samedi 4 septembre 2010

Un an n'est pas suffisant pour conclure la paix

20:07 03/09/2010
MOSCOU, 3 septembre - RIA Novosti
Le délai d'un an accordé jeudi au règlement du conflit proche-oriental par les leaders israélien et palestinien, Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu, lors d'entretiens directs à Washington, ne suffira pas aux parties pour se mettre d'accord, ont annoncé des experts russes pour le Proche-Orient.
Réunis jeudi à Washington sur l'initiative du président américain Barack Obama, MM.Netanyahou et Abbas ont convenu de tenir des pourparlers directs toutes les deux semaines afin d'élaborer un accord-cadre sur le règlement de paix qui, d'après les négociateurs, devrait être atteint d'ici un an.
Vladimir Issaïev, chercheur au Centre d'études arabes de l'Institut d'Orientalisme de l'Académie des sciences de Russie (RAN), estime que les parties en conflit ne réussiront pas à résoudre les problèmes en un an en raison des contradictions palestino-israéliennes, mais aussi suite au schisme entre les Palestiniens eux-mêmes.
"Les Palestiniens de Gaza sont contre la tenue de ces négociations. Ils considèrent que la présidence de Mahmoud Abbas est illégitime et ignorer leur intérêts peut provoquer des surprises malplaisantes, telles que le meurtre de quatre colons israéliens près d'Hébron en Cisjordanie. C'est-à-dire, il y a des forces qui feront tout pour torpiller ces négociations", a expliqué l'expert russe.
Le directeur de l'Institut russe d'études d'Israël et du Proche-Orient, Evgueni Satanovski, a un avis particulièrement sceptique vis-à-vis de la reprise du dialogue direct. Il trouve que les deux parties sont intéressées à sauver la face de Barack Obama qui risque de perdre prochainement sa majorité au Congrès et que les négociations ne déboucheront sur aucun accord car il est "impossible de partager les territoires en question qui ressemblent à une peau de léopard".
Les pourparlers sont voués à l'échec, avant tout parce que Mahmoud Abbas ne reconnaîtra pas l'Etat hébreu, selon M.Satanovski.
Israéliens et Palestiniens mènent un dialogue sur le règlement du conflit bilatéral depuis 1993. Ce processus de paix a été interrompu à deux reprises - pour la seconde Intifada (2000-2007) et après l'offensive lancée par Israël contre la bande de Gaza en 2008 - avant d'être relancé en mai dernier sous forme de négociations indirectes effectuées avec la médiation des Etats-Unis.
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PO: assurer un climat favorable aux négociations

10:50 04/09/2010
MOSCOU, 4 septembre - RIA Novosti
Les envoyés spéciaux russe et américain pour le Proche-Orient, Alexandre Saltanov et George Mitchell, se sont mis d'accord vendredi lors d'une conversation téléphonique sur la nécessité de créer un climat favorable aux négociations palestino-israéliennes, rapporte le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères.
MM. Mitchell et Saltanov "ont échangé d'avis sur la première étape des négociations directes palestino-israéliennes ouvertes jeudi à Washington. Les deux parties ont souligné la nécessité de créer des conditions favorables aux négociations afin d'assurer le règlement palestino-israélien", indique le communiqué.
Les négociations directes entre le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ont repris le 2 septembre dernier à Washington.
Israéliens et Palestiniens mènent un dialogue sur le règlement du conflit bilatéral depuis 1993. Ce processus de paix a été interrompu à deux reprises - pour la seconde Intifada (2000-2007) et après l'offensive lancée par Israël contre la bande de Gaza en 2008 - avant d'être relancé en mai dernier sous forme de négociations indirectes effectuées avec la médiation des Etats-Unis.
Le processus de paix vise à créer un Etat palestinien sur les territoires occupés par Israël suite à la guerre de Six jours (1967).
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Reprise des négociations directes israélo-palestiniennes jeudi dernier à Washington : A la recherche d’un “accord cadre”

03-09-2010 | 22:22
Mitchell : « Abbas et Netanyahu ont eu des discussions positives et vont se retrouver à la mi-septembre »
Les négociations directes entre Palestiniens et Israéliens ont débuté jeudi à Washington sous l'égide des Etats-Unis, dans le but de parvenir à un accord de paix d'ici un an. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a ouvert ces pourparlers, en réunissant le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. A cette occasion, Mme Clinton a exhorté les deux dirigeants palestinien et Israélien à parvenir à un accord pour instaurer la paix dans la région, tout en signalant que les questions qui seront abordées telles les colonies, les frontières et la sécurité ne seront pas simples et faciles. La première session devait durer environ trois heures, après que les trois dirigeants aient prononcé des discours introductifs. Ces négociations directes parrainées par l'administration américaine sont censées aboutir à un accord d'ici un an. Plusieurs questions, dont celles du statut final, de sécurité et des frontières, seront à l'ordre du jour de ces discussions. L'autorité palestinienne insiste sur la nécessité de voir ces négociations aboutir à la création d'un Etat palestinien indépendant et sur l'arrêt de la colonisation israélienne. Ainsi, le président Mahmoud Abbas a appelé les Israéliens à geler toute construction dans les colonies, au lancement de négociations directes à la Maison Blanche. "Nous rappelons notre engagement à remplir nos obligations et nous appelons les Israéliens à remplir les leurs, dont un gel de toutes les activités (de construction) dans les colonies", a déclaré M. Abbas, aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, des présidents américain et égyptien Barack Obama et Hosni Moubarak, ainsi que du roi Abdallah de Jordanie. Ce gel, a indiqué le dirigeant palestinien, "n'est pas une condition préalable (aux négociations), mais un objectif pour appliquer une obligation sur laquelle il existe un accord". M. Abbas a averti qu'un redémarrage des constructions "vouerait les négociations à l'échec".

Obama appelle Israéliens et Palestiniens à saisir la "chance" de faire la paix
Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé mercredi Israéliens et Palestiniens à saisir une "chance" de faire la paix peu avant de lancer le dialogue entre les deux parties à la Maison Blanche. "Cette chance de paix pourrait bien ne plus se représenter", a estimé le président des Etats-Unis, après avoir reçu successivement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président palestinien Mahmoud Abbas, le roi Abdallah de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak. "Ils ne peuvent pas se permettre de laisser passer" cette chance, a poursuivi M. Obama au cours d'une brève allocution à la Maison Blanche. "Le temps est venu pour les dirigeants courageux et visionnaires d'ouvrir la porte à la paix que leurs peuples méritent", a-t-il ajouté. Le président a aussi promis de jeter "tout le poids" des Etats-Unis dans la balance pour parvenir à une paix entre Israéliens et Palestiniens. Tout en promettant de guider les négociations, M. Obama a souligné que son pays ne pourrait pas imposer une solution unilatérale à un conflit qui dure depuis des décennies. "En fin de compte, les Etats-Unis ne peuvent pas imposer une solution, et nous ne pouvons pas la désirer plus que les parties elles-mêmes", a-t-il remarqué.

"La solidarité a un goût différent en prison"

Palestine 48 - 03-09-2010
Par Ameer Makhoul

Cet article est un extrait d’une lettre du 7 août 2010 écrite par Ameer Makhoul depuis une prison israélienne. Défenseur des droits de l’homme, directeur du réseau d’ONG arabes Ittijah, chef de file du mouvement palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions et citoyen palestinien d’Israël, Makhoul a été arrêté lors du raid de sa maison à Haïfa, aux premières heures du matin le 6 mai 2010. Pendant les onze jours qui ont suivi, Makhoul a été mis en isolement, sans accès à un avocat, et soumis à la torture. Des associations pour les droits de l’homme ont condamné la persécution politique dont il est l’objet et les poursuites judiciaires lancées contre lui. 
Mon chemin est toujours en quelque sorte coincé. C’est le Shabak qui mène le système, au niveau structurel et politique, et non la justice. Ma dignité humaine, mes droits humains fondamentaux et mes droits constitutionnels sont violés. Je ne suis toujours pas autorisé à rencontrer mes avocats sans que nos entretiens soient enregistrés. Le travail des trois juges est de justifier la décision de l’avocat général d’Israël et du Shabak de m’empêcher de rencontrer librement mes avocats en prison.
Les juges insistent sur le fait que ces rencontres aient lieu à travers une vitre de séparation et par téléphone, afin de pouvoir enregistrer la totalité de la conversation.
A première vue, le procédé ainsi que la procédure semblent justes mais, c’est avant tout, une violation systématique, structurelle et politique de mon droit fondamental à une procédure juste. Le rôle de l’avocat général est de me criminaliser, pas de chercher la vérité.
Dans la prison de Gilboa, il y a environ 600 prisonniers de la liberté palestiniens et arabes répartis en sections/divisions.
La répartition des prisonniers est géopolitique : les prisonniers de Cisjordanie et les prisonniers de 1948 (dont Jérusalem Est et le Plateau du Golan occupés) sont ensemble, alors que dans les prisons du Naqab (Néguev), les prisonniers de Cisjordanie sont séparés de ceux de Gaza. Et les prisonniers de Gaza sont séparés en fonction de leur affiliation au Fatah ou au Hamas.
Les frontières de l’occupation sur le terrain basées sur le mur d’apartheid sont valables dans la politique de répartition démographique de la prison. C’est une fragmentation imposée pour saper la lutte contre l’un des crimes coloniaux les plus systématiques et pour affaiblir la lutte collective en détruisant sa structure de continuité et d’interaction.
Je m’efforce d’apporter espoir et détermination aux prisonniers de la liberté. C’est l’une de mes missions en prison. Je dois maintenir le contact avec Ittijah et la communauté, et avec tous les mouvements de solidarité, groupes et personnes, mais plus que tout, je dois correspondre avec autant d’intensité que possible avec mes filles Hind et Huda, qui sont devenues des combattantes pour la liberté, la justice et la dignité matures, et surtout leur rendre le bonheur de vivre qui a été volé le 6 mai à 2h30 du matin.
Ma femme Janan mène, de façon héroïque, l’ensemble de la campagne tout en faisant face à d’énormes tâches à la maison.
Nous avons besoin de vos lettres ; le goût de la solidarité est différent quand on est en prison que lorsqu’on est à l’extérieur, le goût reflète la grande solidarité, les actions de soutien et de responsabilisation.

Que cache l’intérêt croissant des Etats-Unis pour le Liban-sud?

03/09/2010  
Selon  un article publié dans le quotidien as-Safir, des sources officielles libanaises ont noté avec suspicion l’intérêt croissant des Etats-Unis pour le Liban-sud !
C’est du moins ce qu’a rapporté le quotidien libanais as-Safir, dans un article de Ghaseb al-Moukhtar intitulé « Que  cache l’intérêt croissant des Etats-Unis pour le Liban-sud? »
Ghaseb al-Moukhtar a souligné que l’intérêt croissant et au plus niveau de l’administration américaine pour le Liban-sud, surtout après la confrontation militaire  qui a eu lieu entre l'armée libanaise et les forces d'occupation israéliennes dans le village d’ Adayysé, s’est traduit d’une part dans les réunions et les contacts qui ont précédé un prolongement de la mission de la FINUL  pour un an, et d’autre part à travers une activité sans précèdent de plus d'un responsable militaire et politique américain ans la capitale libanaise.
Parmi ces responsables,  Ghasan al-Moulhtar cite  Fréderic Hoff, l’adjoint de George Mitchell, l'émissaire spécial américain au Moyen-Orient, qui avait informé au début du mois d’Août, le chef d’état-major de l’armée libanaise le Général Jean Kahwagi, de l’intention d’ « Israël » d'anéantir l’infrastructure de l’armée en quatre heuers, en début du mois d’Août.
Selon al-Moukhtar,  « la visite de Hoff à Beyrouth s’est concentrée sur  deux fronts: un front politique où il fallait avertir les responsables libanais des dernières évolutions dans le  processus de paix au Moyen-Orient notamment le lancement des négociations directes israélo-palestiniennes, et  un front sécuritaire visant à soutenir les efforts de la FINUL opérant dans le sud du Liban  dans le but de circonscrire  les tensions aux frontières et maintenir la paix le long de la Ligne bleue , selon un communiqué du Département d'Etat américain », rappelle Ghassan al-Moukhtar.  
Selon as-Safir,  Hoff a demandé lors de ses rencontres avec divers responsables militaires et politiques libanais, quelles sont les chances  d’une explosion de la situation au Liban-sud surtout après l'incident d’Adayassé, surtout que selon des informations rapportées pars des responsables libanais,  « Israël s’est vu obligé  de maintenir son calme sous  la pression directe des États-Unis ». Hoof a également  demandé des détails sur ce qui s'est passé avant, pendant et après l’incident d’Adayssé, aussi il a pris connaissance du contenu des réunions militaires libano-israéliennes parrainées par la  FINUL qui ont suivi  l’agression israélienne contre l’armée libanaise.
Mais le plus frappant, souligne Ghassan al-Moukhtar , c’est que «  Hoff  a demandé comment a été la réaction israélienne aux propositions libanaises et internationales sur un re-délimitation de la Ligne bleue, en particulier concernant certains points géographiques qui posent problème pour  le Liban  , et par rapport au retrait israélien de la partie occupée du nord du village de Ghajar ».
Il a par ailleurs demandé,  comment pouvait contribuer  l'administration américaine dans la résolution des problèmes, et quels sont les points qu’ Israël refuse de négocier pour résoudre les crises .
Toujours selon des informations rapportées par as-Safir , « Hoff a promis le soutien des Etats-Unis pour répondre à ces problèmes, en particulier pour faciliter et accélérer le retrait israélien de Ghajar, et pour faciliter et accélérer la re-délimitation de la Ligne bleue ».
Dans son article, al-Moulkhtar conclut : «  les milieux politiques officiels ont noté que la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le renouvellement des fonctions de la «FINUL» au Liban pour un an, comporte un paragraphe qui insiste sur la nécessité d’un retrait israélien de Ghajar ».
De l’avis de ces sources«  Hoff n’avait pas prévu dans son agenda de soulever la question de  la situation sécuritaire au Liban-sud, ni la question d’un retrait israélien de Ghajar, s’il n’avait pas pressenti la nécessité pour calmer la situation dans le sud et éviter toute escalade au Liban-sud  à l’approche de  l'ouverture de négociations à Washington ». 

Lecture libanaise des pourparlers directs: les USA sont sérieux, Abbas va plier

03/09/2010  
Les Libanais plus que quiconque sont concernés par les négociations directes entamées à Washington entre l’entité sioniste et l’Autorité palestinienne. Non seulement parce qu’ils accueillent sur leur sol une grande communauté de réfugiés palestiniens dont ils sont unanimes à refuser leur implantation,  mais aussi parce que la définition de la nature du conflit et son règlement font l’objet d’une division entre eux-mêmes.
Directement après le lancement de ces pourparlers, certaines voix émanant des forces du 14 mars, se sont empressées d’exprimer leur soutien. Alors que d’autres se sont élevées pour crier à la liquidation gratuite de la cause palestinienne. 
Pour sa part, l’ancien ministre libanais, Karim Bakradouni, estime que le lancement des négociations directes entre l’entité sioniste et l’Autorité palestinienne est le fruit d’une volonté sérieuse de la part de l’administration américaine, qui aspire réellement à mettre fin au conflit arabo-israélien. Quitte à passer ultérieurement à la phase suivante qui impliquera la Syrie et le Liban.
Prévoyant un entêtement des Israéliens attachés à trois conditions : la judaïsation de Jérusalem-Quds, les colonies érigées dans les territoires de 1967, et le refus du retour des réfugiés aux territoires de 1948, Bakradouni s’attend à ce que Mahmoud Abbas finisse par plier aux exigences israéliennes.  
Mais «  il va alors sombrer dans les aléas d’une guerre interne, car il (Netanyahou, ndlr) va tout lui prendre sans rien lui donner » prédit l’ancien chef du parti des Kataëb, (les Phalanges).
Bakradouni estime que les Libanais sont directement concernés par le statut de Quds, qui revient selon ses termes «  aux Musulmans et aux Chrétiens », ainsi que par la question du retour des réfugiés, en raison de la présence d’une importante communauté de réfugiés palestiniens.
Raison pour laquelle il condamne les positions de soutien aux négociations exprimées par certaines parties libanaises, (dont la coalition des forces de 14 mars) et qui selon lui encouragent la politique de colonisation israélienne illustrant le rejet du droit de retour et la judaïsation de Quds.
Par ailleurs, un fin connaisseur des coulisses américaines, l’ancien ambassadeur du Liban à Washington, Abdallah Bou Habib, est de l’avis de Bakradouni sur l’assiduité hors norme de l’administration américaine chez laquelle il perçoit un changement de comportement.
« Cette question constitue une affaire essentielle dans l’agenda d’Obama, car il considère la paix au Proche Orient comme étant un intérêt direct pour elle » juge Bou Habib. Lequel a également constaté aussi que l’administration américaine ne se contentera pas de patronner les pourparlers, mais va suggérer des idées pour pallier aux différents, et a déjà créé un terrain propice pour favoriser leur succès.  
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La portée stratégique de l’Appel BDS palestinien de 2005 et son impact sur le mouvement international de solidarité

vendredi 3 septembre 2010 - 18h:14
José Luis Moragues - CCIPPP 34
Rien ne serait plus réducteur et dangereux pour le mouvement international de solidarité que de réduire l’appel BDS (1) du BNC (2) à une simple modalité d’action que serait le boycott. Cet Appel recentre le mouvement de solidarité sur les droits fondamentaux du Peuple Palestinien et ouvre la voie à une action citoyenne directe dans le cadre d’un rapport de force en construction.
1 - Un Appel représentatif du peuple Palestinien
Le 9 juillet 2005, est lancé l’Appel au Boycott, aux Sanctions et au Retrait des Investissements, contre Israël. ( Il a été préparé notamment par le PACBI (Campagne palestinienne pour le Boycott universitaire et culturel contre Israël), de nombreuses associations de réfugiés, de « Stop the wall », du PNGO (réseau des ONG palestiniennes) et compte dès son lancement 171 organisations signataires. Aujourd’hui ce sont plus de 400 organisations palestiniennes qui ont rejoint l’Appel.
Tous les courants politiques et religieux sont présents ainsi qu’une très grande diversité d’ONG (femmes, prisonniers, jeunes, paysans, salariés etc.) qui confèrent à cet appel une représentation réelle de la société civile palestinienne. Plus important encore est le fait qu’on y trouve les associations des 3 composantes du peuple palestinien : Palestiniens sous occupation et blocus (Cisjordanie et Gaza) ; Palestiniens de 48 (Palestiniens d’Israël) et Palestiniens Réfugiés (de l’intérieur comme de l’extérieur). A ce titre on peut dire que cet Appel est non seulement représentatif de la société civile palestinienne mais qu’il est largement représentatif du Peuple Palestinien dont il représente et rassemble les trois composantes éclatées.
2 - Un Appel d’une portée stratégique qui reconstitue l’unité du Peuple Palestinien
L’Appel pose trois revendications : « Ces mesures punitives non violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :
• 1. mettant fin à son occupation et à sa colonisation de tous les terres arabes et en démantelant le Mur ;
• 2. reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue ; et
• 3. respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU ».
Par delà une représentativité désormais incontestable, la puissance de l’Appel tient à ce qu’il reconstitue l’unité du peuple Palestinien. Pour cela il transcende les divergences et les divisions qui ont conduit parfois les partis rivaux aux limites de la guerre civile. En reconstituant une unité qui devient le socle à partir desquels s’élaborent les orientations et les choix tactiques l’Appel acquiert toute sa portée stratégique. Il réaffirme que sans la prise en compte des droits fondamentaux des trois composantes du peuple palestinien (Palestiniens sous occupation, Palestiniens d’Israël et réfugiés palestiniens) il ne saurait y avoir de libération ni d’autodétermination véritable. Ceci est martelé dans l’appel qui réitère que ces trois revendications sont indissociables les unes des autres.
Lors de son intervention à Montpellier en octobre 2009 au meeting de la Coalition contre Agrexco, Omar Barghouti déclarait également :
« Mais si un groupe veut se focaliser uniquement sur l’occupation, pas sur l’apartheid en Israël ou sur les droits des réfugiés, quoi alors ? Les droits inaliénables du peuple de Palestine sont indivisibles et non négociables. Seuls les Palestiniens peuvent décider à quoi nous aspirons et comment nous pouvons exercer notre droit à l’autodétermination. Les mouvements de solidarité choisissent les tactiques qu’ils considèrent comme les plus efficaces et les plus durables dans leur contexte particulier pour nous aider à parvenir à nos droits. »
Malgré les accords d’Oslo et le « processus de paix » et la tentative d’évacuation de la question des réfugiés, le retour des réfugiés reste une revendication centrale pour les Palestiniens. Même si de nombreux Palestiniens d’Israël sont des réfugiés - déplacés de l’intérieur -, la dénonciation de l’apartheid qu’ils subissent est plus récente. Sait-on que le mouvement contemporain BDS a pris naissance à la suite de la Conférence de Durban (Afrique du Sud) en 2001 ? Pour la première fois le Forum des ONG a considéré Israël comme un état pratiquant l’apartheid, notamment à l’égard des Palestiniens d’Israël. A partir de quoi les ONG du Forum ont considéré qu’il fallait traiter l’apartheid israélien comme on avait traité l’apartheid d’Afrique du Sud et donc appliquer le BDS contre Israël.
La question de l’apartheid est importante pour au moins trois raisons :
-  D’abord parce qu’elle remet en scène l’existence d’une des trois composantes du peuple palestinien jusqu’ici peu prise en compte : les Palestiniens d’Israël. Ils étaient 160 000 en 1948. Chassés de chez eux pour la plupart ils sont plus de 1 500 000 aujourd’hui regroupés dans : Union of Arab Community Based Associations (Ittijah, 74 associations sont signataires de l’Appel).
-  Ensuite parce qu’elle révèle la nature raciste de « l’Etat juif et démocratique d’Israël » qui pratique la discrimination sur des bases ethniques et religieuses à l’encontre de l’ensemble des palestiniens.
-  Enfin parce que l’apartheid est un crime contre l’humanité, ce qui dans l’échelle de graduation des violations et des exactions est plus grave que la colonisation. L’article 7 du statut de la Cour pénale internationale définit l’Apartheid comme « des actes inhumains commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime. » Ce qu’a constaté M. David Bondia, professeur en droit international public et relations internationales à l’Université de Barcelone lors de la session de Barcelone du Tribunal Russel en mars 2010, concernant Israël à l’égard des palestiniens d’Israël et des Palestiniens sous occupation.
Pour toutes ces raisons la dimension stratégique de l’Appel palestinien de 2005 ne saurait être ignorée ni déconnectées des modalités d’action du BDS. C’est elle qui au contraire, devrait orienter les choix tactiques et faire en sorte qu’ils contribuent à renforcer l’unité stratégique des trois composantes du peuple Palestinien. Les actions de boycott n’auraient pas de sens si elles n’étaient pas reliées à la question des droits fondamentaux. Elles tirent leur légitimité de la violation de ces droits en même temps qu’elles sont le moyen pour exiger leur application.
3 - Un Appel qui « réinitialise » le mouvement de solidarité sur les droits fondamentaux et sur le terrain de l’action citoyenne directe :
- Après les résultats catastrophiques des accords d’Oslo et des différents pseudo « plans » et « processus de paix », l’Appel invite de fait le mouvement de solidarité à abandonner le marécageux terrain des « processus de paix » et ses « solutions étatiques » pour se repositionner sur celui plus stable des droits fondamentaux et de l’autodétermination. Ainsi de l’avis du BNC la question d’un ou deux Etats n’est pas à l’ordre du jour, ce qui est déterminant c’est la satisfaction des trois revendications fondamentales pré-citées.
-  Face à la complicité des institutions internationales (dont l’Union européenne) L’Appel demande aux sociétés civiles de s’impliquer dans des actions visant directement à sanctionner Israël. C’est un appel à l’action citoyenne directe. Puisque les Etats, les institutions etc. n’appliquent pas le droit, ne sanctionnent pas Israël alors vous devez le faire, dit en substance l’Appel. Durant les quinze dernières années, l’essentiel du travail du mouvement de solidarité a consisté à interpeller les élus, les gouvernements, les instances européenne par des pétitions, des manifestations, des meetings etc. plus proches du lobbying que de la lutte ouverte, sans être inutiles pour autant, ces actions n’ont pas eu beaucoup d’effet sur nos élus et encore moins sur Israël...
D’ores et déjà, on peut dire que l’Appel BDS a transformé le mouvement de solidarité. Il ne s’agit plus seulement d’activités destinées à manifester notre mécontentement et exiger des décisions et des mesures de nos représentants en faveur des Palestiniens à des milliers de km, mais il s’agit d’ouvrir ici, dès maintenant, un front de luttes qui vont construire un rapport de force national, européen et international.
Nous ne sommes plus seulement dans une action de solidarité pour les Palestiniens mais nous sommes dans l’action avec les Palestiniens. Gus Mashia lors du stage BDS France d’octobre 2009 disait très justement : « Pour nous, la solidarité internationale c’est la dimension internationale de la solidarité. Cela semble une évidence mais cela ne l’est pas. La solidarité ça n’est pas exotique, ça n’est pas un plus, c’est la continuité avec les actions de solidarité. Donc nous devons arriver à engager dans la campagne de boycott l’ensemble des mouvements de solidarité, là où ils sont, locaux ou nationaux, en leur montrant la continuité entre les formes d’oppression en Palestine et les formes de discrimination chez nous. »
De ce point de vue, la bataille menée par la Coalition contre Agrexco est exemplaire.
José Luis Moraguès
Coordinateur national CCIPPP
[1] BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions.
[2] BNC : Comité National (Palestinien) du Boycott
Diffusé par l’auteur ce 3 septembre 2010
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Les groupes armés de la résistance palestinienne annoncent de nouvelles attaques

vendredi 3 septembre 2010 - 18h:19
Al Jazeera
Treize organisations palestiniennes ont menacé de lancer de nouvelles attaques, au moment même où débutent des discussions directes entre Israël et l’Autorité de Ramallah à Washington.
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Photo : EPA
Les combattants du Hamas ont menacé de lancer une nouvelle vague d’attaques contre Israël, après que des dirigeants palestiniens et israéliens aient entamé des [soi-disant] négociations de paix directes à Washington.
Les dirigeants du Hamas ont précisé que 13 différents groupes armés, dont eux-mêmes et le Jihad islamique, vont unir leurs forces pour lancer « des attaques plus efficaces » contre l’occupant israélien.
L’appel est intervenu après que Mahmoud Abbas, l’ex-président palestinien, et Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien, aient tenu ce jeudi leur première séance de pourparlers directs, plus de de deux ans après un sommet parrainé par les Etats-Unis dans la capitale américaine.
« Inutilité » des négociations
Un porte-parole des Brigades Ezzedeen Al-Qassam, l’aile militaire du mouvement Hamas, a rejeté ce vendredi les pourparlers, les qualifiant d’« inutiles ».
Abu Obaida a fait cette déclaration lors d’une courte conférence de presse dans la ville de Gaza, où il était escorté de plusieurs autres hommes masqués en treillis militaires.
« Nous rejetons totalement le nouveau dérapage de l’Autorité de Ramallah qui va participer à cette série de négociations inutiles, qui ne sont qu’une couverture pour l’agression sioniste contre notre peuple », a déclaré Obaida.
Il a également dit que la « résistance » succéderait à ces pourparlers.
« Nous ne permettrons pas à ces négociations de se dérouler, et la résistance répondra d’une voix forte à ce marchandage de notre territoire », a-t-il ajouté.
Netanyahu et Abbas ont eu des discussions avec l’administration américaine, suivies aussi par Hosni Moubarak, le président égyptien, et le roi Abdallah II de Jordanie.
Ce jeudi, Netanyahu et Abbas ont convenu de continuer à discuter et de trouver un cadre général pour un accord définitif.
Sabri Saidam, un membre du Conseil révolutionnaire du Fatah à Ramallah, a déclaré à Al Jazeera que le comité central du Fatah soutenait des pourparlers directs à condition qu’ils aboutissent à « des résultats justes et positifs ».
« Deux décennies de négociations qui n’ont donné aucun résultat vont certainement créer une atmosphère d’inquiétude, qui ne touche pas seulement les organisations palestiniennes, mais aussi la société palestinienne dans son ensemble. Donc, ne vous attendez pas un soutien unanime pour de telles négociations », a-t-il encore déclaré.
« Ces négociations ne peuvent pas continuer sans l’implication des organisations palestiniennes au sens large. Pour qu’une formule de paix puisse l’emporter, il faut gagner un consensus accepté par toutes les organisations, dans leur intégralité. »
Abbas « en difficulté »
Mais Ahmed Yousef, ministre adjoint des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, a déclaré à Al Jazeera que les Palestiniens n’étaient pas derrière Abbas.
« Ce n’est pas la bonne façon de tenir des pourparlers, nous savons qu’Abbas est en grande difficulté. Il a été obligé de suivre les directives des Américains et venir à Washington et, malheureusement, les Arabes qui devraient le soutenir ont été désignés par les États-Unis, » dit-il.
« Abbas agit mal et c’est ce que la plupart des Palestiniens disent. »
Le Hamas contrôle la bande de Gaza, l’un des deux territoires qui sont censés faire partie d’un futur Etat palestinien.
Il exerce un droit de veto virtuel sur un accord et n’a donné aucune indication qu’il accepterait un accord obtenu avec Israël par Abbas, lequel dirige un gouvernement rival en Cisjordanie.
Abbas a déclaré à plusieurs reprises qu’il soumettrait un accord de paix à un référendum national, un consultation qui comprendrait la population de Gaza. Un vote en faveur de la paix appliquerait une forte pression sur le Hamas afin qu’il accepte la volonté du peuple palestinien.
Les commentaires faits ce jeudi par le Hamas surviennent après la mort de quatre colons israéliens, dont une femme enceinte, dans une fusillade près de la ville d’Al Khalil [Hébron] en Cisjordanie. Le Hamas a revendiqué la responsabilité de cette attaque.

3 septembre 2010 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net
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Tenter de démêler le vrai du faux, au fil de l’info...

samedi 4 septembre 2010 - 07h:08
Daniel Vanhove
La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie.
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Les grands groupes de presse sont devenus de vulgaires instruments de propagande et de guerre au service de l’oligarchie internationale...
Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.
Ainsi, ces derniers mois, que ne lit-on, n’entend-on ou ne voit-on dans ces mêmes médias, à propos de la situation au Moyen-Orient !? Entre les menaces - supposées - d’un Iran nucléaire et celles - réelles - d’une déflagration majeure qu’entraînerait son attaque ; le retrait d’Irak de l’armée américaine n’y laissant plus « que » 50.000 hommes malgré la recrudescence des attentats dans un pays en ruines ; le Pakistan dévasté par les inondations mais secouru par largage de colis humanitaires par ceux-là mêmes qui en poursuivent le bombardement avec leurs drones ; l’accrochage meurtrier à cause d’un arbre à la frontière libanaise, ou encore la polémique suscitée par la reprise des pourparlers directs entre un 1er ministre sioniste allié à une extrême droite profondément raciste et un président palestinien agissant sans mandat... comment s’y retrouver ?
Devant le flot d’informations apparemment contradictoires, ces mises en scène - car, c’est bien de cela dont il s’agit - visent pourtant toutes le même objectif : asseoir et conforter encore et toujours la loi du plus fort, de la pensée dominante et tenter de brimer la voix des peuples bien que majoritaire mais privée de moyens équivalents pour se faire entendre, aux seules fins d’en tirer un maximum de profits.
Ainsi, lorsqu’en l’espace de quelques jours sont exploitées l’image de la jeune Aisha défigurée, celle de Sakineh qui risque la lapidation, ou tout récemment celle d’Ebrahim, jeune homosexuel menacé de pendaison, afin de mobiliser l’opinion publique à l’encontre des régimes politiques qui utilisent de telles méthodes, ne devrait-on pas s’interroger sur l’absence de mobilisation de cette même opinion publique face aux massacres quotidiens auxquels s’adonnent nos « forces coalisées » dans ces mêmes pays qu’elles prétendent vouloir « libérer » et qui ne font l’objet que d’un entrefilet dans les médias ?
Au-delà des drames qu’ils constituent, cette focalisation sur ces cas particuliers, scrupuleusement identifiés, n’est-elle pas une manipulation pour nous donner bonne conscience et nous indiquer ainsi que malgré nos interventions à coup d’armes de destruction massive contre des populations démunies de l’élémentaire - eau, électricité, nourriture, habitat, médicaments, soins - nous n’aurions pas perdu notre sens altruiste - et qui à vrai dire, escamote de la sorte notre mentalité toujours imprégnée d’un esprit colonial ? Nous soucier soudain de ces cas parmi des milliers d’anonymes que nous ignorons la plupart du temps nous dédouanerait-il de nos méfaits et de notre indifférence coutumière !? Nous sauverait-il notre restant d’âme !? La belle affaire ! Et surtout, la magistrale hypocrisie : il est effectivement plus facile de brandir ces cas particuliers et d’ignorer la loi du grand nombre que l’on continue à asservir et massacrer avec nos redoutables technologies... au point d’en rendre impossible par la suite l’exploitation des corps déchiquetés, pulvérisés, méconnaissables en Une de magazines à sensations...
Nous voilà de la sorte, parvenus à stigmatiser sans sourciller, la « barbarie » de l’un ou l’autre cas... pour mieux cacher la nôtre qui poursuit ses largages de bombes à fragmentation, au phosphore, à l’uranium appauvri quand ce n’est pas ses mines antipersonnel qui continueront à tuer des innocents une fois que nos « boys » auront plié bagages et rentreront au pays en héros, fiers du « travail accompli » !? Se sentir appartenir à cette société-là ne tient plus d’un mauvais rêve, mais d’un vrai cauchemar !
L’autre évènement qui devrait retenir notre attention dans la manipulation de l‘information est la dernière attaque de la résistance palestinienne à l’encontre de quatre colons israéliens dans la région de Hébron, au sud de la Cisjordanie. Comme toujours dans pareil cas, l’information qui nous est relayée en boucle souligne la sauvagerie de l’agression face au chagrin inconsolable de la communauté endeuillée. Nulle part n’entendrez-vous que quelques heures auparavant, une poignée de colons de cette même région de Hébron a mitraillé une dizaine de Palestiniens travaillant dans leurs champs. Après tout, ce fait divers est courant sinon quotidien. Et que sont ces Palestiniens, autrement dit ces Arabes, face aux pieux israéliens établis là pour expier nos crimes et « parce que Dieu leur a donné cette terre » !? Et nulle part non plus, n’est signalé que Hébron est probablement la ville palestinienne où sévissent les colons les plus radicaux que l’on puisse trouver en Palestine - en vérité, de vrais timbrés ! Tous ceux qui se sont rendus dans la région peuvent en témoigner.
Comme nulle part non plus n’est rappelé par ces médias tellement consciencieux que TOUTES les colonies ont été déclarées illégales par l’ONU. En revanche, il ne faut pas longtemps pour qu’ils insistent sur le soutien de cette action par les diverses organisations de résistance - traitées, cela va sans dire, de « terroristes » - et dans le même temps, sa condamnation par les autorités officielles... s’abstenant de blâmer la présence de ces colons à cet endroit !
Et à bien lire ces condamnations répétées, que peuvent encore faire les Palestiniens ?
-  Ils ne peuvent ni fomenter des attentats kamikazes à cause du risque de tuer des civils - nous seuls y sommes autorisés avec nos armes redoutables... sous prétexte d’apporter la « civilisation » en pays barbares ;
-  Ni envoyer des roquettes à l’aveugle, lié au même risque de tuer des civils - nous seuls sommes habilités pour ce genre d’opération et à l’aide de nos drones... nous ne laissons que des « dommages collatéraux » ;
-  Ils ne peuvent pas s’opposer au vol de leurs terres par la poursuite de la construction du Mur - qu’une large majorité de pays a bien décrété comme illégale, via la Cour Internationale de Justice de La Haye en 2004... mais dont nous sommes toujours incapables d’ordonner l’arrêt ;
-  Il leur est interdit de s’armer pour se défendre d’une occupation que la Communauté internationale reconnaît pourtant comme illégale à travers de multiples Résolutions onusiennes... inappliquées ;
-  Sans parler de Gaza, ce laboratoire où ils sont encagés tels des rats, et où l’occupant y expérimente le pire, les obligeant d’ailleurs à creuser des galeries pour survivre sans qu’aucun Etat occidental n’ait le courage de condamner sans la moindre ambiguïté l’entité sioniste pour l’ignominie de ses crimes ;
-  Ils peuvent tout au plus défiler pacifiquement, et encore, en évitant le jet du moindre caillou vers l’armée d’occupation... sous peine de finir dans les geôles israéliennes pour quelques années ;
-  Et ils sont en outre, priés de garantir la sécurité de l’occupant en traquant tous ceux qui veulent lui résister - ce à quoi s’emploie très bien les représentants de l’autorité palestinienne du président non élu M. Abbas... transformés ainsi en collabos actifs.
Entre-temps, à quoi assiste-t-on ? A rien d’autre que la poursuite quotidienne de la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste avec à la clé, un énième round de négociations dont tout le monde sait que les dés sont pipés d’avance. L’âne palestinien Abbas pousse donc son vieux museau vers le bœuf sioniste dont il sait ne rien devoir attendre. Pourquoi l’âne, me direz-vous ? Parce qu’il n’y a qu’un âne que l’on fait avancer avec une carotte d’une main, et le bâton US de l’autre ! Et pourquoi le bœuf alors ? Parce que le 1er ministre Netanyahu me semble en avoir l’attitude grossière. Mais cette fois, ceux-là ne seront pas penchés sur un nouveau-né. Ils ne pourront que constater l’avortement programmé d’un Etat croupion qui ne s’établira JAMAIS sur les quelques parcelles émiettées que lui destine l’occupant obtus du bout de ses naseaux.
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* Daniel Vanhove est Observateur civil et membre du Mouvement Citoyen Palestine
Il a publié aux Ed. Marco Pietteur - coll. Oser Dire :
2 septembre 2010 - Communiqué par l’auteur
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Israël, la bride sur le cou

samedi 4 septembre 2010 - 07h:00
Thami Bouhmouch
Mondialisation
« Nous réduirons la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et de serveurs » (Uri Lubrani, 1960).
« Nous devons tuer tous les palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves » (Chairman Heilbrun, 1987).
« Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » (le rabbin Yitzhak Ginsburg, 1989)...
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« Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives ».

Fourberie et contrevérités

« Si l’on ment, il faut mentir jusqu’au bout. Il faut du mensonge faire un acte de foi »
D. Lévy-Chedeville
Le drame palestinien a débuté en 1917, lors de la fondation du « foyer national juif », avec la complicité du gouvernement britannique et de la Société des Nations. La déclaration Balfour visait probablement en sous-main à éloigner les juifs d’Europe. Les dignitaires antisionistes, qui s’y étaient opposés à l’époque, l’avaient qualifiée d’antisémite. L’idée était que l’émigration des juifs de la diaspora allait se faire sous la contrainte et susciterait des soupçons sur leur fidélité à leurs pays respectifs... Toujours est-il que depuis cette date, l’entité sioniste a occasionné les destructions et souffrances les plus alarmantes. Des individus fanatisés venus de Pologne, de Kiev, de Biélorussie, de Grande Bretagne, etc. se déclarent maîtres des lieux, font main basse sur les terres, planifient les expulsions, la mort et la dévastation.
A l’instar des Afrikaners, leur hégémonie ne pouvait se fonder que sur un système politique sordide et avant tout sur une oppression militaire implacable. Zéev Jabotinsky, un dirigeant sioniste (né en Ukraine), l’a exprimé ainsi (1923) : « Le sionisme est une aventure de colonisation et c’est pour cela qu’elle est dépendante d’une force armée » (son livre Le mur de fer, 1923). Raphael Eitan, un chef militaire (de parents russes), est plus explicite (1983) : « La force est l’unique chose qu’ils [les Arabes] comprennent. Nous devons utiliser la force absolue jusqu’à ce que les palestiniens viennent ramper devant nous »... (Journal Yediot Aharonot du 13/04/83) L’Ouganda revient de loin : ce pays a failli en 1903 faire les frais d’un projet d’implantation juive (sur proposition britannique).
A mon sens, l’hégémonie impudente d’Israël est due à deux facteurs clés : une propension phénoménale à falsifier la vérité, appuyée sur un vaste réseau de propagande et de désinformation (partie 1) ; le soutien coupable et avilissant des Etats et médias occidentaux (partie 2). Le présent article se limite au premier.
« Nous avons pris leur pays »
Le peuple palestinien a affaire à un adversaire « sûr de lui et dominateur » (C. De Gaulle, 1967), un adversaire fourbe et d’une cruauté inégalée. Les leaders israéliens successifs savent s’y prendre pour dire le contraire de ce qu’ils font (ou ce qu’ils comptent faire). Ils inventent sans relâche les échappatoires et les esquives, créent les faits accomplis sur le terrain. Lorsqu’ils s’engagent le matin, c’est pour se rétracter le soir. On déclare devant les caméras que tel point de passage sera ouvert et l’on s’aperçoit qu’il est (presque) toujours fermé. On annonce que les pourparlers avec les Palestiniens doivent s’engager sans condition préalable ; deux jours après, on crée la surprise en posant une condition sine qua non : reconnaître « Israël en tant qu’Etat juif ». On promet à chaque fois de stopper la colonisation, cependant que les constructions se poursuivent furtivement (plus de 100 colonies ont été créées depuis les accords d’Oslo).
Les « accords » signés sont systématiquement foulés aux pieds. Le phénomène a pris une ampleur invraisemblable. La boutade de Ben Gourion, à cet égard, est très éloquente : « Si j’étais un leader arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal, nous avons pris leur pays » (cité par Nahum Goldmann dans Le paradoxe juif, 1976). La bravade est prononcée haut et fort, sur un ton plein de morgue et de dérision.
Le rêve de Sharon était de refouler (vers n’importe où) plus de 60 % des Palestiniens de Cisjordanie pour y implanter un million de Juifs (de n’importe où). Des milliers d’habitations palestiniennes sont démolies régulièrement sous des prétextes extravagants. Il arrive souvent que des colons s’emparent des maisons évacuées sous la protection active et prévenante de l’armée. Assister en spectateur à la destruction ou la confiscation de son foyer, se retrouver dans la rue avec ses enfants et quelques ustensiles sauvés à la hâte : nul ne peut imaginer ce que les victimes ressentent. Jamais dans l’histoire, une force d’occupation n’a été aussi haineuse, aussi inhumaine. Expatrier une population (des autochtones), transplanter une autre (des colons)... rien ne semble mettre fin à la tragédie. L’ordre d’expulsion relève d’un programme mûrement réfléchi : déposséder et chasser le plus grand nombre possible de Palestiniens. « Nous devons tout faire, disait Ben Gourion (1948), pour nous assurer qu’ils ne reviennent pas... Les vieux mourront et les jeunes oublieront »... (18/07/48, voir sur http://www.france-palestine.org)
Le monde, à force de prêter le flanc à la manipulation, finit par oublier que l’occupation est la cause de toutes les atrocités. Les Palestiniens sont des sinistrés. Affaiblis par 60 ans de détresse, trahis par les uns et les autres, ils sont devenus vulnérables. Ils ont perdu la terre, celle de leurs ancêtres, font face à la fois à une puissance mondiale et à une puissance régionale ; ils ne bénéficient pas du soutien des médias internationaux, ne peuvent pas compter sur les Etats voisins... Embarqués dans des pourparlers chimériques, ils regardent passer les décennies perdues. Le train-train est bien connu : la partie israélienne fait mine de négocier et le médiateur américain est à la fois juge et partie. Les choses étaient pourtant claires, comme le clamait Z. Jabotinsky (1923) : « Une réconciliation volontaire avec les Arabes est hors de question, que ce soit maintenant ou dans le futur »... (son livre Le mur de fer, 1923) On comprend pourquoi le « processus de paix » - dont la simple évocation semble aujourd’hui suffire en elle-même - a l’air d’un canular reproductible à l’infini. Les mots sont en train de prévaloir sur les faits.
Bluffs et leurres à la pelle
Les extrémistes sionistes - comme jadis les Blancs d’Afrique du Sud - savent légitimer leurs tueries, diaboliser leurs victimes. Ils recourent toujours aux mêmes rengaines : celles de « la menace de destruction d’Israël », des « juifs jetés à la mer », de la « montée de l’antisémitisme en Europe », des « liens terroristes internationaux », du droit à la « légitime défense »... Les artifices sur mesure, dont sont truffés les manuels d’histoire, font le lit de l’extrémisme israélien, décuplent la violence et la haine à l’égard du Palestinien. Farder la vérité est une armature essentielle du projet sioniste. Un certain général Matityaha Pelet l’admettait, explicitement et en connaissance de cause (1972) : « La thèse du danger d’un génocide qui nous menaçait en juin 67 et qu’Israël se battait pour son existence physique était seulement du bluff... ». (Journal Ha’aretz du 19/03/72) Un bluff qui a partout très bien pris.
Vous voulez savoir comment raisonnent les leaders sionistes ? La déclaration de Netanhyahu, à cet égard, est assez caractéristique (1989) : « Israël aurait dû exploiter la répression des manifestations en Chine lorsque l’attention du monde s’est focalisée sur ce pays, pour mettre à exécution des expulsions massives parmi les Arabes des territoires ». (Journal Hotam du 24/11/89) Comment peut-on se fier aux simagrées étalées sur la scène ? Les forfaits du sionisme, c’est ce qui se passe derrière les décors, hors de la vue du spectateur.
Des civils sont-ils tués sur la plage de Gaza par un obus israélien ? On produira « l’information » selon laquelle une mine posée par le Hamas est à l’origine de l’hécatombe... et les médias (à la botte des lobbies ou par réflexe conditionné) marchent tête baissée. Le nec plus ultra de la perfidie, c’est lorsque les alliés inconditionnels sont assaillis pour leur « manque » de dévouement à la cause du sionisme. Témoin le site « La voix de la communauté juive en France » qui s’en prend aux médias français, accusés de « partialité et de dénigrement systématique d’Israël » !... Déroutant, n’est-ce pas ? Il suffit de voir le parti pris véreux de France 2, RFI, Arte et France 24 en faveur des menées israéliennes pour mesurer l’ampleur de l’intoxication sioniste. Et voilà que le 2 août dernier S. Peres accuse l’establishment britannique d’être « profondément hostile à Israël » et de « prendre parti pour les Arabes » ! Il ne faut pas avoir peur de trop forcer sur les leurres (et les jérémiades)...
Dirigé par une extrême-droite machiavélique, l’Etat colonial prône ouvertement l’épuration ethnique. C’est un Etat au-dessus des lois, dont l’armée est prédisposée à piller, affamer et massacrer des civils. C’est par ailleurs un espace où règne une atmosphère d’animosité et de violence impitoyables - du fait non pas de « l’ennemi » en face, mais bien de la manière dont les israéliens se comportent les uns avec les autres. Les ashkénazes manifestent un mépris hautain à l’égard des sépharades et des arrivants d’Europe de l’Est ; les ultra-orthodoxes et les laïcs ne cessent de s’entre-déchirer ; les falashas noirs, mal aimés et mal lotis, doivent batailler pour survivre... Un tissu social hétéroclite et profondément déséquilibré, c’est le poison quotidien de l’entité sioniste.
Qu’importe, la machine de propagande a réussi à faire passer les agresseurs pour des êtres évolués, « acquis aux valeurs de l’Occident », assaillis de toutes parts par des brutes incultes, sans foi ni loi. Cela ne vous rappelle-t-il pas les films westerns des années 50 et 60, où les indiens personnifiaient toujours les barbares, les « méchants » ?... Le vocabulaire utilisé participe à la mystification : le terme « conflit » permet de faire l’impasse sur l’acte de spoliation, en laissant sous-entendre qu’une lutte armée a lieu entre deux Etats aux motivations contradictoires. L’opinion internationale a vite gobé la distinction entre les colonies « légales » et les colonies « irrégulière s » ou « sauvages ». S’agissant d’expulsions, de démolition de logements, de piraterie en haute mer, d’assassinats de civils, on dira par exemple « la Knesset a voté... », « la haute cour a ratifié... », « conformément à telle loi », etc. Les crimes sont accoutrés d’une parure de légalité et, là encore, les médias (y compris arabes) suivent tête baissée.
Les bêtes marchant sur deux pattes
Dans « le seul pays démocratique du Moyen-Orient », les quelques étudiants palestiniens en médecine sont poussés à collaborer avec le chabak (service de renseignement) pour avoir droit aux stages dans les hôpitaux de Jérusalem. Près de 8 500 Palestiniens croupissent en silence dans des camps de détention. Parmi eux, 340 enfants vivent dans une terreur constante. Agés de 11 à 14 ans, ils sont victimes de harcèlements pervers et souffrent de négligence médicale. Pendant que les tortures les plus effroyables sont infligées à ces prisonniers, l’unique soldat israélien détenu par le « mouvement terroriste » à Gaza se prélassait tout récemment en regardant les matchs de la coupe du monde de football. Toutes les voix s’élèvent pour réclamer nommément la libération de ce soldat ; personne ne fait allusion au sort de ces milliers de détenus en détresse. L’évidence surgit : tous les hommes sont égaux, mais certains moins que d’autres.
Pendant l’attaque sanglante de Gaza, les journalistes ont été tenus à l’écart « pour des raisons de sécurité ». Mais apparemment cela ne valait pas la peine qu’on émette une protestation. Le terrorisme d’Etat est invariablement disculpé et ne soulève aucune condamnation crédible.
C’est à une poignée de résistants, habilement diabolisés, qu’on demande cyniquement d’arrêter « la violence ». Se défendre contre la colonisation, résister à la tyrannie est légitime autant qu’honorable. Cela tombe sous le sens... Mais le vocable « terrorisme », utilisé tous azimuts, a brouillé les cartes. Ce mot magique, qui conforte la pratique de mystification israélienne, est maintenant entériné par tous les médias. Tant qu’à faire, le patriote français Jean Moulin ne serait qu’un fieffé « terroriste », lui le héros national dont les cendres ont été transférées au Panthéon ; on devait aussi désavouer Nelson Mandela pour son opposition au régime d’apartheid, le groupe arménien Manouchian pour sa lutte contre les nazis.
Il suffit d’arborer la bannière de la « lutte contre le terrorisme » et tous les coups sont permis : destruction de logements et de terres agricoles, arrachage de milliers d’oliviers, détérioration de réservoirs d’eau et stations de pompage, bombardement des écoles, mitraillage des ambulances, assassinats ciblés des dirigeants palestiniens (s’ils ne collaborent pas)... Jamais dans l’histoire, une force d’occupation n’a été aussi destructrice, aussi meurtrière (1).
Un certain Friedman écrivait naguère dans le New York Times, « Vous [les Palestiniens] ne pouvez pas construire une nation sur les épaules d’assaillants suicidaires ». Des journalistes, ici et là, savent manier les contrevérités. Surtout n’allez pas leur dire qu’Israël a fondé son existence sur l’activisme criminel de plusieurs organisations terroristes (Haganah, Irgoun, Gang Sterne, mouvement clandestin Lehi) et une série de massacres impitoyables (Sabra et Chatilla, Jénine, Ramallah, etc.). N’essayez pas de leur faire remarquer que les principaux responsables sont devenus plus tard des hommes d’Etat (Shamir, Begin, Rabin, Peres, entre autres).
Le jeu est maintenant bien rôdé : un journal israélien balance un mensonge, puis se rit de voir comment celui-ci est traité par les médias internationaux. Un dirigeant invente n’importe quel subterfuge et voilà que la partie concernée de perdre de l’énergie à se disculper. Un exemple : Haaretz, en juin dernier, a publié une « information » alléguant l’opposition de Mahmoud Abbas à la levée du blocus maritime imposé à la bande de Gaza. Plusieurs dirigeants palestiniens se sont alors échinés à porter un démenti catégorique (Abou Roudeina et Saeb Orekat notamment). Autre exemple : l’allégation selon laquelle le bateau humanitaire libanais Marie serait téléguidé par le Hezbollah. Là encore, on perdra du temps à « réagir » à l’accusation... Autant la duperie est sournoise, autant la réaction semble ingénue.
L’annonce récente des « mesures d’allégement du blocus » de Gaza (qui continue, notons-le, d’être bombardée) a eu le don d’alimenter la rhétorique médiatique et de dévier l’attention. Cette combine visait à rehausser l’image de l’occupant suite à l’agression contre la flottille humanitaire turque. Tel porte-parole sioniste déclare avec cynisme que « 150 camions remplis de nourriture » entrent par jour dans la bande de Gaza... ceux qui l’écoutent ne sont pas censés savoir qu’il y a douze ans ce nombre était de 1800 camions par jour et qu’entre-temps la population de ce territoire a augmenté.
Menahem Begin vous connaissez ? C’est celui qui a dit que les Palestiniens sont des « bêtes marchant sur deux pattes » (1982) ! (cité par Amnon Kapeliouk, Begin and the beast, 1982) Le sionisme s’acharne sur eux depuis 60 ans, les voue à la servitude et l’anéantissement. On leur en veut d’abord d’être les maîtres du sol. On leur en veut aussi parce qu’ils ont du sang dans les veines (à revendre). Par leur présence sur la scène, ils rappellent en permanence la nature délictueuse de l’occupation. Ils figurent pour ainsi dire la « mauvaise conscience » du spoliateur. Du coup, on les expulse, on les emprisonne, on les torture, on les diabolise, on les affame, on les bombarde, on les assassine... Décidément, l’Ouganda l’a échappé belle.
A chaque fois, on se dit que la mesure est comble, que le summum de l’abomination est atteint, à chaque fois le bouchon est poussé plus loin. Encore et encore... La destruction de maisons palestiniennes à grande échelle vous a-t-elle horrifié ? Eh bien, on décide de démolir des villages entiers (45 en juin dernier, dans le Naqab, abritant environ 85.000 Palestiniens). Un Israélien lance sa voiture sur un enfant palestinien et l’écrase sur le trottoir... il dit ensuite qu’il ne l’a pas fait exprès, et l’affaire est close. Des cimetières musulmans sont régulièrement saccagés ; d’autres sont ratissés et transformés en parcs de jeux, jardins et parkings (comme à Ramallah, Jaffa et près de Tel-Aviv). Le cimetière historique de Jérusalem a été plusieurs fois profané avant de subir l’épreuve des pelleteuses mécaniques. Il renfermait les tombeaux des Saints de l’Islam et des martyrs de Salaheddine...
Se tromperait celui qui croirait que l’infamie a une limite. C’est que, tout simplement, il n’y a pas de limites, pas de garde-fou, pas de ligne rouge. Des extrémistes auxquels vous faites comprendre que, quels que soient les excès commis, ils seront toujours soutenus et confortés, n’ont aucune raison de s’arrêter. Ils ont la bride sur le cou...
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« Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent ».

Les collusions suspectes

« S’il nous faut accepter tout ce qui est comme il est, dans toute sa dimension tragique de non-sens radical, comment éviter l’accusation de complicité, voire de collaboration avec le mal »
Luc Ferry
Israël, depuis sa création, viole avec désinvolture et de façon de plus en plus cynique les décisions de l’ONU et les conventions internationales. Les Etats-Unis sont le garant par excellence de cette impunité criante ; ils sont corps et âmes acquis à la cause sioniste. Dans ce pays, le sionisme dispose d’un instrument d’une redoutable efficacité : l’AIPAC. Créée en 1954, cette organisation juive est explicitement au service d’Israël et défend ses intérêts. Elle tire son efficacité des moyens considérables dont elle dispose, mais surtout d’une astuce que personne n’ose contester : elle n’est pas déclarée comme lobby servant les intérêts d’un pays étranger...
Au lendemain du fameux « 11 septembre », des dirigeants américains avaient traité de lâches les auteurs des attentats. On aurait aimé les voir tenir le même propos au sujet des soldats israéliens qui se sont amusé à tirer sur un enfant terrorisé dans les bras de son père (Mohammed al Dura), à briser méthodiquement les bras des adolescents avec une roche, à obliger une femme sur le point d’accoucher à rester dans sa voiture pendant des heures en plein soleil, en gardant les vitres fermées, etc.
Armés jusqu’aux oreilles, les soldats de « Tsahal » ont la bride sur le cou. Ils ont le courage de gifler des femmes âgées, de bastonner des enfants ou les utiliser à l’occasion comme des boucliers humains (lors de l’attaque de Gaza), de tuer des journalistes à bout portant (flottille humanitaire, entre autres), d’assassiner de sang froid des militants pacifistes (Rachel Corrie écrasée par un bulldozer blindé en 2003 à Gaza). Ils ne s’en veulent pas de regarder une gamine pleurer à coté des cadavres de ses parents (à Jenine jadis, comme à Gaza). L’armée d’occupation a utilisé des bombes au phosphore blanc dans ses attaques à Gaza. Le Protocole interdisant l’utilisation d’une telle arme la considérait comme un crime de guerre. Voila qu’on apprend qu’Israël, ayant « refusé » de signer ce protocole, ne peut être formellement accusé. Les choses sont simples en effet, pourquoi les compliquer ? Lorsqu’on a la caution des Américains, on ne s’encombre pas de scrupules.
Un parti pris avilissant
Les actes meurtriers d’un Milosevic en Bosnie et au Kosovo sont-ils plus ignobles que ceux que Sharon, Moufaz et Ben Elliazer ont perpétré hier à Jenine et Ramallah, ceux de Barak, Olmert et Netanyahu aujourd’hui à Gaza ? Sarkozy, sans hésitation, a dit un jour du Président Ahmadinejad : « il bafoue les idéaux et les valeurs inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme ». Mais il faut beaucoup de cran pour importuner ces scélérats notoirement connus. Le Tribunal Pénal International s’acharne volontiers sur Omar Al Bachir, mais ne lui demandez pas de s’en prendre aux commanditaires des crimes sionistes. Une juridiction qui tend - au grand jour - à fustiger les uns et épargner les autres est un véritable affront.
Du temps de Bush, grâce à la formule magique du « 11 septembre », les Etats-Unis ont assumé plus que jamais le rôle de Satan sur la scène internationale. Lui et son entourage avaient l’aplomb de parler de combat du « Bien contre le Mal ». On tenait un discours réducteur : le Bien devait triompher mordicus du Mal. Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. Pourtant, c’est avec l’arsenal fourni par les Américains et leur soutien sans retenue que les tueries sont commises périodiquement dans les villes palestiniennes. Que dire des dévastations perpétrées par l’armée américaine en Irak, du million de tués depuis 2003 ? On peine à comprendre la nécessité de bombarder des monuments millénaires, de saccager des musées, d’abattre à bout portant un homme et sa femme parce qu’ils s’opposent au viol (collectif) de leur fille... Que faut-il penser des bombardements récurrents de civils en Afghanistan et au Pakistan ?
Ce sont toujours les mêmes qui pâtissent du droit de veto à l’ONU, du précepte infâme des deux-poids-deux-mesures. L’opinion mondiale et les médias -maintenus sous anesthésie - ont fini par s’y faire. La volonté de l’Iran d’accéder à la technologie nucléaire met en transe les grands de ce monde. Quant à l’arsenal de l’Etat sioniste, motus et bouche cousue ! A la demande des Etats-Unis, Israël n’a jamais reconnu officiellement être une puissance nucléaire. C’en est une évidemment depuis 1967. Sur un ton narquois, on nous explique que l’Etat juif n’a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire (contrairement à l’Iran) et donc n’est pas « légalement » soumis aux contrôles de l’AIEA. Si vous n’avez pas signé, vous êtes absout : l’argument n’est-il pas ingénieux ? Aujourd’hui, on s’apprête à serrer le cou de l’Iran : la poigne est américaine mais c’est Israël qui manie l’aiguillon... On voudrait détruire ce pays, héritier de grandes civilisations, pour « découvrir » après coup qu’il ne fabriquait pas d’armes nucléaires. Du déjà vu, non ?
Les Etats-Unis, nul ne peut en douter, s’investissent volontiers dans des actions humanitaires massives dans le monde (le séisme à Haïti a mobilisé l’aide d’urgence du gouvernement et suscité la générosité du public)... Une vérité surgit néanmoins : en deçà des frontières, les Américains sont assurément des démocrates et respectent les droits de l’homme ; au-delà, s’il le faut, ils se comportent avec une désinvolture et une brutalité impitoyables. Ils n’hésitent pas à se ravaler en s’acoquinant avec des chefs sionistes aux mains maculés de sang. Hier, ils multipliaient les éloges en direction de Sharon et le qualifiait d’ « homme de paix », en dépit de ses forfaits notoires. Aujourd’hui, ils s’inclinent devant Netanyahu et Barak. Les dirigeants arabes « alliés », quant à eux, sont amplement responsables du rapport de force qui prévaut au Moyen-Orient. A force de ployer sous les pressions et chantages, ils sont désormais déconsidérés...
L’aide militaire américaine à l’Etat colonial est considérée, tenez-vous bien, comme « un investissement à long terme pour la paix ». Cela permet de déverser des bombes sophistiquées sur les villes palestiniennes, en particulier celles à guidage laser et par satellite. Mais gare à la Syrie si elle se met dans la tête d’armer le Hezbollah. « C’est pas du jeu ! ».
« Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique »
Les colonies juives utilisent par habitant 20 fois plus d’eau que les localités palestiniennes voisines (rapport d’Amnesty International, juin 2010). Des Palestiniens malades, par centaines, meurent à petit feu parce qu’on leur refuse le droit de partir se soigner à l’étranger. Le statut de la bande de Gaza est unique : ce n’est ni un pays indépendant, ni un territoire occupé (stricto sensu). C’est un vaste camp de détention à ciel ouvert, livré à la générosité internationale. Le geôlier n’assume aucune responsabilité vis-à-vis des prisonniers, mais s’adjuge le droit de les bombarder régulièrement. Aucune aide humanitaire ne doit y parvenir et ses initiateurs sont assassinés au grand jour. Si au moins les pêcheurs pouvaient aller en mer sans essuyer les tirs des soldats israéliens...
Dans les pays arabes et musulmans, le ressentiment est à la mesure des injustices. Du coup, les Etats-Unis se décident à lancer deux stations de propagande en langue arabe : la radio Sawa et la chaîne de télévision (satellitaire) Al hurra. Obama a même été au Caire pour clamer « Assalam Alikoum », deux mots qui avaient soulevé une grande ferveur... Quelque chose a-t-elle changé depuis lors ? Obama a-t-il reconnu les horreurs commises en Irak ? A-t-il essayé d’arrêter la colonisation de la Palestine ? A-t-il levé le blocus inhumain sur Gaza ?... A cet égard, la réplique d’Ariel Sharon à Shimon Péres en 2001 est assez édifiante : « Chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l’Amérique fera ceci ou fera cela ... Je vais vous dire quelque chose de très clair : ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël. Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique, et les Américains le savent ».
Les citoyens américains, connus pour leur mauvaise perception des événements hors frontières, supportent une charge morale très lourde. Ils sont indirectement impliqués, du fait qu’ils vont aux urnes et qu’ils peuvent toujours exprimer leur désaccord (les armes sont fournis aux frais du contribuable). Il est vrai que les choses changent : selon un sondage commandité par la BBC entre décembre 2009 et février 2010, 40 % « seulement » de l’opinion américaine est favorable à la politique israélienne, contre 47 % l’année précédente...
Les Etats européens sont eux aussi complices des menées d’Israël et confortent son sentiment d’impunité. Sur les chaînes de télévision, par exemple, les forfaits sionistes sont soigneusement déguisés, suivis aussitôt et sans la moindre sensibilité morale d’une « page de sport ». L’accord de libre échange UE-Israël, présuppose le respect des droits de l’homme par les parties contractantes. Dans ce cas particulier, ne s’agit-il pas d’un vœu pieux ?
Le sang et les larmes coulent depuis trop longtemps. Les Palestiniens ne possèdent ni bombardiers, ni missiles, ni armes bactériologiques. Ils sont agressés au quotidien, ne comptent plus les morts et les estropiés. A la fois courageux et vulnérables, ils affrontent (symboliquement) des blindés de 60 tonnes avec des pierres... Israël a profité sans vergogne du silence et de la complicité des grandes nations. Celles-ci, à n’en pas douter, devraient rendre des comptes pour non-assistance à peuple en danger. Le monde aurait espéré voir ces nations prendre position en faveur des victimes, en accord avec les règles de la morale ou par honnêteté intellectuelle... Il a fallu qu’elles soutiennent le plus fort, accablent le plus faible. C’est ainsi que le rapport Goldstone est discrédité, que l’Etat colonial est exempté de ses responsabilités devant le droit international, que les condamnations ne sont jamais suivies de sanctions. Des Etats-Unis, les dollars affluent et vont directement aux colonies de Cisjordanie et de Jérusalem. La France, en avril dernier, a tenu à « honorer la mémoire » de Ben Gourion, en lui dédiant une esplanade dans sa capitale. Rappelons qu’entre 1947 et 1948, sous les ordres de ce criminel de guerre (venu de Pologne), 532 villages arabes ont été détruits, près de 15 000 Palestiniens tués, 84 % de la population contrainte à l’exil. On est beaucoup moins horrifié par les tueries commises par l’Etat juif que par la bénédiction accordée par les dirigeants occidentaux.
L’attaque irresponsable du bateau turc dans les eaux internationales a provoqué, contre toute attente, une prise de conscience à l’échelle mondiale. Les citoyens du monde épris de justice et moralement libres sont appelés à prendre les devants, à l’instar de ceux qui ont triomphé jadis de l’apartheid. Vu le rapport de force, la résistance héroïque des Palestiniens ne peut suffire. Il s’agit de retrouver sa dignité, de mettre le holà au terrorisme d’Etat qui a trop duré. Des artistes déclineront les invitations ou annuleront leurs représentations en Israël, des institutions financières arrêteront d’investir dans son industrie, de plus en plus de produits provenant des colonies seront boycottés... A l’heure actuelle, 150 artistes irlandais lancent une campagne de boycott de l’Etat juif pour protester contre ses agissements meurtriers en Palestine. Le crime se retournera contre ceux qui l’ont commis.
Les juifs en terre d’Islam
Un Etat binational mêlant les deux peuples ? Au point où on en est, c’est peut-être une solution... Encore faut-il reconnaître les crimes perpétré depuis 60 ans, restituer les terres volées, indemniser les victimes, permettre le retour des familles exilées, instaurer la justice. Nul ne dira que c’est facile, mais c’est la condition sine qua non.
Ici, trois déclarations caractéristiques (et sans masque) méritent mention : « Nous réduirons la population arabe à une communauté de coupeurs de bois et de serveurs » (Uri Lubrani, 1960). « Nous devons tuer tous les palestiniens à moins qu’ils ne soient résignés à vivre en tant qu’esclaves » (Chairman Heilbrun, 1987). « Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » (le rabbin Yitzhak Ginsburg, 1989)... Aujourd’hui, à la lumière de ces discours haineux, nous voyons ce que les juifs font aux Palestiniens et l’histoire n’a de cesse de se rappeler à nous. Comment les juifs vivaient-ils jadis en terre d’Islam ? Voici une bribe d’histoire.
En Espagne et Portugal musulmans (Al Andalus du VIIIè au XVè siècles), la minorité juive - auparavant combattue et persécutée - avait droit à la protection et la sécurité, occupait dans la société une place reconnue et stable. Alors que le roi wisigoth (de 680 à 687) se proposait d’extirper « la peste judaïque », les Musulmans assuraient aux juifs des droits effectifs, une liberté de culte et de pensée jusque-là inconnue.
On retrouve le même climat de tolérance et d’humanité dans l’Empire ottoman (XIVè au XXè siècles) : les juifs y trouvaient une terre d’accueil favorable à leur épanouissement économique, culturel et religieux. On raconte que des négociateurs européens avaient fait pression sur le pouvoir ottoman pour que les juifs soient écartés du commerce international. Mais la requête fut refusée... Sur l’île de Buyukada, au large d’Istanbul, le touriste aujourd’hui peut voir les magnifiques résidences d’été occupées jadis par la bourgeoisie juive. C’est assez significatif de l’atmosphère de bienveillance et de concorde exemplaires qui régnait à l’époque...
On s’aperçoit vite que le sionisme est une calamité pour les juifs eux-mêmes (voir : http://www.nkusa.org).
Thami BOUHMOUCH
Professeur universitaire
Casablanca, Maroc
(1) Qu’en on juge par les déclarations de ces leaders sionistes :
-  «  Nous devons utiliser la terreur, les assassinats, l’intimidation, la confiscation des terres et l’arrêt de tous les programmes sociaux afin de débarrasser la Galilée de sa population arabe » (Israël Koenig, in The Koenig mémorandum, 1976 - http://www.historyofisrael.info) ;
-  « Les palestiniens seront écrasés comme des sauterelles et leurs têtes éclatés contre les rochers et les murs » (Yitzhak Shamir, 19/06/88 - http://www.anti-imperialisme.com) ;
-  « Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas juives » (le rabbin Yitzhak Ginsburg, Journal Jérusalem Post, 19/06/89).
1er septembre 2010 - Le Grand Soir
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L’armée israélienne d’occupation craint d’autres opérations de la résistance palestinienne

vendredi 3 septembre 2010 - 07h:31
Al Qassam
Les forces d’occupation israéliennes ont décrété l’état d’urgence après l’opération de Ramallah menée par les Brigades Ezzedeen Al-Qassam au cours de laquelle deux colons israéliens ont été blessés en Cisjordanie, le mercredi 1° septembre à 23 heures.
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L’armée d’occupation israélienne ressent comme un échec le fait que les opérations des Brigades Al-Qassam continuent de cibler des colons en Cisjordanie.
Des sources israéliennes ont rapporté jeudi que l’armée a annoncé l’état d’urgence et mis en garde contre de nouvelles attaques possibles contre des Israéliens en Cisjordanie et tous les territoires occupés.
L’avertissement fait suite à deux opérations héroïques menées contre les colons israéliens par l’aile militaire du mouvement islamique, le Hamas.
La première opération s’est conclue par la mort de quatre colons israéliens mardi près de Al Khalil [Hébron], tandis que la seconde opération a blessé deux colons, dont un sérieusement, à l’est de la ville de Ramallah.
Au moment où l’Autorité palestinienne [de Ramallah] reprend sans légitimité aucune des négociations avec l’ennemi israélien qui poursuit ses travaux de construction de colonies israéliennes de peuplement, des sources israéliennes ont fait savoir que l’Autorité palestinienne [de Ramallah] a kidnappé plus de 250 partisans du mouvement Hamas en Cisjordanie, en réponse aux opérations héroïques d’Al Khalil et de Ramallah .
L’Autorité de Ramallah donne ainsi la preuve de sa volonté d’être le plus fidèle possible à l’occupant israélien, en tuant et kidnappant des membres de la résistance palestinienne à travers les villes de Cisjordanie.
Les Brigades Al-Qassam revendiquent l’opération de la colonie d’Ofra
Les Brigades Ezzedeen Al Qassam ont revendiqué la responsabilité de l’opération à proximité de la colonie d’Ofra, à l’est de la ville de Ramallah, ce mercredi soir.
Des sources palestiniennes ont confirmé que des membres d’Al Qassam en Cisjordanie ont ouvert le feu sur une voiture qui roulait près de la colonie d’Ofra à l’est de la ville de Ramallah en Cisjordanie.
Dans une déclaration diffusée par les Brigades sur leur site internet, celles-ci ont confirmé que « cette opération s’inscrivait dans le cadre des opérations pour repousser les agressions de l’occupant contre la bande de Gaza et la Cisjordanie, et comme une réponse de droit à l’agression permanente contre le peuple palestinien. »
Il convient de mentionner que les Brigades ont exécuté trois opérations à travers la Cisjordanie. Les Brigades se sont engagées à poursuivre leurs opérations contre l’armée sioniste et ses bases, ainsi que contre les colonies.
2 septembre 2010 - Brigades Ezzedeen Al-Qassam - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.qassam.ps/news-3370-IOF_...
Traduction : Info-Palestine.net
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