jeudi 25 novembre 2010

Affluence et couverture médiatique pour l’expo "Gaza 2010"

Publié le 24-11-2010

Grande affluence mercredi encore à l’expo photos sur Gaza de Kai Wiedenhofer, au Musée D’art Moderne de Paris, large couverture médiatique, et indignation à la suite des provocations sionistes contre cette exposition sur les conséquences humaines et matérielles des massacres israéliens de l’hiver 2008-2009.
"Mon mari et moi sommes allés cet après-midi au Musée d’Art Moderne. Beaucoup de visiteurs, en effet, pour l’expo GAZA 2010. Et un impact fort de ces photos.
Chaque paysage, chaque personnage, renvoie à une dévastation particulière. Aucun pathos dans les courtes notices. L’expression des visages n’est ni plaintive ni haineuse, simplement d’une grande dignité, y compris chez les enfants. L’appel n’est pas à l’apitoiement mais à une prise de conscience. Il faudrait en effet que cela soit vu par le plus possible de gens.", nous écrit une lectrice.
Beaucoup d’autres témoignages nous parviennent concernant la qualité de l’exposition, comme l’affluence qu’elle suscite.
Les menaces, pressions et provocations des fanatiques pro-israéliens ont amené les médias à sortir de leur silence et à présenter l’expo, qui n’avait guère bénéficié de publicité depuis son ouverture le 5 novembre, puisqu’elle n’était même pas mentionnée sur le site du Musée.
Voici qui est réparé : France 3, France 24, Press TV ont fait des reportages télévisés, tandis que le quotidien Métro ce matin consacrait une pleine page à l’expo.
France Inter a parlé de l’expo et des attaques de ceux qui prétendent que "La vie est belle" dans la bande de Gaza, dans l’émission "Là-bas si j’y suis" (www.la-bas.org).
Et l’AFP faisait une dépêche dès lundi soir, pour rapporter les incidents*, qui en ont scandalisé plus d’un, certains se demandant comment ce gouvernement peut demander à la justice de condamner des militants qui appellent de manière pacifique au boycott d’Israël et tolérer les agissements violents des voyous qui essaient d’empêcher l’expo de se tenir, qui ont dû être repoussés par les vigiles du Musée, et qui obligent désormais la police (payée par le contribuable) à assurer la sécurité des visiteurs ?
Europe Ecologie - Les Verts réclame dans un communiqué la ’Liberté de création, la liberté d’expression, le droit à l’information". Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas s’indignent de la revendication du CRIF de vouloir censurer l’exposition des oeuvres du photographe Kai Wiedenhöfer, Lauréat du prix de photojournalisme attribué par Carmignac Gestion, exposées au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris."
"Ces photographies, écrivent-ils, témoignant du conflit sur la période 1999-2010, ont été la cible d’une action visant à les détruire dimanche après-midi, par quelques extrémistes, contraignant la direction du musée à fermer temporairement l’exposition.... A ce jour l’exposition est de nouveau ouverte au public et connait une affluence importante. Au nom du droit à l’information, de la liberté d’expression et au nom de la défense des créateurs, nous nous en réjouissons."
Rappel : L’expo est ouverte tous les jours sauf le lundi, de 10 H à 18 H, jusqu’au 5 décembre. L’entrée est gratuite (tout comme celle des collections permanentes qui la côtoient, au sous-sol du Musée d’Art Moderne de Paris, 11, avenue du président Wilson, 75016 Paris. M° Alma-Marceau ou Iéna, RER C station Pont de l’Alma).
*PARIS, 15 nov 2010 (AFP) - Fermée dimanche après une manif, une expo photo sur Gaza va rouvrir mardi
Une exposition du photographe Kai Wiedenhöfer sur des personnes mutilées à Gaza, fermée dimanche en raison d’une manifestation d’un groupe pro-israélien, va rouvrir mardi dans les locaux du musée d’Art moderne de la Ville de Paris, a-t-on appris lundi auprès du musée.
Ouverte le 15 novembre, l’exposition a fermé dimanche en début d’après-midi après l’arrivée d’un groupe qui distribuait des tracts pro-israéliens, selon le musée qui a précisé que le groupe n’avait pas été identifié.
La distribution de tracts a été revendiquée lundi dans un communiqué par le collectif Europe Israël et le site Drzz.fr, qui ont indiqué qu’une trentaine de personnes y avaient participé, dont des militants de la Ligue de défense juive (LDJ).
"Cette action a été organisée par Drzz.fr, Europe Israël, et la LDJ afin de permettre au public, par des photos impossibles à réfuter, de constater qu’il existe une autre facette de Gaza, que l’exposition s’était bien gardée de montrer", selon le communiqué.
L’exposition "Gaza 2010", qui se tient jusqu’au 5 décembre, est réalisée par l’Allemand Kai Wiedenhöfer, lauréat du prix de photojournalisme attribué par Carmignac Gestion.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s’en est indigné dès son ouverture estimant que le photographe "ne veut pas simplement montrer des victimes d’opérations de guerre comme il y en a malheureusement dans tous les conflits armés. Il fait oeuvre de propagande".
"Face à ces attaques, menaces et pressions, il est indispensable que nous allions le plus nombreux possible visiter cette expo photos dès mardi matin 23 novembre (ouverture à 10 H après la fermeture hebdomadaire du lundi), et encourager la direction du musée à ne pas céder à ces méthodes intolérables" a demandé dans un communiqué l’association de soutien aux palestiniens Europalestine."
CAPJPO-EuroPalestine
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Norvège : le sélectionneur de l’équipe nationale de football appelle au boycott d’Israël

Publié le 24-11-2010

A l’initiative du sélectionneur de l’équipe nationale de football Egil Drillo Olsen, une centaine de personnalités norvégiennes issues du milieu de la culture ont signé une pétition appelant au boycott d’Israel et accusant le système éducatif israélien de pratiquer un "apartheid", et de jouer un rôle majeur dans l’"occupation".
Dans les colonnes du quotidien Aftenposten, Olsen a estimé être en phase avec "90% de la population mondiale". Selon la pétition, le boycott est "nécessaire non seulement pour aider les Palestiniens mais aussi les opposants israéliens".
Les dirigeants israéliens n’ont pas manqué d’accuser la Norvège d’antisémitisme, en soulignant que le ministre des Affaires étrangères Jonas Gahr Stoere a publié un livre l’an dernier, accusant d’assassinat l’armée et qu’un diplomate norvégien a récemment comparé l’opération Plomb durci aux exactions commises par les nazis.
Peu de temps après les massacres de Gaza, le fonds de pension public norvégien a retiré ses actions dans l’entreprise Elbit Systems, ayant participé à la construction de la barrière de sécurité.
Et le conseil d’administration de l’université de Trondheim, NTNU, a ouvertement débattu de la possibilité de mettre en place un boycott contre Israël.
Allô Michèle ? Allo Sammy ? Allo William ?
Faut faire quelque chose ! Le chantage à l’antisémitisme ne suffit plus.
CAPJPO-EuroPalestine

Un colonel israélien se tue en service ... au Cameroun !

Publié le 24-11-2010

Un officier supérieur israélien vient de trouver la mort dans un crash d’hélicoptère au Cameroun. Comme le fait remarquer un internaute, "il faut un événement de ce type pour qu’on réalise à quel point les mercenaires israéliens, bras armés occultes de leur gouvernement, sont étroitement liés, comme acteurs de premier ordre, à la dictature de Biya au Cameroun". Et sous de nombreuses autres latitudes, peut-on ajouter.
Voici l’information diffusée par l’agence APA, reprise ensuite par l’AFP.
Un officier supérieur israélien trouve la mort dans un crash d’hélicoptère au Cameroun 23 novembre 2010 dans Dépêches, Société APA-Douala (Cameroun)
Le commandant du Bataillon d’intervention rapide (BIR), l’unité spéciale de lutte contre le grand banditisme et la piraterie maritime au Cameroun, le colonel Avraham Avir Silvan, de nationalité israélienne, a trouvé la mort lundi dans un crash d’hélicoptère avec six de ses compagnons, a appris APA de sources concordantes.
Selon des sources militaires qui ont confirmé le décès de tous les occupants de l’hélicoptère de fabrication belge, le colonel Avir Sirvan est parti de Douala lundi matin pour Yaoundé la capitale où il devrait rencontrer les autorités alors que le Cameroun s’apprête à commémorer le cinquantenaire de l’armée la semaine prochaine.
L’accident est survenu dans la localité d’Eseka, située à une centaine de kilomètres de la capitale, Yaoundé, et l’épave retrouvée le même jour en fin d’après-midi.
D’autres sources indiquent que l’hélicoptère aurait heurté de plein fouet un pylône d’un opérateur de téléphonie mobile juché sur une montagne.
Ancien colonel de l’armée israélienne où il a été entre autres, fondateur en 1960 de l’unité d’élite Duvdevan, Avir Silvan a été également conseiller militaire à l’ambassade d’Israël au Cameroun avant de prendre sa retraite.
Il y a quelques années, il a été nommé par le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya, comandant du BIR avec pour missions principales, la lutte contre le grand banditisme, les fameux « coupeurs de route » qui sévissent dans la partie septentrionale du pays, frontalière du Nigeria et du Tchad.
Depuis deux ans, il commandait également le BIR stationné à Bakassi afin de lutter contre la piraterie maritime.
Ces derniers temps, certaines sources proches de l’armée l’annonçaient comme probable commandant de la Direction de la sécurité présidentielle (DSP).

Nouvelle victoire du BDS : Israël renonce à sa présence à la foire du tourisme de Valladolid

Publié le 24-11-2010

Israël vient de renoncer à tenir cette année un stand vantant les mérites du tourisme en Israel, à l’occasion de la 14ème édition de INTUR, qui s’ouvre aujourd’hui en Espagne, à Valladolid.
"Les militants de la Plateforme de Solidarité avec la Palestine de Valladolid peut ainsi se prévaloir d’un succès, après avoir fait activement campagne contre la présence d’Israël à cette manifestation touristique ibérique.
L’an dernier, ces militants s’étaient installés à côté du stand israélien et avaient abordé tous les visiteurs en leur expliquant, documents à l’appui, les violations du droit international par l’Etat d’Israel, et le scandale que constituait la promotion par cet Etat de voyages dans des territoires occupés tels que Jérusalem Est, et les hauteurs du Golan.
Ces militants espagnols recommandaient aux visiteurs de visiter la Palestine. Ils ont fait savoir aux exposants israéliens que la population de Valladolid, ne souhaitait pas leur présence à cette nouvelle édition de INTUR.
La Plateforme de Solidarité avec la Palestine de Valladolid remercie toutes les personnes qui ont affiché leur solidarité avec cette action, et contribué à obtenir cette victoire cette année, avec l’absence de tout stand israélien.
Les militants de la plateforme de Valladolid (centre de l’Espagne) poursuivent activement leur campagne BDS, en exigeant actuellement le retrait de toutes les bombonnes d’eau de la marque israélienne EDEN dans les municipalités de Cigales et de Villanueva de Duero, ainsi que dans l’école d’infirmière de l’Université de Valladolid."
Plataforma Solidaria con Palestina-Valladolid
(traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine
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Le groupe de rock Tindersticks annule son concert en Israël

Publié le 24-11-2010

Les Tindersticks* ne se produiront pas à Tel Aviv le 2 décembre prochain, annoncent-ils dans un communiqué. "Nous avons cru un moment, sans doute naïvement, en acceptant de nous produire en Israël, que la musique était au-dessus de toute considération politique... Nous espèrons sincèrement qu’un jour viendra rapidement où nous pourrons jouer au Proche-Orient pour le pur plaisir de la musique".
Expliquant avoir cédé aux arguments du mouvement international BDS, qu’ils jugent désormais incontournable, les musiciens indiquent qu’ils n’auraient plus aucun plaisir à jouer dans le contexte actuel.
*Groupe issu de Nottingham en Angleterre, England, comprenant Stuart Staples, David Boulter et Dickon Hinchcliffe, rejoints par Neil Fraser, Mark Colwill et Al Macaulay. Ils formèrent les Tindersticks en 1992. Le premier single du groupe, Patchwork, est sorti en novembre 1992
CAPJPO-EuroPalestine
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Boycott Israël : au Japon aussi ! (Vidéo)

Publié le 24-11-2010

Ci-dessous la vidéo de nos camarades japonais qui participent à la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël, et qui lancent un appel contre l’ouverture de magasins MUJI en Israël.
Les militants japonais jouent des scènes de check-point dans la rue, ils représentent également le mur de l’apartheid en précisant que le vrai est 6 fois plus haut. Ils expliquent aux passants ce qu’est la vie des Palestiniens sous occupation, l’impossibilité pour certains de se rendre à l’hôpital, les femmes palestiniennes accouchant à des check-points, et ils font signer une pétition pour demander à la chaîne japonaise de magasins MUFI de ne pas aller s’implanter en Israël.
Ils entrent dans un magasin MUJI de Kyobashi pour expliquer leur démarche. Le directeur leur répond qu’il transmettra leur demande et les signatures recueillies sur la pétition à sa hiérarchie.
Donc, désormais, chacun d’entre nous doit interpeller les responsables des magasins MUJI en France, pour leur dire qu’ils s’exposent à un boycott de leur enseigne s’ils ne renoncent pas à être une vitrine de l’occupation, de la colonisation et du racisme de l’Etat d’Israël.
CAPJPO-EuroPalestine

mercredi 24 novembre 2010

Fayez Al Tanib : « Notre seul choix, c’est la résistance pacifique » en Palestine

Comment détruire les murs qui pénètrent les terres des agriculteurs, qui défigurent les paysages palestiniens et qui paralysent l’économie ? Une réalité qui fait écho à l’apartheid en Afrique du Sud mais qui n’émeut pas pour autant la Communauté internationale. Contrairement aux jeunes de l’association Génération Palestine qui se sont rendus cet été en Cisjordanie pour en savoir davantage sur ce conflit qui s’éternise malgré les injustices flagrantes dont est victime au quotidien le peuple palestinien. Vendredi soir à l’Espace Accueil aux Etrangers, Mina et Méline ont fait le récit de leur voyage, choquées de voir « qu’on ne tolère pas les palestiniens chez eux ». Autant de brutalités que les citoyens épris de justice, ont choisi de contrer pacifiquement via des comités populaires de résistance contre le mur et la colonisation. Des comités de résistance que souhaite privilégier Fayez Al Tanib, agriculteur palestinien dont la terre à Tulkarem est coupée en deux par « le mur de la honte » qui s’étend sur 730 km en Cisjordanie, du nord à Salem, au sud, au-delà d’Hébron. L’association Génération Palestine- Marseille, l’invitait pour témoigner des réalités occultées par les médias et de son engagement pour la résistance pacifique.

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Fayez Al Tanib (à gauche) et Abde de Génération Palestine (à droite)
« Se faire sa propre opinion et dépasser les clichés médiatiques » sur le conflit israélo-palestinien, tels étaient les buts de ce voyage initié en juillet dernier par l’association Génération Palestine-Marseille. Un voyage qui a éveillé la curiosité et susciter la consternation des jeunes qui se sont rendus cet été à Jérusalem, Bethléem, ou encore Hébron, une ville qui a particulièrement marqué Mina. Cette dernière s’est dite « écœurée » par le traitement discriminatoire à l’égard des palestiniens. « C’est assez dangereux de vivre à Hébron quand on est palestinien » confie-t-elle.
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Graffiti raciste signé par La Ligue de Défense Juive

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« Hébron : paroxysme de l’aberration de la colonisation israélienne »
« Cette ville cisjordanienne emblématique de la colonisation israélienne, abrite 200 000 palestiniens et 800 colons idéologiques qui revendiquent la judéité de la ville ». Autant dire que les pressions sont fortes et l’atmosphère qui y règne, étouffante. « La forte présence militaire est insupportable » souligne-t-elle, photos à l’appui. « Les militaires sont armés jusqu’aux dents. Ils contrôlent la circulation via les checks-point. Il y a même des postes de contrôle sur les toits des maisons palestiniennes » ajoute-t-elle. L’objectif n’est autre que de pousser les palestiniens à quitter les lieux. Un plan qui porte déjà ses fruits. Puisqu’à Hébron, des rues entières ont été désertées, abandonnées par les Palestiniens dont les commerces ont été scellés par les colons. C’est selon elle, une façon sournoise de déposséder les palestiniens de leurs terres et de s’approprier petit à petit la ville et ce, « sous le regard bienveillant et complice de la communauté internationale » fait-on remarquer dans la salle.
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Un check-point à Hébron

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Les projectiles lancés par les colons sur les passants palestiniens
« Ils ne tolèrent pas les Palestiniens chez eux. C’est fou ! »
Au « climat d’agressivité et de racisme » s’ajoute les multiples discriminations. « Seuls les colons ont la possibilité d’être véhiculés et d’emprunter les voies qui leurs sont réservées et qui mènent vers la vieille ville. Tout est fait pour le bien être des colons » qui n’hésitent pas à jeter des projectiles et des blocs de pierre sur les palestiniens contraints de poser des grillages pour se protéger. « Je suis écœurée. On ne tolère pas les Palestiniens chez eux. C’est fou ! » s’insurge-t-elle.
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Les commerces abandonnés, "rue des martyrs" à Hébron

« Au pied de ces murs, on se sent dominés, humiliés, enfermés »
Cette politique d’apartheid se matérialise également par les murs qui pullulent dans les territoires occupés et pour la plupart, érigés sur des terrains agricoles, dans une volonté délibérée de paralyser l’économie palestinienne. En effet, ces murs de 9 mètres de haut et parcourant des centaines de kilomètres, contraignent à la fois les paysans palestiniens dans l’exploitation de leur terre et le déplacement des populations dont une partie a perdu son emploi.
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Check-point où sont contrôlés les palestiniens souhaitant passer de l’autre côté pour aller travailler
Ce sont autant de constructions sauvages et illégales au regard du droit international et dont le but est d’ « englober toutes les colonies de peuplement situées à l’Est de Jérusalem ainsi que les puits d’eau » explique Méline s’étant rendue à Tulkarem en juillet dernier. « D’autres pays se seraient vus contraints de respecter le droit international en quelques heures. 60 années se sont écoulées et Israël bénéficie toujours d’une impunité scandaleuse » fait remarquer, Fayez Al Tanib agriculteur de Tulkarem, spolié d’une partie de ses terres pénétrées en 2002 par le tracé du mur de séparation. Depuis, il subit la pression quotidienne des israéliens pour le faire partir.
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le fameux mur traversant les champs de Fayez AlTanib

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l’usine israélienne de pesticides, construite de l’autre coté du champs de Fayez Al Tanib
Il lutte également contre les ravages causés par une usine de pesticides qui rejette des eaux toxiques et qui inonde et pollue ses champs, l’empêchant ainsi de produire ses produits bio. C’est une usine chimique transférée à Tulkarem sur décision de la justice israélienne car interdite en Israël, sans doute pour son haut degré de toxicité. Des réalités dont a été témoin Méline. « Le mur coupe la ville en deux et serpentent entre les maisons. Pour permettre sa construction de nombreuses maisons été détruites. Les Palestiniens ont eu juste le droit de dégager les lieux avant l’arrivée des bulldozers » tient-elle à souligner. Et de poursuivre : « au pied de ces murs, on se sent dominés, humiliés, enfermés. »
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Face à toutes ces brutalités, on pourrait s’attendre à ce que les palestiniens répliquent avec violence. Il n’en est rien. Depuis quelques années, les palestiniens lésés par les colons, optent pour la résistance pacifique, une résistance « issue de la culture palestinienne et qui préserve l’humain » souligne Fayez Al Tanib, aussi secrétaire Général du Comité de coordination de la résistance populaire contre le mur et la colonisation en Palestine. En effet, face à ces spoliations, un comité populaire de résistance a été crée dés 2003 pour permettre la mise en place de manifestations pacifiques dans les villes pénétrées par le mur et enseigner à ces habitants les méthodes de résistance.
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En 2005, le premier congrès du comité de résistance qui a eu lieu à Bil’in, a défini la résistance pacifique comme étant le meilleur moyen de mettre fin à la construction de ces murs. Bil’in, petite ville de Cisjordanie située à 12 km à l’ouest de Ramallah, est devenue le symbole de la contestation palestinienne contre le mur. En effet, les habitants ont obtenu gain de cause en 2007. En effet la Cour Suprême israélienne avait pris la décision de repousser le tracé du mur qui privait les villageois de 60% de leur terre. Une terre qui fût confisquée pour bâtir la barrière protégeant l’implantation juive de Modiin Ilit.
« Plus on va vers la paix, plus Israël est violent »
Malgré le caractère pacifique de ces manifestations hebdomadaires, « les soldats n’hésitent pas à tirer sur la foule ». Mais « la présence d’internationaux dissuade l’appareil répressif israélien » précise le secrétaire Général du Comité de coordination de la résistance populaire contre le mur. Malgré cette violence, « palestiniens et internationaux marchent côte à côte contre le béton du racisme et de la haine » insiste Méline affirmant avoir appris à « vivre le mur à la mode palestinienne. J’ai appris la puissance de l’unité et de la fraternité face au racisme et à la ségrégation » conclut-elle son intervention.
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Ce travail de résistance n’est pas facile avoue Fayez Al Tanib. La pression des colons étant trop forte et les négociations israélo-palestiniennes inacceptables dés lors que le gel de la colonisation est temporaire. « On ne peut pas accepter l’arrêt temporaire de la colonisation. Quand il y a un espoir de négociation, Israël fait tout pour les faire capoter ; en faisant notamment augmenter le nombre de chantiers de construction » a-t-il insisté. Et de poursuivre : « On a beaucoup donné dans le sens de la paix. Mais plus on va vers la paix, plus Israël est violent. Or, notre seul choix c’est la résistance pacifique. »
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La mobilisation prend diverses formes. Par exemple, depuis plusieurs années, Fayez Al Tanib accueille chez lui chaque été, de nombreux internationaux, dans le cadre des campagnes et missions civiles auprès des Palestiniens. A son tour, il se déplace en Europe pour témoigner et tenter de capter l’attention des médias et qu’Israël sait utiliser « pour nuire à l’image des palestiniens ».
Ce dernier s’est également dit touché par l’absence de réaction de la communauté internationale et notamment de la France pendant les bombardements dans la bande de Gaza. « J’étais en France pendant l’opération Plomb durci. Bernard Kouchner, alors ministre des affaires étrangères souhaitait favoriser les accords entre Israël et l’Union Européenne. Nicolas Sarkozy avait, quant à lui, reçu à l’Elysée la ministre israélienne des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni ». « Ce dont a besoin le peuple palestinien, c’est un soutien des politiques pour qu’ils fassent pression sur Israël » poursuit-il. Pour Pierre Stambul, membre du bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), la communauté internationale n’est pas fiable. Selon lui, « Israël est l’Etat rêvé des pays occidentaux. Des pays qui n’ont cessé de trahir les palestiniens ».
« Le boycott : un outil important pour nous »
Face à tant de mépris et pour pallier aux injustices qui se succèdent, la société civile palestinienne a lancé en 2005 une vaste campagne de boycott des produits israéliens issus des colonies. La campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanction » prend chaque jour de l’ampleur mais provoque aussi la colère de certaines personnalités politiques, au grand regret de Fayez Al Tanib. « J’ai écris une lettre à Martine Aubry dans laquelle je lui ai rappelé que la France avait pris une position respectable en appelant au boycott de l’apartheid en Afrique du sud. Et que si elle refusait aujourd’hui cette campagne BDS c’est qu’elle refusait l’égalité entre les peuples ».
Au souvenir de ce qu’ils ont vécu en Palestine, les jeunes de Génération Palestine appellent à soutenir la Campagne BDS. De nouvelles actions devraient être entreprises à Marseille dans les prochaines semaines.
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Source : Med In Marseille 


En réaction au vote d’une loi israélienne : Les Palestiniens insistent pour une reconnaissance de leur Etat aux frontières de 1967

23-11-2010
Le chef des négociateurs palestiniens Saëb Arekat a de nouveau appelé hier la communauté internationale à mettre fin à  l'occupation israélienne et à reconnaître un Etat palestinien indépendant  aux frontières de 1967 avec El-Qods comme capitale.        
En réaction au vote d'une loi israélienne imposant un référendum  avant tout retrait d'El-Qods et du plateau syrien du Golan occupés, M. Arekat  a souligné dans un communiqué que "La réponse de la communauté internationale  à ce texte devrait être une reconnaissance mondiale de l'Etat palestinien dans  ses frontières de 1967 avec El-Qods comme capitale". Le Parlement israélien a adopté lundi une proposition de loi imposant  un référendum avant tout retrait du plateau du Golan et d'El-Qods occupée, imposant ainsi un préalable à la ratification de tout traité de paix avec la  Syrie et les Palestiniens.        
"Avec l'adoption de ce texte, la direction israélienne tourne une fois  encore en dérision le droit international qui n'est pas soumis aux caprices  de l'opinion publique israélienne", a estimé M. Erakat.         
Il a rappelé que le droit international "fait obligation à Israël de  se retirer non seulement d’El-Qods-Est et du plateau du Golan, mais  de tous les territoires qu'il a occupés depuis 1967".        
"Mettre fin à l'occupation de notre terre ne dépend pas et ne peut pas  dépendre de quelque sorte que ce soit d'un référendum", a ajouté  M. Arekat.

Hamas espère parvenir à la réconciliation pour mettre fin aux divergences  

Le responsable palestinien du bureau politique du  Hamas, Khaled Machaâl a exprimé hier à Damas (Syrie) son souhait de concrétiser  la réconciliation nationale, tout en faisant part de la détermination du mouvement de résistance à aplanir les difficultés entravant l'aboutissement du processus.        
Dans une déclaration à la presse, M. Mechaâl a souligné l'entière disposition  du Hamas de travailler de paire avec les autres factions, dont le parti Fatah  du président Mahmoud Abbas, pour tenter de mettre un terme aux divergences  entre palestiniens.        
Le chef du bureau politique du Hamas, basé à Damas, a aussi exprimé  le soutien de son mouvement "à toute position politique palestinienne unifiée  contre celle de l'occupant israélien et contre le gel de 90 jours", proposé  par les Etats-Unis à Israël contre des "garanties sécuritaires (armes et matériels  militaires)". Il a, à cet effet appelé à "la poursuite de la résistance après l'échec du processus de paix avec l'occupant sioniste".         
Les mouvements palestiniens, Fatah et Hamas tiennent une réunion  à Damas pour tenter de parvenir à une formule d'entente définitive commune en  vue d'un accord de réconciliation.
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Moyen-Orient : l'ONU juge cruciale une reprise des pourparlers

23 novembre 2010 –  
« Nous sommes au milieu d'une période délicate, qui déterminera si une reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens est possible. L'impasse diplomatique depuis la fin du moratoire sur la colonisation est inquiétante et nous pensons qu'un retour aux discussions est crucial », a déclaré mardi le Secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, lors de la réunion mensuelle du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen orient.
Evoquant la reprise de la colonisation israélienne depuis la fin du moratoire, le 26 septembre, il a rappelé que le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait fait part de sa préoccupation sur ce sujet au Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, lors de leur rencontre à New York le 8 novembre.

« Nous appelons Israël à respecter ses obligations contenues dans la feuille de route, à geler la colonisation et à ne pas mettre en œuvre des projets de constructions supplémentaires », a réitéré B. Lynn Pascoe, avant de rappeler que le Quatuor sur le Moyen-Orient (ONU, Union européenne, Etats-Unis et Russie) avait également redit que « l'annexion de Jérusalem-Est relevait des questions de statut final qui devaient être résolues par la négociation ».

S'agissant de la situation en Cisjordanie, B. Lynn Pascoe a dénoncé les violences perpétrées par des colons israéliens à l'encontre de Palestiniens, à l'occasion de la saison de la récolte des olives. « Des attaques de colons israéliens -incendies criminels, vandalisme, vols de matériel agricole- ont été enregistrées quasiment quotidiennement et dans des proportions plus grandes que lors des deux précédentes saisons de récoltes », a-t-il indiqué, soulignant aussi que la construction du mur de séparation se poursuivait en déviant du tracé de la Ligne verte qui sert de frontière entre Israël et la Cisjordanie « en violation de l'avis consultatifs rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) ».

« Le nombre d'obstacles à la libre circulation des Palestiniens en Cisjordanie est resté à son niveau moyen, avec 508 points de contrôles ces derniers mois », a-t-il poursuivi, estimant qu'il était « important que les organisations internationales et leurs employés aient un plus grand accès à la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est et la bande de Gaza, pour mettre en œuvre efficacement les projets d'assistance ».

Concernant la situation à Gaza, B. Lynn Pascoe a noté « une escalade inquiétante » de la violence ces dernières semaines, avec 41 tirs de mortiers et quatre tirs de roquette au phosphore à partir de la bande de Gaza vers Israël, et une dizaine de frappes aériennes et trois incursions terrestres israéliennes, qui se sont soldées par la mort de quatre Palestiniens. « Sans nier le droit d'Israël à la légitime défense et à un usage proportionné de la force, nous réitérons notre opposition constante aux exécutions extrajudiciaires », a-t-il insisté, avant de condamner aussi « les tirs de roquettes qui mettent en danger des civils sans distinction ».

Devant les membres du Conseil de sécurité, il s'est aussi inquiété de la situation humanitaire dans la bande de Gaza. S'il a salué l'augmentation du nombre de camions de marchandises autorisés à entrer dans le territoire palestinien sous blocus israélien, « 1026 en novembre, contre 940 en octobre et 566 en juin », il a toutefois rappelé qu'en juin 2007, 2.800 camions entraient chaque semaine dans le territoire palestinien.

« La priorité de l'ONU reste la reconstruction d'une économie viable pour Gaza, cela prendra du temps, mais il existe une variété d'étapes importantes pour lancer ce processus », a-t-il poursuivi, citant notamment « la reprise des exportations, la libre circulation des gens dans et en dehors du territoire, le retour de l'Autorité palestinienne, ainsi que l'accès aux terres agricoles le long de la frontières et aux zones de pêche jusqu'à présent interdit ».

Rappelant enfin que le militaire israélien Gilad Shalit enlevé en juin 2006 était toujours retenu en captivité, dans la clandestinité, B. Lynn Pascoe a réitéré l'appel de l'ONU « à sa libération immédiate ». « Un accès humanitaire devrait être assuré sans condition », a-t-il ajouté.

Pour conclure son intervention, il a estimé que la communauté internationale « devait travailler pour relancer le dialogue direct entre les deux parties et soutenir la mise en place sur le terrain d'une atmosphère propice à des progrès rapides et concrets dans ces discussions, incluant le gel de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens ».

« Le Premier ministre Netanyahu et le Président Abbas doivent être visionnaires, faire preuve de leadership, aller au-delà des contraintes intérieures et saisir l'opportunité garantir une paix historique et durable », a-t-il insisté, rappelant que l'ONU et le Secrétaire général, Ban Ki-moon, « restaient engagés à travailler avec les parties pour mettre un terme à la l'occupation entamée en 1967 et établir un Etat palestinien, vivant aux côtés d'Israël, dans la paix et la stabilité ».
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Les incursions militaires continuent dans le village occupé de Bil’in


Bilin - 23-11-2010
Par Friends of Freedom and Justice 
Cette nuit à 2h30, l’armée israélienne a une nouvelle fois lancé un raid nocturne sur le village. Quatre soldats ont envahi la maison d’Adeeb Abu Rahma, l’un des organisateurs des manifestations non violentes contre le mur. Adeeb Abu Raham a été arrêté par Israël et il est en prison depuis 17 mois.
Cette nuit, les forces israéliennes ont arrêté Mohammed Adeeb Abu Rahma, le fils d’Adeeb, qui n’a pas 16 ans. On ne sait pas où il a été emmené.
Mohammed est le seul fils d’Addeb. Il subvenait aux besoins de sa famille pendant qu’Adeeb reste injustement détenu par Israël. La femme d’Adeeb et leurs 7 filles vivent aussi dans la maison qui a été attaquée cette nuit.
Mohammed a été tabassé par les soldats israéliens lorsqu’il résistait pacifiquement à l’arrestation.
Alors qu’ils filmaient le raid, les journalistes locaux Haitham Al-Khatib et Hamde Abu ont eux aussi été frappés par les forces d’occupation, qui ont brisé la caméra d’Haitham pour l’empêcher de filmer l’attaque.
Voilà ce qui s’est passé à Bil’in aujourd’hui, et c’est ce qui se passe dans d’autres villages palestiniens tous les jours.
Traduction : MR pour ISM 
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Le juge militaire d’Ofer ordonne le maintien en prison d’Abu Rahmah alors qu’il a purgé la totalité de sa peine


Bilin - 23-11-2010
Par Popular struggle coordination committee 
Abdallah Abu Rahmah devait être libéré de prison jeudi dernier, date de la fin d’un an de détention auquel il avait été condamné. Il reste en prison après que la cour militaire d’appels ait ordonné hier 22 novembre de le maintenir derrière les barreaux en attendant une décision de l’appel de la sentence par le procureur militaire.
Le juge lieutenant-colonel Aharon Mishnayot, président de la cour militaire d’appels, a accepté la demande du procureur militaire de prolonger la détention d’Abdallah Abu Rahmah après la fin de sa peine, qui se terminait jeudi dernier. La décision a été prise pendant une audience dramatique jeudi dernier sur la demande de dernière minute du procureur militaire de prolonger la détention d’Abu Rahmah. La décision contrevient à la jurisprudence de la cour suprême israélienne qui a statué qu’un prisonnier ne devait être maintenu en prison après la fin de sa sentence que dans des affaires extraordinaires.
Maître Gaby Lasky, l’avocat d’Abu Rahmah, a dit : « La décision de maintenir Abdallah Abu Rahmah en prison après qu’il ait purgé la totalité de sa peine est une parodie de la notion même de justice, mais ne nous surprend pas. Le procureur militaire et les tribunaux sont une machine bien huilée de processus juridique injuste aux motivations politiques. »
Traduction : MR pour ISM 

Damas: le référendum montre qu'Israël rejette les principes d'une paix juste

23/11/2010  
La Syrie a rejeté la décision israélienne sur la tenue d’un référendum avant tout accord sur un retrait du Golan ou l’Est de Jérusalem AlQuds occupée. 
Le ministère syrien des Affaires étrangères rappelle que le droit international exigeait le retrait de l’Est de Jérusalem occupée et du Golan, considérés comme des territoires occupés par la communauté internationale, qui n'a jamais reconnu leur occupation.
Par cette loi, « Israël » "montre qu'il rejette les principes d'une paix juste et globale prévus par les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l'ONU et par le principe de l'échange de la terre contre la paix", ajoute le communiqué du ministère syrien.
Il a poursuivi que le projet de loi "s'adresse à ceux qui se font encore des illusions sur le gouvernement israélien et qui pensent qu'il recherche la paix".
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Approbation du référendum: "les bêtes seulement négocieront avec « Israël »"

23/11/2010  
Le Parlement israélien a voté, lundi soir, en faveur d'une proposition de loi imposant un référendum qui complique tout retrait du plateau syrien du Golan et de l’Est de Jérusalem occupée. 
Le texte a été comme prévu définitivement adopté --par 65 voix contre 33-- à l'issue d'une deuxième et troisième lecture par la Knesset, le Parlement israélien. Il avait obtenu récemment le feu vert en première lecture avec l'appui du gouvernement. 
Les débats, qui avaient commencé en milieu d'après-midi, se sont achevés tard dans la soirée.
Ce texte devenu loi, déposé par Yariv Levin, un député du Likoud (droite), le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, stipule qu'un référendum devra être organisé avant l'application de tout accord prévoyant un retrait de n'importe quel territoire occupé par « Israël ». 
Sitôt le vote terminé, le Premier ministre israélien, s'est félicité de l'adoption de la loi.
"Tout accord réclame un large consensus national et c'est ce qu'apporte cette loi", a-t-il plaidé dans un communiqué.
Il avait auparavant défendu le projet de loi en arguant qu'il empêcherait "des accords irresponsables". 
LES BETES NEGOCIERONT AVEC ISRAEL APRES L’APPROBATION DE CETTE LOI 
En réaction le député arabe à la Knesset, Jamal Zahalka, a affirmé qu’il s’agit d’ « une invention israélienne sans précédent dans l’histoire du monde ».  
M.Zahalka a assuré que « l’approbation de ce projet démontre qu’Israël  ne veut pas de paix », ajoutant que « ce sont les bêtes seulement qui accepteront de négocier avec Israël après cette approbation qui rend impossible tout compromis, et entrave les tentatives de parvenir à un accord ». 
M.Zahalka a en outre expliqué qu’ « en cas d’occupation, ce sont les habitants sous occupation qui participent à des référendums pour déterminer leur sort. Cela a déjà été fait des dizaines de fois au cours du siècle passé. Alors que ce nouveau projet réclame des occupants de déterminer le sort des régions occupés et du peuple sous-occupation ». 
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le Hezbollah a découvert les méthodes israéliennes de jumelage des portables

23/11/2010  
Le Liban est sur le point de porter plainte contre l’entité sioniste pour espionnage et piratage du réseau de télécommunications libanais.
C’est ce qu’a déclaré le chef de la commission parlementaire des télécommunications le député du Hezbollah Hassan Fadlallah, lors d’une conférence de presse organisée par le ministre des télécommunications Charbel Nahhas pour révéler au grand public les moyens par lesquels Israël espionne, pirate et manipule ce réseau de téléphonie mobile et fixe.
Fadlallah a également révélé que les experts techniques du Hezbollah ont découvert que les Israéliens parvenaient à planter « des téléphones dans les portables », ce qui leur permet non seulement d’espionner leur propriétaire, mais de manipuler leurs données.  
«  les experts de la résistance s’étaient penchés sur le cas de trois résistants soupçonnés de contacter par téléphonie mobile l’entité sioniste, à la base de mises en garde exprimées par le département des renseignements des Forces de sécurité intérieur ( FSI) qui se sont étonnés du fait que chacun d’entre eux possédaient deux lignes téléphoniques », a précisé le député du Hezbollah .  Il a ajouté que le Hezbollah a alors mené une enquête minutieuse, en collaboration avec les services de renseignements militaires et le ministère des télécommunications, ce qui lui a permis de découvrir   que leurs appareils portables avaient été jumelés d’une deuxième ligne téléphonique, via le collaborateur libanais pour la solde d’Israël, le colonel Adib Alam.
«  Ce qui permet aux israéliens non seulement de les mettre sur écoute, mais aussi de savoir tout ce qu’ils faisaient et chez qui ils se rendaient, même s’ils se rendaient à leur chambre de coucher », a-t-il affirmé.  
Pour sa part, le ministre Nahhas a affirmé qu’Israël et grâce à l’infrastructure de télécommunications qu’il déploie tout au long de la frontière avec le Liban, en plus de celle mise en place au Liban, sans oublier le rôle joué par ses collaborateurs , peut non seulement mettre tous les Libanais sur écoute, même dans la capitale et ses banlieues, mais il peut également consulter leurs messageries, leurs datas, et toutes les informations. Plus encore, il peut aussi manipuler les données, les éliminer ou en introduire de nouvelles.
Selon l’expert libanais en télécommunications, D. Imad Houbballah, tous les appareils d’espionnage et de piratage sont disponibles dans le marché mondial : « même les systèmes de protection installés facilitent à l’entité sioniste d’interférer dans le réseau de télécommunication libanais, via le «  Back Door », a-t-il affirmé. Révélant la présence des appareils de deux sociétés israéliennes expertes en la matière au Liban, dont la Checkpoint.
A cet égard, Fadlallah a rappelé les aveux du collaborateur libanais, Tarek Rabaa qui a reconnu avoir livré tout ce qui a trait à la société Alfa, dont entre autre les nouveaux systèmes qu’elle voulait installer, suite à la destruction de l’ancien durant la guerre.
Houbballah a assuré que les violations israéliennes de ce réseau avaient atteint  leur apogée durant la guerre 2006, lorsqu’ils tentèrent de s’immiscer dans ce réseau, via ses centrales et d’y introduire de nouveaux ordres. Des appareils avaient même été utilisés pour bombarder certaines maisons.
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La « fuite » sur les criminels de guerre frappe la société israélienne de plein fouet

mardi 23 novembre 2010 - 07h:33
Paul Larudée
Des inconnus, en Israël, ayant diffusé les noms, les grades, les codes d’identification et d’autres informations sur environ deux-cents militaires israéliens qui auraient participé à l’invasion de la bande de Gaza en 2008-2009, l’effet fut soudain et profond, indiquent certaines sources d’information israéliennes.
(JPG)
Bien que le premier site sur lequel ces informations sont apparues ait été fermé par son hébergeur, cette liste a continué à circuler via les méls et elle a été affichée sur un autre site
L’armée et d’autres institutions israéliennes auraient, dit-on, fait tout leur possible pour faire fermer tous les sites sur lesquels cette liste avait été affichée et de faire en sorte d’éviter qu’elle ne se répande à la vitesse d’un virus informatique. Au moins un site très populaire présentant un lien avec le site initial a reçu un nombre record de menaces de mort.
Qu’a donc cette liste de si spécial ? Comme l’ont fait observer plusieurs de ses détracteurs, elle n’indique même pas les crimes que les personnes listées sont supposées avoir perpétrés.
L’origine du problème, selon ces sources en Israël, est un secret de Polichinelle, à savoir qu’il est difficile de servir dans l’armée israélienne sans commettre de crimes de guerre, étant donné que ce genre de crime est une question de politique. Y a-t-il, en effet, un seul soldat israélien qui n’ait donné l’ordre à un civil palestinien d’ouvrir la porte d’un immeuble censé abriter des activistes armés ou avoir été piégé aux explosifs ? Quel soldat israélien n’a-t-il pas refusé le passage à des ambulances ou empêché par quelque autre moyen un Palestinien d’accéder à des soins médicaux, à l’éducation ou à son lieu de travail ?
Certains d’entre eux, bien entendu, sont allés beaucoup plus loin ; ils ont ciblé de manière délibérée des civils désarmés (comme dans les « zones tampons » tout au long de la bande de Gaza), ils ont torturé des prisonniers et ils ont ordonné, ou participé à des morts, des blessures et des destructions massives, à tel ou tel moment. Ces actes ont été lourdement attestés par nombres d’instances crédibles, comme le Centre Palestiniens pour les Droits de l’Homme, Amnesty International, la Commission Goldstone, Human Rights Watch et B’tselem.
Ce qui faisait jusqu’ici particulièrement défaut, c’était l’établissement de la responsabilité. A n’en pas douter, certaines victoires isolées ont été remportées, généralement non sans d’énormes efforts. A l’intérieur d’Israël, des procès et des sanctions exemplaires, comme l’inculpation du soldat qui a tué le militant britannique des droits de l’homme Tom Hurndall, continuent à fournir une mince tunique de respectabilité au système judiciaire israélien. Au-delà du contrôle israélien, toutefois, des officiers supérieurs israéliens ont été contraints d’éviter de voyager dans un nombre croissant de pays de peur d’y tomber sous le coup de mesures judiciaires. Néanmoins, personne n’avait jusqu’ici réussi à faire redouter aux Israéliens ordinaires d’être soumis personnellement à une telle pression de cette nature.
La publication des deux cents change tout. Cette liste contient les noms de rares officiers supérieurs, mais beaucoup de ceux qui y figurent sont des militaires du rang, au-dessous des officiers et jusqu’au grade de sergent. Cette liste a pour effet de préoccuper les Israéliens ordinaires qui pourraient, eux aussi, faire l’objet d’arrestations à l’étranger, sans bénéficier, de surcroît, de la protection dont des officiers supérieurs à l’entregent importante bénéficient généralement. Ils savent ce qu’ils ont fait, ou ce qu’ils avaient reçu l’ordre de faire, ou ce qu’ils ont donné l’ordre à d’autres qu’eux de faire, et ils peuvent supposer qu’ils sont susceptibles eux aussi de se voir demander des comptes par des juridictions étrangères sur lesquelles leur gouvernement n’a qu’un contrôle extrêmement limité.
Nombre d’Israéliens redoutent d’ores et déjà qu’un monde antisémite ne soit en train de rechercher un prétexte pour mettre un terme à l’expérimentation sioniste. Il n’y a, de ce fait, pas très loin d’ici à penser qu’ils pourraient être utilisés comme des pions - ou comme des boucs émissaires - dans le chœur croissant des personnes qui prennent la parole pour défendre les droits des Palestiniens et dénoncer les exactions israéliennes.
Couplée à cela, il y a l’addiction des Israéliens pour les vacances à l’étranger, qui sont une obsession nationale et presque un droit, dans l’esprit de nombre d’entre eux. Le résultat, c’est que soudain, avec la publication de la liste des 200 (criminels de guerre israéliens, ndt), la perspective d’être tenu pour responsable à l’extérieur d’Israël n’a plus rien d’une abstraction qu’il appartient aux diplomates, à la politique gouvernementale et aux récits journalistiques de traiter. Cela les menace personnellement.
Ce fait a de graves conséquences pour la société israélienne. Cela augmente potentiellement le nombre des jeunes qui s’efforceront d’échapper au service militaire, ainsi que les taux d’émigration (à la hausse) et d’immigration (à la baisse), ainsi que d’autres paramètres d’engagement à l’égard d’Israël et de son armée. Surtout, selon ces sources, cela risque d’amener des soldats à commencer à mettre en question la politique et les ordres bien plus que par le passé, en raison de la façon dont ils risquent de les affecter personnellement. Le débat a d’ores et déjà lieu, autour de la question : « Suis-je susceptible d’être tenu pour responsable ? »
La réponse apportée à cette question est susceptible de déterminer potentiellement s’il sera possible de monter une offensive massive contre une population dépourvue de toute force militaire effective, comme à Gaza, ou si les bombardements de saturation, les bombes à sous-munitions et l’uranium appauvri pourront être ou non utilisés, comme au Liban. C’est là une perspective redoutable pour le commandement militaire israélien, et certaines sources, en Israël, pensent que la publication de la liste des 200 (criminels de guerre sionistes) a d’ores et déjà eu un tel effet.
Il est toutefois plus vraisemblable qu’une telle mobilisation soit quelque peu prématurée. Même s’il est peu vraisemblable qu’Israël parviendra à faire re-rentrer le génie dans sa lampe à huile, après la publication de la liste des 200. Celle-ci se répand actuellement d’un lieu à un autre dans le cyberespace, via des sites ouèbe et des méls (bien qu’Israël semble avoir temporairement réussi à bannir cette liste de Facebook).
Toutefois, cette liste génèrera-t-elle des recherches plus approfondies et la diffusion d’information sur les crimes en puissance perpétrés par les individus qui y sont nommés, et entraînera-t-elle la publication d’autres listes de même nature ?
D’après ces sources israéliennes, l’armée, et peut-être également d’autres instances, ont mis les bouchées doubles pour retrouver les origines de cette fuite. C’est là une réponse israélienne typique à ce genre de problème. Au lieu de se demander pour quelle raison certains groupes ou certaines individualités, en Israël, sont prêts à prendre d’énormes risques pour obtenir que cette société soit tenue pour responsable de ses actes, Israël préfère mettre le problème sur le compte de juifs traîtres, haineux d’eux-mêmes et, pour tout dire, antisémites, et d’instiller de la peur et de la haine, en guise de moyens (foireux) censés éviter aux Israéliens d’avoir à faire leur examen de conscience.
* Paul Larudee est un des fondateurs des deux mouvements Free Gaza ! et Free Palestine !, il est l’un des organisateurs de l’International Solidarity Movement (ISM).
22 novembre 2010 - Source : http://www.palestine-solidarite.org...
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
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Un enfant utilisé comme bouclier humain

publié le mardi 23 novembre 2010
DCI- Palestine

 
Condamnation avec sursis pour des soldats reconnus coupables d’avoir utilisé un garçon de neuf ans comme bouclier humain.
Dimanche (21 novembre), deux sergents-chefs de la brigade Givati ont été rétrogradés au rang de sergents par une Cour militaire israélienne et ont été condamnés à trois mois avec sursis pour « conduite inappropriée » après avoir été reconnus coupables d’avoir forcé un garçon de neuf ans, sous la menace de leur arme, de rechercher des explosifs pendant la guerre de Gaza.
Le calvaire de Majed, neuf ans, a commencé le 15 janvier 2009, quand sa famille a cherché refuge dans le sous-sol de leur immeuble dans la ville de Gaza, pendant un intense bombardement israélien. Majed se souvient qu’il y avait environ quarante personnes, hommes, femmes et enfants qui avaient cherché abri dans le sous-sol. Vers 5 heures du matin, des unités de la brigade Givati sont entrées dans le sous-sol en « tirant ». Majed se souvient d’avoir vu les lumières laser rouges de leurs fusils partout. Les soldats ont séparé les hommes des femmes et des enfants et les ont forcés à ne garder que leurs sous-vêtements. Pendant ce temps, un soldat s’est approché du groupe de femmes et d’enfants, a désigné Majed et lui a dit : « Viens ici ». Le récit suivant vient de la déposition sous serment de Majed.
« Le soldat s’est approché de moi, m’a attrapé par le col de ma chemise et m’a traîné dehors. Ma mère a commencé à crier : « C’est un enfant ! ». » J’ai pensé qu’ils allaient me tuer », raconte Majed, « j’ai eu très peur et j’ai mouillé mon pantalon. Je ne pouvais ni crier ni dire quoi que ce soit, j’avais trop peur. Le soldat m’a traîné sur 20 mètres. Il a pointé son arme sur moi. Il me criait dessus et je ne le comprenais pas, alors il m’a attrapé et m’a poussé contre le mur. Ensuite il a commencé à faire des signes avec ses mains et j’ai compris qu’il voulait que j’ouvre les sacs ; de petits sacs que les résidents avaient descendus avec eux, et qui contenaient leurs effets personnels et leur argent. Les sacs ressemblaient à ceux des footballeurs. J’ai compris par ses gestes qu’il voulait que j’ouvre les sacs. Il y en avait deux devant moi. J’ai attrapé le premier pendant qu’il se tenait à un mètre et demi de moi. J’ai ouvert le sac tandis qu’il pointait son arme directement sur moi. J’ai vidé le sac sur le sol. Il contenait de l’argent et des papiers. Je l’ai regardé, il riait. J’ai attrapé le second sac pour l’ouvrir mais je n’y arrivais pas. J’ai essayé plusieurs fois, sans succès, si bien qu’il s’est mis à me crier dessus. Il m’a attrapé par les cheveux et m’a giflé très violemment au visage. Je n’ai ni crié ni pleuré mais j’avais très peur. Il m’a traîné de devant les sacs et m’a forcé à me tenir debout contre le mur, tandis qu’il se tenait à environ un mètre et demi derrière moi. Il a alors tiré sur le sac que je n’arrivais pas à ouvrir. J’ai pensé qu’il allait tirer sur moi, j’ai crié et j’ai mis mes mains sur ma tête. Il m’a ensuite tiré dans le couloir et un autre soldat m’a dit : « Va rejoindre ta mère « . J’ai couru vers ma mère et me suis caché dans ses bras. « J’ai mouillé mon pantalon », lui ai-je dit. « Ce n’est rien », m’a-t-elle répondu.
Majed et les autres résidents de l’immeuble ont été retenus au sous-sol par les soldats, sous la menace de leur arme, jusqu’à 3 h du matin. Majed se souvient que l’un des soldats qui les gardait s’est assis sur une chaise près d’eux.
« Il criait de temps en temps « boum, boum », comme une explosion. Nous mettions tous nos mains sur la tête, et il riait fort. Il a répété cela au moins cinq fois. Ensuite, il s’est assis à environ cinq mètres de nous. Quatre autres soldats étaient assis près de lui. Les soldats pointaient leur arme sur nous, et j’avais très peur. Je pouvais voir les lumières rouges qui bougeaient sur mon corps, celui de mes frères et sœurs et de ma mère. Il y a avait une fine lumière rouge qui venait de leurs armes. Chaque fois que je les voyais lever leurs armes ou la lumière rouge, je croyais qu’ils allaient nous tuer.
A trois heures du matin les soldats ont dit aux femmes et aux enfants de prendre un drapeau blanc et de se diriger vers l’immeuble du Croissant Rouge proche. Ils ont ordonné aux hommes de rester.
Le 28 avril 2009, DCI-Israël a déposé plainte devant les autorités israéliennes, concernant l’utilisation par l’armée de 10 enfants comme boucliers humains, y compris Majed. Le 17 juin 2009, les autorités israéliennes ont répondu que les enquêtes étaient ouvertes, et le 25 novembre 2009, il a été demandé à Majed et à sa mère de se présenter à une interview conduit par la police militaire israélienne au check-point d’Erez, à Gaza. Selon une déposition sous serment fournie à DCI par la mère de Majed, on a interdit à Majed d’aller aux toilettes avant son interview et il a mouillé son pantalon. Au moment où nous écrivons, les deux soldats qui ont utilisé Majed comme bouclier humain sont les seuls soldats qui aient jamais été accusés d’avoir utilisé des civils de cette manière.
En octobre 2005, la Haute Cour israélienne a statué que l’utilisation de civils comme boucliers humains était illégale selon la loi israélienne. Depuis cette décision de la Cour, DCI a produit 15 cas d’utilisation d’enfants, y compris Majed, utilisés comme boucliers humains par l’armée israélienne. Trois de ces cas s sont produits après le cas de Majed en 2010, ce qui indique que l’armée israélienne continue d’utiliser des enfants comme boucliers humains, au mépris de la Haute Cour israélienne. Le jugement rendu aujourd’hui suggère que l’armée israélienne et la justice militaire ne prennent pas au sérieux l’obligation de protéger les civils pendant les conflits armés.
DCI Palestine 21 novembre 2011
traduction : A. Jégou, Afps

Le ’plaider coupable’, "seule option" pour le prisonnier politique Ameer Makhoul

publié le mardi 23 novembre 2010
Jillian Kestler-D’Amours

 
Ce qui nous distingue, nous les Palestiniens, c’est notre libre volonté et notre endurance, que nous utilisons pour résister à l’ oppression, aux oppresseurs et à leur supposée justice
Après près de 6 mois d’emprisonnement, le prisonnier politique palestinien Ameer Makhoul a, le 27 octobre, signé un accord de ’plaider coupable’ avec les procureurs israéliens. L’accord implique une réduction de la liste des accusations, qui comprend le contact avec un agent ennemi et espionnage pour le mouvement de résistance libanais Hezbollah. Les accusations entrainent une condamnation de 7 à 10 ans d’emprisonnement au maximum.
Makhoul est le coordinateur de Ittijah, l’ Union des Associations de la communauté arabe, et l’un des dirigeants du mouvement pour la protection des droits des citoyens palestiniens d’Israël. L’accusation initiale contre Makhoul, présentée devant le tribunal du district d’ Haifa, comportait : assistance à l’ennemi en temps de guerre, conspiration pour aider l’ennemi, espionnage aggravé et contact avec un agent ennemi. Makhoul a formellement nié les accusations.
Suite à l’accord de ’plaider coupable’, l’accusation d’assistance à l’ennemi en temps de guerre, qui entraîne la perpétuité, a été enlevée. La prochaine session du tribunal, lors de laquelle les termes exacts de l’accord seront présentés, doit avoir lieu le 5 décembre.
Selon le Dr. Hatim Kanaaneh, président du Comité de Défense d’ Ameer Makhoul, la décision de plaider coupable pour réduire les accusations a été très difficile à prendre pour Makhoul, mais sa famille et l’équipe de ses avocats comme la réalité de la vie des Palestiniens d’Israël en ont fait la seule option possible [1]
"Historiquement, les rapports du système judiciaire israélien montrent que près de 100 % — en tout cas plus de 95 %— des affaires où une personne est accusée ou arrêtée sur la base de violations de la sécurité résultent dans une condamnation et un emprisonnement. Le tribunal les juge coupables. Surtout quand l’accusé est palestinien, bien sûr" explique Kanaaneh .
"Un petit poisson s’en tirerait avec un jugement plus clément mais quelqu’un de l’envergure d’Ameer, avec sa notoriété internationale, ne bénéficiera d’aucune pitié," ajoute Kanaaneh
"La peine maximale pour aide à l’ennemi en temps de guerre est la prison à vie, et c’est ce vers quoi nous allions avant d’accepter de négocier ce plaider coupable qui ’vaut’ de 7 à 10 ans."
Manque de preuves
Le 6 mai à 3 heures du matin, 16 agents de l’Agence de Sécurité d’Israël, aussi connue sous le nom de Shin Bet ou Shabak, ont arrêté Makhoul chez lui. Ils ont confisqué les ordinateurs et téléphones de la famille de même que de nombreux effets personnels et ont procédé à une fouille des bureaux d’Ittijah.
Makhoul fut gardé au secret pendant 12 jours et n’eut pas le droit de voir un avocat. Trois semaines après son arrestation, il fut accusé d’un déluge de délits sécuritaires. Les autorités israéliennes prétendirent que Makhoul était en contact avec un agent du Hezbollah.
Malgré l’examen d’une douzaine de disques durs et de plus de 30 000 conversations téléphoniques, c’est uniquement sur la base de la confession de Makhoul qu’Israël l’a condamné. Et cette confession, selon sa famille et ses avocats, a été obtenue sous la torture.
"L’homme a été soumis à la pression physique et la manipulation mentale, sans doute sous l’effet de drogues. Ils l’ont maintenu sur une chaise basse sans dossier, les bras et jambes liés, et l’ont gardé dans cette position sans dormir pendant 62 heures. L’homme était brisé," a déclaré Kanaaneh [2].
"La seule chose qu’a l’Etat contre Ameer est son aveu . Ils n’ont pas trouvé l’ombre d’une preuve où que ce soit, ni les 10 ordinateurs ni les 30 000 conversations téléphoniques. Ils n’ont trouvé absolument aucune preuve qu’il ait passé des informations à qui que ce soit, comme ils le prétendent," ajoute-t-il.
Orna Kohn, l’une des avoctes de Makhoul, d’ Adalah – le centre légal pour les droits de la minorité arabe en Israël, explique que selon la loi israélienne la définition de ce qui constitue un délit sécuritaire permet à l’Etat de condamner facilement quelqu’un pour ces crimes.
"La loi israélienne définit de façon très large les dits délits sécuritaires, ce qui criminalise des attitudes ou actions que personne ne s’attendrait à voir incluses dans une clause du code criminel. Le résultat c’est qu’il est très facile pour le procureur général de convaincre un tribunal qu’une personne est coupable," dit Kohn.
"[Avec] ce genre d’accusations, surtout ce qu’on appelle ’être en contact avec un agent ennemi’, la charge de la preuve est déplacée," ajoute Kohn. "Ainsi c’est l’accusé qui doit convaincre la cour qu’il n’avait aucune intention d’attenter à la sécurité de l’Etat. Le résultat c’est qu’une fois que quelqu’un est accusé de cela, il est quasiment impossible de ne pas être déclaré coupable."
Cibler la société civile palestiniennes
Selon Nadim Nashif, directeur de Baladna, l’ Association pour la Jeunesse arabe, un organisme de développement et de renforcement des capacités pour les jeunes Palestiniens d’Israël basé à Haifa, la persécution d’ Ameer Makhoul et d’autres dirigeants de la société civile palestinienne met en évidence la politique israélienne de plus en plus extrême qui vise à intimider les militants palestiniens qui se trouvent à l’intérieur d’Israël.
"Je pense que le message essentiel est qu’il y a une limite à notre liberté de militer et que si nous, militants ou personnes qui travaillons dans des ONG, ou les ONG elles mêmes, dépassons ces lignes, alors nous serons punis ou on nous stoppera,"dit Nashif.
Nashif explique qu’en plus de cibler les dirigeants comme Makhoul, beaucoup de jeunes militants palestiniens ont été interrogés et intimidés par les autorités israéliennes au cours des derniers mois
"C’est le sentiment général, pas seulement pour l’affaire d’Ameer, mais en général. Nous ressentons qu’il y a beaucoup plus d’interrogatoires de jeunes militants par le Shabak. Nous avons dénombré des centaines de cas l’an passé" dit-il.
"Les gens sont plus conscients. Et en ce sens, je pense que ce que le gouvernement veut faire, c’est nous ramener à la situation passée, quand les gens avaient peur de faire quoi que ce soit, quand ils se sentaient inférieurs. Je pense que c’est la direction générale. C’est un gouvernement fasciste net ils appliquent leur politique clairement, sans chercher de prétextes."
"Jamais déclaré innocent"
Le 26 octobre Makhoul a écrit une lettre ouverte au Conseil international du Forum social mondial et au Comité national palestinien du Forum mondial de l’Education qui s’est tenu en Palestine du 28 au 31 octobre.
"5 mois ont passé depuis [mon arrestation en mai 2010], mais tout ce à quoi je dois faire face aujourd’hui — l’emprisonnement injuste, les procédures judiciaires et le procès— n’est pas une moindre oppression que la torture physique et psychologique que j’ai du subir," a écrit Makhoul.
"Cependant, ce qui nous distingue, nous les Palestiniens, c’est notre libre volonté et notre endurance, que nous utilisons pour résister à l’ oppression, aux oppresseurs et à leur supposée justice. Nous ne nous laissons pas berner par l’idée qu’il y aurait une justice israélienne ; au contraire, nous considérons les tribunaux comme des opportunités pour consolider la mobilisation populaire et internationale et la lutte déjà engagée- ce sont les pierres angulaires de la défense de nos droits et les outils qui empêchent que l’Etat d’occupation ne nous les vole."
Makhoul ajoute : "Les tribunaux israéliens et le système judiciaire sont de simples manifestations de l’injustice de l’Etat israélien. C’est pourquoi nous ne recherchons pas la justice dans ces systèmes mais nous choisissons de leur faire face et de leur résister, et aussi de les accuser d’être des instruments d’oppression, pas de justice. Un prisonnier palestinien dans une prison israélienne ne se verra jamais déclaré innocent."
[1] c’est aussi la décision prise par l’avocate de notre jeune compatriote Salah Hamouri, accusé sans un soupçon de preuve d’une intention délictueuse et condamné à une lourde peine. Qui plus est par un tribunal militaire d’exception de la puissance occupante, donc illégal. Il ne fera ainsi « que 7 ans » pour un crime inexistant. L’injustice est le fil conducteur du système judiciaire israélien dès lors que des Palestiniens sont concernés.
[2] c’est également ce qui a été infligé à Marwan Barghouthi, kidnappé à Ramallah par les forces d’occupation israéliennes en avril 2002, condamné par un tribunal militaire à 5 fois la prison à vie et détenu illégalement dans des prisons israéliennes depuis lors
Originaire de Montreal, Jillian Kestler-D’Amours est reporter et auteure de documentaires basée à Jérusalem-Est occupée.
Publié par the Electronic Intifada
traduction et notes : C. Léostic, Afps

La Nakba par la privatisation

publié le mardi 23 novembre 2010
Charlotte Silver

 
"Vous confisquez (la terre), vous l’utilisez à votre gré et puis la dernière étape est de la vendre,
Les Palestiniens décrivent la loi de l’Administration territoriale israélienne (ILA), votée discrètement par le parlement israélien en 2009, comme l’étape finale du processus de déplacement hors de leur patrie, commencé il y a 62 ans. Cette loi devrait avoir un impact à long terme désastreux sur la vie des Palestiniens et empêche la résolution négociée du conflit.
Cette législation s’appuie sur la transition graduelle d’un gouvernement basé sur le social vers un gouvernement établi sur la base des politiques néolibérales qui ont commencé dans les années 1980. Cette évolution a récemment connu un développement spectaculaire avec le vote en Israël de lois qui privatisent la terre qui était historiquement propriété d’Etat. Cette loi, qui a attiré très peu d’attention médiatique, a des répercussions importantes sur les Palestiniens.
Contrairement à la plupart des pays, Israël a maintenu le contrôle et la propriété de l’Etat sur l’ensemble de ses terres. Quand l’Etat fut établi en 1948, Israël expulsa plus de 700 000 Palestiniens de quelque 400 villes et villages –ce que les Palestiniens appellent la Nakba ou catastrophe. Depuis lors, les terres qui sont propriété publique couvrent 93 % du territoire de l’Etat.
"L’Etat a nationalisé toute la terre en 1948 afin de faciliter la dépossession des Palestiniens et la remise de la terre aux juifs," a dit à The Electronic Intifada Shir Hever, économiste de l’AIC (Alternative Information Center). Israël a développé un système selon lequel les Israéliens et les Palestiniens louent leur propriété à l’Etat, par bail.
Mais en août 2009, la Knesset a fait un premier geste pour mettre fin à ce système en votant la loi de l’Administration territoriale israélienne, aussi appelée loi sur la Réforme territoriale ( Land Reform Law). Cette loi autorise l’Etat à transférer la propriété de toute terre exploitée à un individu, une compagnie privée ou une corporation. Faisant montre d’un mépris absolu pour le droit international, cette loi ne s’applique pas seulement à des terres situées à l’intérieur d’Israël même, mais aussi à Jérusalem-Est occupée et aux Hauteurs du Golan annexées par Israël en 1981 en violation du droit international.
Le vote de cette loi a des conséquences graves pour les Palestiniens déplacés de l’intérieur qui vivent en Israël et pour les réfugiés palestiniens où qu’ils soient. Cela fait longtemps que les Palestiniens posent la revendication légale du retour sur la terre dont ils furent chassés par la force, et ils s’accrochent à l’espoir d’y arriver.
"C’est la dernière étape"
"C’est la dernière étape. Vous confisquez (la terre), vous l’utilisez à votre gré et puis la dernière étape est de la vendre," déclare Suhad Bishara, avocate d’ Adalah, organisation israélienne de défense des droits humains et civiques.
Une portion significative de la terre qui est propriété d’Etat en Israël a été acquise par l’expropriation et la confiscation de propriétés palestiniennes pendant et juste après la dépossession de 1948. Grâce aux lois qui ont suivi, essentiellement la Loi sur les Biens des Absents (1950) et la Loi sur l’Acquisition de Terre (1953), Israël a réussi à empêcher systématiquement le retour des réfugiés palestiniens qui avaient été chassés ou avaient fui de chez eux en 1948.
Ces confiscations continuent à ce jour. Par exemple, pour obtenir un permis de construire, il faut s’engager dans un processus bureaucratique long, difficile et coûteux qui constitue un obstacle insurmontable à ce que les Palestiniens construisent ’légalement’. Ce qui donne un prétexte à Israël pour détruire les maisons et confisquer les terres palestiniennes à sa guise.
Alors que les interminables négociations de paix se poursuivent depuis 17 ans, Israël a fait des plans discrets pour vendre cette terre là.
"Privatiser toutes les terres revient essentiellement à terminer toute cette histoire. L’Etat ne détient plus de parts. Il y a des tierces parties -des individus ou des compagnies- qui ont leur mot à dire. Parce que ce sont eux qui détiennent les parts, ce sont eux les propriétaires de la terre," selon Bishara.
L’économiste Shir Hever explique que cette redéfinition des lignes de propriété et les changements dans les registres territoriaux rendront encore plus difficile pour les Palestiniens d’affirmer leur revendication sur la terre ou de demander des compensations.
Pour Hever, "la réforme territoriale concernera essentiellement les Palestiniens qui vivent à l’intérieur d’Israël et les réfugiés palestiniens, parce que la redéfinition des lignes de propriété et les changements dans les registres territoriaux peuvent servir d’outil pour dissimuler les preuves que la terre était auparavant la propriété de Palestiniens et cela peut rendre plus problématique l’exigence des réfugiés de récupérer leur terre ou d’obtenir des compensations convenables".
"Cela veut dire qu’on ne peut demander de récupérer les propriétés à aucun niveau, une fois qu’elles sont privatisées," ajoute Bishara.
Néolibéralisme et ultra-nationalisme
"Le calendrier de la réforme coïncide avec un changement très profond en Israël, qui passe du modèle républicain d’un Etat fort dans un Etat providence ultra nationaliste à un nouveau modèle néolibéral qui conserve l’ultra nationalisme," dit Hever. L’intention déclarée du projet de loi sur la Réforme territoriale est d’améliorer l’efficacité en diminuant la bureaucratie gouvernementale et son intrusion dans les activités de libre échange. Mais Hever affirme que ce n’est qu’un camouflage. Il explique que la décision de privatiser la terre émane du désir profond du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de se tourner vers les classes supérieures et les capitalistes immobiliers du pays pour anticiper la crise économique en Israël qui fera pendant aux souffrances économiques actuelles du monde occidental.
"Il y a de multiples façons de gérer le manque d’efficacité et l’approche ’libre entreprise’ n’est que l’une d’elles. Elle favorise les riches et leur permet de manipuler le marché en créant des monopoles locaux. [Par exemple,] une fois qu’un gros promoteur s’est emparé de toute la terre disponible dans une région, il ou elle peut fixer les prix pour les gens qui veulent y vivre. C’est, à mon avis, la raison réelle de la réforme — Netanyahou a besoin du soutien des riches qui financent ses campagnes," pense Hever.
La ville de Jaffa donne un avant-goût du chaos que le développement privé peut créer dans la vie de la population palestinienne autochtone. On peut voir ici comment le projet néolibéral peut servir d’outil d’épuration ethnique.
Dès les années 1960, l’Administration territoriale israélienne a vendu la terre de Jaffa à ceux qui faisaient les offres les plus hautes. Ce qui a conduit à la prolifération de complexes d’habitation et de maisons individuelles chers et élégants le long de la côte qui est très prisée, repoussant ainsi la population autochtone vers des quartiers surpeuplés et démunis de services.
Selon le Dr. Yosef Rafiq Jabareen, maître de conférences à l’institut Technion – l’institut israélien de technologie de Haifa, la privatisation de la terre dans les villes d’Israël sonnerait l’étape finale de l’expulsion des Palestiniens de leur patrie, commencée en 1948. Avec la privatisation, les propriétés des Palestiniens serait vendues aux capitalistes et aux promoteurs.
Selon Adalah, "cette législation entraînerait finalement le transfert de propriété, même sans paiement, aux bailleurs israéliens et une ’liquidation’ de ce qui reste des propriétés palestiniennes dans de nombreuses villes d’Israël, comme Jaffa, Ramla, Lod, Beer Sheva, Tibériade, Beit Shean, Haifa et St Jean d’Acre, ou de ce qui appartient aux Palestiniens à Jérusalem-Ouest. Ainsi la Nakba palestinienne serait menée à son terme dans ces villes dans un avenir où l’espace palestinien qui existait depuis de nombreuses générations serait finalement éliminé, et on arriverait à des espaces immobiliers privatisés pour le plaisir des promoteurs, capitalistes et individus juifs" ("The Geo-Political and Spatial Implications of the New Israel Land Administration Law on the Palestinians" Adalah’s Newsletter, Volume 62, July 2009).
Cependant, la loi de Réforme territoriale dépasse ce modèle qui utilise la concurrence capitaliste comme outil pour chasser les habitants palestiniens. Dans la loi et par un accord préalable avec le Fond national juif (FNJ), Israël a fait en sorte que cette organisation ait une influence prépondérante et oriente la façon dont les transactions se dérouleront dorénavant.
En assurant que les ventes se fassent prioritairement en faveur des acheteurs juifs, la loi de Réforme territoriale a restructuré l’ Administration territoriale israélienne afin qu’elle cède un contrôle considérable au FNJ. Le Conseil de l’Autorité territoriale sera le nouvel organisme gouvernemental qui supervisera la vente des terres de l’Etat. Le FNJ, organisation dont la charte interdit clairement de louer la moindre parcelle de terre à des habitants non juifs, détiendra dorénavant 6 des 13 sièges du Conseil de l’Autorité territoriale. Vu la consolidation du pouvoir du FNJ dans le processus de privatisation, il est impossible de considérer que cette réforme n’entre pas dans un agenda politique.
Le projet israélien de vendre la terre des réfugiés palestiniens comme la terre des Hauteurs du Golan occupé ou de Jérusalem-Est invalide tout geste qui feint de s’engager avec la communauté internationale pour une solution réelle afin de parvenir à la paix.
Charlotte Silver est assistante juriste à l’Union pour les Libertés civiques aux Etats-Unis pour le projet sur les droits des immigrants et a pris part à la campagne BDS à Stanford. Elle vit à San Francisco.
Adresse:charlottesilver@gmail.com.
publié par The Electronic Intifada, 18novembre 2010
titre et traduction : C. Léostic, Afps