jeudi 4 mars 2010

Du côté du droit !

publié le jeudi 4 mars 2010
Michèle Sibony

 
Il n’y a rien de plus juste, moral et pacifique, de plus éloigné du racisme, que la campagne BDS internationale.
En dix ans, la communauté internationale n’a cessé de protéger l’impunité d’Israël. Mais, en dix ans, Israël a aussi perdu l’image qu’il s’était construite de petit pays assiégé et victime. Et cela mal gré la désinformation et la stratégie israélienne de maîtrise des opinions hors de ses frontières, notamment en Europe, qui fait de toute critique une expression du vieux racisme antisémite européen. Une stratégie qui n’a pas résisté devant la violence sans limite exercée contre les populations civiles de Gaza.
L’appel lancé par la société civile palestinienne en juillet 2005 pour une campagne de boycott,de désinvestissement, et de sanctions (BDS), afin de contraindre Israël à respecter les décisions des Nations unies, est aujourd’hui devenu audible. Cet appel, qui permet de dire stop à Israël en exerçant la pression économique nécessaire pour le faire reculer, vise aussi nos propres États pour les contraindre à appliquer les normes du droit international. Une pression pour faire respecter le droit, rien que le droit, mais tout le droit, contre l’illégalité israélienne. C’est cela, le BDS, et cela seulement. Une obligation morale pour les citoyens du monde, en leur âme et conscience, d’appliquer le droit à la place de nos gouvernements. Cet outil n’a que la fonction pour laquelle il est forgé : arrêter Israël, obtenir les sanctions que le droit international exige, protéger par là même ce droit menacé de disparition pure et simple à force de ne pas être appliqué.
Comment se décline cette action ? Par le boycott des institutions et de l’économie israéliennes qui soutiennent colonisation et occupation, par le désinvestissement des entreprises impliquées dans cette colonisation et dans l’occupation, et par l’exigence de sanctions pour imposer l’application du droit international, seul capable de ramener une paix véritable dans la région et bien au-delà.
Cette campagne est aussi portée en Israël par des associations et des citoyens inscrits dans le « boycott de l’intérieur », telle la Coalition des femmes pour une paix juste (près de 40 associations). Son site « À qui profite l’occupation » permet d’identifier les entreprises israéliennes et étrangères impliquées. Tel aussi le Centre d’ Information Alternative, qui publie une brochure détaillant les implications directes de toutes les institutions universitaires israéliennes dans l’occupation la colonisation et l’armée.
En France, au lendemain de l’agression de Gaza, quand on apprend que Georges Frêche va installer, dans le port de Sète, Agrexco, l’exportateur de l’agriculture israélienne, dont 70 % des produits viennent des colonies, une coalition nationale de près de cent syndicats, partis, associations de droits de l’homme, de solidarité, des quartiers populaires, se constitue pour lui opposer un refus catégorique : Sète ne sera pas le portail français de la distribution de ces produits illégaux dans l’Union européenne. Le refus dépasse aujourd’hui les frontières françaises, et la coalition devient européenne, rejointe par des comités suisses, anglais, belges, et la Coordination européenne des Comités Palestine. L’Europe tout entière refuse Agrexco.
D’autres actions visent des entreprises françaises comme Alstom et Veolia, qui construisent le tramway de Jérusalem, outil de l’annexion illégale de la ville, ou le groupe Carrefour, qui distribue sans sourciller, malgré sa charte d’engagement sur les droits de l’Homme, des produits issus de la colonisation illégale. Et les résultats ne se font pas attendre, Israël s’inquiète. Enfin ! Un haut responsable israélien aurait même déclaré que cette campagne est plus dangereuse que le nucléaire iranien. Une cellule de crise est ouverte. Et les répliques attendues arrivent, avec les habituels serviteurs communautaires de la politique israélienne actuelle : des attaques pour« incitation à la haine raciale » !
Toutes les volontés d’assimiler le BDS à une quelconque forme de délinquance et d’antisémitisme déguisée font mine d’oublier que le BDS est un outil pacifique qui se fonde sur le droit pour obtenir le droit. Alors que la délinquance et la violation du droit sont en face, du côté de ceux qui avancent sur le terrain avec la violence que l’on sait pour achever la guerre de 1948, ainsi que l’indiquait Sharon en 2001 au congrès américain. Mais la diffamation fait partie de l’attirail de propagande. Pourtant, il n’y a rien de plus juste, moral et pacifique, de plus éloigné du racisme, que la campagne BDS internationale. Sauf à considérer que la Norvège, en désinvestissant ses fonds de pensions de la société Elbit « pour des raisons morales » ; la Suède, en refusant de participer à un exercice aérien qui inclut l’aviation de guerre israélienne ; le gouvernement espagnol, excluant « l’université d’Ariel » (dans les TOP) de la participation au concours international qu’il organise sur la « mai-son solaire » ; ou les six millions et demi de travailleurs anglais assumant le BDS dans leur congrès commettent des actes antisémites ou d’incitation à la haine raciale !
Ceux qui critiquent la résistance armée et s’opposent en même temps à l’appel de la société civile palestinienne à utiliser un outil non violent et qui se fonde sur l’exigence de respect du droit, le BDS, peuvent-ils être crédibles ? À moins qu’au fond ils ne reconnaissent aucune forme de résistance possible aux Palestiniens, et ne lui laissent que la reddition, seule non entachée du risque d’atteindre Israël . En fait, ceux-là ne cherchent jamais qu’à protéger l’État d’Israël dans sa forme et sa nature actuelles.
Comment comprendre, aussi, les cris scandalisés de certains contre le BDS, alors même qu’ils soutiennent ou laissent faire sans gêne visible un boycott actif depuis des années contre les victimes de cette guerre coloniale ?
Certains Israéliens réclament dans la presse le boycott de la Grande-Bretagne parce qu’elle utilise le boycott contre des criminels de guerre avérés. The Israel project, une organisation américaine sioniste qui travaille, selon ses propres termes, à renforcer l’image d’Israël dans les médias aux États- Unis, en Europe et en Israël (www.theisraelproject.org), réclame l’augmentation des sanctions économiques contre l’Iran : « les sanctions qui existent n’ont pas encore été assez loin (...) pour persuader l’Iran de renoncer à sa quête d’armes nucléaires... Vous trouverez, ci-dessous, les exemples de deux pays – la Libye et l’Afrique du Sud – qui prouvent que les sanctions peuvent servir d’agents de changement pacifiques. » Il y a donc à l’évidence des cas où le boycott n’est pas une incitation à la haine raciale... Cherchez l’erreur.
L’UE s’apprête à nouveau à sanctionner l’occupé, elle a annoncé qu’elle va mesurer ses aides à l’aune de ses concessions-renoncements pour la paix. Devant l’indignation que suscite une telle position, il est permis de se demander ce que signifierait aujourd’hui un renoncement au seul outil efficace mis en place depuis dix ans. Le boycott est une pratique courante et admise de la communauté internationale , mais il est le fruit d’un rapport de force. Il appartiendra aux sociétés civiles de l’inverser.
Il n’est pas d’exemple de société qui renonce à ses privilèges si elle n’y est pas obligée ou si elle n’en sent pas le prix. Jusqu’ici, grâce aux complicités européennes et américaines conjuguées, la société israélienne n’a pas eu à payer le prix de l’occupation et de la colonisation, ni même celui des crimes de guerre sur Gaza. Cette société ignore l’occupation cachée derrière le Mur, et, tournée vers l’Occident, elle continue à vivre comme si de rien était dans « la bulle de sa blanche capitale, Tel-Aviv. Pourtant, il faut se rappeler que c’est en menaçant Israël de sanctions économiques que la conférence de Madrid, en 1991, avait mis fin à la première Intifada et enclenché un processus de paix. Si les crimes de guerre ne sont pas sanctionnés, cela signifie qu’Israël ira plus loin et plus fort la prochaine fois. Cette politique de pousse-au- crime peut-elle être considérée comme une preuve d’amitié envers Israël ? Il est permis d’en douter.
publié par Politis dans son n° spécial Mars Avril 2010 : Palestine : grande cause anticoloniale. En vente depuis jeudi 18 février. Il vient en supplément des hors-série, et n’est donc pas servi aux abonnés, qui peuvent l’acheter en kiosque (4,90 euros), le commander au journal ou l’acheter en ligne au format PDF (4 euros).
"Depuis l’origine de notre journal, en 1988, l’histoire du conflit israélo-palestinien nous accompagne. "Dans ce numéro, enrichi de nombreux articles et entretiens inédits, nous invitons les lecteurs à lire ou relire un certain nombre d’articles publiés dans Politis depuis vingt ans, écrits dans le feu de l’actualité.(...)"
relayé par l’UJFP

Ouverture de la première session du Tribunal Russell sur la Palestine à Barcelone

publié le mercredi 3 mars 2010

TRP

 
Dans l’imposante « Sala d’Actes de l’Illustre Collegi d’Advocats de Barcelona » s’est ouverte ce lundi 1er mars 2010 la première session du Tribunal Russell sur la Palestine. Du 1er au 3 mars, experts et témoins vont mettre en évidence les manquements de l’Union européenne par rapport à l’application des règles du droit international par l’Etat d’Israël, puissance occupante de la Palestine.
A la séance d’ouverture, Pierre Galand, ancien sénateur belge, président de ECCP (European coordination of comitees over Palestine) présenta les objectifs de ce tribunal d’opinion et son président d’honneur, Stephane Hessel, Ambassadeur de France et co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. 
Celui-ci exprima son plaisir de se trouver à Barcelone, ville qui a montré son attachement au droit international et à la paix pour y vivre une expérience remarquable se situant dans le sillage de Bertrand Russell qui mis sur pied le premier tribunal d’opinion dédié au Vietnam afin que ce pays bénéficie de la paix. « Nous sommes dans une situation comparable : nous sommes scandalisés de la façon dont les Palestiniens subissent de telles destructions et que les pays qui devraient défendre le droit international ne font pas respecter, pour la Palestine, les droits imprescriptibles figurant dans les textes internationaux. Nous agissons au nom du droit de chaque individu de faire pression sur les instances internationales afin de mettre en œuvre les mesures pour faire appliquer la paix mais aussi les sanctions envers ceux qui n’appliquent pas le droit et violent les prescriptions des Nations unies. Nous ne pouvons laisser impunis ceux qui violent ces droits. »   Plusieurs personnalités [1] ont lu le long « réquisitoire » détaillant les violations des règles du droit international, perpétrées par Israël depuis 1948 dans les territoires occupés. Une politique visant avant tout à priver le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination, un « Droit acquis de haute lutte par les peuples colonisés », signé Hocine Ouazraf, rédacteur de ce rappel des textes juridiques et déclarations politiques qui fondent le droit international.   Pierre Galand présenta ensuite l’organisation du tribunal et les nombreux appuis dont il bénéficie et notamment celui de la municipalité de Barcelone qui a soutenu cette session malgré les pression dont elle a fait l’objet et le soutien des comités nationaux d’appui, des nombreuses organisations et des particuliers qui ont financé ce tribunal afin qu’il soit parfaitement indépendant sur le plan financier.  Il souligna le souci exprimé par le président européen M. Van Rompuy concernant la Palestine et son ouverture vis-à-vis de la société civile et ce travail de l’opinion publique qui pourra aider les Etats à trouver une solution pour la Palestine et Israël. Pierre Galand rappela les principes qui fondent le travail, du tribunal : la coexistence de deux Etat, la reconnaissance de deux peuples. Une solution est donc possible, dit-il, grâce à la mobilisation des opinions publiques comme ce fut le cas lors de la guerre du Vietnam, contre les dictatures en Amérique latine, contre le régime d’apartheid. Ce sont les mobilisations de l’opinion publique qui ont pu rétablir les droits fondamentaux des peuples et la construction d’Etats nationaux. Une mobilisation qui se poursuivra pendant les sessions suivantes du tribunal qui se tiendront dans d’autres pays pour se pencher sur d’autres violations du droit international frappant le peuple palestinien.     
Un jury de réputation internationale
Le jury est composé de personnalités de premier plan au niveau mondial : Michael Mansfield (avocat britannique), Gisèle Halimi (France, présidente de la commission d’enquête du tribunal Russell sur les crimes de guerre internationaux au Vietnam), José Antonio Martin Pallin (juge à la Cour suprême espagnole), Ronald Kasrils (leader anti-apartheid et ancien ministre d’Afrique du Sud), Mairead Corrigan-Maguire (Irlande du Nord, lauréate du prix Nobel de la Paix 1976), Cynthia McKinney (USA, ancienne membre du Congrès et candidate présidentielle pour le Green Party), Aminata Traoré (Mali, militante pour les droits humains, écrivaine et ancienne ministre), Alberto San Juan (espagnol, acteur et militant pour les droits humains), Arcadi Oliveres (Espagne, professeur d’économie à l’université autonome de Barcelone et militant pour la justice sociale et la paix), Juan Guzman Tapia (Chili, juge retraité, n’était pas présent lors de cette session mais siègera lors des sessions suivantes du tribunal).   
Les six points portés devant le tribunal
Ce jury, lors de cette session, devra se prononcer sur les manquements de l’Union européenne à ses obligations de faire respecter la loi internationale sur les six points suivants : 
-  le droit à l’autodétermination du peuple palestinien,
-  le blocus de Gaza et l’opération « Plomb fondu »
-  le droit du peuple palestinien à la pleine souveraineté sur ses ressources naturelles,
-  l’annexion de Jérusalem-est par Israël
-  la construction du Mur par Israël dans les territoires palestiniens occupés
-  les accords signés entre l’union européenne et l’Etat d’Israël.
Le droit à l’autodétermination du peuple palestinien
Durant cette première journée, neuf témoins et experts ont détaillé les trois points suivants : le droit à l’autodétermination du peuple palestinien, l’annexion de Jérusalem-est, les colonies et le pillage des ressources naturelles.
Ainsi, l’Algérien Madjid Benchikh, professeur émérite à l’Université de Cergy-Pontoise (Paris Val d’Oise), ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger, expliqua que la mise en échec du droit à l’autodétermination du peuple palestinien n’aurait sans doute pas connu le succès si plusieurs grandes puissances dont l’UE, n’avaient pas choisi de soutenir Israël et de sauvegarder son impunité. Il rappela l’importance de la résolution 242 du Conseil de sécurité qui interdit le recours à la force et en tire les conséquences en demandant le retrait d’Israël des territoires occupés par la guerre de juin 1967 ; cette même résolution 242 doit servir de base pour déterminer l’assiette territoriale de l’Etat palestinien. Le droit à l’autodétermination doit dès lors s’exercer sur les territoires palestiniens de Cisjordanie y compris Jérusalem-Est et sur la bande de Gaza, tels que tous ces territoires étaient configurés avant la guerre de juin 1967.
Cette position a toujours été affirmée par l’Union européenne. Cependant, l’UE n’a pas mis en œuvre ses moyens diplomatiques et politiques pour faire respecter le droit international. Bien plus, en prônant le rehaussement de ses relations avec Israël, elle encourage cet Etat dans son recours à la force pour occuper et exploiter des territoires qui ne lui appartiennent pas. L’Opération « Plomb durci » à Gaza en fut la conséquence.
Tout en reconnaissant la réalité des violences, des crimes de guerre et contre l’humanité perpétrés par Israël, « aucune initiative n’est sérieusement avancée par l’UE, ou par la France ou le Royaume Uni de Grande Bretagne, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité et en tant que membre influent du Quatuor, pour décider des sanctions contre les agressions perpétrées contre le peuple palestinien. », explique M. Benchikh. Ceci implique donc une responsabilité, souligne l’expert. « En faisant passer la sécurité d’Israël avant le droit international on fait payer au peuple palestinien des crimes qu’il n’a jamais commis ! », conclut-il.
Quelle solution apporter à cet état de fait ? Il est possible d’engager un processus pour stopper les violations du droit international en réunissant le Conseil de sécurité et mettre à l’ordre du jour ce droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Il y a des précédents lorsque cela menace la paix et la sécurité internationale. Or, le bombardement de Gaza le justifie. De plus, les violations des accords d’association EU-Israël, dont les points liés aux droits de l’homme, justifient aussi des mesures de rétorsion. Enfin, il faut continuer avec à lutter avec la société civile afin de faire pression sur les pays membres de l’UE pour mettre à l‘ordre du jour les sanctions et les réparations nécessaires en faveur des Palestiniens.
Un deuxième expert, l’Espagnol David Bondia, s’attacha à démontrer si Israël est oui ou non coupable de crime d’apartheid. Celui-ci est défini comme « des actes inhumains commis dans le contexte d’un régime institutionnalisé ou de l’oppression systématique et la domination par un groupe racial sur n’importe quel autre groupe et commis dans l’intention de maintenir ce régime. »
Point par point, l’expert démontra que cet Etat est bien responsable du crime d’apartheid : en assassinant de manière ciblée des militants palestiniens, en restreignant la liberté de circuler, en démolissant des maisons et des infrastructures ce qui inflige des dommages physiques et moraux aux populations vivant dans les territoires occupés, en torturant des prisonniers palestiniens, adultes et enfants, par des arrestations arbitraires et illégales (les détentions administratives prolongées même pour des personnes de moins de 18 ans), la fermeture des frontières de Gaza empêchant l’approvisionnement en médicaments, en nourriture et condamnant ainsi la population à la famine… Selon l’expert, tout le système légal israélien vise à créer la ségrégation entre les populations palestiniennes et israéliennes en favorisant les juifs par rapport aux arabes palestiniens, en interdisant le retour des réfugiés sur leurs terres et d’y jouir de leur nationalité. L’Etat occupant a détruit l’infrastructure économique palestinienne, bloque les exportations, rend les Palestiniens dépendant plus que jamais de l’aide internationale et empêche les travailleurs de gagner leur vie en Israël. Enfin, Israël persécute et impose des restrictions aux opposants à ce régime de ségrégation et à ceux qui dénoncent les violations des droits humains, il interdit les manifestations de ceux qui s’opposent au Mur et à toutes les discriminations en matière de terre, d’eau et d’infrastructure.
L’expert souligne le silence consternant de l’Union européenne et de ses Etats membres qui ne dénoncent pas ce crime d’apartheid et donc s’en rendent complices et permettent sa perpétuation. Or, la société civile réclame l’application du droit international. Les Etats devraient s’en inspirer. Des possibilités juridiques s’ouvrent également : ainsi la révision du traité concernant le Tribunal pénal international dont la Palestine pourrait devenir membre et aussi l’application de la loi sur la juridiction internationale et enfin les mesures de boycott et de désinvestissement économique sur des produits provenant de zones de violations de droits humains et d’apartheid.
Pour clôturer la matinée, la parole a été donnée à Daragh Murray (Irlande/Palestine), avocat au Centre palestinien pour les Droits de l’Homme. Il remplace Rajiv Surani qui n’a pu quitter Gaza à cause du blocus israélien. Il souligne que le silence de la communauté internationale permet à Israël de perpétrer ses crimes. Pourquoi la population de Gaza est-elle privée de ses droits élémentaires ? La fermeture illégale de la bande de Gaza, la violation du droit de disposer des ressources naturelles et enfin, le refus du droit à une nationalité propre. La dignité humaine est un choix mais comment avoir le choix lorsque les commerces doivent fermer leurs portes, lorsque les étudiants n’ont plus droit à l’école, lorsque les ressources naturelles sont inaccessibles et que l’on dépend entièrement de l’aide internationale ? Les Palestiniens ne disposent pas de carte d’identité, pas d’existence propre, Israël les soumet à un régime sans précédent en violation claire au droit humanitaire. Et le témoin de dresser le portrait catastrophique de la situation des habitants de Gaza, plongés dans le dénuement le plus total à cause du blocus. Le droit à l’autodétermination est violé par Israël de manière cohérente ; tant que l’occupation continuera les droits humains seront bafoués.
Ainsi les assassinats extrajudiciaires (plus de 700 personnes depuis 2001) sont une habitude chez Israël. Or, les Etats ne réagissent pas. Le fait que des passeports européens aient été détournés par Israël est une opportunité pour les gouvernements européens de réagir. Se pose aussi la question de l’utile réforme des Nations unies… Gaza est un précédent dangereux et ne pas réagir est périlleux pour tous.   
L’annexion de Jérusalem-Est   
L’annexion de Jérusalem-Est fut le thème de l’intervention de la palestinienne Ghada Karmi. L’ experte décrivit les formes prises par la colonisation israélienne dans Jérusalem-Est : colonisation politique en faisant de la ville la capitale d’Israël, colonisation physique avec la démolition de maisons arabes remplacées par des colonies juives, changement démographique par des politiques de judaïsation en limitant le droit de résidence des habitants arabes, en limitant leurs droits, en ne leur donnant pas de permis de construire. Ainsi, une population 100 pc arabe en 1967 est passée à 30 pc ! Même l’archéologie a servi cette politique par des fouilles extensives dans la vieille ville et à Silwan afin de prouver la présence historique juive de ces sites. Ces fouilles menacent les fondations des sites islamiques anciens et menacent de détruire les traces historiques des périodes islamiques et pré-islamiques.
Des colonies et l’extension du Mur ont privé les Palestiniens de parties considérables de leur territoire. Et la restriction sévère de la mobilité des Palestiniens les coupe de ce qui fut un centre majeur de la vie palestinienne.
Or, tout en rappelant le droit et en condamnant maintes fois ces agissements, l’Union européenne n’a jamais exercé de véritables pressions ni sanctions contre l’Etat d’Israël et n’a jamais demandé réparation des destructions des installations qu’elle avait financé. Au contraire, elle a renforcé ses liens politiques, économiques et scientifiques avec cet Etat, se rendant ainsi complice de ses violations des lois internationales.  Cette première session s’est terminée par la question des colonies et le pillage des ressources naturelles, évoquée par l’Irlandais James Phillips, expert et par Michael Sfard (israélien et témoin) ainsi que le témoin Charles Chamas.
La deuxième journée de la session devait répondre aux questions suivantes : les accords d’association EU-Israël, le blocus de Gaza et l’opération « plomb durci », le mur construit dans les territoires palestiniens occupés. 

[1] Felicia Langer (Allemagne), Bruno Kreisky (Allemagne), Vicky Pena (Espagne), Gustave Massiah (France), Pilar Sampietro (Espagne), Luis Llach (Espagne).
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L’autonomie du Mossad mise en cause en Israël

publié le mercredi 3 mars 2010
Marc Henry

 
Après l’assassinat d’un cadre du Hamas à Dubaï, les médias critiquent la centrale d’espionnage, véritable « armée privée », qui ne rend de comptes qu’au premier ministre.
Le Mossad : une « armée privée » au service de Benyamin Nétanyahou. Un commentateur a dressé ce constat pour le moins abrupt à l’occasion de la tempête médiatique déclenchée par l’assassinat, le mois dernier, d’un responsable islamiste palestinien du Hamas à Dubaï. Cette opération n’a pas été revendiquée par les services secrets israéliens, ce qui n’empêche pas des médias de s’interroger sur l’absence de contrôle sur le Mossad.
Ce service est en effet le seul à dépendre exclusivement du chef du gouvernement. Le chef du Mossad n’a ne de compte à rendre qu’au premier ministre. Ni le Parlement, ni les autres ministres, ni le Conseil de sécurité nationale n’ont leur mot à dire. Le chef du gouvernement n’est pas obligé de rendre compte à son cabinet ou à la Knesset lorsqu’il donne son feu vert à une opération, notamment pour les « traitements négatifs », terme en usage pour les éliminations. « Le premier ministre peut, mais ce n’est pas une obligation, informer le ministre de la Défense », confirme Binyamin Ben Eliezer, lui-même ancien ministre de la Défense.
L’exemple du Shin Beth
Le premier ministre choisit également le chef du Mossad et peut éventuellement prolonger son mandat, comme cela a été le cas à deux reprises pour Meïr Dagan. Le danger, c’est, qu’en cas de « problèmes », les dégâts sont loin d’être limités au Mossad. Lorsque des agents israéliens se sont fait arrêter en Jordanie en 1996, après avoir tenté d’empoisonner en pleine rue Khaled Mechaal, le chef politique du Hamas, c’est tout l’accord de paix signé deux ans plus tôt entre Israël et le royaume hachémite qui a failli être remis en cause. Bref, le pays paie les conséquences des actes d’un organisme qui agit sans avoir à rendre des comptes.
Pour remédier à cette situation, des commentateurs estiment que les règlements qui régissent le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, devaient être appliqués au Mossad. La nomination et l’éventuel limogeage du chef du Shin Beth sont soumis au cabinet sur recommandation du premier ministre. Le chef de ce service, chargé de la lutte antiterroriste en Israël et dans les territoires palestiniens ainsi que du contre-espionnage, doit aussi présenter son bilan périodiquement à une sous-commission spéciale du Parlement, dont les délibérations sont secrètes. Pour le moment, le Mossad s’est refusé à se soumettre à un tel traitement en invoquant des risques de « fuites » pour ses agents et ses taupes. Jusqu’ici, cet argument l’a emporté.

Palestine, au bord de l’explosion

publié le mercredi 3 mars 2010
Mohammed Larbi
 
Ce n’est plus une annexion rampante, c’est tout simplement le recours aux grands moyens avec l’expropriation de milliers de Palestiniens d’El Qods et l’installation de juifs dits extrémistes. c’est d’une agression qu’il s’agit pour les Palestiniens
La question est bien simple, et les Palestiniens dans leur écrasante majorité se la posent depuis 1995, soit depuis que le processus d’Oslo, certainement celui qui avait suscité le plus d’espoir, se heurte au refus d’Israël d’honorer ses engagements. C’est l’époque où les diplomates, forts de leur sens de la synthèse, déclaraient qu’Israël voulait la paix et les territoires, alors que le processus en question prévoyait l’instauration de la paix contre la restitution, par Israël, des territoires palestiniens et arabes qu’il occupe. Et en 1996, le Proche-Orient est passé tout près d’une guerre.
Et, les mêmes causes produisant les mêmes effets, rien n’indique que le risque est cette fois moindre, surtout que les Palestiniens sont persuadés que les négociations n’ont mené à strictement rien.
L’Américain George Mitchell en avait tiré la conclusion en 2000, en appelant au gel de la colonisation israélienne. Même constat du Quartette, ce forum incapable de tenir les promesses faites aux Palestiniens en les assurant de la création d’un Etat indépendant avant la fin… 2005. Et les causes sont à rechercher encore et toujours du côté d’Israël qui persiste dans sa politique d’occupation des territoires, s’attaquant même aux lieux saints comme la mosquée El Khalil dans la ville palestinienne du même nom. Cela rappelle les années soixante avec l’incendie de la mosquée d’El Aqsa, avec comme réaction du monde musulman la création de l’organisation de la conférence islamique (OCI ) et, en son sein, le Comité El Qods, chargé notamment de la défense et de la préservation des Lieux saints de l’Islam en territoires palestiniens occupés. Quant à l’ONU, elle n’a jamais reconnu l’annexion de la ville sainte par Israël.
Mais depuis peu, ce n’est plus une annexion rampante comme ce processus est décrit habituellement, c’est tout simplement le recours aux grands moyens avec l’expropriation de milliers de Palestiniens d’El Qods et l’installation de juifs dits extrémistes, comme pour nier l’implication du pouvoir politique, alors même qu’il applique sa propre politique, en réalité une politique défendue et strictement appliquée par l’ensemble de la classe politique israélienne.
C’est lui qui a décidé de lancer la construction d’un ensemble de 600 logements à El Qods-Est. C’est également lui qui a décidé de raser des dizaines de maisons palestiniennes dans le même secteur, en vue de l’établissement d’un parc archéologique.
Plus qu’une simple provocation, c’est d’une agression qu’il s’agit pour les Palestiniens déterminés à défendre leur mémoire, leur patrimoine et leurs territoires. Ils le font comme ils l’ont fait en décembre 1987, ou encore en 2000 quand Ariel Sharon est venu provoquer les Palestiniens sur l’esplanade des mosquées d’El Qods. Il en a été chassé à coups de pierres, armes des Palestiniens. Et la situation pourrait être plus grave, les Palestiniens sentant qu’Israël bénéficie d’une large complicité internationale et que, de toute façon, les négociations ont toujours bénéficié à Israël. Ce serait alors la fin de l’état de ni guerre ni paix.

Sept retenus alors que des Israéliens prennent d'assaut la mosquée

Ecrit par Omar Karmi / The National   
03/03/2010
La violence a éclaté à la Mosquée Al Aqsa à Jérusalem dimanche quand la police Israélienne a pris d'assaut l'enceinte pour affronter des manifestants lanceurs de pierres.
Sept Palestiniens ont été arrêtés et des douzaines de manifestants blessés avec quatre policiers, quand la police à essayé de s'attaquer aux quelques 20 Palestiniens qui avaient chassé un groupe de non-Musulmans qu'ils suspectaient d'être des Juifs extrémistes tentant d'endommager l'enceinte de Al Aqsa.
La police Israélienne dirait seulement que les non-Musulmans étaient des "touristes". Mais Adnen Husseini, un représentant à l'enceinte de Al Aqsa, a dit que les heurts avaient éclaté en réponse aux menace de groupes de colons extrémistes et a rejeté le fait que des touristes ordinaires soient impliqués.
Le Ministère des Affaires Etrangères des EUA a condamné "des attaques brutales et des violations dangereuses par les colons Israéliens et les forces d'occupation".
Un ordre est sorti d'empêcher n'importe qui en-dessous de 50 ans et sans une carte d'identité bleue Israélienne d'entrer dans la mosquée.
Les Palestiniens se sont assemblés sur le site pendant la nuit pour empêcher les extrémistes d'entrer pour le jour férié Juif de Pourim.
Les touristes sont autorisés dans la mosquée à certaines heures durant le jour tous les jours sauf les vendredis.
L'un des manifestants dans l'enceinte a dit qu'il avait répondu à un appel de la mosquée de la défendre. "J'ai entendu l'appel du prieur à un moment où ce n'était pas planifié, un signal pour que tous les Musulmans viennent et défendent la mosquée", a dit l'homme, qui ne donnerait que son seul prénom, Hussein. "Ensuite la police est venue et a commencé à tirer des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes."
Les manifestants ont pris le contrôle de la Mosquée et la police s'est finalement repliée. Mais des heurts sporadiques ont éclaté partout dans la Vieille Ville de Jérusalem, et les tensions sont restées élevées et paraissent le rester jusqu'à lundi, quand le jour férié de Pourim cesse officiellement.
L'enceinte d'Al Aqsa,le troisième site religieux d'Islam, a été un point d'orgue des violences dans le passé. En octobre, 30 Palestiniens ont été blessés et 20 détenus après des heurts similaires en réponse à des menaces apparentes de groupes extrémistes Juifs d'entrer dans l'enceinte de la Mosquée.
La deuxième Intifada, aussi connue comme l'Intifada d'Aqsa, a éclaté en septembre 2000 après qu'Ariel Sharon, qui a été ensuite le dirigeant de l'opposition Israélienne, ait visité l'enceinte avec une sécurité forte de 1 000 soldats dans un geste public pour indiquer la souveraineté israélienne sur le site. L'enceinte est en territoire d'Israël occupé en 1967, et les politiciens Israéliens de tous galons considèrent Jérusalem comme "l'éternelle, indivisible capitale d'Israël".
L'enceinte, d'où le Prophète Mohammed est cru être descendu du paradis, est considérée par les Juifs comme étant le site du Second Temple, qui a été détruit par les Romains en 70 avant Jésus-Christ. Même si la plupart des Juifs religieux considèrent comme interdit de marcher là, quelques groupes ont recommandé que ce devrait être aussi le site du nouveau troisième temple, qui nécessiterait la destruction de l'enceinte existante.
Il y eu un certain nombre de tentatives dans le passé pour détruire le Mosquée, plus notablement en 1969, quand un Chrétien Australien a tenté de mettre le feu à l'enceinte. Selon une certain théologie Chrétienne, la reconstruction du temple Juif est nécessaire pour réaliser la prophétie biblique de la fin des temps.
Les heurts à Al Aqsa sont arrivés au milieu de tensions croissantes le long de la Cisjordanie où la décision Israélienne de lister les sites à Hebron et à Bethléem parmi "les sites d'héritage national Israéliens" a causé du tumulte.
La semaine passée a vu des heurts éclater, particulièrement à Hebron et près de la Mosquée d'Ibrahimi, l'un des deux sites en question, dans une manifestation contre la décision Israélienne, annoncée le 21 février. Jeudi, de plus, a marqué les 16 ans depuis que le docteur de l'armée Israélo-Américaine, Baruch Goldstein, soit entré dans la Mosquée et ait tué 29 Musulmans en prière, un massacre qui a mené à la séparation actuelle de la Mosquée en sections Juive et Musulmane.
Aux manifestations commémorant le massacre, Mohammed Barakeh, un parlementaire Israélien, a dit que la décision d'Israël de lister la Mosquée d'Ibrahimi sur la liste de ses propres sites d'héritage était une part de l'effort d'enflammer une situation déjà instable.
Benjamin Netanyahi, le Premier Ministre Israélien, "est un expert de l'éclairage des feux. Le gouvernement Netanyahu-Barak pousse en avant une explosion régionale", dit M.Barakeh.
Hier, de l'intérieur de l'enceinte d'Aqsa, des sentiments similaires ont été entendus. "Israël veut provoquer plus de violence", dit Hussein. "Et s'il continue à attaquer nos sites religieux, ça arrivera."4
Source : Omar Karmi / The National, 1er mars 2010, http://www.thenational.ae/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100301/FOREIGN/702289822/1002
Traduction : Monique Poupon
http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4586

Du remue-ménage à Beit Jala

Ecrit par Monique Poupon   
03/03/2010
Après Ush Ghrab, les Israéliens continuent d'encercler la ville de Bethléem avec leurs bulldozers.
Ce serait pour la construction de la continuité du Mur de séparation qu'Israël aurait envoyé ses bulldozers déterrer oliviers, citronniers et noyers sur les terres d'habitants de Beit Jala.
Hier, les bulldozers ont commencé leurs travaux près de la route du Monastère de Crémisan, où seule une famille vit : celle de Leila Awad, qui s'est confiée à l'agence de presse Maan pour l'occasion.
Selon elle, les forces Israéliennes ont confisqué une grande partie de ses terres afin de mettre en place un tunnel reliant les colonies de Jérusalem à la colonie Kfar Etzion à Bethléem. Le reste de ses terres lui a été ôté pour la construction du mur, qui passera à cinq mètres de sa maison.
Cette situation à Beit Jala a donné lieu à une manifestation ce matin très tôt sur les lieux de la construction, toutefois bien gardés par les forces Israéliennes.
Ces constructions Israéliennes se multipliant partout en Cisjordanie ces dernières semaines sont à relier avec le fait que l'oppression de l'armée Israélienne envers la lutte populaire est de plus en plus précise.
Pour exemple, cinq jeunes de Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah, ont été arrêtés au saut du lit cette nuit à 2h du matin par des soldats Israéliens venus en force dans le village, très actif dans la défense de ses terres confisquées par Israël pour servir au développement de la colonie Juive de Halamish.
A Beit Sahour, c'est un dénommé Mazin Qumsiyeh qui a été inquiété par une visite en force de l'armée Israélienne chez lui à 1h30 du matin hier. Les forces Israéliennes ont demandé à voir celui qu'Israël considère comme responsable su soulèvement populaire qui a eu lieu dimanche à Ush Ghrab, or celui-ci était déjà parti pour les Etats-Unis. Les soldats ont laissé un papier disant que Mazin Qumsiyeh devra se présenter lundi prochain au bureau de la liaison militaire, ce qu'il n'est pas en position de faire du fait de ses activités actuelles.
C'est donc une manœuvre forte d'intimidation et d'oppression du peuple de Palestine qui tente de se défendre contre la confiscation de ses terres, que réalise actuellement Israël.
Depuis deux semaines, il semblerait que les colonies et les constructions Israéliennes ne cessent de s'étendre en Cisjordanie, rasant des terres, expulsant des familles, menaçant des activites, et surtout ravivant avec force la flamme de la révolte chez un peuple qui se sent opprimé.
Monique Poupon
http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4587

L’armée israélienne annule un raid en Cisjordanie après une fuite… sur Facebook

04/03/2010
L'armée israélienne n'est plus « amie » avec un des soldats qui a publié sur sa page Facebook des détails sur une opération secrète de son unité à laquelle il devait participer dans un village palestinien de Cisjordanie occupée, ont rapporté hier les médias israéliens. « Mercredi, on va nettoyer (le village de) Qatana et jeudi, si Dieu le veut, on rentre à la maison », a expliqué cet artilleur israélien en mettant à jour son profil sur le site du réseau social, a raconté la radio militaire. Ses camarades, qui ont vu ce commentaire sur Facebook avec les détails et l'heure de l'intervention, ont immédiatement prévenu leurs supérieurs qui ont dû annuler l'opération, a précisé la radio. Le soldat a été condamné à « 10 jours d'emprisonnement », il a également été expulsé de son bataillon et de tout poste de combat, a indiqué en soirée un communiqué de l'armée. L'armée interdit aux soldats de transmettre des informations sensibles sur Internet. En avril 2008, un soldat israélien a été condamné, pour la première fois, à une peine de prison pour avoir diffusé sans autorisation des photos de sa base sur Facebook.
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/649073/L%27armee_israelienne_annule_un_raid_en_Cisjordanie_apres_une_fuite..._sur_Facebook.html

Lieberman porte plainte contre la police

04/03/2010

Le très controversé ministre israélien des Affaires étrangères, 
Avigdor Lieberman, a tenu hier une conférence de presse à Jérusalem, 
après avoir porté plainte devant la Cour suprême contre la police. Gali 
Tibbon/AFP
Le très controversé ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a tenu hier une conférence de presse à Jérusalem, après avoir porté plainte devant la Cour suprême contre la police. Gali Tibbon/AFP
Israël Le ministre des Affaires étrangères, menacé d'inculpation pour corruption, accuse les enquêteurs de le « harceler » et d'avoir organisé des fuites dans la presse le compromettant.
Menacé d'inculpation pour corruption, le ministre israélien des Affaires étrangères, le très controversé Avigdor Lieberman, a contre-attaqué en portant plainte hier contre la police qu'il accuse d'avoir organisé des fuites de presse le compromettant. « J'ai porté plainte devant la Cour suprême contre des fuites de presse systématiques et orientées de la police concernant l'enquête », a dit aux journalistes M. Lieberman. Cette plainte vise en particulier 13 officiers de police du département des enquêtes criminelles qui ont accès au dossier. Il a ajouté avoir adressé une lettre au conseiller juridique du gouvernement, Yéhouda Weinstein, également procureur général de l'État, pour le presser d'enquêter sur « les fuites de presse, grossières et délibérément biaisées », orchestrées, selon lui, par le chef de la police, Dudi Cohen. Mardi soir, M. Lieberman, un politicien d'extrême droite, a été interrogé par la police sur une tentative d'entrave à la justice dans le cadre de l'enquête pour corruption le visant. « Il n'y a pas eu de fuites de presse. Nous avons publié un communiqué sur l'interrogatoire de M. Lieberman, car il s'agit d'une enquête très sérieuse », a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
Selon les médias israéliens, l'ex-ambassadeur d'Israël au Belarus, Zeev Ben-Arieh, a transmis à M. Lieberman, en visite à Minsk en octobre 2008, la photocopie d'un document secret relatif à l'enquête. Le ministère israélien de la Justice y demandait l'aide de son homologue du Belarus pour vérifier des comptes bancaires dans ce pays et interroger diverses personnalités. M. Ben-Arieh aurait normalement dû remettre le document scellé aux autorités de Minsk. M. Lieberman a donc été informé par avance des questions que la police allait lui poser durant l'interrogatoire. Toujours selon les médias, M. Ben-Arieh a reconnu les faits au cours d'interrogatoires policiers. Il est passible de 15 ans de prison.
Après avoir accédé en 2009 au poste de ministre des Affaires étrangères, M. Lieberman avait nommé M. Ben-Arieh conseiller politique à ce même ministère. En août 2009, au terme d'une enquête de plus de dix ans, la police a recommandé au procureur général de l'État de l'époque, Menahem Mazouz, d'engager des poursuites contre M. Lieberman pour corruption et blanchiment d'argent. Les médias locaux affirment que des millions de dollars ont été versés de l'étranger à M. Lieberman via des sociétés écran et comptes bancaires pour financer ses campagnes électorales. Dans un éditorial au vitriol, le Yediot Aharonot, le quotidien israélien le plus lu, exhorte le ministre des Affaires étrangères à partir : « Ça suffit, partez, faites ce que vous voulez, mais partez ! » M. Lieberman plaide l'innocence et se dit « harcelé » depuis plus de dix ans par la police. Il s'est toutefois engagé à démissionner s'il est inculpé pour corruption. Selon le nouveau procureur de l'État, Moshe Lador, une décision doit être prise « très bientôt, probablement dans les semaines à venir », par M. Weinstein, nommé à ses fonctions en décembre 2009. M. Lieberman dirige le parti ultranationaliste Israël Beiteinou, troisième en importance à la Knesset avec 15 députés sur un total de 120. Sa formation est le principal pilier de la coalition gouvernementale du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu. 

La Ligue arabe avalise la reprise des négociations indirectes entre Israël et les Palestiniens

04/03/2010
Les travaux de la conférence des ministres arabes des AE, au Caire,
 se sont déroulés à certains moments dans une atmosphère tendue. Amer 
Abdallah Dalsh/Reuters
Les travaux de la conférence des ministres arabes des AE, au Caire, se sont déroulés à certains moments dans une atmosphère tendue. Amer Abdallah Dalsh/Reuters 
Malgré l'opposition de la Syrie, les ministres arabes des AE réunis au Caire ont donné leur aval à la reprise des négociations, indirectes, entre Israël et les Palestiniens, en fixant un délai de quatre mois pour que des progrès soient réalisés. Il se confirme par ailleurs, à la faveur de la conférence du Caire, que le Liban participera au sommet arabe de Libye. 

La ville d'Al-Quds face à des plans sionistes des plus cruels

[ 03/03/2010 - 00:00 ]
Al-Khalil – CPI

Depuis quarante ans, la ville d'Al-Quds n’a connu une telle campagne de la part des Sionistes. A l’intérieur de ses remparts et surtout aux alentours de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, ils travaillent de toute leur force contre les Palestiniens dont surtout contre les propriétaires de magasins commerciaux. Des mouvements de colonisation et des associations sionistes, en collaboration avec le gouvernement de l’occupation israélienne, travaillent main dans la main pour mettre à exécution un plan colonial jamais vu. Le plan vise à avaler les quartiers palestiniens et l’existence arabo-islamique historique tout court.
Un nouveau métro
Depuis quelques temps, depuis le début du mois de février 2010 plus exactement, le gouvernement de l’occupation a annoncé plusieurs appels d’offre pour des projets qui toucheront directement les remparts de la ville d'Al-Quds et ses portes.
Des sources palestiniennes confirment que le ministère israélien des infrastructures a lancé un appel d’offre pour la construction d’un nouveau métro reliant la porte Al-Amoud à celle d’Al-Khalil, en passant par la porte Al-Hadid. Ces portes entourent la sainte mosquée d’Al-Aqsa du côté nord et nord-ouest et va jusqu’au mur Al-Boraq.
Le but de ce projet sera d’assurer une route sécurisée pour les colons et les touristes étrangers. Ceux-là commencent à profaner, et de manière explicite, la sainte mosquée d’Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, et l’aspect islamique historique du lieu.
Interminables creusements
Et pour ce qui est de ces interminables creusements aux alentours de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, ils n’ont pas pris fin. Maintenant, les fissures de la salle de prière Al-Marouani se sont aggravées, un effet de ces creusements, confirment des sources palestiniennes.
En outre, les colons et l’armée israélienne visent les ouvriers de la mosquée. Ils les transfèrent aux tribunaux sionistes, prétendant qu’ils brûlent le bois de leur « Temple ». De plus, des colons transportent des pierres de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, des pierres anciennes remontant jusqu’à l’époque omeyyade. Ils les portent au siège de la Knesset, en avançant qu’elles font partie du temple !
Les commerçants
Ahmed Otton, député de la ville d'Al-Quds, confirme que plusieurs propriétaires de magasins commerciaux l’ont informé que les autorités de l’occupation israélienne leur avaient ordonné la fermeture de leurs lieux de travail, surtout dans les quartiers de Bab Khanazzayt et Bab Al-Amoud. Par ailleurs, ces autorités imposent à ces commerçants des taxes exorbitantes afin qu’ils quittent la zone.
Ces dernières semaines, les opérations de judaïsation ne se sont pas arrêtées ; tout au contraire, elles sont en augmentation de manière sans précédent.
La mairie israélienne de la ville d'Al-Quds vient de délivrer aux quatre commerçants des notifications de la démolition de leurs locaux, sous différents prétextes : volonté d’élargir la place, incapacité de payer les taxes ; tout est bon pour chasser les Palestiniens. Et pour en guise de poudre aux yeux, la mairie paye quelques récompenses financières à quelques commerçants obligés de fermer leurs magasins.
Atton raconte une anecdote des plus surprenantes. La mairie avait démoli la maison d’une famille palestinienne sans déménager les meubles. Quelques jours plus tard, la mairie demande à la famille de payer une somme de 150 mille shekels, le coût de la démolition !
200 familles palestiniennes sont menacées
Dans le quartier d’Al-Chayyah de la ville d'Al-Quds, 200 familles palestiniennes se voient menacées d’être chassées de leurs domiciles, sous prétexte de vouloir élargir le cimetière juif.
Des sources bien informées confirment que ce cimetière avait été loué de l’Empire Ottoman, pour une période qui a pris fin il y a quelque 90 ans. Et maintenant, au lieu de le rendre, les autorités de l’occupation israélienne l’élargissent aux dépens de maisons et de biens palestiniens !
Pour un oui ou pour un non, les fonctionnaires israéliens ordonnent aux commerçants palestiniens de fermer leurs boutiques. Cela mène à des confrontations entre eux et la police israélienne qui profite de la situation pour arrêter des dizaines d’entre eux et en blesser beaucoup d’autres.
Les responsables palestiniens
Les institutions palestiniennes marquent une absence inouïe. Et l’autorité de Ramallah ne fait rien, sinon quelques déclarations des plus fades.
De plus, des sources palestiniennes confirment que cette autorité a loué un bâtiment dans la ville de Ramallah pour transférer le ministère des patrimoines islamiques qui se situe actuellement dans la ville d’Al-Azzariyya, à l’est de la ville d'Al-Quds.
Les mêmes sources affirment que le transfert se fera très bientôt. Ce transfert est bien condamnable, venant conforter les Sionistes qui veulent vider la sainte ville d’Al-Quds de tous ses aspects historiques dont surtout islamiques.

"L'apartheid israélien":L'occupation s'inquiète des activités de la semaine du boycott

[ 03/03/2010 - 16:52 ]
Al Qods occupée- CPI

L'occupation israélienne s'est montrée très inquiète des activités de la semaine intitulée "l'apartheid israélien" et condamnant les violations et agressions continuelles au sein des droits légitime du peuple palestinien.
"La semaine des activités anti-apartheid israélien a été lancée le lundi 1/3, dans diverses universités au monde entier, en appelant à l'importance du boycott de l'occupation israélienne, sa politique de punition collective et ses produits et marchandises exportés de ses colonies installées sur les terres et ressources de vie des palestiniens", ont annoncé des activistes palestiniens et internationaux.
Les militants solidaires aux droits palestiniens ont affirmé qu'un groupe d'étudiants à l'université canadienne de Toronto avait lancé en 2004 cette campagne du boycott de l'entité sioniste, alors que plus de 58 universités au monde la raniment actuellement.
Lors d'un rapport publié le mardi 2/3, dans le journal londonien  "Al Hayah", a souligné que la campagne comporte des diverses activités, des séances, des expositions de films, des activités éducatives, où les organisateurs vont prouver la politique agressive et criminelle de l'apartheid sioniste dans les territoires palestiniens occupés.
Le rapport a attiré l'attention à la colère des dirigeants occupants israéliens qui s'opposent à la participation du membre arabe à la Knesset, Dr. Djamel Zahalka, dans la campagne du boycott à New York, Ottawa et Toronto, en demandant aux membres sionistes de la Knesset à considérer Zahalka comme un traître.
Zahalka a souligné au journal hébreu Maariv que la campagne du boycott à l'occupation israélienne va transmettre aux étudiants du monde entier que l'état discriminatoire en Israël se comporte  d'une grande prison à Gaza, d'une autorité apartheid en Cisjordanie et autre raciste contre la minorité arabe dans les territoires palestiniens occupés en 1948.
De sa part, le vice-ministre des Affaires étrangères sioniste Danny Ayalon, a déclaré en disant:" La participation de Zahalka dans les activités contre Israël ne m'étonne pas, car Zahalka est connu pour sa haine d'Israël».
Parmi les célèbres participants israéliens  aux événements de la semaine du boycott est l'un des fondateur  du comité israélien contre les démolitions de maisons», le professeur Jeff Hellber qui va présenté une session à l'université  de Glazko en condamnant l'apartheid sioniste et les moyens pour boycotter l'occupation et lui imposer des sanctions.
Le réalisateur Shai Pollack, lui aussi, est l'un des participants qui va diffuser à l'université de Boston son film documentaire «Bil'in ma vie", traitant la violence de l'armée pour réprimer les manifestants Palestiniens et les Israéliens contre le mur discriminatoire dans la Cisjordanie occupée.
Pour leur part, des organisations sionistes ont exhorté le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, à intervenir pour empêcher la participation du responsable de l'ONU, Francesca Marotta (qui a recueilli les données du Rapport de Goldstone contre les violations de  l'occupation sioniste durant la guerre contre Gaza) dans un séminaire qui se tiendra à Barcelone avec la participation d'hautes personnalités académiques et judiciaires qui vont traiter principalement les violations de l'entité sioniste au droit international et  ses pratiques répressives contre les Palestiniens, notamment le membre de la Commission de Goldstone,  Digmond Traurs qui prononcera un discours sur le siège imposé sur la population civile de la bande de Gaza.

L'occupation envahit le nord de la bande de Gaza

[ 03/03/2010 - 18:34 ]
Gaza – CPI

Les forces de l'occupation israélienne ont envahi, le  mercredi matin 3/3, le nord du village de Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza.
Des témoins oculaires ont dit que les forces occupantes ont été accompagnées par 4 chars et deux bulldozers qui ont rasé des terres agricoles dans la région ciblée.
On souligne que la région située sur les frontières de la Bande de Gaza avec les territoires occupés en 1948 s'expose à une escalade militaire sioniste, sans précédent, depuis les dernières agressions sionistes contre le secteur à la fin de 2008 et au début de 2009.

L'occupation annonce son intention d'annexer la région d'al-Aghwar

[ 03/03/2010 - 17:16 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a annoncé qu'il ne répète pas les erreurs des anciens premiers ministres sionistes au sujet des retraits de la Cisjordanie occupée, en appelant à une existence ininterrompue de l'armée occupante dans la région d'al-Aghwar, après la création d'un état palestinien.
L'occupation avait reporté l'exécution d'un projet colonial sioniste pour démolir des dizaines de maisons palestiniennes, dans le quartier de Bustan, dans la ville occupée d'al-Qods.
Netanyahu a dit que l'exécution de ce projet durant cette étape va servir les intérêts de certains groupes qui veulent défigurer l'image d'"Israël", selon ses prétentions.

Des députés arabes à la Knesset appellent la communauté internationale à sauver al-Qods

[ 03/03/2010 - 14:27 ]
Al-Ghad jordanien – CPI

Des leaders Palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948 ont appelé la communauté internationale et arabe à intervenir immédiatement pour sauver la ville occupée d'al-Qods.
Le député et président du front démocratique pour la paix, Mohamed Baraka a dit que le gouvernement de Netanyahu exploite le silence international envers ses crimes accentués contre le peuple palestinien pour les augmenter dans la ville sacrée, dans différentes régions de la Cisjordanie et durcir son sévère blocus imposé injustement  depuis plus de 4 ans successifs contre la Bande de Gaza

Le député et président du mouvement arabe pour le changement, Ahmed Tayebi, a dit que l'attaque d'extrême droite sioniste contre les lieux saints islamiques dans la ville sacrée d'al-Qods, al Khalil, et Bethléem a été augmenté dernièrement; en conséquence, la communauté internationale doit intervenir et obliger les sionistes d'arrêter leurs crimes qui menacent toute la région.
De plus, la député, Hanein Zou'bi, a appelé le sommet arabe prévu fin mars à Tripoli en Libye à soutenir al-Qods et al-Aqsa face aux crimes sionistes.

Un tribunal sioniste: Un gel provisoire d'une décision d'emprisonnement contre Cheikh Raed Salah

[ 03/03/2010 - 14:11 ]
Le Cheikh Raed Salah, président du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948
Al-Hayyat al-Jadidah – CPI

Le tribunal central sioniste a décidé de geler provisoirement la décision de l'emprisonnement du Cheikh Raed Salah, président du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948 sans des conditions jusqu'à l'annonce d'une décision à l'acte d'appel présenté par le centre d'al-Mizan pour les droits de l'homme et l'équipe des avocats du Cheikh Raed Salah.

Le centre juridique d'al Mizan et les avocats s'opposent à la décision illégitime du tribunal sioniste de Soulh  délivré le 13/1/2010 et stipulant une prison ferme de 9 mois contre le Cheikh Raed Salah laquelle est prévue d'être en vigueur dès aujourd'hui.

L'URNWA oblige les élèves de Gaza à visiter un statut d'holocauste

[ 03/03/2010 - 13:35 ]
Gaza- CPI

Dans un pas sans précédent qui a été désigné le plus dangereux, le bureau de l'agence onusienne, chargé du secours et du travail des réfugiés palestiniens URNWA a obligé les élèves de la bande de Gaza à rendre une visite à un statut d'holocauste sioniste à Amsterdam, au cours d'une visite organisée pour les meilleurs élèves.
Le correspondent du centre palestinien d'information a déclaré le mardi 2/3 que des responsables de l'URNWA ont demandé aux élèves à l'importance de visiter le statut susdit.
Les sources ont affirmé que les élèves ont refusé cette  visite ce qui a poussé les organisateurs de menacer les enseignants par le licenciement,  si la visite programmée au statut de l'holocauste ne s'organiserait pas.
"L'URNWA a autorisé la responsable du programme du soutien psychique "Hanna" à voyager spécifiquement à l'Hollande pour convaincre les élèves de rendre visite au statut sioniste, mais les élèves l'ont refusée chose qui a poussé les organisateurs à programmer une séance célébrant l'holocauste", ont confirmé les sources.
Il est à noter que l'office onusienne, URNWA avait tenté d'inclure l'étude de l'holocauste dans les livres d'élèves de Gaza ce qu'avait refusé toutes les institutions et les organisations palestiniennes, alors l'URNWA s'est trouvé obliger à nier cette tentative, en la qualifiant comme une rumeur.

Un responsable onusien appelle à la levée du blocus et critique la situation désastreuse

[ 03/03/2010 - 11:39 ]
Gaza-CPI

Le coordinateur des affaires humaines à l'ONU, John Holmes s'est pris fortement contre la situation très catastrophique dans la bande de Gaza, plus particulièrement humanitaire, sanitaire et économique, en qualifiant l'endommage des tunnels une mesure dangereuse contre les habitants totalement assiégés et exigeant une levée immédiate du blocus arbitraire.
Holmes a dit lors d'une conférence de presse le mardi 2/3, a Gaza, que la situation très désastreuse dans le  secteur assiégé est due à l'échec politique et à l'incapacité des côtés concernés à mettre fin à la tragédie des Gazaouis.
"La fermeture actuelle des tunnels et durant cette situation catastrophique va certainement aggraver la tragédie et les souffrances des habitants de Gaza", a réitéré Holmes.
Holmes a appelé à la levée du blocus, à l'ouverture des passages et à reconstruire les infrastructures de la bande de Gaza endommagées durant la guerre mennée par l'occupation.

Jénine: les forces occupantes tuent deux leaders des Sarayas d'al-Qods

[ 03/03/2010 - 14:39 ]
Qods presse – CPI

Des dizaines de blindés militaires sionistes ont envahi, le mercredi à l'aube, 3/3, le village de Kafr Dan à l'ouest de la ville de Jénine et ont encerclé une maison de la famille d'Abed au côté du village,  où les soldats sionistes se sont accrochés avec des résistants palestiniens,  en tuant deux leaders des Saraya d'al-Qods, la branche militaire du mouvement du Djihad islamique et blessant un troisième.
Des sources locales dans le village ont dit que des forces occupantes ont agressé la maison d'un des proches du leader aux Saraya d'al-Qods, Ala'a Zioud, 32 ans.
Les sources ont ajouté que deux ambulances de l'armée de l'occupation israélienne sont arrivées au lieu où deux soldats ont été transportés à la caserne sioniste de Salem,  en arrêtant certains membres de la famille du leader Zioud.
On a annoncé que le deuxième leader est Bajes Hamdia, 33 ans.
Il est à noter que les forces occupantes poursuivent Zioud et hamdia depuis plus de 8 ans parce qu'ils sont des célèbres leaders aux brigades d'al-Qods dans la région.

Le tribunal de "Russel" pour la Palestine s'organise à Barcelone.

[ 03/03/2010 - 11:10 ]
Gaza- CPI

Le tribunal de "Russel" pour la Palestine a organisé une séssion le lundi 1/3, à la ville espagnole de Barcelone, en examinant si l'union européenne et ses états membres sont vraiment impliqués en faveur de l'entité sioniste qui poursuit régulièrement le vol et violations des terres et droits palestiniens.
Le jury de ce tribunal se compose de personnalités d’exception qui va se pencher pour rendre ses conclusions, en entendant l’exposé des violations du droit international commises par l'occupation israélienne.

 Le jury du tribunal Russel pour la Palestine va  examiner la politique et l'engagement  de l’Union européenne et de ses Etats membres dans leurs relations et coopération avec l'occupation israélienne et s'ils ont réagi formellement avec leurs obligations découlant du droit international.

"Leur engagement officiel à propos des extensions coloniales sionistes, dans la guerre Plomb durci" de l'occupation contre  Gaza, envers la poursuite du blocus sionistes arbitraire et la fermetures des passages du secteur assiégé depuis plus de 4 ans, ainsi envers les reconstructions des infrastructures de Gaza endommagées par la guerre sioniste", a souligné une source bien informée.

Les célèbres personnalités qui ont donné leur accord d'être membre du jury :

-Gisèle Halimi, avocate, ancien ambassadeur auprès de l’UNESCO, France
- Mairead Corrigan Maguire, Prix Nobel de la Paix en 1976, Irlande du Nord
- Michael Mansfield, avocat, Président de Haldane Society of Socialist Lawyers, Grande-Bretagne
-Juan Tapia Guzman, juge, Chili
- José Antonio Martin Pallin, Magistrado Emérito Sala II, Cour Suprême, Espagne
- Ronnie Kasrils, Auteur et activiste, Afrique du Sud,
- Aminata Traoré, Auteur, femme politique et activiste, Mali
- Cynthia McKinney, femme politique américaine, Green Party, USA
-Alberto San Juan, Acteur et militant, Espagne.

Notons que l'occupation qui durcie son blocus arbitraire aux habitants de la Bande de Gaza a contribué à l'interdiction à l'avocat du centre palestinien des droits de l'homme, Raji Sourani, de participer au tribunal de Russel pour la Palestine.

Qui s’élève contre l’invasion et bouclage de la mosquée d’al-Aqsa ?

Publié le 3-03-2010
Communiqué de L’Institution Internationale al-Quds, après l’invasion et le bouclage de la mosquée d’al-Aqsa, dimanche dernier, par près de 500 colons israéliens escortés par 300 soldats.

Communiqué de L’Institution Internationale al-Quds
Suite à l’invasion et le bouclage de la mosquée al-Aqsa le 28/2/2010
Le dimanche matin du 28 février 2010, près de 300 soldats de l’occupation ont envahi la mosquée d’al-Aqsa, accompagnés de 500 colons fanatiques, venant de l’Etat de l’occupation et d’ailleurs ; ils ont attaqué les fidèles qui s’y trouvaient, depuis la nuit précédente, pour la défendre. Toutes les portes de la mosquée Qibali ont été fermées (pour les empêcher d’en sortir) sauf celle de Bab al-Maghariba, qu’ils contrôlent déjà. Ils ont ainsi interdit aux fidèles d’y entrer, au moment où les colons se déplaçaient librement à l’intérieur de la mosquée, exécutant leurs rites juifs, certains d’entre eux ayant même coupé les fils électriques pour empêcher les appels des minarets en direction de la population d’al-Quds pour venir défendre la mosquée. Après que les colons eurent fini de circuler et d’exécuter leurs rites, ils se sont retirés sous la protection des soldats de l’occupation, et les portes de la mosquée ont été ouvertes pour les fidèles âgés de plus de 50 ans seulement.
En tant qu’Institution Internationale al-Quds, nous voulons préciser plusieurs points relatifs à cette invasion et la couverture médiatique qui l’a accompagnée :
1 – C’est la première fois depuis l’occupation de la partie orientale d’al-Quds en 1967 que les forces de l’occupation ferment entièrement les portes de la mosquée al-Aqsa face aux fidèles au moment où elles les ouvrent aux colons juifs extrémistes, ce qui signifie que les extrémistes juifs et les soldats de l’occupation circulaient seuls dans les places de la mosquée al-Aqsa sans surveillance tout au long de cette invasion, ce qui est particulièrement nouveau dans l’histoire de la mosquée depuis l’occupation.
2 – Les incursions et invasions répétées de la mosquée al-Aqsa visent à instaurer un état de fait pour l’occupation, ses soldats et ses colons, qui leur permette d’affronter toutes les possibilités et de s’adapter à tout ce qui peut arriver lorsqu’ils décideront de diviser effectivement la mosquée. Cette invasion est précisément un essai pour juger de la capacité de l’occupation à vider les places de la mosquée de tous les fidèles et les ouvrir aux colons juifs uniquement, en imposant un blocus total sur la mosquée pour empêcher les fidèles d’y entrer.
3 – L’attitude de l’autorité nationale palestinienne qui interdit les manifestations et réprime la résistance en Cisjordanie ne peut plus être considérée comme une tactique de négociations ou faisant partie d’un règlement de comptes interne. Elle va au-delà pour devenir un rôle facilitant et aidant l’occupation à judaïser la mosquée al-Aqsa et tous les autres lieux saints en Palestine.
4 – les réactions arabes et islamiques modestes, sur les plan officiel et populaire, encouragent l’occupation à activer les mesures de judaïsation dans la ville d’al-Quds et la mosquée al-Aqsa, profitant de l’état d’inertie inhabituel face à ses pratiques. Les institutions arabes populaires ne doivent pas attendre un mouvement à l’intérieur de la Palestine pour suivre, mais elles doivent prendre l’initiative pour affronter l’attaque visant la mosquée al-Aqsa.
5 – L’insistance des médias à distinguer entre « mosquée al-Aqsa » et « haram al-Qudsi » n’a aucune base historique ou religieuse. Il n’y a pas d’entité appelée « haram al-Qudsi » séparée de la mosquée al-Aqsa. La mosquée al-Aqsa est tout ce qui est entouré par l’enceinte, elle inclut la mosquée al-Umari dont le dôme est argenté, le dôme du Rocher, les autres lieux de prière, les écoles, les fontaines, les places , et sa superficie est de 144 dunums. Ce que les médias présentent comme étant la mosquée al-Aqsa est en fait la mosquée al-Qibali, dont la superficie ne dépasse pas 4% de la sainte mosquée al-Aqsa. Cette distinction, même non intentionnelle, contribue à ramollir la réaction et faciliter les agressions contre la mosquée al-Aqsa, elle aide aussi à justifier les agressions, puisque les forces de l’occupation prétendent que les soldats n’entrent ni dans au dôme du Rocher ni dans la mosquée al-Qibali faussement appelée mosquée al-Aqsa.
L’Institution Internationale Al-Quds affirme que l’occupation considère que l’année 2010 est décisive pour al-Quds. Elle annoncera vers la mi-mars les plans prévus par l’occupation envers al-Quds, sur les différents fronts, religieux, culturels, démographiques, ainsi que sa guerre sur le terrain ;
Nous appelons les masses de la nation arabo-islamique à prendre pour exemple les résistants qui affrontent l’occupant dans les places d’al-Quds et d’al-Khalil pour participer de manière réelle et effective à la protection des lieux saints, grâce à des soulèvements accrus et non pas saisonniers, pour participer au maintien de la population d’al-Quds dans leur ville, grâce à un large soutien concret. Seuls une attitude ferme officielle et un mouvement populaire large dans le monde arabo-musulman, notamment en Cisjordanie, et ailleurs, peuvent faire stopper les plans de l’occupation dans la ville d’al-Quds."
Al-Quds
CAPJPO-EuroPalestine

Le Parti Communiste israélien appelle à manifester contre la colonisation de Jérusalem-Est

Publié le 3-03-2010
Ce samedi 6 mars, tandis que nous manifesterons nombreux à Montpellier et Sète contre l’occupant israélien et ses collaborateurs français, des manifestations se préparent à Jérusalem-Est, pour protester contre l’expulsion de familles palestiniennes. Ci-dessous le communiqué du PC israélien.

"RIEN NE NOUS ARRETERA !
Le samedi 6 mars, rejoignez nous pour exiger l’arrêt des colonies à Jérusalem-Est !
A 19h : meeting à Sheikh Jarrah contre :
- l’expulsion de familles palestiniennes de leur logement à Sheikh Jarrah
- les colonies israéliennes à Jérusalem est
- les attaques anti-démocratiques contre les mouvements de protestation
50 Palestiniens se sont déjà fait expulser de Jérusalem-Est. 500 autres sont sous cette menace. Si les colons et leurs alliés politiques parviennent à leurs fins, tous les Palestiniens de Jérusalem-Est seront menacés d’expulsion. Si on les en empêche à Sheikh Jarrah, on pourra les en empêcher ailleurs !
Nous appelons tous les groupes qui soutiennent le combat pour les droits des Palestiniens et pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens à tenir des rassemblements de solidarité et de protestation le 6 mars près des consulats et ambassades israéliens à l’étranger."
Le comité de Sheikh Jarrah, Just Jerusalem – the Israeli Coalition for a just solution in Jerusalem
CAPJPO-EuroPalestine

Lettre ouverte d’Israéliens au groupe de rock "Les Pixies"

Publié le 3-03-2010
Ci-dessous une Lettre ouverte d’Israéliens adressée au groupe rock américain, Les Pixies, pour qu’il annule son concert, prévu en Israël en juin prochain. Les signataires de cet appel soutiennent la campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et de Sanctions (BDS) contre Israël. Ils expliquent ici pourquoi.


Lettre ouverte aux Pixies
1er mars 2010
Chers Pixies,
Nous sommes un groupe d’Israéliens militant pour les droits humains. Nous avons appris par les médias que vous comptez donner un concert en Israël au mois de juin. Bien que beaucoup d’entre nous soient de grands fans de votre groupe et que nous aimerions voir votre spectacle, nous ne traverserons pas le piquet de grève international, dont les effectifs augmentent régulièrement, pour venir vous voir. Le piquet de grève peut ne pas être toujours visible, mais il existe. Êtes-vous vraiment prêts à vous produire à Tel-Aviv alors que sous votre nez, il y a des millions d’êtres humains qui suffoquent sous le cruel régime militaire israélien qui leur refuse les droits humains élémentaires. S’il vous plaît, prenez le temps de lire notre appel.
Vous savez certainement que le peuple palestinien vit sous occupation militaire depuis 1967. Lorsque vous viendrez vous produire en Israël, les Palestiniens auront vécu sous une occupation brutale pendant 43 ans - soit près d’un demi-siècle, sous un régime militaire qui a déjà emprisonné plus de 600 000 d’entre eux et qui contrôle tous les aspects de leur vie, notamment leur liberté de mouvement, leur liberté d’expression, de religion et de commerce, leur accès à l’éducation, leur accès à leurs terres et souvent leur droit à la vie !
Vous savez peut-être aussi qu’en maintenant l’occupation militaire sur les territoires qu’il a saisis en 1967, Israël viole de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité, la Quatrième convention de Genève, et plus récemment, la décision du Tribunal international de justice qui a statué que la prétendue « barrière de sécurité » ,construite par Israël sur les terres palestiniennes, est illégale. Le mur a été construit sur des terres agricoles volées aux Palestiniens, terres sur lesquelles des colonies réservées aux seuls juifs se sont construites. Ce faisant, le mur détruit les moyens de subsistance des Palestiniens dans toute la Cisjordanie.
Vous savez certainement aussi, qu’il y a un an, Israël a attaqué la bande de Gaza qui vit sous un siège paralysant et meurtrier depuis près de quatre ans. Israël a utilisé des armes extrêmement meurtrières dans cette attaque qui a tué environ 1400 personnes dont un tiers d’enfants. Il a utilisé des bombes au phosphore dans des zones densément peuplées et il a détruit des milliers de maisons. La ministre des affaires étrangères israéliennes, Tzipi Livni, une des organisatrices de cette attaque, a proclamé « Israël s’est comporté comme un véritable hooligan pendant cette récente opération, ainsi que je l’avais exigé. 1
Le morcellement des Palestiniens en de petites subdivisions nécessaires à Israël pour « traiter avec eux » (c’est-à-dire, les opprimer et les contrôler) n’a pas commencé avec la scission entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza, ni avec que la subdivision de la Cisjordanie en petites unités ségrégées. Ce qu’Israël veut faire ignorer au monde - par sa concoction du « processus de paix » - est le fait que cette occupation fait partie d’un programme plus vaste de colonisation et d’oppression. Ce projet remonte aux premiers jours de l’édification d’Israël et vise à faire face à la « menace démographique » pour l’État, projet que beaucoup appellent le« régime d’apartheid israélien ». Le régime israélien vise systématiquement tous les Palestiniens, y compris ceux qui vivent à l’intérieur des frontières de 48, et qui ont la citoyenneté israélienne, ainsi que les réfugiés qu’il a expulsés pendant la Nakba de 1948 et la guerre de 1967.
La plupart des réfugiés palestiniens sont apatrides, vivent dans la diaspora, dans des pays attenants à la Palestine/Israël, en attendant de rentrer chez eux. Beaucoup d’entre eux vivent toujours dans des camps de réfugiés. En dépit de la résolution 194 des Nations unies qui demandait leur retour et leur dédommagement par Israël, les réfugiés palestiniens n’y ont pas droit, et pour la plupart, on leur refuse même le droit de pénétrer en Palestine/Israël.
Il y a 22 ans, en 1988, après l le déclenchement de la première intifada, vous avez mentionné Gaza dans votre nouvelle chanson « l’Euphrate » : « Stuck here out of gas/Out here on the Gaza Strip/From driving in too fast »(bloqués ici sans essence/ici,dans la bande de Gaza/pour être entrés trop vite). Que vous ayez fait une métaphore ou que vous vous soyez référés aux pénuries d’essence, nous ne manquons pas de trouver dans cette chanson un écho de ce qui se passe à Gaza aujourd’hui. Après des années de siège israélien, la bande de Gaza est privée plus que jamais de carburant et d’énergie - ainsi que d’aliments, de médicaments et de beaucoup d’autres produits essentiels. Les Gazaouis n’ont pas d’essence, pas simplement pour se déplacer en voiture dans leur périmètre fermé, qu’ils conduisent vite ou lentement, mais aussi pour l’électricité, les services de santé, la cuisine et tout ce qui permet de mener une vie normale.
Toute normalisation envers Israël signifie également que l’on permet la poursuite de ce siège. Que vous vous soyiez souciés de Gaza ou non, comment pouvez-vous ne pas vous en soucier de façon aussi évidente MAINTENANT ?
Nous vous demandons instamment de répondre à l’appel lancé par les Palestiniens et de reporter votre spectacle en Israël afin de ne pas coopérer avec le statu quo mortel. Si vous vous souciez de la justice pour le peuple palestinien, si vous vous souciez du peuple israélien, s’il vous plaît ajoutez votre voix à celles de ceux qui demandent une politique plus saine d’esprit assurant la justice pour tous - et refusez de vous produire en Israël jusqu’à ce que la liberté y règne.
Signé par :
Ofra Ben-Artzi
Lilach Ben- David
Ronnie Barkan
Ronnen Ben-Arie
Eitan Bronstein
David Nir
Prof. Rachel Giora
Neta Golan
Iris Hefets
Dr. Dorothy Naor
Tal Shapira
Sonya Soloviov
Ofer Neiman
Deb Reich
Emily Schaeffer (Boston -Tel-Aviv)
Ayala Shani
Yonatan Shapira
Kerstin Sodergren
Jonatan Stanczak
Au nom de "BOYCOTT ! Soutien de l’intérieur à l’appel palestinien au boycott"
(Traduit par Annie GOOSSENS pour CAPJPO-EuroPalestine)
Nous espèrons que Les Pixies, qui prévoient de se produire en France fin mai et début juin (à Toulouse les 25 et 26 mai, à Nantes le 2 juin), comprendront l’importance de cet appel.
CAPJPO-EuroPalestine