lundi 20 décembre 2010

Rentrée à Gaza après 62 années d’exil

dimanche 19 décembre 2010 - 08h:42
Al-Qassam Website
Les autorités égyptiennes aont autorisée une femme palestinienne très âgée à revenir dans la bande de Gaza après avoir passé 62 ans en exil en Jordanie, séparée de son mari et de ses enfants.
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Ne’mah Mattar Khamees, chassée en 1948 par les sionistes et privée toute sa vie de sa famille...
Ne’mah Mattar Khamees, âgée de 80 ans, avait été exilée en 1948 en Jordanie par l’occupation israélienne. Elle a vécu à Amman tandis que son mari Ezzat Abou Kwaik et ses six enfants sont restés dans la bande de Gaza.
Une de ses filles et un de ses fils sont décédés sans qu’elle ait eu une occasion de les voir, et elle vivait seule à Amman où elle a survécu grâce à la charité et à l’aide de ses voisins. Elle a souffert de diverses maladies et a eu une fracture à la colonne vertébrale.
Ses voisins ont alerté la Croix-Rouge, qui a contacté les autorités égyptiennes et a demandé qu’elle soit autorisée à entrer dans la bande de Gaza.
La Croix-Rouge a retrouvé Mme Khamees à l’aéroport du Caire mercredi matin, et le Croissant-Rouge égyptien a fourni une ambulance et un médecin pour accompagner Mme Khamees à Al-Areesh, d’où elle a été emmenée à travers le passage de Rafah jeudi matin.
Elle y a rencontré son fils Abdel Rahim, à qui son amour a été refusé alors qu’il était un enfant.
18 décembre 2010 - Al-Qassam Website - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.qassam.ps/news-3924-She_...
Traduction : Info-Palestine.net
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Aussi libres qu’Evo Morales ou Lula Da Silva

dimanche 19 décembre 2010 - 08h:30
K. Selim - Le Quotidien d’Oran
Les responsables des Etats de la Ligue arabe doivent devenir aussi libres qu’Evo Morales ou Lula da Silva.
Saeb Aerakat, le chef des « négociateurs » de l’Autorité palestinienne, a, semble-t-il, fait une étrange découverte : les Palestiniens négocient depuis près de vingt ans et sont aujourd’hui « pris au piège d’un processus qui, pour l’instant, n’a rien changé à l’occupation ». Cette découverte est intervenue après une résolution de la Chambre des représentants américains condamnant « toute tentative pour établir ou chercher la reconnaissance d’un Etat palestinien en dehors d’un accord négocié ».
Saeb Aerekat a-t-il été surpris du vote de la Chambre des représentants américains ? Il ferait encore une fois preuve d’une naïveté incompatible avec son rôle de négociateur. Il devrait plutôt constater qu’il a suffi que quelques Etats latino-américains décident de reconnaître sans attendre un Etat [palestinien] pour que les politiciens américains lancent leurs tirs de barrage.
Avant la Chambre des représentants, l’administration de Barack Obama - lequel s’est déchargé définitivement du dossier sur la très Aipac Hillary Clinton - a critiqué la décision du Brésil et de l’Argentine de reconnaître un Etat palestinien à l’intérieur des frontières de 1967. La Bolivie de Morales vient de les rejoindre. Ces reconnaissances ne vont pas changer la donne mais elles montrent que même dans les pays lointains, on est exaspéré par l’expansionnisme des Israéliens et la couverture que toutes les administrations américaines lui apportent. Pour masquer sa reddition définitive, Barack Obama, soutenu par l’Europe, a multiplié les déclarations soporifiques sur sa volonté d’aboutir à une solution à deux Etats.
Au vu de ce qui se passe, M. Aerekat va devoir encore courir derrière des chimères pendant vingt autres années. Le temps apparemment pour Israël de décréter, avec l’aval des Américains, qu’il n’y a plus de place pour un Etat palestinien. Les Palestiniens, qu’ils soient du Fatah ou non, le savent très bien. Ils doivent sortir de ce que Saeb Aerekat a fini par reconnaître comme étant un « piège ».
Ont-ils le courage, eux qui sont « installés » dans la négociation, de se remettre en cause ? Israël et les Américains parient que les responsables de l’Autorité palestinienne et ceux qui en profitent plus ou moins n’auront pas le courage de le faire. Et qu’il n’y aura ni dissolution de l’Autorité palestinienne, ni arrêt de la coopération sécuritaire avec Israël contre les résistants. C’est bien cela l’enjeu.
L’Autorité palestinienne, si méprisée à Washington et à Tel-Aviv, est un outil utile pour créer de la fiction. Sa disparition y mettrait fin. On peut parier que les Américains et les Européens utiliseront tous les moyens de persuasion et de chantage pour que cette Autorité continue dans cette comédie.
Il ne fait guère de doute que les responsables de l’Autorité palestinienne n’auront pas la capacité de s’extirper de ce piège sans un sursaut des Etats arabes. Les pays latino-américains viennent, d’où la colère des responsables américains, –de fixer la ligne minimale : l’Etat palestinien dans les frontières de 1967. C’est, officiellement du moins, la ligne des Etats de la Ligue arabe.
Mais il ne suffit pas de lancer un « plan de paix » et de dormir sur ses lauriers. Ces Etats doivent s’émanciper des agendas américains. Ils peuvent simplement signifier qu’ils ne participeront jamais à assiéger l’Iran et encore moins à lui faire la guerre. L’Iran peut devenir un atout pour les Palestiniens. Ils doivent très clairement signifier à l’administration américaine et au monde qu’ils n’encourageront pas le maintien d’une Autorité palestinienne fictive pour faire accroire au mensonge de la négociation. Ce sera un début. Les responsables palestiniens, qui se sentent « pris au piège », pourront trouver une issue dans ce début de fermeté.
Mais pour y parvenir, les responsables des Etats de la Ligue arabe doivent devenir aussi libres qu’Evo Morales ou Lula da Silva.
19 décembre 2010 - Le Quotidien d’Oran - Editorial
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Le Fatah déchiré par la discorde

lundi 20 décembre 2010 - 00h:53
Saleh Al-Naami - Al Ahram Weekly
Les conflits au sein du Fatah sont en train de prendre une tournure personnelle au vu de la prolifération des accusations contre Abbas et son entourage, écrit Saleh Al-Naami.
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Dirigeants du Fatah,priant côte à côte sur la tombe du fondateur du Fatah, Yasser Arafat, le 13 août 2009.
Nous sommes dans le quartier Est d’Al Maseyoun où deux policiers essaient de tuer le temps et l’ennui en lisant des journaux ou en jouant aux échecs. Dans ce quartier huppé se trouve la somptueuse villa de Mohamed Dahlan, membre du Comité Central du Fatah, où il réside pendant son séjour à Ramallah.
S’il y a une personne qui a déjà vu ce décor, deux mois plutôt, elle sera sans doute ébahie par la réduction dramatique du nombre des agents de police désignés pour surveiller et garder la résidence. A l’époque, le volume des forces de sécurité à l’extérieur laissait croire qu’il s’agissait d’un château, mais le Président Palestinien Mahmoud Abbas a décidé de le réduire, de manière substantielle, suite à la tension installée dans sa relation avec Dahlan.
Cependant, Abbas dément avoir pris cette décision à cause de son différend avec Dahlan et explique que, désormais, il n’est plus nécessaire de préserver ce niveau de sécurité autour de la maison. En revanche, les cercles politiques et médiatiques palestiniens sont catégoriques et insistent sur le fait que les mesures de sécurité ont été allégées à cause des divergences profondes entre les deux hommes, au point où même les dirigeants du Fatah s’échinent à les réconcilier.
Des sources concordantes ont informé Al-Ahram Weekly que la dernière dispute a éclaté après que Abbas ait reçu des rapports selon lesquels, lui et le Premier Ministre Fayyad avaient été vivement critiqués par Dahlan et ce, durant des meetings en Cisjordanie et lors de différents rassemblements dans le monde arabe. Selon des sources bien informées, Dahlan a critiqué Abbas en particulier, en lui reprochant ses stratégies de négociation avec Israël. En fait, d’après les déclarations de Yasser Abd Rabbo (un proche conseiller d’Abbas) au journal Haaretz, Dahlan avait indiqué que Abbas était prêt à faire des « compromis très hasardeux ».
Ainsi, Abd Rabbo a laissé entendre que l’Autorité Palestinienne (AP) était préparée à reconnaître le caractère « Juif » de l’état d’Israël si un état Palestinien venait d’être établi. Par ailleurs, Dahlan a également condamné les déclarations où Abbas avoue ne pas être dérangé par la manière avec laquelle Israël se décrit D’après les sources, la colère de Abbas a éclaté lorsqu’il lui a été donné de constater que Dahlan pouvait former son propre clan regroupant des cadres supérieurs du Comité Central du Fatah dans le but de travailler, directement ou indirectement, contre Abbas. Cette clique compte l’ancien Directeur des Renseignements Généraux Tawfiq Al-Tiray, l’ancien Ministre des Affaires Etrangères Nasser Al-Qudwa, l’ancien Gouverneur de Naplouse Mohamed Al-Alul et enfin, le représentant du Fatah au Liban Sultan Abu Enein. Cette démarche a également suscité l’intérêt d’un grand nombre des membres du Conseil Révolutionnaire du Fatah.
Par ailleurs, Abbas et son entourage accusent Dahlan de contester l’autorité du Président en encourageant le neveu de Feu le Président Yasser Arafat, Al-Qudwa, à entrer en lice pour le leadership du Fatah et de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP). Al-Qudwa étant en réalité considéré comme le plus « compétent » pour gouverner, dans la conjoncture actuelle, le peuple palestinien.
En contrepartie, l’Agence de Presse Palestinienne WAFA (Palestinian News Agency), affiliée directement au bureau de Abbas, a répondu en publiant un rapport qui condamne vivement Al-Qudwa. Ce dernier ayant critiqué le rôle de Abbas dans un article paru dans The Wall Street Journal. En effet, le journaliste politique de WAFA reproche à Al-Qudwa le fait de se présenter comme une alternative, en se référant au clan dont il fait partie, créé par Dahlan. Ainsi, l’article de WAFA cite : « Les plumes mercenaires qui écrivent au sujet des conflits internes ou bien de l’opposition grandissante contre le Président Abbas au sein du Fatah ne lui causeront aucun tort ». Le véritable tort, poursuit l’article provient des déclarations des membres du Fatah qui, en dépit de la conjoncture politique critique actuelle, choisissent de s’allier à la grande campagne préjudiciable contre le peuple Palestinien, contre ses dirigeants politiques et contre son Président élu.
Toujours dans le même ordre d’idées, l’article note : « Il est vraiment regrettable qu’une personnalité comme Nasser Al-Qudwa, membre du Comité Central du groupe, soit citée dans ce contexte qui met en cause nos politiques nationales et qui annihile les pouvoirs de notre leadership à gouverner à travers une bataille nationale assez rude ».
Pour sa part, Al-Qudwa sait que WAFA n’aurait pas publié l’article s’il n’avait pas reçu le feu vert d’Abbas lui-même, et a publié une déclaration condamnant le journaliste politique de l’agence de presse qui, faut-il le rappeler, est lui aussi membre du Comité Central du Fatah. A ce titre, ne manquant pas d’avertir qu’il n’est pas la seule cible de cette campagne mais plutôt tout le clan formé par Dahlan, Al-Qudwa a annoncé : « Ce qui est arrivé est sans précédent, et les implications sont graves ».
Par ailleurs, il a regretté que le rapport ait évoqué d’autres figures du groupe qui partagent le même point de vue, en soulignant : « Le danger réside dans les retombées qui surgiront des problèmes existants au cœur du système politique palestinien et des dynamiques entre ses parties ».
Depuis que Abbas a appris que c’est bel et bien Dahlan qui tire les ficelles dans les coulisses, il n’a entrepris aucune action contre Al-Qudwa.
Outre cela, des sources ont informé notre journal que les tentatives « flagrantes » de Dahlan à s’immiscer dans les affaires du gouvernement Fayyad sont une autre cause d’agacement et de mécontentement de Abbas. En effet, des sources proches du Président ont affirmé que Dahlan, à l’insu de Abbas et de Fayyad, avait essayé de manipuler un remaniement ministériel, allant jusqu’à téléphoner à plusieurs personnalités à Gaza en vu de leur offrir d’éventuels portefeuilles au sein du nouveau gouvernement. Par voie de conséquence, Abbas a annulé le remaniement ministériel.
Entre temps, Abbas et des hauts responsables de la sécurité restent très alarmés par les tentatives de Dahlan visant à recueillir l’autorité auprès des institutions civiles et sécuritaires de l’AP (Autorité Palestinienne).
Pour y faire face, Abbas a émis un ordre pour effectuer des changements aussi bien dans les ministères qu’au sein des institutions civiles et sécuritaires et ce, dans le but de se débarrasser des proches de Dahlan nommés dans des postes clés. A la veille d’une récente réunion du Conseil Révolutionnaire du groupe, il a été décidé de former un comité chargé d’enquêter sur ce qui s’appelle « l’insolence » de Dahlan envers Abbas. Le comité chargé d’interroger Dahlan est composé d’Othman Abu Ghreiba, Abu Maher Ghoneim et Azzam Ahmed, membres du Comité Central. En conséquence, des tensions au sein du groupe ont nettement augmenté à la suite des allégations réfutée par Dahlan.
Les choses ne se sont pas arrêtées là puisque le Ministre de l’Intérieur a reçu l’ordre du Président d’arrêter la diffusion de la chaine satellitaire Tomorrow’s Palestine, basée à Ramallah et dont Dahlan est copropriétaire.
Dans cette perspective, la direction de la station de radiodiffusion a informé son personnel qu’il était en congé payé alors que le directeur de la station, Elias Al-Zananiri, a confirmé à Weekly que la chaîne a été fermée sans pour autant livrer davantage de commentaires qui sont passibles à une action légale. Pour rappel, l’un des copropriétaires de la chaine n’est autre que le milliardaire égyptien Naguib Sawiris.
Pendant ce temps, profitant de sa confrontation avec Dahlan, Abbas s’est tourné vers plusieurs états arabes en tentant de gagner leur soutien et leur appui. D’après des sources palestiniennes bien informées, Abbas a traité le sujet avec la partie égyptienne composée du Président Hosni Moubarak, du Chef des Renseignements Omar Souleiman et du Ministre des Affaires Etrangères Ahmed Abul-Gheit. Ainsi, il a accusé Dahlan de tenter d’affaiblir son autorité au moment où le Président est occupé sur un autre front, à savoir son conflit avec le Hamas. En guise de protestation et de mécontentement, des sources révèlent que des hauts responsables égyptiens ont coupé le contact avec Dahlan allant même jusqu’à refuser de le rencontrer, bien qu’il réside en Egypte de temps à autre.
A la lumière des ces évènements, des observateurs pensent que Dahlan a agi avec véhémence après avoir réalisé qu’il est désormais impossible que l’agenda politique du Président Abbas, basé sur les négociations, aboutisse. Dahlan, tout en se montrant comme celui qui « refuse les compromis », s’attend à ce que Abbas soit obligé de démissionner du fait de l’impasse dans les négociations. Pour rappel, Dahlan était le plus enthousiaste au sujet des négociations avec Israël.
En somme, il est tout à fait clair que le conflit opposant Dahlan et Abbas reflète les querelles qui ont pris le Fatah d’assaut. Il a été constaté que même les leaders du Fatah, autrefois bras droit de Abbas, se sont à présent joints aux critiques de Dahlan mettant en cause les stratégies de négociations du Président.
Aussi, ils condamnent les performances du gouvernement Fayyad, accusé d’être distant du Fatah sachant qu’il s’appuie principalement sur le groupe et sur son soutien politique. A présent, le véritable test pour l’avenir du groupe prendra effet le jour où il sera évident que l’administration US manquera d’obliger Israël à geler la construction des colonies. Ceci amènera les négociations vers une voie sans issue tant que les colonies continueront leur expansion, ce qui va sans doute prouver que la politique actuelle de négociations, adoptée par Abbas n’est qu’une farce aux lourdes conséquences pour le Fatah.
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décembre 2010 - Al Ahram Weekly - Vous pouvez consulter cet article à :
http://weekly.ahram.org.eg/2010/102...
Traduction de l’anglais : Niha
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Israël/Cisjordanie : Deux populations séparées et inégales

lundi 20 décembre 2010 - 00h:53
Human Rights Watch
Dans un contexte de politiques discriminatoires, les colons prospèrent alors que les Palestiniens souffrent.
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Des écoliers bédouins palestiniens se dirigent vers leurs tentes plantées dans un camp situé près de la colonie israélienne de Ma’ale Adumin, en Cisjordanie, le 15 septembre 2010. Israël ne reconnaît pas le droit de propriété des Bédouins et a démoli plusieurs maisons et écoles à cet endroit.
2010 Getty Images
Les politiques israéliennes en Cisjordanie sont sévèrement discriminatoires à l’encontre des résidents palestiniens, les privant de produits de première nécessité tout en permettant aux colonies juives de jouir d’un confort de luxe, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Le rapport recense des pratiques discriminatoires non justifiées par des motifs sécuritaires ou d’un autre type, et demande à Israël non seulement de démanteler les colonies de peuplement conformément à ses obligations légales internationales, mais aussi de mettre fin aux violations des droits des Palestiniens.
Le rapport de 166 pages, intitulé Separate and Unequal : Israel’s Discriminatory Treatment of Palestinians in the Occupied Palestinian Territories (Séparés et inégaux : le traitement discriminatoire des Palestiniens par Israël dans les territoires palestiniens occupés) montre comment Israël a établi un système de traitement des populations de la Cisjordanie à deux niveaux dans les larges zones où le gouvernement exerce un contrôle sans partage. Le rapport est basé sur des études de cas comparant le traitement âprement différent réservé aux colonies de peuplement et aux communautés palestiniennes les jouxtant. Le rapport appelle les États-Unis, les États membres de l’UE et les entreprises travaillant dans les zones d’implantation à éviter de soutenir toute politique de peuplement israélienne qui est intrinsèquement discriminatoire et contraire au droit international.
« Les Palestiniens sont victimes de discrimination systématique du seul fait de leur race, de leur origine ethnique et de leur nationalité d’origine. Ils sont privés d’électricité et d’eau, d’écoles et de routes tandis que, tout près, des colons juifs jouissent de tous ces avantages fournis par l’État  », a déclaré Carroll Bogert, Directrice générale adjointe chargée des relations extérieures à Human Rights Watch. « Alors que les colonies israéliennes prospèrent, les Palestiniens vivent sous contrôle israélien dans des conditions d’un autre temps, non seulement séparés, non seulement inégaux, mais parfois même évincés de leurs terres et de leurs maisons. »
Le rapport constate qu’en rendant leurs communautés pratiquement inhabitables, les politiques discriminatoires d’Israël ont souvent pour résultat de forcer les Palestiniens au départ. Selon une enquête de juin 2009 dans des foyers de la « zone C », zone qui couvre 60 % de la Cisjordanie et qui est sous contrôle exclusif d’Israël, et dans des foyers de Jérusalem-Est, annexé unilatéralement par Israël, 31 % des résidents palestiniens ont été déplacés depuis 2000.
Human Rights Watch a étudié la zone C et Jérusalem-Est et observe que le système à deux niveaux en vigueur, d’un côté génère une manne d’avantages financiers et un soutien généreux aux travaux d’infrastructure pour encourager la migration de colons et, de l’autre, mesure chichement aux communautés palestiniennes les services de base, entrave délibérément leur croissance et contraint ses habitants à de pénibles conditions d’existence. Une telle différence de traitement fondée sur la race, l’ethnie, l’origine nationale, sans être strictement adaptée à des objectifs légitimes, viole l’interdiction fondamentale de toute forme de discrimination selon le droit relatif aux droits humains.
Les politiques israéliennes régissent de nombreux aspects de la vie quotidienne des Palestiniens vivant dans la zone C et à Jérusalem-Est. L’expropriation des terres des Palestiniens et leur attribution aux colonies de peuplement et à leurs infrastructures, le déni d’accès aux routes vers les terres agricoles, le refus d’accès à l’électricité et à l’eau, le rejet des permis de construire pour des logements, des écoles, des cliniques et des infrastructures, la démolition de maisons et d’entière zone d’habitation sont autant de brimades discriminatoires infligées aux Palestiniens, observe Human Rights Watch. Ces mesures ont limité l’expansion des villages palestiniens et rendu la vie très difficile aux résidents, notamment en limitant leur accès aux soins médicaux.
A l’opposé, Israël promeut et encourage l’expansion des colonies juives dans la zone C et à Jérusalem-Est, en utilisant souvent des terres et d’autres ressources dont les Palestiniens ne disposent pas. Le gouvernement israélien incite à l’implantation de colonie par de nombreux moyens : aides au logement, à l’éducation, subventions à des travaux d’infrastructure, comme des routes toute spécialement construites. Ces avantages ont conduit à l’expansion rapide et continue des colonies de peuplement, dont la population est passée d’environ 241 500 habitants en 1992 à environ 490 000 en 2010, Jérusalem-Est compris.
« Tandis que les décideurs politiques israéliens se mobilisent pour la "croissance naturelle" des colonies illégales, ils étranglent les communautés palestiniennes installées de longue date, interdisent aux familles d’agrandir leurs maisons et rendent la vie invivable aux populations », a observé Carroll Bogert. « Les politiques israéliennes relatives aux implantations sont injustes et constituent un obstacle majeur à la capacité des Palestiniens à mener une vie normale. »
Jubbet al-Dhib, un village de 160 habitants au sud de Bethléem, fondé en 1929, est l’une des communautés palestiniennes étudiées par Human Rights Watch dans son rapport. Le village n’est souvent accessible qu’à pied parce que son seul lien avec une route en dur est une piste cahoteuse d’un 1,5 km. Les enfants de Jubbet al-Dhib se rendent à pied dans les écoles d’autres villages car leur propre village n’a pas d’école. Jubbet al-Dhib n’a pas l’électricité. Les autorités israéliennes ont rejeté de nombreuses demandes de connexion à leur grille. Elles ont également rejeté un projet financé par des bailleurs de fonds pour éclairer les rues du village avec des panneaux solaires. Les habitants du village doivent consommer la viande et le lait le jour même, faute de réfrigération, et s’alimentent souvent de conserves. Les villageois s’éclairent à la chandelle ou avec des lampes à pétrole et, quand ils ont les moyens d’acheter de l’essence, ils font tourner un petit groupe électrogène.
A environ 350 mètres se trouve la communauté juive de Sde Bar, fondée en 1997. La colonie d’environ 50 personnes est reliée par une bretelle asphaltée à une autoroute flambant neuve vers Jérusalem, dont le coût est estimé à plusieurs millions de dollars : c’est la « Lieberman Road » ; elle contourne les villes, les bourgs et les villages palestiniens comme Jubbet al-Dhib. Sde Bar a une école secondaire mais les adolescents de Jubbet-Dhib ne peuvent pas s’y inscrire. Les colonies sont des zones militaires où l’ont ne peut entrer qu’avec un permis spécial délivré par les militaires. Les résidents de Sde Bar, comme les habitants de toutes les villes israéliennes, ont l’électricité et jouissent de tout le confort moderne. Les habitants de Jubbet-Dhib le constatent de leurs maisons quand vient la nuit.
« Les enfants palestiniens dans les zones sous contrôle israélien étudient aux chandelles et voient les fenêtres des colons éclairées à l’électricité », a commenté Carroll Bogert. « Soutenir que l’on prive les enfants palestiniens de l’accès aux écoles, à l’eau ou à l’électricité pour des motifs sécuritaires est absurde. »
Dans la plupart des cas dans lesquels Israël a reconnu que les Palestiniens subissent un traitement différent - par exemple quand un écriteau qui dit « colons seulement » leur interdit l’accès à une route - le gouvernement a affirmé que de telles mesures sont nécessaires pour protéger les colons juifs et d’autres Israéliens victimes d’attaques périodiques par des groupes armés palestiniens. Toutefois aucun motif sécuritaire ou autre motif légitime ne peut justifier l’ampleur de la différence de traitement réservé aux Palestiniens, comme le refus des permis pour améliorer ou construire des maisons, des écoles, des routes et des citernes, ainsi que l’a souligné Human Rights Watch.
En outre, le gouvernement israélien, quand il prend des mesures pour sa sécurité, agit souvent comme si tous les Palestiniens constituaient une menace en raison de leur race, de leur ethnie et de leur l’origine nationale, plutôt que de circonscrire les restrictions à des individus présumés dangereux. L’interdiction légale de la discrimination proscrit les restrictions indifférenciées d’une telle portée.
« Le monde a convenu il y a bien longtemps de l’inanité des arguments justifiant le traitement différent d’un groupe de personnes en raison de leur race, de leur ethnie ou de leur origine nationale », a déclaré Carroll Bogert. « Le moment est venu pour Israël de mettre fin à ses pratiques discriminatoires et de cesser de réserver aux Palestiniens sous son contrôle un traitement nettement inférieur à celui réservé aux résidents juifs dans la même zone. »
La plus haute juridiction d’Israël a jugé que certaines mesures contre les citoyens palestiniens d’Israël étaient illégales parce qu’elles étaient discriminatoires. Cependant, Human Rights Watch n’a pas connaissance qu’un tribunal ait jugé discriminatoires envers les Palestiniens les agissements d’Israël en Cisjordanie, bien qu’ils aient été présentés comme tels dans un certain nombre d’affaires.
Human Rights Watch affirme que les pratiques discriminatoires d’Israël sont suffisamment flagrantes pour que les pays bailleurs de fonds évitent urgemment de contribuer à toute violation du droit international provoquée par les implantations, voire d’être complice de telles violations. Ces pays doivent prendre des mesures significatives pour inciter le gouvernement israélien à respecter ses obligations, a déclaré Human Rights Watch.
Human Rights Watch réitère sa recommandation aux États-Unis, un pays qui verse 2,75 milliards de dollars d’aide à Israël chaque année, de suspendre cette aide d’un montant équivalant aux subventions d’Israël en faveur des colonies de peuplement, estimées, selon une étude de 2003, à 1,4 milliard de dollars. De même, sur la base de nombreux rapports qui établissent que les organisations américaines exonérées d’impôt subventionnent substantiellement les colonies de peuplement, le rapport demande instamment au gouvernement américain de vérifier que ces exonérations fiscales sont compatibles avec l’obligation souscrite par les États-Unis de veiller au respect du droit international qui proscrit notamment la discrimination.
Human Rights Watch demande à l’Union européenne qui est un marché d’exportation de première importance pour les produits des colonies de peuplement, de s’assurer qu’elle n’encourage pas l’exportation de tels produits par le biais de tarifs préférentiels, et d’identifier les cas où la discrimination contre les Palestiniens a pu contribuer à la production de certaines marchandises. Par exemple, le rapport montre comment les cultures d’exportation des colonies de peuplement, irriguées par des puits forés par les Israéliens, assèchent les puits palestiniens voisins, ce qui limite la capacité des Palestiniens à cultiver leurs propres terres, voire leur accès à l’eau potable.
Le rapport décrit également comment des entreprises contribuent ou bénéficient directement de la discrimination envers les Palestiniens, par exemple grâce à des activités commerciales sur des terres qui ont été illégalement confisquées à des Palestiniens au profit des colons, sans compensation. Ces entreprises bénéficient également de subventions du gouvernement israélien, d’abattements fiscaux, d’un usage privilégié des infrastructures, de permis et de canaux d’exportation. Human Rights Watch appelle les entreprises à s’informer sur toute pratique constituant une violation de droits, à empêcher de telles violations et à diminuer leur impact, notamment en mettant fin à toutes les opérations qui ne peuvent pas être séparées des pratiques discriminatoires israéliennes.
«  La discrimination du type de celle pratiquée quotidiennement en Cisjordanie devrait être inadmissible dans tout lieu », a conclu Carroll Bogert. « Les gouvernements étrangers tout comme les entreprises internationales dont la réputation risque d’être ternie par les pratiques illégales du gouvernement israélien devraient identifier leurs propres politiques et actions qui soutiennent ces pratiques, et y mettre fin. »
Jérusalem, le 19 décembre 2010 - Human Rights Watch
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Israël ne nous laisse pas d’autre choix que de le boycotter

dimanche 19 décembre 2010 - 08h:17
Ali Abunimah
Los Angelos Times
Les Palestiniens ont fait déjà tellement de concessions depuis 1948 que c’est à Israël de mettre fin à sa campagne de nettoyage ethnique pour permettre au processus de paix d’avancer.
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Les Palestiniens ont fait déjà tellement de concessions depuis 1948 que c’est à Israël de mettre fin à sa campagne de nettoyage ethnique pour permettre au processus de paix d’avancer.
Le vice-ministre des Affaires étrangères d’Israël, Danny Ayalon, nous peint un tableau où Israël aspire innocemment et ardemment à la paix, implorant quasiment ces Palestiniens intransigeants de venir négocier pour aboutir à la « solution à deux Etats pour deux peuples » (« Qui a arrêté le processus de paix ? » le 14 décembre). Mais c’est un tableau qui ne représente aucunement ce que vivent véritablement les Palestiniens et qu’une grande partie du monde peut voir chaque jour.
Ayalon prétend que les colonies desquelles Israël refuse de cesser la construction sur la terre occupée sont un « faux problème » et ne constitue aucun obstacle à la paix pour la raison que, « depuis qu’Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie il y a 43 ans, les zones construites des colonies représentent moins de 1,7 % de sa superficie totale ».
Mais rappelons-nous quelques réalités non contestées. Depuis que l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et Israël ont signé les accords de paix d’Oslo en 1993, le nombre de colons israéliens en Cisjordanie occupée, dont Jérusalem-Est, a triplé pour arriver à plus d’un demi-million. L’argument fallacieux d’Ayalon sur les « zones construites » ignore cette réalité que les colonies en sont arrivées aujourd’hui à contrôler 42 % de la Cisjordanie, selon un rapport de juillet dernier de l’organisation israélienne de droits de l’homme B’Tselem.
B’Tselem pointe le fait qu’il y a maintenant plus de 200 colonies israéliennes « qui sont reliées les unes aux autres, et à Israël, par un réseau routier minutieux ». Ces routes, ainsi que diverses « zones sécurité » interdites aux Palestiniens, traversent les terres des Palestiniens, les isolant dans de misérables enclaves souvent entourées de murs, de vrais ghettos.
En dépit d’un « moratoire » de 10 mois sur la colonisation, expirant fin septembre, Israël n’a jamais cessé de construire dans les colonies, ne serait-ce qu’un seul jour. Les constructions se poursuivent de façon quasiment ininterrompue comme l’indique l’association la Paix Maintenant, et dans les semaines qui suivirent la fin officielle du « moratoire », les colons avaient plus que rattraper la légère baisse en nombre de nouveaux logements des mois précédents. A Jérusalem-Est, où Israël n’a même pas fait semblant d’appliquer le moratoire, les colons, soutenus par le gouvernement israélien, continuent d’expulser les Palestiniens hors de nombreux quartiers.
Si les actions violentes d’Israël dans Jérusalem-Est occupée n’attirent que peu l’attention, son nettoyage ethnique rampant de la vallée du Jourdain n’en attire quasiment aucune. Israël a réduit la population de la vallée du Jourdain de 200 000 Palestiniens originaires de cette région à seulement 60 000, en démolissant leurs villages et en déclarant que de vastes zones de cette région vitale étaient interdites aux Palestiniens.
Le projet colonial d’Israël a un seul objectif : rendre le retrait d’Israël de la Cisjordanie et la solution à deux Etats impossibles. A défaut d’espoir de tracer une ligne entre les populations israéliennes et palestiniennes, il est temps de reconnaître qu’Israël a réussi et que nous nous trouvons aujourd’hui devant une réalité d’apartheid, en Israël, en Cisjordanie, et dans la bande de Gaza.
L’éminent démographe de l’université hébraïque, Sergio DellaPergola, a déclaré récemment au Jerusalem Post que les juifs constituaient un peu moins de 50 % de la population en Israël, Cisjordanie et bande de Gaza réunis. Effectivement, c’est une minorité juive qui règne sur une population majoritaire qui comprend 1,4 million de citoyens palestiniens (de seconde zone) en Israël, 2,5 millions de Palestiniens sous occupation en Cisjordanie, et 1,5 autre million de Palestiniens assiégés dans la prison à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza. Toutes les projections crédibles montrent que les Palestiniens constitueront la majorité décisive dans les quelques années à venir.
Cette injustice est intolérable. Du fait de la politique israélienne et du refus des Etats-Unis d’exercer une pression réelle, cela ne finira jamais et les perspectives d’un bain de sang catastrophique se renforcent.
En l’absence de toute action réelle de la part des Etats-Unis ou d’autres gouvernements pour en tenir Israël pour responsable, il revient à la société civile d’intervenir. Quand les Sud-Africains noirs ont vu que le monde n’en avait rien à faire de l’apartheid dans les années cinquante, ils ont fait appel à la société civile mondiale pour qu’elle impose un boycott et le désinvestissement de leur pays et qu’elle prononce des sanctions. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, de telles campagnes étaient courantes aux Etats-Unis, dans les Églises, les campus et les communautés, et des personnalités politiques qui avaient d’abord été réticentes à soutenir les sanctions contre l’Afrique du Sud y sont finalement venues.
Aujourd’hui, nous voyons un mouvement similaire de boycotts, désinvestissements et sanctions, un mouvement massivement approuvé par la société civile palestinienne et de plus en plus à travers le monde. Il a même acquis le soutien de quelques Israéliens. Ses objectifs sont de faire ce que le gouvernement U.S. devrait faire et ne fait pas : exercer une pression sur Israël pour qu’il mette fin à la discrimination contre les Palestiniens en Israël, à son occupation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et qu’il respecte le droit des réfugiés palestiniens dont Israël refuse toujours d’accepter le retour dans leur foyer, parce qu’ils ne sont pas juifs.
Ce mouvement n’est pas une fin en soi, mais un véhicule qui va nous conduire sur le chemin d’une paix juste, bâtie sur une égalité entre Israéliens et Palestiniens. La politique d’Israël, caractérisée par les diversions fallacieuses d’Ayalon, ne nous laisse aucun autre choix.
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Ali Abunimah est rédacteur en chef de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse.
17 décembre 2010 - Los Angeles Times - traduction : JPP - photo : un Palestinien de Yanoun, Cisjordanie occupée, (CCIPPP).
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L’espoir de paix avec les Palestiniens brisé par "l’inertie" d’Israël

publié le lundi 20 décembre 2010
Gilles Paris

 
"L’inertie joue au profit des colons. Même s’ils n’ont plus la sympathie de l’opinion américaine, ils disposent d’alliés puissants dans l’administration, de riches soutiens en Israël et à l’étranger"
L’analyse est celle du chef des renseignements militaires israéliens, Amos Yadlin, en décembre 2008, peu avant l’accession au pouvoir du président-élu Barack Obama et de Benyamin Nétanyahou, qui va retrouver les fonctions de premier ministre en mars suivant. Interrogé par un membre du Congrès américain sur les perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens, le responsable israélien avance les points suivants : tout d’abord, les Palestiniens ne viennent qu’en quatrième position dans l’ordre de priorité de l’armée israélienne, sous entendu, ce dossier ne présente pas de caractère d’urgence ; ensuite, toute tentative de parvenir à un règlement du conflit sera vouée à l’échec et ne pourra déboucher que sur une reprise des violences comme après le sommet raté de Camp David, en 2000.
Amos Yadlin annonce incidemment qu’Israël doit se montrer "beaucoup plus dur" à Gaza. Deux semaines plus tard, l’armée israélienne lancera la plus violente offensive dans un territoire palestinien depuis 1967.
Le pessimisme à propos du processus de paix israélo-palestinien irrigue les télégrammes diplomatiques américains obtenus par WikiLeaks et révélés par Le Monde. En 2007, avant la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, le chef du Shin Beth, Youval Diskin, voit dans la faiblesse du Fatah, le parti du chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, vis-à-vis des islamistes du Hamas, "un problème stratégique" pour Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne. En août 2007, le chef du Mossad, Meir Dagan, assure ne voir aucun espoir côté du côté des Palestiniens.
Deux ans plus tard, en 2009, lors d’une rencontre avec une délégation américaine, le vice-premier ministre Moshé Yaalon, ancien chef d’état-major passé au Likoud, estime ainsi que la stratégie du premier ministre Benyamin Nétanyahou d’améliorer la situation en Cisjordanie pour renforcer le camp des modérés ne produira pas d’effet avant une vingtaine d’années.
"LE FOSSÉ EST TROP LARGE"
En novembre 2009, une note américaine constate qu’il n’a jamais été aussi évident que "le fossé est trop large entre le maximum que peut proposer un premier ministre israélien et le minimum que peut accepter un leader palestinien" pour survivre politiquement. Toujours en novembre, le chef des affaires politiques de l’armée israélienne, Amos Gilad, estime que M. Abbas ne survira pas politiquement après 2011, ajoutant que le gouvernement israélien a une confiance très relative dans l’équipe de négociateurs palestiniens.
Compte tenu de la volonté du président Barack Obama de s’impliquer dans un règlement du conflit, la diplomatie américaine s’interroge : "Il n’est pas clair pour nous jusqu’où Nétanyahou est prêt à aller." "Il est intéressé par des gestes pour renforcer Abou Mazen (Mahmoud Abbas) mais il n’acceptera pas le gel total des constructions israéliennes en Cisjordanie qu’Abou Mazen considère comme une condition nécessaire pour s’engager", avertit la même note.
Cinq mois plus tôt, en juin, M. Nétanyahou a en effet écarté un gel total qualifié d’"injuste". "Israël doit parvenir à un accord avec les Etats-Unis dont la position doit être ’raisonnable’", assure-t-il.
C’est pourtant sur la question du gel total de la colonisation que la diplomatie américaine va se concentrer dans les mois qui vont suivre, soutenue par les Européens. Ce même mois de juin, la diplomatie française, toujours prête à des offres de service, fait savoir aux Américains que le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak, se prévaut auprès d’elle d’un "accord secret" avec Washington permettant la "croissance naturelle" des colonies en Cisjordanie. "Qu’allez-vous répondre aux réactions israéliennes à votre pression" sur la colonisation ? s’inquiètent les diplomates français, qui anticipent à juste titre une forte résistance israélienne.
"ZONES PRIORITAIRES NATIONALES"
Lorsque le premier ministre israélien se prononce pour un gel partiel de la colonisation, en novembre 2009, les réactions palestiniennes sont évidemment très tièdes. Les Occidentaux, sans être dupes, se félicitent cependant d’une décision sans précédent de la part d’un héritier du courant politique israélien qui a longtemps plaidé pour un Grand Israël. Sans attendre la crise que provoquera l’annonce des constructions à Jérusalem-Est en mars 2010, les diplomates américains sont attentifs aux accommodements pris avec cette décision.
Dès décembre, le choix des autorités israéliennes d’inclure par les "zones prioritaires nationales" 90 colonies est considéré comme "de courte vue et contre-productif dans la perspective d’une relance de discussions de paix". "Le gouvernement israélien tente d’apaiser les colons et complique à l’avenir la manière de traiter avec leur mouvement", écrivent les diplomates américains.
En mai 2008, à la veille de la visite du président américain George Bush en Israël, une note diplomatique mettait déjà en garde contre ce qui était considéré comme une évidence : "L’inertie joue au profit des colons. Même s’ils n’ont plus la sympathie de l’opinion américaine, ils disposent d’alliés puissants dans l’administration, de riches soutiens en Israël et à l’étranger, prêts à financer leur entreprise, et ils savent que l’armée ne fera rien sans instructions claires de l’échelon politique (et que même avec des consignes, cette armée pourra traîner des pieds)."
La relance en septembre 2010 du processus de paix israélo-palestinien s’est brisée nette, quelques semaines plus tard, sur la question du gel de la colonisation.

Banksy, le rat des murs sous le scalpel

Hugo Vitrani

 
Le célèbre graffeur a notamment "peint" le mur d’apartheid en Palestine occupée
Une échelle peinte en trompe-l’œil sur un mur, et pas n’importe lequel : celui qui sépare Israël de la Palestine. Le message est fort et l’exécution audacieuse. Banksy a été l’un des premiers artistes à peindre le mur des territoires occupés à Ramallah en 2005, sous l’œil attentif des snipers postés dans les tours d’observation. Une jeune fille qui franchit le mur, suspendue à des ballons : il ne s’agit malheureusement que d’un pochoir noir. Mais Banksy y mettra aussi de la couleur. La muraille s’ouvrira sur un ciel bleu intense, des images de plages façon pub Club Med apparaîtront au milieu des cassures peintes par Banksy : espoir, évasion, contestation. Banksy frappe fort et les médias sont au rendez-vous.
article complet publié par Médiapart
Intro : CL, Afps

Une solution pour les réfugiés de Palestine est indispensable afin d’ assurer la paix.

publié le dimanche 19 décembre 2010
Chris Gunness

 
Il est extrêmement urgent que les réfugiés palestiniens, y compris ceux qui se trouvent à l’extérieur des territoires palestiniens occupés, soient intégrés dans notre vision collective d’une solution juste pour ce conflit qui se prolonge.
L’UNRWA fut établie en 1949 par une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies qui appelait l’agence à porter assistance et soutien aux réfugiés de Palestine en attendant une solution juste et durable à leur terrible situation.
En tant qu’agence temporaire, dont la durée du mandat est liée à la résolution de la question des réfugiés de Palestine, l’ UNRWA attend le jour où ses services ne seront plus nécessaires, permettant ainsi qu’elle mette un terme à ses opérations.
Mais l’arrivée de ce jour dépend d’un processus de paix réel qui apporte aux réfugiés de Palestine des résultats tangibles, en accord avec les résolutions des Nations unies et avec le droit et l’usage internationaux.
L’ Initiative de paix arabe (IPA), avec son appel à une solution juste et convenue sur la question des réfugiés, est reconnue par les Nations unies et d’autres membres du Quartette comme l’un des éléments des termes de référence du processus de paix bilatéral entre Israël et les Palestiniens.
Ban Ki-moon, Secrétaire -général des Nations unies, s’est référé pour sa part à l’IPA comme à l’un des principaux piliers dans la recherche de la paix. Les dirigeants des Etats-Unis et de l’Union européenne ont fait des commentaires sur les opportunités qui en émanaient. Sans parler de l’IPA mais en considérant le besoin d’une paix totale, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a fait récemment la remarque qu’il devrait y avoir une solution juste et permanente à la question des réfugiés qui réponde aux besoins des deux parties.
En cohérence avec les Nations unies et leurs partenaires, l’ UNRWA reconnaît que l’IPA est un élément important dans la recherche de la paix. En tant qu’agence dont le seul objet est les réfugiés palestiniens, l’ UNRWA doit louer, en particulier, l’engagement définitif et explicite des Etats arabes et des dirigeants palestiniens à ce que les réfugiés soient inclus dans un accord global qui permette la fin du conflit ; elle est encouragée dans ce sens par l’acceptation internationale de cet impératif.
En tant qu’agence qui a été témoin —et a subi les conséquences— du processus de paix, nous pensons qu’il est extrêmement urgent que les réfugiés palestiniens, y compris ceux qui se trouvent à l’extérieur des territoires palestiniens occupés, soient intégrés dans notre vision collective d’une solution juste pour ce conflit qui se prolonge.
La responsabilité de faire en sorte que le conflit prenne fin repose sur les Etats et les acteurs politiques. Ceci dit, l’UNRWA est partie prenante de l’issue de tout processus de paix. L’agence est tenue de défendre l’obtention et la protection des droits humains des réfugiés de Palestine. Promouvoir ces droits est étroitement lié à la réalisation d’une solution juste et durable pour les réfugiés. Ce qui veut dire, entre autres choses, que les réfugiés doivent avoir l’opportunité d’exercer des choix, en toute liberté et en connaissance de cause, sur toute mesure [de dispensation] à venir.
Ils doivent obtenir le soutien international total et approprié qui leur permettra d’exercer leurs choix de façon volontaire et équitable.
En application du mandat de l’ UNRWA , centré sur la promotion du bien-être des réfugiés, l’agence devrait servir de facilitateur et de conseiller pour les réfugiés, les Nations unies et toute autre entité qui s’applique à formuler et mettre en oeuvre les mesures à venir.
Les clauses de l’IPA sur les réfugiés semblent refléter ces facteurs. Les clauses seront sans nul doute clarifiées par les parties au fur et à mesure des négociations, prenant en compte d’autres termes de référence adéquats de même que les conditions réelles et les opportunités régionales.
A ce sujet, il est important de rappeler que la situation des réfugiés dans la région reste précaire –une réalité dont nous sommes chaque jour témoins. Si on ne les résout pas, les défis auxquels sont confrontés les réfugiés pourraient nous éloigner des conditions porteuses de paix.
Pourtant, l’UNRWA espère que l’engagement conjoint des partisans de l’IPA pourra répondre à ces défis, et qu’ils le feront, renforçant ainsi les perspectives d’une solution juste et durable à la terrible situation des réfugiés de Palestine.
publié par Bitterlemons
traduction : C. Léostic, Afps

Les Palestiniens mettent une croix sur les projets US de paix

20/12/2010
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a accusé hier le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, d'avoir « choisi les colonies plutôt que la paix ». Désillusionnés, les Palestiniens ont donc de facto enterré les dernières propositions américaines de relance du processus de paix.
Déçus par l'administration Obama, les Palestiniens ont de facto enterré les dernières propositions américaines de relance du processus de paix, moribond, pour tenter à la place d'obtenir une reconnaissance internationale de l'État palestinien sur les frontières de 1967.
Pour le négociateur palestinien Nabil Chaath, le processus de paix est dans un « coma profond » et les tentatives de la secrétaire d'État Hillary Clinton pour le ressusciter sont « totalement inutiles » en l'état. « Ce processus de négociation n'a plus la moindre crédibilité », a estimé samedi M. Chaath en qualifiant « l'exercice de futile et ridicule », parlant même de « nausée » devant l'impasse, due selon lui à l'intransigeance du gouvernement Netanyahu et à l'impuissance de Washington. Selon le président palestinien Mahmoud Abbas, Benjamin Netanyahu a « choisi les colonies plutôt que la paix ». « Je ne comprends pas comment on peut considérer que des colonies sont plus importantes que la paix pour les générations à venir », a-t-il dit hier.
De son côté, le président égyptien Hosni Moubarak a fait porter à Israël la responsabilité de l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations de paix, appelant la communauté internationale, notamment les États-Unis, à agir de manière « sérieuse ».
Chez les Palestiniens, personne ne croit à une reprise prochaine des négociations, suspendues depuis l'expiration le 26 septembre d'un moratoire sur la colonisation. Les dirigeants de l'Autorité palestinienne ne décolèrent pas depuis l'échec cuisant de Washington dans sa tentative d'obtenir un nouveau gel des colonies. Les Américains ont abandonné l'idée après un embarrassant marchandage avec le Premier ministre israélien. Sa stratégie en miettes, Mme Clinton propose une nouvelle approche : des négociations indirectes sur les questions de fond (frontières, réfugiés, Jérusalem).
Mais, soutenus par la Ligue arabe, les Palestiniens ont signifié aux États-Unis qu'une reprise des négociations avec Israël était exclue sans gel de la colonisation, mettant la pression sur Washington pour présenter une « offre sérieuse ». Les négociations proposées par Mme Clinton sont « totalement inutiles sans termes de référence », a insisté M. Chaath. Pour renouer le dialogue, les Palestiniens réclament des références politiques claires, comme la fin de l'occupation des territoires palestiniens occupés en 1967 et Jérusalem-Est pour capitale. Ils demandent aussi la reconnaissance de l'État palestinien à l'intérieur des frontières de juin 1967, avant la guerre des Six-Jours, moyennant des échanges mineurs de territoire.
Désillusionnés, les responsables palestiniens ne cachent pas qu'ils n'attendent plus grand-chose d'un président Obama tout à ses problèmes intérieurs et bientôt en campagne électorale. Pour autant, ils n'ont pas l'intention de procéder à une « déclaration unilatérale d'indépendance », comme l'a rappelé samedi le Premier ministre Salam Fayyad qui s'efforce d'ériger, avec les louanges de la communauté internationale, les bases d'un « État souverain et viable » d'ici à la fin 2011.
Face au blocage, les Palestiniens veulent intensifier « dans les prochains jours » leurs efforts pour obtenir la reconnaissance de leur État, à la suite des engagements de plusieurs pays latino-américains. Le Brésil, l'Argentine et la Bolivie ont accédé à cette requête et l'Uruguay a annoncé son intention de les imiter le mois prochain. D'autres pays devraient suivre. Sur le front européen, l'Autorité palestinienne fait campagne pour le rehaussement du niveau de ses représentations diplomatiques, comme l'ont déjà fait la France, l'Espagne, le Portugal et la Norvège.
En outre, les Palestiniens, qui se réfèrent au « modèle sud-africain » d'émancipation non violente, ont annoncé leur intention de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter d'obtenir une résolution ordonnant l'arrêt de la colonisation juive. Celle-ci est illégale au regard du droit international. En revanche, ils n'envisagent pas, à ce stade, de dissoudre l'Autorité palestinienne, une ultime option qui serait, selon Nabil Chaath, « apocalyptique ».  

Israël craint que les missiles fournis par la France se retrouvent aux mains du Hezbollah

20/12/2010
« Israël s'inquiète de la fourniture de missiles antichars par la France au Liban », a indiqué hier un haut responsable israélien, soulignant le risque que ces armes se retrouvent entre les mains du puissant mouvement chiite Hezbollah. « Nous avons exprimé notre inquiétude sur le fait que le Hezbollah prend de plus en plus de pouvoir au sein du gouvernement libanais et sur le fait que des armes destinées à l'armée libanaise puissent faire partie de l'arsenal du Hezbollah », a affirmé ce haut responsable à l'AFP, sous couvert d'anonymat.
La France va offrir au Liban 100 missiles antichars, avait indiqué vendredi un représentant du gouvernement libanais, confirmant un projet qui avait soulevé des inquiétudes en Israël et aux États-Unis.
« Le Premier ministre Saad Hariri a été informé mercredi de la décision française de fournir à l'armée 100 missiles air-sol de type HOT qui seront utilisés par les hélicoptères militaires Gazelle », avait-il déclaré à l'AFP à Beyrouth. « Les missiles seront livrés avant la fin du mois de février et seront donnés sans aucune contrepartie », a-t-il ajouté.
Interrogé par l'AFP, Matignon a confirmé l'envoi d'une lettre en ce sens par le Premier ministre français François Fillon à son homologue libanais. « Notre coopération militaire avec le Liban contribue à l'indépendance et la stabilité du pays et est conforme à la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a souligné de son côté le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

Retrait de Ghajar et résolution 1701
Par ailleurs, selon l'ANI, le retrait israélien de Ghajar a été évoqué en Conseil des ministres. À ce propos, l'État libanais ne considère pas que le retrait israélien est total et que la résolution 1701 a été appliquée, tant que l'armée libanaise ne s'est pas déployée dans la totalité de la région. Et ce même si la région a été remise aux forces de la Finul. C'est également, selon l'ANI, la position du représentant personnel au Liban du secrétaire général de l'ONU, Michael Williams, qui a indiqué à l'agence que le retrait israélien de Ghajar est un pas vers l'application de la résolution. « On ne peut considérer l'application de cette résolution comme étant achevée, a-t-il dit à l'ANI, car il y aura encore des citoyens israéliens sur le territoire libanais, de même que des survols israéliens. » Il a estimé que tant que ces dossiers ne sont pas clôturés, on ne peut considérer totale l'application de la 1701.
Par ailleurs, et selon le site Nowlebanon, l'armée israélienne a annoncé qu'elle fera des essais, mercredi prochain, pour tester un système de défense antimissile installé sur les chars Merkava, baptisé « Bouclier de défense » ou « Coup de vent ». Elle a précisé que la mise en place de ce système a été accélérée et s'est inspirée des leçons tirées de la guerre libanaise (juillet 2006). 

Mais comment ont-ils pu arriver sur les hauteurs du Barouk et de Sannine ?

Par Khalil FLEYHANE | 20/12/2010
Quel camp politique pourrait-il nier le professionnalisme de ceux qui ont mis à jour le réseau d'espions mobilisés par Israël afin de tirer le maximum d'informations à propos des positions de l'armée et des objectifs des responsables du Hezbollah et les stocker dans une banque de données prête à l'emploi au cours de n'importe quelle nouvelle guerre que lancerait l'État hébreu contre le Liban sous le prétexte d'en finir avec son arsenal.
Pour des diplomates étrangers en poste à Beyrouth, la récente découverte de deux réseaux d'espionnage sur les hauteurs de Sannine et du Barouk s'inscrit nettement dans le cadre de cette lutte anti-espionnage basée sur une coordination minutieuse entre les services concernés de l'armée et du Hezb. Sauf qu'il ne faudrait pas, assurent-ils, se contenter de cet exploit. Il faut, disent-ils, initier une enquête qui déterminera comment les Israéliens sont arrivés sur les cimes de Sannine et du Barouk : cela demande une présence physique et un transport de matériel.
Comment cela a-t-il pu se passer ? Y a-t-il eu des traîtres libanais ? Il est à noter que l'utilisation de matériels tels que ceux planqués dans les deux montagnes nécessite une technicité pour le moins élevée et l'on se demande alors si, parmi ces traîtres éventuels, figurent des experts capables de manipuler ce genre d'appareils. À moins que des Israéliens n'aient réussi à s'infiltrer dans les deux zones... Dans ce cas, qui doit assumer la responsabilité de cette immense lacune ? Où en est la surveillance ? Et est-ce que les responsables militaires se souviennent seulement que l'aviation libanaise patrouillait jour et nuit pour empêcher les violations de la souveraineté aérienne du pays ; se souviennent-ils des héros comme Samir Harb, célèbre lors de l'incident de Temnine dans la Békaa ? Ne devrait-on pas remettre tout cela à l'ordre du jour et assurer des patrouilles avec les avions disponibles ? Et ne faudrait-il pas aussi assurer des casernes pour l'armée dans les hauteurs des deux montagnes violées ?
Des milieux partisans de tous bords jugent désormais inadmissibles ces exactions israéliennes tous azimuts, qui maintiennent le pays sous une surveillance militaire constante. Ils estiment qu'il est temps pour les services concernés de passer du stade de la découverte de réseaux et de collabos à celui de l'adoption de mesures radicales contre l'État hébreu.
En ce qui concerne la plainte déposée par le Liban contre Israël auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, les milieux précités la qualifient de nécessaire (il faut rapporter chaque violation de la 1701), mais jugent qu'elle reste insuffisante. La lettre du Liban ira rejoindre les tonnes de papiers similaires gardés dans les dépôts du Palais de Verre, et Ban Ki-moon se contentera, une fois tous les quatre mois, de demander à Israël de ne pas réitérer sa violation...
Ce qu'il faut, martèlent ces milieux, c'est carrément convoquer le Conseil de sécurité pour essayer de mettre un terme à la guerre d'espionnage lancée par Israël contre le Liban. Tout le monde sait que Washington se jettera sur son droit de veto pour dynamiter la requête libanaise, mais malgré cela, Beyrouth réussirait à expliquer dans les détails à tous les membres du Conseil les exactions israéliennes et chacun des pays concernés pourrait alors réagir publiquement tel qu'il l'entend.

«HRW» dénonce le régime sioniste

19 Décembre 2010 21:01 
IRIB- «Human Rights Watch» (HRW) a fustigé, dimanche, la discrimination systématique visant les Palestiniens de Cisjordanie et a appelé les Etats-Unis à pénaliser, financièrement, Israël, pour sa politique de colonisation. Dans un rapport de 166 pages, l'organisation de défense des droits de l'Homme affirme que les agglomérations palestiniennes de la Cisjordanie occupée souffrent de graves discriminations, au profit des colonies juives, qui bénéficient de meilleurs services de base, grâce au soutien du régime israélien. « Les Palestiniens sont victimes de discriminations systématiques, en raison de leur race, de leur origine ethnique et nationale, en conséquence de quoi ils sont privés d'électricité, d'eau, d'écoles et de routes, alors que les colons juifs de leur voisinage bénéficient de tous ces services publics. », a déploré une représentante de «Human Rights Watch», Carroll Bogert.
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Le silence de «Wikileaks», face aux crimes d’Israël

19 Décembre 2010 21:02
IRIB- Dans son éditorial daté de ce dimanche, le quotidien syrien «Techrine» se pose une question pertinente : «Comment se fait-il que «Wikileaks», site de toutes les dénonciations, n’a, jusqu’à présent, publié aucun document, sur les crimes perpétrés par Israël ?» «Il est curieux de voir le régime sioniste faire figure de grand absent, sur des centaines de milliers de télégrammes que publie le site, alors qu’il est l’ennemi numéro 1 des Arabes, qu’il a occupé une grande partie de leurs territoires et qu’il cherche, par tous les moyens possibles et imaginables, à nuire à leurs intérêts sécuritaires, politiques et économiques», s’interroge le journal.
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Bahr appelle Abbas à la réalisation de la réconciliation ou de démissionner et annoncer l’échec

[ 19/12/2010 - 09:24 ]
Sanaa - CPI
Dr. Ahmed Bahar, le premier vice-président du Conseil législatif palestinien, a affirmé que la cause palestinienne "est maintenant dans les étapes les plus dangereuses, en vertu de l’empiètement sioniste très dangereux sur le terrain, les gens et les lieux saints de la Palestine, et le pleinement soutien des États-Unis aux exigences et tendances du sionistes.
Bahr a demandé à l’ex-président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas à «saisir le moment historique actuel", et de renoncer au processus de règlement humiliant et absurde, ainsi de réaliser la réconciliation nationale sur les bases patriotiques ou démissionner de l’Autorité et d’annoncer l'échec total.
Les déclarations de Bahr sont venues dans le cadre de réunions et de visites séparées et effectuées, samedi 18/12, par la délégation du Conseil législatif palestinien qui est actuellement en visite au Yémen dans le cadre d'une tournée parlementaires des Affaires étrangères pour la communauté palestinienne au Yémen, des événements et des personnalités médiatiques et socialistes Yéménites.
La délégation parlementaire a examiné les situations et les circonstances vécues par le peuple palestinien assiégé sous les agressions continuelles de l’occupation israélienne, en particulier dans la bande de Gaza qui souffre d’un blocus sioniste inhumain et sans précédent, en ajoutant que l'autorité de Ramallah, détruit la structure de la société palestinienne grâce à la coordination de sécurité avec l'occupation et la campagne sécuritaire farouche contre les valeurs, les libertés, les symboles,  les dirigeants d'opinion et de l'éducation dans la société palestinienne.
Les membres de la délégations du législatif ont insisté sur l’importance du soutien illimité des peuples et leurs dirigeants, leurs institutions et organisations, ainsi leur rôle historique en appuyant la question légitime palestinienne, en appelant à une motivation régulière et pieuse pour attribuer d’une manière directe à la levée de l’embargo sioniste et pour la protection du peuple palestinien agressé systématiquement par l’occupation israélienne.
De sa part, la communauté palestinienne au Yémen s’est félicité de la visite de la délégation parlementaire et de l’inspection des conditions de la communauté là-bas, alors que certains activistes médiatiques et socialistes ont exprimé leur préparation et entière disponibilité à engager une grande campagne en faveur de leurs frères palestiniens, et à faire tout ce qui est possible pour démasquer le projet régional et international hostile à la bande de Gaza et ses habitants qui restent fermes.

Nekhalah: les convois anti-blocus démasquent le racisme l'entité sioniste

[ 19/12/2010 - 11:55 ]
Damas – CPI
Ziad Nekhalah, le secrétaire général adjoint du mouvement du Djihad islamique en Palestine, a accueilli tous les convois visant à briser le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza, appelant le peuple palestinien à soutenir et renforcer ces campagnes qui démasquent l'entité sioniste.
Dans une déclaration de presse exclusive au centre palestinien d'information, Nekhalah, a affirmé, le samedi soir 18/12, en marge de la conférence de presse du convoi asiatique en direction vers la Bande de Gaza, Nekhalah a affirmé que ces convois annoncent l'état de solidarité avec le peuple palestinien et affirment l'unité humanitaire face au projet sioniste injuste.
"Le but principal de ces convois est la levée du sévère embargo sioniste imposé contre la Bande de Gaza et de démasquer le racisme de l'entité sioniste ", a-t-il ajouté, affirmant que le projet sioniste ne cible pas le peuple palestinien seulement, mais toute l'humanité, parce qu'il assiége le peuple palestinien, affame les enfants, démolit les maison et perpètre tout acte opposante à l'humanité.
Nekhalah a poursuivi que le peuple palestinien, les organisations humanitaires et les mouvements doivent renforcer ces vagues pour réaliser leurs objectifs et briser le blocus imposé contre Gaza,  qualifiant que les Gazaouis sont désarmés selon les normes internationales et les balances des forces régionales et internationales.
Finalement, il a assuré la nécessité de ces campagnes qui auront un grand effet vers la levée complète et durable du blocus sioniste arbitraire et injuste . 

Hamdan: les Palestiniens ne seront qu'un facteur de stabilité au Liban

[ 19/12/2010 - 11:17 ]
Beyrouth – CPI
Oussama Hamdan, responsable des relations étrangères au mouvement du Hamas, a affirmé que les réfugiés palestiniens au Liban ne seront qu'un facteur de stabilité au Liban.
Lors de sa réunion avec le premier ministre libanais, Sa'ad al-Hariri, pour discuter les diverses situations palestiniennes notamment ce qui concerne aux réfugiés palestiniens au Liban, Hamdan a renouvelé, le samedi 18/12, sa confirmation sur la position stable de son mouvement que les Palestiniens au Liban ne sont que des hôtes et qu'ils possèdent une question et travaillent pour elle,  alors qu'ils espèrent de retourner vers leur patrie.
Le leader du Hamas a insisté que les réfugiés palestiniens au Liban ne seront qu'un facteur de stabilité et refusent d'impliquer dans toute crise politique interne.
Hamdan a donné à al-Hariri une lettre de la direction du Hamas autour des derniers développements de la situation palestinienne, notamment l'affaire de la réconciliation.

Le haut comité du droit au retour condamne la tenue du congrès "La Jordanie est la Palestine"

[ 19/12/2010 - 12:10 ]
Amman – CPI
Le haut comité de la défense du droit au retour en Jordanie a condamné la conférence intitulée "La Jordanie est la Palestine" qui a eu lieu à Tel-Aviv et a considéré que la Jordanie est une patrie de substitution pour les Palestiniens.
Dans un communiqué publié le dimanche 19/12, le comité a affirmé que cette conférence sioniste nuit à la Jordanie, s'oppose avec les vérités, les morales et les conventions internationales et représente une agression contre la souveraineté de la Jordanie et son peuple.
"Cette position est compatible en principe avec le vieux plan sionistes renouvelé de nier l'état national en Jordanie et celui prévu d'être pour les Palestiniens", a-t-il ajouté.
Le communiqué du comité du droit au retour a poursuivi: "La Jordanie n'est pas le pays qui doit être disparu, mais l'entité sioniste qui a été créée sur des bases racistes et illégales dont le déni au droit du peuple arabo-palestinien sur ses terrains et dans son patrie en lui expulsant d'un côté, apportant les juifs de tout le monde pour les fixer en Palestine et les impliquer dans une bataille avec le peuple palestinien d'un autre".
Il a affirmé l'importance que l'unité nationale doit être une réponse méthodique aux agressions sionistes et pour faire échouer toutes les tentatives sionistes visant à transférer le conflit et la crise à l'interne arabe et palestinien.
Finalement, le communiqué a assuré que l'entité sioniste utilise la propagande de la réinstallation et de la patrie de substitution pour déclencher les divergence et secouer l'unité nationale afin de réaliser ses politiques et plans qui ciblent la Palestine et la Jordanie.

La résistance bombarde une colonie sioniste par deux roquettes

[ 19/12/2010 - 12:19 ]
Gaza – CPI
Les brigades d'Abou Ali Moustafa, la branche militaire du comité populaire pour la libération de la Palestine, ont annoncé leur responsabilité dans le lancement de deux roquettes de type "Somoud" sur une colonie sioniste à l'est de Gaza.
Dans un communiqué militaire publié ce matin dimanche 19/12, les brigades ont affirmé que leurs résistants ont pu lancer deux roquettes de types "Somoud" sur la colonie sioniste "Kefar Eza" à l'est d'al-Boureidj.
Elles ont insisté que ce bombardement vienne dans le cadre de la réponse naturelle au crime barbare commis la nuit dernière par les forces de l'occupation sioniste contre la résistance et leur peuple, dans un signal à la martyre de 5 résistants palestiniens lors d'un raid aérien sioniste, commis plus tard à la nuit de samedi.
Les brigades ont affirmé leur attachement au choix de la résistance et du Djihad face à l'ennemi occupant sioniste.

Cham'a: Hamas a obtenu une grande popularité à cause de son attachement aux constantes du peuple

[ 19/12/2010 - 19:22 ]
Gaza – CPI
"Des centaines de milliers participants au festival de commémorer le 23ème anniversaire du lancement du mouvement du Hamas sont une preuve que le Hamas a réalisé une grande publication malgré les défis qui lui subissent après la formation du gouvernement", a affirmé, Mohamed Cham'a (Abou Hassan), l'un des célèbres premiers fondateurs du Hamas et président du conseil de la direction des écoles de Dar al-Arkam à Gaza.
Dans une interview exclusive avec le centre palestinien d'information, Cham'a a déclaré que ces foules ont dépassé tous les nombres prévus.
Il a ajouté que la participation de ces grands nombres au festival du Hamas est une preuve sur la confiance du peuple palestinien au mouvement qui a protégé ses principes, ses constantes et ses droits et a refusé toutes les pressions et reste fidèle à son peuple.
"Nous n'avons pas prévu cette immense quantité de participants, malgré que nous préparions pour un grand acte", a-t-il poursuivi.
Cham'a a précisé que son mouvement poursuit son chemin en dépit des défis et pressions pratiquées contre lui.

Un citoyen Palestinien blessé par les forces de l'occupation au nord de la Bande

[ 19/12/2010 - 18:46 ]
Gaza - CPI
Un citoyen palestinien a été blessé, aujourd'hui dimanche 19/12, par les balles des forces sionistes au nord de la Bande de Gaza.
Le porte-parole des services médicaux palestiniens, à Gaza, Adham Abou Salamia a affirmé que les forces de l’occupation installées dans la zone sécuritaire sioniste, qui encercle le nord de la Bande de Gaza, ont ouvert le feu vers un berger palestinien qui se trouvait avec ses moutons aux environs de son village Beit Lahia, en le blessant à la jambe.
Abou Salamia a indiqué que les équipes de secours ont transporté le blessé vers l’hôpital de Kamal Adwan, pour subir des soins urgents, en décrivant que sa blessure est moyenne.

Dévoilement d'un monument à Madrid pour commémorer les martyrs de la Flottille de la Liberté

[ 19/12/2010 - 19:08 ]
Istanbul – CPI
On a dévoilé hier samedi 18/12, un monument qui a été construit dans la capitale espagnole, Madrid, pour commémorer les martyrs de la Flottille de la Liberté, qui ont été tués lors de l'assaut criminel sioniste sur le bateau "Mavi Marmara" qui était dans les eaux internationales en destination vers la Bande de Gaza, le 31 mai dernier.
L'ambassadeur de la Turquie en Espagne, l'ambassadeur palestinien, Moussa Awda, le maire de Laganis, le vice-président de l'organisation turque pour l'aide humanitaire (IHH) et des représentants des organisations de la société civile espagnole ont participé au festival de la publication du monument fondé par les efforts de trois militants espagnols qui ont participé à la flottille de la liberté.
Le monument qui a été installé dans le jardin de la Palestine dans le village de Laganis à Madridi, a été gravé par les deux artistes, Roxana Robinson et Orali Beteta, et se compose d'un mur détruit qui représente la Palestine occupée et un enfant innocent qui tient par sa main le bateau "Mavi Marmara" pour le mettre dans les eaux.
Dans son discours à ce festival,  le vice-président de l'organisation turque de l'aide humanitaire (IHH°, Ahmed Amein Dag, a remercié les militants et les responsables espagnols, déclarant que le blocus imposé contre la Bande de Gaza n'est pas un problème turc, mais face à tout le monde.
Notons que les militants espagnols se préparent pour envoyer deux bateaux à la Bande de Gaza pour briser le blocus sioniste, le printemps de 2011.

2 000 ouvriers organisent une grève à Toulkarem pour protester contre les pratiques sionistes

[ 19/12/2010 - 18:58 ]
Toulkarem – CPI
Plus de 2 000 ouvriers palestiniens ont organisé une grève, refusant de se diriger vers leurs travaux dans les territoires palestiniens occupés en 1948,  à cause des mauvaises  pratiques  dont ils s'exposent par les soldats sionistes postés sur le barrage militaire sioniste d'Etrah qui sépare entre la ville de Toulkarem et la Palestine occupée en 1948.
Des milliers  ouvriers palestiniens ont décidé, aujourd'hui dimanche 19/12, de quitter le barrage et se retourner vers leurs maisons, et de ne pas entrer dans les territoires palestiniens occupés en 1948 jusqu'à ce que les soldats sionistes changent leur mauvais traitement aux ouvriers et finissent la série d'humiliation contre eux.
La barbarie des soldats sionistes sur les barrages conduisant aux territoires occupés en 1948 représente un pire cauchemar anti-ouvriers qui s'exposent aux insultes continuelles des soldats sionistes sans aucune justification.