lundi 1 février 2010

L’EXPLOITATION ECONOMIQUE DES TERRITOIRES OCCUPES DE PALESTINE - LA REPONSE DU DROIT À UN CRIME (2/2)

France - 31-01-2010
Par Gilles Devers > gilles.devers@wanadoo.fr 
La défense des droits des Palestiniens passe par la sanction de l’exploitation économique illicite des territoires occupés. C’est l’affaire des Palestiniens, mais dans un monde de civilisation, c’est l’affaire de tous. Le dernier mot ne doit pas revenir à la force, mais au droit.
b>CHAPITRE 3 - LE DROIT EUROPEEN
75. Le cadre général de la coopération (I) a donné naissance à une politique illégale (II).
I – Le cadre général de la coopération
76. Le cadre général repose sur deux axes : L’Europe et la défense des droits (A) et un accord technique de coopération économique (B).
A – L’Europe et la défense des droits
77. Toute la construction européenne est tendue vers l’objectif qu’est le respect du droit, comme le rappelle le Préambule :
"Confirmant leur attachement aux principes de la liberté, de la démocratie et du respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et de l’Etat de droit."
78. L’Union Européenne, qui aux termes de l’article 3-1 a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples, s’est fixée des engagements stricts en son article 3-5, notamment vis-à-vis de la Charte des Nations Unies :
"Dans ses relations avec le reste du monde, l’Union affirme et promeut ses valeurs et ses intérêts et contribue à la protection de ses citoyens. Elle contribue à la paix, à la sécurité, au développement durable de la planète, à la solidarité et au respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable, à l’élimination de la pauvreté et à la protection des droits de l’homme, en particulier ceux de l’enfant, ainsi qu’au strict respect et au développement du droit international, notamment au respect des principes de la Charte des Nations Unies."
79. Le PESC reprend des objectifs similaires, en son article 21 :
"1. L’action de l’Union sur la scène internationale repose sur les principes qui ont présidé à sa création, à son développement et à son élargissement, principes qu’elle vise à promouvoir dans le reste du monde : la démocratie, l’Etat de droit, l’universalité, et l’indivisibilité des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le respect de la dignité humaine, les principes d’égalité et de solidarité et le respect des principes de la Charte des Nations Unies et du droit international.
2. L’union s’efforce de développer des relations et de construire des partenariats avec les pays tiers et avec les organisations internationales, régionales ou mondiales qui partagent les principes visés au premier alinéa. Elle favorise des solutions multilatérales aux problèmes communs, en particulier dans le cadre des Nations Unies.
3. L’Union définit et mène des politiques communes et des actions et œuvre pour assurer un haut de degré de coopération dans tous les domaines des relations internationales afin :
c- de préserver la paix, de prévenir les conflits et de renforcer la sécurité internationale, conformément aux principes de la charte des Nations Unies, ainsi qu’aux principes de l’acte final d’Helsinki et aux objectifs de la charte de Paris, y compris ceux relatifs aux frontières extérieures ;
"
80. On peut encore citer l’article 205 du Traité sur le fonctionnement de l’UE :
"L’action de l’Union sur la scène internationale, au titre de la présente partie, repose sur les principes, poursuit les objectifs et est menée conformément aux dispositions générales visées au chapitre 1 du titre V du traité sur l’Union Européenne."
B – L’accord UE / Israël
81. Il convient d’analyser le texte de l’accord (1) et son application (2).
1 – Le texte de l’accord
82. Le processus de Barcelone, de 1995, a conduit à des partenariats de l’Union européenne avec les pays du bassin méditerranéen : Algérie, Chypre, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Malte, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie et Autorité palestinienne. C’est ainsi qu’a été conclu à Bruxelles, le 20 novembre 1995, l’accord CE Israël approuvé le 19 avril 2000, entré en vigueur le 1er juin 2000. (30)
83. Le préambule proclame l’importance que les parties attachent « au principe de la liberté économique et aux principes de la Charte des Nations Unies, en particulier le respect des droits de l’homme et de la démocratie, qui constituent le fondement même de l’association ».
84. L’article 2 de l’accord d’association UE-Israël dispose :
"Les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions du présent accord, se fondent sur le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques, qui inspire leurs politiques internes et internationales et qui constitue un élément essentiel du présent accord."
85. L’article 8 instaure une exonération des droits de douane à l’importation et à l’exportation entre la Communauté et Israël. Est instauré un conseil d’association, chargé d’examiner les problèmes importants qui se posent dans le cadre de cet accord, (31), qui peut être saisi de tout différend relatif à l’application ou à l’interprétation de l’accord CE Israël. (32)
86. L’article 79, paragraphe 2, prévoit qu’une partie est en droit de prendre des mesures appropriées si elle considère que l’autre partie n’a pas satisfait à une obligation découlant dudit accord, à condition, toutefois, de fournir au préalable au Conseil d’association toutes les informations pertinentes nécessaires à un examen approfondi de la situation en vue de la recherche d’une solution acceptable pour les parties.
87. Le champ d’application territorial de l’accord CE Israël est défini à l’article 83, en lien avec le protocole n° 4. Sont considérés comme produits originaires d’Israël les produits entièrement obtenus en Israël ainsi que les produits obtenus en Israël et contenant des matières qui n’y ont pas été entièrement obtenues, à condition, toutefois, que ces matières aient fait l’objet en Israël d’ouvraisons ou de transformations suffisantes au sens de l’article 5 du protocole.
88. Au titre de l’article 32, les produits bénéficient des dispositions de l’accord sur présentation d’un certificat de circulation, délivré par les autorités douanières de l’État d’exportation, et lorsque les autorités douanières de l’État d’importation ont des doutes sur l’origine des produits, elles peuvent solliciter un contrôle a posteriori.
2 – L’application de l’accord
89. La mise en œuvre de cet accord, qui s’inscrivait dans l’expérience acquise par l’important niveau d’échanges, a toujours prêté à discussion. En effet, l’accord n’a vocation à s’appliquer que dans le cadre des frontières reconnues internationalement d’Israël, c'est-à-dire les frontières de 1967. Les produits obtenus dans les territoires occupés sous administration israélienne depuis 1967 ne doivent pas ouvrir droit au régime préférentiel.
90. Les autorités européennes ont à plusieurs reprises fait part de leurs doutes existant au sujet de la validité des certificats, et ce dès 1997 : Avis aux importateurs du 8 novembre 1997 (JO C 338, p. 13), du 23 novembre 2001 (JO C 328, p. 6) mais également lors de la deuxième session du Conseil d’association UE Israël du 20 novembre 2001.
91. Le point de vue de la Commission résulte d’un avis aux importateurs n° 2005/C 20/02, applicable au 1° février 2005, qui pose des règles d’apparence correcte, mais qui en réalité permettent tous les abus car elles ignorent les bases du droit international.
92. L’avis pose le principe essentiel, mais il était difficile de faire autrement, à savoir la reconnaissance de la frontière de 1967, mais il n’en tire pas les conséquences : « Selon la Communauté, les produits obtenus dans les territoires placés sous administration israélienne depuis 1967 ne leur ouvrent pas le bénéfice du régime préférentiel défini dans l'accord d'association UE-Israël. .
93. L’avis indique que sera exigé à compter du 1er février 2005 sur tous les certificats de circulation « le nom de la ville, du village ou de la zone industrielle où a eu lieu la production conférant le statut d'origine ». La Commission reconnait la fraude généralisée en ajoutant : « Cette indication permettra de réduire considérablement le nombre de cas pour lesquels il existe des doutes raisonnables quant au statut d'origine des produits importés d'Israël ».
94. Et la Commission annonce la sanction : « Le régime préférentiel sera refusé aux produits pour lesquels la preuve d'origine indique que la production conférant le statut d'origine a eu lieu dans une ville, un village ou une zone industrielle placé sous administration israélienne depuis 1967. »
95. À première lecture, cet avis, qui a tout d’une disposition réglementaire, paraît satisfaisant, car il fait référence aux frontières de 1967, et à la nécessité d’un certificat précis pour l’origine. En réalité, cette protection est parfaitement inefficace.
II – Une politique illégale
96. Le caractère illégal de cette politique, mis en lumière par l’affaire Brita (A), repose sur un procédé de certification inefficace (B) et la violation du droit international humanitaire (C).
A – L’affaire Brita
97. Il se trouve que frontalement la question a été posée par les douanes allemandes à propos de l’entreprise allemande Brita qui avait importé des produits fabriqués par la société Soda Club, installée dans une colonie illégale. La société Brita s’est vue imposer les droits de douane, qu’elle a contestés devant le tribunal d’Hambourg, lequel a saisi la Cour Européenne de Justice de Luxembourg d’une question préjudicielle. L’affaire est venue à l’audience en octobre 2009, et l’avocat général a affirmé que ces produits ne pouvaient pas bénéficier de l’accord douanier. L’arrêt est attendu pour les premières semaines de 2010.
98. Après une démonstration particulièrement étayée, l’avocat général a conclu :
"Au vu de ce qui précède, la Cour ne peut, nous semble t il, que constater que les territoires de Cisjordanie et de la bande de Gaza ne font pas partie du territoire de l’État d’Israël." (33)
99. Le Conseil avait déjà indiqué que l’accord ne s’appliquait qu’au territoire de l’État d’Israël, « dans le cadre de ses frontières reconnues sur le plan international conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies à ce sujet ». (34)
100. La perspective à court terme est donc un arrêt de la Cour de Justice, reconnaissant la frontière de 1967, et privant Israël de tout droit à l’exploitation sur les territoires occupés.
B – Un procédé de certification inefficace
101. L’avis du 1er février 2005 demande que les certificats de circulation mentionnent « le nom de la ville, du village ou de la zone industrielle où a eu lieu la production conférant le statut d'origine ». Ce processus est d’une efficacité très faible, et les conclusions de M. Bot identifient la cause de l’échec du processus : l’accord s’en remet à l’entreprise exportatrice et aux autorités israéliennes pour établir ce document. La Commission ne se donne aucun moyen de contrôle contradictoire sur place. Dans l’affaire Brita, la localisation de la production ne fait pas de doute, mais avec un processus de fabrication plus complexe, ou plus dissimulé, la valeur du certificat devient aléatoire. L’avis encourage à la sophistication des procédés, alors que l’expérience devrait conduire à imposer un contrôle contradictoire.
C – La violation du droit international humanitaire
102. Lorsqu’un produit issu des colonies est identifié, la seule réponse de la Commission est d’imposer le droit de douane, de telle sorte que la Communauté légitime l’exploitation économique des territoires occupés. La contrariété de l’avis de 2005 avec le droit international humanitaire, intégré dans l’ordre communautaire par les traités constitutifs, est double.
103. La Commission a recours à la formulation ambiguë, et juridiquement inexacte, de « sous administration israélienne de 1967 », en évitant celle de territoire occupé. Or, l’occupation de territoires est admise comme conséquence d’une opération de guerre, dans le respect du droit international humanitaire (La Haye 1907 et Genève 1949) : un simple rôle d’usufruitier, pas de transfert de population, pas d’exploitation des richesses, pas d’implantation d’un nouveau régime juridique. Aussi, il peut y avoir des exportations depuis un territoire occupé (situation de l’Allemagne d’après guerre), mais à condition que le droit international humanitaire soit respecté.
104. Les décisions de la Commission sont illégales, car elles se limitent à l’application du droit douanier communautaire, et ignorent le droit international humanitaire. Ainsi, il ne s’agit pas d’appliquer les droits de douanes sur des productions illicites, mais d’interdire ces exportations lorsqu’elles sont clairement illicites, l’objectif étant de conduire à la réappropriation des richesses économiques par les Palestiniens.
105. L’obligation de l’Union européenne, et des Etats-membres, à imposer le respect du droit n’est pas contestable et la CIJ l’a rappelé solennellement dans l’affaire de l’avis sur le mur :
"Tous les Etats sont dans l'obligation de ne pas reconnaître la situation illicite découlant de la construction du mur et de ne pas prêter aide ou assistance au maintien de la situation créée par cette construction ; tous les Etats parties à la Quatrième convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, du 12 août 1949, ont en outre l’'obligation, dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, de faire respecter par Israël le droit international humanitaire incorporé dans cette convention." (35)
CHAPITRE 4 - VERS UNE APPLICATION EFFECTIVE DU DROIT
106. Pour défendre les principes du droit international humanitaire, il convient de réécrire l’accord européen (I) et d’engager des actions pour sanctionner ces violations du droit (II).
I – La nécessaire réécriture de l’accord européen
107. L’analyse du contexte (A) conduit à engager des recours contre l’accord de 2000 et sa modification de 2009 (B).
A – Contexte
108. L’accord de 2000, signé entre l’Union Européenne et l’Etat d’Israël, prévoit en son article 2 que le but est l’avancée de la défense des droits de l’homme et la démocratie. Cet objectif n’est pas réalisé dès lors que cet accord sert de cadre à Israël pour exploiter les territoires occupés. C’est de notoriété, et la démonstration dans l’affaire Brita est éclatante.
109. De plus, Israël a commis l’un des crimes contre l’humanité les plus graves de ces dernières décennies avec l’opération Plomb durci , faits établis par les rapports de John Dugard, au nom de la Ligue arabe et de Richard Goldstone, au nom du Conseil des droits de l’Homme.
110. L’accord UE/ Israël permet à Israël d’exporter des quantités importantes de produits issus des territoires occupés, et, par l’utilisation illégale qui en est faite, il assure ainsi la pérennité économique de cette occupation illégale. La Cour Européenne de Justice a reconnu dans un arrêt de septembre 2008 que toutes les actions européennes sont marquées par le respect du droit constitutionnel européen, lequel inclut la défense des droits et libertés fondamentaux.
111. Or, c’est dans ce contexte que vient d’être adopté un rehaussement de l’accord UE/Israël, par la décision du Conseil du 20 octobre 2009, visant une libéralisation réciproque en matière de produits agricoles, de produits agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche .
112. Ce renforcement de l’accord UE-Israël devra s’accompagner d’un vigilance renforcée. Il est tout de même assez rare de voir une instance de l’UE déplorer la mauvaise application d’un accord, comme permettant des fraudes de grande ampleur, et une autre accepter le renforcement de cet accord dans le sens d’une plus grande libéralisation.
B – Recours contre l’accord de 2000 et sa modification de 2009
113. La compétence juridictionnelle est établie (1) et plusieurs procédés sont possibles (2).
1 – Compétence juridictionnelle
114. La Cour de Justice de Luxembourg ayant une compétence de principe, définie par l’article 263 alinéas 1&2 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne :
"La Cour de justice de l'Union européenne contrôle la légalité des actes législatifs, des actes du Conseil, de la Commission et de la Banque centrale européenne, autres que les recommandations et les avis, et des actes du Parlement européen et du Conseil européen destinés à produire des effets juridiques à l'égard des tiers. Elle contrôle aussi la légalité des actes des organes ou organismes de l'Union destinés à produire des effets juridiques à l'égard des tiers."
"À cet effet, la Cour est compétente pour se prononcer sur les recours pour incompétence, violation des formes substantielles, violation des traités ou de toute règle de droit relative à leur application, ou détournement de pouvoir, formés par un État membre, le Parlement européen, le Conseil ou la Commission."
115. S’ouvrent ainsi de nombreuses perspectives de recours, liées à la diversité des situations rencontrées. Mais dans le même temps, est nécessaire la mise en lumière de ses travers, bien connus par les acteurs économiques, mais ignorés du grand public. Les faits gagneront à être établis par des enquêtes civiles, pour décrire les mécanismes, déterminer des vraies solutions de contrôle et évaluer le montant des sommes fraudées par des exonérations indues.
2 – Procédés
• Parlement
116. Le Parlement européen est en mesure d’engager cette démarche, et notamment d’ouvrir une enquête, dans les termes de l’article 128 de son règlement intérieur :
"1. Dans les délais fixés par les traités et par le statut de la Cour de justice de l'Union européenne pour le recours des institutions de l'Union européenne ou de personnes physiques ou morales, le Parlement examine la législation de l'Union et les mesures d'exécution pour s'assurer que les traités, notamment en ce qui concerne les droits du Parlement, ont été pleinement respectés.
2. La commission compétente fait rapport au Parlement, au besoin oralement, lorsqu'elle présume qu'il y a violation du droit de l'Union.
3. Le Président introduit un recours devant la Cour de justice au nom du Parlement conformément à la recommandation de la commission compétente
."
117. Il s’agit de s’engager, sur le terrain politique et juridique, et sur celui de la mauvaise application du traité de coopération, la fraude aux certificats d’origine étant établie. La Commission et le conseil d’association ont constaté ces abus, massifs, et dans l’affaire Brita, l’avocat général a décrit les mécanismes. Une inaction de la commission justifierait d’un recours en carence.
118. Une enquête parlementaire justifierait d’une mission pertinente : analyse des procédés mis en lumière par l’avocat général, des travaux du conseil d’association ou de la Commission, initiatives des douanes nationales, étude sur le terrain pour analyser les processus actuels et pour mettre en place de véritables procédés de traçabilité, et enfin chiffrage des droits de douanes fraudés depuis la signature du traité.
• Groupes menacés de concurrence
119. Les groupes économiques, européens ou non, dont les intérêts sont directement atteints par la concurrence illicite qu’induisent la mise en œuvre de l’accord et son renforcement, ont qualité à agir.
• Société civile
120. Les groupes de la société civile pourraient agir dans le même sens, à savoir identifier les problèmes sur place, définir les circuits des produits, et proposer des solutions pour une vraie traçabilité. Ces groupes peuvent obtenir l’accès aux documents publics établis, retraçant les difficultés d’application de l’accord, et ayant conduit à adopter trois avis successifs, ces avis reconnaissant l’existence des fraudes. Ce travail d’information est tout à fait essentiel, et les réseaux de la société civile peuvent apporter un concours d’une grande efficacité, avec à terme la publication de travaux de qualité, que les instances européennes ne pourront ignorer.
• Négociations vis-à-vis des autres partenaires
121. L’examen des faits laisse apparaître que l’Union européenne a été négligente, et que l’accord UE / Israël a été l’occasion d’organiser une concurrence déloyale. Loin de tirer les leçons de ces fraudes sur l’origine des produits, l’Union européenne vient de conclure un accord qui facilite les échanges. Une évaluation de la situation s’impose, avec de nécessaires ajustements des accords, pour parvenir à une concurrence loyale.
II – La sanction des violations du droit
122. La colonisation, qui doit être analysée d’abord au regard des grandes règles du droit international humanitaire, répond à deux qualifications criminelles retenues par le statut de la Cour.
« iv) La destruction et l’appropriation de biens, non justifiées par des nécessités militaires et exécutées sur une grande échelle de façon illicite et arbitraire. »
« viii) Le transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante d’une partie de sa population civile, dans le territoire qu’elle occupe, ou la déportation ou le transfert à l’intérieur ou hors du territoire occupé de la totalité ou d’une partie de la population de ce territoire. »
Il s’agit de sanctionner la poursuite de la colonisation (A) et la complicité de crime de guerre par les entreprises qui participent à la colonisation (B).
A – Poursuite de la colonisation
123. La colonisation se poursuit sous nos yeux, et notamment dans Jérusalem Est.
124. La Cour est compétente en fonction du lieu où ont été commis les crimes ou de la nationalité des auteurs. L’Autorité palestinienne a donné compétence à la Cour pour les territoires de Palestine depuis 2002. Mais cette déclaration de compétence n’est pas limitée à l’opération militaire Plomb durci. Elle donne le cadre pour toute plainte concernant des crimes commis sur ces territoires, et définis par le Traité de Rome.
125. Peuvent être envisagées des plaintes devant la Cour Pénale Internationale sur le fondement de l’article 15.1 qui permet à toute personne d’adresser au Procureur des informations sur des faits susceptibles de constituer des crimes sanctionnés par la Cour.
B – Complicité de crime de guerre par les entreprises qui participent à la colonisation
126. Les responsables de sociétés participant à cette exploitation relèvent, pour un grand nombre, de pays européens ayant ratifié le Traité de la CPI.
127. Or, ces entreprises s’inscrivent étroitement dans l’action criminelle, au titre de la complicité . Dans le premier cas de figure, elle soumissionnent à des marchés publics, et répondent directement aux besoins des colonies. Dans le second cas, elles produisent de la richesse, à partir des territoires occupés. L’aspect le plus criant est l’utilisation de l’eau, mais le phénomène est général, et surtout, cette production de richesse est la condition et la cause de la poursuite de la colonisation, car sans exploitation économique des territoires occupés, les colonies n’ont plus d’avenir.
128. Il serait opportun d’engager un campagne d’explication et d’adresser des mises en demeure aux entreprises concernées en rappelant le caractère criminel de leur activité et en annonçant que si elles ne renoncent pas d’elles-mêmes, il n’y aura pas d’autre solution que d’agir en justice, pour mettre fin à cette complicité de crime. Rappelons que le crime de guerre est considéré d’une gravité telle qu’il menace la paix, ce qui oblige à le condamner.
129. Il s’ensuivrait une série d’actions.
• Plainte pénale
130. Le maintien de la situation en l’état conduirait inéluctablement à déposer plainte auprès du Procureur près la Cour Pénale Internationale, pour complicité de crime de guerre. L’action ne connaîtrait pas de débat sur la recevabilité, dès lors que les personnes visées par les plaintes seraient des ressortissants de pays européens, ayant ratifié le traité.
• Commercialisation illicite
131. Sous l’angle civil, les marchandises et produits obtenus dans ces conditions sont illicites, comme le seraient les marchés tendant à la commercialisation finale de ces produits. Des syndicats de producteurs et les groupes militants sont tiers aux contrats, mais ils ont un droit d’action, sur le plan civil, en concurrence déloyale ou au regard de l’objet de ces contrats qui est fondamentalement illicite, car il s’agit d’exploiter un crime de guerre, et qui rentre dans l’intérêt à agir de ces groupes.
• Application du droit douanier
132. Les services des douanes peuvent être saisis de plaintes, et une réaction résolue sera attendue, compte tenu des conclusions de l’affaire Brita.
• Fraude quant à l’origine du produit
133. Le droit pénal prévoit une infraction spécifique, à savoir la fraude sur la qualité du produit par une information erronée sur l’origine du produit. L’infraction est établie pour des produits marqués « Made in Israël » alors que toute l’origine du produit est en réalité palestinienne. S’agissant des productions agricoles, le critère central est celui de la terre, ce qui donne un critère simple d’appréciation. Ceux qui sont directement victimes de l’infraction, à savoir les producteurs palestiniens et européens, peuvent se constituer partie civile.
• Concurrence déloyale
134. Sont envisageables des actions en concurrence déloyale devant les juges nationaux à l’initiative des syndicats de producteurs palestiniens et français en dommages et intérêts. Il faut souligner le caractère stratégique de cette procédure, au regard des incidences économiques.
135. Dans ce cadre, doivent être envisagées des mesures conservatoires tels que la saisie des productions ou des blocages d’avoirs bancaires.

Notes de lecture :

(30) De jurisprudence constante, les accords d’association font partie de l’ordre juridique communautaire. La CJUE s’estime compétente pour les interpréter.
(31) Article 67.
(32) Article 75.
(33) CEJ, Brita GmbH c. Hauptzollamt Hamburg Hafen C 386/08, conclusions Y. Bot, avocat général, le 29 octobre 2009, par. 112.
(34) Question écrite P 2747/00 de M. Lipietz.
(35) CIJ, 9 juillet 2004, Edification d’un mur dans le territoire palestinien occupé, par. 159.
(36) JOUE, 28 novembre2009, L 313/81
(37) Voir par. 51. 

Berslusconi: la politique de colonisation d'Israël est "une erreur"

31/01/2010
La politique israélienne de colonisation est "une erreur", a estimé le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi dans une interview publiée dimanche dans un quotidien israélien à la veille de sa visite officielle en « Israël ».
Selon Berlusconi, la politique de colonisation d' « Israël » dans les territoires arabes occupés depuis juin 1967 peut constituer un obstacle à la paix, et persister dans cette politique est une erreur", a-t-il déclaré au quotidien Haaretz.
De plus, Berlusconi déclare que ''le temps est venu pour Israël et la Syrie d'agir de concert pour le bien de la paix, et dans ce contexte le plateau du Golan devra être restitué à la Syrie afin que les deux pays établissent des relations diplomatiques et que Damas renonce à soutenir des organisations qui ne reconnaissent pas Israël".
Berlusconi refuse catégoriquement que "des armes nucléaires puissent être détenues par l'Iran, dont les dirigeants affirment publiquement qu'ils veulent détruire Israël et nient l'existence du génocide nazi".
Berlusconi se félicite par ailleurs d'avoir fait de l'Italie "l'ami européen le plus proche d'Israël".

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=122102&language=fr 

Hariri rejette les menaces israéliennes

31/01/2010 
Le Premier ministre Saad Hariri a affirmé lors d'un entretien accordé à la télévision satellitaire ''Al Masriyah'' qu'il refuse les menaces contre le Liban du ministre israélien de la défense, Ehud Barak, et réitère que ''le Liban est un état indépendant et souverain et depuis 2006, il applique les dispositions de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l'Onu, alors qu'Israël viole cette résolution d'une manière permanente ».
Hariri considère que la vérité sur l'assassinat de l'ancien premier ministre, Rafic Hariri, finira par surgir un jour et les criminels ne resteront pas impunis. Selon Hariri, le chemin du Tribunal Spécial pour le Liban était semé d'embûches et les diverses tentatives se pour entraver le travail du tribunal ont échoué et le tribunal est devenu une réalité vivante.
Saad Hariri rappelle qu'il est le fils de Rafic Hariri et qu'il n'accepterait jamais les compromis ou les marchandages au sujet de la vérité sur l'assassinat de l'ancien premier ministre.
Au sujet de sa relation avec le chef du PSP Walid Joumblatt, Hariri réitère que Joumblatt est ''un frère, un ami et un allié'' dont il ne se désisterait pas, tout en soulignant que le Liban est un pays démocrate où chacun est libre d'avoir ses opinions.
Au niveau des relations libano-syriennes, Hariri indique que ses relations sont passées par des périodes difficiles et que la page est tournée. Hariri confirme qu'en tant que premier ministre, il est convaincu de la nécessité de construire une relation d'état dans l'intérêt des deux pays. Dans ce contexte, Hariri rapporte que sa dernière visite à Damas était empreinte de franchise et de clarté, tout en soulignant que le Liban devrait tirer profit du rapprochement syro-saoudien.
Quant aux relations libano égyptiennes, Hariri les qualifie d'historique puisque l'Egypte a soutenu le Liban dans les pires circonstances tant  au niveau financier, que  moral et politique.

Howard Zinn, le Forum Economique Mondial, l’utilisation abusive de l’holocauste juif

Monde - 31-01-2010
Par Mazin Qumsiyeh
Nous venons de perdre l’inappréciable voix d’un historien, intellectuel et militant, le professeur Howard Zinn. Je l’ai rencontré deux fois aux Etats-Unis. J’ai lu deux de ses livres et j’espère avoir le temps, un jour, de lire les autres. Zinn n’aimait pas le sionisme et a fréquemment critiqué ses atrocités, du massacre au Liban en 1982 à la dernière guerre à Gaza l’hiver 2008-2009. Mais, comme beaucoup de gens de gauche, il a préféré combattre l’impérialisme des Etats-Unis que le premier lobby destructeur aux Etats-Unis, le lobby israélien. En cela, j’étais en désaccord avec lui parce que je crois que le sionisme siège à la table du pouvoir à Washington DC et qu’il n’est pas un simple outil de « l’impérialisme US ».































Howard Zinn à Grenoble en 2003 (photo Marie-Ange Patrizio)
Ses positions sur l’utilisation abusive des atrocités nazies, « A Larger Consciousness », 10.10.1999, (en anglais), n’étaient pas aussi fortes que celles d’autres Juifs qui ont traité de cette question (par exemple Joel Kovel, Lenni Brenner, Norman Finkelstein, Gilad Azmon, etc).

Mais Zinn était si clairvoyant, et dans tellement de domaines, qu’il est difficile de chicaner sur ces points. Son intelligence, son militantisme, son honnêteté et son esprit positif ont inspiré trois générations. Lorsqu’il est parti à la retraite, il a écourté sa dernière conférence et a exhorté ses étudiants à l’accompagner à une manifestation, et 100 d’entre eux l’ont fait. J’ai toujours pensé que c’est ainsi que j’espérais moi aussi terminer mon dernier cours.

Dans mon livre de 2004 « Sharing the Land of Canaan », j’ai cité cet extrait de Zinn, que j’ai aussi partagé deux fois avec ma liste de diffusion :

« Garder espoir dans les temps difficiles n’est pas seulement follement romantique. C’est basé sur le fait que l’histoire humaine est une histoire non seulement de cruauté, mais aussi de compassion, de sacrifice, de courage et d’amabilité. Ce que nous choisissons de faire ressortir dans cette histoire complexe déterminera nos vies. Si nous ne voyons que le pire, cela détruit notre capacité de faire quoi que ce soit. Si nous nous souvenons de ces temps et lieux – et il y en a tant – où les gens se sont comportés de manière magnifique, cela nous donne l’énergie d’agir, et au moins, la possibilité de diriger la toupie du monde dans une direction différente. Et si nous agissons vraiment, même de façon modeste, nous n’avons pas à attendre un quelconque grand futur utopique. Le futur est une succession infinie de présents, et vivre maintenant de la manière dont nous pensons que les êtres humains doivent vivre, au mépris de tout ce qui est mauvais autour de nous, est en soi une merveilleuse victoire. »
You can’t be neutral on a moving train: A personnal history of our times”, p. 208. (en français : “L’Impossible Neutralité - Autobiographie d’un historien et militant”, éd. Agone, 2006)

[Quelques citations tirées de cet ouvrage, ajoutées par ISM :

« La désobéissance civile (...) n'est pas un problème, quoi qu'en disent ceux qui prétendent qu'elle menace l'ordre social et conduit droit à l'anarchie. Le vrai danger, c'est l'obéissance civile, la soumission de la conscience individuelle à l'autorité gouvernementale. »

Parlant des carences de l’histoire officielle : « Ce qu’il y manque ce sont les innombrables petites actions entreprises par des inconnus qui ont pourtant ouvert la voie à ces grands moments. Si nous comprenons cela, nous comprenons également que les plus infimes actes de protestation peuvent constituer les racines invisibles du changement social".

Voir également l’article d’André BOUNY, Le Grand Soir du 30.01.2010, « Adieu Howard Zinn » avec de nombreux liens sur des entretiens-vidéo.]

Ici le site d’Howard Zinn.

Le Forum Economique Mondial continue à Davos. Cette fois, il est intitulé : « Repenser, restructurer, reconstruire ». Je devine que les élites participantes parleront de reconstruire ce qu’elles ont détruit (Gaza, Ira, Afghanistan, les économies mondiales, la valeur du dollar US, etc.), de restructurer les systèmes de corruption, de contrôle, de domination qu’elles ont créées, et de repenser les idées idiotes comme le nationalisme chauvin ethno-centré (comme le sionisme, donnant aux entreprises davantage de droits pour se déplacer et s’installer où elles veulent, niant ces droits à leurs propres citoyens). Ces élites se réunissent depuis quatre décennies à Davos, profitant de la station de ski, des chambres d’hôtel hors de prix luxueusement décorées, de la bonne nourriture, des boutiques et plus, tout en nous plongeant encore davantage dans les problèmes. Ils continuent d’essayer de tirer de nouvelles idées des mêmes gars qui prospèrent et profitent du recyclage des vieilles idées. Qui peut imaginer que de nouvelles idées « pour améliorer la sécurité et promouvoir l’économie mondiale » sortiront de gens comme Larry Summers (l’économiste sioniste à l’idéologie raciste) ou Shimon Peres (le politicien sioniste bien connu pour l’arsenal atomique d’Israël et pour les massacres et le nettoyage ethnique des Palestiniens depuis plus de 60 ans) ?

Mais au cours des années, le Forum Economique Mondial a commencé à inviter, pour le symbole, des progressistes qui servent d’alibis pour « faire équilibre » aux hommes politiques et aux riches PDG des grandes multinationales. Mais j’ai le sentiment que ces gars sont menacés d’exclusion s’ils transgressent certaines limites (comme remettre en question les privilèges ou le pouvoir ou le colonialisme ou l’occupation, etc.). Bien que je n’aie jamais participé aux rencontres du FEM et que je n’y participerais pas si j’étais invité, j’ai réussi à faire insérer un article intitulé « Boycott Israël » dans la brochure officielle du FEM qui avait provoqué un tollé il y a quatre ans). Elle n’a pas été publiée depuis !

A lire :

1) ”Holocaust remembrance is a boon for Israeli propaganda”, By Gideon Levy, sur Haaretz, 29.01.2010

[en français sur Info-Palestine.net : « La commémoration de l’Holocauste est une aubaine pour la propagande israélienne », 31.01.2010]

2) “Israel's voice on Britain's Iraq Inquiry accuses critics of ‘anti-Semitism’"

Peu de médias ont révélé que deux des cinq membres de la commission Chilcot (Martin Gilbert et Lawrence Freedman) sont de fervents partisans d’Israël qui s’assureront que le fait que ce sont les sionistes qui ont poussé Blair et Bush à partir en guerre contre l’Irak ne soit pas mentionné.

Mazin Qumsiyeh, PhD
A Bedouin in Cyberspace, a villager at home

source : Mazin Qumsiyehhttp://www.ism-france.org/news/article.php?id=13355&type=analyse&lesujet=R%E9sistances

Barak : "deux Etats ou le risque de l’apartheid"

dimanche 31 janvier 2010 - 08h:56
René Backmann
L’impasse dans laquelle se trouve depuis des années le processus de paix israélo-palestinien constitue un plus grand danger pour Israël qu’une bombe nucléaire entre les mains de la République islamique d’Iran : c’est le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak, qui a avancé cette affirmation mardi lors d’une conférence à Tel Aviv. Même si elle a semblé surprendre certains auditeurs, cette analyse n’est pas aussi originale et iconoclaste qu’il y parait.
En juin 2009, alors que la rumeur circulait déjà d’une possible frappe israélienne sur des sites nucléaires iraniens, l’un des anciens patrons du Mossad, Ephraim Halevy, qui a dirigé les services secrets israéliens de 1998 à 2002, expliquait à l’auteur de ces lignes, à Tel Aviv, qu’une « bombe atomique iranienne ne constituerait jamais une menace existentielle pour Israël, que personne ne constituait une menace existentielle pour Israël, pour aune raison simple : Israël, qui est l’une des plus grandes puissances de la planète dispose de tous les moyens nécessaires pour assurer sa protection et pour dissuader un éventuel agresseur ».
Ce qui est frappant, c’est que la déclaration d’Ehoud Barak a eu lieu au lendemain de la publication par la presse allemande d’informations selon lesquelles l’Iran est désormais capable de fabriquer une bombe atomique dans un délai d’un an. Manifestement partisan - comme nombre de militaires israéliens - d’une combinaison de menaces et de sanctions, à condition que les deux soient crédibles, Barak a répété un discours désormais connu : «  L’Iran ne s’est engagé dans les négociations que pour gagner du temps, a-t-il affirmé.
La mise sur pied d’un calendrier court et clair d’imposition de sanctions à Téhéran est vitale. Et l’enrichissement d’uranium sur le territoire iranien ne doit pas être permis ».
"Le temps n’est pas avec nous"
Alors qu’il s’apprêtait à partir pour l’Egypte, où il devait aborder avec le président Hosni Moubarak le dossier Gilad Shalit, la coopération égypto- israélienne contre la contrebande d’armes avec la bande de Gaza, et le blocage du processus de paix israélo-palestinien, Ehoud Barak a expliqué à son auditoire : « le temps n’est pas avec nous. Nous devons garder les yeux ouverts et être prêts à agir au cas où une fenêtre d’opportunité pour faire la paix avec les Palestiniens se présenterait et nous permettrait d’arriver enfin à deux Etats pour deux peuples ».
«  Chacun doit comprendre, a poursuivi le ministre de la Défense israélien que s’il n’y plus qu’une seule entité politique appelée Israël entre la Méditerranée et le Jourdain elle sera nécessairement soit non juive soit non démocratique et nous nous transformerons en un Etat sous régime d’apartheid. » Rien ne montre pour l’instant que l’analyse de Barak, sur le risque de voir Israël se transformer en un régime d’apartheid, si les négociations ne permettent pas de créer un Etat palestinien, soit partagée par le premier ministre Benyamin Netanyahou et sa majorité.
Tout en répétant qu’il était prêt au dialogue, le Premier ministre israélien n’a pas fait, pour l’instant le moindre geste indiquant une volonté concrète de participer aux discussions techniques proposées par George Mitchell pour « créer un climat de confiance ». Idées que Mahmoud Abbas a décidé de soumettre aux responsables égyptiens, jordaniens et saoudiens, pour sonder leurs réactions et éviter de se retrouver à découvert, s’il donne suite à la proposition formulée dimanche par l’émissaire américain avant son départ.
Si les Etats-Unis, leurs alliés arabes et l’Union européenne, visiblement alarmés par l’échec du voyage de Mitchell, affirment qu’il est plus que jamais nécessaire de convaincre les deux parties de reprendre leurs négociations, les pressions, en réalité, semblent se concentrer surtout sur les Palestiniens.
Citant des sources égyptiennes, le journal londonien Al-Quds Al-Arabi affirmait mercredi que Le Caire avait menacé Mahmoud Abbas de se retirer du dossier palestinien s’il ne renouait pas le dialogue avec Israël. Selon des sources diplomatiques arabes, le président égyptien n’aurait pas réellement l’intention de prendre ses distances mais, lassé de l’intransigeance israélienne autant que des hésitations palestiniennes, il aurait demandé aux Etats-Unis de donner au président palestinien des garanties claires sur la nature de la position américaine, pour l’inciter à revenir à la table de négociations.
Ces garanties pourraient comprendre un engagement à créer l’Etat palestinien dans les frontières de 1967, et à négocier chacun des changements qui pourraient être réclamés par les deux parties. L’engagement devrait aussi porter sur le choix de Jerusalem-Est comme capitale de l’Etat palestinien.
"Pas de négociations tant que les colonies se développent"
« L’Autorité palestinienne n’a pas l’intention de succomber aux pressions américaines et israéliennes et ne reprendra pas les négociations tant que le développement des colonies se poursuit et que Jerusalem est occupé », a prévenu mardi Nabil Sha’ath, membre du Conseil central du Fatah, proche de Mahmoud Abbas.
Nabil Sha’ath, qui fut l’un des négociateurs des accords d’Oslo, puis l’un des ministres des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, estime que reprendre les négociations dans ces conditions serait une perte de temps et servirait de couverture à la poursuite de la colonisation.
Interrogé jeudi par la télévision russe, Mahmoud Abbas a confirmé les propos de Sha’ath. Il a ainsi répété qu’il ne pourrait accepter de reprendre les négociations avec Israël tant que les travaux de construction dans les colonies de Cisjordanie et de Jerusalem-Est continueront.
«  Si Israël déclare, à la reprise des négociations qu’il n’accepte pas les frontières de 1967 et qu’il n’est pas disposé à discuter de Jerusalem et de la situation des réfugiés, de quoi allons nous parler, s’est-il interrogé. Et si je commence à négocier avec les Israéliens tandis que les chantiers à Jerusalem-Est continuent, les Israéliens diront que Jerusalem est à eux. Pourquoi accepterais-je de discuter pendant que les constructions à Jerusalem-est se poursuivent ? »
Quant au Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, de passage à Paris, il a rappelé à François Fillon que l’Autorité palestinienne était prête à parler de paix mais qu’elle avait besoin d’un interlocuteur capable d’accepter les exigences de la communauté internationale. Allusion transparente à Israël qui, après avoir ignoré de nombreuses résolutions de l’ONU, n’a pas respecté les demandes de la Feuille de route, notamment en matière d’arrêt de la colonisation.
«  Construire les institutions d’un Etat palestinien est notre responsabilité première, a-t-il affirmé, faisant allusion au programme dont il a entrepris la mise en œuvre, avec le financement de la communauté internationale, mais ce n’est pas un substitut à la fin de l’occupation ».
28 janvier 2010 - René Backmann
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8090

La déclaration arabo-internationale de Beyrouth soutenant la résistance

dimanche 31 janvier 2010 - 06h:44
COMITE ACTION PALESTINE
Le dimanche 17 janvier 2010, dans le village libanais de Maroune Al-Ras, surplombant les territoires palestiniens, a été publiée la déclaration arabo-internationale de Beyrouth pour soutenir la résistance.
Beyrouth - CPI
Elle a été lue par Mohammed Hasab Al-Rassoul (du Soudan), membre du comité fondateur du Centre arabo-international de continuation et de solidarité. En voilà un aperçu :
Dans la Rencontre arabo-internationale pour soutenir la résistance, tenue dans la capitale libanaise Beyrouth, sous le slogan « Avec la résistance », dans la période du 15 au 17 janvier 2010, y ont participé des milliers de personnalités, de différents bords, partis, religions, organisations, unions populaires, syndicats. Des universitaires, des penseurs, des hommes de lettre, des artistes, des sportifs y ont aussi participé. Nous, les participants, tous, en prenant en compte la montée en puissance des pressions de toutes sortes, politiques, économiques, culturelles et sécuritaires, pressions visant à faire tomber la résistance comme étant un choix stratégiques pour faire face à l’occupation, nous déclarons les points suivants :
Premièrement : La résistance contre l’occupation et l’agression reste un droit intouchable des peuples, un droit soutenu par la loi internationale et reconnu par toutes les religions divines. La charte des Nations Unies le reconnaît également. Tout comme les traditions et les luttes des peuples qui avaient vécu l’occupation ou étaient l’objet d’agression de la part des Américains, des Français ou d’autres, tout au long de l’Histoire.
Deuxièmement : Le droit des peuples à résister, par tous les moyens dont en premier lieu la résistance armée, fait partie du droit à l’autodéfense, à la liberté, à la dignité, à la souveraineté, à l’égalité avec les autres peuples du monde. La résistance est une condition nécessaire pour un système international juste, interdisant les guerres agressives, interdisant l’occupation des territoires des autres, interdisant la colonisation et le racisme, et instaurant les principes de coopération, de fraternité et de paix. C’est une nécessité stratégique pour la lutte des peuples. C’est le meilleur chemin conduisant les peuples à leurs buts : les expériences ont montré l’échec cuisant du choix des négociations.
Troisièmement : Une coordination est nécessaire entre les organisations de résistance, tout comme l’échange de leurs expériences, le renforcement des liens entres les résistants et leurs peuples, et un soutien leur permettant de réaliser leurs objectifs en puissance.
Quatrièmement : Au Liban, en Palestine et en Iraq, la résistance est un exemple à suivre, un exemple lié à la morale, qui vient à l’encontre du terrorisme pratiqué par l’Entité sioniste et l’administration américaine dont les crimes sont explicites dans les pays occupés.
Cinquièmement : Nous appelons les pays arabes à adopter le chemin de la résistance comme un choix stratégique face aux forces d’agression sionistes et impérialistes, à soutenir la résistance par tous les moyens, à satisfaire leurs peuples qui souhaitent rompre tous les accords et toutes les relations avec l’Entité sioniste.
Sixièmement : Les gouvernements et les peuples arabo-islamiques sont appelés à boycotter les produits de l’Entité sioniste, ainsi que les entreprises la soutenant. Ils sont appelés aussi à utiliser leurs ressources économiques dans la confrontation.
Septièmement : Il faut un travail sérieux de la part des peuples et des pays pour chasser l’Entité sioniste de l’ONU, et de toutes les organisations internationales et régionales : c’est l’entité illégitime, discriminatoire, terroriste par excellence.
Huitièmement : Il faut travailler sur tous les niveaux pour poursuivre et juger ceux qui ont commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité en Palestine, en Iraq et au Liban, parmi les dirigeants de l’Entité sioniste et l’administration américaine. Il faut continuellement travailler pour tirer des résultats juridiques du rapport de Goldstone et des autres rapports régionaux et internationaux.
Neuvièmement : Il est nécessaire d’ancrer la culture de la résistance chez les jeunes et toutes les tranches de la société, par les programmes de l’éducation, par l’art et la littérature. Il est aussi nécessaire de faire face aux divisions religieuses et ethniques pour faire face à toute sorte d’invasion dont surtout l’invasion culturelle.
Dixièmement : La liberté des médias reste un droit intouchable. Les législations ne doivent pas leur mettre des bâtons dans les roues. Ils doivent continuer leur travail en exposant les réalités et en mettant sous lumière les pratiques de l’occupation.
Onzièmement : Le travail des médias reste très important pour faire face aux défis actuels et futurs. Il faut profiter de toute nouvelle technologie moderne afin d’affronter la guerre psychologique et culturelle. Il faut mettre en place un projet médiatique face à la normalisation médiatique.
Douzièmement : Il faut travailler continuellement et sérieusement pour faire face à la judaïsation de la ville d’Al-Quds, pour ouvrir le point de passage de Rafah, pour briser le blocus imposé sur la bande de Gaza, pour résister à tous les murs dont le « mur d’acier ».
Treizièmement : Nous saluons les victoires historiques et stratégiques que la résistance a réalisé au Liban en 2000 et 2006, et à Gaza en 2008 et 2009, et en Iraq depuis l’occupation (américaine).
Quatorzièmement : Nous appelons les peuples et les gouvernements arabo-islamiques et les pays amis à considérer les jours du 18 janvier et du 14 août de chaque année comme des journées de résistance et de victoire.
COMITE ACTION PALESTINE
6 bis rue de Janeau
33100 BORDEAUX
06 74 60 02 36
Source : COMITE ACTION PALESTINE
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8084

Ce n’est pas une nouvelle Turquie, c’est juste le bon moment ...

dimanche 31 janvier 2010 - 08h:50
Ramzy Baroud
Pendant des décennies, la Turquie a été déchirée entre d’un côté ses liens historiques avec les pays musulmans et arabes, et de l’autre une dynamique irrésistible vers l’occidentalisation. Mais aujourd’hui, la Turquie n’a plus à être menacée ou intimidée, écrit Ramzy Baroud.
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Massif rassemblement pro-palestinien dans le complexe de sport Haldun Alagaş d’Umraniye.
L’évaluation par Uri Avnery du tour récent pris par les relations diplomatiques et politiques entre la Turquie et Israël, disant que « les relations reviendront probablement à la normale, si ce n’est à leur ancienne chaleur », semble judicieuse. Mais à mon avis, elle est inexacte.
Autrement dit, il n’y a pas de retour en arrière possible.
Dans un article récent intitulé « Israël doit s’habituer à la nouvelle Turquie », Suat Kiniklioglu, vice-président des affaires extérieures du Parti de la Justice et du Développement (AKP) écrivait, « Israël semble avoir la nostalgie de l’âge d’or des années 1990, qui étaient le produit d’une situation très particulière dans la région. Ces temps sont révolus et sont peu susceptibles de revenir, même si le Parti Justice et du Développement (AKP) n’est un jour plus au gouvernement. »
Cette évaluation semble plus proche de la réalité.
On pourrait être d’accord avec la lecture optimiste des événements par Avnéry si la récente sitaution sur le plan diplomatique n’avait été provoquée que par quelques incidents isolés, par exemple l’échange public très vif à propos de Gaza entre le Premier Ministre de la Turquie, Tayyip Erdogan et le président israélien Peres lors du forum économique mondial à la fin de janvier 2009, ou la récente humiliation préméditée de Oguz Celikkol, Ambassadeur de la Turquie en Israël, par le ministre adjoint des affaires étrangères israélien, Danny Ayalon.
Mais ces incidents sont loin d’être isolés. Ils reflètent un changement clair et probablement irréversible dans la politique étrangère de la Turquie envers Israël, les Etats-Unis et le Moyen-Orient dans son ensemble.
Pendant des décennies, la Turquie a été déchirée entre d’un côté ses liens historiques avec les pays musulmans et arabes, et de l’autre une dynamique irrésistible vers l’occidentalisation. Ce dernier aspect semblait beaucoup plus influent dans la formation de la nouvelle identité turque, dans ses manifestations individuelles, collectives, et par conséquent dans sa politique étrangère et ses perspectives.
Mais tout au long de ces secousses, la Turquie a malgré tout gagné en importance comme acteur politique et économique. Elle a aussi progressé en tant que nation avec un sens aigu de sa souveraineté, un sentiment de fierté croissante et une capacité certaine à s’affirmer comme puissance régionale.
Dans les années 1970, lorsque « l’islam politique » était à la hausse dans toute la région, la Turquie s’est interrogée et divers responsables et groupes politiques se sont saisis de l’idée que l’Islam politique pouvait être porté à un niveau entièrement nouveau.
En fait, c’est le Dr Necmettin Erbakan, Premier Ministre de la Turquie entre 1996 et 1997 qui a commencé à s’opposer à l’idée convenue que la Turquie était un membre de seconde classe de l’OTAN et voulant désespérément s’identifier à tout ce qui était occidental.
A la fin des années 1980, Le Parti Rafah d’Erbakan (Parti de la Prospérité), a pris d’assaut la Turquie. Le parti restait discret sur ses racines islamiques. Son accès au pouvoir à la suite des élections générales de 1995 a tiré la sonnette d’alarme, puisque la Turquie pro-Ouest s’écartait de son rôle régional très strict qui lui était assigné, de « laquais de l’OTAN ». Selon à Salama A. Salama, qui a inventé l’expression dans un article récent dans Al-Ahram Weekly, la Turquie n’est plus ce « laquais ». Et selon Kiniklioglu, « Israël doit s’y faire ».
Les jours d’Erbakan sont peut-être passés depuis longtemps. Mais son héritage est inscrit de telle manière qu’il ne quittera plus la conscience nationale turque. Il a repoussé les frontières, a osé s’afficher comme partisan d’une politique pro-palestinienne, a défié l’Occident et a même poussé à une repositionnement économique de son pays avec la création du D-8, unissant les pays arabes et les pays musulmans les plus importants politiquement. Lorsque M. Erbakan a été contraint de démissionner après un coup d’état militaire « post-moderniste », il était alors avéré à la fin de sa courte expérience politique que même une forme bénigne d’Islam politique ne devait pas être tolérée en Turquie. L’armée est apparue, encore une fois, comme tout-puissante.
Mais depuis, les choses ont radicalement changé. Le Parti de la Justice et du Développement (AKP) a été élu au pouvoir en 2002. La direction de l’AKP était composée de politiciens éprouvés, mais se basant sur des principes politiques qui visaient à impulser un changement géopolitique dans les perspectives politiques régionales de leur pays .
L’AKP a commencé à diriger une Turquie plus affirmative, ne mendiant ni l’acceptation européenne ni l’approbation américaine. En rejetant l’utilisation des territoires turques comme base pour une frappe américaine contre l’Irak en 2003, la Turquie a acquis une voix forte - avec une représentation démocratique à grande échelle et une augmentation du soutien populaire.
La tendance s’est poursuivie, et ces dernières années la Turquie a osé traduire en action son pouvoir politique et sa force, sans rompre immédiatement les équilibres politiques et militaires qui ont mis des années à se construire. Ainsi, par exemple, alors qu’elle continuait à honorer les derniers contrats militaires avec Israël, elle a également fait de nombreuses ouvertures réussies vers la Syrie et l’Iran. Et en étant prêt à être considérée comme celle qui rassemble dans un contexte de désunion arabe et musulmane, elle a refusé de prendre part à la division commode entre camps « modérés » et « extrémistes ». Au lieu de cela la Turquie a maintenu de bonnes relations avec tous ses voisins et alliés arabes.
Dès 2007, les États-Unis ont commencé à prendre acte de l’émergence de la « nouvelle Turquie ». La visite du président américain Barack Obama dans ce pays peu après son investiture a été l’un des nombreux signes que l’Occident avait pris conscience du « statut particulier » de la Turquie. La Turquie n’a pas à être menacée ou intimidée. Même Israël, qui a longtemps défié les normes de la diplomatie, est en train de devenir plus conscient de ses limites, grâce au président turc Abdullah Gül. Suite à l’insulte faite à l’ambassadeur turc par Israël, il a déclaré : « à moins qu’il n’y ait des excuses formelles venant d’Israël, nous allons demander à Celikkol de prendre le premier avion de retour pour Ankara. » Israël, évidemment, a présenté ses excuses, et humblement.
Il a fallu à la Turquie de nombreuses années pour atteindre ce niveau de confiance, et ce pays n’a guère envie d’être le laquais de qui que ce soit aujourd’hui. De plus, la constante attitude de la Turquie en soutien à Gaza, ainsi que son franc-parler face aux menaces contre le Liban, l’Iran et la Syrie, montrent clairement que les vieux jours de « relation chaleureuse » sont bien derrière nous.
La Turquie, bien sûr, trouvera un public très réceptif parmi les Arabe et les Musulmans du monde entier qui ont désespérément besoin d’une direction puissante et réceptive acceptant de défendre leurs causes. Inutile de dire que pour les Palestiniens assiégés dans Gaza, M. Erdogan est devenu un nom connu, un héros populaire, en fait un nouveau Nasser. Et le même sentiment est partagé à travers toute la région.
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* Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est écrivain et publie pour PalestineChronicle. Ses écrits sont publiés par de nombreux journaux, quotidiens et anthologies à travers le monde. Son avant-dernier dernier livre : La Seconde Intifada : une chronique du combat du peuple (Pluto Press, Londres) et le dernier tout récemment publié : Mon Père était un combattant de la liberté : l’histoire non dite de Gaza (Pluto Press, London).
27 janvier 2010 - Communiqué par l’auteur
Traduction : Claude Zurbach
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8089

La commémoration de l’Holocauste est une aubaine pour la propagande israélienne

dimanche 31 janvier 2010 - 06h:55
Gideon Levy - Ha’aretz
Un millier de discours contre l’antisémitisme n’éteindra pas le feu allumé par l’opération Plomb durci, des flammes qui menacent non seulement Israël mais le monde juif tout entier.
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Shimon Peres s’adressant au parlement allemand.
Tous, ils étaient partis faire des discours fleuris sur l’Holocauste.

Les gros bonnets d’Israël ont attaqué dès l’aube, sur un large front. Le Président en Allemagne, le Premier ministre, énormément entouré, en Pologne, le ministre des Affaires étrangères en Hongrie et son adjoint en Slovaquie, le ministre de la Culture en France, le ministre de l’Information aux Nations unies, et même le député druze du Likoud à la Knesset, Ayoob Kara, qui est allé en Italie. Tous, ils étaient partis faire des discours fleuris sur l’Holocauste.
Mercredi était la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, et on n’avait pas vu un tel dynamisme dans les relations publiques israéliennes depuis bien des lustres. Le moment choisi pour cette attention inhabituelle - jamais nous n’avions eu autant de ministres déployés à travers le monde - n’est pas fortuit : quand le monde dit Goldstone, nous nous disons Holocauste, comme pour brouiller les effets. Quand le monde dit occupation, nous nous disons Iran, comme pour lui faire oublier la première.
Cela n’aidera pas beaucoup. La Journée internationale de commémoration de l’Holocauste a passé, les discours seront vite oubliés, et la réalité quotidienne déprimante va continuer d’être. Israël ne s’en sortira pas blanchi, même après sa campagne de relations publiques.
La veille de son départ, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’était entretenu avec Yad Vashem. « Le mal est dans le monde, » lui disait-il. « Le mal doit être éradiqué dans l’œuf. » Certains « tentent de nier la vérité ». Des grands mots, prononcés par la même personne qui, la veille seulement, pas vraiment dans la foulée, avait prononcé des paroles autrement différentes, des paroles du véritable mal, du mal qui devrait être étouffé dans l’oeuf, du mal qu’Israël essaie de cacher.
Netanyahu parlait d’une nouvelle « politique de migration », une politique qui est le mal en personne. Il mettait dans le même panier, avec malveillance, les travailleurs migrants et les infortunés réfugiés - avertissant que tous constituaient une menace pour Israël, feraient baisser nos salaires, nuiraient à notre sécurité, feraient de nous un pays du tiers-monde et nous apporteraient la drogue. Il soutenait avec zèle notre ministre raciste de l’Intérieur, Eli Yishai, qui, lui, parlait des migrants comme de propagateurs de maladies telles que l’hépatite, la tuberculose, le sida et Dieu sait quoi encore.
Aucun discours sur l’Holocauste n’effacera ces mots d’incitation et de calomnie contre les migrants. Aucun discours de commémoration ne masquera la xénophobie qui a redressé la tête en Israël, et pas seulement à l’extrême droite comme en Europe, mais dans tout le gouvernement.
Nous avons un Premier ministre qui parle du mal mais qui érige une barrière pour empêcher les réfugiés de guerre de frapper à la porte d’Israël. Un Premier ministre qui parle du mal mais qui prend part au crime du blocus de Gaza, aujourd’hui dans sa quatrième année, abandonnant un million et demi de personnes dans des conditions scandaleuses. Un Premier ministre dont les colons de son pays perpétuent des pogroms contre des Palestiniens innocents avec le slogan « Price Tag » (le prix à payer), qui porte lui aussi une connotation historique atroce, mais contre lequel l’Etat ne fait pratiquement rien.
C’est le Premier ministre d’un Etat qui arrête des centaines de manifestants de gauche qui se battent contre les injustices de l’occupation et la guerre à Gaza, alors qu’il accorde des pardons en masse aux gens de droite qui ont manifesté contre le désengagement [de Gaza, en 2005]. Son discours d’hier, où Netanyahu assimile l’Iran fondamentaliste à l’Allemagne nazie, n’était rien de plus qu’une propagande à bon marché. S’exprimer ainsi est « dégradant pour l’Holocauste ». L’Iran n’est pas l’Allemagne, Ahmadinejad n’est pas Hitler, et les mettre sur le même pied n’est pas moins inexact que d’assimiler les soldats israéliens aux nazis.
L’Holocauste ne doit pas être oublié et il n’est pas nécessaire de le comparer à autre chose. Israël doit participer aux efforts pour qu’il reste une mémoire vivante, mais pour ce faire, Israël doit se présenter avec les mains propres, lavées du mal de leurs propres actes. Et Israël ne doit pas laisser soupçonner qu’il pourrait, avec cynisme, utiliser la mémoire de l’Holocauste pour masquer et brouiller d’autres choses. De façon très regrettable, ce n’est pas le cas.
Comme cela aurait été merveilleux si, pour cette Journée internationale de commémoration, Israël avait pris le temps de faire son auto-examen, de regarder au fond de lui-même, et s’il s’était demandé, par exemple, comment l’antisémitisme avait pu se redresser dans le monde, précisément l’année passée, l’année qui a suivi nos bombardements au phosphore blanc sur Gaza. Comme cela aurait été merveilleux si, pour cette Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, Netanyahu avait annoncé une nouvelle politique, une politique pour intégrer les réfugiés au lieu de les expulser, ou pour lever le blocus de Gaza.
Un millier de discours contre l’antisémitisme n’éteindra pas le feu allumé par l’opération Plomb durci, des flammes qui menacent non seulement Israël mais l’ensemble du monde juif. Aussi longtemps que Gaza restera sous blocus et qu’Israël s’enfoncera dans sa xénophobie institutionnalisée, le discours sur l’Holocauste restera creux. Aussi longtemps que le mal sera rampant, ici, chez nous, ni le monde, ni nous-mêmes, serons capables d’accepter le sermon que nous adressons aux autres, même s’ils le méritent.

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28 janvier 2010 - Ha’aretz - traduction : JPP
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8081

Israël accuse le premier ministre turc d’antisémitisme

dimanche 31 janvier 2010 - 06h:51
Ramzy Baroud
Israël a accusé le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan d’incitation à « l’antisémitisme » pour ses remarques sur les crimes de guerre commis contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.
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Recep Tayyip Erdogan
Un nouveau rapport établi par le ministère des affaires étrangères à Tel-Aviv accuse Erdogan - qui a pourtant souligné que l’antisémitisme est un « crime contre l’humanité » - d’avoir « indirectement incité et encouragé » l’antisémitisme en Turquie, selon le quotidien Haaretz.
« À notre avis, depuis que son parti a pris le pouvoir, Erdogan s’est constamment efforcé de donner une vue négative d’Israël dans l’opinion publique turque » en parlant sans fin des souffrances des Palestiniens, en accusant constamment Israël de crimes de guerre et même en utilisant « des expressions antisémites incitant à l’antisémitisme » dit le rapport.
Le rapport de sept pages, publié par le centre de recherche politique, a déjà été distribué aux ambassades et consulats israéliens à l’étranger.
« Pour Erdogan et pour certaines personnes de son entourage » dit le rapport « il n’y a pas de distinction entre un « Israélien » et un « juif » et par conséquent leur ferveur et leurs critiques anti-israéliennes deviennent antijuives.
« Aujourd’hui, sous la direction de l’AKP [parti d’Erdogan pour la justice et le développement] , la Turquie est différente de la Turquie avec laquelle Israël a forgé une relation stratégique au début des années 1980 » a dit le rapport en conclusion.
Les relations entre Israël et la Turquie ont commencé à se détériorer après que Erdogan a publiquement attaqué Israël au sujet de son incursion à la fin de 2008 à Gaza et a accusé le régime d’avoir commis des actes « barbares » contre les civils palestiniens.
Cet article peut être consulté ici :
Traduction : Anne-Marie Goossens

Quel avenir pour le rapport Goldstone ?

publié le dimanche 31 janvier 2010
Sylvain Mouillard

 
Accusés de crimes de guerre lors de la guerre de Gaza il y a un an, les responsables d’Israël et du Hamas traînent des pieds pour mener des enquêtes crédibles. Au point d’enterrer le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone ?
Lors de la guerre de Gaza (décembre 2008-janvier 2009), Tsahal n’a pas « tué intentionnellement des civils » palestiniens et Israël n’a fait qu’exercer « son droit d’auto-défense » face à des « attaques terroristes » contre son territoire. C’est la ligne de défense qu’adopte l’État hébreu dans un document justificatif sur le rapport Goldstone, qui devrait être remis à l’ONU ce vendredi.
Publié en septembre dernier, le rapport Goldstone, un document de 575 pages commissionné par l’ONU, accuse Israël et le Hamas de « crimes de guerre » voire de « crimes contre l’humanité » durant la guerre de Gaza.
L’offensive israélienne aurait également, selon le rapport du juge sud-africain, ciblé de manière « intentionnée et préméditée » la population civile gazaouie. Le bilan de l’opération « Plomb durci » s’était soldé par plus de 1400 morts côté palestinien, en majorité des civils, et 13 côté israélien.
Ce rapport de Richard Goldstone embarrasse de plus en plus l’État hébreu, qui craint de voir certains de ses responsables traduits devant la justice internationale.
Explications.
Depuis de longs mois, les responsables israéliens fustigent dans le texte son « parti-pris anti-israélien ». En octobre, le vote d’une résolution en faveur du rapport au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU de Genève (composé notamment d’États comme la Russie, la Chine ou Cuba) avait suscité une déception certaine, voire ironique, dans le pays.
Les critiques se sont faites encore plus virulentes ces derniers jours. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a laissé entendre le week-end dernier que le rapport Goldstone avait alimenté un « antisémitisme [qui] vise à priver l’État juif de son droit à l’autodéfense ».
Concernant le fond du dossier, les responsables politiques et militaires israéliens affirment que le rapport Goldstone souffre de plusieurs erreurs. Dans le New York Times, le général Avichaï Mandelblit a expliqué la semaine dernière que pas moins de 140 plaintes visant des soldats israéliens avaient été examinées, et que plusieurs documents et films prouvent que beaucoup d’accusations du rapport Goldstone sont « mensongères ».
Pour l’historien du CNRS François Lafon, actuellement en délégation au Centre de Recherche Français à Jérusalem, « le rapport est perçu de façon unanime comme biaisé » par la société israélienne. « Même l’intelligentsia de gauche partage ce constat », précise-t-il. Richard Goldstone, pourtant lui-même juif et se disant « sioniste », n’échappe pas aux critiques. « Le fait que Goldstone soit un juge anti-apartheid est perçu comme une caution, souligne François Lafon. Chez certains Israéliens, cela veut dire que l’on considère Israël aussi comme un État apartheid ».
Dans le détail, « les Israéliens jugent le texte déséquilibré et sous-estimant le rôle du Hamas », dit l’historien. « Certaines choses choquent : par exemple, le fait que l’on prenne comme preuves les témoignages de personnes soumises à des pressions (page 12, paragraphe 35 du rapport) pour expliquer que les groupes armés palestiniens n’ont pas utilisé de boucliers humains. »
Pourquoi ce texte inquiète Israël ?
« C’est Israël qui a le plus à pâtir du rapport, le mouvement islamiste palestinien étant déjà assimilé par les Occidentaux à une organisation terroriste », expliquait Libération en septembre. Surtout que le rapport Goldstone ne s’est pas contenté d’un constat.
Il a aussi formulé une recommandation, celle de saisir la Cour pénale internationale (CPI) si Israël et les Palestiniens n’annoncent pas d’ici fin janvier leur intention de mener des enquêtes « crédibles » sur la conduite du conflit. « Il y a une crainte réelle des dirigeants israéliens de se retrouver devant la CPI », explique François Lafon. L’annulation du voyage de Tzipi Livni à Londres a aussi été très mal perçue, voire considérée comme une théorie du complot », précise-t-il.
En décembre dernier, un tribunal britannique, évoquant la compétence universelle, avait prévu d’arrêter l’ancienne ministre des Affaires étrangères israélienne. Enfin, les remous provoqués par ce rapport peuvent avoir des conséquences désastreuses en terme d’image pour Israël, qui apparaît réticent à mener toute enquête crédible. Le rapport risque-t-il d’être enterré ?
Côté israélien, le flou demeure sur la stratégie à adopter. La réponse fournie ce vendredi à l’ONU (Israël n’a fait que se défendre, en substance) représente une ligne de défense classique. Mais elle ne répond pas aux injonctions des Nations unies sur la nécessité d’une enquête indépendante et conforme aux standards internationaux sur la guerre de Gaza. Si le ministre de l’Information, Youli Edelstein, a affirmé cette semaine que son pays refuserait de créer une telle commission, le gouvernement semble de plus en plus partagé sur cette question.
« Chez certains responsables israéliens - Barak, Ashkenazi - commence à poindre l’idée que ne pas avoir participé à une enquête était contre-productif », avance François Lafon. Dans une interview au quotidien israélien Haaretz ce vendredi, l’ex-conseiller juridique du gouvernement, Menahem Mazuz, affirme qu’une commission s’impose afin que « le rapport Goldstone ne continue pas à hanter Israël en détruisant sa légitimité ».
Selon la presse, Israël pourrait accepter de mettre en place une commission, aux pouvoirs limités, chargée d’auditionner certains dirigeants politiques et chefs militaires. Haaretz explique ainsi que cette commission « ne serait pas autorisée à questionner officiers et soldats qui ont pris part à l’offensive contre Gaza ». Le quotidien Yediot Aharonot précise qu’elle se bornerait à examiner les consignes données par le commandement, dans le but de disculper Israël de toutes les allégations de crimes de guerre.
De son côté, le Hamas, lui aussi visé par le rapport Goldstone, a absous mercredi les groupes armés palestiniens, dont son bras armé, de tout crime de guerre durant le conflit à Gaza l’an dernier, en indiquant avoir mené ses propres enquêtes conformément aux recommandations du rapport.
Accusé d’avoir tiré plus de 800 roquettes et obus de mortier contre le territoire israélien pendant le conflit, le Hamas rétorque que « (les groupes armés) ont frappé des cibles militaires et ont évité les cibles civiles, et toutes les accusations dans ce sens concernent des balles perdues ».
Réponse de Michel Morzière, de la coordination Israël, Territoires palestiniens occupés, à Amnesty International France : « L’enquête du Hamas n’a pas été faite selon des critères internationaux. Des roquettes envoyées sur des civils, ce sont des crimes de guerre. »
Et maintenant ? « Amnesty refuse des marchandages inacceptables », interpelle Michel Morzière. Pourtant, il se pourrait bien que le rapport Goldstone soit enterré. Responsables israéliens et du Hamas, par leur attitude, lui ôtent sa crédibilité. La création éventuelle d’une commission d’enquête interne en Israël, qui mettrait plusieurs mois à rendre ses conclusions, pourrait ajouter de la confusion.
« Le rapport Goldstone n’a pas pu interviewer toute les chaînes de commandement, c’est pour cela qu’il faut de nouvelles enquêtes. Il y a peut-être des choses discutables dans ce rapport, voire des erreurs, mais quand on est de bonne foi, on accepte d’en discuter », veut croire Michel Morzière. Qui dénonce aussi l’attitude israélienne : « Quand on parle de bombes au phosphore dans des zones à forte densité de population ce sont des faits établis, et par plusieurs associations ».
On devrait en savoir plus d’ici au 5 février (c’est la date limite à laquelle le conseil de sécurité de l’ONU doit examiner la résolution prise à Genève en octobre). « Le veto américain sur la saisine de la CPI est probable, explique Michel Morzière. Autre clé d’entrée, que Ban interpelle directement la CPI. La compétence universelle peut aussi être utilisée. »
publié par Libération le 29 01

La crise à Droits et Démocratie ou les dérives du lobby pro-israélien au Canada

publié le dimanche 31 janvier 2010
Michaël Lessard

 
Réplique à la lettre : Engagé pour la responsabilisation et la surveillance
Les dérives de l’engagement unilatéral pro-israélien du gouvernement Harper viennent de faire une autre victime : l’organisme Droits et Démocratie dont on peut raisonnablement craindre pour la survie à plus ou moins long terme.
Après les coupures de subvention aux organismes Kairos et Alternatives, après le retrait de l’aide canadienne à l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) [1], après les votes contre le Rapport du juge Goldstone et le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, après les attaques contre l’Association parlementaire Canada-Palestine, c’est au tour d’un organisme de défense des droits humains de subir les tactiques du lobby pro-israélien canadien. Le dénominateur commun de ces organismes pris pour cible est leur dénonciation des graves violations du droit international et des droits humains des Palestiniens et Palestiniennes par l’État d’Israël : occupation, colonisation, blocus et agression militaire contre la population de Gaza, etc. Ces crimes sont largement documentés par un nombre considérable d’organismes réputés à travers le monde, l’ONU en tête avec quelques 400 résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité condamnant l’État d’Israël pour ses agissements envers le peuple palestinien.
Invoquant leur responsabilité « de surveillance de l’administration des fonds publics envers les contribuables canadiens », dans leur lettre au Devoir du 22 janvier dernier, nous pensons que c’est plutôt la vigilance envers les intérêts du gouvernement israélien qui préoccupent certains membres du CA connus pour leur proximité avec le lobby pro-israélien. Qu’on en juge : Droits et Démocratie se serait en effet rendu coupable d’avoir octroyé un maigre 10,000 $ chacun en subvention à trois organismes dits « douteux » par des membres de ce CA. Étrangement ce sont tous des organismes oeuvrant pour la défense des droits du peuple palestinien en Israël même et en Territoires palestiniens occupés. Betselem est un centre israélien d’information qui, depuis 1989, documente l’état des droits humains dans les territoires occupés. Ce centre a déjà reçu le prestigieux prix Carter-Menil pour les droits humains. La crédibilité des rapports de Betselem est reconnue par les autorités israéliennes. Al Haq jouit sensiblement de la même reconnaissance du côté palestinien. Cet organisme, établi en 1979, recense les violations commises par la force occupante israélienne (90 % des cas) et par les autorités palestiniennes (10 % des cas). Al Haq jouit d’un statut consultatif auprès de l’ECOSOC (Conseil économique et social des Nations unies), est affilié à la Commission internationale des juristes de Genève et est membre de plusieurs regroupements internationaux.
Les signataires font également état d’un lien présumé entre le directeur d’Al Haq et le Front populaire de libération de Palestine (FPLP), un parti politique qui figure sur la liste des organisations terroristes du gouvernement canadien. Human Rights Watch rapporte qu’en 2009 « les autorités israéliennes ont présenté une preuve secrète, que Shawan Jabarin et son avocat n’ont pas été autorisés à voir, et qui aurait montré qu’il était un membre actif du FPLP, mais ne l’ont accusé d’aucun crime ». En fait, M. Jabarin devait se rendre aux Pays-Bas pour y recevoir un prestigieux prix en défense des droits humains, mais l’État d’Israël lui a interdit de quitter le pays.
Que le directeur général d’Al Haq se soit vu refuser un visa de sortie par Israël est un fait tout à fait banal, puisque bon nombre de personnes palestiniennes se voient confrontées à cette situation. Jouer le refus de visa afin de discréditer un organisme reconnu, c’est dénier la réalité : Israël exige des personnes d’origine palestinienne de multiples permis qui sont en réalité rarement délivrés. C’est aussi oublier que les activistes israéliens sont également victimes de répression par les autorités israéliennes. Tout récemment, des Israéliens ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient légalement et pacifiquement contre les stratégies d’évictions de familles palestiniennes de Jérusalem-Est.
Shawan Jabarin déclare n’avoir aucun lien avec le FPLP. Glissons néanmoins un mot ou deux sur la question du terrorisme. Le FPLP est un parti politique marxiste qui souhaite un seul État et l’égalité entre les citoyens, peu importe leurs origines ou religions. Pour les nationalistes israéliens, vouloir une telle chose est être « contre Israël ». Le FPLP a d’ailleurs fait élire la première femme à la mairie d’une grande ville palestinienne (Ramallah). Faut-il rappeler que le peuple palestinien est sous occupation militaire ou blocus et, malgré des années de résistance non violente, il y a parfois des gestes violents lorsque des gens subissent une telle oppression ? Toute organisation refusant de se soumettre gentiment à l’occupation, à la colonisation ou au blocus, est considérée comme une organisation terroriste. Il en a été ainsi pour Ben Gourion, le fondateur d’Israël considéré comme un dangereux terroriste par le protectorat anglais de l’époque. C’était le cas aussi de l’OLP durant longtemps, alors qu’aujourd’hui Israël, les États-Unis et la plupart des pays occidentaux le considèrent comme l’interlocuteur diplomatique.
La nouvelle orientation du groupe majoritaire au CA s’est fait sentir jusque chez nous. En octobre dernier, la section Université Laval de Droits et démocratie organisait la visite du groupe DAM, des rappeurs palestiniens, citoyens d’Israël, et du professeur étasunien Dr. Norman Finkelstein, né de parents juifs ayant survécu à l’holocauste. Le nouveau CA a soudainement annulé le financement de ces activités. Leur « péché » ? Leur dénonciation à haute voix de l’occupation, de la discrimination et des violations des droits et du racisme en Israël et en Palestine. Heureusement, leur venue a été rendue possible grâce à des associations à Québec qui ont réussi, de justesse, à remplacer le retrait soudain du financement.
Bien au-delà des débats entre membres de CA qui ne partagent pas toujours, et heureusement, les mêmes opinions, nous assistons ici à une crise qui risque d’éloigner Droits et Démocratie de sa mission fondamentale : la défense des droits de tous les êtes humains, y compris ceux des Palestiniens et Palestiniennes. Comme le rappelait au journaliste du Toronto Star le 24 janvier dernier, une membre dissidente et démissionnaire du CA, Mme Sima Samar, responsable de la Commission des Droits humains en Afghanistan : La mission de Droits et Démocratie est la promotion des droits humains et la défense des victimes des violations de ces droits et non pas de ceux qui les commettent. Cessons d’accepter l’impunité de l’État d’Israël face au droit international et la complaisance des gouvernements québécois et canadien envers le lobby pro-israélien.
 
Les auteur-signataires cette lettre ont séjourné en Palestine et en Israël en 2009 au nom de divers organismes québécois.
 Benoît Damours, enseignant de philosophie au cégep Lévis-Lauzon
 Christian Martel, Directeur National Région du Québec du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP)
 Denis Barrette, avocat, délégué de la Ligue des droits et libertés
 Ehab Lotayef (Montréal)
 Guillaume Dorval (Lévis)
 Lorraine Guay, déléguée FFQ/Marche Mondiale des Femmes
 Marie Auer-Labonte (Montréal)
 Michaël Lessard, délégué du Collectif de Québec pour paix
 Myriam Beaulieu (Québec)
 Odette Lefrançois, déléguée à la coordination du regroupement privé FNEEQ-CSN
 Publicateur :
Michaël Lessard
web@siriel.info

La réconciliation palestinienne est « à portée de main », affirme Mechaal

01/02/2010
Le chef en exil du mouvement islamiste Hamas, Khaled Mechaal, a affirmé hier à Damas que la réconciliation avec le mouvement Fateh était « à portée de main » et appelé l'Égypte à accueillir une rencontre de dirigeants palestiniens pour sceller un accord. S'exprimant au cours d'une cérémonie de deuil pour la mort d'un responsable du Hamas, Mahmoud el-Mabhouh, M. Mechaal a appelé l'Égypte à « nous accueillir au Caire (...) et vous verrez que les Palestiniens seront immédiatement réconciliés, ça c'est mon message à l'Égypte ». « Invitez-nous au Caire avec le Fateh et toutes les factions ainsi que les leaders indépendants et vous verrez une réconciliation réelle », a-t-il répété. « Respectez ce que nous avons convenu, nous nous réconcilierons sur la base de ce qui a été convenu et nous signerons » un accord, a-t-il ajouté.

Une ville palestinienne nouvelle pour répliquer aux colonies israéliennes

01/02/2010

Des bulldozers palestiniens déblaient une colline en Cisjordanie, pour construire une ville nouvelle appelée Rawabi. Abbas Momani/AFP
Des bulldozers palestiniens déblaient une colline en Cisjordanie, pour construire une ville nouvelle appelée Rawabi. Abbas Momani/AFP
Reportage Les promoteurs immobiliers espèrent que ce site deviendra un jour le foyer de 40 000 habitants.

Des bulldozers s'affairent sur une colline de Cisjordanie occupée. Pour une fois, ce n'est pas une nouvelle colonie israélienne, mais le chantier de la première ville nouvelle palestinienne, appelée Rawabi.
Les promoteurs immobiliers palestiniens espèrent que ce site deviendra un jour le foyer de 40 000 Palestiniens et contribuera à cimenter, au propre comme au figuré, les aspirations palestiniennes à la terre de Cisjordanie face aux blocs d'implantation des colons juifs.
« Cette ville n'est pas une colonie », souligne Bachar al-Masri, le patron de l'agence immobilière Bayti Real Estate Investment Company, à l'origine du projet de 480 millions d'euros avec l'apport de capitaux qataris.
« En fait, on peut dire que c'est une tentative palestinienne de garder les Palestiniens sur leurs terres pour endiguer la colonisation israélienne », explique-t-il.
La construction de Rawabi, située près de Ramallah, le fief de l'Autorité palestinienne, offre un contraste saisissant avec les champs de ruines qui poussent dans la bande de Gaza, territoire palestinien soumis à un strict embargo israélien et dévasté par une incursion punitive de Tsahal il y a un an.
Au cours de la première phase des travaux, il est prévu d'ériger 22 blocs résidentiels pouvant accueillir 20 000 habitants en trois ans. Dans une seconde phase, également de trois années, la population devrait doubler.
Dotée d'écoles et d'hôpitaux modernes, la ville nouvelle de Rawabi vise la classe moyenne palestinienne, avec des appartements dont le prix varie entre 35 000 et 55 000 euros.
Ce développement urbain, qui s'étend sur 630 hectares, est l'un des plus gros projets d'investissement dans les territoires occupés. Il a reçu l'appui enthousiaste de l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, qui est soutenue par la communauté internationale.
« Ce projet prouve qu'il existe des potentialités d'investissements en Palestine », se félicite le ministre palestinien de l'Économie Hassan Abou Libdeh.
Vue de loin, Rawabi ressemble à s'y méprendre aux dizaines de colonies israéliennes disséminées en Cisjordanie, où vivent près d'un demi-million d'Israéliens et qui constituent, aux yeux des Palestiniens, autant de « faits accomplis sur le terrain » pour empêcher la naissance de leur État.
« Voir des bulldozers palestiniens est étrange car on a plutôt l'habitude de voir des bulldozers israéliens en train de voler notre terre », témoigne Mohammad Khamis, 42 ans, habitant d'un village voisin.
Rawabi se construit dans une zone dite « A » de la Cisjordanie, c'est-à-dire sous le contrôle direct de l'Autorité palestinienne.
Mais le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a également promis de lancer des projets immobiliers en zone « C », restée entièrement sous le contrôle de l'armée israélienne, dans le cadre de son plan ambitieux visant à établir les institutions d'un État palestinien « viable et indépendant » d'ici à 2011.
L'expansion de Rawabi dépend toutefois en partie d'Israël, dont le feu vert est indispensable pour l'ouverture de la principale route d'accès entre la ville nouvelle et Ramallah, ainsi que pour la construction des nouvelles infrastructures, reconnaît Bachar al-Masri. « Nous n'avons pas encore obtenu l'approbation d'Israël, mais disons qu'il n'y pas d'opposition israélienne. Nous avons l'accord de principe », précise-t-il.
En fait, le projet de Rawabi pourrait bénéficier de l'idée de « paix économique » prônée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui consiste à améliorer le niveau de vie des Palestiniens de Cisjordanie sans pour autant consentir à des concessions politiques en vue de la création d'un État palestinien.
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen-Orient+et+International/article/645554/Une_ville_palestinienne_nouvelle_pour_repliquer__aux_colonies_israeliennes_.html

L’assassinat d’un chef du Hamas à Dubaï : le Mossad en ligne de mire

01/02/2010
Le chef de la police de Dubaï a déclaré hier qu'il n'écartait aucune piste dans l'enquête sur l'assassinat dans l'émirat d'un responsable du Hamas, y compris celle d'une responsabilité du Mossad, le service israélien du renseignement.
« À titre personnel, je n'écarte aucune possibilité. Toute partie qui peut avoir un intérêt dans l'assassinat (du responsable du Hamas Mahmoud al-Mabhouh) peut avoir commis le crime, le Mossad comme une autre », a déclaré à l'AFP le général Dhahi Khalfan. Il a précisé que les suspects étaient « au moins sept hommes, détenteurs de passeports de plusieurs pays européens » qu'il n'a pas voulu préciser, ajoutant que l'authenticité de ces documents étaient en cours de vérification.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas avait accusé vendredi Israël d'avoir assassiné al-Mabhouh, l'un des fondateurs de sa branche armée, le 20 janvier dans un hôtel de Dubaï, et a promis de se venger.
Selon le général Khalfan, le responsable du Hamas a été tué dans sa chambre d'hôtel. « Il semble avoir ouvert la porte de sa chambre » aux suspects, et il est mort « étouffé », a-t-il dit, ajoutant que « la strangulation est possible ».
Interrogé sur les informations de presse selon lesquelles ses assassins lui auraient inoculé un poison qui provoque un arrêt cardiaque, le chef de la police de Dubaï a répondu que « des tests sont en cours pour déterminer les causes de la mort » et a ajouté que « l'autopsie n'a rien donné ».
Mahmoud al-Mabhouh était arrivé à Dubaï à la veille de sa mort avec un passeport « ne portant pas son nom de famille », et le mouvement palestinien n'avait pas informé les autorités émiraties de son arrivée dans l'émirat, a-t-il ajouté. « Il est étrange qu'un responsable de cette importance se déplace seul, sans aucun garde du corps », a-t-il dit.
Selon son frère Faëq al-Mabhouh, la victime, qui est un dirigeant des Brigades Ezzedine al-Qassam, était un pourvoyeur d'armes du mouvement islamiste et a été tué par électrocution et strangulation. Selon lui, al-Mabhouh avait été dans le passé « la cible de plusieurs tentatives d'assassinat de la part du Mossad ».
« Il jouait un rôle-clé dans l'approvisionnement du peuple palestinien en armes et en argent », y compris des « armes spéciales », a affirmé de son côté un porte-parole du Hamas, Talal Nasser, au journal émirati The National. Une source proche du Hamas à Gaza a dit à Reuters que, selon elle, « c'était la raison pour laquelle il était visé ». Les armes venaient souvent de l'Iran et du Soudan, a dit cette même source.
Al-Mabhouh, 50 ans, avait été le responsable de l'enlèvement, au début de la première intifada palestinienne (1987-1993), de deux soldats israéliens, qui ont ensuite été tués, ainsi que de la planification de plusieurs attentats anti-israéliens, selon le Hamas.
Pour sa part, la presse israélienne s'est félicitée de cette « liquidation ».
« Encore un coup porté à l'"axe du mal" », titre le quotidien Jerusalem Post, estimant que « cette mort va affecter la capacité du Hamas d'introduire des armes de contrebande à Gaza, qu'Israël en soit ou non responsable ». « La mise hors jeu de Mahmoud Abdel Raouf al-Mabhouh va rendre plus difficile la contrebande d'armes venant de l'Iran à destination du Hamas (...) », a estimé le quotidien gratuit Israël Hayom, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Le quotidien populaire Yediot Aharonot a titré quant à lui sur « Les héros de l'ombre » en référence aux agents du Mossad.
Il s'agit du premier assassinat d'un responsable palestinien aux Émirats arabes unis, qui n'entretiennent pas de relations avec Israël. Le Mossad a mené de nombreuses opérations spectaculaires d'assassinat de dirigeants palestiniens à l'étranger, dont le bras droit du dirigeant historique Yasser Arafat, Abou Jihad, en avril 1988 lors d'un débarquement à Tunis, et le chef de l'organisation radicale du Jihad islamique Fathi Chakaki en octobre 1995 à Malte.

Un ouvrier palestinien meurt par une électrocution dans un tunnel sur les frontières

[ 31/01/2010 - 10:31 ]
Rafah – CPI

Un Palestinien est tombé martyr, le samedi soir 30/1, après son électrocution lors de son travail dans un tunnel sur les frontières entre la Bande de Gaza et les territoires égyptiens.
Le directeur des urgences au ministère palestinien de la santé, Dr. Mouawia Hassanein, a dit au correspondant du centre palestinien d'information que le citoyen palestinien, Achraf Ahmed al-Attar, 23 ans, l'un des habitants de Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, est mort samedi par une électrocution dans un tunnel et a été transporté à l'hôpital d'Abou Youssef al-Najjar à Rafah.
On note que plus de 140 Palestiniens sont morts dans les tunnels utilisés pour faire entrer les besoins nécessaires aux Gazaouis assiégés depuis plus de 4 ans à cause du sévère blocus sioniste et la fermeture du passage de Rafah par les autorités égyptiennes.

L'ONU porte l'autorité d'Abbas responsable de la coupure de l'électricité dans la Bande de Gaza

[ 31/01/2010 - 10:46 ]
Gaza – CPI

L'ONU a dit que l'autorité de Ramallah dirigée par l'ex-président, Mahmoud Abbas, porte la responsabilité totale de la crise d'électricité dans la Bande de Gaza, tout en affirmant que le refus de l'autorité de payer les sommes d'argents nécessaires a causé le manque des quantités de carburant nécessaires pour le travail de la centrale électrique à Gaza.
Le bureau de coordination des affaires humaines qui appartient à l'ONU en Palestine a dit, le samedi 30/1, dans son rapport hebdomadaire dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, que l'engagement de l'Union Européenne de présenter des sommes d'argents nécessaires pour acheter le carburant à la centrale électrique de la Bande de Gaza est fini au mois de novembre dernier, où l'autorité palestinienne est porté responsable.
Il a ajouté que la réduction des quantités de carburant vient à cause du manque des sommes d'argents, en soulignant que 40 mille personnes vivent sans électricité, de façon continuelle, à cause de la destruction du réseau électrique durant la dernière guerre sioniste menée contre la Bande de Gaza.
Il a souligné que la centrale électrique de la bande de Gaza est fermée partiellement.
À propos des inondations dans la région de l'Oued de Gaza, le rapport a déclaré que certaines organisations humaines ont dit qu'elles ont causé de grands dommages aux maisons, moutons et propriétés agricoles dans la région de Meghrakah.
Au sujet des agressions de l'occupation sioniste en Cisjordanie occupée, le rapport a déclaré que les forces armées de l'occupation ont blessé, durant la semaine dernière, 12 Palestiniens lors des invasions dans les villes et villages de la Cisjordanie occupée, et ont frappé les participantes aux  marches contre le mur d'apartheid à Naline, Biline et Maassara.
Le rapport a souligné que les colons sionistes ont attaqué le village palestinien de Beitlelou, près de Ramallah, où ils se sont accrochés avec ses habitants.
D'autre part, la direction civile sioniste a publié 17 décisions pour démolir des bâtiments palestiniens dans cette région, en Cisjordanie occupée.

La coupure de l'électricité, le manque de carburant et du Gaz menacent d'une catastrophe à Gaza

[ 31/01/2010 - 10:58 ]
Gaza – CPI

Le ministère de l'agriculture a affirmé que la coupure de l'électricité, ainsi que le manque de carburant et du Gaz naturel auront des conséquences très négatives contre le secteur agricole et menaceront d'une catastrophe dans la Bande de Gaza.
Le ministère a averti des dangers qui menacent l'agriculture, la pêche et l'élevage des moutons après l'arrêt des puits et les usines dans la Bande de Gaza.
Dans un communiqué de presse dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, le ministère a déclaré, le samedi 30 janvier 2010, que plusieurs puits agricoles qui travaillent avec l'électricité ont arrêté leur travail dans plusieurs régions de la Bande de Gaza, en conséquence, ils sont devenus incapables d'arroser les terres agricoles.
Il a affirmé que l'arrêt du secteur agricole vient dans le cadre d'une série de catastrophes qui menacent la Bande de Gaza à cause du blocus sioniste imposé injustement contre plus d'un million et demi de Palestiniens dans la Bande, sans aucune intervention sérieuse et responsable des pays arabes, européens ou les organisations des droits de l'homme.
Le ministère a appelé les organisations internationales et les amis du peuple palestinien, ainsi que tous les hommes libres dans le monde à intervenir et prodiguer leurs efforts pour sauver Gaza.

Des colons sionistes occupent des terres agricoles palestiniennes à al Khalil

[ 31/01/2010 - 17:22 ]
Al Khalil – CPI

Un grand nombre des colons sionistes extrémistes qui habitent la colonie de "Kharsina", installée illégalement à l'est de la ville d'al Khalil ont occupé, ce matin dimanche 31/1, de grandes surfaces des terres agricoles des Palestiniens, en les semant sous la protection des soldats de l'armée sioniste.
Des sources locales palestiniennes ont déclaré que des colons sionistes ont envahi la région de Bouka et ont planté des arbres dans les terres agricoles des Palestiniens dans cette région.
Les sources on dit que les soldats sionistes ont protégé les colons sionistes extrémistes, en interdisant les Palestiniens et les masses médias de s'approcher du lieu.

Une marche devant l'ambassade égyptienne à Paris pour soutenir Gaza et condamner le mur d'acier

[ 31/01/2010 - 17:59 ]
Paris – CPI

L'alliance du Cheikh Yacine a organisé, le samedi soir 30/1, une marche massive devant l'ambassade égyptienne, à paris, pour demander à l'Égypte de minimiser le blocus sioniste sévère imposé contre la Bande de Gaza et arrêter la construction du mur d'acier sur ses frontières avec la Bande de Gaza.
La marche s'est dirigée à travers l'avenue de "Wilson" et "Jade" qui dirigent vers l'ambassade égyptienne qui a fermé ses portes et a refusé d'écouter aux appels des manifestants.
Les participants dans cette marche ont répété des slogans soutenant la lutte palestinienne légitime pour reprendre les droits légaux du peuple palestinien et appelant à briser le blocus injuste imposé contre plus d'un million et demi d'habitants de Gaza.
Le député palestinien Mouchir al Masri a participé à travers le téléphone en saluant les manifestants qui soutiennent le peuple palestinien au monde entier.
Il a affirmé que le mur d'acier égyptien et le blocus sionistes ainsi que tous les complots ne peuvent jamais casser la volonté du peuple palestinien.
De son côté, l'activiste française, Neily Loubouchi a condamné le silence français envers le massacre sioniste perpétré contre le peuple palestinien, en appelant le gouvernement de son pays à soutenir les Palestiniens qui s'exposent à l'extermination et presser sur l'occupation israélienne pour ouvrir tous les passages de la Bande de Gaza.
Elle a appelé le gouvernement égyptien à arrêter la construction du mur d'acier et ouvrir le passage de Rafah, en affirmant que le blocus sioniste imposé contre Gaza et la fermeture des passages représentent un crime contre l'humanité.