vendredi 4 avril 2014

Blessures par balles et suffocations dans des confrontations près d’Ofer

Ramallah – CPI
Deux jeunes hommes ont été blessés par des balles réelles et d'autres par des balles en caoutchouc en plus de plusieurs cas d’asphyxie en raison de la répression par les soldats de l'occupation sioniste d’un événement pacifique près du centre de détention d'Ofer à l'ouest de Ramallah, en Cisjordanie occupée.
L’agence locale " Safa " a indiqué selon des témoins oculaires que deux jeunes hommes ont été blessés par des balles réelles aux pieds, et ont ensuite été transportés à l'hôpital.
Selon des témoins, les forces d'occupation israéliennes ont attaqué les participants à l’événement au cours de la prière du vendredi. Ensuite, des affrontements ont éclaté entre les jeunes et les soldats.
Les soldats israéliens ont tiré des grenades lacrymogènes en grand nombre vers les jeunes, sous le survol d’un hélicoptère militaire à basse altitude dans les cieux de la région.
Des jeunes palestiniens ont essayé de se diriger vers le centre de détention d'Ofer, mais les forces d'occupation les ont ciblés par des averses de balles et de gaz lacrymogène.

L'autorité palestinienne présente des demandes pour la prolongation des pourparlers

JERUSALEM, 3 avril (Xinhua) -- La direction palestinienne a présenté à Israël une liste de demandes afin de prolonger les pourparlers de paix, y compris un engagement écrit par Israël reconnaissant un futur Etat palestinien le long de la frontière de 1967, ont rapporté les médias israéliens jeudi.
La liste a été présentée la nuit de mercredi lors d'une rencontre d'urgence entre négociateurs israéliens, palestiniens et américains, qui tentaient de sauver les pourparlers de paix.
Israël n'a pas donné de réponse officielle, mais une source à Jérusalem a indiqué à Xinhua que la rencontre "avait été menée dans une atmosphère très dure" et s'était achevée sans aucun résultat.
Le site d'information israélien Ynet a rapporté que les demandes incluaient un engagement écrit par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que l'Etat palestinien serait le long de la ligne verte de 1967 et que sa capitale serait Jérusalem-Est.
La liste comprend également la fin du blocus de Gaza, et la cessation de la construction de colonies à Jérusalem-Est. De plus, les autorités palestiniennes exigent de l'armée israélienne de cesser les arrestations et les assassinats dans la zone A, une zone de Cisjordanie sous contrôle palestinien.
La libération de 1.200 prisonniers palestiniens, dont des dirigeants politiques Marwan Barghouti, Ahmed Saadat et Fuad Shubkhi, a par ailleurs été demandée.
Les autorités palestiniennes n'ont toutefois pas fait de commentaires sur cette liste divulguée. 

La tension règne dans la prison d'Ofer

Gaza – CPI

Le Centre d’étude des prisonniers de la Palestine a déclaré qu’une extrême tension règne encore dans la prison d'Ofer jusqu'à maintenant suite à la prise d’assaut des unités spéciales appelées " Alemz " accompagnées par des éléments de la police pénitentiaire du département 16 le vendredi matin (4-4).
Le directeur médiatique du centre de recherche Riyad al-Achqar déclaré dans un communiqué que les unités spéciales ont pris d'assaut la section 16 d’Ofer ce matin et mènent encore une large campagne de recherches après la sortie de tous les prisonniers de leurs cellules.
Il a souligné que le raid a provoqué un état de tension dans la prison qui est soumise à une campagne féroce depuis jeudi et que cette opération est la deuxième en moins de 24 heures.
Al-Achqar a souligné que l'occupation prétend l'existence de dispositifs de communication dans les chambres des prisonniers, mais en dépit de la poursuite des inspections pendant plus de 12 heures hier aucun appareil n’a été trouvé, sachant que tous les recoins ont été soigneusement inspectés et les matelas et les couvertures ont été déchirés.
Il a ajouté que les détenus dans la prison d'Ofer sont exposés ces derniers mois à une campagne systématique visant leur stabilité et les empêchant de penser à des étapes de lutte lors de la Journée du prisonnier palestinien qui aura lieu le 17 avril.

Les villages palestiniens souffrent de la colonisation : Madma est un exemple

Naplouse – CPI
Les autorités de l’occupation sioniste ont imposé, depuis mercredi 2 avril au soir, une fermeture totale au village de Madma, au sud de la ville de Naplouse. Elles y ont imposé une sorte de couvre-feu.
Des témoins oculaires confirment que les forces sionistes d'occupation ont installé un barrage entre ce village et celui de Bourine, un autre sur son entrée ouest et un autre sur l’entrée nord. Les barrages ont commencé à empêcher le mouvement des véhicules. Puis des dizaines de soldats sionistes se sont mis à parcourir le village. Ils ont ordonné aux commerçants de fermer leurs boutiques.
Plus tard, les forces sionistes d'occupation ont interpellé le jeune Djihad Nassar, 22 ans, dans une rue du village, et l’ont pris pour une direction inconnue, ajoutent les témoins.
A noter que les villages de Madma, Bourine et Al-Qabliya subissent les colons sionistes dont Yatsahar. Les occupants sionistes agressent les Palestiniens de façon quotidienne afin de les pousser à quitter la région et de leur laisser le champ libre.

Israël ne libèrera pas dans l'immédiat le quatrième groupe de prisonniers palestiniens

JERUSALEM, 3 avril (Xinhua) -- La représentante d'Israël pour les négociations de paix Tzipi Livni a annoncé jeudi qu'Israël ne libèrerait pas dans l'immédiat le quatrième groupe de prisonniers palestiniens, suite aux initiatives unilatérales des Palestiniens.
"Il y a de nouvelles conditions et Israël ne peut pas libérer le quatrième groupe de prisonniers," a indiqué Mme Livni dans un communiqué.
Selon le communiqué, le gouvernement israélien faisait des préparatifs pour libérer les 26 prisonniers palestiniens, qui devaient être relâchés la semaine dernière, mais les mesures unilatérales prises par le président palestinien Mahmoud Abbas l'ont fait changer d'avis.
Plus tôt cette semaine, M. Abbas a signé des demandes pour rejoindre 15 conventions et traités internationaux, ce qui représente une menace pour Israël, dans la mesure où l'autorité palestinienne pourrait porter plainte officiellement au sujet de l'occupation par Israël de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
Israël avait accepté de libérer 216 prisonniers palestiniens dans le cadre de la reprise des négociations de paix en juillet de l'année dernière. Jusqu'ici, 78 prisonniers ont été relâchés. Les autres détenus devaient être libérés samedi, mais Israël a repoussé cette décision du fait des objections de l'extrême droite israélienne au sujet de la libération de 14 arabes israéliens faisant partie du groupe.
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est arrivé cette semaine pour essayer de servir d'intermédiaire entre les deux parties, proposant même de libérer l'espion israélo-américain Jonathan Pollard, détenu depuis trois semaines.
Pourtant, Israël a autorisé des appels d'offres pour la construction de 700 logements dans les implantations à Gilo, dans Jérusalem-Est. Cette initiative a déclenché la décision d'Abbas de contacter les organismes internationaux.
Mercredi soir, Mme Livni a rencontré le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat pour tenter de sauver les négociations de paix en péril, au cours d'un entretien que les sources ont qualifié de "dur" et "ressemblant à un terrain de bataille".
Plus tôt mercredi Mme Livni avait expliqué que l'autorité palestinienne avait rompu ces engagements envers Israël et les Etats Unis par son initiative unilatérale. Mais M. Abbas a réfuté cette accusation, estimant que c'était le droit des Palestiniens et "aucunement un acte à l'encontre des Etats-Unis ou d'Israël." 

Le nombre de colons sionistes en Cisjordanie occupée s’élève à 375 mille personnes !

Palestine – CPI
Le journal hébreu Yediot Ahronot a rapporté, le 30 mars dernier, de sources israéliennes, que le nombre de colons dans la Cisjordanie occupée a connu, à la fin de l’année dernière 2013, une grande et remarquable augmentation.
Et selon les données avancées par la septième chaîne, l’augmentation est de l’ordre de 4,3%. Cette augmentation continue partout en Cisjordanie et même à l’intérieur et l’extérieur des grands blocs coloniaux.
En décembre dernier, le nombre de ces colons s’est élevé à 375 mille personnes, en Cisjordanie. Cela représente un taux annuel de 1,9%, un taux plus important que celui d’"Israël" lui-même.
La raison de cette augmentation serait idéologique, selon le conseil colonial « Yochaa ». 

Les autorités de l’AP convoquent le fils du député Qaraawi

Hébron – CPI
Le membre du Conseil législatif du Changement et de la Réforme et du Bloc parlementaire Fathi Qaraawi a déclaré que le service des renseignements de l’AP à Ramallah a convoqué son fils Hamza vendredi matin.
Selon notre correspondant, cette convocation a eu lieu 10 jours seulement après la sortie de Hamza des prisons de l'occupation sioniste.
Le député Qaraawi a déclaré à notre correspondant que son fils aîné Hamza est sorti des prisons de l'occupation, après une détention de 33 mois, le 24 Mars 2014, de la prison du désert du Néguev et avant cela il était détenu dan les prisons de l'Autorité.
Hamza a été soumis à des arrestations à plusieurs reprises dans les prisons de l’AP lui et son frère Hazem.

L’occupation prend d’assaut deux villes au sud de Naplouse

Naplouse – CPI
Les forces d'occupation sionistes ont pris d'assaut à l'aube du vendredi (4-4) les villes d’Awarta et Asira au sud de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.
Selon des témoins oculaires au «Centre Palestinien d’Information », des affrontements ont éclaté dans la région Est de la ville d’Awarta entre les forces d'occupation et les jeunes hommes de la ville.
Selon les témoins, les soldats israéliens ont chassé les lanceurs de pierres dans les ruelles et les rues de la ville, mais aucun blessé ou arrestation n’a été signalé.
Les forces d'occupation israéliennes ont arrêté un jeune homme de la ville d'Asira après la prise d'assaut de sa maison et son inspection.
http://www.palestine-info.cc

La négligence médicale aggrave l’état de santé du captif palestinien Abou Challouf

Ramallah – CPI
Le Club du captif palestinien a dévoilé, mercredi dernier, le 2 avril, l’état de santé du captif palestinien Zamel Abou Challouf. En fait, l’appareil qu’il porte dans sa poitrine pour organiser le rythme de son cœur n’a pas été changé depuis le départ. Il commence à lui causer des douleurs affreuses. A plusieurs reprises, il a perdu connaissance et sa capacité de se remettre sur pied.
A noter que le captif Challouf a eu ce problème au niveau du cœur au début de son arrestation, à cause de la torture et de l’exposition au froid. Ses jambes ont elles aussi été atteintes d’une sorte de faiblesse l’empêchant de marcher normalement. Puis, son poids ne cesse de baisser ; il ne pèse actuellement que quelque 49 kilogrammes.
A noter aussi que le captif Challouf, 33 ans, est père de deux enfants et qu’il est condamné à une prison ferme de quinze ans. Il en a purgé six.

Inauguration du projet de foires à Gaza

Gaza – CPI
Dr. Mohammed Al-Madhoun, ministre de la jeunesse et de la culture, a inauguré le projet du « terrain des foires », au centre de la ville de Gaza. Il a confirmé que ce projet participera à l’avancée de la patrie dans tous les secteurs : culturel, artistique, littéraire, économique et commercial.
Cette confirmation a été faite lors de la conférence de presse donnée mardi dernier, le 1er avril, avec la présence d’une délégation malaisienne, en visite dans la bande de Gaza.
C’est un projet vital et important. Le ministre a appelé tous les ministres, les services publics et les institutions de la société civile à y investir, en y organisant des activités, des fêtes, des expositions.
La première activité du projet sera une grande exposition au sujet des captifs palestiniens, puis la foire locale du livre.
Le terrain des foires est la première initiative de la sorte dans tous les départements de la bande de Gaza. Avec sa superficie de 1500 mètres carrés, il pourra recevoir toutes sortes d’activités.

Abbas refuse une demande de Kerry d'annuler les adhésions

AFP
Le président palestinien Mahmoud Abbas a refusé de revenir sur la signature de 15 conventions et traités internationaux, malgré les menaces de rétorsion israéliennes, lors d'une conversation avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, a annoncé vendredi à l'AFP un responsable palestinien.
Lors de cette conversation téléphonique jeudi soir, annoncée de sources officielles américaines et palestiniennes, M. Kerry a demandé à M. Abbas de renoncer à ces demandes d'adhésion, a affirmé ce responsable sous le couvert de l'anonymat.
Selon la même source, M. Abbas "a affirmé qu'il ne reviendrait pas sur sa signature d'accords internationaux", à commencer à commencer par les Conventions de Genève sur la protection des civils, paraphés mardi et transmis à l'ONU, à la Suisse et aux Pays-Bas, garants de ces textes. "Kerry a ajouté qu'Israël menaçait d'une forte riposte aux actions palestiniennes" et a demandé à M. Abbas de limiter les exigences palestiniennes pour prolonger les négociations de paix au-delà de l'échéance du 29 avril, estimant que celles actuellement posées seraient difficiles à accepter pour Israël, a indiqué le responsable.
"Nos exigences ne sont pas nombreuses et les menaces d'Israël ne font plus peur à personne, et ils peuvent faire ce que bon leur semble", a répliqué M. Abbas, selon ce responsable.
Après le refus d'Israël de libérer un dernier contingent de prisonniers le 29 mars, comme prévu dans l'initiative de paix promue par M. Kerry, la direction palestinienne a estimé qu'elle n'était plus liée par son engagement à s'abstenir de démarches auprès des instances internationales jusqu'à la fin des pourparlers et a annoncé mardi ses demandes d'adhésion à 15 conventions et traités.
Selon des sources proches des discussions, les Palestiniens exigent pour poursuivre les négociations après le 29 avril la libération d'un millier de prisonniers supplémentaires, dont d'importants dirigeants, alors qu'Israël en proposerait environ 400 en fin de peine.

Des bombardements sionistes font deux blessés à Gaza

Gaza – CPI
Deux citoyens ont été blessés dans une série de raids lancés par l’aviation de l’occupation sioniste vendredi à l’aube, sur plusieurs zones des provinces de Gaza.
Le correspondant du CPI a indiqué que les avions de guerre israéliens et les hélicoptères ont bombardé de deux missiles au moins le site Abu Jarad dans le camp de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza. Un autre site des Brigades d’al-Qassam, à Gaza ville, a été la cible de plusieurs missiles.
Il a ajouté que les avions sionistes ont ciblé des terres inhabitées au nord de la bande avec quatre missiles, ainsi qu’une autre zone dans le centre.
Le porte-parole du ministère de la Santé, Ashraf al-Qudra, a déclaré que deux blessés ont été transportés à l’hôpital Shifa, l’un est un bébé d’un an, et l’autre un jeune de 30 ans.
Al-Qudra a souligné que les blessés ont été touchés par des éclats d’obus. Les avions ont également ciblé une boutique appartenant à la famille Awda à Jabaliya, et une usine de machines à laver qui a pris feu suite au bombardement.
La radio hébreu a rapporté de l’armée sioniste que l’armée de l’air a ciblé plusieurs sites dans la bande de Gaza en réponse aux quatre roquettes tirées depuis Gaza vers le Néguev occupé.
L’occupation a prétendu jeudi soir que quatre roquettes avaient été tirées depuis Gaza et ont atterri dans une zone vide du Néguev occidental, sans faire de blessés ni dégâts matériels.

Des hackers menacent d’une attaque électronique contre l’entité sioniste lundi prochain

Jérusalem – CPI
Les médias sionistes ont averti jeudi soir (3-4) d'une attaque possible lundi prochain ciblant des sites Web sionistes sur Internet.
La deuxième chaine sioniste a annoncé que les différents dispositifs de l'entité et surtout l’armée, la police et les sociétés vitales se préparent à répondre à une attaque électronique pour limiter les dégâts prévus.
Un groupe de pirates informatiques ont attaqué l'an dernier plusieurs sites officiels et personnels de l'entité sioniste par solidarité avec le peuple palestinien.

La radio sioniste: 4 roquettes tirées de Gaza ont atterri dans le Néguev

Gaza – CPI
 La radio publique israélienne a déclaré que quatre roquettes tirées depuis la bande de Gaza ont atterri dans une zone vide du Néguev ouest la nuit dernière sans faire de blessés ou dégâts.
Elle a ajouté que les sirènes d'alerte ont retenti dans la colonie de "Shiar Hanigev" avant la chute des roquettes, tandis que les forces de police israéliennes ont effectué des opérations de ratissage dans la zone pour rechercher les débris des roquettes.

Le martyr Abou Al-Hayja, la tête haute jusqu’à la mort

Jénine – CPI
« La tombée en martyre de Hamza n’a pas affecté le moral de la famille qui avait choisi le chemin du djihad. Nous nous armons de la patience ; et nous savons le prix à payer par la famille. »
Par ces mots a commencé Binan, la sœur de notre martyr Hamza. Ils sont les enfants du grand chef des brigades d’Al-Qassam le captif Djamel Abou Al-Hayja.
« Hamza était un jeune fort et tenace. Il rêvait d’être martyr et Allah (le Tout Puissant) lui a accordé cela », ajoute-t-elle.
Toute la famille est visée !
Elle souligne que l’occupation sioniste voudrait toujours se venger de la famille par tous les moyens.
Le père Cheikh Jamal Abou Al-Hayja est condamné par les occupants sionistes à neuf fois la perpétuité. Et il a perdu une main pendant la bataille du camp de Jénine, en 2002. Depuis cette date, il est enfermé dans les prisons sionistes. Son fils aîné y est aussi enfermé.
Les forces sionistes d'occupation ont arrêté Imad, le frère du cheikh Djamel, pendant leur recherche de Hamza.
Baisser les bras, jamais !
Le martyr Hamza Abou Al-Hayja, 22 ans, était recherché aussi bien par les forces sionistes d'occupation que par les services de l’autorité de Ramallah. Il a refusé de baisser les bras et a combattu jusqu’à sa dernière balle, confirmant que les soldats des brigades d’Al-Qassam ne se rendent pas. Ils préfèrent le martyre.
En effet, les forces sionistes d'occupation encerclant la maison où Hamza se trouvait lui ont demandé de lever les bras et de se rendre, rapportent des témoins oculaires.
Hamza leur a répondu qu’il ne se rendrait jamais, ajoutent les témoins, qu’il préférait le martyre, qu’il continuerait à se battre contre eux. Les forces sionistes d'occupation ont alors bombardé la maison avec des roquettes incendiaires et des balles de grands calibres.
Il les a combattues et a fait des blessés dans leur rang.
Une mère forte et fière
Sa mère était hospitalisée lorsqu’on l’a informé du martyre de son fils. En dépit de ses douleurs, elle a reçu la nouvelle avec beaucoup de fierté.
L’ancien ministre l’ingénieur Wasfi Qabha est arrivé à l’hôpital, dès qu’il aa entendu la nouvelle.
Lui aussi s’est montré fier. Hamza avait l’intention de donner un nouveau souffle à la résistance contre l’occupation sioniste, dans ces temps où tout le monde baisse les bras.
Une famille fière
A noter que les services de renseignements de l’occupation sioniste ont proposé au cheikh Abou Al-Hayja, il y a quelques mois de cela, de stopper leur recherche de son fils Jamal contre quelques informations. Il a catégoriquement refusé. Il n’est pas prêt à vendre la cause contre la vie de son fils.
L’autorité de Ramallah
Ce ne sont pas seulement les forces sionistes d'occupation qui le cherchaient, mais aussi les services de l’autorité palestinienne de Ramallah. Eux aussi ont fait des descentes dans sa maison et ont menacé sa famille.
L’autorité de Ramallah l’accusait de hisser le drapeau du mouvement du Hamas, durant les protestations qui ont suivi le départ du captif Abou Hamdya.
A l’instar des forces sionistes d'occupation, les services de l’autorité ont mené plusieurs descentes dans la maison familiale. Tout le camp de Jénine sortait pour leur faire face.
Notons enfin que tous les martyrs de ces derniers mois sont des jeunes palestiniens recherchés par les services de sécurité de l’autorité !

Moukhalalti: Le CICR va interrompre ces services au secteur de santé l'année prochaine

Gaza – CPI
Le ministre palestinien de la santé, Dr. Moufaid Moukhalalati, a dévoilé que le CICR les a informé son intention de cesser le soutien pour certains services présentés au secteur de la santé depuis le début de l'année prochaine.
Lors d'un atelier de travail à Gaza, Moukhalalati a déclaré, le jeudi 3/4, que les services comprennent des médicaments, des matières médicales et des services de maintenance et de pièces de recharge, attirant l'attention que ces services seront présentés en cas du déclanchement d'une guerre.
"Ces services sont donnés par le CICR, depuis 2009, avec un budget de 3 millions de dollars chaque année, avertissant des conséquences négatives de cette décision sur la situation sanitaire", a-t-il également précisé.

Israël/Palestiniens: Kerry va "évaluer" la marche à suivre avec Obama

AFP
Le secrétaire d'Etat John Kerry a indiqué vendredi qu'il évaluerait avec le président Barack Obama la position américaine sur le processus de paix israélo-palestinien plongé dans une nouvelle crise, et averti que le temps dont disposait Washington avait ses "limites".
"Malheureusement au cours des derniers jours les deux parties ont pris des initiatives qui n'aident pas" les négociations de paix, a déclaré à la presse à Rabat M. Kerry qui, après neuf mois d'efforts intensifs, ne cache pas sa frustration devant le manque de progrès.
Il a signalé qu'il allait s'entretenir dès "aujourd'hui" avec M. Obama: "nous allons évaluer précisément ce qu'il est possible et n'est pas possible" de faire.
"Il y a des limites au temps et aux efforts que les Etats-Unis peuvent consacrer si les parties ne sont pas désireuses de faire des progrès", a prévenu John Kerry, citant plusieurs autres dossiers chauds comme l'Ukraine, l'Iran ou la Syrie.
"Nous n'allons pas rester assis là indéfiniment, ce n'est pas une démarche sans fin et ça ne l'a jamais été", a poursuivi le diplomate qui doit quitter en début de soirée le Maroc, dernière étape de sa première mission au Maghreb après une visite à Alger.
Les dirigeants israéliens et palestiniens se sont mutuellement accusés jeudi d'avoir violé leurs engagements, enfonçant le processus de paix dans la crise et menaçant d'effondrement l'édifice patiemment échafaudé par John Kerry.
Après le refus d'Israël de libérer un dernier contingent de prisonniers le 29 mars, la direction palestinienne a réagi en demandant l'adhésion à 15 conventions et traités internationaux.
Selon les médias israéliens, l'Etat hébreu s'apprête à prendre une série de sanctions contre les Palestiniens, rendant l'avenir du processus de paix encore plus incertain malgré les promesses des deux parties de poursuivre les contacts.
Le chef de l'opposition israélienne, le travailliste Yitzhak Herzog, a jugé le comportement des deux parties digne d'un "jardin d'enfants", mettant en garde contre un désengagement de Washington qui serait "très dangereux".
"Il y a une lassitude profonde (des Américains) qui ont envie de dire: les amis, faites ce que vous voulez, et appelez-nous quand vous aurez terminé!", a affirmé M. Herzog jeudi.
http://www.lorientlejour.com

UNRWA: le camp de Chifat à Jérusalem est le plus négligé

Jérusalem occupée – CPI
L'UNRWA a décrit le camp de Chifat pour les réfugiés palestiniens dans la ville occupée de Jérusalem et soumis aux lois israéliennes comme la région la plus négligée.
Dans un communiqué publié sur son site Web, le jeudi 3/4, l'UNRWA a déclaré qu'elle a reçu un don financière de 2.5 millions de dollars du fonds d'OPEC pour le développement international pour soutenir 3 écoles dans le camp de Chifat. Ces écoles servent 1 669 élèves d'enfants des réfugiés.
L'Agence a ajouté dans son communiqué que le camp de Chifat est la région la plus négligée, en raison de la faiblesse de l'infrastructure et le taux élevé de chômage dans le camp.
Il est à noter que le camp de Chifat pour les réfugiés palestiniens qui se situe dans le centre de la ville de Jérusalem et dans le cadre des frontières de la municipalité israélienne est soumis sous les lois israélienne et souffre de la négligence et la croissance de la population, où les habitants du camp forment 20% de la population de Jérusalem occupée.

Jérusalem-Est: Israël approuve la construction d'un musée archéologique

Le ministère israélien de l'Intérieur a donné son feu vert au projet de construction d'un musée archéologique controversé dans le quartier palestinien de Silwan, à Jérusalem-Est annexée, a-t-on appris vendredi auprès du ministère.
"La commission régionale du ministère de l'Intérieur a entendu les objections au projet de construction (...) mais a estimé que ce projet permettra d'exposer au public d'importantes découvertes archéologiques et contribuera, en tant qu'attraction touristique, au développement de la ville de Jérusalem", a expliqué le ministère dans un communiqué.
Ce plan prévoit la création d'un bâtiment de 1.203 m2 pour accueillir les visiteurs.
Des dizaines de familles juives se sont installées à Silwan, en contrebas des murailles de la Vieille ville, au milieu de la population palestinienne sur un site appelé la "Cité de David", en référence à l'ancien roi de Judée David.
Les habitants du quartier dénoncent une tentative des Israéliens de renforcer leur présence dans ce quartier de Jérusalem-Est.
http://www.lorientlejour.com

Est de Gaza: Les résistants ciblent une force militaire israélienne

Gaza – CPI
Une force militaire de l'armée de l'occupation israélienne s'est exposée, le jeudi à midi 3/4, aux tirs des résistants palestiniens près de Kibboutz "Kafar Eza", à l'est de la ville de Gaza.
La dixième chaîne hébreu a cité des sources militaires israéliennes que plusieurs tirs des tireurs sans causer de blessés.

jeudi 3 avril 2014

Mardi, en pleine agitation diplomatique autour de la tentative américaine pour prolonger les pourparlers de paix israélo-palestiniens au-delà du mois d’avril, une dépêche de l’agence de presse palestinienne Maan est passée à la trappe.
Selon Maan, l’Autorité palestinienne a établi un « haut comité national », chargé d’entrer en contact avec le Hamas pour que des élections législatives et présidentielles se tiennent immédiatement.
Le comité est composé de cinq Palestiniens : le responsable du Fatah Azzam Al-Ahmad ; l’homme d’affaires indépendant Munib
Al-Masri ; et les dirigeants de trois minuscules factions politiques Mustafa Barghouti, Bassam Salihi et Jamil Shahada.
Si un tel accord est atteint avec le Hamas, peut-on lire dans l’article,
« l’AP se tournera vers les organisations onusiennes et fera immédiatement cesser les négociations. »
Les rumeurs de rapprochement entre le Fatah et le Hamas ont été confirmées mercredi par le journal du Hamas, Al-Resalah, qui révèle que les cinq membres du comité visiteront Gaza samedi pour discuter de l’accord. Les deux partis n’ont pas mené de dialogue de réconciliation depuis plusieurs mois.
Mardi, le porte-parole du Hamas Sami Abu Zuhri cachait mal sa satisfaction après la décision prise par Abbas de rejoindre 15 conventions et organisations internationales.
« La tentative de l’AP de rejoindre les organisations internationales est une décision tardive. Le Hamas appelle à l’adoption d’une stratégie nationale pour faire cesser les négociations ainsi que toute tentative d’amélioration des négociations », a écrit Abu Zuhri sur sa page Facebook.
La décision effrontée et unilatérale d’Abbas semble avoir mieux soudé les rangs palestiniens que ne l’ont fait huit mois de négociations fastidieuses.
Le leader du Hamas en exil, Khaled Meshaal à Gaza (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Le leader du Hamas en exil, Khaled Meshaal, à Gaza (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Abbas avait précédemment présenté deux demandes opérationnelles pour étendre les négociations avec Israël : une libération massive de détenus palestiniens des prisons israéliennes (notamment trois dirigeants politiques) et un gel complet des implantations.
De son côté, Netanyahu avait seulement émis une demande, purement déclarative : la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël comme l’État du peuple juif.
De nombreux spécialistes considèrent la précondition de Netanyahu comme une décision savamment calculée, visant à désigner des coupables en cas d’échec des pourparlers. « Regardez », affirme déjà Netanyahu à ses concitoyens et à la communauté internationale, « les Palestiniens rejettent l’existence même d’Israël telle que nous la connaissons. »
Mais la manœuvre du Premier ministre est tombée à plat avec de nombreux alliés d’Israël. L’ambassadeur de l’Union européenne en Israël Lars Faaborg-Andersen a déclaré en janvier à des journalistes que l’Europe ne pouvait saisir la demande israélienne.
« Je ne pense pas que nous ayons une position claire sur ce sujet, car nous ne sommes pas sûrs à 100 % de comprendre ce que signifie le concept d’État juif », a affirmé Faaborg-Andersen. Si les négociations échouent, a-t-il poursuivi, « la responsabilité en incombera clairement à Israël » pour sa politique de constructions dans les implantations.
Même le secrétaire d’État américain John Kerry a récemment fait marche arrière alors que Washington soutenait jusqu’à présent l’idée d’un « Israël juif. » Le 14 mars, il a déclaré devant le Congrès que la demande israélienne était une « erreur » et qu’elle ne devrait pas servir à ralentir la poursuite des négociations.
Sur le front intérieur, la demande d’ « État juif » n’est pas moins controversée. Le président Shimon Peres l’a qualifiée de « superflue » et la présidente du parti Meretz Zahava Gal-On a parlé d’ « absurdité. »
La dirigeante du parti Meretz, la députée Zahava Gal-on, 2011. (Crédit : Abir Sultan/Flash 90)
La dirigeante du parti Meretz, la députée Zahava Gal-on, 2011. (Crédit : Abir Sultan/Flash 90)
Même l’un des principaux alliés de Netanyahu au sein de la coalition gouvernementale, le ministre des Finances Yair Lapid, a affirmé en octobre dernier sur Bloomberg qu’Israël « n’avait pas besoin » d’une telle reconnaissance.
Si Netanyahu croit que le refus palestinien de reconnaître Israël comme État juif lui fera gagner le débat de l’opinion publique, il risque d’avoir une mauvaise surprise.
Le Premier ministre israélien aurait pourtant pu jouer un tout autre jeu.
Depuis six ans, le Fatah et le Hamas ont vainement essayé (ou, selon certains analystes, fait semblant d’essayer) de parvenir à une réconciliation politique après le coup de force du Hamas à Gaza en 2007.
Officiellement, Israël rejette le Hamas, qu’il considère comme une organisation terroriste. Mais les dirigeants palestiniens admettent qu’il est presque impossible d’envisager le moindre accord de paix avec Israël sans y inclure le groupe islamiste.
Si Netanyahu voulait gêner Abbas, il aurait simplement pu lui demander de prouver l’implication nationale des Palestiniens dans les pourparlers, en organisant des élections ou un référendum, alors que tous les voyants montrent qu’il existe un consensus palestinien pour l’échec des négociations.
Interrogé sur la politique de refus du Hamas, lors d’une rencontre avec des étudiants israéliens en février, Abbas s’est montré évasif. « J’ai reçu plus d’une preuve du Hamas qu’il serait derrière mois en cas d’accord de paix », a-t-il affirmé aux étudiants.
Mais cet argument est douteux.
Le Hamas condamne généralement la moindre rencontre d’Abbas avec les Israéliens et s’en prend explicitement à sa volonté de se lancer dans des négociations de paix.
Yaakov Amidror (Crédit : Flash 90)
Yaakov Amidror (Crédit : Flash 90)
Yaakov Amidror, un ancien conseiller à la sécurité de Netanyahu, a confié au Times of Israel que le Premier ministre n’avait pas fait de la réconciliation palestinienne une précondition, car il savait qu’elle n’aurait jamais lieu.
« Nous aurions toujours pu trouver de bonnes excuses pour ne pas entrer dans les négociations, car il est clair que [la réconciliation] n’aura pas lieu dans notre génération », estime Amidror.
« Israël a décidé de négocier sur la Judée et la Samarie, en sachant qu’il y avait un problème avec Gaza. »
Amidror réfute l’idée selon laquelle la demande virulente de Netanyahu de faire reconnaître Israël comme un État juif soit un stratagème cynique pour plomber les pourparlers.
« Le but de ce Premier ministre n’est pas de tricher. Si nous voulions tricher, nous dirions ‘Les gars, faites venir le Hamas à la table des négociations et nous discuterons.’ Mais ce n’est pas l’intention de ce Premier ministre. Il veut des négociations sérieuses. C’est pourquoi les conditions qu’il émet sont censées rendre possibles les négociations et non les empêcher », ajoute Amidror.
Il reste pourtant difficile d’imaginer comment Netanyahu pourrait vendre au public israélien un accord de paix avec un partenaire dont le mandat présidentiel a expiré il y a quatre ans et qui n’exerce aucun contrôle effectif sur plus d’un tiers de sa population.
Un ancien négociateur israélien juge lui que si la reconnaissance palestinienne de l’État juif et la maîtrise du Hamas sont des éléments cruciaux pour un accord de paix, aucun des deux ne devrait apparaître comme des préconditions aux pourparlers.
L'ancien négociateur israélien Gilead Sher (Crédit : Flash 90)
L’ancien négociateur israélien Gilead Sher (Crédit : Flash 90)
« La reconnaissance d’Israël comme État juif est une question critique et centrale, comme ce fut le cas dans les précédentes négociations », juge l’avocat Gilead Sher, qui a participé aux pourparlers de paix avec Yasser Arafat à Camp David en 2000, alors qu’Ehud Barak était Premier ministre.
« Mais dans les précédentes négociations, ce n’était jamais une précondition. L’hypothèse était que lorsque les négociations arriveraient à maturité, une reconnaissance réciproque aurait lieu : Israël reconnaîtrait l’État palestinien comme le seul État du peuple palestinien, et les Palestiniens reconnaîtraient Israël comme l’État du peuple juif », confie Sher au Times of Israel.
Sher, qui dirige aujourd’hui le centre pour le Center for Applied Negotiations au sein de l’institut des études en sécurité nationale (INSS), affirme que les négociateurs palestiniens ont sans cesse manifesté leur volonté d’accepter Israël comme l’État juif à la fin du processus.
« La réciprocité est très importante », dit-il. « Elle aura lieu avant la signature d’un accord sur le statut final, dont on est encore loin. »
Contrairement à Amidror, Sher pense qu’ignorer Gaza est une erreur. Mais si Israël posait aujourd’hui comme condition aux pourparlers l’unité palestinienne, les chances de succès seraient très minces, croit-il savoir.
« Au cours de sa jeune histoire, Israël n’a enregistré que très peu de succès lorsqu’il a tenté d’influencer la politique de ses voisins », rappelle Sher. « Généralement, cela s’est terminé en échec total. »
Les Américains sont les plus à même d’inclure le Hamas et le Jihad islamique au processus politique. Pendant ce temps, estime Sher, Israël devrait « petit à petit créer les conditions pour l’existence de deux États pour deux peuples » via les négociations et même des « décisions unilatérales d’une portée restreinte. »
L’OLP est « le représentant formel et exclusif » du peuple palestinien, ajoute-t-il. Abbas a dit à Israël qu’il avait « signé un pacte formel » avec le Hamas pour faire accepter tout accord.
« Gaza n’est pas une entité différente et nous ne devrions pas la considérer comme telle », affirme Sher. « Quand nous parlons à une partie du peuple palestinien, il nous est intolérable de devoir essuyer des attaques contre des zones résidentielles du Néguev, lancées par l’autre partie. Les Américains devront gérer cette question dans les prochains mois. »

UN RAPPORT DE L'UNICEF Le traitement indigne des enfants palestiniens par l’armée israélienne

Depuis plusieurs années, le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) suit la situation des enfants palestiniens en détention militaire israélienne. En mars 2013, l’UNICEF a rendu un rapport complet sur la manière dont les autorités israéliennes se comportent avec les jeunes Palestiniens arrêtés en Cisjordanie. Le jugement est sans appel. Selon l’agence des Nations unies, l’armée utilise des pratiques « cruelles, inhumaines et dégradantes » dans le traitement des enfants palestiniens.
Ces pratiques semblent être « généralisées, systématiques et institutionnalisées », souligne le rapport qui confirme les observations formulées par nombre d’ONG qui avaient enquêté sur le sujet. Quelques statistiques permettent de brosser le contexte. L'armée israélienne a arrêté et fait juger, au cours de la dernière décennie, environ 7.000 enfants palestiniens âgés entre 12 à 17 ans, sur une population totale d’environ 2,5 millions d’habitants en Cisjordanie. Il s’agit majoritairement de garçons âgés de 12 à 17 ans, arrêtés, interrogés par les forces armées israéliennes, puis poursuivis par le procureur militaire, avant d’être jugés par un tribunal militaire. Chaque année, environ 600-700 enfants palestiniens, certains âgés d’à peine 12 ans, sont arrêtés, détenus et poursuivis dans le système de détention militaire israélien. Il y a en permanence autour de  200 enfants détenus par l'armée israélienne.

Les preuves de la violation des droits fondamentaux

La lecture des rapports de l’UNICEF et des ONG compétentes (par exemple, Public Committee Against Torture in Israel ou Defence for Children International) permet de se faire une meilleure idée de la nature et de l’étendue des violations des droits fondamentaux de ces enfants. La majorité des arrestations des enfants palestiniens se produit la nuit, entre minuit et 5 heures du matin. Les arrestations sont effectuées par des soldats lourdement armés, qui pénètrent de force dans des maisons plongées dans l’obscurité, dont les habitants sont généralement endormis. La porte d’entrée et le mobilier du foyer sont parfois dégradés par les soldats lors de l’opération. Une fois localisés dans la maison, les enfants sont arrêtés devant les membres de leur famille, leurs parents, frères et sœurs. Ces enfants ne représentent en général aucun danger pour l’armée israélienne.
Cette dernière pourrait faire le choix de les arrêter durant la journée, par des équipes légèrement armés. Elle fait le choix inverse en vue d’instiller un climat de crainte et d’insécurité dans les familles palestiniennes. Toutes les ONG soulignent le stress et les sérieuses conséquences psychologiques que ce type d’arrestations nocturnes génère chez les enfants. Les rapports relèvent en outre que les arrestations, qu’elles aient lieu de nuit ou de jour, s’accompagnent souvent de mauvais traitements : force utilisée souvent non nécessaire ou utilisée de manière disproportionnée ; enfants tirés de leur lit violement ; bandage des yeux ; mains liés dans le dos par des attaches en plastique ; brutalité dans la manière dont les enfants sont souvent « jetés » dans des véhicules militaires où ils sont maintenus à plat ventre sur le sol durant le trajet.
Ces rapports soulignent également que les mauvais traitements se poursuivent au cours du transfert et durant les interrogatoires. La détention avant comparution devant un tribunal, qui a lieu dans des centres d’interrogatoire israéliens, dure généralement entre 24 et 48 heures, durée qui peut être renouvelée un fois pour les besoins de l’enquête. Durant cette période, les enfants palestiniens sont souvent victimes d’humiliations (en ce compris des fouilles leur imposant la nudité), de violences verbales, de privations de sommeil, d’eau et de nourriture, d’accès aux toilettes mais aussi parfois de violences physiques.
La plupart des mauvais traitements sont commis par des soldats, des policiers ou des agents de sécurité (lors des arrestations) et des enquêteurs (lors des interrogatoires). Dans les 20% de cas où il est estimé que l’enfant âgé d’au moins 14 ans représente une menace pour la sécurité, la période de détention avant comparution devant un tribunal peut durer jusqu’à 10 jours, voire même 15 jours.
Au cours de cette période, l’enfant est parfois placé en isolement cellulaire et continue à être régulièrement interrogé. Certains sont menottés aux pieds (et parfois aussi aux mains), y compris lors de leur arrivée au tribunal. Durant les interrogatoires, l’enfant n’a pas accès à un avocat ou à un membre de sa famille. Dans 90 % des cas, les enfants sont interrogés seuls et rarement informés de leurs droits, en particulier leur droit à un avocat et de leur droit au silence. Les techniques d’interrogatoire sont coercitives mentalement et physiquement. Elles contiennent un mélange d’intimidations, de menaces et de violences physiques (positions forcées), dont l’intention est d’obtenir une reconnaissance des faits allégués et des dénonciations. Il en résulte un nombre important d’aveux forcés. Dans la majorité des affaires, les enfants sont interrogés en hébreu sans traducteur, et signent des déclarations en hébreu, langue qu’ils ne comprennent pas. Ces déclarations sont pourtant considérées comme valables.

Une justice d'exception

Les enfants palestiniens sont ensuite jugés par des tribunaux militaires, dont la mission est de contribuer à faire respecter l’ordre et la loi dans les territoires occupés. Cette orientation quasi-automatique des mineurs - quel que soit la nature des faits reprochés, y compris ceux contre les colons israéliens - vers la justice militaire est critiquable : il devrait y avoir au moins une distinction entre les faits commis contre des militaires et les autres. Israël est le seul Etat au monde à engager systématiquement des poursuites judiciaires contre des enfants dans des tribunaux militaires, qui font prévaloir leur mission répressive sur l’intérêt de l’enfant et sa réinsertion sociale. Ces tribunaux ne présentent pas non plus les garanties permettant d’assurer un procès équitable : pas d’indépendance et d’impartialité du tribunal, accès incomplet au dossier par les parties, impossibilité d’entendre des témoins et d’examiner les preuves, recours fréquent à détention préventive. Les procès laissent peu de chances à ces enfants. Leurs aveux étant considérés comme des preuves, nombreux sont ceux qui préfèrent avouer pour être libérés et les aveux ne sont pas remis en cause par les juges. Les infractions reprochées consistent le plus fréquemment en des « jets de pierres » pour lesquels ils risquent des peines très lourdes : pour des mineurs entre 12 et 14 ans jusqu'à 6 mois de prison, entre 14 à 16 ans jusqu'à 10 ans d’emprisonnement, et même 20 ans, s’ils ont ciblé des véhicules en mouvement. A partir de 16 ans, ils encourent les mêmes peines que les adultes. Ces peines sont disproportionnées et en contradiction avec le droit international qui prévoit que les peines encourues par les enfants doivent être réduites par rapport à celles applicable pour les adultes. Dans l’espoir d’éviter ces peines très lourdes, 90% des enfants palestiniens plaident coupables. Ils sont en tout état de cause très rarement relaxés : le taux de condamnation atteint les 99%.
200 enfants âgés de 12 à 17 ans se trouvent dans des centres de détention militaires israéliens pour atteintes présumées à la sécurité ou pour purger une peine de prison. 75 mineurs sont détenus dans des prisons situées en Israël en 2012, ce qui constitue une violation de l’article 76 de la quatrième Convention de Genève prohibant la détention d’un ressortissant de la puissance occupée en territoire de la puissance occupante. Les rapports de l’UNICEF et des ONG relèvent aussi des abus subis par les enfants palestiniens dans les prisons israéliennes, même si ceux-ci sont moins nombreux que dans les centres d’interrogatoires. Un quart des mineurs déclare y avoir subi des violences physiques telles que des coups de pied, des gifles, des mauvais traitements.

Des « terroristes potentiels »

Les raisons du traitement réservé aux enfants palestiniens sont difficilement compréhensibles. Un tel sort semble résulter de l’idée très répandue dans l’armée israélienne que les enfants palestiniens arrêtés doivent être traités presque comme des adultes, car ils seraient des « terroristes potentiels ». L’UNICEF note d’ailleurs qu’il y a un décalage important entre les textes internes à l’armée - reconnaissant des droits aux enfants et interdisant certains comportements, conformément à la jurisprudence de la Cour suprême israélienne - et les pratiques souvent indignes sur le terrain. L’incompréhension est d’autant plus forte que les enfants israéliens ne sont pas traités de cette façon : leur arrestation est confiée à la police et les cas de mauvais traitements recensés sont très rares ; ils ont toujours le droit soit à la présence d’un avocat, soit à la présence d’un parent lors de l’interrogatoire ; ils ne peuvent pas être emprisonnés avant l’âge de 14 ans ; ils ne peuvent être détenus plus de 48 heures sans être présenté à un juge. Aucun mineur israélien n’entre en contact avec le système de tribunaux militaires, y compris les enfants vivant dans les colonies en Cisjordanie. Ils ont le droit à un vrai procès équitable. On remarquera en outre que les colons israéliens mineurs sont très rarement arrêtés (et jamais poursuivis) pour des infractions commises non pas contre des militaires armés ou des véhicules blindés mais contre des civils palestiniens désarmés qui se rendent à leur travail ou aux champs.
L’absence de volonté des autorités israéliennes de régler le problème se manifeste dans l’impunité dont les militaires et les policiers bénéficient. Des plaintes sont régulièrement déposées auprès des autorités israéliennes concernant les mauvais traitements des enfants palestiniens. Elles sont déposées soit par la famille du mineur, soit par des ONG palestiniennes ou israéliennes. Elles aboutissent rarement à une enquête sérieuse et jamais à des poursuites pénales contre les militaires ou les policiers concernés.
Ces pratiques violent le droit international résultant des conventions ratifiées par Israël, que ce soit le pacte des droits civils et politiques de 1966, la convention interdisant la torture et les traitements cruels et dégradants de 1984 ou la convention des droits de l’enfant de 1989 (notamment de son article 37). Elles affectent durement la vie de milliers d’enfants palestiniens. Sans que cela ne suscite de réaction vigoureuse de la communauté internationale et de ses Etats membres.

Israël annule la libération de prisonniers palestiniens

AFP
Israël a décidé d'annuler la libération du dernier groupe de prisonniers palestiniens prévu dans le cadre des pourparlers de paix, a-t-on appris jeudi de source proche des négociations.
La négociatrice en chef israélienne Tzipi Livni a fait part à son homologue palestinien du refus d'Israël d'honorer la promesse de relâcher 26 détenus en raison de la décision de la direction palestinienne de demander l'adhésion à 15 accords et traités internationaux, a précisé cette source.

Une imposture nommée Dôme de fer !

IRIB - Le Dôme de fer a tiré par erreur deux missiles contre la colonnie Eilat. Cette fois-ci les israéliens ont, semble-t-il, peur de leur ombre.
Avant 2007, les habitants des colonnies sionistes et à travers toute la Palestine occupée vivaient dans l'appréhension et la peur, a rapporté Farsnews. Une peur au goût de missile!! La peur des missiles de la Résistance leur rappelait séquence par séquence, le film des « oiseaux » d'Hitchcock.
Les forces de la Résistance, en particulier le Hezbollah ont tiré pendant la guerre de 2006 quelques 4.000 roquettes  de type Katioucha sur le Nord des territoires occupés. Cette contre-attaque des soldats de la résistance a coûté la vie à 44 civils israéliens tandis que 25.000 autres ont été obligés de s'exiler.
Les dirigeants sionistes sont inquiets de ses départs qui pour beaucoup d'entre eux s'éternisent, les sionistes choisissant de s'installer définitivement en Europe et aux Etats-Unis. Que faire? Quand l'homme vit dans l'appréhension, il est  facile de lui faire croire que la situation est sous contrôle! C'est ce qui s'est produit en Israël suivant le modèle du veauu d'or Samaritain, version 2007. En février 2007, le ministre en exercice de la guerre d'Israël, Amir Péretz, a trouvé la solution et il l'a appelée  Dôme de fer! La construction a été confiée à la compagnie défensive Rafael. c'est cette compagnie qui a remporté l'appel d'offre face à la compagnie américaine Lockheed Martin.
Les sionistes ont prétendu avoir déployée en 2013,  3 batteries de Dome de fer dans les villes d'Ashdod, d'Ashkelon et de Ber Sabaa et en 2013,  5 autres  dans d'autres localités . De même, encore selon les prétentions des sionistes, la portée efficace du système du Dôme de fer est comprise entre 4 et 70 km. D'autre part, de 2011 à 2013, les Etats-Unis ont octroyé près de 900 millions de dollars  à Israël pour promouvoir  ce système! En tout état de cause, le projet du Dôme de fer a couté durant les 5 premières années, 55 millions de dollars aux Américains. L'installation de chaque batterie, elle, coûte 50 millions de dollars. Quelle gâchis!! Le coût de la fabrication de chaque missile d'interception s'élève à 60 mille dollars alors qu'une roquette Qassam, cet engin utilisé par les palestiniens et qui perce très facilement le bouclier anti missile sioniste ne coûte que 800 dollars ! C'est à dire 75 fois moins cher que chaque batterie de missiles sioniste!!
Selon  Teon Pedatzo, analyste militaire et professeur à l'université des sciences politiques de l'université de Tel Aviv, qui compare le coût d'un missile d'interception Tamir à celui du missile Qassam, il y a là un énorme gaspillage, voire une menace contre l'économie sioniste.  Mais Qassam n'est pas le seul reflet de l'échec du dome de fer!  Tout le monde se rappelle le drone du Hezbollah, Ayoub, qui en survolant la Palestine occupée a réussi à prendre des images de la plus importante centrale nucléaire des sionistes. Cette action a constitué un exploit pour le Hezbollah, a déclaré peu après, le secrétaire Général du Hezbollah Hassan Nassarallah en annonçant que ce drone était de fabrication iranienne.  A la  suite du discours de Nassarallah, les autorités sionistes ont rapidement réagi avant d'annoncer que l'objectif principal de ce drone était d'observer les activités d'exploration du gaz d'Israël. mais le mal avait été fait: Ayoub avait pénétré le dome de fer sans que ce dernier soit en mesure de l'intercepter!
Les critiques sur l'inefficacité du Dôme de fer ont surgi au point de pousser un  haut gradé sioniste à démissionner de son poste et l'armée israélienne à déployer une batterie de missiles Patriot à Haïfa pour protéger cette ville portuaire face aux missiles et drones.
Le drone envoyé par le Hezbollah dans le ciel des territoires occupés n'a pas pu être identifié par le dome de fer et il s'est rapproché à 40 Km de Dimona .mais les déboires du dôme de fer n'en sont pas restés là:  le Dôme de fer mensonger vient de tirer par erreur un missile en direction d'une colonnie sioniste, Eilat. les missiles ont failli abattre un avion de ligne !!
Le quotidien britannique Guardian a fait remarquer dans l'une de ses récentes éditions  que le Dôme de fer avait abattu 7 missiles tiré par le Hamas tandis qu'au moins 11 autres avaient échappé à ce système.
Certains experts sont d'avis qu'on peut facilement tromper le système radar du Dôme de fer et qu'il suffi de savoir comment? Après l'incident d'Eliat, une autre remarque s'impose:  Le Dôme dit de fer a aussi des qualités auto destructrices!! Pour les sionistes qui ont peur de leur ombre le dôme de fer est loin d'offrir la sécurité.
http://french.irib.ir

Pétition du PACBI aux Rolling Stones

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Pétition de la Campagne palestinienne pour le Boycott académique et culturel d'Israël - PACBI (the Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel) adressée aux Rolling Stones
Les signataires de cette pétition vous écrivent pour vous demander instamment de ne pas aller jouer en Israël-Apartheid et de ne pas fermer les yeux sur les violations israéliennes du droit international et des droits de l'homme contre le peuple palestinien. Nous espérons que vous entendrez notre appel, comme vous l'avez fait en 2007.
Pourquoi accepteriez-vous de vous produire dans un pays qui est si profondément impliqué dans des crimes de guerre et des violations des droits humains ? Se produire en Israël actuellement équivaut, d'un point de vue moral, à se produire en Afrique du Sud au temps de l'apartheid. Nous nous souvenons tous comment les grands musiciens des Rolling Stones ont joué un rôle majeur dans l'application du boycott culturel de l'Afrique du Sud de l'apartheid dans les années 80, et ont participé à l'enregistrement de la chanson intemporelle Sun City, qui a eu une influence singulière sur la sensibilisation du public à l'apartheid et ses injustices.
Aujourd'hui, des groupes de la société civile palestinienne demandent aux artistes de fuir Tel Aviv, de la même manière que les militants sud-africains ont appelé les artistes à boycotter Sun City. Tout ce que nous demandons, c'est que vous vous absteniez de franchir une ligne rouge, déterminée par la société palestinienne, avec l'approbation des organisations internationales et le soutien croissant des Israéliens progressistes.
http://www.change.org/petitions/the-rolling-stones-the-rolling-stones-please-cancel-your-show-and-boycott-apartheid-israel
Pour plus d'informations, voir : http://www.pacbi.org/etemplate.phpid=2388
Email : pacbi@pacbi.org
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Rassemblement contre la censure, le racisme, à l’université Northeastern (Boston, USA)

Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 2 avril 2014
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Les membres d’Étudiants pour la Justice en Palestine de l’université Northeastern à Boston, refusent d’être réduits au silence. (Ali Abunimah)


Cet après-midi, j’ai pris la parole à l’université Northeastern à Boston, cette université qui en début de mois a exclu temporairement le groupe Étudiants pour la Justice (SJP) de l’université, la première sanction du genre contre un groupe de solidarité avec la Palestine sur un campus aux États-Unis. 
Non loin de là, dans un autre bâtiment du campus, les administrateurs de l’université accueillaient une délégation de députés du parlement israélien (Knesset). 
On s’attendait à ce que la mairie, sous l’égide de l’université, inclut des représentants du parti Habayit Hayehudi, ou « Foyer juif », d’après un communiqué de presse du SJP de Northeastern. 
Sur son site officiel, ce parti se réfère aux réfugiés soudanais et érythréens comme à des « infiltrés » qui menacent la « constitution démographique juive d’Israël ». 
Le Habayit Hayehudi, parti membre de la coalition au pouvoir en Israël, recommande d’annexer la plus grande partie des terres palestiniennes et de mettre les Palestiniens sous un régime militaire et un apartheid permanents.

« Ils savent que nous sommes en train de gagner »

 
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Alors que des membres de la Knesset sont reçus par les responsables de l’université Northeastern, des étudiants et des sympathisants manifestent devant le campus. (Ali Abunimah)


Après mon intervention, les étudiants et sympathisants de Northeastern ont organisé un rassemblement, à l’extérieur de l’université, pour manifester contre les législateurs israéliens. 
La police universitaire n’avait pas permis que le rassemblement se tienne sur la propriété du campus. 
Une vingtaine d’organisations qui approuvaient le rassemblement y ont participé, avec entre autres, des membres de groupes de solidarité avec la Palestine des universités de Boston, Harvard, Massachusetts-Boston, Tufts, et de l’organisation Une Voix juive pour la paix, de Boston. 
Ci-dessous, la déclaration de solidarité du militant palestinien, Omar Barghouti, lue lors du rassemblement : 
« Chers militants d’Étudiants pour la Justice en Palestine, à l’université Northeastern,

« Chers défenseurs de la liberté, de la justice et de l’égalité, pas seulement en Palestine mais partout dans le monde, et ici aussi, aux États-Unis :

« Au nom de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël et de l’ensemble du Comité national BDS je vous salue, et je vous transmets toute notre gratitude et notre soutien. Votre action inspire ; votre courage élève.

« Le mouvement mondial, sous l’égide de la Palestine, de désinvestissements, sanctions et boycott (BDS) a atteint un point charnière au cours de l’an dernier, et ils le savent.

« Israël et son lobby pourtant doté de gros moyens financiers ont peur, et ils paniquent. Leur violence, leur racisme et leurs intimidations sans fin sont mis en échec devant le militantisme antiraciste, cohérent moralement, pour les droits des Palestiniens.

« À chaque guerre qu’ils mènent, ou essaient de mener, chaque enfant palestinien ou libanais qu’ils tuent, chaque femme enceinte qu’ils empêchent de recevoir des soins, chaque agriculteur ou agricultrice qu’ils empêchent d’accéder à sa terre, chaque prisonnier ou prisonnière qu’ils torturent, chaque quartier qu’ils nettoient ethniquement, chaque réfugié à qui ils dénient le droit au retour parce qu’il ou elle est indésirable, chaque mur qu’ils construisent, chaque école de Gaza qu’ils bombardent, chaque olivier qu’ils arrachent, chaque loi raciste qu’ils votent, chaque politique d’apartheid qu’ils pratiquent, ils renforcent notre détermination à résister, à insister pour exister et être des humains, dignes, à l’égal de tous, plutôt que des moins que rien.

« Malgré leur immense pouvoir et leur emprise corrompue sur vos Congrès, nous sommes en train de gagner la bataille des cœurs et des esprits, pas seulement à Johannesburg, Londres, Delhi, Oslo et Sao Paolo, mais aussi à Saint-Louis du Missouri, Olympia, Washington, Chicago, Berkeley, San Diego et Boston au Massachusetts.

« Le mouvement BDS, avec l’énergie enthousiaste, créative de ses militants et partenaires à travers le monde, est en train de changer le discours et même l’équilibre des forces entre l’apartheid israélien et ses victimes.

« Le boycott par Stephen Hawking de la conférence israélienne a été un précédent, et ils le savent.

« L’appui apporté par l’Association des études américaines au boycott universitaire d’Israël, faisant suite à d’autres décisions semblables dont celles de l’Association des études asiatiques et américaines et de l’Association des Américains d’origine et des indigènes, cet appui a brisé ce que le regretté Edward Saïd appelait « le dernier tabou en Amérique », et ils le savent.

« Le désinvestissement de 200 milliards de dollars par le Fonds de pension néerlandais de toutes les banques israéliennes impliquées dans l’occupation rappelle un stade avancé dans le combat contre l’apartheid sud-africain, et ils le savent.

« Le retrait par des fonds de pension, entreprises et banques de premier plan d’Europe de projets israéliens violant le droit international et les droits humains des Palestiniens simultanément témoigne de l’érosion drastique de la position d’Israël dans l’opinion publique mondiale et stimule plus encore cette érosion, et ils le savent.

« Les résolutions de désinvestissement prises par des conseils d’étudiants dans des universités des États-Unis, de l’université Loyala de Chicago à celle de Berkeley en Californie, et de bien d’autres entre les deux, introduisent une nouvelle réalité de la responsabilisation des entreprises qui se rendent complices de l’occupation et de l’apartheid israéliens, et ils le savent.

« Ils savent que nous sommes en train de gagner, et ils sont incapables d’arrêter un mouvement qui est ancré dans le cœur des gens de conscience du monde entier.

« La résistance à l’apartheid et à l’oppression raciste à Bil’in, Jaffa et Gaza se retrouve, soulignée, dans la résistance à l’oppression à Northeastern.
« En effet, vous êtes confrontés à rien de moins qu’un nouveau maccarthysme aux États-Unis, qui tente de saper la libre pensée et de supprimer la liberté d’expression, afin de protéger l’apartheid israélien et les sociétés qui tirent profit, dans votre pays, de la censure et de la criminalisation.

« Votre combat pour les droits des Palestiniens, par conséquent, est d’une vaste portée, dans le sens où il est aussi un combat pour la liberté et la protection du Premier Amendement (*). Tout citoyen états-unien comme il faut souhaitant protéger des droits civiques si durement acquis doit rejoindre notre campagne contre la répression honteuse, anachronique de Northeastern.

« Votre coalition avec des groupes afro-américains, asiatiques, latin@, juifs, homosexuels, indigènes et bien d’autres ne peut que l’emporter.

« Si vous devez rédiger un essai de 500 mots sur l’obéissance à un ordre injuste d’une administration raciste, répressive, utilisez ces mots pour citer Martin Luther King, Gandhi, Mandela, Mahmoud Darwish et Che Guevara sur la nécessité absolue de faire exactement le contraire : désobéir à l’injustice et à ses donneurs d’ordres, et prendre la décision en son âme et conscience de rejeter toute tentative de réduire au silence contestation et liberté d’exprimer ses idées.

« Ils sont désespérés. Leur répression renforcée est un signe révélateur de ce désespoir. La justice prévaudra. La justice est en train de prévaloir. Il vous faudra être fiers dans quelques années, ou un peu plus, et crier à l’unisson : nous étions du bon côté de l’histoire, combattant à nouveau contre un apartheid, nous avons contribué à une cause noble en faveur de la liberté, de la justice et de l’égalité pour tous, quelle que soit l’identité.

« Nous sommes fiers de vous, et de votre belle obstination en faveur de la liberté. Notre moment sud-africain est proche. »
   (*) Premier amendement : « Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l'établissement ou interdise le libre exercice d'une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu'a le peuple de s'assembler paisiblement et d'adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre. » (Constitution des États-Unis : http://mjp.univ-perp.fr/constit/us1787a.htm
The Electronic Intifada : http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/northeastern-rallies-against-censorship-racism
Traduction : JPP pour BDS FRANCE http://www.bdsfrance.org

Réunion à Paris du Congrès juif mondial

Le Congrès juif mondial (WJC) a tenu la réunion semestrielle de son conseil d’administration à Paris, le 31 mars 2014.
Le Conseil est composé de 49 membres, plus le représentant des États-Unis, l’ambassadeur Ira Forman en charge de la lutte contre l’antisémitisme. Il comprend deux membres français, Roger Cukierman (président du Crif et vice-président du Congrès juif mondial) et David de Rotschild (président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et membre du Bureau du Congrès juif mondial).
Outre ses membres, le Conseil d’administration a entendu une communication de l’économiste français Jacques Attali.
Le Conseil a adopté plusieurs motions
- Soutien à Manuel Valls, nouveau Premier ministre français, pour son action contre l’humoriste antisioniste Dieudonné.
- Lutte contre l’antisémitisme. Notamment approbation des sanctions britanniques contre le footballer Nicolas Anelka (ami de Dieudonné), demande au gouvernement australien de ne pas réformer le Racial Discrimination Act, et soutien aux autorités grecques dans leur lutte contre le parti Aube dorée.
- Situation en Ukraine. Le Conseil a appelé les gouvernements à ne pas exagérer la situation des juifs dans le pays et à ne pas l’utiliser pour contester la légitimité du nouveau gouvernement.
- Israël et le processus de paix. Dénonciation du prétendu caractère d’apartheid de l’État d’Israël et de la campagne de boycott BDS. Appel à la reconnaissance du caractère d’État juif d’Israël.
- Protocole Argentine-Iran. Appel à l’abrogation du Protocole d’entente sur l’enquête relative aux attentats commis à Buenos Aires en 1994.
- Hongrie. Dénonciation de la célébration de l’ancien régent Miklós Horthy par les autorités hongroises et soutien à la communauté juive de Hongrie qui boycottera les manifestations mémorielles de l’Holocauste.
Enfin, le Conseil a adopté le rapport de Robin Shepherd sur l’évolution des groupes néo-nazis en Europe.
On observera que le Congrès juif mondial ne défend pas les juifs, mais les intérêts de l’État d’Israël. De même, il ne combat pas les nazis en général, mais uniquement ceux qui menacent les intérêts israéliens.