jeudi 11 février 2010

Global Mufti vs Al-Azhar : le “mur d’acier” de Gaza

publié le mardi 9 février 2010
CPA

 
Dernier scandale lié à l’ intervention du pouvoir dans la sphère religieuse, le « mur d’acier » que le gouvernement Moubarak s’emploie actuellement à ériger sur sa frontière avec la bande de Gaza
« En islam, il n’y a pas de clergé ! » Cette idée reçue mérite qu’on s’y arrête un moment, au moins pour ce qui est de l’islam dans les pays arabes. Bien entendu, si l’on veut transposer le modèle organisationnel mis en place au fil des siècles par l’Eglise catholique, on ne trouvera pas l’exact équivalent des « professionnels de la religion » – que Dieu nous pardonne une telle expression ! Néanmoins, depuis l’époque contemporaine (au sens historique du terme, c’est-à-dire avec le début du XIXe s.) et plus encore depuis que la constitution des Etats arabes modernes, la « gestion des biens de salut » sont clairement devenu un « métier », avec ses filières de formation, ses institutions et tout ce qui compose un « champ religieux ».
Celui-ci s’est donc partiellement « autonomisé », en créant ainsi une dynamique entre différents protagonistes qui ne sont pas tous dotés du même capital religieux. Cependant, à l’extérieur du champ, d’autres facteurs ont joué un rôle tout aussi important : l’urbanisation, la scolarisation, la modification des modes de vie ont changé la donne, et plus encore sans doute les transformations successives des communications qui ont bouleversé la hiérarchie traditionnelle du savoir religieux. En parallèle mais aussi en rivalité avec les grands noms reconnus par les structures traditionnelles, on a vu apparaître de nouvelles « autorités » : dans les années 1960, les cheikhs de la radio et des cassettes audio, vite suivis par les premières stars de la prédication télé (avec cheikh Shaarawi comme modèle sans doute). Depuis la révolution médiatique des télévisions satellitaires (les années 1990) et celle d’internet, la prolifération des canaux et des messages a fini par totalement brouiller un paysage religieux où tout le monde et n’importe qui, ou presque, peut intervenir. (D’où, au passage, ces fatwas « abracadabrantesques » qui font à la fois rire et pleurer, mais qu’il conviendrait de replacer dans leur contexte, sachant qu’une religion ne se réduit pas au discours d’un imam, pas plus qu’à celui d’un prêtre ou d’un rabbin).
L’autre grand paramètre des interactions à l’intérieur du champ, c’est bien entendu la sphère politique, et en premier lieu l’Etat qui peut par exemple favoriser les carrières des personnalités les plus souples, ou sanctionner ceux qui s’obstinent à ne pas suivre ses injonctions. Dernier scandale lié à l’ intervention du pouvoir dans la sphère religieuse, le « mur d’acier » que le gouvernement Moubarak s’emploie actuellement à ériger sur sa frontière avec la bande de Gaza, pour mettre fin à la contrebande et donc, il faut bien l’admettre, pour compléter l’enfermement décrété par les Israéliens  [1].
Il va de soi qu’on trouve assez peu de personnalités publiques dans le monde arabe pour défendre un barrière qui va contribuer à renforcer le piège qui s’est refermé, depuis un an environ, sur un million et demi de personnes, lesquelles n’ont d’autre tort que de vivre en un endroit où des élections démocratiques ont porté au pouvoir le Hamas. Pour tenter de convaincre les foules qui semblent bien lui faire défaut, le pouvoir égyptien a appelé en renfort la principale institution religieuse du pays, Al-Azhar. Son recteur, Mohammed Sayyed Tantawi (محمد سيد طنطاوي ) , est donc sorti d’une réunion de l’Académie des recherches islamiques (مجمع البحوث الاسلامية) juste à la fin de l’année dernière, en déclarant que s’opposer à la construction de cette barrière métallique, placée là pour défendre la souveraineté nationale et empêcher le contrebande de drogue (sic !), revenait à violer les saints commandements de la loi islamique. Bien qu’il ait déjà eu l’occasion de pratiquer cet exercice humiliant à maintes reprises (notamment pour le président Sarkozy voir ce précédent billet), le recteur a paraît-il quitté les lieux particulièrement rapidement.
Naturellement, une telle déclaration a suscité un tir de barrage de la part de nombreux confrères, trop heureux de donner des cours d’exégèse sur un terrain où l’opinion leur est favorable. En tête, et c’est un peu ennuyeux pour le pouvoir égyptien, rien moins que le global imam Youssef al-Qardâwi qui assume sans complexe – et via nombre de télévisions satellitaires à commencer par Al-Jazeera – un leadership spirituel dans le monde arabe, et même au-delà, que bien peu peuvent lui disputer. Souvent qualifié d’extrémiste, le dirigeant de la Conférence mondiale des imams, qui possède un passeport qatari après avoir été déchu de sa nationalité égyptienne par Nasser paraît-il, ne s’en fait pas moins le chantre de la « voie moyenne » (wasatiyya), un placement à mi-chemin des outrances de l’extrémisme militant et des audaces réformatrices qui lui réussit à merveille et qui lui permet, entre autres exemples, tantôt de dénoncer la menace chiite en Egypte, tantôt de soutenir la mixité (ikhtilât) dans la toute nouvelle King Abdullah University for Science and Technology en Arabie saoudite (article en arabe dans Elaph.
Pour ne pas arranger les choses, nombre d’organisations d’imams (car il y en a une voire plusieurs dans chaque pays) lui ont emboîté le pas. Au Yémen, en Arabie saoudite, au Soudan, mais aussi en Jordanie ou au Liban, les autorités religieuses ont pris la parole pour expliquer que la construction de ce « mur d’acier » pouvait être considérée comme un péché, et même un péché grave, puisqu’il pouvait entraîner la mort de tout un peuple (article en arabe dans Al-Quds al-arabi). Les plus modérés se sont contentés de dire que le recteur d’Al-Azhar aurait pu se dispenser d’une telle déclaration, ou bien au moins accompagner le nécessaire ( ?) appel à l’arrêt de la contrebande d’un vœu (pieux ?) pour l’ouverture de la frontière légale avec l’Egypte (article en arabe dans le très modéré Al-Hayat)… Même au sein d’Al-Azhar, les religieux du turbulent « Front des oulémas » (جبهة علماءالأزهر) sont partis en manif, et nombre de « petits imams » ont refusé de lire le prêche du vendredi rédigé par le ministère (car c’est comme cela que ça se passe). Pour l’instant, ils sont 17 à avoir reçu un blâme accompagné d’une retenue sur salaire, mais il n’est pas exclu que les choses aillent plus loin et que l’administration – cela s’appelle le ministère des Waqfs – « nettoie » la profession !
Il ne s’est trouvé qu’une voix pour prendre le parti du recteur d’Al-Azhar, mais c’est presque pire ! En Cisjordanie, territoire sous l’assez virtuelle Autorité palestinienne, le ministre des Cultes (le ministère des Waqfs en fait) a cru bon de voler à son secours en déclarant que l’Egypte avait bien le droit de faire respecter la loi sur son sol (y compris en affamant encore un peu plus les Palestiniens de Gaza)… Il a également fait distribuer, c’était il y a quelques jours, un prêche comportant une attaque en règle contre Qardawi. Les malheureux imams qui ont pensé à leur salaire et qui se sont risqués à obéir aux instructions des « chefs du ministère » à Ramallah n’ont même pas pu finir leur sermon. Dans certains cas (à El-Bireh notamment), la police a dû intervenir pour mettre fin aux bagarres dans la mosquée ! (article en arabe dans Al-Quds al-arabi)
Inutile de dire que la « fatwa » (techniquement ce n’en est pas une) de Tantawi n’a pas vraiment renforcé la popularité de la politique du gouvernement égyptien, et que la déclaration de son homologue à Ramallah ne contribue pas à redorer le blason de l’Autorité palestinienne. Il ne faut pas être grand clerc, quand on est musulman – et pas seulement – pour se faire sa propre religion sur la question de Gaza !
[1] Voir aussi el Watan :

Après le mur d’acier sur la frontière de Ghaza : L’Égypte construit un port de contrôle

L’Égypte a entamé des travaux pour lutter contre la contrebande par voie maritime avec la bande de Ghaza, afin de compléter un dispositif terrestre lui aussi en cours de renforcement, ont fait savoir, hier (7 février), les services de sécurité égyptiens.Les autorités ont débuté la construction près de la frontière d’un port destiné aux bateaux des forces égyptiennes, afin « d’empêcher toute tentative de contrebande de la part des Palestiniens par la frontière maritime », a affirmé un responsable des services de sécurité sous le couvert de l’anonymat. « L’Egypte a mis au point un plan complet garantissant la sécurité de ses frontières maritimes et terrestres avec Ghaza. Il y a des constructions en cours (...) et d’autres toujours à l’étude », a-t-il ajouté. Des témoins ont indiqué à l’AFP avoir vu des engins ramener des blocs de pierre le mois dernier et les rassembler sur la plage. Les travaux ont commencé il y a trois jours, ont-ils précisé.
Les travaux pour la construction d’une barrière souterraine à la frontière avec Ghaza, censée empêcher la contrebande par des tunnels avec l’enclave contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, sont toujours en cours, a ajouté ce responsable. Sous forte pression israélienne et américaine pour mieux contrôler sa frontière avec la bande de Ghaza et empêcher les trafics d’armes, l’Egypte a décidé d’édifier une barrière métallique souterraine et d’autres dispositifs pour verrouiller cette zone sensible. Le président Hosni Moubarak a défendu ces travaux, les qualifiant d’affaire de « sécurité nationale » et de « souveraineté », sans toutefois donner de détails précis sur les ouvrages.
publié par el Watan
publié par Culture et politique arabes le 18 janvier 2010 http://cpa.hypotheses.org/1568

Justice en Palestine

publié le mercredi 10 février 2010
FSU

 
Motion du Congrès de la FSU qui s’est tenu la semaine dernière (1-5 février) à Lille.
IV-3.2.4.1. Les palestiniens ont subi en janvier 2009 des attaques inadmissibles de l’armée israélienne sur le territoire de Gaza. Des milliers de civils ont été massacrés.
Depuis 2003 la bande de Gaza subit un blocus insupportable qui remet en question les droits à se loger, se nourrir, aller à l’école, travailler se soigner.
La FSU rappelle son attachement au rétablissement de la paix et de la négociation ce qui passe par le droit des peuples palestinien et israélien à vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontière sûre et reconnue.
Cela implique le respect du droit international et des droits des peuples à l’autodétermination,à l’indépendance, à la liberté et à la justice tout particulièrement pour le peuple palestinien qui subit depuis trop longtemps, la dépossession, l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza. La paix passera par la fin de l’occupation, le démantèlement des colonies, la libération de tous les prisonnier-es palestiniens et le doit au retour des réfugié-es.
Des négociations doivent s’ouvrir sur la base d’une totale égalité des droits entre les deux peuples.
La FSU demande que cessent en Cisjordanie et à Gaza les actions militaires et le blocus de fait qu’impose le gouvernement israélien. Elle demande que toutes les colonies de Cisjordanie soient démantelées, les territoires occupés évacués et que le mur d’annexion soit détruit.
Le conflit israélo-palestinien n’est pas un conflit religieux, c’est un conflit politique, colonial, territorial, c’est donc une réponse politique qui doit être donnée. La paix ne peut venir sans justice , c’est pourquoi la FSU s’associe aux demandes de poursuites pénales et aux demandes d’indemnisations des victimes par l’État d’Israël responsable des dégâts commis notamment lors de la guerre contre Gaza et aux demandes d’aide de la communauté internationale.
IV-3.2.4.2. S’appuyant sur les résolutions de l’ONU et le rapport Goldstone qui souligne les crimes commis, la FSU demande à la France et à l’Union européenne d’utiliser les moyens de pression à leur disposition pour qu’Israël respecte le droit international.
L’UE peut imposer à Israël, y compris par les sanctions nécessaires le respect des résolutions des Nations Unies pour l’établissement d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. C’est pourquoi la FSU comme de nombreuses organisations à travers le monde, soutient la demande de la société civile et politique palestinienne pour que des sanctions soient appliquées à Israël, dans le cadre de l’initiative non-violente « Boycott, Désinvestissement, Sanctions », jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universels des droits de l’Homme.
Dans ce contexte, la FSU dénonce le rehaussement des accords économiques de l’UE avec l’Etat d’Israël. Elle condamne la volonté 1de construction à Sète du terminal AGREXCO par lequel le gouvernement d’Israël veut faire passer des produits d’exportation vers l’Europe, produits cultivés en territoire occupé palestinien. Il est, en outre inacceptable qu’un tel projet, bafouant le droit international soit financé par des fonds publics.
La FSU se félicite de la saisie de la cour pénale internationale et de la création symbolique d’un Tribunal Russell.
La FSU réaffirme le droit à la liberté d’expression en France et dénonce l’amalgame nauséabond entre la condamnation de la politique menée par le gouvernement d’Israël et l’antisémitisme. Elle soutient les militants et les syndicats poursuivis devant les Tribunaux par des associations soutenant la politique israélienne

Alors que le Canada coupe son financement de l’UNRWA, les États-Unis annoncent une contribution de 40 millions de dollars

publié le mercredi 10 février 2010
CJPMO

 
Jeudi (4 février), le Département d’État américain a annoncé une contribution initiale de 40 millions de dollars en 2010 à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) afin de soutenir le budget général de l’UNRWA et ses programmes d’urgence. L’annonce survient quelques semaines seulement après que le Canada ait annoncé des coupures et une redistribution de sa contribution annuelle à l’UNRWA, pour des raisons soi-disant de « valeurs canadiennes ».
30 millions de dollars de la contribution américaine sont allés au fonds général de l’UNRWA, pour soutenir les principaux services de l’UNRWA en Jordanie, en Syrie, au Liban, en Cisjordanie et à Gaza. Les 10 millions restant ont été alloués au fonds d’urgence de l’UNRWA pour la Cisjordanie et Gaza, incluant l’aide alimentaire d’urgence et les programmes de création d’emplois. Curieusement, alors que les États-Unis ont commencé l’année 2010 en réaffirmant leur attachement aux programmes de développement humain gérés via le fonds général de l’UNRWA, le Canada a récemment exprimé ses inquiétudes quant à l’obligation de l’UNRWA de rendre des comptes et sur la façon dont l’argent est dépensé dans le cadre du fonds général. Vic Toews, président du Conseil du Trésor du Canada, qui a fait ces déclarations en place de Bev Oda (la ministre de la Coopération internationale), a insinué que l’UNRWA avait rendu cela « difficile » de faire le suivi sur la manière dont les contributions du Canada ont été utilisées. Toews n’a fourni aucune justification quant à ses affirmations.
« La faiblesse des affirmations du gouvernement au sujet de l’UNRWA sont mises en évidence par cette récente annonce des États-Unis », a déclaré Thomas Woodley, le président de Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO). Dans ses fiches-info sur l’UNRWA, CJPMO a cité deux récents rapports de l’US Government Accountability Office (GAO) sur l’UNRWA qui avaient confirmé la conformité de l’UNRWA avec les contrôles américains sur l’utilisation responsable des fonds. Dans l’ensemble, le Canada a réduit ses contributions à l’UNRWA de 32 millions de dollars en 2007 à seulement 20 millions de dollars en 2009. En outre, pour la première fois dans son histoire, le gouvernement canadien n’a fourni aucune contribution au fonds général de l’UNRWA en 2009. « Si le gouvernement canadien a une justification par rapport à sa nouvelle approche quant au financement de l’UNRWA, il ne l’a cependant pas encore révélée », a poursuivi Woodley.
Les États-Unis sont le plus important donateur bilatéral de l’UNRWA, versant 267 millions de dollars à l’UNRWA en 2009, dont 116,2 millions à son fonds général. La contribution initiale des États-Unis au début de 2010 contraste avec le don de dernière minute fait par le Canada à l’UNRWA en 2009, en versant 75 pour cent de sa contribution globale seulement qu’à la mi-décembre. Contrairement à l’appui étudié des États-Unis envers l’UNRWA, les changements récents du Canada quant à son financement de l’UNRWA incitent à penser qu’encore plus de changements sont imminents [1].
Pour plus d’informations, veuillez contacter : Grace Batchoun Canadiens pour la Justice et Paix au Moyen-Orient Téléphone : (514) 745-8491 Courriel CJPMO - Site Web CJPMO
[1] voir aussi sur Mondialisation :

Quand le Proche-Orient crée une crise politique au Canada

Le conflit à Droits et Démocratie met en exergue le réalignement d’Ottawa en faveur d’Israël
La tempête à l’organisme Droits et Démocratie s’est poursuivie cette semaine avec la suspension de trois employés soupçonnés d’être à l’origine de la « rébellion » contre le président du conseil d’administration, Aurel Braun. Les questions soulevées à propos des orientations pro-israéliennes de M. Braun, l’homme fort d’Ottawa, ont ramené à l’avant-scène les sympathies marquées du gouvernement conservateur pour l’État juif.
Ottawa — Les tensions au sein de l’organisme fédéral non partisan Droits et Démocratie ont surgi peu de temps après la nomination d’Aurel Braun à la présidence du conseil d’administration, en mars dernier. Si l’évaluation de la compétence du président de l’organisme, Rémy Beauregard, était au coeur du conflit, les inclinations pro-juives de M. Braun en constituent la toile de fond.
Aurel Braun, ancien dirigeant du B’nai Brith, est un ami proche de Gerald Steinberg, un universitaire israélien président-fondateur du NGO Monitor. NGO Monitor décortique le discours politique des organismes d’aide impliqués au Moyen-Orient et conclut que plusieurs d’entre eux utilisent le paravent des droits de la personne pour militer contre l’État d’Israël. Comme l’a révélé Le Devoir, Aurel Braun adhère si bien à la thèse de Gerald Steinberg qu’il a invité celui-ci à faire une présentation au conseil d’administration de Droits et Démocratie. Le conseil a refusé.
En entrevue-courriel avec Le Devoir, Gerald Steinberg refuse l’étiquette de « militant farouche de la cause israélienne ». « Je suis loin d’être un militant fanatique, bien que les farouches militants palestiniens, leurs amis (qu’on trouve aussi au Canada) et quelques Israéliens marginaux diront cela pour discréditer tout débat sérieux à propos de leurs propres activités », écrit-il.
Gerald Steinberg n’en est pas moins très actif auprès des gouvernements occidentaux, le canadien inclus, leur fournissant des informations sur les groupes qu’ils financent. « J’ai discuté de ces questions dans le passé avec Bob Rae, Irwin Cotler et d’autres libéraux ainsi qu’avec des conservateurs, notamment [le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration] Jason Kenney », dit-il.
Des reproches
Aurel Braun reprochait à Rémy Beauregard d’avoir accordé des subventions de 10 000 dollars chacune à trois ONG justement suspectes aux yeux de NGO Monitor : al Haq, al Mazan et B’tselem. « Ni al Haq ni al Mazan ne promeuvent les droits de la personne ou la démocratie. Il s’agit clairement de groupes politiques pro-palestiniens », écrit M. Steinberg. Pourtant, ils sont respectés sur la scène internationale. Al Haq a reçu des subventions de l’ACDI et son président a reçu un prestigieux prix dans le domaine des droits de la personne. Aurel Braun a malgré tout préféré la thèse de Gerald Steinberg, affirmant au nom de Droits et Démocratie que ces deux groupes sont « liés au terrorisme ». Quant à B’tselem, il en parle comme d’un organisme juif « que de nom ».
Cette thèse, elle est aussi partagée par le B’nai Brith, d’où provient non seulement M. Braun, mais aussi David Matas, nouveau membre du conseil d’administration de Droits et Démocratie. Des liens étroits existent entre le B’nai Brith et le Parti conservateur de Stephen Harper. Son actuel président, Frank Dimant, est un proche du ministre Jason Kenney, avec qui il s’est déjà rendu en Israël et en territoire palestinien pour une mission d’observation. Joseph Ben-Ami, l’ancien directeur des relations gouvernementales du B’nai Brith, a été un des cerveaux de la campagne au leadership de l’actuel président du Conseil du trésor, Stockwell Day, à l’époque de l’Alliance canadienne.
En 2006, le magazine Walrus a publié un article sur la droite religieuse active au sein du Parti conservateur et documenté les raisons pour lesquelles elle considérait le lobby pro-Israël comme un allié objectif. La frange la plus illuminée de cette droite religieuse adhère à la thèse de l’imminence de la fin du monde et du retour du Messie sur le mont du Temple, à Jérusalem. Ces chrétiens sionistes ont donc intérêt à ce que ce territoire reste entre les mains d’un État démocratique ami. Le rapprochement avec Israël du gouvernement conservateur serait donc, selon cette théorie, une façon de non seulement fidéliser l’électorat juif, mais de mobiliser l’électorat évangéliste.
En entrevue, le président du B’nai Brith, Frank Diamant, minimise l’importance de ce genre d’alliances pour expliquer le réalignement d’Ottawa face à la situation au Moyen-Orient. « S’il s’agit d’un calcul politique, c’en est un bien mauvais, répond-il. La communauté juive n’est décisive que dans environ six circonscriptions au Canada. [...] Nous avons plutôt un gouvernement qui agit par conviction. » En outre, fait-il remarquer, Jason Kenney s’est lancé dans une vaste entreprise de séduction de toutes les communautés culturelles du pays, pas seulement la communauté juive.
Question d’équilibre
Le chef libéral, Michael Ignatieff, a accusé cette semaine le gouvernement de Stephen Harper d’avoir rompu le fragile équilibre des torts sur lequel s’appuyait traditionnellement la position canadienne face au Moyen-Orient. Frank Dimant rétorque que c’est la situation mondiale qui a dicté à Ottawa son changement de politique.
« Le contexte mondial a changé : nous avons al-Qaïda, le Canada est en guerre contre les talibans, nous avons le Hezbollah et le Hamas. Israël est une démocratie qui est à la frontière de la lutte au terrorisme. En tant que tel, les Canadiens veulent appuyer le droit d’Israël de se défendre, car nous avons vu ce que le terrorisme apporte. [...]. Le consensus canadien est qu’on ne peut plus s’asseoir sur la clôture et être neutre. »
Le gouvernement conservateur s’est totalement approprié cette idée que le discours pro-palestinien s’est radicalisé et qu’il faut s’en dissocier. C’est ce qui explique les récentes coupures infligées aux organismes comme KAIROS, Alternatives (qu’avait critiqués NGO Monitor) ou encore la Fédération canado-arabe.
En décembre, à l’occasion d’un discours prononcé à Jérusalem, le ministre Jason Kenney s’est expliqué. « Certains disent que notre gouvernement, en prenant ces positions, a abandonné la position traditionnelle de neutralité du Canada. Que nous avons d’une certaine façon miné la crédibilité internationale du Canada et sa réputation en prenant ces positions. J’imagine que ce sont les mêmes gens qui croient qu’il y a une neutralité entre la tolérance et la haine, entre le terrorisme et le contre-terrorisme. Notre gouvernement croit au contraire que nous nous réapproprions nos valeurs historiques et leur donnons un nouveau sens [...], nous nous redonnons le droit de faire une distinction morale. »
Le nouvel antisémitisme
En filigrane, c’est l’antisémitisme qui prend un nouveau sens dans la bouche des membres du gouvernement de Stephen Harper. À l’instar d’une portion grandissante du milieu juif, une adéquation est faite entre critique d’Israël et haine des Juifs, entre antisionisme et antisémitisme.
Richard Marceau, conseiller politique principal du Comité Canada-Israël, nuance. Dire que critiquer Israël équivaut à de l’antisémitisme est idiot, reconnaît-il, mais ça en devient si on critique Israël pour de possibles violations des droits de la personne, mais pas les autres protagonistes du conflit. « Il doit y avoir un seul barème qui ne change pas d’un pays à l’autre. » N’est-il pas normal que les attentes face à un État qui se vante d’être démocratique soient plus élevées qu’envers des territoires moins structurés ? « C’est du racisme que de s’attendre à plus d’une civilisation par rapport à une autre. »
La Coalition parlementaire canadienne de lutte contre l’antisémitisme (CPCCA) dérange pour les mêmes raisons. Ce groupe de 22 députés représentant tous les partis politiques a été créé en mars 2009, mais certains en dénoncent le caractère biaisé. Par exemple, lorsque la Coalition a annoncé une audience sur l’antisémitisme sur les campus universitaires canadiens, elle a vu dans « des caricatures comparant Israël à une Afrique du Sud dirigée par des Blancs ou même à l’Allemagne nazie [qui] apparaissent çà et là dans des journaux étudiants » une preuve de la montée de ce sentiment de haine.
Le groupe Independent Jewish Voices a répliqué qu’il « est légitime pour les détracteurs du comportement d’Israël de le décrire comme un système d’apartheid et de dénoncer la légitimité de quelque État que ce soit qui s’y adonne. Ce n’est pas de l’antisémitisme d’aucune sorte, nouveau ou ancien ».
Le groupe PAJU s’est aussi inscrit en faux. « Il est évident que le but de votre commission n’est pas d’étudier la nature de l’antisémitisme, mais de manipuler la définition de l’antisémitisme pour en faire un synonyme de critique des politiques d’Israël », écrit son président, Bruce Katz, un Juif montréalais.
Pour Khaled Mouammar, président de la Fédération canado-arabe, « le gouvernement conservateur est idéologiquement rigide. Ils voient le monde à la Bush : ou bien on est avec eux, ou bien on est contre eux. On le voit avec l’Afghanistan, sur la question des gais, de l’avortement. C’est une attaque à la liberté d’expression. Ils ont commencé par nous parce qu’ils savent que nous sommes une communauté vulnérable à ce genre d’attaques ».
Tarek Fatah, fondateur du Congrès musulman canadien, concède qu’il y a un réalignement en faveur d’Israël, mais seulement dans la rhétorique. « Le Canada a toujours été très pro-Israël. [...] Le gouvernement Harper a seulement été plus explicite dans ses inclinations pour Israël. Les libéraux étaient plus subtils. » http://www.mondialisation.ca/index....
Canadiens pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient (CJPMO) est une organisation séculière, sans but lucratif, regroupant des hommes et des femmes d’horizons divers qui œuvrent pour que la paix et la justice renaissent au Moyen-Orient. Elle a pour vocation de responsabiliser les personnes d’influence à traiter les protagonistes avec équité et à favoriser l’essor durable et équilibré de la région.
publié par Mondialisation

Appel au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour qu’il adopte le rapport Goldstone

publié le mercredi 10 février 2010
Fédération “Juifs Européens pour une Paix Juste”

 
Nous, la douzaine d’organisations juives, issues de neuf pays européens et affiliées à la Fédération “Juifs Européens pour une Paix Juste” réunie en Congrès à Paris, affirmons notre soutien au rapport Goldstone.
Le 27 décembre 2008, Israël lançait une offensive contre la bande de Gaza, déjà soumise à un blocus et à une crise alimentaire. L’opération Plomb durci, qui pris fin la 18 janvier 2009, provoqua des destructions massives et le massacre de 1.400 personnes parmi lesquelles 313 enfants.
En conséquence, le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies chargea Richard Goldstone de mener des investigations afin de déterminer si des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité avaient été commis durant l’opération israélienne. Le juge Goldstone et sa commission conclurent que des crimes de guerre avaient effectivement été commis et peut-être aussi des crimes contre l’humanité.
Dès la remise de ses conclusions par la Commission Goldstone, Israël et ses puissants appuis, prétendant parler au nom du monde juif dans son ensemble, lancèrent une campagne de dénigrement du rapport et de diffamation du juge Goldstone lui-même, un Juif sioniste pourtant affirmé.
Nous louons quant à nous l’honnêteté, la minutie et le courage de la Commission Goldstone, et condamnons fermement les allégations d’Israël selon lesquelles le juge Goldstone et son rapport seraient antisémites.
Nous estimons qu’il est de notre devoir moral, en tant que Juifs, de demander qu’Israël ait à rendre des comptes pour l’opération qu’il a menée à Gaza et pour la manière dont il a traité la population de Gaza. Le blocus de Gaza est illégal et nous, la douzaine d’organisations juives, issues de neuf pays européens et affiliées à la Fédération “Juifs Européens pour une Paix Juste” réunie en Congrès à Paris, affirmons notre soutien au rapport Goldstone. Nous appelons à ce qu’une suite soit donnée à ses recommandations et demandons au Conseil de Sécurité de l’ONU d’agir en conséquence.
Alors qu’Israël menace à nouveau d’envahir la bande de Gaza, nous appelons les Juifs et les organisations juives à travers le monde à nous rejoindre pour refuser l’impitoyable punition collective infligée à la population de Gaza. Nous appelons au respect du droit international et à la levée du siège de Gaza.
Congrès des “Juifs Européens pour une Paix Juste”
Paris, le 30 janvier 2010

Abbas pour des discussions indirectes avec Israël

publié le mardi 9 février 2010
Nouvelobs.com avec AFP

 
Le président palestinien n’a en revanche pas renoncé à son exigence d’un gel complet de la colonisation israélienne en Cisjordanie.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a accepté le principe de discussions indirectes avec Israël sous l’égide des Etats-Unis mais a réclamé des garanties de la part de Washington, a-t-on appris lundi 8 février auprès d’un haut responsable palestinien. Mahmoud Abbas n’a en revanche pas renoncé à son exigence d’un gel complet de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée avant de reprendre des discussions de paix directes avec les Israéliens, a précisé ce responsable sous couvert de l’anonymat.
Des pourparlers indirects
Pour permettre la reprise des négociations israélo-palestiniennes, suspendues depuis plus d’un an, les Etats-Unis proposent que les deux parties mènent des pourparlers indirects pendant trois mois, au cours desquels l’Etat hébreu effectuerait des gestes de bonne volonté à destination des Palestiniens. "Ces contacts viseront à créer un climat propice et à parvenir à un accord sur les frontières de l’Etat palestinien", a déclaré ce haut responsable à l’AFP, en précisant qu’ils débuteraient "le 20 février" prochain. "Ils vont durer trois mois, les Américains négocieront directement avec les deux parties après avoir établi un calendrier et s’être mis d’accord sur un mécanisme de mise en œuvre" des décisions, a-t-il ajouté.
Une initiative en cinq points
Il a précisé que George Mitchell effectuerait la navette entre les deux parties. Pendant ce temps, Israël mettrait en œuvre une initiative en cinq points proposée par Mitchell qui inclurait la libération de prisonniers palestiniens et un arrêt des incursions israéliennes dans les villes sous contrôle palestinien, a-t-il ajouté.
L’Etat hébreu transfèrerait également à l’Autorité palestinienne de nouvelles zones actuellement sous son contrôle, autoriserait la réouverture de bureaux politiques palestiniens à Jérusalem-Est et permettrait l’entrée de matériel de construction notamment dans la bande de Gaza, sous contrôle du mouvement islamiste Hamas.
Mahmoud Abbas a demandé à Washington de présenter ses positions sur les questions relevant du statut final, c’est-à-dire la question des réfugiés palestiniens, le statut de Jérusalem et les frontières définitives, a indiqué ce responsable palestinien.
"Le président Abbas veut connaître la position américaine (...) sur ces lignes directrices et ce que l’administration (américaine) fera si (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu n’est pas d’accord", a-t-il expliqué.
La "priorité" d’Obama
Le négociateur palestinien Saëb Erakat a confirmé que George Mitchell avait présenté de nouvelles suggestions, en soulignant que Mahmoud Abbas n’avait pas encore donné sa réponse. "Abbas n’a pas encore donné de réponse sur les propositions de Mitchell mais a demandé des éclaircissements à l’administration américaine, qui devrait répondre d’ici une semaine", a-t-il déclaré à l’AFP. Le président américain Barack Obama a fait de la relance du processus de paix israélo-palestinien, suspendu depuis la guerre à Gaza (27 décembre 2008-18 janvier 2009), une "priorité" de son administration.
(Nouvelobs.com avec AFP) [1]
[1] voir aussi Serge Dumont dans le Temps

Les Palestiniens prêts au dialogue

Israël choisit la ligne dure contre les manifestations en Cisjordanie

publié le mardi 9 février 2010
Isabel Kershner

 
"Israël a compris la menace que représente le mouvement populaire et son potentiel d’expansion"
Nilin ; Depuis plus d’un an, ce village a été au centre des manifestations hebdomadaires contre la barrière de sécurité israélienne, qui traverse ses terres. Maintenant, le village semble être au centre d’une campagne d’arrestations israélienne plus intensive.
Apparemment inquiets que les manifestations pourraient s’étendre, l’armée et les forces de sécurité israéliennes ont récemment commencé à réprimer, à arrêter des organisateurs locaux et des militants ici et à mener des raids nocturnes sur les maisons des autres.
Muhammad Amira, instituteur et membre du comité populaire de Nilin, le groupe qui organise des manifestations, a dit que son domicile a été perquisitionné par l’armée aux premières heures du 10 janvier. Les soldats ont vérifié ses papiers d’identité, ont fouillé la maison et ont vérifié ses enfants qui dormaient.
Il a ajouté : "Ils m’ont dit : « Nous savons qui vous êtes. » "
Les cinq dernières années, chaque vendredi, les Palestiniens manifestent contre la barrière. Ils sont renforcés par des sympathisants israéliens et des volontaires étrangers qui documentent les affrontements qui résultent avec des caméras vidéo, et mettent souvent les images les plus dramatiques sur You Tube.
Israël dit que la barrière, en construction depuis 2002, est essentielle pour empêcher les kamikazes d’atteindre ses villes. Les Palestiniens s’y opposent car la majeure partie de son tracé traverse le territoire de la Cisjordanie.
Alors que les manifestations hebdomadaires sont considérées comme une résistance non-violente, elles se terminent généralement à des affrontements violents entre les forces de sécurité israéliennes et des jeunes lanceurs de pierres palestiniens masqués. "Ce ne sont pas des sit-ins avec des gens qui chantent« We Shall Overcome », a déclaré le major Peter Lerner, porte-parole du Commandement central de l’armée israélienne, qui contrôle la Cisjordanie. "Ce sont des émeutes violentes, illégales et dangereuses."
D’autres Palestiniens sont en train de "se joindre au mouvement" dit-il, et elles les manifestations " pourraient dégénérer ".
Les protestations ont commencé au début dans le village voisin de Bilin, qui est devenu un symbole du défi palestinien après avoir eu gain de cause devant la Cour suprême israélienne stipulant que la barrière doit être réaménagée afin qu’elle prenne moins de terres agricoles. Selon des responsables militaires, les travaux pour déplacer la barrière vont commencer le mois prochain.
Comme une intifada rampante à temps partiel, les protestations du vendredi ont gagné du terrain. Nabi Saleh, un autre village près de Ramallah, est devenu le nouveau centre des affrontements, après que des colons juifs ont pris le contrôle d’une source d’eau naturelle située sur des terres du village.
Récemment, un vendredi, un groupe de villageois âgés a marché vers la source. Ils ont été accueillis par des gaz lacrymogènes et des grenades assommantes, et des échauffourées ont eu lieu avec des soldats sur la route. D’autres villageois ont dévalé les pentes et, utilisant des frondes, ils ont envoyé des volées de pierres sur les Israéliens.
"Israël a compris la menace que représente mouvement populaire et son potentiel d’expansion", a déclaré Jonathan Pollak, un anarchiste israélien, porte-parole du Comité de coordination de la lutte populaire, comité basé à Ramallah. « Je crois que le but est de l’écraser avant qu’il ne devienne incontrôlable ».
Ces derniers mois, le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, et d’autres leaders du courant dominant Fatah ont adopté Bilin comme modèle de résistance légitime.
Le mouvement a aussi commencé à susciter un soutien international. Le comité de coordination de la lutte populaire reçoit un financement d’une agence gouvernementale espagnole, selon le coordonnateur du comité, Mohammed Khatib de Bilin.
"Bilin n’est plus seulement la lutte pour Bilin", a déclaré M. Khatib, qui a été arrêté en août et est en attente d’un procès pour incitation [à manifester]. « Cela fait partie d’une lutte nationale", a-t-il dit, ajoutant que la fin de l’occupation israélienne était le but ultime. Jeudi, avant l’aube, les soldats sont venus au domicile de M. Khatib à Bilin et l’ont emmené à nouveau.
Les responsables de la sécurité d’Israël nient avec véhémence qu’ils agissent pour réprimer la désobéissance civile, affirmant que la sécurité est leur seule préoccupation. Entre autres, ils affirment que les comités populaires encouragent les manifestants à saboter la barrière, barrière qu’Israël considère comme un outil de sécurité indispensable.
Les autorités israéliennes ont également porté leur attention sur les militants étrangers, expulsant ceux qui ont dépassé la durée du visa ou qui n’ont pas respecté leurs modalités. Dans un cas, les soldats ont effectué un raid dans le centre de Ramallah, où l’Autorité palestinienne a son siège, pour enlever une femme tchèque qui travaillait pour le « International Solidarity Movement », un groupe pro-palestinien.
Les groupes israéliens de défense des droits de l’Homme comme B’Tselem et Yesh Din se plaignent depuis longtemps des mesures sévères utilisées pour réprimer les protestations, y compris des balles en caoutchouc et des munitions réelles de calibre .22. Les autorités israéliennes disent que les tirs réels sont destinés à être utilisés uniquement dans des situations dangereuses, et non pas pour contrôler la foule. Mais les groupes des droits de l’Homme disent que les armes sont parfois mal utilisées, apparemment en toute impunité, avec des membres des forces de sécurité qui sont rarement tenues de rendre des comptes.
Environ une centaine de soldats et de policiers des frontières ont été blessés dans les affrontements depuis 2008, selon les militaires. Mais les manifestants ne sont pas armés, ont fait valoir leurs avocats, alors que les Israéliens réagissent parfois avec une force potentiellement meurtrière.
Tristan Anderson, 38 ans, un militant américain d’Oakland, en Californie, a été grièvement blessé quand il a été frappé au front par une bombe lacrymogène à grande vitesse au cours d’un affrontement dans Nilin au mois de Mars.
Après des mois dans un hôpital israélien, M. Anderson a retrouvé un certain mouvement d’un côté, et a commencé à parler. Mais il a des lésions cérébrales graves, selon sa mère, Nancy, et le pronostic est incertain.
L’avocat israélien des Anderson, Michael Sfard, est convaincu que le projectile de gaz lacrymogène a été tiré directement sur les manifestants, contrairement aux règlements. Pourtant, les autorités israéliennes qui ont enquêté sur l’épisode ont récemment décidé de classer l’affaire sans qu’il y ait des poursuites.
Selon des responsables israéliens, l’enquête a révélé que les forces de sécurité israéliennes avaient agi en conformité avec la réglementation. Mais des témoins insistent que le projectile a été tiré d’un monticule distant de moins de 60 mètres de l’endroit où était M. Anderson . S’il avait été tiré correctement, en arc, soutiennent-ils, il aurait volé des centaines de mètres. Dix-neuf Palestiniens ont été tués dans des affrontements autour de la barrière de sécurité depuis 2004. Un mois après que M. Anderson a été blessé, Bassem Abou Rahma, un militant connu de Bilin, a été tué lorsque le même type de projectile de gaz lacrymogène l’a frappé à la poitrine.
Aqel Srur, de Nilin, l’un des trois Palestiniens qui ont témoigné devant la police israélienne dans l’affaire Anderson, a été tué par une balle de calibre .22 en Juin.
Jusqu’à présent, les militants semblent déterminés. Salah Muhammad Khawajeh, un membre du comité populaire de Nilin et un autre témoin local dans l’affaire Anderson, a raconté que, lorsqu’il a été convoqué pour un interrogatoire, il y a deux mois, il a été averti qu’il pouvait finir comme M. Srur.
Le fils de M. Khawajeh, 9 ans, a été blessé à l’arrière de la tête par une balle en caoutchouc lors d’une manifestation ce mois.
Mais, comme M. Khawajeh l’a dit, « Nous continuons à venir. »
Publié par le New York Times le 28 janvier 2010
traduction : RN (et CL)

Un guarde de sécurité des colons Israëliens tire sur un adolescent Palestinien en Cisjordanie

Contributed by International Middle East Media Center
10/02/2010
Des sources locales ont reporté qu'un adolescent de 18 ans du village Palestinien de Irag Burin, près de Naplouse, a
été touché par un garde de sécurité Israëlien de la colonie de Har Bracha, le blessant au genou.

L'incident a eu lieu après que des colons Israëliens et des sympathisants, qui s'étaient rassemblés sur des terres
Palestiniennes volées dans la colonie de Har Bracha, ont appelé les forces de sécurité de la colonie, signalant que des
Palestiniens leur jetaient des pierres. Les forces de sécurité ont répondu en conduisant sur le terrain dans un véhicule
de sport et tirant de façon aléatoire.
La police Israëlienne qui a enquêté sur l'incident a reporté qu'environ 15 colons et leurs sympathisants Américains et
Canadiens s'étaient rassemblés au bord de la colonie, et s'étaient plaints que des Palestiniens leur jettent des pierres.

Ghassan Daghlas, un officiel de l'Autorité Palestinienne, a parlé avec des journalistes Israëliens à propos des attaques
répétées des colons contre les villageois de Iraq Burin. Il a confié au quotidien Israëlien Yedioth Ahranoth : "C'est un
village tranquille de pas plus de 1 200 résidents qui souffrent d'assauts répétés par les colons, sans que les autorités
Israëliennes fassent quoi que ce soit pour arrêter cela".
Daghlas a ajouté qu'après les attaques répétées des colons, sans réponse des autorités Israëliennes, et pas
d'intention d'intervenir, quelques adolescents Palestiniens avaient récemment commencé à battre en retour avec des
pierres les balles des colons.
Le jeune blessé n'a pas été identifié, et il demeure obscur de savoir s'il a été impliqué dans le jet de pierres, ou s'il n'y
avait en fait un quelconque jet de pierres.



http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4517


























Lieberman : Des discussions indirectes israélo-palestiniennes commenceront bientôt

11/02/2010
Des soldats israéliens inspectent la voiture de l’Israélien tué à coups de couteau par un policier palestinien. Jack Guez/AFP
Des soldats israéliens inspectent la voiture de l’Israélien tué à coups de couteau par un policier palestinien. Jack Guez/AFP
Proche-Orient Raids aériens contre la bande de Gaza, un Palestinien tue un Israélien à coups de couteau en Cisjordanie.
Des discussions indirectes entre Israéliens et Palestiniens devraient commencer sous peu, a déclaré mardi le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, lors d'une visite en Azerbaïdjan. C'est la première fois qu'un responsable israélien évoque ces discussions qui doivent se dérouler sous l'égide des États-Unis. « Lors de sa rencontre avec le président (Ilham) Aliev, le ministre des Affaires étrangères Lieberman a affirmé que d'après lui, les discussions indirectes avec les Palestiniens devaient commencer bientôt », a indiqué le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué diffusé à Jérusalem. Lundi, l'entourage du président palestinien, Mahmoud Abbas, a indiqué que ce dernier avait accepté le principe de discussions indirectes avec Israël sous l'égide de Washington, mais réclamait des garanties américaines. Pour permettre la reprise des négociations israélo-palestiniennes, les États-Unis proposent que les deux parties mènent des pourparlers indirects pendant trois mois, au cours desquels l'État hébreu effectuerait des gestes de bonne volonté à destination des Palestiniens. Ces contacts devraient débuter le « 20 février » prochain, selon des proches de M. Abbas.
Malte accueillera par ailleurs, les 12 et 13 février, une réunion internationale en appui au processus de paix israélo-palestinien, organisée par le Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée. Sénateurs, députés, membres de gouvernement, experts palestiniens et israéliens sont invités à discuter de « l'urgence de régler les questions du statut permanent - frontières, Jérusalem, colonies de peuplement, eau » - thème de la réunion internationale.
En outre, hier, un ministre israélien d'extrême droite a comparé le président palestinien à « l'étrangleur de Boston », un tueur en série qui a assassiné 13 femmes entre 1962 et 1964 dans la région de Boston (États-Unis). « Il n'y a pas de différence entre Yasser Arafat et Abou Mazen (le surnom de Mahmoud Abbas), l'un était comme Jack l'Éventreur et l'autre comme l'Étrangleur de Boston, chacun avec son style. L'un voulait que le sang gicle sur les murs et l'autre préfère tuer en silence », a affirmé le ministre des Infrastructures, Uzi Landau. « Il n'y a pas de différence entre Arafat qui a commencé sa carrière comme terroriste et qui n'a jamais abandonné la violence une fois conclus les accords d'Oslo (en 1993) et Abou Mazen, leur objectif est le même : la destruction de l'État d'Israël », a encore accusé M. Landau, dans une interview au quotidien de droite Israël Hayom. M. Landau, membre d'Israël Beiteinou, le parti ultranationaliste dirigé par M. Lieberman, est hostile à toute concession aux Palestiniens.
D'autre part, sur le terrain, l'aviation israélienne a mené hier avant l'aube plusieurs raids dans la bande de Gaza en représailles à de récents tirs de roquettes palestiniens contre le sud d'Israël, a-t-on appris auprès de l'armée israélienne et des services médicaux palestiniens. Il n'y a pas eu de victime, mais un bâtiment abandonné de l'aéroport de la bande de Gaza, à Rafah, a été détruit, selon des sources palestiniennes. Cet aérodrome n'est plus utilisé depuis le début de la seconde intifada en 2000. « L'armée israélienne continuera d'agir fermement contre tous ceux qui utilisent le terrorisme contre l'État d'Israël. Le Hamas est le seul responsable du maintien de la paix et du calme dans la bande de Gaza », a déclaré un porte-parole de l'armée israélienne. Enfin, un Israélien a été tué à coups de couteau par un Palestinien en Cisjordanie occupée, a-t-on appris auprès de l'armée israélienne. L'agresseur, qui a été rapidement appréhendé et arrêté, est un officier de police palestinien, Mohammad al-Khatib, habitant près de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, a indiqué une source des services de sécurité palestiniens. 

Le Hamas dans le gouvernement et dans la résistance, quatre ans après

[ 10/02/2010 - 00:03 ]
Gaza – CPI

Cela fait quatre ans que le mouvement de la résistance islamique Hamas est au gouvernement, en restant toujours un mouvement de résistance. Quatre ans de diplomatie, fusil à l’épaule. Depuis que le Hamas est pouvoir, il a le droit à tout : au blocus comme à la guerre. Et les pressions d’ennemis comme celles venant de frères ne se sont pas arrêtées, et elles n’ont pas l’air de vouloir s’arrêter.
Le Centre palestinien des études et du développement a organisé, lundi 8 février 2010, un colloque intitulé : « Une lecture de l’expérience du Hamas dans le pouvoir et dans la politique ».
Youssef Risqa, conseiller d’Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, y a donné sa vision. Sa lecture commence de l’époque où le Hamas avait choisi de participer aux élections législatives de 2006 pour plusieurs raisons. La Palestine est à un stade de libération nationale. Le pouvoir permettrait de fournir aux gens leurs besoins, une affaire très difficile, puisque l’Entité sioniste a la mainmise sur toutes les entrées et toutes les sources.
Puis, continue le conseiller, le projet national n’avançait pas sans la participation aux élections et le travail en politique, sans implication de l’institution.
La participation du Hamas au pouvoir a fortifié la conception de l’ordre, de la loi, théoriquement comme concrètement. Il a fait du partenariat une partie intégrante du système politique. Il a également rendu au Conseil Législatif Palestinien sa dignité. Une sorte d’anarchie politique régnait. Cette anarchie aurait continué, si le Hamas n’avait pas participé au pouvoir.
L’anarchie administrative et la corruption financière étaient devenues monnaie courante. Pourtant, le Hamas a réussi à mettre fin à la corruption, malgré le blocus. Et en ce qui concerne les responsables du mouvement de la résistance islamique Hamas, aucun cas de corruption n’a été enregistré à l’encontre d’un de ses membres. Et en dépit de tous les problèmes financiers, il n’a rien emprunté de l’extérieur.
Auparavant, les relations avec le monde extérieur étaient monopolisées par quelques parties seulement de la scène politique palestinienne. Mais avec l’accord de la Mecque, le Hamas a pu briser cette monopolisation.
Le rendement du gouvernement
Il y a des critères selon lesquels sera jugé un gouvernement élu. Est-ce que ces critiques sont applicables au gouvernement palestinien de la bande de Gaza ? Le NON du Dr. Nadji Charb, un autre intervenant, était catégorique.
Dr. Charb, professeur en sciences politiques à l’université Al-Azhar, précise que le gouvernement palestinien de Gaza vit dans des conditions très particulières, avec un blocus et des pressions incessantes.
Dr. Charb a ajouté que le rapport du Groupe des crises internationales confirme que la politique visant à isoler le Hamas n’a rien donné. Tout au contraire, le Hamas s’approche d’un système efficace sur tous les niveaux : juridiques, législatifs, sanitaires, sociaux. Le Hamas a pu imposer l’ordre, à considérablement baisser la criminalité, et il s’est montré habile dans sa façon de contrer le blocus.
Finalement, il y a beaucoup de points positifs, résume Charb. Cependant, il regrette de voir la bande de Gaza devenir comme une caserne militaire. Il appelle aussi à ce que le gouvernement soit une partie intégrante de la société et qu’il soit pour tout le monde, non seulement pour le Hamas.

L'union des médecins arabes envoie le plus grand convoi égyptien de médicaments vers Gaza

[ 10/02/2010 - 20:25 ]
Le Caire – CPI

  Le comité des urgences de l'union des médecins arabes envoie, ce soir, le mercredi 10/2, le plus grand convoi égyptien de médicaments vers la Bande de Gaza qui atteint plus de 13 millions de livres égyptiennes (environ 205 millions de dollars).
Le secrétaire du comité, Dr. Ibrahim al-Zaafarani a dit dans un communiqué dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, que ce convoi est le plus grand depuis les agressions sionistes contre la Bande de gaza en 2009, dans le but de répondre aux besoins du secteur sanitaire à Gaza.
Il a ajouté que le comité travaille pour envoyer les qualités de médicaments demandées, de façon urgente, par le ministère palestinien de la santé, ainsi qu'un autre convoi de matières médicales prochainement.
Al-Zaafarani a souligné que les contenus de ce convoi sont des dons du peuple égyptien qui soutient ses frères sinistrés dans la Bande.
On souligne qu'il existe un grand besoin de médicaments et d'instruments dans le secteur sanitaire palestinien, notamment après l'épuisement des dépôts de médicaments et de matières médicales à cause du sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza depuis plus de 4 ans consécutifs.

La police sioniste attaque les Palestiniens à Akka

[ 10/02/2010 - 19:43 ]
Akka – CPI

Des sources médiatiques dans les territoires palestiniens occupés en 1948 ont dit que la police sioniste s'est accrochée, ce matin mercredi 10/2, avec les Palestiniens après l'évacuation du marché de Khan al-Chouna, dans la ville d'Akka.
Les sources ont déclaré que les propriétaires des charettes ont refusé cette pratique oppressive et se sont affrontés avec la police sioniste qui a lancé des bombes lacrymogènes, en blessant plusieurs Palestiniens avant d'arrêter 6 personnes.
Les sources ont ajouté que plusieurs personnalités arabes de la ville d'Akka, dont le Cheikh Abbas Zakour et Ahmed Aouda, membre de la municipalité d'Akkad prodiguent de grands efforts pour trouver une solution et empêcher les agressions sionistes contre les habitants de la ville.

Atoun: l'occupation cible l'existence islamique à al-Qods

[ 10/02/2010 - 18:50 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le député islamique de la ville occupée d'al-Qods dans le conseil législatif palestinien, Ahmed Atoun, a condamné fortement la fermeture de 3 organisations islamiques, le mercredi à l'aube 10/2, par les forces occupantes dans le village de Sour al Bahr, dans la ville occupée d'al-Qods.
Dans une déclaration de presse écrite dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, Atoun a affirmé que l'occupation vise à travers ces mesures à finir l'existence palestinienne dans la ville sacrée et que cette décision vient dans le cadre d'une campagne programmée contre notre existence dans la ville.
Il a considéré que cette campagne contre al-Qods fait partie du conflit de notre civilisation avec l'occupation, surtout que ces organisations jouent un rôle très important pour enseigner nos enfants.
Atoun a souligné que cette bataille cible l'existence islamique dans la ville sainte dans le but de la judaïser, tout en appelant la nation arabe et islamique, ainsi que tous les hommes libres dans le monde à intervenir pour sauver la mosquée sainte d'al-Aqsa et arrêter la judaïsation de la ville sacrée.
Les autorités de l'occupation israélienne avaient fermé, le mercredi à l'aube, l'organisation du forum culturel, ainsi que l'institut de Dar al-Hadith et l'organisation d'al-Qods pour l'éducation, dans le village de Sour al Bahr, à al-Qods occupée.

Mechaal : on aspire un rôle russe plus avantageux pour la question palestinienne.

[ 10/02/2010 - 10:28 ]
Moscou - CPI

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a affirmé que son mouvement aspire un rôle russe plus avantageux pour le soutien de la question palestinienne légitime, notamment pour lever le blocus sioniste arbitraire qui dure depuis 4 ans, en causant une tragédie réelle dans la Bande de Gaza.
Mechaal a indiqué que la Russie possède beaucoup d'intérêts avec le monde arabe et musulman.

Lors de sa visite à la grande mosquée de Moscou, le mardi 9/2, lors de sa rencontre avec le Mufti de la Russie, Mechaal, a déclaré que la Russie possède beaucoup d'intérêts avec le monde arabe et musulman, pour cela on aspire un rôle russe plus avantageux pour le soutien des droits légaux du peuple palestinien, et surtout la levée durable de l'embargo de l'occupation israélienne qui viole les droits humains, ainsi que les lois et règles internationales, depuis 4 ans, en causant une grande tragédie au sein des Gazaouis.

De sa part, le Mufti de la Russie, Raoui Aïn Eddine a confirmé que  les musulmans russes soutiennent d'une façon immuable les droits légitimes du peuple palestinien et appellent à l'établissement d'un état souverain et viable.
"Les creusements sous les fondations de la mosquée sainte d'Al Aqsa représentent un acte criminel, ainsi que des violations très flagrantes qui nécessitent une condamnation et des poursuites judiciaires", a souligné le Mufti russe, en appelant à l'arrêt immédiat du colonialisme dans la ville sainte d'Al Qods occupée.

Le gouvernement d'entente: les tentatives pour frapper la résistance en Cisjordanie ont échoué

[ 10/02/2010 - 11:25 ]
Gaza - CPI

Le gouvernement d'entente dirigé par le premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a condamné fortement les agressions sauvages de l'occupation israélienne contre les réfugiés palestiniens du camp de Chaafat, au nord de la ville occupée d'Al Qods, en saluant l'Intifada des palestiniens face à la barbarie des forces occupantes, et dénonçant la complicité des services de la sécurité de l'autorité palestinienne qui protègent les crimes sionistes.
 
Dans un communiqué de presse publié, le mardi 9/2, le gouvernement d'entente a souligné que le soulèvement populaire a confirmé que toutes les tentatives et les agressions de l'occupation pour influer sur la patience, la résistance et la volonté très solide du peuple palestinien ont échoué et n'ont pas atteint leur objectif criminel.
"Malgré les coopérations de la sécurité de l'autorité avec les services de renseignements de l'occupation, les palestiniens s'attachent plus à la résistance et le choix libre de lutter contre l'ennemi occupant, chose qui montre ce choix est très profonds dans les cœurs des palestiniens", a rapporté le communiqué du gouvernement d'entente.
Le gouvernement a appelé les dirigeants palestiniens à renforcer tous leurs efforts et débattre les moyens nécessaires pour parvenir à une réconciliation réelle, ainsi que l'activation des missions du conseil législatif, l'arrêt des propagandes médiatiques, la libération des captifs politiques et le travail sérieux pour surmonter les désaccords internes.

L'occupation accentue ses violations contre les habitants palestiniens d'al Qods occupée.

[ 10/02/2010 - 11:44 ]
Al Qods occupée- CPI

Le centre de recherches des terres, allié à l'association des études arabes, à al-Qods occupée, a affirmé que le moi de janvier passé a témoigné d'une croissance très remarquable des violations et crimes des forces de l'armée de l'occupation israélienne contre les habitants de la ville sainte, notamment les expulsions par la force de leurs maisons.

Le centre a indiqué dans un rapport, le mardi 9/2, que l'occupation a perpétré 55 violations à al-Qods occupée, dont 45 agressions contre des maisons palestiniennes, durant le mois de janvier passé seulement.
"Six maisons palestiniennes ont été démolies dont 3 par les mains de leurs propriétaires, de crainte des grandes amendes imposées par les autorités occupantes contre tout celui qui s'oppose à la destruction de sa maison", a souligné le rapport.
Le rapport a révélé que l'occupation a laissé 50 palestiniens sans abris dont une majorité d'enfants, après la destruction de leurs maisons, au moment où 230 autres sont menacés du même sort, après que les autorités sionistes ont donné l'ordre de détruire 33 autres maisons, notamment à Selwan, al-Tour et dans la vieille ville.
"Les creusements et les fouilles, à al-Qods occupée, n'ont pas cessé, notamment à l'esplanade d'Omar Ibn al-Khatab et la citadelle d'al-Qods, depuis mi-janvier passé", a dévoilé le rapport.
Notons que la municipalité sioniste, à al-Qods occupée, avait annoncé la fermeture de la porte d'al-Amoud (porte de Damas), pour une durée de deux ans, sous prétexte de travaux d'amélioration dans cette région, alors que de célèbres personnalités et des dirigeants palestiniens ont condamné cette violation sioniste en la qualifiant d'un nouveau crime qui vise à judaïser complètement la ville sainte d'al-Qods occupée.

Des étudiants à l'université de Californie : "les israéliens sont des assassins"

[ 10/02/2010 - 13:22 ]
Al-Nassera – CPI

Des dizaines d'étudiants à l'université américaine de Californie ont pu empêcher l'ambassadeur sioniste aux Etats-Unis, Michaël Oren, de prononcer son discours, en l'obligeant de quitter la salle après avoir accusé l'entité sioniste de tuer les Palestiniens.
Le journal hébreu "Yediot Ahronot" a dit dans son édition, de mardi 9/2, que plus de 100 étudiants qui se solidarisent avec le peuple palestinien ont tenté de créer des perturbations durant le discours d'Oren, dans l'une des salles de l'université de Californie.
Le journal a ajouté que les manifestations contre Oren étaient bien organisées, où deux groupes d'étudiants étaient assis à côté de la salle qui comportait plus de 700 personnes, en lui posant la question : combien avez-vous tué de palestiniens?
Les manifestants ont répété également d'autres slogans comme : "Israël est un groupe de meurtriers", "vous êtes accusés de crimes humanitaires contre les Palestiniens".
Le journal sioniste a souligné qu'Oren n'a pas pu poursuivre son discours et a quitté la salle vers une chambre, avant que la police locale n'arrive dans la salle et arrête des dizaines d'étudiants.

Les autorités occupantes s'emparent des véhicules des habitants d'Al Qods occupée

[ 10/02/2010 - 13:05 ]
Al Qods occupée - CPI

Les sources locales ont souligné que des équipes sionistes chargées des taxes, appuyées par la police et les gades de frontières ont pénétré, hier à mi-minuit, dans les garages de voitures de Sidi Ahmed, situé dans le quartier d'al-Maassara et al-Salaiema, à l'entrée d'al-Amoud, ainsi que les deux quartiers, Salah Eddine et al-Zahra, et ont enregistré les matricules des véhicules palestiniens afin de les confisquer.
"Dans le cadre des pratiques oppressives et criminelles pour harceler et assiéger plus les habitants d'al-Qods, les autorités occupantes ont confisqué 10 voitures palestiniennes, la nuit dernière", ont dévoilé ces sources locales.

Des avions militaires sionistes bombardent l'aéroport international de Gaza

[ 10/02/2010 - 11:09 ]
Rafah – CPI

Les forces de l'occupation israélienne ont accentué leurs agressions contre la Bande de Gaza, où l'aviation militaire sioniste a effectué, la nuit dernière, plusieurs raids aériens contre l'aéroport international de Gaza, à l'Est de la ville de Rafah, dans la Bande de Gaza.
Des sources sécuritaires ont dit au correspondant du centre palestinien d'information que des avions militaires sionistes ont exécuté 3 raids contre le bâtiment principal de l'aéroport, alors qu'un drone a tiré un missile sur le lieu.
Les avions militaires sionistes de type (F16) ont lancé deux missiles sur les autres bâtiments de l'aéroport.

Une délégation parlementaire arabe va visiter Gaza en mi-fevrier

[ 10/02/2010 - 10:51 ]
Gaza- CPI

"Une délégation parlementaire arabe va rendre visite à la Bande de Gaza, en mi-février, à travers le passage de Rafah", a annoncé une source bien informée.

La source a affirmé que la délégation parlementaire a été informée que les autorités égyptiennes vont lui permettre de rejoindre Gaza à travers le passage de Rafah.
Le vice-président du conseil législatif palestinien, Dr. Ahmed Bahr a reçu une lettre du secrétaire général de l'union parlementaire arabe, Nour Eddine Bouchkouje, en l'informant de la décision de l'union des parlementaires arabes d'organiser une visite à Gaza, le 15 et 16 février 2010, et que cette délégation parlementaire arabe comporte entre 15 et 25 députés.
"Le président du conseil du peuple égyptien, Dr Ahmed Fathi m'a informé que les autorités égyptiennes vont faciliter notre mission et visite vers la Bande de Gaza", a souligné Bouchkouje.
Notons que l'occupation israélienne et ses alliés imposent un siège illégal contre la population de la Bande de Gaza, depuis 4 ans, au vue et su de la communauté internationale, alors que les habitants qui sont presque totalement étouffés appellent la levée immédiate et totale de l'embargo sioniste très cruel qui viole, d'une manière très flagrante, les droits de l'homme et les lois internationales, notamment la 4ème convention de Genève.

Une médiation du Qatar pour enquêter sur l'assassinat d'Al Mabhouh

[ 10/02/2010 - 10:11 ]
Doha - CPI

Des sources au Hamas ont souligné que le pays du Qatar entame actuellement une médiation entre le Hamas et la police des Emirats Arabes Unis pour enquêter ensemble sur les circonstances de  l'assassinat du leader Mahmoud Abdel Raouf Al Mabhouh dans un hôtel, à Dubaï.
Le site électronique d'Al Jazeera a rapporté, le mardi 9/2, selon les sources que le Qatar entame une médiation entre le Hamas et la police des Emirats Arabes Unis pour poursuivre l'enquête et dévoiler les criminels.
Le Hamas avait accusé le Mossad sioniste d'avoir assassiné son leader, à Dubaï, notamment après que l'autopsie de la police des Emirats avait annoncé que la victime a été électrocutée et étranglée.

Le ramassage de cailloux, un nouveau métier de survie dans la bande de Gaza meurtrie par le blocus

[ 10/02/2010 - 00:49 ]
Gaza – CPI

Le blocus n’arrête pas de faire des dégâts dans la bande de Gaza, depuis plus de trois ans, bientôt quatre. La guerre agressive israélienne menée contre Gaza n’est venue que pour rendre encore plus difficile la vie des habitants de la Bande.
Leurs souffrances n’arrêtent pas de s'accroître. Le chômage en fait partie. Des milliers et des milliers d’ouvriers perdent leur travail. Des milliers de familles perdent les sources de leur survie. Des hommes, des femmes, des enfants, et même des personnes âgées ne trouvent rien d’autre à faire que de ramasser des cailloux, de l’extraire du fond de la terre, une nouvelle façon de s’en sortir, de faire face à cette misère qui les frappe de plein fouet.
Ni le grand froid, ni la poussière n’empêche ces gens de travailler, de creuser plusieurs mètres sous terre, dans la zone d’Al-Moharrerat à l’ouest de la ville de Khan Younes, pour ramasser une certaine quantité de cailloux vendables aux commerçants de matériaux de construction.
Et la guerre agressive israélienne menée contre Gaza a dévasté la Bande l y a plus d’un an. On avait annoncé sa reconstruction, à plusieurs reprises. Pourtant, rien n’arrive. On est alors obligé de faire avec les moyens du bord pour reconstruire ce qui serait reconstructible. Alors, à l’aube de chaque jour de ce dur hiver, des femmes et des enfants partent creuser une terre dure avec de petits outils, avec de petites mains. Ensuite, il faut extraire les petits cailloux de la terre. Travail d’une longue journée qui ne donnera enfin qu’une petite chose. Une petite chose certes, mais très importante pour ces familles qui n’ont pas d’autre source pour vivre, surtout face à ces prix qui ne cessent de grimper.
Travail sous contrainte
Om Mahmoud est une dame de 54 ans. Le mari étant invalide, elle se retrouve toute seule pour faire vivre une famille de dix personnes. Quotidiennement, ils partent vers ladite zone. Les jours de vacances scolaires, ses enfants l’accompagnent pour l’aider. Le jour où toute la famille travaille, deux chariots seront remplis et vendus à 30 shekels, quelque 9 dollars.
En dépit de la fatigue, Om Mahmoud se voit satisfaite, par rapport à ces gens qui ne peuvent même pas faire ce travail pour une raison ou pour une autre.
Son grand garçon, 20 ans, a quitté l’école pour aider la famille. Il travaille maintenant avec sa mère.
Aucun projet d’avenir, dit-il, on vit au jour le jour. On peut à peine en sortir de quoi manger et acheter des affaires pour ses petits frères.
Des maladies
Dans la zone, tout le monde creuse. La poussière infecte l’atmosphère. Elle infecte également les poumons de ces femmes et ces enfants qui travaillent toute la journée. Pire, des mères amènent leurs nourrissons avec eux, ne trouvant d’autre solution. Une de ces mères préfère mourir en travaillant que de faim.
Garder les cailloux
Il y a ceux qui extraient les cailloux, ceux qui les achètent pour en faire des produits de construction, en ce temps de blocus où tout est interdit d’entrée dans la bande de Gaza. Il y a aussi ceux qui gardent les cailloux ramassés.
Le jeune Mustapha, 23 ans, garde les cailloux ramassés jusqu’à l’arrivée des camions qui les transportent. Mustapha, pour seulement 60 dollars par semaine, surveille les amas de cailloux, jour et nuit, privé de sa famille. Aucun avenir avec une telle somme, dit-il, aucune idée de mariage.
Malgré tout, il continue à travailler, le sourire aux lèvres. Ils veulent vivre avec dignité : « Nous ne baissons pas les bras devant l’ennemi sioniste, dit Mustapha. Nous ne nous mettons pas à genoux, aussi difficile que soit la vie ».

Des colons sionistes ferment l'entrée du Hadarim devant les familles des captifs

[ 09/02/2010 - 18:44 ]
Ramallah – CPI

Des dizaines de colons sionistes ont fermé l'entrée de la prison de Hadarim, dans une tentative pour empêcher les familles des captifs palestiniens de rendre visite à leurs fils détenus dans cette prison.
La radio hébreu a dit, le mardi 9/2, que les colons sionistes ont tenté d'empêcher les familles des captifs palestiniens de rendre visite leurs fils, dans un pas de pression pour réaliser l'opération d'échange des prisonniers entre le mouvement du Hamas et l'entité sioniste.

L'occupation envahit al Khalil et des colons sionistes agressent les Palestiniens

[ 09/02/2010 - 18:38 ]
Al Khalil – CPI

Les forces de l'occupation israélienne ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mardi 9/2, la ville d'al Khalil, où elles ont enlevé 8 citoyens Palestiniens.
Des sources locales ont dit au correspondant du centre palestinien d'information que les forces occupantes ont envahi également les village de Sourif, Beit Awa, Yatta et le camp d'al-Aroub, en arrêtant deux palestiniens près de la mosquée d'al-Ibrahimi.
Dans le même contexte, des colons extrémistes sionistes ont attaqué des fermiers palestiniens, en les chassant de leurs terres agricoles, dans le village de Yatta, près de la colonie sioniste de "Soussia", installée illégalement sur les terres palestiniennes dans le but de les confisquer.

Des affrontements entre les Palestiniens et les forces occupantes au camp de Chaafat

[ 09/02/2010 - 18:32 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des sources locales ont affirmé que les forces de l'occupation poursuivent leur campagne d'agression contre le camp de Chaafat, depuis la nuit dernière et les heures de l'aube de mardi 9/2, sous prétexte de poursuivre des recherchés.
Des sources dans le camp ont dit, le mardi 9/2, que les habitants du camp se sont accrochés avec les forces occupantes qui ont enlevé un adolescent palestinien, âgé 15 ans, près du barrage militaire sioniste installé à l'entrée principale du camp de Chaafat, au nord d'al-Qods.
Les sources ont déclaré que les jeunes du camp se sont accrochés avec les soldats sionistes, en blessant l'un des éléments des milices des gardes-frontières sionistes, alors que les forces sionistes ont lancé des bombes lacrymogènes sur les élèves palestiniens qui tentaient de passer à travers le barrage vers leurs écoles.

Mechaal : Washington tente de faire échouer les efforts de la réconciliation palestinienne

[ 09/02/2010 - 15:06 ]
Moscou- CPI

 Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a accusé les Etats-Unis de tenter de faire échouer les efforts en cours pour la ratification d'une réconciliation palestinienne, à travers leurs pressions continuelles sur l'ex-président, Mahmoud Abbas.
Lors d'une conférence de presse organisée, à Moscou, à l'issue de sa rencontre avec le ministre russe des affaires étrangères, Serguei Lavrov, le lundi 8/2, Mechaal a déclaré que le Hamas est prêt pour signer la feuille égyptienne après la prise en considération de ses observations sur cette feuille.
Mechaal a salué le rôle historique égyptien qui soutient toujours la question palestinienne légitime, en accueillant aimablement tout rôle russe ou international pour surmonter la crise palestinienne interne.

Le haut dirigeant du Hamas a affirmé que son mouvement va certainement répondre, et dans les circonstances plus conformes, à l'aide d'une opération militaire à l'assassinat du Mossad contre l'un de ses dirigeants (Al Mabhouh), aux Emirats Arabes Unis, le moi passé, en qualifiant cette réponse de légale et sacrée contre l'occupation israélienne.
"Il n'y a aucune nouvelle à propos de l'opération d'échange des captifs à cause du jeu du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu", a souligné Mechaal.
Mechaal a attiré l'attention de la communauté internationale à la nécessité de reconstruire les infrastructures de la Bande de Gaza, notamment après plus d'un ans de la guerre sauvage sioniste.
De sa part, le ministre russe Lavrov a confirmé que cette visite officielle de Mechaal est venue pour débattre ensemble les moyens d'appuyer les efforts égyptiens pour arriver au succès de la réconciliation palestinienne.

Le gouvernement de Haniyeh: la décision de Fayyad pour organiser des élections locales est illégale

[ 09/02/2010 - 13:02 ]
Gaza - CPI

Le gouvernement de l'entente dirigé par le premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que la décision du premier ministre du gouvernement inconstitutionnel, à Ramallah, pour organiser des élections locales en Cisjordanie, le samedi 17/7/2010, est totalement illégale.
"Cette décision n'est qu'une procédure réelle pour approfondir la division des palestiniens", a protesté le gouvernement de l'entente contre la décision illégale du premier ministre illégal Salam Fayyad.
Le directeur du bureau médiatique du gouvernement de l'entente, Dr. Hassan Hachiche, a fortement critiqué cette mesure, en la qualifiant d'impraticable et d'illégale et qui va approfondir les désaccords internes, en contestant contre le déroulement des élections en Cisjordanie seulement.
"L'appui sur la communauté internationale, ainsi que la protection de l'occupation et le fait d'imposer des élections par la force contre le peuple palestinien, n'est qu'une mesure bête", a critiqué Dr.Hassan, le lundi 8/2, la décision de Fayyad.
  
Dr.Hassan a souligné que le gouvernement de l'entente dirigé par Haniyeh voit que la réalisation d'une réconciliation nationale est la clé réelle pour le succès de tous les dossiers, en indiquant que le déroulement des élections ne s'effectuera qu'après la ratification d'un consensus national.

Abou Chaar : l'occupation démolit plusieurs maisons palestiniennes à Al Qods

[ 09/02/2010 - 14:19 ]
Gaza - CPI

Le ministre des legs pieux et des affaires religieuses, Dr. Taleb Abou Chaar a mis en garde contre la politique sioniste très dangereuse de destruction contre les maisons palestiniennes, dans la ville sainte d'al Qods occupée.
"Plus d'un tiers des maisons du quartier de Chiah sont vraiment menacées de destruction par les autorités sionistes", a contesté le ministre contre la politique discriminatoire des autorités occupantes sionistes qui tentent d'annexer cette région au cimetière juif, à al Qods occupée.
Dans une déclaration de presse, le lundi 8/2, le ministre a révélé que l'occupation a ordonné la destruction de plus d'un tiers du quartier, soit l'expulsion de 15 mille familles palestiniennes.
Abou Chaar a mis en garde contre les violations et crimes perpétuels de l'occupation israélienne, en les qualifiant de tentative basse, illégale et inhumaine pour modifier totalement l'aspect général de la ville d'al-Qods occupée au profit des colons extrémistes sionistes.
Le leader palestinien a condamné l'assaut sioniste criminel lancé, aujourd'hui à l'aube, par les forces armées sionistes qui protègent les colons extrémistes contre les habitants du camp des réfugiés palestiniens de Chi'ifat, en tirant des bombes sonores, lacrymogène et des tirs de feu, en imposant un couvre feu contre les citoyens, au nord de la ville d'al Qods occupée.

Israël pleure la perte de son empire africain

Publié le 10-02-2010
Eh oui, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles ! Voir ainsi le site d’israel infos. Lieberman, en ambassadeur d’Israël en Afrique, on ne pouvait trouver mieux pour une "reconquête" désespérée !

Numéro 928 - 10.02.2010 - 26 Shevat 5770
Israël et l’Iran face à face en Afrique
par Israel Infos Redaction
"Israël, présent de très longues années en Afrique, voit sa zone d’influence se rétrécir petit à petit. Ses relations avec une grande majorité de pays africains –dont certains à majorité musulmanes – sont de plus en plus distendues...
Et la tournée du ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman n’y changera pas grand-chose : la Mauritanie, un des derniers membres de Ligue arabe, à entretenir des relations diplomatiques avec Israël, a demandé la fermeture de son ambassade ; les contrats commerciaux n’aboutissent plus, ou pire, s’interrompent en pleine négociations.
La diaspora libanaise, très présente sur le continent, et influente commercialement, n’y est certainement pas étrangère.
Côté iranien, Ahmadinejad a toujours affirmé qu’il n’y avait pas de limites à l’extension des relations de l’Iran avec l’Afrique. Depuis lors, les Iraniens ont multiplié les visites et les contacts avec en ligne de mire un seul objectif : gagner des soutiens diplomatiques pour son programme nucléaire.
Si dans le continent sud américain l’Iran table sur les sentiments anti-américains de pays tels que la Bolivie, le Nicaragua et le Venezuela, en Afrique, la république islamique privilégie le développement des avec les communautés musulmanes, au Soudan, au Sénégal ou dans d’autres pays.
La route n’est pas totalement dégagée pour l’Iran, sur un continent qui garde des relations et des échanges commerciaux importants avec l’Europe et les Etats-Unis, sans compter avec l’influence grandissante de la Chine.
Israël perd, petit à petit, ses relations avec le continent qui, le premier, lui avait permis, à une période, de sortir de l’isolement diplomatique dans lequel les pays arabes tentaient de le confiner."
CAPJPO-EuroPalestine