jeudi 11 mars 2010

La paix reste impossible tant que l’esprit Shamir se perpétue en Israël

Par Émile Khoury | 11/03/2010
L'histoire ne se répète pas, elle se poursuit. Netanyahu élude aujourd'hui la paix, comme son maître à penser du Likoud, Yitzhak Shamir, avait su le faire en 1991. Forcé par les Américains de participer à la conférence de Madrid, il avait souscrit aux résolutions avec un petit sourire tranquille. Pour expliquer ensuite qu'avant une bonne dizaine d'années, et peut-être jamais, rien ne serait mis en chantier. Manière d'indiquer qu'il comptait fermement faire traîner en longueur les négociations de paix en inventant de nouvelles conditions à chaque étape. Netanyahu suit son exemple. Confronté lui aussi à une forte pression US après l'émergence du régime Obama, déterminé à relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens sur base de deux États, le dirigeant sioniste multiplie les exigences rédhibitoires. Il affirme ainsi qu'un État palestinien ne devrait avoir ni armée ni armes, n'avoir pas le contrôle de son espace aérien ou maritime et ne pouvoir conclure aucun traité militaire avec un autre pays. Autrement dit, il dénie à son voisin potentiel tout droit de souveraineté.
Cela, pour le futur. Au présent, et sur le terrain, Israël rejette cet arrêt des colonisations que les Palestiniens posent comme condition pour le redémarrage des pourparlers. Netanyahu pousse le non et le défi très loin et dans toutes les directions. Les Arabes acceptent-ils, par le truchement de leurs ministres des Affaires étrangères, le principe de pourparlers indirects sous l'égide de Washington ? Il se rue à Jérusalem sur leurs sites sacrés pour les annexer. Les Américains dépêchent-ils Biden et Mitchell pour lancer le bal en insistant sur l'arrêt des colonisations ? Le gouvernement israélien ordonne la construction de 1 600 unités de logement pour les colons en plein cœur de Jérusalem-Est, partie arabe de la cité, et 112 autres en Cisjordanie même.
Les Arabes et l'Autorité palestinienne ne cessent de répéter, dans le prolongement de leur initiative du sommet de Beyrouth, qu'ils sont absolument pour la paix. À condition évidemment qu'elle soit juste, équitable et ne constitue pas pour eux une capitulation masquée face à la domination abusive d'Israël. Une position soutenue par la légalité internationale comme par les grandes puissances, États-Unis en tête. Mais comment traiter l'intransigeance et l'arrogance d'Israël, son rejet de la paix ? En premier lieu, par des pressions combinées. Les Occidentaux doivent cesser toute assistance, économique ou militaire, à l'État israélien. Et les Arabes rompre avec lui toute relation pour rétablir tous ensemble le programme originel de boycott total.
Mais si cela ne suffit pas, comme cela semble pour le moins vraisemblable, quelle suite faudrait-il envisager ? Sur le papier, théoriquement et juridiquement, les Palestiniens et les Arabes seraient plus que jamais en droit d'ouvrir les hostilités en direction de l'ennemi. Soit par l'ouverture de fronts militaires classiques, soit plus probablement et plus efficacement par des opérations dites de résistance. Ou des volées d'engins, de moyenne et de longue portée. À ce propos, Israël se plaint de la menace des 40 000 missiles du Hezbollah. Il souligne, de même, qu'il craint que l'Iran ne se dote de l'arme nucléaire. Mais alors, si l'État israélien éprouve de telles frayeurs, pourquoi n'accepte-t-il pas cette paix qui neutraliserait toute hostilité à son égard ? La Résistance libanaise et son arsenal n'auraient plus lieu d'être. Il n'y aurait plus d'attentats palestiniens, et le taux de terrorisme international, conditionné en partie par le conflit du Moyen-Orient, baisserait nettement. Les peuples de la région pourraient s'occuper enfin de leur redressement économique.
Mais le gouvernement belliciste israélien ne veut rien entendre ni personne. Même pas son propre président, Shimon Peres, qui déclare : « Nous parlons aujourd'hui de deux États. Le public israélien veut la paix s'il se convainc que l'autre partie la veut aussi. Sept guerres ont opposé Israël et les Arabes. Cela suffit, jusqu'à quand allons-nous continuer à nous combattre ? » Il ajoute : « J'ai proposé qu'Israël accepte l'initiative arabe. Cela demande certes des négociations. Mais nous avons déjà parcouru avec les Arabes une longue voie de dialogue étayée de mesures pratiques. » Peres est cependant une voix qui clame dans le désert. Car la décision appartient au parti extrémiste qui dénonçait Rabin, le promoteur de paix assassiné. 

Tel Aviv n’a d’autre choix que de parler avec le Hamas

[ 11/03/2010 - 02:27 ]
David Zonchayn

"Israël" devra négocier avec le mouvement du Hamas, immédiatement, sinon aucune paix avec les Palestiniens ne sera possible.
"Israël" devra parler avec le Hamas non secrètement, non indirectement et non pour embellir l’image d’une personne qui veut prendre la direction du parti, comme a tenté de le faire Chaoul Mofaz, mais publiquement et sérieusement.
A l’instar des Etats-Unis qui parlent sans arrêt avec l’opposition israélienne, "Israël" doit parler constamment avec l’opposition palestinienne. On devra parler de l’arrangement définitif et de toutes les questions essentielles.
Naturellement, tout cela n’est pas facile. Tous les partis politiques ne font que répéter que l’organisation (du Hamas) est une source de mal qui voit en "Israël" un Etat religieux extrémiste qui veut prendre toute la terre de la mer jusqu’au fleuve.
En pensant à l’intérêt israélien, plusieurs questions se posent. Est-il utile de parler avec le Hamas ? Quelles sont les raisons nous empêchant de lui parler ? Le boycotter est-il lié à un jugement erroné ?
"Israël" tient à dire que le Hamas n’est jamais un partenaire. Pour elle, un partenaire sera le Fatah présidé par Mahmoud Abbas. "Israël" participe à des négociations avec le Fatah depuis deux décennies. Benyamin Netanyahu a déclaré son acceptation de la solution de deux Etats pour les deux peuples, un autre subterfuge pour retarder la fin de ces négociations.
En 2004, le gouvernement israélien a décidé qu’il faut séparer Yasser Arafat d’Abbas. Les dirigeants d’"Israël" ont dit qu’il est faible. Parallèlement, "Israël", depuis des années, ne fait qu’affaiblir l’autorité palestinienne. Ainsi, on doit parler et signer, mais avec qui ?
Toutefois, même s’il y avait eu un accord, sous une pression américaine, l’autorité palestinienne n’aurait rien pu faire, parce que la moitié du peuple palestinien ne l’acceptera pas. Il ne sera alors pas objectif de refuser de parler avec le Hamas. Ne pas parler avec le Hamas revient à dire ne pas parler avec les Palestiniens.
Nous savons que la mainmise du Hamas sur Gaza est venue après une grande déception vis-à-vis de la direction du Fatah, suite à l’échec des négociations et suite a un lien étroit réalisé entre les besoins essentiels (droit du mouvement, voyage à l’extérieur, l’éducation…). Tout cela ne fait qu’approfondir la déception et l’extrémisme.
Il est alors normal de voir des factions s’opposant au Hamas se rapprocher d’Al-Qaïda. Ils peuvent retarder les négociations autant qu’ils veulent, mais qu’ils sachent que l’idée selon laquelle le temps joue en notre faveur n’est plus vraie.
Celui qui a demandé à Abou Mazen de revoir sa démission et qui refuse aujourd’hui de parler avec le Hamas se trouvera, dans cinq ans, avec un partenaire qui envoie ses rapports à Oussama Ben Laden.
Il n’est possible d’avancer sans Gilad Chalit. Il y aura ceux qui diront qu’il ne faut lier le destin de l’Etat à celui d’un seul soldat kidnappé ; ce sera une grave erreur.
Laisser Chalit à son destin sera un symbole du déclin du sionisme. L’arrogance est préférée plutôt que la sagesse, la tactique plutôt que la stratégie, laisser tomber la valeur de la vie et des captifs qui sont l’âme de la nation, tout cela constitue le point faible de l’opinion publique. Le moment est arrivé de changer un peu notre comportement dans un sujet si important comme le contact avec le Hamas.
En "Israël", il y a plus de sept mille Palestiniens enfermés ; à Gaza, il n’y a qu’un seul Israélien. Imaginez les souffrances des deux côtés. Imaginez également l’immense joie qui suivra un accord d’échange des captifs. Cela doit être un pilier pour une opération de réconciliation.
Le prix d’une solution qui vient après la dernière guerre est payé par l’Etat d’"Israël" et ses citoyens depuis plusieurs années. Cacher la tête dans le sable en ce temps critique est une affaire dangereuse. Il faut immédiatement déclarer que nous sommes prêts à négocier avec l’opposition palestinienne.
Article écrit par David Zonchayn, fondateur d’une association qui a pour but d’engager des négociations directes avec le Hamas,  paru dans le journal hébreu Haaretz, le 9 mars 2010. Traduit et résumé par le CPI

L'occupation décide d'éloigner une captive palestinienne de Bethléem vers Ukraine

[ 10/03/2010 - 19:29 ]
Bethléem – CPI

Des sources locales ont dit, le mercredi 10/3, que les forces de l'occupation ont décidé d'éloigner la captive palestinienne, Erna Sarahena qui a été condamnée à une peine de 20 ans de prison vers le pays d'Ukraine.
On note que la captive Sarahena habite dans le camp des réfugiés palestiniens de Douhaicha, dans la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie.
Les sources ont ajouté que Sarahena (l'épouse du palestinien captif, Ibrahim Sarahena, condamné à la perpétuité), porte la nationalité ukrainienne et a préféré rester dans la prison lorsque la direction des prisons sionistes lui a proposé l'exil en Ukraine (pour finir sa peine là-bas).

Haniyeh : la colonisation s'est accentuée après la reprise des négociations avec l'occupation

[ 10/03/2010 - 18:53 ]
Gaza – CPI

Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que la décision arabe de reprendre les négociations indirectes entre l'autorité palestinienne et l'occupation représente un faux pas qui a encouragé les sionistes d'escalader la colonisation en leur donnant la légitimité en Cisjordanie occupée.
Lors de ses déclarations, en marge de l'ouverture de la première étape du projet appelé, "le chemin vers al-Qods", dans la Bande de Gaza, Haniyeh a souligné, le mercredi 10/3, que l'occupation a exploité la décision arabe qui a soutenu l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de reprendre les négociations avec l'occupation pour élargir et renforcer la colonisation dans la ville occupée d'al-Qods et en Cisjordanie.
Il a souligné que la décision de construire ces unités coloniales sous l'ombre de l'existence du vice-président américain, Goseph Biden, dans la région affirme la couverture américaine à la colonisation sioniste.
Finalement, Haniyeh a appelé  les arabes et les dirigeants de l'autorité palestinienne, à Ramallah, à tirer leçon de cette situation et arrêter toute soumission aux pressions américaines et sionistes.

Des associations hollandaises protestent contre un congrès qui soutient l'occupation

[ 10/03/2010 - 14:04 ]
Amsterdam - CPI

Des associations hollandaises qui soutiennent la cause palestinienne ont organisé, le mardi 9/3 des manifestations devant la cour de justice internationale en protestant contre les activités de l'association "CIDI" pro-israélienne qui a organisé un congrès, dans les logements du palais de la cour de justice internationale en discutant des moyens pour garantir la sécurité d'Israël.
 
Les associations hollandaises pro-palestiniennes en compagnie de beaucoup de citoyens hollandais ont confirmé qu'ils vont célébrer, pour le deuxième jour, leur boycottage au congrès sioniste qui dure deux jours.

Les manifestants qui soutiennent les droits légaux du peuple palestinien ont tenu une conférence de presse devant la Cour, en montrant leur opposition au congrès qui soutient l'occupation israélienne, où le député du parlement néerlandais, Harry van Bommel, s'est exprimé en déclarant : "Nous nous trouvons ici, aujourd'hui, pour défendre le droit international violé par "Israël", en soulignant que ce congrès ne représente que l'occupation israélienne qui viole le droit international".
Bommel a déclaré :"Ils prétendent défendre la sécurité d'Israël, alors qu'ils devaient arrêter les violences d' "Israël" et ses crimes contre le peuple palestinien désarmé, notamment après la guerre sioniste horrible contre la Bande de Gaza et la construction du mur d'apartheid, tout en notant que cette Cour de Justice internationale a ordonné la démolition du mur raciste et que l'occupation doit donc être jugée pour ses crimes".
Pendant le sit-in de protestation contre les crimes et violations de l'occupation, le député néerlandais a affirmé son soutien aux droits du peuple palestinien et la continuation du boycott de l'entité sioniste, notamment au Pays-Bas.

Un plan sioniste pour changer l'entrée de la vieille ville à al-Qods

[ 10/03/2010 - 13:33 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des sources bien-informées ont dévoilé un nouveau plan sioniste qui vise à changer l'aspect de la ville occupée d'al-Qods, à travers le changement de l'entrée principale entre la porte d'al-Amoud et celle d'al Khalil.
Les sources ont dit que les autorités de l'occupation israélienne ont l'intention de construire une cour publique devant la porte d'al Khalil vers la route de Yafa pour lier la vieille ville aux autres quartiers d'al-Qods, alors que des sources médiatiques ont dit que l'occupation à l'intention de fermer la porte d'al-Amoud pour une durée de 30 mois afin de développer les infrastructures, selon leurs prétentions.
De son côté, l'agence "Reuters" a dit que les Palestiniens qui vivent et travaillent dans la vieille ville d'al-Qods son inquiets de la possibilité de les obliger de quitter la région, à la fin, après la fermeture de la porte d'al-Amoud pour une durée de deux ans.
Des marchands dans la région de Bab al-Amoud ont dit que ce projet va frapper le mouvement commercial dans la région qui encadre la porte d'al-Amoud.
Ce pas vient au moment où le gouvernement sioniste a approuvé, le mardi 9/3, la construction de 1600 nouvelles unités coloniales dans le quartier de Ramat Shlomo, dans la ville sacrée, ainsi que 112 autres dans la colonie de "Bitar Eyleit", en Cisjordanie occupée.
Ces décisions viennent simultanément avec la visite de l'émissaire spécial américain à la région du Proche-Orient, George Mitchell, pour reprendre les négociations indirectes avec l'occupation israélienne, ainsi que le vice-président américain, Joseph Biden, qui a annoncé le soutien total de son pays au gouvernement d'extrême droite dirigé par Benjamin Netanyahu.

Hamas : les expansions coloniales sont les résultats de la reprise des négociations

[ 10/03/2010 - 13:10 ]
Damas - CPI

Le Hamas a considéré que la décision de l'occupation israélienne de construire 1600 nouvelles unités coloniales est le résultat et la réponse claire à la reprise des négociations indirectes avec l'autorité du groupe d'Oslo et sous la bénédiction du comité arabe de Suivi qui s'est soumis aux désirs israélo-américains.
Dans un communiqué du bureau médiatique du Hamas, le mardi 9/3, le Hamas a souligné que la décision du gouvernement sioniste de construire 112 nouvelles unités coloniales, un jour seulement après le lancement de la reprise des négociations, prouve les craintes du Hamas envers la couverture politique des négociations indirectes avec l'occupation qui accentue le judaïsme et le colonialisme en Cisjordanie et al–Qods occupée.
"L'annonce des extensions coloniales durant l'existence du vice-président américain Biden est une autre preuve de l'alignement de Washington au profit de l'occupation israélienne, ainsi que son soutien décisif aux projets de colonisation et de judaïsation", a contesté le Hamas contre la politique américaine, de deux poids, deux mesures.
Le Hamas a mis en garde contre les vrais dangers des négociations indirectes et leur échec très flagrant sous l'hombre des expansions coloniales, en appelant Abbas à adopter courageusement une position politique nationale et de renforcer le soutien aux choix libres du peuple palestinien et d'œuvrer immédiatement pour réaliser l'union palestinienne et faire face aux agendas criminels et violations de l'occupation.

Les jouets du plus petit captif au monde exposés à Gaza

[ 10/03/2010 - 12:49 ]
Gaza - CPI

"Les jouets du plus petit captif au monde entier, ont été exposés dans des activités féministes, en célébrant le patrimoine et l'histoire de la lutte de la femme palestinienne face aux violations et crimes de l'occupation", a souligné une source bien informée.
La captive palestinienne Fatima Al Zek a accouché de son bébé Youssef, durant son emprisonnement dans les geôles sionistes, et qu'elle a été libérée avec 20 captives lors d'une opération d'échange des captifs entre le Hamas et l'entité sioniste en échange d'informations sur Chalit, l'année passée.
Lors des activités du haut comité national pour le soutien des captives et captifs, une exposition a présenté les ouvrages et objets des captives dans les prisons sionistes, ainsi que des photos qui montrent les grandes souffrances des captives, captifs et leurs familles.
"Des jouets concernant les fils des captives, dont ceux du plus petit captif Youssef, ont été exposés également", a souligné la source.


Abbas Essayed : la reprise des négociations indirectes avec l'occupation représente une comédie

[ 10/03/2010 - 12:24 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le leader du mouvement Hamas, détenu dans les prisons sionistes, Abbas Essayed, a affirmé que la décision de l'autorité palestinienne dirigée par l'ex-président Mahmoud Abbas, de reprendre les négociations avec les occupants sous l'ombre de l'augmentation de la colonisation représente une grande comédie politique, ainsi qu'une frappe aux hauts intérêts de notre peuple palestinien et une couverture claire aux crimes sionistes contre les lieux saints dans la ville occupée d'al-Qods, à Bethléem et al Khalil.

Dans une déclaration de presse, Essayed a dit, le mercredi 10/3 : "quel est le sens de ces négociations politiques indirectes, alors que les coordinations sécuritaires sont quotidiennes et directes sur le terrain?
Il a ajouté que la direction de l'autorité, à Ramallah, doit arrêter les coordinations sécuritaires et permettre à la résistance de prendre son rôle au lieu d'accepter une nouvelle série de négociations inutiles en échanges de faux paris.

Khalfan : le Mossad a falsifié des dizaines de passeports occidentaux

[ 10/03/2010 - 12:13 ]
Dubaï - CPI

Le chef de la police de l'Emirat de Dubaï, Dahi Khalfan Tamim, a affirmé que le service des renseignements sionistes, Mossad, a falsifié des dizaines de passeports et documents occidentaux.
"Il est vraiment honteux pour un pays prétendant la démocratie et la civilisation que son gouvernement viole la souveraineté des pays occidentaux en usurpant d'une manière bien programmée leurs identités nationales", a contesté Khalfan contre le terrorisme d'état et la terreur que l'occupation sioniste veut propager au monde, en menaçant la sécurité et les lois internationales.
Khalfan s'est pris fortement contre le gouvernement de l'occupation en disant :"Habituellement, de tels crimes sont perpétrés par des bandes et non des états".
En attirant l'attention que le Mossad a falsifié des dizaines de passeports européens, en profitant du respect occidental et les coopérations européennes avec l'entité sioniste, Khalfan, a considéré que le gouvernement de l'occupation a maltraité la confiance de ces pays.
  
La police de Dubaï avait accusé 27 suspects portant des passeports européens d'avoir participer dans le crime, très flagrant contre Mahmoud Al Mabhouh,  sur les territoires des Emirats Arabes Unis, alors que l'Interpol international a annoncé qu'il a lancé des mandats d'arrêts contre tous ces suspects.

L'occupation propose une normalisation nucléaire avec les arabes

[ 10/03/2010 - 13:19 ]
Paris – CPI

 Des responsables sionistes proposent une normalisation sur le domaine nucléaire avec les arabes, dans une tentative sioniste continuelle pour arriver à la normalisation générale avec les arabes. 
Le ministre sioniste de l'infrastructure, Uzi Landau, a proposé une coopération entre l'entité sioniste et ses "voisins arabes" sur le domaine nucléaire. 
Dans une conférence qui a eu lieu dernièrement, à Paris, Landau a dit que l'état de l'occupation espère construire des centres nucléaires avec la coopération de ses voisins arabes, en ajoutant que son entité possède les infrastructures techniques, les expériences et l’argent pour l’exploiter dans ce domaine. 
De son côté, le président de l'autorité jordanienne de l'énergie nucléaire, Khaled Toukan a dit que les déclarations du responsable israélien dans cette conférence, à Paris, ne sont pas nouvelles et que ces propositions verbales ont été présentées au ministre français de l'énergie, avant plusieurs mois.

Sous le signe du scepticisme

Palestine. C’est dans un climat de doute que Palestiniens et Israéliens ont entamé lundi, sous l’égide des Etats-Unis, de difficiles négociations indirectes. Un long chemin reste à faire avant de remettre sur les rails le processus de paix bloqué depuis plus d’un an.
Est-ce par hasard qu’Israël a donné son feu vert lundi à la construction de 112 logements dans une implantation de Cisjordanie occupée ? Est-ce par hasard que l’annonce a été faite au moment même de la reprise des discussions indirectes entre les deux parties via les Etats-Unis, mais aussi au moment de la visite de deux personnalités politiques américaines venues relancer le processus de paix, l’émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell et le vice-président américain Joe Biden ?
La réponse est sans doute par la négation. En faisant cette annonce, Israël donne le ton : il ne faut pas s’attendre à la moindre concession. C’est donc le scepticisme qui règne. Dans un tel climat, et l’annonce israélienne, on se demande comment il sera possible d’avancer sur une question-clé, notamment celle des colonies. Sans compter les autres dossiers brûlants : Jérusalem, le tracé des frontières, le droit de retour, etc.
Dans de telles conditions, les Etats-Unis, parrain principal du processus de paix, tentent tant bien que mal d’intensifier leurs efforts. L’objectif se limite désormais à reprendre langue uniquement. D’ailleurs, ce ne sont ni les Israéliens, ni les Palestiniens qui ont annoncé la reprise des négociations, mais les Américains. « A ma connaissance, (les négociations) ont commencé. Elles sont en cours. Pour ce qui est de leur contenu, George Mitchell est en train de rentrer (à Washington). Il rendra compte à la secrétaire » d’Etat Hillary Clinton, a déclaré dimanche soir le porte-parole du Département d’Etat, Philip Crowley. Cette semaine a ainsi vu un chassé-croisé américain dans la région. D’abord George Mitchell, qui a quitté la région dimanche après des entretiens avec les responsables des deux parties, ensuite Joe Biden, actuellement sur place.
Mais les efforts américains font face à l’intransigeance israélienne. En se félicitant de la reprise des pourparlers, le premier ministre israélien a rappelé les exigences israéliennes. Des exigences qui n’augurent rien de bon. Tout règlement de paix doit se fonder sur deux principes : « La reconnaissance d’Israël par les Palestiniens comme Etat du peuple juif et des arrangements garantissant sa sécurité », a-t-il dit.
Avec ces deux « conditions » et avec l’annonce de la construction de nouvelles colonies à Jérusalem, le scepticisme est le mot d’ordre. Déjà, avant même cette annonce, c’est avec des réserves que l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a accepté dimanche de mener pendant une durée limitée (4 mois) des « négociations de proximité » avec Israël via le sénateur George Mitchell. Si les Etats-Unis sont parvenus à franchir un obstacle majeur en arrachant cet accord aux Palestiniens, les analystes restent très sceptiques sur les chances de succès, notamment en raison des obstacles israéliens sur l’ensemble des questions essentielles.
Comme de coutume, côté israélien, on joue avec les mots en tentant de feindre la bonne volonté. « La secrétaire d’Etat Hillary Clinton ainsi que le vice-président Biden savent que l’essentiel est que le premier ministre est prêt à tout moment à engager des négociations directes, qu’il a autorisé la levée de barrages routiers en Cisjordanie et qu’il a décidé d’un gel de la construction de logements », a déclaré le ministre israélien de l’Environnement, Gilad Erdan, alors qu’il annonçait la construction des nouvelles colonies. « En revanche, Mahmoud Abbass (le président palestinien) veut limiter les négociations indirectes à 4 mois après avoir posé des conditions sans précédents pour accepter le dialogue pendant des mois. Ce n’est pas de cette façon que l’on mène des discussions de paix », a accusé le ministre israélien. Pour Tel Aviv, il s’agit de faire porter le chapeau à l’Autorité palestinienne en insistant sur un seul point : l’acceptation israélienne de mener des négociations directes, et les réserves palestiniennes à ce sujet.
Côté palestinien, Nabil Roudeina, porte-parole de l’Autorité palestinienne, a averti : « Il est clair qu’Israël continue à saboter les efforts de paix. L’Administration américaine doit faire en sorte qu’Israël cesse ses activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ». Quant à Saëb Eraqat, le principal négociateur palestinien, il a prévenu que ces discussions indirectes étaient celles de la dernière chance pour parvenir à « une solution de deux Etats pour deux peuples » palestinien et israélien. « La relation s’est détériorée au point que les Américains cherchent à sauver ce processus de paix avec une dernière tentative. Je pèse mes mots : c’est la dernière tentative pour démontrer qu’il s’agit d’un outil susceptible de donner lieu à des décisions entre Palestiniens et Israéliens ». Mais des pourparlers de la dernière chance, il y en a déjà eu, et toujours sans résultats.
Abir Taleb

L'autorité d'Abbas demande à Falk de démissionner

[ 10/03/2010 - 09:57 ]
Genève - CPI

Le rapporteur des Nations Unies chargé des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a affirmé que l'autorité palestinienne lui a demandé de présenter sa démission après ses fortes critiques aux dirigeants de l'autorité dans son rapport présenté à l'ONU sur les crimes de guerre.
Falk a ajouté dans ses déclarations de presse parues, le mardi 9/3, que l'autorité palestinienne a demandé ma démission suite à mes critiques à ses dirigeants.
Falk a indiqué que la délégation commune de l'autorité et l'OLP à l'ONU, a reporté les discussions de son dernier rapport qu'il avait présenté au conseil onusien des droits de l'homme sur les violations de l'occupation israélienne contre les droits palestiniens.

« Le blocus de Gaza est très dangereux pour la stabilité de la région »

Nouveau commissaire général de l’Unrwa (Agence de l’Onu pour l’aide aux réfugiés palestiniens), Philipo Grandi évoque les conséquences de la poursuite du blocus de la bande de Gaza et les restrictions imposées par l’Etat hébreu aux habitants de la Cisjordanie.
Al-ahram hebdo : Vous avez accédé à la direction de l’Unrwa en janvier, à un moment l’Agence fait face à de nombreux défis. Quelles sont vos priorités dans la période à venir et quelle est la stratégie avec laquelle vous comptez les aborder ?
Philipo Grandi : C’est vrai que c’est un moment difficile pour assumer le poste de commissaire général de l’Unrwa. Mais il faut aussi dire que cela a été le cas pour tous mes prédécesseurs. Il a toujours été très difficile de travailler sur le dossier sur lequel on travaille. Car l’Unrwa se penche sur l’un des problèmes centraux dans le débat politique du Moyen-Orient, à savoir la question des réfugiés palestiniens. Bien sûr, au cours des dernières soixante années, le baromètre politique a changé plusieurs fois, surtout au cours des vingt dernières années. Il y a eu des moments plus favorables, l’on s’approchait plus d’une solution politique. Malheureusement, nous témoignons aujourd’hui d’une situation de stagnation qui ne rend pas les choses faciles dans notre travail. Je fais allusion de manière plus précise au blocus imposé à la bande de Gaza, aux violations des droits des réfugiés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Et une absence totale de l’horizon politique pour le problème des réfugiés.
— Comment fonctionne donc l’Agence dans ce contexte de blocage d’horizon politique et situation d’émergence sur plusieurs fronts ?
— Il faut dire, tout d’abord, que l’Unrwa a été créée pour fournir certains services aux réfugiés en attendant une solution politique. Celui-ci est notre contexte de travail. Donc, un contexte politique plutôt bloqué. L’Unrwa a évidemment devant elle encore, malheureusement, une longue période de travail. Et cela est notre priorité : la fourniture des services essentiels à la population palestinienne réfugiée. Ceci comprend l’éducation, la santé, l’aide aux plus pauvres à travers différents moyens et, surtout, dans les situations de conflit, une aide humanitaire. Notre priorité est de nous assurer que ces services soient maintenus au niveau requis par la situation et que la qualité de ces services soit adéquate aux besoins des réfugiés.
— Comment arrivez-vous à assurer ces services dans le contexte du blocus israélien imposé à Gaza ?
— Il y a un problème de contexte comme celui de l’impossibilité, par exemple, à Gaza, d’apporter des matériaux de construction pour pouvoir soutenir la reconstruction des maisons et des infrastructures qui ont été détruites pendant les derniers conflits de Gaza. Cela est un contexte qui a une raison politique. Et donc, l’UNRWA toute seule ne peut pas résoudre ce problème. Nous faisons appel à toutes les instances politiques, aux autorités israéliennes, qui ont la responsabilité première en tant que force occupante, pour assurer le flux des matériaux nécessaires. Mais nous faisons également appel à tous les pays amis d’Israël pour qu’ils demandent à celui-ci d’honorer les engagements qui ont été pris par le passé et de ne pas pénaliser la population civile de Gaza. Donc, notre problème principal est le blocage par Israël de beaucoup de produits et de plusieurs types de matériaux destinés à la reconstruction de la bande de Gaza. Il ne faut pas oublier une chose importante. Une année après la tenue de la Conférence de Charm Al-Cheikh, dans laquelle les Etats donateurs avaient promis des sommes importantes pour la reconstruction de Gaza, seulement une partie minime de ces montants a pu être utilisée car la majorité de cette aide était destinée à la reconstruction. Or, on ne peut pas reconstruire sans matériaux et sans équipements.
— Comment évolue la situation humanitaire dans la bande de Gaza face à la poursuite du blocus ?
— La situation reste très difficile. Elle n’est pas simplement une situation humanitaire, comme elle est souvent décrite. Mais c’est une crise beaucoup plus vaste. C’est une crise de l’économie, des institutions, c’est une crise qui touche surtout, très profondément, la psychologie des personnes. Lorsqu’on est obligé de vivre avec un million et demi d’autres personnes dans un territoire qui mesure 40 km de long et 10 km de large et vous ne pouvez ni sortir ni rentrer, cela vous affecte non seulement économiquement, mais surtout psychologiquement. Donc, c’est une crise globale qui a des conséquences, à notre avis, très dangereuses pour la stabilité de Gaza. Mais aussi pour la stabilité de la région toute entière. Donc, c’est beaucoup plus qu’une crise humanitaire et c’est pour cela que nous devons ouvrir les passages de Gaza.
Voyez-vous une possible amélioration de la situation à Gaza ?
— On entend souvent parler de la possibilité qu’Israël allège la pression sur Gaza. On souhaite que cela se passe, mais jusqu’à présent nous n’avons rien vu. Mais nous disons toujours à Israël que la stabilité de Gaza est dans leur intérêt. De plus, nous leur garantissons que tous les matériaux que nous recevons serons utilisés uniquement pour la reconstruction de Gaza et rien d’autre.
Pensez-vous que l’Egypte pourrait aider à atténuer le blocus de Gaza en ouvrant plus souvent le passage de Rafah, à la frontière commune ?
J’ai discuté avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul-Gheit, de ce sujet. L’Egypte a honoré ses obligations conformément aux accords de 2005 sur le passage des biens et des personnes à Rafah. Nous connaissons les préoccupations sécuritaires de l’Egypte et ce n’est pas à nous de les discuter. Mais le seul point que j’ai soulevé avec beaucoup de clarté, c’est que toute mesure de limitation au passage des biens et des personnes constitue un fardeau supplémentaire pour la population de Gaza. Donc, mon appel au gouvernement égyptien, comme à tous les gouvernements, c’est de ne pas oublier la souffrance humaine dont nous sommes témoins à Gaza. Et je pense que cet appel a rencontré la plus grande compréhension de la part des autorités égyptiennes.
— En Cisjordanie, comment vous travaillez ? Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous êtes confrontés sur le terrain ?
— En Cisjordanie, nous avons des difficultés qui sont moins sous la loupe des médias mais qui sont très graves. Les restrictions imposées au mouvement des Palestiniens ont un impact aussi sur notre travail. Premièrement sur tous les aspects de vie des Palestiniens. Si vous cultivez des tomates, par exemple, et voulez vendre ces tomates sur un marché d’une ville voisine, vous ne pouvez pas le faire. On a beaucoup de cas les enseignants ne peuvent pas aller à leur école. En Cisjordanie, il n’y a pas de blocus comme celui de Gaza, car il ne se fait pas autour de la Cisjordanie, c’est plutôt un bouclage imposé à l’intérieur, dans le tissu même de la société. Et ceci est particulièrement grave dans certaines localités de la Cisjordanie, notamment à Jérusalem-Est. Même pour nous, il devient très difficile de transporter le personnel qui travaille à Jérusalem entre la Cisjordanie et cette ville. Et pour les gens qui ont une carte d’identité de la Cisjordanie et pas de Jérusalem, les difficultés sont encore plus importantes. Nous parvenons tout de même à servir la population, dans les écoles, les hôpitauxIl faut quand même dire qu’il y a des zones, des poches en Cisjordanie, la situation s’est légèrement améliorée. Ce sont des endroits la sécurité s’est un peu améliorée et il y a eu quelques allégements dans les clôtures et les obstacles imposés par l’occupation.
Cette légère amélioration est-elle due aux efforts du gouvernement palestinien pour construire les institutions d’un futur Etat palestinien ?
Bien sûr et surtout avec la préoccupation de reconstruire des institutions de sécurité. Mais cela n’est pas uniforme et ne s’applique pas à toute la Cisjordanie. Puisque les clôtures restent et imposent un fardeau immense sur la population palestinienne. Ces clôtures, qui sont largement établies pour protéger les colonies (israéliennes), font que les plus défavorisés le deviennent encore plus. Pour cette raison, beaucoup de réfugiés palestiniens deviennent encore plus pauvres et vulnérables.
Vous avez aussi une situation extrêmement grave dans les camps des réfugiés palestiniens au Liban, 420 000 personnes vivent dans des conditions inhumaines
Certainement, la situation au Liban pour les réfugiés est très difficile. Mais il faut dire que les raisons de cette situation sont complètement différentes. Elles sont produites par la fragilité de l’équilibre politique au Liban et malheureusement, les réfugiés palestiniens sont un élément dans cet équilibre interne du Liban et donc souffrent des conséquences de cette situation.
Mais une situation humanitaire acceptable dans les camps des réfugiés palestiniens du Liban ne devrait pas affecter l’équilibre politique interne de ce pays …
Ceci est tout à fait vrai. Et les derniers gouvernements libanais ont tous compris cette question très bien. Ceci s’est passé avec le dernier gouvernent, celui de Fouad Siniora, et le présent, celui de Saad Al-Hariri. Ils ont très bien compris qu’il ne faut pas pénaliser les réfugiés et donc, ils ont accepté tout d’abord en 2006/2007 d’entamer toute une série de projets pour l’amélioration des conditions physiques des camps. Il est vrai que jusqu’à la moitié de cette décennie, on ne pouvait rien faire. Il était tabou au Liban même de parler de ce sujet. Donc, les conditions dans les camps se sont détériorées de manière effroyable. Mais depuis deux ou trois ans, nous pouvons faire des interventions qui sont très utiles et nous les faisons. L’autre problème au Liban, c’est l’accès au marché du travail. Parce que les réfugiés palestiniens au Liban ont des droits très très limités. Je viens de rentrer du Liban j’ai rencontré le premier ministre qui s’est montré très ouvert et a accepté de discuter des détails de cette question.
Propos recueillis par Randa Achmawi
 http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/3/10/invi0.htm