mardi 5 octobre 2010

Et si les pourparlers de paix “réussissent » ?

Palestine - 04-10-2010

Par Nadia Hijab 
Beaucoup de commentateurs pressentent que les pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens vont échouer. Mais il y a un scénario bien pire. Et s’ils « réussissent » ? Les Etats Unis semblent déterminés à pousser pour un accord cadre dans l’année et c’est l’objectif que visent autant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que Mahmoud Abas, Président de l’Autorité Palestinienne (PA) basée à Ramallah. Un tel accord, a expliqué George Mitchell, l’envoyé spécial des Etats Unis le 2 septembre lors d’une conférence de presse, serait plus qu’une déclaration de principe mais moins qu’un traité de paix. Par celui-ci, les deux parties parviendraient au « compromis fondamental » nécessaire à un accord de paix. Comme la précédente, l’administration Obama a déjà indiqué que l’accord devrait encore être étoffé puis mis en œuvre sur sept ans – ce qui garantit virtuellement qu’il sera retardé, s’il ne déraille pas comme les accords de paix du passé.











 
Si l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et l’AP ont été incapables d’obtenir un Etat souverain et des droits par des négociations faites par les Etats Unis avec Israël entre 1993 et 2000, lorsqu’elles étaient dans une position beaucoup plus forte, il est hautement improbable qu’elles y parviennent aujourd’hui, avec une dynamique de pouvoir israélo-palestinien aussi asymétrique.
Au lieu de cela, on devrait vraisemblablement voir, l’année prochaine, une grande cérémonie où les dirigeants palestiniens signeront le renoncement au droit au retour et autres droits palestiniens dans un accord qui changera peu de choses sur le terrain. L’intention du Premier ministre désigné de l’AP, Salam Fayyed, de déclarer un Etat palestinien en 2011 pourrait contribuer involontairement à ce résultat en donnant l’apparence d’une « fin de conflit » alors que la réalité reste inchangée. Si les dirigeants mondiaux voient que le gouvernement de « Palestine » est satisfait d’une reconnaissance internationale et d’un siège aux Nations Unies, ils seront heureux de passer à d’autres problèmes, laissant les Palestiniens à la merci d’Israël.
Un tel scénario pourrait sonner le glas des droits humains palestiniens. Le peuple palestinien a fait preuve d’une remarquable capacité à régénérer et à faire évoluer de nouvelles stratégies de résistance après avoir subi de durs revers au cours du siècle passé. Mais cette fois, il pourrait n’y avoir aucun rétablissement. Un « accord de paix » mettrait fin à l’applicabilité du droit international pour la résolution du conflit, fragmenterait de façon permanente le peuple palestinien et démobiliserait la solidarité arabe et internationale.
Que peuvent faire les Palestiniens pour prévenir l’abrogation de leurs droits fondamentaux et pour obtenir une paix juste ? Pour contribuer au débat autour de cette question, ce court essai examine cinq domaines essentiels aux Palestiniens déterminés à persévérer jusqu’à la réalisation de leurs droits : unification du corps politique palestinien ; adhésion à des objectifs communs ; application du droit international ; utilisation de tactiques appropriées et renforcement du mouvement de solidarité arabe et international. Nous conclurons avec quelques suggestions de stratégies dans chacun de ces domaines.
Unification du corps politique palestinien
Un corps politique unifié est peut-être la source de pouvoir la plus importante pour le peuple palestinien. Cependant, depuis la signature des Accords d’Oslo, l’OLP n’a plus représenté les réfugiés et exilés palestiniens, alors que les citoyens palestiniens d’Israël ont été livrés à eux-mêmes. L’OLP a pratiquement cessé d’exister en tant qu’organisation fonctionnelle, et l’AP a de fait pris en charge des fonctions comme celle de désigner les représentations diplomatiques à l’étranger. Le Hamas continue d’être exclu de l’OLP et la scission Hamas-Fatah fragmente davantage et érode la voix politique palestinienne.
Au-delà du niveau politique, chaque segment du peuple palestinien est confronté à des défis difficiles. Les citoyens palestiniens d’Israël, après avoir exprimé leur conception d’une pleine égalité à l’intérieur d’Israël, font maintenant l’objet d’une répression sévère (1). Les Palestiniens à Gaza, sous siège depuis quatre ans et géographiquement déconnectés de la Cisjordanie et du monde extérieur, restent déterminés face à l’oppression israélienne. Les Palestiniens de Jérusalem sont isolés et soumis aux expulsions et aux démolitions de maisons au fur et à mesure qu’Israël poursuit sa politique de judaïsation de la ville.
En Cisjordanie, une partie de la population, épuisée après de assauts répétés, veut vivre une vie normale, même si c’est dans de petites enclaves. En même temps, la lutte populaire contre le mur d’Israël et le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) s’enracinent en Cisjordanie. On ne voit pas clairement quelle force prédomine : ceux qui sont « cooptables » ou ceux qui résistent. Ce qui est clair, c’est que l’AP cherche à « diriger » la lutte populaire et BDS, en finançant quelques segments de la première et en se réclamant de BDS par une campagne limitée ciblant la vente des produits des colonies israéliennes.
Les réfugiés palestiniens sont confrontés à de graves violations des droits de l’homme dans nombre de pays arabes où ils sont installés. Les tentatives de constituer des communautés de Palestiniens en exil dans les pays occidentaux ont eu des succès divers, mais nulle part ils n’ont établi le genre de lobby créé par les juifs états-uniens. La capacité des Palestiniens en exil à se reconnecter physiquement avec la Palestine, comme beaucoup l’ont fait dans les années 1990 et 2000, est circonscrite par des mesures israéliennes de plus en plus restrictives.
Dans ce contexte, il est difficile de dire comment, quand et même si, le peuple palestinien pourra relancer l’OLP. Même s’il n’y avait pas de scission Hamas-Fatah, l’existence même de l’AP, son mandat restreint et sa détermination à fonctionner à l’intérieur du spectre états-unien, militent contre une voix indépendante pour les Palestiniens.
Y a-t-il des signes d’autres options de leadership ? Le mouvement BDS, lancé par l’Appel de la Société civile palestinienne de 2005, est maintenant dirigé par le Comité national BDS (le BNC) qui regroupe des représentants de tous les partis nationalistes, islamistes et autres, ainsi que par des organisations de la société civile. Cependant, il est peu probable que le BNC, dans un proche avenir, fournisse le genre de leadership qu’avait assuré, par exemple, le Commandement national unifié (*) de la première intifada.
Pour les forces politiques et civiles palestiniennes, étant données les divisions politiques actuelles et la lutte pour le pouvoir, il est plus facile de s’unir autour d’une stratégie pour les droits – BDS – plutôt que de constituer un leadership national.
Adhésion à une série d’objectifs communs
Dans les années qui ont suivi la reconnaissance de la Charte nationale palestinienne, en 1968, comme affirmation commune des objectifs palestiniens, une perte de direction concernant l’objectif ultime de la lutte palestinienne s’est produite (2). L’OLP est progressivement passée de l’objectif d’un Etat laïque, démocratique dans toute la Palestine à un soutien à la solution à Deux Etats. Ceci fut formalisé après que le Conseil national palestinien ait accepté la solution à Deux Etats en 1988. Il était également « entendu », bien que ce ne soit pas officiellement déclaré, que le droit au retour palestinien devrait être mis en œuvre au sein d’un Etat palestinien pour quelques réfugiés palestiniens avec, au mieux, une compensation pour les autres.
Aucun autre document national qui fixe les objectifs palestiniens n’a émergé jusqu’à l’Appel de la Société civile pour BDS et le Document des Prisonniers palestiniens de 2006. Toutefois, le Document des Prisonniers n’a pas été opérationnalisé, dans le sens d’être porté par un ou plusieurs groupes politiques. Au contraire, l’Appel de la Société civile est exploité à travers le mouvement BDS. L’Appel confirme le droit palestinien à l’autodétermination et fixe trois objectifs : libération de l’occupation, égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël et réalisation du droit au retour. Malheureusement, la plupart des Palestiniens et leurs partisans se centrent sur la stratégie de BDS plutôt que sur les objectifs de l’Appel de la Société civile.
Pour un mouvement pour les droits de l’homme, l’importance d’avoir des objectifs communs ne peut pas être négligée – comme les Sud-Africains peuvent en témoigner. Parce qu’un processus semblable à un Oslo révisé menace de saper les droits palestiniens, les Palestiniens et leurs partisans doivent avoir des objectifs clairs pour savoir ce qui constitue une réussite, ce qui viole le consensus national et quand se démobiliser. Ces objectifs sont même encore plus cruciaux en l’absence d’une direction partie prenante des droits palestiniens. Dans ce contexte, des objectifs clairs fournissent un point de référence pour les Palestiniens et leur permettent de s’organiser de manière efficace.
Aujourd’hui, l’Appel de la Société civile de 2005 est la seule déclaration claire d’objectifs disponible pour les Palestiniens qui soit largement acceptée par une grande partie des forces civiles et politiques à l’intérieur et à l’extérieur de la Palestine historique. De plus, elle est ancrée dans le droit international, dont le droit à l’autodétermination, et les objectifs englobent les Palestiniens sous occupation, en exil, et en Israël (voir l’article d’Omar Barghouti, « BDS : A Global Movement for Freedom and Justice », 5 mai 2010).
En tant que tel, la valeur de l’Appel va bien au-delà de la stratégie BDS, si efficace qu’elle s’avère être.
Application du droit international et des droits de l’homme
Le droit international et les droits de l’homme sont vitaux pour la résolution juste du conflit palestinien. Ils permettent aux Palestiniens de fixer leurs objectifs dans un cadre que la communauté internationale s’est, en théorie, engagée à respecter. Ils constituent également une protection contre des pressions pour des accords qui ne satisferaient pas les droits minimaux. En effet, il est significatif que l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur l’illégalité du mur d’Israël exhorte la communauté internationale à appliquer le droit international dans ce conflit. L’Appel de la société civile de 2005, diffusé lors du premier anniversaire de l’avis consultatif de la CIJ, répond à ce défi.
De plus, appliquer le discours des droits de l’homme au conflit est une stratégie puissante et non violente. Il met en évidence la plus grande faiblesse d’Israël : les fondements racistes du sionisme et leur mise en œuvre. Les valeurs des droits universels de l’homme sont bien plus puissantes que le concept selon lequel un groupe de gens a le droit d’être privilégié par l’ethnicité ou la religion, sans aucune obligation de reconnaître ou de payer des réparations pour leur nettoyage ethnique continu des habitants indigènes d’un pays.
La pertinence du droit international à la résolution de conflit ne s’arrête pas à la porte de la Palestine : elle concerne l’évolution de l’humanité dans son ensemble. En respectant les droits de l’homme, les Palestiniens aident à protéger ce cadre universel des tentatives israéliennes, états-uniennes et autres de le subvertir.
Utilisation de tactiques appropriées
Chaque époque implique des tactiques appropriées pour parvenir aux objectifs déclarés. Le recours à la lutte armée fut certainement une tactique valide et efficace dans les premières années de la lutte de libération nationale palestinienne. Cependant, la valeur de la lutte armée doit aujourd’hui être soumise à un examen dépassionné. Si les objectifs sont énoncés en termes de droit international, alors les Palestiniens doivent aussi l’intégrer à leur choix de tactiques. Il convient d'abord de souligner qu'en vertu du droit international, les Palestiniens ont le droit de résister à l'occupation, y compris par la résistance armée. Pourtant, selon la même série de lois, prendre délibérément des civils pour cible peut constituer un crime de guerre, comme l’a récemment formulé le Rapport Goldstone commissionné par les Nations Unies, quelle que soit la partie (Israël ou les Palestiniens) qui y recourt et les armes utilisées.
De plus, l’usage des armes met les Palestiniens dans l’espace où Israël est le plus fort et où ils sont le plus faible. Il permet à Israël de se servir de l’argument sécuritaire pour masquer ses crimes. Et les armes ne visent pas les faiblesses les plus graves d’Israël – sa prétention à la supériorité ethnique et religieuse et son refus de reconnaître sa responsabilité pour la dépossession palestinienne passée et en cours. Il est à noter que pendant la première Intifada, les Palestiniens ont pu obtenir des succès semblables à la lutte armée de l’OLP un quart de siècle plus tôt : mettre en avant la question de la Palestine et attirer un mouvement puissant de solidarité internationale, officielle et non gouvernementale.
Aujourd’hui, la résistance civile et BDS, couplés avec la solidarité internationale, renforcent les Palestiniens et affaiblissent les Israéliens.
Parmi les stratégies utilisées dans la lutte pour les droits de l’homme, les Palestiniens ont un besoin urgent d’identifier les moyens les plus efficaces pour rester sur la terre de Palestine. La lutte populaire non violente contre le mur d’Israël en Cisjordanie occupée a remporté quelques succès et a renouvelé la direction de la base populaire en écho à la première Intifada (voir l’article de Jamal Juma’, « Justice deferred – Upholding the ICJ rulling », 26 août 2010).
Cependant, Israël continue sans relâche à découper la Cisjordanie et à dépeupler la Vallée du Jourdain et Jérusalem Est, comme c’est le cas dans le Néguev et dans les autres secteurs où les Palestiniens sont majoritaires à l’intérieur d’Israël. Sans Palestiniens sur la terre de Palestine, comme Israël ne le sait que trop bien, la cause palestinienne sera impossible à maintenir.
Renforcement du mouvement de solidarité arabe et international
Pendant des décennies, l’OLP et l’AP n’ont pas eu de contacts avec les populations arabes de façon organisée, se contentant largement de traiter avec les gouvernements arabes. Pas plus qu’elles n’ont nourri le soutien diplomatique du mouvement des non-alignés et autres pays amis, à un moment où Israël a activement courtisé les Etats africains et asiatiques, ou renforcé des liens stratégiques avec des pays amis européens et post-Union Soviétiques. Les sympathies arabes continuent d’aller aux Palestiniens mais rares sont ceux qui ont la moindre idée de comment les aider. Les réfugiés et exilés palestiniens peuvent jouer un rôle important de sensibilisation des peuples arabes, sans interférer dans les affaires arabes internes. En même temps, dans leur recherche de solidarités, les Palestiniens doivent être solidaires des Arabes sur des questions qui les préoccupent (lire le Tour de Table de Al-Shabaka, « The Role of the Palestinian Diaspora, » qui a commencé cette discussion).
Le mouvement international de solidarité de la société civile est en train de se revitaliser rapidement par la lutte populaire et par BDS, ainsi que par l’indignation face aux attaques israéliennes contre Gaza, contre la « Flottille de la Liberté » et autres cas où le droit international est bafoué. De nouvelles formes de soutiens officiels émergent dans des pays comme la Turquie et la Malaisie. Un accord de paix qui ne réalise pas les droits palestiniens risque de désamorcer cette mobilisation, comme cela est arrivé au puissant mouvement international de solidarité des années 1980, qui remplissait les salles des Nations Unies pendant la conférence annuelle sur la question de la Palestine.
Recommendations
Dans chacun des domaines abordés ci-dessus, des stratégies ont émergé ou sont nécessaires pour soutenir la lutte pour la réalisation des droits palestiniens. Ci-dessous quelques exemples et suggestions.
- Unification du corps politique palestinien
Parallèlement aux efforts visant à promouvoir l’unité et à relancer l’OLP, il est nécessaire d’investir d’avantage dans des activités qui réunissent les Palestiniens par delà les frontières (comme par exemple ce que Al-Shabaka cherche à faire) sans négliger aucun segment du peuple palestinien, en exil, sous occupation et en Israël. Il est également nécessaire d’investir davantage dans la capacité palestinienne à rester inébranlablement sur sa terre et en exil, tout en reconnaissant que ceux qui vivent sur la terre de Palestine ont une plus grande capacité à influencer l’avenir palestinien. Les Palestiniens en exil doivent aussi utiliser tous les moyens possibles pour rester en contact physique avec la terre de Palestine et trouver les moyens de s’opposer aux nombreuses tactiques auxquelles Israël a recours pour les en empêcher.
- Adhésion à des objectifs communs
Les Palestiniens devraient diffuser partout les objectifs de l’Appel de la Société civile aussi largement et aussi clairement que possible, pour expliquer l’intérêt de la stratégie BDS mais aussi pour attirer l’attention sur d’autres stratégies qui peuvent soutenir ces objectifs, par exemple entretenir des relations avec les peuples des pays arabes d’accueil. Et ils devraient communiquer les objectifs aussi largement que possible à la société civile internationale de manière à ce que celle-ci reste mobilisée jusqu’à ce qu’ils soient atteints. De plus, les Palestiniens doivent se préparer à diffuser des déclarations publiques et à prendre les mesures appropriées pour informer des gouvernements mondiaux que tout accord qui ne remplit pas ces objectifs sera rejeté – et rencontrera une résistance – par la majorité du peuple palestinien.
- Application du droit international
Les Palestiniens doivent investir dans l’éducation et la sensibilisation sur les principes et conventions pour les droits de l’homme qui s’appliquent à ces domaines ainsi qu’à d’autres conflits comme l’invasion et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan par les Etats Unis. Il est également important d’élaborer des messages en termes de droits et valeurs universels qui parlent facilement aux gens, partout.
- Utilisation de tactiques appropriées
Il est nécessaire de lancer des discussions larges sur l’efficacité des diverses options de résistance, en particulier parmi la jeunesse. Il est aussi important de mobiliser les énergies des Palestiniens de tous âges qui ont été exclus du processus politique, de manière à ce qu’ils puissent apporter une contribution tangible à la lutte en identifiant, selon leurs contextes locaux, les tactiques adéquates qui aideront à réaliser les objectifs communs.
- Renforcement du mouvement de solidarité arabe et international
En plus de la sensibilisation et de l’éducation décrites ci-dessus, les Palestiniens doivent prendre le temps de comprendre les luttes auxquelles leurs partisans sont confrontés chez eux – dont le racisme, la pauvreté et l’inégalité – et trouver des moyens de les soutenir.
Les suggestions sont destinées à contribuer et à encourager le débat. Qu’il y ait ou non un « accord de paix », ou qu’Israël continue d’imposer sa volonté militaire et politique pour faire capoter un accord, il est impératif que les Palestiniens discutent, élaborent et communiquent les meilleures stratégies pour atteindre leurs objectifs. Sinon, ce dernier « processus de paix » peut démobiliser définitivement la lutte palestinienne pour les droits.

Notes de bas de page
(1) Les documents sur les trois perspectives sont extraits du Journal of Palestine Studies, Volume XXXVI, No. 4, Summer 2007, pp. 73 -100 (PDF, en anglais)
(2) En 1996, Le Conseil national palestinien a modifié la Charte, devant l’insistance des Etats-Unis et d’Israël, de retirer les articles contraires aux lettres échangées entre l’OLP et Israël en 1993. Aucun des documents israéliens n’ont été amendés de manière à reconnaître les droits palestiniens.

Nadia Hijab est analyste indépendante et travaille à l'Institut des Etudes Palestiniennes. Cet article est paru le 22 septembre 2010.

(*) Le Commandement unifié de l'Intifada, appelé également Commandement national unifié, est une organisation formée en 1987 par les comités populaires pour diriger la première Intifada qui a éclaté d'une manière spontanée. Côté OLP, on ne trouvait que ses quatre principales factions : Le Fatah, le Front démocratique pour la libération de la Palestine, le Front populaire de libération de la Palestine et le Parti communiste. Les actions du commandement ne dépendaient pas de la direction de l'OLP qui se trouvait à Tunis. Ses membres affirmaient leur loyauté à l'égard de l'OLP mais remettaient en cause l'infaillibilité de ses dirigeants. L'OLP et Israël furent alors contraints de s'accommoder d'un nouveau partenaire qui a imposé dans les territoires occupés une nouvelle manière d'agir et une autre conception de la population qui est devenue plus autonome et qui dirigeait le combat contre Israël à son propre titre. Les membres du commandement ont gardé l'anonymat et sont inconnus à la majorité des Palestiniens. Leur participation fut tenue secrète après leur arrestation et leur expulsion par Israël. (source Wikipédia).
Traduction : MR pour ISM  

Le cabinet de sécurité rend son verdict

le 05.10.10 | 03h00
Le cabinet israélien de sécurité doit envisager, demain, la prolongation éventuelle du gel partiel de la construction dans les colonies juives en Cisjordanie occupée, a indiqué hier Haaretz.
Selon le quotidien, cette instance doit examiner, à cette occasion, une proposition du président Barack Obama, en vertu de laquelle Israël prolongerait de deux mois le moratoire sur la colonisation en contrepartie de garanties américaines dans les domaines politique et sécuritaire. Haaretz a précisé que ses informations sont fondées sur les dires des neuf ministres membres du cabinet de sécurité et de divers responsables du Likoud, le parti de droite du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Interrogé, le porte-parole de ce dernier, Mark Regev, a déclaré : «Je n’ai pas connaissance d’un tel ordre du jour pour la prochaine réunion du cabinet de sécurité.»
Les instances dirigeantes palestiniennes veulent suspendre les négociations directes de paix avec Israël, relancées le 2 septembre à Washington après 20 mois de suspension, tant qu’Israël n’aura pas prorogé un gel partiel de dix mois dans la colonisation en Cisjordanie échu depuis le 26 septembre.Israël refuse de reconduire ce gel, et M. Netanyahu a appelé samedi soir le président palestinien, Mahmoud Abbas, à poursuivre les pourparlers «sans discontinuité en vue d’aboutir à un accord de paix historique en un an». M. Abbas a, de son côté, fait savoir qu’il prendrait sa décision définitive après avoir consulté les responsables arabes en Libye.             
Rédaction internationale

La colonisation "sape le processus de paix" (Arabie)

04/10/2010  
Le gouvernement saoudien a estimé lundi que la colonisation dans les territoires palestiniens sapait le processus de paix israélo-palestinien parrainée par les Etats-Unis. 
Le Conseil des ministres, qui tenait sa réunion hebdomadaire sous la présidence du roi Abdallah, a évoqué "le blocage des pourparlers de paix directs entre la Palestine et Israël en raison du refus persistant d'Israël d'arrêter la colonisation dans les territoires palestiniens".  
La communauté internationale se doit d'"obliger" Israël à "mettre fin à la colonisation destinée à changer la réalité sur le terrain, ce qui sape le processus de paix et vide les négociations de leur sens", a estimé le Conseil des ministre dans un communiqué publié par l'agence officielle Spa.
Les instances dirigeantes palestiniennes veulent suspendre les négociations directes de paix avec Israël, relancées le 2 septembre à Washington, tant qu'Israël n'aura pas décidé de geler à nouveau la colonisation en Cisjordanie.
Un premier gel partiel de dix mois a pris fin le 26 septembre. Israël refuse de reconduire ce gel, et le président palestinien Mahmoud Abbas a fait savoir qu'il prendrait sa décision définitive après avoir consulté les pays arabes, dont l'Arabie saoudite, à l'occasion d'un sommet prévu cette semaine en Libye.
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La moitié du cabinet Netanyahu opposée à un gel de la colonisation

04/10/2010     
La moitié des ministres du cabinet israélien, dont le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, est opposée à un nouveau moratoire sur la colonisation réclamé par la communauté internationale, révèle un sondage publié lundi.
Selon l'enquête du quotidien israélien, Yédiot Aharonot, quinze des trente ministres du gouvernement de coalition de droite de Benjamin Netanyahu sont hostiles à tout nouveau gel de la construction dans les colonies en Cisjordanie occupée. Huit y sont favorables et sept se disent indécis. 
En outre, huit des quinze membres du cabinet de sécurité, qui regroupe les portefeuilles les plus importants, sont hostiles à un gel. Quatre sont pour et trois sont indécis. 
Un précédent moratoire de dix mois a expiré le 26 septembre et Netanyahu a refusé de le prolonger, compromettant ainsi les pourparlers dits de paix avec les Palestiniens qui refusent de négocier tant que la colonisation continue. 
Les 15 ministres du cabinet de sécurité doivent débattre mercredi d'un éventuel gel de la colonisation. Ils doivent examiner une proposition attribuée à l'équipe du président américain Barack Obama en vertu de laquelle Israël gèlerait pendant encore deux mois le moratoire en contrepartie de garanties américaines dans les domaines politique et sécuritaire. 
La Maison Blanche a démenti qu’Obama ait envoyé une lettre en ce sens au Premier ministre israélien, ce qui n'a pas empêché les médias israéliens de divulguer des détails de l'offre américaine. 
Les ministres les plus proches de Netanyahu, réunis au sein d'une instance restreinte appelés le "forum des sept", sont également en majorité en faveur de la poursuite de la colonisation, dont Lieberman. 
"Nous n'allons pas quitter la coalition gouvernementale car c'est le seul moyen pour nous de conforter une majorité (au sein du cabinet) hostile au gel"  de la colonisation, a affirmé Lieberman dimanche soir devant son parti Israël Beitenou (droite nationaliste), selon le journal en ligne Y-Net. 
"J’ai appris que Washington voulait imposer à Israël un règlement permanent et la prolongation du gel de deux mois", a ajouté Lieberman, dont le parti (15 députés sur 120), est le principal pilier de la majorité de Netanyahu. 
Selon lui, ce règlement serait fondé sur la coexistence de deux Etats, israélien et palestinien, sur la base des frontières antérieures à la guerre de 1967 par le truchement d'échanges territoriaux portant sur 3% ou 4% de la superficie de la Cisjordanie. 
Selon un sondage publié dimanche, une nette majorité de 54% des Israéliens est hostile à la prolongation du gel, contre 39%.
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Les morts palestiniens qui disparaissent des chroniques

lundi 4 octobre 2010 - 06h:35
Vittorio Arrigoni
Pendant qu’à Gaza les morgues recommencent à s’engorger et les fossoyeurs se creusent la tête pour trouver de nouveaux mètres cube de terre à remplir, à Jérusalem certains ont donné l’impression de s’amuser follement.
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3 octobre 2010 - Izzedine Qawasme, ici pleuré par les siens, a été assassiné par la police israélienne dans le village de Sair près d’Hébron - Photo : AP
La semaine dernière, transmis en mondovision et vus d’ici sur le terrain, les sourires et les poignées de main entre le promoteur et premier défenseur du mouvement des colons, Netanyahu, et le pantin indigne du drapeau qu’il porte, Abu Mazen, entraient en conflit avec la réalité de Gaza.
Les pourparlers de paix sont en train d’exporter plus de guerre que prévu dans la Bande : bombardements aériens, chars d’assaut et tireurs d’élite israéliens à la frontière ont fait de nombreux blessés et morts depuis le 2 septembre. Ici à Gaza, jusqu’à la date du 24 septembre, il n’y a pas eu « cinq tués, dont trois civils et un milicien » comme l’écrit une dépêche Ansa (la principale agence de presse italienne) du 15 septembre, mais bien six victimes palestiniennes, toutes civiles.
Au bénéfice de la distraction éventuelle de l’Ansa, voici les noms des civils tués pendant les pourparlers de paix :
4 septembre. Les F16 israéliens bombardent les tunnels de Rafah, à la frontière égyptienne. Deux travailleurs palestiniens meurent dans l’explosion et dans l’écroulement du tunnel qui s’en suit. Il s’agit de Khaled ’Abdul Karim al-Khatib, 35 ans, et de Saleem Mohammed al-Harrab, 19 ans, tous deux originaires du camp de réfugiés de al-Boreij.
12 septembre. À la frontière de Beit Hanoun, un char fait feu en direction de trois bergers palestiniens qui sont en train de garder leurs brebis. À l’hôpital arrivent les cadavres massacrés d’Ibrahim Abdullah Mosa Abu Sa’id, 91 ans, Hosam Khaled Ibrahim Abu S’aid, 16 ans, et Isma’il Waleed Mohammed Abu ’Oda, âgé de 17 ans. L’armée israélienne, qui dans un premier temps a affirmé avoir touché des miliciens prêts à entrer en action, face aux preuves éclatantes fournies par les organisations de défense des droits de l’homme, a été contrainte de reconnaître « l’erreur », ou plutôt « l’horreur ». Sans que cela ne mène à une poursuite conséquente contre l’officier ayant donné l’ordre de tirer et contre le soldat ayant accompli l’énième carnage parmi les civils.
15 septembre. Les F16 descendent à nouveau en piqué sur les tunnels de Rafah et font l’énième victime civile, Wajdi Jihad al-Qadhi, 23 ans. Il vivait dans le camp de réfugiés Yibna de Rafah. Voici les noms des 6 civils assassinés, auxquels il faut ajouter Mansour Baker, un jeune pêcheur tué vendredi, sans oublier les dizaines de blessés touchés depuis le 2 septembre dans les bombardements et les attaques terroristes israéliennes ayant eu lieu à la frontière.
Dans l’article de l’Ansa, il est euphémiquement déconcertant de constater que les communiqués diffusés par les porte-parole de l’armée israélienne sont habituellement considérés comme une chronique des faits dans leur aveugle réalité.
« Depuis Gaza, des miliciens palestiniens ont lancé au moins deux tirs de roquette vers le port israélien d’Ashkelon et une dizaine de coups de mortier vers des villages agricoles juifs du Néguev. Pour la première fois, trois projectiles au moins contenaient du phosphore », écrit l’auteur de l’article, sans que dans son esprit ne se pose la question de savoir où diable les Palestiniens ont pu se procurer le phosphore blanc, eux qui, en état de siège, peinent à trouver deux briques et un seau de ciment. D’aucuns ont supposé qu’il s’agissait d’un résidu des tonnes de phosphore blanc qui nous ont été déchargées en janvier 2009 pendant l’opération Plomb Durci, mais il ne faut pas être titulaire d’une maîtrise en chimie pour savoir qu’une fois qu’un projectile de ce type explose, il ne peut être renvoyé en arrière. À moins qu’il ne s’agisse d’un message symbolique délibéré. Il se trouve toutefois que des groupes armés de Gaza ont démenti le bobard.
D’ailleurs, si l’on considère les communiqués des chefs militaires israéliens comme de véritables nouvelles, Plomb Durci a été une offensive contre le Hamas et le fait que 90% des victimes, dont 350 enfants, aient été des civils, au fond importe peu.
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Le 17 septembre, un escadron de la mort israélien est entré avant l’aube dans une habitation à Tulkarem et trois coups à bout portant ont tué dans son sommeil le leader du Hamas, As’ad Shelbaya. Même en cette occasion, les principaux médias occidentaux ont répété la version israélienne selon laquelle Abu Shaalbiyeh aurait « couru dans la rue de manière suspecte vers les militaires, les bras cachés derrière le dos ».
Une version contredite par le récit des parents et témoins selon lesquels il s’est agi d’une véritable exécution, advenue dans la chambre d’Abu Shaalbiyeh.
Aucune arme n’a été trouvée sur son corps et il suffirait d’observer les photos de la scène du crime pour imaginer la fin qui a été la sienne :
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Alors que, comble de la dérision pour les Palestiniens, Abu Mazen rencontre le premier ministre israélien dans sa confortable maison de Jérusalem, demeure avec vue sioniste, comme s’il voulait s’assurer son rôle de majordome au terme des pourparlers, la société civile mondiale continue à encourager le boycott contre Israël. La bonne nouvelle de la semaine vient de Grande Bretagne où, par le biais de leurs syndicats, 6 millions et demi de travailleurs refuseront désormais d’acheter des marchandises produites dans les colonies illégales israéliennes.
À la conférence annuelle du TUC, la confédération des syndicats britanniques représentant la majorité des travailleurs anglais, a voté à l’unanimité une motion de soutien au mouvement BDS.
Mardi dernier, jour des pourparlers, nous nous sommes rendus sans armes à la frontière pour commémorer les dernières victimes et pour relancer le message du boycott face à Erez, le mur situé au nord de la prison de Gaza. Les geôliers israéliens nous ont mitraillés sans négocier la moindre humanité :
Restons Humains.
* Vittorio Arrigoni réside à Gaza ville. Journaliste freelance et militant pacifiste italien, membre de l’ISM (International Solidarity Movement), il écrit notamment pour le quotidien Il Manifesto. Il vit dans la bande de Gaza depuis 2008. Il est l’auteur de Rester humain à Gaza (Gaza. Restiamo umani), précieux témoignage relatant les journées d’horreur de l’opération « Plomb durci » vécues de manière directe aux côtés des ambulanciers du Croissant-Rouge palestinien.
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Vittorio Arrigoni
Son blog peut être consulté à :
http://guerrillaradio.iobloggo.com/
Vittorio Arrigoni vient de recevoir le prix spécial « Rachel Corrie » à Ovada [Piémont italien] pour son travail d’information à Gaza : http://www.testimonedipace.org,
30 septembre 2010 - Communiqué par l’auteur
Traduction de l’italien : Y. Khamal
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Le zèle de l’imposture

lundi 4 octobre 2010 - 17h:12
Yazid Slaim
A l’heure où les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ont repris, on assiste comme à chaque « reprise » des négociations à une totale mise en scène dont les avantages sont plus politiciens que politiques.
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Le rôle (joué) des Etats-Unis
Les Etats-Unis sont encore les hôtes de cette mascarade. La plus vieille démocratie du monde (vieille dans le sens usée, bien entendu) va encore une fois nous éblouir par un tour de force de premier choix : réconcilier les deux frères ennemis une bonne fois pour toute. La légitimité du médiateur crève les yeux. Les USA n’ont jamais, ô grand jamais, fait preuve de partialité en faveur de la Palestine ou d’Israël. Ils souhaitent réellement la paix. Eux qui vont augmenter les crédits militaires à Israël (actuellement à plus de 3 milliards de dollars annuels) pour que l’Etat Hébreu puisse se protéger des barbares arabes qui usent de leur supériorité militaire pour tuer les Israéliens et pour voler leurs terres.
Plus sérieusement, j’avoue m’étonner du calendrier.
Pourquoi les USA choisissent-ils ce mois de septembre 2010 pour reprendre les négociations avec (et non pas entre) les deux entités ? Pour la simple et bonne raison que les USA ont toujours fait ainsi. Reprendre ce bouillant dossier juste avant des élections pour influencer et conquérir l’opinion publique. Bill Clinton l’avait fait en 2000 pour revaloriser son mandat. Bush a fait la même chose en janvier 2008. Maintenant, c’est au tour d’Obama (qui a besoin de le faire pour les élections de mi-mandat, tant la désillusion est importante). On va relancer les négociations pour ne pas perdre la majorité au Sénat. L’opinion est déjà conquise. Le sauveur du monde Barack Obama va enfin commencer sa présidence (à part boire des bières, aller au Mcdo, et traiter ses opposants de racistes, il n’a pas fait grand-chose).
Jetons maintenant un œil sur les autres protagonistes des négociations.
L’autorité pâle-estinienne
Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité Palestinienne, n’a plus aucune autorité officielle. Toujours présenté dans les médias occidentaux comme un interlocuteur officiel, il est souvent décrier chez les âmes éclairées comme un traître palestinien.
Lui qui se veut porte-parole de la cause palestinienne, il n’aura jamais autant rompu avec la tradition palestinienne qui se veut résistante (on dit terroriste dans les médias occidentaux, tout comme les Nazis appelaient « terroristes » les résistants français). Ses appels à la fin de la colonisation ont moins de poids qu’un appel similaire de la part des Etatsuniens (les Américains étant les habitants de l’Amérique). Mahmoud Abbas n’a aucun moyen de pression sur le Hamas, principale mouvance résistante palestinienne, ce qui montre qu’il ne représente ni une autorité, ni les Palestiniens. Pour un président de l’Autorité Palestinienne, c’est quand même un comble.
Cet imposteur réclame donc un gel total de la colonisation. Cela me fait doucement marrer puisque l’ONU déclare les colonies dans les territoires palestiniens illégales. Il ne s’agit donc pas de demander un gel de la colonisation, mais un gel de la colonisation ET un retrait total des colons dans les territoires occupés. Notre ami Mahmoud (le traitre Abbas, pas le résistant Ahmadinedjad) a autant de légitimité que d’exigence...
Israël
Les Etats-Unis ont obtenu d’Israël un moratoire pour un gel de la colonisation dans les territoires occupés, qui s’est terminé fin septembre. Les constructions ont donc repris, les expulsions de Palestiniens de leur maison, les destructions des maisons, et l’installation d’habitats réservés seulement aux Juifs peuvent regarnir le paysage folklorique du Proche-Orient.
Pendant ce temps, l’hilarante Hillary Clinton se dit confiante pour obtenir un prolongement du moratoire de... (roulement de tambour) deux mois !! Bon d’accord, c’est peu, mais si vous croyez que c’est facile de négocier avec les Israéliens... Il a la dent dure, Benjamin Netanyahu, le premier ministre qui intègre un transfuge de l’extrême-droite comme chef de la diplomatie.
Il apparaît en fait que les Israéliens veulent se sortir renforcés des négociations. Ces négociations qui ont pour objectif d’obtenir des concessions de la part des deux parties, va en fait tourner totalement à l’avantage des Israéliens.
Nous avons d’un coté, un gouvernement israélien qui fait mine de ne pas contrôler les colons qui n’en font qu’à leur guise, de l’autre, des USA en médiateur partial, et enfin un représentant palestinien totalement à la solde d’Israël, et nous avons le cocktail parfait pour un cours d’hypocri... pardon, de diplomatie dans toute sa splendeur.
Et l’Union Européenne ?
Lors d’une récente visite à Paris, Mahmoud Abbas a rencontré le président Sarkozy. Ce dernier a tapé du poing sur la table. L’Union Européenne doit participer aux négociations ! Mahmoud Abbas est apparu aussi émerveillé devant Sarkozy que l’aurait été Jean-Pierre Pernault devant... Sarkozy. Le président qui n’a jamais caché son soutien inconditionnel à Israël. Comment croire encore qu’on pourra sortir quelque chose de bien de ces négociations ?
L’Union Européenne veut jouer un rôle dans ces négociations (je ne sais pas combien de fois j’ai utilisé le terme « négociations » alors qu’il est le dernier mot qui convient) de par sa proximité géographique avec le théâtre des opérations. Mais il apparaît en fait que les Etats-Unis mènent un double jeu total sur la question du Proche-Orient. Elle affiche avec fierté les budgets alloués à la construction d’écoles, d’hôpitaux, et d’aéroports dans les territoires palestiniens. Elle affiche plus discrètement un fort soutien militaire à Israël qui sert à détruire des...écoles, des hôpitaux et des aéroports dans les territoires palestiniens. Allez, soyons cyniques, on dira qu’Israël détruit avec l’aide européenne les infrastructures construites grâce aux allocations européennes.
Cet article qui s’est voulu volontairement cynique n’est pas totalement dans le vrai. En effet, les émissions de télévision ont agréablement surpris l’auteur. Le recul qui a été pris montre clairement que peu de personnes sont confiantes quant à l’issue de ces négociations. J’imagine même que fait coïncider la reprise des négociations avec la fin du moratoire montre clairement quelque chose. On fait en sorte de montrer que les Etats-Unis ne peuvent résoudre seuls le problème. Il faut donc faire entrer un autre acteur dans les négociations, c’est-à-dire l’Union Européenne. Ce qui fait que maintenant, il n’y a plus un médiateur partial mais deux médiateurs partiaux.
On cherche clairement à liquider la cause palestinienne.
Mais ne nous y trompons pas, on ne joue pas à trois contre un. Afficher les Etats-Unis, l’Union Européenne et Israël contre Mahmoud Abbas est une vision erronée. Il faudrait afficher les Etats-Unis, l’Union Européenne, Israël et Mahmoud Abbas contre la cause palestinienne...
2 octobre 2010 - Communiqué par l’auteur
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Colonies juives : une débauche de constructions

lundi 4 octobre 2010 - 07h:25
Khaled Amayreh - The Palestine Telegraph
Avec le monde arabe et l’Autorité palestinienne qui semblent pris dans une spirale de faiblesse et d’hésitation, et une administration Obama qui ne veut ou ne peut faire pression sur Israël, le gouvernement israélien a laissé les colons juifs se lancer dans la construction du plus grand nombre d’unités d’habitations coloniales possible.
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Colonie juive de Har Homa à l’est de Jérusalem : l’architecture sioniste dans toute sa laideur et toute sa brutalité... - Photo : AP/Sebastian Scheiner
Cet emballement est intervenu quelques heures à peine après un moratoire de 10 mois sur l’expansion des colonies qui a expiré dimanche soir, 26 Septembre.
De joyeuses célébrations se sont poursuivies pendant des heures, les dirigeants des colons et des officiels du gouvernement prononçant des discours avec des bulldozers, bétonnières et autres engins de construction en arrière-plan. Au cours des célébrations, des milliers de ballons ont été lâchés dans l’air, symbolisant le nombre d’unités que les colons ont l’intention de construire.
Maintenant que les [faibles - N.d.T] restrictions à l’expansion des colonies ont été levées, les colons, avec l’appui explicite du gouvernement, promettent de « compenser » le retard pris ces dix derniers mois en intensifiant la construction de colonies à un degré sans précédent.
Les dirigeants des colons disent avoir l’intention de construire « des dizaines de milliers d’unités » en plus, d’ouvrir de nouvelles routes et d’autres types d’infrastructure qui nécessitent le vol d’importantes portions supplémentaires de territoire palestinien.
Initialement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait exprimé un minimum de surprise face à ce qui se passait. Son hésitation apparente aurait été plus convaincante si le premier ministre israélien n’avait pas tant résisté à la pression américaine et internationale pour étendre le gel de la colonisation, même pour quelques mois.
Netanyahu a tenté de donner la fausse impression que ce que font les colons est au-delà de son pouvoir et contraire à sa volonté. Pourtant, il est devenu très clair que les colons répondent aux souhaits de Netanyahu même s’il n’a pas donné clairement ses instructions. Comment expliquer autrement les remarques faites plus tôt cette semaine par Netanyahu, dans lesquelles il demandait à ses ministres de s’abstenir de tout commentaire sur l’expansion des colonies ? Netanyahu a également exhorté les dirigeants des colons à « construire tranquillement sans faire trop de bruit ».
Selon des sources israéliennes, Netanyahu est en train de profiter de « la situation politique » à laquelle est confronté Barack Obama, dont la capacité à faire pression sur Israël est fortement limitée par la proximité des élections au Congrès en novembre.
L’administration Obama a réagi aux provocations des colons de Cisjordanie en exprimant sa « déception » [ce dont les Israéliens se foutent royalement - N.d.T] et en promettant de poursuivre les efforts pour pousser le processus de paix.
Le porte-parole du département d’Etat américain, PJ Crowley, a déclaré plus tôt cette semaine que l’envoyé des Etats-Unis au Moyen-Orient, George Mitchell, était en contact avec les deux parties. Mitchell a fait de nombreuses visites dans la région, mais pour des résultats quasi-nuls.
« Nous reconnaissons que, compte tenu de la décision d’hier, nous sommes face à un problème que nous avons à résoudre et il n’y a pas de négociations directes prévues à ce stade, mais nous serons en contact avec les deux parties pour voir comment aller de l’avant » », a déclaré Crowley.
Crowley a laissé entendre que les États-Unis pourrait faire pression sur la Ligue arabe pour qu’elle-même fasse pression sur la direction palestinienne pour que celle-ci reste engagée dans les pourparlers de paix avec Israël en dépit de la reprise des activités de colonisation.
Ces dernières années, surtout depuis que Mahmoud Abbas a pris la succession de Yasser Arafat comme chef de file de l’Organisation de libération de la Palestine et comme président de l’Autorité palestinienne (de Ramallah), les États-Unis ont utilisé à plusieurs reprises leurs alliés arabes pour contraindre les dirigeants palestiniens à faire des concessions à Israël. C’est la politique sur laquelle Washington va s’appuyer une fois de plus, en se servant de capitales arabes complaisantes pour convaincre Abbas d’avaler ses « réserves » et de reprendre les pourparlers avec Israël, tout en voyant dévoré morceau après morceau ce qui devait devenir un état palestinien.
Mais le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, a déclaré que les Etats arabes n’insisteront pas auprès des dirigeants palestiniens pour les faire participer à de futiles discussions qui ne peuvent mener nulle part.
Moussa a accusé l’administration Obama de ne pas adopter une attitude ferme avec Israël mais d’adopter une approche trop complaisante envers l’Etat juif, quoi que celui-ci fasse.
« Nous respectons le président Obama et la façon dont il gère le processus de paix, mais il doit être suffisamment clair qu’une politique consistant à traiter Israël avec un laxisme absolu tout en faisant pression sur le côté arabe ne fonctionnera pas », a déclaré Moussa.
Dans une interview accordée au quotidien arabe Al-Ahram plus tôt cette semaine, Moussa a ajouté qu’il était illogique de demander aux Arabes encore plus de concessions alors que l’Etat juif vole des pans entiers de terres arabes et se livre à des activités illégales de colonisation.
D’autres dirigeants arabes ont critiqué les Etats-Unis pour vouloir faire pression sur les Arabes afin de masquer son impuissance et l’absence de pressions sur Israël. Selon la presse israélienne, les Etats-Unis avaient offert à Israël « des incitations sans précédent » en échange de l’extension du gel de la colonisation pour quelques mois.
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* Khalid Amayreh est un journaliste qui vit à Dura, dans le district d’Hébron, Cisjordanie, Palestine occupée. Il a un Bachelor en journalisme de l’Université d’Oklahoma (1981) et un Master en journalisme, de l’Université de Southern Illinois (1983)
2 octobre 2010 - The Palestine Telegraph - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.paltelegraph.com/eng/com...
Traduction : Info-Palestine.net
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La députée palestinienne Khalida Jarrar empêchée de se faire soigner en Jordanie

publié le lundi 4 octobre 2010
Un appel de Luisa Morgantini

 
Khalida Jarrar, députée du Conseil législatif palestinien, est gravement malade. Le gouvernement israélien lui interdit de sortir du pays pour se soumettre à des examens médicaux.
Cela fait plus de deux mois que le médecin de Khalida Jarrar, parlementaire palestinienne élue dans les liste du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), lui a prescrit des examens approfondis du cerveau en raison des malaises dont elle souffre depuis longtemps maintenant.
Les résultats des premiers examens médicaux que Khalida Jarrar a effectués dans les hôpitaux des Territoires palestiniens occupés sont inquiétants, c’est pourquoi des analyses plus approfondies lui ont été prescrites au mois d’août. Les infrastructures médicales palestiniennes ne sont toutefois pas assez équipées pour cela et les médecins ont conseillé à Khalida Jarrar de se rendre à Amman, en Jordanie.
Malgré les exhortations à partir le plus tôt possible pour pouvoir trouver les causes de sa maladie, cela fait plus d’un mois et demi qu’il est interdit à Khalida Jarrar de se rendre à l’étranger parce que les services secrets israéliens ne la considèrent pas membre du Parlement palestinien, mais « membre d’une organisation terroriste ».
La négation du droit aux soins médicaux d’une parlementaire, qui a été élue par la population palestinienne et est étrangère à tout fait de violence, représente un acte très grave, qui ne fait que témoigner de l’un des aspects les plus sombres et tragiques de l’Occupation israélienne.
Le Ministère de la Santé palestinien a accepté de couvrir les frais des examens médicaux et les responsables de l’administration civile israélienne en Cisjordnaie, interpellés par l’avocat de Khalida Jarrar, ont affirmé - dans une lettre officielle du 17 août 2010 - que « rien n’empêche Khalida Jarrar de se rendre à l’étranger”.
Malgré cela, le 30 août dernier, lorsque la députée s’est rendue jusqu’au pont de Allenby pour atteindre la Jordanie, l’autorisation de quitter le pays lui a été refusée par l’armée israélienne, pour “des raisons de sécurité ».
Face à ce qui témoigne indéniablement d’une profonde injustice et d’une déplorable inhumanité, je vous prie d’exercer la pression nécessaire afin que l’on interdise à Israël de nier le droit à la santé et à la vie de la population palestinienne et que cesse enfin l’occupation militaire des territoires palestiniens.
Nous devons demander au gouvernement italien, au Parlement et au Ministère italien des Affaires étrangères de mettre en oeuvre toutes les mesures possibles à l’égard de l’autorité israélienne afin que Khalida Jarrar puisse se rendre en Jordanie et accéder aux soins médicaux qui lui sont nécessaires.
* Luisa Morgantini est ancienne Vice-Présidente du Parlement européen et est particulièrement engagée dans la défense des droits du peuple palestinien. Son site internet peut être consulté à : http://luisamorgantini.net/
publié par Info Palestine
http://www.info-palestine.net/artic... Septembre 2010 - Traduction de l’italien : Y. Khamal

L’Egypte et la Jordanie soutiennent les Palestiniens sur la question de la colonisation

publié le lundi 4 octobre 2010
Associated press
 
L’Egypte et la Jordanie ont apporté dimanche leur soutien au refus palestinien de négocier avec Israël tant que se poursuivra la colonisation. Mais les deux pays, alliés des Etats-Unis au Proche-Orient, ont appelé à de nouveaux efforts pour sauver les discussions de paix se déroulant sous la médiation de Washington.
L’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell a rencontré dimanche le président égyptien Hosni Moubarak au Caire et le roi Abdallah II de Jordanie à Amman.
"Les conditions actuelles ne sont pas favorables" à la poursuite des pourparlers de paix, a déclaré le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit. "Nous comprenons la position palestinienne qui demande l’établissement d’un environnement et de circonstances appropriés pour la tenue et la poursuite de négociations".
En plus de rencontrer George Mitchell, le roi Abdallah II de Jordanie s’est entretenu dans la journée avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, déclarant que le refus d’Israël de porter un coup d’arrêt aux constructions dans les colonies juives en Cisjordanie sapait le processus de paix.
"Vous avez le plein soutien de la Jordanie pour l’établissement d’un Etat palestinien, qui exige la fin des actions unilatérales d’Israël...principalement la construction de colonies", a déclaré le souverain hachémite à Mahmoud Abbas, selon un communiqué du Palais royal.
Les négociations israélo-palestiniennes, qui ont repris il y a un mois, sont en péril : Israël refuse de prolonger le moratoire de dix mois sur de nouvelles constructions dans les colonies juives en Cisjordanie qui a expiré la semaine dernière. Les Palestiniens doivent annoncer leur décision définitive cette semaine et diront, à l’occasion du sommet de la Ligue arabe vendredi prochain, s’ils continuent tout de même ces discussions directes.
Samedi, les instances dirigeantes de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont décidé à Ramallah (Cisjordanie) de ne pas poursuivre les négociations de paix avec Israël tant que la colonisation israélienne continuera.

Le gel des colonies revient sur le tapis malgré de vives oppositions israéliennes

05/10/2010
La possibilité d'un nouveau gel temporaire de la colonisation israélienne est revenue hier sur le tapis en dépit du refus des ultras du gouvernement de Benjamin Netanyahu de toute concession sur la poursuite de la construction en Cisjordanie.  
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a laissé entendre hier que le dossier du gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie n'est pas clos. Un précédent moratoire de dix mois a expiré le 26 septembre et M. Netanyahu a refusé de le prolonger, compromettant ainsi les pourparlers de paix avec les Palestiniens qui refusent de négocier tant que la colonisation continue.
« Nous sommes engagés dans un processus des négociations délicates avec l'administration américaine pour permettre la poursuite des pourparlers », a déclaré aux journalistes M. Netanyahu à l'ouverture du Conseil des ministres, hier. Il n'a pas précisé sur quoi portaient ces négociations, mais les médias israéliens font état de propositions alléchantes américaines en échange d'une prolongation du moratoire. « Le Premier ministre a clairement fait savoir qu'il n'y avait jusqu'à présent aucune décision et que, si elle devait être prise, les ministres en seraient informés », a commenté le ministre de l'Environnement Gilad Erdan, un proche du chef du gouvernement.
Cela dit, la moitié des ministres du cabinet israélien est opposée à un nouveau moratoire sur la colonisation réclamé par la communauté internationale, révèle un sondage publié hier. Selon l'enquête du quotidien israélien Yediot Aharonot, quinze des trente ministres du gouvernement de coalition sont hostiles à tout nouveau gel de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie. Huit y sont favorables et sept se disent indécis. En outre, huit des quinze membres du cabinet de sécurité, qui regroupe les portefeuilles les plus importants, sont hostiles à un nouveau gel.
Ce cabinet de sécurité pourrait débattre demain d'un éventuel gel de la colonisation et examiner les propositions attribuées à l'équipe du président américain Barack Obama en vertu desquelles Israël gèlerait pendant encore deux mois le moratoire en contrepartie de garanties américaines dans les domaines politique et sécuritaire. La Maison-Blanche a démenti que M. Obama ait envoyé une lettre en ce sens à M. Netanyahu, ce qui n'a pas empêché les médias israéliens de divulguer des détails de l'offre présumée américaine.
Parmi les principaux opposants politiques à un autre moratoire, figure le populiste ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, à la tête de son parti ultranationaliste Israel Beiteinou (15 députés sur 120 à la Knesset) qui est le principal allié de M. Netanyahu. « Nous n'allons pas quitter la coalition gouvernementale, car c'est le seul moyen pour nous de conforter une majorité (au sein du cabinet) hostile au gel » de la colonisation, a affirmé dimanche M. Lieberman, selon le journal en ligne Y-Net. « J'ai appris que Washington voulait imposer à Israël un règlement permanent et la prolongation du gel de deux mois », a assuré M. Lieberman.
En dépit du poids des opposants à toute concession, l'éditorialiste vedette du Yediot Aharonot, Nahum Barnea, estimait hier que M. Netanyahu finirait par céder à la pression américaine, comme il l'a déjà fait dans le passé. « Certes, ce serait idiot de céder, mais ce serait encore plus bête de ne pas le faire », juge-t-il.
Selon un sondage publié dimanche, une forte majorité (54 %) de la population juive en Israël (80 % de la population totale) est hostile à la prolongation du gel, contre 39 %.
Côté palestinien, l'heure est au pessimisme : deux Palestiniens sur trois approuvent l'intention manifestée par leur dirigeant Mahmoud Abbas de se retirer des négociations directes avec Israël à la suite de la reprise des nouvelles constructions dans les colonies, selon un sondage diffusé hier.

Les vedettes israéliennes attaquent les côtes libanaises

Lundi, 04 Octobre 2010 09:05 
IRNA - Le commandement de l’armée libanaise a fait état dimanche soir de l’attaque des vedettes  israéliennes contre les côtes libanaises. Selon le communiqué  de l’armée libanaise, les vedettes israéliennes ont tiré onze obus sur les côtes libanaises à Naqoureh.  Après l'incursion estival de 2006 du régime sioniste contre le sud du Liban, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 1701 selon laquelle le cessez-le-feu a été établi. Le régime sioniste négligeant cette résolution viole quasi-quotidiennement les espaces aérien, maritime et terrestre du Liban.  
Lien 

Hausse de la mortalité des malades palestiniens, à Gaza, toujours assiégé par Israël

Lundi, 04 Octobre 2010 18:16 
IRIB - Plus de 40% des malades palestiniens habitant à Gaza finissent par mourir, en raison des manques de moyens des services de santé et médicaux liés au blocus imposé par Israël. Environ, 400 malades palestiniens, dont 200 enfants, à Gaza, ont perdu la vie, faute d'accès aux médicaments ou services médicaux adéquats, a rapporté la chaîne de la télévision Russia Al-Yaoum, citant les sources palestiniennes. 

Le cabinet israélien insiste sur la colonisation

Lundi, 04 Octobre 2010 22:19 
IRIB - La moitié des ministres du cabinet israélien s'opposent à un nouveau moratoire sur la colonisation en Cisjordanie.
 Cité par Press TV, le quotidien Yediot Aharonot a publié lundi un sondage dont le résultat fait part de la protestation de quinze des trente ministres du gouvernement du Premier ministre, Benjamin Netanyahu contre tout nouveau gel de la construction des colonies en Cisjordanie. Huit ministres se déclarent pour un nouveau moratoire tandis que sept se disent indécis. Après la fin, le 26 septembre, du moratoire de dix mois de la colonisation, le régime sioniste a repris le nouveau tour de colonisation dans la région alors que la partie palestinienne a suspendu les négociations subordonnant leur reprise à l'arrêt des implantations en Cisjordanie.
Lien 

Les députés palestiniens issus du Hamas saluent le gel des négociations de compromis

Lundi, 04 Octobre 2010 22:37 
IRIB- Les députés issus du Mouvement de la Résistance islamique de la Palestine (Hamas) au sein du conseil législatif palestinien ont exprimé leur appui à la décision de l'Autorité autonome d'arrêter les négociations directes de compromis avec le régime sioniste.
 Les négociations avec la partie israélienne n'a apporté jusqu'ici aucun acquis pour le peuple palestinien, ont indiqué les députés du Hamas dans leur communiqué, publié ce lundi, un communiqué qui salue, surtout, la décision de l'Autorité autonome palestinienne de suspendre les soi-disant négociations de paix avec Israël, en raison de la poursuite de la colonisation. Dimanche soir, le Premier ministre élu palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh avait lui aussi favorablement accueilli la décision de l'Autorité autonome palestinienne d'arrêter les négociations de compromis avec le régime sioniste, insistant, notamment, sur l'exigence de parvenir à la réconciliation nationale entre les groupes palestiniens.
Lien 

Des affrontements entre les Palestiniens et les colons dans le quartier de « Saadia » à Al Qods

[ 04/10/2010 - 08:52 ]
Al Qods occupée- CPI
Les affrontements se sont produits dans le quartier de « Saadia » à Jérusalem (Al Qods occupée), le dimanche soir 3/10, entre les membres de la famille "Kerch" à Jérusalem et un certain nombre de colons extrémistes qui ont essayé de jeter les meubles de leur maison confisquée par les associations colonialistes.
Des témoins oculaires ont déclaré que la police israélienne est intervenue pour protéger les extrémistes sionistes et empêché l'entrée des juristes et des journalistes de l'organisation «B'Tselem»  dans l’habitation de la famille,"Kerch" pour interdire toute documentation des violations continuelles des extrémistes colons sionistes.
Selon les témoins, à 9:56 minutes de la nuit dernière, des colons extrémistes ont tenté  de sortir  les meubles de la maison susmentionnée, où les membres de cette famille palestinienne les ont fait face et empêché les colons d’accéder à leur objectif criminel.
Notons que tous les quartiers et villages de la vieille ville d’Al Qods occupée  s’exposent récemment et d’une manière journalière à une escalade agressive des colons extrémistes appuyés par les autorités occupantes israéliennes qui perpètrent un nettoyage ethnique dans cette ville sacrée contre leurs citoyens autochtones palestiniens.

Les colons sionistes incendient une mosquée au sud de Bethléem

[ 04/10/2010 - 09:29 ]
Bethléem - CPI
Des colons extrémistes sionistes ont incendié aujourd’hui à l’aube, le lundi 4/10, une mosquée dans la ville de « Beit Fajar », au sud de Bethléem, en Cisjordanie occupée.
Les villageois  ont affirmé que plusieurs colons extrémistes ont incendié la mosquée des « Prophètes) qui se situe à l’ouest du village de Beit Fajar, lors d’une offensive nocturne, brûlant 12 exemplaires du Coran et le tapis de moquette, avant l’intervention des habitants qui se sont affrontés avec eux et celle de l’armée sioniste qui les a dispersés.
« De grandes parties de la mosquée ont été endommagées suite à l’incendie, en plus  les colons ont écrit des slogans à l'intérieur de la mosquée en hébreu qui incitent à l'assassinat des Palestiniens et offensent les sentiments des musulmans », ont souligné les habitants palestiniens.
Il est à noter que les extrémistes colons sionistes s’engagent d’une manière continuelle à profaner, incendier et endommager de divers lieux saints et sacrés, notamment en Cisjordanie. En 14 avril passé, ils ont profané une moquée à « Hawara », en dessinant sur ses murs des slogans d’insulte contre l’Islam et l’hexagone(l’étoile) d’Israël, ainsi ils ont incendié une autre mosquée au village de « Yassouf », en décembre dernier, en plus un cimetière au d’Awarta a été endommagé cette année.

Le chef de la police de Dubaï:Le dossier d’assassinat du Mossad contre Al Mabhouh reste ouvert

[ 04/10/2010 - 10:09 ]
Dubaï - CPI
Le Lieutenant général Dahi Khalfan Tamim, commandant général de la police de Dubaï a affirmé que l'assassinat du dirigeant du Hamas, Mahmoud Al Mabhouh, ne sera fermé que lorsque les coupables de cet assassinat horrible seront arrêtés ou morts. Il a averti sur la possibilité que le Mossad tente d’exécuter un autre crime similaire.
Khalfan a souligné dans une déclaration au journal émirati « al-Ettihad » (L'union) dans l'édition de dimanche 3 octobre, que : "Le dossier de Mahmoud Al Mabhouh restera ouvert jusqu'à l'arrestation de tous les fugitifs que nous poursuivons dans cette affaire,et qui font déjà l'objet d'une liste rouge de recherche internationale que nous avons diffusée dans diverses parties du monde".
« Nous les recherchons dans le monde entier, ils ne pourront rester agents du Mossad à vie, et dernièrement nous avons pris connaissance qu'une des personnes impliquées dans ce crime d’assassinat contre Al Mabhouh a été arrêtée dans un pays occidental », a souligné Khalfan.
M. Khalfan a mis en garde contre la tentative du Mossad de perpétrer d’autres crimes par d’autres moyens, confirmant qu’il profite de l’usurpation et de la falsification des passeports occidentaux pour exécuter ses crimes horribles, et il a appelé les parties concernées d’être au niveau de leur responsabilité judiciaire et éthique.

Le convoi d'aides jordaniennes se dirige aujourd'hui vers la Syrie pour rejoindre "Viva Palestine 5"

[ 04/10/2010 - 11:25 ]
Amman - CPI
Le convoi d’aides jordaniennes se dirige aujourd’hui, le lundi matin 4/10), de la capitale Amman devant le centre des syndicats professionnels jordaniens pour rejoindre le  convoi « Viva Palestina5 » dans le port syrien de Lattaquié, avant de se diriger vers la bande de Gaza à travers le port égyptien d'el Arish.
La délégation jordanienne comprend 138 participants, y compris les participants des pays du Golfe arabe, Koweït, Qatar et Oman.
Le convoi est dirigé par un capitaine des vétérinaires, le Dr Abdel Fattah Kilani et son ancien adjoint, Azzam Huneidi et l’ancien chef de l'Association des « comptes certifiés », Bashir Mohammad.
« Environ 60 camions chargés d'aides humanitaires et médicales d'urgence accompagneront le convoi « Viva Palestina 5 », ont souligné des source bien informées, ajoutant que la délégation jordanienne va visiter l’hôpital de campagne militaire dans la bande de Gaza pour exprimer l’évaluation de la délégation envers le rôle humanitaire de hôpital en aidant les gens assiégés du secteur.

Hamas : attaquer les mosquées est une politique sioniste raciste et les protéger est un devoir

[ 04/10/2010 - 12:45 ]
Damas – CPI
Le mouvement de résistance islamique du Hamas a condamné l’incendie de la « Mosquée des Prophètes » (Masjid al-Anbiya) par des troupeaux de colons sionistes, dans la ville de Beit Fajar, au sud de Bethléem. Le Hamas considère cette grave agression qui a visé une maison de Dieu, comme une politique et un procédé racistes contre l’Islam, le peuple palestinien et ses lieux saints, ainsi qu’une tentative ratée d’affaiblir la détermination et la volonté de notre peuple dans la lutte et la résistance.
Le mouvement a indiqué dans une déclaration de presse aujourd’hui, lundi 4 octobre, et dont le CPI a reçu une copie : « Nous appelons l’équipe d’Oslo à arrêter les négociations finales, et de mettre fin à toutes les formes de collaboration sécuritaires avec l’occupant sioniste. [Nous l’invitions] à revenir au choix de l’unité nationale palestinienne selon une vision politique commune qui protégerait les principes et défendrait les droits. Nous appelons de même notre peuple palestinien à la collaboration et à la solidarité face aux projets colonialistes de l’armée de l’occupation et à l’arrogance des colons ».
De son côté, Dr. Salah al-Bardawil, un leader du Hamas, a affirmé dans une déclaration de presse aujourd’hui : « Cette attaque s’inscrit dans le cadre du feu vert donné par le gouvernement de l’occupation pour consacrer le fait que les Palestiniens ne doivent pas exister sur cette terre ».
Al-Bardawil a précisé que l’incendie de la mosquée est le résultat de la visite d’une délégation sécuritaire sioniste dirigée par Gabi Ashkenazi et des agents de sécurité de l’autorité d’Abbas dans la ville de Bethléem, et que cela reflète la situation de connivence au sujet des monuments religieux et des lieux saints.
Le porte-parole du bloc parlementaire du Hamas a appelé le négociateur palestinien et son équipe à arrêter la voie des négociations qui servent de couverture aux agressions contre les lieux saints islamiques. Il a dénoncé le silence du monde arabe appliqué vis-à-vis de ce que subissent les lieux saints islamiques, en demandant de protéger et de sauver les lieux saints de l’emprise de l’occupation.

Un comité sioniste examine un projet de judaïsation de l’esplanade du Mur des lamentations

[ 04/10/2010 - 13:46 ]
Al-Qods occupée – CPI
Dans la série de judaïsation du Mur des lamentations, des sources journalistiques hébreux ont rapporté que le prétendu « Comité local de planification et de construction » sioniste examinera aujourd’hui lundi 4 octobre, le projet structurel global concernant l’esplanade du Mur des lamentations pour les prochaines années.
Le journal Haaretz et la 2e chaine de télévision ont affirmé que le projet organisationnel préparé par le soi-disant « Fonds du patrimoine du Mur des lamentations » en collaboration avec la municipalité de l’occupation et la prétendue « Autorité de développement de Jérusalem », prévoit la création d’une nouvelle entrée souterraine menant à l’esplanade du mur ouest de la mosquée d’al-Aqsa, qui deviendra l’entrée principale de cette esplanade.
Selon le projet mentionné, sera effectué à cet effet le forage d’un long tunnel partant de Selwan, près de la Porte des Maghrébins, jusqu’à l’esplanade du Mur des lamentations.
Haaretz précise que l’idée principale du projet structurel prévoit la suppression de l’entrée principale actuelle menant à l’esplanade par Selwan, qui sera remplacée par une entrée souterraine luxueuse.
Le projet prévoit l’excavation de l’ancienne voie romaine, le Cardo, depuis l’entrée de Selwan jusqu’à la zone des fouilles archéologiques actuelles sur une partie de l’esplanade du Mur des lamentations. Le plan envisage également la construction d’un terminal (grand hall d’entrée) à l’intérieur du nouveau tunnel, ce qui permettra un contrôle sécuritaire pour les sionistes désirant entrer dans l’esplanade du Mur, en y accédant par des escaliers ou un ascenseur.
Le journal ajoute que le projet mentionné (qui en est encore à ses balbutiements au niveau juridique) fait face à une vaste opposition de la part d’organisations islamiques qui affirment qu’elles ne sont pas impliquées dans les mesures de planification du projet, et de la part d’associations féministes juives et de partisans du pluralisme invoquent le fait que le projet n’incluse par l’extension de la partie réservée aux prières des femmes dans l’esplanade du Mur. De même que les habitants du quartier juif adjacent à l’esplanade du Mur des lamentations y sont opposés car le projet modifiera toutes les caractéristiques de la région dans son ensemble, sans un plan approprié et convenable.

L’administration pénitentiaire sioniste intensifie ses violations contre les enfants prisonniers

[ 04/10/2010 - 14:07 ]
Ramallah – CPI
Le Centre d’études des détenus a demandé la libération de l’ensemble des enfants mineurs, et de contraindre les autorités de l’occupation à mettre fin à l’arrestation d’enfants.
Le Centre a mentionné dans son communiqué aujourd’hui lundi que près de 340 enfants palestiniens vivent dans les prisons de l’occupation des souffrances cruelles, et manquent de conditions de vie les plus basiques. Sans oublier ce qu’ils endurent comme répression, terreur, et isolement dans des cellules d’isolement. Ils sont aussi privés de visite de leurs proches, et de soins médicaux nécessaires. 
Il a ajouté que la prison de Talmond-Hasharon est dédiée aux enfants prisonniers, mais il y en a aussi dans les prisons d’Ofer, du Néguev, Etzion, Megiddo, et Hawara, sans oublier un grand nombre dans les centres d’interrogatoire et de détention.
Le Centre d’études des détenus a affirmé que les enfants prisonniers subissent des violations flagrantes, et souffrent de leur détention avec des criminels, endurent intimidation et mauvais traitements pendant leur détention, et n’ont le droit à aucun soin médical.
Les enfants prisonniers sont exposés aux épidémies, à l’infestation d’insectes, et à la négligence médicale, ce qui menace d’augmenter les cas de maladie chez les enfants.

L’occupation encercle le village de Bourine au sud de Naplouse

[ 04/10/2010 - 15:00 ]
Naplouse – CPI
Les forces de l’armée sioniste ont encerclé le village de Bourine (au sud de Naplouse), et renforcé leur présence dans la région, suite à l’intention d’un groupe de colons juifs d’effectuer des actes provocateurs, en protestation contre « la non démolition d’une des mosquées construite sur les terres du village ».
Selon plusieurs sources, l’armée sioniste a renforcé sa présence dans la région, et a commencé à effectuer des patrouilles militaires dans la partie sud du village, par crainte d’affrontements entre les citoyens palestiniens et un groupe de colons qui ont précédemment annoncé leur intention de protester dans le village, et d’y accomplir leur rites religieux pour protester contre la non démolition de la mosquée « Salman al-Farisi », qui a été « construite sans permis », selon leurs prétentions.
L’armée a renforcé sa présence autour du village, et au niveau de tous les points d’entrée. Les colons ont demandé la démolition de la mosquée mentionnée pour « manque de permis israélien nécessaire, et construction contraire à la loi », selon leurs allégations.

Les forces occupantes envahissent l'Est du camp d’Al Bureij et dévastent les terres des citoyens

[ 04/10/2010 - 16:44 ]
Gaza - CPI
Des véhicules militaires des forces occupantes israéliennes ont envahi,  aujourd’hui matin, lundi 4/10, d’une manière limité, les terres des citoyens à l’Est du camp d’Al Bureij, au centre de la bande de Gaza, où elles ont tiré de façon sporadique et dévastant les terres des citoyens.
Le correspondant du Centre palestinien d'information a souligné que six mécanismes sionistes accompagnée de deux bulldozers et un camion de troupes sionistes, ont entrepris des travaux de raclage et de peignage pour une distance de 200 mètres à l'intérieur de la bande frontalière.
Il a souligné que les chars militaires tiraient à feu par intermittence vers les maisons et biens des citoyens, soulignant qu’aucune blessure n’a été enregistrée dans la région.
Les forces de l’occupation continuent de terroriser les citoyens et ravager leurs terres et leurs biens, en intensification de temps en temps leurs agressions sionistes contre eux. Elles tirent également sur eux, blessant certain nombre d'entre eux, comme il s'est produit dans les dernières semaines.

Ihsanoglu condamne l'agression des colons sionistes sur les lieux saints

[ 04/10/2010 - 17:32 ]
Jeddah - CPI
Le Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique, le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, a condamné fortement l’agression des extrémistes colons sionistes qui ont incendié, aujourd’hui à l’aube, lundi 4/10, la mosquée dans le village de Beit Fajar, au sud de Bethléem en Cisjordanie.
« Cette agression est une violation  très flagrante de la convention de Genève et du droit international », a contesté Ihsanoglu en attaquant la barbarie de l’ennemi occupant sioniste qui encourage et protège la sauvagerie de ses colons, en particulier contre les lieux saints dans les territoires palestiniens occupés.
Le Secrétaire général a considéré dans un communiqué de presse que la profanation de la mosquée, l’écriture des slogans racistes sur ses murs et la combustion du Coran est une attaque très flagrante sur la liberté de culte et le caractère sacré des lieux saints.
Ihsanoglu a également renouvelé sa confirmation que la présence du colonialisme illégitime dans les territoires palestiniens occupés constitue une violation flagrante du droit international et constitue un réel obstacle devant tout progrès pour le "processus de paix", appelant le Quartet et la communauté internationale d'agir pour obliger l'occupation à cesser toute forme de colonisation et les pratiques touchant les droits inaliénables du peuple palestinien

Les écoles palestiniennes de l’ancien bourg d’Al-Khalil, objet de la convoitise sioniste

[ 04/10/2010 - 23:11 ]
Al-Khalil – CPI
La ville d’Al-Khalil, au sud de la Cisjordanie, est visée de façon systématique et programmée par les forces israéliennes d'occupation. Les écoles et les écoliers n’y échappent pas. Les écoles sont investies ; les écoliers frappés, arrêtés et même enfermés.
Des sources de l’éducation confirment à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que ces forces israéliennes d'occupation poussent vers l’escalade leurs agressions, spécialement contre les écoles de la région sud et l’ancien bourg de la ville d’Al-Khalil, ces derniers jours. L’affaire a commencé quand des colons sionistes ont agressé les élèves de l’école Al-Ibrahimiah, pour qu’ensuite, les forces israéliennes d'occupation arrêtent deux élèves.
Une guerre d’éducation
Les agressions touchent l’école élémentaire d’Al-Khalil, l’école Tareq Ben Ziyad, l’école des filles d’Al-Fayha, l’école élémentaire de Khadija Ben Khowailid. Cinq élèves ont été arrêtés, un enfermé, trois blessés, deux ont eu des pieds fracturés.
Pourquoi ces écoles sont-elles visées ? Parce que les élèves insistent à continuer leurs études dans ces écoles du cœur de l’ancien bourg et des alentours du sanctuaire Al-Ibrahimi. En effet, les Sionistes veulent hardiment judaïser ces zones, la présence des élèves palestiniens devenant de plus en plus gênante pour ces colons et leur Etat discriminatoire.
L’affaire de l’élève Karam Khaled Naïm Dana, qui n’a que onze ans, reflète la souffrance de ces élèves palestiniens. Il a été interpellé devant son école, l’école primaire d’Al-Motanabbi. Les occupants israéliens l’ont durement frappé et l’ont amené au centre d’arrestation d’Ofar avec un pied cassé !
Dana, un exemple
L’enfant Dana a été enfermé pendant huit jours. Puis ils l’ont accusé d’avoir lancé des pierres, une affaire démentie par sa famille. Le juge du centre l’avait libéré contre une somme de 600 dollars, mais l’avocat général israélien a refusé la décision et a demandé que l’enfant soit jugé.
Ce qui s’est passé au tribunal n’était qu’une mascarade, disent les sources. On n’a pas le droit de l’arrêter, encore moins de le juger. Ils ont enfin décidé de l’éloigner de sa famille jusqu’à une nouvelle séance.
Cette histoire n’est pas tellement étonnante pour Sael Abou Qwidar, un élève de treize ans. Lui aussi, les soldats de l’occupation israélienne l’ont arrêté, devant l’école primaire d’Al-Khalil. Ils l’ont frappé jusqu’au sang. Puis ils l’ont tiré jusqu’à leur jeep et l’ont transporté vers une direction inconnue.
Les forces israéliennes d'occupation font et tolèrent les agressions contre les écoles et les écoliers. Cependant, elles autorisent aux colons juifs de construire une école religieuse dans la colonie de Biet Romanio. Cette colonie avait déjà été installée à la place de l’école palestinienne Ossama Ben Al-Monqith extorquée par les colons il y a une vingtaine d’années.
Elles ont aussi permis aux colons de poser la première pierre d’une crèche, au cœur de l’ancien bourg d’Al-Khalil, où elles interdisent aux Palestiniens de restaurer leurs écoles.
Auparavant, le club Al-Assir avait tiré la sonnette d’alarme sur l’intention des forces israéliennes d'occupation visant les enfants et les élèves palestiniens.
Puis le même club a attiré l’attention sur l’escalade de la politique sioniste agressive contre les Palestiniens, surtout contre leurs enfants, qui sont frappés, que l’on empêché d’atteindre leurs écoles, que l’on arrête. Tout est bon pour étouffer les Palestiniens dans le dessein de les chasser de leurs territoires.

L’armée la plus morale du monde : vidéo

Publié le 4-10-2010

Des voyous en uniforme ont affiché lundi sur youtube une vidéo, montrant un soldat de l’armée israélienne faisant la danse du ventre autour d’une prisonnière palestinienne, menottée et les yeux bandées par ces courageux garçons. 
Le même jour, on apprenait que pendant l’attaque sur Gaza de décembre 2008 – janvier 2009, des soldats s’étaient servi d’un enfant de onze ans comme bouclier humain, le contraignant à ouvrir lui-même des portes de maisons et des sacs, au cas où ils auraient été piégés.
Des jeunes d’origine française parmi ces criminels de l’armée israélienne ? Oui, un certain nombre, qui partent faire leur sale besogne avec le blanc-seing de Mme Alliot-Marie, ministre couchée de la « Justice ».
CAPJPO-Europalestine

PROCES BDS : Dénonciation de l’escalade dans le chantage à l’antisémitisme (VIDEO)

Publié le 4-10-2010

"Incitation à la haine raciale", "discrimination contre la nation israélienne", accusations aberrantes parce que tout est bon pour nous faire taire. Mais nous ne nous tairons pas. Vidéo de 3 minutes réalisée le 2 octobre 2010.
Réalisation : l’équipe "Palestine Vivra"
Durée : 3’11 
CAPJPO-Europalestine

Ce que nos medias ne montrent pas

Publié le 4-10-2010

Il faut voir et revoir ce film de Chris Den Hond et Mireille Court sur la situation en Palestine. C’était il y a quasiment 10 ans. Depuis, Sharon "le boucher" a été remplacé par d’autres sanguinaires ouvertement fascistes, des milliers d’autres Palestiniens et Libanais ont été assassinés, des dizaines de milliers d’autres emprisonnés, dont Marwan Barghouti, encore libre à l’époque. Mais les Palestiniens sont toujours là, et bien là. Leur résistance est la nôtre.
Génération Intifada :
CAPJPO-EuroPalestine