| [ 07/07/2010 - 12:23 ] |
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| Washington - CPI En dépit de l’embargo injuste et continuel de l’occupation israélienne, notamment après un mois et une semaine seulement de l’assaut criminel et très sanglant des forces de sa marine contre la flottille de la liberté, le président américain a remercié le Premier ministre israélien pour le prétendu allègement du blocus contre Gaza. Obama a reçu chaleureusement le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu, le mardi 6/7, à la Maison-Blanche, en espérant que les pourparlers directs entre les Israéliens et le côté négociateur palestinien commenceront avant la fin septembre, date d'achèvement du soi-disant moratoire concernant le gel des colonies sionistes en Cisjordanie. En souhaitant la reprise des négociations directes, d’ici 3 mois, Obama a déclaré, hier, qu’il croyait que Netanyahu veut la paix, en ajoutant que ce dernier est prêt à prendre des risques pour réaliser le compromis de paix au Moyen- Orient. Lors d'une conférence de presse, Obama et Netanyahu sont apparus côte à côte en se serrant la main, malgré l’annonce du gouvernement de Netanyahu son accord pour la construction d’un nouveau projet colonial comportant 2700 unités coloniales à l’est d’Al Qods occupée, chose qui montre que la situation a beaucoup progressé en effaçant l’image de son accueil glacial, en mars dernier, à Washington, où la Maison-Blanche n'avait permis ni une conférence de presse ni une séance de prise de photos, après l'annonce du gouvernement sioniste de son intention de construire 1600 logements dans un quartier colonial, dans la partie Est d’al Qods occupée. Malgré les agressions continuelles, violations et crimes de l’occupation israélienne, dont le colonialisme très étendu, l’assaut meurtrier contre la flottille internationale de la liberté pour montrer qu’elle ne permettrait à quiconque de briser le blocus arbitraire qui dure plus de 4 ans consécutifs contre les habitants innocents de la Bande de Gaza, en refusant les demandes de la Turquie à propos de ses 9 ressortissants tués et défiant la communauté internationale pour la création d’une commission indépendante onusienne, Netanyahu joue la propagande en prétendant vouloir la paix et en invitant les palestiniens à entamer des négociations directes avec son entité, en négligeant de parler des plans et projets accomplis sur le terrain qui violent la loi internationale, les accords d’Oslo et la 4ème convention de Genève. Dans ce contexte, des experts et des analystes bien informés ont estimé grandement cette rencontre entre Obama et Netanyahu, en la désignant un service gratuit de la maison blanche au profit de l’entité sioniste, notamment après les fortes pressions de la communauté internationale qui l'appelle à rendre justice au peuple palestinien, aux victimes turques massacrés et aux habitants de la Bande de Gaza assiégés d’une manière intolérable et inhumaine. |
jeudi 8 juillet 2010
Obama accueille fortement Netanyahu et insiste sur l’accès aux négociations directes d’ici 3 mois
Abou Zouhri affirme le refus du mouvement du Hamas aux négociations avec l'occupation
| [ 07/07/2010 - 15:38 ] |
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| Gaza – CPI Le porte-parole du mouvement du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a refusé l'appel du président américain, Barack Obama, à reprendre les négociations directes entre l'autorité du Fatah en Cisjordanie occupée et l'occupation israélienne, en appelant le mouvement du Fatah à ne pas s’impliquer à de nouveaux négociations avec l'ennemi sioniste. Dans une déclaration de presse publiée, le mercredi 7/7, Abou Zouhri a considéré que les déclarations du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, lors de sa rencontre Avec Obama, à Washington, affirment que la politique américaine n’a pas changé dans son soutien total financer, sécuritaire et politique à l'entité sioniste. Il a dit que toute participation palestinienne aux négociations avec l'ennemi sioniste sera donc une trahison et une couverture aux crimes de l'occupation contre notre peuple et ses lieux saints. Finalement, Abou Zouhri a dit que la satisfaction d'Obama de la décision sioniste pour son soi-disant allègement au sévère blocus sioniste contre la Bande de Gaza représente une tentative pour lui donner une légitimité et garantir sa continuation, tout en appelant à la poursuite aux activités et efforts de solidarité internationale jusqu'à la levée réelle, définitive et totale du blocus injuste. |
Un sit-in de solidarité devant la prison de Majdo en Palestine occupée en 1948
| [ 07/07/2010 - 13:00 ] |
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| Al-Nassera – CPI Des dizaines de familles des captifs et des représentants des associations et activités ont organisé, hier mardi 6/7, un Sit-in devant la prison de Majdo, dans les territoires palestiniens occupés en 1948 pour condamner les crimes perpétrés par la direction de cette prison contre les captifs palestiniens. Les autorités de l'occupation avaient annoncé, hier mardi, que les alentours de cette prison sont des militaires interdites, en empêchant les manifestants d'arriver devant sa porte. Le sit-in a été organisé devant la prison sur la base du comité des affaires des captifs, malgré le grand déploiement des forces de la police et des milices des gardes-frontières dans la région. Les manifestants ont répété des slogans qui expriment leur soutien aux captifs, en portant des panneaux qui appellent à l'ouverture des prisons sionistes devant les organisations des droits de l'homme. Ils ont appelé aussi les institutions juridiques à intervenir pour cesser les violations des forces occupantes, et protéger les captifs des attaques et agressions de la direction des prisons sionistes, tout en portant l'occupation responsable des violations contre les captifs dans la prison de Majdo. |
Les forces de l’occupation agressent les palestiniens dans la prison de Chatta
| [ 07/07/2010 - 13:12 ] |
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| Ramallah - CPI Le centre d'al-Ahrar pour les études des captifs et des droits de l’homme a affirmé que les agressions des autorités occupantes contre les captifs palestiniens innocents se sont aggravées dernièrement, et d’une manière très remarquable. Le directeur du centre, Fouad Al Khafache, a déclaré que chaque jours les agressions des forces spéciales sionistes «Moutsada» se multiplient contre les détenus palestiniens, à travers les tortures, les fouilles nocturnes, le déshabillage, les insultes et le transfert arbitraire d’une prison à une autre, en violant le minimum de leurs droits légitimes et d’une façon très sauvage et inhumaine. Al Khafache a condamné les pratiques criminelles de ces forces, en soulignant que les captifs de la prison de Chetta se sont exposés aux agressions de ces forces sionistes qui ont torturé récemment les détenus de la prison de Majdo, en appelant les institutions et organisations des droits de l’homme et qui s’occupent des affaires juridiques à assumer leurs responsabilités et protéger les captifs palestiniens des pratiques israéliennes sauvages et racistes. |
La police sioniste installe plusieurs barrages à Jaffa, en Palestine occupée en 1948
| [ 07/07/2010 - 13:54 ] |
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| Jaffa al-Youm – CPI Un barrage a été installé dans la rue de Chatia, près de la mosquée de Jabalia et un autre sur la route principale, alors que d'autres ont été placés sur la route de "Chifti Israël". Des témoins oculaires ont déclaré que les policiers sionistes ont arrêté et fouillé toutes les voitures, notamment les passagers arabes. |
Hamas : La liste des produits interdits donne une légitimité au blocus et à l’occupation
| [ 07/07/2010 - 14:23 ] |
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| Damas - CPI Le Hamas a affirmé de nouveau son refus décisif à la politique de punition collective qui vise à rendre légitime le durcissement du blocus et faire de sa continuation un état règlementaire en violant toutes les normes humaines et lois internationales, notamment l'interdiction de plusieurs produits d'entrer à la Bande de Gaza, ce qui se contredit avec les allégations d’avoir allégé l'embargo imposé contre plus d’un million et demi de Gazaouis. Le Hamas a mis en garde, le mardi 6/7, contre la politique sioniste inhumaine qui a pour objectif de prolonger la punition collective et priver le peuple palestinien de ses droits légaux à vivre en toute dignité, tout en exigeant la levée immédiate et durable de l’embargo sioniste injuste, en portant la communauté internationale responsable de la tragédie continuelle des palestiniens. En dépit de ses prétentions concernant l’allègement de son blocus, le gouvernement de l’entité sioniste a publié une liste noire des produits interdits de faire entrer à la Bande de Gaza, malgré que la plupart de ces produits représentent une nécessité pour la vie des habitants assiégés, dont des produits alimentaires, des matières de construction, des instruments de maisons, ainsi que d’autres besoins indispensables. |
L'occupation impose des sanctions et des amandes contre les captifs à Megiddo
| [ 07/07/2010 - 17:41 ] |
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| Naplouse – CPI Le chercheur de l'organisation de la solidarité internationale, Ahmed al-Bitawi, a souligné que la direction des prisons sionistes a obligé 20 captifs du mouvement du Fatah de payer une manade de 504 Shekels (environ 120 dollars) pour chacun. Al-Bitawi a parlé des mesures oppressives contre les captifs palestiniens dans la prison de Megiddo, où la direction a interdit la visite des familles à leurs fils captifs pour une durée d'un mois, fermé le département et retiré la Télévision. La direction de la prison a justifié ces sanctions en prétendant qu'elle a trouvé deux téléphones portables dans les chambres, mais les captifs ont nié ces allégations. Ces mesures oppressives sont venues après l'assaut et l'attaque de l'unité spéciale de Nahchoun et de Yamar contre les départements n° 4 et 5 dans la prison de Megiddo, sous prétexte de chercher des téléphones portables, en s'accrochant avec les captifs qui ont refusé cette mesure provocante. Le chercheur al-Bitawi a mis en garde de l'escalade des invasions nocturnes répétées dans les chambres et les tentes des captifs, qui risquent de causer de violents affrontements entre les captifs et les forces sionistes. Notons que la direction des prisons sionistes a accentué dernièrement ses mesures oppressives et ses assauts dans toutes les prisons sionistes. |
La campagne internationale appelle "la Croix-Rouge" à protéger les députés d'al-Qods
| [ 07/07/2010 - 18:14 ] |
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| Gaza – CPI La campagne internationale pour la libération des députés captifs a appelé le président du comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, à protéger les députés de la ville d'al-Qods qui organisent un Sit-in dans la cour du siège de CICR, au quartier de Cheikh Jarrah, dans la ville sacrée et empêcher les forces occupantes de les kidnapper. Dans une lettre présentée au directeur de CICR dans la Bande de Gaza, la campagne a condamné fortement l'assaut des forces occupantes, le mardi 6/7, dans le siège de CICR, à al-Qods, en démolissant la tente du Sit-in des députés Maqdissis sans donner aucun respect à la société internationale, dans le but de les enlever. La campagne a appelé dans sa lettre tous les pays qui ont signé le quatrième accord de Genève qui interdit à l'occupation de transférer les habitants des territoires occupés par la force selon l'article n°49 et le texte de la loi fondamentale de Rome de la cour pénale internationale selon l'article n° 7 qui considère l'expulsion des habitants comme un crime contre l'humanité. Elle a appelé également à travailler immédiatement pour annuler la décision sioniste raciste et injuste pour expulser deux députés d'al-Qods et un ancien ministre, alors que cette décision viole clairement les lois et les chartes internationales. Finalement, la campagne a appelé le CICR à prendre ses responsabilités envers cette affaire et travailler pour coordonner les efforts avec les côtés internationaux afin d'empêcher l'enlèvement des députés. |
La Pologne remet à l'Allemagne un agent du Mossad impliqué dans l'assassinat d'al-Mabhouh
| [ 07/07/2010 - 18:30 ] |
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| Varsovie – CPI Un tribunal polonais a annoncé, le mercredi 7/7, que la Pologne va remettre à l'Allemagne, un agent du Mossad sioniste impliqué dans l'assassinat du leader du mouvement du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, avant 7 mois, à Dubaï, sur la base d'une demande du procureur fédéral allemand après qu'il a été arrêté à Varsovie. Le juge, Thomas Talkevich, a dit que le tribunal a décidé de remettre l'accusé à l'Allemagne pour qu'il soit jugé et poursuivre les mesures nécessaires de ce crime, en déclarant que le tribunal n'a fait qu'une enquête avec Ori Brodsky. Notons que l'agent du Mossad, Ori Brodsky avait été emmené au tribunal régional de Varsovie, sous la protection de 7 éléments masqués et armés des unités spéciales de la police polonaise. Ori avait été arrêté le 4 juin à l'aéroport de Varsovie après un mandat d'arrêt européen publié en Allemagne. |
Avec le manque de médicaments, le spectre de la mort menace des centaines de vies à Gaza
| [ 08/07/2010 - 01:20 ] |
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| Gaza – CPI Le blocus mené par les occupants israéliens frappe la bande de Gaza depuis environ quatre ans. Il est politique, mais les résultats sont-là ; des milliers de malades sont assiégés, privés de médicaments, privés de tout voyage lorsque leur état le nécessite. Quel danger représente le médicament sur la sécurité d’"Israël" pour que son entrée dans la bande de Gaza soit interdite ? Allez comprendre ! Les pays qui participent à ce siège croient que les habitants de Gaza sont coupables, parce qu’ils ont choisi le mouvement du Hamas lors des élections démocratiques. Ils doivent alors en payer le prix. Cela est la vraie raison, même si ces pays qui se veulent démocratiques et défenseurs des droits de l’homme donnent d’autres arguments. Le ministère de la santé de la bande de Gaza déclare l’épuisement de quelque 114 sortes de médicaments, sans que ces pays, la communauté internationale et la conscience du monde ne fassent un pas pour briser le blocus de Gaza. Comment peut-on expliquer ce silence ? Le lait des enfants Dr. Monir Al-Barch, directeur du bureau général de la pharmacie du ministère de la santé, confirme qu’en plus de ces 114 sortes de médicaments en manque, 90 autres s’y ajouteront dans un ou deux mois seulement. Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, Dr. Al-Barch dit que le lait spécial à ces trois cents enfants souffrant de la maladie PKU est aussi en manque, pour ne citer que lui. Parmi les médicaments épuisés se trouvent ceux prescrits à quelques sortes de cancer, d’hémorragie héréditaire… Si ces médicaments restent en manque, parmi d’autres, la vie de beaucoup de malades sera menacée par le spectre de la mort. Conséquences catastrophiques Dr. Ahmed Al-Achi, directeur des relations publiques et de l’information du ministère de la santé de la bande de Gaza, a dit de son côté que son ministère avait lancé plusieurs appels aux organisations humanitaires internationales, la Croix-Rouge, la Ligue Arabe, la Conférence Islamique et à tout le monde libre à intervenir de façon immédiate pour ouvrir les points de passage et pour laisser aux médicaments et aux appareils médicaux la possibilité d’entrer dans la bande de Gaza avant qu’il ne soit trop tard. Il a dit à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que la continuation du blocus inhumain à l’encontre de la bande de Gaza mènera tout droit vers une catastrophe sanitaire sans précédent. Une colère règne parmi les malades de la bande de Gaza. Hadj Hassan, 63 ans, souffre d’une insuffisance rénale. Il dit que la mort le guette à cause du manque de médicament. Il appelle à ouvrir tous les points de passage de la bande de Gaza pour recevoir de la nourriture et des médicaments. Plusieurs institutions juridiques avaient déjà parlé des conséquences catastrophiques de l’épuisement de différentes sortes de médicaments dans la bande de Gaza. Cela veut dire que des centaines de malades sont menacés de mort. Le blocus est devenu une sorte d’exécution. L’institution Al-Damir, la Conscience, le centre Al-Mizane pour les droits de l’homme et le centre palestinien pour les droits de l’homme disent que le blocus touche de près aux droits essentiels des Palestiniens, qui vivent une catastrophe humaine. Ces institutions se montrent très soucieuses de la détérioration rapide de la situation sanitaire de la bande de Gaza. Elles appellent alors les organisations internationales à mettre fin à la fermeture perpétuelle des points de passage de la bande de Gaza. |
Frustration
L’envoyé spécial américain au Proche-Orient, George Mitchell, qui vient d’achever sa vingtième navette dans la région, est « frustré ». Raison : l’attitude du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu vis-à-vis des négociations indirectes avec les Palestiniens, qui, à ce jour, n’ont abouti à rien. Le mot a été « lâché » par un haut responsable de l’Administration américaine, qui, pour expliquer les raisons de la frustration de Mitchell, a avancé le manque de « sérieux » de Netanyahu dans ces négociations.
Ce dernier n’a effectivement donné de réponse à aucune des demandes ou interrogations posées par l’Autorité palestinienne sur les questions de fond ou de statut final, qui devraient paver la voie à des négociations directes entre les deux parties. Le gouvernement israélien a, jusqu’ici, refusé de donner des réponses claires à des questions fondamentales, telles : est-il prêt à reprendre les négociations du point où elles ont été interrompues, fin 2008 ? Accepterait-il les frontières de juin 1967 comme base à des discussions sur les frontières du futur Etat palestinien ?
Tel-Aviv a également évité de donner la moindre indication sur ses intentions quant au plan avancé par l’Autorité palestinienne et transmis par Mitchell. Il est fondé sur les lignes de 1967 comme base aux frontières du futur Etat palestinien, tout en acceptant des échanges territoriaux permettant à l’Etat hébreu de garder les grands blocs de colonies en Cisjordanie. Tout en revendiquant Jérusalem-Est comme capitale du futur Etat palestinien, le plan prévoit qu’Israël y maintient le contrôle du quartier juif et du Mur des lamentations. Les idées palestiniennes proposent enfin la création d’un passage sûr entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, pour assurer la continuité géographique des deux territoires, et le déploiement d’une force de l’Otan sur les frontières et les points de passage de la Palestine pour garantir l’application du volet sécuritaire d’un accord de paix.
Durant les trois séries de négociations de proximité, entamées le 9 mai dernier, Netanyahu a éludé toutes ces questions importantes, préférant se concentrer sur des sujets secondaires, comme ceux de l’eau, des rapports économiques entre Israéliens et Palestiniens et du développement d’une « culture de paix » dans le futur Etat palestinien, jetant le doute sur un possible aboutissement des pourparlers, qui doivent s’achever en septembre, date de la fin du moratoire israélien sur la construction dans les colonies de la Cisjordanie.
Curieusement, le premier ministre israélien, tout en s’abstenant de donner la moindre indication sur ses intentions concernant les questions du statut final, réclame des négociations « directes » avec les Palestiniens. Tout semble indiquer que Netanyahu cherche par là à engager d’interminables négociations, qui feraient croire à tort à l’existence d’un processus de paix et qui, par conséquent, réduiraient les pressions internationales sur Israël, alors qu’en même temps, ce dernier poursuivrait sa politique de colonisation et du fait accompli sur le terrain.
Dr Hicham Mourad
De quel terrorisme parlent-ils ?
« Le boycott, c’est du terrorisme économique ! ». Qui parle ainsi ? C’est Avi Elkayam, un homme d’affaires israélien qui dirige l’association industrielle de Mishor Adoumim, une colonie juive de Cisjordanie, cité par l’AFP. Il s’inquiète pour l’avenir, avec l’ambition de préparer l’avènement d’un Etat indépendant, l’Autorité palestinienne organise un boycottage des produits provenant des 120 implantations juives de Cisjordanie occupée, une décision qui a l’assentiment de la « rue palestinienne ». L’autorité envisage aussi de sanctionner les Palestiniens qui continueraient d’aller travailler dans les colonies après le 1er janvier prochain. La mauvaise foi israélienne est étonnante. Tout d’abord, ces colonies sont illégales et contraires à toutes les résolutions internationales et constituent un des principaux obstacles à un règlement. Dans leur essence, ils incarnent un esprit colonial incompatible avec le droit tout court et le droit humanitaire en particulier.
Les termes du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, sont les plus absurdes, tellement ils expriment des contrevérités : Il parle d’efforts pour développer une paix économique. Laquelle, celle qui consisterait à maintenir l’occupation des territoires palestiniens et de recourir aux habitants comme des serfs ou des petits bailleurs de fonds ? Des consommateurs apportant des revenus ?
Un des capitalistes israéliens le dit d’ailleurs : « Nous dépendons de ces Palestiniens pour la fabrication de nos produits et ils dépendent de nous pour nourrir leurs familles ». Un vrai chantage et une mentalité témoignant d’un esprit esclavagiste. Juste un peu de nourriture pour continuer à servir les « maîtres », les occupants qui se sont emparés de leurs territoires. Ceci d’autant plus que les Israéliens veulent réduire Gaza à un état de mendicité, décidant des produits qui pourraient y être livrés et maintenant un blocus inhumain. D’ailleurs les témoignages les plus neutres confirment cet aspect de violation des principes humanitaires les plus élémentaires à Gaza . Le blocus aura des conséquences de long terme sur la santé des habitants de la petite enclave palestinienne, notamment pour les plus jeunes dont la malnutrition contrarie la croissance, selon des études publiées par le magazine médical britannique The Lancet. Tandis que le commissaire général de l’UNRWA, Filipo Grandi, souligne que la frustration des Gazaouis a atteint son plus haut niveau, de quoi augmenter les risques d’incidents. D’où son appel à lever totalement le blocus. Ces exemples témoignent donc de la mauvaise foi israélienne qui bat son plein et l’on se demande qui est finalement le terroriste … n’est-ce pas Tel-Aviv ?
« La réconciliation est la solution pour résoudre tous les problèmes en suspens »
Mohamad Qodwa, président de la Chambre de commerce palestinienne et ex-gouverneur de Gaza, évoque la situation politique et économique de la bande de Gaza.
Al-Ahram Hebdo : La question du blocus dont souffre la bande de Gaza est remise sur le tapis depuis l’assaut israélien meurtrier contre la flottille humanitaire de la Liberté. Pensez-vous que cette médiatisation peut contribuer à la levée du blocus ?
Mohamad Qodwa : Je pense que le gouvernement israélien n’a pas l’intention de mettre fin au blocus définitivement. Par exemple, les Israéliens interdisent toujours le passage de matériaux de construction sous prétexte qu’ils représentent une menace pour la sécurité israélienne. Or, lever le blocus est lié à la situation politique et sécuritaire dans la région. Les Israéliens lient ce dossier à celui de la libération du soldat israélien Gilad Shalit et à ce qu’ils nomment la stabilité sécuritaire sur leurs frontières.
— Justement, qu’en est-il de la situation politique alors que le Fatah et le Hamas peinent à parvenir à une réconciliation ?
— La réconciliation interpalestinienne n’aura pas lieu sans l’intervention de l’Egypte, qui n’a ni d’intérêt ni d’ambitions dans la région. Le mouvement du Fatah a déjà signé le papier égyptien pour la réconciliation et maintenant c’est au tour du Hamas d’approuver et de mettre en application cette initiative. Cet accord a été proposé après plusieurs rounds de négociations entre les deux mouvements, il vise à mettre fin aux conflits interpalestiniens. Cependant, il semble qu’il y a des parties régionales qui profitent de ce désaccord interne et qui cherchent à préserver ce différend. Or, la réconciliation est la solution pour résoudre tous les problèmes en suspens. A ce moment-là seulement, Israël pourrait négocier la levée du blocus.
— Concrètement parlant, la situation dans la bande de Gaza s’est-elle améliorée avec la récente campagne internationale de solidarité ?
— L’attaque israélienne contre la flottille humanitaire a simplement mis les problèmes de Gaza au centre des intérêts internationaux après une période d’oubli et même d’adaptation de la part d’une population qui vit des conditions humanitaires très précaires sous le blocus. Cependant, Gaza reste toujours une grande prison. Je n’imagine pas une région dans le monde d’où les habitants n’ont pas le droit de sortir. C’est ce que nous vivons à Gaza. En plus des autres conséquences du blocus qui a détruit notre infrastructure. Nous avons besoin d’au moins dix ans pour reconstruire la bande de Gaza.
— L’ouverture du terminal de Rafah par le gouvernement égyptien n’a-t-elle pas participé à alléger le blocus ?
— Le gouvernement égyptien a pris la responsabilité d’ouvrir le terminal pour alléger la souffrance des Gazaouis. Cependant, il y a un accord entre l’Egypte, Israël et l’Autorité palestinienne qui impose une coordination entre les différentes parties pour ouvrir le terminal. Ce qui rend son ouverture une question épineuse.
— En tant que président de la Chambre de commerce palestinienne, pouvez-vous nous parler en chiffres de la situation économique à Gaza sous le blocus ?
— La situation économique est catastrophique. Les secteurs économique et commercial sont en train de s’effondrer. 90 % des usines ont fermé leurs portes à cause de l’interdiction d’entrée des matières premières. Les exportations et les importations sont paralysées. Avant le blocus, Israël autorisait l’entrée à Gaza de 400 produits différents, contre 120 uniquement aujourd’hui. Seules les marchandises entrées par contrebande permettent aux Gazaouis de prendre leur souffle. Les exportations des fleurs et des fraises, dont Gaza est réputée, ont été détruites alors que nous étions classés deuxièmes au niveau mondial pour l’exportation des fleurs. Le taux de chômage s’élève à 74 % de la population active. Même la chambre de commerce est menacée de fermer ses portes du jour au lendemain.
Propos recueillis par : Doaa Khalifa Avec Nader Taman
Le statu quo
Le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a rencontré lundi à Jérusalem le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, à la veille d’un sommet crucial entre Benyamin Netanyahu et Barack Obama à Washington.
La tournée dans la région de l’émissaire américain, George Mitchell, en début de la semaine, est passée presqu’inaperçue vu l’absence de progrès substantiels dans le dossier proche-oriental. Plus attendue, la rencontre entre le premier ministre palestinien, Salam Fayyad, et le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, lundi à Jérusalem, n’a pas, elle, non plus donné lieu à quoi que ce soit de concret.
Or, l’importance de cette entrevue réside dans le fait qu’elle est intervenue à la veille de la visite du premier ministre israélien à Washington, et surtout qu’elle est la première rencontre à ce niveau entre Palestiniens et Israéliens depuis le début des négociations de proximité entamées il y a deux mois. Les deux hommes n’ont fait aucune déclaration à l’issue de leur entrevue, qui s’est tenue à l’hôtel King David. Dimanche, les services du ministre israélien de la Défense avaient indiqué que « diverses questions liées aux relations entre Israël et les Palestiniens » seraient abordées.
Certains y voient l’ébauche d’une reprise des négociations directes, souhaitée par Israël et les Etats-Unis. Peut-être faut-il attendre les résultats de la rencontre entre le président américain, Barack Obama, et le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, arrivé mardi dernier à Washington.
Or, il semble que cette visite soit surtout axée sur l’amélioration des relations bilatérales, après le coup de froid qui a eu lieu lors du précédent sommet entre les deux hommes, en mars dernier, en raison de la question de la colonisation. Mais la marge de manœuvre est limitée, tout comme l’espoir d’une véritable relance du processus de paix. Qu’il s’agisse de la levée du blocus ou encore du gel de la colonisation, l’intransigeance israélienne est le mot d’ordre.
Le président Obama souhaite qu’Israël prolonge le gel de la colonisation en Cisjordanie au-delà de la fin septembre, date de l’expiration du gel provisoire actuel. Mais les faucons de la coalition au pouvoir en Israël sont opposés à toute extension du moratoire et, plus généralement, à toute concession aux Palestiniens. « Une prolongation du gel est hors de question », a répété le ministre des Sciences, Daniel Hershkowitz, représentant d’un parti national religieux au gouvernement. M. Netanyahu reste dans le vague sur cette question. Toutefois, à la veille de son voyage à Washington, il a manœuvré pour empêcher qu’une commission ministérielle adopte un projet de loi qui aurait rendu obligatoire l’aval du Parlement pour toute prolongation du gel, un texte susceptible d’irriter la communauté internationale.
Pressions pour des négociations directes
Quant au dossier des négociations elles-mêmes, Tel-Aviv et Washington semblent être sur la même longueur d’onde. Les deux parties insistent sur la reprise des négociations directes, omettant tout simplement de parler franchement des progrès réalisés au cours des négociations de proximité, tenues actuellement sous l’égide des Etats-Unis.
Certes, George Mitchell, émissaire spécial de Barack Obama dans la région, œuvre comme médiateur depuis le mois de mai, afin de convaincre les deux parties à surmonter leurs divergences sur la création d’un Etat palestinien. Cependant, Washington insiste surtout que les discussions indirectes se transforment en un dialogue direct. Un souhait exprimé également par M. Benyamin Netanyahu. Or, les dirigeants palestiniens estiment que les progrès sont pour le moment insuffisants pour justifier des négociations face à face, bien qu’un conseiller d’Obama ait estimé que le « fossé s’était réduit » et que les progrès enregistrés n’étaient pas négligeables. Les Palestiniens demandent des réponses claires d’Israël sur les questions des frontières et de la sécurité, ce qui implique de fixer les contours géographiques du futur Etat palestinien et de mettre fin à toute occupation militaire. Des réponses qu’ils ne risquent pas d’avoir dans l’avenir proche. En revanche, l’on s’attend à voir les pressions sur les Palestiniens augmenter dans la période à venir. En demandant des pourparlers directs, Israël passe pour le bon élève et fait porter la responsabilité du blocage aux Palestiniens. Déjà, avant même de céder à une quelconque pression, la rencontre entre Fayyad et Barak a provoqué la colère du Hamas, qui a estimé qu’elle montrait que l’Autorité palestinienne « mentait sur son désir de ne pas passer à des négociations directes », et qu’il s’agissait d’une « honte ». Selon Fawzi Barhoum, un porte-parole du Hamas à Gaza, il s’agit d’« une rencontre sécuritaire dangereuse dictée par l’agenda américain et les ordres sionistes pour rehausser la coopération de sécurité avec l’ennemi, afin de liquider la résistance et protéger l’occupation ».
Ainsi, l’Autorité risque de se trouver face à un choix délicat : accepter le principe de négociations directes sans contrepartie et s’attirer les foudres de la population ou camper sur sa position actuelle et susciter les critiques de Washington.
Abir Taleb
Accusations réciproques
Egypte/Hamas. Les deux parties se livrent depuis la semaine dernière à un échange d’accusations au sujet du document de réconciliation interpalestinienne, que le Mouvement de la résistance islamique refuse de signer. Cette tension ne date pas d’hier. Focus.
Tout a commencé la semaine dernière, lorsque Mahmoud Al-Zahar, membre du bureau politique du Hamas basé à Gaza, a critiqué ouvertement l’Egypte pour son rôle dans les efforts de réconciliation interpalestiniens. Dans des déclarations au quotidien indépendant Al-Masry Al-Youm, le responsable palestinien s’en prend au chef de la diplomatie, Ahmad Aboul-Gheit, qu’il accuse de vouloir « imposer à tout prix » ses points de vue au Hamas. « Ahmad Aboul-Gheit a dit que nous devons signer le plan égyptien de réconciliation tel qu’il a été élaboré et sans y apporter la moindre modification. Cela signifie qu’Aboul-Gheit ne veut pas tenir compte des réserves que nous avons formulées sur ce plan », a déclaré Al-Zahar. Le plan égyptien fut élaboré l’hiver dernier et a été déjà approuvé par le président du mouvement Fatah, Mahmoud Abbass. Il prévoit notamment la formation d’un gouvernement d’union nationale comprenant des éléments du Fatah et du Hamas. Or, le Hamas est très sceptique sur cette question estimant qu’il a été légitimement élu par le peuple palestinien et qu’il est donc le seul à pouvoir former un gouvernement. D’autres points de controverse existent dans le document égyptien que le Hamas considère partial. Dans ses déclarations à Al-Masry Al-Youm, Mahmoud Al-Zahar a fait allusion à une ingérence occidentale et internationale dans les affaires palestiniennes par le biais de l’Egypte. « Le Caire est un médiateur partial dans les divergences interpalestiniennes », affirme Abou-Zouhri, un porte-parole du Hamas. Les propos d’Al-Zahar ont provoqué la colère de l’Egypte. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hossam Zaki, a mis en garde les dirigeants du Hamas contre une forte réaction égyptienne.
Tension
Les relations entre l’Egypte et le mouvement palestinien ont été très tendues ces dernières années. Des militants du Hezbollah ont été arrêtés et condamnés récemment en Egypte pour avoir tenté de faire passer des équipements en contrebande vers la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas et soumise à un siège israélien. En hiver 2008, des milliers de Gazaouis frustrés par le siège israélien sur leur territoire avaient fait irruption dans le Sinaï. Récemment, l’Egypte a pris des mesures pour renforcer le contrôle de ses frontières avec la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, en construisant une barrière métallique souterraine pour lutter contre la contrebande. De plus, le mouvement palestinien entretient de très bons rapports avec la confrérie interdite mais tolérée des Frères musulmans, ce qui irrite les autorités égyptiennes. Toutes ces considérations n’ont fait qu’attiser la tension entre Le Caire et le mouvement palestinien.
L’Egypte accuse à présent le Hamas de chercher à contourner le projet d’accord égyptien et de vouloir le modifier dans son propre intérêt. Quant au Hamas, il accuse l’Egypte d’avoir échoué dans ses efforts de médiation entre les factions palestiniennes. « Les relations entre Le Caire et le Hamas sont tendues avant même ces accusations mutuelles. Elles se sont détériorées depuis que le Hamas a refusé en octobre dernier de signer le plan égyptien de réconciliation », explique Chadi Abdel-Aziz, politologue. Et d’ajouter que le Hamas a toujours refusé de signer le document égyptien sur lequel il a toujours émis des réserves. Cela a toujours provoqué l’Egypte qui a menacé à plusieurs reprises de rompre ses relations avec le Hamas, y compris en matière de coopération politique et sécuritaire et d’interdire l’entrée sur le territoire égyptien des officiels du Hamas. « Cette attitude a également provoqué le Hamas », explique Chadi Abdel-Aziz. Et d’affirmer que Le Caire et le Hamas doivent se débarrasser de ce langage s’ils veulent régler le problème interpalestinien. « Les dirigeants du Hamas trouvent que Le Caire soutient le président palestinien Mahmoud Abbass au détriment de lui. Il faut que l’Egypte, parraine du dialogue palestinien, procède à un certain rééquilibrage si elle souhaite parvenir à un accord entre les factions palestiniennes et faire aboutir son initiative », pense le politologue. En fait, certains analystes pensent que l’Egypte est en train de perdre du terrain sur la scène palestinienne après que certains pays, comme la Turquie, eurent essayé de jouer un rôle actif pour la levée du blocus imposé à la bande de Gaza.
Ce rôle agace Le Caire, surtout l’influence de Téhéran et de Damas qui financent le Hamas.
Persistance égyptienne
L’Egypte avait présenté, l’année dernière, un plan global pour mettre un terme à la division interne palestinienne après avoir accueilli de chaudes discussions entre les factions palestiniennes. Le Hamas a refusé de signer la proposition d’accord égyptienne, affirmant vouloir que des modifications soient apportées au document. L’Egypte a fait savoir qu’elle n’a pas l’intention de modifier le document palestinien de réconciliation nationale. « Des amendements au document de réconciliation seraient totalement inacceptables », a souligné cette semaine Ahmad Aboul-Gheit, appelant le Hamas à signer le document. Pour une source diplomatique qui a requis l’anonymat, l’Egypte a admis les divergences avec le Hamas, mais elles ne doivent pas aller au-delà du contexte du document de réconciliation. « Le Hamas nous a dit à plusieurs reprises qu’il étudiait les propositions égyptiennes et qu’il ferait tout pour tenter de traverser la phase actuelle, mais il refuse toujours de signer. (...) Pourtant, nous allons les aider pour mettre fin au blocus », affirme la source. Et d’ajouter : « Eux aussi ils doivent nous aider et signer le document approuvé par le Fatah. Mahmoud Abbass nous a affirmé qu’il était en train de préparer la formation d’un nouveau gouvernement pour mettre fin aux divergences interpalestiniennes », ajoute la source. Pourtant, Abbass a déclaré que le Hamas doit d’abord accepter l’initiative égyptienne. « Si le Hamas signe le document égyptien, nous n’aurons aucune objection à l’établissement d’un gouvernement indépendant qui recevrait des fonds pour rebâtir Gaza », a déclaré Abbass. Les accusations mutuelles entre Le Caire et le Hamas montrent que la réconciliation interpalestinienne est loin d’être achevée.
Chérif Ahmed
« Les pays arabes ne participent qu’à 2% du financement »
Hossam Fawzi Manna, chef du programme de secours et des services sociaux de l’UNRWA à Gaza, évoque les difficultés de travailler sous le blocus et les dernières attaques contre les camps d’été des enfants. Entretien.
Al-Ahram Hebdo : Les camps d’été des enfants créés par l’UNRWA ont été la cible d’attaques successives en deux mois. En quoi consiste exactement leur mission et pourquoi ont-ils été attaqués ?
Hossam Manna : Les camps d’été des enfants constituent un projet qui a été créé par l’UNRWA (agence de l’Onu pour le secours des réfugiés palestiniens) après le blocus et face aux conditions de vie difficiles dont souffrent les enfants, surtout après les derniers raids israéliens contre la bande de Gaza. L’UNRWA a pensé à alléger les problèmes économiques, sociaux et psychologiques de 250 000 enfants entre 7 et 15 ans en leur permettant l’accès à des différentes activités artistiques, sportives et culturelles dans des camps d’été qui se tiennent dans les écoles ou au bord de la mer, pour les plus âgés. Un projet qui a porté ses fruits et qui attire de plus en plus d’enfants qui recherchent une distraction sous ce blocus. Cela permet aussi aux jeunes en chômage de travailler pendant l’été. Cependant, le projet a été critiqué pour plusieurs raisons. Premièrement, la mixité dans les camps a été refusée. On a créé des camps pour les filles, interdits aux hommes, et où tous les surveillants et le personnel sont des filles. D’autres sont réservés aux garçons. Nous tenons à respecter les traditions et à tout faire pour permettre aux enfants d’avoir accès aux activités et aux divertissements dans ces camps. Certains disent que les activités de l’UNRWA privent les enfants d’autres genres d’activités et que le financement des camps d’été influe sur le budget des autres programmes d’aides de l’UNRWA. Je leur réponds que l’UNRWA n’est en compétition avec personne. Elle accomplit une mission : offrir des services aux réfugiés depuis 60 ans sans entrer en compétition avec quiconque. En ce qui concerne le programme, ces camps offrent des activités aux enfants, 4 heures par jour pendant 12 jours seulement, afin de permettre à tous d’avoir accès aux divertissements, ce qui leur permet de faire d’autres activités. Et pour ceux qui disent que le financement du projet de camps d’été absorbe celui d’autres projets importants, j’assure que c’est un projet indépendant avec son budget et ses outils. Cependant, des hommes masqués ont incendié les installations de deux camps d’été en mai et juin derniers.
— Quelle a été la réaction de l’UNRWA face à ces attaques ?
— Nous ne connaissons toujours pas les coupables. La police poursuit son enquête. De telles attaques n’affecteront pas notre mission qui vise à apporter un peu de joie dans le quotidien des enfants qui ont tant souffert et qui mènent toujours une vie précaire et étouffante sous le blocus. Les camps détruits ont été rapidement réparés et ont repris leur travail le lendemain de l’attaque. Cette année, la quatrième depuis le lancement du projet, enregistre le plus grand taux de présence. Ce qui assure que les attaques n’ont pas réussi à nuire au projet. Nous continuerons à offrir ces services avec une qualité meilleure, surtout que ce projet offre des opportunités de travail à environ 7 000 jeunes chômeurs à Gaza, et participe à faire bouger le mouvement commercial en achetant la plupart du matériel et des outils nécessaires au projet sur le marché local. Ici, Nous n’avons pas le droit de baisser les bras. Nous sommes là pour traiter et défier les sentiments négatifs chez les Gazaouis face à leur détresse.
— Après quatre ans de blocus, comment évaluez-vous la situation humanitaire à Gaza ?
— Le blocus a paralysé les différents aspects de la vie à Gaza. Les queues devant les boulangeries, les coupures de l’électricité, la stagnation économique, la fermeture des usines et les interdictions de la pêche ont eu des conséquences néfastes sur le quotidien des gens et leur santé psychique. Le taux de pauvreté a augmenté. En plus de 20 000 familles déjà considérées comme menant des conditions de vie difficiles et méritant des aides urgentes, 36 000 autres familles ont été classées en dessous du seuil de pauvreté (1,23 dollar par jour, selon l’UNRWA et moins de deux dollars, selon le Centre palestinien des statistiques). Des familles vivent toujours avec leurs enfants sous les tentes par manque de matériaux de construction. En ce qui concerne la santé, la situation est déplorable, à cause du manque du matériel médical et de l’état lamentable des hôpitaux. Ces circonstances entraînent des problèmes sociaux et psychiques très compliqués chez les Gazaouis, notamment les enfants pour qui nous essayons d’élaborer des programmes de réhabilitation et des séances psychologiques dans les écoles. Et ce, pour leur garantir un développement humain et une éducation normale.
— Quelle est votre contribution dans l’allégement des impacts du blocus ?
— Outre les aides alimentaires que nous offrons à 70 % des réfugiés de Gaza, nous avons doublé nos aides pour environ 180 personnes dans le cadre du programme d’urgence. 8 000 personnes sont aussi recrutées pour lutter contre le chômage, pour une durée de six mois ou un an. Nous avons lancé aussi des initiatives pour améliorer le système éducatif et la capacité des enfants à poursuivre leurs études dans des conditions compliquées. Nous offrons aussi les premiers soins médicaux, y compris la vaccination des enfants et le traitement de quelques maladies chroniques. Nous essayons aussi de faire des pressions pour permettre l’accès du matériel médical.
— Quels sont les problèmes qui entravent votre travail à Gaza sous le blocus ?
— L’interdiction du passage des matériaux de construction est un vrai problème. Des milliers de familles de réfugiés ont besoin de maisons. Nous avons passé des mois à coordonner avec la partie israélienne pour nous permettre d’accéder aux matériaux de construction. Après de longues négociations, on nous a permis d’avoir les matières pour construire 151 unités à Khan Younès. Nous attendons toujours d’autres quantités pour le reste du projet. L’entrée et la sortie des employés de l’UNRWA sont aussi soumises à plusieurs restrictions. Les Israéliens compliquent leurs mouvements et nous essayons de faire des accords avec le gouvernement égyptien pour permettre à nos employés de voyager à travers le terminal de Rafah. Nous avons aussi un grand problème qui concerne notre financement. Il y a un grand déficit dans le budget de l’UNRWA à Gaza. Parfois, nous ne pouvons pas couvrir les salaires des employés. Nous recherchons toujours des ressources supplémentaires pour couvrir les dépenses et les besoins de nos projets. Cependant, les pays arabes ne participent au financement qu’à la hauteur de 2 % et dans quelques projets seulement. Ce qui rend notre mission très difficile. Nous appelons les pays arabes à réagir et à offrir plus d’aides, afin de relancer et d’encourager les projets humanitaires de l’Onu à Gaza.
— Les Israéliens ont annoncé dernièrement des mesures pour alléger le blocus. Qu’en pensez-vous ?
— Je ne vois pas de vrai changement. Ils ont permis l’entrée de quelques produits alimentaires seulement. Les habitants de Gaza ne réclament pas cela, ils veulent qu’on mette fin à ce blocus. Les gens ont besoin d’avoir de matériaux de construction, de relancer ce genre de projets, de rouvrir les usines et de créer un mouvement économique, afin de limiter le chômage qui règne dans la bande. Il n’y a pas de changement réel, et la situation ne s’améliorera pas si on ne met pas de terme à ce blocus.
Propos recueillis par Doaa Khalifa avec Nader Taman
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