samedi 4 décembre 2010

Incendie en Israël: les É.-U. envoient 45 tonnes de produits retardants

03 décembre 2010
Agence France-Presse
Washington
Les États-Unis ont annoncé vendredi l'envoi en Israël de 45 tonnes de produits retardants pour lutter contre l'incendie qui ravage la région du mont Carmel, tandis que le président Barack Obama appelait le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour lui présenter ses condoléances.
«Pour répondre à la demande du gouvernement israélien, nous envoyons 45 tonnes de produits retardants et 12 000 litres de neige carbonique» afin de lutter contre les flammes, a expliqué Nancy Lindborg, responsable de l'assistance humanitaire à l'agence américaine du développement USAID.
L'aide américaine comprend l'envoi de trois spécialistes de la lutte contre les incendies, mais pas pour l'instant de moyens aériens supplémentaires, ont indiqué Mme Lindborg et Dan Shapiro, chargé du Moyen-Orient au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, lors d'une conférence de presse téléphonique.
«Nous sommes prêts à envoyer une aide supplémentaire» si nécessaire, a expliqué Mme Lindborg.
Le président Obama, lors de son déplacement surprise en Afghanistan, a de son côté appelé M. Netanyahu au téléphone depuis Air Force One, a révélé le conseiller adjoint pour la sécurité nationale, Ben Rhodes, pendant une conférence de presse à bord de l'avion présidentiel.
À cette occasion, le président a réitéré l'offre qu'il avait déjà formulée jeudi soir d'envoyer des ressources «aussi importantes que possible» pour assister les efforts de lutte contre l'incendie, a précisé M. Rhodes.
Pompiers, policiers et secouristes israéliens continuaient vendredi soir à batailler contre l'incendie le plus meurtrier de l'histoire du pays, qui a fait 41 morts, après avoir reçu l'appui déterminant d'une flotte aérienne internationale.
Ce feu de forêt, qui ravage le parc national du mont Carmel, près de Haïfa, a révélé les carences des services de pompiers et de protection civile d'Israël.
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Le buisson ardent

samedi 4 décembre 2010 - 06h:51
Gilad Atzmon
Comme les pins, Israël et les Israéliens n’ont rien à faire au Moyen-Orient, écrit Gilad Atzmon.
(JPG)
"Catastrophe dans le nord d’Israël. Au moins quarante morts, tandis que l’incendie continue à faire rage et à progresser dans le Mont Carmel. Une évacuation massive est en cours."
Au moment où j’écris ceci, les équipes de pompiers israéliens se battent contre les flammes. Ils n’expriment aucun espoir d’être à même de contrôler le feu avant longtemps. « Nous avons perdu le contrôle du feu », a indiqué le porte-parole des services des pompiers de Haïfa. « Il n’y a pas suffisamment de pompiers réservistes en Israël pour éteindre cet incendie ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est rendu précipitamment sur les lieux de l’incendie hier. Il a demandé l’aide des Etats-Unis, de la Grèce, de l’Italie, de la Russie et de Chypre, sollicités pour seconder les pompiers israéliens. Un pays normal aurait probablement sollicité l’assistance des pays voisins. Mais l’Etat juif n’a pas de voisins : de tous ses voisins, sans exception, il a fait des ennemis.
Mais c’est là où ce fait divers revêt une profonde signification. Cet incendie dans le nord d’Israël n’a rien d’un événement fortuit. Le paysage rural d’Israël est saturé de plantations de pins. Ces arbres sont totalement étrangers à la région. Il n’y avait aucun pin (en Palestine) avant les années Trente. Ces pins ont été introduits dans le paysage palestinien au début des années Trente par le Fonds National Juif (FNJ), qui tentait (prétendait-il) « réhabiliter les terres » (voire « les rédimer »).
En 1935, le FNJ avait planté 1,7 million de pins sur une superficie totale de 1 750 acres (soit environ 700 hectares, ndt). Durant les cinquante années suivantes, le FNJ a planté plus de 260 millions d’arbres (pour la plupart, des pins) sur des terres très majoritairement confisquées à des propriétaires palestiniens. Le FNJ a fait cela dans une tentative - vaine - de dissimuler les ruines des villages palestiniens détruits et ethniquement « épurés » (par les sionistes), soucieux qu’ils étaient d’en faire effacer jusqu’à l’histoire.
Au long de toutes ces années, le FNJ a déployé une tentative grossière d’éliminer la civilisation palestinienne et le passé des Palestiniens. En même temps, il s’est évertué à faire en sorte que la Palestine ressemble à l’Europe. La forêt primaire palestinienne a été éradiquée. Les oliviers ont été déracinés. Les pins ont pris leur place. Dans le sud du Mont Carmel, les Israéliens ont baptisé une région « la Petite Suisse ».
J’ai appris ce soir même qu’il n’y a plus de « Petite Suisse » car la « Petite Suisse » a entièrement brûlé.
Reste que, sur le terrain, la situation est carrément dévastatrice pour le FNJ. Le pin ne s’est pas plus adapté au climat de la Palestine que les Israéliens ne se sont adaptés au Moyen-Orient. Selon les propres statistiques du FNJ, six sur dix des nouveaux plants de pin n’ont pas pris. Les rares pins qui ont survécu n’ont rien formé d’autre qu’un bûcher en puissance. Vers la fin de chaque été israélien, chacune des pinèdes israéliennes devient une zone mortelle en puissance.
En dépit de sa puissance nucléaire, de son armée de criminels de guerre, de son occupation, de son Mossad et de ses lobbyistes répandus dans le monde entier, Israël s’avère très vulnérable. Il est catastrophiquement aliéné à la terre qu’il prétend posséder.
Comme les pins, Israël et les Israéliens n’ont rien à faire au Moyen-Orient.
(JPG) Gilad Atzmon est écrivain et musicien de jazz, il vit à Londres. Son dernier CD : In Loving Memory of Americ.
2 décembre 2010 - Gilad Atzmon - Source : http://www.gilad.co.uk/writings/gil...
Traduction : Marcel Charbonnier
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Les miasmes de Wiki

publié le vendredi 3 décembre 2010
Susan Abulhawa

 
De prime abord, on peut penser que ce genre de chose redonne du pouvoir au peuple. Que cela nous renforce par de vraies informations et rappelle à ceux qui sont au pouvoir qu’ils doivent compter avec l’opinion.
Puis, vous prenez un moment pour réfléchir. Et c’est alors que les lacunes dans ces histoires vous apparaissent évidentes.
Plus d’un quart de millions de dépêches diplomatiques, marquées « secret », « confidentiel », ou « non classifié » - reçues ou émises par le département d’Etat US ont été « fuitées » vers le public, probablement par un dénonciateur. De prime abord, on peut penser que ce genre de chose redonne du pouvoir au peuple. Que cela nous renforce par de vraies informations et rappelle à ceux qui sont au pouvoir qu’ils doivent compter avec l’opinion.
Puis, vous prenez un moment pour réfléchir. Et c’est alors que les lacunes dans ces histoires vous apparaissent évidentes.
Bien que WikiLeaks prétende fournir un contrepoids à des décennies de désinformations servies en masse par les « vieux médias », c’est quand même à ces mêmes vieux médias qu’il donne l’occasion de mener des enquêtes approfondies sur ses documents. D’autres médias hautement respectés, comme Al Jazeera et bien d’autres médias indépendants, en sont exclus. Je trouve cela bizarre, pour commencer.
Si nous jetons un coup d’œil sur les dépêches proprement dites, ce qui se remarque le plus dans ces notes, secrètes et confidentielles, c’est ce qui ne s’y trouve pas. Soit, seules 290 ont été effectivement publiées jusqu’ici. Mais on paraît bien loin d’une coïncidence quand presque toutes les dépêches émises ou reçues par les Etats arabes, et divulguées jusqu’à maintenant, ont à voir avec le méchant Iran, par contre, motus et bouche cousue sur la plupart des plus grands désordres diplomatiques de ces dernières années.
Prenez par exemple la rencontre des officiers supérieurs avec le président du Comité des chefs d’États-majors interarmées, l’amiral Michael Mullen, plus tôt dans l’année. L’équipe était envoyée par le général David Patraeus pour informer le Pentagone que l’intransigeance israélienne dans le processus de paix mettait en péril les troupes américaines en Iraq et en Afghanistan, et que l’Amérique était perçue comme faible, inefficace, et incapable de tenir tête à Israël. De tels commentaires politiques venant des échelons les plus élevés de la hiérarchie militaire étaient sans précédent, et en diffusant les informations sur cette conférence, vous pouviez parier qu’il y aurait une agitation diplomatique importante. Et pourtant, une simple recherche sur le nom de Patraeus, dans la base de données pour les dépêches sur le site du Guardian, vous donne des dépêches selon lesquelles des pays arabes souhaitaient une attaque sur l’Iran ce qui, mais ce n’est qu’une coïncidence, tombe à point pour confirmer le battage israélien pour une nouvelle guerre.
Vous ne trouvez même pas le nom du vice-président Joe Biden dans une recherche par mot clé, alors même qu’une annonce de constructions de nouvelles colonies juives illégales à Jérusalem-Est à la veille de la visite de Biden à Tel Aviv revenait à rien d’autre qu’à donner une fessée magistrale et en public à Obama. Les déclarations qui en suivirent de la Maison-Blanche furent les plus dures que l’Amérique n’ait osé faire à Israël, même si elles n’ont guère correspondu à la colère d’Obama à ce propos. Jusqu’à présent, il n’y a pas une seule dépêche sur cette question.
Si vous cherchez des dépêches venant de Dubaï, tout ce que vous trouverez ce sont des documents qui dénoncent et accusent l’Iran avec des titres comme « Les Etats arabes méprisent le ‘méchant’ Iran », « Abu Dhabi favorable à des actions pour empêcher un Iran nucléaire », ou « Les Emirats s’inquiètent de l’ingérence iranienne ». C’est assez incroyable compte tenu que la crise diplomatique la plus forte, cette année, a eu lieu après qu’un haut dirigeant du Hamas ait assassiné à Dubaï. Les preuves et les accusations collectives dans le monde pointèrent le Mossad et plusieurs retombées diplomatiques graves s’ensuivirent quand il fut confirmé qu’Israël avait bien contrefait des passeports étrangers pour ses tueurs à gage. Et pourtant, pas un mot là-dessus dans aucune des dépêches publiées à ce jour. Au lieu de cela, à chaque fois qu’il est fait référence aux Émirats arabes unis, ou à Dubaï, il n’est question que du « méchant » Iran, tout comme les dépêches qui se référencent au général Petraeus.
Et la liste est longue. S’agissant du subterfuge notoire d’Israël (pour dire les choses avec modération) - leur espionnage contre les Etats-Unis, leurs demandes persistantes pour avoir des dollars, des armes, des faveurs spéciales et une couverture politique, leurs tactiques mafieuses d’exécution de dirigeants, intellectuels et scientifiques à travers tout le globe, et leur puissant lobby aux Etats-Unis, l’AIPAC, qui fut au centre de l’enquête du FBI qui conclut que des officiers supérieurs avaient communiqué des informations sensibles et classifiées US à Israël -, sur ce subterfuge, rien, aucune référence dans aucune de ces notes reçues ou émises par le département d’Etat US divulguées jusqu’à maintenant.
Autre chose qu’il faut noter.
La personne qui a eu accès à ces centaines de milliers de communications classifiées et qui a pu les récupérer sans que cela ne soit détecté, doit avoir une habilitation sécuritaire exceptionnelle. Il ou elle doit se trouver dans les niveaux les plus élevés de la hiérarchie. Pourquoi de tels individus risqueraient-ils leur carrière, peut-être leur vie, juste pour embarrasser les Etats-Unis, qui sont probablement leur propre pays ?
Les dénonciateurs ont tendance à être des gens qui obéissent à un appel de leur conscience et à des codes moraux pour exposer les crimes et les injustices commis. Mais ici, il n’y a rien de tel dans cette « fuite ». Plus absurde encore est l’idée que quelqu’un du personnel, un soldat, ait été en mesure de divulguer tous ces documents tout en étant en détention et sous surveillance.
Enfin, personne ne trouve-t-il étrange qu’alors que la plupart des dirigeants du monde se préparent en silence à quelques embarras et répercussions diplomatiques, Benjamin Netanyahu s’exprime en toute confiance et jubile devant la façon dont l’Arabie saoudite exhorte à une attaque contre l’Iran ? Si, j’en suis sûre.
Il y a encore des milliers d’autres dépêches qui auront à être examinées et expurgées par le réseau des anciens des « vieux médias » et j’espère que les dépêches qui seront divulguées dans les prochains jours et les prochains mois confirmeront les soupçons que je soulève. Je suis prête à garder un esprit ouvert jusqu’à nous ayons vu l’ensemble de la fuite. En attendant, ce que nous savons à ce jour, ne tient pas debout et franchement, sent la pourriture.
Susan Abulhawa est l’auteure des Matins de Jénine (Buchet Chastel), une oeuvre de fiction historique. Elle a écrit cet article pour PalestineChronicle.com.
traduction : JPP pour l’AFPS

En Israël, un nouveau patron pour le Mossad

publié le vendredi 3 décembre 2010

Nicolas Falez

 
Les services secrets israéliens ont un nouveau chef. Tamir Pardo a été choisi pour succéder à Meir Dagan qui a occupé le poste pendant 8 ans. Durant cette période, l’ombre du Mossad a plané sur une série d’assassinats de dirigeants du Hezbollah libanais et du Hamas palestinien. Beaucoup de spéculations ont également eu cours sur le rôle des services israéliens dans la lutte souterraine contre le programme nucléaire de l’Iran.
Il s’appelle Tamir Pardo et il a 57 ans. Son nom, son visage, son âge et sa situation familiale sortent de l’ombre car le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu vient de le nommer à la tête du Mossad, littéralement « l’Institut », l’agence des services secrets israéliens. Jusqu’à cette nomination, la presse l’appelait « T », première lettre de son prénom, car le Mossad cache l’identité de ses agents et de ses cadres. Mais pas celle de son numéro un.
Tamir Pardo a servi dans l’une des plus prestigieuses unités israéliennes, Sayyeret Matkal qui a compté dans ses rangs l’actuel Premier ministre Benyamin Netanyahu et son frère Yonathan (mort pendant le raid sur Entebbe en 1976) ainsi que le ministre de la Défense Ehud Barak. Tamir Pardo a ensuite intégré le Mossad en 1980 et en a gravi tous les échelons. « T » a servi comme numéro deux de l’agence, avant de la quitter en 2009. Puis d’être finalement rappelé pour en prendre la direction.
L’héritage Dagan
Tamir Pardo succède à Meir Dagan, avec lequel il a donc étroitement collaboré ces dernières années. Né il y a 65 ans en URSS, Meir Dagan a dirigé le Mossad pendant 8 ans. A l’heure du bilan, un épais mystère entoure toujours les opérations menées sous sa direction. Le Mossad a-t-il fourni les informations ayant abouti au raid aérien sur l’installation secrète syrienne (peut-être nucléaire) d’Al Kibar en septembre 2007 ? L’agence dirigée par Meir Dagan se cache-t-elle derrière l’assassinat du chef militaire du Hezbollah libanais, Imad Moughnyeh, tué dans l’explosion de sa voiture à Damas en 2008 ? L’Etat hébreu n’a admis aucune de ces opérations, pas plus qu’il n’a revendiqué l’assassinat de Mahmoud Al Mabrouh, cadre du Hamas palestinien, retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel à Dubai en janvier 2010. L’affaire a eu des conséquences embarrassantes pour Israël. Plusieurs pays, dont la France, ont dénoncé l’usurpation de passeports appartenant à certains de leurs ressortissants. Des identités « volées » pour servir de couverture au commando auteur de l’assassinat. Suite à cette affaire, la Grande-Bretagne et l’Australie ont chacune expulsé un diplomate israélien…
Guerre secrète
A la tête du Mossad, Tamir Pardo hérite du dossier du nucléaire iranien. Israël considère qu’un Iran doté de la bombe atomique constituerait une menace pour son existence. Pendant ses années à la direction des services secrets israéliens, Meir Dagan a-t-il permis à son pays de gagner du temps ? Là encore, la réponse est à mettre au conditionnel mais les télégrammes diplomatiques récemment divulgués par WikiLeaks donnent une indication. L’un des documents mentionne le plan « en cinq points » de Meir Dagan contre l’Iran nucléaire. L’un des chapitres (non détaillé dans le document divulgué) s’intitule « actions secrètes ». Le jour où le Premier ministre israélien annonçait la nomination d’un nouveau chef pour le Mossad, un scientifique nucléaire iranien de haut-rang périssait dans l’explosion de sa voiture à Téhéran. Et le président iranien Ahmadinejad admettait publiquement que les installations nucléaires de son pays avaient été touchées par un virus informatique (Stunxnet). Mais rien ne confirme aujourd’hui une quelconque implication du Mossad.

Pourquoi la diaspora boude la Terre promise

publié le vendredi 3 décembre 2010
Tobias Buck

 
Ils ne seront cette année que 18 000 à accomplir leur aliyah en s’installant dans l’État hébreu. On est loin des vagues d’arrivées massives du début des années 1990.
Une des conséquences les moins visibles des remous de l’économie mondiale se cache dans les statistiques annuelles de l’émigration vers l’État hébreu  : ces deux dernières années, le nombre de Juifs ayant réclamé la citoyenneté israélienne a augmenté. « Malgré l’instabilité économique sur le plan international, Israël s’en sort incroyablement bien », se réjouit Natan Sharansky, l’ancien dissident soviétique qui a pris l’an dernier la tête de l’Agence juive pour Israël. Installée à Jérusalem, l’institution, qui promeut l’immigration et accueille les nouveaux venus, reconnaît cependant que l’ère des arrivées massives est terminée. Sharansky estime que, cette année, seulement 18 000 Juifs auront accompli leur aliyah, qui signifie à la fois « ascension » et « installation en Israël ». On est loin des centaines de milliers de migrants arrivant de l’ex-Union soviétique au début des années 1990. « L’époque de l’immigration massive est derrière nous. Il ne s’agit plus de sauver des Juifs des pogroms, de l’Holocauste, ni d’aucune persécution, explique Sharansky. Aujourd’hui, 94 % des Juifs vivent dans le monde libre et ont le choix de venir ou non en Israël. »
Contrairement à ce qu’espéraient les pères fondateurs du sionisme, l’écrasante majorité des Juifs d’Amérique et d’Europe a choisi de ne pas partir. Un choix qui déçoit beaucoup en Israël, dont le fondement idéologique est l’idée que tous les Juifs doivent vivre dans leur propre État. Le recul de l’immigration juive alimente aussi des inquiétudes quant à l’équilibre démographique. Pour l’instant, entre le Jourdain et la Méditerranée, les Juifs sont plus nombreux que les Arabes. Mais cela devrait changer avec la croissance démographique plus rapide des Palestiniens.
Nouvelle réalité
Pour Sharansky, l’argument démographique ne suffit cependant plus à convaincre un Juif de faire son aliyah  : « Pour ceux qui veulent vraiment influencer l’histoire juive, Israël est le meilleur endroit. L’avenir du peuple juif dépend de ce qui se passe en Israël. Mais l’idée que l’exil n’est qu’un moment passager et que tous ceux qui ne s’installent pas dans l’État hébreu sont menacés de disparition ne correspond plus à la réalité. Les dirigeants israéliens reconnaissent désormais la réalité de la diaspora. »
Cette nouvelle réalité a contraint l’Agence juive à adopter une nouvelle approche. Son objectif aujourd’hui est plutôt de « renforcer l’identité juive ». Selon Sharansky, cela passe par le resserrement des liens entre les communautés juives à l’intérieur et à l’extérieur d’Israël, par exemple en multipliant les visites de jeunes Juifs en Israël. « Notre but n’est plus de convaincre nos coreligionnaires de faire leur aliyah, mais plutôt de renforcer leur sentiment d’appartenance. Certains d’entre eux viendront s’installer, d’autres non. »
Sharansky lui-même a fait neuf ans de prison en URSS pour avoir voulu émigrer dans l’État hébreu. Libéré en 1986, il s’installa en Israël et entra en politique en prenant la tête d’un parti qui défendait les intérêts des migrants russes. Sharansky joue un rôle pivot dans les relations entre Israël et sa diaspora à un moment où ces liens sont de plus en plus distendus. Selon nombre d’observateurs, les Juifs américains progressistes, par exemple, se détournent de plus en plus d’Israël. « La vérité, soutient Sharansky, c’est que le lien entre les Juifs américains et l’État hébreu reste très fort. » Le principal danger, selon lui, c’est l’affaiblissement progressif du mode de vie juif à l’étranger à cause de l’assimilation, et notamment du mariage mixte. « Dans beaucoup d’endroits, déplore-t-il, un Juif sur deux épouse un non-Juif. »

Les USA « travaillent intensivement » à la paix au Proche-Orient

04/12/2010
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a assuré hier œuvrer plus que jamais à la reprise du dialogue direct entre Israël et les Palestiniens. « Les États-Unis travaillent intensément pour créer les conditions qui permettront aux parties de négocier pour parvenir à un règlement définitif », a déclaré le chef de la diplomatie américaine à Bahreïn.
Elle semblait répondre ainsi aux propos tenus la veille par le principal négociateur palestinien, Saëb Erekat, qui avait estimé que les pourparlers directs entre les deux parties s'étaient « effondrés ». « Il est temps que l'administration américaine dise au monde entier qu'Israël est responsable de l'effondrement du processus de paix », avait déclaré Saëb Erekat à Reuters. « Israël a choisi les colonies, pas la paix. ».
Les États-Unis tentent en vain depuis plusieurs semaines de relancer des négociations entre le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Les deux hommes ont eu trois séries de discussions directes en septembre, mais les Palestiniens se sont retirés des négociations au bout de trois semaines lorsqu'Israël a levé les restrictions aux constructions dans les colonies de Cisjordanie.
Les États-Unis ont discuté avec Israël d'une série de mesures incitatives afin d'encourager un nouveau gel des constructions et de permettre une reprise des négociations. L'État juif a cependant annoncé mercredi dernier un projet de construction de 625 nouveaux logements à Pisgat Zeev. « Ce signal israélien montre qu'ils ne souhaitent pas un quelconque accord pour reprendre les négociations et n'y sont pas prêts », a déclaré Nabil Abou Rdaïnah, porte-parole de M. Abbas.
Pisgat Zeev se trouve dans une partie de la Cisjordanie qu'Israël a annexée à la municipalité de Jérusalem après la guerre des Six-Jours, en 1967. Cette annexion et celle de la partie orientale de Jérusalem n'ont pas été reconnues par la communauté internationale. Israël considère Pisgat Zeev et d'autres quartiers qu'il a construits depuis 1967 à Jérusalem et à la périphérie comme faisant partie intégrante de sa capitale. Les Palestiniens les considèrent comme des colonies, une opinion partagée par l'Union européenne. « Il semble qu'il s'agisse d'un message des Israéliens aux Palestiniens et aux Américains disant qu'ils refusent tout accord de reprise des négociations », a déclaré pour sa part Abou Rdaïnah en évoquant les projets de construction à Pisgat Zeev.
Saëb Erekat a invité les États-Unis à reconnaître un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jérusalem-Est pour capitale pour « préserver la solution à deux États ».
Lors d'une rencontre avec son homologue bahreïni, Clinton a réaffirmé la volonté des États-Unis de relancer le dialogue direct, mais elle n'a pas été en mesure d'en préciser les modalités. « Comme je l'ai dit, ce n'est pas facile. Si ça l'était, ce serait déjà fait », a-t-elle affirmé. Mme Clinton a invité les États arabes à intensifier leur soutien au processus, notamment en aidant financièrement l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. « Elle construit les institutions nécessaires pour un État viable, indépendant, qui soit susceptible de procurer la sécurité, la loi et l'ordre ainsi que les services essentiels au peuple palestinien », a ajouté Mme Clinton. « Cela fait aussi partie de la mise en place des conditions pour la paix pour la réalisation des aspirations légitimes du peuple palestinien. À cet égard, les États de la région ont un rôle crucial à jouer. »
Les États arabes soutenant l'Autorité palestinienne ont accru leur aide à l'Autorité autonome de Abbas, mais les États-Unis et l'Union européenne restent de loin ses principaux bailleurs de fonds. 

Des bombardiers d’eau étrangers combattent le feu du mont Carmel

04/12/2010
Les médias israéliens stigmatisent les carences de services d'incendie et de secours, « dignes du tiers-monde ».
Des bombardiers d'eau venus de l'étranger et des milliers de pompiers, soldats, policiers et secouristes israéliens étaient engagés hier dans la bataille contre l'incendie le plus meurtrier de l'histoire du pays. Ce feu de forêt, qui ravage depuis plus de 24 heures le parc national du mont Carmel, près de Haïfa, dans le nord d'Israël, révèle au grand jour les carences des services de pompiers et de protection civile d'Israël. 41 morts ont été recensés, selon le dernier bilan des services médicaux, dont 36 gardiens de prison à bord d'un bus pris au piège des flammes. Une dizaine ont été inhumés. Dix-sept victimes ont par ailleurs été hospitalisées, dont deux sont dans un état grave, et l'une, la chef de la police de Haïfa, dans un état critique.
Le sinistre, qui s'est déclaré jeudi, n'était toujours pas maîtrisé hier, le vent attisant les hautes flammes qui se propageaient sur le terrain boisé. Le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, a assuré « que plus personne n'était en danger, compte tenu des mesures de précaution prises », alors que quelque 15 000 habitants ont été évacués. « Ce matin, nous étions proches de prendre le contrôle de la situation. Mais la situation s'est dégradée depuis », a-t-il déploré. « L'équipement dont nous avons vraiment besoin pour des incendies comme celui-ci, ce sont des avions et des hélicoptères. Nous pouvons traiter la périphérie du feu, mais le cœur ne peut être éteint que par des avions, et Israël n'en a pas », a expliqué sur place un pompier, Albert Munis.
Les premiers bombardiers d'eau venus de l'étranger étaient en action pour déverser de l'eau sur les pentes du massif montagneux. Huit avions et trois hélicoptères d'aide internationale sont arrivés dans la journée. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rendu hommage à la mobilisation d'une dizaine de pays, qualifiée de « réponse sans précédent à mon appel, à notre appel, à l'assistance internationale », après une réunion extraordinaire du cabinet de sécurité à Tel-Aviv. Il a remercié tous les États impliqués, en particulier la Russie « pour son aide massive », disant avoir « parlé avec le Premier ministre russe Vladimir Poutine », la Grèce, dont les pilotes « bravent les flammes », la Bulgarie et la Turquie, qui a envoyé deux Canadair malgré la crise diplomatique entre les deux pays. « J'ai également parlé avec le Premier ministre turc (Recep Tayyip Erdogan). Je lui ai dit que nous apprécions beaucoup cette aide. Cela pourrait ouvrir la voie à une nouvelle phase dans nos relations », a indiqué M. Netanyahu. Il a également cité Chypre, la Grande-Bretagne, l'Égypte, l'Azerbaïdjan, l'Espagne, la Croatie, la France et la Jordanie. Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, une vingtaine d'avions et hélicoptères sont attendus.
Des pompiers palestiniens sont également arrivés en renfort pour combattre des incendies dans deux villages arabes d'Israël, selon la sécurité civile palestinienne.
Un autre feu s'est déclenché au nord de Haïfa, loin du foyer principal, mais a pu être maîtrisé. Selon la télévision publique, il est d'origine criminelle.
Le sinistre a également provoqué de graves dégâts écologiques, dévastant des milliers d'hectares de forêt. « Nos mesures de lutte anti-incendie ne peuvent pas répondre à des feux de forêt de cette ampleur, en particulier avec de tels vents. Nous n'avons pas ce type d'équipements », a déploré M. Netanyahu, annonçant pour la semaine prochaine la présentation d'un plan d'achat d'avions anti-incendie. Au total, 370 pompiers ont été déployés, sur un total de 1 500. Avec 1 pompier pour 5 000 habitants, Israël en compte cinq fois moins que les pays occidentaux (1 pour 1 000), relevaient les médias israéliens, stigmatisant les carences de services d'incendie et de secours « dignes du tiers-monde ».  

L’AAPSO : Israël est responsable des souffrances du peuple palestinien

03 Décembre 2010 18:54 
IRIB - L'Organisation de Solidarité des Peuples Afro-Asiatiques (AAPSO) affirme que le régime sioniste est, moralement et légalement, responsable des souffrances et peines du peuple palestinien. D’après l’Agence d’information Vafa, l’AAPSO a dit, jeudi, dans un communiqué, au Caire, qu’Israël bafouait les droits des Palestiniens. L’Organisation de Solidarité des Peuples Afro-Asiatiques a demandé à la Communauté internationale, notamment, aux Etats-Unis, d’arrêter de soutenir les occupants et de faire pression sur ce régime, afin qu’il applique les règles et lois internationales, dans les régions occupées.  
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Les portes de la mosquée d’al-Aqsa fermées

03 Décembre 2010 18:58 
IRIB - Le régime sioniste a fermé les portes d’entrée de la mosquée d’al-Aqsa. D’après l’Agence de presse Qodsona, le régime sioniste a fermé, depuis jeudi, toutes les portes d’entrée des Mosquées, à la suite de l’arrivée d’un certain nombre de Juifs extrémistes, dans l’esplanade des Mosquées d’al-Aqsa, qui s’est traduite par des heurts entre les fidèles et les policiers. L’entrée des Juifs extrémistes qui avait eu lieu avec le soutien de la police israélienne, s’est vue confronter à la vive protestation et résistance des fidèles palestiniens participant à la prière.
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Ankara, contre la présence israélienne, dans le projet du bouclier antimissile de l’OTAN

03 Décembre 2010 22:12 
IRIB- Le président turc affirme qu’Israël ne pourra jamais être inclus, dans le projet de bouclier antimissile de l’OTAN.
Lors d’une interview, vendredi, avec Euronews, Abdullah Gül a répondu à la question du journaliste qui voulait savoir son opinion sur l’idée d’inclure, sous ce parapluie, des pays qui ne sont pas membres de l’OTAN, en particulier, Israël: « C’est hors de question. Cela ne pourra jamais se faire, car cela concerne, seulement, les membres de l’OTAN. Israël n’est pas un membre de l’OTAN. Il ne coopère même pas avec l’OTAN. Donc, c’est impossible. Je dis clairement qu’Israël ne pourra pas utiliser les équipements de l’OTAN. » Abdullah Gül a, aussi, évoqué la priorité de la diplomatie turque, qui insiste sur l’essor des relations avec ses voisins, notamment, l’Iran, pour dire qu’Ankara soutient toujours le programme nucléaire civil iranien.  
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Ryad accuse “Israël” de semer la discorde au Liban

04 Décembre 2010 02:01 
IRIB - L’ambassadeur saoudien au Liban Ali Awad Ousseyri a accusé « Israël » de tenter de semer la discorde dans ce pays. Dans un entretien avec le quotidien Assafir, Ousseyri a déclaré : «Nous nous attendons à tous les scénarios de la part d’Israël, il est l’ennemi de nous tous, non seulement du Liban. C’est ce qui nous dérange en Arabie Saoudite, mais de toute façon nous n’allons pas laisser le Liban seul dans ce jeu international et israélien, nous devons protéger ce pays. Toutefois, nous insistons sur la nécessité que les Libanais s’unissent pour faire face à Israël ». Tout en exprimant l’importance d’entretenir de bonnes relations avec la Syrie et l’Iran, Ousseyri a fait savoir qu’il n’y a pas d’initiative syro-saoudienne pour résoudre la crise libanaise mais de simples idées échangées. Au sujet de l’acte d’accusation, il a assuré que personne ne connait sa teneur ou quand il sera publié, mais a indiqué qu’il faudrait traiter cette question professionnellement.Le responsable saoudien a critiqué certains médias libanais qui nuisent à leur pays en exploitant des reportages comme celui de la CBC ou de Der Spiegel pour attaquer un parti politique déterminé. « Nous avons besoin d’une voie médiatique nationale par excellence, qui aime ce pays et qui lui soit fidèle. Donc, il faut qu’il y ait une procédure pour que tous les médias servent le Liban, sa stabilité et l’unité des compatriotes.
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L'ONU appelle à l'aide pour des millions de Palestiniens toujours précaires

04 Décembre 2010 02:05 
IRIB - Des millions de Palestiniens vivent toujours dans des conditions précaires et auront besoin dans les années qui viennent d'une assistance pour survivre,
a estimé jeudi l'ONU qui a lancé un appel de fonds de 575 millions de dollars pour 2011. Malgré quelques avancées récentes dans la bande de Gaza, la situation globale "ne s'améliore pas" réellement pour les quelque 4,5 millions d'habitants des territoires palestiniens, a expliqué le coordonnateur spécial adjoint des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Maxwell Gaylard. Les raisons sont "la poursuite du blocus de Gaza (par les autorités israéliennes), l'occupation elle-même (de la Cisjordanie) et les colonies", a-t-il poursuivi, lors d'un point de presse.Dans la bande de Gaza, une légère amélioration est perceptible ces derniers mois, depuis l'allégement du blocus d'Israël sur des produits de consommation courante en juin. Toutefois, les agences humanitaires continuent de fournir une aide sous une forme ou une autre à 75% de Gazaouis qui sont toujours 25% à vivre en dessous du seuil de pauvreté, a ajouté le responsable onusien.Le chômage y a reculé mais reste à "des niveaux catastrophiques" tandis que la pauvreté "demeure un défi gigantesque", a-t-il insisté.En Cisjordanie, le tableau n'est pas meilleur, avec des "poches de pauvreté", quant à Jérusalem-Est, il est confronté à un problème grandissant de surpopulation. Ainsi, 10.000 enfants palestiniens y habitant n'ont pas un accès normal à l'école. Alors que l'appel 2010 pour les Palestiniens (603 millions de dollars) n'a été financé qu'à 50%, M. Gaylard espère faire mieux cette année.Il reconnaît toutefois que "les choses deviennent difficiles pour les généreux donateurs" avec notamment les grands appels de fonds pour Haïti après le séisme de janvier, ou encore le Pakistan, frappé par des inondations historiques. Si l'appel n'est pas bien financé, cela pourrait avoir des conséquences "irréversibles" pour le processus de reconstruction et la qualité de vie des Palestiniens, a prévenu le responsable du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU dans les territoires occupés, Ramesh Rajasingham Lien

Les défis juridico-politiques d’Israël, sur la scène internationale

04 Décembre 2010 01:44 
IRIB - Lorsque l’Assemblée générale de l’ONU a adopté, en novembre 1975, la résolution 3.379, qui assimilait le Sionisme à une forme de discrimination raciale, peu de gens croyaient que les organismes internationaux seraient, désormais, obligés d’adopter, chaque année, des dizaines de résolutions condamnant la politique raciste israélienne. A travers une relecture des dizaines de lourds dossiers des crimes commis par les Sionistes, au cours du 20ème siècle, l’Organisation des Nations unies a adopté, à l’époque, la résolution assimilant le Sionisme au racisme. Profitant de l’appui européen, le Sionisme a proclamé son existence, vers la fin du 19ème siècle, mais c’est au 20ème (siècle) que le Sionisme s’affirme, en tant que bras politico-militaire des Etats-Unis, dans la région névralgique du Moyen-Orient. Le dossier des villages de Deir Yassine et Kfar Qassem est d’une importance particulière, dans la relecture des crimes du régime usurpateur israélien, dans les premières années de sa création. A l’aube du 9 avril 1948, les commandos de l'Irgun (organisation terroriste dirigée par Menachem Begin) ont attaqué Deir Yassine, un village d’environ, 750 habitants palestiniens. 254 hommes, femmes et enfants ont été, alors, massacrés, par les militaires sionistes, et la mémoire collective de l’humanité enregistrera à jamais le souvenir de la tuerie de Deir Yassine. « Des centaines de corps raidis par la mort, dispersés ici et là, créaient des scènes d’horreur ; tous avaient été mitraillés et ceux d’entre eux qui auraient pu survivre aux tirs, n’avaient pas pu échapper à l’explosion des grenades. Des monceaux de corps déchiquetés entassés dans les maisons, dans les rues et dans les champs, nous révélaient un véritable enfer de feu, d’explosions et d’atrocités. » C’est dans ces termes que le Chef de la délégation du Comité international de la Croix Rouge, à Deir Yassine, Jacques de Reynier, décrit ses impressions.
C'est, donc, ainsi que fut créé le régime sioniste, reposant sur une politique de massacres, d’occupation, de racisme et d’expansionnisme, et qui s’affirma, au Moyen-Orient, en bénéficiant de l’appui de l’Occident.
Le massacre de Sabra et Chatila est un autre crime qui, lui, non plus, ne s’effacera jamais de la mémoire collective de l’humanité et dont on sait que les Sionistes n’ont jamais réussi à effacer la trace. Les camps de Sabra et Chatila, sur un ensemble de 12 camps de réfugiés palestiniens, au sud de Beyrouth, au Liban, ont été, du 16 au 18 septembre 1982, le théâtre d’une des tragédies les plus sanglantes que le monde ait jamais connue. Sur l’ordre d’Ariel Sharon, l’armée israélienne franchit les frontières du Liban, pénétra jusqu’au cœur même du pays et en occupa la capitale, Beyrouth. Dans le cadre d’une collusion entre le régime sioniste et la phalange libanaise, les deux camps de réfugiés de Sabra et Chatila ont été attaqués, par Israël, à l’aube du 16 septembre 1982. C’est ainsi que l’odieux massacre des réfugiés palestiniens eut lieu, dans ces deux camps de réfugiés du Sud de Beyrouth. 3.297 Palestiniens ont perdu la vie, dans cette attaque, et pour la première fois de l’histoire, les télévisions du monde ont diffusé les scènes montrant les corps des femmes et des enfants palestiniens entassés les uns sur les autres, dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila. C’était, en effet, la première fois que les téléspectateurs, un peu partout, dans le monde, découvraient de leurs propres yeux le vrai visage, sans artifice, des Sionistes, 30 ans, cependant, après l’occupation de la Palestine. En l’espace de 48 heures, les deux camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila se sont transformés en un amas de ruines. Dans les rues de Sabra et de Chatila, les corps déchiquetés des Palestiniens, gisant à côté des cadavres de chats et de chiens mitraillés par les militaires israéliens, révélaient aux opinions publiques du monde l’ampleur du crime.
Le rapporteur américain, Tony Clifton, y a consacré tout un livre. « J’étais terriblement bouleversé en voyant les corps calcinés des Palestiniens. Il était évident que les Israéliens avaient versé de l’essence, sur les corps des palestiniens. La blancheur des dents au milieu de visages noircis par le feu offrait une vision cauchemardesque. », écrit Tony Clifton.
Dans son livre «Terrorisme sioniste, en Palestine occupée», l’écrivain arabe, Ghazi Khorshid, décrit, dans les termes suivants, ses impressions sur les crimes des militaires sionistes, à Sabra et Chatila : « Dans une rue du camp, les corps de 5 femmes et plusieurs enfants gisaient sur un tas de terre ; le corps de l’une des femmes était en morceaux et son vêtement, déchiré; à son côté, il y avait la tête décapitée d’une fillette. A côté d’elle, une jeune femme, au corps mitraillé de balles, tenait son nourrisson dans les bras, dont le corps, lui aussi, avait été transpercé par les tirs. Dans son livre “The Gun and the Olive Branch”, le journaliste occidental, David Hirst, décrit, ainsi, ses observations de l’agression israélienne contre les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila : « En coordination avec les Israéliens, les phalangistes ont traversé leurs bases, pour entrer dans les camps. Une première unité était composée de 14 éléments armés de mitrailleuses et de poignards. Le massacre dura 48 heures, sans relâche, même, pendant la nuit. Ils entraient, de force, dans les maisons palestiniennes, et ouvraient le feu sur leurs habitants. Puis, ils s’en prenaient aux cadavres qu’ils dépouillaient et dont ils arrachaient les yeux et ouvraient le ventre. Ils pourfendaient les corps des petits et lançaient leurs cervelles contre le mur. On voyait, aussi, des mains coupées, ici et là, par terre, dont les Israéliens avaient enlevé les bagues. Les pelleteuses et bulldozers israéliens finirent, enfin, le travail, en laminant ce qu’il restait des camps, pour enterrer d’un coup les corps de quelques milliers de Palestiniens. Les reportages sur Sabra et Chatila ont été si hallucinants que les opinions publiques y ont, naturellement, réagi, mais aussi, les institutions internationales. En Italie, l’aéroport de Rome a boycotté la compagnie aérienne israélienne «El-Al». En France, les enseignants des établissements scolaires ont suspendu les cours et demandé, dans une lettre, au Président français de l’époque, François Mitterrand, de geler les relations politiques avec Tel-Aviv. Les protestations internationales ont fini, enfin, par conduire l’Assemblée générale des Nations unies à adopter, sous la pression de l’opinion publique mondiale, et 3 mois après le massacre de Sabra et Chatila, une résolution condamnant le crime. Avec 98 votes positifs contre 19 négatifs et 23 abstentions, cette résolution considérait le massacre de Sabra et Chatila, comme un génocide perpétré par Israël contre le peuple palestinien.
Le massacre de Sabra et Chatila a eu pour résultat le limogeage d'Ariel Sharon de tous ses postes gouvernementaux. Après un jugement spectacle, devant la Commission d'enquête israélienne, la réputation du Général Ariel Sharon n’était plus à faire ; il était devenu célèbre, en tant que le "Boucher de Sabra et Shatila". Les familles des victimes ont profité, alors, de la mise en application d'une loi sur le génocide du Rwanda, pour porter plainte, en 1993, contre Ariel Sharon. Le 12 février 2003, la Cour de cassation belge a annulé la décision de la Cour d'appel qui avait déclaré irrecevable une plainte contre le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, mais a gelé les poursuites, tant que le Premier ministre israélien serait en fonction. Cela signifiait que les poursuites contre Sharon pourraient être relancées, le jour où celui-ci ne serait plus à la tête du gouvernement israélien.
La vaste ampleur du massacre de Sabra et Chatila a dévoilé la nature raciste du régime sioniste et familiarisé le monde entier avec le comportement barbare de ce régime, bien que la faiblesse des Nations unies, le silence de l'Occident et l'inaction du monde arabe fassent que le monde soit toujours témoin des crimes commis par Israël contre le peuple palestinien. Dans un sondage, réalisé, en 2003, par Gallup, les opinions publiques européennes ont considéré que le régime israélien était contre la paix. Les quelque 500.000 citoyens de 12 pays membres de l'Union européenne avaient confirmé que le régime israélien était pour la guerre et contre la paix, et qu'il perturbait la sécurité de la région; une vision, dont la véracité est confirmée par le comportement belliqueux de ces dernières années du régime sioniste, dans la région.
En 1996, Israël a lancé une guerre dévastatrice par voies, terrestre, aérienne et maritime, contre le Liban. Il s'agissait des opérations militaires que les Israéliens avaient baptisées "les raisins de la colère" et qui ont duré 16 jours. En 2006, aussi, le régime sioniste a mis à feu et à sang, 33 jours durant, des villes et villages libanais, au cours des opérations militaires "Châtiment juste" (!). Cette guerre a fait des milliers de morts et de déplacés. Et, fin 2008, Israël a lancé les opérations "plomb durci", contre la bande de Gaza, se donnant l'illusion de pouvoir contraindre les Palestiniens à céder, devant les pressions et le blocus. Le massacre de Gaza a ravivé le souvenir douloureux de la tragédie de Sabra et Chatila, et, cette fois-ci, le monde actuel, doté d’une technologie d'information sophistiquée, a pu observer, en direct, la sauvagerie des militaires israéliens contre les civils gazaouis. Les images montrant des enfants palestiniens baignant dans leur sang, des hôpitaux bondés de blessés et les cadavres des Palestiniens gisant en nombre, dans les rues de Gaza, révélaient une réalité que le régime sioniste était dans l’impossibilité de démentir. Une Commission d'enquête onusienne dirigée par le juge sud-africain, Richard Goldstone, s'est, donc, engagée à examiner l'ampleur de ces crimes et à en présenter les auteurs. Le rapport de 575 pages, rédigé, par le juge sud-africain, Richard Goldstone, spécialiste en crimes de guerre, et trois autres experts internationaux, accusait l'armée Israélienne de massacre délibéré des civils palestiniens, parmi d'autres exemples de crimes de guerre. Les hauts fonctionnaires israéliens que le texte mettait dans le collimateur juridique étaient l'ancien Premier Ministre, Ehud Olmert, l'ancien ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, mais aussi, l’actuel ministre de la Guerre, Ehud Barak. Basé sur les enquêtes menées sur place et les observations des blessés et des témoins oculaires, le rapport «Goldstone» a placé Israël devant des défis juridiques, sur la scène internationale. Ce n’est, aujourd'hui, un secret pour personne qu'Israël a utilisé différentes sortes d'armes non conventionnelles, voire, interdites, contre les civils, à Gaza. A ce propos, les Cours suprêmes, dans différents pays européens, dont la France, la Grande Bretagne, l'Espagne et la Belgique, ont émis des mandats d'arrêt contre certains responsables israéliens qu'elles accusaient de crimes de guerre. Le vice-Premier ministre du régime sioniste, Dan Meridor, a annulé, en 2009, une visite, à Londres, où il devait participer à la réunion annuelle du Centre d'études et de relations Londres/Tel-Aviv, parce que les responsables anglais l’avaient averti qu'il n’y avait aucune garantie qu'il ne soit pas arrêté, sur le sol britannique. Ce qui marquait un point important et, peut-être, un point de départ, dans les réactions de la justice occidentale, contre les criminels de guerre israéliens. Peu de temps après, Israël s'est vu confronter à un nouveau défi juridique lié à l'examen, par le juge espagnol, Firnando Andro, de l'émission de mandats d'arrêt contre 7 de ses responsables d'Etat, à savoir, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères, le chef d'état-major interarmes et le ministre de la Guerre du régime sioniste. Une plainte remise à la Cour suprême de la Belgique, contre 15 responsables israéliens, le 23 juin 2009, et une autre, déposée par les activistes de la paix, le 13 juin de la même année, auprès d’un tribunal parisien, contre le ministre de la Guerre israélien, Ehud Barak, ainsi que l'émission, en décembre 2009, par un tribunal londonien, d'un mandat d'arrêt contre Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères, à l'époque de la guerre de Gaza, et l'annulation de sa visite, à Londres, constituent des exemples qui confrontent, aujourd'hui, le régime sioniste à des défis juridiques des plus sérieux, ayant, aussi et surtout, entraîné le réveil et la sensibilisation de l'opinion publique mondiale, envers la crise d'identité et de légitimité d'Israël; d'autant plus que l'assaut mené, le 31 mai 2010, par la marine israélienne, contre la «Flottille de la Liberté», le convoi maritime d'aides humanitaires, à destination de Gaza, a, plus que jamais, révélé au monde entier la nature diabolique du régime sioniste, qui se déchaîne, dans la région, sous le parapluie protecteur états-unien. 63 ans après l'occupation de la Palestine, le régime sioniste cherche toujours à stabiliser sa situation, de nos jours, fragilisée, dans la région. En fait, Israël fut créé, à l'aide d'une connivence entre le Sionisme et l'Impérialisme du 20ème siècle, et de nos jours, les communiqués et résolutions adoptés, par le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale des Nations unies, pour condamner l'occupation, l'expansionnisme et les crimes israéliens, nous révèlent la nature de ce régime et les souffrances qu'il a fait subir au peuple palestinien, un peuple qui a résisté 6 décennies, face aux occupants, en leur communiquant ce message:" Nos racines sont encore vivantes…".

34 navires pour briser le blocus de Gaza en avril prochain

[ 03/12/2010 - 15:04 ]
Gaza – CPI
Maryam Zaqout, directrice générale de la Société de la culture et de la pensée libre a affirmé que la campagne internationale de solidarité avec le peuple palestinien se prépare à briser le siège imposé à la bande de Gaza avec 34 navires chargés d’aides humanitaires en avril prochain.
Zaqout a ajouté lors de sa participation à la Semaine mondiale de solidarité avec le peuple palestinien en France : « Les navires transporteront à leur bord des militants étrangers, arabes et musulmans du monde entier, et viseront à forcer l’occupation à reconnaître les droits du peuple palestinien et à lever le blocus contre Gaza ».
La militante des droits de l’homme a souligné que lors de sa participation à la Semaine mondiale de solidarité, elle a transmis au public et aux organisations juridiques une image de la situation tragique dans la bande de Gaza en raison du siège sioniste continuel, en présentant une série d’images et de films documentaires qui informent sur la guerre contre Gaza et montrent les souffrances de ses habitants.
Zaqout a rappelé qu’elle a tenu de nombreuses réunions publiques dans différentes villes françaises, avec la participation d’institutions publiques, où l’accent a été mis sur l’importance du boycott des produits sionistes, sujet du slogan de la campagne.

Le directeur de la prison de Jéricho menace de briser par la force la grève des détenus

[ 03/12/2010 - 15:27 ]
Londres – CPI
L’organisation arabe des droits de l’homme en Grande-Bretagne a mis en garde contre un danger qui menace la vie des enlevés en grève de la faim dans la prison de Jéricho, suite aux menaces proférées par le prétendu directeur de la prison, Tariq Sherbati qui a juré de briser la grève par la force même si cela nécessite de tuer la moitié des grévistes.
L’organisation a affirmé dans un communiqué hier, jeudi 2 décembre, que les enlevés grévistes « subissent de mauvais traitements pendant leur grève de la faim, l’administration pénitentiaire mène une guerre psychologique contre eux et le directeur de la prison les a menacés de briser la grève par la force même si pour cela il doit tuer la moitié d’entre eux ».
L’organisation arabe des droits de l’homme en Angleterre a chargé « l’Autorité palestinienne de l’entière responsabilité de la vie des détenus », en affirmant que « toute tentative de briser par la force la grève des prisonniers  est interdite dans le droit international humanitaire ».
En outre, elle a appelé les médias à garder dans l’actualité l’affaire de la grève de la faim jusqu’à ce qu’ils soient libérés, et a réitéré sa demande à l’Union européenne pour envoyer une commission d’enquête à la prison de Jéricho afin de faire la lumière sur ce qui s’y passe.

Haaretz dépeint un sombre tableau de la démocratie dans l’entité

[ 03/12/2010 - 18:28 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le journal sioniste Haaretz a dépeint dans sa première page d’hier, jeudi 2 décembre, un sombre tableau de la démocratie israélienne, avec des manifestations de dissidence qui commencent clairement à apparaître dans l’entité.
Une enquête approfondie réalisée par l’Institut de la démocratie dans l’entité sioniste et publiée par Haaretz a souligné une image sombre et préoccupante du système politique sioniste.
L’enquête a révélé que 54% des juifs soutiennent l’expulsion des Arabes, et 33% pensent qu’il faut mettre les arabes dans « des camps de concentration pendant la guerre ». La majorité absolue refusent d’être voisins des Arabes et qu’un arabe devienne ministre dans le gouvernement israélien.
Le journal a écrit dans son éditorial que ces résultats sont le fruit d’un harcèlement permanent contre les citoyens arabes de la part des rabbins, des hommes politiques et des législateurs de la Knesset, « tout cela sans l’intervention du premier ministre, du ministre de l’Education ou de la présidence de l’opposition ».
Le journal affirme : « Les résultats sont très graves même s’ils ne sont pas surprenants, ils contiennent une compréhension floue du sens de la démocratie, comme si elle permettait la tyrannie et que la question de l’égalité des droits n’était pas au cœur de la démocratie ».
Le journal a appelé les dirigeants de l’entité à intervenir rapidement pour protéger « les valeurs de la démocratie et contrer l’ignorance et l’extrémisme patriotique confirmés par le sondage ».
L’enquête a montré que la majorité des sionistes soutiennent l’attribution du droit de vote à celui qui prête « allégeance à l’Etat », tandis que seulement 17% d’entre eux ont voté pour le fait qu’Israël doit être défini comme un Etat démocratique plutôt qu’un Etat juif.
Le journal a déclaré que la majorité absolue des sionistes pensent que seuls les juifs peuvent participer aux décisions importantes de l’Etat et que la part du lion des ressources de l’entité doit être attribuée aux juifs à l’exclusion des citoyens arabes.
Il poursuit : « Les résultats du sondage ne sont pas étonnants, la démocratie en Israël signifie la tyrannie de la majorité, et l’égalité des droits pour tous les citoyens de l’Etat n’est pas incluse dans le système démocratique d’Israël ».
Haaretz ajoute que le sondage devrait déclencher un avertissement aux dirigeants israéliens pour prendre immédiatement des mesures strictes. Les citoyens arabes font partie du système de santé et d’éducation qui ne peuvent être concrétisés avec la croyance de deux peuples sur une même terre, selon les propos du journal.

Hamdan demande au Fatah d’affronter les pressions externes qui entravent la réconciliation

[ 03/12/2010 - 14:33 ]
Damas – CPI
Un responsable des relations officielles du Hamas, Oussama Hamdan, a incité son mouvement à réaliser la réconciliation nationale, et a demandé une fois de plus au Fatah et à son président Mahmoud Abbas de faire face aux pressions externes qui empêchent la réconciliation.
Dans une déclaration exclusive au CPI, Hamdan a déclaré : « Tout le monde sait que le mouvement a cherché par tous les moyens à surmonter les obstacles devant la réconciliation palestinienne, en présentant à cet effet une série d’initiatives dans l’espoir de parvenir à une réconciliation et que tout le monde se réunisse autour d’une base de projet de libération et du retour des réfugiés ».
Le leader palestinien a ajouté : « Le mouvement a affirmé que la réconciliation est proche et accessible que si la volonté est présente pour affronter les pressions imposées par l’administration américaine et le gouvernement sioniste, et si cela est décidé par Mahmoud Abbas et son équipe de manière ferme ne serait-ce qu’une seule fois de faire face aux pressions qui empêchent la réconciliation à long terme ».
Concernant les circonstances qui ont conduit à la tenue de deux réunions pour la réconciliation à Damas, Hamas a expliqué que « le frère Khaled Mechaal a initié la discussion sur le sujet avec les frères en Egypte, et cela a donné lieu comme tout le monde sait à la première réunion de Damas. Et malgré les tentatives visant à entraver la réconciliation avec des excuses qui n’ont aucun sens, de nombreuses parties ont prodigué des efforts vigoureux, et la tenue d’une deuxième réunion a pu être facilitée mais manquée par une équipe soumise aux stipulations sionistes qui veulent faire échouer la réconciliation. Néanmoins, il est malheureux que cet effort soit confronté à un reniement complet de la réconciliation nationale palestinienne et à la persistance que le dossier sécuritaire reste entre les mains des sionistes. Cela s’est éclairci lors des négociations. »
 
Il a poursuivi en disant : « L’augmentation de l’attachement à la réconciliation a donné au mouvement une occasion de nouvelles discussions qui pourraient conduire à un changement de conviction dans le travail pour réaliser une réconciliation solide à travers laquelle nous irons au-delà de l’expérience amère de la partition. Dans le même temps, nous protégeons les intérets de notre peuple et nous mettrons sa sécurité et celle de la résistance au-dessus de toutes les considérations sionistes, et nous ne permettons en aucune façon que la décision sur la sécurité dépende de la décision des sionistes »
Hamdan a considéré que « un tel attachement montré par le mouvement pour parvenir à la réconciliation fait partie d’une stratégie cohérente visant à la réaliser dans le cadre des droits de notre peuple en particulier le droit de résister à l’occupation et d’affronter l’ennemi, que les arrières de la résistance soient protégés et qu’elle ne subisse pas les diffamations de l’occupation et de ses agents ».
Il a ajouté que « la résistance est une revendication juste pas seulement pour le Hamas mais pour l’ensemble du peuple palestinien et toutes les factions de la résistance, l’expérience de la négociation et ses derniers échecs ont confirmé que le véritable enjeu est celui de la résistance ».
Hamdan s’est adressé au Fatah en disant : «  L’histoire et le peuple et avant cela le Seigneur des mondes ne pardonneront pas aux traîtres ni aux menteurs, même si le mensonge est possible dans ce monde, il sera exposé inévitablement le Jour du jugement dernier. »

Au nord de la bande de Gaza, un Palestinien est blessé par les occupants israéliens

[ 03/12/2010 - 18:22 ]
Gaza – CPI
Des sources médicales palestiniennes ont rapporté, aujourd’hui vendredi 3 décembre 2010, qu’un citoyen de la bande de Gaza a été blessé aux pieds par les balles des occupants israéliens, au nord de la Bande.
Adham Abou Salmiya, porte-parole des services médicaux, a confié à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’un Palestinien du village de Beit Lahya, au nord de la bande de Gaza a été blessé : « Il a été atteint lorsque les forces israéliennes d'occupation ont ouvert le feu de leurs armes automatiques sur les ouvriers palestiniens qui ramassaient les objets laissés par les occupants israéliens au nord de la Bande ».
Il a ajouté que le blessé a été transporté vers l’hôpital Kamal Odwan et il a qualifié son état de moyen.
Notons que des dizaines d’ouvriers du nord de la bande de Gaza sont visés par les occupants israéliens, directement. Beaucoup d’entre eux sont blessés au niveau de leurs membres inférieurs, disent les sources médicales.

Dans la bande de Gaza, le gouvernement est au service du peuple

[ 03/12/2010 - 20:32 ]
Gaza – CPI
Le général brigadier Youssef Al-Zahhar, directeur de la sécurité civile, a confirmé que le cabinet palestinien de la bande de Gaza ne permettra jamais que la dignité de tout citoyen soit bafouillée, civil ou policier. Le gouvernement n’est ici que pour servir le peuple palestinien.
Al-Zahhar a prononcé ces propos pendant son prêche du vendredi 3 décembre 2010, dans la mosquée Al-Chatï Al-Kabir, à l’ouest de Gaza. Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, et un certain nombre de ministres, de responsables, d’officiers y étaient présents. Il a parlé de l’importance de la sécurité dans la société.
« Un citoyen digne est protégé par un policier sage ». Tel est le titre d’une campagne lancée par le ministère de l’intérieur, pour une durée de cinquante jours. Toutefois, la campagne ne prendra pas fin une fois ces cinquante jours terminés, confirme le général.
On contrôle tout policier dépassant les bornes et il aura ce qu’il mérite. Le bon policier, lui, sera bien évidemment récompensé.
A la fin de son discours, il a félicité les fidèles qui venaient de terminer leur pèlerinage, tout en implorant le Tout Puissant qu’ils aient été tout à fait purifiés de leurs pêchés.

Bahar appelle les dirigeants arabes à travailler pour la libération des captifs palestiniens

[ 03/12/2010 - 20:35 ]
Alger – CPI
Ahmed Bahar, premier président adjoint du Conseil Législatif Palestinien, a appelé les dirigeants arabes à faire pression sur l’Entité sioniste afin qu’elle libère les captifs palestiniens.
Dans une interview accordée au journal algérien Al-Chorouq, publiée aujourd’hui vendredi 3 décembre 2010, Bahar a dit que la question des captifs palestiniens est très sacrée. Tous les dirigeants arabes doivent sauver ces âmes humaines.
La balle est dans le camp de l’Entité sioniste qui ne voudrait pas accepter les conditions de la résistance palestinienne, qui a mis la main sur le soldat Shalit, et qui ne voudrait reconnaître la réussite politique du mouvement de la résistance islamique Hamas.
La question des captifs reste sur la liste de nos priorités, a-t-il ajouté. La résistance devra continuer à tout faire pour libérer tous les captifs palestiniens.
Elle est très fausse, la comparaison entre le cas du soldat Shalit, capturé sur un tank venant tuer les civils, et les captifs palestiniens kidnappés de leurs maisons, au milieu de leurs familles.

Les publications de Wikileaks, l’Entité sioniste est la seule à en tirer profit

[ 03/12/2010 - 22:56 ]
Istanbul – CPI
Besir Atalay, ministre turc de l’intérieur, a confirmé que l’Entité sioniste tire profit des révélations du site Wikileaks.
Pourquoi ces publications ? Qui en tire profit ? Qui en est victime ? Des questions posées par le ministre turc, dans des déclarations publiées aujourd’hui vendredi 3 décembre 2010.
Pourquoi l’Entité sioniste n’a pas été citée ? Il faut analyser cette affaire, ajoute-t-il.
De son côté, Hossein Jiklik, président adjoint du parti de la Justice et du Développement, a remarqué qu’"Israël" est très contente de ces publications.
A remarquer que les relations entre la Turquie et l’Entité sioniste se sont détériorées depuis la dernière guerre agressive israélienne menée contre Gaza, fin 2008/début 2009.
Les relations se sont encore abîmées après l’attaque de l’armée israélienne contre la flottille internationale "La liberté", tuant neuf Turcs, le 31 mai 2010.
Notons aussi que Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, a déclaré qu’"Israël" n’a subi aucun tort suite à la publication des câbles diplomatiques américains.

Prière du vendredi sous surveillance israélienne dans la mosquée d’Al-Aqsa

[ 03/12/2010 - 23:38 ]
Al-Quds occupée – CPI
Des milliers de fidèles palestiniens ont accompli la prière dans la sainte mosquée d’Al-Aqsa, aujourd’hui vendredi 3 décembre 2010, en dépit de la surveillance musclée imposée par les occupants israéliens partout dans la ville d'Al-Quds, surtout dans l’ancien bourg et aux alentours de la mosquée.
Le prédicateur de la sainte mosquée d’Al-Aqsa Cheikh Mohammed Hossein a appelé les Musulmans à rester dans ce lieu saint afin de faire face aux agressions sionistes.
Dans le même temps, des dizaines de Palestiniens ont accompli la prière du vendredi dans les deux tentes de sit-in installées au siège du comité international de la Croix-Rouge, dans le quartier de Cheikh Jarrah, au milieu de la ville d'Al-Quds. Dans ces tentes se réfugient les députés palestiniens et un ancien ministre, menacés de déportation par les occupants israéliens.
Les prédicateurs du vendredi ont confirmé que la sainte mosquée d’Al-Aqsa reste un lieu saint islamique. Il faut en finir de cet état de division pour faire face à la judaïsation accélérée de la ville et de sa mosquée, avec la déportation de ses habitants palestiniens.
Les occupants israéliens ont déployé des centaines de leurs policiers et de leurs gardes-frontières dans les rues principales et secondaires, à l’intérieur de l’ancien bourg de la ville d'Al-Quds, et à l’extérieur de la mosquée d’Al-Aqsa. Ils ont installé des barrages, arrêté des jeunes, contrôlé et confisqué leurs identités.
Ces mesures viennent au lendemain de la fermeture de la mosquée d’Al-Aqsa pour laisser des dizaines d’extrémistes sionistes parcourir les sanctuaires de la mosquée et pratiquer leurs pratiques talmudiques !

Une délégation de parlementaires européens confirme l’étiquetage frauduleux des produits exportés par Israël

Publié le 3-12-2010

Nicole Kiil-Nielsen, députée verte représentant la France au Parlement européen, revient des territoires Palestiniens occupés (Gaza et Cisjordanie), en compagnie d’une délégation, qui a pu constater et se faire confirmer que les fruits et légumes exportés par Israël et provenant des territoires palestiniens occupés sont étiquetés de manière mensongère, avec la mention "Israël".
"La Délégation officielle du Parlement Européen qui s’est rendue en Palestine ( Gaza et Cisjordanie) du 26 Novembre au 1er Décembre 2010 était composée de sept Députés accompagnés de plusieurs conseillers.
Le 30 Novembre, nous avons eu un entretien à Jérusalem avec l’équipe de Tony Blair, envoyé spécial du Quartet et chargé, entre autre de « développer des projets de promotion du développement économique palestinien.. »
Au cours de cette réunion, le Chef de bureau, l’Ambassadeur Gary Grappo et le conseiller Tim Williams ont abordé la question des importations de fleurs et fraises de Gaza qui vient d’être relancée partiellement.
J’ai demandé des précisions sur l’étiquetage de ces produits vendus en Europe ( Pays-Bas) et Tim Williams a répondu que ces produits devaient être marqués « from Palestine ». J’ai ensuite indiqué que lors de notre visite sur le terrain deux jours avant, le responsable d’une zone de production de fleurs nous avait précisé que les exportations étaient assurées par la firme Israélienne Agrexco .
J’ai donc demandé comment était vérifié l’étiquetage de ces produits et si un contrôle était effectué afin d’éviter tout détournement sous label « from Israël ». Nos deux interlocuteurs ont admis que cette vérification n’est pas faite, avouant leur impuissance : « ce n’est pas possible » .
Inutile de préciser que cet échange ne fait que confirmer ce que nous savons déjà : il n’est pas possible de connaître l’exacte provenance des produits agricoles importés en Europe par la société Agrexco. Sous l’étiquette « from Israël » se trouvent des fruits et légumes produits par des travailleurs-euses palestiniens soumis à l’occupation ou au blocus."
Nicole Kiil-Nielsen
Députée Européenne. Verts/Ale
CAPJPO-EuroPalestine

Sos-Racisme au secours du fasciste Lieberman

Publié le 3-12-2010

Confirmant son rôle de supplétif du lobby israélien en France, l’association Sos-Racisme participe au nouveau programme, désespéré, d’amélioration de l’image d’Israël à l’étranger.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a en effet annoncé ces jours-ci un doublement des budgets de propagande dans ses principales ambassades, avec un cahier des charges aussi précis qu’impossible à réaliser : il s’agit en effet de tenter de montrer à l’opinion publique qu’Israël, ce n’est pas l’écrasement sanglant du peuple palestinien, mais un pays chaleureux, épris de paix, qui n’aspire qu’à la coopération entre tous les peuples de la région.
Aussi Dominique Sopo, le président de Sos-Racisme, une association ne vivant que de subventions et passée depuis quelques années sous la protection de l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France, la branche étudiante du lobby sioniste), se propose-t-il maintenant de promouvoir Israël … par le football.
C’est le sens d’une tournée de conférences organisées dans des enceintes universitaires (Nanterre le 3 décembre, puis Lyon II le 8 et Paris XIII le 9), en présence des dirigeants d’une équipe de football israélienne. Des matches avec des jeunes footballeurs français à Aubervilliers, Villeurbanne et Saint-Etienne seraient ultérieurement prévus.
L’objectif politique de cette tournée de propagande est cependant clairement affiché par Sopo et sa consoeur Arielle Schwab, dirigeante de l’UEJF : s’opposer au développement, effectif lui, de la campagne BDS.
Un hommage du vice à la vertu, en quelque sorte.
CAPJPO-EuroPalestine

Grand Prix France Télévisions du Documentaire et du Reportage Méditerranéens à "Gaza-strophe"

Publié le 3-12-2010

Le jury de la 15ème édition du Prix International du Documentaire et du Reportage Méditerranéen organisée par le CMCA (Centre Méditerranéen de la Communication Audiovisuelle) a attribué cette année le Grand Prix France Télévisions du Documentaire et du Reportage Méditerranéens à Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk, réalisateurs de « Gaza-Strophe, le jour d’après ».
"Le prix a été remis mercredi par Jean Réveillon, directeur international de France Télévisions. Une « victoire » agréable qui vient balayer les difficultés et les pressions subies par le groupe France Télévisions pour déprogrammer le documentaire mais qui malgré tout « a eu le courage de le diffuser en prime time » sur France ô en février dernier.
Le jury a jugé le documentaire « Gaza-strophe, le jour d’après », nominé dans la catégorie « Enjeux Méditerranéens », comme étant « une œuvre qui participe à une meilleure compréhension de la situation actuelle dans le bassin méditerranéen. Ce Grand Prix France Télévisions du documentaire et du reportage Méditerranéen a donc « primé la capacité des réalisateurs à interroger et mettre en perspective les évènements, ainsi qu’à se mettre à l’écoute des protagonistes », dont une partie était présente hier à l’image d’Abdelhalim Abusamra et Awad Alkhawalda, membres du Comité Palestinien pour les Droits de l’Homme à Gaza.
« Ce prix est un soutien à la résistance acharnée, la résistance obstinée, la résistance belle et magnifique de ce peuple de Palestine qui se bat pour faire vivre leur imprescriptible droit à la vie face au gouvernement de la mort qui voudrait les anéantir » a expliqué Samir Abdallah. Khéridine Mabrouk a quant à lui dédié ce film à la mémoire des Palestiniens et des victimes de la guerre à Gaza en Janvier 2009. Une guerre au cours de laquelle ont été commis des crimes contre l’humanité comme l’a souligné le rapport Goldstone. Les images du documentaire ont d’ailleurs été utilisées pour l’enquête. Des images précieuses à partir du moment où très peu d’images nous parvenaient de Gaza » en Janvier 2009 a rappelé Kheridine Mabrouk, car les journalistes se sont vu interdire l’entrée à Gaza.
Ce documentaire est aussi un hymne à la résistance, une résistance qui prend ses forces dans la poésie palestinienne et l’espoir de voir un jour la fin du conflit israélo-palestinien. Ce documentaire a aussi pour objectif de montrer certaines réalités occultées et que les images et les témoignages dévoilent avec efficacité. En effet, les deux réalisateurs ont pu pénétrer dans la bande de Gaza un jour après la fin de l’offensive israélienne. Abdelhalim Abusamra, un des protagonistes du film, se souvient encore des conditions de tournage, « très très dures ». […] « Ce film nous a montré des images de guerre sur la Palestine et les Palestiniens, j’espère que dans les années prochaines vous verrez des films qui parlent de l’amour, de la vie et de la joie en Palestine ».
Cette récompense ne pouvait pas mieux tomber puisqu’elle permettra de rendre plus visible la sortie du film qui est prévue pour la mi-janvier dans les salles de cinéma de l’Hexagone mais aussi « dans le monde entier » espère Samir Abdallah qui compte également sur les réseaux alternatifs pour diffuser son œuvre engagée."
Par Ahmed Nadjar et Henda Bouhalli
CAPJPO-EuroPalestine

Israël : plus de F-16 que de Canadair

Publié le 3-12-2010

Surarmé, fier de ses innombrables engins de destruction massive, du F-16 aux Apache en passant par les drones sophistiqués et les sous-marins nucléaires, l’Etat d’Israël s’est retrouvé jeudi à la merci d’un feu de forêt meurtrier dans le nord du pays.
L’incendie, qui faisait toujours rage vendredi 24 heures après le départ de feu, a fait une quarantaine de morts, des gardiens de prison dont l’autobus est tombé dans le brasier courant les pentes du Mont Carmel, tandis que des milliers d’habitants étaient évacués en hâte. Les gardiens de prison étaient en route pour faire procéder à l’évacuation de deux prisons menacées par les flammes, où sont détenus des centaines de prisonniers palestiniens.
Le gouvernement israélien a lancé des appels au secours à l’étranger, car ses moyens de lutte contre le feu sont dérisoires, et une noria d’avions anti-incendie, venus de Grèce, de Bulgarie, de Chypre et même d’Espagne sont venus à la rescousse.
La presse israélienne soulignait de son côté l’extrême faiblesse des effectifs de la protection civile. Faute de budgets, dans ce pays qui a d’un autre côté les plus fortes dépenses militaires par habitant du monde, le corps des sapeurs pompiers israéliens ne compte que 1.200 membres, soit 1 professionnel pour 6.000 habitants, alors que l’OCDE, le club des pays industrialisés auquel Israël vient précisément d’accéder, recommande 1 pompier pour 1.000 habitants.
A titre de comparaison, un pays comme la France, certes dix fois plus peuplé, compte 50.000 pompiers professionnels, auxquels s’ajoutent plus de 200.000 bénévoles ayant reçu une formation à la lutte contre le feu.
Ivre de sa puissance quand il s’agit d’écraser les Palestiniens sous les bombes, le gouvernement israélien se révèle ainsi incapable de protéger efficacement sa propre population face à une catastrophe naturelle.
Catastrophe naturelle ?
Au-delà de la question de l’élément déclenchant de l’incendie, et d’une imprudence voire d’un geste criminel, l’émigré israélien Gilad Atzmon souligne, dans un de ces billets d’humeur dont il est coutumier, la responsabilité historique du projet sioniste dans l’incendie qui ravage le Carmel.
Ainsi, l’agence foncière du sionisme, le KKL (Keren Kayemet Le Israel, ou Fond National Juif), n’a eu de cesse, depuis des décennies, de planter des arbres au fur et à mesure qu’il dépossédait les Palestiniens de leurs terres.
Arrachant les oliviers, le KKL a planté principalement des pins, pour effacer toute trace des villages palestiniens rasés, et pour affirmer, en plein Proche-Orient, que le projet sioniste était d’essence occidentale. « Il fallait que nos paysages ressemblent à la Suisse », résume Gilad Atzmon. Sauf que dans une région où il peut faire 31°C à l’ombre un 2 décembre, comme c’était le cas hier à Haïfa, même la « Suisse » peut brûler.
CAPJPO-EuroPalestine