jeudi 29 octobre 2009

Le rapport sur Gaza examiné par l'Assemblée générale de l'ONU début novembre

ONU - 28-10-2009
Par AFP
Le rapport de l'ONU accusant Israël de crimes de guerre à Gaza sera examiné par l'Assemblée générale de l'Organisation début novembre, probablement le 4, a déclaré lundi un diplomate arabe.

Ce rapport, baptisé rapport Goldstone, du nom du juge qui a dirigé la commission d'enquête, est controversé. Il accuse Israël, ainsi que les groupes armés palestiniens, d'avoir commis des "crimes de guerre" et "de possibles crimes contre l'humanité" pendant l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza en décembre-janvier derniers. Les combats avaient causé la mort de 1.400 Palestiniens et de 13 Israéliens.

Le représentant permanent de la Ligue arabe à l'ONU, Yahya Mahmassani, a indiqué à l'AFP qu'il allait remettre au président de l'Assemblée, Ali Triki, une lettre demandant, au nom du groupe arabe soutenu par le Mouvement des Non-alignés, que "le rapport Goldstone soit débattu début novembre" par cette instance.

Le débat aura lieu "probablement le 4 novembre", a-t-il précisé.

M. Mahmassani a affirmé que l'intention du groupe arabe était de proposer à l'Assemblée générale d'adopter à cette occasion une résolution, qui approuverait le rapport Goldstone et "demanderait au Conseil de sécurité de l'examiner" à son tour de manière formelle.

Le Conseil de sécurité a déjà évoqué le rapport, le 13 octobre, à l'occasion de son débat mensuel sur la situation générale au Proche-Orient. Il ne s'agissait pas d'une réunion portant spécifiquement sur le rapport et aucune décision n'a alors été prise concernant ce document.

Rédigé par une commission d'enquête dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone et mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU basé à Genève, il recommande notamment l'ouverture par les deux parties d'enquêtes indépendantes et "crédibles" sur la manière dont a été mené le conflit.

Le conflit avait fait suite à des tirs de roquettes sur le territoire israélien à partir de Gaza par les militants palestiniens.

Israël rejette le rapport Goldstone comme étant "inique, saugrenu et unilatéral".

L'Etat hébreu, qui a entamé une campagne diplomatique tous azimuts contre le rapport, craint par-dessus tout qu'il ne finisse devant le Conseil de sécurité de l'ONU puis la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, qui pourrait alors engager des poursuites contre ses hauts responsables militaires ou politiques.

Le juge Goldstone a en effet recommandé que son rapport soit transmis à la CPI si Israël et le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, ne procèdent pas dans les six mois à une "enquête crédible" sur leurs agissements durant l'offensive.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a mis en place un panel gouvernemental chargé de répondre aux critiques du rapport, a-t-on appris lundi de source officielle.

En revanche, M. Netanyahu a semble-t-il exclu de mettre en place une commission d'enquête interne.

hc/gde

AFP 262104 OCT 09

La tente Ghaoui détruite après que les Israéliens aient expulsé la famille de chez elle à Sheikh Jarrah, Jérusalem Est.

Jérusalem - 28-10-2009
Par Palestinian News Network
La municipalité de Jérusalem, sous contrôle israélien, a démoli la tente de la famille al-Ghaoui aujourd’hui et confisqué son contenu. La famille vivait sous la tente depuis que l’administration israélienne d’occupation l’ait expulsé de force de chez elle, dans le quartier de Sheikh Jarrah, et ait donné sa maison à des colons.























Sheikh Jarrah ce matin : la police sioniste confisque les biens de la famille al-Ghaoui avant de détruire leur tente (photo AlJazeera).


C’est depuis la maison Ghaoui dont ils se sont emparés que les extrémistes juifs ont lancé plusieurs attaques contre des citoyens du quartier, attaques dont la police et les soldats israéliens ont été témoins, sans intervenir, jusqu’à ce que les victimes palestiniens et des résidents commencent à se défendre. Parmi les victimes des semaines passées, il y a des enfants et des femmes.

La famille Ghaoui est l'une des centaines de familles palestiniennes qui ont été soit expulsées, soit menacées d’expulsion à Jérusalem Est.

En plus de leur servir de maison, la tente où vivait les Ghaoui était aussi une tente de solidarité et l’épicentre d’un mouvement de résistance non violente qui défie la politique de l’occupation.

Sheikh Taysir Tamimi, chef de la Cour suprême islamique dans les territoires palestiniens, a qualifié mercredi la destruction continue des maisons à Jérusalem Est de nettoyage ethnique.

PO: toute démarche unilatérale est inadmissible

21:50|28/ 10/ 2009

MOSCOU, 28 octobre - RIA Novosti. La Russie prône une paix juste et globale au Proche-Orient et estime inadmissible toute démarche unilatérale des parties en conflit palestino-israélien, notamment la colonisation, déclare mercredi, dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères (MID).

"Lors d'une discussion sur la situation au Proche-Orient, la partie russe a réitéré sa position invariable en faveur d'une paix juste et globale dans la région qui permette à Israël et à un Etat palestinien indépendant de coexister en sécurité et bon voisinage", stipule le document publié à l'issue d'une rencontre mercredi entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et la dirigeante du Kadima, parti parlementaire à la tête de l'opposition, Tzipi Livni, se trouvant en Russie avec une brève visite.

Relancées à la fin de 2007 lors de la conférence d'Annapolis (Etats-Unis), les négociations palestino-israéliennes ont été suspendues au début de 2009 en raison de la crise politique en Israël et du changement du pouvoir aux Etats-Unis. Le nouveau gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou se déclare prêt à relancer le dialogue sans condition, mais les Palestiniens exigent comme préalable l'arrêt de l'implantation de nouvelles colonies juives en Cisjordanie.

http://fr.rian.ru/world/20091028/123748732.html

En toute fraternité

Par Christian Merville | 29/10/2009
LE POINT
Avec l'inélégance qui caractérise le langage de la majorité des hommes politiques de son pays, Ariel Sharon l'avait qualifié jadis de « poulet déplumé ». Plus nuancé dans son propos, Yossi Sarid, l'Israélien qui connaît le mieux la question arabe, jugeait il y a une douzaine de jours dans le Haaretz que Mahmoud Abbas était « un homme mort, tué par Netanyahu et Barak » quand, au plus fort de l'affaire Goldstone, l'intéressé avait rejeté, dans un premier temps, l'idée d'un recours à la commission des Droits de l'homme de l'ONU avant de revenir à de meilleurs sentiments. Trop tard, le mal était déjà fait, et le faux pas avait achevé de le discréditer aux yeux des siens. Dernière manifestation de cette disgrâce : le refus par le Hamas jusqu'au principe d'un scrutin convoqué par l'Autorité palestinienne le 24 janvier prochain.
L'argument avancé par les héritiers de cheikh Yassine pour justifier leur refus ne manque pas de saveur : pas d'élections générales et présidentielle avant une réconciliation entre les deux fractions rivales du mouvement. Quant on sait que ce même Hamas vient de refuser de signer un accord, proposé par le parrain cairote prévoyant le report au 28 juin 2010 de la consultation générale, en attendant les hypothétiques embrassades palestiniennes, on comprend que celles-ci ne sont pas pour demain. En attendant, des législatives seraient illégales et anticonstitutionnelles, a décrété le numéro 1 du Mouvement de la résistance islamique Khaled Mechaal, rejoint en cela par l'un de ses lieutenants, Sami Abou-Zouhri. Et qu'importe si les lois en vigueur prévoient que le jugement des urnes, quel qu'il soit, sera légal même sans participation des Gazaïotes tant que des représentants de ceux-ci figureront sur les listes.
Confronté à la certitude d'un blocage du processus, Abou Mazen a tenté une piètre manœuvre de diversion, laissant entendre qu'il pourrait fort bien ne pas présenter sa candidature. « Il a besoin de se reposer, après avoir longtemps œuvré pour la cause », a confié sans rire l'un de ses proches, Abdallah Abou-Samahdana, à l'agence de presse chinoise Xinhua. Mais c'était pour se rétracter aussitôt, précisant : « Il accepterait cependant de rester en lice, sur l'insistance des dirigeants du Fateh. » On en tremble encore dans les camps de réfugiés...
Ce n'est là qu'un nouvel épisode de la lutte fratricide commencée en 2006 quand, déjouant tous les pronostics, le Hamas avait remporté la bataille des législatives. Choisi en 2005 pour prendre la tête de l'Autorité après la mort d'Abou Ammar, en novembre 2004, Abbas est parvenu, à l'expiration de son mandat, à décrocher une rallonge d'un an, une décision que ses adversaires n'ont cessé de contester, alors qu'eux-mêmes jouissent d'une indéniable représentativité - que l'Occident ne veut pas leur reconnaître. En prenant sa décision, le leader du Fateh cherche à asseoir une légitimité mise à rude épreuve ces derniers temps et à accélérer - on est en droit de croire au miracle - l'entreprise de réconciliation interpalestinienne, selon ses proches Il y a fort à parier qu'il ratera les deux lièvres, et cela pour des considération inhérentes à la mentalité de ses concitoyens - à l'indifférence arabe aussi -, à l'incroyable arrogance de l'État sioniste, enfin à la maladresse du monde jadis libre, mené par une Amérique qui, tous les quatre ans, donne la fâcheuse impression d'effectuer ses premier pas en terre d'Orient.
Que la date du 10 janvier soit ou non respectée, les retombées du malencontreux choix qui vient d'être pris par la Mouqataa ne peuvent que se révéler désastreuses pour un contentieux qui traîne depuis plus de six décennies. Plus que jamais Tel-Aviv pourra prétendre n'avoir pas d'interlocuteur valable avec qui engager le dialogue. Nul n'osera affirmer le contraire quand les Palestiniens eux-mêmes s'acharnent à scier la branche sur laquelle ils se tiennent. En équilibre hautement instable, ainsi qu'ils devraient être les premiers à le constater au lieu de s'obstiner à rejeter sur l'autre la responsabilité de leurs malheurs.
À Tel-Aviv, « Bibi » s'est entouré d'une équipe d'experts chargée, disaient en soirée les dépêches d'agence, d'élaborer plusieurs ripostes possibles aux accusations, contenues dans le rapport Goldstone, de crimes de guerre commis lors de la guerre contre Gaza. Évoluant - si l'on peut dire... - sur une autre planète, les Palestiniens s'entredéchirent, pendant ce temps, pour savoir à quel moment et dans quelles conditions se réconcilier. Toujours cette incapacité congénitale à s'entendre, constatée autrefois par Clovis Maksoud.

Assad favorable à une reprise des pourparlers avec Israël

29/10/2009
Le président syrien Bachar el-Assad s'est dit hier favorable à une reprise des négociations de paix avec Israël, suspendues en décembre. « En ce qui nous concerne, nous bénéficions du soutien du peuple pour poursuivre ces pourparlers avec Israël. Mais à condition aussi que nous ayons du côté israélien ceux qui souhaitent la poursuite de telles négociations », a répondu M. Assad à une question des journalistes. Le chef de l'État syrien, qui venait de s'entretenir à Zagreb avec son homologue croate Stipe Mesic, a loué les efforts de la Turquie dans ce processus et a fait valoir que la présence d'une « troisième partie » serait nécessaire en cas d'une reprise des négociations. « Nous demandons aux pays européens de donner eux aussi leur contribution, qu'ils aident la Turquie et nous aussi, afin de pouvoir reprendre là où nous nous sommes arrêtés », a poursuivi M. Assad. La Syrie et Israël avaient lancé en mai 2008 des négociations indirectes de paix par l'entremise de la Turquie. Ces pourparlers ont été suspendus en décembre après une offensive de l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Ils buttent principalement sur la question du plateau du Golan, dont la Syrie réclame la restitution intégrale. Israël s'y refuse après avoir conquis ce territoire en 1967 et l'avoir annexé en 1981 malgré l'opposition de la communauté internationale et des habitants druzes du plateau. Fin connaisseur de la situation au Proche-Orient, le président croate a déclaré : « Il faut reprendre les négociations là où elles ont été interrompues et faire revenir le (plateau du) Golan sous la souveraineté syrienne. » « Mais il faut aussi garantir la sécurité à Israël », a-t-il souligné.

"Le problème n’est pas la sécurité d’Israël mais celle du monde entier"

publié le mercredi 28 octobre 2009

entretien avec B. Netanyahou
Dans une interview au magazine Newsweek, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou livre son point de vue sur le rapport Goldstone, parle de la prolifération nucléaire et de la solution d’un Etat binational [1].

Benjamin Netanyahou, selon quelqu’un qui le connaît bien, considère la menace iranienne en termes très extrêmes : il se voit investi de la mission de protéger le peuple juif d’un deuxième Holocauste. Comme bien des Israéliens, il a été scandalisé par un rapport des Nations unies supervisé par l’ancien magistrat sud africain Richard Goldstone et qui accuse Israël de crimes de guerre lors de l’invasion de Gaza au début de cette année. Lally Weymouth de Newsweek s’est entretenue avec Netanyahou à Jérusalem la semaine dernière. Extraits :

LALLY WEYMOUTH : Qu’avez-vous pensé du rapport Goldstone ?

BENJAMIN NETANYAHOU : Je pensais qu’il y avait des limites à l’hypocrisie, mais de toute évidence, je me trompais. La soi-disant commission des droits de l’Homme accuse Israël — qui se défendait légitimement contre le Hamas — de crimes de guerre. Ceci alors que le Hamas, je le précise, est coupable non d’un seul type de crime de guerre, mais de quatre. D’abord, il appelle à la destruction d’Israël, ce qui selon la charte des Nations unies est considéré comme un crime de guerre — incitation au génocide. Deuxièmement, il a délibérément ouvert le feu sur des civils. Troisièmement, il se sert de civils comme de boucliers, et quatrièmement, il retient en captivité depuis trois ans notre soldat Gilad Shalit en interdisant à la Croix Rouge tout accès. Et après ça, qui se retrouve accusé de crimes ? [2]

Les gens d’ici [en Israël] semblent considérer le rapport comme très injuste, mais certains appellent néanmoins à une enquête interne.

Nous l’envisageons, pas à cause du rapport Goldstone, mais pour nos propres besoins internes. La meilleure façon de désamorcer le problème est de dire la vérité, qui est qu’Israël se défendait par des moyens justes contre une agression injuste.

Avez-vous été surpris que des pays comme la Grande-Bretagne ou la France ne soutiennent pas Israël ?

Je pense que tous les pays qui sont eux-mêmes en guerre contre ce genre de terrorisme violent doivent se dresser. Contre le terrorisme, la clarté morale est l’arme la plus importante.

Que pensez-vous de l’accord apparemment signé à Genève entre l’Iran, l’administration Obama et d’autres pays occidentaux ?

Il est trop tôt pour en parler, car ce qui compte réellement, c’est que la communauté internationale fasse pression sur l’Iran pour interrompre l’enrichissement de l’uranium, qui n’a qu’un objectif — la production d’armes nucléaires.

Cette semaine, on m’a dit que vous considériez que votre mission était d’éviter un deuxième Holocauste au peuple juif.

C’est un sentiment qu’ont toujours partagé les Premiers ministres d’Israël.

Le pensez-vous plus particulièrement à la lumière de la menace nucléaire iranienne ?

Pour l’heure, je pense que la question n’est pas uniquement la sécurité d’Israël, mais celle du monde. Les sociétés libres et ouvertes sont menacées par de sinistres extrémistes qui cherchent à se doter, avec leurs affidés, d’armes nucléaires.

Vos voisins arabes affirment qu’ils sont eux aussi très préoccupés.

A une exception près — et je n’en suis même pas sûr — il n’existe aucun pays arabe qui ne soit préoccupé à l’idée de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Et, bien sûr, les grandes puissances en Europe en ont compris le danger. S’il y parvenait, ce serait un tournant historique.

On dit qu’Israël pourrait se préparer à une frappe contre l’Iran. Je ne suis pas responsable des rumeurs. Nous pensons qu’il s’agit d’un problème international. La communauté internationale étant concernée, l’effort international emmené par les Etats-Unis est le meilleur moyen de mettre fin à cette menace.

Selon vous, que faut-il faire vis-à-vis des Palestiniens ?

Pour résumer, je dirais que les négociations de paix doivent s’ouvrir sans conditions préalables, et que le résultat des négociations devrait être un Etat palestinien démilitarisé qui reconnaît l’Etat juif. Une courte phrase qui reprend l’essentiel du problème et l’essentiel de la solution. L’essentiel du problème est que depuis 62 ans, les Palestiniens refusent de reconnaître Israël comme l’Etat-nation du peuple juif.

Ils déclarent avoir reconnu Israël, mais qu’on leur demande aujourd’hui de le reconnaître en tant qu’Etat juif.

C’est exact. Israël n’est pas un état binational. Y vivent des non-juifs, qui disposent des mêmes droits intégraux, mais deux éléments garantissent son caractère spécifique. C’est le pays natal de tout Juif. Et un large consensus en Israël convient que le problème des réfugiés palestiniens doit être réglé hors des frontières d’Israël. Les Juifs viendront ici et les Palestiniens iront là. À vous de choisir. C’est le socle d’une solution [3].

Que pensez-vous du président Obama ?

Entre l’administration Obama et mon gouvernement, il y a bien plus de coopération et de transparence qu’on le sait. Nous parlons ouvertement, et j’apprécie beaucoup ce qu’a entrepris l’administration Obama pour lutter contre la présentation faussée des faits du rapport Goldstone, les pressions exercées sur l’Iran afin d’obtenir qu’il mette fin à son programme nucléaire militaire, et les efforts continus que nous menons pour relancer les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens.

[1] ce "point de vue" est une leçon de choses sur l’art de la désinformation, sur la permanence de la falsification historique et sur le déni arrogant et cynique de responsabilité des autorités israéliennes. C’est ce qui fait l’intérêt de cet entretien. Note : CL

[2] Les 21 jours de l’offensive terrestre et aérienne menée par l’armée israélienne sous les ordres alors du trio criminel Livni-Barak-Olmert, ont fait plus de 1400 morts et 5000 blessés parmi la population de Gaza -dans l’immense majorité des civils- et causé des destructions immenses de biens, maisons, infrastructures...

[3] Le cynisme intolérable de cette affirmation est dans le droit fil de la position sioniste dès le départ, en 47-48, avec la terreur imposée par les milices juives puis l’armée israélienne qui ont chassé près de 900 000 Palestiniens de chez eux pour s’approprier leur terre et leurs biens. Cette volonté de l’oppresseur de maintenir les réfugiés palestiniens dans l’inexistence et la misère, de faire perdurer la dépossession 61 ans après la terreur de l’exode contraint et de l’exil, affiche le mépris du droit international qui est la constante de la politique israélienne. Politique d’oppression et de destruction réitérée par le criminel Sharon en 2001-2 ("finir ce qui ne l’a pas été en 48" ) lors de la réoccupation de la Cisjordanie et qui se perpétue aujourd’hui par le siège mortifère de Gaza, la colonisation illégale galopante de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est et la situation discriminatoire imposée aux Palestiniens d’Israël, ceux qui ont pu rester au moment de la Nakba.

Entretien mené par Lally Weymouth

Publié par Newsweek le 24 octobre.

http://www.newsweek.com/id/219375/

et en français par le Nouvel Observateur

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

Traduit de l’anglais par David Korn

Notes et traduction du titre : C. Léostic, Afps

Le quitte ou double d’Abbas

publié le mercredi 28 octobre 2009

Renée-Anne Gutter
Le raïs confirme la tenue des élections en janvier. “Avec ou sans le Hamas”.

Rien n’y a fait : ni les critiques du Hamas qui crie à "l’usurpation du pouvoir", ni les intercessions de la part d’indépendants palestiniens qui craignent pour l’avenir de leur nation tout entière. Mahmoud Abbas (Abou Mazen) l’a confirmé ce week-end : sa décision de convoquer des élections générales le 24 janvier prochain est "irrévocable". "Avec ou sans le Hamas". Selon le décret que le raïs a publié vendredi soir, le scrutin se déroulera dans l’ensemble des territoires - Cisjordanie, Gaza, Jérusalem-Est - et portera à la fois sur la présidence et le parlement de l’Autorité palestinienne.

Le décret de M. Abbas a été approuvé dimanche par son parti, le Fatah, et plus largement par l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) qui a spécialement réuni ses instances à cet effet. Par contre, le mouvement islamiste Hamas - qui ne fait pas partie de l’OLP - persiste à voir dans cette décision unilatérale une "déclaration de guerre" et à en récuser la légalité. Car théoriquement, selon le calendrier constitutionnel de l’Autorité palestinienne, le mandat présidentiel d’Abou Mazen a expiré en janvier dernier. Son exercice actuel est donc illégitime aux yeux des islamistes.

C’est en effet en janvier 2005, après le décès de Yasser Arafat, que M. Abbas a été élu pour quatre ans à la présidence de l’Autorité palestinienne. Les territoires devaient donc retourner aux urnes présidentielles en janvier dernier. Mais vu les tensions avec le Hamas qui avait entre-temps saisi le pouvoir à Gaza, M. Abbas a unilatéralement prorogé son mandat d’un an, faisant valoir une disposition de la loi qui appelle à tenir les scrutins présidentiel et législatif de façon simultanée. Le 24 janvier 2010 est la date à laquelle expire l’exercice quadriennal du parlement actuel de l’Autorité palestinienne. Rappelons que c’est aux dernières législatives de 2006 que le Hamas a pour la première fois remporté une majorité. Ce qui a ouvert la voie, par la suite, au schisme entre le "Fatahland" en Cisjordanie et le "Hamastan" à Gaza.

Or, le Hamas n’a jamais reconnu cette prorogation de la présidence. Et aujourd’hui, fort du pouvoir qu’il s’est arrogé par les armes à Gaza en juin 2007, il ne désespère pas d’étendre sa mainmise sur la Cisjordanie. Accusant M. Abbas de préparer "une vaste fraude électorale pour se refaire une légitimité", le mouvement islamiste menace de convoquer ses propres élections.

Les analystes palestiniens sont donc unanimes : le raïs s’est lancé dans un dangereux quitte ou double.

Soit il regagne le pouvoir sur l’ensemble des territoires. Mais la Commission centrale des élections de l’Autorité palestinienne n’a pas encore précisé comment elle s’y prendra pour organiser un scrutin méticuleux et fiable dans une Gaza hostile, ainsi que dans une Jérusalem-Est gouvernée par un Israël de plus en plus nationaliste. Les sondages ne garantissent pas la victoire non plus. Selon les derniers chiffres, M. Abbas est au coude à coude avec son challenger, Ismaïl Haniyé, le Premier ministre du Hamas à Gaza : chacun est crédité de 16 % des intentions de vote. Toutefois, en tant que parti, le Fatah devance le Hamas, avec 34 pc contre 18 pc.

Soit la manœuvre consommera le divorce institutionnel qui s’est déjà instauré de fait entre la Cisjordanie et Gaza, sans que personne n’y gagne vraiment de légitimité, tant domestique qu’internationale. Ainsi, les Palestiniens des territoires risquent de se retrouver définitivement séparés en deux entités rivales, avec deux présidents, deux gouvernements, deux parlements. Et avec, enclavée entre les deux, n’appartenant à aucune d’elles, une Jérusalem-Est palestinienne annexée par Israël.

M. Abbas explique cependant qu’il n’avait pas le choix. Pour organiser les élections générales à la date prévue du 24 janvier 2010, il était tenu constitutionnellement d’en annoncer la convocation trois mois à l’avance. Si le Hamas et le Fatah se réconcilient d’ici là, le raïs se dit prêt à reporter le scrutin au 24 juin 2010, en accord avec le Hamas, comme prévu dans l’accord de réconciliation que proposent les médiateurs égyptiens.

Mais comme l’a confirmé le Hamas, dimanche, le dialogue inter-palestinien demeure dans l’impasse. Et les deux camps s’en rejettent la faute. Le Fatah accuse le Hamas de suivre les "diktats irréductibles" de Damas et Téhéran, le Hamas accuse le Fatah d’obéir aux "desiderata sionistes" de Barack Obama et Benjamin Netanyahou. [[Voir aussi le Monde

L’annonce d’élections en janvier accroît les tensions entre le Fatah et le Hamas

Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, a choisi la fuite en avant en convoquant pour le 24 janvier 2010 des élections parlementaires et présidentielle en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est. Le Hamas a immédiatement rejeté cette décision, qualifiant le décret présidentiel d’"inconstitutionnel et illégal", et a prévenu que ces scrutins ne se tiendront pas à Gaza, territoire qu’il contrôle depuis juin 2007.

Un large scepticisme prévalait, dimanche 25 octobre, quant à la possibilité d’organiser cette double consultation à la date fixée par M. Abbas. Le chef de l’Autorité palestinienne a pris acte de la persistance des divisions entre le Fatah, mouvement qui domine largement l’Autorité palestinienne, et le Hamas, que les efforts de médiation égyptiens, engagés il y a plusieurs mois, n’ont pas réussi à surmonter.

Le Fatah a signé le 15 octobre l’accord interpalestinien négocié par Le Caire, alors que le Hamas a demandé un nouveau délai "pour plus de consultations internes". Cet accord propose l’organisation d’élections palestiniennes le 28 juin, la restructuration des forces de sécurité palestiniennes sous la supervision de l’Egypte, et la libération des détenus politiques en Cisjordanie et à Gaza.

Mahmoud Abbas s’est défendu d’avoir pris sa décision sur la base de considérations "tactiques" pour inciter le mouvement de la résistance islamique à signer cet accord, ou pour le prendre de vitesse et réaffirmer sa légitimité. Son mandat de quatre ans à la tête de l’Autorité palestinienne est arrivé à échéance en janvier 2009, mais il a été prolongé d’un an, ce qu’a contesté le Hamas.

M. Abbas n’a pas exclu de retarder la date des scrutins si le Hamas signe l’accord interpalestinien, mais il vient de prendre un engagement qui sera difficile à tenir, tant à Gaza qu’à Jérusalem-Est.

Dans la bande de Gaza, où vivent environ 1,5 million de Palestiniens (2,5 millions en Cisjordanie), les militants du Fatah ne sont pas en mesure d’organiser des élections contre la volonté du Hamas.

POPULARITÉ EFFRITÉE

A Jérusalem-Est, aucun scrutin n’est envisageable sans l’accord des autorités israéliennes. Celui-ci semble improbable, sauf à envisager que le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, monnaye son acquiescement en échange de concessions palestiniennes, dans le cadre des tentatives en cours pour relancer le processus de paix.

A ce stade, la décision de Mahmoud Abbas risque donc d’accroître la tension entre les deux branches du mouvement palestinien, voire à entériner sa division : le Hamas envisagerait d’organiser ses propres élections à Gaza si la date du 24 janvier était maintenue.

La popularité du président de l’Autorité palestinienne s’est beaucoup effritée à la suite de ses atermoiements à propos du rapport Goldstone sur la guerre de Gaza de l’hiver 2008.

Selon un sondage réalisé par l’Institut d’enquêtes palestinien JMCC, Mahmoud Abbas recueillerait 16,8 % d’intentions de vote lors d’un scrutin présidentiel, soit à peine plus qu’Ismaïl Haniyeh (16 %), premier ministre du Hamas, et autant que Marouan Barghouti, l’ancien responsable de la branche armée du Fatah, emprisonné en Israël. Le Fatah demeure cependant nettement plus populaire que son rival (40 % d’intentions de vote, contre 18,7 %) au sein de la population palestinienne.

M. Abbas a manifestement voulu donner des gages – tant aux Américains qu’à la population palestinienne – de sa volonté de respecter les échéances démocratiques. Se faisant, il a pris un risque politique, puisqu’il est généralement admis que la réconciliation interpalestinienne est une condition indispensable pour faire progresser le processus de paix.

Laurent Zecchini

http://www.lemonde.fr/proche-orient...

publié par la Libre Belgique

http://www.lalibre.be/actu/internat...

"Le blocus israélien de Gaza enrichit le Hamas"

publié le mercredi 28 octobre 2009

Karim Lebhour
L’économie s’est effondrée sous le coup du blocus, mais l’économie clandestine prospère pour certains, alors qu’une majorité de Palestiniens vit sous le seuil d’extrême pauvreté

Longtemps négligé, faute de clients, l’hôtel Commodore, situé sur le front de mer de Gaza, a retrouvé son éclat. L’établissement rénové accueille désormais mariages et réceptions de la bourgeoisie du Hamas. Son nouveau propriétaire s’appelle Abdel Aziz Al Khaldi, un investisseur parmi les plus influents de Gaza, partisan du mouvement islamiste. Considéré comme l’un des intermédiaires du Hamas, l’homme rachète à tour de bras terrains et biens immobiliers.

« Les gens du Hamas ont les poches pleines, assure Nasser El Helou, un entrepreneur de Gaza qui s’est vu proposer de vendre son hôtel Al Qods. Ils investissent leur surplus de liquidités dans l’immobilier et dans l’achat de terres. Cela sécurise leurs actifs et évite le risque que ces fonds soient gelés par les banques. » Ruiné par le blocus, Nasser El Helou n’a plus qu’un commerce de fromages, l’un des rares produits encore autorisés par les points de passage avec Israël. « Le blocus contribue à enraciner de plus en plus le Hamas à Gaza. Les grands esprits qui sont derrière cette stratégie d’isolement ont fait l’erreur de leur vie », lâche-t-il avec amertume.

Quand le Hamas a renversé l’Autorité palestinienne en juin 2007, Israël a fermé les points de passage vers la bande de Gaza, ne laissant plus rentrer que les denrées de première nécessité. L’économie s’est effondrée. Pour Israël, l’objectif affiché était d’asphyxier le Hamas. Deux ans plus tard, le pouvoir islamiste s’accommode fort bien de ces restrictions. Alors que les retards de paiement des fonctionnaires de l’Autorité palestinienne de Ramallah, sous perfusion de l’aide internationale, sont de notoriété publique, le gouvernement du Hamas à Gaza paient ses 30 000 salariés rubis sur ongle. Une banque liée au Hamas, la Banque nationale islamique, a même ouvert ses portes et se targue d’être la seule du territoire à ne pas souffrir d’une crise de liquidités, en shekels ou en dollars.

« Nous avons beaucoup d’amis »

Le secret de cette opulence ? « Nous avons beaucoup d’amis », concède, évasif, le ministre de l’économie, Ziad El Zaza, à la tête d’un budget de 15 à 20 millions d’euros par mois, en grande partie couvert par les donations des généreux contributeurs étrangers. « Des individus plutôt que des États, précise le ministre. L’argent ne passe pas par les banques. Nous n’avons pas de difficultés à contourner le contrôle israélien », sourit-il. L’argent transite par les tunnels de Rafah ou parfois même dans les valises des dirigeants du mouvement, parmi les rares à pouvoir voyager facilement par l’Égypte. En février dernier, Ayman Taha, l’un des hauts responsables du mouvement islamiste, a été arrêté à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, en possession de plus de 10 millions de dollars en espèces.

À Gaza, l’économie clandestine supplante désormais l’économie traditionnelle. Dans les magasins, 70 à 80 % des produits viennent d’Égypte, par les tunnels de Rafah. « Si j’enlève ce qui vient des tunnels, il ne reste que les lessives, les shampooings et les produits de base », témoigne le gérant d’une épicerie de Gaza. Animaux, vêtements, appareils électriques, etc., passent par les galeries clandestines, avec un surcoût de 30 à 40 % supporté par les Gazaouis. Le Hamas contrôle étroitement cette industrie souterraine. Chaque nouveau tunnel doit être enregistré et le propriétaire acquitter une taxe de 10 000 shekels (1 800 €). Les contrebandiers doivent aussi faire preuve de largesses. « Si on passe un chargement de ciment, le Hamas prélève une tonne », témoigne l’un deux.

« La politique de cordon sanitaire n’a pas été efficace. L’embargo a créé une économie parallèle qui prospère, constate le sénateur français Philippe Marini (UMP), de passage à Jérusalem, chargé d’une mission d’information pour Nicolas Sarkozy. Plus le temps passe, plus le Hamas s’impose. » Il recommande plus de « flexibilité » sur la politique d’isolement de ce mouvement. La misère, elle, s’envole. Le nombre de Palestiniens de Gaza vivant sous le seuil d’extrême pauvreté (0,80 € par jour) a triplé depuis le début de l’année, passant de 100 000 à 300 000 personnes, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa). L’agence a mis en place une collation pour les élèves dans ses écoles : un sandwich, un fruit et un verre de lait. Trop d’enfants venaient à l’école l’estomac vide. « L’appauvrissement et les souffrances de Gaza ne sont pas la conséquence d’une catastrophe naturelle, s’est indigné John Ging, son directeur à Gaza. C’est une crise voulue par l’homme. Le résultat d’un échec politique. »

mercredi 28 octobre 2009

Pourquoi j’ai interrompu Olmert à Chicago

mardi 27 octobre 2009 - 07h:05

Ali Abunimah
The Electronic Intifada

Quand moi et d’autres nous nous sommes confrontés avec Olmert, nous avons défendu la liberté universitaire, les droits humains et la justice, spécialement pour des centaines de milliers d’étudiants privés de ces mêmes droits par les actes d’Olmert.

(JPG)
Manifestation sous la pluie devant l’amphithéâtre de l’université de Chicago où les militants ont perturbé le discours d’Olmert, le 15 octobre.


Si l’ex-Premier ministre israélien Ehud Olmert avait été seulement un diplomate ou un universitaire exposant un point de vue controversé, alors le chahut pendant son intervention, le 15 octobre, à l’université Mandel Hall de Chicago, aurait pu passer pour une tentative de d’étouffer le débat (Noah Moskowitz, Merredyth Richards et Lee Solomon,L’importance d’un dialogue ouvert, Chicago Maroon, 19 octobre 2009). De fait, j’ai connu les mêmes tentatives lors de ma propre intervention à Mandel Hall en janvier dernier, avec le Pr John Mearsheimer et Norman Finkelstein, où nous avons été interrompus constamment par des perturbateurs.

Mais se confronter à un dirigeant politique soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, ne peut être vu de la même manière.

Le rapport de la Mission d’enquête des Nations unies sur le conflit de Gaza l’hiver dernier, mission présidée par le juge Richard Goldstone, a fait le constat qu’Israël s’était lancé dans une destruction délibérée, généralisée et gratuite des biens civils et des infrastructures, provoquant volontairement des souffrances à la population civile. Il estime « que les incidents et le déroulement des événements consignés dans le rapport sont le résultat d’une planification et de décisions politiques » et que beaucoup peuvent être considérés comme des « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité ». Si la preuve en était rapportée, alors l’individu qui en porterait la première responsabilité serait Ehud Olmert, lequel, en tant que Premier ministre et haut commandant civil des forces armées d’Israël, a été impliqué dans pratiquement tous les aspects de la planification et de l’exécution.

Les meurtres de plus de 3 000 Palestiniens et Libanais durant les trois années de fonction d’Olmert au Cabinet n’entraînent pas une simple divergence d’opinion dont on pourrait débattre en envoyant une question polie, présélectionnée, rédigée sur une carte. Ce sont des crimes dont Olmert doit rendre compte devant le droit international et l’opinion publique.

Israël, contrairement au Hamas (également accusé de crimes de guerre par Goldstone), a totalement refusé de coopérer avec le Mission Goldstone. Au lieu d’être mis devant ses responsabilités, Olmert voyage, de façon obscène, dans tous les Etats-Unis, tentant de justifier ces crimes scandaleux, ramassant de confortables honoraires pour ses interventions, et honoré comme un « courageux » homme d’Etat.

Dans leur courriel du 20 octobre à l’université de la communauté de Chicago, le Président Robert Zimmer et le doyen Thomas Rosenbaum ont condamné les « perturbations » survenues durant l’intervention d’Olmert. « Tout étouffement du débat » écrivent-ils, « est contraire aux valeurs fondamentales de l’université de Chicago et à notre position ancienne de modèle de la liberté universitaire. »

Etait-ce dans le but de promouvoir le débat que l’université a insisté pour que les questions soient présélectionnées et qu’elle a interdit tout enregistrement par les étudiants et les médias ? Au nom de la promotion du débat, l’université va-t-elle maintenant inviter le dirigeant du Hamas, Khaled Meshal - ou peut-être par liaison vidéo - pour donner une conférence sur la direction du Hamas à ses étudiants, et lui offrir de bons honoraires ? Pouvons-nous nous attendre à ce que bientôt le Président du Soudan Omar Bashir soit appelé à Mandel Hall ?

Quand moi et d’autres nous nous sommes confrontés avec Olmert, nous avons défendu la liberté universitaire, les droits humains et la justice, spécialement pour des centaines de milliers d’étudiants privés de ces mêmes droits par les actes d’Olmert.

Durant l’agression d’Israël contre Gaza l’hiver dernier, des écoles et des universités ont été parmi les premières cibles. Selon le rapport Goldstone, les attaques de l’armée israélienne ont détruit ou endommagé au moins 280 écoles et jardins d’enfants. Au total, 164 élèves et 12 enseignants ont été tués, et 454 élèves et 5 enseignants blessés.

Après les bombardements, Olmert et Israël ont continué de s’en prendre à la liberté universitaire, empêchant le matériel scolaire d’arriver à Gaza. Les manuels, les cahiers, les fournitures de bureau et les ordinateurs font partie des objets interdits. En septembre, Chris Gunness, porte-parole de l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, a publiquement appelé Israël à lever ses interdictions sur les livres et autre fournitures pour qu’ils parviennent aux étudiants choqués de Gaza.

Israël a détruit des bâtiments dans l’université islamique et dans d’autres universités. D’après le rapport Goldstone, il s’agissait de « bâtiments civils, scolaires et la Mission n’a relevé aucun élément sur leur usage en tant que bâtiments militaires ou leur participation à l’effort militaire qui auraient pu en faire des cibles légitimes aux yeux des forces armées israéliennes. »

Les étudiants de l’université de Gaza - dont 60% sont des femmes - étudient les mêmes matières que les étudiants de l’université de Chicago. Leurs motivations, leurs aspirations et leurs capacités sont tout aussi élevées, mais leurs vies sont étouffées par une violence et un traumatisme inimaginables, et le blocus d’Israël, qui est lui-même un crime de guerre. Olmert est celui qui a ordonné ces actes et il doit en être tenu pour responsable.

Les crimes contre l’humanité sont définis comme « des crimes qui choquent la conscience ». Lorsque les institutions qui ont la responsabilité morale et juridique de punir et d’empêcher les crimes choisissent un silence complice - ou, pire, accueillent un présumé criminel de guerre, qui est déjà traduit devant la justice pour corruption dans son propre pays, et que ces institutions le présentent à leurs étudiants comme un modèle de « dirigeant » - alors la désobéissance, si c’est ce qu’il faut pour briser le silence, est un devoir moral. Au lieu de les condamner, l’université devrait être fière de ses étudiants qui ont eu le courage de se lever.

Pour la première fois dans l’histoire connue, un Premier ministre israélien a été publiquement confronté aux noms de ses victimes. C’est une fissure symbolique dans le mur de l’impunité et un avant-goût de la justice officielle que les victimes sont en droit d’attendre quand Olmert sera jugé par un tribunal.

(JPG)Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse (Metropolitan Books, 2006).

Cet article fut publié d’abord par le journal Chicago Maroon de l’université de Chicago qui a autorisé sa diffusion.

23 octobre 2009 - The Electronic Intifada - traduction : JPP - photos : Maureen Clare Murphy

Berlin : des agents israéliens se croient tout permis

mardi 27 octobre 2009 - 09h:50

Spiegel Online

Ils questionnent des personnes accompagnant un passager, les poursuivent dans la librairie de l’aéroport : selon les informations de Spiegel-Online, les forces de sécurité israéliennes à Berlin se comportent de manière extrêmement peu commune. Toutefois la police allemande fait savoir qu’ils ne sont pas en droit de procéder de la sorte et qu’il n’y a aucune obligation de leur répondre.

Les forces de sécurité israéliennes procèdent à des contrôles douteux sur des personnes. Les agents des services secrets du Shabak ne se contentent pas d’interroger des passagers mais s’en prennent régulièrement à des personnes les accompagnant et qui ne sont pas inscrites sur un vol pour Tel Aviv.

Ils exigent de voir leur carte d’identité ou leur passeport. A plusieurs reprises les forces de sécurité ont également procédé à des contrôles de personnes en dehors de la zone spécifique qui leur est assignée. Dans un cas ils ont même poursuivi l’épouse d’un passager jusque dans la librairie de l’aéroport, où ils l’ont interrogée sur les motifs du voyage de son mari.

La plupart des voyageurs ont l’impression d’être obligés de répondre aux questions des contrôleurs. Mais un porte-parole de la direction de la police fédérale à Potsdam (Berlin) a déclaré au Spiegel que les Israéliens « n’avaient reçu aucune autorité ni pouvoir ». Aussi les personnes sont-elles libres de répondre ou non aux interrogatoires. De même pour les accompagnateurs, il n’existe « aucune obligation légale de répondre aux questions posées ».

Dans le passé déjà il y a eu des plaintes concernant les contrôles israéliens, dit le porte-parole de la police. Et l’un des agents secrets israéliens connaissant bien le dossier a qualifié le comportement de ses collègues à l’aéroport de Schönefeld de « douteux ».

24 octobre 2009 - Spiegel-Online - Vous pouvez consulter cet article ici :
http://www.spiegel.de/reise/aktuell...
Traduction de l’allemand : Marie Meert

Des forces sionistes envahissent le passage d'al-Mintar et rasent des terres agricoles

Gaza - 27-10-2009
Par Palestine Info
Des sources locales ont dit que les forces occupantes ont envahi, hier matin, le lundi 26/10, le passage d'al-Mintar (Karni) et ont rasé les terres agricoles des citoyens palestiniens dans la région.

Les sources ont déclaré au Centre Palestinien d'Information que plus de 4 chars et 2 bulldozers militaires sionistes ont envahi le passage et ont arrêté nombreux camions avec leurs chauffeurs après avoir confisqué leurs cartes d'identité et leurs portables.

Les sources ont affirmé également que les forces sionistes se sont retirées du passage après la rasage des grandes surfaces des terres agricoles des palestinien au côté palestinien du passage.

Prisonniers palestiniens - plus de 25 ans dans les geôles israéliennes : OU EST LA CONSCIENCE MORALE DE L'HUMANITE ??

Palestine - 27-10-2009
Par Baladi
Ils sont treize Palestiniens détenus depuis plus d'un quart de siècle par les sionistes criminels. Plus de 25 ans d'emprisonnement parce que ces héros ont décidé de lutter contre l'occupation de leur pays. Dans les prisons de l'occupation, ils résistent à la mort, à la maladie, à l'humiliation quotidienne. Ces héros de la résistance nationale palestinienne sont privés de leurs familles, qui les attendent depuis plus de 25 ans.












































Israël l'Etat colonial et spoliateur de la terre, de la mer et de l'air, spoliateur de la vie, refuse de les libérer. Le seul moyen de les libérer, après constat de l'absence de conscience de ceux qui sont dénommés "la communauté internationale" consiste à kidnapper des soldats sionistes pour faire l'échange.

C'est pourquoi il est important que tous les hommes et femmes libres de ce monde agissent pour réclamer leur libération immédiate, en refusant la logique sioniste qui agite le chantage de libérer certains comme "signe de bonnes intentions" envers l'Autorité de Mahmoud Abbas, comme cela s'est passé il y a presque un an, ces héros devenant ainsi une monnaie d'échange.

Il est important qu'ils soient libérés la tête haute et dignes, comme l'ont été les prisonniers libanais et parmi eux, Samir al-Qintar, en juillet 2007.

Prisonniers palestiniens depuis plus de 25 ans :

1) Na'il Abdallah al-Barghouty, de la région de Ramallah, détenu depuis le 4 avril 1978, célibataire, né en 1957.

2 ) Fakhri al-Barghouty, de la région de Ramallah, arrêté depuis le 23 juin 1978, marié, né en 1954. (photo ci-dessus à Ramallah, le 20 juin 2009, pour marquer le 30ème anniversaire de son emprisonnement).

3 ) Akram Abdel Aziz Mansour, de Qalqyliah, arrêté depuis le 2 août 1979, célibataire, né en 1962.

4 ) Fouad Qâsim al-Râzim, d'al-Quds, arrêté depuis le 30 janvier 1981, célibataire, né en 1958.

5 ) Ibrahim Fadl Nimr Jâbir, d'al-Khalil, arrêté depuis le 8 janvier 1982, marié, né en 1954.

6 ) Hassan Ali Nimr Salma, de Ramallah, arrêté depuis le 8 août 1982, marié, né en 1958.

7 ) Uthman Ali Hamdan Muslih, de Nablus, arrêté depuis le 15 octobre 1982, marié, né en 1952.

8) Sami Khalid Salameh Younis, de 'Ara (Palestine 48), arrêté depuis le 5 janvier 1983, marié, né en 1932.

9) Karim Yousef Younis, de 'Ara (Palestine 48), arrêté depuis le 6 janvier 1983, célibataire, né en 1958.

10) Mahir Abdel-Latif Younes, de 'Ara (Palestine 48) arrêté le 20 janvier 1983, célibataire, né en 1957.

11) Salim Ali al-Kayyal, de Gaza, arrêté depuis le 30 mai 1983, marié, né en 1952.

12) Hafiz Nimr Qindus, de Yafa (Palestine 48), arrêté depuis le 15 mai 1984, célibataire, né en 1958.

13) Issa Nimr Abd Rabbo, Dheyshe, Bethlehem, arrêté depuis le 21 octobre 1984, célibataire, 46 ans.

Diffusez cette liste, martelez leurs noms, réclamez leur libération.

L'ONU appelle Israël à cesser les démolitions de maisons palestiniennes

Jérusalem.

27 octobre 2009 – La Coordination humanitaire des Nations Unies a appelé Israël à mettre fin immédiatement aux destructions de maisons appartenant à des Palestiniens à Jérusalem-Est, alors que 26 personnes dont 10 enfants ont perdu leur maison mardi.

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a exhorté les autorités israéliennes à protéger la population civile du Territoire palestinien occupé de tout déplacement ou dépossession supplémentaire, a rapporté la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Il a réitéré son appel aux autorités israéliennes à arrêter les démolitions et évictions forcées de maisons appartenant à des Palestiniens à Jérusalem-Est et ailleurs dans le Territoire palestinien occupé.

« Ces actions violent le droit international et ont un impact négatif grave et à long terme sur les familles palestiniennes et leurs communautés », souligne OCHA.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20459&Cr=Isra%EBl&Cr1=

Atomes Crochus entre Téhéran et Ankaran

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a déclaré qu’il appréciait la position du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, en visite officielle à Téhéran, sur le programme nucléaire iranien civil, a indiqué le site du chef de l’Etat.
« Sans aucun doute, s’il n’y a pas de justice, les problèmes ne seront pas réglés. Lorsqu’un régime illégal possède des armes nucléaires, personne ne peut empêcher un autre pays de posséder l’énergie nucléaire à des fins pacifiques », a déclaré M. Ahmadinejad en référence à Israël. M. Ahmadinejad a également salué la position de M. Erdogan à propos d’Israël. « La réalité est que le régime sioniste est une menace pour tous les pays (...), votre position claire à propos du régime sioniste aura des effets positifs au niveau international et dans le monde islamique », a-t-il ajouté.

Lundi, M. Erdogan, a estimé que l’approche des Occidentaux à l’égard de l’Iran à propos de son nucléaire était « injuste », car ceux qui accusent l’Iran de chercher à développer un programme nucléaire « ont de très importantes infrastructures nucléaires et ils ne le nient pas ». M. Erdogan faisait notamment référence aux membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. La Turquie a déclaré que ses relations bilatérales avec Israël seraient affectées si ce pays ne mettait pas un terme à la « tragédie humanitaire » dans la bande de Ghaza et ne renouait pas le dialogue avec les Palestiniens.

Par R. I.

http://www.elwatan.com/Atomes-Crochus-entre-Teheran-et

Le oui mais de l’Iran

L’Iran a fini par accepter la proposition de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) portant enrichissement de son uranium à l’étranger.

Après tergiversations, les dirigeants iraniens semblent vouloir éviter la confrontation en suivant la démarche tracée par l’AIEA et soutenue par les Occidentaux, à leur tête les Etats-Unis d’Amérique. Mais l’Iran veut apporter quelques modifications au texte de l’accord signé mercredi dernier à Vienne. Autrement dit, les dirigeants iraniens acceptent le cadre général du projet d’accord mais réclament d’importants changements. Selon un haut responsable iranien, cité hier par la chaîne de télévision satellitaire Al Alam, l’Iran est d’accord pour l’envoi d’une partie de son uranium faiblement enrichi vers la Russie ou la Chine, deux pays alliés de cette République islamique qui maîtrise le processus d’enrichissement. La réponse définitive et officielle du gouvernement iranien devrait être rendue publique incessamment. Pour Bernard Kouchner, qui s’est exprimé du Luxembourg où il participait à une réunion avec ses homologues européens, les « changements importants » demandés par l’Iran ne sont « pas un bon signe ». Le projet d’accord proposé le 21 octobre par l’Agence vise à apaiser les inquiétudes des grandes puissances sur la nature des activités nucléaires iraniennes.

Radiations...

Les Etats-Unis, la Russie et la France l’ont approuvé vendredi dernier, mais Téhéran a réclamé un délai pour examiner la proposition dans le détail. Le projet d’accord prévoit que l’Iran livre, d’ici fin 2009, 1200 kg d’uranium enrichi à moins de 5% pour le faire enrichir à 19,75% en Russie, avant que la France n’en fasse des « cœurs nucléaires » pour le réacteur de recherche de Téhéran, qui opère sous surveillance de l’AIEA. Mais plusieurs responsables iraniens ont refusé l’idée de livrer un volume aussi important, sur un stock total proche de 1500 kg. Le secrétaire du conseil de discernement, Mohsen Rezaï, un ancien chef des Gardiens de la révolution, avait ainsi déclaré que Téhéran devait conserver 1100 kg d’uranium enrichi. Le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, a indiqué lundi dernier que son pays hésitait encore entre deux options : acheter le combustible ou l’obtenir en échange d’une partie de son uranium. En revanche, l’influent député conservateur Mohammad Kosari, membre de la commission des affaires étrangères du Parlement, a vivement critiqué l’accord. Un éventuel rejet de la proposition de l’AIEA ne fera qu’aggraver la suspicion qui pèse déjà lourdement sur l’Iran accusé de vouloir acquérir l’arme atomique. Le groupe des Six – Chine, Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Allemagne– a relevé la « nécessité d’une approche unie » sur ce dossier. Alors que Moscou a appelé la communauté internationale à un « maximum de patience », la France exhibe ses « biceps » et menace de recourir « rapidement » à la force. Mis en difficulté en Irak et en Afghanistan, les Etats-Unis ne semblent pas pressés d’ouvrir un nouveau front. Et c’est cette donne que les Iraniens tentent d’exploiter au maximum.

Par M. A. O.

http://www.elwatan.com/Le-oui-mais-de-l-Iran

Deux habitations palestiniennes détruites à Jérusalem-Est

28/10/2009
Au mépris des inquiétudes suscitées par cette pratique parmi la communauté internationale, les autorités israéliennes ont encore démoli hier deux maisons palestiniennes dans la partie orientale occupée de Jérusalem.
Selon la municipalité de Jérusalem, proclamée capitale réunifiée d'Israël après la prise de la vieille ville en 1967, les habitants concernés n'étaient pas en possession de permis de construire en bonne et due forme.

Dans la vallée du Jourdain, les Palestiniens prient pour l’eau

28/10/2009
En raison du manque d’eau et donc de fourrage, Suleiman Zawahra peine à nourrir ses chameaux. Jonathan Nackstrand/AFP
En raison du manque d’eau et donc de fourrage, Suleiman Zawahra peine à nourrir ses chameaux. Jonathan Nackstrand/AFP
Les Israéliens limitent l'accès à une eau de plus en plus précieuse.
Autrefois, Abdullah Naji était fier de sa bananeraie. Mais ces dernières années, il récolte plutôt de la poussière. Pour expliquer son malheur, il accuse la sécheresse, mais aussi les Israéliens qui limitent l'accès à une eau de plus en précieuse. « Chaque jour, je prie pour l'eau », dit Abdullah Naji, un Palestinien de 40 ans.
Dans son village d'Auja, au cœur de la vallée du Jourdain, même les chèvres ne trouvent plus de quoi se nourrir parmi la terre desséchée et les rochers. En désespoir de cause, Abdullah Naji a renoncé à cultiver des bananes il y a deux ans et est devenu berger. « Maintenant, il peut se plaindre auprès de ses moutons », plaisante un voisin.
Même faire pâturer un troupeau est devenu un problème, comme ailleurs au Moyen-Orient qui subit la pire sécheresse depuis des décennies. Les villageois d'Auja et leurs animaux survivent grâce au fourrage livré par l'association caritative Oxfam, qui fournit aussi des réservoirs et de l'eau. « Eux, en revanche, ont toute l'eau qu'ils veulent », affirme Abdullah Naji en pointant du doigt une colonie israélienne. Une canalisation court le long du village, mais, selon les autochtones, elle ne sert plus depuis le mois de mai. La source qui apportait de l'eau à des milliers d'habitants est asséchée.
Selon des organisations caritatives internationales, c'est le creusement d'un nouveau puits pour desservir la colonie israélienne de Yitav et ses 175 habitants qui est à l'origine de la pénurie d'eau. Les vastes exploitations agricoles bien irriguées, les vergers verdoyants et les vignes des implantations israéliennes offrent un saisissant contraste avec les villages palestiniens et les campements de Bédouins au milieu du désert.
Un rapport détaillé de la Banque mondiale publié au printemps dernier blâmait les Israéliens, tout en mettant en cause la mauvaise gestion des ressources par les Palestiniens. Les autorités israéliennes rejettent la responsabilité de la crise sur les Palestiniens.

Les jeunes footballeuses donnent un semblant de normalité à la Palestine

28/10/2009
Des supporters très enthousiastes.              Photos Abbas Momani/AFP
Des supporters très enthousiastes. Photos Abbas Momani/AFP
Le ballon rond féminin palestinien existe officiellement depuis un an seulement.
Des gradins emplis de supporters fervents, un stade pavoisé : les jeunes internationales de foot de Palestine ont accueilli lundi soir leurs consœurs jordaniennes pour leur premier match à domicile et savouré pendant 90 minutes un semblant de normalité.
« Je suis là pour encourager les Palestiniennes, c'est leur premier match ici », s'enthousiasme Balqees al-Rajoub, 11 ans, originaire de la ville voisine de Ramallah avec ses parents. « J'adore le foot », ajoute la fillette qui a déjà vu jouer l'équipe masculine dans le même stade Fayçal Husseini à al-Ram, le seul terrain palestinien homologué pour les rencontres internationales.
Dans une ambiance très bon enfant, 10 000 fans - en majorité des adolescentes - s'époumonent aux cris de « Palestine, Palestine ». Certaines portent le hijab, d'autres ont les cheveux découverts, mais toutes agitent avec la même ferveur des drapeaux palestiniens. Elles sont venues de toute la Cisjordanie, avec des bus affrétés par les autorités, pour assister à ce match amical organisé sous l'égide de la FIFA, en présence du Premier ministre palestinien Salam Fayyad.
« L'équipe nationale palestinienne joue à la maison, c'est un événement historique », explique Wafa al-Qadi, la présidente du club féminin de Jéricho, entourée de lycéennes. « C'est important qu'elles puissent participer à des compétitions sportives de ce genre comme les femmes des autres pays. On veut montrer au monde que nous sommes un peuple éduqué et développé, des gens normaux et pas des terroristes ou des lanceurs de pierres », souligne-t-elle. « Pour les femmes, c'est une vraie fête. Jusqu'ici, le football était réservé aux hommes », ajoute Mme al-Qadi.
« Jouer contre une autre équipe, c'est une façon d'exister pour nous. Ça montre au monde le vrai visage de notre société », déclare Dana Nasrallah, 17 ans, qui joue au football à Tulkarem.
Le ballon rond féminin palestinien existe officiellement depuis un an seulement, lorsque le patron de la Fédération palestinienne de football (PFA), Jibril Rajoub, a lancé un championnat de première division, composé pour l'heure de sept équipes. Mais comme le foot masculin, il est d'un niveau amateur, et manque de moyens et d'infrastructures.
Dans les gradins, les lazzis machos du public masculin fusent lorsque les Palestiniennes encaissent le premier but. Mais tous, hommes et femmes confondus, chantent à l'unisson lorsqu'elles reviennent au score sur un penalty, le premier but à domicile de l'histoire du football international féminin palestinien. Le stade explose de joie quand les Palestiniennes marquent une seconde fois, encore sur penalty. Mais le rêve d'une victoire historique s'évanouit à cinq minutes de la fin quand la gardienne palestinienne laisse échapper un ballon jordanien.
« Ce n'est pas grave si on perd, ce qui compte, c'est participer et offrir au monde cette image », philosophe Louy Elayyan, un Palestinien de Bethléem âgé de 20 ans. « C'est important de les soutenir parce que ce sont des femmes de chez nous. On veut vivre comme tout le monde, dans une société démocratique et pas sous occupation (israélienne) », renchérit son ami Nidal Ayyoush.
De fait, le conflit israélo-palestinien n'est jamais loin, jusque dans les stades. À la mi-temps, les haut-parleurs ont joué des extraits de discours de Yasser Arafat, le leader historique palestinien, décédé en 2004.

Djallal MALTI (AFP)

Israël rejette la création d’une commission d’enquête indépendante

publié le mardi 27 octobre 2009

Catherine Monnet
Israël ne mettra pas en place de commission d’enquête indépendante sur la guerre à Gaza, comme le recommande le juge Richard Goldstone dans son accablant rapport d’enquête sur l’opération « Plomb Durci ». Après des semaines de tergiversations, le gouvernement israélien a finalement donné sa réponse.

Il n’y aura pas de commission d’enquête indépendante sur l’opération « Plomb Durci » et sur les allégations de crimes de guerre commis par l’armée israélienne. L’option, un temps envisagée par certains membres du gouvernement de façon à mettre un terme aux critiques internationales et éviter une saisine du conseil de sécurité des Nations unies, a finalement été officiellement rejetée.

La bataille du non a été implacablement menée ces dernières semaines par le ministre israélien de la Défense. Pour Ehud Barak, accepter la création d’une telle commission d’enquête revenait de facto à décrédibiliser les enquêtes internes menées par l’armée et risquait de créer un dangereux précédent qui empêcherait l’armée d’agir à sa guise sur le terrain.

Plus ambigüe sur la question, le Premier ministre israélien s’est finalement prononcé officiellement et s’engage désormais : aucun soldat ne sera de nouveau interrogé sur les cas qui ont déjà fait l’objet d’enquête. Benyamin Netanyahu s’est contenté de demander à son ministre de la Justice de former une équipe qui aura pour mission de vérifier que l’armée israélienne a mené normalement l’ensemble de ses enquêtes. Des enquêtes qui ont déjà blanchi « Tsahal » de toute exaction.

Pourquoi le gouvernement égyptien bloque-t-il un convoi humanitaire à Port Said?

Publié le 27-10-2009


Quel "problème de sécurité" pose le convoi humanitaire "Miles for Smiles" contenant du matériel médical et scolaire, justifiant son blocage depuis une semaine à port-Saïd par les autorités égyptiennes ?

Personne ne connait la réponse.

L’Opération « Miles of Smiles », un convoi de 100 minibus chargés de médicaments, de fauteuils roulants et autre matériel médical destinés à la population, est ainsi bloqué de manière insupportable, pour une raison totalement inconnue.

Parmi les organisateurs de cette initiative, qui représente un coût de deux millions de dollars, le CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens), qui a affrêté 20 minibus.

« Nous sommes prêts à attendre le temps qu’il faudra pour acheminer notre convoi humanitaire jusqu’à la destination initialement prévue : les populations de la bande de Gaza et des territoires occupés sont dans un besoin criant de produits de première nécessité. Tous les participants sont très motivés et poursuivrons l’opération jusqu’à son terme », a déclaré Malik Sebihi, Président du CBSP.

Communiqué du CBSP

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com/spip.php?article4462