mercredi 24 novembre 2010

Un enfant utilisé comme bouclier humain

publié le mardi 23 novembre 2010
DCI- Palestine

 
Condamnation avec sursis pour des soldats reconnus coupables d’avoir utilisé un garçon de neuf ans comme bouclier humain.
Dimanche (21 novembre), deux sergents-chefs de la brigade Givati ont été rétrogradés au rang de sergents par une Cour militaire israélienne et ont été condamnés à trois mois avec sursis pour « conduite inappropriée » après avoir été reconnus coupables d’avoir forcé un garçon de neuf ans, sous la menace de leur arme, de rechercher des explosifs pendant la guerre de Gaza.
Le calvaire de Majed, neuf ans, a commencé le 15 janvier 2009, quand sa famille a cherché refuge dans le sous-sol de leur immeuble dans la ville de Gaza, pendant un intense bombardement israélien. Majed se souvient qu’il y avait environ quarante personnes, hommes, femmes et enfants qui avaient cherché abri dans le sous-sol. Vers 5 heures du matin, des unités de la brigade Givati sont entrées dans le sous-sol en « tirant ». Majed se souvient d’avoir vu les lumières laser rouges de leurs fusils partout. Les soldats ont séparé les hommes des femmes et des enfants et les ont forcés à ne garder que leurs sous-vêtements. Pendant ce temps, un soldat s’est approché du groupe de femmes et d’enfants, a désigné Majed et lui a dit : « Viens ici ». Le récit suivant vient de la déposition sous serment de Majed.
« Le soldat s’est approché de moi, m’a attrapé par le col de ma chemise et m’a traîné dehors. Ma mère a commencé à crier : « C’est un enfant ! ». » J’ai pensé qu’ils allaient me tuer », raconte Majed, « j’ai eu très peur et j’ai mouillé mon pantalon. Je ne pouvais ni crier ni dire quoi que ce soit, j’avais trop peur. Le soldat m’a traîné sur 20 mètres. Il a pointé son arme sur moi. Il me criait dessus et je ne le comprenais pas, alors il m’a attrapé et m’a poussé contre le mur. Ensuite il a commencé à faire des signes avec ses mains et j’ai compris qu’il voulait que j’ouvre les sacs ; de petits sacs que les résidents avaient descendus avec eux, et qui contenaient leurs effets personnels et leur argent. Les sacs ressemblaient à ceux des footballeurs. J’ai compris par ses gestes qu’il voulait que j’ouvre les sacs. Il y en avait deux devant moi. J’ai attrapé le premier pendant qu’il se tenait à un mètre et demi de moi. J’ai ouvert le sac tandis qu’il pointait son arme directement sur moi. J’ai vidé le sac sur le sol. Il contenait de l’argent et des papiers. Je l’ai regardé, il riait. J’ai attrapé le second sac pour l’ouvrir mais je n’y arrivais pas. J’ai essayé plusieurs fois, sans succès, si bien qu’il s’est mis à me crier dessus. Il m’a attrapé par les cheveux et m’a giflé très violemment au visage. Je n’ai ni crié ni pleuré mais j’avais très peur. Il m’a traîné de devant les sacs et m’a forcé à me tenir debout contre le mur, tandis qu’il se tenait à environ un mètre et demi derrière moi. Il a alors tiré sur le sac que je n’arrivais pas à ouvrir. J’ai pensé qu’il allait tirer sur moi, j’ai crié et j’ai mis mes mains sur ma tête. Il m’a ensuite tiré dans le couloir et un autre soldat m’a dit : « Va rejoindre ta mère « . J’ai couru vers ma mère et me suis caché dans ses bras. « J’ai mouillé mon pantalon », lui ai-je dit. « Ce n’est rien », m’a-t-elle répondu.
Majed et les autres résidents de l’immeuble ont été retenus au sous-sol par les soldats, sous la menace de leur arme, jusqu’à 3 h du matin. Majed se souvient que l’un des soldats qui les gardait s’est assis sur une chaise près d’eux.
« Il criait de temps en temps « boum, boum », comme une explosion. Nous mettions tous nos mains sur la tête, et il riait fort. Il a répété cela au moins cinq fois. Ensuite, il s’est assis à environ cinq mètres de nous. Quatre autres soldats étaient assis près de lui. Les soldats pointaient leur arme sur nous, et j’avais très peur. Je pouvais voir les lumières rouges qui bougeaient sur mon corps, celui de mes frères et sœurs et de ma mère. Il y a avait une fine lumière rouge qui venait de leurs armes. Chaque fois que je les voyais lever leurs armes ou la lumière rouge, je croyais qu’ils allaient nous tuer.
A trois heures du matin les soldats ont dit aux femmes et aux enfants de prendre un drapeau blanc et de se diriger vers l’immeuble du Croissant Rouge proche. Ils ont ordonné aux hommes de rester.
Le 28 avril 2009, DCI-Israël a déposé plainte devant les autorités israéliennes, concernant l’utilisation par l’armée de 10 enfants comme boucliers humains, y compris Majed. Le 17 juin 2009, les autorités israéliennes ont répondu que les enquêtes étaient ouvertes, et le 25 novembre 2009, il a été demandé à Majed et à sa mère de se présenter à une interview conduit par la police militaire israélienne au check-point d’Erez, à Gaza. Selon une déposition sous serment fournie à DCI par la mère de Majed, on a interdit à Majed d’aller aux toilettes avant son interview et il a mouillé son pantalon. Au moment où nous écrivons, les deux soldats qui ont utilisé Majed comme bouclier humain sont les seuls soldats qui aient jamais été accusés d’avoir utilisé des civils de cette manière.
En octobre 2005, la Haute Cour israélienne a statué que l’utilisation de civils comme boucliers humains était illégale selon la loi israélienne. Depuis cette décision de la Cour, DCI a produit 15 cas d’utilisation d’enfants, y compris Majed, utilisés comme boucliers humains par l’armée israélienne. Trois de ces cas s sont produits après le cas de Majed en 2010, ce qui indique que l’armée israélienne continue d’utiliser des enfants comme boucliers humains, au mépris de la Haute Cour israélienne. Le jugement rendu aujourd’hui suggère que l’armée israélienne et la justice militaire ne prennent pas au sérieux l’obligation de protéger les civils pendant les conflits armés.
DCI Palestine 21 novembre 2011
traduction : A. Jégou, Afps

Le ’plaider coupable’, "seule option" pour le prisonnier politique Ameer Makhoul

publié le mardi 23 novembre 2010
Jillian Kestler-D’Amours

 
Ce qui nous distingue, nous les Palestiniens, c’est notre libre volonté et notre endurance, que nous utilisons pour résister à l’ oppression, aux oppresseurs et à leur supposée justice
Après près de 6 mois d’emprisonnement, le prisonnier politique palestinien Ameer Makhoul a, le 27 octobre, signé un accord de ’plaider coupable’ avec les procureurs israéliens. L’accord implique une réduction de la liste des accusations, qui comprend le contact avec un agent ennemi et espionnage pour le mouvement de résistance libanais Hezbollah. Les accusations entrainent une condamnation de 7 à 10 ans d’emprisonnement au maximum.
Makhoul est le coordinateur de Ittijah, l’ Union des Associations de la communauté arabe, et l’un des dirigeants du mouvement pour la protection des droits des citoyens palestiniens d’Israël. L’accusation initiale contre Makhoul, présentée devant le tribunal du district d’ Haifa, comportait : assistance à l’ennemi en temps de guerre, conspiration pour aider l’ennemi, espionnage aggravé et contact avec un agent ennemi. Makhoul a formellement nié les accusations.
Suite à l’accord de ’plaider coupable’, l’accusation d’assistance à l’ennemi en temps de guerre, qui entraîne la perpétuité, a été enlevée. La prochaine session du tribunal, lors de laquelle les termes exacts de l’accord seront présentés, doit avoir lieu le 5 décembre.
Selon le Dr. Hatim Kanaaneh, président du Comité de Défense d’ Ameer Makhoul, la décision de plaider coupable pour réduire les accusations a été très difficile à prendre pour Makhoul, mais sa famille et l’équipe de ses avocats comme la réalité de la vie des Palestiniens d’Israël en ont fait la seule option possible [1]
"Historiquement, les rapports du système judiciaire israélien montrent que près de 100 % — en tout cas plus de 95 %— des affaires où une personne est accusée ou arrêtée sur la base de violations de la sécurité résultent dans une condamnation et un emprisonnement. Le tribunal les juge coupables. Surtout quand l’accusé est palestinien, bien sûr" explique Kanaaneh .
"Un petit poisson s’en tirerait avec un jugement plus clément mais quelqu’un de l’envergure d’Ameer, avec sa notoriété internationale, ne bénéficiera d’aucune pitié," ajoute Kanaaneh
"La peine maximale pour aide à l’ennemi en temps de guerre est la prison à vie, et c’est ce vers quoi nous allions avant d’accepter de négocier ce plaider coupable qui ’vaut’ de 7 à 10 ans."
Manque de preuves
Le 6 mai à 3 heures du matin, 16 agents de l’Agence de Sécurité d’Israël, aussi connue sous le nom de Shin Bet ou Shabak, ont arrêté Makhoul chez lui. Ils ont confisqué les ordinateurs et téléphones de la famille de même que de nombreux effets personnels et ont procédé à une fouille des bureaux d’Ittijah.
Makhoul fut gardé au secret pendant 12 jours et n’eut pas le droit de voir un avocat. Trois semaines après son arrestation, il fut accusé d’un déluge de délits sécuritaires. Les autorités israéliennes prétendirent que Makhoul était en contact avec un agent du Hezbollah.
Malgré l’examen d’une douzaine de disques durs et de plus de 30 000 conversations téléphoniques, c’est uniquement sur la base de la confession de Makhoul qu’Israël l’a condamné. Et cette confession, selon sa famille et ses avocats, a été obtenue sous la torture.
"L’homme a été soumis à la pression physique et la manipulation mentale, sans doute sous l’effet de drogues. Ils l’ont maintenu sur une chaise basse sans dossier, les bras et jambes liés, et l’ont gardé dans cette position sans dormir pendant 62 heures. L’homme était brisé," a déclaré Kanaaneh [2].
"La seule chose qu’a l’Etat contre Ameer est son aveu . Ils n’ont pas trouvé l’ombre d’une preuve où que ce soit, ni les 10 ordinateurs ni les 30 000 conversations téléphoniques. Ils n’ont trouvé absolument aucune preuve qu’il ait passé des informations à qui que ce soit, comme ils le prétendent," ajoute-t-il.
Orna Kohn, l’une des avoctes de Makhoul, d’ Adalah – le centre légal pour les droits de la minorité arabe en Israël, explique que selon la loi israélienne la définition de ce qui constitue un délit sécuritaire permet à l’Etat de condamner facilement quelqu’un pour ces crimes.
"La loi israélienne définit de façon très large les dits délits sécuritaires, ce qui criminalise des attitudes ou actions que personne ne s’attendrait à voir incluses dans une clause du code criminel. Le résultat c’est qu’il est très facile pour le procureur général de convaincre un tribunal qu’une personne est coupable," dit Kohn.
"[Avec] ce genre d’accusations, surtout ce qu’on appelle ’être en contact avec un agent ennemi’, la charge de la preuve est déplacée," ajoute Kohn. "Ainsi c’est l’accusé qui doit convaincre la cour qu’il n’avait aucune intention d’attenter à la sécurité de l’Etat. Le résultat c’est qu’une fois que quelqu’un est accusé de cela, il est quasiment impossible de ne pas être déclaré coupable."
Cibler la société civile palestiniennes
Selon Nadim Nashif, directeur de Baladna, l’ Association pour la Jeunesse arabe, un organisme de développement et de renforcement des capacités pour les jeunes Palestiniens d’Israël basé à Haifa, la persécution d’ Ameer Makhoul et d’autres dirigeants de la société civile palestinienne met en évidence la politique israélienne de plus en plus extrême qui vise à intimider les militants palestiniens qui se trouvent à l’intérieur d’Israël.
"Je pense que le message essentiel est qu’il y a une limite à notre liberté de militer et que si nous, militants ou personnes qui travaillons dans des ONG, ou les ONG elles mêmes, dépassons ces lignes, alors nous serons punis ou on nous stoppera,"dit Nashif.
Nashif explique qu’en plus de cibler les dirigeants comme Makhoul, beaucoup de jeunes militants palestiniens ont été interrogés et intimidés par les autorités israéliennes au cours des derniers mois
"C’est le sentiment général, pas seulement pour l’affaire d’Ameer, mais en général. Nous ressentons qu’il y a beaucoup plus d’interrogatoires de jeunes militants par le Shabak. Nous avons dénombré des centaines de cas l’an passé" dit-il.
"Les gens sont plus conscients. Et en ce sens, je pense que ce que le gouvernement veut faire, c’est nous ramener à la situation passée, quand les gens avaient peur de faire quoi que ce soit, quand ils se sentaient inférieurs. Je pense que c’est la direction générale. C’est un gouvernement fasciste net ils appliquent leur politique clairement, sans chercher de prétextes."
"Jamais déclaré innocent"
Le 26 octobre Makhoul a écrit une lettre ouverte au Conseil international du Forum social mondial et au Comité national palestinien du Forum mondial de l’Education qui s’est tenu en Palestine du 28 au 31 octobre.
"5 mois ont passé depuis [mon arrestation en mai 2010], mais tout ce à quoi je dois faire face aujourd’hui — l’emprisonnement injuste, les procédures judiciaires et le procès— n’est pas une moindre oppression que la torture physique et psychologique que j’ai du subir," a écrit Makhoul.
"Cependant, ce qui nous distingue, nous les Palestiniens, c’est notre libre volonté et notre endurance, que nous utilisons pour résister à l’ oppression, aux oppresseurs et à leur supposée justice. Nous ne nous laissons pas berner par l’idée qu’il y aurait une justice israélienne ; au contraire, nous considérons les tribunaux comme des opportunités pour consolider la mobilisation populaire et internationale et la lutte déjà engagée- ce sont les pierres angulaires de la défense de nos droits et les outils qui empêchent que l’Etat d’occupation ne nous les vole."
Makhoul ajoute : "Les tribunaux israéliens et le système judiciaire sont de simples manifestations de l’injustice de l’Etat israélien. C’est pourquoi nous ne recherchons pas la justice dans ces systèmes mais nous choisissons de leur faire face et de leur résister, et aussi de les accuser d’être des instruments d’oppression, pas de justice. Un prisonnier palestinien dans une prison israélienne ne se verra jamais déclaré innocent."
[1] c’est aussi la décision prise par l’avocate de notre jeune compatriote Salah Hamouri, accusé sans un soupçon de preuve d’une intention délictueuse et condamné à une lourde peine. Qui plus est par un tribunal militaire d’exception de la puissance occupante, donc illégal. Il ne fera ainsi « que 7 ans » pour un crime inexistant. L’injustice est le fil conducteur du système judiciaire israélien dès lors que des Palestiniens sont concernés.
[2] c’est également ce qui a été infligé à Marwan Barghouthi, kidnappé à Ramallah par les forces d’occupation israéliennes en avril 2002, condamné par un tribunal militaire à 5 fois la prison à vie et détenu illégalement dans des prisons israéliennes depuis lors
Originaire de Montreal, Jillian Kestler-D’Amours est reporter et auteure de documentaires basée à Jérusalem-Est occupée.
Publié par the Electronic Intifada
traduction et notes : C. Léostic, Afps

La Nakba par la privatisation

publié le mardi 23 novembre 2010
Charlotte Silver

 
"Vous confisquez (la terre), vous l’utilisez à votre gré et puis la dernière étape est de la vendre,
Les Palestiniens décrivent la loi de l’Administration territoriale israélienne (ILA), votée discrètement par le parlement israélien en 2009, comme l’étape finale du processus de déplacement hors de leur patrie, commencé il y a 62 ans. Cette loi devrait avoir un impact à long terme désastreux sur la vie des Palestiniens et empêche la résolution négociée du conflit.
Cette législation s’appuie sur la transition graduelle d’un gouvernement basé sur le social vers un gouvernement établi sur la base des politiques néolibérales qui ont commencé dans les années 1980. Cette évolution a récemment connu un développement spectaculaire avec le vote en Israël de lois qui privatisent la terre qui était historiquement propriété d’Etat. Cette loi, qui a attiré très peu d’attention médiatique, a des répercussions importantes sur les Palestiniens.
Contrairement à la plupart des pays, Israël a maintenu le contrôle et la propriété de l’Etat sur l’ensemble de ses terres. Quand l’Etat fut établi en 1948, Israël expulsa plus de 700 000 Palestiniens de quelque 400 villes et villages –ce que les Palestiniens appellent la Nakba ou catastrophe. Depuis lors, les terres qui sont propriété publique couvrent 93 % du territoire de l’Etat.
"L’Etat a nationalisé toute la terre en 1948 afin de faciliter la dépossession des Palestiniens et la remise de la terre aux juifs," a dit à The Electronic Intifada Shir Hever, économiste de l’AIC (Alternative Information Center). Israël a développé un système selon lequel les Israéliens et les Palestiniens louent leur propriété à l’Etat, par bail.
Mais en août 2009, la Knesset a fait un premier geste pour mettre fin à ce système en votant la loi de l’Administration territoriale israélienne, aussi appelée loi sur la Réforme territoriale ( Land Reform Law). Cette loi autorise l’Etat à transférer la propriété de toute terre exploitée à un individu, une compagnie privée ou une corporation. Faisant montre d’un mépris absolu pour le droit international, cette loi ne s’applique pas seulement à des terres situées à l’intérieur d’Israël même, mais aussi à Jérusalem-Est occupée et aux Hauteurs du Golan annexées par Israël en 1981 en violation du droit international.
Le vote de cette loi a des conséquences graves pour les Palestiniens déplacés de l’intérieur qui vivent en Israël et pour les réfugiés palestiniens où qu’ils soient. Cela fait longtemps que les Palestiniens posent la revendication légale du retour sur la terre dont ils furent chassés par la force, et ils s’accrochent à l’espoir d’y arriver.
"C’est la dernière étape"
"C’est la dernière étape. Vous confisquez (la terre), vous l’utilisez à votre gré et puis la dernière étape est de la vendre," déclare Suhad Bishara, avocate d’ Adalah, organisation israélienne de défense des droits humains et civiques.
Une portion significative de la terre qui est propriété d’Etat en Israël a été acquise par l’expropriation et la confiscation de propriétés palestiniennes pendant et juste après la dépossession de 1948. Grâce aux lois qui ont suivi, essentiellement la Loi sur les Biens des Absents (1950) et la Loi sur l’Acquisition de Terre (1953), Israël a réussi à empêcher systématiquement le retour des réfugiés palestiniens qui avaient été chassés ou avaient fui de chez eux en 1948.
Ces confiscations continuent à ce jour. Par exemple, pour obtenir un permis de construire, il faut s’engager dans un processus bureaucratique long, difficile et coûteux qui constitue un obstacle insurmontable à ce que les Palestiniens construisent ’légalement’. Ce qui donne un prétexte à Israël pour détruire les maisons et confisquer les terres palestiniennes à sa guise.
Alors que les interminables négociations de paix se poursuivent depuis 17 ans, Israël a fait des plans discrets pour vendre cette terre là.
"Privatiser toutes les terres revient essentiellement à terminer toute cette histoire. L’Etat ne détient plus de parts. Il y a des tierces parties -des individus ou des compagnies- qui ont leur mot à dire. Parce que ce sont eux qui détiennent les parts, ce sont eux les propriétaires de la terre," selon Bishara.
L’économiste Shir Hever explique que cette redéfinition des lignes de propriété et les changements dans les registres territoriaux rendront encore plus difficile pour les Palestiniens d’affirmer leur revendication sur la terre ou de demander des compensations.
Pour Hever, "la réforme territoriale concernera essentiellement les Palestiniens qui vivent à l’intérieur d’Israël et les réfugiés palestiniens, parce que la redéfinition des lignes de propriété et les changements dans les registres territoriaux peuvent servir d’outil pour dissimuler les preuves que la terre était auparavant la propriété de Palestiniens et cela peut rendre plus problématique l’exigence des réfugiés de récupérer leur terre ou d’obtenir des compensations convenables".
"Cela veut dire qu’on ne peut demander de récupérer les propriétés à aucun niveau, une fois qu’elles sont privatisées," ajoute Bishara.
Néolibéralisme et ultra-nationalisme
"Le calendrier de la réforme coïncide avec un changement très profond en Israël, qui passe du modèle républicain d’un Etat fort dans un Etat providence ultra nationaliste à un nouveau modèle néolibéral qui conserve l’ultra nationalisme," dit Hever. L’intention déclarée du projet de loi sur la Réforme territoriale est d’améliorer l’efficacité en diminuant la bureaucratie gouvernementale et son intrusion dans les activités de libre échange. Mais Hever affirme que ce n’est qu’un camouflage. Il explique que la décision de privatiser la terre émane du désir profond du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, de se tourner vers les classes supérieures et les capitalistes immobiliers du pays pour anticiper la crise économique en Israël qui fera pendant aux souffrances économiques actuelles du monde occidental.
"Il y a de multiples façons de gérer le manque d’efficacité et l’approche ’libre entreprise’ n’est que l’une d’elles. Elle favorise les riches et leur permet de manipuler le marché en créant des monopoles locaux. [Par exemple,] une fois qu’un gros promoteur s’est emparé de toute la terre disponible dans une région, il ou elle peut fixer les prix pour les gens qui veulent y vivre. C’est, à mon avis, la raison réelle de la réforme — Netanyahou a besoin du soutien des riches qui financent ses campagnes," pense Hever.
La ville de Jaffa donne un avant-goût du chaos que le développement privé peut créer dans la vie de la population palestinienne autochtone. On peut voir ici comment le projet néolibéral peut servir d’outil d’épuration ethnique.
Dès les années 1960, l’Administration territoriale israélienne a vendu la terre de Jaffa à ceux qui faisaient les offres les plus hautes. Ce qui a conduit à la prolifération de complexes d’habitation et de maisons individuelles chers et élégants le long de la côte qui est très prisée, repoussant ainsi la population autochtone vers des quartiers surpeuplés et démunis de services.
Selon le Dr. Yosef Rafiq Jabareen, maître de conférences à l’institut Technion – l’institut israélien de technologie de Haifa, la privatisation de la terre dans les villes d’Israël sonnerait l’étape finale de l’expulsion des Palestiniens de leur patrie, commencée en 1948. Avec la privatisation, les propriétés des Palestiniens serait vendues aux capitalistes et aux promoteurs.
Selon Adalah, "cette législation entraînerait finalement le transfert de propriété, même sans paiement, aux bailleurs israéliens et une ’liquidation’ de ce qui reste des propriétés palestiniennes dans de nombreuses villes d’Israël, comme Jaffa, Ramla, Lod, Beer Sheva, Tibériade, Beit Shean, Haifa et St Jean d’Acre, ou de ce qui appartient aux Palestiniens à Jérusalem-Ouest. Ainsi la Nakba palestinienne serait menée à son terme dans ces villes dans un avenir où l’espace palestinien qui existait depuis de nombreuses générations serait finalement éliminé, et on arriverait à des espaces immobiliers privatisés pour le plaisir des promoteurs, capitalistes et individus juifs" ("The Geo-Political and Spatial Implications of the New Israel Land Administration Law on the Palestinians" Adalah’s Newsletter, Volume 62, July 2009).
Cependant, la loi de Réforme territoriale dépasse ce modèle qui utilise la concurrence capitaliste comme outil pour chasser les habitants palestiniens. Dans la loi et par un accord préalable avec le Fond national juif (FNJ), Israël a fait en sorte que cette organisation ait une influence prépondérante et oriente la façon dont les transactions se dérouleront dorénavant.
En assurant que les ventes se fassent prioritairement en faveur des acheteurs juifs, la loi de Réforme territoriale a restructuré l’ Administration territoriale israélienne afin qu’elle cède un contrôle considérable au FNJ. Le Conseil de l’Autorité territoriale sera le nouvel organisme gouvernemental qui supervisera la vente des terres de l’Etat. Le FNJ, organisation dont la charte interdit clairement de louer la moindre parcelle de terre à des habitants non juifs, détiendra dorénavant 6 des 13 sièges du Conseil de l’Autorité territoriale. Vu la consolidation du pouvoir du FNJ dans le processus de privatisation, il est impossible de considérer que cette réforme n’entre pas dans un agenda politique.
Le projet israélien de vendre la terre des réfugiés palestiniens comme la terre des Hauteurs du Golan occupé ou de Jérusalem-Est invalide tout geste qui feint de s’engager avec la communauté internationale pour une solution réelle afin de parvenir à la paix.
Charlotte Silver est assistante juriste à l’Union pour les Libertés civiques aux Etats-Unis pour le projet sur les droits des immigrants et a pris part à la campagne BDS à Stanford. Elle vit à San Francisco.
Adresse:charlottesilver@gmail.com.
publié par The Electronic Intifada, 18novembre 2010
titre et traduction : C. Léostic, Afps

La question palestinienne au centre d’un sommet égypto-émirati

24/11/2010
Le président émirien, cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane, s'est entretenu hier de la question palestinienne avec son homologue égyptien Hosni Moubarak, en tournée régionale, selon l'agence WAM. Cheikh Khalifa, qui a reçu le président égyptien dans son palais à al-Aïn, une ville oasis dans l'émirat d'Abou Dhabi, a souligné « la nécessité de multiplier les efforts pour relancer le processus de paix » israélo-palestinien. Arrivé dans la matinée aux Émirats arabes unis, première étape de sa tournée régionale, M. Moubarak doit se rendre ensuite au Qatar et à Bahreïn.  

Israël impose de nouvelles conditions de paix à la Syrie et aux Palestiniens

24/11/2010
Damas « rejette en bloc » la nouvelle loi israélienne imposant un référendum avant tout retrait du plateau du Golan et de Jérusalem-Est.
Le Parlement israélien a définitivement adopté lundi soir une proposition de loi imposant pour la première fois un référendum avant tout retrait du plateau syrien du Golan et de Jérusalem-Est, deux territoires conquis en 1967 puis annexés, avant la ratification d'éventuels traités de paix avec la Syrie et les Palestiniens. Cette loi prévoit toutefois une dispense de consultation populaire si une majorité qualifiée des deux tiers (80 députés sur 120) se prononce pour un retrait.
En réponse à cette initiative, le négociateur palestinien Saëb Erakat a appelé hier la communauté internationale, qui n'a jamais entériné l'annexion de Jérusalem-Est et du Golan, considérés comme des territoires occupés, à « reconnaître l'État palestinien dans ses frontières de 1967 ». « Avec l'adoption de ce texte, la direction israélienne tourne une fois encore en dérision le droit international qui n'est pas soumis aux caprices de l'opinion publique israélienne », a estimé M. Erakat. « Mettre fin à l'occupation de notre terre ne dépend pas et ne peut pas dépendre de quelque sorte que ce soit d'un référendum », a ajouté M. Erakat.
« La Syrie rejette en bloc cette mesure israélienne qui ne change en rien le fait que le Golan est une terre syrienne qui ne peut faire l'objet de négociations », a indiqué pour sa part le ministère syrien des Affaires étrangères dans un communiqué. « Le retour (à la Syrie) du plateau du Golan en entier jusqu'à la ligne du 4 juin 1967 (avant la guerre israélo-arabe de 1967) est le principe pour faire la paix », affirme le texte. Cette loi « s'adresse à ceux qui se font encore des illusions sur le gouvernement israélien et qui pensent qu'il recherche la paix », toujours selon le ministère syrien.
La Syrie et Israël avaient repris en mai 2008 des négociations de paix indirectes par le biais de la Turquie. Mais ces discussions sont gelées depuis le déclenchement à la fin de 2008 d'une vaste opération militaire d'Israël dans la bande de Gaza.
Sur le volet palestinien, le vote du Parlement israélien survient au moment où les États-Unis ne sont toujours pas parvenus à relancer des négociations directes israélo-palestiniennes. M. Netanyahu continue à réclamer une série de garanties écrites de la part des États-Unis avant de décider d'un nouveau moratoire de 90 jours de la construction de logements dans les colonies de Cisjordanie. « Les contacts avec les Américains se poursuivent. Le deux côtés font preuve de bonne volonté pour parvenir à un arrangement écrit qui pourra ensuite être soumis au cabinet de sécurité », a indiqué le bureau du Premier ministre.
Selon la radio publique, M. Netanyahu a ainsi récusé les déclarations du ministre de l'Intérieur et chef politique du Shass, un parti ultraorthodoxe, Elie Yishaï. « À mes yeux, nous sommes dans l'impasse, c'est pourquoi tout est bloqué. Il y a des exigences américaines auxquelles Israël ne peut pas céder », a affirmé M. Yishaï à la radio publique. Sans le soutien des deux représentants du Shass, membres du cabinet de sécurité qui compte 15 ministres, M. Netanyahu ne disposerait pas d'une majorité pour faire voter un éventuel moratoire. En position d'arbitre, le Shass exige que Washington s'engage par écrit à ce que le nouveau gel ne concerne pas Jérusalem-Est, à ne pas renouveler le moratoire et à permettre ensuite le lancement de milliers d'appels d'offres pour la construction de logements dans les colonies. Lors d'un entretien marathon le 11 novembre avec la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, M. Netanyahu avait accepté d'envisager un nouveau moratoire en échange d'une généreuse enveloppe de mesures de soutien sécuritaires et diplomatiques américaines. 

Netanyahu cherche à obtenir l’avis favorable du rabbin Ovadia sur l’arrêt de la colonisation

Mardi, 23 Novembre 2010 09:25 
IRIB - Le Premier ministre du régime sioniste, cherchant à arracher des concessions aux Etats-Unis, tente de convaincre les opposants au gel de la colonisation à un moratoire de trois mois sur des opérations de la construction des colonies. Les Etats-Unis ont proposé au régime sioniste de grosses concessions politiques, militaires et sécuritaires en retour du gel de la colonisation pour 3 mois. Selon l’agence Fars news, dans le droit fil de ses efforts pour se faire accompagner par ses opposants, Netanyahu devrait rencontrer le rabbin extrémiste Ovadia Youssef, dirigeant du parti Shass. Netannyahou avait déjà rencontré ceux de ses ministres qui sont opposés à l’arrêt de la colonisation. Lors de la dernière visite du Premier ministre du régime sioniste à Washington, les deux parties israélo-américaines ont conclu un contrat militaire dans lequel Washington donne des garanties sécuritaires et politiques sans précédent. 

Israël impose de nouvelles conditions pour la prétendue paix

Mardi, 23 Novembre 2010 17:43 
IRIB - Le régime sioniste a posé une nouvelle condition à tout accord de paix avec les Palestiniens et la Syrie, en imposant un référendum, comme préalable à un accord de paix. Le parlement du régime de Tel-Aviv a, définitivement, adopté une proposition de loi imposant, pour la première fois, un référendum, avant tout retrait du plateau syrien du Golan et de Qods-Est, deux territoires conquis, en 1967, puis, annexés, avant la ratification d'éventuels traités de paix avec la Syrie et les Palestiniens.
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Le Tribunal Russel condamne les sociétés occidentales pro-israéliennes

Mardi, 23 Novembre 2010 19:15
IRIB - Les juges du tribunal Russel (tribunal international des crimes de guerre) ont condamné les sociétés complotant avec «Israël» dans ses crimes contraires aux lois internationales.
Cette condamnation implique près de 12 compagnies internationales, basée sur des témoignages d’experts et des témoins sur les comportements des compagnies en question qui garantissent à « Israël » de poursuivre ses exactions, et qui facilitent l’acheminement d’armes aux colons et la construction du mur de l’apartheid en Cisjordanie occupée. Ces sociétés financent également la construction des colonies dans les territoires occupés.
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Sarkozy critique l'approche US envers la paix du Moyen-Orient

Mardi, 23 Novembre 2010 21:32 
Farsnews - Le président français a durci le ton contre l'approche qu'ont adoptée les Etats-Unis envers le soi-disant processus de paix du Moyen-Orient. Dans un discours prononcé, à l'occasion du 40e anniversaire de la Chambre de commerce franco-arabe, il a, une nouvelle fois, jugé nécessaire une réflexion sur la méthode employée par les Etats-Unis, pour tenter de parvenir à un règlement. "Je reste convaincu qu'il faut une approche plus politique, plus concertée, plus rapide et plus volontariste.", a-t-il dit. Il a, par ailleurs, rappelé la nécessité de protéger la sécurité d'Israël, pour ajouter que la sécurité d'Israël était liée à la création d'un Etat indépendant, démocrate et moderne palestinien, qui se verra contraint de défendre la sécurité d'Israël.
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Le projet de loi sur Qods et le Golan au parlement israélien

Mardi, 23 Novembre 2010 08:25 
IRIB - Le projet de loi sur Qods et le Golan, présenté au parlement du régime sioniste, a eu de vastes répercussions dans les médias israéliens et régionaux. La Knesset a voté lundi en faveur d'un projet de loi controversé stipulant un référendum avant tout retrait du plateau syrien du Golan et de Qods-Est, imposant ainsi un préalable à la conclusion de tout traité de paix avec la Syrie et les Palestiniens. Le texte a été définitivement adopté par 65 voix contre 33. Ce texte devenu loi, déposé par Yariv Levin, un député du Likoud (droite), le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, stipule qu'un référendum devra être organisé avant l'application de tout accord prévoyant un retrait de n'importe quel territoire annexé par Israël. Avec l’adoption de ce projet de loi, le parlement israélien s'est mis en état d’alerte pour adopter le texte et a demandé à tous les députés d’annuler leurs visites en étrangers ou leur participation aux conférences et réunions. Le projet de loi préliminaire pour le retrait du Golan et de Qods, proposé, il y a trois ans, par les partis de la Droite, avait subordonné tout retrait éventuel de l’armée israélienne du Golan et de Qods à l’accord du parlement et à la tenue du référendum. Mais avec les changements introduits dans ce texte, il n’y aura plus besoin de référendum sur le retrait de Qods et du Golan tandis que l’accord de deux tiers des 120 parlementaires sera la condition nécessaire au retrait éventuel de la région. Cela signifie, pourtant, que le parlement israélien doit obtenir la voix d’au moins 80 députés pour pouvoir rendre les terres arabes à leurs propriétaires. Le chef du Likoud, Zéev Elkin a qualifié d’historique ce projet de loi dont l’adoption est importante non seulement pour le cabinet de Netanyahu mais aussi pour ses successeurs, rappelant qu’ainsi, aucune souveraineté en Israël, ne pourra décider, simplement, du retrait du Golan et de Qods. Israël occupe Qods, à majorité palestinienne, et le plateau du Golan, réclamé par la Syrie, depuis la guerre de juin 1967, et les a annexés respectivement en juin 1967 et en 1981. Ces annexions n'ont pas été reconnues par la communauté internationale, pour qui Qods et le Golan sont toujours des territoires occupés. Les Palestiniens veulent faire de Qods la capitale de leur futur Etat, tandis que la Syrie exige pour conclure un traité de paix la restitution totale du Golan. Mais avec ce nouveau texte adopté, le cabinet de Netanyahu et les fractions s’alignant sur ses politiques, voulaient en effet transmettre aux Palestiniens voire au monde entier ce message qu'il n'y aurait pas de retrait de ces régions.

Changement et réforme: La résistance est le choix efficace pour arrêter les violations sionistes

[ 23/11/2010 - 09:20 ]
Gaza - CPI
Le bloc parlementaire « Changement et réforme » a confirmé que le choix du djihad et la résistance, la fermeté et le défi, est le plus efficace pour mettre fin aux violations continuelles de l’occupation israélienne contre les lieux saints islamiques.
 "L'occupation ne croit pas au language de la paix, mais à celui de l'éradication et l'élimination du peuple palestinien et ses lieux saints islamiques", a déclaré le porte-parole du bloc, Mouchir  al-Masri,  dans un communiqué de presse, le lundi 22/11.
Al-Masri a souligné que l'occupation accélère le rythme de la politique du fait accompli à Jérusalem (al-Qods occupée) par les creusements à al- Aqsa, la judaïsation de la ville sainte et le changement de ses caractéristiques, travaillant à expulser ses habitants par la décision injuste d'éloigner les symboles de la légitimité (les responsables légaux), ainsi que la ratification de 85.000.000 shekels pour la judaïsation de l’esplanade d’al-Bouraq.
 « Devant ces violations sionistes, il est exigé que les Palestiniens soient unis pour confronter les défis très dangereux face à la question palestinienne, notamment devant al-Qods et la mosquée bénie d’al-Aqsa », a insisté le leader du Hamas.
Al Masri a ainsi insisté que l’autorité doit se retirer de toute négociation avec l’ennemi occupant qui la profite rien pour accomplir ses agendas criminels, refusant de permettre aux Palestiniens toute récupération de leurs droits et principes via les négociations.

L’occupation israélienne impose un référendum avant tout retrait du Golan et de Jérusalem-Est

[ 23/11/2010 - 09:57 ]
Al Qods occupée
Des sources hébreux ont affirmé que la Knesset de l’occupation israélienne a adopté lundi une proposition de loi controversée imposant un référendum avant tout retrait du plateau syrien du Golan et de Jérusalem-Est (la partie orientale d’al-Qods occupée), procédant à un préalable face à toute conclusion de tout prétendu accord de paix avec la Syrie et les Palestiniens.
Le texte a été comme prévu définitivement adopté --par 65 voix contre 33-- à l'issue d'une deuxième et troisième lecture par la Knesset, le Parlement israélien. Il avait obtenu récemment le feu vert en première lecture avec l'appui du gouvernement.
Les débats, qui avaient commencé en milieu d'après-midi, se sont achevés tard dans la soirée.
Ce texte devenu loi, déposé par Yariv Levin, un député du Likoud (droite), le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, stipule qu'un référendum devra être organisé avant l'application de tout accord prévoyant un retrait de n'importe quel territoire israélien.
Il prévoit toutefois qu'un référendum ne sera pas nécessaire si une majorité qualifiée des deux tiers (80 députés sur 120) vote en faveur d'un retrait dans le cadre d'éventuels accords avec la Syrie ou les Palestiniens.
L'occupation israëlienne  occupe Jérusalem-Est, à majorité palestinienne, et le plateau du Golan, réclamé par la Syrie, depuis la guerre de juin 1967, et les a annexés respectivement en juin 1967 et en 1981.
Ces annexions n'ont pas été reconnues par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est et le Golan comme des territoires occupés.

Une organisation internationale documente l'utilisation des enfants comme des boucliers humains

[ 23/11/2010 - 10:32 ]
Ramallah - CPI
Le Mouvement international de la défense des enfants (un mouvement international fondé à Genève qui possède une section en Palestine) a critiqué le jugement de la cour militaire israélienne prononcé, le dimanche 21/11, contre deux soldats sionistes qui ont été condamnés à trois mois de prison sans exécution après leur accusation d'avoir utilisé un enfant palestinien, âgé de 9 ans, comme bouclier humain pendant la guerre contre Gaza.
Le Mouvement a considéré que cette sanction ne reflète pas la gravité de la violation commise par les soldats israéliens, et ne conduit pas à l’instauration de la justice, au contraire ce jugement contribue au renforcement de l'immunité accordée aux soldats sionistes quand ils commettent des crimes contre les enfants palestiniens.
Elle a ajouté que les sanctions prononcées, hier, contre les soldats, et le comportement de l'armée sioniste pendant les opérations militaires montre que l'armée sioniste ne donne aucune importance au devoir de protéger les civils et les enfants lors des ses opérations militaires et guerres, et que l'entité sioniste néglige totalement  les droits de l'homme.
Le mouvement a souligné qu’il a enregistré, depuis 2005, quinze cas d'utilisation des enfants palestiniens comme des boucliers humains par l'armée sioniste, dont trois qui ont eu lieu durant l'année 2010.

Le convoi européen "Route de l'Espoir" arrive aujourd'hui à al-Ariche

[ 23/11/2010 - 12:29 ]
Al-Ariche – CPI
Selon des sources égyptiennes, le convoi européen "Route de l'Espoir" arriverait au port égyptien d'al-Ariche dans les prochaines heures.
Le journal égyptien Al-Yawm al-Sabi’ a rapporté du directeur du port d'al-Ariche, le général capitaine, Hecham Ali Jananini, que le bateau peut arriver dans les eaux territoriales égyptiennes, aujourd'hui, en provenance de la Libye. Dès son son arrivée, les mesures de son entrée demain à la Bande de Gaza seront prises, après la fin des procédures et l'évacuation du port. Il a ajouté que le bateau transporte 30 ambulances, sa charge pèse plus de 95 tonnes, pour une longueur d’environ 117 mètres, et sa partie émergée atteint 6.3 mètres, ce que le port est en mesure d’accueillir.
Un capitaine grec avait pris en otage neuf membres du convoi, et 4 agents de la douane libyenne et s’est rendu avec eux en Grèce avant de fuir sur un petit bateau, en les laissant sur le navire. Un différend financier avait eu lieu avec le propriétaire de la compagnie de chargement, et le bateau reprit la mer vers la ville de Derna en Libye.
La Campagne européenne anti-blocus contre Gaza a appelé les autorités égyptiennes à faciliter la mission du convoi européen "Route de l'Espoir", et le permettre d'entrer dans la Bande de Gaza pour apporter les aides humanitaires aux Palestiniens assiégés.
Notons que le premier convoi de l'espoir est entré dans la Bande de Gaza en 2009 sous la direction du sénateur italien, Fernando Rossi, avec 10 parlementaires européens de plusieurs pays dont l'Italie, la Grèce, et la Belgique, où il est parti depuis Milan pour apporter des ambulances et des fauteuils roulants.

L'Europe critique la Turquie à cause de ses positions sur l'entité sioniste

[ 23/11/2010 - 11:59 ]
CPI
L'Union Européenne a lancé pour la première fois et de façon officielle des critiques directes à l’encontre de la Turquie à cause de ses dernières positions sur les politiques de l'occupation sioniste dans la région du Moyen-Orient, et ses critiques répétées sur l'entité.
Ces critiques s’inscrivent dans le cadre du rapport annuel de la Commission européenne qui évalue la performance de la Turquie et sa réponse aux critères de l'intégration politique et économique de l’Europe.
Le rapport a souligné que la Turquie n’est plus engagée dans les positions européennes du domaine de la politique étrangère, montrant l'exemple des critiques turques à l’encontre de l'entité sioniste.
Il a aussi évoqué ce qu’il a appelé « la crise grave » qui menace les relations turco-sionistes cette année, dans une référence claire à la réaction turque après l'attaque sanglante des pirates de la marine sioniste contre la flottille de la Liberté, faisant 9 martyrs turcs et des dizaines de blessés.
Le rapport a également inclus les éléments traditionnels connus concernant les positions de l'Europe envers la Turquie, soit au sujet de Chypre ou des dossiers concernant les affaires internes turques.
Le lobby sioniste travaille à Bruxelles depuis l'assaut criminel sioniste contre la flottille de la liberté pour mobiliser un front politique et médiatique européen contre la Turquie.

L’occupation s’oppose à la construction de deux écoles de l'ONU à Gaza

[ 23/11/2010 - 12:26 ]
Gaza
Malgré que l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), ait installé, dans la lisière des ruines du QG de la Sécurité préventive dans la ville de Gaza, des préfabriqués pour le personnel du chantier, ainsi que quelques matériaux sur lesquels veille un gardien solitaire. 
L’occupation israélienne prétend que l’endroit serve les militaires du Hamas et s’oppose au projet onusien ( la construction de deux écoles), affirmant qu’elle gênerait toute réplique militaire de l’armée israélienne.
Cet endroit a été transformée en bac à sable géant après les bombardements de l’occupation israéliennes pendant l'offensive de l'hiver 2008-2009, où des centaines d’enfants qualifiés majoritaires ont été massacrés.
Le porte-parole de « l'UNRWA »,  Chris Gunness a expliqué :"Nous avons saisi l'occasion de construire à l'emplacement d'une infrastructure de sécurité deux écoles pour instruire des milliers d'enfants".
L'UNRWA a engagé une série de projets en septembre à la suite du prétendu allègement du blocus de l’occupation israélienne sur la bande de Gaza.
L’occupation a annoncé en juillet, qu'elle permettrait désormais l'importation de matériaux destinés à "des projets de construction approuvés par l'Autorité palestinienne et mis en oeuvre par la communauté internationale".
A la rentrée scolaire, l'agence qui accueille plus de 200.000 élèves à Gaza, avait dû refuser 40.000 nouveaux écoliers,  car le blocus empêchant la construction d'une centaine d'établissements nécessaire pour répondre aux besoins, en plus les autorités militaires de l’occupation israélienne ont refusé la fondation des deux écoles onusiennes à cet endroit.
En dépit du déplorablement de M. Gunness contre la privation de  4.000 enfants d'un enseignement onusien, dans une zone où il n'y a pas d'école de l'ONU, le porte-parole du coordinateur des activités gouvernementales israéliennes dans les Territoires palestiniens, le commandant Guy Inbar a répondu en prétendant que les deux écoles étaient proches d'une implantation du Hamas.
Guy Inbar a ainsi souligné sans donné de précision :  « Nous avons des informations faisant état d'activités du Hamas à cet endroit ».
Il est à noter que l’agression de l’armée israélienne sur une école de l'UNRWA, dans le nord de la bande de Gaza, avait tué 43 personnes en janvier 2009, l'un des incidents les plus sanglants de la guerre néonazie sioniste en 2008/2009.

L’occupation enlève un détenu libéré qui a passé sept ans dans ses prisons

[ 23/11/2010 - 12:32 ]
Al-Khalil - CPI
Les forces de l'occupation ont enlevé, le lundi 22/11, le prisonnier libéré Nader Abdelkader Masalma, 45 ans, de Beit Awa, au sud-ouest de la ville d’Al-Khalil (Hébron), en Cisjordanie occupée.  
Des sources proches du détenu ont déclaré que les forces de l’occupation ont attaqué la maison, au milieu de la nuit, et ont enlevé Masalma en l’emmenant vers une direction inconnue.
Les mêmes sources ont signalé que Masalma souffre d'une paralysie totale de ses jambes, a cause de sa blessure à la colonne vertébrale suite aux tortures sauvages, en soulignant qu’il ne peut pas marcher maintenant et qu’il utilise un fauteuil roulant depuis plus de 10 ans, après avoir passé 7 ans dans les prisons israéliennes.  
La famille du détenu a déclaré que leur maison a été envahie deux fois par les milices d'Abbas avant son enlèvement par les forces sionistes qui ont détruit et ravagé le contenu de leur domicile.
Elle a appelé toutes les organisations des droits de l'homme ainsi que les hommes libres et la Croix-Rouge à intervenir pour le libérer et le sauver à cause de la complication de son état de santé qui peut se détériorer plus.

Le gouvernement égyptien : le mur sioniste sur nos frontières ne nous concerne pas !

[ 23/11/2010 - 12:39 ]
Le Caire – CPI
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a considéré que le Caire « n’est pas concerné par le mur » construit par les autorités sionistes sur les frontières de la Palestine occupée en 1948 avec l'Égypte, tant que ce mur est construit à l'intérieur de l'entité sioniste.
Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, l'ambassadeur Hussam Zaki, a affirmé sur la chaîne américaine CNN, le lundi soir 22/11, que l'Égypte a affirmé cette position à plusieurs reprises, et qu'elle ne soutient ni ne s’oppose à la construction de ce mur frontalier. C’est une affaire sioniste interne, a-t-il considéré, parce qu'il est loin des territoires égyptiens et n'endommage pas les intérêts et la souveraineté de l'Égypte sur ses territoires.
Ces déclarations de Zaki répondent à des rapports publiés par des médias hébreux, selon lesquels l'entité sioniste a commencé hier lundi à construire un mur de séparation sur les frontières avec l'Égypte afin d'interdire l'entrée des « infiltrés et des trafiquants » du côté égyptien vers l'entité sioniste.
Zaki a souligné que l'entité sioniste ne vient pas de commencer les travaux de construction de la clôture, mais en est à sa phase finale.

Mechaal appelle Abbas à appuyer le choix de la résistance

[ 23/11/2010 - 12:46 ]
Damas – CPI
Le chef du bureau politique du Mouvement Hamas, Khaled Mechaal, a appelé le président sortant, Mahmoud Abbas, à revoir ses choix politiques, appuyer le choix de la résistance et de refuser toute pression étrangère, après le grand échec  du prétendu processus de règlement avec l'entité sioniste.
Mechaal a déclaré aux journalistes, en marge de la cérémonie, organisée par l'ambassade libanaise, à Damas, à l'occasion du 67ème anniversaire de la fête nationale, qu’il espère la réalisation de la réconciliation palestinienne et la fin des divisions internes durant la réunion qui se tiendra à la fin de ce mois, en soulignant la volonté du Hamas d’arriver à une entente palestinienne et aller au Caire pour signer la feuille égyptienne .
Il a ajouté que son mouvement est prêt pour un véritable partenariat avec l'Autorité palestinienne et l'OLP et mettre fin aux arrestations politiques, à Ramallah, en exprimant le souhait du Hamas de soutenir la position politique des Palestiniens de manière à renforcer le refus de la position et entêtement sioniste, ainsi que les interventions et pressions étrangères qui ont déterminé 90 jours pour geler les activités de colonisation.

L'occupation enlève 14 Palestiniens en Cisjordanie occupée

[ 23/11/2010 - 13:26 ]
Al Khalil – CPI
Les forces de l'occupation israélienne ont enlevé, aujourd'hui à l'aube, le mardi 23/11, plus de 14 palestiniens lors de rafles dans les villes et villages de la Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont déclaré que les forces occupantes ont envahi la nuit dernière et aujourd'hui à l'aube, la ville de Ramallah, d'al Khalil, de Bethléem et de Jénine où elles ont enlevé 14 Palestiniens en les emmenant vers une direction inconnue.
Les sources ont ajouté qu'une force de soldats sionistes a encerclé la région industrielle dans le village de Beit Fajjar au sud de Bethléem, et y ont confisqué des machines et des équipements industriels.
D'autre part, les forces occupantes ont arrêté aujourd'hui à l'aube une femme âgée de la ville d'al Khalil au sud de la Cisjordanie occupée.
Des sources médiatiques ont déclaré que les forces occupantes ont envahi la maison du citoyen Sa'di Barkan dans la région de la montagne de Jouher et ont arrêté son épouse, Zouhaira Barkan âgée de 51 ans.
L'enlevée Zouhaira Barkan est la mère de plusieurs détenus dans les prisons de l'occupation israélienne.

Yadlin : Tel-Aviv se transformera en front dans toute prochaine guerre

[ 23/11/2010 - 14:47 ]
Al-Nassera – CPI
Un responsable sioniste a averti que Tel-Aviv se transformera en front dans toute prochaine guerre, et que l'Iran représente la plus grande menace contre l'entité sioniste.
Des médias hébreux ont rapporté, le lundi 22/11, de l'ex-président du département des services de renseignements militaires sionistes, Amos Yadlin, qu'il y a une possibilité qu'éclatent plus d'un front dans la prochaine guerre, et que Tel-Aviv sera l'un de ces fronts.
Yadlin a prétendu que "la dissuasion sioniste est très forte mais le calme actuel ne doit pas nous tromper. Le contraire est aussi vrai, parce que nos ennemis consolident leur force et s'arment". La "principale menace" est l'Iran, pas seulement à cause de son programme nucléaire, mais parce qu'il soutient tous les ennemis de l'entité sioniste, selon ses allégations.
"Il y a une campagne qui tente d'affecter l'existence même d'"Israël", les services de renseignements doivent être activés et un front national contre cette campagne doit se mobiliser", a-t-il ajouté.

Projet de loi sioniste : "Pas de travail sans allégeance" à l'Etat juif

[ 23/11/2010 - 13:01 ]
La radio sioniste – CPI
Le parti d'extrême droite sioniste "Israël Beitenou" dirigé par le ministre sioniste des Affaires étrangères, Avigdor Liebermann, qui représente les émigrés russes de l'entité sioniste propose un nouveau projet de loi raciste suite à l'approbation par le gouvernement sioniste, il y a plusieurs semaines, d’une loi qui force toute personne qui demande la nationalité israélienne de prêter allégeance à l'entité sioniste en tant qu’Etat juif et démocratique.
La députée Leah Chamtov, nouvelle émigrée, propose un nouveau projet d'une loi qui stipule de contraindre tous les fonctionnaires de l'Etat d'annoncer leur allégeance à l'entité sioniste comme un Etat juif et démocratique, et de licencier tout fonctionnaire qui s’y refuse.  Le parti sioniste "Yisraël Bitouna" a développé la campagne "Pas de nationalité sans allégeance" qui a connu un succès sans précédent aux dernières élections générales à une autre campagne "pas de travail sans allégeance", même si la loi actuelle stipule que les fonctionnaires publics doivent faire serment d'allégeance à "l'Etat d'Israël" et à ses lois.
En réponse à la question de la radio hébreu à la députée Cmtov autour de l'utilisation de cette loi pour réduire le nombre des employés arabes de l'Etat, malgré la réduction de leur pourcentage au sein des services publics, Cmtov a déclaré que de nombreux arabes respectent les lois de l'Etat, mais il y a aussi des côtés islamiques et extrémistes qui doivent être à l'extérieur de l'entité sioniste.

Des colons sionistes s’emparent d’un bâtiment au Mont du Moukabir

[ 23/11/2010 - 14:44 ]
Al-Qods occupée - CPI
Des colons sionistes appuyés par de grandes forces de la police se sont emparés, aujourd’hui matin, le mardi 23/11, d’un bâtiment dans le quartier de Farouk, au Mont du Moukabir qui domine le quartier de Selwan, au sud de la vieille ville d’Al-Qods. 
Des sources locales ont affirmé que des colons sionistes se sont emparés d’un bâtiment de 3 étages habité par la famille du défunt palestinien, Ali Qara’ine, dans le quartier de Farouk, situé sur le Mont du Moukabir.
 Les sources ont ajouté que trois familles qui appartiennent à la grande famille de Qara’ine habitent dans ce bâtiment et qui comptent 20 personnes, dont les membres de la famille du défunt, Ali Qara’ine, ainsi que son père, ainsi que le fils de son frère (neveu), Emad Qara’ine.
  Selon le membre du Comité de défense des maisons menacées de destruction à Selwan, Hadj Fakhri Abou Diab, les trois familles de Qara’ine qui habitent ce bâtiment avaient reçu, avant 3 mois, des ordres et avertissements pour évacuer l’habitation, alors que le conflit sur la propriété de ce bâtiment a commencé il ya 3 ans, où les colons sionistes prétendent l’avoir acheté du fils du propriétaire de cet immeuble, au moment où la famille de Qara’ine dément cela.

Le Commandement du renseignement militaire sioniste: Aviv Kochavi succède à Amos Yadlin

[ 23/11/2010 - 15:36 ]
Al Qods occupée
L'ancien commandant de la Division des opérations de Tsahal, général de brigade Aviv Kochavi, 46 ans, vient de prendre le relais au général de division Amos Yadlin, à la tête du commandement du renseignement militaire dans l'occupation israélienne.
La  cérémonie de la nomination du Kochavi a eu lieu lundi 22 novembre 2010 à Tel Aviv, en présence du ministre de la Défense Ehud Barak et la FID chef d’état-major Gabi Ashkenazi.
Aviv Kohavi est un Brigadier-général, né en 1964, officier des Forces de guerre israéliennes. Il était le commandant de la Division de Gaza pendant le désengagement unilatéral, et jusqu’à récemment, était le chef de la division des opérations de la Direction des opérations.
Aviv Kohavi devait visiter la Grande-Bretagne, en Février 2006, pour suivre un cours au Collège royal des études de la défense, mais sorti après il a été suggéré qu’il pourrait être accusé de violations des droits de l’homme.
Rappelons ici que le député Zev Elkin (Likoud) a été nommé provisoirement à la tête de la prestigieuse commission des Affaires étrangères et de la Guerre du parlement de l'occupant israélien. Dimanche, Tsipi Livni (chef du parti Kadima) et le premier ministre Benyamin Netanyahou avait échoué dans leur tentative de se mettre d’accord sur un nom.

L'occupation poursuit sa guerre contre les pêcheurs de Gaza et arrête deux d'entre eux

[ 23/11/2010 - 17:09 ]
Gaza – CPI
Les forces de l'occupation israélienne ont arrêté, aujourd'hui à l'aube, le mardi 23/11, deux pêcheurs palestiniens, près des côtes du nord de la Bande de Gaza, en les emmenant vers une direction inconnue.
Le correspondant du centre palestinien d'information a rapporté que les pirates de la marine sioniste ont arrêté un navire de deux pêcheurs palestiniens, les insultant et puis ils les demandant de déshabiller avant de les emmener vers une vedette sioniste.
Notre correspondant a rapporté des témoins oculaires que les forces occupantes ont tenté d'extorquer les pêcheurs palestiniens,  de leurs tuer en ouvrant le feu sur eux lorsqu'ils étaient dans la mer, déclarant qu'elles les ont emmené vers une direction inconnue.
L'occupation israélienne a accentué dernièrement ses escalades et agressions contre les pêcheurs Palestiniens sur les côtes de la Bande de Gaza alors qu'elle cible les ouvriers des débris sur les frontières de la Bande de Gaza avec les territoires palestiniens occupés en 1948.

Un tribunal sioniste reporte la discussion de la cause de l'expulsion du député d'al-Qods Abou Tair

[ 23/11/2010 - 18:32 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le tribunal sioniste de Soulh qui a tenue sa séance, hier soir, le lundi 22/11, a décidé de reporter la discussions du dossier du député Maqdissin au conseil législatif palestinien, Mohamed Abou Tair, jusqu'au 8 décembre prochain, sous prétexte d'attendre la réponse du ministre sioniste de l'intérieur.
L'avocat du député d'al-Qods, Oussama al-Sa'di, avait demandé au tribunal de libérer Abou Tair, mais le tribunal a mis en condition d'une promesse de ne pas autoriser son entrée à la ville occupée d'al-Qods sauf par un permis du ministre sioniste de l'intérieur, en échange de sa libération.
Al-Sa'di a qualifié cette condition d'une extorsion politique et une reconnaissance de la légitimité du ministre sioniste de l'intérieur, en disant que l'acceptation de cette condition est impossible.
Il a ajouté que les députés palestiniens refusent cette opération et qu'Abou Tair a préféré de rester dans la prison au lieu d'être expulsé d'al-Qods.
Abou Tair a affirmé devant le tribunal qu'il ne quitte pas la prison sauf par le retour à al-Qods et à sa maison à Sour Baher.
Al-Sa'di a ajouté: '"Il est clair que tous les responsables sionistes ne veulent pas prendre une décision finale à cette question où nous avons déjà allé en décembre dernier au cour suprême et au ministre de l'intérieur, pour annuler la décision de tirer l'identité d"Abou Tair et pour stopper la décision d'expulsion, et nous avons attendu un mois et 20 jours sans aucune réponse du ministre.

Erdogan arrivera demain au Liban et la Coalition palestinienne salue sa visite

[ 23/11/2010 - 19:15 ]
Beyrouth - CPI
Le Premier ministre Turc, Recep Tayyeb Erdogan commencera demain, le mercredi 24/11, une visite officielle au Liban qui va durer deux jours.  
Une source médiatique officielle libanaise a affirmé qu’il est prévu également l’ouverture de l'Union des banques arabes en collaboration avec l'Union internationale des banquiers arabes, l'Association des Banques du Liban, la Banque du Liban et le Conseil de l'unité économique arabe de la Ligue arabe, en précisant qu’il va tenir son congrès annuel pour l’année 2010, le jeudi 25/11, sous le titre : «Le nouveau rôle international des banques arabes», sous l'égide du Premier ministre, Saad Hariri, et en présence de son homologue turc, Recep Tayyeb Erdogan.  
La direction de l'Alliance palestinienne au Liban, a salué la visite du Premier ministre turc, Tayyeb Erdogan, en exprimant son souhait qu’elle contribue à une harmonie et une stabilité au Liban.
L’alliance a envoyé une lettre de remerciement à la Turquie (Peuple et leaders) pour leur soutien à la cause palestinienne, et leurs efforts pour lever définitivement le siège imposé injustement contre la Bande de Gaza.
La coalition palestinienne a annoncé également son arrangement au côté de la Turquie face aux pressions étrangères en raison de son ouverture et ses relations avec les États arabes et islamiques ainsi que sa condamnation aux crimes sionistes.
L’alliance palestinienne a appelé le Premier ministre turc d'intervenir auprès du gouvernement libanais pour accélérer la reconstruction du camp de Nahr al-Bared sinistré, et le travail pour réaliser une vie digne aux réfugiés palestiniens qui se trouvent au Liban, ainsi que l'approbation de leurs droits civils et humains jusqu'à ce qu'ils puissent retourner à leurs maisons en Palestine.

Haniyeh: la réconciliation exige un partenariat et la création des bonnes atmosphères

[ 23/11/2010 - 19:14 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien a accueilli, le mardi à midi 23/11, dans le siège du conseil des ministres dans la ville de Gaza, une délégation du front démocratique pour la libération de la Palestine sous la direction du député Saleh Zaidan, membre du bureau politique du front.
Haniyeh a discuté avec la délégation convive certaines questions notamment celles concernant aux processus de paix et aux négociations, la réconciliation et le dialogue interne ainsi que certaines affaires intérieures.
Le premier ministre a affirmé  que la continuation des négociations est inutile et représente un pari aux hauts intérêts nationaux alors qu'elles ne servent que l'occupation qui les utilise pour se présenter devant l'opinion générale dans le monde, exploitant leur parcours pour couvrir la judaïsation des territoires palestiniens, notamment dans la ville occupée d'al-Qods.
Haniyeh a expliqué à la délégation du front démocratique les derniers développements au sujet de la réconciliation, affirmant que le consensus exige deux conditions très importantes qui sont le partenariat réel et la création des bonnes atmosphères, notamment sous l'ombre de ce qui se passe en Cisjordanie occupée.
De son côté, Saleh Zaidan a affirmé les risques et les dangers de la continuation des négociations, particulièrement sous l'ombre de la colonisation continuelle et les garanties américaines, soulignant à la nécessité de créer une stratégie qui comportera la révolution de la position palestinienne, arabe et internationale.
Zaidan a insisté sur la nécessité de la réconciliation palestinienne interne pour renforcer le front intérieur sur la base du consensus national, pour affronter les défis qui menacent le peuple palestinien, appelant à dépêcher les efforts de la réconciliation.
Zaidan a souligné aux risques et menaces lancés par les dirigeants sionistes contre la Bande de Gaza.

C’est une majorité de droite bien arrogante qui contrôle "Israël"

[ 23/11/2010 - 22:13 ]
Yahoshua Sobol – CPI
De nos jours, "Israël" est contrôlée par une majorité de droite d’une arrogance des plus extrêmes. Cette arrogance est exprimée par la condamnation de toute critique venant de tout bord de la politique du gouvernement israélien.
Cette arrogance est également exprimée par ces lois discriminatoires adoptées par la Knesset contre toute personne qui critique cette arrogance.
Elle est aussi manifestée par la désignation du président des Etats-Unis comme une personne qui a un regard bien hautain sur un petit groupe isolé et mesquin. Et pour confirmer cette arrogance, les journalistes hypocrites ont complètement méprisé le grand journaliste Tom Friedman, simplement pour avoir critiqué les tentatives israéliennes de mettre en état d’échec les pourparlers de paix : ces tentatives pourraient faire d’"Israël" une entité détestée par les Etats-Unis, le seul pays ami qui nous reste dans le monde entier.
En réalité, qui pourrait avoir besoin des Etats-Unis comme meilleur ami, quand c’est l’arrogance de la majorité qui contrôle l’Etat ?
L’Histoire nous réserve beaucoup d’exemples montrant des peuples ont dû payer cher pour l’arrogance de leur majorité qui contrôlait l’Etat.
A la veille de la première guerre mondiale, Jean Jaurès, chef du parti socialiste, appelait à empêcher la guerre, en organisant une grève générale de tous les ouvriers de France et d’Allemagne, une grève qui pouvait obliger les gouvernements de deux Etats ennemis à entamer des négociations mettant fin à leurs différences.
Ses tentatives visant à empêcher la guerre lui coûtèrent la vie. En juillet 1914, il fut tué par un nationaliste extrémiste français qui exprimait l’avis de la majorité arrogante qui voulait la guerre et qui croyait en une victoire facile sur les Allemands. Et en tuant Jaurès, la grève qui pouvait empêcher la guerre tomba à l’eau. Trois jours seulement après son départ, la guerre éclata. La minorité qui voulait la paix, Jaurès en tête, fut vaincue par la majorité nationale arrogante, des deux côtés de la frontière, et le résultat fut : 18 millions de morts.
Il y a un autre exemple de cette arrogance, cette fois culturelle. Prenons l’exemple de Baruch Spinoza. Les grands rabbins et les grandes personnalités juives le boycottaient, par leur arrogance. Qui se rappelle aujourd’hui du rabbin arrogant qui imposa le boycott contre Spinoza, en 1656 ?
Et en France, Molière luttait contre le contrôle imposé par le Roi sur sa pièce de théâtre Tartuffe, sous la pression de la majorité religieuse arrogante de Paris de 1664, l’année où Paris fut pleine de gardes des mœurs qui firent régner la peur. Les femmes se trouvèrent obligées de s’habiller selon la mode religieuse.
Finalement, parmi le peu de choses qui me fait plaisir, ce sont les fêtes de la maison de culture d’Ariel. Je fais partie d’une toute petite minorité. Et si j’avais le choix entre l’appartenance à une minorité toute petite et une majorité arrogante, je préférerais le premier choix, ces jours-ci.
Article écrit par Yahouchaa Sobol, paru dans "Israël" aujourd’hui, le 21 novembre 2010, traduit et résumé par le CPI

TOUS À LANNEMEZAN SAMEDI 4 DÉCEMBRE, POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE GEORGES ABDALLAH

Publié le 23-11-2010

Georges Abdallah, militant communiste arabe, arrêté à Lyon en 1984, a été condamné à la réclusion à perpétuité pour des actions menées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).. C’est le plus ancien prisonnier politique de France. Il est entré dans sa 27e année de détention.
Georges Abdallah doit être libéré !
C’est un résistant qui a combattu l’invasion sioniste de son pays, le Liban, en 1982.
Georges Abdallah doit être libéré !
Sa condamnation est le résultat d’une machination policière et judiciaire.
Georges Abdallah doit être libéré !
Il a terminé sa peine de sûreté depuis onze ans. Son maintien en captivité est un choix politique de l’État français lequel, allié des États-Unis et des sionistes, défend ses intérêts impérialistes au Proche-Orient.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme l’ont exigé Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah, et Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), tous deux emprisonnés par l’État d’Israël.
Défendre le juste combat du peuple palestinien pour sa libération de l’occupation sioniste, c’est aussi être solidaire de Georges Abdallah.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme l’ont demandé le 29 avril dernier à Beyrouth 200 personnalités politiques, culturelles et religieuses libanaises, à l’initiative d’une campagne internationale pour sa libération.
Georges Abdallah doit être libéré !
Comme le réclament, depuis des années, de nombreux participants à diverses initiatives en France et en Europe.
Georges Abdallah doit être libéré !
Ce combattant inflexible n’a jamais renié son engagement révolutionnaire contre toutes les formes d’oppression.
Libérez Georges Abdallah !
Tous à Lannemezan, samedi 4 décembre (rendez-vous à 14 heures devant la gare)
Campagne internationale pour la libération de Georges Abdallah
Pour lui écrire : Georges Abdallah, 2117/A, CP de Lannemezan, 204 rue des Saligues, BP 70166, 65307 Lannemezan
CAPJPO-EuroPalestine
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Une parlementaire britannique affirme qu’Israël est la cause du terrorisme au niveau mondial

Publié le 23-11-2010

C’est ce qu’a déclaré publiquement Jenny Tonge (parti démocrate), devant la commission de la défense stratégique et de la sécurité, dimanche passé, à la Chambre des Lords, à Londres.
"La baronne Tonge déclare qu’Israël est la principale cause du terrorisme planétaire
Le Pair britannique (du parti démocrate) Jenny Tonge affirme qu’Israël est la cause du terrorisme au niveau mondial et que des problèmes tels ceux du Cachemire et de la Palestine sont en train de retourner les musulmans du monde entier (contre l’Occident).
S’exprimant devant la commission de la défense stratégique et de la sécurité, dimanche passé, à la Chambre des Lords, à Londres, Mme Tonge a dit notamment : « Les traitements brutaux d’Israël à l’encontre des Palestiniens sont u n exemple de la manière dont l’Ouest traite les musulmans, et ce mauvais traitement est la principale source du terrorisme à l’échelle mondiale ».
« Même l’envoyé spécial du Quartette au Moyen-Orient, Tony Blair, a reconnu cela publiquement », a-t-elle fait observer.
La baronne Tonge a dit devant la Chambre des Lords que le comportement d’Israël à l’encontre des Palestiniens continue à bénéficier d’une totale impunité, sans doute à cause de la « culpabilité de l’Holocauste » et/ou du « pouvoir du lobby pro-israélien » au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Commentant deux conflits non résolus dans le monde musulman, Mme Tonge a dit qu’il est regrettable, pour nous tous, que des problèmes tels ceux du Cachemire et de la Palestine continuent à nous aliéner les musulmans dans le monde entier.
Elle a aussi attaqué le gouvernement britannique de coalition sur sa politique hostile à l’Iran et sur ses relations extrêmement étroites avec Israël.
Elle a notamment déclaré que « des cyniques pourraient penser que la Grande-Bretagne est en état d’alerte, prête à aider Israël à attaquer militairement l’Iran ».
« Pourquoi laissons-nous perdurer cette situation ? Est-ce à cause de la culpabilité à propos de l’Holocauste ? Nous devons nous sentir coupables ; certes, nous le devrions. Est-ce la puissance du lobby pro-israélien, dans notre pays et aux Etats-Unis ?
« Ou bien est-ce le besoin, peut-être, d’avoir un porte-avions appelé Israël au Moyen-Orient, à partir duquel nous pouvons lancer des attaques contre des pays comme l’Iran ? Un cynique pourrait penser que c’est la raison pour laquelle nous pourrions avantageusement nous débarrasser du HMS Ark Royal et des avions de combat Harrier (dans le cadre des restrictions budgétaires britanniques qui frappent y compris la défense), dès lors que nous disposons déjà d’un « Ark Royal » situé dans une position stratégique, armé jusqu’aux dents et prêt à livrer combat, à conditions que nous ne critiquions pas Israël ? »
(Traduction : Marcel Charbonnier)
CAPJPO-EuroPalestine
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Un blocage et peu d’issues

Palestiniens et Israéliens sont dans l’attente de mesures américaines que chaque partie espère à son avantage. Mais l’état actuel des choses n’annonce rien de positif.
Les Palestiniens sont toujours dans l’attente d’un gel de la colonisation pour reprendre les négociations directes avec Israël. Les Israéliens, eux, attendent les garanties écrites promises par les Etats-Unis dans le cadre du plan américain destiné à relancer les négociations, garanties sans lesquelles le vote d’un gel de la colonisation n’aura pas lieu.
Telle est la situation actuelle. Une situation propice à des développements de toutes sortes, dans un sens comme dans l’autre. Dimanche dernier, au Caire, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbass, a affirmé qu’il n’accepterait pas une reprise des négociations de paix avec Israël sans un gel de la colonisation à Jérusalem-Est. « S’il n’englobe pas Jérusalem, c’est-à-dire s’il n’y a pas de gel total de la colonisation dans tous les territoires palestiniens, y compris Jérusalem, nous ne l’accepterons pas », a affirmé M. Abbass. Et de poursuivre : « Si Israël veut revenir aux activités de colonisation, nous ne pouvons pas continuer. Il faut que le gel de la colonisation englobe tous les territoires palestiniens et en premier lieu la ville de Jérusalem ». M. Abbass a indiqué qu’il attendait toujours une réponse des Etats-Unis sur les résultats de leurs efforts pour obtenir ce moratoire. « Jusqu’ici, rien d’officiel n’est parvenu de l’administration américaine, ni à nous ni aux Israéliens, que nous puissions commenter », a-t-il dit.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a indiqué samedi soir, après une rencontre avec M. Abbass, que le comité de suivi de l’organisme panarabe se réunirait d’urgence dès qu’une réponse américaine parviendrait aux Palestiniens. La proposition américaine, prévoyant la livraison par Washington de 20 avions de combat supplémentaires à Israël, est destinée à préserver les négociations directes. La semaine dernière, l’émissaire américain, David Hale, a fait part au président Abbass, pour la première fois officiellement, d’une série d’idées et de propositions américaines pour relancer le processus de paix. Mais M. Abbass a répété dimanche que les Palestiniens n’avaient « rien à faire » avec l’offre américaine aux Israéliens. « Nous avons dit aux Américains que nous n’avions rien à faire avec leur marché. Nous refusons le fait de lier ces marchés à la reprise des négociations », a-t-il dit.
Intransigeance sur Jérusalem-Est
Côté israélien, lors d’un entretien le 11 novembre avec la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu avait accepté d’envisager un nouveau moratoire de 90 jours sur les constructions dans les colonies juives de Cisjordanie contre une généreuse enveloppe de mesures de soutien sécuritaires et diplomatiques. Mais plus tard, le bureau de M. Netanyahu a indiqué que l’éventuel nouveau moratoire ne devait pas concerner Jérusalem-Est. Netanyahu a en outre affirmé dimanche qu’il n’avait toujours pas reçu d’engagements écrits américains lui permettant de faire voter un gel de trois mois de la colonisation en Cisjordanie par son cabinet, selon un communiqué. « Si nous obtenons ces conclusions écrites, nous les présenterons au cabinet et je suis certain que les membres du cabinet les approuveront car ils sont positifs pour l’Etat d’Israël », a déclaré M. Netanyahu. Il a également souligné que les ententes verbales avec les Américains ne prévoyaient pas de fixer une échéance de trois mois — le temps d’un nouveau moratoire — aux discussions sur le tracé des futures frontières de l’Etat palestinien. « Il n’y a aucune demande en ce sens et aucun engagement. Il n’y a aura pas de discussions séparées sur les frontières mais (uniquement) sur l’ensemble des questions essentielles ».
Mais, quand bien même les intentions du premier ministre israéliens seraient bonnes — ce qui n’est certainement pas garanti —, M. Netanyahu ne disposerait pas pour le moment d’une majorité au sein de son cabinet pour faire adopter un gel de la colonisation.
Le parti ultra-orthodoxe Shass est en position d’arbitre. Ses deux ministres exigent que Washington s’engage par écrit à ce que le nouveau gel ne concerne pas Jérusalem-Est, à ne pas renouveler le moratoire et à permettre ensuite le lancement de milliers d’appels d’offres pour la construction de logements dans les implantations de Cisjordanie. Si telles sont les garanties américaines, une reprise des négociations n’aura absolument aucun sens. D’ores et déjà, M. Netanyahu a rejeté tout moratoire pour Jérusalem-Est. Le blocage est donc susceptible de se poursuivre encore longtemps.
Abir Taleb