vendredi 10 juillet 2009

5ème anniversaire de la décision de la Cour internationale de Justice sur le mur d’Israël

jeudi 9 juillet 2009 - 16h:05

BADIL



Les boycotts, désinvestissements et sanctions contre Israël doivent se poursuivre jusqu’à ce que le mur soit démoli et que ses victimes aient obtenu réparation.

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Le mur à Bethléhem (photo 136è mission civile CCIPPP)

Ce 9 juillet 2009 marque le cinquième anniversaire de l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice sur la légalité du mur de 724 kilomètres qu’Israël continue de construire à travers la Cisjordanie.

La décision de la CIJ était claire et sans ambiguïté : la construction du mur est illégale ; Israël doit immédiatement y mettre fin, démanteler les sections déjà construites et restituer les propriétés confisquées ; et les Palestiniens spoliés par la construction doivent être indemnisés. La Cour déclare en outre que tous les Etats ont l’obligation de ne reconnaître aucune situation illégale résultant de sa construction et de n’accorder aucune aide, ni prêter assistance, à la situation créée par une telle construction.

La décision de la CIJ devrait avoir été une victoire pour les forces qui exigent le respect et l’application du droit international. Au lieu de cela, elle est devenue un symbole du non respect par Israël de ce droit international et de la carence de la communauté internationale à tenir Israël pour responsable de ses crimes ; malgré les conséquences désastreuses d’une telle impunité sur la vie des Palestiniens qui continuent d’être expulsés de leur patrie.

Le mur a créé de façon nette six ghettos à travers les territoires palestiniens occupés, comprenant 98 enclaves et 312 810 Palestiniens qui sont entourés de fils de fer barbelés, de murs et de miradors. Il y a au moins 14 364 personnes qui ont été transférées depuis les 145 localités que traverse le mur, avec quelque 90 000 Palestiniens menacés directement de transfert si la construction du mur va à son terme.

A défaut de recours à un mécanisme compétent non partisan pour mettre en application la décision de la CIJ, les Palestiniens n’ont guère d’options pour défendre leurs droits et résister à leur transfert. Alors que les manifestations populaires se poursuivent chaque semaine dans certains villages comme Bil’in, Ni’lin et Ma’sara dont les terres continuent d’être volées, les Palestiniens ont manqué jusqu’ici des forces d’appui suffisantes pour résister à la puissance militaire israélienne et à l’impunité qui l’accompagne, impunité qui est assurée à Israël par la communauté internationale.

Dans ce contexte, rien ne peut remplacer l’indispensable promotion du combat d’une société civile internationale, large, pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël, auxquels appelle la société civile palestinienne depuis 2005 (Voir notamment le site des Missions civiles). Une telle campagne a l’autorité et la force morales de faire contrepoids aux forces qui soutiennent l’apartheid israélien. Ceux qui paient leurs impôts à des gouvernements qui soutiennent Israël, ceux qui se servent des produits israéliens, soit pour les revendre, soit pour les consommer, et ceux qui s’engagent dans des forums universitaires, culturels et sportifs qui normalisent le régime d’occupation israélien, son colonialisme et son apartheid, tous ont entre leurs mains la force d’arrêter la machine qui fait que l’apartheid israélien est politiquement viable, et profitable matériellement.

9 juillet 2009 - BADIL (Centre de documentation sur les droits de citoyenneté des Palestiniens et sur les droits des réfugiés palestiniens) - Bethléhem occupée. - BADIL - traduction : JPP

Pour une fois les « Yes Men » disent « Non »

jeudi 9 juillet 2009 - 07h:20

Andy Bichlbaum & Mike Bonanno



Protestant contre la politique israélienne, les « Yes Men » ont retiré leur nouveau film, très applaudi, du Festival du film de Jérusalem où il devait être présenté. Ils nous ont communiqué les raisons de leur décision.

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"The Yes Men"

Chers amis du festival,

Nous avons le regret de dire que nous avons pris la difficile décision de retirer notre film, « The Yes Men Fix the World, » du Festival de cinéma de Jérusalem, en solidarité avec la Campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions [BDS].

Cette décision n’est pas chose facile, car nous nous rendons compte que le festival est opposée à la politique de l’État d’Israël, et nous ne voulons pas pénaliser les progressistes qui déplorent la violence étatique commise en leur nom.

Cette décision n’est pas facile à prendre, car nous nous sentons une forte affinité avec de nombreuses personnes en Israël, partageant avec eux nos racines juives, ainsi que le traumatisme de l’Holocauste, dans lequel nos deux grands-pères sont morts. Andy a vécu à Jérusalem pendant un an il y a longtemps ; il peut encore se débrouiller en hébreu, et il y compte plusieurs amis. Et Mike a toujours voulu garder un lien avec les racines de sa culture.

Mais en dépit de tous ces sentiments, nous ne pouvons pas abandonner notre mission en tant que militants. Dans les années 1980, il y a eu un appel émis par la population de l’Afrique du Sud et destiné aux artistes et à d’autres pour boycotter ce régime, et cela à contribué à en finir avec l’Apartheid.

Aujourd’hui, il y a un appel clair au boycott venant de la société civile palestinienne. Y obéir est notre seul espoir, en tant que cinéastes et militants, à aider à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il respecte le droit international.

C’est un acte douloureux. Mais il est encore plus pénible d’entendre la politique israélienne décrite comme « fasciste » - pas seulement par des gens mal informés et des faibles d’esprit, et pas seulement par d’habituels abrutis antisémites, mais aussi par des militants juifs bien informés informés en Israël. Ils savent de quoi ils parlent, et il est douloureux de penser qu’ils pourraient bien avoir raison.

Etant certains que vous êtes au courant et que vous le déplorez, le gouvernement israélien a récemment autorisé la construction de nouvelles unités dans un avant-poste illégal en Cisjordanie - illégal au regard même de la loi israélienne. Ce lundi, neuf Palestiniens ont été blessés alors que les autorités israéliennes démolissaient leur maison à Jérusalem-Est.

Mardi, la marine israélienne a capturé un navire livrant des médicaments, des jouets et d’autres produits humanitaires destinés à Gaza, et arrêté plus d’une vingtaine de militants pacifistes étrangers, dont un Prix Nobel de la Paix. Pendant ce temps, une commission des Nations Unies dans la bande de Gaza enquête sur de bien pires abus commis au début de cette année.

Quelles que soient les mots appliqués à de telles actions, notre film ne doit pas contribuer à donner une aura de normalité dans un Etat qui prend ce genre de décisions. Pour nous, c’est la ligne à ne pas franchir.

Il ya certainement une autre façon de faire les choses en Israël-Palestine, et c’est ce pour quoi nous devons lutter, même avec la faiblesse de nos moyens. Quant à notre film, il y a une autre façon pour qu’il soit vu en Israël ... et en Palestine, afin que les gens qui ont le plus besoin de Comic Relief, et qui n’auraient de toute façon jamais pu voir le film au Festival de Jérusalem, pourront le visionner également. Dans les prochains mois, nous ferons en sorte que cela soit possible.

Quant à ceux qui veulent voir notre film, « Savlanut » et « Sabir » (patience) ! Et pour les autres d’entre nous, un peu moins de patience, s’il vous plaît.

* Andy and Mike - The Yes Men

www.theyesmen.org

En juin l’armée d’occupation a kidnappé 380 Palestiniens

jeudi 9 juillet 2009 - 07h:19

Generaldelegation Palästinas



En juin, l’armée d’occupation israélienne a enlevé plus de 380 Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est.

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Arbitraire, brutalité, racisme, et impunité totale...Voici ce qui caractérise les troupes israéliennes d’occupation en Palestine.

Ce dernier mois a connu une nette intensification des agressions israéliennes contre la population palestinienne, en particulier contre les pêcheurs de la Bande de Gaza. 16 pêcheurs y ont été arrêtés arbitrairement, déclarait le Ministère des Prisonniers dans son communiqué mensuel.

Pour la première fois des soldats d’occupation ont appréhendé un enfant de 4 ans à Jérusalem-Est, sous le motif qu’il aurait jeté des pierres sur une voiture de police. En tout 31 habitants de Jérusalem ont été arrêtés, dont 3 enfants de moins de 12 ans.

Pendant la même période, les soldats ont appréhendé 3 femmes au poste de contrôle Atara, au nord de Ramallah. Pendant l’arrestation, Nahed Farhat a été tabassée par les soldats et traînée au sol.

Au cours de leurs raids et de leurs arrestations dans des maisons d’habitation palestiniennes, les soldats d’occupation ont régulièrement fait usage de violence, détruit du mobilier et saisi des documents privés.

8 juillet 2009 - Cet article peut être consulté à :
http://www.palaestina.org/news/nach...
Traduction de l’allemand : Marie Meert

Les Palestiniens n’ont pas de chef, dit un proche de Netanyahu


10/07/2009

PROCHE-ORIENT
Le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, s'est déjà dit prêt à rencontrer sans délai le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dont le Fateh s'est replié en Cisjordanie après avoir été chassé de la bande de Gaza par le Hamas en 2007.
Mais dans un entretien au quotidien Haaretz à paraître aujourd'hui, son conseiller à la Sécurité nationale, Uzi Arad, exprime des doutes sur l'existence d'un partenaire fiable en vue de pourparlers de paix. « Je ne vois pas de direction palestinienne (...), mais une constellation désordonnée de forces et de factions », déclare Uzi Arad, considéré comme un des conseillers les plus radicaux de Benjamin Netanyahu. Interrogé sur les propos d'Uzi Arad, Nabil Abou Roudaynah, porte-parole de Mahmoud Abbas, a estimé qu'il s'agissait d'un nouvel obstacle israélien à la paix.

Parallèlement, le ministre des Finances, Youval Steinitz, a estimé hier que le Premier ministre israélien a « bien manœuvré » en acceptant un État palestinien et placé les Palestiniens dans la position de ceux « qui disent non » à des négociations.
« Les Palestiniens refusent en effet de reconnaître un État au peuple juif et qu'Israël est l'État du peuple juif », a ajouté ce proche du Premier ministre. M. Netanyahu, sous la pression des États-Unis, a accepté pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir l'idée de la création d'un État palestinien lors d'un discours prononcé à la mi-juin.
Mais le Premier ministre l'a assorti de plusieurs conditions en soulignant que cet État devait être démilitarisé et ne pourrait pas nouer des alliances militaires, et qu'Israël en conserverait le contrôle de l'espace aérien.
De plus, M. Netanyahu a exigé des Palestiniens qu'ils reconnaissent Israël comme État juif, autrement dit qu'ils renoncent officiellement au droit au retour des réfugiés.
Par ailleurs, le père du Premier ministre, Benzion Netanyahu, interviewé par la deuxième chaîne de télévision privée, a déclaré que son fils ne soutenait en fait pas l'idée d'un État palestinien.
l'orient le jour

Israël répond aux critiques de l’UE sur les colonies juives

publié le jeudi 9 juillet 2009

NouvelObs et Reuters
La Commission européenne a affirmé que les colonies juives dans les territoires occupés paralysent l’économie palestinienne aux dépens des contribuables européens.

Israël a protesté mardi 7 juillet contre une déclaration de la Commission européenne affirmant que les colonies juives dans les territoires occupés paralysent l’économie palestinienne aux dépens des contribuables européens. Le ministère israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a annoncé qu’il avait convoqué l’ambassadeur de l’UE, Ramiro Cibrian Uzal, pour lui signifier qu’Israël rejette avec force la déclaration de la Commission. Les dirigeants occidentaux, et notamment le président américain Barack Obama, ont exhorté Israël à arrêter les constructions dans les colonies de Cisjordanie occupée pour faciliter une relance des discussions de paix israélo-palestinienne.

202 millions d’euros

Le chargé d’affaires de l’UE à Jérusalem, Roy Dickinson, a affirmé qu’aux yeux de l’Union, les colonies juives construites en Cisjordanie sont illégales. Il a ajouté que les colonies et les mesures prises par l’armée israélienne dans les territoires qu’elle a capturés lors de la Guerre des Six Jours, en 1967, étranglent l’économie palestinienne et rendent les Palestiniens plus dépendants de l’aide extérieure. Or ce sont les contribuables européens qui paient la plus grande partie du prix de cette dépendance, peut-on lire dans le communiqué de la Commission. Quelque trois millions de Palestiniens et un demi million de colons juifs résident en Cisjordanie. Dans son communiqué, la Commission européenne souligne que son aide a totalisé cette année 202 millions d’euros.

(Nouvelobs.com avec Reuters)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

Israël persiste et signe

publié le jeudi 9 juillet 2009

el Watan
Lorsqu’il s’agit de rechercher un règlement où il est question d’un partage de territoires et de populations imbriqués, Israël ne fait que faire preuve de haine raciale et d’agressivité...à l’heure où des rapports d’organisations internationales viennent rappeler les crimes de guerre israéliens à Gaza.

Les jours se suivent et se ressemblent. L’adage s’applique ici à Israël et son insistance à mener une politique très peu susceptible de réaliser la paix, voire elle ne fait que compliquer davantage la donne. Ceci d’autant plus que c’est l’aspect humain, c’est-à-dire le plus concret lorsqu’il s’agit de rechercher un règlement où il est question d’un partage de territoires et de populations imbriqués. Or sur ce plan, Israël ne fait que faire preuve de haine raciale et d’agressivité. La dernière vient du ministre israélien de l’Habitat dans une déclaration citée vendredi par le journal Jerusalem Post. « Je pense que juifs et Arabes devraient s’abstenir de cohabiter », a affirmé, jeudi soir à Tel-Aviv, Ariel Attias, devant l’Association des juristes israéliens. Les arguments qu’il avance doivent choquer toute personne éprise de paix ou des principes élémentaires des droits de l’Homme. « Les Arabes n’ont pas où vivre et achètent donc des appartements dans des quartiers à caractère juif, ce qui provoque d’inéluctables frictions », a souligné le ministre du parti religieux orthodoxe sépharade, Shass.

Evidemment, il fait clairement référence à la communauté arabe d’Israël, que le gouvernement d’extrême droite au pouvoir tente de mettre dehors par tous les moyens créant un nouvel exode, après ceux de 1948 et 1967. Il a ainsi regretté « l’essor d’une population qui n’aime pas l’Etat d’Israël ». Israël compte 1,2 million de citoyens arabes sur une population totale de 7,3 millions.

La riposte d’Ahmed Tibi, député arabe israélien, met en exergue la volonté d’épuration ethnique que développe un ministre dont les dires devraient engager tout son gouvernement. D’autant plus qu’il n’est pas le seul à faire ce même genre de professions de foi faites de haine. Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, est le champion en la matière et Ariel Attias vient faire chœur. « Ce ministre (Attias), dont le gouvernement ferait mieux de répartir plus justement les ressources, frise l’incitation au racisme lorsqu’il présente les citoyens arabes comme une menace venue de l’étranger », a fait valoir Tibi. Tout ceci n’aide guère à un règlement dont plaide la cause de la communauté internationale.

Le genre de déclarations haineuses israéliennes intervient en plus à l’heure où des rapports d’organisations internationales viennent rappeler les crimes de guerre israéliens à Gaza dont les conséquences d’ailleurs durent. A titre d’exemple, Amnesty International a publié jeudi un rapport accablant sur l’offensive israélienne à Gaza menée en décembre-janvier, accusant Israël d’avoir « violé les lois humanitaires internationales » en s’attaquant à des civils. L’organisation de défense des droits de l’homme, basée à Londres, demande à la communauté internationale de « soutenir sans réserve » la mission du Conseil des droits de l’homme de l’Onu, chargée d’enquêter sur l’opération, mission qu’Israël boycotte.

Ce rapport de 117 pages constitue la première étude approfondie sur cette guerre. On ne peut le taxer de manque d’objectivité puisqu’il critique le Hamas aussi, mais à un degré beaucoup plus moindre. Si le rapport accuse en l’armée israélienne de s’être servie de civils, y compris d’enfants, comme « boucliers humains », il nie que le Hamas ou d’autres groupes armés palestiniens se soient servis de la population de cette manière « contrairement aux affirmations israéliennes ». Il les accuse cependant d’avoir « installé des positions militaires près d’habitations », mettant ainsi en péril la vie des civils.

Clotilde Reiss, Salah Hamouri : deux poids deux mesures

publié le jeudi 9 juillet 2009

JC Lefort
"La France va-t-elle continuer à dire : « Libération pour Clotilde ! », « Libération pour Gilad ! » Et dire aussi dans le même temps : « Salah Hamouri doit rester en prison car même s’il n’a rien fait, il aurait pu le faire et de toute façon il est Palestinien ! » ?"

Clotilde Reiss, âgée de 23 ans, a été arrêtée en Iran le 1er juillet au motif d’espionnage. De toute évidence, il s’agit d’une grossière manœuvre et d’une provocation des autorités de ce pays dont il est peu de dire qu’elles ne sont guère crédibles en matière de droits de l’homme.

Aussitôt, et à juste titre, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, puis le Président Nicolas Sarkozy, sont montés au créneau et ont exigé sa libération immédiate.

Quelques jours avant, le 26 juin exactement, à l’occasion du troisième « anniversaire » de la détention du caporal Gilad Shalit, prisonnier de guerre, le même Bernard Kouchner publiait une déclaration officielle toute aussi nette :

« Nous ne cesserons de le répéter : la libération immédiate et inconditionnelle de Gilad est une priorité pour la France. »

Libérations immédiates et sans conditions de Clotilde Reiss et de Gilad Shalit, telles sont les exigences de la France.

S’il est en prison, c’est qu’il devait et doit l’être

Et pendant ce temps-là, un jeune franco-palestinien, qui ne portait pas l’uniforme d’une armée d’occupation, est, tout comme Clotilde Reiss, l’objet d’un emprisonnement totalement illégal. Il s’agit de Salah Hamouri, qui a été jugé par un tribunal militaire israélien d’occupation installé en Cisjordanie, un tribunal illégitime en son principe, sur la base d’un dossier vide bien que préparé par les services spéciaux israéliens.

Salah Hamouri, lui, est laissé dans l’ombre. Pour lui, ainsi que le demande son Comité national de soutien, pas la moindre exigence de libération formulée par les autorités françaises. Pour lui : silence ! Pour lui : sentence ! Pour lui : prison ! Pour lui : rien !

Et pourquoi ? Tout « simplement » parce que l’Elysée, tout comme le Quai d’Orsay, estiment qu’Israël est un Etat de droit et donc que, s’il est en prison, c’est qu’il devait et doit l’être.

Circulez, il n’y a rien à voir ! On doit fermer les yeux sur l’attitude de cet Etat quand il occupe, et il occupe et colonise, des territoires qui ne lui appartiennent pas. On n’est pas dans le territoire israélien, là. On est dans une partie de la Palestine historique occupée depuis des années et des années par l’Etat d’Israël qui, de ce fait, est condamné régulièrement par les instances internationales.

Une audience pour sa libération le 28 juillet

Salah Hamouri n’a pas tué quelqu’un ni dans ces Territoires ni à Tel-Aviv, par exemple, pas plus qu’à Jérusalem-Est occupée. Il n’a rien volé. Rien fait d’autre que de passer, de nuit en voiture, devant le domicile d’un rabbin extrémiste notoire. C’est tout. Et pour cela il a écopé de sept ans de prison par un tribunal militaire d’occupation. Il a aujourd’hui 24 ans.

Cela fait quatre ans qu’il est en prison. Quatre ans sans que la France ne lève le petit doigt pour lui. Il est né du mauvais côté du mur -c’est le cas de le dire- et il présente un défaut majeur : il est français mais aussi palestinien. Et tout Palestinien, s’il n’est pas terroriste, est considéré comme potentiellement terroriste. De même ne dit-on pas que si tous les Arabes ne sont pas des terroristes, tous les terroristes sont des Arabes ?

C’est ainsi que le fait d’être passé devant le domicile dudit rabbin a conduit les militaires à considérer qu’il avait l’intention de le tuer. Il ne l’a pas fait -ce rabbin est bien en vie et son parti Shas participe au gouvernement d’extrême droite de Netanyahu- mais il aurait pu le faire. C’est gros, non ? Eh bien la France ne demande pourtant pas sa libération.

J’ai accompagné sa mère, Denise Hamouri, à l’Elysée, où un conseiller du Président -pas le Président qui était occupé- l’a reçue. Même son de cloche.

Mais un véritable « os » se présente devant eux : outre la mobilisation qui entraîne des milliers de citoyens et d’élus, il se trouve que la loi, israélienne cette fois, stipule qu’aux deux tiers de sa peine exécutée, tout prisonnier politique palestinien peut « bénéficier » d’une remise de peine (une libération anticipée).

Peu en bénéficient en vérité car « terroriste tu es, terroriste tu resteras ».

Pour Salah Hamouri l’audience est fixée le 28 juillet. Il peut recouvrer la liberté au terme de la loi israélienne cette fois. Pour cela, il faut bien sûr une forte exigence de la France.

La France va-t-elle continuer à dire : « Libération pour Clotilde ! », « Libération pour Gilad ! » Et dire aussi dans le même temps :

« Salah Hamouri doit rester en prison car même s’il n’a rien fait, il aurait pu le faire et de toute façon il est Palestinien ! »

Le « deux poids, deux mesures » n’est pas la justice. C’est la haine érigée en loi. C’est la loi du Talion qui est le contraire du droit.

Et puis, au-delà de Salah, c’est aussi la cohésion nationale qu’on met à mal. Car c’est toujours du même côté que ça tombe. Tandis qu’« il pleut toujours où c’est mouillé ! »

Jean Claude Lefort, député honoraire, est coordonateur du Comité national de soutien à Salah Hamouri

Le Pr. Christophe Oberlin est entré dans la Bande de Gaza!

Publié le 9-07-2009


Quand le Pr. Christophe Oberlin estime être dans son droit, difficile, même pour les Israéliens, de se mettre en travers de sa route. Après 4 jours de refus consécutifs de la part du gouvernement israélien, le chirurgien de renommée internationale est entré ce matin dans la bande de Gaza et s’est aussitôt mis au travail à l’hôpital Khan Younès avec 3 autres médecins de son équipe.

Le Pr.Oberlin nous a appris la bonne nouvelle. Il a fini par rentrer jeudi à 11 H 30 dans la Bande de gaza, après avoir squatté pendant 4 jours devant le poste frontière d’Erez et avoir appelé la terre entière pour réussir à tenir ses engagements.

Dès cet après-midi, il était au travail, aux côtés du Dr. Mohamed Rantissi, pour une longue série de consultations, qui ont pris du retard, et qui seront suivies d’interventions chirurgicales liées à des blessures infligées par l’armée israélienne à la population palestinienne pendant l’opération élégamment nommée "plomb durci".

Il dispensera ensuite aux médecins palestiniens un enseignement dans sa spécialité, comme il le fait à chacune de ses missions.

Le Pr. Oberlin, est avec 3 médecins médecins de son équipe, tandis que le Dr. Christophe Denantes, anesthésiste, actuellement occupé à l’hôpital de Jenine, avec le reste de l’équipe, devrait le rejoindre dans les prochaines heures.

Il a fallu notamment l’intervention de Me Gilles Devers, qui a engagé des procédures, déposant plainte auprès du ministre français des affaires étrangères, pour que le gouvernement israélien soit obligé de céder.

Tandis que le journal La Croix et la radio France Info faisaient état de la situation de cette équipe chirurgico-médicale bloquée par l’armée israélienne au poste frontière d’Erez, l’ambasseur d’Israël appelait Frédéric Barrère à France Inter, pour demander qu’il renonce à traiter cette information !

CAPJPO-EuroPalestine

jeudi 9 juillet 2009

Un vidéaste de la FEMA, présent à Ground Zero rend public son témoignage

INTERVIEW EXCLUSIVE DE KURT SONNENFELD

Vidéaste officiel pour le gouvernement américain, Kurt Sonnenfeld a été dépêché à Ground Zero le 11 septembre 2001 où il a filmé 29 enregistrements durant un mois : "Ce que j’ai vu à certains moments et à certains endroits... est très troublant !" Il ne les a jamais transmis aux autorités, et a été persécuté depuis lors. Kurt Sonnenfeld s’est exilé en Argentine où il a écrit El Perseguido (Le persécuté). Son livre, récemment publié, relate son cauchemar interminable et porte un nouveau coup au rapport du gouvernement concernant les événements du 11/9. Une interview exclusive réalisée par le Réseau Voltaire.
8 JUILLET 2009

Kurt Sonnenfeld avec un spécialiste en recherche et secourisme non identifié dans une poche souterraine des décombres de Ground Zero

Introduction

Kurt Sonnenfeld, diplômé de l’Université du Colorado (USA), a étudié les affaires internationales et l’économie ainsi que la littérature et la philosophie. Il a travaillé pour le gouvernement des États-Unis en tant que vidéaste officiel et comme directeur des opérations de diffusion de l’équipe d’intervention d’urgence pour l’Agence Fédérale des Situations d’Urgence(FEMA). Kurt Sonnenfeld a également travaillé sous contrat pour diverses agences gouvernementales et des programmes pour des opérations confidentielles et "sensibles" dans des installations scientifiques et militaires sur le territoire américain.

Le 11 septembre 2001, la zone appelée "Ground Zero" a été fermée au public. Pourtant, Sonnenfeld y avait libre accès, ce qui lui a permis de documenter l’enquête (qui n’a jamais eu lieu) et de fournir des scènes "expurgées" à pratiquement toutes les chaînes d’information dans le monde. Les enregistrements révélant certaines anomalies qu’il a découvertes à Ground Zero sont toujours en sa possession.

Accusé, selon le scénario manifeste d’un coup monté, surtout à la lumière des événements qui ont suivi, d’un crime qui n’a pas eu lieu, Kurt Sonnenfeld a été persécuté sur deux continents. Après des années de peur, d’injustice et d’isolement, il a décidé de prendre publiquement position contre l’histoire officielle du gouvernement ; il est prêt à soumettre les documents en sa possession à l’examen attentif d’experts fiables.

Kurt Sonnenfeld

Interview

Réseau Voltaire : Votre livre autobiographique intitulé : "El Perseguido", (Le persécuté), a récemment été publié en Argentine où vous vivez en exil depuis 2003. Dites-nous qui vous persécute ?

Kurt Sonnenfeld : Bien que ce soit une autobiographie, il ne s’agit pas de l’histoire de ma vie. Etant devenu un témoin gênant après mon service à Ground Zéro, c’est plutôt le récit des événements extraordinaires qui nous sont arrivés, à ma famille et moi-même, du fait des autorités US durant plus de sept ans et dans les deux hémisphères.

Réseau Voltaire : Vous avez expliqué que votre demande de statut de réfugié politique, selon la Convention de Genève de 1951, est encore à l’étude par le Sénat argentin, alors qu’en 2005 on vous garantissait l’asile politique, quoique sur des bases provisoires. Cela fait probablement de vous le premier citoyen américain dans cette situation ! Sans doute le premier officiel du gouvernement directement exposé aux événements entourant le 11 septembre 2001 qui soit devenu un "whistle-blower", un dénonciateur. Est-ce cela qui vous a conduit à l’exil ?

Avec sa femme Paula, témoignant devant le Sénat argentin

Kurt Sonnenfeld : Un réfugié est une personne qui a été forcée de quitter son pays (ou ne peut y retourner) pour cause de persécution. Il est indéniable que de nombreuses personnes ont été injustement persécutées à cause des lois quasi- fascistes et des politiques issues du choc du 11 septembre 2001 et ils ont droit au statut de réfugié. Mais le fait est que demander le statut de réfugié est une démarche risquée et dangereuse. L’Amérique est la seule "super puissance" restant au monde, et la dissidence y a été réprimée de fait. Quiconque demande le statut de réfugié sur des bases politiques fait ainsi acte de dissidence extrême. Si votre demande est rejetée, que faites-vous ? Une fois que vous avez déposée la demande, il est impossible de revenir en arrière.

Personnellement, je n’étais pas obligé de quitter les États-Unis, je ne me suis certainement pas enfui. À l’époque, je n’étais tout simplement pas conscient de ce qui se tramait contre moi. Je n’avais pas encore établi les liens. Alors, quand je suis parti en 2003, c’était avec l’intention de revenir. Je suis venu en Argentine pour un court répit, pour tenter de récupérer après tout ce qui m’était arrivé. Je suis venu ici librement avec mon propre passeport, en utilisant mes propres cartes de crédit. Mais par une suite incroyable d’événements, j’ai été depuis forcé à l’exil, et je ne suis pas rentré.

Réseau Voltaire : À quelles sortes d’événements faites-vous allusion ?

Kurt Sonnenfeld : J’ai subi de fausses accusations pour des "crimes" qui, d’évidence, ne se sont pas produits, un emprisonnement abusif, la torture suite à ces accusations, en plus de scandaleuses calomnies envers ma réputation, de menaces de mort, de tentatives d’enlèvement, et plusieurs autres violations des droits civils et humains telles que dénoncées par de nombreux accords internationaux. Mon retour aux États-Unis ne serait pas seulement une prolongation de ces violations, il aboutirait à une séparation - peut-être permanente d’avec ma femme et nos jumelles de 3 ans, la seule raison d’être qui me reste. Et puis, avec l’impossibilité d’obtenir un procès équitable pour un crime qui n’a jamais eu lieu, je risquerais même la peine de mort.

Réseau Voltaire : En 2005, le gouvernement américain a fait une requête pour vous extrader, ce qui a été refusé par un juge fédéral. Puis, en 2007, la Cour suprême argentine -dans une démonstration d’intégrité et d’indépendance- a refusé l’appel américain, mais votre gouvernement a persisté. Pouvez-vous nous éclairer sur la situation ?

Kurt Sonnenfeld : En 2008, absolument sans aucune base légale, le gouvernement américain a fait de nouveau appel auprès de la Cour suprême, qui maintiendra certainement les deux décisions inattaquables déjà prises par le juge fédéral.

L’une de ces décisions rapportait qu’il y avait trop de "sombras", ou des zones d’ombres dans mon cas. Il y avait de nombreux mensonges dans l’ordre d’extradition envoyé ici par les autorités US et heureusement, nous avons pu le prouver. Le fait qu’il y ait tant de mensonges a servi à soutenir ma requête de demande d’asile. On a pu montrer que l’on a été victimes d’une longue campagne de harcèlement et d’intimidation de la part des services de renseignements américains. En conséquence, ma famille est depuis sous protection policière permanente. Comme l’a remarqué un sénateur à propos de mon cas : "leur comportement trahit leurs motivations réelles."

Sonnenfeld et sa famille sont fréquemment harcelés, suivis, et photographiés, comme le montre cette photo.

Réseau Voltaire : Ils veulent vous épingler pour "un crime qui n’existe pas." Comment justifiez-vous un tel acharnement ? En temps que fonctionnaire de la FEMA, le gouvernement aurait dû vous croire. À quel moment la situation a-t-elle basculé ?

Kurt Sonnenfeld : Rétrospectivement, je réalise que la situation a basculé peu avant que j’en prenne conscience. Initialement, la fausse accusation portée contre moi était totalement irrationnelle, elle m’a complètement démoli. C’est incroyablement difficile d’avoir souffert de la perte de quelqu’un qu’on aime et qui se suicide. Mais en être accusé, c’est insupportable. L’affaire s’est soldée par un non-lieu, car une montagne de preuves m’absolvait totalement (Nancy, ma femme, a laissé une lettre derrière elle, et des écrits suicidaires dans son journal ; il y a eu des cas de suicide dans sa famille ; etc.) L’accusation était sure à 100% de mon innocence avant de demander le non-lieu.

Mais la garde à vue a été prolongée, même APRES qu’il ait été dit que je devais être libéré, ce qui m’a prouvé que quelque chose se tramait en coulisse. J’ai été incarcéré QUATRE MOIS après que mes avocats eurent été informés qu’un non-lieu était requis ; j’ai finalement été libéré en juin 2002. Pendant ce temps, une incroyable suite d’événements étranges s’est produite. Alors que j’étais encore détenu, j’ai eu une conversation téléphonique avec des fonctionnaires de la FEMA afin de résoudre le problème, mais j’ai réalisé qu’on me considérait comme "compromis", représentant un danger. On m’a dit qu’il était convenu que "l’agence devait être protégée", surtout à la lumière du bouleversement qui menaçait avec la mise en application du "PATRIOT ACT" et de l’intrusion attendue qui viendrait avec le nouveau Département de la Sécurité de la Patrie (Department of Homeland Security). Après tous les risques que j’avais encourus, toutes les épreuves et les difficultés que j’avais endurées durant presque 10 ans, je me suis senti trahi. La déception a été terrible.

Parce qu’ils m’abandonnaient, je leur ai dit que je n’avais pas les enregistrements, que je les avais donnés à un "bureaucrate" de New York, et qu’ils devraient attendre que je sois relâché pour récupérer tout autre document en ma possession. Peu après cette conversation, ma maison a été saisie, les serrures ont été changées, et des voisins ont vu des hommes entrer chez moi, bien qu’il n’y ait pas à la Cour de rapport mentionnant leurs entrées, comme cela se devait. Quand j’ai enfin été libéré, j’ai découvert que mon bureau avait été mis à sac, mon ordinateur n’était plus là et plusieurs vidéos avaient disparu de ma vidéothèque au sous-sol. Des hommes étaient constamment garés dans la rue près de ma maison, mon système de surveillance a été piraté plus d’une fois, les lampes de sécurité extérieures étaient dévissées, etc., au point que je me suis installé chez des amis, dans leur copropriété à la montagne, qui par la suite a AUSSI été cambriolée.

Quiconque cherche la vérité reconnaît qu’il y a eu des séries d’irrégularités extraordinaires dans cette affaire et qu’une scandaleuse injustice est faite contre moi et ceux que j’aime. Cette intense campagne pour me faire retourner sur le sol américain est un faux prétexte à des motivations plus obscures.

Réseau Voltaire : Vous avez suggéré que vous avez observé des choses à Ground Zero qui ne concordent pas avec le compte-rendu officiel. Avez-vous dit ou fait quelque chose pour éveiller le doute à cet égard ?

Kurt Sonnenfeld : Lors de ce même coup de fil, j’ai dit que je révélerais au public, non seulement mes suspicions sur les événements entourant le 11 septembre 2001, mais aussi sur divers contrats pour lesquels j’ai travaillé par le passé

Sonnenfeld à Ground Zero, dans son travail de documentation sur le terrain.

Réseau Voltaire : Sur quoi se basent vos soupçons ?

Kurt Sonnenfeld : Rétrospectivement, il y avait beaucoup de choses dérangeantes à Ground Zero. Cela m’a paru bizarre d’être envoyé à New York avant même que le second avion ne frappe la tour Sud, alors que les médias rapportaient seulement encore qu’un "petit avion" était entré en collision avec la tour Nord - une catastrophe bien trop bénigne pour faire intervenir la FEMA. La FEMA a été mobilisée en quelques minutes, alors qu’il lui a fallu dix jours pour se déployer à New Orleans en réponse à l’ouragan Katrina, malgré de nombreux avertissements préalables ! J’ai trouvé bizarre que les caméras soient si farouchement interdites dans le périmètre de sécurité de Ground Zero, que toute la zone soit déclarée scène de crime, alors que les "preuves" y étaient enlevées et détruites si rapidement. Puis j’ai trouvé très étrange d’apprendre que la FEMA et plusieurs autres agences fédérales étaient déjà en position dans leur centre de commande, au Pier (quai) 92, le 10 septembre, un jour avant les attentats.

Des pneus du train d’atterrissage visibles dans un conteneur de preuves marqué "FBI Parties d’avion seulement."

On nous demande de croire que les quatre boîtes noires "indestructibles" des deux avions ayant percuté les tours n’ont jamais été retrouvées car elles ont été complètement pulvérisées, pourtant j’ai un film montrant des roues du train d’atterrissage peu endommagées, et aussi des sièges, des morceaux de fuselage, une turbine d’avion, qui n’était absolument pas désintégrés. Ceci dit, je trouve plutôt étrange que de tels objets presque intacts aient pu résister à ce type de destruction qui a transformé la plus grande partie des Tours Jumelles en poussière. Et j’ai assurément quelques doutes quant à l’authenticité de la turbine de "l’avion".

La turbine du Boeing à la décharge de l’île de Fresh Kill.

Ce qui est arrivé au Bâtiment 7 est extrêmement suspect. J’ai une vidéo qui montre à quel point la pile de gravats était curieusement petite et comment les bâtiments de chaque côté n’ont pas été touchés par le Bâtiment 7 lorsqu’il s’est effondré. Il n’a pas été frappé par un avion ; il n’a subi que quelques dégâts mineurs quand les Tours Jumelles se sont écroulées, il n’y avait que des incendies mineurs sur quelques étages. Il est impossible que ce bâtiment ait pu imploser comme il l’a fait sans une démolition contrôlée. Pourtant l’effondrement du Bâtiment 7 a à peine été évoqué par les médias dominants et ignoré de manière suspecte par la Commission sur le 11/9.

Réseau Voltaire : D’après certaines informations, les sous-sols du WTC7 contenaient des archives sensibles et indubitablement compromettantes. Avez-vous trouvé quelque chose à ce propos ?

Kurt Sonnenfeld : Le Service Secret, le Département de la Défense, le FBI, le Service des Revenus fiscaux (IRS, le Fisc, NDLR), la Commission de réglementation et de contrôle des marchés financiers (la SEC) ainsi que la "Cellule de crise" (de la ville de New York, NDLR) pour les situations d’urgence (OEM) occupaient énormément d’espace sur plusieurs étages du bâtiment. D’autres agences fédérales y avaient également des bureaux. Après le 11 Septembre, on a découvert que, caché dans le bâtiment 7, se trouvait le plus grand centre clandestin de la CIA dans le pays, hormis celui de Washington DC ; une base opérationnelle d’où l’on espionnait les diplomates des Nations Unies et d’où étaient menées les opérations de contre-terrorisme et de contre-espionnage (ainsi que l’Intelligence économique, NDLR).

Il n’y avait pas de parking souterrain dans le bâtiment (World Trade Center) 7. Il n’y avait pas de caves. À la place, les agences fédérales du Bâtiment 7 rangeaient leurs véhicules, documents et pièces à conviction dans le bâtiment de leurs partenaires de l’autre côté la rue. Sous le niveau de la place du Bureau des Douanes US (Bâtiment 6), il y avait un grand parking souterrain séparé du reste de la zone souterraine du complexe et hautement surveillé. C’est là que les divers services du gouvernement garaient leurs voitures résistantes aux bombes, leurs limousines blindées, les faux taxis et les camions de la compagnie de téléphone utilisés pour des surveillances secrètes et des opérations secrètes, des fourgonnettes spécialisées et autres véhicules. Dans cette zone de parking sécurisé, il y avait aussi un accès à la chambre forte inférieure du Bâtiment 6.

Approchant l’entrée vers les niveaux inférieurs du Bâtiment

Quand la tour Nord est tombée, le Bureau des Douanes US (Bâtiment 6) a été écrasé et complètement ravagé par le feu. La plupart de ses étages souterrains ont également été détruits. Mais il y avait des cavités. Et c’est par une de ces cavités, récemment découverte, que je suis descendu pour enquêter avec la Force d’intervention spéciale. C’est là qu’on a découvert l’antichambre de sécurité de la cave sévèrement endommagée. Tout au bout du bureau de sécurité se trouvait la grande porte en acier de la chambre forte avec, à coté, le clavier à code dans le mur en parpaing. Mais le mur était fissuré et partiellement effondré, et la porte était partiellement ouverte. A l’aide de nos torches, on a regardé ce qu’il y avait dedans. Si ce n’est plusieurs rangées d’étagères vides, la chambre forte ne contenait que des débris et de la poussière. Elle avait été vidée. Pourquoi ? Et quand avait-elle pu être vidée ?

Réseau Voltaire : Est-ce cela qui a fait résonner un signal d’alarme en vous ?

Kurt Sonnenfeld : Oui, mais pas immédiatement. Dans un tel chaos, il était difficile de réfléchir. Ce n’est qu’après avoir tout digéré que "l’alarme" s’est déclenchée.

Le Bâtiment 6 a été évacué 12 minutes après que le premier avion ait frappé la tour Nord. Les rues ont immédiatement été bouclées par des véhicules de pompiers, des voitures de police et les embouteillages, et la chambre forte était assez large, 15 mètres sur 15 selon moi, pour nécessiter au moins un grand camion pour évacuer son contenu. Après que les tours soient tombées et qu’elles aient détruit le niveau du parking, une mission pour récupérer le contenu de l’antichambre aurait été impossible. La chambre forte a donc dû être vidée avant l’attaque.

J’ai largement décrit tout ceci dans mon livre, et il semblerait que les choses d’importance aient été mises en lieu sûr avant les attentats. Par exemple, la CIA n’a pas semblé trop inquiétée par ses pertes. Après que l’existence de leur bureau secret dans le Bâtiment 7 soit découverte, un porte-parole de l’agence a dit aux journaux qu’une équipe spéciale avait été dépêchée pour fouiller les débris à la recherche de documents secrets et de rapports des services de renseignement, bien qu’il y ait des millions, si ce n’est des milliards de pages flottant dans les rues. Néanmoins, le porte-parole était confiant. "Il ne devrait pas y avoir trop de papiers dispersés." a t-il déclaré.

Les vestiges insolites du Bureau des Douanes US. (Bâtiment 6)

Et les douanes ont d’abord clamé que tout avait été détruit. Que la chaleur avait été si intense que toutes les pièces à conviction de la chambre forte avaient été réduites en cendre. Mais quelques mois plus tard, ils ont annoncé avoir mis un terme aux activités d’un important réseau de trafic de narcotiques et de blanchiment d’argent colombien après avoir récupéré des preuves cruciales de la chambre forte, dont des photos de surveillance et des enregistrements d’écoutes téléphoniques très sensibles. Et quand ils ont déménagé dans leur nouveau bâtiment au 1 Penn Plaza à Manhattan, ils ont fièrement accroché sur le mur du hall leur plaque honorifique et la grande enseigne ronde des Bureaux de la Douane US, elle aussi miraculeusement retrouvée, immaculée, dans leurs anciens bureaux du World Trade Center, écroulés et incendiés.

Réseau Voltaire : Vous n’étiez pas seul en mission à Ground Zero. Est-ce que les autres ont remarqué les mêmes anomalies ? Savez-vous s’ils ont également été harcelés ?

Kurt Sonnenfeld : En fait, j’ai entendu parler de quelques personnes sur deux sorties différentes. Certains d’entre nous en ont même discuté après. Ils savent de qui il s’agit et j’espère qu’ils se manifesteront, mais je suis certain qu’ils ont de fortes appréhensions sur ce qu’il leur arrivera s’ils le font. Je leur laisse le soin de décider, mais l’union fait la force.

Réseau Voltaire : Avec la parution de votre livre, vous êtes devenu un "lanceur d’alerte"- mais à un point de non retour ! Il doit y avoir beaucoup de gens qui savent ce qui s’est réellement passé ou non en ce jour fatidique. Pourtant, personne n’est monté au créneau, surtout pas ceux qui étaient directement impliqués de manière officielle. C’est ce qui rend votre cas si convaincant. À en juger d’après vos épreuves, il n’est pas difficile d’imaginer ce qui retient de telles personnes.

Kurt Sonnenfeld : En fait, il y a aussi des gens très bien et crédibles qui ont lancé des alertes. Ils sont discrédités, ignorés. Certains sont persécutés et harcelés comme moi.

Les gens sont tenus par la peur. Tout le monde sait que si vous questionnez les autorités US, vous aurez des problèmes d’une façon ou d’une autre. Au minimum, vous serez discrédité, déshumanisé. Le plus vraisemblablement, vous vous trouverez accusé de quelque chose sans aucun rapport, comme une fraude fiscale - ou même quelque chose de pire, comme dans mon cas. Regardez ce qui est arrivé àAbraham Bolden, dénonciateur du Service Secret par exemple, ou au maître des échecs Bobby Fischer après qu’il ait montré son mépris à l’égard des États-Unis. Il y a une quantité d’exemples. Par le passé, j’ai demandé à mes amis et associés de parler pour moi pour raconter tous les mensonges diffusés dans les médias, mais ils avaient tous peur des retombées contre eux-mêmes et leurs familles.

Réseau Voltaire : À quel degré vos découvertes à Ground Zero impliqueraient le gouvernement dans ces événements ? Êtes-vous au courant des enquêtes qu’ont mené plusieurs scientifiques et des professionnels qualifiés qui non seulement corroborent vos propres découvertes, mais dans certains cas les surpassent de loin ? Considérez vous ces personnes comme des "adeptes de la théorie du complot" ("conspiracy nuts") ?

Kurt Sonnenfeld : Au plus haut niveau à Washington DC, quelqu’un savait ce qui allait se produire. Ils voulaient tellement une guerre, qu’ils ont, au minimum, laissé faire, et plus vraisemblablement ils ont même aidé ces événements à se produire.

Parfois, il me semble que les "dingues" (NDLR : les "adeptes de la théorie du complot") sont ceux qui s’accrochent à ce qu’on leur a dit avec une ferveur presque religieuse malgré toutes les preuves du contraire - ceux qui ne veulent pas considérer le fait qu’il y a eu une conspiration. Il y a tant d’anomalies dans l’enquête "officielle" qu’on ne peut les attribuer à des erreurs ou à de l’incompétence. Je connais les scientifiques et les professionnels qualifiés auxquels vous faites référence, leurs découvertes sont convaincantes, crédibles et présentées selon le protocole scientifique, en totale opposition avec les découvertes de l’enquête "officielle". De plus, de nombreux agents des services secrets et des fonctionnaires du gouvernement avancent leurs opinions très informées (disant) que la Commission sur le 11/9 était au mieux une farce, au pire une couverture. Mon expérience à Ground Zero n’est qu’une pièce de plus à rajouter au puzzle.

Réseau Voltaire : Ces événements remontent à presque 8 ans. Pensez-vous que découvrir la vérité à propos du 11/9 est toujours un objectif important ? Pourquoi ?

Kurt Sonnenfeld : C’est de la plus haute importance. Il en sera de même dans 10 ou même 50 ans si la vérité n’a pas éclaté d’ici là. C’est un objectif important car, à ce point de l’histoire, beaucoup de gens sont trop crédules face à ce que les "autorités" leur racontent et trop enclins à les suivre. En situation de choc, les gens cherchent à être guidés. Les gens qui ont peur sont manipulables. Savoir manipuler les masses aboutit à d’inimaginables bénéfices pour de nombreuses personnes très riches et très puissantes. La guerre est incroyablement chère, mais l’argent finit bien quelque part. La guerre est toujours très profitable pour un petit nombre. D’une manière ou d’une autre, leurs fils finissent toujours à Washington DC, ils prennent les décisions, établissent des budgets, tandis que les fils des pauvres et de ceux qui ne sont pas pistonnés finissent toujours au front, recevant les ordres et livrant les guerres des premiers. Les énormes caisses noires du Département de la Défense US représentent une machine de financement illimité pour le complexe militaro-industriel, chiffré à plusieurs milliers de milliards de dollars, et il en sera ainsi tant que les masses ne se réveilleront pas, tant qu’elles ne redeviendront pas sceptiques et qu’elles ne demanderont pas des comptes. Les guerres (et les faux prétextes mis en avant) ne cesseront pas tant que les gens ne prendront pas conscience des réels motifs de la guerre et tant qu’ils n’arrêteront pas de croire aux explications "officielles."

Réseau Voltaire : Ce qu’on appelle le 9/11 Truth Movement(le mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, NDLR) a demandé une nouvelle enquête indépendante sur ces événements. Croyez-vous qu’en ce sens il y ait un espoir avec l’Administration Obama ?

Kurt Sonnenfeld : Je le souhaite vraiment, mais je reste sceptique. Pour quelles raisons le leadership d’un quelconque gouvernement établi agirait volontairement à ce qui aboutirait à une sérieuse compromission de son autorité ? Ils préfèrent maintenir le statu quo et laisser les choses en l’état. Le chauffeur du train a changé, mais le train a-il changé de direction ? J’en doute. L’impulsion doit venir du public, non seulement au niveau national mais aussi à l’international, comme le fait votre groupe.

Réseau Voltaire : Un nombre de groupes pour les droits de l’homme et des groupes d’activistes vous soutiennent dans la détresse, et non des moindres, le Prix Nobel de la Paix,Adolfo Pérez Esquivel par exemple. Comment les Argentins répondent-ils en général à votre situation ?

Kurt Sonnenfeld : Par un incroyable déferlement de soutiens. La dictature militaire est encore fraîche dans la mémoire collective de la plupart des gens ici, qui savent que la dictature (tout comme d’autres dictatures en Amérique du Sud à ce moment-là) avait été soutenue par la CIA, à l’époque dirigée par George Bush père. Ils se souviennent très bien des centres de torture, des prisons secrètes, des milliers de personnes "disparues" à cause de leurs opinions, la peur quotidienne. Ils savent que les États-Unis recommenceront aujourd’hui s’ils le jugent opportun, qu’ils envahiront un pays pour atteindre leurs intérêts politiques et économiques, puis pour manipuler les médias à l’aide de "casus belli" fabriqués de toute pièce pour justifier leurs conquêtes.

Kurt Sonnenfeld avec Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix 1980

Ma famille et moi sommes honorés de compter parmi nos plus chers amis Adolfo Pérez Esquivel et ses conseillers duServicio de Paz y Justicia (SERPAJ). Nous avons travaillés ensemble à de nombreuses causes, dont les droits aux réfugiés, le droit des femmes, des enfants sans familles, et des enfants porteurs du HIV/SIDA. Nous sommes également honorés d’avoir le soutien de : Abuelas de Plaza de Mayo ;Madres de Plaza de Mayo, Línea Fundadora ; Centro de Estudios Legales y Sociales (CELS) ; Asamblea Permanente de Derechos Humanos (APDH) ; Familiares de Detenidos y Desaparecidos por Razones Políticas ; Asociación de Mujeres, Migrantes y Refugiados Argentina (AMUMRA) ;Comisión de Derechos Humanos de la Honorable Cámara de Diputados de la Provincia de Buenos Aires ; Secretaría de Derechos Humanos de la Nación ; et le Programa Nacional Anti-Impunidad. Au niveau international, un "amicus curiae" a été présenté en notre faveur par l’ONG REPRIEVE de Grande-Bretagne, et nous bénéficions de la collaboration deNIZKOR d’Espagne et de Belgique. De plus, ma femme, Paula et moi avons été reçus au Congrès par La Comisión de Derechos Humanos y Garantías de la Honorable Cámara de Diputados de La Nación.

Réseau Voltaire : Comme nous le disions, décider d’écrire ce livre et de le rendre public a été un pas gigantesque. Qu’est-ce qui vous a poussé à le faire ?

Kurt Sonnenfeld : Sauver ma famille. Et faire savoir au monde que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être.

Réseau Voltaire : Dernière question, mais pas la moins importante : qu’allez-vous faire de vos enregistrements ?

Kurt Sonnenfeld : Je suis certain que mes enregistrements révèlent plus de choses que je ne suis capable d’analyser vu mes compétences limitées. C’est pourquoi je coopérerai autant que je le peux avec des experts fiables et sérieux dans un effort commun pour faire éclater la vérité.

Réseau Voltaire : Merci beaucoup !

Interview réalisé et publié par le Réseau Voltaire

Traduit par ReOpen911 (06.07.2009) :
http://www.reopen911.info/11-septembre/un-videaste-de-la-fema-present-a-ground-zero-rend-public-son-temoignag/

Texte original en anglais (22.06.2009) :
http://www.voltairenet.org/article160636.html

Palestine, le 8 Juillet 2009

Palestine - 08-07-2009


Par IMEMC
Un malade palestinien est décédé en raison du blocus israélien tandis que les Forces d’Occupation Israélienne kidnappent des civils en Cisjordanie.

Mercredi, un Palestinien de Gaza est décédé car les médecins ont été incapables de le soigner en raison du manque d’équipement médical dans la Bande de Gaza suite au blocus imposé par Israel.

Abed Al Haleem Zo'rob, 44 ans, était attaint d’un cancer au cerveau. Les Forces d’Occupation Israélienne lui ont refusé l’autorisation de sortir de Gaza pour obtenir les soins médicaux dont il avait besoin.

Les médecins ont tenté de le sauver mais en raison du manqué de médicaments et d’équipement médical, son état a empiré et les médecins ont annoncé sa mort mercredi après-midi.

Le Ministère palestinien de la Santé a annoncé que la mort de Zo'rob portrait à 349 le nombre de malades décédés en raison du blocus israélien.

Israël a imposé en juin 2007 un blocus total à la Bande de Gaza. Les Forces d’Occupation Israélienne autorisent rarement les malades à quitter Gaza pour recevoir un traitement médical en Cisjordanie ou en Egypte.


En Cisjordanie, les Forces d’Occupation Israélienne on kidnappé mercredi 13 civils palestiniens lors d’invasions d’avant l’aube qui ont visé plusieurs communautés.

Les soldats sionistes ont fouillé et saccagé des maisons dans les villes de Ramallah, d’Hébron et de Naplouse.

Les 13 civils kidnappés étaient tous des homes qui ont été emmenés dans des camps de détention de l’armée. Les Forces d’Occupation Israélienne ont annoncé que toutes les personnes kidnappées se trouvaient sur ce qu’elles appellent « la Liste des personnes Recherchées ».
Source : http://www.imemc.org/
Traduction : MG pour ISM