| [ 15/11/2009 - 13:33 ] |
Al-Qods occupée – CPI Des geôliers sionistes dans la prison de Majdou ont agressé deux enfants palestiniens captifs lorsqu'ils faisaient leur prière. Le site Web d'al Ahrar Waldna a rapporté du comité d'information de la ligue des captifs du Hamas dans les prisons sionistes que les geôliers sionistes dans la prison de Majdou ont attaqué deux enfants captifs lorsqu'ils faisaient leur prière, parce qu'ils ont refusé d'arrêter leur prière et se mettre debout devant les geôliers sionistes qui les comptaient. Il a affirmé que la direction de la prison a confisqué les appareils électroniques des deux enfants captifs après qu'ils se sont exposés aux frappes des geôliers sionistes. Le comité a souligné que ces agressions sionistes dans la prison de Majdou viennent simultanément avec les conditions catastrophiques des enfants captifs dans les prisons sionistes. |
lundi 16 novembre 2009
Les geôliers sionistes agressent deux enfants captifs lors de la prière
| [ 15/11/2009 - 13:33 ] |
Les artilleries de l'occupation sioniste blessent deux citoyens au nord de Gaza.
| [ 15/11/2009 - 17:41 ] |
Beit Hanoun- CPI "Deux palestiniens ont été blessés, aujourd'hui dimanche 15/11, lors d'un bombardement des artilleries de l'occupation sioniste, au nord de la Bande de Gaza", ont rapporté des sources locales. Les sources ont confirmé que des chars militaires sionistes ont bombardé des maisons palestiniennes, à Jabalia et Beit Hanoun, en blessant deux citoyens qui ont été transportés vers un hôpital local. Il est à noter que les forces armées de l'occupation, notamment l'aviation sioniste bombardent, de façon continuelle, différentes régions le long des frontières avec l'Égypte, en tuant des civils palestiniens et blessant plusieurs autres, après leur récente guerre sauvage sur la Bande de Gaza, l'hiver dernier. |
Le criminel de guerre israélien Peres en Argentine
| Amérique du Sud - 15-11-2009 |
Affiche d'accueil de Shimon Peres à Buenos Aires
Les sites pro-Israël s'alarment ...
Selon "Actualités Israël",
"La suite présidentielle craint que des agitateurs antisionistes tentent de perturber le voyage officiel du président Shimon Pérès en Argentine, se souvenant de leur expérience au Royaume-Uni, quand Pérès avait été chahuté à l’université d’Oxford pendant son discours par des fanatiques. La surveillance autour de la personne du président va être renforcée."
Guysen News International indique aujourd'hui :
"Pérès en Argentine : changement dans l'endroit d'une réception
Pour des raisons de sécurité l'une des réceptions auxquelles le président israélien Shimon Pérès devait prendre part a été déplacée à un autre endroit, de crainte d'une manifestation anti-israélienne massive. Le président devrait rencontrer en Argentine le président Cristina Fernandez de-Kirchner et des membres de la communauté juive locale."
Ni paix ni illusions
| USA-Israel - 15-11-2009 |
Il semble que les Américains aient assimilé la leçon de la conférence de presse de Hillary Clinton et "Bibi" Netanyahu, au cours de laquelle la ministre des Affaires étrangères avait exprimé son soutien aux positions de Netanyahu et son admiration pour ses "formidables" concessions en faveur des soi-disant négociations de paix, ce qui avait provoqué des réactions négatives arabes et palestiniennes.
C'est la raison pour laquelle ils se sont abstenus de tenir une conférence de presse à l'issue de la rencontre Obama-Netanyahu, de crainte d'envenimer les choses, notamment après la décision du président Mahmoud Abbas de ne pas se porter candidat à sa propre succession, compte tenu de l'échec des négociations sur lesquelles il avait compté, excluant toute autre alternative.
En fait, il n'y a avait pas l'ombre d'un brouillard à Washington pendant la rencontre. Le brouillard a été inventé. Et quand on invente un brouillard, c'est pour une raison précise. Le souci primordial de Netanyahu, c'est le dossier iranien, premièrement le volet nucléaire et deuxièmement le soutien à la résistance dans la région.
Netanyahu est convaincu qu'il a été choisi par Dieu pour sauver le peuple israélien d'une attaque nucléaire iranienne. Et sur ce point, précisément, il semble que les deux hommes étaient parfaitement d'accord. Le brouillard est venu ensuite pour camoufler les accords au niveau sécuritaire qui concernent l'Iran entre autres, et non pour dissimuler des différends sur les dossiers politiques relatifs à la Palestine et à la Syrie.
Lorsque Netanyahu déclare que la relation avec Obama et son administration est bonne, il parle d'une position commune sur l'Iran et il sous-entend le soutien des Etats-Unis sur le rapport Goldstone, les manoeuvres militaires israélo-étatsuniennes auxquelles 1.400 militaires américains ont participé, et les nouvelles fournitures d'aides militaires états-uniennes, parmi lesquelles les systèmes anti-missiles.
Plus généralement, Netanyahu et ses proches estiment que les relations avec les Etats-Unis sont excellentes et en voie de renforcement, malgré quelques divergences de point de vue considérées comme tout à fait marginales, et qu'il n'existe aucun désaccord sérieux, notamment sur la question de la poursuite de la colonisation.
Par ailleurs, le président Mahmoud Abbas a déclaré qu'il ne serait pas candidat à sa propre succession, après avoir constaté l'impasse des négociations et après avoir perdu tout espoir relatif aux Etats-Unis quant à leur volonté ou à leur capacité face à cette impasse. Or, cette impasse n'est ni nouvelle ni passagère. Elle existe depuis très longtemps et a été dissimulée jusqu'ici par la fabrication et la manipulation d'illusions.
Netanyahu n'est pas un partenaire pour les négociations de paix ni pour les fabrications d'illusions. L'heure de la vérité a sonné et le pari sur le changement de la politique pro-israélienne états-unienne, incarné par Barak Obama, a fait long feu. La rencontre Obama-Netanyahu n'a même pas fourni une plateforme minimum pour reprendre les négociations, aussi absurdes et mystificatrices fussent-elles.
Aujourd'hui, les Palestiniens et les Arabes doivent déclarer l'arrêt immédiat des négociations, au moins jusqu'à l'apparition d'un changement radical dans la politique israélienne, ce qui ne se produira pas de si tôt. Il est temps de mettre un terme à la fabrication des illusions et de proposer une alternative aux négociations. Et cela doit commencer par une véritable réconciliation entre les factions et la construction d'une stratégie commune de lutte. Cette alternative est possible depuis que le Hamas a donné son accord sur le projet égyptien de réconciliation.
Des colons détruisent des oliviers au sud de Naplouse
| Naplouse - 15-11-2009 |
Environ 25 colons ont commencé à mettre les arbres en pièces à 3h du matin. Bien qu’ils coupent les arbres à la main, le bruit a réveillé un Palestinien dont la maison est située près des lieux, du « côté Yitzhar » de Burin et qui a donné l’alerte. Les Palestiniens sont arrivés dans l’oliveraie alors que le jour se levait pour constater les dégâts, et parmi eux le propriétaire de la terre, Akram Brahim Embran. Ils ont compté 97 arbres détruits.
Ce n’est pas la première fois cette année que le village de Burin est confronté à la violence notoire des colons d’Yitzhar. Le 4 octobre dernier, au petit matin, un groupe de colons a haché une autre oliveraie, la veille du début de la récolte des olives.
L’année dernière, les colons ont incendié (photo ci-dessus) et volé les récoles, en plus d’harceler quotidiennement les fermiers de Burin. Les dégâts sur l’économie et l’identité de Burin sont évidents puisque l’agriculture est la principale source de revenus du village.
Le village de Burin et les alentours sont la cible des attaques partant des deux colonies illégales de Bracha et Yitzhar, qui prennent en sandwich les villages palestiniens du sud de Naplouse. En 2006, entre autres, les colons de Bracha ont tiré des roquettes artisanales sur le village, incendiant une maison.
Burin a également perdu des milliers de dunams de terre volés pour la construction des colonies.
Les colonies sont illégales selon le droit international, et les deux colonies d’Yitzhar et Bracha s’étendent par de nombreux avant-postes qui continuent de voler toujours davantage de terre palestinienne, en violation tant du droit israélien qu’international.
Des colons juifs dévastent la vieille ville d’Al-Khalil
| Hébron - 15-11-2009 |
Les forces israéliennes d’occupation se sont déployées dans les ruelles de la Vieille Ville et autour de la Mosquée Ibrahimi pour protéger les colons pendant qu’ils célébraient une de leurs fêtes.
Dans le village de Yatta, district d’Al-Khalil, une femme de 65 ans et trois gamins ont été blessés par les jets de pierre des colons israéliens.
Il y a quelques jours, l’autorité d’occupation a remis des ordres de démolition à 12 citoyens du village.
Elle a transmis hier des notifications similaires à 9 familles du village de Rujaib, district de Naplouse.
Les familles appellent les associations pour les droits de l’homme et les médias à les soutenir car ces maisons abritent des dizaines de femmes et d’enfants que la mise en œuvre de la décision laissera sans abri.
Lettre ouverte de Gaza à Obama
| Gaza - 15-11-2009 |
Haidar Eid est un commentateur politique indépendant et professeur au Département de Littérature anglaise à l’Université Al-Aqsa à Gaza.
Vous ne lirez probablement pas cette lettre étant donné votre emploi du temps chargé et l’énorme masse de messages que vous recevez de la part de présidents, rois, princes, cheikhs et premiers ministres. Qu’est-ce qu’un professeur palestinien de Gaza, après tout, qui a le culot d’écrire une lettre ouverte au président des Etats Unis d’Amérique ? Ce qui a déclenché cette lettre est une photo de votre excellence à table avec l’intellectuel palestinien défunt Edwart Said.
La rencontre a eu lieu, bien sûr, avant 2004, c’est-à-dire avant que vous ayez subi un processus de métamorphose qui, selon moi, est sans précédent dans l’histoire. Vous voir avec Edward Said, je dois en convenir, m’a surpris. Said, un véritable intellectuel public, doit vous avoir dit quelque chose sur la souffrance du peuple palestinien.
Sur la photo, vous et votre femme semblez l’écouter attentivement, et avec admiration. Mais la question demeure : avez-vous vraiment compris sa défense éloquente et passionnée des droits des habitants indigènes de Palestine ? A en juger par vos récentes volte-face politiques, j’en doute. C’est précisément l’incongruité entre la photographie et ces revirements qui motive cette lettre.
Monsieur le Président,
Le monde entier a fêté votre élection comme premier président afro-américain des Etats Unis. Pas moi. Ni les habitants du camp de concentration dans lequel je vis. Votre visite de sympathie à Sderot – une ville israélienne qui était le village de Nadj avant 1948, lorsque sa population a subi un nettoyage ethnique – trois ans après votre première visite à un kibboutz dans le nord d’Israël pour soutenir ses habitants et après votre promesse de vous engager pour la sécurité de l’Etat d’Israël et de son « droit » à avoir Jérusalem unifiée comme capitale du peuple juif – pour ne donner que quelques exemples – indiquaient clairement où était votre cœur.
Une autre raison pour l’écriture de cette lettre est le choc devant l’indifférence et l’arrogance avec laquelle la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a méprisé les inquiétudes palestiniennes sur les colonies illégales pour juifs seulement d’Israël en Cisjordanie. Il y a seulement quelques semaines, vous avez fait une déclaration admirable selon laquelle toute la colonisation juive devait cesser et vous avez clairement dit que cela incluait l’expansion des colonies existantes, comme la construction de nouvelles colonies.
Cependant, lorsque Netanyahu a fait savoir qu’il n’avait aucunement l’intention d’arrêter la construction des colonies, vous avez raté une occasion historique de marquer le coup : pas de milliards et pas d’armes pour Israël tant que cette condition ne serait pas remplie. Aujourd’hui, Clinton a la tâche herculéenne de faire comme si votre position sur les colonies juives n’avait pas changé, alors qu’il est clair que vous avez choisi de ne pas utiliser le très réel pouvoir à votre disposition pour contraindre la politique israélienne.
Environ six mois après votre élection, vous vous êtes adressé aux mondes arabe et islamique, lors d’un discours au Caire, que certains ont trouvé impressionnant. Je l’ai trouvé impressionnant sur la forme, mais pas sur le fond parce que vos actions n’ont pas concordé avec votre rhétorique. Pourquoi n’ai-je pas gobé le nouveau langage de la nouvelle administration américaine ? Parce que pendant que vous faisiez votre discours, nous enterrions mon voisin, un patient en phase terminale qui avait eu besoin d’un traitement dans un hôpital étranger puisque, grâce au siège imposé par votre propre administration et par Israël sur la Bande de Gaza, les installations qui lui auraient sauvé la vie ne sont pas disponibles à Gaza. Comme plus de 400 malades en phase terminale à Gaza, mon voisin a perdu la vie. En dépit des belles paroles de paix en arabe, « salaam aleikum », vous avez montré, de manière aussi claire que l’eau de roche, que le point de référence de toute négociation dans le conflit israélo-palestinien est la sécurité d’Israël. En faisant cela, Monsieur le Président, vous avez de fait marginalisé toute la question de la Palestine, et vous avez malheureusement préparé le terrain à de nouvelles attaques israéliennes contre une Gaza affamée, une entité qui, grâce à vos liens « indéfectibles » avec Israël, a été transformée en plus grand camp de concentration sur terre.
Votre incapacité à soutenir le rapport Goldstone, votre indifférence, pour ne pas dire votre contribution, à la souffrance palestinienne et au processus de « politicide » contre la population palestinienne de Gaza est, pour dire le moins, insondable, venant d’un homme qui a écouté avec autant d’ardeur Edward Said. Vos conseillers ont dû vous parler de la pénurie de médicaments, de nourriture et de carburant dans le camp de concentration où je vis. Des patients qui ont besoin de dialyse et autres traitements médicaux urgents meurent tous les jours. La majorité de nos enfants, dont beaucoup ont le même âge que vos deux belles filles, sont gravement sous-alimentés.
Vous devez avoir parcouru le résumé du rapport Goldstone détaillant l’horreur infligée à 1,5 million de civils pendant 22 jours, une horreur causée par des F16, des hélicoptères Apache et des bombes au phosphore fabriquées dans les usines américaines. Des centaines d’enfants ont été brûlés à mort par des bombes au phosphore ; des femmes enceintes ont été brutalement visées dans ce dont les soldats israéliens se vantaient sur leurs t-shirts : « Une balle, deux morts ». Et pourtant, pas un seul mot de sympathie, Monsieur le Président !
Edward Said avait ceci à dire sur sa première visite à Gaza : « C’est l’endroit le plus terrifiant où j’ai jamais été… C’est un endroit épouvantablement triste à cause du désespoir et de la misère dans lesquels les gens vivent. Je n’étais pas préparé aux camps qui sont bien pires que tout ce que j’ai vu en Afrique du Sud. » C’était en 1993, Monsieur le Président, avant que les conditions de vie ne se soient dramatiquement détériorées. Gaza est maintenant, comme l’association pour les droits de l’homme israélienne B’Tselem l’a décrit, « la plus grande prison sur terre. »
Monsieur Obama,
Contrairement à votre prédécesseur, vous semblez être un homme intelligent. Vous devez avoir réalisé que la solution de deux Etats a été rendue impossible par la colonisation israélienne de la Cisjordanie, par la guerre contre Gaza, par la construction du mur d’apartheid, par l’expansion du soi-disant « Grand Jérusalem », et par l’augmentation du nombre de colons juifs en Cisjordanie. Vous devez aussi avoir réalisé que six millions de réfugiés, dont la plupart vivent dans des conditions misérables, attendent que des dirigeants courageux et visionnaires, concernés par la véritable démocratie, les droits de l’homme et le droit international, appliquent la résolution 194 des Nations Unies. Et pourtant, vous et votre secrétaire d’Etat, comme chaque président US depuis 1967, avez décidé de soutenir Israël en créant les conditions qui rendent la solution de deux Etats impossible, irréaliste et injuste.
Etiez-vous un partisan du système de bantoustans en Afrique du Sud sous le régime d’apartheid ? Etes-vous opposé à l’égalité des droits et à la transformation d’Israël/Palestine en un Etat pour tous ses citoyens ? La solution de deux Etats signifie la bantoustanisation de la Palestine, une solution qu’à notre connaissance, vous n’avez jamais soutenue pour l’Afrique du Sud.
Etes-vous, Monsieur le Président, opposé à la démocratie citoyenne, qui est la demande de la majorité de la société civile palestinienne et des organisations de la base ? C’est pour cela que vos modèles, Martin Luther King Jr et Steve Biko, sont morts. Nelson Mandela a-t-il eu tort de passer 27 ans de sa vie à la poursuite de la justice en demandant l’égalité pour le peuple indigène d’Afrique du Sud ? Vous rendez-vous compte que ce que vous soutenez au Moyen-Orient est une solution raciste par excellence ? Une solution basée sur le nationalisme ethnique. Votre secrétaire d’Etat et envoyée au Moyen-Orient se tient sans honte, radieuse, aux côtés du Ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, qui non seulement défend ouvertement le nettoyage ethnique des Palestiniens, mais appelle également à un nouveau génocide à Gaza. Vous rendez-vous compte, Monsieur le Président, que ce fasciste hitlérien pourrait devenir le prochain premier ministre d’Israël, grâce à la complaisance et au soutien de votre administration ?
Notre seule exigence immédiate est que votre administration s’assure qu’Israël remplisse ses obligations en termes de droit international. Est-ce trop demander ?
Monsieur le Président Barack Hussein Obama,
Nous, le peuple palestinien, en avons marre !
Sincèrement,
Professeur Haidar Eid
Gaza, Palestine
Kouchner au P-O pour soutenir Abbas et pousser Israël à la paix
Cette visite - sans déplacement à Gaza - intervient sur fond de pessimisme quant à une relance du processus de paix. Elle se situe dans un contexte d'accélération de contacts de la France avec les acteurs de la région. Le ministre rencontrera aussi son homologue Riyad Malki et le Premier ministre Fayyad Salam.
Par ailleurs, le président français Nicolas Sarkozy a proposé la semaine dernière au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de participer à une conférence internationale de paix organisée à Paris et réunissant les principaux acteurs au Proche-Orient, a indiqué hier Haaretz.
Les Palestiniens en appellent à l’ONU pour faire reconnaître leur indépendance
De son côté, le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, qui s'est donné pour objectif de bâtir - d'ici à 2011 et sans attendre l'issue des négociations avec Israël - les institutions d'un État palestinien, a précisé que la tâche de son gouvernement était de « se préparer à un État » et non de le proclamer. « La proclamation de l'État relève de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine). C'est l'organe compétent dans le système politique palestinien (...) et il va le faire le moment venu », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Ramallah à l'occasion d'une visite de membres du Congrès américain. Une telle perspective a été accueillie avec hostilité par plusieurs ministres israéliens. « Les démarches unilatérales ne mèneront pas aux objectifs que nous cherchons à atteindre » par la négociation, a averti le vice-Premier ministre Sylvan Shalom avant la séance hebdomadaire du cabinet israélien à Jérusalem. « Nous voulons des négociations directes », a ajouté M. Shalom, en faisant allusion à la demande israélienne de discussions sans conditions préalables et dès que possible. Pour le ministre des Infrastructures nationales Uzi Landau, membre du parti de droite nationaliste Israël Beiteinou, à une initiative unilatérale des Palestiniens, Israël devrait répondre par l'annexion de zones de Cisjordanie où se trouvent les grands blocs d'implantations juives.
Par ailleurs, le mandat du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pourrait être prolongé afin d'éviter un vide institutionnel consécutif au report probable des élections, a affirmé hier un responsable palestinien.
Avishai Rontzki, le rabbin assoiffé de sang
Publié le 15-11-2009
Rontzki s’exprimait jeudi devant une assemblée de membres d’une Hesder yeshiva, une institution qui combine endoctrinement religieux et apprentissage militaire. La Hesder yeshiva de la colonie de Karnei Shomron (Cisjordanie occupée) en l’occurrence.
Le quotidien Haaretz rapporte qu’il a commencé sa diatribe par une des nombreuses imprécations barbares contenues dans la Bible : « Maudit soit celui qui accomplit le travail du Seigneur d’une main tremblante, et maudit soit celui qui ne trempe pas son épée dans le sang ».
“En temps de guerre, quiconque ne se bat pas de toutes ses forces, du corps et de l’esprit, celui qui ne fait pas couler le sang avec son glaive, celui qui manifeste de la compassion pour son ennemi doit être maudit ».
Rontzki, qui n’a que faire du baratin officiel sur “l’armée la plus morale du monde”, était déjà en fonctions lors du carnage de Gaza, au début de l’année, et c’est d’ailleurs sous sa houlette que des brochures prêchant le génocide des Palestiniens avaient été distribuées dans les unités.
Devant les nouvelles recrues, ce criminel de guerre a tenu à se vanter une nouvelle fois des « exploits » de Tsahal. « Plutôt que d’écouter ce que racontent les médias, remercions plutôt Dieu d’avoir permis à cette occasion au peuple d’Israël de faire son unité autour d’une idée simple, la compréhension de comment il faut combattre. L’une des principales innovations de cette offensive est qu’elle a permis de faire vraiment la guerre, et plus seulement de vagues missions ou des arrestations ».
“Plomb Durci nous a permis de retrouver la guerre, avec cet assaut lancé par 80 avions bombardant un peu partout, avant de faire donner l’artillerie et des chars, et ainsi de suite, la vraie guerre quoi ».
« Dans les guerres d’Israël, les combattants sont des gens qui craignent Dieu », et c’est pourquoi, a conclu Rontzki, les religieux sont les meilleurs soldats.
CAPJPO-EuroPalestine
dimanche 15 novembre 2009
Rapport Goldstone : Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de les commettre
Dennis Kucinich
« Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre, en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé », avait-il alors averti l’assemblée. Cette déclaration lui a valu d’être interdit de parole le 9 novembre lors d’une réunion des donateurs du parti Démocrate en Floride. La résolution combattue par Kucinich a été adoptée par 344 voix contre 36. --- [1]
Dennis Kucinich, Intervention à la chambre des représentants, 3 novembre 2009
Aujourd’hui, nous passons de l’opération « Plomb Durci » à l’opération « Doute Insinué » [1]. Il est presque aussi grave de dissimuler des crimes de guerre que de commettre des crimes de guerre, en prétendant que ces crimes de guerre n’ont jamais été commis et n’ont pas existé.
Parce que derrière chacun de ces mensonges se trouve le déni de l’humanité, l’abaissement de la dignité humaine, l’anéantissement de l’esprit humain, le triomphe de la pensée orwellienne, cette prison éternelle qui est au cœur des ténèbres du totalitarisme.
La résolution dont nous sommes saisis aujourd’hui, qui rejette toutes les conclusions du rapport Goldstone pour déterminer la responsabilité de toutes les parties dans la perpétuation de crimes de guerre, y compris le Hamas et Israël, pourrait tout aussi bien s’appeler la résolution « La Nuit c’est le Jour, le Mal c’est le Bien ».
Car si ce vote du Congrès condamne un rapport qu’il n’a pas lu, concernant des événements qu’il a totalement ignorés, décrivant des violations du droit qu’il ne connaît pas, ce sera une honte pour cette grande institution.
Comment pouvons-nous espérer une quelconque paix au Proche-Orient si nous approuvons tacitement des violations du droit international et des droits de l’Homme, si nous détournons le regard, ou si nous fermons les yeux sur la douleur des gens dans chaque camp en vidant de son sens une enquête légitime ?
Comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, leur droit à la sécurité de l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé ?
Nous n’aurons la paix que lorsque le sort des Palestiniens et des Israéliens sera examiné par cette Assemblée et que sera pris en considération de façon égalitaire la reconnaissance de ce principe affirmant que tous les habitants de cette planète ont le droit de survivre et de prospérer. Il est de notre responsabilité, de notre devoir, de chercher à ce qu’aucun individu, aucun groupe, aucun peuple, ne se voie refuser ce droit humain élémentaire.
[1] Kucinich est une personnalité atypique et par certains aspects provocante et donc marginale. Ce positionnement, lorsqu’il s’oppose à la doxa washingtonienne concernant le Proche-Orient, l’expose évidemment à l’accusation d’antisémitisme, que d’aucuns voudront sans doute qualifier de dissimulé, latent, ou inconscient. Pourtant, lorsque l’on écoute cet homme, on ne peut être que saisi par la force de ses arguments. Lorsqu’il s’exclame « comment pouvons-nous protéger le peuple d’Israël de ses menaces existentielles, si nous n’avons aucun souci de la protection des Palestiniens, de leur sécurité physique, de leur droit à la terre, leur droit à habiter, leur droit à l’eau, leur droit à la subsistance, leur droit à la liberté de mouvement, » il énonce une évidence, dont les conclusions logiques ont apparemment échappé aux parlementaires américains.
L’influence qu’ont su acquérir les lobbies sioniste et évangéliste sur la vie politique aux USA manifeste ainsi ses effets, selon nous. Pour une bonne part, les élus américains, quelles que soient leurs convictions profondes, hésitent à s’opposer à Israël, tant est forte la pression qui pourrait s’exercer sur eux. Affirmons-le haut et fort, il n’y a là nulle insinuation sur une éventuelle et détestable hypothèse de pouvoir occulte. Juste le constat amer d’une réalité institutionnelle et sociale dont les conséquences dépassent - et de loin - le simple cadre de la nation américaine. De la même façon, sur un tout autre plan, nous sommes persuadés que la proportionnelle en vigueur en Israël, par l’effet de levier qu’elle procure aux minorités extrémistes, est l’un des déterminants majeurs de l’échec des tentatives de paix.
Dans les deux cas, notre destin commun dépend de l’accomplissement, du progrès, de sociétés autres. Qu’en conclure ? Après tant d’années où le règne de la concurrence comptable et marchande a prétendu servir d’unique boussole, il est temps, semble-t-il, d’en revenir aux humanités, ce très nécessaire art du dialogue avec l’étrange et indispensable autrui, et à l’humanisme, qui en dessine l’incertain chemin. Contre Info.
Quand le mur de Palestine "tombe"...
Comité populaire Bi’lin
Un groupe de Palestiniens des comités populaires et du Fatah abattent un pan du Mur à Jérusalem près de l’aéroport de Kalandia
Et appelle à un soulèvement populaire comme le 9 nov 1987 et une marche en masse vers Jérusalem le 9 décembre 2009 [1]
[1] voir en anglais :
A group of Palestinians from the popular committees and Fatah movement tore down a part of the Apartheid Wall separating occupied East Jerusaelm from the rest of the West Bank.
On Monday 9 November a hundred Palestinians waving Palestinain flags and wearing florecent jackets saying "WE ARE GOING TO JERUSALEM" took down a peice of the concrete wall near the Kalandia airport.
The fallowing leaflet was distributed by a group of Palestinians who tore down the Wall near Jerusalem :
On 9 November 1989 the world witnessed the moment of the demolition of the Berlin Wall. Similarly, at this moment, twenty years later, a group of Palestinians have demolished part of the Apartheid Wall around Jerusalem. Jerusalem, that bleeds every day... Jerusalem who’s children are homeless under the rain. These young boys and girls who were promised by the martyr president Yaser Arafat that they would raise the Palestinian flag on the churches and mosques of Jerusalem. Mosques and churches who’s sanctity is defiled while we passively wait for salvation unaware that the responsibility lies with each and every one of us.
Rebuilding popular resistance is essential for Jerusalem and Palestine.
In this event we are calling for a return to the achievements of the popular uprising that began on 9 December 1987. This year, on 9 December, we are calling on people to move en masse towards Jerusalem.
We are calling for the formation of a unified national leadership to lead a mass popular uprising of which all the Palestinian people, groups and political factions are a part of. This popular uprising will be pro-active and innovative with a strategy to mobilize international support for the justice of our cause, as a way out of the current political impasse. We will use this support to create international pressure to end the occupation, and establish an independent Palestinian state with Jerusalem as its capital, and to restore unity amongst our people, from the West Bank to Gaza.
For the release of our innocent martyrs, the freedom of our political prisoners, and a return to our unity.
For more details : Abdallah Abu Rahmah (Arabic) : +972599107069
Sasha Solanas (English and Russian) : +972549032981
Jonathan Pollak (Hebrew and English) : +972546327736
La troisième Intifada est dans l’air
Soufiane Ben Farhat
En visite à Al Qods occupée samedi dernier, Hillary Clinton a mis de l’huile sur le feu. Elle a réclamé la relance du processus de paix tout en demandant au Président palestinien Mahmoud Abbas de ne plus subordonner celui-ci à l’arrêt de la colonisation israélienne. Sitôt dit, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a campé les saintes-nitouches. Il a accusé Abbas d’entraver la relance des pourparlers de paix à travers ses exigences. Les Palestiniens ont aussitôt riposté. Ils ont accusé les USA de jouer les briseurs de paix. Mme Clinton décide alors de prolonger son séjour au Proche-Orient. Elle joue les sapeurs pompiers cette fois. Elle a assuré que Washington n’acceptera pas la légitimité des colonies israéliennes en Cisjordanie et exige que leur construction soit arrêtée "pour toujours". C’est l’effet d’annonce au premier degré. Ses propos demeurent cependant sibyllins. "Notre politique sur la colonisation n’a pas changé", a-t-elle affirmé devant la presse. "Nous n’acceptons pas la légitimité des colonies. Mettre un terme à la colonisation actuelle et future est préférable", a-t-elle ajouté.
En vérité, Hillary Clinton traduit la volte-face américaine sur la question des colonies de peuplement juives. Le Président Obama en a fait montre lors du sommet à trois avec Abbas et Netanyahu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre, à New York. Auparavant, le chef de l’exécutif américain considérait ouvertement les colonies de peuplement juives comme un obstacle majeur et exigeait leur gel. A New York cependant, et face au refus de Netanyahu de céder sur les colonies, Obama s’est contenté d’inciter Israël à la "retenue".
La retenue, c’est ce que les Occidentaux demandent à Israël depuis son irruption brutale dans le vécu proche-oriental en 1948. Sans conviction et du bout des lèvres bien évidemment. En politique, cela signifie : moi je me protège et toi tu fais ce que tu veux. Un feu-vert tacite en somme. A bien y voir, une séquence tragique de l’histoire tragique du Proche-Orient semble en passe de se réitérer.
Israël s’obstine à refuser les quatre exigences essentielles des Palestiniens : l’Etat indépendant, le démantèlement des colonies de peuplement juives en Cisjordanie, le traitement équitable du droit au retour des réfugiés et le statut d’Al Qods comme capitale du futur Etat palestinien. Israël louvoie et bénéficie des complicités américaine et occidentale. Les dirigeants palestiniens sont mis à mal. Ils perdent leur leadership sur une population traumatisée et radicalisée, en désespoir de cause, par la chape de plomb de l’occupation israélienne sans espoir de solution. Une Intifada éclate.
Jusqu’ici, deux Intifada ont eu lieu. La troisième est dans l’air. Alors tous les états-majors politiques, occidentaux en prime, sonnent le rappel de ce bon vieux processus de paix. Lequel, est-il besoin de le rappeler, est demeuré lettre morte depuis l’assassinat du premier ministre israélien Itzhak Rabin par un extrémiste juif en 1995.
Et entre-temps, aussi étrange que cela puisse paraître, l’étau se resserre autour d’Israël. En faisant cavalier seul, Israël a le don de se mettre à dos tous les protagonistes régionaux. C’est qu’il excelle dans la posture anachronique consistant à se faire des ennemis tout près et chercher des alliés très loin. Anesthésié par le triomphe illusoire du solipsiste de bas aloi, Israël n’a plus la capacité de voir les ferments de sa perte dans ses propres entrailles. Son occupation du Liban, 22 années durant, s’est soldée par une cuisante défaite face aux combattants du Hezbollah libanais l’été 2006. Des combattants nés sous l’occupation israélienne proprement dite. De même en envahissant la bande de Gaza, y semant la terreur et la mort à tous vents l’hiver dernier, Israël s’est cru en passe d’en finir avec la Hamas. Il n’en fut rien.
Aujourd’hui ou demain, Dieu sait quel levain aura pétri les Palestiniens occupés de Gaza et de Cisjordanie pour sonner l’irréversible glas de l’occupation israélienne. Israël a déjà perdu la bataille de l’opinion. Il n’y a guère de meilleur préalable pour perdre définitivement la bataille de l’occupation. Lourdement avertis au Vietnam, en Irak, en Afghanistan ou ailleurs, les Américains devraient le signifier à leur chouchou israélien. Plutôt que de cajoler dans le sens du poil de la bête.
La leçon de Jérusalem
Anas Fawzy
C’est qu’un seuil vient d’être franchi : depuis l’agression de Gaza, Israël poursuit désormais ouvertement une politique d’expansion territoriale ayant pour objectif l’expulsion totale des Palestiniens avec, provisoirement, le confinement du peuple palestinien dans des zones territorialement limitées, sous le contrôle total des forces armées israéliennes et dans un asservissement économique dont le seul parallèle récent ne peut être trouvé que dans les bantoustans du régime raciste d’Afrique du Sud.
Affirmer cela n’est aucunement une déclaration haineuse à l’égard des juifs, mais la constatation d’un état de fait dont la confirmation vient de la bouche même des autorités israéliennes lorsqu’elles déclarent tranquillement que le « peuple juif » a besoin d’espace pour faire face à la « croissance naturelle » de sa population. Israël s’attaque désormais à l’identité palestinienne elle-même à travers ce qui fait le fondement de la vie de tout musulman : l’islam. Pour révoltante que soit cette stratégie, elle n’en possède pas moins sa logique : en ôtant aux populations palestiniennes leur identité, Israël nie leur existence et les repousse dans une sorte de sous-humanité.
Lorsque l’on regarde une carte de Palestine, on ne peut pas manquer d’être frappé de la lente unification territoriale israélienne aux dépens des Palestiniens. Qui peut affirmer aujourd’hui qu’avec le contrôle des eaux du Jourdain, Israël ne va pas soudain « découvrir » que l’unification territoriale totale de la Palestine passe par la « rationalisation » des enclaves palestiniennes et une seconde émigration forcée vers d’autres territoires ? C’est aux Etats voisins que, tôt ou tard, la question palestinienne sera posée. Israël proclame son acceptation d’une solution pacifique, mais la rend concrètement impraticable : l’extraordinaire morcellement territorial et la réduction lente mais inexorable des surfaces enlèvent toute réalité pratique à cette solution. Les zones palestiniennes ressemblent de plus en plus aux réserves indiennes en Amérique du Nord : selon les besoins, les frontières sont redessinées.
Tout ceci est sinistre mais connu, ce qui reste obscur c’est la solution. Il faut admettre une fois pour toutes qu’Israël a besoin de la guerre et du fantasme terroriste, pas les peuples de la région et encore moins les Palestiniens. Tout ce qui va dans le sens de la paix est une arme dirigée contre Israël, et tout ce qui va dans le sens de la guerre et de la violence est une arme qui lui est fournie.
Les Palestiniens sont supposés maintenant posséder un Etat : aux yeux des populations palestiniennes elles-mêmes, cela a-t-il un sens ? Du côté palestinien, les errements du Fatah ont facilité la création de deux entités palestiniennes qui ne se parlent que du bout des lèvres et sous la pression permanente de l’Egypte qui a la lucidité de comprendre qu’une Palestine à deux vitesses est la mort de l’Etat palestinien. Un peuple n’existe que s’il poursuit une grande idée commune : quelle est cette idée ? L’idée d’un Etat ne suffit pas : c’est un outil politique et non une grande idée qui concentre les énergies comme le sont l’identité ou la liberté ou la paix.
La première clé de la question palestinienne est en réalité le droit à une vie normale, c’est-à-dire le développement : la division actuelle des Palestiniens empêche toute idée d’un grand plan international de développement de la Palestine. Aucun financier n’accepte l’incompétence et la corruption, aucun financier n’accepte les gesticulations héroïques de certaines organisations dont l’impact négatif sur les opinions publiques de pays pourtant souvent favorables est un immense désastre. Le développement a besoin de stabilité, de confiance et de constance. Il a aussi besoin de nombreux amis. La tragédie actuelle vient non seulement des criminelles agressions israéliennes, mais aussi de l’attitude des dirigeants palestiniens plus préoccupés d’occuper le pouvoir que de gérer un pays. Les dirigeants palestiniens sont incapables de soutenir leur droit par des faits : lorsque des milices servent de forces de l’ordre, il n’y a ni droit ni ordre. Il ne s’agit pas de faire porter au peuple palestinien la responsabilité de ce qui lui arrive, mais de questionner avec force la capacité de ses dirigeants actuels de ne plus être des chefs de bande, mais de devenir des chefs d’Etat. C’est ce que le reste du monde attend.
La seconde clé de la question palestinienne est d’accepter comme une donnée de fait qu’il y a un problème intérieur et extérieur, et que dans les deux cas, des ponts doivent être jetés. C’est ce qu’a compris l’Egypte, l’un des très rares pays arabes à entretenir des relations diplomatiques avec Israël. Prenons un exemple concret. Nous assistons tous les jours à des violences à Jérusalem : où est la voix des pays arabes pour y imposer une force internationale, ce à quoi l’opinion publique internationale et l’Europe sont prêtes ? En cas de guerre, les négociations ne peuvent se passer qu’entre Etats, comment en refusant de reconnaître Israël les Etats arabes comptent-ils faire entendre leur voix ? L’Arabie saoudite a fait des propositions dans le sens de la reconnaissance, en les assortissant de conditions pour sortir de cette impasse. Si Israël les a repoussées sans même les examiner sérieusement, c’est que ce qu’il perd en devenant un Etat reconnu par ses voisins est supérieur à ce qu’il gagne en restant un Etat hors la loi dans la région. Israël ne veut, en aucun cas, d’un dialogue avec les pays arabes : il compte sur la supposée faiblesse de ces Etats pour grignoter tranquillement des territoires nouveaux, le temps lui semble jouer en sa faveur. On comprend la difficulté qu’auraient les Etats arabes à reconnaître Israël, il faut cependant, à tout prix, et en se bouchant le nez s’il le faut, que les pays arabes ouvrent un pont.
Le seul moyen pour les Etats arabes de peser sur l’avenir de la région c’est de s’inscrire dans un cercle de plus en plus large d’amitiés et de confiance à défaut d’avoir les moyens militaires d’une autre politique.
Nous devons nous convaincre que si c’est le droit le plus absolu des musulmans de Palestine — et d’ailleurs — d’aller prier dans leurs lieux saints, ce droit ne peut pas être exercé si on n’a pas la force de le faire respecter.
Telle est la leçon que nous fait entendre Jérusalem. L’histoire de la ville sainte est très tourmentée, mais ce qui la caractérise principalement c’est que les périodes de calme et de tolérance les plus longues sont celles qui se situent sous la domination musulmane. Il est extraordinaire que cette vérité ne soit pas plus largement connue et ne nourrisse pas la réflexion sur le sort de Jérusalem à l’échelle internationale. Cette longue période de tolérance ne serait-elle pas le fait de la sagesse de nos ancêtres qui montraient manifestement plus de goût pour la vie que pour le martyre ?
publié par al Ahram hebdo en français
Ils ont la tête découverte... Mais à l'intérieur ça pue!
Publié le 14-11-2009
Article du Parisien de ce jour :
La lycéenne voilée affole les députés
La visite de lycéens du Val-d’Oise au Palais-Bourbon jeudi a causé un tollé parmi les élus de droite, choqués par la présence d’une élève avec un voile.
Une simple sortie scolaire au Palais-Bourbon jeudi se retrouve aujourd’hui au coeur d’une polémique nationale. En fin d’après-midi, ce jour-là, deux classes des lycées Jean-Jacques-Rousseau de Sarcelles et Arthur-Rimbaud de Garges-lès-Gonesse assistent au débat parlementaire sur le vote du budget, et notamment la partie relative à l’immigration.
Parmi eux se trouve une lycéenne voilée de l’établissement de Garges. « Elle était au premier rang, nous l’avons pris pour une provocation, assure Philippe Goujon, député-maire (UMP) du XVe arrondissement de Paris. Son voile était très ostentatoire, c’était une attitude troublante. »
« Garder le silence et avoir la tête découverte »
Sa présence crée l’émoi chez les élus de droite. « Nous nous trouvons dans le haut lieu de la démocratie, des règles doivent être respectées, comme celles de garder le silence et d’avoir la tête découverte », invective au perchoir François Rochebloine, député (NC), aussitôt applaudi par le banc de son groupe. Il réclame alors l’application de l’article 8 du règlement intérieur. Cette mesure, au départ écrite pour les chapeaux des hommes, impose au public de l’Assemblée d’être découvert. Et l’UMP profite de cette brèche. « Il faut interdire le port du voile dans l’hémicycle », martelait hier le député Goujon. D’ordinaire, les visiteuses voilées sont toujours acceptées sans heurts.
Cette fois, la jeune femme avait même demandé l’autorisation de garder son long voile blanc qui ne lui couvrait pas le visage. « Le débat sur le port du voile dans l’Assemblée est légitime, mais que des députés UMP stigmatisent une jeune fille comme cela, c’est scandaleux ! » s’insurge François Pupponi, le député-maire (PS) de Sarcelles, qui avait accueilli un peu plus tôt dans l’après-midi ces élèves de sa circonscription.
Du côté des jeunes, l’incompréhension domine. « Une députée UMP a pris la jeune fille en photo avec son portable, rapporte un témoin présent dans l’hémicycle. Les élèves l’ont pris comme une provocation. » Denis Cordier, le proviseur de l’établissement, défend ses lycéens tout en évitant d’évoquer le voile. « D’après mes informations, ils ont été exemplaires, affirme-t-il. Il n’y aurait rien eu si tout cela s’était passé un autre jour dans un autre contexte. »
Cet épisode arrive dans un contexte tendu. En plein débat sur le port de la burqa, actuellement discuté en commission, les députés UMP lancent, avec cet épisode, un nouveau pavé dans la mare. "
Marie Poussel avec J.M.
http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/la-lyceenne-voilee-affole-les-deputes-14-11-2009-710943.php
CAPJPO-EuroPalestine
Israel: pas le moral?
Publié le 14-11-2009
"J’ai été invité à faire à l’université d’Oxford une conférence sur l’économie et la société israéliennes Dès lors qu’il s’agit d’une intervention courte et d’un forum respectable, j’ai accepté avec plaisir. L’invitation remonte à environ six mois. Mais, maintenant que mon voyage approche, je m’inquiète et j’hésite.
Mon entourage m’avertit : N’y va pas. Des éléments hostiles provoqueront des troubles, des clameurs et des interférences. L’atmosphère dans les universités britanniques est anti-israélienne à un degré sans précédent. Israël est perçu comme une épine au flanc du monde civilisé.
Un professeur israélien qui a quitté sans éclat une prestigieuse université britannique m’a confié : « Ma vie professionnelle et sociale était intolérable ici. Des collègues m’évitaient comme si j’étais un lépreux. Je n’étais pas invité aux réunions, qui étaient transférées des locaux universitaires vers des résidences privées, afin de me tenir à l’écart. Le fait que j’exprime ouvertement des opinions de gauche n’y remédiait en rien. Mon opposition à l’occupation et mon approbation sur un retour aux frontières de 1967 ne faisaient aucune différence. En pratique, je suis devenu ostracisé ».
« Aujourd’hui, vous ne recevez bon accueil du monde universitaire britannique et européen que si vous rejetez l’existence même de cette créature colonialiste et impérialiste qui commet méthodiquement des crimes de guerre, connue sous le nom d’Israël », disait-il. « De nos jours, condamner Bibi et Barak ne suffit pas ; pour être accepté par les milieux académiques hors d’Israël, il faut condamner la Déclaration Balfour ».
Le radicalisme universitaire britannique met en lumière la détérioration accélérée du statut et de l’image d’Israël. Nous sommes au milieu d’une descente en chute libre sur le front des affaires étrangères. La paix froide avec trois états musulmans – Egypte, Jordanie et Turquie – a viré à la guerre froide. Les Israéliens sont indésirables dans ces états et dans beaucoup d’autres, où auparavant on leur faisait fête.
Entre temps, Israël a échoué dans ses efforts pour isoler l’Iran d’Ahmadinejad et pour le disqualifier comme membre de la communauté internationale. Jubilation d’Ahmadinejad.
Le dialogue intime qui dans le passé caractérisait la relation entre le président américain et le premier ministre israélien est paralysé. La voie du dialogue est bloquée. L’Inde et la Chine, les deux puissances émergentes, ont voté en faveur de l’adoption du Rapport Goldstone à la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies. Ce qui, depuis, reste gravé au front d’Israël comme un signe de malédiction.
Des gouvernements amis, comme la France et la Grande Bretagne, se mettent à nous tourner le dos en flattant les sentiments locaux. Le statut de membre de l’OCDE, qui dans le passé était largement un acquit, est de nouveau tenu à distance – non pas du fait de quelque désaccord technique mais à cause d’une opposition croissante à Israël. Coïncidence ou non, d’importants investisseurs étrangers se retirent d’Israël.
Est-ce que tout le monde nous déteste ? C’est possible, mais le fait est que jusqu’à il y a six mois, Israël bénéficiait d’un extraordinaire élan dans les affaires extérieures, aussi bien pour ce qui concerne ses liens avec l’étranger que dans l’opinion publique globale. Ce qui met en évidence une origine de la détérioration que nous constatons : le nouveau gouvernement à Jérusalem.
Certes, il s’agit d’un gouvernement élu par le peuple et il reflète les préférences des électeurs, qui voulaient une coalition incluant le Likoud, Shas et Yisrael Beiteinu. C’est dans ce cadre que Netanyahu a nommé Lieberman comme ministre des affaires étrangères, qu’il n’a pas accepté de rotation gouvernementale avec Kadima, qu’il a été incapable d’organiser une réunion de travail avec le président de l’Autorité palestinienne et qu’il a laissé se répandre un message d’indifférence à l’égard du processus de paix.
Pire que cela, cependant, le Netanyahu de 2009 ne comprend pas le monde et il échoue principalement à percevoir les changements qui s’effectuent au sein des partis conservateurs proches de sa position politique. Ce sont eux qui sont maintenant la source d’âpres critiques contre le gouvernement israélien – le gouvernement de Netanyahu.
La présente vague anti-israélienne est particulièrement dangereuse dès lors qu’elle n’est pas limitée aux médias et aux groupes gauchistes traditionnellement étiquetés « haïsseurs d’Israël ». Cette vague monte, s’amplifie, entraînant la jeunesse et reflétant la manière de voir d’une classe moyenne bien établie et d’élites influentes.
L’image d’Israël est à son point le plus bas. Israël est isolé, indésirable et perçu comme mauvais. Le monde nous fait comprendre que, si nous poursuivons sur la même voie méprisable, nous perdrons notre légitimité.
Et pourtant, ce sont des inepties qui nous préoccupent. "
Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3798761,00.html
(Traduit par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine
samedi 14 novembre 2009
Dehors, dans le froid
jeudi 12 novembre 2009 - 06h:47
Saleh Al-Naami - Al Ahram Weekly
Awatef Al-Assar a rempli des sacs de sable pour caler les côtés de la tente. Ses enfants se souviennent encore comment elle s’accrochait aux piquets de la tente qui les hébergeait l’hiver dernier alors que les vents soufflaient si fort qu’ils risquaient de les emporter. Tremblant de froid et de peur sous les coups de tonnerre, son mari essayait de l’aider. La pluie a balayé la tente malgré leurs efforts et celle-ci s’est effondrée sur les enfants. La famille entière a été forcée de chercher refuge dans une maison voisine.
Comme des milliers d’autres, la maison d’Al-Assar’s a été détruite par Israël pendant la guerre contre la Bande de Gaza. Même maintenant, Al- Assar craint que l’expérience de l’hiver dernier ne se répète cette année. Sa voisine, Hajja Fatma Hamdan, qui vit dans le même camp de réfugiés avec sa famille, se souvient avoir été surprise par la quantité de pluie qui a envahi la tente alors que sa famille dormait. Tout le monde s’est réveillé secoué et tout ce qu’ils ont pu faire est d’abandonner leurs affaires et chercher refuge ailleurs.
Les habitants du camp de réfugiés qui se trouve près de Beit Lahia disent que les tentes arrachées et déchirées ont créé beaucoup de problèmes de santé pour les sans-abri, spécialement les enfants. Ceux-ci ont souffert de vomissements, de diarrhée et de crampes d’estomac. Nehaya, dont le mari a été tué pendant la guerre, dit que pendant longtemps elle devait continuellement emmener ses enfants au dispensaire de Beit Lahia pour de très gros rhumes.
Avec l’approche de l’hiver, les occupants de ce camp — comme ceux d’autres camps — se plaignent de ne pas avoir assez de couvertures chaudes. Suleiman Al-Masri, dont la maison à Beit Hanoun dans le nord Gaza a été détruite, a dit que sa famille de 15 personnes n’a reçu que sept couvertures d’une organisation de bienfaisance.
Neuf mois après la fin de la guerre, de nombreuses familles sans abri continuent à retourner dans leurs foyers détruits à la recherche de couvertures chaudes sous des tonnes de décombres. La plupart de ces tentatives ne donnent rien, soit que tout le contenu de la maison a brûlé soit que les couvertures se trouvent sous un amoncellement de gravats.
Ces familles n’ont d’autre refuge que les camps mis en place par le gouvernement Hamas, l’UNRWA ou les organismes de bienfaisance travaillant à Gaza. Il y a de nombreux camps pour les personnes qui ont perdu leur maison à Gaza. En fait il s’en est construit dans chaque zone touchée pendant la guerre.
Ceux dont les maisons ont été complètement détruites pendant la guerre souffrent de l’hiver, mais il en va de même pour ceux dont la maison n’a pas été complètement démolie pendant l’attaque. Dans beaucoup de maisons, il faut remplacer les vitres pour bloquer le froid hivernal, mais à cause du siège, l’approvisionnement en verre est limité et n’arrive à Gaza qu’en contrebande.
Il s’est ensuivi une hausse déraisonnable des prix du verre. Les fenêtres de la maison familiale de Ghassan Abou Samha, située dans le camp de réfugiés d’Al-Maghazi au centre de Gaza, ont été cassées lors de l’assaut des forces israéliennes. Les huit membres de sa famille vont souffrir du froid, car il n’a pas été possible de les réparer.
Abu Samha a dit à Al-Ahram weekly qu’il ne pouvait pas se permettre de réparer les fenêtres avec le verre trouvé sur le marché,qui est de toute façon de mauvaise qualité. "La réparation coûte 2,500 shekels [$700], somme énorme pour moi," a-t-il poursuivi. "Je n’ai eu d’autre choix que de couvrir les fenêtres avec du plastique qui ne coûte pas plus de 100 shekels." Ahmed, 10 ans, fils d’Abu Samha rappelle qu’il arrivait à peine à dormir l’hiver dernier à cause du plastique sur la fenêtre de sa chambre à coucher. Néanmoins, beaucoup de familles de Gaza ont eu recours au plastique pour couvrir les fenêtres cassées.
Entre-temps, des centaines de personnes qui vivent sur la frontière entre Israël et la Bande de Gaza, et dont les maisons sont intactes, ont décidé de les quitter par peur d’être bombardées par Israël. Elles se sentent particulièrement vulnérables parce que leurs maisons sont situées en face des bases de l’armée israélienne sur la ligne de démarcation.
Zaidan Sarar, qui vit à Om Al-Gamal sur la frontière, est de ceux qui ont choisi de quitter leur maison et de louer un appartement, par peur de l’armée israélienne. Sarar a déménagé dans un immeuble à Deir Al-Balah et a abandonné sa maison, disant au Weekly qu’il préfère dépenser tout son revenu pour le loyer plutôt que de risquer sa sécurité. "En pensant aux cadavres des enfants qui ont été tués lors de la dernière guerre, j’ai décidé de faire n’importe quoi pour que mes enfants ne connaissent pas le même sort," dit-il. "C’est pourquoi j’ai cherché à louer un appartement et j’ai quitté ma maison pour laquelle j’avais dépensé toutes mes économies."
D’autres familles ont ouvert leurs portes aux parents sans abri et leurs maisons sont bondées.
Gamal Al-Masri, 29 ans, attend jusqu’au soir avant de rentrer chez lui au Camp de réfugiés d’Al-Nosayrat dans le centre de Gaza. La maison d’Al-Masri’s abrite actuellement ses parents et ses jeunes frères et soeurs qui ont demandé son aide après la destruction de leur maison au camp d’Al-Maghazi, à l’est d’Al-Nosayrat, lors de la dernière guerre à Gaza. Al-Masri, qui est marié et a cinq enfants, a dit au Weekly qu’il essaie de rester hors de chez lui aussi longtemps que possible parce que sa maison de trois chambres abrite maintenant 17 personnes. À mesure que l’hiver approche, il ne pourra plus rester aussi longtemps dehors avec ses collègues ou ses voisins, mais il n’arrive toujours pas à se résoudre à vivre dans une maison surpeuplée. Le plus gros problème d’Al-Masri est qu’il n’a pas suffisamment de couvertures pour protéger tout le monde du froid mordant de l’hiver.
Al-Masri n’est pas le seul qui a été obligé d’accueillir sa famille dont l’armée israélienne avait détruit la maison pendant la guerre. En fait, on pourrait dire qu’il a plus de chance que la plupart de ceux qui hébergent un bien plus grand nombre de proches à la suite de la guerre.
Adel Sala,43 ans, n’a eu d’autre choix que d’accueillir les deux familles de ses frères après que l’armée israélienne eut détruit leurs maisons dans deux attaques aériennes. Avec 25 personnes vivant à présent dans sa maison de quatre chambres à coucher dans le village d’Al-Qarara, il y a maintenant une famille par chambre, tandis que les trois hommes dorment dans la quatrième pièce.
Sala admet que les conditions de vie sont très difficiles, compliquées et délicates. Par exemple, il faut s’organiser pour aller à la salle de bains ; ses frères et lui vont faire leurs ablutions à la mosquée pour éviter de gêner les autres.
Les épreuves causées par l’hiver sont énormes, et la moindre n’est pas celle des enfants dont les maisons ont été démolies et qui ont dû emménager loin de leur domicile. Maintenant, ils doivent faire la navette sur de longues distances pour aller à l’école et manquent également de vêtements d’hiver pour se protéger contre le froid mordant de l’hiver.
5 novembre 2009 - Al Ahram Weekly - Cet article peut être consulté ici :
http://weekly.ahram.org.eg/2009/971...
Traduction : Anne-Marie Goossens