samedi 30 août 2014

Un soldat israélien succombe à ses blessures après le bombardement d’Ashdod

Des sources médicales sionistes ont annoncé, vendredi matin (29/8), la mort du soldat Netnaial Meman Yaish (22 ans) succombant à ses blessures subies lors du bombardement d’al-Qassam, l'aile militaire du Hamas, par des roquettes "Grad", il y a quelques jours de la ville des territoires d’Ashdod.
Le journal «Yediot Ahronot» a cité que la roquette a frappé son véhicule quand il se promenait à l’est d’Ashdod près de Gan Yavné, expliquant qu'il était soigné à l'hôpital "Pellinson" à Petah Tikva.
"Trois autres ont aussi été blessés par les bombardements, y compris des soldats, tandis que les sources hébraïques ont révélé la participation du soldat Yaish dans l’opération terrestre effectué sur le secteur de Gaza récemment", a-t-il confirmé.
Le soldat a été blessé, vendredi soir, alors qu'il était dans sa voiture à la jonction de "Gan Reef" à l’est d’Ashdod après la chute d’un missile près de sa voiture.
Cela porte le nombre de morts dans la guerre sioniste sur la bande de Gaza à 71 personnes, dont 65 soldats, selon les médias sionistes tandis que 720 soldats ont été blessés et près de 800 sionistes.

Deux palestiniens succombent à leurs blessures subies lors de l’agression sur Gaza

Hier soir (29/08), deux citoyens ont succombé à leurs blessures subies au cours de la récente agression menée par l’occupation contre la Bande de Gaza.
Le porte-parole du ministère de la Santé Achraf al-Qudra a déclaré que le jeune Muhammad Khalil Al-Maswabi (23 ans) est décédé hier soir après avoir succombé à ses blessures subies pendant les jours de l'agression après être resté dans l'unité des soins intensifs dans l'hôpital Shifa à Gaza.
Hier soir, une personne âgée nommée Wided Zeid est aussi décédée succombant à ses blessures subies lors du bombardement de sa maison dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
L’agression sioniste sur Gaza, qui a duré 51 jours et qui s'est terminée mardi dernier, avait conduit à la mort de 2144 palestiniens et à la blessure d’environ 11 100 autres.

Al-Zahar appelle à transférer l'expérience de Gaza à la Cisjordanie occupée

Le membre du Bureau politique du Mouvement de la résistance islamique le Hamas Mahmoud Zahar a appelé, hier (29/8), "à transférer l'expérience des combats dans la bande de Gaza à la Cisjordanie".
Il a souligné lors d'un discours par téléphone, depuis la bande de Gaza, dans un festival dans la ville d'Hébron en Cisjordanie que la prochaine étape sera la Libération de la Palestine.
Al-Zahar a appelé la Cisjordanie à boycotter les marchandises de l’occupation pour poursuivre à accueillir le soutien des militants dans toutes les parties du monde.
Environ trois mille partisans et des membres du mouvement "Hamas" ont participé à la marche et au festival après la prière du vendredi.
La marche a commencé à partir de la mosquée al-Haras et a fini par un festival dans la cour de l’école d'Ibn Roushd. Les orateurs ont insisté sur la nécessité de l'unité nationale et de ne pas retourner à la division.

Lieberman: Nous avons manqué une occasion en or d'éliminer le Hamas

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a déclaré à la deuxième chaine israélienne qu’"Israël" a raté une occasion en or d'éliminer le Hamas, dans la bande de Gaza.
Il a affirmé que cette récente guerre a affaibli le Hamas, mais il fallait l’éliminer.
Lieberman a déclaré que dans le but d'éliminer le Hamas, il fallait occuper le secteur pour contrôler leurs sièges et les usines d'armement, selon ses allégations.

L’occupation met fin à l’isolement du commandant Ibrahim Hamid

L’administration pénitentiaire dans les prisons de l'occupation a mis fin à l’isolement du chef captif Ibrahim Hamid, hier soir (29/8), et l’a transféré à la prison de "Hadarim".
Selon des sources au sein de la direction des prisons sionistes, l'administration pénitentiaire a informé la direction du Hamas de mettre fin à l'isolement de Hamid et avoir pris les mesures nécessaires pour son transfert à Hadarim.
Le membre du bureau politique du Hamas Ezzat El-Rasheq a confirmé dans un communiqué hier que la direction des prisonniers du Hamas a confirmé la sortie du chef Hamid de l’isolement.
"Il a aussi souligné que le Hamas félicite le peuple palestinien et sa résistance dans sa victoire", a-t-il ainsi souligné.
Il convient de mentionner que le prisonnier Hamid est condamné à la prison à vie 57 fois sur des accusations de diriger les brigades d’al-Qassam en Cisjordanie occupée. Il a été isolé plus d'une fois et plus récemment il a passé 5 mois en isolement.

Rapport: l'occupation a arrêté 597 citoyens depuis le début de ce mois-ci

Le Club des prisonniers a déclaré aujourd’hui que les autorités d'occupation ont arrêté depuis le début du mois d’Août de cette année 597 citoyens des provinces de la Cisjordanie et de Jérusalem, soulignant que les arrestations se sont concentrées à Jérusalem et à Hébron.
Le nombre des détenus à Jérusalem au cours de ce mois a atteint 190 dans des campagnes d'arrestations considérés comme les plus violentes depuis mi-Juin dernier. 102 citoyens d'Hébron ont également été arrêtés.
74 citoyens ont été arrêtés à Ramallah et Al-Bireh, 63 autres à Jénine, 54 personnes à Bethléem, 45 à Naplouse, 23 à Tulkarem, 22 à Salfit, 11 à Qalqilia, 7 à Jéricho  et 6 à Tubas .
Le club a indiqué que parmi les personnes arrêtées il y avait une fille de Jérusalem et une autre de Ramallah. Cela porte le nombre de prisonniers dans les prisons israéliennes après l'arrestation de plus de 2000 citoyens depuis Juin dernier à plus de 7.000 prisonniers.

Raids et interrogatoires à Jénine

Les forces armées de l'occupation israéliennes ont lancé, à l'aube du samedi (30/8), des raids dans les villes d’Anin, Tiba, Roumena et Zaabouba à Jénine et ont commencé des opérations de ratissage.
Selon des sources locales à notre correspondant, les forces occupantes ont attaqué des maisons dans les environs de la ville Zaabouba, près du camp militaire sioniste Salem, et ont lancé des opérations d'inspection et de ratissage.
Elles ont aussi détenu les véhicules dans la rue (Jénine -Hifa), près de l'entrée du village Tanak et ont humilié les citoyens et vérifié leurs identités.
Les sources locales ont aussi indiqué que les forces armées de l'ennemi occupant ont mis en place brusquement un point de contrôle militaire et ont arrêté les véhicules, ce qui a entravé la circulation.
Les forces armées occupantes ont aussi envahi la ville de Tiba et de Roumena, à l’aube d’aujourd'hui. Elles ont installé des embuscades et interrogé un certain nombre de citoyens.

Netanyahu: Abbas doit choisir entre le Hamas ou la paix avec "Israël"

Le Premier ministre israélien, "Benjamin Netanyahu" a appelé le Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas à abandonner le partenariat avec le Hamas et le jeter pour commencer un processus politique menant à un accord de paix, selon ses propos.
Netanyahu a appelé, dans une interview à la dixième chaine hébreu, la nuit dernière, Abou Mazen à la nécessité de choisir entre la paix avec "Israël" ou le Hamas, soulignant que, dans le cas d'abandon du partenariat d'Abou Mazen avec le Hamas, il serait prêt à aller pour un accord de paix.
"Abou Mazen doit choisir la voie de la paix, et je pense qu'il est bon pour lui de choisir de quitter le Hamas, qui ne remet pas seulement à nous détruire, mais a aussi tenter de le chuter et l'abandonner", selon ses allégations.
En réponse à une question de savoir si la période de 50 jours de l'opération militaire "l'agression israélienne" était suffisante pour lui prouver que Abou Mazen représente un véritable partenaire pour la paix dans la région, Netanyahu a déclaré: «J'espère aussi que nous pouvons coopérer avec Abou Mazen sur le plan politique."
 "Si j'avais le choix entre l'entrée du Hamas en Cisjordanie ou l'entrée d'Abu Mazen et l'Autorité palestinienne au secteur "Gaza", je choisis la deuxième," a-t-il dit, ajoutant qu'il doit choisir entre la paix avec "Israël" ou le Hamas, soit un ou deux, selon ses prétentions.

Jénine : Début d’une campagne féministe de boycott des produits de l'occupation et des colonies

L’«Union générale des femmes palestiniennes» dans la ville de Jénine au nord de la Cisjordanie a annoncé, le samedi (30/8), le lancement d'une campagne féministe locale de boycott des produits d’occupation sioniste et des colonies juives.
La présidente de l'Union Wafa Zakarneh a affirmé dans un communiqué de presse que «cette activité est comme un prolongement d'une campagne similaire lancée dans le pays depuis 2005 dans le cadre du soutien de la production locale et de boycott de l'occupation qui continue à commettre des massacres contre notre peuple ».
Zakarneh a appelé les commerçants palestiniens à Jénine à travailler dur pour soutenir les produits palestiniens locaux et boycotter les produits israéliens.
Selon les données publiées par l’"Union des associations de protection des consommateurs" en Cisjordanie occupée, la valeur des importations palestiniennes en provenance du côté sioniste a dépassé les sept milliards de dollars par an.

Reprise des négociations du Caire cette semaine

Des sources palestiniennes ont révélé que les négociations entre les palestiniens et l’occupation reprendront cette semaine pour examiner les questions en suspension telles que la libération des prisonniers, la reconstruction de l'aéroport civil et du port ainsi que d'autres affaires.
Des sources ont indiqué au journal "Moyen-Orient" de Londres que les négociations vont se poursuivre pendant un mois entre les deux parties afin de parvenir à un accord final pour un cessez-le-feu.
Les sources ont aussi ajouté que «si les négociations aboutissent à des solutions requises, il est possible de signer l'accord un mois en avance ». Elles ont aussi déclaré que le président palestinien Mahmoud Abbas se rendra au Caire du 7 au 9 Aout pour participer à la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères. Ce sera  une occasion pour se mettre d’accord avec les représentants en Egypte afin de réussir cette épreuve.

Une session en solidarité avec Gaza au parlement soudanais

Il est prévu que le parlement soudanais ouvre dimanche 31/8, une session du Comité permanent de la Palestine en solidarité avec la Bande de Gaza, en présence des chefs des parlements de 17 pays membres à l'Union des Conseil de l'OCI, selon les déclarations du président du Parlement.
Izzaddine a déclaré dans la presse que la réunion se tiendra dans la salle de "Sadaqa" à Khartoum, en réponse à l'invitation du président du Parlement Soudanais,. Un communiqué final sera publié sur les crimes commis par l'occupation contre les Gazaouis innocents.
Il a ajouté: "La réunion qui comprendra un festival oratoire rapelle la place centrale qu'occupe la cause palestinienne et confirme le rôle important du Soudan dans son souteient de  Gaza et de la cause palestinienne.
Il est à noter que le Parlement soudanais enverra prochainement une délégation de haut niveau à Gaza en même temps que  l'acheminement d'un convoi d'aide.

Hébron: restritions et étau sécuritaire

Les forces armées de l'occupant israélien ont renforcé, le samedi 30/8, leurs mesures de sécurité dans les environs du camp d'el-Fawar au sud de la ville d'Hébron et ont érigé un barrage militaire, tandis qu'elles ont fermé une rue à l'ouest de la province.
Des sources locales ont déclaré à notre correspondant que les soldats israéliens se sont déployés dans les terres agricoles au camp et ont érigé un point de contrôle, en vérifiant les cartes d'identité de passagers et perquisitionnant les véhicules, au moment où plusieurs blindés militaires se sont déployés sur la route liant l'entrée sud d'Hébron et le camp d'al-Fawar.
 D'autre part, les forces armées occupantes ont continué à mettre l'accent sur la sécurité dans la Vieille ville d'Hébron, alors que des groupes de colons se déroulent dans les ruelles sous la protection des forces armées occupantes.
 A l'ouest d'Hébron, les forces armées occupantes ont fermé une rue durant toute la journée, sous prétexte de la fourniture de la sécurité pour les colons.
Des témoins oculaires ont déclaré au CPI que les forces armées occupantes ont fermé la rue liant entre les villages de l'ouest d'Hébron avec Doura près de la colonie "Njihut" installant par la force sur les terres des citoyens palestiniens dans la Kherbat de Salama, où la rue a été fermée avec les portes en fer durant toutes les heures de la journée.
Les forces armées occupantes ferment un certain nombre de rues depuis plus de 13 ans, sous prétexte des raisons de sécurité, ce qui entrave la circulation des citoyens et les forcer d'utiliser des rues plus éloignées.
D'autre part, les forces armées occupantes ont prolongé l'arrestation du jeune militant dans le rassemblement de jeunes contre la colonisation, Souhaib Abdul-Mouti Zaheda d'Hébron, jusqu'au 4 septembre.

4 Palestiniens kidnappés des banlieues de Jérusalem

Le Club du Captif palestinien a déclaré, le samedi 30/8, que les autorités de l'occupation israélienne ont arrêté 4 Palestiniens des banlieues de la ville occupée de Jérusalem.
Il a ajouté dans un communiqué que l'occupation a arrêté deux frères sur le Check-Point de Qalandia et deux autres sur le point de contrôle de "Kontanir".
Les forces armées occupantes lancent une campagne d'arrestations contre les Jérusalémites et les habitants de la Cisjordanie occupée, en particulier sur les barrières et les manifestations anti-colonisation.

Abbas s'entretient avec l'Emir du Qatar discutant de la situation palestinienne

Le président de l'AP, Mahmoud Abbas, a téléphoné samedi 30/8 à l'Emir du Qatar, Tamim Bin Hamas Al Thani, et a discuté avec lui des dernières évolutions sur la situation politique dans les territoires palestiniens.
L'agence palestinienne officielle de presse "Wafa" a déclaré que les deux côtés ont discuté des efforts faits pour aider le peuple palestinien dans la Bande de Gaza à la reconstruction de ce qui a été détruit par l'agression sionistes, insistant sur la nécessité d'achever les efforts faits en vue de parvenir à un accord de cessez-le-feu continu, grâce à l'engagement de la communauté internationale d'assumer ses responsabilités et à ce qui a été promis dans une tentative de mettre fin à la souffrance des Gazaouis.
De son côté, le président de l'AP a exprimé ses remerciements et son appréciation pour les efforts qui ont été faits par le Qatar sur le niveau régional et international, et qui ont contribué à calmer la situation dans la Bande de Gaza et de parvenir à un accord de cessez-le-feu entre la résistance palestinienne et l'occupation israélienne sous l'égide de l'Egypte, selon "Wafa".

Yaalon: Nous avons agi follement contre les civils palestiniens

Le ministre israélien de la guerre, Moshé Yaalon, a reconu que les forces de son armée ont agi follement dans la guerre contre les civils désarmés dans la Bande de Gaza, massacrant des centaines d'enfants et femmes de la population civile innocente.
Yaalon a déclaré dans son entretien avec la prière chaîne sioniste: "Israël a follement agi, et le Hamas a compris cela", tout en menaçant que le Hamas continuera la même façon pour assurer l'arrêt du lancement des roquettes à partir de Gaza.
Yaalon a révélé que les membres du Cabinet ont laidement attaqué le Chef d'état-major, Benny Gantz, lors de l'agression sur Gaza.
Il a souligné que Gantz n'a une autre option que l'auto-défense en face de l'attaque grave contre lui, selon ses allégations.
Il est à noter que la ministre israélienne, Tzipi Livni, a déjà appelé, aujourd'hui, à travailler pour trouver des moyens politiques pour assurer la poursuite de calme dans la Bande de Gaza.
Livni a déclaré lors du Forum économique commercial qu'Israël ne peut pas profiter encore un moment de calme sans attendre ce qui se passera dans l'avenir, avertissant de l'éclosion d'un nouveau cycle de violence dans quelques semaines, si il ne prend pas des mesures politiques.

jeudi 28 août 2014

La gauche israélienne rivalise avec la droite dans son soutien à la guerre

Tout au long de la campagne contre Gaza, aucun des deux partis principaux de gauche, qui se prétendent par ailleurs défenseurs des droits de l’homme sans distinction d’origine, ne prononce la moindre critique contre le génocide perpétré par le Tsahal contre la population civile.
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Plusieurs milliers de personnes s’étaient rassemblées à Tel Aviv le 26 juillet pour dire non à la guerre. Une grande absente : la gauche israélienne... Photo : Anadolu Agency/Getty
S’il était question de différence idéologique entre la gauche et la droite sioniste en Israël, la guerre contre Gaza n’a laissé aucun doute quant à sa ténuité. Le soutien politique et culturel de la gauche sioniste au génocide des Gazaouis a rivalisé avec celui de la droite aussi bien laïque que religieuse tout au long de l’offensive "Haie de protection".
Certaines élites de droite ont semblé même plus modérées que celles de gauche. Quand Tsahal [l’armée d’occupation] entamait son offensive terrestre, après deux semaines de bombardement sur Gaza, Yitzhak Herzog, le chef du parti travailliste, écumait les plateaux de télévisions occidentales pour défendre les actions de l’armée israélienne. L’unique critique qu’il trouvait à l’encontre de la droite au pouvoir est qu’elle était incapable de créer des alliances stables avec les états arabes de la région afin de changer la carte politique à Gaza en évinçant le Hamas.
Quant au parti d’extrême gauche réputé sioniste, le Meretz, ses positions ne se distinguent point de celles du parti travailliste. Ce parti a refusé de participer aux manifestations à Tel-Aviv contre le massacre à Gaza organisée par la modeste gauche non-sioniste qui œuvre contre l’occupation, et a tenu à publier des communiqués de soutien à la campagne militaire en cours.
La chef de file du Meretz à la Knesset, Zahava Gal-on, ne trouve comme seul reproche à Netanyahou que son manque de fermeté politique afin de réinstaller le Fatah à Gaza. Son ainé, Haim Oron, un autre cadre du Meretz et membre de la Knesset, se vante, lors d’un entretien avec le quotidien Haaretz le 14/08, que certains de ses enfants et petits-enfants participent à la guerre contre Gaza.
Il ne semble ressentir aucune contradiction entre adopter la philosophie de gauche et faire participer ses enfants et petits-enfants à un génocide contre des civils. Il va même jusqu’à stigmatiser la gauche non-sioniste quand elle appelle à refuser le service militaire pour "causes morales" suite aux crimes de l’occupation. Il considère que les non-sionistes franchissent ainsi la ligne rouge !
Certaines élites de gauche sont allées jusqu’à reprocher au gouvernement de droite sa "mollesse" et de ne pas tirer profit de la supériorité de Tsahal face au Hamas pour intensifier les frappes sur tout le territoire de Gaza et en finir une fois pour toute.
Michael Bar-Zohar, ancien député travailliste, attaque violemment Netanyahou pour avoir accepté les négociations indirectes avec le Hamas. Dans un article de Yediot Aharonot datant du 24/08, il va encore plus loin en insistant sur la nécessité de ne pas arriver à un accord de cessez-le-feu avec le Hamas afin que la guerre continue jusqu’à l’anéantissement total de cette organisation.
Dans le cas contraire, estime-t-il, le Hamas usera encore d’armes non conventionnelles pour atteindre de plus en plus l’intérieur d’Israël. En outre, il refuse catégoriquement de parier sur l’engagement du Conseil de sécurité des Nations Unies ou toute initiative internationale pour assurer le désarmement du Hamas à Gaza, et estime que ce but ne pourra être atteint que par l’action militaire ferme.
Dans une tribune du Makor Rishon du 24/08, certains cadres du parti travailliste vont jusqu’à traiter Netanyahou de "lâche" après avoir hésité à engager une offensive terrestre.
Quant aux médias de gauche, qui continuent à avoir une certaine audience, ils ont largement dépassé leurs homologues de droite dans la campagne contre Gaza. Non seulement ils n’abordaient pas les questions qui apporteraient un éclairage sur les vraies raisons de la guerre, mais ils occultaient complètement l’ampleur du génocide en cours à Gaza.
Certains ont même vu dans cette guerre l’occasion de "blanchir leurs pattes" auprès de la population, vu leur passé humaniste vis-à-vis des Palestiniens. Parmi eux, Yonit Levy, journaliste sur la 2e chaîne israélienne, qui, en 2008, avait pleuré en direct lors de la diffusion d’images d’enfants déchiquetés, a montré cette fois-ci un zèle inégalé dans la justification des massacres commis par le Tsahal. Elle est allée jusqu’à se faire filmer, joyeuse, devant les batteries qui pilonnaient l’Est de Gaza.
Nous devons néanmoins être justes envers les quelques rares écrivains israéliens post-sionistes, qui ont bravé les courants dominants pour mettre en lumière les mensonges d’état et dénoncer les discours à double standard. Parmi eux, Gideon Levy, écrivain et journaliste du Haaretz, qui a subi une attaque sauvage le qualifiant de traitre, et vit sous le coup de menace de mort de la part des extrémistes.
* Saleh al-Naami est un réfugié palestinien qui vit dans le camp d’al-Maghazi dans le centre de la Cisjordanie. Il est titulaire d’une maîtrise en études politiques à l’Université de Jérusalem, et il prépare actuellement un doctorat. Son site : http://www.naamy.net/
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Pour l’honneur des victimes : éviter les erreurs des reconstructions précédentes

Le conseiller politique de al-Shabaka décrit ici l’ampleur des destructions et explique pourquoi la reconstruction sera cette fois beaucoup plus difficile. Il pointe les erreurs commises lors des précédents appels aux donateurs et efforts de reconstruction. Selon lui, ces erreurs peuvent – et doivent – être évitées.
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Un jeune garçon dans les décombres de la maison de la famille al-Louh à Gaza, où huit membres d’une même famille ont été assassinés ce mercredi - Photo : AA
Si choquantes que soient les horreurs de la guerre déclenchée par Israël contre le bande de Gaza le 7 juillet dernier, l’étendue des dommages pourrait se révéler encore plus révoltante. Une conférence de donateurs pour Gaza est prévue en septembre en Norvège, mais si les donateurs et l’Autorité Palestinienne basée à Ramallah adoptent la même approche pour reconstruire qu’ils ont suivie après les deux dernières guerre, les souffrances de Gaza vont persister.
Pourquoi cette guerre-ci est tellement pire
La bande de Gaza, un des lieux les plus densément peuplés au monde, a été soumise à trois guerres en l’espace de sept ans. Toutefois la troisième se révèle bien pire que les deux précédentes : la brutale offensive de 22 jours en 2008-2009 et l’attaque de 8 jours en 2012 ont été effroyables – et je parle d’expérience personnelle en tant que personne qui a réussi à y survivre.
Au 10 août de cette guerre-ci, les attaques israéliennes par air, mer et terre avaient tué 1.914 et blessé 9.861 Palestiniens selon le Ministère de la Santé, à comparer aux quelque 1.400 tués en 2008-2009. Les Nations Unies ont estimé qu’à ce jour 73 % des personnes tuées dans la présente offensive sont des civils, y compris 448 enfants. Beaucoup des personnes blessées ont subi des blessures graves et ne récupéreront pas complètement, restant totalement ou partiellement handicapées.
Mais cette guerre est pire non seulement parce que le nombre de morts et de victimes est plus élevé, elle est pire parce que cette fois-ci il sera beaucoup plus difficile de reconstruire. Les destructions sont cumulatives : elle s’ajoutent aux dégâts causés par Israël pendant les deux guerres précédentes, dommages qui sont restés en grande partie sans remède. Pour ne donner qu’un exemple : 500 familles attendent toujours la reconstruction de leurs maisons démolies.
En outre, beaucoup de dommages importants à l’infrastructure et aux puits d’eau n’ont jamais été réparés. L’offensive de 2008-2009 à elle seule est estimée avoir causé pour environ 1,7 milliard de dollars en dommages matériels aux entreprises agricoles, usines, équipements publics, bâtiments gouvernementaux, routes, réseaux d’eau et d’électricité, systèmes de traitement des eaux et réseaux téléphoniques.
C’est aussi plus grave cette fois-ci parce que Gaza fait face aux pires conditions économiques, politiques et sociales depuis des décennies. Le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza en juin 2007 n’a été que très peu allégé début juin 2010. Peu après l’attaque meurtrière de la Flottille de la Liberté pour Gaza, le 31 mai 2010, la pression internationale forçait le gouvernement Netanyahou à augmenter le nombre et le volume des marchandises autorisées à entrer dans l’enclave côtière.
Par-dessus le marché, les efforts de l’Egypte pour détruire les tunnels, qui ont commencé sous le gouvernement de Mohammed Morsi et se sont beaucoup accélérés après le renversement du président, ont privé les autorités du Hamas à Gaza d’une source vitale de revenus et de fourniture de matériaux bruts ainsi que de produits semi-finis et transformés. Cette situation a mis le gouvernement du Hamas dans une situation excessivement difficile pour le paiement des salaires de ses 50.000 employés, dont la plupart n’ont plus été payés depuis plusieurs mois.
Par ailleurs, en dépit de l’accord de réconciliation signé le 23 avril 2014, le nouveau gouvernement d’union nationale a accompli très peu de choses pour répondre aux besoins immédiats des Gazaouis. Par exemple, il n’a pas réussi à payer les salaires des fonctionnaires de son personnel, plaçant ainsi le gouvernement d’union dans les sables mouvants d’une crise de plus en plus grave.
La faute en incombe largement à Israël, qui refuse de reconnaître ce gouvernement ou d’autoriser ses membres à circuler librement entre la bande de Gaza et la Cisjordanie.
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Israël a imposé à la population de Gaza des destructions hallucinantes... Photo : MEE/Mohammed Asad
Évaluation préliminaire des dommages
L’étendue des destructions de l’été 2014 ressort de l’estimation préliminaire qui suit, calculée le 11 août. Elle indique que :
1. 8.800 maisons ont été détruites sans restauration possible et 7.900 sont partiellement détruites et inhabitables. Des quartiers résidentiels entiers ont été démolis, en particulier dans les zones proches de la frontière comme Chejaya à l’est de Gaza Ville, Beit Hanoun et Beit Lahiya dans le nord de Gaza ainsi que Khuza’a, Abasan et Rafah dans le sud est de l’enclave.
2. Parmi les 475.000 personnes ou plus qui sont été forcées de quitter leur habitation pour se réfugier dans des écoles de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) et du gouvernement ainsi que dans des jardins publics et des églises, beaucoup ne pourront pas retourner dans leurs logements qui ont été rendus inhabitables. Ces gens ont perdu non seulement leur habitation mais aussi toutes leurs possessions, y compris mobilier, vêtements, véhicules et documents officiels.
3. Les réservoirs contenant 300.000 litres de carburant industriel pour l’unique centrale électrique de la bande de Gaza ont été détruits et la centrale a été anéantie. Sans électricité, les produits alimentaires s’avarient et l’approvisionnement en eau est interrompu ; le traitement des eaux usées est impossible et les hôpitaux sont obligés de se servir de groupes électrogènes peu fiables. En outre, 8 des 10 lignes électriques venant d’Israël et alimentant la bande de Gaza ont été coupées, réduisant l’alimentation électrique importée d’Israël de 120 à moins de 30 Megawatts (MW).
4. Les dommages considérables infligés à l’infrastructure, notamment les routes, les réseaux d’eau et d’électricité et le traitement des eaux doivent encore être évalués. Des dizaines de puits et de stations d’épuration ont été détruits, d’où le risque d’un désastre environnemental et sanitaire.
5 . Des dizaines d’usines et d’établissements commerciaux ont été détruits, notamment des magasins, des stations d’essence et des centrales à béton pré-mélangé proches de la frontière et dans la zone industrielle de Beit Hanoun. Les forces militaires israéliennes ont ravagé au bulldozer des milliers d’ares de terres cultivées et de serres dans la zone frontalière, sous le prétexte de cibler des tunnels.
6. Sur la base de rapports préliminaires, beaucoup d’institutions gouvernementales ont elles aussi été touchées, notamment les ministères des Finances, de l’Intérieur et des Cultes (awqaf) de même que le Conseil Général du personnel, sans parler des dizaines de mosquées. Dans le processus, d’innombrables actes et documents, impossibles à récupérer, ont été détruits.
Une évaluation complète révélera certainement l’ampleur bien plus importante de la dévastation. Les efforts à entreprendre pour remédier aux conséquences de cette guerre risquent de se heurter à des obstacles quasi insurmontables.
Éviter les erreurs du passé
La nature, l’ampleur et l’efficacité des efforts de reconstruction reposeront sur les conditions de l’accord de cessez-le-feu. Celles-ci pourraient aller de la cessation unilatérale par Israël de ses opérations militaires, comme en 2008-2009, au renouvellement de l’accord conclu en novembre 2012, qui stipulait une levée du blocus, la suppression de la zone-tampon à la frontière Gaza-Israël et l’extension de la zone de pêche de 3 à 6 milles, avec l’accord des deux parties de cesser les hostilités. Le gouvernement israélien a partiellement appliqué ces conditions pendant un temps limité.
Le troisième et le meilleur scénario est bien sûr que la guerre cesse, qu’Israël reconnaisse le gouvernement d’union palestinien et la levée complète du blocus, préparant la négociation d’une paix équitable et complète.
Les efforts de reconstruction internationaux après conflit soulèvent beaucoup de questions, qui vont des premiers secours jusqu’au développement global et durable. Par exemple : les efforts doivent-t-ils être concentrés sur la reconstruction-rénovation ou sur la construction-développement ? Dans le Japon d’après la Seconde Guerre mondiale, par exemple, la question posée a été : est-ce que nous visons à réparer ce que la guerre a détruit ou à construire de nouvelles fondations ?
La bonne approche consiste à combiner judicieusement les deux. Mais outre l’expérience internationale, il y a des leçons spécifiques à tirer des efforts passés à Gaza, surtout étant donné qu’ils n’ont pas réussi à remettre Gaza sur pied, pour l’exprimer en termes modérés.
La plus grosse erreur que les donateurs ont commise dans le passé a été d’exclure de l’effort de reconstruction les représentants basés à Gaza, y compris le Hamas lui-même. Ce fut le cas pendant la conférence des donateurs à Sharm al-Sheikh en mars 2009 pour reconstruire Gaza après l’offensive israélienne de 2008-2009. Les délégués de 70 états et 16 organisations régionales y assistaient, mais les institutions de Gaza, y compris la direction du Hamas, y étaient invisibles.
En outre, le fait que le projet a été présenté uniquement en anglais (la version arabe n’a été disponible que des mois plus tard) soulignait le peu d’importance que l’Autorité Palestinienne (AP) accordait à la participation de la société civile et universitaire ainsi que d’autres institutions nationales.
A cette conférence, l’ex-Premier Ministre Salam Fayyad a présenté un plan de 2,8 milliards de dollars, mais dont plus de la moitié (52%) était consacrée à soutenir le budget de l’AP et à réduire son déficit. En fait, 4,48 milliards de dollars avaient été promis – 167 % de plus que ce que l’AP avait demandé – événement rare dans l’histoire des donateurs.
Mais la situation désastreuse de Gaza aujourd’hui, où les infrastructures et les gens souffrent encore toujours des dommages infligés par cette guerre-là, soulève des questions sur la proportion des fonds qui ont vraiment été reçus et sur la manière exacte dont ces fonds ont été déboursés. En fait, il n’existe à ce jour aucune comptabilité qui fournisse cette information. Ceux qui sont sincèrement engagés dans une authentique et durable reconstruction de Gaza aujourd’hui doivent poser ces questions dans le contexte actuel, sans quoi l’histoire se répétera.
Même si le Hamas ne participe pas à la conférence des donateurs prévue pour septembre en Norvège – et selon des sources fiables il ne s’attend pas à être invité – il existe d’autres institutions et d’autres voix de Gaza qui pourraient participer. Il n’empêche que le Hamas sera probablement tout disposé à fournir toute l’information dont aura besoin l’AP pour superviser le processus de reconstruction, parce que c’est dans l’intérêt du Hamas de le faire. En même temps, le Hamas veut être tenu informé et impliqué, même s’il ne jouera sans doute qu’un rôle secondaire, afin de pouvoir garantir que la reconstruction se fait correctement. Il tient bien sûr à montrer à la population de Gaza qu’il participe au processus et désire continuer à réhabiliter sa popularité.

Secours de première urgence et besoins de développement
En matière de secours immédiats à la population, les besoins les plus urgents sont les suivants :
1. Réparer les réseaux d’eau et d’électricité pour assurer que les habitants de Gaza, en particulier ceux qui sont le plus affectés, aient accès à une eau sûre afin de prévenir de graves répercussions sur la santé publique dues au manque d’eau potable.
2. Réparer les lignes électriques amenant l’électricité d’Israël et chercher à améliorer les importations actuelles de 120 MW afin de compenser la pénurie due à l’arrêt de la centrale électrique et de répondre aux besoins qu’on peut anticiper.
3. Importer et produire localement des abris préfabriqués offrant un minimum de services de base pour loger les milliers de familles qui ont perdu leur logement pendant la guerre et pour stimuler l’économie. Cet effort devrait inclure une aide monétaire aux familles pour qu’elles louent des unités résidentielles dans la bande de Gaza, afin de réduire la pression sociale et politique qui pourrait se produire si elles restent sans abri décent.
4. Soutenir le secteur de la santé en traitant les milliers de blessés de guerre. Vu le nombre de services de santé qui ont été partiellement ou totalement détruits, il sera nécessaire d’installer des hôpitaux de campagne et une assistance venus de l’étranger. Il faudra veiller spécialement aux personnes handicapées et aux orphelins qui ont perdu leur famille pendant la guerre.
5. Augmenter et développer les services de soutien psychosocial pour aider les dizaines de milliers de citoyens, en particulier les enfants, qui ont subi des traumatismes psychologiques en raison de la perte de leur famille ou à cause de la guerre elle-même.
A moyen terme, les efforts de développement devraient se concentrer sur les points suivants :
1. Des projets fortement pourvoyeurs de travail dans le secteur du logement, des infrastructures, de l’agriculture et de la pêche afin de créer des emplois immédiatement et de stimuler l’activité économique.
2. Cultiver les terres agricoles dans les zones proches de la frontière pour assurer que le secteur agricole contribue non seulement à la création d’emplois mais fournisse également de la nourriture à la population et du fourrage au bétail.
3. Déblayer certaines zones détruites pour permettre aux familles de retourner dans leur maison, si elle est habitable, et pour prévenir les risques sanitaires dans les zones détruites les premiers jours de guerre.
4. Balayer et déblayer les débris des rues et des lieux publics afin de créer des emplois, de stimuler l’activité économique et de combattre la pauvreté et le dénuement dont souffrent beaucoup de familles à cause de la guerre et du siège persistant.

Manières de ramener Gaza à la vie
Pour réaliser tout ce qui précède, la communauté internationale doit exercer une pression sur Israël pour qu’il lève le siège afin de permettre l’entrée de matières premières à Gaza. Sans cela, Gaza sera forcé de vivre de l’aide pendant des années.
Il faut que les même erreurs ne soient pas commises à nouveau.
L’AP de même que les donateurs internationaux et régionaux devraient rester des partenaires en consultation régulière et intensive avec la direction du Hamas, les ONG, les associations d’hommes d’affaires et les universités de Gaza pour calculer les dégâts, concevoir les interventions et les mettre en œuvre.
Il faudrait mettre l’accent sur le recrutement de firmes et d’institutions locales dans la plus large mesure possible afin d’assurer que la reconstruction est une opération nationale plutôt qu’internationale et que la société palestinienne reçoit l’essentiel des fonds attendus.
Il est indispensable de coordonner les différentes campagnes locales, régionales et internationales d’appel de fonds d’assistance pour Gaza. En outre, le travail sur le terrain doit être géré de façon à éviter les doublons. Un mécanisme transparent doit être élaboré pour le contrôle et le suivi de ces donations et pour guider les bénéficiaires à y avoir accès. Les opérations de l’entité créée pour gérer ces fonds et les normes qu’elle appliquera devront être connues du public.
Les Palestiniens de la diaspora pourraient jouer un rôle important, surtout en termes de contribution financière et d’expertise, mais ils doivent être contactés et impliqués dans le processus dès le début. Leur contribution et leur implication non seulement aideraient à consolider le processus de réconciliation Fatah-Hamas, mais elles aideraient également à donner une raison d’être et à créer un but parmi ceux de la diaspora qui tiennent à offrir leur soutien. Ils pourraient aussi servir à faciliter des liens plus forts entre eux-mêmes et les communautés et institutions de Gaza.
Par ailleurs il est important de discuter des moyens d’utiliser les dépôts accumulés dans le secteur bancaire, càd toutes les banques qui opèrent dans les Territoires Palestiniens Occupés (TOP) et dont les fonds ont atteint 8 milliards de dollars.
Une possibilité serait que l’AP fasse des emprunts à ces banques et les utilise à des prêts immobiliers pour l’achat d’appartements destinés aux familles qui ont perdu leur logement pendant la guerre. Il faut souligner, par exemple, que quelques milliers d’appartements restent vides, surtout à Gaza Ville, parce qu’ils sont inabordables. Des plans d’emprunts peuvent être établis pour utiliser ces dépôts en les consacrant à la crise du logement.
A plus vaste échelle, on peut utiliser des outils d’investissement agréés internationalement comme le franchisage, les partenariats stratégiques et les coentreprises, en particulier dans les domaines de l’énergie et de l’électricité, la construction du port et de l’aéroport et des projets de développement régional.
Voilà juste quelques-unes de manières d’aider à restaurer une vie normale et une dignité pour les Palestiniens de Gaza. En 2012, l’ONU a estimé que Gaza serait invivable en 2020 si les tendances actuelles persistaient. C’était avant l’offensive israélienne actuelle. Si 1.800.000 Gazaouis ne sont pas condamnés à un espace invivable, une reconstruction correcte doit commencer aussi tôt que possible.

* Omar Shaban est le fondateur et directeur du think tank palestinien indépendant PalThink for Strategic Studies , sans affiliation politique. Il est analyste économique pour le Moyen-Orient dans la presse arabe et internationale. Il a fondé des groupes Amnesty International en Palestine. Il est vice-président d’Asala, une association de promotion de la microfinance pour les femmes, et membre du Good Governance Institute (UK).
18 août 2014 - al-Shabaka - Vous pouvez consulter cet article à :
http://al-shabaka.org/policy-brief/...
Traduction : Info-Palestine.eu - Marie Meert

Le Hamas refusera toute tentative pour le désarmer (Mechaal)

Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas, Khaled Mechaal, a rejeté jeudi toute tentative qui viserait à désarmer ses combattants dans la bande de Gaza, l'une des exigences d'Israël en vue d'un accord à long terme.
"Les armes de la résistance sont sacrées. Et nous n'accepterons pas qu'elles soient à l'ordre du jour" des prochaines négociations prévues par l'accord de cessez-le-feu à Gaza, a déclaré M. Mechaal lors d'une conférence de presse à Doha (Qatar) où il vit en exil.
"Cela ne peut faire l'objet de marchandages ou de négociations. Personne ne peut désarmer le Hamas et sa résistance", a-t-il ajouté, défiant ainsi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui pose le désarmement du mouvement islamiste comme préalable à tout accord à long terme.
Un accord de cessez-le-feu est observé depuis mardi entre Israël et les islamistes palestiniens après 50 jours d'une guerre qui a fait plus de 2.140 morts et 11.000 blessés parmi les Gazaouis et 70 morts côté israélien.
Il prévoit notamment l'allègement du blocus de Gaza imposé depuis 2006 par Israël et qui asphyxie les 1,8 million d'habitants de l'enclave palestinienne.
Outre la démilitarisation, la réouverture de l'aéroport et du port maritime de Gaza doivent être discutées au Caire.

Guerre à Gaza : match nul Israël-Hamas, selon une majorité d'Israéliens (sondage)

Une majorité d'Israéliens estime que ni Israël ni le Hamas ne sont sortis vainqueurs de la guerre dans la bande de Gaza, qui a abouti à un cessez-le-feu mardi après 50 jours de combats, selon un sondage rendu public jeudi.
A la question: "à la suite du cessez-le-feu auquel ont abouti Israël et le Hamas comment qualifieriez-vous les résultats des combats?", 54% des personnes interrogées pensent qu'aucune des deux parties ne l'a emporté, 26% estiment qu'Israël a gagné la bataille, contre 16% pour le Hamas, le reste étant sans opinion.
La cote de confiance du Premier ministre Benjamin Netanyahu a pour sa part connu une très forte chute: 50% des Israéliens se déclarent satisfaits de la manière dont il a géré l'opération "Bordure protectrice" lancée le 8 juillet contre 77% trois semaines auparavant.
Ce sondage publié par le quotidien Haaretz a été réalisé auprès de 464 personnes représentatives de la population israélienne avec une marge d'erreur de 4,64%.
Selon un autre sondage rendu public mercredi soir par la deuxième chaîne de télévision privée, 54% des Israéliens sont opposés au cessez-le-feu contre 37% qui y sont favorables.
Benjamin Netanyahu a justifié mercredi soir lors d'une conférence de presse sa décision d'accepter un cessez-le-feu en affirmant qu'aucune des exigence du Hamas n'avait été acceptée.
Énumérant les "succès" de l'opération "Bordure protectrice", Benjamin Netanyahu a déclaré que "le Hamas n'avait pas subi une telle défaite depuis sa création".
M. Netanyahu a toutefois admis "qu'il était encore trop tôt pour savoir si le calme est revenu à long-terme".
L'accord de cessez-le-feu, conclu sous l'égide de l'Egypte, est entré en vigueur mardi, après une guerre qui a fait 2.143 morts côté palestinien.
L'armée israélienne a subi ses plus lourdes pertes durant cette opération depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006, avec 64 soldats tués. Six civils ont également péri.

Netanyahu et Yaalon se disputent

Le Premier ministre israélien "Benjamin Netanyahu" tiendra une conférence de presse, ce soir (27-8), accompagné du ministre de son armée « Moshe Yaalon », pour parler de l'accord de cessez-le-feu comme indiqué par la dixième chaine hébreu.
La chaîne a déclaré que la conférence débutera à 20h15 du bureau de Netanyahu à Jérusalem et comprendra une déclaration des deux côtés suivie d'une conférence de presse pour répondre aux questions.
Les ministres et les membres de la Knesset ont critiqué le retard de cette conférence, tandis que l’ancien président du "Shin Bet" a indiqué que cette déclaration est un droit au public israélien pour savoir quel prix Israël a payé pour cet accord.

Lieberman attaque Netanyahu en raison de l'accord de cessez-le-feu

Le ministre sioniste des Affaires étrangères "Avigdor Lieberman" a exprimé sa colère envers l'approbation de Netanyahu envers l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas après la guerre israélienne contre la bande de Gaza qui a duré 51 jours.
 «Nous ne pouvons pas parvenir à un accord avec le Hamas. Le Hamas n'est pas un partenaire avec qui nous pouvons parvenir à un compromis politique ou militaire », a affirmé Lieberman . 
Lieberman a attaqué Netanyahou en disant: «Nous nous opposons à l'accord de cessez-le feu avec le Hamas vu que ceci lui permet de continuer à renforcer ses capacités militaires et à se préparer à lutter dans les prochaines guerres avec « Israël », sachant que la menace de roquettes et des tunnels se poursuit encore ».
Il a conclu sa déclaration sur «Facebook», en disant: «nous insistons sur le fait de ne pas donner au Hamas des réalisations politiques par cet accord ».

Marzouki s'entretient avec Mechaal et Abbas

Des sources tunisiennes et palestiniennes ont révélé que le président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki, a reçu un coup téléphonique du président du Bureau politique du mouvement du Hamas,; Khaled Mechaal, hier soir mardi 26/8, et un autre coup téléphonique du président de l'AP, Mahmoud Abbas.
Une source tunisienne a déclaré que Mechaal a expliqué au président Marzouki l'accord du Cessez-le-feu signé dans la Bande de Gaza et la poursuite des négociations sur les points de discorde après deux mois.
Un communiqué médiatique de la présidence de la Tunisie a déclaré que Mechaal a assuré au président Marzouki la fermé du peuple palestinien en face de l'agression israélienne et le moral élevé des Palestiniens et aussi la détermination pour reconstruire ce qui a été détruit par l'agression israélienne dans la Bande de Gaza, en particulier après qu'environ 350 000 Palestiniens ont perdu leurs foyers et sont devenus sans-abri.
La source a souligné que le président tunisien a félicité Mechaal pour cette grande victoire pour les factions de la résistance et leur fermé en face de l'occupant sioniste, renouvelant la persévérance de la Tunisie pour poursuivre le soutien à la lutte des Palestiniens par tous les moyens politiques financières.
Marzouki a appelé les Tunisiens à soutenir leurs frères dans la Bande de Gaza via l'intensification de l'aide de secours et médicales à partir la campagne nationale de l'appui au peuple palestinien, qui est supervisée par le croissant rouge tunisien.
Le communiqué a poursuivi que Mechaal a annoncé lors de ce coup téléphonique son intention de se rendre bientôt à la Tunisie pour remercier le peuple tunisien pour son soutien continu aux Palestiniens.
Des sources officielles palestiniennes ont annoncé que le président de l'AP, Mahmoud Abbas, a reçu un coup téléphonique, mercredi 27/8, du président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki, qui lui a félicité pour la signature du cessez-le-feu et l'arrêt de l'agression israélienne sur la Bande de Gaza.
La source a déclaré qu'on a confirmé la nécessité de fixer le cessez-le-feu et d'accélérer la mise en œuvre des programmes de l'aide et aussi la reconstruction des infrastructures de la Bande de Gaza, en plus de la discussion des relations bilatérales entre la Palestine et la Tunisie et les moyens de les développer.
Il est à noter que le président Dr. Mohamed Moncef Marzouki a mené de grands efforts avec un certain nombre de dirigeants des pays arabes et occidentaux, américains et asiatiques, et a appelé le Conseil des droits de l'homme à former un comité d'enquête pour découvrir les détails de la guerre à Gaza et le lancement d'un pont aérien pour acheminer l'aide humanitaire aux citoyens sinistrés par l'agression barbare de l'occupant israélien.

Après la défaite à Gaza, déficit de 70% du budget israélien

Le journal hébreu  Kol Israël a rapporté selon des responsables du ministère des finances du gouvernement de l’occupant israélien qu’ « après la guerre de Gaza, Israël souffrira d’un déficit budgétaire de plus de 70% [du PIB] pour l’année prochaine »
Les responsables ont déclaré que « le déficit budgétaire est dû à la baisse des investissements dans les territoires occupés à cause de l’instabilité, notamment après la guerre de Gaza »
Une source du ministère des finances a annoncé que « le ministre des finances, Yair Lapid, planifie pour relever le niveau du déficit budgétaire de l’année prochaine de 2.5% à 3%. L’objectif est de transférer le surplus vers les dépenses militaires provoquées par la guerre israélienne contre la bande de Gaza et par les pertes subites par le gouvernement de Netanyahou »
Mardi, Lapid s’est réuni avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, la présidente de la bande centrale israélienne Karnit Flough, et des hauts conseillers économistes du gouvernement pour une première discussion concernant le budget de l’année prochaine.
  Flough a déclaré que « le gouvernement israélien a besoin d’augmenter les imports et de diminuer les dépenses publiques de 20 milliards de shekel (5.6 milliards de dollars) pour atteindre le niveau souhaité du déficit, soit 2.5% [du PIB].
Lapid a refusé une quelconque hausse des impôts car cela aura des répercussions néfastes sur les citoyens et sur l’économie.

Haniyeh: Gaza se prépare pour la bataille globale de la libération

Ismaïl Haniyeh, vice-président du Bureau politique du mouvement du Hamas, a confirmé que durant 51 jours de l'agression israélienne sur la Bande de Gaza, le mot d'el-Qassam et de la résistance était suprême, ils ont commencé la guerre par le bombardement de la ville occupée de Haïfa et ont fini la guerre par le bombardement de Haïfa, insistant que Gaza est le titre de la scène.
Dans son discours à la foule rassemblée dans la cour du Conseil législatif palestinien dans la ville de Gaza, mercredi après-midi 27/8, Haniyeh a dit: "Notre peuple n'a pas pu célébrer l'Aïd al-Fitr, et ici il  célèbre aujourd'hui l'Aïd de la victoire, Gaza est bonne, triomphée et ferme pour toujours et trace la route vers Jérusalem et el-Aqsa. Chaque année, Gaza prépare la route pour le retour des déplacés et les réfugiés dans leurs foyers et leurs terres".
Il a salué les martyrs qui était l'alimentation de cette victoire à Gaza et ceux qui ont trouvé la mort en Cisjordanie occupée pour soutenir Gaza, en particulier les commandants martyrs Mohamed Abou Shamala, Raed al-Attar et Abou Oussama Barhoum, insistant qu'ils sont des symobles de triomphe .
Il a salué toutes les factions et les branches militaires de la résistance, y compris à la tête les Brigades d'el-Qassam.
Haniyeh a apprécié la cohésion entre le peuple et la résistance lors de la guerre, insistant que cette victoire dépasse les frontières de temps et de lieu.
L'évolution de la courbe de la résistance:  
Il a expliqué des signes de bataille et la victoire, montrant l'évolution de la courbe de résistance. Il a confirmé que la bataille a révélé le développement de la résistance pendant 8 ans. Dans la guerre de "Furquan" était la victoire de la fermeté, dans la guerre des "Pierres de Schiste" était une victoire rapide, mais dans la bataille "Méninges Mangé", la victoire était plus grande trois fois de la récente victoire.
"Cette évolution dans la résistance a été vue par le monde entier et sur tous les niveaux, sur le terrain, dans l'air et dans la mer, ce qui démontre que cette grande victoire est le résultat d'un travail sérieux au cours des longues années d'efforts et de préparation, non seulement pour la bataille de Gaza, mais pour la bataille de la libération globale de la Palestine, Jérusalem et la mosquée sainte d'el-Aqsa", a-t-il déclaré.
Il a ajouté: "Cette évolution significative dans les plans et la performance de la résistance, dans les plans de l'attaque avant ceux de la défense".
"Deuxièmement, au cours des huit dernières années, la Bande de Gaza assiégée qui s'est exposée à 3 guerre, était l'incubateur de la résistance, et la preuve est ce qu'il a été vu par notre peuple de la performance de toutes les factions et les Brigades de la résistance, Gaza n'est seulement l'incubateur d'el-Qassam, mais de la résistance et ses factions et branches. Ici nous avons vu les Brigades d'el-Qassam, les Sarayas d'al-Qods, les Brigades d'el-Aqsa, les Comités de la résistance, les Brigades d'el-Nasser, Abou Ali Moustafda, les Brigades de Moudjahiddins, Abdul-Qader al-Hussaini et Nedhal al-Amoudi", a-t-il continué.
Nous sommes fiers que nous avons adopté la résistance et ses factions à Gaza, et même dans les années de notre présence à l'autorité, a démontré Haniyeh.
La fermeté du peuple:
Haniyeh a salué la fermeté et la cohésion du peuple palestinien dans la Bande de Gaza, la Cisjordanie, les territoires de 48 et à l'étranger, appréciant l'adoption de la résistance, malgré le bombardement de l'air, la terre et la mer.
"Les Gazaouis sont restés sur l'alliance avec Oummah et avec la résistance. Le million et 800 000 Gazaouis étaient des héros"", insistant que la fermeté du peuple était la raison de la stabilité de la résistance, a-t-il ainsi poursuivi.
Il a également salué les médias palestiniens et arabes, en particulier la chaîne d'al-Jazeera.
Le dirigeant du Hamas a apprécié les célébrations de la victoire partout, où les Palestiniens se trouvent, en disant: "Nous avons vu l'histoire de la victoire dans vos yeux et la joie de la femme palestinienne était plus grande en comparaison à celle de la tristesse des blessures, les sacrifices, les douleurs et en dépit des familles exécutées et les maisons détruites, aussi le massacre de Shojae'ya".
"Sur les frontières de Gaza, les résistants ont mis fin à la légende de l'armée invincible, sur les frontières de Gaza", a dit Haniyeh.
Il a insisté que les résistants avaient manipulé les soldats de l'occupation, et les ont chassés et  ciblés partout tuant certains et capturant d'autres.
Le leader du Hamas a souligné que la joie des habitants de Gaza et l'organisation des marches avec les slogans d'Aïd ont déjoué les paris de certains sur le manque du soutien du peuple à la résistance.
Il a insisté que cette bataille a repris le respect et l'importance de la cause palestinienne et a ravivé les sentiments envers la cause palestinienne.

L'occupation envahit Bourin et arrête un citoyen

Les forces armées de l'occupant israélien ont pris d'assaut, le jeudi à l'aube 28/8, le village de Bourin dans le sud de la ville de Naplouse et ont procédé à une campagne d'invasions dans un certain nombre de maisons.
Des sources locales ont déclaré au correspondant de notre CPI que plusieurs patrouilles ont pris d'assaut le village et ont fait irruption dans certaines maisons palestiniennes, en altérant le contenu, avant avoir kidnappé le jeune Ghassan al-Najjar.
Les sources ont ajouté que les forces armées occupantes ont également envahi la maison du directeur du lycée de Bourin, Ibrahim Omran, et lui ont menacé d'être arrêté et de fermer l'école, si les élèves n'arrêtent pas de jeter des pierres sur la route de contournement utilisée par les colons.
Les forces armées sionistes ont déjà envahi l'école, hier, en lançant un grand nombre de bombes assourdissantes, sous prétexte que les élèves lancent des pierres sur les voitures des colons, ce qui a conduit à la blessure d'un colon.

Hamas: Haniyeh est en bonne santé

Le mouvement du Hamas a confirmé que le vice-président de son Bureau politique, Ismaïl Haniyeh, est en bonne santé.
Le mouvement a déclaré dans un bref communiqué, le jeudi 28/8: "Dans le cadre de sa guerre psychologique et la tentative de créer une victoire illusoire, certains médias israéliens publient les mensonges sur la santé de Haniyeh".
Il a confirmé que Haniyeh a prononcé le discours de la victoire dans la Bande de Gaza, et puis il a salué les manifestants dans une voiture ouverte parmi les citoyens, avant avoir visité les blessés de l'agression dans l'hôpital d'al-Shifa, et il est en pleine santé.
Des médias hébreux ont prétendu que Haniyeh a été transféré à l'hôpital d'al-Shifa après la détérioration de son état de santé à l'issue du discours prononcé par lui à Gaza.

Mechaal tient une conférence de presse jeudi à Doha

Il est prévu que le chef du Bureau politique du mouvement du Hamas, Khaled Mechaal, tiendra une conférence de presse intitulée: "Le Peuple fabrique sa victoire", aujourd'hui jeudi 28/8, à l'occasion de la victoire de la résistance palestinienne à Gaza.
Izzat Racheq, le membre du Bureau politique du mouvement du Hamas, a appelé les journalistes à assister et couvrir la conférence qui sera tenue, à 18h30, dans le quartier culturel "Katara" à Doha, Qatar.

Hébron : L’occupation arrête trois citoyens, et place d'autres en détention administrative

Les forces d'occupation sionistes ont arrêté jeudi (28-8) trois citoyens à Hébron au sud de la Cisjordanie et ont transféré deux autres à la détention administrative.
Des témoins ont déclaré que les forces d'occupation ont arrêté les citoyens Azzedine Nasser Zein, Hossam Zughayyar et Adham Abou Hadid, lors des opérations de raid et de recherche effectuées dans les maisons de la ville d’Hébron. Ils ont vérifié l'identité des citoyens avant la mise en œuvre des arrestations puis les ont embarqués des destinations inconnues.
D'autre part, les forces d'occupation ont placé en détention administrative les détenus Yazen Jaaba pendant deux mois et Ismail Bashir pendant six mois sous le prétexte de dossiers secrets contre eux, sachant qu'ils ont été arrêtés au cours des derniers jours dans des campagnes systématiques.
Dans un contexte similaire, des dizaines de soldats et de véhicules militaires ont pris d’assaut aujourd'hui la ville de Yatta, au sud d'Hébron, et ont effectué des inspections et de raids dans les maisons et les terres agricoles.
Le militant Rateb Jabour a déclaré au «Centre Palestinien d’Information » que les soldats et les patrouilles de l’occupation ont prétendu que ces processus de prises d’assaut visent à rechercher les maisons sans permis. Lors de ces opérations, des hélicoptères ont été utilisés et ont volé à basse altitude près d’une école à l’est de la ville, suscitant la panique parmi les citoyens et les enfants. Les forces israéliennes ont aussi pris d'assaut les maisons et les soldats ont commencé à photographier la région et à effectuer des processus de recherche.
Les forces d'occupation ont menacé plus de 8 zones de démolition à Yatta au sud d'Hébron, sous le prétexte de la construction sans permis et qu’elles sont des zones militaires fermées.

Libération du député jérusalémite Ahmad Attoun

Les autorités d'occupation sionistes devraient libérer ce jeudi (28-8) le député Ahmed Attoun de la prison d'Ofer à l'ouest de Ramallah après avoir passé 18 mois de détention.
Les autorités d'occupation ont arrêté Attoun pour la quatrième fois au cours de son mandat au Conseil législatif et l'a condamné à l'emprisonnement pour 18 mois puis ont arrêté son fils Mujahid sous prétexte de résistance à l'occupation dans la ville de Jérusalem.
Les autorités d'occupation sionistes avaient décidé d'expulser Attoun avec les députés et le ministre de Jérusalem Khaled Abou Arafa et Mohammed Abu Teir et les bannir de Jérusalem à Ramallah il y a trois ans.
Les forces d’occupation les ont ensuite arrêtés une nouvelle fois sous prétexte d’effectuer des évènements contre l'occupation.

20 femmes détenues dans les prisons israéliennes

Le Club des prisonniers a déclaré jeudi (28-8) que le nombre de femmes détenues dans les prisons israéliennes s'élève désormais à 20 après l'arrestation d'Anaam Qlambo de Jérusalem et de Fida Suleiman de Ramallah.
Les prisonnières sont: Lena Jerboni des territoires occupés en 48, Dima Sawahrah, Alaa Abu Zeitoun, Nawal al-Saadi, Dina Waked, Wiem Asida, Mona Ka'adan, Nahil Abu Eisha, Tahrir al-Fanni, Filastin Najem, Rasmiya Balawna, Reem Hamarsheh, Shirin Issawi, Fida Sheibani, Samaher Zainuddin, Hiba Abu Jaja, Bushra Tawil, Thuraya Bazar, Anaam Qlambo et Fida Suleiman.

Haaretz : L’accord est un retour en arrière pour Israël

Barak Ravid, analyse politique du journal hébreu Haaretz a déclaré que « le premier ministre de l’occupation Benyamin Netanyahou, sans négociations organisées ni vote, mais par un simple appel téléphonique avec les membres du siège ministériel israélien, les membres du Cabinet ont accepté l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas. Netanyahou a profité de l’occasion pour éteindre son téléphone et se sauver »
L’analyse poursuit « Netanyahou, 5 ans auparavant, après la guerre contre Gaza qu’il a nommé Plomb Durci, sa campagne scandait que « la mission n’est pas achevée, il faut mettre fin au Hamas et qu’il est le seul à pouvoir le faire »
Il a ajouté que « la façon avec laquelle Netanyahou a traité les 50 derniers jours a montré l’ampleur du fossé entre les déclarations et les promesses qu’il publiait avec la réalité. Il ne prononçait que des discours menaçant contre le Hamas mais a fini par affronter le Hamas avec la plus grande faiblesse. Ce qu’il souhaitait était de parvenir à un cessez-le-feu, coûte que coûte. Quand il a eu l’occasion de le faire, il s’est enfui ».
L’analyste a déclaré : « l’initiative égyptienne acceptée par le gouvernement de Netanyahou ne lui accorde aucun avantage. Le seul exploit des porte-paroles du gouvernement est la non réalisation des demandes pour port et l'aéroport. Même si ces demandes seront posées lors des négociations avec le Hamas la semaine prochaine ».
Il a souligné qu’ « Israël, en contrepartie d’un retour au calme pour une durée indéterminée, a accepté d’ouvrir immédiatement les passages frontaliers avec Gaza, de faire rentrer les aides humanitaires et d’élargir la zone de pêche à 6 miles »
Israël a aussi accepté de faire rentrer des matériaux de construction. Tout cela sans engagements ni de l’Egypte ni du Hamas que ces matériaux ne seront pas utilisés pour reconstruire les tunnels.
Ravid a déclaré que « l’initiative égyptienne ne comprend aucun article ni allusion aux demandes sécuritaires d’Israël. Il n’y a aucune allusion au désarmement de la bande de Gaza ou l’interdiction de se réarmer, ni à l’affaire des tunnels »
Il ajoute « le troisième accord avec le Hamas que Netanyahou a signé depuis son poste de premier ministre en 2009 n’est pas un retour au point de départ pour Israël par rapport à Gaza… Netanyahou a voulu retourner à la situation en cours qui était devenu une idéologie selon son point de vu,e mais en réalité cet accord est un retour en arrière »
Ravid poursuit « En réalité il y a eu 69 morts israéliens contre 2000 morts palestiniens dont la majorité sont des civils. Des milliers de roquettes ont été tirées vers les colonies du sud, des centaines d’autre contre le centre. Les habitants des colonies du sud ont été contraints à l’exode. Les habitants ne font plus confiance à l’armée ni au gouvernement. Des dégâts économiques s’élèvent à des milliards de shekels et des dégâts politiques nuisant à l’image d’Israël sont difficiles à en mesurer l’ampleur »

Meretz : La récente guerre sur Gaza a affaibli la force sioniste

La présidente du parti sioniste Meretz, Zahava Gal-On, a déclaré que la guerre menée par les forces d'occupation sur la bande de Gaza a non seulement échoué à promouvoir la dissuasion sioniste, mais elle l’a aussi affaiblie.
Gal-On a ajouté, selon le site du journal Maari dans son édition de jeudi (28-8), en commentant  ​​ce qui a été dit dans la conférence de presse tenue par le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu mercredi soir en disant que «si un accord a été effectué avec le Hamas uniquement sans donner au président Mahmoud Abbas une partie des réalisations, nous allons voir un nouveau cycle de violences dans un an ou deux ».

Un colon renverse un palestinien à Hébron

Le jeune Muntasar Haroub (25 ans) a été blessé après avoir été renversé délibérément par un colon sioniste à l'entrée de la ville de Beit Ummar, au nord d'Hébron.
Mohamed Ayad Awad, porte-parole des médias des comités populaires contre le mur dans le village de Beit Ummar, a déclaré que le jeune homme a été blessé pendant qu’il traversait la rue principale à l'entrée de la ville de Beit Ummar, où un colon l’a renversé avec sa voiture et a pris la fuite.
C'est le troisième incident du genre commis par des colons contre des citoyens palestiniens en moins de 24 heures à Hébron, notant aussi que des colons ont ouvert le feu sur des agriculteurs palestiniens à l'est de Yatta et un colon a attaqué une voiture palestinienne dans un accident de la circulation blessant délibérément quatre palestiniens mercredi matin au nord d'Hébron.

L’occupation est à la recherche du colon disparu craignant qu’il soit enlevé par la résistance

Le journal américain " New York Daily News " a révélé, citant des sources israéliennes, que  " les agences de sécurité craignent que le colon qui a disparu il y a environ une semaine à Jérusalem soit enlevé par les groupes du Hamas, sachant qu’il est étudiant dans une des écoles religieuses ".
Les sources ont indiqué au journal, selon ce qui a été publié par «Yediot Aharonot», que les expériences du passé prouvent que le Hamas est capable de mener ce genre d’opérations, mais aucune confirmation n’est valide jusqu’à présent.
La police israélienne a annoncé la disparition du colon Aharon Sofer (23 ans) près des environs de Jérusalem, sachant qu’elle a mené de larges opérations de recherche dans la région utilisant même des hélicoptères et a publié sa photo hier.
Il est à noter que Sofer est un Juif américain qui est venu à l'Etat de l'occupation afin d’achever ses études de la Torah dans une école religieuse à Jérusalem.

L'occupation multiplie ses invasions et les checkpoint mobiles, 13 Palestiniens arrêtés

Les forces armées de l'occupation israélienne ont intensifié le jeudi à l'aube les invasions dans les régions de la Cisjordanie occupée et ont lancé une campagne d'arrestations, affectant 13 palestiniens.
Elles ont également érigé des barrages mobiles.
La radio de l'occupation israélienne a déclaré que la plupart des captifs sont des cadres du mouvement du Hamas, prétendant qu'ils sont recherchés par les services de sécurité sionistes et qu'ils ont été transmis aux autorités compétentes pour être interrogés.
Selon des sources locales à Bethléem, les forces armées occupantes ont arrêté les deux jeunes Mohamed Hisham Dirya (19 ans) et Imad Ibrahim Dirya (23 ans) après avoir pris d'assaut leurs maisons dans le village de Biet Fajjar au sud de Bethléem.
Les soldats israéliens ont également kidnappé le jeune Ibrahim Namer Lawzi du camp de Qalandia au nord de la ville occupée de Jérusalem et ont inspecté un bâtiment résidentiel dans la ville de Birah.
Une autre force israélienne a fait irruption dans le quartier d'al-Irsal à la ville de Birah et a pénétré dans un bâtiment résidentiel, après l'évacuation de l'ensemble de la population, tandis que des autres sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont compté les résidents du bâtiment.