lundi 12 avril 2010

Forum Euromed de Paris : Y a-t-il une solution au conflit israélo-palestinien ?

Edition du 12 avril 2010
« Empêcher les médicaments, le ciment, les boissons gazeuses d’entrer à Ghaza parce que le Hamas pourrait les utiliser est absurde », souligne un journaliste américain.Paris
De notre bureau
La situation au Proche-Orient à l’aune de deux grands thèmes : « Retour à la Realpolitik » et les « Euro-Méditerranéens et le défi américain » a été au centre de l’essentiel des débats et échanges du 6e Forum euroméditerranéen de Paris, en partenariat avec le premier ministère et le ministère des Affaires étrangères français, vendredi et samedi dernier. « La politique de la main tendue » avec un retour sur « le discours du président Obama du Caire, un an après », « la Syrie, l’Iran et l’arc chiite » ; « une nouvelle approche du conflit israélo-palestinien ? », « l’Europe et les Etats arabes dans le processus de paix » ont en été les principales déclinaisons. A noter que parmi les nombreux intervenants, anciens ministres, anciens ambassadeurs, journalistes, chercheurs ou responsables officiels, pas un seul Palestinien, plus particulièrement quand il s’est agi de débattre du conflit israélo-palestinien et, plus précisément, de la question « que faire avec le Hamas ? », débattue par Robert Malley, ancien conseiller du président Clinton, l’ancien ministre de la défense israélien, l’ancien chef d’état-major, le général Shaul Mofaz, et Steven Erlanger, ancien correspondant du New York Times en Israël et dans les territoires occupés.
La question a été soulevée depuis la salle de conférences. Selon les organisateurs du forum, ce n’est pas faute d’avoir pris attache avec l’Autorité palestinienne. « Il est clair qu’aujourd’hui les responsables palestiniens ne veulent pas être sur une tribune avec des Israéliens. C’est la première fois qu’ils ne le font pas. C’est le choix des responsables palestiniens. » C’est dire combien le 2e sommet de l’UPM qui se tiendra à Barcelone le 7 juin — durant lequel sera proposée, selon le ministre espagnol des Affaires étrangères, une initiative pour relancer le processus de négociations indirectes —, s’avère extrêmement délicat. Sur la question du Hamas, l’ancien ministre de la défense israélien a été radical. Pour lui, le Hamas est un « mouvement terroriste qui appelle à la destruction de l’Etat d’Israël » et « ses liens avec l’Iran sont une autre source d’inquiétude pour Israël ». Et d’appeler à « isoler l’Iran, car l’Iran constitue la principale menace pour la sécurité d’Israël qui ne peut accepter une puissance nucléaire dans son voisinage. Des sanctions plus fortes doivent être envisagées ». Et le faucon, se voulant magnanime, de suggérer d’« améliorer la vie des Palestiniens dans Ghaza pour les détourner du Hamas » et d’« encourager la participation de la Ligue arabe, menée par l’Egypte, pour parvenir à une réconciliation interpalestinienne », avant de mettre sur « la table » son propre « plan de paix ». Mais le militaire implacable a repris le dessus quand il s’est agi de justifier le retrait des troupes israéliennes de Ghaza en ne regrettant pas « ce geste historique qui a notamment permis d’épargner la vie de soldats israéliens ». Et d’ajouter que « si le Hamas devait poursuivre ses agressions, Israël réagira ».

« Remettre en question les présupposés contre le Hamas »

En réaction à ces propos, depuis la salle, une eurodéputée, qui a fait le voyage de Ghaza avec une délégation de députés européens, après le pilonnage israélien, a indiqué que « dans cette région, le processus de paix ne peut qu’être un processus de décolonisation. Le problème de Ghaza n’est pas un problème humanitaire, c’est un problème de décolonisation. Le Hamas est le résultat des humiliations subies par les Palestiniens ». Une autre personne s’adressant à l’ancien ministre de la Défense israélien : « Ne pensez-vous pas, mon général, que la montée des extrémismes vient du fait qu’Israël n’a rien donné aux Palestiniens, n’a fait aucune concession. » Et « Israël dispose de l’arme nucléaire, tout le monde le sait. Je suis contre le fait que l’Iran ait l’arme nucléaire, je suis pour un Moyen-Orient totalement dénucléarisé », poursuit-elle.
Une autre intervention depuis le public : « Pourquoi, contrairement à la communauté internationale, seul Israël est contre le plan de paix arabe ? » Les deux autres intervenants du panel ont été beaucoup plus nuancés que le général israélien. Robert Malley, conseiller de l’ancien président Clinton, actuellement directeur de programme pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à l’International Crisis Group, a insisté sur le fait qu’« il faut réfléchir à une autre politique envers le Hamas » et « remettre en question les présupposés contre le Hamas ». Prenant à revers les propositions du Quartette, Robert Malley considère qu’il serait « plus réaliste » de demander au Hamas un cessez-le-feu véritable et réel et de « donner mandat à l’OLP comme négociateur » avec « l’engagement de respecter les résultats d’un éventuel référendum » sur un accord de paix. Et d’ajouter que « le blocus contre Ghaza est un scandale humanitaire et un non-sens politique ».
Quant à un plan de paix, « il faut réfléchir aux conditions dans lesquelles celui-ci sera mis sur la table, penser à un plan de paix comme l’aboutissement d’efforts diplomatiques ; l’Europe ne doit pas forcément suivre la position américaine, la division des tâches peut s’avérer fructueuse ». Le journaliste américain, Steven Erlanger, relève que le Hamas est « un spectre politique important du mouvement national palestinien » et « il faut écouter réellement ce qu’il dit ». « Le Hamas n’est pas un outil de l’Iran, le Hamas est un projet palestinien. » Il a « une vision alternative d’un Etat palestinien et de la façon de l’atteindre ». « Empêcher les médicaments, le ciment, les boissons gazeuses d’entrer à Ghaza parce que le Hamas pourrait les utiliser est absurde », souligne le journaliste.

« Un signe de courage politique »

Concernant le discours du Caire du président Obama, les intervenants à la plénière qui lui était consacrée ont relevé qu’il contient « tout un programme politique » et témoigne de « la détermination réelle du nouveau président américain d’enclencher une dynamique de paix » dans la région et qu’il est prêt à « négocier avec tous les régimes en particulier » pour résoudre le conflit israélo-palestinien qui demeure « le problème central » à ses yeux. Aussi, a-t-il été affirmé, que la récente déclaration du général Petraeus à la commission des affaires étrangères du Sénat américain établissant un « lien stratégique entre le conflit israélo-palestinien et la sécurité des troupes américaines en Irak et en Afghanistan n’a fait que le conforter dans cette position ». Autre idée force dégagée de cette plénière : la responsabilité américaine est considérable et les risques pris par l’Administration Obama sont réels face aux incertitudes qui pèsent sur la résolution de ce conflit.
L’ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine, considère ce discours du Caire comme « un signe de courage politique » de la part d’Obama qui a fait le choix de le prononcer au tout début d’un mandat, davantage marqué par la nécessité de traiter de questions intérieures urgentes. « Obama a montré qu’il voulait s’engager au Proche-Orient dans un contexte pourtant peu favorable. » Hubert Védrine parie sur la « persévérance » d’Obama sur ce dossier et, « sans être naïvement optimiste », juge possible l’aboutissement d’un accord. Quant à l’Europe, Hubert Védrine a souligné que l’UE ne pouvait pas remplacer la politique américaine, mais « au mieux agir comme levier » avec le relais du haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton.
Par N. B.
http://www.elwatan.com/Forum-Euromed-de-Paris-Y-a-t-il

Edimbourg : une accusation de harcèlement raciste contre un groupe pro-palestinien déboutée.

dimanche 11 avril 2010 - 07h:44
Edinburgh Evening News
Les accusations contre cinq membres du Scottish Palestine Solidarity Campaign Group de comportement aggravé de racisme ont été rejetées par un juge de première instance. Les applaudissements de près de 60 supporters ont éclaté quand le juge James Scott a délivré son jugement au tribunal de première instance d’Edimbourg aujourd’hui.
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Campgagne pour le boycott dans une université britannique
Michael Napier, 63 ans ; Sofia Macleod, 39 ans ; Vanesa Fuertes, 35 ans ; Kevin Connor, 40 ans ; and Neil Forbes, 55 ans, tous d’Edimbourg, étaient accusés de comportement aggravé de racisme correspondant à un harcèlement des membres du Jerusalem String Quarter pendant qu’ils jouaient au festival international le 29 août 2008, au Queen’s Hall d’Édimbourg.
Il était présumé que, agissant ensemble, en cinq occasions séparées, ils avaient crié vers les musiciens, fait des commentaires sur l’État d’Israël, manifestant une méchanceté à leur égard basée sur une appartenance supposée à un groupe ethnique ou à une nationalité, perturbé le concert et lutté contre la sécurité et d’autres personnels. Deux autres accusations étaient d’agir d’une manière racialement aggravée, causant ou ayant l’intention de causer inquiétude et détresse aux membres du quartet.
Le cas s’est poursuivi sans arrangement amiable en plusieurs occasions.
Pendant le débat judiciaire en début d’année, l’avocat des accusés a contesté la pertinence des charges et déclaré que selon la Convention Européenne des Droits de l’Homme, l’accusation représentait une interférence non nécessaire, illégitime et disproportionnée avec leur liberté d’expression, de paroles, et de protestation politique pacifique. La Couronne a maintenu que les accusations étaient pertinentes et que les droits des accusés selon la Convention étaient « non illimités » car les droits d’une personne peuvent empiéter sur les droits d’une autre.
Il a été avancé que pendant le concert il fut crié « Ce sont des musiciens de l’armée israélienne »[1], « Génocide à Gaza », « Arrêtez le génocide à Gaza » et « Boycott Israël ».
Le juge Scott a dit qu’il était clair que les accusés étaient engagés dans une protestation politique contre l’État d’Israël et contre un organe de cet État, l’armée israélienne, concernant des crimes présumés commis par l’État israélien et son armée à Gaza. La couronne, a-t-il dit, a affirmé que les accusés ont agi de concert en cinq occasions séparées. Il était incapable, a-t-il dit, de déduire que les cinq avaient agi de concert et a soutenu que les interruptions avaient été faites par les cinq individuellement en un peu moins d’une heure au cours de la même interprétation. La continuation des poursuites était par conséquent disproportionnée.
Le juge a aussi déclaré que les commentaires des protestataires avaient été clairement dirigés contre l’État d’Israël et l’armée israélienne. L’État d’Israël n’était pas une personne et les membres du quartet n’étaient pas visés en tant que citoyens présumés Israël, mais en tant que membres présumés de l’armée israélienne. « Il m’a semblé, » a-t-il dit « que les tentatives du procureur d’en tirer méchanceté et mauvaise intention vont chercher trop loin ».
Le juge Scott a ajouté que si les personnes, lors d’une marche publique destinée à protester contre et à faire connaître les crimes supposés commis par un État et son armée, devaient craindre de nommer cet État de peur d’être accusées de comportement racialement aggravé, ceci rendrait sans valeur leurs droits selon la Convention. Il faudrait que leurs pancartes indiquent « Génocide dans une région non spécifiée du Moyen-Orient » ou « Boycott d’un État non spécifié du Moyen-Orient ».
Il a dit que l’accusation sous sa forme actuelle n’était pas nécessaire, et ayant conclu qu’elle n’était ni nécessaire ni proportionnée et par conséquent sans valeur elle devait être abandonnée. Il a débouté la plainte inconditionnellement.
Le procureur adjoint Graham Fraser a annoncé que la Couronne ferait appel de la décision.
[1] http://www.jewishaz.com/jewishnews/980619/musician.shtml (ndt)
8 avril 2010 - Edinburgh Evening News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://edinburghnews.scotsman.com/b...
Traduction : Jean-Pierre Bouché
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8511

Pour Israël, la « nakba » n’existe pas

dimanche 11 avril 2010 - 07h:49
Christophe Ayad
Pour les Palestiniens, il ne s’est rien passé en 1948, en tout cas, rien de mal. C’est ce que veut faire croire le ministère israélien de l’Education, qui a décidé d’exclure le mot nakba des manuels scolaires en arabe destinés aux Palestiniens d’Israël.
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La nakba, au sens littéral, c’est la catastrophe. Pour tous les Palestiniens, ce mot résume l’expulsion de leurs villages et de leurs villes lors de la guerre qui a immédiatement suivi la déclaration d’indépendance unilatérale d’Israël, en mai 1948. Ironiquement, « catastrophe » est aussi le mot utilisé par les Juifs pour désigner la Shoah, le génocide de six millions d’entre eux durant la Seconde Guerre mondiale.
Ultranationaliste. Cette décision sur les manuels scolaires, soutenue par le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, fait partie d’une loi en cours d’examen à la Knesset, le Parlement israélien. L’initiative en revient à Avigdor Lieberman, leader du parti ultranationaliste Israël Beitenou (Israël notre maison) et ministre des Affaires étrangères. Sa formation, qui recrute essentiellement dans les milieux laïcs russophones, est un pilier de la coalition de droite dure au pouvoir. A l’origine, le projet de loi visait à interdire toute commémoration de la nakba, le jour de la fête nationale d’Israël ; il prévoyait même une peine allant jusqu’à trois ans de prison. Lieberman, qui est obsédé par le péril démographique posé par les Arabes israéliens et milite pour leur « transfert », en clair, leur expulsion. Il a aussi l’intention de leur demander de prêter un serment de loyauté à l’Etat hébreu.
Ces mesures ne peuvent qu’être vécues comme une provocation et une incitation à la discrimination par les 1,7 million de Palestiniens citoyens d’Israël qui forment 20 % de la population du pays. Ils jouissent théoriquement des mêmes droits - dont celui de vote et d’être élus - que les citoyens juifs d’Israël, mais font l’objet de tout un ensemble de mesures discriminatoires non écrites. Dispensés du service militaire, ils ne peuvent souvent pas accéder aux emplois publics, ni obtenir des permis de construire aussi facilement que les Juifs.
Suspects. Souvent soupçonnés d’être une cinquième colonne par les Juifs, ils sont suspects aux yeux des Palestiniens des territoires et des réfugiés en raison de leur niveau de vie supérieur et de leur nationalité israélienne. Comment, en effet, expliquer qu’ils soient restés, malgré la guerre et l’occupation ?
La nakba est au cœur de l’affrontement israélo-palestinien. Pour les Juifs, les Arabes ont quitté leurs terres et leurs maisons à l’appel des pays arabes voisins qui s’apprêtaient, en 1948, à envahir le jeune Etat d’Israël. Les Palestiniens estiment, pour leur part, avoir été victimes d’un nettoyage ethnique en règle. Comme l’ont montré les nouveaux historiens israéliens (Benny Morris, Ilan Pappé, Avi Shlaïm, Tom Segev), l’exode des Palestiniens a été le plus souvent le résultat de violences et d’une savante guerre psychologique.
29 mars 2010 - Libération - Source : http://www.liberation.fr/monde/0101...
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8496

Faire le taxi pour Israël

dimanche 11 avril 2010 - 08h:29
Stuart Littlewodd - Al Ahram Weekly
Il semble qu’il n’y ait pas de limite à la dépravation morale des politiciens occidentaux quand il s’agit de promouvoir l’entité coloniale et raciste qu’est Israël, écrit Stuart Littlewodd.
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Miliband, secrétaire britannique aux affaires étrangères, obséquieux et grimaçant à souhait est ici en compagnie de la criminelle de guerre Livni - Photo : Life
Il y a peu de spectacles plus affligeants que celui qu’offrent d’anciens ministres et amis de Tony Blair lorqu’ils utilisent leur relations au gouvernement pour aider des hommes d’affaires à influencer la politique.
"Je ressemble à un taxi à louer" a dit Stephen Byers, filmé en caméra cachée pour une émission d’information de la chaîne 4. Byers pouvait être "loué" pour 3000 à 5000 livres par jour.
Et c’est ainsi qu’une nouvelle expression est née dans le monde véreux de Westminster : "rouler pour d’autres" [en Anglais "political cabbing" litt : faire le taxi politique - N.d .T]
Quelques mois plus tard, dans une autre émission d’information de la même chaîne, Peter Oborne révèle l’ampleur du phénomène en démontrant qu’un très grand nombre de MP (Membres du Parlement) sont des hommes de paille d’Israël ou "roulent" pour Israël. M. Oborne affirme que la majorité des MP du parti Conservateur sont des "Amis d’Israël" déclarés et que des millions de livres sterling sont versés sur les comptes en banque des MP [membre du Parlement - N.d.T] et des partis bien que seule une toute petite partie de ces "dons" apparaisse réellement dans les comptes.
Sir Richard Dalton, un ancien diplomate anglais qui a été consul général à Jérusalem a observé : "Je ne peux pas croire que ces dons soient désintéressés et je ne pense pas non plus que qui que ce soit puisse le croire ".
M. Oborne a montré que les "Amis d’Israël" Travaillistes et Conservateurs emmènent gratuitement des douzaines de MP en voyage en Israël où ils sont les invités du gouvernement israélien. Très peu d’entre eux évoquent leur intérêt particulier pour ce pays lorsqu’ils s’expriment au parlement. Il a aussi révélé qu’un des des plus gros donateurs du Parti Conservateur avait investi dans des colonies illégales en Cis-Jordanie et dans Bicom, un groupe de relations publiques israélien, et montré que la direction de ce parti est l’objet d’importantes pressions étrangères.
Quel mal y-a-t-il à "rouler" pour Israël ? Eh bien, comme un grand nombre de MP (et aussi de nombreux candidats au parlement) sont exposés à l’influence du lobby israélien, le message d’Israël se propage dans les travaux parlementaires, causant beaucoup de tort à la démocratie parlementaire et à la réputation de l’Angleterre dans le monde et générant un risque pour notre sécurité parce que sa partialité empêche de parvenir à une solution juste en Terre Sainte.
La majorité des MP et des MEP [membre du Parlement Européen - N.d.T] Conservateurs sont membres des "Amis d’Israël". Le lobby se targue aussi d’avoir, parmi ses membres, un grand nombre de ministres et de MP Travaillistes. Il semblerait qu’il soit nécessaire d’en être membre pour atteindre de hautes fonctions.
Le site "Les amis libéro-démocrates d’Israël " (LDFI) déclare sans honte que son premier objectif est d’optimiser le soutien à l’état d’Israël au sein du Parti et du Parlement, en maintenant au dedans comme au dehors, un nombre de membres du LDFI toujours plus important. Les Amis Conservateurs d’Israël ont mis au point un groupe "d’Influence Rapide" pour cibler les candidats aux sièges secondaires. Pour justifier leur soutien à cette puissance militaire étrangère, les Conservateurs les plus hauts placés affirment qu’Israël " est une force positive dans le monde" et que "dans la lutte pour les valeurs que nous défendons - pour la victoire de la démocratie sur la théocratie et celle de la liberté sur la répression - les ennemis d’Israël sont nos ennemis, et que c’est une bataille qui nous concerne tous".
Ce parti pris sape un certain nombre des principes qui fondent notre vie publique. Notamment l’obligation pour les détenteurs de charges publiques de ne pas se mettre en situation d’être redevables, financièrement ou autre, envers des personnes ou organisations extérieures qui pourraient chercher à les influencer pendant l’exercice de leurs fonctions officielles. Le dramatique mépris de ce principe se manifeste, plus que partout ailleurs, dans la nomination de porte-drapeaux d’Israël à la présidence de nos organes d’état les plus vitaux : La Commission de Renseignement et de Sécurité, la Commission des Affaires Etrangères, et la Commission pour la Défense du Territoire.
Le Premier Ministre Gordon Brown a dit à des Amis d’Israël Travaillistes que " leur influence sur le Parti Travailliste tout entier était parmi les plus importantes... Je continuerai à faire tout ce que je peux pour défendre et protéger la sécurité des frontières d’Israël... Je ne suis pas seulement un ami d’Israël, je veux aussi garantir l’avenir d’Israël... nous ferons tout ce que nous pouvons pour travailler avec Israël".
Le leader de l’opposition Conservative, David Cameron, a dit : " J’ai en Israël une foi indestructible- et vous devez savoir que si je deviens Premier Ministre, Israël aura un ami qui ne lui tournera jamais le dos". Les deux leaders sont des donateurs du Fond National Juif, une organisation aux buts peu recommandables. Le lobbying sera "le prochain scandale politique" a dit Cameron, parfaitement inconscient de l’ironie de sa remarque.
Quand Tsipi Livni, leader de Kadima, le principal parti d’opposition, et ministre des affaires étrangères pendant le bombardement meurtrier des civils de Gaza de l’année dernière, a récemment annulé une visite en Angleterre après qu’un ordre d’arrêt ait été lancé contre elle par un tribunal britannique, Israël s’est plaint et a demandé "qu’il soit mis fin à cette absurdité qui cause du tort aux excellentes relations bilatérales entre Israël et l’Angleterre".
Brown a répondu en affirmant que Livni était la bienvenue et en promettant de changer la loi qui permet à un tribunal britannique de lancer des mandats d’arrêt contre des personnes suspectées de crime de guerre. Le Secrétaire aux Affaires Etrangères a ajouté que le gouvernement britannique était déterminé à empêcher que de telles menaces pèsent à l’avenir sur des invités de la stature de Livni. "Israël est un partenaire stratégique et un grand ami du Royaume-Uni. Nous sommes décidés à protéger et à développer ces liens" a t-il dit. "Les leaders israéliens comme les leaders d’autres pays doivent pouvoir rendre visite au gouvernement britannique pour s’entretenir avec lui dans de bonnes conditions".
Livni n’est même pas un ministre en exercice. Et loin de regretter le massacre des habitants de Gaza de l’année dernière, cette abominable créature a déclaré : " Si c’était à refaire, je le referais !" Aucune personne honnête ne souhaite avoir quoi que ce soit à voir avec elle.
Malgré cela, le procureur général de Grande Bretagne a dit au monde entier que le gouvernement britannique a l’intention de protéger les officiels israéliens de haut rang de toute arrestation en Grande Bretagne. Dans un discours à l’Université Hebraïque de Jérusalem, La baronne Scotland a dit que les leaders israéliens ne devraient pas avoir à craindre d’être arrêtés pour crime de guerre selon le principe de Juridiction Universelle. "Le gouvernement cherche de toute urgence un moyen de changer le système anglais pour que cela ne se reproduise plus. Les leaders d’Israël doivent pouvoir venir librement en Angleterre".
Pourquoi ? Il ne doit pas y avoir d’endroit où pourraient se cacher ceux qui sont accusés de génocide, de crimes contre l’humanité, d’assassinats extra-judiciaires, de crimes de guerre, de torture et de disparitions forcées. Les états qui ont signé la Convention de Genève -environ 194, Israël y-compris- ont l’obligation de rechercher, puis de poursuivre ou d’extrader tous ceux qui sont suspectés d’avoir commis de "graves infractions" aux conventions et de "remettre ces personnes, quelle que soit leur nationalité, à la justice de leur pays. Ils peuvent aussi, s’ils le préfèrent, et en accord avec leur propre législation, remettre ces personnes à un autre des Hautes Parties contractantes pour qu’elle les juge, à condition que la Haute Partie contractante en question ait une affaire recevable."
Les conventions de Genève sont des traités auxquels on adhère avec solennité et qui contiennent des règles universelles destinées à limiter la barbarie de la guerre. "Graves infractions" signifie tuer volontairement, torturer, infliger des traitements inhumains, causer de grandes souffrances et de sévères blessures, nuire à la santé, et autres violations sérieuses des lois de la guerre. Israël a une grande expérience dans tous ces domaines.
Brown et Miliband, "roulant" pour Israël comme des fous, se font un plaisir de bafouer nos obligations envers la loi internationale afin de sauver leur douteux amis et permettre aux pires voyous d’Israël de marcher dans les rues de notre capitale.
"Rouler" pour Israël va même jusqu’à faire peu de cas du vol des passeports de plusieurs citoyens britanniques par le Mossad pour assassiner un agent du Hamas à Dubaï. Ce n’était pourtant pas la première fois que cela se produisait. Miliband a annoncé l’expulsion d’un sous-fifre de l’ambassade d’Israël. Cette petite tape sur la main n’a pas même altéré le sourire narquois de M. Posor, l’Ambassadeur d’Israël.
Le membre du Parlement, George Galloway a réclamé une réaction plus énergique : la fermeture de l’Ambassade. "Chaque citoyen qui voyage au Moyen-Orient est mis en danger par les actions du Mossad qui opère depuis l’Ambassade d’Israël à Londres. La protection des citoyens anglais se trouvant à l’étranger nécessite de fermer ce centre d’espionnage chez nous".
Voilà qui est mieux !
Les amis de Miliband et Brown ne sont pas mes amis - ni les amis de personne d’autre, à mon avis. L’’idée qu’Israël et les gangsters qui dirigent ce pays puissent avoir le moindre intérêt stratégique pour nous est le fruit de leur peu d’imagination. L’avertissement qu’a donné George Washington il y a des années, semble des plus appropriés aujourd’hui : "La nation qui se laisse aller à manifester une affection systématique à une autre en devient l’esclave...un attachement passioné pour une autre nation produit toutes sortes de malheurs".
Quelle personne intègre accepterait de "rouler" pour un régime qui vole, assassine, fait du nettoyage ethnique et manifeste le mépris le plus absolu pour la loi internationale, les droits humanitaires, les résolutions de l’ONU et les principes qui régissent la conduite humaine en général ?
Qui accepterait de "rouler" pour un régime qui, en utilisant des moyens militaires excessifs, a systématiquement appauvri ses voisins et les a affamés pour les forcer à se soumettre ?
Qui, sil lui restait le moindre soupçon d’honneur, "roulerait" pour un régime dont les leaders sont recherchés pour crime de guerre ?
Je vous préviens, vous qui êtes candidats au Parlement, quand vous viendrez me demander de voter pour vous, ma première question sera : "Roulez-vous pour Israël ?"
* Stuart Littlewodd a écrit le livre "Radio Free Palestine" , qui décrit les souffrances des Palestiniens sous occupation.
7 avril 2010 - Al Ahram Weekly - Vous pouvez consulter cet article à :
http://weekly.ahram.org.eg/2010/992...
Traduction : DM
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8512

"Retenez-moi"

publié le lundi 12 avril 2010
Avnery – 3 avril 2010

 
“Retenez-moi” fait partie du folklore israélien et nous rappelle notre enfance. Lorsqu’un gamin se bagarre avec un gamin plus grand et plus fort, il prétend qu’il va l’attaquer et crie aux spectateurs : “Retenez-moi ou je vais le tuer !” C’est la situation dans laquelle se trouve actuellement Israël. Nous affirmons que nous sommes sur le point d’attaquer l’Iran et nous crions au monde entier : “Retenez-nous, sinon…” Et le monde nous retient.
IL EST dangereux de prophétiser sur de telles questions, surtout lorsque nous avons affaire à des gens qui ne sont pas tous des sages et qui ne sont pas tous raisonnables. Pourtant, je suis prêt à maintenir qu’il n’y a absolument aucune possibilité que le gouvernement d’Israël envoie l’armée de l’air attaquer l’Iran.
Je ne vais pas m’aventurer dans les questions militaires. Notre armée de l’air est-elle en mesure d’exécuter une telle opération ? Les circonstances ressemblent-elles à celles d’il y a 28 ans, lorsque l’on a réussi à détruire le réacteur irakien ? Nous est-il seulement possible d’éliminer l’entreprise nucléaire iranienne dont les installations sont dispersées sur l’ensemble d’un vaste territoire et profondément enterrées ?
Je veux mettre l’accent sur un autre aspect : est-ce politiquement réalisable ? Quelles en seraient les conséquences ?
AVANT TOUT, une règle fondamentale de la réalité israélienne : l’État d’Israël ne peut engager aucune opération militaire d’envergure sans l’accord des Américains.
Israël dépend des États-Unis dans presque tous les domaines, mais il n’y a pas de secteur où il soit plus dépendant que dans le militaire.
Les avions qui auraient à exécuter la mission nous ont été fournis par les États-Unis. Leur efficacité est tributaire d’un approvisionnement permanent en pièces de rechange américaines. À cette distance, le ravitaillement en carburant par des avions-ravitailleurs de fabrication américaine serait nécessaire.
Cela est vrai pour presque tout autre matériel de guerre de notre armée, comme pour l’argent nécessaire à leur acquisition. Tout vient de l’Amérique.
En 1956 Israël est entré en guerre sans l’accord de l’Amérique. Ben-Gourion pensait que sa complicité avec le Royaume Uni et la France suffisaient. Il se trompait lourdement. Cent heures après nous avoir déclaré que “Le troisième royaume d’Israël” avait vu le jour, il nous annonçait d’une voix brisée qu’il allait évacuer tous les territoires qui venaient d’être conquis. Le président Dwight Eisenhower, en même temps que son collègue soviétique, lui avait posé un ultimatum, et ce fut la fin de l’aventure.
Depuis lors, Israël n’a pas engagé une seule guerre sans s’assurer l’accord de Washington. À la veille de la Guerre des Six-Jours, un émissaire spécial fut envoyé aux États-Unis pour s’assurer que l’accord des Américains était vraiment acquis. Lorsqu’il revint avec une réponse positive, l’ordre d’attaque fut donné.
À la veille de la première guerre du Liban, le ministre de la Défense Ariel Sharon se précipita à Washington pour obtenir l’accord des Américains. Il rencontra le secrétaire d’État Alexander Haig qui lui donna son accord – mais seulement à la condition qu’il y aurait une provocation manifeste. Peu de jours plus tard, il advint justement que l’on attentât à la vie de l’ambassadeur d’Israël à Londres, et la guerre fut déclenchée.
Les offensives de l’armée israélienne contre le Hezbollah (“La Deuxième Guerre du Liban”) et contre le Hamas (“Plomb Durci”) furent possibles parce qu’elle furent lancées dans le cadre de la campagne américaine contre “L’islam radical”.
Normalement, cela est vrai aussi pour une attaque contre l’Iran. Mais non.
PARCE QU’UNE attaque israélienne contre l’Iran entrainerait un désastre militaire, politique et économique pour les États-Unis d’Amérique
Dans la mesure où les Iraniens, eux aussi, sont conscients qu’Israël ne saurait les attaquer sans l’aval des Américains, ils réagiraient en conséquence.
Comme je l’ai déjà écrit ici, il suffit de jeter un coup d’œil à la carte pour savoir ce que serait la réaction immédiate. L’étroit détroit d’Ormuz à l’entrée du Golfe Persique (ou Arabe), à travers lequel transite une partie considérable des flux de pétrole mondiaux, serait immédiatement fermé. Les résultats ébranleraient l’économie internationale, depuis les États-Unis et l’Europe jusqu’à la Chine et le Japon. Les prix grimperaient jusqu’au ciel. Les pays qui avaient juste commencé à se remettre de la crise économique mondiale s’enfonceraient dans les profondeurs de la misère et du chômage, avec des émeutes et des faillites.
Pour rouvrir le détroit il serait nécessaire d’engager une opération militaire terrestre. Les États-Unis n’ont tout simplement pas de troupes disponibles pour cela – même si l’opinion publique américaine était prête à une autre guerre, une guerre qui serait beaucoup plus difficile que même celles d’Irak et d’Afghanistan. On peut même douter que les États-Unis puissent aider Israël à se protéger d’une contre attaque inévitable par des missiles iraniens.
L’attaque israélienne d’un pays musulman central unirait l’ensemble du monde musulman, y compris la totalité du monde arabe. Les États-Unis qui ont consacré les quelques dernières années à œuvrer énergiquement à la constitution d’une coalition d’États arabes “modérés” (ce qui veut dire : des pays gouvernés par des dictateurs entretenus par les États-Unis) contre les États “radicaux”. Ce groupe se disloquerait immédiatement. Aucun dirigeant arabe ne serait capable de rester à l’écart lorsque les masses de sa population se rassembleraient pour des manifestations tumultueuses sur les places publiques.
Tout cela est clair pour n’importe quelle personne bien informée, et plus encore pour les dirigeants américains, militaires et civils. Des secrétaires, des généraux et des amiraux ont été dépêchés en Israël pour signifier cela clairement à nos dirigeants dans un langage que même des enfants de la maternelle peuvent comprendre : No ! Lo ! La ! Nyet ! Non !
S’IL EN EST AINSI, pourquoi l’option militaire n’a-t-elle pas été abandonnée ?
Parce que les États-Unis et Israël tiennent à ce qu’elle soit maintenue.
Les États-Unis aiment à donner l’impression qu’ils pourraient difficilement tenir en laisse le féroce Rottweiler israélien. Cela met la pression sur les autres puissances pour qu’elles consentent à imposer des sanctions à l’Iran. Si vous n’y consentez pas, le chien féroce pourrait échapper à tout contrôle. Pensez aux conséquences !
Quelles sanctions ? Depuis quelque temps maintenant, ce mot terrifiant – “sanctions”- a servi à harceler tout un chacun sur la scène internationale. Elles vont être appliquées “dans les prochaines semaines”. Mais lorsque l’on cherche à savoir en quoi elles consistent, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de fumée et très peu de feu. Quelques commandants des Gardiens de la Révolution peuvent être atteints, quelques dommages marginaux infligés à l’économie iranienne. Les “sanctions paralysantes” ont disparu, parce qu’il n’y a aucune chance pour que la Russie et la Chine soient d’accord. L’une et l’autre font de très bonnes affaires avec l’Iran.
Aussi, il y a très peu de chances pour que ces sanctions puissent stopper la production de la bombe, ou même la ralentir. Du point de vue des Ayatollahs, cet effort est une exigence prioritaire pour la défense nationale – seul un pays pourvu de l’arme nucléaire est à l’abri d’une attaque américaine. Face aux menaces répétées des porte-paroles américains de renverser leur régime, aucun gouvernement iranien ne pourrait agir autrement. D’autant plus qu’au cours du siècle dernier, c’est exactement ce qu’ont fait les Américains et les Britanniques à plusieurs reprises. Les dénégations iraniennes sont de pure forme. Selon tous les rapports, même les opposants les plus déterminés à Mahmoud Ahmadinejad soutiennent la réalisation de la bombe et se rangeraient derrière lui en cas d’attaque.
À cet égard la direction israélienne a raison : rien n’arrêtera l’effort de l’Iran pour se doter d’une bombe nucléaire sauf le recours massif à la force militaire. Les “sanctions” ne sont qu’un jeu d’enfant. L’administration américaine en parle en termes brillants à seule fin de masquer le fait que la puissante Amérique est incapable de stopper la bombe iranienne.
LORSQUE NETANYAHOU & Cie critiquent l’incapacité des dirigeants américains à agir contre l’Iran, ceux-ci répondent sur le même ton : vous aussi manquez de sérieux.
Et en effet, quel est le sérieux de nos dirigeants sur le sujet ? Ils ont convaincu l’opinion publique israélienne qu’il s’agit d’une question de vie et de mort. L’Iran est dirigé par un fou, un nouvel Hitler, un antisémite maladif, un négationniste obsessionnel de l’Holocauste. S’il met la main sur une bombe atomique, il n’hésitera pas un seul instant à la lancer sur Tel Aviv et Dimona. Avec cette épée suspendue au-dessus de nos têtes, il n’y a pas de temps à consacrer à des questions sans importance comme le problème palestinien et l’occupation. Toute personne qui soulève la question palestinienne dans une rencontre avec nos dirigeants est immédiatement interrompu : oubliez cette ineptie, parlons de la bombe iranienne !!
Mais Obama et ses gens retournent l’argument : s’il y a là un danger existentiel, disent-ils, veuillez en tirer les conclusions. Si cette question met en danger l’existence même d’Israël, sacrifiez les colonies de Cisjordanie sur cet autel. Acceptez l’offre de paix de la Ligue Arabe, faites la paix avec les Palestiniens aussi rapidement que possible. Cela soulagera notre situation en Irak et en Afghanistan et libérera nos forces. Par ailleurs, l’Iran n’aurait plus de prétexte de guerre contre Israël. Les masses du monde arabe ne lui apporteraient plus leur soutien.
Et la conclusion : si un nouveau quartier juif à Jérusalem Est est plus important pour vous que la bombe iranienne, l’affaire n’est en réalité pas si critique pour vous. Et cela, en toute modestie, est aussi mon opinion.
AVANT-HIER une correspondante de la chaîne populaire Channel 2 m’a appelé pour me demander, sur un ton scandalisé : “Est-il vrai que vous avez donné une interview à une agence de presse iranienne ?
“C’est vrai” lui ai-je répondu. L’agence m’a adressé quelques questions sur la situation politique et j’y ai répondu.
“Pourquoi avez-vous fait cela ?” a-t-elle demandé/accusé.
“Pourquoi pas ?” ai-je répondu. Cela a mis un terme à la conversation.
Et en effet, pourquoi pas ? C’est vrai, Ahmadinejad est un dirigeant répugnant. J’espère que les Iraniens vont s’en débarrasser, et j’estime que cela arrivera tôt ou tard. Mais nos relations avec l’Iran ne dépendent pas d’une seule personne, quelle qu’elle soit. Elles remontent à des temps anciens et ont toujours été amicales – depuis le temps de Cyrus jusqu’au temps de Khomeyni (à qui nous avons fourni des armes pour combattre les Irakiens.)
En Israël, la représentation de l’Iran est caricaturale : un pays primitif, fou, avec rien d’autre en tête que la destruction de l’État sioniste. Mais il suffit de lire quelques bons livres sur l’Iran (je conseillerais “Understanding Iran”, comprendre l’Iran, de William Polk) qui décrivent l’un des pays de plus vieille civilisation du monde, qui a donné naissance à plusieurs grands empires et apporté une contribution remarquable à la culture humaine. Il possède une tradition ancienne et fière. Certains érudits pensent que la religion juive fut profondément influencée par les enseignements éthiques de Zoroastre (Zarathustra).
Quelles que soient les rodomontades d’Ahmadinejad, les véritables dirigeants du pays, le clergé, mènent une politique prudente et modérée et ils n’ont jamais attaqué un autre pays. Ils ont de nombreux intérêts importants, et Israël n’en fait pas partie. L’idée qu’ils sacrifieraient leur propre glorieuse patrie à la destruction d’Israël est ridicule.
La vérité toute simple, c’est qu’il n’y a aucun moyen d’empêcher les Iraniens de se doter d’une bombe nucléaire. Il vaut mieux réfléchir sérieusement à la situation qui serait créée : un équilibre de la terreur semblable à celui qui existe entre le Pakistan et l’Inde, la promotion de l’Iran au rang de puissance régionale, le besoin d’engager avec lui un dialogue sérieux.
Mais la principale conclusion est : faire la paix avec le peuple palestinien et l’ensemble du monde arabe, de façon à tirer le tapis de dessous la posture iranienne de les défendre contre nous.
Article écrit en anglais et en hébreu. Publié sur le site de Gush Shalom le 4 avril 2010 – Traduit de l’anglais “Hold me back” : FL

Israël sait que l’apartheid n’a aucun avenir

publié le dimanche 11 avril 2010
Dr Mustafa Barghouthi

 
Après des décennies de domination militaire sur les Palestiniens et de vols de notre terre, les dirigeants israéliens voient bien que la fin de leur domination est imminente. Au moins ils reconnaissent cette réalité, à défaut jusqu’à maintenant d’être confrontés aux conséquences.
En 2007, Ehud Olmert, alors Premier ministre, déclarait : « Si un jour la solution à deux Etats échoue, et que nous soyons confrontés à la même lutte qu’en Afrique du Sud pour un droit de vote pour tous (aussi pour les Palestiniens dans les territoires), alors, dès que ce jour sera arrivé, il en sera fini de l’Etat d’Israël. » Plus récemment, Ehud Barak, ministre de la Défense d’Israël, s’exprimait à ce même propos, « Aussi longtemps qu’entre la Jordanie et la mer, il n’y aura qu’une seule entité politique, du nom d’Israël, elle finira par devenir soit non juive, soit non démocratique… Si les Palestiniens votent aux élections, ce sera un Etat binational, sinon, ce sera un Etat d’apartheid. »
Et si les « si » d’Olmert et de Barak n’évoquaient plus un avenir possible, mais la réalité actuelle ? L’apartheid, il est là. Il existe tout un ensemble de lois israéliennes qui s’applique pour les Palestiniens de Cisjordanie et un autre qui s’applique pour les juifs en Cisjordanie. Les colons israéliens vivent illégalement dans de magnifiques maisons subventionnées, sur la terre volée aux Palestiniens, pendant que nous sommes relégués dans des bantoustans de plus en plus réduits.
Je crois, encore aujourd’hui, à l’importance de la solution à deux Etats. Mais chaque jour qui passe, je vois ce qui n’est rien d’autre qu’une détermination opiniâtre d’Israël à faire barrage à une telle issue. Le temps est venu de dire à Washington que la viabilité de la solution à deux Etats est en train de s’effondrer, sous le regard de Barack Obama. Le Président Obama a hérité cette difficulté de son prédécesseur. Mais les vieux problèmes sont devenus ceux d’Obama.
Quand Washington faillit à agir de façon décisive pour ce conflit qui s’envenime, c’est qu’en réalité, il est en train d’agir de façon décisive. Des milliards de dollars des contribuables américains continuent d’affluer dans les coffres israéliens. Et le capital diplomatie des Etats-Unis est toujours dépensé pour protéger Israël de la censure internationale.
J’ai de bonnes raisons de croire que les intentions de cette administration sont meilleures que celles de ses prédécesseurs, mais, semble-t-il, ce n’est jamais le bon moment pour la liberté des Palestiniens. Les Présidents et dirigeants du Congrès sont toujours face à une opposition à tout appel US pour entraver le développement d’Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est – si ce n’est de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) ou de l’Organisation sioniste d’Amérique, alors c’est de John Hagees, de la droite chrétienne. George Mitchell, envoyé d’Obama, est venu dans la région, essayant de placer son gel total israélien dans les colonies. Israël a refusé, et les Etats-Unis sont restés indécis. Après la conférence de l’AIPAC la semaine dernière à Washington, les Américains peuvent une nouvelle fois hésiter. Un deuxième manque de courage sur la question de la colonisation serait le signe pour les Palestiniens que l’administration Obama ne prend pas les choses au sérieux quand il s’agit de contrer les efforts d’Israël qui veut faire rater les pourparlers de paix et la solution à deux Etats.
Tels Cassandre, les dirigeants dans notre région ne peuvent que lancer cet avertissement, permettre à Israël de se moquer totalement de nos droits aura des conséquences dangereuses. Anticipant ces risques, avec mes collègues, nous avons cherché à diriger la force de l’action non violente directe contre l’occupation et le système d’apartheid d’Israël, pour mettre en lumière l’injustice de ses actes et encourager les juifs israéliens et états-uniens à bien voir que ce n’est pas à eux que nous nous opposons, mais aux actions du gouvernement israélien. Nous avons obtenu un certain succès, mais il est insuffisant.
Nous en sommes aux premiers stades d’une campagne de boycott, de désinvestissements et de sanctions (BDS) dirigée contre le gouvernement israélien pour son refus de se conformer au droit international. Une telle action a réussi à faire abroger les lois Jim Crow dans les états du sud des Etats-Unis et à supprimer l’apartheid en Afrique du Sud, et nous la mettons petit à petit en œuvre contre l’occupation et l’apartheid israéliens. Mais jusqu’à ce que les étudiants s’en saisissent avec la même ferveur morale dont les générations précédentes ont fait preuve contre Jim Crow et l’apartheid sud-africain, nous n’obtiendrons qu’un succès marginal.
Ce jour de l’engagement des étudiants approche. Je suis intervenu sur de nombreux campus, américains et européens, et j’ai vu un changement dans les diverses assistances auxquelles je m’adresse aujourd’hui, comparées à il y a vingt ans. Ces jeunes gens, comprenant de nombreux militants juifs progressistes, reconnaissent qu’il ne s’agit pas d’un conflit entre Arabes et juifs, mais entre des conceptions universelles de liberté et des notions archaïques de suprématie raciale et de colonisation. Ce public est sur la voie de l’approbation de la campagne BDS parce qu’il est conscient que ses dirigeants politiques, à de rares exceptions, n’ont pas la volonté de s’opposer à l’assujettissement des Palestiniens.
Les responsables politiques états-uniens pourraient être les derniers à embrasser notre lutte – que ce soit l’urgence d’un Etat palestinien véritablement souverain aux côtés d’Israël, ou celle d’un Etat unique avec des droits égaux pour tous – mais les données évoluent en permanence, et les calculs de ces responsables ne conduiront pas toujours à un soutien automatique en faveur d’Israël. Notre cause morale est trop solide.
publié par The Electronic Intifada – 8 avril 2010
traduction : JPP pour l’AFPS

Redémarrage partiel de la seule centrale électrique de la bande de Gaza

12/04/2010
La seule centrale électrique de la bande de Gaza a partiellement redémarré hier après avoir cessé de fonctionner avant le week-end à la suite d'une pénurie de carburant, dont Israéliens et Palestiniens s'attribuent mutuellement la responsabilité. Selon le directeur de la Compagnie de distribution d'électricité de Gaza, Suheil Skeik, Israël a rouvert le robinet de fioul, mais seulement en quantités limitées. « Cela ne résout pas la crise et la fourniture d'électricité devra être réduite de 12 à 8 heures », a déploré M. Skeik.
Depuis début mars, la centrale électrique de Gaza n'a produit que 30 mégawatts, soit moins de 40 % de sa capacité.  

Un décret militaire israélien menace des Palestiniens d’expulsion massive de Cisjordanie

12/04/2010
Un ordre de l'armée, qui doit entrer en vigueur demain, pourrait permettre l'expulsion ou l'arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie, a affirmé hier le quotidien Haaretz. Cet ordre vise notamment les Palestiniens détenteurs d'une carte d'identité avec une adresse dans la bande de Gaza, ou qui sont nés dans ce territoire, ainsi que leurs descendants.
Le nouveau décret militaire vise également les Palestiniens nés en Cisjordanie qui ont pour diverses raisons perdu leur statut de résident à la suite par exemple d'un séjour à l'étranger, ainsi que les épouses étrangères de Palestiniens, précise le journal. Jusqu'à présent, les tribunaux civils israéliens empêchaient en général des expulsions de Cisjordanie visant ces personnes. Mais le décret prévoit que ces dossiers seront désormais soumis à la juridiction de tribunaux militaires : les personnes visées seraient alors jugées en tant « qu'infiltrées », susceptibles d'être expulsées vers le pays ou la région d'où elles sont venues « illégalement ». L'armée israélienne a confirmé que des « amendements à l'ordre visant à empêcher des infiltrations » avaient été publiés, mais a souligné qu'ils ne faisaient que formaliser les procédures existantes et ne justifieraient pas des expulsions massives. Par ailleurs, l'armée israélienne a dispersé samedi plusieurs dizaines de manifestants palestiniens qui protestaient contre des réquisitions de terres en Cisjordanie occupée, et a arrêté 14 personnes, a-t-on appris de source militaire israélienne. 

Sionisme de «ni guerre ni paix»

[ 11/04/2010 - 18:05 ]
http://www.lequotidien-oran
Sionisme de «ni guerre ni paix»
Le conflit israélo-palestinien et par extension israélo-arabe empoisonne les relations internationales en mettant la région en situation de guerre permanente après plus de 60 ans, suite à une décision injuste des Nations unies spoliant un peuple de sa terre et une idéologie sectaire et colonialiste, qu'est le sionisme. 

par DJERRAD Amar
 
 Il est bon, d'abord, de rappeler un bout d'histoire que cachent les sionistes, car contradictoire avec leur idéologie: Les juifs ont toujours habité aux côtés des Arabes et des musulmans. Ils y ont de tout temps vécu en bonne intelligence. Ils les ont toujours protégés comme étant un peuple ‘cousin' mais aussi par leur présence même dans les pays arabes ou musulmans. Les Juifs, comme les musulmans, ont subi les affres et les tueries des croisades et de la Reconquista. Le sentiment de haine que l'on attribue aux Arabes est dû aux cruautés qu'inflige Israël aux Palestiniens après les avoir spoliés de leurs terres, oubliant que c'est l'Europe qui a programmé leur extermination. Même lors de la 2ème Guerre mondiale, ce sont les Arabes et les Turcs qui ont caché des juifs pour les protéger des nazis. Pour se ‘débarrasser' du Juif, l'Europe, par le biais des Britanniques, imagina un stratagème avec des éléments juifs pour les «caser» en Palestine suite à la chute de l'Empire ottoman.  
 En déclarant la création d'un État factice sur une terre appartenant à un peuple, sous le joug britannique, en faisant migrer des juifs de tous les pays et particulièrement les rescapés de la Shoah pour les substituer aux autochtones, les Européens et les États-Unis allaient créer un foyer de tension régionale permanente dont toute solution actuellement est rendue irréalisable par le Sionisme ; cette «idéologie politique nationaliste prônant l'existence d'un centre spirituel, territorial ou étatique peuplé par les Juifs afin de redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'Antiquité ; justifiée par la tradition biblique qui désigne sous le nom ‘d'Eretz Israël' la ‘terre promise par Dieu au peuple juif'». Tous les maux viennent donc de cet outrage et de cette politique irresponsable du ‘tout' et du ‘rien' d'Israël que soutient aveuglément l'Occident et où la collusion entre les élites dirigeantes et le régime sioniste est sans réserve. Pour appuyer leur stratégie toute une foule d'organisations et ‘d'intellectuels de service', imposteurs de l'intelligence humaine, est mise à contribution pour permettre d'atteindre leurs objectifs sournois en distillant leur venin dans les esprits : qui pour culpabiliser; qui pour détourner l'histoire ; qui pour pervertir la réalité quotidienne du conflit israélo-palestinien ; qui pour brandir aux éclairés et aux États l'infâme chantage à la dictature ou à l'antisémitisme pour les obliger à se plier ou à se taire ; qui pour diaboliser des pays comme l'Iran, la Syrie, le Soudan, le Pakistan et bien d'autres. La plus influente organisation est bien l'AIPAC.
Avec un budget de plus de 45 millions de dollars ce lobby pro-israélien américain a pour but de veiller à maintenir l'alliance stratégique entre ‘l'État hébreu' et les États-Unis permettant de garantir ‘la survie d'Israël'. «C'est l'organisation de lobbying la plus influente en matière de politique étrangère», affirme son site Internet. Elle a de solides soutiens politiques notamment au Congrès américain. Toutes les tentatives de la communauté internationale, y compris des Arabes, se sont traduites par des échecs du fait de l'entêtement de tous les dirigeants israéliens, de tous les gouvernements. Même, les 65 résolutions de l'ONU condamnant leurs faits
et gestes n'ont pas donné de résultats ; car toujours en ‘sommeil'.   
 En faisant le point, il a fallu donc plus de 18 années de «processus de paix» pour aboutir à un bombardement au phosphore blanc de la population de Gaza, à la construction du mur de la haine, à une intensification des colonisations avec son cortège d'expropriations et d'expulsions et enfin, comme si l'affront n'a pas de limite, voila que la boucle de l'absurde se referme par l'intégration des monuments islamiques au patrimoine historique… juif ! Cela prouve bien que l'on ne peut négocier avec un adversaire non crédible et des médiateurs partiaux et versatiles à leur tête l'Amérique.
Le ballet incessant de personnalités occidentales à la recherche d'une solution - toujours liées aux conditions d'Israël qui vise d'autres objectifs attachés aux principes mêmes du Sionisme - s'apparente à une mascarade diplomatique dont le levier est bien le lobby sioniste mondial. De quelle solution pourrait-il s'agir quand Ariel Sharon, lors d'un meeting de militants du parti d'extrême droite Tsomet (AFP, 15 novembre 1998) annonçait «Tout le monde doit bouger, courir, et s'emparer d'autant de collines qu'il est possible pour agrandir les colonies parce que tout ce que l'on prendra maintenant restera à nous. Tout ce que nous ne prendrons pas par la force ira à eux». De quelle solution s'agirait-il quand le même Sharon donnait cette sentence à Shimon Pérès le 3 octobre 2001 «À chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l'Amérique fera ceci ou fera cela. Je veux te dire une chose très claire: ne t'inquiète pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l'Amérique, et les Américains le savent».  
 Cela confirme bien la puissance des lobbies, toujours en veille, pour dicter leurs volontés aux gouvernements des États occidentaux ! Écoutons Éva sur son site R-sistons ‘à la désinformation‘ : «Tous les politiques y font allégeance pour s'attirer les faveurs d'un lobby qui, par sa puissance financière et médiatique, fait et défait les gouvernements». À ce propos, Éva ‘enfonce le clou' en publiant un long article intitulé «J'accuse le CRIF d'avoir colonisé la France, de l'avoir dévoyée». Il ne reste donc aucun brin d'espoir voire aucune confiance. La solution ne peut donc être que celle de la résistance, que prônent toujours des parties palestiniennes à qui le temps a donné raison ; et au diable la propagande impérialo-colonialiste quand on sait que la victoire sur l'injustice sera toujours au rendez-vous ! Ce serait donc le résultat de la politique de «deux poids et deux mesures» - ‘saturée' de contradictions - que l'Occident a toujours adopté en soutenant une idéologie que condamnent la raison et l'histoire sous le prétexte fallacieux de la «sécurité d'Israël» qui ont mené les choses vers l'impasse. Quelle autre solution resterait-il ? Le monde est en face d'une bande de mercenaires et de brigands qui prennent en otage l'ensemble des juifs pour assouvir leurs instincts de domination du monde ; poussant l'effronterie jusqu'à détourner à leur profit et sans fin l'histoire dramatique qu'est l'holocauste. Voici ce que disent des associations juives : «notre soutien au peuple palestinien n'est pas seulement un acte de solidarité. Nous sauvons aussi notre peau au nom d'histoires et d'identités que le sionisme veut faire disparaître». Que penser lorsqu'une officielle américaine propose une reprise des négociations de paix «sans condition préalable», c'est-à-dire sans gel des colonisations selon le vœu d'Israël, au moment où la communauté internationale (à leur tête les USA) déclare que «la poursuite des constructions sur les terres palestiniennes est illégale», car «constituant un handicap aux accords de paix». Quelle crédibilité, donc, accorder à un gouvernement lorsqu'un de ses membres adopte une “stratégie” opposée à celle de son Président. La voici maintenant “irritée” à l'annonce de nouvelles constructions juives à Jérusalem-Est qu'elle considère comme “un signal profondément négatif quant à l'approche par Israël de la relation bilatérale”. On peut comprendre qu'elle lui reproche, non pas le principe de la colonisation, mais plus son annonce en ces moments de début des ‘négociations indirectes' !
Parions qu'elle changera vite de langage. Quant à Kouchner habituellement prompt à réagir directement quand il s'agit des intérêts d'Israël - avec ses incongruités du genre «les armes du Hezbollah constituent un obstacle à la relance des négociations israélo-syriennes» ou «qu'il serait plus «facile» de rapprocher Israël et la Syrie «s'il n'y avait pas le Hezbollah»» ou encore que «la situation en Iran pourrait conduire à une fuite en avant de certains responsables iraniens, et cela est dangereux, car le Hezbollah possède des armes et il pourrait se produire des évènements regrettables et condamnables» etc. - le voilà embusqué dans la condamnation du “quartette” ! On constate bien que la solution, à certains conflits dans le monde ne peut venir que de cet occident ‘lié' même si la volonté politique existe ! Comment se fait-il que l'occident s'intéresse, maintenant, avec un rare empressement au conflit israélo-palestinien pour en rechercher une solution «rapide» lui, qui tergiversait depuis plus d'un demi-siècle ? «Nous avons besoin d'un accord négocié de paix, il doit arriver rapidement, maintenant» déclare la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.  
 En fait, il y a une donne essentielle qui est apparue sur l'échiquier politique et militaire, qui préoccupe profondément l'Occident et qui le fait courir, ainsi, pour trouver une solution “définitive” au conflit. Il s'agit du rapport de force inattendu que bouleverse l'Iran dans la région avec son entrée dans la “cour des grands”, suite au développement sans précédent de son industrie en particulier militaire de défense et surtout dans le domaine de l'énergie nucléaire civil - que l'on soupçonne sournoisement à des fins militaires - malgré plus de 30 années d'embargo, dont 8 années de guerres avec l'Irak ; soutenu par ce même Occident ! Il y a donc de quoi mobiliser tous les moyens pour empêcher ce pays d'entraver leur stratégie hégémonique sur cette région, riche et vitale, où Israël est leur ‘gendarme' ou leur “corps de garde” et dont-ils font bénéficier de tous les égards. Celui-ci le sait parfaitement et il en profite allègrement pour faire avancer sa stratégie sioniste, pour bafouer impunément les lois internationales ou faire des déclarations belliqueuses récurrentes ; comme il l'entend.  
 Ce nouveau rapport de force est consolidé par ce qu'on appelle le camp de la résistance (Iran, Syrie, le Liban et Hamas) que l'occident s'évertue à diviser par toutes sortes de diversions et de campagnes“d'intoxication”.
Voici ce que dit Joe Biden lors d'un discours à l'université de Tel-Aviv :
«Le plus grand danger vient de l'Iran qui défie la communauté internationale en voulant se procurer des armes nucléaires et en soutenant le Hezbollah». Au sujet du nouvel ambassadeur américain en Syrie, il a déclaré: «nous renforçons nos relations diplomatiques avec la Syrie, mais nous garderons les yeux ouverts au risque de voir la Syrie en train d'agir d'une façon qui pourrait menacer la sécurité d'Israël et de la région». On comprend bien la stratégie visant l'isolement de cet Iran irréductible ; en priorité car il est bien devenu une puissance régionale, incontournable dans la solution et la prévention des conflits de la région. Il ne reste plus d'autres options, à l'Occident, que d'accepter la réalité, de s'en accommoder en y engageant des négociations sur de nouvelles bases saines. Ce basculement n'est pas pour arranger le sionisme qui a encore d'autres objectifs. Et il usera de tous les moyens pour se perpétuer ; quitte à entrainer encore l'occident dans de nouvelles guerres «par procuration». Le régime sioniste se trouve, en effet, en plein désarroi au vu des échecs cuisants qu'il ne cesse de récolter depuis quelques années malgré l'aide inconditionnelle des occidentaux. Ses déboires se constatent dans toutes ses actions. Que ce soit contre les palestiniens - le cœur du problème - le Liban, la Syrie ou l'Iran auxquels on peut ajouter la crise avec la Turquie, mais aussi le reste du monde. Le sionisme a usé de tous les moyens de pression (ruses, fourberies, mensonges, menaces), par Occident interposé, pour faire plier ce front, mais sans résultats. Le Liban devait être écarté de la Syrie avec l'objectif de désarmer le Hezbollah. La Syrie devait être isolée en la faisant accuser, entre autres, de l'assassinat de Hariri. L'Iran devait être déstabilisé en lui fomentant toutes sortes de complots, en tentant d'internationaliser cette prétendue «menace nucléaire iranienne» et lui faire subir des sanctions contraignantes.
On peut ajouter le bombardement hasardeux de Gaza qui a causé plus de 1400 morts suivi d'un blocus ignoble que dénoncent des ONG. Les enfants qui meurent pour insuffisance de nourriture et de médicaments. Des assassinats ciblés en usant effrontément et sournoisement de passeports de pays ‘amis'. Des assassinats de journalistes et des pacifistes. Des destructions des maisons palestiniennes. Des outrages continus à l'ONU et aux Lois internationales. De l'encombrant rapport Goldstone etc. Le sionisme traverse les moments les plus difficiles de son histoire en s'y enlisant dans une situation paradoxale de «ni guerre ni paix».  
 La paix affaiblirait son armée et une nouvelle guerre pourrait signifier son suicide du fait du nouveau rapport de force et du soutien certain de tous les pays arabes et musulmans. Même son “dôme de fer” et la guerre psychologique ne peuvent lui permettre de continuer de coloniser, d'agresser impunément. Les sionistes eux-mêmes doutent de leurs politiques et sentent leur rejet par ceux-là mêmes qui les soutiennent sachant que la majorité de ceux-ci le font, soit par hypocrisie, par intérêts, par crainte ou carrément par antisémitisme; «pour s'en débarrasser». Voici quelques extraits de ce que dit l'Institut de recherches ‘Reut institute' de Tel-Aviv dans un rapport au gouvernement de Netanyahu : «Israël est confronté à une campagne mondiale de dé-légitimation visant à l'isoler …» ; «La diabolisation d'Israël vise à nier sa légitimité et à le présenter comme une entité coloniale associée à des pratiques nazies, à l'apartheid ou au racisme». Ce même rapport fustige notamment «des manifestations hostiles aux représentants israéliens dans des universités étrangères ou sur les stades, des appels au boycottage des produits fabriqués en «Israël»», ou encore «des tentatives visant à arrêter et poursuivre en justice à l'étranger des responsables israéliens». Il met en cause un réseau mondial d'individus, d'associations et d'ONG dont le dénominateur commun est de présenter Israël comme «un État paria et de nier son droit à l'existence». Le désarroi est tel qu'un spécialiste en histoire militaire le professeur Karfeld, déclare sur la 7ème chaîne sioniste, qu' «Israël possède des centaines de têtes et fusées nucléaires qui dépassent la capitale italienne, Rome, et les autres capitales européennes qui seront certainement des cibles de l'aviation israélienne si le gouvernement ressentira un effondrement décisif ou proche des frontières d'Israël et nous sommes vraiment capables de détruire le monde entier !»  
 En effet, la raison d'exister du Sionisme dépend, en fait, de la perpétuation du conflit du Moyen-Orient dont le sionisme originel fixe comme objectif et finalité la création d'un «État juif» en Palestine. Dès lors que le sionisme se fixe un nouvel objectif caché visant la domination ‘mondiale' par l'infiltration des gouvernements surtout occidentaux, en s'appuyant sur des lobbies juifs puissants, toutes les solutions avancées pour mettre fin au conflit, dont-il se nourrit et par lequel il existe, seront systématiquement sabordées. Car cela signifierait la fin de l'alibi permettant l'existence même de cette idéologie - dont l'essence est l'expansionnisme- et donc la ‘fin de mission' de toutes les organisations sionistes qui activent en occident. L'expansion ne peut être possible sans un état de guerre permanent, dont il doit être toujours dominant, et une migration continue de juifs ; qui justifierait de nouvelles colonisations. En somme, le sionisme “mondial” ne peut exister sans le sionisme “Israélien”. Ainsi, la réponse de Netanyahu à l'Amérique par un refus de l'arrêt de l'expansion et de continuer les constructions «comme depuis 42 ans» est des plus logiques, car obéissant à une doctrine dont-il n'est pas le maitre! Que peut bien faire ensuite la «communauté internationale» y compris les Juifs, quand ils sont otage de ces lobbies gardiens de la doxa ? Au sujet de la domination du monde, voici une déclaration de Begin (prix Nobel de la paix) : «Notre race est la race des maîtres.  Nous sommes des dieux divins sur cette planète. Nous sommes aussi différents des races inférieures comme ils le sont des insectes.... Les autres races sont comme l'excrément humain. Notre destin doit être de régner sur ces races inférieures». À propos de l'infiltration voici ce que conseil D. Strauss-Kahn aux juifs : «Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc de la France, doit partout où il le peut, apporter son aide à Israël.  
 C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques». Mais M. Freeman, esprit libre, assène : «La stratégie du lobby israélien touche le fond du déshonneur et de l'indécence, et comprend la diffamation, les citations sélectives inexactes, la déformation volontaire d'un dossier, la fabrication de mensonges, et un total mépris de la vérité. L'objectif de ce lobby est le contrôle du processus politique par l'exercice d'un droit de véto sur la nomination des personnes qui contestent le bien-fondé de son point de vue, la substitution d'une justesse politique de l'analyse , et l'exclusion de toutes les options pour la prise de décisions par les Américains et notre gouvernement autres que celles qu'il favorise». Cependant, dans cette phase d'évolution du sionisme, les 2 conditions (état de guerre avec supériorité et migration) ne sont plus remplies. Avec ce nouveau rapport de force et l'arrêt des migrations vers Israël ce seront, en conséquence, toutes les organisations mondiales sionistes sur lesquelles s'appuie le système sioniste, pour dominer le monde, qui se trouveront compromises dans leur existence.
L'Iran considéré comme étant la cause de ce nouveau rapport de force devient alors la 1ère cible du sionisme mondial. William A. Cook, professeur et auteur d'un ouvrage sur la politique de Bush au M.O (Tracking Deception: Bush's Mideast Policy) affirme ceci : «N'est-il pas évident, aujourd'hui, que la direction de la politique américaine au sujet de l'Iran, et notre invasion préemptive de ce pays, quasi certaine au service d'Israël, est dirigée par la même coterie d'individus qui nous ont entraînés dans la désastreuse guerre en Irak – Podhoretz, Wurmser, Perle, Feith, Kristol, Kagan, Krauthammer, Abrams et d'autres… ces chiens de guerre à qui cela ne fait absolument rien d'envoyer les fils et les filles des autres aller faire les guerres qu'ils mènent si éloquemment dans ce qui leur tient lieu de cervelle, tandis qu'ils sont assis devant leur ordis, menant à la mort des gens qu'ils n'ont jamais rencontrés?».  
 En ce qui concerne les Arabes dont le ‘choix de la paix' a toujours été piétiné en ne recevant, comme réponse, que l'option de guerre du côté israélien, ils doivent changer en urgence en admettant d'abord les limites de leur stratégie et ensuite d'en adopter une plus offensive en relation avec le nouveau rapport de force qui se caractérise par la chute du mythe de l'invincibilité d'Israël, par les nouvelles capacités de riposte du ‘camp de la résistance', par les nouvelles alliances stratégiques en cas d'agression, par la mise à nu des objectifs cachés sionistes, par la nouvelle vision de la communauté internationale sur les conflits du Moyen-Orient. Il s'agit, pour les Arabes, d'un moment historique qui leur est particulièrement favorable. Ils peuvent commencer pour la question palestinienne - en attendant la restructuration totale la «Ligue arabe» qui a montré ses limites depuis sa création en 1945 - par chercher un cadre de concertation et d'actions plus dissuasifs et plus contraignants envers les supporters d'Israël. Etudier rapidement la riposte de se retirer de toutes négociations dites de «paix» qui, comme le monde le constate, ne sont plus crédibles. Les dernières proposées, acceptées pour la énième fois par les Arabes et ‘torpillées'
par Israël en sont la preuve récente. Soutenir et intégrer l'Iran dans la stratégie de riposte. Lier les intérêts économiques des Etats Unis et de certains pays Européens dans la région au règlement définitive du problème palestinien. Si l'opiniâtreté de la Libye envers les USA et la Suisse a donné des résultats qu'elle en serait l'aboutissement si les pays arabes s'y engagent de concert ? Les positions fermes du leader libyen ne sont farfelues que pour ceux qui acceptent l'humiliation ! Le monde ne pourra que comprendre et admettre tout ce qui vise à faire cesser l'esprit belliqueux, expansionniste et entêté du sionisme. Pour le président de J-Street (un nouveau lobby juif Américain, anti-AIPAC, qui soutien Obama dans sa vision du Moyen-Orient) «les actions provocatrices d'Israël non seulement minent les négociations, mais affaiblissent la crédibilité des États-Unis dans une région d'intérêt vital pour la sécurité nationale». Il y a aussi un autre lobby puissant qui semble se manifester par des signes montrant ne plus vouloir lancer ses soldats dans de nouvelles aventures aux conséquences désastreuses.
Il s'agit de l'armée américaine. En mettant leurs pouvoirs économique, financier et politique contre le régime sioniste ; comme option de défense légale, les choses changeront fondamentalement au Moyen-Orient. Les pays arabes, acteurs déterminants dans le processus, doivent admettre l'impossible solution avec le sionisme et rejoindre le camp de la résistance pour y unir leur puissance et se défaire de cette crainte illusoire que leur inspire l'occident. Au fond, quel est le meilleur choix que de se fier à son peuple et le suivre pour les questions existentielles avec l'assurance d'être soutenu ou compter sur un “protecteur” versatile réagissant selon ses seuls intérêts et qui vous abandonne à la moindre occasion ? Dans notre cas, la résolution du problème palestinien est la question vitale. Si cette option devait être retenue, le conflit israélo-palestinien et par extension israélo-arabe serait définitivement clôs et l'idéologie sioniste arriver, avant terme, au bout de son évolution historique; c'est-à-dire tomber à l'instar de tous les régimes totalitaires que l'histoire humaine a connus. Au cours d'une interview par Frank Barat du magazine américain Counterpunch du 6 juin la question suivante a été posée : «…Pensez-vous que l'appétit d'Israël pour la guerre pourrait éventuellement mener à son auto destruction ? » ; la réponse de Chomsky est catégorique : «j'ai écrit il y a des décennies que ceux qui s'appellent «supporters» d'Israël sont en réalité des supporters de sa dégénérescence morale et de sa probable destruction suprême. Je crois également depuis des années que le choix clair fait par Israël de l'expansion au lieu de la sécurité, depuis qu'Israël a refusé la proposition de Sadate d'un traité de paix complet en 1971, pourrait bien mener à cette conséquence.» Il est rapporté dans une étude qu'aurait mené la CIA «un déplacement inexorable de la solution à deux États vers une solution à un Etat… dans les deux décennies prochaines». L'étude prévoit le retour des réfugiés palestiniens dans les territoires occupés et l'exode de deux millions d'Israéliens au cours des quinze prochaines années. «Il y a plus de 500.000 Israéliens qui ont des passeports américains», a déclaré l'avocat Franklin Lamb, ajoutant que ceux qui n'en n'ont pas, ont déjà fait la demande. Il précise aussi : «Je pense donc que, au moins pour la population en Israël, c'est écrit sur le mur...ce qui suggère que l'histoire rejettera tôt ou tard l'entreprise coloniale». Nous terminons sur un avis tiré du compte-rendu de Théodor Herzl, considéré plus tard comme le père du sionisme, à un certain Daniel qui encourageait les juifs à immigrer en Israël: «Le bon Juif Daniel veut retrouver sa patrie perdue et réunir à nouveau ses frères dispersés. Mais, sincèrement, un tel Juif doit savoir qu'il ne rendrait guère service aux siens en leur rendant leur patrie historique. Et si un jour les Juifs y retournaient, ils s'apercevraient dès le lendemain qu'ils n'ont pas grand-chose à mettre en commun. Ils sont enracinés depuis de longs siècles en des patries nouvelles, dénationalisés, différenciés, et le peu de ressemblance qui les distingue encore ne tient qu'à l'oppression que partout ils ont dû subir» (cité dans Petite Histoire des Juifs de Jérôme et Jean Tharaud.)

Al-Barghouthi : les décisions d'expulsions représentent un nettoyage ethnique

[ 11/04/2010 - 19:23 ]
Ramallah – CPI

Le député et secrétaire général de l'initiative nationale palestinienne, Dr. Moustafa al-Barghouthi a considéré que l'ordre militaire sioniste approuvé par l'armée de l'occupation et qui sera exécuté, cette semaine, en permettant à l'armée occupante d'éloigner des milliers de palestiniens de la Cisjordanie et de les juger sous prétexte qu'ils se sont infiltrés dans les territoires occupés, représente l'un des ordres militaires sionistes le plus dangereux depuis l'occupation de la Cisjordanie en 1967.
Al-Barghouthi a dit, le dimanche 11/4, dans ses déclarations de presse, que cet ordre a des résultats très dangereux parce qu'il renforce le régime d'apartheid et la séparation entre la Cisjordanie et la ville occupée d'al-Qods, et entre la Bande de Gaza et la Cisjordanie, alors qu'il annule toute liberté de mouvement de déplacement et de l'existence des Palestiniens, en les isolant dans des ghettos et des cantons.
Cet ordre annule ce qui reste de l'accord d'Oslo car il frappe l'existence de toute organisation législative, exécutive ou de justice palestinienne, et représente une attaque dangereuse contre la résistance populaire pacifique en menaçant de condamner toute personne qui arrive aux régions du mur et à al-Qods à 7 ans de prison", a ajouté al-Barghouthi.
Il a affirmé que les autorités de l'occupation visent à imposer la politique du fait accompli raciste et à renforcer l'opération la plus dangereuse de nettoyage ethnique jusqu'à maintenant.
Al-Barghouthi a dit que la publication de cet ordre durant cette étape représente une nouvelle provocation dans le but d'exécuter et mettre fin à la question palestinienne et tirer la dernière balle sur le processus de paix, ainsi qu'un message pour montrer que c'est l'entité sioniste qui impose sa loi et ses décisions en négligeant toutes les positions internationales.

De violents affrontements et des arrestations à Bethléem

[ 11/04/2010 - 17:16 ]
Bethléem – CPI

De violents affrontements ont éclaté, aujourd'hui à l'aube, 11/4, entre les Palestiniens et des forces de l'occupation dans le camp de Dhaicha, au sud de la ville de Bethléem, lors d'une invasion sioniste et une campagne d'arrestation dans le camp qui a témoigné, dernièrement, de plusieurs accrochages avec les forces sionistes.
Des témoins oculaires ont dit que les forces occupantes ont tiré des balles en caoutchouc et lancé des bombes sonores et lacrymogènes sur les Palestiniens, en causant l'asphyxie de plusieurs personnes.
Les sources ont souligné que les affrontements ont éclaté, après qu'une force militaire sioniste a envahi le camp de Bethléem et plusieurs régions voisines.
Les adolescents palestiniens ont lancé des pierres et des bouteilles vides sur les soldats sionistes qui ont envahi des maisons dans la région, en obligeant les habitants de sortir de leurs domiciles.
Plusieurs blindés militaires sionistes ont envahi également le camp d'Aïda, au nord de la ville de Bethléem.
On note que les forces occupantes ont arrêté deux Palestiniens lors de cette campagne, en les emmenant vers une direction inconnue.

Un rapport : les violations sionistes s'accroissent contre les habitants d’Al Qods occupée

[ 11/04/2010 - 11:21 ]
Al Qods occupée- CPI

L’unité de recherche et d’archive dans le centre d’Al Qods pour «  les droits sociales et économiques » a affirmé l’aggravation des violations de l’occupation, durant le moi de mars dernier, contre les habitants de la ville sainte d’Al Qods, plus particulièrement contre les lieux saints, les Oulémas, les  fidèles musulmans et chrétiens, en violant la liberté d’expression des gens.
Le centre a dit dans un rapport publié le samedi 10/4 dont le centre palestinien a reçu une copie que le mois de mars a témoigné une aggravation trés remarquable dans le rythme des violations sionistes d’aspect raciste, ainsi au taux des tortures et des agressions terroristes perpétrées par la police sioniste au sein des palestiniens pacifistes qui protestaient contre la politique de punition collective des autorités occupantes et les agressions continuelles de leurs colons extrémistes.
« Beaucoup de terres palestiniennes des habitants d’Al Qods occupée ont été confisquées et des dizaines de nouvelles unités coloniales ont été approuvées pour les accentuer sur des terres palestiniennes confisquées récemment », a ajouté le centre.
Le centre a attiré l’attention aux graves violations sionistes contre les lieux saints musulmans et chrétiens,où les occupants ont empêché les fidèles d’accéder à la pratique de leur religion, en violant, sans précédent, la liberté d’expression et du déplacement, en imposant des restrictions sauvages contre les Palestiniens.

Un ordre sioniste pour éloigner les milliers de Palestiniens de la Cisjordanie

[ 11/04/2010 - 10:43 ]
Al-Qods occupée – CPI

Un journal hébreu a dévoilé dernièrement un nouvel ordre militaire sioniste qui sera effectué durant la semaine prochaine, cet ordre permet aux autorités de l'occupation israélienne d'expulser des milliers de Palestiniens et de les juger sous prétexte qu'ils se sont infiltrés illégalement à la Cisjordanie occupée.
Le journal "Haartz" a affirmé dans son édition de dimanche 11/4 que l'occupation va effectuer cet ordre, durant une première "étape sur les Palestiniens qui sont nés ou ceux que leurs enfants ont leur naissance dans la Bande de Gaza, ainsi contre ceux qui ont perdu les droits de résider en Cisjordanie, ausssi les étrangers qui se sont mariés par des palestiniennes.
Le nouvel ordre permet aux sionistes de prendre des mesures de justice contre les Palestiniens qui  sont entrés aux territoires palestiniens et remonnus comme "Des Intrus", selon le journal qu'ils seront menacés d'une peine d'au moins de 7 années de prison ferme.

Liebermann affirme la continuation de la colonisation à al-Qods

[ 11/04/2010 - 09:51 ]
Al-Nassera – CPI
Le ministre sioniste des affaires étrangères, Avigdor Liebermann, a affirmé que la colonisation ne s'arrêtera pas dans la ville occupée d'al-Qods, en annoçant l'augmentation du colonialisme en Cisjordanie, durant le mois d'octobre prochain.
Dans une interview publiée, la nuit de samedi, par la deuxième chaîne à la télévision sioniste, Liebermann a dit qu'"Israël" va poursuivre la colonisation à al-Qods, en appelant le président américain, Barak Obama, à cesser d'ntervenir dans la dossier du colonialisme.
Il a menacé d'accentuer la colonisation en Cisjordanie occupée en disant: "Nous allons reprendre la colonisation en Cisjordanie occupée en octobre prochain".

La radio hébreu : Barak et Fayyad sont derrière la coupure de l’électricité de Gaza

[ 11/04/2010 - 09:44 ]
Gaza- CPI
La radio hébreu a rapporté que le bureau du ministre de la guerre sioniste, Ehud Barak a demandé au premier  ministre du gouvernement illégal, à Ramallah, Salam Fayyad d’intensifier le blocus sur la bande de Gaza assiégé depuis plus de 4 ans consécutifs.
La radio a souligné le samedi 10/4 selon un haut responsable sioniste au bureau de Barak que la demande stipule l’arrêt de l’acheminement du carburant de l’unique centrale électrique à Gaza, et la coupure des finances fournies par l’union européenne.
 «Cette procédure vise à augmenter les souffrances des habitants de Gaza, et pour presser sur les captifs palestiniens, notamment ceux de Gaza, qui entament une grève générale de faim », a ajouté la radio.
La radio a ainsi publié que Salam Fayyad a décidé de s’engager progressivement dans cette procédure, après avoir infirmé certains dirigeants de Fatah de la décision de Barak.
D’une autre part, le site électronique de Maan a diffusé que les autorités sionistes essayent de diviser les captifs palestiniens et d'influer sur leur volonté libre, solide et d’unité nationale, afin de faire échouer leur grève de faim et semer les désaccords entre eux.
Notons que l’occupation se trouve devant une crise réelle au niveau internationale, suite que la communauté internationale, les institutions locales, régionales et mondiales l’accusent de grandes violations aux droits de l’homme et contre la justice, essentiellement au sein des captifs palestiniens.

Les palestiniens de 48 manifestent pour soutenir les captifs

[ 11/04/2010 - 10:04 ]
Al-Nassera – CPI
Les Palestiniens qui habitent dans les territoires palestiniens occupés en 1948 ont organisé, le samedi 10/4, un sit-in et une marche de solidarité avec les captifs palestiniens dans les prisons sionistes, devant la prison de Chata en levant les photos de leurs fils détenus et des panneaux qui appellent à libérer tous les captifs.
Le représentant du comité du captif a dit que ce sit-in est un message de solidarité avec les captifs et leurs efforts et mesures de la lutte contre les politiques sionistes qui violent leurs droits légitimes et les insultent, ainsi un fort appel aux organisations des droits de l'homme à la nécessité d'assumer leurs responsabilités et de poursuivre les crimes sionistes commis contre les captifs.
Les familles des captifs ont affirmé, dans leur discours,  leur fort soutien à la grève générale de faim entamée en protestation contre l'escalade sioniste et les mesures oppressives pratiquées par la direction des prisons contre les captifs,  en appelant toutes les organisations des droits de l'homme à mettre pression sur l'occupation pour qu'elle considère les captifs palestiniens comme des détenus de guerre.

L'occupation enlève 14 Palestiniens à al Khalil

[ 11/04/2010 - 10:09 ]
Al Khalil – CPI

Les forces de l'occupation israélienne ont arrêté, le samedi soir 10/4, plus de 14 Palestiniens dont deux journalistes et 6 solidaires étrangers lors des affrontements dans le village de Beit Amr, au nord de la ville d'al Khali, en Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont dit au centre palestinien d'information que les forces occupantes ont frappé gravement les participants dans la marche populaire pacifique, organisée dans les terres des fermiers palestiniens, dans la région de Safa, en les attaquant par des bombes sonores et de lacrymogène.
Les sources ont affirmé que les soldats ont empêché les solidaires étrangers, les pacifistes et les fermiers d'arriver aux terres menacées de confiscation, près de la colonie de Beit Ein, tout en arrêtant 14 manifestants dont deux journalistes.

Un grand incendie dans le siège de la présidence du gouvernement sioniste

[ 11/04/2010 - 10:19 ]
Al Nassera- CPI

Des sources médiatiques hébreux ont souligné qu’un grand incendie a attaqué des bureaux siège du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, le samedi 10/4, ce qui a causé beaucoup dommages, sans avoir indiqué de blessures.
L’agence de presse Reuters a rapporté d’un responsable sioniste l’exécution d’un grand incendie dans le siège, sans avoir révélé de motifs, ni d’autres détails.
L’un des pompiers a dit au site sioniste « Wight Net » que des enquêtes ont été entamées pour dévoiler les causes réelles de cet incendie.
« l’incendie a causé beaucoup de dommages, dans une région proche des documents gouvernementales essentiels », a révélé la source.