée ne rend que moins compréhensible le fait que le ministre n’évoque pas l’exigence de sa libération en prenant seulement acte du fait que Salah doit sortir de prison " le 28 novembre 2011 et sa situation continuera d’être suivie avec attention jusqu’à sa levée d’écrou."
La mer a toujours raison du granit même le plus dur. Plus que jamais faisons valoir cette double exigence :
-  le Président de la République doit recevoir en personne la famille de Salah !
-  libération immédiate et sans condition de Salah !
La politique a mis Salah en prison, elle doit l’en sortir. La France doit exiger d’Israël la libération de notre compatriote qui est le seul Français dans le monde en prison de manière arbitraire et illégale pour délit d’opinion.
Jean-Claude Lefort Coordinateur du Comité de soutien, député honoraire

L’inquiétude d’Israël, quant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien, par la France

23 Avril 2011 20:36 
IRIB - Le régime sioniste  a exprimé son inquiétude,  quant à la reconnaissance de l’Etat Palestinien, par la France. Le porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères, en exprimant son inquiétude, quant à la reconnaissance d’un Etat Palestinien, dans les frontières de 1967,  par la France, a affirmé: «Cette démarche ne nous conduit pas à notre objectif». Ce responsable israélien a ajouté : "Nous sommes favorables à la poursuite des négociations avec les Palestiniens, mais la formation d’un pays indépendant n’est pas dans notre intérêt". Rappelons que plus de 130 pays ont soutenu le plan de la reconnaissance d’un Etat palestinien, dans les frontières de 1967.
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Deux ex-ministres égyptiens, jugés, pour une transaction gazière avec Israël

24 Avril 2011 08:54 
IRIB- Les sources de la justice égyptienne ont annoncé, samedi, le jugement de deux ex-ministres égyptiens, pour la vente de gaz naturel à un prix inférieur au prix du marché mondial. Le parquet général égyptien a ordonné, jeudi, que l'ancien ministre de l'Energie, Sameh Fahmy, et deux de ses prédécesseurs, soient placés en détention provisoire, pour être interrogés, dans le cadre d'une enquête sur un marché de fourniture de gaz naturel à Israël, a-t-on appris de sources judiciaires, au Caire. Sameh Fahmy et Mahmoud Latif, deux ex-ministres de l'Energie, sont accusés d'avoir gaspillé 714 millions de dollars, via un accord avec Israël. Israël reçoit de l'Egypte 40% de son approvisionnement en gaz naturel, aux termes d'un marché conclu, après l'Accord de paix de 1979. Des groupes d'opposition égyptiens affirment, depuis longtemps, que ce gaz est vendu à des prix préférentiels à l'Etat hébreu. Pourtant, l'envoi du gaz vers Israël a été repris, après son arrêt, en raison d’une explosion survenue sur l'oléoduc de transfert du gaz du Sinaï, selon les responsables égyptiens.
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La Turquie soutient l'Etat indépendant palestinien

24 Avril 2011 08:59 
IRIB- La Turquie a annoncé son soutien unilatéral à l'Etat indépendant palestinien et appelé la communauté internationale à venir en aide au peuple palestinien. Cité par Press TV, le quotidien turc, "Zaman", a écrit, dans un article, que la Turquie s’est joint à la liste des pays protecteurs de l'Autorité autonome palestinienne, pour la reconnaissance d’un Etat indépendant, au sein de l'ONU. L'ambassadeur de la Turquie, auprès des Nations unies, a annoncé, jeudi, au cours de la réunion du Conseil de sécurité, le soutien de son pays à la formation d'un Etat indépendant palestinien.
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Reconnaissance d’un Etat palestinien, Israël panique

24 Avril 2011 19:48 
IRIB- Si Shimon Pérès tire la sonnette d’alarme, c’est qu’il y a péril en la demeure. A quatre mois de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU, qui devrait, selon toute vraisemblance, consacrer la naissance d’un Etat indépendant palestinien, le président de l’entité sioniste demande à ce que son Premier ministre présente son propre plan de paix, avant que les «autres» ne le devancent et n’en prennent l’initiative. Pérès, en qui les médias occidentaux encensent l’architecte du prétendu processus de paix, au Proche Orient, a plus d’une raison de s’inquiéter, en effet : Vue de Tel-Aviv, l’émergence d’une Palestine souveraine, libre et maître de son destin, une Palestine à qui le monde entier accorderait sa pleine reconnaissance, est perçue comme une calamité, un fléau, un «tsunami politique, comme dirait le ministre sioniste de la Guerre, Ehud Barak, un tsunami, dont il faudrait, à tout prix, conjurer les risques ; d’où, sans doute, ce branle bas diplomatique, sans précédent, qui a poussé Netanyahou à sillonner, en l’espace de quelques semaines, la moitié du globe, à s’envoler de la Russie, vers l’Europe, en quête de ce «non» salvateur, qui viendrait, comme par miracle, bloquer la renaissance de la Palestine historique de ses cendres ensanglantées. Mais, même les plus étonnants des miracles ne durent pas éternellement : le temps est révolu, où Israël, cette escroquerie géopolitique, devenue la honte de l’humanité, se jouait de la volonté de paix des Arabes, de celle de la communauté internationale, où il se permettait de massacrer, de détruire, de ‎coloniser, de faire faux bond à ses engagements, à la faveur de cette espèce d’incompréhensible et d’injustifiable ‎impunité qui a fait de lui la plus longue « crimocratie » de toute l’Histoire. Désormais, plus de 180 pays membres de l’ONU sont prêts à sauter le pas, à cautionner un appel officiel au retrait sioniste derrière les lignes de 1967, c’est-à-dire, hors de la Cisjordanie et de Qods oriental. Ce choix est, d’ailleurs, largement conforté, par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui, dans trois rapports, publiés, ces derniers jours, ne tarissent pas d’éloges, à l’encontre de l’Autorité palestinienne, laquelle, dixit, «a réussi à mettre en place les institutions politiques et économiques indispensables à la création d’un État viable». Bref, l’entité sioniste se retrouve le dos au mur. C’est une première, depuis qu’elle existe, et tout laisse penser que ce ne sera pas la dernière. Après tout, les fleurs du printemps arabe pourraient bourgeonner beaucoup plus vite que prévu !
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Les effets destructeurs des évolutions du Moyen-Orient sur la position du régime sioniste

24 Avril 2011 12:49 
Les soulèvements populaires contre des régimes despotiques et inféodés, qui s’étendent du Nord de l’Afrique jusqu’aux émirats arabes du golfe Persique, ont bouleversé les équations géopolitiques de la région, un bouleversement qui inquiète beaucoup le régime sioniste.
Dans un rapport consacré aux effets destructeurs de la situation actuelle sur le devenir du régime sioniste, le quotidien britannique, "Financial Times", faisant état des vives inquiétudes du régime israélien, a écrit : « Cette inquiétude est ressentie parmi les autorités du régime sioniste. Leurs préoccupations portent sur la nature et les intentions réelles des groupes arabes opposés".
A ce propos, un ancien directeur général, au ministère israélien des Affaires étrangères, analyste des questions politiques, s’exprime en ces termes : «L’ordre du jour d’Israël est différent de celui de l’Europe et des Etats-Unis. De l’avis de ceux qui vivent, en Europe, la situation, en Egypte, est mauvaise, mais, ici, en Israël, non seulement, cette situation est mauvaise, mais elle change la vie. Après 30 ans de paix avec l’Egypte, on ne sait pas ce qui arrivera. Israël est très inquiet des récentes violences, dans la bande de Gaza, contrôlée, par le Hamas». Il ressort, également, des propos de l’ancien directeur de la CIA que les autorités du régime sioniste sont, profondément, préoccupées par les soulèvements populaires, dans la région. Dans un entretien avec la BBC, il a déclaré : «Le statu quo ne peut durer. Même, avant les évènements en Egypte, je n’imaginais pas qu’on puisse préserver le statu quo. Par conséquent, nous devons mettre au point une nouvelle politique». Il a précisé : «Au cours de ces 35 dernières années, le lien stratégique avec une Egypte stable a constitué le socle de la politique stratégique d’Israël».
Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, aussi, a exprimé ses inquiétudes de voir les évolutions de la région s’inspirer de la Révolution islamique d’Iran. S’agissant de ces évènements, il a dit : «Nous ne savons pas si les évolutions, dans les pays arabes, sont similaires à celles de 1989 de l’Europe de l’Est contre les régimes autoritaires ou à celles de 1979 de l’Iran. Ce que nous espérons voir, c’est le printemps européen, sur le modèle de 1989. Il y a 5 ans, une révolution s’est produite, au Liban. Un million de Libanais sont descendus dans la rue, pour réclamer des changements démocratiques. 5 ans plus tard, nous étions confrontés au Hezbollah. De même, nous nous sommes retirés, il y a 5 ans, de la bande de Gaza, et maintenant, nous sommes obligés de faire face au Hamas», a déclaré Netanyahou.
En 1979, la Révolution islamique d’Iran a défié la politique moyen-orientale des Etats-Unis. Les Etats-Unis ont reposé leur politique sur une stratégie visant à confronter la République islamique d’Iran, avec, pour objectif, de faire main basse sur les ressources pétrolières stratégiques du golfe Persique et de soutenir l’expansionnisme du régime sioniste. La mise en œuvre de cette politique s’avérait impossible, sans le ralliement des régimes despotiques et rétrogrades arabes à la politique américaine. Des régimes, comme celui de Hosni Moubarak, ont joué un rôle stratégique, dans la politique moyen-orientale des Etats-Unis. Le processus de complaisance avec le régime sioniste a commencé avec la signature de l’Accord de Camp David entre les Etats-Unis, le régime sioniste et l’Egypte, ce qui a abouti à l’exécution révolutionnaire d’Anouar Sadat, par Khaled Islambouli. Moubarak, qui était, à l’époque, vice-Président, est arrivé au pouvoir. Sous son règne de 32 ans, il était soumis aux ordres de Washington et de Tel-Aviv, pour appliquer leur politique, dans la région.
Comme nous venons de le dire, les équations géopolitiques de la région avec la Révolution islamique, ce processus s’est accéléré, au cours de la dernière décennie. L’intifada du peuple palestinien a dopé le front de la Résistance islamique, dans les territoires occupés palestiniens, ce qui a porté ses fruits. En 2000, le retrait du Sud-Liban a constitué le point de départ de la fin de l’occupation du régime sioniste, d’autant plus que, depuis sa création, en 1948, ce régime ne s’était retiré d’aucune des régions occupées. Le retrait du Sud-Liban était une acceptation, par le régime sioniste, de l’échec infligé par le Mouvement de la résistance islamique du Liban. En 2006 et en 2009, le régime sioniste, appuyé par les Etats-Unis et les régimes rétrogrades arabes, s’est lancé dans deux guerres contre le Liban et la bande de Gaza. L’objectif en était de détruire la résistance, au Liban et dans la bande de Gaza, un objectif qui, non seulement, n’a pas été atteint, mais qui, en outre, a considérablement ébranlé le mythe d’invincibilité dont il se targuait.
Actuellement, les Sionistes sont plus que jamais préoccupés par leur avenir. Les soutiens, politique, économique et militaire des Etats-Unis et des pays européens, ne peuvent plus assurer la sécurité du régime sioniste. Les pourparlers de paix, qui n’ont, d’ailleurs, abouti à rien, ont rejoint les archives de l’histoire. Le porte-parole du Hamas, en faisant son analyse de la nouvelle réalité, au Moyen-Orient, a déclaré : «A mon avis, les peuples de la région sont en train, actuellement, de forger l’histoire, que ce soit, en Palestine, en Tunisie, en Egypte ou dans d’autres pays. Par conséquent, je pense qu’Israël doit comprendre que l’occupation doit prendre fin. Bientôt, la situation changera, totalement, car les peuples, égyptien, libanais ou syrien, très en colère, veulent soutenir la résistance du peuple palestinien et réclament la fin de l’occupation».
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