dimanche 1 novembre 2009

Parlons Résistance

Palestine - 01-11-2009
Par Natalie Abou Shakra
Le choix de la résistance civile pour défier l'occupation israélienne est considéré par certains comme une forme de « reddition ». Lors d'un entretien [en Arabe] sur Al Aqsa le 13 octobre 2009, les militants palestiniens Mazen Qumsiyeh et le camaradeHaidar Eid répondent à ces questions.

Eid a été interrogé sur la signification de la résistance civile, et il a parlé des nombreuses expressions appliquées à la résistance non violente, la résistance civile, la lutte non violente, et des définitions multiples de chacun de ces termes. Il y a, a-t-il dit, la lutte non violente de Ghandi, « Satyagraha » qui dépend totalement du pouvoir du peuple et de la force du boycott économique des produits de l'occupant. « Ce qui s'est passé en Afrique du Sud, c’est que ce concept a été développé pour inclure des formes multiples et différentes de lutte qui se complétaient les unes les autres. Et l'accent a été mis, dans la dernière partie de l'Apartheid, pendant les années 80, sur le boycott sous toutes ses formes. » Eid a souligné que les quatre piliers de la lutte en Afrique du Sud doivent être considérés comme un modèle dans la lutte palestinienne.

Dans le contexte palestinien, le mot « paix » a fini par prendre une connotation négative, et Eid explique que c’est dû aux processus de « l'industrie de la paix » auxquels les Palestiniens ont été constamment confrontés, et en particulier de 1993 à aujourd'hui, où la paix en tant que processus n'a pas été liée à la réalisation de la justice pour le peuple palestinien et le droit au retour pour les réfugiés avec réparation pour des décennies de souffrance, d'éloignement, de condition de réfugiés et d'exil. « Lorsque nous parlons de paix, nous ne parlerons que de la paix qui conduit à la réalisation des droits légitimes du peuple palestinien. » Ce que la politique colonialiste et l'occupation militaire directe de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza depuis 1967 exigent, dit Eid, est un amalgame des différentes formes de luttes. Et, comme tel, l'appel palestinien au Boycott, qui rassemble et constitue un terrain d'entente de toutes les factions nationales et islamiques palestiniennes, a été initié et appelle la communauté internationale officielle et non officielle à boycotter Israël. A la suite de cette initiative, le BNC [BDS National Committee – Comité national Boycott Désinvestissement et Sanctions] a été créé en 2005, auquel participe toutes les factions nationales et islamiques palestiniennes.

« Je crois que nous, à Gaza, contrairement à la Cisjordanie, ne nous sommes pas beaucoup investis dans d'autres formes de résistance. Je ne crois pas que la lutte armée, à laquelle je ne suis pas opposé et dont je pense qu'elle doit aller de pair avec les autres formes de résistance, soit suffisante, étant donné le déséquilibre absurde de puissance entre l'État israélien et la résistance nationale et islamique palestinienne – le pouvoir populaire est nécessaire lui aussi. » Eid a mentionné que si une minorité s'implique dans la résistance armée, la majorité de la population, « des fermiers aux intellectuels et aux universitaires » doit s'engager davantage dans la résistance civile à l'occupation.

« Pouvons-nous imaginer le peuple palestinien sans Edward Said, Ghassan Kanafani, Mahmoud Darwish ? » Eid demande : « Ce qui fait que ces Palestiniens se sont démarqués est qu'ils ont mis l'accent sur le fait que la lutte contre l'occupation israélienne est une lutte idéologique : nous devons vaincre la mentalité sioniste que cette terre est pour les Juifs, et nous, Palestiniens, devons prouver au monde que notre position morale est plus forte, que le peuple palestinien dans sa résistance, qu'elle soit armée ou civile, ré-humanisera les Israéliens, contrairement à ces derniers qui dépouillent les Palestiniens de leur humanité. »

Qumsiyeh, répondant à la question de ce qu'est la résistance civile, a mentionné que la lutte palestinienne a, depuis le mandat britannique jusqu'à aujourd'hui, impliqué la résistance sous toutes ses formes : de la résistance civile à la résistance armée.

« Sumuud » [endurance] en elle-même est la résistance, » dit Qumsiyeh. Des actes simples comme « se marier, aller à l'école, lire un livre » deviennent des actions de résistance. « Lorsqu'un étudiant arrive dans ma classe à 8h le matin après avoir passé de nombreux checkpoints – c'est de la résistance, » note Qumsiyeh.

La résistance civile est inclusive [à un moment où l'exclusivité semble dominante] : d'une femme à un enfant et à une personne âgée, tous peuvent résister. Et c'est ça qu'impliquent tant les actions des universitaires que celles des activistes.

« Nous devons tous regarder vers Bil'in, » dit Qumsiyeh. « Les manifestations contre le mur ont lieu depuis des années, sans hésitation et en cohérence. »

Cette résistance civile n'a pas émergé qu'à Bil'in mais, plus récemment, à Gaza, dit Eid, lorsque les Palestiniens de la Bande de Gaza ont essayé de briser le mur les séparant de l'Égypte, deux fois, en formant une chaîne humaine d'un bout à l'autre de la Bande. Beit Sahour, la ville d'où vient Qumsiyeh, fut un exemple de résistance et de désobéissance civiles, pendant la Première Intifada, selon Eid. « Lorsque les Palestiniens de Beit Sahour ont tous remis leurs cartes d'identité à l'officier militaire local, » ce fut, dit Eid, un exemple de résistance civile.

Qu'en est-il de l'utilisation de corps et de boucliers humains ? Eid dit que c'est une des formes les plus sublimes de résistance civile, se servir du corps pour combattre les balles et les bombes, pour protéger et défendre la maison et la terre.

Une question est posée : « Cette sorte de résistance crée-t-elle un chaos dans le psychisme de l'occupant ? » Eid répond que Mandela a écrit là-dessus dans son journal et que Said a abordé cette question un peu avant sa mort : « Qui possède le terrain moral le plus fort : le colonisé ou le colonisateur, l'occupé ou l'occupant ? » Selon Eid, un civil qui lutte pour ses droits moraux et légaux possède une force morale plus élevée et donc, attaque psychologiquement l'occupant. « C'est ce qui s'est passé avec les nazis, c'est ce qui s'est passé avec le colonisateur blanc sud-africain, » dit Eid.

Eid mentionne qu' « Israël est une des sociétés où la violence domestique est la plus fréquente » et « qu'il y a une relation directe entre la violence domestique et les cas de suicide dans la société israélienne et entre l'occupation en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et sur les terres de 48. » Il continue : « Je pense que c'est très important. Il y a par exemple beaucoup de soldats US qui se suicident peu de temps après leur retour d'Irak et d'Afghanistan. » Ainsi l'occupé a un pouvoir moral et psychologique qui peut être utilisé contre l'occupation elle-même.

Eid réaffirme que le déséquilibre de puissance évident, énorme dans le cas israélo-palestinien requiert de s'éloigner de négociations qui ne sont qu'une perte de temps : « Israël a plus de 450 têtes nucléaires, des Apaches, des F-16, l'alliance la plus stratégique avec les États-Unis. Je veux dire, comment pouvons-nous, nous les 10 millions de Palestiniens, dont plus de la moitié vit en diaspora et dans des camps de réfugiés dans des conditions épouvantables, combattre tout ça ? Par le pouvoir du peuple. »

Cette ouverture permet de réunir des juifs israéliens contre l'apartheid et la politique de colonisation avec les Palestiniens de 48, avec le fermier, l'étudiant, le pêcheur et tous ceux qui soutiennent ces droits universels et ils partagent tous ce fondement moral qu'ils peuvent canaliser par la résistance civile, par le boycott – qui est une des formes les plus simples de résistance, et en même temps une des plus puissantes.

Selon Eid, « si vous frappez l'occupation au cœur de son existence, à travers sa relation stratégique avec les États-Unis, à travers le boycott d'Israël dans tous ses aspects […], si toutes les factions islamiques palestiniennes, par exemple, du Jihad Islamique au Hamas, qui sont toutes soutenues par les mouvements islamiques du monde entier, font la promotion de BDS dans leurs discours, quand chaque dirigeant d'un mouvement islamique demandera le boycott des produits US et israéliens jusqu'à la mise en œuvre de chaque droit fondamental palestinien, alors nous pourrons parler de la voie de la libération.

Tout en souhaitant la poursuite des négociations : Ahmadinejad se méfie des Occidentaux

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a souhaité, hier, la poursuite des négociations nucléaires avec les puissances occidentales tout en réaffirmant la « méfiance » de l’Iran envers l’Occident.

« Le gouvernement, tout comme le peuple iranien, considère avec méfiance les négociations (...) avec les puissances occidentales mais la réalité leur impose de s’entendre avec le peuple iranien », a déclaré le président iranien, selon l’agence Isna. « J’espère que ces négociations vont se poursuivre, que les éléments sataniques ne pourront pas les perturber, car le régime sioniste et les puissances dominatrices en sont mécontents », a-t-il toutefois ajouté. Cette déclaration du président iranien intervient alors que les Etats-Unis ont averti vendredi que l’Iran ne disposait pas d’un délai « illimité » pour répondre au projet d’accord annoncé le 21 octobre par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Ce projet porte sur un échange d’uranium iranien faiblement enrichi pour obtenir en contrepartie du combustible enrichi à 19,75% pour le réacteur de recherche de Téhéran. Les Etats-Unis et la France ont déclaré qu’ils attendaient une réponse formelle de l’Iran. Vendredi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a soutenu ce projet d’accord, le qualifiant de « premier pas positif », alors qu’Israël avait répété ces derniers temps que toutes les options, y compris militaire, devaient rester sur la table pour arrêter le programme nucléaire iranien. « La meilleure chose pour vous (Occidentaux, ndlr) est d’être l’ami de la nation iranienne, de la respecter et de coopérer honnêtement avec elle », a déclaré hier M. Ahmadinejad, selon Irna. Mais le lendemain, l’Iran a réclamé davantage de négociations sur le projet.

Israël est mécontent

Les médias iraniens avaient indiqué que l’Iran avait demandé des amendements, dont l’un propose l’échange simultané d’uranium faiblement enrichi contre la livraison d’uranium enrichi à 19,75%. L’un des objectifs des pays occidentaux est de faire sortir du pays 70% de l’uranium enrichi à 3,5%, source d’inquiétude des Occidentaux qui soupçonnent l’Iran de vouloir utiliser son uranium pour la fabrication de l’arme atomique. Un important député iranien, Allaeddine Boroujerdi, qui préside la commission des affaires étrangères du Parlement, s’est opposé hier à l’idée d’un échange de combustible. « Nous sommes complètement hostiles à cette offre (..) Je pense que la meilleure option est d’acheter le combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran », a déclaré M. Boroujerdi. « Il n’y a aucune garantie qu’ils nous livrent le combustible, il y a une grande méfiance » vis-à-vis des puissances du groupe 5+1, a-t-il ajouté. Des sources diplomatiques occidentales avaient indiqué que le projet prévoit que l’Iran transfère hors d’Iran, avant la fin de l’année, 1 200 kg d’uranium faiblement enrichi, pour enrichissement puis fabrication du combustible destiné au réacteur de recherche de Téhéran.

Par R. I.

http://www.elwatan.com/Tout-en-souhaitant-la-poursuite

Le forum de Marrakech examine la situation au proche-orient : Hillary Clinton s’offre une tribune au Maroc

La situation au Proche et Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique du Nord sera au cœur des sujets abordés demain et après-demain à Marrakech dans le cadre de la 6e édition du « Forum pour l’avenir », organisé conjointement par le Maroc et l’Italie.

Le Forum pour l’avenir est une initiative commune des Etats membres du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) et d’une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe. L’idée de ce rendez-vous annuel avait été lancée lors du sommet du G8 de Sea Island, qui s’était tenu en Géorgie en 2004, aux Etats-Unis. Lors de ce sommet, les pays du G8 s’étaient engagés à favoriser les réformes au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et à contribuer à l’établissement d’un cadre propice à un dialogue informel, ouvert et global. La première édition de cette réunion s’était tenue à Rabat en 2004, sous la coprésidence du Maroc et des Etats-Unis. L’Italie copréside le forum cette année en sa qualité de président du G8 pour l’année en cours. Selon les organisateurs, plusieurs ministres des Affaires étrangères sont attendus à cette 6e édition, dont le ministre marocain des Affaires étrangères, Taïeb Fassi Fihri, la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, ainsi que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, des représentants d’organisations internationales, de la société civile et des acteurs du secteur privé.

Géopolitique du Maghreb

Mme Clinton devrait profiter du Forum de Marrakech pour s’entretenir avec ses homologues arabes. « Toute occasion qui permet un dialogue franc et ouvert pour discuter de notre région avec les pays du G8 est un plus », a-t-on souligné de source marocaine autorisée. Comme les précédentes éditions, le Forum pour l’avenir sera marqué cette année par de nombreux entretiens bilatéraux. La situation au Moyen-Orient et le dialogue Occident-Islam seront les deux principaux thèmes abordés lors d’un dîner-débat lundi soir, a-t-on précisé de même source. « Cet important forum est une excellente occasion de discuter des questions d’importance pour la région du Moyen-Orient élargi et de l’Afrique du Nord, ainsi que des autres pays du G8 », a pour sa part indiqué dans un communiqué le ministre canadien des Affaires étrangères Lawrence Cannon, qui a annoncé sa participation. Une ONG marocaine, l’Association marocaine des droits humains (AMDH/proche de la gauche radicale), a condamné la tenue au Maroc du Forum de l’avenir. Dans un communiqué, l’AMDH a appelé « toutes les forces vives au Maroc et dans la région à s’opposer au Forum de l’avenir, afin d’instaurer la démocratie et les droits de l’homme ». Selon l’AMDH, ce forum constitue « une variante de l’impérialisme américain dans la région ».

Par R. I.

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Obama tenté par la « busherie »

Pendant que la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, tente de faire avaler une « paix des braves », hier, Mahmoud Abbas, en reprenant les négociations sans conditions, la Chambre des représentants américaine s’apprête à dresser, ce mardi, un barrage contre une éventuelle condamnation d’Israël pour ses crimes à Ghaza.

En effet, les premières « fuites » ne laissent guère de doute sur la position des députés américains sur le rapport de la commission de l’ONU sur des « crimes de guerre » et de « possibles crimes contre l’humanité » contenus dans le rapport Goldstone. La résolution que la Chambre des représentants devrait adopter sans surprise appelle « le président (Barack Obama) et la secrétaire d’Etat (Hillary Clinton) à rejeter sans équivoque tout soutien ou tout examen futur » du rapport rédigé par la commission Goldstone. Les auteurs de la résolution, qui vont compter pour la circonstance d’une « union sacrée » entre démocrates, considèrent le rapport Goldstone « irrémédiablement partial ». Comprendre en faveur de la Palestine !

Ce document qui traduit fidèlement la « religion » des Etats-Unis vis-à-vis d’Israël dictée par le puissant lobby l’AIPAC, souligne « le soutien américain à Israël. Le timing est bien étudié : ce « soutien » intervient à la à la veille de l’examen du rapport par l’Assemblée générale de l’ONU ! Une manière de « court-circuiter » une hypothétique résolution contraignante à Israël. Tel-Aviv peut donc compter sur son amitié éternelle avec les Etats-Unis pour couvrir, « légalement ! », le droit » à l’agression et à commettre des crimes de guerre sans coup férir… Il faut rappeler que le document de l’ONU, rejeté par Israël et les Etats-Unis, accuse l’armée israélienne « d’actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité » dans l’offensive contre Ghaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Israël a déjà essuyé une sévère défaite diplomatique lorsque le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté, mi-octobre à Genève, à une large majorité le rapport Goldstone. Mais le vote de la Chambre des représentants mardi prochain donne un avant-goût du sort qui pourrait être réservé à ce texte. A moins que l’Assemblée générale ne décide pour une fois de fausser compagnie au couple USA-Israël.

L’AIPAC, l’arme fatale d’Israël

Le comble est que les Etats-Unis qui servent de parapluie diplomatique à Israël réclament à l’Autorité palestinienne de reprendre les négociations sans conditions. Hillary Clinton a ainsi été dépêchée au Proche-Orient pour réanimer un processus de paix sciemment bloqué par Israël. L’Administration Obama a fini par se dégonfler dans son exigence du gel total des colonies avant la reprise des pourparlers. Elle a préféré sauver son amitié avec Israël que d’aller au bout de sa fausse volonté d’imposer des concessions. Et c’est logiquement que le président palestinien Mahmoud Abbas a rejeté, hier, une offre américaine pour une reprise des négociations avec Israël sans un gel total de la colonisation israélienne. « Au nom de l’Administration américaine, Mme Clinton a demandé de reprendre les négociations entre les deux parties sur la base d’un accord auquel est parvenu (l’émissaire américain pour le Proche-Orient) George Mitchell avec Israël, un accord qui ne prévoit pas un arrêt total de la colonisation », a déclaré à le négociateur palestinien Saëb Erakat. Refus « absolu » de Mahmoud Abbas qui n’avait pas trop le choix alors que sa légitimité est fortement contestée par le Hamas. Le chef de l’Autorité palestinienne a également exhorté l’Administration américaine, en tant que médiateur, à « obliger Israël à respecter ses engagements, y compris à Jérusalem-Est dont l’annexion n’est pas reconnue par les Etats-Unis et la communauté internationale ». Or, le discours du Caire du président américain n’est à présent qu’une vague réminiscence. Barack Hussein Obama est en train, lentement mais sûrement, de « bushiser » son traitement du conflit israélo-palestinien. Et cela donne du grain à moudre au Hamas.

Par Hassan Moali

http://www.elwatan.com/Obama-tente-par-la-busherie

L'ambassadeur de France ne croit pas dans les "crimes"israéliens

samedi 31 octobre 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

Christophe Bigot et Simon Peres

Le nouvel ambassadeur français en Israël brille… Mais il est bien le seul a faire sortir la France du marasme geopolitique dans lequel Bernark Kouchner a plongé la diplomatie. Ainsi,Son Excellence Christophe Bigot a contesté le rapport Goldstone mais également ce que les médias appellent "le blocus de Gaza".

Les propos sont rapportés ici par le Canard Enchaîné : "Le blocus est à mettre entre guillemets. Car,après tout, des produits entrent à Gaza, soit par les tunnels, soit par Israël. Tant que Gilad Shalit n'est pas libéré, Israël ne peut pas envisager une réouverture de Gaza. J'ai du mal à croire que des soldats israéliens aient tué délibérément des civils palestiniens. Nous savons tous comment l'armée israélienne opère à Gaza. Nous savons bien que ce n'est pas le cas". Tout est dit et l'Ambassadeur prouve ici sa bonne intelligence et son raisonnement honnête. Il suffit de connaître un minimum la société israélienne pour s'apercevoir qu'aucun citoyen israélien normalement constitué n'est un horrible monstre comme pourtant décrit dans les médias français.

S.E.Bigot affirme donc par ces mots que le rapport de l'ONU comporte des contre-vérités. Le Canard Enchainé ne peut s'empêcher de commenter ainsi : "L'ambassadeur se moque du monde. Des témoignages de soldats et d'officiers sur des exécutions de civils palestiniens, ainsi que sur l'utilisation d'obus au phosphore blanc contre des immeubles ont été publiées, après la guerre par la presse de Jerusalem." Mais le Canard ne parle étrangement pas du fait que toutes les accusations des soldats ont étés finalement été retirées ou discrédités du simple fait que les dires des soldats se basaient sur des rumeurs, des "ont dit" et non sur des faits établis. L'Ambassadeur Christophe Bigot aurait également laissé un commentaire sur la politique de l'administration américaine. Il aurait ainsi dit : "demander à Israël le gel intégral de la colonisation(….) est-ce vraiment réaliste ?.(…. )Si la colonisation était le principal problème, on n'aurait pas attendu 2009 pour le traiter."

Quel bonheur d'avoir enfin un Ambassadeur à la hauteur de sa fonction, un ambassadeur qui comprend un conflit millénaire alors que tout le monde cherche a trouver des excuses qui ne sont pas les bonnes. Pour rappel, même celui que l'on dénonce comme le "leader de l'extrême droite israélienne" (A. Lieberman) se dit prêt à déménager immédiatement si un accord de paix était signé.

Du côté des associations antijuives françaises, c'est la consternation. Ces dernières tentent, par tous les moyens, de nuire aux relations diplomatiques entre la France et l'Etat Hébreu. Ainsi, elles rappellent à qui veut l'entendre que Monsieur Bigot aurait tenté de faire annulé une exposition à l'Institut du Monde Arabe. Une expo intitulé "La création dans tous ses Etats". Il va sans dire que le contenu de l'Expo était violement anti-israélien et faisait clairement comprendre qu'Israël n'a pas le droit à l'existence et que les "palestinien" sont les victimes innocentes d'un conflit dont ils n'ont jamais voulu. Un gros bobard que S.E. Bigot a voulu empêcher de propager pour ne pas compliquer encore davantage les relations entre Paris et Jérusalem.

Aujourd'hui, on se demande encore comment Bernard Kouchner peut-il rester Ministre des Affaires Etrangères d'un gouvernement qui ne lui ressemble en aucun point !

http://www.enfantsdepalestine.org/ar,1254

L'AFP annonce la marche pour Gaza

Publié le 31-10-2009


Ci-dessous la dépêche de l’AFP (Agence France Presse) produite hier à l’issue de notre conférence de presse pour présenter la marche Internationale pour la Liberté de Gaza (vidéo suivra ce week-end)

PARIS, 30 oct 2009 (AFP) - Un imam, un médecin juif et un évêque soutiennent une marche pour Gaza

Cheikh Meskine, membre du Conseil des Imams de France, Yoram Federmann, de la communauté juive de Strasbourg, et Mgr Jacques Gaillot, ancien évêque d’Evreux, ont apporté vendredi leur soutien à une marche internationale organisée à Gaza à partir du 27 décembre.

"Je fais cette marche pour que le peuple de Gaza ne tombe pas dans l’oubli", a annoncé Mgr Gaillot, lors d’une conférence de presse aux côtés des deux autres représentants religieux.

"On va montrer que ce n’est pas un problème de religion, c’est un problème d’humanité", a ajouté Mgr Gaillot, qui a plusieurs fois rendu visites aux 1,5 million d’habitants de la bande de Gaza : "on n’enferme pas les gens dans cette immense prison à ciel ouvert".

Plus d’un millier de volontaires, dont près de 300 Français, doivent participer à cette marche internationale de soutien, à partir du 27 décembre, premier anniversaire de l’offensive israélienne "Plomb durci", selon ses organisateurs.

"Si je vais marcher pour Gaza, c’est pour protéger Israël de lui-même", a déclaré Yoram Federmann, médecin psychiatre. "Israël aura besoin de la Palestine pour rester une démocratie", a-t-il ajouté.

"Si chaque religion essaie, dans ce problème politique, de donner un peu d’espoir, toutes nos religions vont rayonner, a ajouté cheikh Meskine. On ne demande pas aux religieux de gouverner mais aux politiques d’avoir un peu plus de morale".

La bande de Gaza a été la cible d’une offensive de Tsahal du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, censée faire cesser les tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens contre le territoire israélien. Plus de 1.400 Palestiniens ont été tués, d’après les services d’urgence palestiniens.

AFP 30 octobre

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article4474

Le sioniste ultra Clément Weill-Reynal enfin mis en examen

Publié le 31-10-2009


L’agitateur d’extrême-droite Clément Weill-Reynal, spécialisé dans la calomnie et la désinformation, vient enfin d’être mis en examen, révèle l’hebdomadaire Politis.

Journaliste salarié à France-3, où il a le grade de rédacteur-en-chef adjoint, Clément Weill-Reynal passe en réalité une grande partie de son temps à ce qu’il appelle « lutter contre l’antisémitisme », c’est-à-dire à salir et tenter de déconsidérer toute critique de la politique du gouvernement israélien.

Mais il semble que cette fois, il ait poussé le cochonnet un petit peu trop loin, en organisant la chasse aux sorcières contre un journaliste de son propre groupe, le correspondant de France-2 à Jérusalem Charles Enderlin en l’occurrence.

Voici l’article publié par Politis

Après le drame, la diffamation ? Denis Sieffert POLITIS

Jeudi 29 octobre 2009

Le père du jeune Palestinien tué devant les caméras de France 2 en 2000 a porté plainte contre un journaliste de France 3 appuyant la thèse d’une « mise en scène »

Un Palestinien de Gaza qui porte plainte en diffamation contre un rédacteur en chef adjoint de France 3, lequel participe sous pseudonyme à une campagne contre un confrère de France 2, l’affaire n’est pas banale. Elle est pourtant bien réelle.

Il s’agit en fait du nième rebondissement de l’affaire Al-Dura, du nom de cet enfant tué très probablement par des tirs israéliens à Netzarim, dans la bande de Gaza, en 2000, au début de la deuxième Intifada. On se souvient de ces images de France2 montrant le gamin blotti contre un mur derrière son père. Le petit Mohamed avait fini par être touché mortellement, alors que son père était grièvement blessé. On se souvient aussi de la machination montée par une partie de l’extrême droite sioniste en France, affirmant que ce reportage relevait en fait d’une mise en scène. Les pires horreurs ont alors été écrites impunément sur le sujet : l’enfant ne serait pas mort, et son père n’aurait jamais été blessé.

Depuis lors, des centaines d’enfants palestiniens ont été tués par l’armée israélienne, dont au moins trois cents en décembre et janvier derniers à Gaza, sans que les mêmes milieux ultra-sionistes s’en émeuvent. Mais, dans ce cas, la machination poursuivait un double objectif : brouiller l’impact des images qui avaient parcouru le monde entier ; et peut-être plus encore discréditer le correspondant de France 2 à Jérusalem, Charles Enderlin, dont l’honnêteté et le professionnalisme dérangent.

Au mois de septembre 2008, Actualité Juive (n° 1038, daté du 4 septembre) a tenté de relancer l’affaire en publiant une interview d’un médecin israélien, Yehouda David, selon lequel les blessures et cicatrices de Jamal Al-Dura, père de Mohamed, ne résulteraient pas de la fusillade de 2000 mais d’une intervention chirurgicale effectuée par lui-même en 1994. Cette interview était réalisée par un certain Daniel Vavinsky. Charles Enderlin a aussitôt adressé un droit de réponse à Actualité Juive en joignant l’ensemble des pièces médicales réfutant les allégations de ce médecin. L’hebdomadaire a publié le courrier d’Enderlin mais en « oubliant » ces pièces médicales et en supprimant la phrase qui en faisait mention. [« Ci-joint le rapport […] que vous voudrez bien reproduire »]. Ce qui a permis à Vavinsky de conclure sa contre-réponse à Enderlin par ces mots d’un absolu cynisme : « Sur le fond, Charles Enderlin ne répond en rien […] Qu’il n’hésite pas à nous transmettre tout élément […] Nous nous ferons un devoir d’en informer nos lecteurs (1). »

La machination visait à brouiller l’impact des images et à discréditer Charles Enderlin, dont l’honnêteté dérange.

Fin 2008, Jamal Al-Dura a déposé auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance (TGI) de Paris une plainte avec constitution de partie civile pour diffamation, par l’entremise de son avocate, Me Orly Rezlan. La commission rogatoire diligentée au premier semestre 2009 a permis d’identifier l’auteur de l’interview et de la contre-réponse, signées Daniel Vavinsky : il s’agit en réalité de Clément Weill-Raynal, rédacteur en chef adjoint à France 3 et militant « ultra », proche de la direction actuelle du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France). Il se présente lui-même comme « ancien conseiller du Crif sous la présidence de Roger Cukierman entre 2000 et 2007 pour toutes les questions touchant à l’antisémitisme et à la désinformation ».

Serge Benattar, directeur de la publication d’Actualité Juive, et Clément Weill-Raynal ont été mis en examen pour diffamation par Nicolas Blot, juge d’instruction au TGI de Paris. Quant à la direction de France Télévision, la voilà de nouveau aux prises avec cette sale affaire. Mais avec la preuve, cette fois, que l’un de ses journalistes agissant sous pseudonyme tente de discréditer un confrère qui se trouve être aussi un collègue appartenant à la même société.

(1) Pour preuve que les pièces médicales étaient jointes dans le démenti adressé par Charles Enderlin à Actualité Juive, elles figurent sur le site de l’Union des patrons et des professionnels juifs de France (UPJF) : http://www.upjf. org/actualiteesu pjf/article- 14813-145- 7-al-dura- pieces-verser- audossier- futur-groupe- travail-dexperts independants. html Charles Enderlin avait adressé le même texte et les mêmes pièces à Actualité Juive et à l’UPJF. Le site de l’UPJF, site communautaire pourtant réputé radical, a fait preuve en l’occurrence d’honnêteté.

Politis du 29 octobre au 3 novembre 2009 - N° 1074

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article4473

Delanoé, la honte!

Publié le 31-10-2009


Le maire de Paris, a trouvé un nouveau moyen de faire des courbettes aux dirigeants israëliens, en organisant à Paris un festival de cinéma "en l’honneur des 100 ans de Tel Aviv". Neuf cinéastes boycottent ce festival, et la campagne BDS France appelle à un rassemblement ce mardi 3 novembre à partir de 18h30 pour dénoncer cette nouvelle initiative de la Mairie de Paris, en faveur de l’apartheid israélien.

Communiqué

"Nous, Campagne BDS France, dénonçons ce festival organisé par la ville de Paris qui célébrera le Centenaire de Tel-Aviv au Forum des Images de Paris du 4 novembre au 6 décembre 2009.

Nous félicitons les neuf cinéastes qui se sont retirés du festival pour ne pas participer à l’appareil de propagande de l’Etat d’Israël dénoncé comme un régime d’apartheid.

Ces cinéastes et la campagne BDS France s’insurgent contre le fait que Tel-Aviv y soit présenté sous un jour fantasmagorique comme une ville « blanche », une ville pure, « née des sables » loin de la réalité alors qu’elle a été construite sur les villages palestiniens détruits de Sheikh Muwannis, Jammusin, Salame, Summeil et bien d’autres.

Un de ces cinéastes, Eyal Sivan, a envoyé sa propre lettre qui comprend l’extrait suivant : "La politique raciste et fasciste du gouvernement israélien et le silence complice de la plupart de ses milieux culturels pendant le récent carnage opéré à Gaza comme face à l’occupation continue et aux violations des droits humains et aux multiples discriminations à l’égard des Palestiniens sous occupation, ou ceux citoyens palestiniens de l’Etat israélien – toutes ces raisons justifient que je maintienne une distance vis-à-vis de tout événement qui pourrait être interprété comme une célébration de la réussite culturelle en Israël ou un cautionnement de la normalité du mode de vie israélien. Puisque votre rétrospective fait partie de la campagne internationale de célébration du centenaire de Tel-Aviv et qu’elle bénéficie, à ce titre, du soutien du gouvernement israélien, je ne peux que décliner votre invitation".

Nous appelons la mairie de Paris à annuler cette mascarade qui camoufle la réalité d’un mouvement international de boycott.

Nous serons présents ce mardi à partir de 18h30 devant le Forum des Images (Porte St Eustache aux Halles), pour dénoncer le maintien de ce festival de soutien au régime d’apartheid israélien, à l’occasion de son"inauguration privée". La campagne BDS France (Boycott, Désinvestimment, Sanctions contre Israël), qui regroupe plusieurs dizaines d’organisations en France.

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article4472

samedi 31 octobre 2009

Les banques israéliennes très actives dans la construction des colonies

vendredi 30 octobre 2009 - 06h:43

Adir Nieuwhof - The Electronic Intifada

Les investisseurs européens et états-uniens dans les banques Hapoalim et Leumi devraient s’attendre à des contrôles et des pressions plus approfondis de la part des militants internationaux pour les droits de l’homme pour les amener à abandonner leurs participations.

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Un panneau propose une offre spéciale pour un prêt hypothécaire de la banque Leumi pour construire dans la colonie Zufin près de Jayyous, en Cisjordanie occupée.
(Photo : Qui profite de l’occupation ? )


Plusieurs fonds de pensions et investisseurs financiers occidentaux détiennent des parts dans deux banques israéliennes : la banque Hapoalim et la banque Leumi. Les deux banques interviennent dans les colonies et proposent des prêts pour financer les activités coloniales illégales dans les territoires occupés palestiniens et syriens.

La banque Hapoalim, la première banque d’Israël, a été créée en 1921 par le syndicat israélien Histadrut et l’Organisation sioniste mondiale. Elle fut nationalisée en 1983 puis privatisée à nouveau en 1996. Fondée en 1902, sous le nom de de Banque anglo-palestinienne, la banque Leumi est la deuxième banque d’Israël. Les deux possèdent des agences dans les colonies Gilo et Pisgat Ze’ev, situées en Cisjordanie occupée. La banque Hapoalim a également des agences dans la colonie Ramot, dans Jérusalem-Est occupée, de même que sur le plateau du Golan occupé. Dans le même temps, la banque Leumi entretient des agences dans les colonies Ma’ale Adumim, Oranit, Kiryat Arba et Katzrin, toutes en Cisjordanie occupée.

Les colonies d’Israël dans les Territoires palestiniens et sur le plateau du Golan syrien occupés violent la Quatrième Convention de Genève qui interdit à la puissance occupante de déporter ou transférer une partie de sa propre population civile vers le territoire qu’elle occupe. Par conséquent, les agences locales de ces deux banques dans ces colonies sont tout aussi illégales que les colonies.

Les banques Hapoalim et Leumi sont impliquées dans d’autres violations du droit international en accordant des crédits hypothécaires aux colons pour l’achat de biens dans les colonies. Le 12 juillet 2009, le journal israélienMakor Rishon indiquait que la banque Hapoalim accordait de tels crédits dans tout le pays, y compris en Cisjordanie occupée. Le journal révélait aussi qu’une agence de Jérusalem de la banque Leumi débloquait de ces crédits pour l’achat de maisons dans les colonies israéliennes sans aucune difficulté. Effectivement, la volonté de la banque Leumi d’aider les colons dans l’achat de biens est ouvertement affichée sur un panneau publicitaire dans la colonie Zufin. Zufin a été construite sur les terres confisquées au village palestinien de Jayyous, situé dans le nord-ouest de la Cisjordanie.

Pour le projet Vue de Zufin, des parcelles privées constructibles sont en vente avec des offres spéciales de prêts hypothécaires par la banque Leumi, comme affiché sur le panneau. En prêtant de l’argent pour l’achat de maisons dans les colonies illégales, les banques Hapoalim et Leumi encouragent le transfert de la population civile israélienne vers les territoires occupés, en violation du droit international.

Les deux banques proposent de surcroît des crédits pour des projets de constructions de colonies. Digal Investments and Holdings, entreprise de construction et véritable société immobilière israélienne, développe une communauté fermée dans la colonie Nof Zion, dans Jérusalem-Est occupée. La banque Leumi a accordé un crédit à Digal pour la construction de 287 unités de logement, une synagogue et un centre commercial à Nof Zion. Les recherches conduites par le groupe Qui profite de l’occupation ? ont révélé que la banque Hapoalim était en outre engagée dans la construction de colonies avec deux projets à Ma’ale Adumim et un à Har Homa. La construction des colonies est une violation du droit international.

La banque Hapoalim soutient aussi le développement d’entreprises israéliennes dans des zones industrielles situées en Cisjordanie. Construites sur les terres d’où les Palestiniens furent expulsés, les zones industrielles sont une atteinte au droit international. Les emplois proposés par ces entreprises dans les zones industrielles visent à attirer des civils israéliens qui vivront dans les colonies. Mais les déchets produits par les zones industrielles polluent les terres agricoles palestiniennes voisines, ils sont un danger pour l’environnement et la santé publique en Cisjordanie. Au cours de ces deux dernières années, la banque Hapoalim a accordé des prêts à cinq entreprises israéliennes (Doron Furniture, Ronopolidan, Ram Quality Products, Ewyg Advanced Technologies et Tzarfati Metal & Vehicle Services) qui opèrent dans les zones industrielles de Cisjordanie de Barkan et Mishor Adumim.

Les deux banques ont prêté aussi de l’argent au consortium City Pass. City Pass a décroché le contrat avec Israël pour la construction d’un projet de transport urbain qui reliera Jérusalem à plusieurs colonies illégales. La convention de financement entre le consortium City Pass et les deux banques prévoit pour 420 millions de dollars de prêts à court terme et 100 millions de dollars de prêts à long terme. Parce qu’il contribue de façon importante à l’occupation israélienne de la Cisjordanie, deux entreprises françaises engagées dans ce projet, Alstom et Connex (filiale de Veolia Transport), ont fait l’objet de pressions pour résilier leurs contrats.

Tant la banque Hapoalim que la banque Leumi ont des relations avec des institutions financières et des investisseurs financiers européens et états-uniens. Par exemple, deux importants fonds de pension néerlandais, ABP et PGGM/PFZW, ainsi que le fond de pension d’Etat du gouvernement norvégien détiennent un nombre important d’actions dans les deux banques. De plus, William Blair & Company, société mondiale d’investissement basée à Chicago, a conclu une alliance stratégique avec Poalim Capital Markets, filiale de la banque Hapoalim. Et selon des informations parues dans le quotidien d’affaires israélien Globes, la banque Hapoalim a pu étendre ses opérations à l’extérieur d’Israël grâce à sa filiale turque Bankpozitif Credi Ve Kalkinma Bankasi.

Tout comme les entreprises impliquées dans le projet de tramway à Jérusalem et qui opèrent dans les zones industrielles d’Israël montées sur la terre occupée, les investisseurs européens et états-uniens dans les banques Hapoalim et Leumi doivent s’attendre à des contrôles et des pressions accrus de la part des militants internationaux pour les droits de l’homme pour les amener à abandonner leurs participations.


* Adri Nieuwhof est avocat consultant spécialisé dans les Droits de l’Homme

27 octobre 2009 - The Electronic Intifada - traduction : JPP

Obama aurait-il des origines juives?

Leila Mazboudi

30/10/2009 Sachant que ses origines musulmanes ne sont un secret pour personne, le président américain Barack Obama aurait des origines juives qu'il voudrait garder dans le plus grand secret.
Pour l'historien suisse vivant au Canada, Henry Makow, point de doute, Obama tient ses racines judaïques de sa mère, Anne Dunham. Pour étayer sa thèse, Makow n'a pas été très loin: sur Google, il a découvert que bon nombre de sites juifs vantent ces racines hébraïques et assurent qu'il bénéficie du soutien des juifs américains.

Dans un article publié sur le site wordpress, Makow soupçonne le grand-père maternel d'Obama, Stanley Dunham d'être de confession juive: Vendeur d'équipements ménagers, il aurait été un communiste.
Makow rapporte que ce Stanley a même des liens de parenté avec six présidents américains: James Madisson, Harry Truman, Lyndon Johnson, Jimmy Carter et Georges Bush (père et fils), voire avec l'ancien vice-président américain Dick Cheney. Informations confirmées dans plusieurs sites de renommée, entre autre Wikiepedia.

Selon l'historien suisse, ce phénomène n'est pas inédit dans l'histoire de l'Occident et des États-Unis. De nombreux hommes politiques occidentaux se sont avérés avoir du sang juif dans les veines: à l'instar de l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill dont la mère était à moitié juive. Parmi les présidents américains, Makow en dénombre plusieurs: en plus de Truman, Eisenhower, Johnson, déjà cités, il mentionne Roosevelt et Buches.
Force est de constater que certains dirigeants juifs s'efforcent de cacher cette origine. Le cas le plus récent a été celui de l'ex-secrétaire d'état américaine Madeleine Albright qui faisant partie de l'administration de Bill Clinton (1997-2001).
Lorsque ses origines juives ont été révélées au grand jour, dans le monde arabe, elle a feint ne pas le savoir. " Je n'ai découvert que j'étais d'origine juive qu'après être devenue secrétaire d'état" raconte-t-elle plus tard dans un livre.
Pas très convaincant, surtout pour le monde arabe.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=109278&language=fr

Le Bahreïn prend une décision courageuse et boycotte les occupants israéliens

[ 30/10/2009 - 15:16 ]
Gaza – CPI

Mochir Al-Masri, un des leaders du mouvement de la résistance islamique Hamas et secrétaire général du groupe « Changement et réforme » du Conseil Législatif Palestinien, a qualifié de courageuse la décision du parlement bahreïnien de s’interdire toute normalisation avec l’Entité sioniste.

Al-Masri a contacté le président de la commission de solidarité avec la Palestine au parlement bahreïnien Dr Nasser Al-Fidala. Il lui a fait part de sa satisfaction. Cette décision confirme la profondeur stratégique arabo-islamique de la cause palestinienne. Elle confirme aussi que l’occupation israélienne n’a pas sa place parmi nous, dit Al-Masri.

Il a appelé les parlements arabes et islamiques à prendre la même position, en interdisant toute relation avec l’Entité sioniste.

De son côté, Dr. Nasser Al-Fadala a confirmé que le peuple bahreïnien tout entier soutient cette décision. Le peuple bahreïnien soutiendra la juste cause palestinienne. L’occupation israélienne restera illégitime et partira de la terre palestinienne et arabe tôt ou tard.

OMS : L’occupation israélienne empêche l’entrée à Gaza des appareils médicaux

[ 31/10/2009 - 02:43 ]
Gaza – CPI

Les forces israéliennes d'occupation interdisent l’entrée des appareils et des accessoires médicaux nécessaires pour les hôpitaux de la bande de Gaza, avertit l’Organisation Mondiale de la Santé.

C’est la quatrième fois que l’Entité sioniste empêche l’entrée de tels produits, via le point de passage Karam Abu Salem.

Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, hier jeudi 29 octobre 2009, l’organisation exprime son étonnement devant cette entrave à toutes les coordinations effectuées.

Pire, les forces israéliennes d'occupation ont ravagé les appareils avant de les retourner.

Il est primordial de noter que les hôpitaux de la bande de Gaza souffrent d’un manque fatal de médicaments et d’appareils médicaux, à cause du blocus imposé sur la Bande depuis plus de trois ans, suite à la victoire du mouvement de la résistance islamique Hamas lors des élections législatives démocratiques et contrôlées par des observateurs internationaux !

Foudroyé après avoir pris quelques photos de la mer à Gaza

Gaza - 30-10-2009
Par Eva Bartlett
Le 4 octobre, Ashraf Abu Suleiman, 16 ans, du camp de réfugiés de Jabaliya, est allé voir un copain de classe malade chez lui à Sudaniya, petite ville côtière, au nord de la Bande de Gaza. Il est ensuite allé sur la plage, où il a remonté les jambes de son pantalon pour faire quelques pas dans la mer et profiter d’un des derniers matins d’été. Il a pris quelques photos, pour les retravailler ensuite sur Photoshop, un passe-temps qu’il partage avec son père.

Quelques minutes après, Ashraf courait, aveuglé par la terreur, tandis que les soldats israéliens, depuis un navire de guerre au large de la côte, commençaient à tirer sur des pêcheurs palestiniens. Il a été touché par la balle d’un soldat israélien qui lui a traversé le cou et touché les vertèbres cervicales, facturant C-4 et C-5, le laissant à terre baignant dans son sang et incapable de tenir debout.

« Ils tiraient sur des pêcheurs palestiniens dans des hassakas [petits bateaux de pêche], » dit-il des soldats dans le navire de guerre. «Quelques balles tombaient près de moi. Je me suis mis à courir en direction du nord, sans réfléchir. »

Il pense avoir couru pendant quelques minutes, approchant rapidement de la frontière nord, avant que la voix d’un soldat israélien, par haut-parleur, lui crie de s’arrêter. Voyant un véhicule militaire à quelque distance devant lui, Ashraf a eu peur que les soldats en face de lui ne se mettent à lui tirer dessus. Il a continué à courir, espérant se mettre à l’abri derrière une colline proche.

C’est à ce moment là qu’il s’est écroulé, une des balles venait de le toucher au cou.

L’Agence de Presse Ma’an a rapporté : « Un porte-parole de l’armée israélienne dit que les soldats ont identifié ‘un Palestinien suspect’ approchant la grille frontalière, et qu’ils ont tiré des coups de semonce en l’air. Après que le Palestinien ait ignoré ces avertissements, dit le porte-parole, l’armée lui a tiré dessus et l’a légèrement blessé. »

Au moins 8 Palestiniens ont été tués, et au moins 33 blessés, dans la « zone-tampon » imposée par Israël le long de la frontière de Gaza depuis le cessez-le-feu du 18 janvier dernier. 3 des tués et 12 des blessés étaient mineurs, dont plusieurs enfants.

La « zone tampon » a été imposée par les autorités israéliennes il y a une dizaine d’années, d’abord à 150 mètres et aujourd’hui, alors que les autorités d’occupation disent que la zone interdite court sur 300 mètres depuis la limite entre Gaza et Israël, elle va jusqu’à 2 kilomètres dans certains endroits. La zone tampon interdit l’accès à environ 30% des terres agricoles les plus fertiles de Gaza, ainsi qu’aux terres qui lui sont adjacentes. Les autorités militaires avertissent que quiconque entre dans ce secteur peut être abattu par l’armée.

« Je ne me rends pas compte à quelle distance j’étais de la grille, peut-être moins de 400 mètres, » dit Ashraf.

Trois soldats israéliens se sont approchés de lui à pied, explique-t-il. « Un soldat m’a donné un coup de pied à la bouche et m’a dit de me lever. Je n’ai pas pu, mes jambes ne bougeaient plus. »

Selon Ashraf, un soldat israélien l’a traîné par les bras jusqu’au chemin en dur. Après un autre coup de pied au visage, il a été installé sur un brancard et transporté de l’autre côté de la frontière nord, à une jeep stationnée là.

Ashraf raconte qu’après avoir vérifié son identité sur un ordinateur, les soldats lui ont dit : « Tu as 16 ans et un mois. Tu es étudiant. » Bien qu’ils se rendaient compte qu’il était inoffensif, ils ont continué à le traiter avec mépris.

« Ils m’ont mis dans une jeep et nous avons roulé un moment, une vingtaine de minutes. Je ne sais pas exactement. Puis ils m’ont transféré dans un hélicoptère Apache qui a volé jusqu’à une base militaire près d’Erez. Je ne connais pas son nom, mais je sais que ce n’était pas loin d’Erez. Il y avait une petite clinique où ils m’ont donné quelques premiers soins, » dit-il, se rappelant que c’était au moins 30 minutes après qu’il ait été blessé.

« Ils m’ont mis de la gaze et un bandage sur la blessure, » dit Ashraf. Il a dû ensuite attendre, tandis qu’un infirmier palestinien négociait son retour à un hôpital de Gaza.

Hassam Ghrenam, infirmier et chauffeur d’ambulance du Croissant Rouge palestinien, avait un accord pour traverser en Israël pour deux cas médicaux indépendants de celui d’Ashraf. Alors qu’il était du côté israélien, Ghrenam a vu Ashraf et a demandé de le ramener à Gaza.

Ashraf a expliqué que Ghrenam voulait faire venir trois autres hommes, pour le transférer avec précaution, comme requis par la procédure médicale. Les soldats israéliens ont refusé sa demande et Ashraf a dû attendre une heure de plus, jusqu’à ce que finalement, les soldats cèdent.

« Il devait y avoir une trentaine de soldats autour de nous. Le chauffeur de l’ambulance n’arrêtait pas de dire, ‘il est dans un état critique, très critique, emmenez-le en Israël,’ mais les soldats ont juste pointé leurs armes sur lui, sans rien faire, » explique Ashraf.

Ghrenam a remarqué qu’il y avait du sang et des signes qu’Ashraf avait été frappé ou avait reçu des coups de pied au visage. « Les Israéliens lui ont mis un pansement sur la blessure, pas de minerve, pas de traitement approprié. Je lui ai immédiatement posé une minerve. Les blessures au cou et à la moelle épinière peuvent conduire à la paralysie. »

Du côté palestinien du carrefour d’Erez, Ghrenam a transféré Ashraf à une ambulance du Croissant Rouge qui attendait et qui l’a emmené à l’hôpital al-Shifa de Gaza. Il est maintenant dans le service de rééducation, et les médecins et ses parents attendent de voir si ses vertèbres fracturées guériront suffisamment pour qu’il puisse remarcher.

Le père d’Ashraf n’est pas optimiste. « A chaque journée d’attente, j’ai l’impression que sa vie est foudroyée. Je suis très inquiet pour son avenir. »


http://www.ism-france.org/news/article.php?id=12912&type=temoignage&lesujet=Enfants

Ali Larijani: l'Iran détient des documents attestant l'ingérence des Etats-Unis

Téhéran.Irna. 29 Octobre 2009.

Le président du parlement iranien a révélé que la République Islamique d’Iran détenait des documents authentiques attestant del'implication américaine dans l'attentat terroriste perpétré dans la province de Sistan et Baloutchistan.

"Les Etats-Unis ne peuvent pas nier leurs ingérences dans le dernier attentat terroriste commis dans le sud-est de l'Iran", a souligné le président du parlement iranien.


La République Islamique d’Iran, a-t-il poursuivi, ne s'appuie ni sur le Bloc de l'Est, ni sur celui le Bloc de l'Ouest et n'est également pas dépendante des Etats-Unis."

Ali Larijani a ajouté que l'événement du 4 novembre 1978 en Iran avait permis de mettre à jour l'hostilité de la Maison Blanche à l’égard de la République Islamique d’Iran.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/0910305324093219.htm

Barhoum: Hamas voulait la réconciliation un projet national pour le peuple palestinien

30 Oct 2009


Damas / Le porte-parole du mouvement de résistance nationale palestinienne Hamas, M. Fawzi Barhoum, a affirmé que le Hamas voulait que la réconciliation palestinienne soit une formule finale de concorde et qu'elle jette la base à un projet national qui protège l'avenir de la cause palestinienne.

Dans un entretiens à /La Russie d'aujourd'hui/, M. Barhoum a fait savoir que l'organisation des élections dans une partie du territoire palestinien signifie la consécration de la partition.

"Les élections n'auraient aucune valeur si elles ne se déroulaient pas sur la totalité de la terre palestinienne", a insisté M. Barhoum, disant pouvoir affirmer que des agendas étrangères sont à l'origine de la perturbation des efforts d'entente interpalestinienne.

Il a réaffirmé que le Hamas est résolu à en finir avec cet état de partition palestinienne et à aller dans une nouvelle étape loin des ingérences étrangères "pour la protection du projet national, des droits et des constantes palestiniennes", a-t-il précisé.
Gh.H.

http://www.sana.sy/fra/55/2009/10/30/252985.htm

Clinton au Proche-Orient pour relancer le processus de paix

31/10/2009
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rencontré hier l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, en prélude à une visite de la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton. Lors de cette entrevue, M. Netanyahu a dit espérer que les discussions avec ses hôtes américains contribueraient à « relancer dès que possible les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens ». Amos ben Gershom/GPO/AFP
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a rencontré hier l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, en prélude à une visite de la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton. Lors de cette entrevue, M. Netanyahu a dit espérer que les discussions avec ses hôtes américains contribueraient à « relancer dès que possible les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens ». Amos ben Gershom/GPO/AFP
Les analystes sont sceptiques quant aux chances de réussite de la secrétaire d'État américaine de relancer les pourparlers de paix.
Hillary Clinton rencontrera ce week-end les dirigeants israéliens et palestiniens pour tenter de ressusciter un processus de paix au point mort depuis bientôt un an, des discussions qui ne devraient pas déboucher sur une percée, selon les observateurs. La secrétaire d'État s'entretiendra aujourd'hui avec le président palestinien Mahmoud Abbas durant une étape à Abou Dhabi, avant d'atterrir en Israël où elle aura des entretiens avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Mme Clinton a été précédée à Jérusalem depuis jeudi par l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, qui vient d'effectuer une série de navettes dans la région sans parvenir à ramener Israéliens et Palestiniens autour de la table de négociations. Lors d'une entrevue hier avec M. Mitchell, M. Netanyahu a dit espérer que les discussions avec ses hôtes américains contribueraient à « relancer dès que possible les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens », bloquées depuis l'offensive israélienne à Gaza fin 2008.
Mais les analystes sont sceptiques. La venue de Mme Clinton « signifie que le processus de paix est dans l'impasse et qu'elle veut tenter de le relancer », souligne le politologue israélien Yossi Alpher. « La grande question est de savoir si elle vient ici pour tendre la carotte ou le bâton », s'interroge M. Alpher. Mme Clinton a présenté la semaine dernière un rapport d'étape au président Barack Obama, soulignant que des « difficultés subsistent » avant une relance des pourparlers israélo-palestiniens. Barack Obama considère ce dossier comme prioritaire et a, pour cette raison, réuni MM. Netanyahu et Abbas lors d'un sommet à New York en septembre, mais sans résultat tangible. En outre, les divisions déchirant le camp palestinien ne favorisent pas la reprise du processus de paix. Le mouvement islamiste Hamas conteste la légitimité du président palestinien, qui contrôle uniquement la Cisjordanie, et a encore creusé le fossé en interdisant dans son fief de Gaza la tenue des élections convoquées par M. Abbas pour le 24 janvier dans les territoires palestiniens. « Le blocage est total chez les Palestiniens. Il est donc douteux que des progrès significatifs puissent être enregistrés sur le volet israélo-palestinien », estime Jonathan Spyer, chercheur israélien du Global Research in International Affairs Center.
Vis-à-vis d'Israël, les Palestiniens exigent que, préalablement à la reprise du dialogue, il gèle totalement la construction dans les colonies en Cisjordanie occupée, illégales aux yeux de la communauté internationale. M. Netanyahu, dont la très large coalition gouvernementale s'appuie surtout sur des formations de droite et d'extrême droite, a résisté aux appels internationaux le pressant de mettre un terme à la colonisation et a proposé un moratoire partiel de la construction dans les implantations. Les Palestiniens en sont à se demander si la reprise des pourparlers aboutirait même à la moindre avancée, compte tenu de l'abîme les séparant d'Israël. « Quels objectifs pourrions-nous atteindre ? Je crois que la position du gouvernement israélien est très claire, et je n'attends strictement rien de lui », avoue Samir Awad, professeur de relations internationales à l'Université de Bir-Zeit, en Cisjordanie.
Aucun débouché n'étant en vue dans le dossier israélo-palestinien, il se pourrait que Mme Clinton change son fusil d'épaule et profite des appels au dialogue exprimés par les dirigeants syriens et israéliens. « Quand les discussions de paix piétinent entre Israël et les Palestiniens, elles décollent sur le volet israélo-syrien. C'est classique et je ne serais pas surpris que ce soit à nouveau le cas », estime M. Spyer.

Un checkpoint israélien fracasse les espoirs de Betty Azzam

Publié le 30-10-2009

STOP !

"Un sac à main blanc et une écharpe rose : c’est tout ce que Betty Azzam a pu sauver de son ancienne vie. Il y a peu, cette jeune palestinienne originaire de Gaza menait la vie relativement privilégiée d’une étudiante de Cisjordanie.

Avec un diplôme en droit des affaires de l’université de Bethléem qu’elle s’apprêtait à recevoir, elle espérait décrocher un premier emploi au sein de la prestigieuse société de télécommunications Jawwal. Mais ce début de carrière prometteur s’est écrasé, mercredi 28 octobre, sur un checkpoint israélien. Arrêtée à 13 heures par des soldats alors qu’elle revenait d’un entretien d’embauche, Betty Azzam a été reconduite, à 23 heures, les yeux bandés et les mains liées, jusque dans cet immense cachot qu’est la bande de Gaza. Motif de la déportation, selon l’armée israélienne : "séjour illégal" en Cisjordanie. "Je n’ai pas eu le temps de récupérer la moindre de mes affaires, dit Betty. En une journée, j’ai perdu mon diplôme, mes amis et mon avenir. Ma vie vient de s’effondrer."

Quatre ans de clandestinité

L’armée explique que Betty ne disposait pas du permis qui autorise les Gazawis à circuler dans l’autre morceau de leur patrie. Et pour cause. Depuis le début de la seconde Intifada, en 2000, ce précieux sésame n’est accordé qu’à une poignée de "VIP". Les premières mesures de restriction sont apparues au milieu des années 1990, après les accords d’Oslo, frappant de plein fouet les étudiants de Gaza, inscrits en masse dans les universités de Cisjordanie. Pour gagner Bethléem en 2005, lors de sa première année de faculté, la jeune femme avait donc rusé. Elle avait utilisé un permis temporaire dont la bureaucratie militaire israélienne fait l’aumône aux chrétiens de Gaza, à l’approche des fêtes religieuses. Au lieu de rester cinq jours en Cisjordanie, Betty y est restée quatre ans. Un séjour clandestin, sans espoir de régularisation.

La mainmise d’Israël sur le registre d’Etat civil palestinien interdit aux résidents de Gaza de faire changer l’adresse figurant sur leur carte d’identité. "Pendant quatre ans, j’ai limité mes déplacements au strict nécessaire, raconte la jeune femme. Heureusement que mes parents sont venus pour les fêtes de Noël et de Pâques, sinon je ne les aurais pas vus."

A Bethléem, la direction de l’université est choquée. L’intervention des avocats du Patriarcat latin n’a pas permis d’éviter l’expulsion. "Qu’on ne nous parle pas de la sécurité d’Israël, maugrée le frère Jack Curran, un moine américain, membre de la congrégation de La Salle, qui gère l’université. Il s’agit d’une gamine de 21 ans qui veut simplement vivre. Israël ne peut pas ignorer ce principe universel qu’est le droit à l’éducation."

Saisie par Gisha, une ONG de défense des droits des Palestiniens, la Cour suprême israélienne tranchera. Le pronostic n’est guère favorable. D’après les décomptes de Gisha, 838 étudiants admis dans des universités à l’étranger ou en Cisjordanie sont toujours bloqués à Gaza, 839 avec Betty Azzam. "

Benjamin Barthe

Gaza Envoyé spécial du journal Le Monde

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/30/un-checkpoint-israelien-fracasse-les-espoirs-de-betty-azzam_1260578_3218.html

CAPJPO-EuroPalestine

Les produits originaires des territoires occupés ne peuvent bénéficier du régime douanier préférentiel de l’accord CEE- Israël

publié le vendredi 30 octobre 2009

Cour de justice des Communautés européennes

Affaire Brita.

Conclusions de l’avocat général dans l’affaire C-386/08 Brita GmbH / Hauptzollamt Hamburg-Hafen.

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 97/09

Luxembourg, le 29 octobre 2009

Presse et Information

Conclusions de l’avocat général dans l’affaire C-386/08 Brita GmbH / Hauptzollamt Hamburg-Hafen.

L’Avocat général, M. Yves Bot estime que les produits originaires des territoires occupés ne peuvent bénéficier du régime douanier préférentiel de l’accord CEE- Israël.

Les autorités douanières communautaires doivent refuser de reconnaître l’origine israélienne de ces produits.

Dans le cadre du partenariat euro-méditerranéen, des accords bilatéraux ont été conclus entre la Communauté et ses États membres, d’une part, et la plupart des pays du bassin méditerranéen, d’autre part. Ces accords prévoient notamment que les produits originaires des pays méditerranéens concernés peuvent être importés en Union européenne en exemption des droits de douane et que les autorités compétentes des parties coopèrent en vue de déterminer l’origine exacte des produits bénéficiant du régime préférentiel.

La Communauté et ses États membres ont conclu un tel accord tant avec Israël [1] (accord CEE-Israël) qu’avec l’Organisation de libération de la Palestine [2] (accord CEE-OLP), cette dernière agissant pour l’Autorité palestinienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.

Brita est une société allemande qui importe des gazéificateurs d’eau ainsi que des accessoires et des sirops fabriqués par la société Soda-Club installée à Mishor Adumin en Cisjordanie, à l’est de Jérusalem.

Brita a voulu importer en Allemagne des marchandises fournies par Soda-Club. La société a communiqué aux autorités douanières allemandes que les marchandises étaient originaires d’Israël et a souhaité donc bénéficier du régime préférentiel de l’accord CEE-Israël. Soupçonnant que les produits étaient originaires des territoires occupés, les autorités allemandes ont demandé aux autorités douanières israéliennes de confirmer que ceux-ci n’avaient pas été fabriqués dans ces territoires.

Alors que les autorités israéliennes ont confirmé que les marchandises en question étaient originaires d’une zone sous leur responsabilité, elles n’ont toutefois pas répondu à la question de savoir si elles avaient été fabriquées en territoires occupés. Pour cette raison, les autorités allemandes ont finalement refusé d’accorder à Brita le bénéfice du régime préférentiel, au motif qu’il ne pouvait pas être vérifié avec certitude que les marchandises importées relevaient du champ d’application de l’accord CEE-Israël.

Brita a attaqué en justice cette décision et le Finanzgericht Hamburg (tribunal des finances de Hambourg, Allemagne) a demandé à la Cour de justice si les marchandises fabriquées en territoires palestiniens occupés et dont l’origine israélienne est confirmée par les autorités israéliennes peuvent bénéficier du régime préférentiel instauré par l’accord CEE-Israël.

[1] Accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et l’État d’Israël, d’autre part, signé à Bruxelles le 20 novembre 1995.

[2] Accord d’association euro-méditerranéen intérimaire relatif aux échanges et à la coopération entre la Communauté européenne, d’une part, et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), agissant pour le compte de l’Autorité palestinienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, d’autre part, signé à Bruxelles le 24 février 1997.