mardi 25 août 2009

Un tabloïd suédois revient de nouveau sur les trafic d'organes de Palestiniens

24/08/2009 Le tabloïd suédois Aftonbladet est revenu, dimanche, dans un nouveau reportage, sur les conditions dans lesquelles un jeune Palestinien avait été dépouillé de ses organes par des soldats israéliens.

Deux de ses journalistes ont interrogé cette semaine dans le village cisjordanien d'Imatten la mère et le frère de Bilal Ghanem, un jeune de 19 ans tué par des soldats israéliens, en 1992.

Saadega Ghanem, la mère de Bilal, affirme que le 13 mai 1992, après l'avoir tué, les soldats ont transporté le corps de son fils par hélicoptère en "Israël". Rendu quelques jours plus tard à la famille, la mère précise alors que "Bilal était étendu dans un sac noir. Il n'avait plus aucune dent. Le corps avait été ouvert de la gorge jusqu'au ventre puis très mal recousu".

Le journal écrit que le frère cadet de Bilal, Jalal Ghanem, 32 ans, "croit que les organes ont été volés". Il a ajoute "avoir rencontré d'autres personnes qui avaient des histoires identiques à raconter sur leurs proches. On a entendu beaucoup d'histoires comme celle-ci".

Interrogé par Aftonbladet, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a indiqué ne rien savoir sur "les circonstances particulières dans ce cas précis". Il ajoute qu'il n'y a aucune raison justifiant de "rouvrir une affaire classée".

Dans un éditorial intitulé "La semaine où le monde est devenu fou", dimanche, le rédacteur en chef du tabloïde, Jan Helin, écrit:

"Je ne suis pas un nazi. Je ne suis pas antisémite. Je suis un directeur de la publication responsable qui a donné son feu vert à la publication d'un article parce qu'il posait un nombre de questions pertinentes".

almanar.com

Lieberman: pas d'accord entre Palestiniens et Israéliens à moyen terme

24/08/2009 Le ministre israélien des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman s'est montré pessimiste avant la rencontre entre le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l'envoyé spécial américain au Proche-Orient, George Mitchell, à Londres.

Selon lui, il n'y a "aucun espoir de paix, même dans les 16 années à venir". "Il n'y aucune chance de parvenir à un accord entre Palestiniens et Israéliens à moyen terme", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse.

Le chiffre de 16 utilisé par Lieberman fait référence aux Accords d'Oslo, signés avec les Palestiniens en 1993.

Lieberman a prétendu que son pessimisme s'appuie sur la récente conférence du Fatah à Ramallah, qui a appelé à la résistance, à la restitution de l'est de Jérusalem, et au retour sans condition des réfugiés.

Pour cette raison, "ceux qui parlent d'une solution à deux Etats n'ont absolument aucune idée de ce dont ils parlent, ou ont été trompés," a-t-il ajouté.

Par ailleurs, Lieberman a pris soin de ne pas évoquer le sujet du gel de la colonisation avant l'entretien entre Netanyahou et Mitchell. Mais il a souligné qu'"Israël" ne cherchait pas la confrontation avec les Etats-Unis.

almanar.com

"Assawra" met en garde des tentatives israéliennes d'amender la 1701

24/08/2009 Le quotidien syrien "Assawra" a révélé qu'Israël vise aujourd'hui à changer les règles du jeu au Sud-Liban, en apportant des amendements à la résolution 1701 à travers trois moyens principaux :

- Créer un conflit entre les habitants du Sud-Liban et les forces de la FINUL, ce qui pourrait aboutir à une intervention internationale élargie, pourvu que le Conseil de Sécurité appelle à apporter des modifications à la 1701.

-Tenir le gouvernement libanais responsable des événements de Kherbet Selem, sous prétexte qu'il est en même temps responsable des armes du Hezbollah introduites au Sud, selon les sources israéliennes.

-Créer un conflit entre l'armée libanaise et la résistance, surtout au Sud, et oeuvrer pour que ce conflit s'étende sur le reste du territoire libanais.

Assawra attire l'attention sur les différents indices qui relèvent des intentions offensives d'"Israël", y compris :
-Les menaces prononcées quotidiennement par "Israël"
-Les plaintes présentées par "Israël" au Conseil de Sécurité contre le Liban
-Les différentes manœuvres performées par "Israël" tout au long des frontières libanaises.
-Les préparatifs de guerre sur le front intérieur civil, telles les institutions, les abris, etc.
-Le renforcement des réseaux d'espionnage au Liban

Le quotidien considère que de tels indices requièrent du Liban, de la résistance et des pays arabes un certain degré d'attention pour faire face à cet ennemi atroce.

almanar.com

Trafic d'organes palestiniens ,la Suède à Israël: nous ne nous excuserons pas

24/08/2009 Le chef du gouvernement suédois a refusé, dimanche soir, de présenter des excuses au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui avait exigé une condamnation de l'article du tabloïde suédois Aftonbladet, sur le trafic d'organes prélevés sur des Palestiniens tués.

Selon la deuxième chaine israélienne, le chef du gouvernement suédois, a dit en réponse à Netanyahu: "nous n'avons rien à dire, et nous ne nous excuserons pas".

Entre-temps, plusieurs ministres israéliens ont exprimé leur indignation quant à l'article, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet.

Le ministre de l'intérieur Eli Yishai a dévoilé qu'il allait retirer le permis de travail à deux reporters, un journaliste et un cameraman, travaillant pour Aftonbladet

Pour sa part, le ministre des Finances Youval Steinitz a même prévenu que ceux qui refusaient de condamner l'article « pourraient ne pas être accueillis en Israël ».

Steinitz faisait notamment allusion à la visite prévu début septembre du ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, qui a refusé de condamner l'article.

Dans un entretien publié par Aftonbladet, Carl Bildt, estime que le royaume scandinave doit être "plus vigilant pour expliquer à l'extérieur la façon dont notre liberté d'expression et de la presse fonctionne".

"C'est Aftonbladet qui est responsable du contenu qu'il publie, pas le gouvernement", a-t-il répondu à la question de savoir s'il estimait que le directeur de la publication du tabloïde devait présenter des excuses.

Par ailleurs, des sources israéliennes ont critiqué le ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, qui s'est déchainé contre le gouvernement suédois via les médias au lieu de suivre les voies diplomatiques pour régler cette affaire.

almanar.com

Des jours pénibles pour l’armée israélienne, sur le plan moral et éthique

24/08/2009 Jour après jour, des nouvelles évoquent que la situation au sein de l'institution militaire israélienne se détériore aussi bien sur le plan moral que sur le plan éthique.

D'abord, sur le plan moral, et malgré la présence d'un arsenal si développé favorisant "Israël" sur ses rivaux, les commandements militaires commettent souvent des erreurs politiques. De plus, leur manque de confiance dans les responsables politiques pousse les jeunes gens à éviter de s'enrôler dans l'armée, sauf obligation suprême. Ce manque de confiance serait à l'origine de l'escorte de gardes du corps envoyée par le premier ministre israélien pour accompagner son fils alors qu'il effectuait son service militaire.


Pour la première fois, la question de désobéissance à des ordres militaires est suscitée. Samedi dernier, le commandant de la région de la Samarie et de Jérusalem a mis en garde contre toute mission d'évacuation des colonies juives illégales. Il a souligné que les soldats pourraient ne pas respecter de telles instructions; ce qui aurait de graves séquelles sur l'ensemble de l'armée israélienne, où chaque officier ou soldat obéiraient aux ordres qui leur conviennent.

D'autre part, prenant en considération que les membres de l'armée ont recours aux sites en ligne de loisirs, faisant fi des éléments qui peuvent les inciter à divulguer certains secrets, le commandement militaire a prohibé l'accès au site "Facebook", site le plus célèbre pour faire la connaissance des autres.

Tirant des leçons de la défaite de la guerre de juillet 2006, les entraînements israéliens sont devenus plus intenses, plus compliqués et fatiguants pour les soldats. Ces derniers seraient, par conséquent, favorables à un processus de paix, bien que cette alternative soit exclue pour le moment.

Sur le plan éthique, ces derniers moments ont témoigné de nombreux procès intentés contre des soldats et des sous-officiers israéliens pour vols et attaques contre les autres, ce qui reflète la situation détériorée dont ils souffrent au niveau des services habituellement offerts aux militaires, et qui s'avèrent actuellement insuffisants.

Le manque d'éthique est également représenté par les violations sexuelles qui se multiplient, surtout après que le nombre des homosexuels s'est accru au sein de l'armée israélienne.

Ces informations, disponibles par le biais des médias israéliens, ont suscité des interrogations quant au devenir de cette armée, surtout à l'ombre des défis qu'affronte "Israël". Comment ferait-il face à ces défis? Pourquoi traite-il à la légère les membres de l'armée? Qu'en adviendrait de la situation suite à une réduction des menaces et que l'armée israélienne pourrait "se mêler" à d'autres armées locales?


source: site d' "Elnashra"

almanar.com

Le ton monte entre l’occupation et la Suède

[ 24/08/2009 - 11:21 ]
Agences

Le Premier ministre de l’occupation Benjamin Nétanyahou a appelé dimanche le gouvernement suédois à condamner l'article paru en début de semaine dans un quotidien de Stockholm qui montre que des soldats de l’occupation tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes.

Selon un responsable gouvernemental présent au Conseil des ministres israélien, Benjamin Nétanyahou a dit ne pas attendre des excuses, mais au moins une condamnation de la part de Stockholm.

"Nous ne demandons pas des excuses de la part du gouvernement suédois, nous demandons une condamnation", a déclaré ce responsable ayant requis l'anonymat, citant le Premier ministre.

L'article concerné est paru lundi dans l'"Aftonbladet", principal quotidien suédois. Intitulé "Les organes de nos fils pillés", il se base sur des témoignages de Palestiniens de Cisjordanie et de la Bande de Gaza affirmant que les organes de Palestiniens tués par Tsahal sont vendus.

L'article a déclenché la polémique, où on a dénoncé le retour à d'anciens clichés antisémites. Mais le ministre suédois des affaires étrangères Carl Bildt a déjà rejeté l'idée d'une condamnation.

L'office de presse du gouvernement de l’occupation, qui gère les accréditations de journalistes étrangers, a indiqué qu'il retardait l'autorisation pour un journaliste et un photographe de l'"Aftonbladet" d'entrer dans la Bande de Gaza.

La politique de nettoyage ethnique d’Israël

Palestine 48 - 24-08-2009
Un ancien village arabe doit faire de la place pour une nouvelle ville Haredi dans le Wadi Ara
Par Alternative News
Récemment, les plans se sont fortement accélérés pour établir une ville haredi (d’ultra-orthodoxes juifs) dans le Wadi Ara, entre Harish et Katzir. Dans les années 1990, Ariel Sharon avait déjà inclus ces deux dernières villes dans son "Plan star", dont le but déclaré était de séparer les villes arabes et d’empêcher leur développement par la construction de nouvelles villes habitées seulement par des Juifs. Maintenant, le ministère du Logement envisage de créer, dans la zone située entre Harish et Katzir, pas moins de 20.000 logements pour Haredis.























Photo : Vue du Wadi Ara


"Nous devons arrêter l'expansion arabe dans le Wadi Ara, a déclaré le ministre israélien de la Construction et du Logement, Ariel Atias.

La zone affectée à la future ville est située entre les villages arabes de Bartaa, Kufr Qara, Dar Alhanoun et Um Alkatif. Le village arabe de Dar Alhanoun, qui existe depuis les années 1920, n'est pas reconnu par l'État d'Israël sous prétexte qu'il s'agit d'un secteur avec des "caractéristiques pittoresques."

Maintenant, le ministère du Logement envisage de créer une grande ville, à seulement à 200 mètres du village, tandis que des ordres de démolition ont été émis contre les habitations du village sous prétexte de "construction illégale."

Une grande partie de la terre des villages reconnus d'Um Alkatif et de Barta seront confisquées pour établir la nouvelle ville haredi. À l'entrée de Kufr Qara, une zone industrielle a été planifiée pour répondre aux besoins de la ville haredi.

Avant même que les habitants de la région aient eu le temps de digérer la nouvelle de la grande ville prévue à proximité de l'entrée de leurs maisons, de nouvelles menaces arrivent déjà.

Le 6 août 2009, les inspecteurs du ministère de l'Intérieur sont arrivés à Dar Alhanoun accompagnés par des dizaines des policiers. Les inspecteurs ont distribué à tous les propriétaires du village des lettres d'"invitation" à des interrogatoires. Dans les lettres, le ministère de l'Intérieur notifie les habitants qu'ils sont soupçonnés d'avoir violé la loi sue l’Urbanisme et la Construction.

Les policiers et les inspecteurs sont venus pendant la journée, quand les hommes du village étaient au travail et leur patrouille a terrifié les femmes et les enfants du village.

Il semble que leur objectif soit d'inciter les habitants à abandonner leur village, même avant l'approbation finale par le Ministère de la Construction pour l'établissement de la ville haredi. Ces menaces ne servent qu'à souligner la discrimination évidente du gouvernement israélien.

Alors que de nouvelles villes réservées aux Juifs sont créées en permanence dans le secteur, le ministère de l'Intérieur tente de déposséder les habitants arabes de la région de leurs terres afin de nettoyer le secteur pour construire une ville nouvelle réservée aux Juifs.

Quand cette dépossession finira-t’elle? Qui va arrêter la discrimination?

Source : http://www.alternativenews.org/
Traduction : MG pour ISM

Révélations sur la visite de Moubarak à Washington

Moyen Orient - 24-08-2009
Analyse de la responsabilité des Arabes dans l’insolence des Israéliens
Par Khaled Amayreh
Lors de sa récente visite aux Etats-Unis, le président égyptien Hosni Mubarak a surpris ses interlocuteurs américains quand il a déclaré que les Etats arabes ne normaliseraient pas leurs relations avec Israël avant la fin de l'occupation israélienne et la création d'un Etat palestinien.
Moubarak a affirmé que pour autant que les Arabes étaient concernés, les premiers efforts de normalisation n’étaient pas encourageants car les gouvernements israéliens successifs avaient interprété la bonne volonté des Arabes à cet égard comme une acceptation tacite de l'occupation israélienne des terres palestiniennes, y compris l'expansion coloniale juive.


Le président égyptien aurait pu aller plus loin, de manière parfaitement correcte, en disant qu'Israël, en particulier l’actuel gouvernement d’Extrême-Droite de Benyamin Nétanyahou, utilisait en fait le «sujet de la normalisation», comme moyen de distraction ou de «leurre» pour détourner l'attention de l'expansion des colonies et du refus inflexible d'Israël de renoncer au butin de la guerre de 1967.

En effet, les intellectuels israéliens, en particulier ceux qui sont honnêtes, ont maintes fois affirmé que le gouvernement israélien actuel n’était intéressé que par le «bluff» et les «tergiversations» et qu'il est inutile d’espérer de lui qu’il devienne un véritable partenariat pour la paix.

Cette franche appréciation du gouvernement le plus fasciste dans l'histoire d'Israël a été clairement justifié par le propre discours va-t-en-guerre de Netanyahou à l'Université Bar-Illan, près de Tel-Aviv le 14 Juin. Lors de cet infâme discours, M. Netanyahu a clairement indiqué que pour autant qu’Israël soit concerné, tout éventuel État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza devrait être étroitement et entièrement contrôlé par Israël.

Israël, a-t-il dit au milieu des acclamations du public, devra contrôler les frontières, les passages frontaliers, les ports, les aéroports, l'espace aérien, les eaux territoriales et les relations internationales d'un tel Etat qui, selon lui devrait être complètement démilitarisé.

En d'autres termes, l'Etat palestinien envisagé devrait être plus ou moins un Judenrat palestinien sous supervision et contrôle israéliens.

Malheureusement, cette insolence israélienne n’a rencontré aucune contestation, non seulement par les principaux États arabes, comme l'Egypte et l'Arabie Saoudite, mais aussi par la plus grande partie de la communauté internationale, y compris les États-Unis et l'Union européenne.

Inutile de dire que l'absence totale de contestation significative à l'arrogance flagrante de Netanyahu semble avoir convaincu le gouvernement israélien que ni les Etats arabes, ni la communauté internationale ne devraient pas être pris au sérieux et qu'une politique basée sur le bluff et les manœuvres verbale suffirait à gérer la crise, au moins pour le moment.

Il ne fait aucun doute qu'Israël n'est intéressé par une normalisation avec les pays arabes que dans la mesure où ces Etats peuvent être utilisés pour éroder les intérêts palestiniens.

Par exemple, ce n'est un secret pour personne qu'Israël a utilisé le régime égyptien au cours des dernières années comme un outil efficace et cruel afin de torturer les habitants de Gaza et parfaire le siège presque hermétique imposé à l'enclave côtière.

La même chose peut être dite des autres États arabes, comme la Jordanie et les Etats du Golfe, dont la «coopération» a été assurée par Israël et ses alliés occidentaux afin d'imposer un blocus financier rigoureux au gouvernement élu du Hamas, contribuant ainsi à l'appauvrissement et à l’avilissement des 1,5 millions d'êtres humains de la bande de Gaza dont le seul «crime» est d'avoir osé élire un parti politique qu'Israël, les Etats-Unis et leurs alliés n'aimaient pas.

La scandaleuse propension des Arabes à collaborer avec ces desseins cruels contre une population de compatriotes arabes a dû donner du courage à l'Etat sioniste pour effectuer ses bombardements intenses contre sur le Liban en 2006 et Gaza en 2008/2009, dans lesquels des milliers de civils innocents ont été assassinés, mutilés et incinérés tandis que des milliers de bâtiments et habitations privées ont été entièrement détruits.

La honteuse réaction officielle des Arabes à ces crimes contre l'humanité a incité des responsables israéliens, comme Avigdor Lieberman à appeler ouvertement au lâchage d’une bombe nucléaire sur Gaza.

Lieberman n'est pas un mouton noir dans une société qui respire et qui consomme le racisme. Il disait seulement publiquement, ce que beaucoup d'Israéliens disent en privé.


Absence de réelle force de dissuasion

Dans un certain sens, les régimes arabes, en particulier les principaux États arabes, ne peuvent se décharger de toute responsabilité dans l'insolence israélienne et le rejet d'une paix digne, qui mettrait fin à l'occupation et accorderait aux Palestiniens honteusement torturés un semblant de justice et de dignité.

Pendant des décennies, ces régimes arabes ont préféré se comporter en «braves gars» en s'abstenant de constituer une véritable force de dissuasion stratégique que aurait obligé Israël à y regarder à deux fois avant d'aller trop loin dans l'intimidation des Etats Arabes musulmans, du Maroc à la Perse.

Tout cela s'est produit alors qu'Israël se construisait un gigantesque arsenal nucléaire et autres armes de destruction massive qui placent le sort de centaines de millions d'Arabes, Turcs, Iraniens et les autres musulmans à la merci des caprices israéliens.

C'est cette impuissance qui a permis à des voyous racistes comme Lieberman de menacer de bombarder le barrage d'Assouan en Haute-Égypte et de couvrir Téhéran de bombes et de menacer de raser les villes et villages palestiniens en Cisjordanie.

Ce qui est encore pire, c’est qu’n en réjouissant de leur impotence et impuissance méprisables, certains régimes arabes ont eu recours sans vergogne à la logique d'apaisement, en pensant qu’en gagnant les faveurs des dirigeants sionistes fanatiques, Israël pourrait se relâcher et permettre aux Palestiniens de vivre comme des êtres humains dignes et leur accorder l'auto-détermination.

Cette politique d'apaisement ne fait qu’inciter plus de chantage et d'intimidation, et Israël n’est qu’encouragé à exiger de plus en plus et encore plus de conditions.

Nous qui vivons ici en Palestine occupée, nous regardons les médias israéliens et nous avons des discussions animées avec des Israéliens ordinaires au sujet de leur conception de la paix avec les Arabes et les musulmans. Et, malheureusement, les Israéliens, ou la plupart d'entre eux, n'acceptent pas le concept de la parité et de l'égalité entre les hommes et insistent pour que les Juifs, en raison du fait qu’ils soient Juifs, reçoivent un traitement préférentiel dans tous les domaines imaginables de l'activité humaine, de la sécurité à la religion.

C'est pourquoi la question de la normalisation doit être replacée dans son propre contexte, en tant que ruse de relations publiques visant d'abord et avant tout à faire en sorte que la balle reste dans la cour arabo-musulmane, pendant qu'Israël continue à pulvériser et à judaïser les terres palestiniennes.

En outre, il est presque certain que le jeu de la normalisation avec Israël a un début, mais n'aura pas de fin, parce qu'Israël et les milieux sionistes dans le monde ne seront jamais satisfaits avant que tous les Arabes et les Musulmans deviennent d’authentiques Sionistes.

Il y a quelques années, un éditorialiste israélien a expliqué que la normalisation avec les Arabes et les Musulmans devraient également inclure une «normalisation psychologique et religieuse", y compris en permettant le libre accès des juifs à la Mecque et à Médine, la modification des textes coraniques que certains juifs pourraient trouver répréhensibles, ainsi qu’une modification des manuels scolaires Arabes et Musulmans qui critiquent le sionisme.

En d'autres termes, Israël ne s’arrêtera jamais et continuera à faire des demandes délibérément impossibles aux Arabes et aux Musulmans, dans le but de se soustraire à une paix véritable, la paix qui exigerait la fin de l'occupation israélienne des terres palestiniennes.


La force paie

L'ancien Premier ministre pakistanais Zulfigar Ali Bhutto n'était pas particulièrement connu pour sa piété et sa religiosité. Cependant, il mérite d'être loué car il est à l’origine du programme nucléaire pakistanais qui a finalement permis à cet important pays musulman de se tenir debout, une fois pour toutes, face à l’Inde dotée de l'arme nucléaire, qui avait envahi et humilié à plusieurs reprises le Pakistan.

Pakistan, contrairement aux pays pétroliers arabes, est un pays pauvre. Toutefois, contrairement à ces pays arabes, le Pakistan n’en a fait qu’à sa tête.

De même, la Corée du Nord, l'un des pays les plus pauvres au monde, a décidé de construire une arme nucléaire et en a fait exploser une il y a quelques mois, malgré tous les harcelements et les attitudes menaçantes des Etats-Unis, du Japon, de la Corée du Sud et d'autres pays.

Eh bien, la Corée du Nord, quel que soit le caractère répugnant de son régime tyrannique, peut exercer sa souveraineté sans être intimidé par des États prédateurs comme Israël.

Le poète arabe dit:
Les loups attaquent les ranchs non surveillés mais craignent la férocité du Cœur de Lion.

Peut-être que les dirigeants arabes, comme Moubarak et le roi d'Arabie Saoudite devraient retourner à l'école primaire pour apprendre la poésie arabe ancienne afin de savoir ce qu'il faut pour obliger Israël à marcher dans le chemin de la paix.

Source : http://www.islamonline.net
Traduction : MG pour ISM

Boycottez Israël !

USA - 24-08-2009
Un Israélien en est arrivé à la conclusion, quand bien même serait-elle douloureuse, que le boycott est le seul moyen de sauver son pays
Par Neve Gordon
Neve Gordon est l’auteur de l’ouvrage Israel’s Occupation. Il enseigne la science politique à l’Université Ben-Gourion de Beersheba, en Israël (de 1948, ndt)
Cet été, les quotidiens israéliens sont pleins d’articles colériques fustigeant une campagne internationale de boycott d’Israël. Des films ont été retirés de leur participation à des festivals de cinéma en Israël, Leonard Cohen est soumis à des tirs à boulets rouges dans le monde entier après la décision qu’il a prise de jouer à Tel Aviv et l’organisation Oxfam a coupé tous liens avec une porte-parole pipole, une actrice britannique, au motif qu’elle participe, par ailleurs, à des films publicitaires vantant des produits de beauté produits dans les territoires (palestiniens) occupés.

Manifestement, cette campagne qui a recours à la tactique qui a contribué à mettre fin à la discrimination raciale officielle en Afrique du Sud est en train de gagner beaucoup de partisans, dans le monde entier.

Sans surprise, beaucoup d’Israéliens – même des peaceniks du « camp de la paix » - ne signent pas. Un boycott généralisé ne servirait à rien, d’après eux. De plus, ce type d’action reflèterait un certain antisémitisme. Cela soulève aussi la question du deux poids-deux mesures (pourquoi ne pas boycotter aussi la Chine, en raison de ses violations éhontées des droits humains ?), ainsi que celle de la position (en apparence) contradictoire consistant à approuver le boycott de son propre pays.

Ce n’est certes pas simple, pour moi qui suis Israélien, d’exhorter les gouvernements étrangers, les autorités régionales et internationales et les mouvements sociaux, ainsi que les organisations confessionnelles, les syndicats et les simples citoyens à suspendre leur coopération avec Israël. Mais aujourd’hui, quand je vois mes deux garçonnets en train de jouer dans la cour, je suis convaincu que le boycott est la seule façon de sauver Israël de sa propre folie.

Ce qui m’amène à dire cela, c’est le fait qu’Israël est parvenu à la croisée des chemins : les temps de grande crise nécessitent toujours des décisions aussi difficiles que drastiques. Je dis cela en tant que juif ayant décidé d’élever ses enfants en Israël, en tant que membre du camp de la paix israélien depuis près de trente ans et en tant que citoyen israélien profondément préoccupé par l’avenir de son pays.

La description la plus précise et exacte que l’on puisse donner aujourd’hui d’Israël est celle de pays d’apartheid. Depuis plus de quarante-deux ans, Israël contrôle les terres s’étendant entre la Vallée du Jourdain et la côté méditerranéenne. Dans cette région résident environ 6 millions de juifs et près de 5 millions de Palestiniens. Sur cette population, 3 millions-et-demi de Palestiniens et près d’un demi-million de juifs vivent dans les régions conquises et occupées par Israël en 1967.

Néanmoins, bien que ces deux populations vivent dans la même région, elles sont régies par deux systèmes légaux entièrement différents. Les Palestiniens sont apatrides et sont privés de la plupart des droits humains les plus fondamentaux. En un contraste choquant, tous les juifs – qu’ils vivent dans les territoires occupés ou en Israël – sont citoyens de l’Etat d’Israël.

La question qui m’empêche de dormir, à la fois en tant que parent et en tant que citoyen, est celle de savoir comment faire en sorte que mes deux enfants, ainsi que ceux de mes voisins palestiniens, ne grandissent pas dans un système d’apartheid ?

Pour atteindre ce but, il n’y a que deux manières (si l’on veut le faire en respectant l’éthique).

La première, c’est la solution à un Seul Etat, consistant à offrir la citoyenneté à tous les Palestiniens et, par conséquent, en créant une démocratie binationale dans la totalité de l’ère géographique aujourd’hui contrôlée par Israël. Etant donné le rapport des taux de croissance démographique, cela reviendrait à condamner Israël en tant qu’Etat juif ; pour la plupart des Israéliens, c’est totalement inenvisageable.

La deuxième manière de mettre fin à notre apartheid passe par la solution à Deux Etats (qui implique le retrait d’Israël à l’intérieur de ses frontières antérieures à juin 1967 (avec de possibles échanges de territoires à parité), le partage de Jérusalem et la reconnaissance du droit des réfugiés palestiniens à rentrer chez eux, avec la réserve que seule, une partie (limitée) des 4 millions-et-demi de réfugiés palestiniens seraient autorisés à retourner s’installer en Israël, les autres pouvant revenir [sic, ndt] dans le nouvel Etat palestinien.

Géographiquement, la solution à Un Etat semble bien plus faisable, les juifs et les Palestiniens vivant d’ores et déjà totalement de manière inextricable ensemble ; de fait, « sur le terrain », la solution à Un seul Etat (dans sa variante « apartheid ») est déjà une réalité.

Idéologiquement, la solution à Deux Etats est plus réaliste, car moins d’un pourcent des juifs et seulement une minorité des Palestiniens sont favorables à la bi-nationalité.

Pour l’instant, en dépit des difficultés concrètes, il est plus raisonnable de modifier les réalités géographiques que les réalités idéologiques. Si, dans un futur donné, les deux peuples décident de partager un Etat, ils pourront le faire. Mais actuellement, cela n’est pas quelque chose qu’ils appellent de leurs vœux.

Donc, revenons à la solution à Deux Etats : s’il s’agit bien de la manière de mettre un terme à la situation d’apartheid, comment atteindre ce but ?

Je suis convaincu que la pression extérieure est l’unique réponse. Durant les trois décennies écoulées, le nombre des colons juifs dans les territoires occupés s’est considérablement accru. Le mythe de la Jérusalem réunifiée a abouti à la création d’une ville ségréguée, d’apartheid, où les Palestiniens ne sont pas considérés comme citoyens et où les services municipaux de base leur sont déniés.

Le camp de la paix israélien s’est effiloché au fil des années, si bien qu’aujourd’hui, il n’existe pour ainsi dire plus, et cela s’accompagne d’une glissade continue des partis politiques israéliens vers l’extrême droite.

Par conséquent, il est évident, à mes yeux, que la seule manière permettant de contrer la tendance à l’apartheid actuelle en Israël passe par une pression internationale massive. Les propos et les condamnations provenant de l’Administration Obama et de l’Union européenne n’ont eu aucun résultat, pas même un gel de la colonisation israélienne. Quant à une décision israélienne de se retirer des territoires occupés, je n’en parle même pas, par charité !

Par conséquent, j’ai décidé d’apporter mon soutien à l’action BDS – Boycott, Désinvestissement et Sanctions -, qui a été lancé par des militants palestiniens en juillet 2005 et qui n’a cessé depuis lors de bénéficier d’un soutien de plus en plus large dans le monde entier. Ce mouvement a pour objectif de faire en sorte qu’Israël respecte les obligations que lui impartit le droit international et que les Palestiniens se voient garantir leur droit à l’autodétermination.

En 2008, à Bilbao, en Espagne, une coalition d’associations du monde entier a formulé la campagne Boycott, Divestment and Sanctions en 10 points, qui vise à exercer des pressions sur Israël «d’une manière graduelle et durable, en fonction du contexte et de sa réceptivité».

Ainsi, par exemple, l’action a commencé par des sanctions contre (et des désinvestissements de) firmes israéliennes travaillant dans les territoires palestiniens occupés. Elle a été suivie par des actions contre celles qui contribuent à soutenir, voire à renforcer, l’occupation de manière patente. Dans cet ordre d’idées, des artistes venant en Israël afin d’attirer l’attention du public sur l’occupation sont bienvenus et encouragés à le faire, alors que ceux qui vont en Israël à seule fin d’y faire leur show ne le sont pas.

Rien d’autre n’a marché. Exercer une pression internationale massive sur Israël est la seule manière permettant de garantir que la nouvelle génération d’Israéliens et de Palestiniens – dont mes deux garçons – ne grandiront pas dans le contexte d’un régime raciste d’apartheid.
Source : http://www.latimes.com/
Traduction : Marcel Charbonnier

1er ministre suédois refuse les appels israéliens de condamner un journal suédois

24 Août 2009

Stockholm / Le 1er ministre suédois, /Fredrik Reinfeldt/, a refusé aujourd'hui les appels incessants émanant d'Israël à ce que son gouvernement devrait condamner les renseignements figurant dans un reportage sur le trafic d'organes des Palestiniens (martyrs), tués, un trafic qui se fait par des réseaux israéliens.
"Le gouvernement n'intervient pas dans ce genre d'affaires, ni dans le contenu de la presse, car la liberté d'expression est une partie intégrante de la démocratie suédoise", a-répondu le 1er ministre à ces appels.
"De ce fait, il est impossible de demander au gouvernement suédois de violer la constitution", a-t-il expliqué.
M. Reinfeldt a minimisé l'influence de cette affaire sur le rôle de son pays dans la relance du processus de paix au Moyen-Orient, étant donné que la Suède assure actuellement la présidence tournante de l'UE.
T. Slimani

Mystification israélienne

Le médiateur américain n’a pas chômé. Et avec lui l’administration du président Barack Obama, qui fait jusque-là du dossier du Proche-Orient une preuve de perspicacité. Elle est certainement la première à avoir ouvert un dossier de politique internationale dès les premières semaines de son mandat, comme pour souligner l’urgence à y mettre fin, avec en plus une analyse très fine puisque cette fois, il est clairement indiqué que la persistance de ce conflit met en danger les intérêts des Etats-Unis. Ceci a impulsé une certaine convergence puisque de nombreuses capitales, refusant apparemment de rester en marge, ont décidé de soutenir ce processus qui tarde, à vrai dire, à dévoiler ses grands traits. Il est vrai que l’on parle de droit des Palestiniens à un Etat indépendant, mais sans plus, c’est-à-dire sans que l’on sache dans quelles limites géographiques. Seuls les Palestiniens apportent une telle précision en revendiquant l’application des résolutions internationales, notamment la 242 et la 338, appelant au retrait total et sans condition des troupes israéliennes des territoires occupés lors de la guerre de juin 1967. C’est à ce niveau justement que se joueront d’éventuelles négociations.

Eventuelles, car rien n’indique qu’elles se tiendront effectivement, puisque cela est lié à la colonisation israélienne qui a ôté toute consistance ou continuité territoriale à l’Etat palestinien en question. Et ce n’est pas le geste du Premier ministre israélien, absolument vide de tout contenu, qui y changera quoi que ce soit. Suspendre les appels d’offres pour les constructions de logements dans les colonies ! Quelle supercherie, car ce n’est là ni le gel de la colonisation et encore moins le démantèlement de ces colonies bâties sur des territoires palestiniens occupés. Au demeurant, le discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui doit rencontrer demain à Londres l’émissaire américain George Mitchell, est connu pour son rejet des droits des Palestiniens. A vrai dire, il est resté sur la ligne suivie par tous les dirigeants israéliens à l’égard de cette question. Il a surtout, lors de son premier mandat, en 1995, ajouté la menace contre tous ceux qui s’opposeraient à sa politique. De ce point de vue, il n’offre rien de nouveau, même s’il souligne que « de l’avis général, il est possible de reprendre les négociations d’ici à la fin septembre, à condition que nous nous mettions d’accord entre nous, les Américains et les Palestiniens ».

Mais être d’accord sur quoi, puisque les Palestiniens ne veulent pas entendre parler d’un tel processus s’il n’y a pas au moins gel de la colonisation ? C’est ce qui avait amené d’ailleurs à l’annulation d’un premier rendez-vous entre Benjamin Netanyahu et George Mitchell, décidée par la Maison-Blanche. Est-ce à dire donc que cette fois, les données ont changé ? Décider d’une suspension des appels d’offres jusqu’en 2010 n’a rien d’une concession. C’est bien triste et absolument faux que cela soit présenté ainsi, car c’est Israël qui occupe par la force les territoires palestiniens. C’est une vérité incontournable que les Palestiniens se font fort de rappeler afin d’anticiper sur toute espèce de mystification et de falsification des données du conflit au Proche-Orient.



Par T. Hocine

Lieberman veut restreindre l’accès à la carrière de diplomate

25/08/2009

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a indiqué hier qu'il entendait restreindre l'accès à la carrière diplomatique. « Tous ceux qui souhaitent rejoindre le programme de formation diplomatique du ministère des Affaires étrangères doivent effectuer le service militaire ou le service civil équivalent », a déclaré M. Lieberman, cité par un responsable du ministère.
Cette nouvelle règle affectera principalement les Arabes israéliens, ainsi que les juifs ultraorthodoxes, qui ne sont pas astreints au service militaire, obligatoire en Israël, et dont peu effectuent le service civil. M. Lieberman, chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou, a précisé qu'il était prêt à « modifier la loi si nécessaire » pour faire appliquer cette mesure. La législation actuelle assure à tous les citoyens un accès égal à la fonction publique.
Israël compte 1,2 million d'Arabes, pour un total de 7 millions d'habitants. Ils sont les descendants des 160 000 Palestiniens restés dans le pays lors de la fondation de l'État hébreu en 1948. La communauté arabe, dont la loyauté à l'égard de l'État d'Israël a été mise en doute par M. Lieberman lors de la campagne électorale début 2009, l'accuse d'être un « raciste ».
l'orient le jour

L’arrêt de la colonisation dominera les discussions de Netanyahu à Londres et à Berlin

25/08/2009

Selon La Paix maintenant, le gouvernement Netanyahu aurait approuvé la construction de plus de 40 000 unités de logements dans les colonies de Cisjordanie.                      Baz Ratner/Reuters
Selon La Paix maintenant, le gouvernement Netanyahu aurait approuvé la construction de plus de 40 000 unités de logements dans les colonies de Cisjordanie. Baz Ratner/Reuters
Netanyahu se rend à Londres et Berlin pour discuter de la colonisation.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a quitté Tel-Aviv hier après-midi pour une visite à Londres et Berlin au moment où il est soumis aux pressions des dirigeants occidentaux pour geler la colonisation en Cisjordanie.
À Londres, M. Netanyahu doit rencontrer aujourd'hui son homologue britannique Gordon Brown puis, demain, l'émissaire américain Georges Mitchell pour tenter de trouver un compromis sur un moratoire concernant la construction de logements dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. « Lors de sa réunion avec George Mitchell, le Premier ministre s'attend à quelques progrès mais pas de percée », a indiqué un haut responsable israélien avant ce départ. « Le Premier ministre va clairement indiquer que durant le processus (de paix), Israël ne permettra aucune limitation ou restriction de sa souveraineté sur Jérusalem et qu'il doit y avoir des garanties pour que les colons puissent avoir une vie normale », a ajouté la même source.
L'envoyé spécial américain mène depuis plusieurs mois des pourparlers intensifs avec les dirigeants israéliens, alors que les deux pays, bien qu'alliés, sont en désaccord sur le dossier de la colonisation. L'administration américaine exige un gel total de la colonisation pour favoriser une relance des négociations avec les Palestiniens. Les grands pays européens ont adopté la même position.
Toutefois, le Premier ministre israélien, espère que les discussions de paix avec les Palestiniens pourront reprendre d'ici à deux mois, a déclaré l'un de ses porte-parole, Nir Hefetz. Nabil Abou Roudainah, conseiller de Mahmoud Abbas, a dit espérer que les discussions entre Mitchell et Netanyahu mèneraient à un gel de la colonisation et « conduiraient au lancement de négociations » pour l'établissement d'un État palestinien. Selon La Paix maintenant, hostile à la politique de colonisation, le gouvernement Netanyahu aurait cependant approuvé la construction de plus de 40 000 unités de logements dans les colonies de Cisjordanie.
À Londres comme à Berlin, où il aura jeudi des discussions avec la chancelière allemande Angela Merkel, M. Netanyahu devrait évoquer également le dossier nucléaire iranien. Enfin, durant son étape à Berlin, M. Netanyahu pourrait évoquer les efforts que l'Allemagne mène de conserve avec l'Égypte pour sceller un accord en vue de la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de trois ans par le Hamas, en échange de prisonniers palestiniens.
l'orient le jour

NON aux entreprises qui s’affranchissent du droit international et humanitaire.

publié le lundi 24 août 2009

Cécilia Joxe
Il est de la responsabilité des écologistes de venir en aide aux peuples des autres pays en luttant contre l’internationalisation sauvage des entreprises françaises qui dans leur recherche des marchés et du profit immédiat passent outre les droits sociaux et environnementaux les plus élémentaires.

Il est de la responsabilité des écologistes de venir en aide aux peuples des autres pays en luttant contre l’internationalisation sauvage des entreprises françaises qui dans leur recherche des marchés et du profit immédiat passent outre les droits sociaux et environnementaux les plus élémentaires. Quand il existe, le dispositif juridique au niveau national ou international qui régule le commerce et les investissements n’est pas toujours appliqué. À défaut d’un contrôle public ou d’instances capables de veiller à la conformité avec des règles éthiques et environnementales, les élus et les citoyens sont appelés à intervenir.

Cette veille citoyenne s’impose d’autant plus que le dogme du libre marché et la recherche de la rentabilité gagne la sphère des institutions publiques elles-mêmes.

Nicolas Sarkozy a pris très au sérieux son rôle d’ambassadeur économique direct, agissant sans tenir compte d’aucun principe éthique ou social, comme si la diplomatie et la politique internationale d’un pays comme la France se réduisaient à la conquête des marchés. Lors de tous ses voyages, les premiers invités à l’accompagner est toujours une importante délégation du MEDEF. La vente du nucléaire dévient le bras armée de sa diplomatie, avec des succès incontestables en Libye, en Syrie, dans les pays du Golfe. D’ailleurs, son gadget, « le secrétariat des droits de l’homme » du premier gouvernement, qui aurait pu servir à la cohérence éthique et juridique des engagements pris par la France, a disparu, essoufflé, au bout d’un an.

Le président français sait parfaitement assumer la politique du double discours. Le cas des relations économiques entre la France et Israël est un cas d’école : d’un côté le président se déclare favorable au respect du droit des palestiniens à un état conforme aux résolutions des Nations Unies, et de l’autre, il est un des partisans les plus farouches du « rehaussement » des relations UE-Israel, d’une cooperation bilatérale renforcée, et peu importe qu’elle contrevienne parfois au droit international.

Alors que la paix s’éloigne de plus en plus, que la colonisation de la Cisjordanie s’intensifie et que Gaza vit enfermée, après une guerre qui fit plus de 1.000 morts civiles, la France n’a pris aucune initiative sérieuse pour obliger Israël à cesser ces agissements et à négocier. Bien plus efficaces, en revanche, sont toutes les initiatives économiques et militaires que le gouvernement entreprend dans le renforcement de la relation d’affaires bilatérales.

Au cours des années 2 000 , les échanges militaires, économiques et scientifiques entre la France et Israël ont connu une forte expansion. De nombreuses institutions publiques et privées apportent de l’aide aux entreprises qui souhaitent s’installer en Israël et à celles qui veulent venir en France. Selon le Ministère des affaires étrangères, ces échanges ont quasiment doublé en dix ans. Les exportations vers Israël ont augmenté de 6,4% en 2007, le secteur de l’armement étant le plus prospère . La France est le 11e fournisseur d’Israël, tous secteurs confondus, mais elle devient le 4e pour le secteur de l’armement et le premier fournisseur d’armes de l’UE. Selon la Chambre de Commerce franco-israélienne, l’année 2008 a été une année très faste. En espace de six mois, Israël a vendu plus d’armes qu’au cours de toute l’année précédente. La capacité israélienne à tester ses armes dans des combats militaires réels - guerre au sud du Liban en 2007 où celle de Gaza en 2008 - est un atout commercial majeur lui a permis d’être le 4e exportateur mondial d’armes en même temps qu’il renouvelait très rapidement son arsenal et devenait le sixième importateur mondial d’armes.

En pleine expansion, la vente d’armes françaises à Israël ainsi que l’accord de cooperation technologique et militaire entre l’EADS et son équivalent israélien contribue au maintien voire à l’augmentation de la performance de Tsahal et aide Israël à conforter sa politique de grande puissance régionale. Théoriquement réglementé, le marché sur le commerce et le transfert de la haute technologie militaire illustre parfaitement le décalage existant entre les grandes déclarations de principe , le pragmatisme économique et les alliances politiques.

Dans d’autres secteurs industriels et commerciaux comme la construction d’infrastructures, le logement, l’énergie, et les finances, certaines groupes français aident à la mise en œuvre de la colonisation de la Cisjordanie avec la complicité directe ou indirecte de l’Etat Français.

Fort heureusement le mouvement de solidarité internationale et de veille citoyenne s’organise pour contrer les plus scandaleux de ces projets et faire connaître à l’opinion publique divers aspects peu connus de la mondialisation néo-libérale. La crise actuelle est riche d’enseignement sur cette question.

Trois exemples de mobilisations actuelles , dans trois secteurs différents, (les transports et les infrastructures, le secteur agricole, et la finance) permettent de mesurer l’importance de ce type d’action et de voir qu’il est possible d’obtenir certaines victoires.

l) Lutte contre l’implantation du tramway à Jérusalem.

Depuis trois ans, une forte campagne d’opinion s’est organisée à l’annonce de la construction d’un tramway à Jerusalem destiné à relier le centre ville aux colonies illégales implantées en territoire palestinien et, qui plus est, avec la participation de grands groupes français, Veolia, Alstom et Alstom transport, pour la construction et la gestion du tramway. Cette construction progresse sur un territoire acquis par une guerre et annexé et colonisé en partie en dehors de toute légalité ; elle viole non seulement la convention de Genève, qui oblige la puissance occupante en temps de guerre à protéger les populations civiles, mais aussi les résolutions du Conseil de sécurité qui se sont prononcées contre l’annexion des territoires palestiniens et la poursuite de la colonisation.

L’association France Palestine Solidarité (AFPS) appuyée par nombreuses autres associations et partis a voulu aller plus loin dans la dénonciation de ce projet et a assigné en justice les trois sociétés. En avril dernier, une première victoire a été obtenue. Le tribunal de Nanterre s’est déclaré compétent pour juger l’affaire et a rejeté l’argumentaire de procédure de la part des entreprises françaises qui mettaient en cause l’AFPS dans sa qualité de plaignant. Les entreprises ont fait appel de cette première décision et le jugement sur le fond interviendra dans quelques mois.

Selon des sources israéliennes, depuis la décision du tribunal de Nanterre, et le mouvement d’opinion international sur la question, Véolia cherche à vendre ses parts dans City Pass Israel , société chargée de l’exploitation de tramway et dans laquelle les entreprises françaises détiennent 25% des parts.

Dans d’autres pays européens comme en Suède et en Grande-Bretagne, la mobilisation contre le comportement des entreprises françaises a obtenu du succès et a mis à mal indirectement certains marchés de Véolia qui s’est vu refuser par exemple , la prolongation de concession de la gestion du métro de Stockholm qu’elle avait depuis 10 ans.

Une autre société, Egis Rail -spécialisée dans le transport urbain - domiciliée à Villeurbanne et filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation est aussi engagée dans le projet du tramway. Elle a obtenu un contrat de plus de 11 millions d’euros en partenariat avec la société israélienne Jerusalem Transportation Master Plan pour la construction de trois lignes de transmission . Cette société reste très discrète sur ce marché et pour cause, elle a un statut public . Si cette information se confirme, il est temps d’interroger son propriétaire, l’état français qui ne pourra plus se retrancher derrière l’argument de son impossibilité d’intervenir auprès des entreprises privées.

Mobilisation contre l’implantation d’Agrexco sur le port de Sète.

Un deuxième projet qui fait partie de ce rapprochement économique France–Israel se déroule cette fois ci en France, dans la région Languedoc-Roussillon et par l’entremise du président tristement célèbre Georges Frèche. Il s’agit du contrat d’installation de l’entreprise israélienne Agrexco dans le port de Sète, annoncée par George Freche en pleine période de l’attaque israélienne contre Gaza en janvier dernier.

La société AGREXCO (contrôlée à 50% par l’Etat hébreu) commercialise surtout des fruits, des légumes et des fleurs provenant des colonies de la vallée du Jourdain. Il faut rappeler que les 7.000 colons implantés dans cette vallée ont chassé en 30 ans plus de 80% de la population palestinienne. Leur production agricole est fortement aidée par l’état et elle cherche des marchés extérieurs. Ainsi, selon le Directeur général d’Agrexco, le port de Sète recevra « 200 000 tonnes minimums de fruits et légumes et 22 000 conteneurs par an » et sera le lieu pour l’acheminement de ces produits vers d’autres pays européens.

L’implantation de cette société (contrôlée à 50% par le gouvernement israélien) soulève une forte protestation dans la région et de la part des élus Verts et d’autres partis de gauche de l’exécutif régional qui se désolidarisent de G.Freche et exigent que l’accord soit dénoncé. Nombreuses manifestations commencent à naître dans différentes villes du Languedoc-Roussillon et la pétition lancée devra prendre une ampleur nationale vue la nature de projet. Le choix d’AGREXCO est contraire à toute éthique et en contradiction avec la condamnation internationale de la colonisation des territoires palestiniens. De plus, il portera préjudice aux agriculteurs de la région par l’importation massive d’une production subventionnée et à des très bas prix. Malgré la présentation, qui est faite par G .Freche sur la création d’emplois qu’Agrexco va permettre alors que l’on sait seuls seront crées des emplois précaires et en faible nombre vu la modernisation engagée sur le port de Sète et la technologie des plateformes de réception des marchandises . Cette implantation conduira à la faillite certaine des maraîchers déjà très en difficulté et qui se battent contre les prix d’achat imposés par la grande distribution .(cf appel ci-dessous). La mobilisation citoyenne doit continuer pour que l’action des entreprises et les politiques publiques et régionales quand elles s’affranchissent du droit ne restent pas dans l’impunité la plus totale.

Dexia, banque franco-belge prête de l’argent pour la construction de logements des colons.

Un troisième exemple sur la recherche du profit à n’importe quel pris est celui de la banque DEXIA dont une filiale Israélienne est impliquée dans la colonisation des terres palestiniennes par les prêts qu’elle accorde depuis 2003 aux municipalités pour la construction de logements des colons dans la partie Est de Jerusalem.

Plus grave encore, cette banque vient de recevoir des milliers d’euros suite à la crise de la part des gouvernements français , belge et luxembourgeois sans qu’aucune contrepartie sous forme de contrôle sur l’orientation de ses investissements soit mise dans la balance. Même la Cour de comptes, chargée de gérer au mieux l’argent public , demande au gouvernement qu’il assume un rôle « de gouvernance » qui lui revient dans les choix de Dia en raison de l’ampleur de l’aide qui lui est accordée.

L’’importante campagne « Israël colonise, Dexia finance »menée par que les ONG belges a obligé déjà un responsable du groupe à confirmer qu’effectivement DEXIA a financé des logements des colons entre 2002 et 2007 et a ajouté qu’elle cesserait de le faire, et que peut- être sa filiale « Dexia Israel » allait être vendue . En France pour le moment, le mouvement d’alerte pour la moralisation du secteur financier n’a pas l’ampleur qu’il connaît dans d’autres pays. C’est de la responsabilité des verts et des écologistes d’engager ces batailles .

L’expansionnisme des grands groupes pourraient être un moyen de pression.

Hormis le projet du tramway , Véolia est très active en Israël, elle est responsable de la centrale de traitement des eaux salées d’Askelon, réalisation exemplaire par les moyens mis en place, la technologie de pointe utilisée et le prix de revient très compétitif dans le traitement de l’eau. Seuls les Israéliens profitent de cette réalisation, alors que Gaza à quelques kilomètres d’Askelon connaît une grave pénurie en eau potable ,un tiers de son territoire n’est pas connecté au réseau d’eau et, sur un territoire surpeuplé, les infrastructures sont insuffisantes pour traiter les 50 millions de litres d’eaux polluées déversées sur ses côtes. Dans cette guerre de l’eau qu’Israël mène contre les populations civiles palestiniennes, le gouvernement français, qui demande la fin du blocus , ne fait aucune pression sur les entreprises françaises qui sont maîtres d’œuvre sur place et pourraient intervenir pour une repartition équitable de ce bien public qui est l’eau.

Véolia est aussi sur les rangs pour participer à l’appel d’offre sur le faramineux projet de construction d’un canal de 200 km de long qui reliera la mer Morte et la mer Rouge et permettra de lutter contre l’assèchement de la mer Morte. L’eau extraite de la mer Rouge reviendrait pour moitié à la mer Morte et le reste serait désalinisé pour la consommation.

Ce projet dont l’objectif est louable et qui en outre est « vendu » comme une initiative conjointe entre israéliens, jordaniens et l’autorité palestinienne, ne semble pas envisager l’acheminement de l’eau au profit des villages palestiniens de Cisjordanie, confrontés à la à l’épuisement des ressources acquifères par l’agriculture intensive des colons.

Le gouvernement français suit de très près le déroulement du projet de construction de ce canal pour aider les entreprises à se placer . Le 14 janvier 2009 , en pleine attaque israélienne à Gaza , le bon soldat sarkozyste, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie à l’époque, s’est réuni avec les principaux dirigeants français de l’industrie de l’eau (Véolia, Suez eau, et la Saur) et ses homologues israéliens sous les auspices de l’ambassade israélienne à Paris, pour trouver des modes de cooperation. Dès son voyage en Israel en 2008 NKM s’était déjà montrée très intéressée par le projet du canal sans s’interroger sur les conséquences environnementales qu’il entraîne malgré la pression de certains groupes écologistes sur place. Pour les Amis de la terre au Moyen Orient, ce projet s’avère une catastrophe écologique extrêmement coûteuse . Selon Guidéon Bromberg, directeur israélien de l’association : « Les seules bénéficiaires seraient les grandes entreprises construisant le canal, l’usine de désalinisation et la centrale électrique Des propositions alternatives et préalables sont mises sur la table et préconisent de tenir compte du besoin d’eau des populations locales, de réviser la politique de subvention d’eau à l’agriculture intensive des colonies qui dessèche et épuise les nappes phréatiques, d’engager la modernisation des infrastructures autour du Jourdain qui laissent aujourd’hui perdre 50% des ressources et de construire d’autres usines de désalinisation. Que ce soient les israéliens ou les français les dirigeants restent pour le moment sourds à ces pressions.

La Banque Mondiale, qui ne se caractérise pas par une grande prévoyance écologique ni par l’éthique sociale ou politique de ses choix, a déjà donné son accord pour le financement des études préalables et du programme pilote d’une réalisation dont le coût s’élevera a plus de 5 milliards de dollars .

La Compagnie nationale du Rhône est aussi sur les rangs pour enlever quelques uns des contrats prévus pour cette réalisation et dès 2007, elle a fait partie de la délégation des industriels qui a accompagné le maire de Lyon, Gérard Colomb, en Israël à la recherche de marchés pour l’industrie de la région.

Notre solidarité internationale doit passer par une vigilance accrue sur toutes ces initiatives et une mobilisation pour dénoncer l’exportation des biens et des capitaux lorsqu’ils s’affranchissent du droit international et des règles de conduite édictées par l’UE en matière de droits humains, sociaux et environnementaux.

Cecilia Joxe

Article paru dans le bulletin des verts "Planète Verte"

"ISRAËL NE SAURAIT FAIRE PARTIE DE L’UNION EUROPÉENNE", PAR CAROLE SANDREL

Publié le 24-08-2009


Carole Sandrel, journaliste, écrivain, enfant cachée pendant la guerre, dont les parents ont été massacrés à Auschwitz, s’élève contre l’intégration dIsraël à l’Europe et explique pourquoi.

"Non à Israël dans l’Union Européenne !

Depuis 2004, Israël bénéficie (en compagnie d’une quinzaine d’autres pays) de relations privilégiées dans les domaines économiques, culturels, etc. avec l’Union Européenne, au titre de la « Politique Européenne de Voisinage », dite PEV.

Cette politique de (bon) voisinage, constamment renforcée, en ce qui concerne Israël, au fil du temps, a pour objectif, énoncé par l’Union elle-même, « de faire en sorte que l’Union européenne et ses voisins trouvent un intérêt mutuel à promouvoir les réformes et la primauté du droit, ainsi que l’existence de démocraties stables et prospères (prospérité, sécurité, stabilité) dans tout le voisinage de l’Union européenne.. L’Union propose à ses voisins un dialogue politique et des relations économiques renforcées, sur la base de valeurs communes et d’un désir de lutter contre les problèmes communs ». Soulignons les mots « valeurs communes » puisque justement l’Union Européenne est soudée autour d’une charte, dont il convient rappeler le préambule et deux articles (elle en compte 54) :

« Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit. Elle place la personne au cœur de son action en instituant la citoyenneté de l’Union et en créant un espace de liberté, de sécurité et de justice."

L’Union contribue à la préservation et au développement de ces valeurs communes ».

« Valeurs, patrimoine spirituel et moral, valeurs indivisibles de dignité humaine ».... Depuis soixante ans, Israël s’exonère de toutes ces exigences, ce qui signifie que la PEV n’aurait jamais dû être lui être accordée (mais en 2004 on n’était pas que dans la philanthropie, on était et on reste dans la peur des attentats terroristes liés à ceux de 2001 aux Etats-Unis, ce qui exige de se trouver des alliés musclés ).

Prochaine étape annoncée, Israël, soutenu par ses nombreux amis et lobbyistes dans le monde, entend devenir membre à part entière de l’Europe. Inutile de revenir sur sa situation géographique. Plus important est de souligner et d’appuyer sur les points qui s’opposent totalement, absolument, à l’entrée d’Israël dans l’Union Européenne.

Robert Schuman, père de l’Europe ((1886-1963) la définissait en ces termes : « L’Europe, avant d’être une alliance militaire ou une entité économique, doit être une communauté culturelle dans le sens le plus élevé de ce terme." Quant à Jean Monnet, (1888-1979) autre père de l’Europe, il disait : « Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes ».

Or, dans cette Europe née pour faire obstacle à la Guerre, aux guerres, aux massacres, aux destructions, aux enfers vomis par la deuxième guerre mondiale, voilà qu’on encouragerait l’arrivée d’un pays en guerre depuis soixante ans, qui nourrit délibérement cette guerre dans son obstination à s’emparer « pour l’éternité » des terres palestiniennes via un budget militaire colossal - 10% de son budget - 13 milliards d’euros - contre 2 à 4% pour l’ensemble des pays occidentaux (chiffres publiés par la Chambre de commerce France-Israël).

La liste est très longue des raisons qui font qu’Israël ne peut pas, n’a pas à, ne doit pas, être admis dans l’Europe.

Combien de résolutions de l’ONU jamais respectées, toujours méprisées par Israël depuis sa création ? En février dernier, « Le Monde Diplomatique » en listait une trentaine, et ce n’était pas une liste exhaustive. Il est vrai que le 25 novembre 2008 à la 63è session de l’Assemblée Générale de l’ONU Israël non sans aplomb réclamait à l’ONU l’abandon de ces résolutions qu’il juge « déséquilibrées » et faisait valoir ses « progrès dans les négociations directes avec les Palestiniens »… Rien à voir avec l’humour juif.

Combien, parmi les 27 pays membres n’ont pas de frontières parce qu’ils ne reconnaissent pas leurs frontières internationalement reconnues ? Combien, parmi les 27 pays membres reçoivent-ils une manne financière directement des contribuables des Etats-Unis, équivalente à presque trois milliards de dollars par an, soit un tiers de l’aide consentie par les Etats-Unis à l’étranger, Israël recevant la part la plus importante de cette aide ? Sans compter les aides financières annexes via l’AIPAC etc…

Combien parmi les 27 ont pour monnaie de référence le dollar américain, quand l’Euro est la monnaie de l’Europe ?

Combien parmi les 27, sont restés des états colonisateurs et colonisent encore ?

Combien parmi les 27 ont instauré un régime d’apartheid pour isoler telle population d’une autre, comme : les routes de contournement, qui en Israël ne peuvent être empruntées que par la population juive à l’exclusion des Palestiniens ?

Combien parmi les 27 construisent un mur – prenant exemple surs la défunte Union Soviétique pour des pseudo raisons de sécurité, alors que cette fortification bétonnées, miradorisée, électrifiée, électronifiée, trois fois plus haute et deux fois plus larges que le défunt Mur de Berlin annexe surtout une bonne partie de la Cisjordanie, coupant les Palestiniens de leurs terres cultivées ? Mur qui ne coûte que la rondelette somme d’un million de dollars au kilomètre….

Combien parmi les 27 ont la main mise sur toutes les ressources naturelles de leurs voisins, sur l’eau en particulier, si bien que les Palestiniens n’ont pas le droit de creuser de puits sur leur propre terre et souffrent de la soif, comme ce fut le cas cet été 2009 à Hébron ? Hébron où une poignée d’extrémistes juifs (4 à 500) protégés par environ 2000 soldats, ceux de « l’armée la plus morale du monde » s’organisent pour pourrir la vie quotidienne de quelque 200 000 de palestiniens ?

Combien parmi les 27 imposent et prolongent un blocus depuis des mois sur toute une population, celle de Gaza, où la faim et la raréfication des soins se font cruellement sentir ?

Combien parmi les 27 sont des états religieux par essence, comme Israël qui n’a que faire de la laïcité et qui du même coup, a ses propres lois d’exclusion, favorisant sa population juive (repérable sur les cartes d’identité par un jeu de chiffre), au détriment des autres, palestinienne en particulier ?

Combien parmi les 27 ne sont que des démocraties bidon, comme le prouve toute la législation israélienne qui, par exemple, interdit de vendre des terres de l’état à des non juifs ? N’a pas d’état civil autre que religieux - naissance, mariage, divorces, décès sont sous l’autorité des Rabbins ? `

Une démocratie se lit dans son système législatif, avant tout. Et le Droit israélien est bâti autour du seul droit des juifs.

Combien parmi les 27 occupent militairement une population et un territoire étrangers ?

Combien parmi les 27 légalisent la torture, et les emprisonnements arbitraires, sans procès ?

Combien d’Etats parmi les 27 violent au quotidien la loi internationale et les Droits de l’Homme comme Israël le fait avec ses destructions de maison, d’oliveraies, de cultures palestiniennes, ses restrictions d’eau imposées aux palestiniens, ses checkpoints interdisant la libre circulation des palestiniens, y compris quand ils se rendent dans des centres médicaux, ses punitions collectives, etc... ?

L’Europe solidaire a-t-elle vocation à accueillir une machine en guerre et une machine de guerre parmi ses membres ? Ce faisant l’Europe commettrait un crime, celui de se détruire elle-même. Affront irréparable à la mémoire d’un Jean Monnet qui croyait que « Faire l’Europe, c’est faire la paix ».

Non, Israël ne DOIT pas faire son entrée dans l’Europe. Sous aucun prétexte.

Carole SANDREL

CAPJPO-EuroPalestine