samedi 22 janvier 2011

Atlas des Palestiniens : Un peuple en quête d’un État

publié le vendredi 21 janvier 2011

Jean-Paul Chagnollaud et Sid-Ahmed Souiah, Cartographie de Madeleine Benoit-Guyod
 
Cet atlas raconte l’histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l’avènement d’un État sur son territoire.
Des décennies plus tard, cet objectif n’est toujours pas atteint et semble même plus inaccessible que jamais. Depuis 1948, plus de la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays, beaucoup dans les conditions précaires des camps de réfugiés, tandis que l’autre moitié est soumise à l’occupation, à la colonisation et, depuis 2006 à Gaza, à un blocus.
Aujourd’hui, toute perspective de paix paraît lointaine, les rapports de force continuant d’être défavorables aux Palestiniens malgré les soutiens internationaux dont ils bénéficient. Par un processus de colonisation systématique et la construction d’un mur qui s’étend jusqu’au coeur de la Cisjordanie, la stratégie israélienne vise à fragmenter et déstructurer un espace sur lequel il sera de plus en plus difficile d’établir un État palestinien viable disposant d’une véritable continuité territoriale. Cette situation aggrave l’exclusion de tout un peuple qui, malgré le droit international reconnaissant la légitimité de son aspiration à un État à côté d’Israël, est ainsi contraint de vivre dans l’exil, l’occupation et le blocus dans la bande de Gaza.
Les auteurs
Jean-Paul Chagnollaud est professeur de science politique à l’université de Cergy-Pontoise et directeur de la revue internationale Confluences Méditerranée.
Sid-Ahmed Souiah est professeur de géographie à l’université de Cergy-Pontoise. Il est chercheur au laboratoire MRTE (Cergy-Pontoise) et dans le Groupe de recherche sur le Maghreb et le Moyen-Orient (GREMAMO, Sedet, Paris 7 –Denis Diderot).
Avec la collaboration de Pierre Blanc, enseignant-chercheur en géopolitique au CIHEAM et rédacteur en chef de la revue Confluences Méditerranée. Il effectue des missions dans les territoires palestiniens.
Madeleine Benoit-Guyod est cartographe indépendante.
publié par Confluences Méditerranée

Iran, Hamas : les étonnantes confidences de l’ancien patron du Mossad

publié le vendredi 21 janvier 2011
Georges Malbrunot

 
La république islamique ne représente pas une menace existentielle contre l’État hébreu, a affirmé hier Ephraïm Halévy, l’ancien chef du Mossad lors d’une conférence à Paris devant le think-tank Center of Political and Foreign Affairs.
Israël est « en guerre contre l’Iran depuis plus de vingt ans, a ajouté Halévy, en réponse à une question de l’auteur de ce blog, mais c’est une guerre clandestine, et chaque camp a intérêt à conserver le caractère clandestin de cet affrontement. Les Iraniens comme nous (Israéliens) se comportent de façon rationnelle. Ils pensent et agissent logiquement. Les Iraniens sont certainement impliqués dans des activités clandestines en vue de fabriquer une bombe à des fins militaires. Mais entre Israël et l’Iran, les choses sont plus complexes » qu’il n’y parait, a poursuivi Ephraïm Halevy, qui a révélé avoir rencontré des responsables iraniens, ces dernières années.
« J’ai rencontré des responsables iraniens ces dernières années dans le cadre de contacts en coulisses », a poursuivi l’ancien maître espion. « Les Iraniens voulaient me rencontrer pour savoir ce que je pensais de la situation maintenant que je ne suis plus aux affaires. C’était des gens qui avaient des positions officielles en Iran. Un ou deux ambassadeurs m’ont dit ceci : mon rêve c’est d’être le premier ambassadeur d’Iran à venir prendre son poste à Jérusalem. J’ai dit d’accord, c’est bien, mais vous devez être prudents, la route est longue. » Officiellement, l’État hébreu et l’Iran n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1979, mais depuis des rencontres entre membres de leurs services de renseignements se sont tenues à différents points du globe, Vienne notamment.
Chose surprenante encore, en 2008, le plus proche collaborateur du président Mahmoud Ahmadinejad, Rahim Mashaïe avait déclaré que l’Iran n’avait rien contre le peuple israélien, et en dépit des protestations de certains radicaux, il a conservé son poste.
Les déclarations d’Halévy tranchent avec le discours officiel de l’État hébreu qui voit dans l’Iran la plus grande menace pesant sur son existence. Mais comme l’a reconnu l’ancien patron du Mossad, il n’y a pas consensus en Israël sur la réponse à donner au problème nucléaire iranien.
Ephraïm Halévy a tenu d’autres propos iconoclastes, sur le Hamas palestinien, cette fois : « Le Hamas est entrain d’évoluer vers une acceptation de l’État d’Israël », a-t-il déclaré. Les islamistes « ne le disent pas ainsi aujourd’hui. Ils disent quelque chose de différent : qu’ils accepteront un état palestinien dans les frontières de 1967. Si on comprend leur langage, cela veut dire qu’au-delà de cet État, il y a un autre État, c’est Israël. Ils accepteront de facto Israël », a soutenu Halévy, pour qui « ces changements prennent du temps. Nous devons avoir de la patience. »
L’ancien patron de Mossad estime que l’Occident a tort de ne pas parler aux islamistes palestiniens. Pour lui, la solution réside dans un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas. En 2007, les États-Unis ont eu tort de saboter l’accord de réconciliation arraché à La Mecque par l’Arabie saoudite, a-t-il regretté.
publié sur le blog du Figaro "L’Orient indiscret"

Selon un sondage, la droite israélienne serait victorieuse en cas d’élections anticipées

22/01/2011
La coalition de droite dirigée en Israël par le Premier ministre Benjamin Netanyahu se maintiendrait au pouvoir en cas d'élections anticipées, selon un sondage rendu public hier. Selon cette enquête, réalisée après le départ lundi de trois ministres travaillistes du gouvernement, la coalition regroupant des partis de droite, d'extrême droite et religieux, garderait les 64 députés sur 120 dont elle dispose dans la présente législature.
Ce sondage traduit néanmoins une insatisfaction de l'opinion envers les principaux dirigeants israéliens.
54 % des personnes interrogées se disent mécontentes de la prestation du Premier ministre (39 % satisfaites). Le même pourcentage de 54 % critique le chef de la diplomatie, le populiste Avigdor Lieberman (contre 36 % de satisfaits), et 61 % le ministre de la Défense Ehud Barak (contre 29 %).
En cas d'élections anticipées, le Likoud (droite) de M. Netanyahu est crédité de 32 sièges contre 27 dans la présente législature. Le parti Israël Beiteinou (extrême droite) de M. Lieberman se maintiendrait à 15 sièges et les partis religieux de la coalition garderaient une vingtaine de sièges.
En face, le parti centriste Kadima, dirigé par Tzipi Livni, gagnerait deux sièges, passant à 30 députés, alors que le Parti travailliste s'effondrerait à nouveau de 13 sièges à 5.
L'enquête d'opinion, publiée par le quotidien Haaretz (gauche), a été réalisée par un institut indépendant sur un échantillon représentatif de 500 personnes avec une marge d'erreur de 4,5 %. 

Le convoi d’Alliot-Marie assailli à Gaza d’où elle appelle à la fin du blocus israélien

22/01/2011
La première visite à Gaza de la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a été chahutée hier par des manifestants pro-Hamas. Mme Alliot-Marie a été conspuée par quelques dizaines de protestataires lui reprochant des propos qui lui ont été attribués par erreur sur le soldat israélien Gilad Shalit, enlevé en juin 2006, actuellement aux mains du Hamas. Sa visite de l'hôpital al-Qods à Gaza a été perturbée par les manifestants, maintenus à l'extérieur par le service d'ordre, qui ont provoqué une cohue au milieu de laquelle la ministre est restée imperturbable. Une chaussure a été lancée en sa direction, mais elle l'a esquivée, selon des témoins. Valérie Hoffenberg, représentante spéciale de la France pour le processus de paix au Proche-Orient, a reçu un coup à la tête dans la bousculade des photographes et cameramen à l'intérieur de l'hôpital.
Auparavant, les mêmes protestataires avaient jeté des chaussures et des œufs vers son véhicule lors de son arrivée au poste de sécurité du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007. « Il y a Gilad Shalit, mais aussi 7 000 prisonniers palestiniens » dans les prisons israéliennes, proclamait l'une des banderoles des manifestants. Par haut-parleur, un manifestant a dénoncé les propos attribués à tort par plusieurs médias, dont la radio israélienne, à Mme Alliot-Marie, mais tenus en fait par le père de Gilad Shalit, Noam Shalit, qualifiant de « crime de guerre » la détention au secret du soldat, qui a également la nationalité française. Dans un communiqué jeudi, le Hamas avait dénoncé « la déclaration partiale de la ministre française des Affaires étrangères décrivant l'enlèvement de Shalit comme un "crime de guerre" ».
« Dans les manifestants, il y avait des mères dont je peux comprendre la tristesse, mais d'autres avaient souvent d'autres visées. Il faut rester serein. Il y avait une trentaine, une cinquantaine de manifestants, ce n'était pas très grave », a déclaré la ministre après le premier incident. « Il ne faut pas confondre un groupe de manifestants avec le peuple palestinien », a-t-elle insisté après cette première visite à Gaza d'un chef de la diplomate française depuis celle de Philippe Douste-Blazy en septembre 2005.
À Paris, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Bernard Valero, a estimé que « ces petites manifestations ne devaient pas faire oublier » que Mme Alliot-Marie avait manifesté par sa visite « l'engagement de la France en faveur des populations gazaouies ».
Dans un discours au Centre culturel français de Gaza, la ministre a par ailleurs appelé Israël à lever complètement le blocus du territoire peuplé d'1,5 million d'habitants, dont 85 % dépendent de l'aide internationale. « Le blocus de Gaza engendre la pauvreté et nourrit la violence. Au nom des valeurs de liberté et de dignité que nous avons en partage, la France appelle Israël à y mettre fin », a-t-elle déclaré. « Des mesures d'allègement ont été prises (par Israël). Elles sont positives mais il faut aller plus loin. Ce sont les importations de biens de construction et de matières premières, les exportations et le libre mouvement des personnes qui doivent désormais être possibles », a plaidé la chef de la diplomatie. Mme Alliot-Marie n'a pas rencontré les autorités du Hamas, qui reste un paria de la communauté internationale.
« Je n'avais pas à voir les gens du Hamas tant qu'ils n'ont pas cessé les violences et reconnu Israël », a-t-elle ensuite expliqué lors d'une visite de la ville israélienne de Sdérot, limitrophe de Gaza. La ministre s'est ensuite envolée pour l'Égypte, où elle est arrivée en fin d'après-midi, pour poursuivre une tournée qui doit aussi la conduire en Jordanie. 

Entrée du convoi « Qods 5 » à Gaza par le passage de Rafah

[ 21/01/2011 - 10:29 ]
Gaza – CPI
Les autorités égyptiennes ont permis jeudi après-midi l’entrée du convoi « Qods 5 » dans la bande de Gaza via le passage terrestre de Rafah.
Le convoi comporte 16 militants, et transporte des aides médicales et des ambulances pour la bande de Gaza qui souffre d’une crise sanitaire étouffante qui résulte de la pénurie d’un grand nombre de médicaments.
Le convoi géré par le Comité local permanent pour le soutien du peuple palestinien, le Syndicat général des banques et assurances en Libye, est dirigé par Nouri Abdallah al-Shihawi, Secrétaire général du syndicat permanent de l’or et des métaux précieux. Le convoi transporte également à son bord de nombreux médias, dont la déléguée syndicale des journalistes libyens, Salma Ahmad al-Shi’ab.
La campagne palestinienne internationale contre le blocus de Gaza a condamné avec le réseau des ONG le resserrement du siège contre Gaza, et la réduction de l’entrée de blé, de gaz de cuisson, et de matières de base, en exhortant la communauté internationale à assumer ses responsabilités et d’exercer une forte pression sur l’ennemi afin qu’il mette fin au siège de manière totale.
La Campagne a déclaré dans un communiqué que l’arrêt de certains moulins à farine et de la plupart des stations de gaz domestique donne le signal d’alarme sur l’aggravation de la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.
La Campagne a souligné que l’embargo imposé par l’occupation est un crime et une violation flagrante de toutes les conventions et traités internationaux.
Les stations de gaz dans la bande de Gaza avait annoncé il y a quelques jours la pénurie de quantités de gaz dans la Bande en raison du refus de l’occupation  sous prétexte que Ramallah n’a pas converti les fonds alloués aux sociétés de gaz sionistes.

« Terkl » innocente l’entité de « crimes de guerre » lors de l’attaque de la Flottille de la Liberté

[ 21/01/2011 - 10:49 ]
Al-Nasserah – CPI
Des sources médiatiques hébreu ont annoncé que le comité sioniste « Terkl » qui a enquêté sur les faits de l’attaque contre le convoi international « Flottille de la Liberté » en route vers la bande de Gaza fin mai 2010, s’attache à disculper l’armée sioniste en partant de sa vision selon laquelle elle aurait « agi en toute légalité », lors de l’opération de contrôle sur les navires du convoi.
Une source proche du comité d’enquête a déclaré : « Le résumé des conclusions de la première partie des travaux du comité montre que l’armée a agi conformément aux dispositions du droit international lors de la saisie du navire turc ». Il a également souligné que l’ensemble des membres du comité, y compris les observateurs onusiens, ont adopté ces conclusions.
Le journal hébreu Maarev et la radio de l’armée ont exprimé leur conviction que le comité d’enquête, dont de nombreux côtés internationaux ont remis en cause la crédibilité, a procédé à « l’acquittement d’Israël de tout soupçon qui plane sur les crimes de guerre qu’elle aurait commis lors de la prise de contrôle du navire turc Marmara et les autres qui l’accompagnaient dans la flottille ».

Abou Zouhri : les déclarations d’Alliot-Marie sur Shalit sont un parti pris pour l’occupation

[ 21/01/2011 - 11:16 ]
Gaza – CPI
Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a décrit les déclarations de la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, selon lesquelles elle qualifie la détention de Shalit de crime de guerre, comme des paroles partiales pour l’occupation.
Abou Zouhri a déclaré dans la presse jeudi 20 janvier, que « ces déclarations reflètent la politique de deux poids deux mesures » et que Shalit est un « captif de guerre qui tuait des citoyens palestiniens à la frontière de Gaza, alors qu’il y a plus de 8000 prisonniers palestiniens enlevés par l’occupation dans leur domicile sans aucune accusation ».
Il a souligné le rejet des déclarations de la ministre française des Affaires étrangères, et a appelé la France à revoir sa position qui ne sert pas le rôle français dans la région.
Alliot-Marie avait prononcé ces déclarations lors de sa rencontre avec les parents de Shalit à al-Qods occupée plus tôt dans la journée.

Hamas dément les prétentions du Fatah sur une rencontre entre Arouri et des responsables sionistes

[ 21/01/2011 - 12:58 ]
Gaza – CPI
Le mouvement de résistance islamique Hamas dément les informations diffusées par les médias du Fatah sur des rencontres entre le leader le shaykh Salih al-‘Arouri, avec des responsables sionistes en Europe, en considérant que ces prétentions sont une tentative évidente de fausser l’image du Hamas.
Le mouvement a déclaré dans un communiqué émis par son bureau médiatique : « Au Hamas, nous condamnons fermement la propagande menée par certains médias affiliés au mouvement du Fatah, en diffusant des mensonges sur des rencontres prétendues entre le frère Salih al-‘Arouri leader dans le mouvement, et des responsables sionistes en Europe. Nous affirmons qu’il s’agit d’informations mensongères sans fondement, dont le but est de porter atteinte à l’image du mouvement et de ses leaders, et qui ne sont présentes que dans l’imagination de ceux qui ont crée ces mensonges ».
Le Hamas a ajouté : « Certains dirigeants influents au sein du Fatah et de l’Autorité palestinienne, noyés dans la boue des négociations, des rencontres et de la collaboration sécuritaire avec les sionistes, et qui ont été touchés par la manie des réunions avec l’ennemi. Ils ne trouvent plus de sens à leur vie lorsque s’arrêtent leurs réunions et négociations humiliantes avec les sionistes. Ils tentent de ternir l’image des leaders du mouvement et des représentants nationaux de notre peuple, attachés aux principes des palestiniens et à sa résistance, pour justifier leurs rencontres suspectes avec les leaders de l’ennemi sioniste. »
Le mouvement de résistance a affirmé son « rejet de toute rencontre avec l’ennemi criminel sioniste, qui ne comprend que la langue de la résistance, nous affirmons notre grande conviction que nous, notre peuple perspicace, par les médias professionnels qui ne donnent aucune importance à ces trompettes médiatiques suspectes et leurs pages connues pour leur hostilité envers la résistance ».

Les familles des captifs palestiniens protestent contre la visite de la ministre française

[ 21/01/2011 - 20:49 ]
Gaza – CPI
Abdallah Qandil, porte-parole de l’association Waïd pour les captifs et les libérés, a confirmé que les familles des captifs palestiniens étaient sorties manifestées pour protester contre les déclarations données par la ministre française des affaires étrangères, les ignorant.
Dans des déclarations faites à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Qindil dit que les familles des détenus palestiniens, enfermés dans les prisons israéliennes, se sont rassemblés dans une tente, un sit-in, près du passage de Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza. Ils voulaient marquer leur protestation contre les déclarations de Michèle Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères françaises, quant à l’affaire de Shalit, le soldat israélien détenu par la résistance palestinienne. En fait, elle a considéré la détention de Shalit comme un crime de guerre, méprisant ainsi les souffrances de plus de sept mille captifs palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.
De façon calme et civilisée, les familles de ces captifs, avec ce rassemblement, veulent exprimer leur colère à l’égard de la ministre qui n’avait pas prévu de les rencontrer dans sa liste de travail.
A noter aussi que des centaines de ces familles se sont réunies près du siège de l’UNRWA où se trouvait la ministre.
A souligner également qu’il y a quelque 750 captifs originaires de la bande de Gaza qui sont privés de la visite des leurs depuis plusieurs années.

Indignation : agressions des occupants israéliens contre les pêcheurs de Gaza

[ 21/01/2011 - 21:09 ]
Gaza – CPI
La division agricole du réseau des institutions de la société civile a catégoriquement condamné les agressions incessantes des occupants israéliens contre les pêcheurs de la bande de Gaza. Restreindre la zone de pêche à trois miles maritimes en fait partie.
Puis vient l’enlèvement de quatre pêcheurs palestiniens par les forces israéliennes d'occupation, il y a peu de temps.
Avec ces mesures, les occupants israéliens veulent empêcher les Palestiniens d’atteindre leurs richesses naturelles et isoler encore plus la Bande.
La division a chaleureusement salué l’endurance du pêcheur palestinien, face à ces agressions.
Elle a appelé la communauté internationale à faire pression sur les occupants israéliens afin d’arrêter les agressions pratiquées contre les pêcheurs et à lever le blocus maritime pratiqué contre la bande de Gaza et contre ses pêcheurs. Une caisse nationale devra être mise en place pour les soutenir pour qu’ils restent attachés à leur métier.

L’Entité sioniste a commis un crime en attaquant la flottille "La liberté", disent les Turcs

[ 21/01/2011 - 21:49 ]
Istanbul – CPI
Un sondage réalisé par l’institut Ghitar a montré que la majorité des Turcs soutiennent la flottille internationale "La liberté" et voient un vrai crime dans l’attaque menée contre elle par les occupants israéliens.
95% des personnes interrogées sont contre l’attaque, 5% seulement pour.
Les participants au sondage ont considéré l’agression faite contre la flottille internationale "La liberté" comme le deuxième évènement de l’année 2010. Le premier étant le référendum sur la réforme institutionnelle.
66% des sondés détestent l’Entité sioniste en premier lieu et les Etats-Unis d’Amérique en deuxième.
Bülent Yildirim, directeur du comité de secours humanitaire turc IHH, a commenté les résultats du sondage. Pour lui, les résultats montrent que l’esprit universel connaît naturellement la réalité. Ceux qui mettent le doute sur le message de la flottille internationale "La liberté" devront lire de près ces résultats, dit-il.

Les captifs de la prison de Nafha entament une grève de la faim pour assurer leurs droits

[ 21/01/2011 - 22:32 ]
Gaza – CPI
Le ministère des captifs et des libérés a confirmé que les détenus palestiniens ont entamé, vendredi 21 janvier 2011, une grève de la faim de deux jours, pour protester contre les conditions très difficiles dans lesquelles ils se trouvent.
Riyad Al-Achqar, directeur d’informations du ministère, dans un communiqué de presse, a précisé que les captifs, toutes tendances confondues, la respectent pour protester contre les mesures pratiquées contre eux, systématiquement, en particulier l’isolement et l’inspection incessante de leurs cellules.
Les captifs ont livré une liste d’exigences, dont en priorité sortir leurs collègues de l’isolement, surtout Ahmed Saadat et Jamel Abou Al-Hayja.
Ils demandent l’allègement de ces opérations d’inspection quotidiennes. Quatre inspections par jour. Plus de deux heures et demie d’inspection durant lesquelles les captifs sont entassés dans un lieu étroit.
Ils demandent aussi à être incarcérés ensemble, pour que les captifs se rencontrent et se voient.

Violents affrontements entre les habitants d’Al-Quds et les forces israéliennes d'occupation

[ 21/01/2011 - 23:02 ]
Al-Quds occupée – CPI
Dans le voisinage de la tente du sit-in, dans le quartier Al-Bostan du village de Salwan, de la ville d'Al-Quds, de violents affrontements ont éclaté entre les jeunes du quartier et la police de l’occupation israélienne qui avaient auparavant agressé les fidèles après la prière du vendredi, le 21 janvier 2011.
Des sources locales rapportent que les forces israéliennes d'occupation ont utilisé du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc de façon intensive et inconsidérée. Des dizaines de civils ont été asphyxiés. Et Hamza Maaji, photographe de l’agence Bal Media, a été blessé ; une balle en caoutchouc l’a atteint au dos.
Le prédicateur du vendredi Imad Al-Zaghal, dans son prêche du vendredi, a insisté sur la nécessité de mettre un terme à l’état de division qui déchire la scène palestinienne, pour retrouver l’unité nationale, le plus tôt possible, afin de faire face à l’attaque coloniale dont la ville d'Al-Quds et ses lieux saints, islamiques comme chrétiens, sont l’objet.

Contestation croissante en Israël et méthodes du Shin Beth...

Publié le 20-01-2011

Des jeunes, des femmes, de plus en plus d’Israéliens contestent ouvertement la politique d’apartheid israélienne. Du coup le régime essaie de leur faire peur... Voir ci-dessous les méthodes du Shin Beth (services secrets israéliens) rapportées par Amira Hass.
"Les deux jeunes agents à l’aéroport international Ben Gourion se tenaient à la porte de l’avion. Ce vendredi-là, ils n’attendaient pas quelque Mohammad, mais au contraire un certain Cohen. Matan Cohen.
Il a débarqué, puis ils l’ont suivi jusqu’au contrôle des passeports. De là, on l’a emmené dans une petite salle d’interrogation. Le policier de service a dit à Cohen, 22 ans, étudiant à « Hampshire College », qu’on le détenait sur présomption d’ « activité ennemie ».
Cohen : C’est vous qui avez décidé de me détenir ?
Le policier : Non, des éléments de sécurité.
Cohen : Vous voulez dire le service de sécurité du Shin Beth ?
Le policier : Oui, la section juive du Shin Beth.
Quatre autres individus en civil ont examiné les affaires de Cohen. Ils y ont mis deux heures et demie. Ils ont posé des questions qui ont prouvé à Cohen qu’ils ne savaient rien sur lui. (C’est un militant anarchiste et l’un des coordinateurs de BDS – Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël – aux États-Unis). Ils lui ont dit qu’ils n’avaient pas l’autorisation officielle des services de sécurité pour ouvrir son dossier :
- On nous a simplement prévenus qu’on vous soupçonne d’activité terroriste : ce qui veut dire qu’ils doivent fouiller ses bagages, ont-ils dit. Après l’examen, on l’a ramené au policier qui a dit :
- Si ça ne tenait qu’à moi, je vous relâcherais tout de suite. J’attends un coup de téléphone du chef de la section juive.
Cohen : Est-ce que je suis un suspect dans une affaire ?
Le policier : Non, vous n’êtes pas un suspect. Vous êtes soupçonné.
Cohen : Votre connaissance de la grammaire est incroyable.
Le policier : Ça veut dire qu’ils pensent que vous avez des contacts avec quelque chose mais on ne vous soupçonne de rien qui puisse être concret.
Cohen : En d’autres termes, vous pouvez me détenir quand vous voulez.
Le policier : J’ai reçu ces ordres du Shin Beth. Ce sont eux qui décident.
Finalement, le policier a dressé un procès-verbal de rétention, écrit ainsi : « Soupçonné par le Shin Beth d’activité terroriste ». Cohen, étudiant en économie politique, philosophie et psychanalyse, rentrait pour ses vacances et a quitté l’aéroport pour aller chez ses parents.
Il n’était pas le seul anarchiste à avoir affaire à la section juive cette semaine-là. Cinq jours avant, Kobi Snitz assistait à une conférence, quand il a reçu un appel à partir d’un numéro non identifié. Le correspondant lui a dit :
- Shalom, c’est Rona de Shin Beth. Je suis sûre que vous avez entendu parler de moi.
« Elle a dit qu’elle voulait m’inviter pour une conversation amicale et pour échanger nos idées », a dit Snitz, 39 ans, militant anarchiste et mathématicien. Il a demandé si on le faisait venir pour un interrogatoire, et quand elle a dit non, il a dit « non merci ». En 2009, Snitz a purgé une peine de prison de 20 jours pour avoir essayé, quelques années auparavant, d’empêcher la démolition d’une maison à Kharbatha, village à l’ouest de Ramallah. Il y a deux mois, il a été condamné à cinq autres jours de prison, pour avoir protesté contre la Seconde Guerre du Liban, en 2006.
La section juive estime que tous les Arabes sont dangereux et qu’ils nous mènent en bateau, nous militants naïfs, dit Snitz. Ils nous font venir pour établir un profil psychologique, pour savoir lesquels d’entre nous ils peuvent exploiter, et qui peut être exploité par d’autres. Ils ne cherchent pas de renseignements.
Assaf Kintzer a reçu un appel le 9 décembre :
- Shalom, c’est Rona du Shin Beth. Comment ça va ?
Après le « ça va bien » d’Assaf, elle a dit qu’elle voulait le voir et lui a demandé de venir au poste de police de la rue Dizengoff à Tel Aviv. C’est urgent, ajouta-t-elle. Kintzer, 33 ans, a dit qu’il ne pouvait pas venir immédiatement. Elle a dit :
- Je vous rappellerai bientôt, et vous avez intérêt à venir.
Puis elle a continué :
- Écoutez, si vous ne venez pas maintenant, je vais vous en dire plus au téléphone. Je veux que vous sachiez que nous savons ce que vous faites et qu’il y aura des répercussions. À présent, ce que vous faites est à la limite de la loi, et il est bien possible que les renseignements qu’on a sur vous montreront que vos actions sont illégales. Nous connaissons tous vos dossiers.
Plus tard le même jour, Kintzer a été convié au poste de police pour être interrogé après avoir été détenu au cours de deux manifestations contre la barrière de séparation de Ma’asara.
Puis Rona a ajouté :
- En plus de votre activité en Cisjordanie, nous savons que vous êtes impliqué dans un projet, celui de manifester contre une conférence d’affaires. Si vous devenez quelque peu violent, il y aura des conséquences. Pourquoi est-ce vous ne dites rien ?
- Je n’ai aucune raison de répondre, a-t-il dit. Alors Rona, se souvient-il, a dit en le quittant :
- Sachez que je ne suis pas du tout contre vous. Je suis avec vous et je prends part à des manifestations.
Une personne qui, elle, est allée voir Rona il y a quinze jours, surtout par curiosité, était N., 30 ans, autre membre des Anarchistes contre le Mur. En tout, l’entretien, y compris le contrôle de sécurité avec un magnomètre et le contrôle du sac de N., a duré moins de 20 minutes. Rona n’est pas arrivée à obtenir de réponse à ses questions, mais N. a dit qu’elle avait ce message :
- Nous savons ce que vous faites. À présent, vous n’enfreignez pas la loi et nous n’avons aucun problème en ce qui vous concerne. Dès que vous violerez la loi, nous serons là.
Haaretz a demandé au Shin Beth s’il avertissait les militants sur la violation des lois que la Knesset pourrait voter à l’avenir, rendant effectivement leurs actions illégales. Le journal a aussi demandé qui était considéré comme « soupçonné », et si les membres de leur service pouvaient participer à des manifestations contre le gouvernement. Le Shin Beth a répondu : " Le service de sécurité agit conformément à l’autorité que lui confère la loi, afin d’atteindre son but qui est celui de protéger la sécurité de l’état, les institutions et l’ordre public d’un régime démocratique, face aux menaces de terreur, aux dégâts, à la subversion, à l’espionnage et à la révélation des secrets d’état, comme il est stipulé dans le paragraphe 7 (a) de la loi sur le service de sécurité du Shin Beth, datant de 2002. Quant au degré jusqu’où les employés du Shin Beth peuvent participer à des manifestations, ils sont soumis à toutes les restrictions imposées sur tous les fonctionnaires."
(Traduit par C. Cameron pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

vendredi 21 janvier 2011

La Palestine appelle à la levée « totale et immédiate » du blocus israélien

le 20 janvier 2011
La Palestine a appelé, mercredi à New York, à la levée « totale et immédiate » du blocus israélien sur Gaza et à l’ouverture des points de passage frontaliers de Gaza pour permettre la libre circulation des personnes et des biens.
Lors d’un débat public du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation au Moyen-Orient, l’Observateur permanent de la Palestine auprès des Nations unies, Riyad Mansour, a jugé « inimaginable » le fait que deux années se soient écoulées depuis l’agression militaire israélienne de décembre 2008-janvier 2009 dans la bande de Ghaza et que les Palestiniens ne puissent toujours pas reconstruire leurs infrastructures.
« Il est vital de permettre au processus de reconstruction, en suspens depuis trop longtemps, d’être réellement mis en œuvre et de permettre le redressement économique et social à travers la restauration des moyens d’existence, de la dignité et de l’espoir », a indiqué M. Mansour. Il a enfin « déploré » les récentes agressions militaires israéliennes sur Gaza.

Une soirée-diapos pour témoigner

20/01/2011
Un groupe de Tarn-et-Garonnais a séjourné dans les territoires palestiniens, sous l'égide de l'association France-Palestine Solidarité 82. Ce périple d'une dizaine de jours effectué hors des circuits habituels a permis de vivre au contact de la population palestinienne et de toucher du doigt la réalité quotidienne de près de 4 millions d'habitants privés des droits les plus élémentaires, dont celui de vivre dans un pays indépendant, puisque les Palestiniens n'ont toujours pas d'État, 15 ans après les accords d'Oslo.
Qu'est-ce qui vous a particulièrement touché? Le camp de réfugiés de Deisheh, à Bethléem, où les 12 000 habitants attendent depuis 60 ans un hypothétique droit au retour dans leurs villages occupés. Hébron, la grande ville du Sud et poumon économique de la Palestine, où des familles s'organisent pour accueillir et loger les rares visiteurs étrangers. Bil'in, le village dont les habitants ont choisi de résister par la non-violence contre la construction du mur qui accapare 50% des terres cultivables. La vallée du Jourdain, toujours placée sous administration de l'armée israélienne et dont la quasi-totalité de l'eau est détournée pour les 6 500 colons et des firmes agroalimentaires au détriment des 50 000 Palestiniens qui y vivent.
Quels espoirs? Nous avons constaté les initiatives mises en place par de petites associations locales pour le développement et l'éducation: création de crèches et de jardins d'enfants; ateliers de tissage pour les femmes; cours du soir pour l'apprentissage du français. Et toujours cette revendication de vivre dans un État indépendant libéré de l'occupation militaire israélienne.
Pourquoi cette soirée? À travers un diaporama suivi d'un débat aux Récollets, vendredi 28 janvier à 20 h 30, nous voulons témoigner de la situation dramatique de toute une population, situation qui s'aggrave de jour en jour, mais aussi rendre compte de l'aspiration profonde de tout le peuple palestinien à une paix juste et à une existence normale. L'entrée est libre.

Les Comités Nationaux Olympiques d'Israël et de Palestine se réunissent pour la première fois à Lausanne sous le patronage du CIO

20 janvier 2011 - Communiqué de presse
Le Comité International Olympique (CIO) a accueilli aujourd’hui à Lausanne la première réunion entre les Comités Nationaux Olympiques (CNO) d’Israël et de Palestine afin d’examiner un certain nombre de questions ayant trait au sport. Les deux CNO avaient accepté de se réunir au siège du CIO à la suite de la visite du président Jacques Rogge au Proche-Orient en octobre dernier.
Conduite par le CIO, la réunion s'est déroulée de manière très constructive et dans un esprit de coopération. La libre circulation des athlètes, des entraîneurs, des officiels et du matériel sportif palestiniens ainsi que des athlètes étrangers a été largement discutée et un modus vivendi a été trouvé entre les deux CNO. Il a été décidé que les deux CNO évalueront les difficultés auxquelles ils font face actuellement et travailleront ensemble sur des propositions concrètes ainsi que sur un système qui aiderait à améliorer la situation avant de s’en remettre à leurs autorités publiques respectives. Une deuxième réunion aura lieu dans deux mois pour examiner les progrès accomplis.
Les mesures de soutien en faveur du développement du sport palestinien ont également constitué un point important à l’ordre du jour de la réunion d’aujourd’hui. Le CIO a confirmé qu’il enverrait des experts pour élaborer une stratégie de développement du sport à long terme en Palestine afin de continuer à aider non seulement les athlètes mais aussi les entraîneurs et les dirigeants sportifs, et trouver les moyens de mieux promouvoir le sport ainsi que ses valeurs au niveau local.
À court terme, la priorité sera donnée à l’aide aux athlètes palestiniens afin qu’ils puissent réaliser leur rêve de participer aux Jeux Olympiques à Londres l’année prochaine. À cet égard, les représentants du Comité Olympique Israélien ont indiqué qu’ils étaient prêts à offrir des possibilités d’entraînement aux athlètes palestiniens.
La question de la participation des athlètes israéliens aux compétitions internationales a également été soulevée durant la réunion et tous les participants ont exprimé leur volonté d'user dans la mesure du possible de leur influence pour régler cette question avec les parties concernées.
NOTE AUX RÉDACTEURS
La réunion a été ouverte par le président du CIO, Jacques Rogge. Le chef de cabinet du CIO, Christophe de Kepper, et le directeur du département chargé des relations avec les CNO, Pere Miró, y ont participé.
La délégation israélienne était composée du président et du secrétaire général du CNO, Zvi Varshaviak et Efraim Zinger.
La délégation palestinienne était dirigée par le président du CNO, le Major Général Jibril Rajoub, et était composée des personnes suivantes : Khalid El-Yazji, directeur des relations internationales du CNO, Tanya Jaar, du Bureau des affaires internationales de l’Association palestinienne de football, et Jérôme Champagne, conseiller auprès de l’autorité palestinienne pour le développement du sport et du football en particulier.

Alliot-Marie: les frontières de 1967 base des négociations de paix

AFP | 21.01.11 | 05h27
La ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a réaffirmé que les frontières de 1967 constituaient la base des négociations israélo-palestiniennes pour l'Union européenne (UE), dans une interview publiée vendredi par le quotidien palestinien Al-Qods.
Mme Alliot-Marie, en tournée au Proche-Orient depuis jeudi, a en outre indiqué avoir lancé une invitation pour le 3 février à toutes les parties concernées pour un dîner de suivi de la Conférence de Paris sur l'aide à l'Etat palestinien.
"L'Union européenne a rappelé très clairement sa position en décembre 2009, en indiquant qu'elle ne reconnaîtra aucune modification des frontières de 1967 qui ne soit pas agréée par les parties, y compris en ce qui concerne Jérusalem", a-t-elle déclaré, interrogée sur la raison pour laquelle l'UE ne reconnaissait pas l'Etat de Palestine sur les lignes d'avant la guerre des Six-Jours, comme l'ont déjà fait plusieurs pays latino-américains.
Mme Alliot-Marie a commencé jeudi en Israël sa première tournée au Proche-Orient, en Egypte et en Jordanie. Elle doit se rendre vendredi dans la bande de Gaza.
"L'Union européenne a affirmé dans les conclusions du Conseil des Affaires étrangères du 13 décembre dernier qu'elle était prête, le moment venu, à reconnaître un Etat palestinien", a-t-elle souligné, rappelant que "la France avait été la première en Europe à rehausser le statut de la représentation palestinienne, en juillet".
"Cependant, la priorité aujourd'hui c'est la reprise urgente des négociations, afin de parvenir à un accord final qui permette un règlement durable du conflit, la fin de l'occupation et la viabilité de l'Etat palestinien", a ajouté la chef de la diplomatie française, qui doit rencontrer samedi le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas à Amman.
"Je lui dirai à nouveau le soutien déterminé de la France et du président de la République Nicolas Sarkozy à l'établissement d'un Etat de Palestine souverain, indépendant, viable et démocratique, d'ici fin 2011 conformément à l'objectif fixé par le Quartette" sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Onu, UE), a-t-elle indiqué.
"Sur le volet économique et financier, j'ai convié le Premier ministre Salam Fayyad et les coprésidents de la Conférence de Paris pour l'Etat palestinien, mon homologue norvégien Jonas Stoere, la Haute représentante de l'Union européenne Catherine Ashton, le Représentant spécial du Quartette Tony Blair, à un dîner de suivi le 3 février prochain à Paris", a indiqué Mme Alliot-Marie.
"Nous y discuterons notamment de la tenue d'une nouvelle conférence internationale des donateurs", a-t-elle précisé.
"Nous sommes disposés à organiser en France une nouvelle conférence mais celle-ci ne pourra être un succès sans une vraie dynamique politique", a-t-elle estimé, rappelant "le succès de la Conférence des donateurs tenue à Paris en décembre 2007 : sur les trois années couvertes par la Conférence, 7,7 milliards de dollars ont été versés, toutes formes d'aide confondues, dont 4,3 milliards d'aide budgétaire à l'Autorité palestinienne".

Flottille: la commission israélienne va publier son premier rapport dimanche

(AFP)
JERUSALEM — La commission d'enquête israélienne chargée d'examiner les aspects juridiques de l'assaut sanglant contre une flottille humanitaire au large de Gaza en mai 2010 va rendre public dimanche son rapport préliminaire, a-t-on appris jeudi de source officielle.
"La commission va publier dimanche la première partie de son rapport portant notamment sur la légalité du blocus maritime autour de la bande de Gaza, ainsi que sur les actions menées par l'armée israélienne et les passagers", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la commission, Ofer Lefter.
La commission, présidée par l'ancien juge Yaakov Tirkel, a été établie en juillet par le gouvernement pour faire la lumière sur la légalité de l'arraisonnement, le 31 mai à l'aube, du ferry turc Mavi Marmara par un commando de marine israélien dans les eaux internationales.
Le commando israélien avait arraisonné une flottille internationale pro-palestinienne de six navires qui tentaient de briser le blocus de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. Neuf Turcs ont été tués dans l'assaut qui a provoqué une dégradation des relations israélo-turques et soulevé une vague de réprobation internationale.
La commission Tirkel a auditionné ces derniers mois le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Ehud Barak et le chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazi. Aucun soldat ou officier ayant participé à l'opération n'a en revanche été autorisé à comparaître.
"Le rapport de la commission Tirkel va être présenté au Premier ministre Benjamin Netanyahu puis sera transmis à l'ONU", a précisé le porte-parole.
"Dans cette première partie, le rapport va notamment traiter de la conformité des actions prises par Israël pour imposer le blocus naval lors de l'incident du 31 mai au regard du droit international et examiner les actions des organisateurs et des participants à cette flottille ainsi que leur identité", a ajouté M. Lefter.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a constitué de son côté un panel de quatre membres, dont un représentant turc et un autre israélien, chargés d'enquêter sur le raid meurtrier.
Selon la version des autorités israéliennes, les soldats ont fait usage de leurs armes après avoir été attaqués notamment à coups de couteau par des militants pro-palestiniens qui se trouvaient à bord du Mavi Marmara.
Les passagers affirment pour leur part que les commandos de marine ont ouvert le feu aussitôt après leur hélitreuillage sur le pont du ferry.
A l'issue d'une enquête interne, l'armée israélienne a reconnu le 12 juillet dernier des "erreurs" lors de la planification et l'exécution du raid meurtrier, mais elle a justifié le recours à la force.
Pour sa part, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU siégeant à Genève avait avalisé un rapport publié le 22 septembre concluant à l'existence de "preuves claires" pour "appuyer des poursuites" contre Israël pour "homicide intentionnel, torture ou traitements inhumains, le fait de causer intentionnellement de grandes souffrances ou des blessures graves".

La France appelle Israël à "mettre fin" au blocus de Gaza

21/01/2011 | 11h50
La France appelle à "mettre un terme" au blocus de la bande de Gaza "au nom des valeurs de liberté et de dignité", a affirmé vendredi la chef de la diplomatie française lors de sa première visite dans ce territoire palestinien.
"Le blocus de Gaza engendre la pauvreté et nourrit la violence. Au nom des valeurs de liberté et de dignité que nous avons en partage, la France appelle Israël à y mettre un terme", a déclaré Mme Alliot-Marie lors d'un discours au Centre culturel français de Gaza.
"La France n'abandonnera pas Gaza, la France se mobilise pour la paix et le développement de la Palestine. La paix passe par la création de l'Etat palestinien dont Gaza est partie intégrante, comme la Cisjordanie", a-t-elle ajouté.
"Des mesures d'allègement ont été prises. Elles sont positives mais il faut aller plus loin. Ce sont les importations de biens de construction et de matières premières, les exportations et le libre mouvement des personnes qui doivent désormais être possibles", a plaidé la ministre des Affaires étrangères. 
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Deux envoyés spéciaux américains en Israël pour discuter de sécurité

20 janvier 2011
Agence France-Presse
Dennis Ross, conseiller spécial du président Barack Obama, et David Hale, l'adjoint de George Mitchell, l'émissaire des États-Unis pour le Proche-Orient, sont arrivés en Israël pour des entretiens portant sur la sécurité, a-t-on appris jeudi de source officielle.
Ces deux envoyés américains «vont avoir des discussions sur les questions concernant les besoins sécuritaires d'Israël ainsi que sur des sujets portant sur la sécurité régionale», a précisé un communiqué du bureau du premier ministre Benjamin Netanyahu.
«L'objectif (de ces discussions) est de préserver l'avantage qualitatif de l'armée israélienne dans le cadre des négociations avec les Palestiniens afin que cet avantage relatif de l'État d'Israël soit maintenu dans tout accord à venir», a ajouté le communiqué sans donner d'autres précisions.
M. Hale a également rencontré des émissaires du Quartette (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU) en vue de préparer la réunion de ce groupe, le 5 février à Munich, a précisé à Washington le département d'Etat.
Il s'est aussi entretenu avec le responsable israélien des négociations avec les Palestiniens, Yitzhak Molcho, et doit rencontrer samedi à Amman son homologue palestinien, Saëb Erakat.
Les négociations de paix directes entre Israéliens et Palestiniens, brièvement relancées le 2 septembre à Washington, sont bloquées depuis l'expiration fin septembre d'un moratoire sur la colonisation juive en Cisjordanie occupée.
Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a réitéré jeudi la conviction de l'administration américaine que ces pourparlers en panne demeurent «le seul moyen» de mettre fin au conflit.

Les habitants de Jérusalem Est se battent contre l'occupation

Jérusalem - 20-01-2011

Par Wadi Hilweh Information Center 
Des affrontements ont éclaté à Baten al-Hawa hier soir à 19h, lorsque la police israélienne des frontières a commencé à empiler des dizaines de sacs de sable sur le toit d'une maison du quartier. Cela fait maintenant plusieurs semaines que la police occupe ce toit, et les officiers interdisent l'accès à leur propre toit aux 7 familles qui habitent l'immeuble. La police a installe une fenêtre d'"inspection" à la porte qui mène à la terrasse, qui ressemble maintenant à une porte de cellule de prison.

















En début de soirée, la police des frontières a enfermé les résidents dans leurs appartements respectifs, pendant que les officiers montaient les sacs de sable sur le toit. Les affrontements ont éclaté quand les voisins se sont rendu compte de ce que faisaient les policiers.
Plus de 20 habitants ont été blessés, soit par balles caoutchouc-acier, soit par l'inhalation des gaz lacrymogènes, la plupart étant des enfants.
Les soldats israéliens ont lancé 3 grenades lacrymogènes dans la cour de la maison de Zuheir Rajbi. Yazan, 12 ans, le fils de la famille, un bébé d'une semaine et une femme enceinte de 7 mois ont été hospitalisés, asphyxiés par les gaz. Une des femmes enceintes est toujours sous surveillance médicale. La mère de Zuheir a également été blessée alors qu'elle courait pour échapper aux fumées des gaz.
Les affrontements se sont propagés aux quartiers voisins, Al-Bustan, Ein Silwan et Wadi Hilweh, ainsi que dans le camp de réfugiés de Shufat, où un soldat israélien a été blessé par un jet de pierre au checkpoint.







  Traduction : MR pour ISM 

L’étouffement d’al-Qods : un crime contre le patrimoine de l’humanité

Jérusalem - 20-01-2011

Par Fadwa Nassar 
Le pouvoir d’occupation sioniste vient d’annoncer la décision de compléter au cours de cette année le mur de séparation et de colonisation, qui entoure al-Qods, dont 200 kms ont été achevés ces récentes années. Il n’en reste en fait que 20 kms à construire pour achever l’étouffement d’une des plus anciennes villes dans le monde, qui symbolise, comme son premier nom l’indique, la paix (Ur Salem). Par ce geste symbolique (car la destruction de la ville a effectivement commencé depuis son occupation par les colons sionistes et son étouffement il y a plusieurs années), l’entité sioniste annonce au monde sa volonté de détruire l’avenir de la ville sainte après avoir tenté de détruire son passé et son présent.


















Le processus de l’étouffement d’al-Qods fait partie du plan colonial et raciste consistant à faire de la ville sainte millénaire une ville juive, à la manière sioniste, c’est-à-dire une ville de haine, de colonisation et de nettoyage ethnico-religieux, exclusive et arrogante, dont le véritable et authentique passé devrait laisser la place à un pseudo passé inventé et mensonger forgé par une idéologie coloniale et raciste, et où le présent n’est que violence armée et policière coloniale, arrestations, destructions, profanations de lieux saints, expulsion de la population et mesures oppressives de tout genre que seul un esprit malade et immoral peut inventer.
Le mur sioniste entourant la ville millénaire et historique d’al-Qods, dont la construction a commencé il y a quelques années, sous le criminel Sharon, a déjà produit ses effets destructeurs sur la société palestinienne : séparation entre les familles elles-mêmes, entre les familles et leurs lieux de travail ou leurs écoles, entre les malades et leurs centres de soins, sans parler des longues files d’attente aux « postes de passage » entre al-Qods et la Cisjordanie, pour supporter les soldats ennemis, leur arrogance et violence raciste et où sont arrêtés les Palestiniens venant de Cisjordanie, voulant soit se rendre à leur travail, soit rendre visite à leurs familles, soit se faire soigner, soit tout simplement se rendre à la mosquée al-Aqsa ou d’autres mosquées ou églises de la ville ou bien visiter leur ville et capitale occupée, etc.
Les vingt kilomètres prévus pour cette année 2011 sépareront al-Qods de Qalandia et du camp de Shu’fat. Selon Hatem Abdel Qader, il s’agit d’une double séparation : « le mur sépare al-Qods de la Cisjordanie, d’abord, mais il sépare également al-Qods de certains de ses quartiers, villages et bourgs », comme cela s’est passé avec Abou Dis, Sawahera et el-Ram. Le mur construit avait déjà éloigné de la ville 125.000 maqdisis, il en éloignera 100.000 supplémentaires. L’administration coloniale (Yagir Seguev, responsable de la partie est de la ville, dans la municipalité sioniste) a reconnu que le mur avait des fonctions politiques et démographiques, et non seulement sécuritaires comme certains le prétendaient. Les responsables israéliens affirment même que ces zones situées hors du mur seront administrées par le futur Etat palestinien, en tant que « Jérusalem-Est ».

Colonie sioniste Har-Homa, Jérusalem Est
Il s’agit d’un hideux nettoyage ethnico-religieux, consistant à vider la ville de sa population palestinienne : Les Palestiniens représentent actuellement 35% de la population dans la ville entière (est et ouest) d’al-Qods, mais le plan, établi déjà en 1973, vise à réduire ce taux à 22%. 300.000 Palestiniens vivent dans la partie est d’al-Qods, colonisée à présent par 200.000 Israéliens. En expulsant de plus en plus de Palestiniens, par le biais du mur et du retrait de la carte de résidence, les sionistes espèrent devenir une majorité démographique dans la ville.
En 1948 déjà, l’occupant avait procédé au nettoyage ethnico-religieux de la partie occidentale de la ville, en commettant des massacres et en expulsant sa population palestinienne, dont une grande partie de religion chrétienne. Des quartiers entiers avaient été vidés, aussitôt occupés par des colons juifs nouvellement débarqués en Palestine occupée.
En 1967, une autre phase du nettoyage ethnico-religieux a eu lieu, autour et à l’intérieur même de la vieille ville, avec la destruction du quartier Sharaf, tout près de la mosquée al-Aqsa, actuellement conçue pour être la place du « mur des lamentations », soit le mur al-Bouraq.
Outre la destruction, le retrait des cartes de résidence, les sionistes ont également mis en place le système des lourdes amendes et des taxes exorbitantes pour ruiner les Maqdisis et les entraîner à quitter leur ville, « pacifiquement ». Ils ont également anéanti, tout au long de leur occupation, le système scolaire, interdisant la réfection des écoles déjà en place et refusant d’augmenter le nombre des écoles pouvant assurer une scolarité normale pour les Palestiniens.
Cependant, la nouvelle vague de terreur que les sionistes ont lancée contre les Maqdisis vise à présent leurs maisons mêmes : elles sont soit détruites, en prétendant qu’elles ont été construites de manière « illégale », c’est-à-dire sans autorisation de l’administration coloniale qui d’ailleurs, n’accorde pas de permis de construire aux Palestiniens, soit livrées aux colons, prétendant qu’il s’agit de maisons jadis habitées ou bien achetées par des juifs.
Depuis quelques années, deux quartiers d’al-Qods sont particulièrement visés : Selwan et Sheikh Jarrah. Or, ces deux quartiers font partie d’un plan de construction d’une ville religieuse juive, qui s’étendrait de Sheikh Jarrah à Selwan, en passant par la vieille ville et la mosquée al-Aqsa. N’ayant pas réussi à prouver, par la science archéologique, leurs allégations à propos d’un passé juif de la ville, même par les travaux de professeurs sionistes des universités israéliennes ou internationales, ils ont alors décidé de construire cette ville, en détruisant le passé arabo-musulman de tous les quartiers d’al-Qods et surtout en expulsant sa population, devenue témoin gênant d’un massacre civilisationnel. La destruction récente de la maison historique du mufti d’al-Qods, Abdel Qader Husseyni, pour construire des logements coloniaux, ne fait que témoigner de la haine sioniste pour tout ce qui rappelle le passé arabo-musulman de la ville.
Ces destructions et agressions incessantes contre les maqdisis sont parallèles aux multiples et croissantes profanations des lieux saints, et notamment la mosquée al-Aqsa. Le dernier rapport annuel de l’Institution Internationale al-Qods avait souligné le rythme de plus en plus accru des interventions des colons à l’intérieur de la mosquée qui ne se contentent plus de visites, mais commencent à y célébrer leurs rites religieux, protégés par la police sioniste. Le plan sioniste consiste, au moins, à partager la mosquée al-Aqsa, d’en couper une partie pour la remettre aux juifs, comme ce fut le cas pour la mosquée Ibrahimi dans la ville d’al-Khalil.
S’opposant à leur expulsion, les Palestiniens d’al-Qods, soutenus par leurs frères en Palestine occupée de 48, résistent à ces plans criminels. Depuis quelques années, ils ont réussi à se mobiliser et à mettre des freins à la judaïsation. A Sheikh Jarrah, et surtout à Selwan, au cours de 2010, les jeunes sont parvenus à stopper l’avancée sioniste. Ni les agressions de la police et des colons, ni les arrestations, ni les intimidations ou menaces, ne sont parvenues à réduire leur mobilisation. Le refus des députés d’al-Qods de se faire expulser en installant une tente au siège de la Croix-Rouge internationale, afin d’attirer l’attention de l’opinion internationale, sur leur lutte et détermination et surtout pour rassembler la population maqdisie autour de la résistance à l’occupation, est également parvenue à freiner l’avancée sioniste.
Outre la complicité occidentale, et notamment américaine, à ce processus criminel, c’est le silence et l’attitude passive des Etats arabo-musulmans, qui frôlent à certains égards la complicité, qui sont responsables de la destruction progressive d’une ville millénaire, restée pendant des siècles un des principaux joyaux de la civilisation humaine.  

La PFUUPE soutient l’appel palestinien pour une campagne BDS

vendredi 21 janvier 2011 - 07h:47
PFUUPE - PACBI
Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et employés universitaires (PFUUPE) :
Prise de position [Concernant les relations de l’université de Johannesburg avec l’université Ben Gourion]
Palestine occupée, 19 janvier 2011
(JPG) La Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et employés universitaires (PFUUPE) souhaite réitérer sa ferme opposition à toute relation bilatérale ou multilatérale entre les institutions universitaires palestiniennes et israéliennes.
Concernant la décision du Sénat de l’université de Johannesburg en septembre 2010 de reconsidérer le protocole d’accord de l’université avec l’université Ben Gourion, et particulièrement concernant la condition d’un partenariat avec une université palestinienne, le PFUUPE, représentant les universitaires palestiniens dans virtuellement toutes les universités palestiniennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza occupées, se situe fermement derrière la position du Conseil palestinien pour l’Éducation supérieure (CHE.) qui rejette la coopération avec les universités israéliennes. Le CHE, représentant toutes les institutions d’éducation supérieure et le ministère de l’Éducation et de l’Éducation supérieure (MoEHE), a rejeté, depuis le début des années 1990, toute forme de coopération d’institutions palestiniennes d’éducation supérieure avec les institutions académiques israéliennes jusqu’à la fin de l’occupation israélienne (1). Cette position a été répétée particulièrement en référence au Protocole d’accord entre les universités Ben Gourion et de Johannesburg au cours d’un de ses meetings en octobre 2010. Les membres du CHE ont réaffirmé leur rejet de toute forme de coopération avec les universités israéliennes, directe ou via des parties tierces.
Le PFUUPE approuve pleinement l’appel de la société civile palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce qu’il remplisse ses obligations selon la loi internationale (2) et, en tant que partie membre, l’appel par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI). (3). Dans le cadre de cette forme non violente de résistance à l’occupation et à la dépossession des Palestiniens, le boycott doit être appliqué aux institutions israéliennes, comprenant toutes les universités qui sont complices des violations par l’État de la loi internationale et des droits humains, jusqu’à ce qu’elles mettent fin à leur collusion directe et indirecte avec la politique coloniale et apartheid de l’État (4).
Il est maintenant largement admis et bien documenté que les institutions académiques israéliennes sont profondément insérées dans le système d’oppression et de domination pratiqué par l’État israélien. Les universités israéliennes et les institutions de recherche coopèrent étroitement avec l’establishment militaro-sécuritaire par les activités de recherche et d’enseignement. Elles ne se sont jamais dissociées - et encore moins n’ont condamné - le régime d’occupation, malgré plus de quatre décennies d’étranglement systématique de l’éducation palestinienne, même quand l’occupant israélien a fermé pour de longues durées les universités et les écoles palestiniennes - atteignant quatre ans dans le cas de l’université de Bir Zeit. Les universités israéliennes n’ont jamais condamné non plus le système enraciné et institutionnalisé de discrimination contre les citoyens palestiniens d’Israël au sein du régime, de la société et même du monde académique.
Comme ce fut le cas dans la lutte contre l’Apartheid sud-africain, et au vu de l’oppression multiforme qu’Israël exerce contre le peuple palestinien, nous croyons que la forme la plus efficace de solidarité avec les universitaires et les institutions palestiniennes d’éducation supérieure est l’action civile directe destinée à mettre fin à l’occupation israélienne et au régime d’apartheid en Palestine. Isoler Israël dans la scène internationale par diverses formes de boycott et de sanctions, le forçant ainsi à obéir au droit international et au respect des droits palestiniens, voila une des stratégies les plus importantes et les plus moralement censées ouvertes au monde académique international. Comme première étape urgente, PFUUPE attend et presse les institutions académiques internationales à cesser, pour le moins, toute coopération avec les institutions israéliennes complices.
Si bien que nous saluons le corps professoral de l’université de Johannesburg qui a remis en cause la relation actuelle avec l’université Ben Gourion. Nous saluons aussi les plus de 250 universitaires sud-africains qui ont signé une pétition appelant à rompre les liens avec les universités israéliennes (5), et nous apprécions particulièrement la stature morale de l’archevêque Desmond Tutu qui a écrit : « Les institutions sud-africaines sont dans l’obligation de reconsidérer les relations forgées à l’époque de l’Apartheid avec d’autres institutions qui ont fermé les yeux à l’oppression raciale au nom de la "pure érudition" ou du "travail scientifique". Cela ne peut jamais être business as usual. » (6).
Finalement, au nom des universitaires palestiniens, nous pressons nos collègues sud-africains à soutenir notre lutte pour la justice et la paix en coupant les liens avec les universités israéliennes jusqu’à ce qu’Israël remplisse ses obligations selon le droit international.
Nous espérons que les Sud-africains, en particulier, peuvent juger de l’urgence de satisfaire cette obligation morale pour terminer l’injustice et parvenir à la liberté et à l’égalité pour tous.
Dr. Amjad Barham
Président de la Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et employés universitaires
Références
[1] Le Conseil palestinien pour l’éducation supérieure, composé des présidents des universités palestiniennes et des représentants de la communauté a, depuis les années 1990, adhéré à sa position de principe du rejet « de la coopération scientifique et technique entre universités palestiniennes et israéliennes » jusqu’à ce qu’Israël termine son occupation.
Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël : PACBI - traduction : BDS France
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Contre la censure, contre la calomnie, pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

vendredi 21 janvier 2011 - 07h:00
Paco - Le Post
Dans la série des procès et calomnies qui visent Stéphane Hessel et les militant-e-s de la campagne de boycott qui dénonce la politique israélienne, un article publié par Le Mague reprenant des propos de Stéphane Hessel est visé par une nouvelle plainte abracadabrante.
L’action du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) pour obtenir l’annulation d’une conférence de Stéphane Hessel à l’Ecole Normale Supérieure le 18 janvier a fait grand bruit. Bien plus de bruit que si le CRIF avait laissé Stéphane Hessel, 93 ans, ancien déporté, résistant d’hier et d’aujourd’hui, s’exprimer normalement. En effet, en réaction contre la censure, plus de 1500 personnes « indignées » se sont rassemblées sur la place du Panthéon ce jour-là pour entendre Stéphane Hessel et des orateurs qui ne font que demander l’application du droit international et des résolutions de l’ONU. 1500 personnes, c’est cinq fois plus que ce qu’aurait pu contenir la salle réservée à l’Ecole nationale supérieure. Merci donc au CRIF pour son coup de pouce au succès de cette soirée.
On le sait, le CRIF n’est pas le seul à confondre lutte contre l’antisémitisme et défense des intérêts des gouvernements israéliens. Si le premier objectif a toute notre sympathie, il est impossible d’adhérer au second. Le 15 juin 2010, peu après l’attaque « illégale et immorale » d’Israël contre une flottille humanitaire destinée à la bande de Gaza occupée et asphyxiée, Stéphane Hessel publiait un article dans le Huffington Post pour expliquer les raisons du boycott d’Israël. Une action inspirée par le boycott qui était dirigé contre l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. « Je soutiens les mots sincères de l’écrivain écossais Iain Banks qui, en réaction à l’attaque atroce d’Israël de la Flottille de la Liberté, a suggéré que la meilleure façon pour les artistes, écrivains et universitaires internationaux de « convaincre Israël de sa dégradation morale et de son isolement éthique » est « tout simplement de ne plus rien avoir à faire avec ce gouvernement criminel. » », concluait l’auteur de Indignez-vous !
L’article fut repris sur divers blogs et sites Internet. Ayant trouvé une traduction sur le site de Michel Collon, j’ai repris ce texte sur Le Post.fr et sur Le Mague.fr le 17 juin 2010. Une démarche qui, le 12 janvier dernier, a valu à Frédérique Vignale, fondateur du Mague, une convocation au siège de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) situé rue du Château des Rentiers à Paris. Motif : une plainte du « Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme »... A ma connaissance, Le Post.fr n’a pas encore été inquiété. Ni le site de Michel Collon. Il est vrai que ce dernier est situé en Belgique. La publication du texte a été suspendue sur Le Mague. Encore une censure insupportable.
Dans une période troublante et troublée, les mensonges et les calomnies qui tendent à faire passer pour « antisémites » des personnes qui précisément militent pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens ne sont pas de bon augure. Ce n’est pas en faisant taire toute critique de l’Etat d’Israël et en criminalisant les amis du peuple palestinien que les tensions s’apaiseront. Ce n’est pas en menaçant de 45 000 euros d’amende et de trois ans de prison près de quatre-vingt partisans de la campagne pacifiste Boycott Désinvestissement Sanction (BDS) que le blason du gouvernement israélien sera redoré.
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Stéphane Hessel participant au Tribunal Russell sur la Palestine
Dans une récente conversation téléphonique, Stéphane Hessel déplorait la « stupide procédure » qui vise Le Mague et plaçait ses espoirs dans une entrevue qu’il a eue avec Michel Mercier, garde des Sceaux, en compagnie d’Elisabeth Guigou, ex-garde des Sceaux socialiste, et de Catherine Tasca, vice-présidente du Sénat. En jeu, le retrait des directives de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Justice, envoyées aux Parquets pour sanctionner les militants de la campagne BDS injustement suspectés de provocation publique à la discrimination alors qu’ils militent précisément contre toute forme de discrimination et pour le droit de tous les peuples à l’auto-détermination.
Dans une vidéo mise en ligne sur Médiapart, Elisabeth Guigou préfère rester prudente sur les effets de cet entretien avec Michel Mercier. Sale temps pour la liberté d’expression. Au téléphone, Stéphane Hessel me disait : « Ne vous laissez pas faire ! » Au point où nous en sommes, nous n’avons de toutes façons plus le choix. Si nous voulons garder une once de dignité et d’humanité, nous devons résister jusqu’au bout à toutes les oppressions, à toutes les agressions. D’où qu’elles viennent.
Plus d’informations sur la campagne BDS France :
http://www.bdsfrance.org/
Lire l’article incriminé toujours en ligne sur Le Post :
http://www.lepost.fr/article/2010/0...
20 janvier 2011 - Le Post - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.lepost.fr/article/2011/0...
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Facebook... une officine sioniste ?

vendredi 21 janvier 2011 - 06h:13
D’après Al Qassam Website
La page des supporters du Premier ministre de Gaza, Ismail Haneyya, a été retirée de Facebook.
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Entouré de ses gardes du coprps, le Premier Ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, arrive à la mosquée de Gaza pour la prière du vendredi.
Plus de 10.000 personnes avaient déclaré aimer le site.
Des fans ont écrit à l’administration Facebook pour demander le retour de la page en question et la protection des pages écrites en arabe pour exprimer leur admiration pour les dirigeants de la résistance en Palestine et dans le monde arabe.
Israël est soupçonné d’être derrière l’initiative de Facebook.
La page du dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a auparavant été retirée du réseau social Facebook.
Egalement plus tôt, le service de réseau social Facebook avait désactivé la page officielle des Brigades Al-Qassam, l’aile militaire du Hamas.
Alors que les sites sionistes étendent leur propagande haineuse contre le peuple palestinien ouvertement sur son service de réseau social, Facebook interdit à de nombreux sites palestiniens et pro-palestiniens de diffuser des nouvelles ou des informations exposant les violations des droits des Palestiniens par l’occupation sioniste à Gaza et en Cisjordanie.
http://www.qassam.ps/news-4057-Hane...
Traduction : Info-Palestine.net
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