mercredi 2 juin 2010

Rien ne peut justifier un tel déchaînement de violence allié à une violation supplémentaire du droit

publié le mercredi 2 juin 2010
Réseau de Coopération Décentralisée Pour la Palestine Cités-Unies France

 
L’attaque brutale et extrêmement meurtrière, dans les eaux internationales de la flottille souhaitant apporter de l’aide humanitaire aux populations de la Bande de Gaza ne peut avoir que des conséquences politiques gigantesques et désastreuses.
-  Tout d’abord les conditions de l’assaut. Face à un convoi de militants humanitaires, de civils et de responsables politiques avec de nombreux parlementaires nationaux et européens qui étaient à bord des navires, Israël, puissance militaire nucléaire envoie ses commandos qui n’ont visiblement pas fait dans le détail. On parle de 10 à 19 morts pour le moment. Rien ne peut justifier un tel déchaînement de violence allié à une violation supplémentaire du droit.
-  On parle de provocation de la part de la flottille. Qu’elle cherchait à atteindre un but politique ? Mais le blocus de la Bande de Gaza, l’agression de janvier 2009 qui a fait 1500 morts, la poursuite permanente de la colonisation et de l’occupation, la poursuite de la construction du Mur, la multiplication des checks-points, ne sont-ils pas des « provocations » bien plus grandes et bien plus dangereuses. Rappelons que l’ensemble des militants de cette flottille ne sont pas des Palestiniens mais des citoyens venant des quatre coins du monde.
-  De pareils comportements ne peuvent que favoriser les positions politiques les plus extrémistes et précipiter davantage le Proche-Orient vers l’abîme. Cette tragédie est un terrible révélateur de la dégradation et de l’évolution de la situation.
-  Notre première pensée va d’abord aux victimes, à leur famille et à leurs proches ainsi qu’aux nombreux blessés.
-  La libération des personnes arrêtées doit être immédiate et sans condition.
-  Le RCDP réclame l’ouverture immédiate d’une enquête internationale sur ce grave incident.
-  Le RCDP souhaite également que le Conseil de Sécurité de l’ONU prenne immédiatement ses responsabilités.
-  Le RCDP demande à La France et à l’Union européenne de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le blocus de Gaza prenne fin.
-  Le RCDP rappelle que seul le respect du droit international et la création d’un Etat palestinien permettra à une paix juste et durable de s’installer dans la région.
Paris le 31 mai 2010
Claude NICOLET
Adjoint au Maire de Dunkerque
Conseiller Communautaire Délégué Communauté Urbaine de Dunkerque
Conseiller Régional Nord Pas de Calais
Président du RCDP
09 rue Christiani 75018 Paris Tel:01 53 41 81 81 Fax : 01 53 41 81 41

Nous, juifs de la diaspora, disons non à l’égarement d’Israël

publié le mercredi 2 juin 2010
Esther Benbassa

 
L’historienne Esther Benbassa, auteur en 2006 d’« Etre juif après Gaza », réagit ici à l’assaut meurtrier donné, lundi au large de Gaza, par un commando israélien sur une flottille humanitaire pro-palestinienne. Celle qui a signé « l’Appel à la raison » du collectif J-Call condamne « le pas de plus d’Israël vers le pire ».
Les commandos de la marine israélienne ont donné l’assaut lundi contre six bâtiments de la « flottille humanitaire pour Gaza » à bord de laquelle se trouvait des militants pro-palestiniens et du matériel de construction et de santé. Cette flottille naviguait dans les eaux internationales. On compte des dizaines de blessés et entre dix et dix-neuf morts selon un bilan provisoire.
Même si cette flottille avait peu de chances d’atteindre son objectif, à supposer même qu’elle ait provoqué les commandos israéliens et qu’elle ait, comme le suggèrerait une source officielle israélienne, manifesté une « violente résistance physique », Israël s’est attaqué à un symbole, à un symbole « humanitaire ».
Son image, déjà dramatiquement entamée par l’offensive contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009, ne pourra que se détériorer davantage, et comme il est d’usage, suivra une hostilité accrue des opinions publiques à son endroit.
D’autant plus que le symbole visé est celui de l’aide apportée à des civils palestiniens étouffés par le blocus israélo-égyptien, décimés par l’offensive contre Gaza, réduits à la misère et vivant au milieu des ruines. Ce sont ceux-là même qui convoyaient cette aide qui ont perdu leur vie en raison de leur engagement humanitaire.
Quelle qu’ait pu être leur éventuelle « résistance » à des militaires israéliens les attaquant hors des eaux territoriales d’Israël, aucune rhétorique ne saura fournir des arguments pour justifier cette barbarie, ni bien sûr aucune propagande pro-israélienne.
Ni la menace terroriste ni le fantôme régulièrement invoqué du méchant Iran travaillant à l’élimination d’Israël ne pourront justifier l’arrogance de ce dernier, qui tire honteusement parti de l’immunité que lui confère la Shoah.
Du Struma à l’Exodus, Israël perd de vue son histoire
Israël a oublié ce passé même qu’il rappelle pourtant sans cesse au monde pour couvrir ses propres méfaits. Rappelons-nous ces bateaux remplis de juifs fuyant l’Europe meurtrière qui tentaient d’accoster ici ou là pour échapper au massacre, et qui étaient refusés, repoussés ou torpillés comme le Struma en Mer Noire en 1942.
Même si ce qui s’est passé ce 31 mai à l’aube avec la « flottille humanitaire pour Gaza » n’a pas de points communs avec ces précédents tragiques, l’image du bateau, cible de violences, à l’approche des côtes israélo-palestiniennes, l’image, elle, est prégnante.
Qui ne se souvient encore de l’Exodus, qui transportait en 1947 des juifs émigrant clandestinement d’Europe vers la Palestine, à l’époque sous mandat britannique ? Un grand nombre d’entre eux étaient des réfugiés ayant survécu à l’Holocauste. La marine britannique s’empare du navire, et la Grande-Bretagne décide de renvoyer ses passagers en France et finalement jusqu’en Allemagne. Cet épisode, témoignage de la dureté de la répression britannique, donnera un coup de pouce à la création de l’État d’Israël.
Il est à espérer que ce qui s’est passé ce 31 mai précipitera les pourparlers israélo-palestiniens et la fondation d’un État palestinien. Mais quand bien même cette issue se confirmait (ce dont on peut tout de même douter dans l’immédiat), l’histoire d’Israël aura été une fois de plus terriblement entachée.
À qui oublie son histoire, il n’est pas d’avenir possible. Les Israéliens ont oublié leur histoire et poussent les diasporas juives à faire de même au nom de l’amour inconditionnel qu’Israël exige d’elles.
Le raid est un signal d’alarme pour l’Europe et les Etats-Unis
La « flottille humanitaire pour Gaza », hélas dans le sang, est un signal d’alarme non seulement pour Israël mais aussi pour l’Europe et les États-Unis. Le premier cédant aux démons d’une droite intransigeante. Les seconds, dans leur légèreté et leur tolérance excessive, se révélant incapables de mettre le premier au pied du mur. Cette fois, le moment est venu.
Au premier anniversaire de l’offensive contre Gaza, c’est à peine si les médias ont évoqué le souvenir de cette catastrophe. Le rapport de Richard Goldstone, accusant Israël et le Hamas de crimes de guerre, a été enterré. Et comme pour récompenser Israël (mais de quoi ? ), on lui a ouvert les portes de l’OCDE.
Un Etat palestinien dans les plus brefs délais, par l’intervention directe et autoritaire de l’Europe et des États-Unis, voilà ce qu’il faut désormais.
Et ce non seulement pour que les Palestiniens sortent de leur cauchemar, mais pour éviter aussi à Israël de poursuivre une politique suicidaire qui risque de le mener à court terme vers la disparition. La Turquie, victime collatérale de la politique suicidaire d’Israël
N’oublions pas que le syndrome de Massada est inhérent à Israël. Dans l’Antiquité, à Massada, des Judéens assiégés préférèrent se suicider plutôt que de négocier avec l’ennemi d’alors, les Romains.
Après l’affaire de la flottille rouge du 31 mai 2010, Israël, s’il n’en est pas empêché par des tiers, pourrait bien se refermer davantage sur lui-même, essuyant de manière autiste les retombées internationales, et continuant de rationaliser à ses propres yeux et dans sa propre prison jusqu’aux actions les plus inhumaines.
Songe-t-on seulement aux juifs de la diaspora qui pâtiront eux aussi des retombées de cette affaire ? Le ressentiment contre Israël se confondra un peu plus avec un antisémitisme de moins en moins rampant.
À ce propos, a-t-on suffisamment relevé que la plupart des victimes sont turques ? La Turquie, dans les années 1930, est aussi le pays qui a accueilli nombre d’intellectuels juifs allemands persécutés, qui, pendant les années noires, a autorisé le passage de militants sionistes fuyant l’Europe pour la Palestine, et qui a été longtemps le seul Etat musulman à reconnaître Israël. Osons espérer que nulles « représailles » ne viendront toucher, désormais, les 20 000 juif s qui y vivent encore. Le J-Call saura-t-il condamner l’égarement d’Israël ?
Ce 31 mai est une épreuve test pour le collectif « J-Call », ce mouvement né d’un « Appel à la raison » lancé il y a peu par des juifs européens qui, bien qu’attachés à Israël, entendent exercer leur droit de libre critique de la politique de ses gouvernants. J-Call saura-t-il se démarquer clairement et courageusement des positions radicales d’institutions juives comme le Conseil représentatif des instituions juives de France (CRIF), attachées à Israël de façon nombriliste et prêtes à tout admettre de lui, y compris le pire ?
Certains d’entre nous ont signé cet appel, malgré leurs réserves. J-Call tiendra-t-il ses promesses ? Agira-t-il sans délai ? Condamnera-t-il, sans réserve, lui, ce qui est arrivé ? Exigera-t-il l’ouverture immédiate d’une enquête internationale indépendante ?
L’heure est grave pour toutes les organisations juives de la diaspora. [1] Au nom des morts de la flottille, victimes de l’impunité israélienne, au nom de l’histoire que nous portons, nous, juifs de la diaspora et d’Israël, pour que les souffrances des Palestiniens puissent prendre fin, et qu’un Etat palestinien puisse enfin voir le jour, recouvrons notre simple humanité et disons non à l’égarement d’Israël.
[1] voir le communiqué de l’UJFP :

C’EST LE BLOCUS DE GAZA QUI EST ILLEGAL !!

L’assaut de commandos tirant à balles réelles pendant la nuit sur les militants des bateaux en route pour Gaza constitue un acte de piraterie dans les eaux internationales. On parle pour l’instant de 16 morts et d’une trentaine de blessés .Les bateaux capturés sont remorqués vers Haïfa, pour éviter les journalistes massés à Ashdod .La censure est imposée à toute la presse israélienne.
Cette agression meurtrière visant des centaines de militants non violents venus du monde entier dénoncer le blocus de gaza qui dure depuis plus de trois ans ajoute un cran à l’horreur de la politique israélienne. Une politique qui vise en particulier, ces derniers mois, les militants des droits humains et non violents des Territoires Occupés comme d’Israël.
Les commandos envoyés sur ces bateaux dont le « Rachel Corrie » (du nom de la jeune militante écrasée par un tank à Gaza alors qu’elle essayait d’empêcher la destruction d’une maison) avaient les mains libres ! Comme lors de l’invasion de Gaza de janvier 2009. Pas de limites ! tout est permis !
Il appartient aujourd’hui à la communauté internationale de tirer toutes les conséquences de ses tolérances, de ses soutiens, et même de ses encouragements à Israël, qui amènent à cette tragédie. Il lui appartient d’arrêter Israël, D’arrêter la terreur et le crime.
SANCTIONS IMMEDIATES CONTRE ISRAEL ! - LEVEE DU BLOCUS SUR GAZA !http://www.ujfp.org/modules/news/ar...
voir aussi le communiqué de l’Union des juifs pour la résistance et l’entraide (héritière de la "Naie Presse" et de la résistance juive communiste) relayé par le MRAP :

Assaut de la flottille pour Gaza par Israël L’UJRE condamne la tuerie

Dans la nuit du 30 au 31 mai 2010, la marine israélienne a donné, dans les eaux internationales, l’assaut à une flottille de six bateaux acheminant du matériel humanitaire en direction de Gaza, en raison du blocus décrété par Israël depuis la fin de son attaque destructrice contre ce territoire en janvier 2009. Cet assaut a entraîné une vingtaine de morts et des blessés parmi les militants pacifistes, passagers de ces bateaux.
L’UJRE est profondément indignée par cet assaut meurtrier, contraire, tout à la fois, au droit international et à toutes les valeurs humaines portées par la tradition juive.
L’UJRE rend hommage au courage des militants pacifistes passagers de ces bateaux et exprime toute sa compassion et sa solidarité aux victimes de l’agression de la marine israélienne.
Dans l’immédiat, l’UJRE exige que toute la lumière soit faite sur les conditions de l’assaut contre la flottille d’aide à Gaza et que les responsables de cet acte barbare soient sanctionnés.
L’UJRE exige également la levée de l’injuste blocus de Gaza qui motivait l’existence de cette flottille.
L’UJRE est convaincue que l’action des principaux Etats de la communauté internationale, dont la France et l’Europe, pour ramener Israël dans le chemin du respect du droit international est déterminante. C’est pourquoi elle appelle tous ceux qui considèrent qu’il est urgent de sortir de la tragique situation actuelle, notamment la population juive de France, à manifester auprès du gouvernement français leur volonté d’une action internationale permettant d’imposer une paix juste et durable au Proche-Orient.
Plus que jamais, l’UJRE rappelle la justesse de ses positions concernant le conflit du Proche-Orient :
1) L’affirmation du droit à l’existence et à la sécurité d’Israël et la reconnaissance de l’État palestinien,
2) L’exigence de la reconnaissance et de la réparation des préjudices subis par les populations palestiniennes du fait du gouvernement israélien,
3) L’exigence de négociations fondées simultanément sur ces deux points, comme seul moyen de rétablir la Paix dans la région.
Paris, le 31 mai 2010
► Esther Benbassa a récemment publié « Etre juif après Gaza » (CNRS Editions, 2009) et « Dictionnaire des racismes, de l’exclusion et des discriminations » (Larousse, 2010).
publié par Rue 89
http://www.rue89.com/passage-benbas... ajout de notes : C. Léostic, Afps

Le massacre de « la flottille de la Liberté » et la solidarité internationale

mardi 1er juin 2010 - 07h:25
The Electronic Intifada - Editorial
Israël avait ouvertement menacé pendant des jours d’attaquer violemment la flottille, mais la complaisance, la complicité et l’inaction, en particulier des gouvernements occidentaux et arabes, a une fois de plus envoyé le message qu’Israël pouvait agir en toute impunité.
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Drapeau israélien brûlé par des manifestants - L’état sioniste ne survit que par la violence... plus il se sentira attaqué et contesté, plus sa violence sera incontrôlée...
Tôt ce matin, dans les eaux internationales et sous le couvert de l’obscurité, des soldats israéliens ont pris d’assaut le navire de tête du convoi de six navires d’aide composant « la flottille de la Liberté » et ont tué et blessé des dizaines de civils qui étaient à bord. Tous les navires ont été violemment piratés par les forces israéliennes, et plusieurs heures après l’attaque, le sort des passagers à bord des autres navires d’autres restait inconnu.
Le Mavi Marmara transportait environ 600 militants lorsque les navires de guerre israéliens l’ont entouré de tous les côtés tandis que des soldats descendaient depuis des hélicoptères sur le pont du navire. Les rapports faits par des personnes à bord du navire et appuyés par des informations vidéo en direct diffusées à la télévision turque montrent que les forces israéliennes ont utilisé des tirs à balles réelles contre les passagers civils, dont certains ont voulu résister à l’attaque avec des bâtons et autres objets.
La flottille de la liberté a été organisée par une coalition d’organisations qui a pour but de briser le siège israélien contre la bande de Gaza, lequel a commencé en 2007. Au total, la flottille transportait 700 militants civils d’environ 50 pays et plus de 10 000 tonnes d’aide dont des vivres, des médicaments, du matériel médical, des matériaux et équipements de reconstruction, ainsi que divers autres produits de première nécessité arbitrairement interdits par Israël.
A 18 heures, heure de Jérusalem, la majorité des médias signalaient encore que jusqu’à 20 personnes avaient été tuées, et de nombreuses autres blessées. Toutefois, Israël retient à la source le nombre exact et les noms des morts et des blessés. Les passagers à bord des navires qui faisaient des mises à jour sous Twitter pour annoncer les progrès de la flottille, n’ont pas donné signe de vie depuis le moment qui a précédé l’attaque et les efforts pour contacter les passagers par téléphone satellitaire ont été infructueux. Le média de langue arabe et anglaise, Al-Jazeera, a perdu le contact avec sa demi-douzaine d’agents qui voyageaient avec la flottille.
Des nouvelles du massacre à bord de la flottille ont commencé à émerger à l’aube, depuis la Méditerranée orientale, par transmission en direct depuis le navire par des médias associatifs, la télévision turque, et Al-Jazira. Les médias israéliens ont été placés sous stricte censure militaire et rapportent principalement depuis des sources étrangères. Toutefois, dans la matinée, le Jerusalem Post a rapporté que les soldats israéliens qui sont montés à bord de la flottille dans les eaux internationales ont été pris pour cible par les passagers. Citant des sources militaires anonymes, le Jerusalem Post a affirmé que les passagers flottille avait voulu procéder à un lynchage « bien planifié. »
Le quotidien israélien Haaretz a également prétendu que les soldats israéliens ont été « attaqués » en essayant de monter à bord de la flottille.
Ce récit de passagers « attaquant » les soldats israéliens a été rapidement repris par l’Associated Press et retransmis à travers les médias grand public aux États-Unis, dont le Washington Post.
Le vice-ministre israélien des affaires étrangères, Danny Ayalon, a déclaré dans une conférence de presse le lundi matin que l’armée israélienne a agi en situation de « légitime défense. » Il a affirmé que « au moins deux pistolets ont été trouvés » et que « l’incident » était toujours en cours. Ayalon a également affirmé que les organisateurs de la flottille étaient « bien connus » et avaient des liens avec « les organisations terroristes internationales. »
On ne sait pas comment on pourrait réellement adopter ce récit israélien de « légitime défense » alors qu’Israël a lancé une attaque non provoquée sur des navires civils non armés et dans des eaux internationales. Assurément, le droit à la légitime défense appartenait aux passagers qui était à bord du navire. Cependant, les organisateurs de la flottille avait fait savoir haut et fort que leurs navires étaient des navires civils non armés remplissant une mission humanitaire.
La stratégie des médias israéliens semble être de maintenir la censure des faits comme sur le nombre de morts et de blessés, les noms des victimes et des navires où les blessures ont été causées, tout en diffusant avec agressivité une version des événements qui se fonde sur deux axes : une invraisemblable prétention à « la légitime défense », et la diabolisation des passagers de la flottille en laissant entendre qu’ils méritaient leur sort.
Alors que les informations faisaient le tour du monde, les gouvernements étrangers ont commencé à réagir. La Grèce et la Turquie, laquelle avait beaucoup de ses ressortissants à bord de la flottille, ont immédiatement rappelé leurs ambassadeurs à Tel-Aviv. L’Espagne a fermement condamné l’attaque. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a exprimé « un choc profond » [Kouchner est un hypocrite qui fait semblant de croire à l’utilité d’une enquête diligentée par l’armée israélienne - N.d.T]. L’Union européenne par la voix de Catherine Ashton, ministre des affaires étrangères, a appelé à une « enquête » [prétention aussi hypocrite que celle de Kouchner - N.d.T].
Ce qui devrait être clair, c’est ceci : nul ne peut prétendre être surpris par ce que le Centre palestinien pour les droits de l’homme qualifie correctement de « crime horrible ». Israël avait ouvertement menacé pendant des jours d’attaquer violemment la flottille, mais la complaisance, la complicité et l’inaction, en particulier des gouvernements occidentaux et arabes, a une fois de plus envoyé le message qu’Israël pouvait agir en toute impunité.
Il ne fait aucun doute que le massacre israélien de 1400 personnes, essentiellement des civils, à Gaza en décembre 2008 et janvier 2009 était un appel au réveil de la société civile internationale, pour qu’elle reprenne à son compte la campagne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre Israël, similaire à celle lancée à époque contre l’Apartheid en Afrique du Sud.
Pourtant, les gouvernements sont restés largement complaisants et complices de la violence et de l’oppression israéliennes permanentes contre les Palestiniens et de plus en plus contre les travailleurs humanitaires internationaux et les militants de la solidarité, pas seulement à Gaza, mais aussi dans la Palestine historique.
Imaginons que l’ancienne ministre des Affaires étrangères israélienne, Tzipi Livni, ait effectivement été arrêtée pour crimes de guerre à Gaza lorsqu’un un juge de Londres avait délivré un mandat pour son arrestation, que la communauté internationale ait effectivement commencé à mettre en œuvre les recommandations du rapport Goldstone commandité par l’ONU, et qu’il y ait eu une réponse beaucoup plus ferme à l’assassinat par Israël d’un responsable du Hamas à Dubaï, Israël n’aurait alors pas osé agir avec une telle audace.
Alors que les actions de solidarité et de protestation débutent en Palestine et partout dans le monde, voici le message qu’ils doivent envoyer : assez d’impunité, assez de complicité, assez de massacres et d’apartheid israéliens. Justice maintenant.
31 mai 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Nazem
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8821

Les passagers de la flottille pour Gaza sont toujours retenus comme otages en Israël

mardi 1er juin 2010 - 17h:24
Ma’an News
Les groupes de défense des droits de l’Homme ont exprimé leur inquiétude concernant le maintien en détention de 480 passagers des six navires de « la Flottille de la liberté », qui auraient été transférés à la prison Ela dans le sud d’Israël.
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Passagers sur le bateau Mavi Maramara, juste au moment qui a précédé l’abordage par les criminels sionistes
Le quotidien israélien Haaretz, a déclaré mardi que 50 des participants à la flottille ont été volontairement rapatriés vers leur pays d’origine, tandis que 629 des passagers [l’énorme majorité] ont refusé d’être déportés et resteront en prison jusqu’à ce qu’Israël ait décidé, le cas échéant, si une action en justice serait menée [ ?].
Israël a peu de latitude pour porter des accusations, et en refusant d’être déportés et en demandent à être ramenés à leurs navires et à poursuivre leur route vers Gaza, les militants kidnappés et retenus prisonniers mettent Israël dans une position difficile.
Selon un communiqué publié à Gaza, du Centre Al-Mezan pour les droits de l’homme , aucun des militants n’a été autorisé à voir un avocat, et selon les informations mises en ligne par Free Gaza, aucun contact avec l’équipage du navire n’a pu être établi depuis 3 heures 30, ce lundi matin.
En réaction, trois organisations de défense des droits humains ont présenté une requête devant la Haute Cour israélienne.
La requête vise à assurer que les passagers aient accès à des avocats et à des services de santé, et à veiller à ce que des informations sur ces centaines d’hommes et de femmes soient remises à leurs consulats et à leurs familles.
Les médias israéliens disent que les 480 déplacés seront interrogés mardi matin, et les enquêteurs détermineront si oui ou non ils seront accusés ou déportés. Les rapports indiquent que 48 ont déjà été déportés, mais il n’y a aucune information suggérant qu’ils aient pu être en contact avec leurs consulats ou avec des médias.
On ne sait pas de quoi que les militants seraient accusés car, comme les avocats et les experts en droit le disent, les navires dans les eaux internationales ont le droit de se défendre s’ils sont attaqués.
Les médias ont aussi signalé que les citoyens palestiniens israéliens Sheikh Raed Salah, Muhammad Abu Hammad Zeidan et Da’bas seront amenés au tribunal mardi, où ils entendront les accusations portées contre eux.
Parmi d’autres personnalités palestiniennes dont le sort a été mentionné se trouvent Kamal Khatib, détenu à la prison de Ela, et Zubi Hanin qui a été interrogé puis relâché.
Une déclaration d’Al-Mezan fait savoir que, comme la flottille a été piraté dans les eaux internationales, Israël n’a aucun droit de retenir les passagers des bateaux, l’avocat du centre Al-Mezan disant que le traitement appliqué s’apparente à la façon dont Israël « traite des immigrants illégaux ; leur offrant volontairement l’expulsion Israël par les avions. »
Les premiers rapports montrent que la plupart des militants ont refusé l’expulsion et insistent sur le retour à leurs navires pour se rendre à Gaza.
Al-Mezan a dit s’attendre à ce que tous les passagers soient présentés devant un juge, mardi, où leur détention peut être prolongée de 72 heures, ajoutant que « la situation pour une poignée de citoyens palestiniens d’Israël est différent. Ils sont détenus dans la prison d’Ashkelon et subissent des interrogatoires. »
Militants détenus, emprisonnés, interrogés
Les enquêtes menées par Al-Mezan ont révélé que après que les passagers des navires aient été kidnappés par des soldats israéliens, ils ont été placés en détention dans un centre du port de la ville d’Ashdod dans le sud d’Israël. Le quartier du port a été déclaré zone militaire fermée, a indiqué un avocat au centre Al-Mezan, ce qui signifie que tout conseil juridique pour les ressortissants étrangers a été interdit.
1e juin 2010 - Ma’an news Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8827

Operation mini Plomb Durci

mardi 1er juin 2010 - 13h:07
Gidéon Lévy - Haaretz
Le fiasco d’hier aurait pu et aurait du être évité. Il fallait laisser passer la flottille et il faut mettre fin au blocus, écrit Gidéon Lévy.
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Les soldats israéliens ont tiré à balles réelles sur les passagers dès le moment de l’abordage - Image diffusée sur Al Jazeera
Comme dans mini Israël, le parc d’attraction, où il y a tout Israël en miniature, Israël hier s’est embarqué dans une mini opération Plomb Durci (l’opération qui a fait 1400 morts à Gaza en dec 2008 NdT).
Comme son prédécesseur plus ambitieux mais aux résultats tout aussi catastrophiques, cette opération contient tous les ingrédients : l’affirmation que ce sont eux qui ont commencé -et pas les commandos parachutés des hélicoptères sur un navire en pleine mer, loin des eaux territoriales israéliennes ; l’affirmation que les premiers actes de violence sont venus des militants qui se battaient sur le Mavi Marmara et pas des soldats ; et que le blocus de Gaza est légal et que la flottille qui s’y rendait est illégale-en vertu de dieu sait quelle loi.
Une fois de plus on a eu recours à l’argument de la légitime défense : "’Ils nous ont lynchés" et ce sont les nôtres qui ont été tués.
Une fois de plus l’obsession pathétique "de la communication" comme s’il y avait quelque chose à expliquer et une fois de plus l’odieuse question est revenue : Pourquoi nos soldats n’ont-ils pas utilisé plus de force ?
Une fois de plus Israël va payer un lourd prix diplomatique qui n’avait pas été prévu. Une fois de plus la machine de propagande israélienne n’a réussi à convaincre que les Israéliens convaincus d’avance et une fois de plus personne n’a posé la question : Pourquoi ? Pourquoi avons-nous envoyé nos soldats dans cette souricière ? A quoi ça nous avance ?
Si l’opération Plomb Durci a été un tournant dans l’attitude du monde envers nous, cette opération est le second film d’horreur de cette série qui apparemment n’a pas de fin. Israël a prouvé hier qu’il n’a tiré aucun enseignement du premier film.
Le fiasco d’hier aurait pu et aurait du être évité. Il fallait laisser passer la flottille et il faut mettre fin au blocus.
Il y a longtemps que cela aurait du être fait. Ces quatre années n’ont pas affaibli le Hamas et Gilad Shalit n’a pas été libéré. Nous n’en avons pas tiré le moindre avantage.
Bien loin de là même ! Notre pays est maintenant complètement isolé. C’est un pays qui refuse l’entrée à des intellectuels, tue des militants pacifistes, coupe Gaza du monde et affronte maintenant un blocus international. Une fois de plus hier il est apparu qu’Israël s’éloigne de plus en plus du bateau mère et perd le contact avec le monde -qui n’accepte pas ce qu’il fait et ne comprend pas pourquoi il le fait.
Hier il n’y avait personne sur toute la planète, pas un seul journaliste, pas un seul commentateur, sauf le choeur des conscrits, pour dire une seule chose positive sur cet arraisonnement meurtrier.
L’image des Forces de Défense Israéliennes en sort à nouveau dégradée. La magie s’est évanouie il y a longtemps, l’armée la plus morale du monde qui fut autrefois la melleure armée du monde a encore échoué. De plus en plus s’intalle le sentiment que presque tout ce qu’elle fait cause du tort à Israël.
(JPG)

https://www.haaretz.com/print-editi...
Traduction de l’anglais : Dominique Muselet
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8824

À Gaza, un quotidien fait de bric et de broc

02/06/2010
Passé l'espoir de voir rompu le blocus israélien par la flottille internationale arraisonnée en haute mer, les 1,5 million de Gazaouis sont retournés à leurs combines pour assurer leur subsistance.
« J'ai une formation d'électricien, mais il n'y a aucune construction à Gaza depuis trois ans et ma famille a besoin d'argent pour vivre », explique Hazem Jouha, revenu comme chaque jour prospecter les tas de débris près du point de passage d'Erez, frontalier d'Israël, à la recherche de morceaux de métal dans les fragments de ciment. Ce labeur ingrat en plein soleil lui rapporte 12 dollars (10 euros) la tonne de métal, utilisé ensuite pour les efforts limités de reconstruction après la dévastation de l'opération israélienne « Plomb durci » de l'hiver 2008-2009. « Qu'est-ce que nous sommes censés faire ? Attendre la mort ? » lance-t-il.
« Non seulement le renforcement du blocus n'a ni abouti au renversement du gouvernement Hamas ni à retourner la population contre lui, mais il a renforcé la solidarité avec lui », affirme à l'AFP Omar Chaabane, un économiste basé à Gaza.
Si ses effets ne sautent pas forcément aux yeux à Gaza, où les étals des épiceries sont pleins et les produits électroménagers ainsi que le carburant disponibles, les apparences sont trompeuses. Près de 80 % de la population dépend de l'aide étrangère et l'immense majorité des biens, qui s'échangent à des prix supérieurs à la période préblocus, proviennent des tunnels de contrebande, creusés par des ouvriers au péril de leur vie.
« Sans l'aide et les services qu'assure l'Unrwa (Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens), la vie à Gaza s'écroulerait complètement », explique Adnane Abou Hasna, porte-parole de l'Unrwa à Gaza. « L'idée qu'il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza n'est tout simplement pas fondée sur la réalité, comme le montre très clairement la liste du matériel médical en attente d'entrée à Gaza », déclare à l'AFP Chris Gunness, porte-parole de l'Unrwa, évaluant à 20 millions de dollars les besoins urgents d'aide et de fournitures médicales. Israël a autorisé l'Unrwa à importer des quantités limitées de biens de construction destinés à certains projets.
Mais le blocus entrave gravement la reconstruction, selon un récent rapport du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), estimant que seuls 25 % des dégâts de « Plomb durci » ont été réparés. Très peu d'habitations parmi les 6 000 gravement endommagées ou détruites ont été réparées, faute de matériaux.
L'ONU estime qu'en dépit de quelques améliorations, « l'aide internationale s'est révélée largement inefficace » du fait notamment qu'elle s'interdit d'utiliser du matériel importé via les tunnels, laissant le champ libre aux organisations caritatives islamiques. « Un tiers des organisations d'aide à Gaza sont des organisations islamiques, et cela représente un risque de radicalisation », selon M. Chaabane. Parmi elles, l'IHH (« Insani yardim vakfi », ou « Fondation d'assistance humanitaire ») turque de tendance islamiste, qui a affrété le « navire amiral » de la flottille pour Gaza.

Israël déterminé à ne permettre à aucun bateau d’entrer dans les eaux de Gaza

02/06/2010

À l’Université de Haïfa, des étudiants arabes israéliens ont 
manifesté hier contre l’assaut meurtrier donné au convoi naval 
humanitaire pour Gaza.Baz Ratner/Reuters
À l’Université de Haïfa, des étudiants arabes israéliens ont manifesté hier contre l’assaut meurtrier donné au convoi naval humanitaire pour Gaza.Baz Ratner/Reuters
L'État hébreu va libérer tous les étrangers de la flottille pour Gaza, alors qu'une cinquantaine ont déjà été expulsés.
Israël a averti hier qu'il empêcherait tout bateau humanitaire d'entrer dans les eaux de Gaza. « Nous ne permettrons pas à des bateaux d'arriver à Gaza et d'approvisionner ce qui est devenu une base terroriste qui menace le cœur d'Israël », a déclaré le vice-ministre de la Défense, Matan Vilnaï. Les organisateurs de « la flottille de la liberté » ont précisé que la prochaine mission pour Gaza n'aurait pas lieu avant plusieurs jours. M. Vilnaï, tout en défendant l'action des soldats qui « ont eu affaire à des voyous » lors de l'assaut contre la flottille, a reconnu que « les images ne sont pas très bonnes » et qu'il « fallait en tirer les leçons ».
En outre, l'État hébreu a expulsé plusieurs dizaines de militants de la flottille d'aide internationale. Des 682 personnes de 42 pays qui se trouvaient à bord des six bateaux de cette flottille, 45 ont accepté d'être expulsés et ont pris l'avion lundi et mardi, a déclaré la porte-parole de la police d'immigration, Sabine Hadad. Tous les autres ont été emmenés à la prison de Beersheba, dans le nord d'Israël, où des juges de l'immigration s'occuperont des démarches pour leur expulsion, a-t-elle dit. En soirée, le cabinet restreint israélien, réuni à Jérusalem, a décidé de remettre en liberté tous les étrangers qui étaient présents à bord de la flottille humanitaire pour Gaza, y compris ceux qu'Israël comptait poursuivre en justice, a-t-on appris de sources politiques.
Pour leur part, les Palestiniens et les Arabes d'Israël ont protesté contre le raid meurtrier sur la flottille en manifestant ou en observant un mouvement de grève. À Gaza, commerces, écoles et ministères étaient fermés en raison d'un mot d'ordre de grève générale. À Jérusalem-Est, des dizaines de Palestiniens ont manifesté devant le consulat de Turquie leur soutien à Ankara. En Cisjordanie, la population observait le premier des trois jours de deuil décrétés par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. À Ramallah, capitale politique de la Cisjordanie, journalistes et fonctionnaires ont organisé des sit-in.

Les médias du monde entier, y compris en Israël, se déchaînent contre l’État hébreu

02/06/2010
L'assaut israélien accroît l'isolement du gouvernement Netanyahu.
La presse à travers le monde, y compris en Israël, ne mâchait pas ses mots hier pour dénoncer l'abordage par des commandos israéliens de la flottille d'aide à Gaza, un raid qui a considérablement accru l'isolement du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
« Le commando d'élite de l'armée israélienne a été envoyé pour accomplir une mission vouée à l'échec », déplore en une le quotidien centriste Maariv. « En ces temps difficiles, nous n'avons pas le Premier ministre, ni le ministre des Affaires étrangères ni un gouvernement, composé dans sa majorité de ministres minables et inutiles, dont Israël a besoin », fulmine le Maariv. Le Yediot Aharonot, le journal le plus vendu en Israël, barre sa une avec le mot « Piège » écrit en rouge. Un des éditorialistes du quotidien populaire appelle à la démission du ministre de la Défense Ehud Barak, présenté comme le principal responsable de l'échec. Le Jerusalem Post, un quotidien anglophone de droite, parle aussi de « fiasco » en se demandant « pourquoi l'armée israélienne a, à ce point, sous-estimé l'hostilité de ceux qu'elle avait elle-même qualifiés de terroristes ». À gauche, le Haaretz, quotidien d'opposition, évoque un « fiasco en pleine mer » tandis que Yossi Sarid, un ancien député de gauche, intitule son analyse « Sept idiots dans le cabinet (de sécurité) », en faisant allusion à la garde rapprochée de M. Netanyahu. L'éditorial du Haaretz est intitulé « Le prix d'une politique erronée ».
À travers le monde arabe, la presse s'est déchaînée contre Israël l'accusant de « crime de guerre » et appelant à des sanctions internationales. « Il ne suffit pas que le monde condamne », écrivait al-Hayat, ajoutant : « Il doit obliger le meurtrier à arrêter de tuer et le forcer à accepter un État palestinien indépendant. » Les quotidiens égyptiens al-Akhbar (gouvernemental), al-Dostour (indépendant) et al-Wafd (opposition) qualifient tous de « massacre » l'attaque israélienne contre la flottille. « Le sang de la liberté coule dans la Méditerranée », titre pour sa part le quotidien indépendant al-Masri al-Yom. Aux Émirats arabes unis, le quotidien al-Khaleej dénonce « un crime de guerre contre l'humanité perpétré par une bande de hors-la-loi ». « Terrorisme d'État israélien contre la flottille de la liberté », écrit en manchette le journal al-Bayane, qui relève du gouvernement de Dubaï. En Jordanie, le quotidien al-Rai écrit dans un éditorial que « le silence n'est plus possible ». Le journal syrien Techrine déplore pour sa part le fait que « la réaction des Arabes, à l'exception d'un ou de deux pays, s'est résumée à des paroles creuses (...). Cette indifférence arabe pousse les partisans d'Israël, et notamment les États-Unis, à soutenir davantage » l'État hébreu. En Arabie saoudite, le quotidien de langue anglaise Arab News titre « Meurtre en haute mer ». Au Koweït, le quotidien al-Qabas appelle les pays arabes et musulmans à « faire payer à Israël le prix fort pour ses crimes ».
En Turquie, la presse estimait que l'assaut a mis en péril les relations turco-israéliennes. « Les rapports avec Israël ont atteint le point le plus bas. Difficile maintenant de les réparer », commentait Hürriyet.
En Grande-Bretagne, le Times parlait de « désastre » pour le gouvernement Netanyahu, tandis que le Guardian jugeait que l'argument israélien de l'autodéfense n'avait dans ce cas « aucune validité ». En France, Libération déplorait que l'État hébreu « refuse de se soumettre aux règles du droit, toujours au nom de sa sécurité », et Le Figaro estimait que l'opération a « aggravé durablement l'isolement diplomatique d'Israël, à un moment déjà délicat » pour le gouvernement.
Même son de cloche en Allemagne où Süddeutsche Zeitung concluait que le raid pousserait « encore plus Israël à l'écart de la communauté internationale ». La Repubblica en Italie estimait que le raid « ne peut avoir que des conséquences politiques dévastatrices pour celui qui l'a organisé, en l'occurrence Israël ». Au Danemark, Politiken voyait dans l'opération « un nouvel exemple de l'autisme croissant des hommes politiques israéliens ».

La préparation de l’assaut remise en cause

02/06/2010

Tandis que le monde entier s'indigne de l'assaut meurtrier contre la flottille à destination de Gaza, de nombreux Israéliens penchent du côté des commandos et cherchent d'autres responsables à incriminer, s'interrogeant notamment sur les préparatifs de l'opération. Dans un pays qui chérit son armée de conscription, peu de voix se sont élevées pour remettre en cause la version livrée par les autorités israéliennes : les militants propalestiniens, par leur comportement, auraient justifié l'emploi d'une force mortelle par les commandos de marine.
Pour les commandos de marine impliqués dans l'opération, l'attaque contre la « flottille de la liberté » marque un tournant à 180° par rapport aux règles de confidentialité auxquelles ils étaient jusque-là tenus. L'état-major israélien a diffusé des images tournées pendant l'assaut en caméras à visée nocturne et des échanges radio. Certains commandos ont été autorisés à répondre à la presse.
Reste un sentiment sous-jacent d'incrédulité, voire d'humiliation. Les commandos israéliens et leur longue expérience de missions périlleuses réussies en mer ont semblé cette fois mal préparés à la résistance à bord du Mavi Marmara, le navire-amiral de la flottille partie de Chypre pour Gaza. « Nous ne nous attendions pas à une telle résistance de la part des activistes de ce groupe, puisque nous parlions d'une organisation d'aide humanitaire », a reconnu le commandant de l'assaut, un lieutenant de marine dont l'identité n'a pas été révélée.
À Londres, Jason Alderwick, expert des interventions militaires en mer à l'International Institute for Strategic Studies, estime que les commandos ont failli. « Le succès, rappelle-t-il, commence par la planification et la détention de renseignements convenables, et ils avaient déjà abordé des navires de ce type par le passé. Cette fois, ils ne sont pas intervenus suffisamment fort, suffisamment rapidement et en nombre suffisant pour établir un contrôle irrésistible. »
L'armée aurait sous-estimé la détermination des activistes qui se trouvaient à bord. Et l'emploi de certaines armes non mortelles - des fusils tactiques de paintball dont les balles plastique sonnent l'adversaire et permettent de l'identifier - n'était pas d'une grande utilité face à des militants protégés par des gilets de sauvetage et des masques à gaz. « Il est évident que l'équipement de dispersion des foules dont ils étaient équipés était insuffisant », a admis le chef d'état-major des forces armées, le lieutenant-général Gabi Ashkenazi.
Certains, comme Alon Ben-David, spécialiste des questions de défense pour la chaîne de télévision Channel 10, se demandent pourquoi des plongeurs de combat de la marine n'ont pas immobilisé le convoi en neutralisant les hélices des bateaux.
Aux critiques sur la pertinence d'un recours à des commandos de marine et non à des unités de la police antiémeute, un responsable de la défense israélienne a répondu en assurant que seuls les commandos de marine étaient capables d'intervenir en mer et dans l'obscurité à 120 km des côtes. 

De Washington à Istanbul, Israël de plus en plus isolé

02/06/2010

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’en est vivement 
pris à Israël : Devenir notre ennemi coûte très cher… Umit 
Bektas/Reuters
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’en est vivement pris à Israël : Devenir notre ennemi coûte très cher… Umit Bektas/Reuters
« Flottille de la liberté »  Israël était sous pression hier suite à l’abordage meurtrier la veille par sa marine d’un convoi d’aide humanitaire destinée à la bande de Gaza. Jadis son allié régional, la Turquie a fulminé contre l’État hébreu dénonçant le blocus israélien, alors que la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a jugé que la situation à Gaza était « inacceptable ». De son côté, l’Égypte a décidé une ouverture timide du point de passage de Rafah.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'en est pris hier à Israël après le raid meurtrier contre la « flottille de la liberté » à destination de Gaza. « Je condamne de la manière la plus forte ce massacre sanglant » commis par Israël, a-t-il déclaré au groupe parlementaire de son parti, Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste). « Cette attaque insolente et irresponsable qui piétine toute vertu humaine doit absolument être punie », a-t-il lancé. Lors d'un discours très dur contre l'État hébreu, plusieurs fois bruyamment ovationné par les députés, M. Erdogan a averti « qu'Israël ne doit pas mettre à l'épreuve la patience de la Turquie ». « L'amitié de la Turquie est précieuse mais son inimitié est d'autant plus violente », a-t-il poursuivi. Pour le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, l'abordage sanglant aura des conséquences durables sur le processus de paix au Proche-Orient. Ankara va ainsi suspendre ses efforts de médiation en vue de la relance des négociations israélo-syriennes, a-t-il précisé. En visite à Washington pour rencontrer la secrétaire d'État Hillary Clinton, M. Davutoglu a déclaré qu'Ankara attendait des États-Unis une claire condamnation de l'opération israéliennne.
Toujours à Washington, le porte-parole de la Maison-Blanche, Robert Gibbs, s'est abstenu de condamner le sanglant raid israélien, mais a indiqué qu'il montrait qu'une paix au Proche-Orient était plus nécessaire que jamais. M. Gibbs a répété que Washington travaillait avec Israël sur les conséquences humanitaires du siège « intenable » de Gaza. Les États-Unis soutiennent la condamnation par l'ONU des « actes ayant conduit à la tragédie » du raid israélien, a pour sa part affirmé Mme Clinton. Washington est « toujours en train d'essayer d'établir avec certitude ce qui s'est passé à bord du navire », a ensuite affirmé Philip Crowley, le porte-parole du département d'État. Mme Clinton s'est prononcée pour une enquête israélienne sur le raid, insistant sur la nécessaire crédibilité d'une telle démarche. Elle a également jugé que la situation à Gaza était « inacceptable » et ne pouvait « pas durer ».
Réouverture du terminal de Rafah
Pour sa part, le président égyptien Hosni Moubarak a ordonné hier l'ouverture du terminal de Rafah avec la bande de Gaza, seul point de passage non contrôlé par Israël, pour l'acheminement de l'aide humanitaire et le passage des malades, a annoncé l'agence de presse égyptienne MENA. Cette décision a été appliquée en début d'après-midi, selon des sources au sein des services de sécurité. Aucune durée de temps n'est précisée, alors que d'ordinaire les ouvertures de ce point de passage entre l'Égypte et la bande de Gaza sont limitées à quelques jours par mois. Cette mesure « fait partie des efforts de l'Égypte pour alléger les souffrances du peuple palestinien », ajoute MENA, sans faire état de l'opération militaire israélienne. « L'Égypte devrait ouvrir Rafah complètement et en permanence, afin de lever le blocus de Gaza, et non pas à titre de réaction ou d'ouverture temporaire », a commenté Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza.
Le chef du Hamas en exil, Khaled Mechaal, a quant à lui jugé « décevante » la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, accusant les États-Unis d'être « responsables » de l'impunité de l'État hébreu. Le Conseil de sécurité avait demandé hier une « enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux » sur l'intervention militaire israélienne contre la « flottille de la liberté ». Selon des diplomates, les États-Unis, traditionnels protecteurs d'Israël à l'ONU, ont bataillé ferme avec la Turquie, rédactrice du texte, pendant les discussions pour éviter une déclaration plus dure à l'égard de l'État hébreu. M. Mechaal a exhorté M. Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev à prendre « une décision historique en brisant le blocus imposé à Gaza », et appelé l'Occident à reconsidérer sa politique au Proche-Orient.
La Russie et l'Union européenne ont également exigé une « enquête complète et impartiale » et condamné des pertes humaines « injustifiées » et « inexplicables ». « L'UE et la Russie appellent à l'ouverture immédiate de passages pour les flux d'aide humanitaire, les biens commerciaux et les personnes à l'entrée et à la sortie de Gaza », ont ajouté Moscou et Bruxelles. En outre, la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, s'est dit prête à intensifier les efforts de l'Europe en vue d'obtenir une levée du blocus de la bande de Gaza.
Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, appuyant l'ONU et l'UE, a demandé « une enquête rapide, impartiale, crédible et transparente ». « En tout premier lieu, je demande également la libération immédiate des civils et des bateaux détenus par Israël », a-t-il ajouté.
D'autre part, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a commencé hier à débattre dans une ambiance tendue de l'intervention militaire israélienne. Le vote sur un projet de résolution réclamant « une mission d'enquête internationale » n'aura lieu que ce matin afin de laisser le temps d'examiner des demandes d'amendements dans le cadre de consultations informelles, a indiqué à l'AFP un diplomate occidental.
De son côté, la Ligue arabe devait se réunir hier et aujourd'hui pour définir une réponse « collective » à l'attaque israélienne meurtrière, sur fond de fortes pressions de l'opinion, de la presse et de plusieurs pays pour une réaction ferme. Le Parlement koweïtien, lui, s'en est vivement pris à Israël et a demandé au gouvernement de se retirer de l'initiative de paix arabe.
En Iran, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a affirmé que l'attaque israélienne « est la preuve que le sionisme est le nouveau visage, en plus violent, du fascisme ». « Les soutiens de ce régime sanguinaire et éhonté comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France doivent répondre » pour l'action menée par l'armée israélienne, a-t-il ajouté. Le président Mahmoud Ahmadinejad a en outre accusé Israël de planifier une « attaque massive » contre la bande de Gaza, avertissant qu'une telle offensive provoquerait « une tempête de colère dans la région qui déracinera » l'État hébreu.
Réagissant à son tour, le gouvernement israélien a rejeté hier soir les protestations internationales et a réaffirmé sa volonté de maintenir le blocus de Gaza. « Le cabinet a établi que la restriction du trafic maritime vers Gaza, (un territoire) dirigé par l'organisation terroriste Hamas, constitue clairement un acte d'autodéfense », a indiqué le gouvernement après une réunion du cabinet de sécurité restreint autour du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Ce fut le cas avec l'opération de l'armée israélienne contre la provocation violente en mer », a-t-il ajouté dans un communiqué. Le gouvernement « regrette le fait qu'il y ait eu des morts dans cet incident, mais fait porter toute la responsabilité à ceux qui ont entrepris des actions violentes qui ont manifestement mis en danger la vie de soldats israéliens », a ajouté le gouvernement. « Israël continuera à défendre ses citoyens contre la base terroriste du Hamas », a-t-il conclu en faisant référence à Gaza.

Mechaal arrive à Sanaa pour rencontrer le président yéménite

[ 01/06/2010 - 10:19 ]
Sanaa – CPI

Le président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, est arrivé à la capitale yéménite, Sanaa, à la tête d'une haute délégation du mouvement, pour rencontrer le président Ali Abdallah Saleh et discuter de plusieurs affaires palestiniennes dont les résultats du massacre sioniste contre les solidaires étrangers sur la flotte "Liberté".
Des sources au gouvernement yéménite ont dit que le leader palestinien est arrivé, le lundi après-midi 31/5, à Sanaa pour rencontre le président yéménite et plusieurs responsables au Yémen et discuter des derniers développements dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que les résultats du massacre sioniste contre le convoi de la Liberté dans les eaux internationales.
Mechaal avait contacté certains dirigeants arabes et musulmans pour expliquer le crime sioniste, en insistant sur la nécessité d'un travail sérieux pour casser le blocus sioniste sévère imposé injustement contre la Bande de Gaza et sanctionner les criminels de guerre sionistes.

Une manifestation devant l’ambassade sioniste à Berlin

[ 01/06/2010 - 10:34 ]
Berlin - CPI

Des associations et institutions arabes et palestiniennes ont organisé, à Berlin, une manifestation en protestation contre l’assaut criminel et sauvage de l’armée israélienne qui a ciblé les membres de la flottille «Liberté» durant son existence dans les eaux internationales en direction vers la Bande de Gaza.
Les manifestants ont exprimé, le lundi soir 31/5, devant le siège de l’ambassade sioniste, à Berlin, leur forte condamnation à l’attaque des forces de l’occupation qui a fait plus de 19 morts, ainsi que la blessure des dizaines de membres du convoi maritime «Liberté».
Des protestataires ont manifesté également dans plusieurs villes de l'Allemagne, dont Stuttgart, Francfort, Bonn et Düsseldorf, en dénonçant le piratage et le massacre perpétré par les forces sionistes contre la flotte de la liberté qui transportait 750 solidaires, dont des personnalités politiques et culturelles en Allemagne.
Les manifestants ont appelé à la levée immédiate du blocus pour mettre fin aux grandes souffrances et tragédie des habitants de Gaza assiégés totalement depuis plus de 4 ans consécutifs, en exprimant leur fort soutien et leur solidarité avec les membres de la flottille «Liberté» prise en otage par les forces occupantes sionistes.

Hanine Zou'bi : Le Cheikh Raed Salah n’a pas été blessé

[ 01/06/2010 - 11:11 ]
Al Qods occupée - CPI

La député arabe à la Knesset sioniste, Hanine Zou'bi a nié la propagande sioniste de la blessure de Cheikh Raed Salah, en confirmant qu’il est en bonne santé, en ajoutant qu’aucun élément des membres de la délégation des palestiniens qui habitent les territoires occupés en 1948 n’a été blessé lors de l’attaque sauvage de l’armée israélienne contre la flottille «Liberté».
Lors de ses déclarations de presse, Zou'bi a confirmé au site électronique «Arabes 48» que le chef du haut comité de suivi, Mohamed Zidane, ainsi que le Cheikh Raed Salah et Hamad Abou Daabasse, sont tous en bonne santé.
Notons que des informations ont rapporté que le Cheikh Raed Salah s’est exposé à une opération chirurgicale très dangereuse, suite à sa grave blessure après l’assaut criminel, terroriste et sauvage des pirates armés sionistes.

Une grève générale règne dans tous les territoires palestiniens

[ 01/06/2010 - 11:52 ]
Gaza – CPI

La grève et le deuil général ont régné, le mardi 1 juin 2010, dans la Bande de Gaza, en Cisjordanie et dans les territoires palestiniens occupés en 1948 pour protester contre les attaques sionistes sur la flottille "Liberté", en causant plus de 19 martyrs et des dizaines de blessés.
Il est prévu que le lancement de plusieurs activités et marches populaires sur la base de l'appel des forces nationales et islamiques vers la maison de condoléance des martyrs dans le port de Gaza.
Ces activités viennent au moment où le haut comité de suivi des affaires des Palestiniens dans les territoires occupés en 1948 a décidé d'annoncer la grève générale, le mardi 1/6, dans le cadre des protestations contre le massacre perpétré par les forces occupantes contre les participants dans la flottille "Liberté".

L'occupation menace le bateau irlandais qui se dirige vers Gaza

[ 01/06/2010 - 12:30 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des sources militaires sionistes responsables ont menacé d'attaquer le bateau irlandais qui porte le nom de l'activiste américaine, Rachel Corrie, qui a été assassinée par un bulldozer sioniste, et d'utiliser la force contre ce bateau, en cas de sa direction vers les côtes de la Bande de Gaza.
Le bateau avait annoncé qu'il allait poursuivre son chemin vers les côtes de la Bande de Gaza, après son retard pour rejoindre les autres navires de la flottille attaquée par les forces occupantes.
La radio hébreu a rapporté, le mardi 1/6, des sources militaires responsables que la marine sioniste va utiliser la force contre le bateau irlandais pour l'empêcher d'arriver à Gaza.
Notons que les forces occupantes avaient attaqué, le lundi dernier, les bateaux de la flottille "Liberté" dans les eaux internationales.

Une campagne internationale pour porter plainte contre l’occupation israélienne

[ 01/06/2010 - 12:50 ]
Gaza - CPI

La coalition internationale pour la poursuite des criminels de guerre a souligné que les forces armées de l’occupation ont tué délibérément et avec sang froid plus de 19 activistes et militants pacifistes internationaux dont des secouristes, en blessant plus de 36 membres de la flottille «Liberté» lors de sa destination vers la Bande de Gaza, après un assaut de piraterie sauvage et inhumain.
La coalition a affirmé dans un communiqué, le lundi 31/5, que la flottille n’avait aucun type d’arme, et qu'elle transportait une cargaison d'aides humanitaires, dont des médicaments et des produits alimentaires aux habitants de Gaza complètement assiégés depuis plus de 4 ans consécutifs.
«La flottille ne transportait que des activistes et militants pacifistes en sympathie et solidarité avec le peuple palestinien victime du blocus injuste, dont des intellectuels et des représentants des organisations juridiques qui font leur rôle humanitaire garanti par les lois internationales», a ajouté le communiqué.
La coalition a considéré que l’agression israélienne est une piraterie et un terrorisme d’état, ainsi qu'un crime très flagrant contre l’humanité.
«Nous prenons l’initiative et nous lançons une campagne internationale pour la poursuite des dirigeants criminels israéliens qui continuent de commettre des crimes solennels et cruels contre l’humanité, et nous invitons les pays dont leurs ressortissants accompagnaient la flottille "Liberté" de porter des plaintes urgentes à la cour pénale internationale afin de condamner et emmener les coupables et dirigeants israéliens à la justice après le viole sans précédent à la loi internationale», a souligné la coalition.
La coalition a appelé le conseil de la sécurité de l'ONU à renforcer la justice et protéger la sécurité des individus, en confirmant que le gouvernement de l’occupation prouve toujours, à travers ses crimes sauvages et violations inhumaines, qu’il n’est plus intéressé par les décisions du conseil de sécurité international.

Une manifestation massive au camp d'Al Yarmouk pour protester contre l'attaque sioniste sauvage

[ 01/06/2010 - 13:08 ]
Damas - CPI

Des milliers de Palestiniens ont manifesté, le lundi 31/5, devant la mosquée de Wassim, dans le camp d’Al Yarmouk, à Damas, en exprimant leur grande colère et forte tristesse suite à l’agression criminelle de l’armée israélienne qui a pris en cible les membres de la flottille «Liberté» en destination vers Gaza.
Devant les manifestant, Dr. Marwan Abou Ras, a lancé un discours en confirmant qu’ils sont sortis pour contester contre les pratiques sauvages des forces armées occupantes sionistes et pour exprimer leur solidarité avec les activistes, militants et solidaires internationaux pris en otage par les forces sionistes, et pour avertir des crimes et agressions de l’entité sioniste qui viole tout ce qui est sacré dans les lois, règles et normes internationales, en qualifiant l’assaut sauvage sioniste d'un crime contre l’humanité et d'un piratage d’état terroriste.
Les manifestants ont salué fortement le rôle historique de la Turquie, la Syrie et l’Algérie qui ont toujours soutenu la question et les droits légitimes du peuple palestinien.
«Le monde entier doit se réveiller, car l’occupation sioniste représente, plus que jamais, une menace réelle et très dangereuse à la sécurité et la paix internationales», a souligné Abou Ras.

Les autorités de l'occupation emmènent Cheikh Raed Salah au tribunal primaire sioniste

[ 01/06/2010 - 13:16 ]
Ramallah – CPI

Les forces de l'occupation ont emmené, ce matin mardi 1 juin 2010, Cheikh Raed Salah, le président du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948, ainsi que le Cheikh Hamad Abou Da'bes, et le chef du comité de suivi des affaires des palestiniens en Palestine occupée en 1948, Mohamed Zaidan, au tribunal primaire sioniste.
Des sources médiatiques ont dit que les forces occupantes ont enquêté avec la délégation des Arabes de 1948 qui comportait le Cheikh Raed Salah, le Cheikh Hamad Abou Da'bes, la députée Hanine Zou'bi et Mohamed Zaidan, avant de libérer la députée Zou'bi à cause de son immunité parlementaire.
Des sources proches de Zou'bi ont déclaré que la députée a l'intention de tenir une conférence de presse, le mardi à midi, dans le siège du parti de l'assemblée nationale, à al-Nassera, pour présenter son témoignage autour du massacre sioniste contre la flottille "Liberté".

Les forces occupantes tuent deux résistants palestiniens à Khan Younès

[ 01/06/2010 - 13:30 ]
Gaza – CPI

 La radio sioniste a annoncé que  les forces sionistes ont exécuté, ce matin mardi 1/6, deux résistants palestiniens à l'est de Khan Younès, au sud de la Bande de Gaza.
La radio a prétendu que les deux martyrs ont tenté de s'infiltrer dans les territoires occupés en 1948 à travers la clôture sécuritaire sioniste sur les frontières de la Bande de Gaza avec les territoires palestiniens occupés en 1948.
De son côté, le directeur des urgences et des secours au ministère de la santé, Dr. Mouwia Hassanein, a dit dans une déclaration spéciale au centre palestinien d'information que l'occupation lance des obus d'artillerie, depuis les premières heures du matin de mardi, sur les maisons résidentielles dans la région d'al-Farahin, à l'est de Khan Younès, ainsi que les tirs des hélicoptères sionistes de type "Apache" et les soldats sur les tours militaires.
Hassanein a déclaré qu'il n'y a eu aucun martyr ou blessé dans cet endroit, en affirmant que les équipes de secours se sont dirigées au lieu, où on a vu des ambulances sionistes qui transportaient des blessés sionistes.
Dans le même contexte, le correspondant du centre palestinien d'information a affirmé que la région Est de Khan Younès témoigne d'une invasion sioniste et d'un bombardement contre les maisons résidentielles dans la région, depuis les premières heures de l'aube, tout en soulignant à de violents accrochages entre la résistance palestinienne et les forces occupantes.

L’opposition égyptienne demande l'expulsion de l’ambassadeur sioniste

[ 01/06/2010 - 14:07 ]
Caire - CPI

Les forces politiques et activistes de l’opposition égyptienne ont manifesté, le lundi 31/5, devant le siège du ministère des affaires étrangères pour contester contre le massacre de la flottille de la Liberté perpétré par l’armée israélienne, en tuant plus de 19 pascifistes et des dizaines de blessés qui se dirigeaient vers la Bande de Gaza en solidarité avec ses habitants assiégé depuis plus de 4 ans consécutifs.
«Celui qui assiège ses frères et ses proches est un vrai traître, et la liberté de la Palestine est un devoir pour tous les égyptiens, et quel est le sort des deux députés égyptiens, Mohamed Al Baltaji et Hazem Farouk qui participaient dans la flottille», ont dit les manifestants égyptiens, en exprimant leur grande colère contre l'assaut sauvage des forces armées sionistes qui ont commis un crime très flagrant contre l’humanité en ciblant des pacifistes internationaux et civils désarmés.
Le député égyptien allié aux frères musulmans, Saad Al Housseini a dit qu'il porte la responsabilité toute entière au gouvernement égyptien dirigé par Mohamed Hosni Moubarak, car l’occupation a agressé les membres internationaux, dont des égyptiens, après que l’Egypte a refusé d’ouvrir le passage de Rafah pour acheminer les aides humanitaires à plus d’un million et demi d’habitants de la Bande de Gaza assiégés depuis plus de 4 ans consécutifs.
Les manifestants égyptiens ont demandé dans leur communiqué :

* L’expulsion immédiate de l’ambassadeur sioniste en Égypte et le retrait de l’ambassadeur égyptien à Tel Aviv.
* L’ouverture du passage de Rafah.
* L’annulation de l’accord égyptien pour l’initiative arabe de paix avec l’ennemi terroriste sioniste.
* L’engagement du gouvernement égyptien pour la protection des députés égyptiens pris en otage par l’occupation lors de l’assaut criminel contre la flottille «Liberté».

L'occupation assassine trois résistants à Beit Lahia

[ 01/06/2010 - 17:56 ]
Gaza – CPI

Les sources médicales dans la Bande de Gaza ont annoncé, le mardi après-midi 1/6, la martyre de trois résistants après le lancement d'un missile par l'aviation sioniste contre un groupe de résistants qui se trouvaient dans la région de Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza, en levant le nombre des martyrs palestiniens assassinés par les forces criminelles sionistes à 5 personnes, durant ce jour seulement, après avoir tué 2 autres, ce matin, à Khan Younès.
Dans une déclaration de presse spéciale au centre palestinien d'information, le directeur des urgences et des secours, Mouwia Hassanein a dit que trois résistants palestiniens sont tombés en martyrs après un raid des avions militaires sionistes contre la région de Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza.
"On a transporté les martyrs à l'hôpital de Kamal Adwan", a ajouté Hassanein, en affirmant que les martyrs sont arrivés déchiquetés en morceaux, à l'hôpital, de façon qu'on ne pouvait pas les connaître.
Les sources ont déclaré que les martyrs sont Haïl al-Kadi, l'un des leaders des brigades de Nasser et le martyr résistant, Arafat Ayed et alaa Ghanem.
Les forces de l'occupation avaient assassiné, ce matin, deux Palestiniens, à Khan Younès, suite à un accrochage avec une force sioniste près de la région.
Dans le même contexte, les forces occupantes ont bombardé, cet après-midi, une maison palestinienne dans la ville de grande Abassane, en causant de grands dommages.

Une femme palestinienne blessée par les tirs de l'occupation israélienne à Rafah

[ 01/06/2010 - 18:35 ]
Gaza – CPI

Des sources médicales palestiniennes ont annoncé, le lundi 1/6, la blessure d'une citoyenne palestinienne par les tirs des forces de l'occupation israélienne à l'est de Rafah, au sud de la Bande de Gaza.
Le coordinateur des services médicaux militaires, Adham Abou Salima, a dit que la vieille femme palestinienne, Salma Abou Challouf,65 ans, a été moyennement blessée par les tirs de l'occupation israéliennel au sud de la Bande de Gaza.
Il a montré qu'Abou Challouf a été blessée par deux balles à la jambe et qu'elle a été emmenée vers un hôpital dans cette région pour la soigner.

Déraison d’État

02/06/2010
Où s'arrête la brutale arrogance, où commence la stupidité ? Sept idiots dans le gouvernement, ministres minables et inutiles, fiasco en pleine mer, le prix d'une politique erronée : avec un rare ensemble, la presse israélienne n'avait pas de mots trop durs hier pour répondre à la question. Et pour s'effarer des retombées calamiteuses pour Israël du raid de commandos mené la veille contre la flottille d'aide humanitaire qui tentait de forcer le blocus de Gaza.
De fait, les planificateurs de cette opération se seraient appliqués à accumuler erreur sur erreur, échec sur échec, qu'ils n'auraient pu faire mieux. Échec des services de renseignements d'abord, qui n'ont pas évalué à sa juste mesure, en effet, la détermination, en tout point héroïque, des militants à se défendre avec tout ce qui leur tombait sous la main. Échec de l'état-major ensuite, lequel a opéré dans les eaux internationales, se plaçant délibérément ainsi en situation de piraterie, exposant de surcroît ses commandos héliportés à des risques superflus en les lâchant comme à la parade sur le navire-amiral. Débandade politique interne pour Benjamin Netanyahu, comme déjà constaté plus haut. Et désastre diplomatique avec la réaction-éclair du Conseil de sécurité de l'ONU, avec le tollé international que ne pouvait manquer de susciter la sanglante bourde, laquelle a offusqué même les amis les plus favorablement disposés d'Israël.
Tous ces dégâts réunis n'égalent guère en gravité, toutefois, la colossale erreur stratégique qui a consisté pour Israël à s'aliéner par le sang, peuple et gouvernement, la Turquie, seule puissance musulmane de la région qui ne lui était pas foncièrement hostile, qui passait même naguère pour son allié. Car si l'État hébreu n'a pas eu trop de mal à embrigader une bonne partie du globe contre l'Iran, si les outrances verbales du président Ahmadinejad l'y ont même aidé, c'est avec un partenaire privilégié d'une Alliance atlantique prompte à se solidariser hier avec Ankara, avec une Turquie frappant avec insistance à la porte de l'Europe, une Turquie pénétrée désormais du rôle central qui lui est dévolu au Moyen-Orient, qu'il vient de se mettre sérieusement à mal.
D'autant plus remarquable d'ailleurs est cette double montée en puissance, musulmane mais non arabe, laquelle engage des populations considérables, tout autant sunnites que chiites, qu'elle vient combler le vide désespérant laissé par la désespérante inconsistance des puissances traditionnelles arabes, qu'illustre la performance purement oratoire à laquelle s'est livrée la Ligue, réunie d'urgence au Caire. Du moins aura-ton vu l'indignation planétaire porter l'Égypte, partie prenante pour ne pas dire complice du blocus infligé depuis un an et demi à Gaza, à abandonner une position devenue soudain intenable et à rouvrir à la circulation des vivres et des médicaments le passage terrestre de Rafah.
Ainsi se trouve enfoncé le second clou dans le cercueil du blocus, cette scandaleuse asphyxie qui frappe une population civile, vivant déjà bien au-dessous du seuil de pauvreté et qui aura été livrée des semaines durant à un barbare pilonnage d'artillerie avant que d'être affamée et coupée du monde extérieur. Le premier clou, c'est l'État juif lui-même qui l'aura planté par sa folle équipée de lundi. Quant au coup de grâce, c'est la communauté internationale qui est tenue de l'asséner en ordonnant la levée d'une mesure inhumaine, immorale, improductive et dangereuse pour la stabilité régionale.
Contraindre à la raison un Israël assuré de son impunité et qui a érigé en politique le culte de la force brute ; mais prévenir aussi cette forme suprême de folie que serait la fuite en avant, c'est-à-dire le torpillage définitif du processus de paix ou, pire encore, la guerre : écrasante à cet égard sera la responsabilité d'une Amérique excédée par les excès israéliens, inquiète pour ses propres intérêts vitaux et néanmoins tenue de manipuler avec la plus grande prudence la grenade Netanyahu.
Issa GORAIEB
igor@lorient-lejour.com.lb