dimanche 28 février 2010

Produits des colonies : Dans le doute, les droits sont dus

publié le samedi 27 février 2010
Gilles Milecan
 
Les produits originaires des colonies israéliennes en Cisjordanie ne peuvent bénéficier du régime douanier accordé aux produits israéliens. L’arrêt de la Cour est politiquement sensible.
Avant de rendre une décision sur le fond, une juridiction financière allemande a posé, le 1er septembre 2008, une question préjudicielle à la Cour européenne de justice. Il s’agissait pour le Finanzgericht de Hambourg de se faire préciser quels sont les tarifs douaniers à appliquer à des marchandises originaires des colonies israéliennes en Cisjordanie.
En effet, deux accords commerciaux distincts pouvaient être pris en compte. Celui qui lie, depuis 1995, les Communautés européennes, leurs Etats membres et Israël ou celui conclu en 1997 par la Communauté européenne et l’OLP agissant pour le compte de l’Autorité palestienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Ces deux accords prévoient une exemption de droits de douane pour les produits industriels. Condition posée : une collaboration de l’exportateur pour déterminer l’origine exacte des produits bénéficiant du régime préférentiel. Pas question en effet d’importer en Europe des marchandises produites ailleurs sans payer les droits de douane qui seraient dus s’ils venaient en ligne directe du pays producteur.
La firme allemande Brita entendait donc voir appliquer cette réglementation favorable aux marchandises que son fournisseur, dont le site de production est implanté à Mishor Adumin, en Cisjordanie, à l’est de Jérusalem, lui vendait.
Pour bénéficier d’un des accords douaniers, il fallait donc certifier que les marchandises fournies par Soda-Club, société israélienne, étaient produites en Israël.
Les autorités allemandes ont demandé aux autorités douanières israéliennes de confirmer que l’origine des produits que Brita souhaitait importer n’était pas située en territoires occupés.
La réponse des Israéliens évoquait "un territoire sous la responsabilité d’Israël" mais sans donner de précision quant au lieu de production.
L’Allemagne a donc considéré qu’il n’y avait pas de certitude concernant l’origine des marchandises et a refusé d’appliquer l’accord CE-Israël. Brita introduit donc un recours en justice pour voir l’accord commercial appliqué. La juridiction saisie préféra interroger la Cour de justice avant de se prononcer.
En filigrane de la réponse apportée à cette question purement commerciale, il était donc vraisemblable de lire une position politique exprimée par la Cour : les colonies israéliennes font-elles ou non partie du territoire d’Israël ?
L’arrêt est clair et s’en tient au champ d’application territorial de chacun des accords commerciaux.
L’accord CE-Israël ne s’applique pas car il n’est pas démontré que les marchandises proviennent d’Israël, et que cet accord ne s’applique pas à la Cisjordanie. L’Union considère, en effet, que les produits obtenus dans des localités qui sont placées sous administration israélienne depuis 1967 ne bénéficient pas du traitement préférentiel défini dans cet accord.
Le contrôle de l’origine des marchandises étant plus aisé pour le pays exportateur, c’est à lui qu’il revient de certifier l’origine. Cependant, l’accord prévoit que lorsqu’un doute existe à propos du lieu de fabrication, il appartient à l’Etat exportateur de fournir des renseignements suffisants pour déterminer l’origine réelle des produits. La Cour estime que la réponse fournie par Israël était insuffisante
L’accord CE-OLP ne s’applique pas davantage. Cet accord vise les marchandises produites en Cisjordanie et dans la bande de Gaza mais pour autant que l’autorité certifie qu’il s’agit de marchandises palestiniennes. Or, tant la société Brita que les autorités israéliennes affirment que les produits sont originaires d’Israël.
En se basant sur le déficit d’information du pays exportateur, et donc en établissant un manquement aux obligations prévues par l’accord CE-Israël, la Cour évite soigneusement le cœur du sujet. Les autorités allemandes ne sont pas tenues d’accorder le tarif préférentiel. Et le litige reste uniquement commercial.
publié par la Libre Belgique
http://www.lalibre.be/actu/internat... Titre modifié et chapeau : C. Léostic, Afps

Doute sur Dubai

publié le dimanche 28 février 2010
Uri Avnery – 20 février 2010

 
De temps en temps je me demande : que se passerait-il si les gouvernements du monde supprimaient simultanément toutes leurs agences d’espionnage ?
Il est vrai que ce serait un sale coup pour les auteurs et les producteurs de films qui gagnent leur vie grâce à des histoires de services secrets. Leurs productions perdraient de leur attrait.
Ce serait un désastre pour l’énorme armée de fans qui engloutissent les histoires d’espionnage, les consommateurs enthousiastes de livres et de films de héros surhumains comme James Bond et de super-génies retors comme le Smiley de John Le Carré.
Mais quel réel dommage causerait le fait que Washington n’espionne plus Moscou, et que Moscou n’espionne plus Washington, et que Washington et Moscou n’espionnent plus Pékin ? Le résultat serait un match nul. D’immenses sommes d’argent seraient sauvées, puisqu’une grande partie des efforts de toutes les agences d’espionnage est de contrer les complots de la concurrence. Avec cet argent, combien de maladies pourraient être surmontées, combien de gens affamés pourraient être nourris, combien d’analphabètes pourraient apprendre à lire et à écrire ?
Les livres et les films populaires célèbrent les succès imaginaires des services de renseignement. La réalité est beaucoup plus prosaïque, et est remplie de vrais échecs.
LES DEUX désastres classiques de l’espionnage survinrent au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Des deux côtés, les agences d’espionnage fournirent à leurs chefs politiques des estimations erronées, ou les dirigeants n’eurent pas connaissance de leurs estimations correctes. Pour ce qui est des résultats, les deux côtés s’annulent.
Le camarade Staline fut totalement surpris par l’invasion allemande de l’Union soviétique, bien que les Allemands aient mis des mois à rassembler leur énorme force d’invasion. Le Président Roosevelt fut totalement surpris par l’attaque japonaise de Pearl Harbour, bien que la majeure partie des forces maritimes japonaises y aient été engagées. Les échecs furent si importants que les aficionados des espions durent recourir à des théories de la conspiration pour les expliquer. L’une de ces théories dit que Staline avait délibérément ignoré les avertissements parce qu’il voulait surprendre Hitler avec une attaque de lui. Une autre théorie affirme que Roosevelt avait pratiquement “invité” les Japonais à attaquer parce qu’il avait besoin d’un prétexte pour lancer les Etats-Unis dans une guerre impopulaire.
Mais, depuis lors, les échecs continuent de se succéder. Tous les services occidentaux d’espionnage furent totalement surpris par la révolution de Khomeiny en Iran, dont les résultats font toujours les gros titres des journaux aujourd’hui. Les mêmes furent totalement surpris par l’écroulement de l’Union soviétique, un des événements déterminants du XXe siècle. Il furent totalement surpris par la chute du mur de Berlin. Et tous fournirent de fausses informations sur une bombe nucléaire imaginaire de Saddam Hussein, qui servit de prétexte à l’invasion américaine de l’Irak.
AH, dit notre peuple, C’est ce qui arrive chez les goys. Pas ici. Notre communauté des services d’espionnage n’a pas son pareil. L’intelligence juive a inventé le Mossad, qui connaît tout et est capable de tout. (Mossad – qui signifie “Institut” – est l’abréviation de “Institut du renseignemlent et des opérations spéciales”.)
Vraiment ? Lors du déclenchement de la guerre de 1948, tous les chefs de notre espionnage unanimement prévinrent David Ben-Gourion que les armées des Etats arabes n’interviendraient pas. (Heureusement, Ben Gourion ne tint pas compte de leur prévision.) En mai 1967, tous nos services de renseignement furent totalement surpris par la concentration de l’armée égyptienne dans le Sinaï, ce qui conduisit à la guerre des Six-Jours. (Nos chefs des services de renseignement étaient convaincus que le plus gros de l’armée égyptienne était occupé au Yémen, où une guerre civile faisait rage.) L’attaque égypto-syrienne de Yom Kippour en 1973 surprit complètement nos services de renseignement, alors que des quantités d’avertissement étaient disponibles.
Les services de renseignement furent totalement surpris par la première intifada, et encore de nouveau par la seconde. Ils furent totalement surpris par la révolution de Khomeini, alors que (ou parce que) ils étaient profondément alliés avec le régime du Shah. Ils furent totalement surpris par la victoire du Hamas aux élections palestiniennes.
La liste est longue et pas très glorieuse. Mais il y a un terrain, comme ils disent, où nos performances, au Mossad, sont sans égales : celui des assassinats (Pardon, “éliminations”.)
LE FILM DE Steven Spielnerg, “Munich” décrit les assassinats (l’“élimination”) des représentants de l’OLP après le messacre des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques. Comme chef-d’œuvre de kitsch, il ne peut être comparé qu’au film "Exodus", inspiré du livre kitsch de Léon Uris.
Après le massacre (dont la principale responsabilité incombe à l’incompétence et l’irresponsabilité de la police bavaroise), le Mossad, sur les ordres de Golda Meir, tua sept responsables de l’OLP, beaucoup pour la joie des Israéliens assoiffés de vengeance. Presque toutes les victimes étaient des diplomates de l’OLP, représentants civils de l’Organisation dans des capitales européennes, qui n’avaient aucun rapport avec les opérations violentes. Leurs activités étaient punliques, ils ils travaillaient dans des bureaux officiels et vicaient avec leurs familles dans des immeubles d’habitation. Ils furent des cibles fixes – comme celles d’un stand de tir.
Dans l’une des actions – qui ressemblmait à la récente affaire – un garçon de café marocain fut assassiné par erreur dans la ville norvégienne de Lillehammer. Le Mossad l’avait pris pour Ali Hassan Salameh, un officier supérieur du Fatah qui servait de contact avec la CIA. Les agents du Mossad, y compris une pin up blonde (il y a toujours une pin up blonde) furent identifiés, arrêtés et condamnés à une longue peine de prison (mais relâchés très tôt). Le vrai Salameh fut “éliminé” par la suite.
En 1988, cinq ans avant l’accord d’Oslo, Abou Jihad (Khalil al-Wazir), le numéro 2 du Fatah, fut assassiné à Tunis sous les yeux de sa femme et de ses enfants. S’il n’avait pas été tué, il serait probablement aujourd’hui le président de l’Autorité palestinienne à la place de Abou Mazen (Mahmoud Abbas). Il aurait joui du même niveau d’estime dans son peuple que Yasser Arafat – qui fut, vraisemblablement, tué par un poison qui ne laisse pas de traces.
Le fiasco qui ressemble le plus à la dernière action fut celle que le Mossad a tentée sur la vie de Khaled Meschaal, dirigeant important du Hamas, sur les ordres du Premier ministre Benjamin Nétanyahou. Les agents du Mossad lui tendirent une embuscade dans une rue principale de Amman et lui pulvérisèrent une toxine nerveuse dans l’oreille – qui allait le tuer sans laisser de traces. Ils furent capturés aussitôt. Le roi Hussein, le principal allié du gouvernement israélien dans le monde arabe, fut hors de lui et envoya un ultimatum furieux : ou Israël fournissait immédiatement l’antidote au poison et sauvait la vie de Meschaal, ou les agents du Mossad étaient pendus. Nétanyahou, comme d’habitude, céda, Meschaal fut sauvé et le gouvernement israélien, en prime, relacha de prison le cheikh Ahmed Yassine, principal dirigeant du Hamas. Celui-ci fut “éliminé” par la suite par un missile.
AU COURS des dernières semaines, un déluge de mot s’est déversé au sujet de l’assassinat à Dubai de Mahmoud al-Mabhouh, autre responsible supérieur du Hamas.
Les Israéliens convinrent dès le premier moment que c’était un job du Mossad. Quelle efficacité ! Quel talent ! Comment ils savaient, depuis longtemps, quand l’homme se rendrait à Dubai, quel vol il emprunterait, dans quel hôtel il résiderait ! Quel planning précis !
Les “correspondants militaires” et les “correspondants aux affaires arabes” étaient radieux sur les écrans de télévision. Leur visages disaient : oh, oh, oh, si le matériel n’était pas interdit... Si seulement je pouvais dire tout ce que je sais... Je peux seulement vous dire que le Mossad a encore prouvé que son long bras peut atteindre qui il veut partout ! Vivez dans la peur, oh ennemis d’Israël !
Quand les problèmes ont commencé à devenir apparents, et que les photos des assassins apparurent sur les télévisions du monde entier, l’enthousiasme s’est refroidi, mais seulement légèrement. Une méthode israélienne vieille et épprouvée fut utilisée : prendre un détail sans importance et en discuter avec passion, en laissant de côté le sujet principal. Se concentrer sur un arbre particulier et détourner l’attention de la forêt.
Pourquoi les agents ont-ils donc utilisé des noms de gens réel qui vivent en Israël et qui ont une double nationalité ? Pourquoi, de tous les passeports possibles, ont-ils utilisé ceux de pays amis ? Comment pouvaient-ils être sûrs que les propriétaires de ces passeports ne voyageraient pas à l’étranger à ce moment critique ?
Surtout, avaient-ils conscience que Dubai était truffé de caméras qui enregistraient tout mouvement ? Avaient-ils prévu que la police locale diffuserait les films de l’assassinat dans quasiment ses moindres détails ?
Mais ceci ne soulève pas beaucoup d’excitation en Israël. Tout le monde se dit que les Anglais et les Irlandais étaient obligés, pour la forme, de protester, mais que ce n’est qu’une pétition de principe. Dans les coulisses, il y a des connexions étroites entre le Mossad et les autres services de renseignement. Dans quelques semaines, tout sera oublié. C’est ainsi que ça a fonctionné en Norvège après Lillehammer, c’est ainsi que ça a fonctionné en Jordanie après l’affaire Meschaal. Ils protesteront, réprimanderont, et c’est tout. Alors, quel est le problème ?
LE PROBLÈME, c’est que le Mossad agit en Israël comme une fief qui ignore les intérêts politiques et stratégiques vitaux à long terme d’Israël, profitant du soutien automatique d’une Premier ministre irresponsable. C’est, comme le dit une expression anglaise, un “franc tireur” – le canon d’un navire d’antan qui a rompu ses fixations et roule autour du pont, en écrasant à mort tout marin malheureux qui se trouve sur son chemin.
Du point de vue stratégique, l’opération de Dubai a causé de lourds préjudices à la politique du gouvernement, qui définit la potentielle bombe nucléaire iranienne comme une menace existentielle pour Israël. La campagne contre l’Iran l’aide à détourner l’attention de l’occupation et la colonisation qui se poursuivent, et à persuader les Etats-Unis, l’Europe et d’autres pays à danser sur sa musique.
Barack Obama est dans le processus qui tend à mettre en place une coalition de dimension mondiale pour imposer sur l’Iran des “sanctions qui affaiblissent le pays”. Le gouvernement israélien lui sert – volontiers – de chien méchant. Il, dit aux Iraniens : Les Israéliens sont fous. Ils peuvent vous attaquer à tout moment. J’ai beaucoup de mal à les retenir. Mais si vous ne faites pas ce que je vous dis, je lâcherai la laisse et que Dieu ait pitié de votre âme !
Dubai, pays du Golfe face à l’Iran, est un élément important de cette coalition. C’est un allié d’Israël, un peu comme l’Egypte et la Jordanie. Et c’est ici que le même gouvernement israélien intervient, l’embarrasse, l’humilie, suscitant dans les masses arabes le soupçon que Dubai collabore avec le Mossad.
Dans le passé, nous avons embarrassé la Norvège, puis nous avons fâché la Jordanie, maintenant nous humilions Dubai. Est-ce raisonnable ? Demandez le à Meir Dagan, auquel Nétanyahou vient d’accorder une huitième année à la tête du Mossad, ce qui est presque sans précédent.
PEUT-ÊTRE que l’impact de l’opération sur notre réputation dans le monde est encore plus important.
Il fut un temps où il était possible de minimiser cet aspect. Laissez les goys dire ce qu’ils veulent. Mais depuis l’opération “plomb durci”, Israël est devenu plus conscient de ses implications à long terme. Le verdict du juge Goldstone, les échos du comportement d’Avigdor Lieberman, le développement de la campagne mondiale pour le boycott d’Israël – tout cela tend à suggérer que Thomas Jefferson ne parlait pas à son chapeau quand il a dit qu’aucune nation ne peut se permettre d’ignorer l’opinion de l’humanité.
L’affaire de Dubai est en train de renforcer l’image d’Israël comme étant un Etat brutal, une nation voyou qui traite l’opinion publique mondiale avec mépris, un pays qui conduit une guerre de gangs, qui envoie des escadrons de mort à l’étranger comme la mafia, une nation paria qui doit être évitée par les gens bien.
Est-ce que cela valait la peine ?
Article écrit en hébreu et en anglais le 20 février 2010, publié sur le site de Gush Shalom – Traduit de l’anglais "Dubious in Dubai" : SW

le Mossad m’a tuer

publié le samedi 27 février 2010
Martine Rousseau et Olivier Houdart
 
Dans l’affaire du responsable du Hamas trouvé mort à Dubaï dans sa chambre d’hôtel, le 20 janvier – assez probablement tué par le Mossad, “service secret” d’Israël (pas si secret que cela) –, la presse n’a pas longtemps hésité sur le terme idoine : assassinat. Mais voilà que le président Sarkozy a officiellement employé exécution à ce propos, lundi 22 février.
L’emploi de l’un ou de l’autre n’est pas neutre.
L’assassinat, c’est le “meurtre avec préméditation” selon les dictionnaires. (Le meurtre étant, lui, “l’action de tuer volontairement”. La différence entre les deux serait donc la préméditation. Ce sont en réalité de quasi-synonymes*.) L’assassinat et le meurtre sont en quelque sorte une activité “privée” mais interdite et réprimée par l’Etat. Il en va autrement avec l’exécution, opération ordinairement réservée aux Etats*, dont ils ne se cachent pas, à laquelle ils donnent même une certaine publicité, et qui est le résultat d’un jugement en bonne et due forme. On a longtemps parlé à ce propos de prérogative “régalienne” et de “haute œuvre” : “l’exécuteur des hautes œuvres” étant le bourreau, l’assassin officiel en quelque sorte.
Parler d’assassinat fait ressortir le caractère criminel de l’acte. Employer exécution, c’est faire preuve d’indulgence et lui donner une certaine légitimité : de la part d’un chef de l’Etat, Sarkozy en l’occurrence, c’est peut-être même l’expression d’une solidarité cachée : la reconnaissance, entre pairs, du droit d’occision, régalien et imprescriptible*.
On ajoutera que la tempête de protestations (le “Dubaïgate”), y compris de la part de Sarkozy, ne porte pas tant sur l’acte lui-même que sur son amateurisme et le fait qu’il a été perpétré de façon trop maladroite et voyante.
* tout au plus peut-on noter que meurtre est privé de verbe par l’affaiblissement sémantique de meurtrir, qui a eu jadis le sens de “tuer”, mais qui n’a plus que celui de “blesser”. * ou aux bandes armées truandes ou mafieuses, qui sont en fait de micro-Etats. Cf. la remarque d’Engels (le joyeux drille) sur l’Etat, qui se résume en dernière analyse à une “bande armée”.
* en France, la peine de mort est officiellement abolie, mais l’Etat, au plus haut niveau, se réserve le droit d’estourbir en douce et à l’étranger, ce que l’on appelle les “actions homo” (pour “homicide”) dans le langage des services secrets.
PS : la faute dans le titre est volontaire et fait référence au fameux “Omar m’a tuer” (affaire du meurtre de Ghislaine Marchal, en 1991).
publié sur le blog des correcteurs du Monde "Sauce piqunate"

Gaza : Marcher sur des tessons

Ecrit par Sarah Roy / trad : Monique Poupon   
27/02/2010
"Sais-tu ce que je ressens de vivre à Gaza?", m'a demandée une amie à moi. "C'est comme marcher sur du verre cassé déchirant tes pieds".
Le 21 janvier, 54 Démocrates de la Chambre ont signé une lettre au Président Obama lui demandant d'alléger drastiquement, si ce n'est pas finir, le siège de Gaza. Ils ont écrit :

"Le peuple de Gaza a souffert énormément depuis le blocage imposé par Israël et l'Egypte suivant le coup du Hamas, et particulièrement après l'Opération Coup de Plomb... La souffrance inchangée des civils de Gaza illumine l'urgence d'atteindre une solution au conflit Israélo-Palestinien, et nous vous demandons de mettre la pression pour le secours immédiat des citoyens de Gaza comme un composé urgent de vos plus grands efforts de paix du Moyen-Orient... Malgré un assouplissement ad hoc du blocage, il n'y a pas eu d'amélioration significative du blocage, il n'y a pas eu d'amélioration significative dans la quantité et l'ampleur des biens permis à Gaza... La crise a dévasté des gagne-pain, a retranché un taux de pauvreté de plus de 70 %, a augmenté la dépendance à une aide internationale irrégulière, a permis la détérioration de l'infrastructure publique et a mené au déclin marqué de l'accès à des services essentiels.
"Cette lettre est remarquable pas seulement car elle met directement au défi de lobby de la politique d'Israël - un défi sans doute né de l'extrême crise confrontant les Palestiniens, dans laquelle les Etats-Unis ont joué un rôle extrêmement dévastateur - mais aussi parce qu'elle lie la sécurité Israélienne au bien-être Palestinien. La lettre conclue : "Le peuple de Gaza, parmi d'autres peuples de la région, doit voir que les Etats-Unis sont consacrés à redresser les besoins de sécurité nécessités par l'Etat d'Israël et à s'assurer que les les besoins légitimes de la population Palestinienne sont rencontrés."
J'étais la dernière fois à Gaza en août, mon premier voyage deouis la guerre d'Israël sur le territoire il y a un an. J'étais débordée parce que j'ai vu dans un lieu que j'ai connu intimement depuis presque un quart de siècle : une terre déchirée et marqué de cicatrices, les vies de ses gens anéanties. Gaza se décompose sous le poids d'une dévastation continue, incapable de fonctionner normalement. Le vide en résultant est empli de chambres libres et de désespoir qui réfrène même ces actes de résistance et d'optimisme qui trouvent toujours quelque expression. Ce qui m'a heurtée le plus c'était l'innocence de ces gens, plus de la moitié d'entre eux des enfants, et l'indécence et la criminalité de leur punition continue.

Le déclin et l'invalidité de l'économie et la société de Gaza ont été délibérés, le résultat de la politique d'état - planifiée, implantée et renforcée consciencieusement. Alors qu'Israël supporte la plus grande responsabilité, les Etats-Unis et l'Union Européenne, parmi d'autres, sont aussi coupables, comme l'est l'Autorité Palestinienne (AP) en Cisjordanie. Tous sont complices de la ruine de ce lieu agréable. Et juste de la même façon que la chute de Gaza a été consciencieusement orchestrée, des obstacles empêchent sa recouvrance.

Gaza a une longue histoire de soumission qui a pris deux dimensions après la victoire électorale du Hamas en janvier 2006. Immédiatement après ces élections, Israël et certains pays donateurs ont suspendu leurs contacts avec l'AP, qui a vite été suivie par la suspension de l'aide directe et l'imposition ultérieure d'un boycott financier international de l'AP. Pendant ce temps Israël avait déjà retenu les revenus des taxes mensuelles et les droits douaniers collectés pour le compte de l'AP, avait mis fin avec succès à l'emploiement de Gazéens en Israël et avait réduit drastiquement le commerce externe de Gaza.

Avec l'escalade de la violence Israélo-Palestinienne, qui a mené au meurtre de deux soldats Israéliens et le kidnapping du Caporal Gilad Shalit en juin 2006, Israël a scellé les frontières de Gaza, permettant seulement l'entrée de biens humanitaires, qui a marqué le début du siège, maintenant dans sa quatrième année. L'enlèvement de Shalit a précipité un assaut militaire massif contre Gaza à la fin de juin, connu comme l'Opération Pluie d'Eté, qui visait initiallement les infrastructure de Gaza et s'est plus tard concentré sur la déstabilisation du gouvernement mené par le Hamas au travers de grèves intensifiés contre les ministres de l'AP et de plus profondes réductions en fuel, électricité, distribution d'eau et traitement des eaux usées. Cette opération de terrain presque quotidienne ne s'est pas achevée avant octobre 2006.

En juin 2007, après la prise de pouvoir du Hamas dans la Bande (qui a suivi des mois de violence interne et un coup d'état tenté par le Fatah contre le Hamas) et la dissolution du gouvernement d'unité nationale, l'AP a en réalité été coupée en deux : un gouvernement mené de facto par le Hamas - rejeté par Israël et l'Ouest - s'est formé à Gaza, et l'officiellement reconnu gouvernement dirigé par le Président Mahmoud Abbas s'est établi en Cisjordanie. Le boycott a été levé contre l'AP de Cisjordanie mais s'est intensifié contre Gaza.

S'ajoutant à la misère de Gaza, la décision du cabinet de sécurité Israélien le 19 septembre 2007 de déclarer la Bande comme une "entité ennemie" contrôlée par une "organisation terroriste". Après cette décision Israël a imposé des sanctions plus profondes qui incluent un interdit presque complet sur le commerce et pas de liberté de mouvement pour la majorité des Gazéens, incluant les travaux forcés. A la fin de 2008 un interdit sur les importations de fuel dans Gaza a été imposé. Ces politiques ont contribué à transformer les Gazéens, d'un peuple avec droits politiques et nationaux, en un problème humanitaire - pauvreté et cas de charité qui sont maintenant le responsabilité de la communauté internationale.

Non seulement les donateurs-clé internationaux, plus précisément les Etats-Unis et l'Union Européenne, ont participé au régime de sanctions contre Gaza, ils ont privilégié la Cisjordanie dans leur travail programmé. Les stratégies des donateurs maintenant supportent et renforcent la fragmentation et l'isolation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza - un but politique Israélien du processus d'Oslo - et divisent les Palestiniens en deux entités distinctes, offrant largesse à un côté tout en criminalisant et privant l'autre. Ce comportement parmi d'autres donateurs-clé internationaux reflète un changement critique dans leur approche du conflit Israélo-Palestinien, qui d'un côté s'oppose à l'occupation Israélienne, et de l'autre qui, en effet, la reconnaît. Cela peut être vu comme leur acceptation largement incontestée de la politique coloniale d'Israël et leur séparation de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza s'aggravant, ainsi que l'isolation de ceux-ci. Ce changement dans la pensée des donateurs peut aussi être vue dans leur incapacité à confronter l'annexion de facto par Israël des terres Palestiniennes et la réorganisation par Israël du conflit pour centrer Gaza, qui est désormais identifié seulement par le Hamas et donc comme des étrangers.

D'o, dans le paradigme de l'annexion (Cisjordanie) / étranger (Bande de Gaza), une quelconque résistance par les Palestiniens, de Cisjordanie ou de Gaza, contre l'occupation répressive d'Israël, incluant des tentatives contre l'autorisation économique significative, sont maintenant considérées par Israël et certains donateurs comme illégitimes et illégales. C'est ce contexte dans lequel les sanctions contre le régime de Gaza ont été justifiées, un régime qui n'a pas tergiversé depuis la fin de la guerre. Le commerce normal (duquel la toute petite économie de Gaza est désespérément dépendant) continue d'être prohibé ; les importations et exportations traditionnelles ont presque disparu de Gaza. En fait, avec certaines exceptions limitées, aucun matériel de construction ni de matière première n'ont été autorisés à rentrer dans la Bande depuis le 14 juin 2007. En effet, selon Amnesty International, seuls 41 chargements de camion de matériel de construction ont été autorisés à entrer dans Gaza entre la fin de l'offensive Israélienne mi-janvier 2009 et décembre 2009, même si le secteur industriel de Gaza requières aujourd'hui 55 000 chargements de camion de matériel brut pour la reconstruction nécessaire. Pour aller plus loin, depuis l'année où ils ont été interdits, des importations de diesel et de pétrole d'Israël pour usage privé ou commercial ont été autorisés dans Gaza en petits montants seulement quatre fois (même si l'Agence de Secours et de Travail des Nations Unies, l'ASTNU, reçoit périodiquement des provisions de diesel et de pétrole). En août passé, 90% de la population totale de Gaza a été sujette à des coupure d'électricté programmées de 4 à 8 heures par jour, pendant que les 10% restants n'avaient pas accès à l'électricité, une réalité qui reste largement inchangée.

Le blocage protégé de Gaza a résulté en un effondrement presque total du secteur privé. Au moins 95% des établissements industriels de Gaza (3 750 entreprises) ont été chacune forcées de fermer ou ont été détruites durant les quatre dernières années, avec comme résultat une perte d'entre 100 000 et 120 000 emplois. Les 5% restants opèrent à 20-50% de leurs capacités. Les vastes restrictions sur le commerce ont aussi contribué à l'érosion continue du secteur agricole de Gaza, qui était exacerbé par la destruction de 5 000 acres de terre agricole et 305 puits agricoles durant la guerre. Ces pertes incluent aussi la destruction de 140 965 oliviers, 22 745 arbres fruitiers, 10 365 dattiers et 8 822 autres arbres.

Des terres auparavant irriguées sont désormais sèches, pendant que les effluves des eaux usées suintent dans la nappe phréatique et la mer, rendant en plus la terre unitilisable. De nombreuses tentatives par les fermiers Gazéens de replanter au cours de l'année passée ont échoué à cause de la diminution et la contamination de l'eau et du haut niveau de nitrates dans le sol. Le secteur agricole de Gaza a été profondément minée par la zone tampon imposée par Israël sur les périmètres nord et est de Gaza (et par l'Egypte sur les frontières du sud de Gaza), qui contiennent un peu de la terre la plus fertile de Gaza. La zone est officiellement large de 300 mètres et longue de 55 kilomètres, mais selon les NU, des fermiers entrant dans les 1 000 mètres de la frontière se sont fait des fois tirer dessus par les IDF. Environ 30-40% de la terre agricole de Gaza est contenue dans la zone tampon. Ceci a effectivement forcé l'effondrement du secteur agricole de Gaza.

Ces profondes distorsions dans l'économie et la société de Gaza prendront - même sous le meilleur des conditions - des décennies à s'inverser. L'économie est maintenant largement dépendante de l'embaûche du secteur public, de l'aide de secours et de la contrebande, illustrant l'informalisation croissante de l'économie. Même avant la guerre, la Banque Mondiale avait déjà observé une redistribution des richesses du secteur privé forme envers les opérateurs du marché noir.

Il y a beaucoup d'illustrations, mais une qui est particulièrement surprenante concerne les changements dans le secteur banquier. Quelques jours après que Gaza ait été déclaré entité ennemie, les banques d'Israël ont annoncé leur intention de finir toutes les transactions directes avec les banques basées à Gaza et faire affaire avec leurs institutions parentes à Ramallah, en Cisjordanie. En conséquence, les banques basées à Ramallah sont devenues responsables de transferts de monnaie à leurs branches dans la Bande de Gaza. Cependant, les régulations Israéliennes interdisent le transfert de montants importants d'argent sans l'approbation du Ministère de la Défense et d'autres forces de sécurité Israéliennes. Par conséquence, durant les deux dernières années le secteur bancaire de Gaza a eu de sérieux problèmes à répondre aux demandes de liquide de ses clients. En retour, ceci a donné lieu à la croissance d'un secteur bancaire informel, qui est désormais contrôlé largement par des gens affiliés au gouvernement mené par le Hamas, faisant du Hamas l'intermédiaire financier clé. En conséquence, les changeurs, qui peuvent aisément générer du capital, sont maintenant discutablement plus forts que le système bancaire formel à Gaza, qui ne le peut pas.

Un autre exemple de l'informalité croissante de l'économie de Gaza est l'économie du tunnel, qui a émergé il y a longtemps en réponse au siège, fournissant une ligne vitale pour sa population emprisonnée. Selon des économistes locaux, environ 2/3 de l'activité économique à Gaza est dévouée actuellement juste à la contrebande des biens à l'intérieur (mais pas à l'extérieur) de Gaza. Même cette ligne vitale pourrait bientôt être diminuée, comme l'Egypte, apparemment assistée par les inégnieurs du gouvernement Américains, ont commencé à construire un mur en acier souterrain impénétrable le long de sa frontière avec Gaza dans une tentative de réduire la contrebande et de contrôler le mouvement de la population. A son achèvement, le mur sera long de 6 à 7 miles et profond de 55 pieds.

Les tunnels, qu'Israël tolère pour garder le siège intact, sont aussi devenus une imporance source de revenu pour le gouvernement du Hamas et ses entreprises affiliées, réveillant avec succès le commerce tradictionnel et formel et la réhabilitation du secteur du commerce durable. De cette façon, le siège de Gaza a mené au lent mais régulier remplacement du secteur du commerce formel par un nouveau marché, en grande partie noir, qui rejette l'enregistrement, la régulation ou la transparence et, de façon tragique, a un intérêt masqué à maintenair le status quo.

Au moins deux nouvelles classes économiques ont émergé à Gaza, un phénomène avec des précédents durant la période d'Oslo : l'une a grandi extrêmement riche de l'économie du tunnel de marché noir ; l'autre consiste en certains employés du service public qui sont payés pas pour travailler (pour le gouvernement du Hamas) par l'Autorité Palestinienne en Cisjordanie. D'où, non seulement beaucoup de travailleurs Gazéens ont été forcés d'arrêter de produire par des pressions externes, il y a maintenant une catégorie de gens qui sont récompensés pour leur manque de productivité - une illustration dure de la réalité tordue croissante de Gaza. Cela en retour a mené à des diparités économiques entre les ayant et les n'ayant pas, qui sont énormes et visibles, comme vues dans la consommation presque perverse dans les restaurants et les boutiques qui sont des domaines de richesse.

L'économie de Gaza est largement dépourvue d'activité productive en faveur d'une sorte de consommation désespérée parmi les pauvres et les riches, mais c'est la première qui n'arrive pas à combler leurs besoins. Des billions de promesses d'aide internationale doivent encore se matérialiser, donc l'énorme majorité des Gazéens reste pauvre. La combinaison d'un secteur privé dépérissant et d'un économie stagnante a mené à un fort taux de chômage, qui va de 31.6% à Gaza à 44.1% à Khan Younis. Selon la Chambre de Commerce Palestinienne, le taux de chômage de facto est plus proche des 65%. Au moins 75% des 1.5 millions de Gazéens désormais nécessitent une aide humanitaire pour combler leurs besoins en nourriture basique, comparé à 30% il y a 10 ans. Les NU rapportent en plus que le nombre de Gazéens vivant dans une pauvreté abjecte - voulant dire qu'ils sont tout à fait incapables de nourrire leurs familles - a triplé à 300 000, soit environ 20% de la population.

L'accès à d'adéquates quantités de nourriture continue à être un problème critique, et apparaît s'être développé plus gravement après la cessation des hostilités il y a un an. Des données internes de septembre 2009 jusqu'à janvier 2010, par exemple, révèlent qu'Israël ne permet aux Gazéens pas plus (et parfois moins) de 25% des approvisionnements de nourriture nécessités, avec des niveaux ayant chuté aussi bas que 16%. Durant les deux dernières semaines de janvier, ces niveaux ont décliné même plus. Entre le 16 janvier et le 29 janvier, une moyenne de 24.5 camions de nourriture et approvisionnement sont entrés chaque jour à Gaza, soit 171.5 camions par semaine. Etant donné que Gaza a besoin de 400 camions de nourriture seule par jour pour combler la population, Israël n'a permis à l'intérieur que 6% des approvisionnements de nourriture durant cette période de deux semaines. Parce que Gaza a besoin d'environ 240 000 camions de nourriture et d'approvisionnement par an pour "combler les besoins de la population l'effort de reconstruction", selon la Fédération Palestinienne des Industries, les niveaux actuels sont, en un mot, obscènes. Selon l'Organisation de l'Agriculture et de la Nourriture et le Programme Mondial de la Nourriture, "les preuves montrent que la population est soutenue au standard du plus basique et du minimum humanitaire." Cela a en grande partie contribué à la prévalence du rachitisme (petit poids pour l'age), un indice de malnutrition chronique, qui a été prononcé parmi les enfants de Gaza de moins de 5 ans, augmentant de 8.2% en 1996 à 13.2 en 2006.

L'agonie de Gaza ne finit pas ici. Selon Amnesty International, 90-95% de l'eau fournie par la nappe phréatique de Gaza est "impropre à la consommation". La majorité des ressources souterraines d'eau de Gaza est contaminée par les nitrates, bien au-dessus du standard de WHO acceptable - à quelques endroits 6 fois ce standard - ou trop salée pour l'usage. Gaza n'a plus de source d'eau propre régulière. Selon le témoignage de l'un des donateurs, "nulle part ailleurs dans le monde ne possède un tel nombre de gens exposés à de tels niveaux de nitrates durant une si longue période. Il n'y a pas dé précédent, et pas d'études pour nous aider à comprendre ce qui se passe aux gens le long des années d'empoisonnement aux nitrates", ce qui est surtout menaçant pour les enfants. Selon Desmond Travers, un co-auteur du Rapport Goldstone, "Si ces problèmes ne sont pas redressés, Gaza ne pourrait même pas être habitable selon les normes de l'Organisation Mondiale de la Santé".

C'est possible que des niveaux élevés de nitrates aient contribué à quelques changements choquants dans le taux de mortalité infantile (TMI) parmi les Palestiniens de la Bande de Gaza et de Cisjordanie. Le TMI, habituellement utilisé comme indicateur de la santé de la population, était calé parmi les Palestiniens depuis les années 1990 et montre maintenant des signes de croissance. C'est parce que les causes principales de la mortalité infantile ont changé des maladies infectieuses et de la diarrhée à la prématurité, poids de naissance bas et malformations congénitales. Ces tendances sont alarmantes (et rares dans cette région), car les taux de mortalité infantile ont décliné dans presque tous les pays en développement, incluant l'Irak.

Le peuple de Gaza sait qu'il a été abandonné. Certains m'ont dit que la seule fois où ils ont senti de l'espoir était quand ils avaient été bombardés, car au moins le monde leur prêtait de l'attention. Gaza est désormais un lieu où la pauvreté se fait passer pour une source de revenus et la charité pour du commerce. Pourtant, malgré les tentatives d'Israël et de l'Ouest pour caricaturer Gaza comme un havre de terrorisme, les Gazéens résistent toujours. Peut-être que ce à quoi ils résistent le plus est le fait de se rendre : pas à Israël, pas au Hamas, mais à la haine. Tellement de gens parlent encore de paix, de vouloir résoudre le conflit et vivre une vie normale. Pourtant, à Gaza aujourd'hui, ce n'est pas une raison pour l'optimisme mais pour le désespoir.

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A propos de Sarah Roy :

Sarah Roy est une universitaire supérieure au Centre pour les Etudes du Moyen-Orient d'Harvard. Son nouveau livre, Hamas et l'Islam Social en Palestine, arrive bientôt dans la Presse de l'Université de Princeton. En lire plus...

Traduction : Monique Poupon
http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4579

Khamenei aux Palestiniens : La résistance à Israël est la clé

28/02/2010
L'ayatollah Khamenei s'est entretenu avec le chef du bureau 
politique du Hamas, Khaled Mechaal, le leader du Jihad islamique Ramadan
 Challah, et le chef du Front populaire de libération de la 
Palestine-Commandement général (FPLP-CG), Ahmad Gibril, tous vivant en 
exil./
L'ayatollah Khamenei s'est entretenu avec le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, le leader du Jihad islamique Ramadan Challah, et le chef du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), Ahmad Gibril, tous vivant en exil./ AFP
Conflit Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré samedi aux chefs de mouvements radicaux palestiniens que la résistance soutenue était la clé de la libération de leur terre.
"La Palestine, sûrement et définitivement, sera libérée par une résistance soutenue du peuple de Palestine et par l'unité des groupes jihadistes", a dit le guide. Il s'est entretenu avec le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, le leader du Jihad islamique Ramadan Challah, et le chef du Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général (FPLP-CG), Ahmad Gibril, tous vivant en exil. "Ceux qui soutiennent le régime sioniste ne laisseront à l'histoire que honte et mauvaise réputation", a dit l'ayatollah Khamanei.
Les trois chefs palestiniens se trouvent en Iran pour participer à une conférence de soutien aux Palestiniens. L'Iran ne reconnaît pas Israël et est un ardent défenseur des groupes palestinie
Le régime du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad se présente également comme l'ennemi juré de l'État juif, qu'il appelle régulièrement à détruire. L'Iran est soupçonné par les grandes puissances et, entre autres, par Israël, de développer un programme nucléaire militaire sous couvert 

Tel Aviv et Washington renforcent leur collaboration face à Téhéran

28/02/2010

M. Barak a insisté sur la méfiance d'Israël, en demandant de "ne pas perdre de vue la possibilité que tous ces efforts n'amènent pas l'Iran à accepter les règles internationales"./ AFP
Nucléaire Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a signifié vendredi le soutien d'Israël aux efforts américains sur le dossier nucléaire iranien, au moment où les manoeuvres diplomatiques s'accentuent pour faire plier l'Iran.
"Nous apprécions beaucoup les efforts du président Barack Obama et de la secrétaire d'État pour faire en sorte que les sanctions contre l'Iran soient efficaces, quelle que soit leur nature", a-t-il dit à l'occasion d'une rencontre à Washington avec Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine. M. Barak a aussi insisté sur la méfiance d'Israël, en demandant de "ne pas perdre de vue la possibilité que tous ces efforts n'amènent pas l'Iran à accepter les règles internationales".
L'Iran est soupçonné par les grandes puissances et, entre autres, par Israël, de développer un programme nucléaire militaire sous couvert d'efforts civils. Le régime du président ultra-conservateur Mahmoud Ahmadinejad se présente également comme l'ennemi juré de l'État juif, qu'il appelle régulièrement à détruire. Après des mois d'impasse diplomatique, les États-Unis cherchent intensément à obtenir de nouvelles sanctions économiques et politiques à l'ONU, cependant qu'Israël n'exclut pas des frappes militaires.
Aux côtés de M. Barak, Hillary Clinton a redit vendredi que l'administration Obama travaillait à des sanctions, tout en rappelant sa préférence pour "une solution diplomatique pacifique". Le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Michael Mullen, s'était dit récemment "très inquiet" des conséquences d'une éventuelle attaque israélienne contre l'Iran. L'un des arguments employés par Washington pour convaincre ses partenaires est le risque de déstabilisation de tout le Proche et Moyen-Orient que comporterait une telle attaque. Ce raisonnement est en particulier tenu à la Chine, qui dispose d'un droit de veto au Conseil de sécurité et entretient des liens économiques étroits avec l'Iran, son troisième fournisseur de pétrole.
Vendredi, une délégation du gouvernement israélien s'est rendue à Pékin, pour tenter de convaincre ce pays d'accepter des sanctions. Le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshe Yaalon a rencontré un haut responsable du gouvernement chinois, le conseiller d'État Dai Bingguo.
Jeudi, Mme Clinton avait dramatisé l'enjeu, en comparant la controverse avec la République islamique à la crise des fusées soviétiques de 1962, quand le bras de fer entre Washington et Moscou avait mené le monde au bord de la destruction nucléaire.
Arrivé jeudi à Washington pour cinq jours, Ehud Barak avait d'abord rencontré jeudi son homologue Robert Gates, qui lui avait dit partager les inquiétudes d'Israël. Le ministre israélien a encore été reçu vendredi après-midi par le vice-président des États-Unis, Joe Biden. M. Biden effectuera début mars une tournée au Proche-Orient, au cours de laquelle il doit rencontrer les dirigeants d'Israël, de l'Autorité palestinienne, d'Égypte et de Jordanie.
Mme Clinton a, par ailleurs, souligné une nouvelle fois vendredi son espoir d'une reprise rapide des négociations entre Israël et les Palestiniens en vue d'une "paix complète" au Proche-Orient, qui sont interrompues depuis l'intervention militaire israélienne à Gaza, il y a 15 mois.
Les dossiers iranien et de la paix entre Israël et les Palestiniens "n'ont pas de relation directe", a estimé après l'entretien Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine.
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/648566/Tel_Aviv_et_Washington_renforcent_leur_collaboration_face_a_Teheran.html

"Israël a peur" d'assumer l'assassinat de Mabhouh, estiment les autorités de Dubaï

28/02/2010
La police de Dubaï a publié une liste de 26 suspects porteurs selon
 elle de vrais-faux passeports (12 britanniques, six irlandais, quatre 
français, trois australiens et un allemand), avec leurs photographies, 
indiquant que les passeports sont authentiques et les suspects en ont 
fait une utilisation frauduleuse par usurpation d'identité./
La police de Dubaï a publié une liste de 26 suspects porteurs selon elle de vrais-faux passeports (12 britanniques, six irlandais, quatre français, trois australiens et un allemand), avec leurs photographies, indiquant que les passeports sont authentiques et les suspects en ont fait une utilisation frauduleuse par usurpation d'identité./ AFP
Terrorisme d'État Le chef de la police de Dubaï a exhorté le patron du Mossad israélien, Méir Dagan, à reconnaître la responsabilité de son service dans le meurtre en janvier à Dubaï d'un cadre du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, dans des déclarations publiées samedi par la presse.

"Méir Dagan, le chef du Mossad, se doit d'admettre son crime (...) ou d'apporter un démenti catégorique à l'implication de son service. Mais son attitude actuelle témoigne de sa peur. Qu'il s'assume, en homme", a déclaré le général Dhahi Khalfan dans le quotidien Emarat al-Youm, organe du gouvernement local de Dubaï.
M. Khalfan -dont la police a mis en cause le Mossad pour le meurtre de Mahmoud al-Mabhouh, retrouvé mort le 20 janvier dans un hôtel de l'émirat- a annoncé vendredi posséder "une preuve irréfutable de l'ADN d'un des assassins", outre les "empreintes digitales" de plusieurs autres suspects.
La police de Dubaï a publié une liste de 26 suspects porteurs selon elle de vrais-faux passeports (12 britanniques, six irlandais, quatre français, trois australiens et un allemand), avec leurs photographies, indiquant que les passeports sont authentiques et les suspects en ont fait une utilisation frauduleuse par usurpation d'identité.
"Ce qui est sûr jusqu'à présent, c'est que la plupart des meurtriers dont les noms ont été annoncés (...) se trouvent en Israël", a souligné le général Khalfan dans al-Khaleej, un autre quotidien des Émirats.
"Dagan et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu seront tous les deux en tête des personnes recherchées par mandat international dès lors qu'il sera prouvé que le Mossad est l'auteur du meurtre et que Dagan (...) admettra franchement être responsable de la planification et de l'exécution du crime", ajoute-t-il.
Les responsables israéliens affirment que rien ne prouve l'implication de leur service secret dans l'assassinat de Mabhouh même si les médias de l'État hébreu laissent clairement entendre qu'il est bien responsable de ce crime.
Le chef de la police de Dubaï s'est félicité de "la bonne coopération" entre ses services et les cinq pays occidentaux dont les passeports ont été utilisés par le commando, au lendemain de son annonce d'un projet de création d'une unité internationale pour la traque des 26 suspects. "Il importe de former cette unité d'action pour que les meurtriers et ceux qui se tiennent derrière eux rendent compte" de leur action, a-t-il répété dans al-Khaleej, soulignant sa détermination à "traquer les assassins où ils se trouvent partout dans le monde".
Il a en outre estimé que la police de Dubaï devrait se doter désormais d'"une section spécialisée dans la lutte contre le Mossad".

Cinq nouvelles arrestations d'espions à la solde d'Israël

28/02/2010
Sécurité Au moins cinq hommes de plus, dont un ex-responsable des services de sécurité libanais, ont été arrêtés ces dernières semaines pour leur participation présumée à deux réseaux d'espionnage au profit d'Israël dans le nord et le sud du Liban, ont rapporté vendredi les médias locaux.
Un responsable des services de sécurité a confirmé sous couvert de l'anonymat que des arrestations avaient été réalisées, sans donner plus de précisions.
Les autorités libanaises ont lancé en avril une vaste opération contre les réseaux d'espionnage israéliens présumés. Plus de 70 personnes ont été arrêtées, dont des policiers et des membres des forces de sécurité équipés de matériels de surveillance et de communication dernier cri. Israël n'a fait aucun commentaire au sujet de ces arrestations.
Le Liban et Israël sont toujours techniquement en état de guerre, et l'espionnage est passible d'une peine de travaux forcés à perpétuité ou de la peine de mort s'il est prouvé qu'il a provoqué mort de citoyen libanais.
La semaine dernière, un ancien sous-officier des Forces de sécurité intérieure (FSI) a été condamné à mort pour collaboration avec Israël et pour implication dans un attentat contre deux leaders du Jihad islamique au Liban.
Mahmoud Qassem Rafeh, 63 ans, avait reconnu en 2009 avoir "collaboré avec des officiers des services de renseignement israéliens (...) en contrepartie de milliers de dollars" entre 1993 et 2006, l'année de son arrestation.
Mercredi, un procureur militaire a demandé la peine de mort contre deux Libanais accusés d'avoir fourni à l'État hébreu des informations sur le Hezbollah.
Un ressortissant libanais arrêté en février a par ailleurs reconnu des accusations d'espionnage pour le compte d'Israël, a annoncé jeudi la police libanaise. L'homme sera déféré devant un tribunal militaire.
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/648546/Cinq_nouvelles_arrestations_despions_a_la_solde_dIsrael.html

Israël menace de frapper les infrastructures de l'État en cas d'attaque du Hezbollah

28/02/2010

"Cette fois, les infrastructures de l'État libanais ne seront pas épargnées", a mis en garde le ministre israélien de la Défense.
Israël tiendra le gouvernement libanais pour responsable et frappera les infrastructures de l'État en cas d'une éventuelle attaque du Hezbollah", a menacé le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, après sa rencontre, vendredi à Washington, avec Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine.

"Il faut mettre une limite à cette situation qui sort du commun : le Liban est un pays membre de l'ONU qui compte dans son gouvernement les représentants d'une milice disposant d'un droit de veto et qui est soutenue par deux pays aussi membres de l'ONU, la Syrie et l'Iran", a encore dit M. Barak en allusion au Hezbollah. "Cette milice dispose de 45 000 missiles capables de toucher toutes les régions d'Israël et qui risquent d'etre tirées vers des régions peuplées, et cela nous est complètement inacceptable", a ajouté Barak. Le ministre israélien a assuré que l'État hébreu est assez fort pour faire face à toute escalade à sa frontiere nord, ajoutant toutefois qu'il ne la provoquerait pas.

MA RÉPONSE AUX INTIMIDATIONS DE MADAME MICHELE ALLIOT-MARIE GARDE DES SCEAUX

Par Rosita RUCKI-BERNARD
samedi 27 février 2010, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,
Madame la Ministre,
En réponse à votre allocution du 19 février 2010 lors du dernier repas du crif à Bordeaux, force est de constater votre allégeance sans faille envers cette organisation. C'est bien vous, Madame la Garde des Sceaux, qui faites un amalgame aussi scandaleux que dangereux entre antisémitisme et antisionisme. Si l'antisémitisme est effectivement contraire à mes valeurs morales, sachez que je n'attends pas qu'une loi me le rappelle !
Et puisque vous soulignez à juste titre que l'antisémitisme est indigne de l'héritage humaniste de la Patrie des droits de l'homme, permettez-moi de vous rappeler que les campagnes et débats islamophobes menées tambour battant par les politiques de tous bords depuis plus de 7 mois, ne le sont pas moins.
Qu'en est-il du travail de mémoire que la télévision, le cinéma et l'école m'imposent quotidiennement, alors que par vos multiples tentatives d'intimidations vous souhaitez me rendre complice des crimes de guerre reconnus et commis par l'Etat que vous soutenez ouvertement ? Car, soyez-en certaine, ce travail de mémoire a été si bien entretenu pendant de si longues années, qu'il me permet d'avoir le courage de vous dire STOP ! De quel droit parlez-vous de politique générale en mon nom dans un diner mondain organisé par une organisation ouvertement sioniste !
Non seulement je boycotte Israel et tous ses produits dérivés depuis les avocats jusqu'au dernier membre du betar, parce que je refuse qu'un seul de mes euros contribue au génocide d'un peuple. Mais sachez que je boycotte également la chaine de restaurants Quick, devenue propriété de l'Etat depuis qu'elle a été rachetée par une filiale de la caisse des dépôts et consignations, dans des conditions telles que la Belgique instruit une enquête au moment où je vous écris. Ce même Etat Français qui encourage jour après jour à l'incitation à la haine raciale, à des divisions entre les communautés qui n'ont pas raison d'être, à faire de l'islam la religion à réformer en attendant de lui donner le coup de grâce !
Résister à l'intolérable n'est pas un crime Madame la Ministre, c'est un devoir, et croyez bien que les paroles de Lucie Aubrac, qui a dit que résister devait se conjuguer à tous les temps, réveillent des consciences longtemps anesthésiées par les campagnes de désinformation et de censure.
Qu'en est-il Madame la Ministre de ce projet de loi sur la création d'un pôle génocide au Tribunal de Grande Instance de Paris et qui d'après un article paru le 08 janvier 2010 sur le site du crif, après que votre cabinet se soit empressé de rassurer l'organisation qui commençait à se faire du souci, ne concernerait que les crimes commis au Rwanda ? Les crimes contre l'humanité ne concernent-ils pas l'humanité toute entière ? A moins que l'Etat français et l'organisation « crifiene »considèrent que les Palestiniens ne font pas partie de cette humanité ?
Pour en revenir à vos réflexions qui font partie du travail collectif de la mémoire, permettez que je rafraîchisse la votre par la même occasion :
« La France sait ce qu'elle doit à la communauté juive », votre mémoire est-elle à ce point sélective ? 38000 soldats musulmans ont donné leurs vies entre 1914 et 1918, en août 1944, 173000 soldats arabes et africains de confession musulmane se sont battus pour libérer notre pays, 55 000 d'entre eux sont morts pour la France et les juifs de France qu'elle portait en son sein. Que dire des survivants qui se battent encore pour que leurs droits les plus élémentaires à la pension d'ancien combattant soient respectés !
« Tout sera fait pour que la communauté juive puisse se retrouver autour de ses traditions et de ses rites, au sein de la communauté nationale », je veux bien vous croire puisque depuis l'année 2009 les fêtes religieuses de Hanouka peuvent être célébrées avenue de l'Opéra à Paris où encore au champs de Mars, et dans d'autres villes françaises, sans que personne n'y trouve à redire. Que souhaitez-vous de plus ? Encore une fois un bel exemple de la laïcité à deux vitesses…
Si je constate en effet que « Tout sera fait, pour que les Juifs de France soient fiers d'appartenir à une Nation généreuse, ouverte, respectueuse des différences. Fiers de nourrir l'identité de la France, pour qu'elle garde son message universel. » , je constate aussi que dans un même temps tout est mis en oeuvre pour stigmatiser une communauté qui n'a rien demandé. Stigmatisée au point que même le programme d'histoire/géo des classes de seconde s'apprête à être remanié en faisant la part belle à l'Occident chrétien, au détriment de l'étude de la civilisation musulmane.
N'enviez-vous pas, Madame la Garde des Sceaux, le courage et la liberté de Zeyneb, cette jeune élève qui a porté comme un étendard un T-shirt Free Palestine après que son professeur d'histoire géo ait fait à la classe entière l'apologie d'Israel, un Etat reconnu comme étant un Etat assassin ?
N'éprouvez-vous pas la même honte que moi, de savoir que son courage et son civisme lui ont valu trois jours d'exclusion de son collège ?
En ce qui me concerne Madame la Garde des Sceaux, le temps de l'intimidation est bel et bien révolu et j'invite mes concitoyens de toutes confessions, et qui pensent que la justice française a encore un rôle honorable à jouer dans cette société, à faire appliquer l'article 223-6 du code pénal afin d'empêcher un génocide imminent !
Article 223-6 du code pénal : « Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende. Sera puni des mêmes peines quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours. »
Je vous prie de croire Madame la Ministre en ma volonté de résister aussi longtemps que ce mot aura un sens.
Rosita RUCKI-BERNARD
SARCELLES
LIBRE DE DROIT
Post-Scriptum :
Une autre lettre :
A La Varenne, le 23 février 2010,
Mme Martine Sevegrand
Historienne, membre associée au GSRL (CNRS)
A Madame la Ministre de l'Intérieur, 13 Place Vendôme 75042 Paris cedex
Madame la Ministre,
Je tiens à vous informer que je boycotte les produit israéliens. Je ne veux pas de produits obtenus au prix du sang et du malheur du peuple palestinien.
Comme historienne, je connais bien l'histoire de cette région, le nettoyage ethnique pratiqué par l'État d'Israël, le blocus qui continue d'affamer 1,5 millions de personnes, les confiscations de terre qui se poursuivent encore actuellement en Cisjordanie ainsi que la confiscation de l'eau au profit des colons et au détriment des paysans palestiniens.
Nombre de nos compatriotes en sont conscients, même s'ils n'ont pas toutes les informations que nous avons, vous et moi. Ils ne savent pas, pour la plupart, que le gouvernement français, dans les instances internationales, s'est fait scandaleusement complice de l'atroce guerre israélienne contre Gaza, par exemple en refusant d'approuver le Rapport Goldstone.
Oui, je boycotte les produits israéliens et j'appelle à leur boycott. Je fréquente peu les grandes surfaces mais je ne manque jamais d'examiner les produits et, en faisant mon marché, de faire préciser au commerçant la provenance des produits qu'il me propose et je les boycotte quand ils proviennent d'Israël.
Je tiens à préciser que je n'ai aucun lien familial avec les deux peuples protagonistes du conflit. Je suis d'une famille catholique, heureuse que le concile Vatican II ait rompu avec l'antisémitisme et que Jean-Paul II ait qualifié les juifs de « frères aînés » mais je n'oublie pas non plus le cri de Paul VI à la tribune de l'ONU : Jamais plus la guerre ! »
Devant l'impuissance de la communauté internationale à rétablir la paix entre Israël et les Palestiniens, l'inertie de l'Union Européenne qui ne pense qu'à commercer avec Israël, il ne reste plus aux citoyens épris de JUSTICE qu'à user de leur seule arme, le boycott. Vous reconnaitrez, j'espère, que cette méthode est non-violente. Mais si vous la jugez cependant criminelle, alors faites-moi arrêter (c'est facile) et inculper.
Je ne renoncerai pas à mon engagement pour la JUSTICE qui, seule, peut amener la paix, avec un État palestinien dans les frontières de 1967, débarrassé des colonies israéliennes qui y font obstacle et avec Jérusalem-Est comme capitale.
Veuillez croire, Madame la Ministre, à mes sentiments distingués.
Martine Sevegrand

La presse française : Le Mossad devient un appareil d’amateurs

[ 28/02/2010 - 02:34 ]
Spécial – CPI

L’affaire de l’assassinat de Mahmoud Al-Mabhouh, un des leaders du mouvement de la résistance islamique Hamas, continue de susciter des réactions diverses à l’intérieur de l’Entité sioniste. En effet, après cette affaire, l’image du Mossad a beaucoup été affectée. Beaucoup ne voient dans lui qu’un appareil d’amateurs vivant dans le passé.
Le journal français « Le courrier international » a observé, dans son numéro du 23 février 2010, quelques-unes de ces réactions. Il remarque comment ce service qui se veut le meilleur du monde, surtout au niveau technologique, est devenu un service désuet et amateur face à la police de Dubaï : « Il est alors apparu que le Mossad est aujourd’hui devenu une organisation dépassée et d’un amateurisme effrayant ». En une seule opération, il a laissé derrière lui tant d’empreintes que même un aveugle pourrait les découvrir.
Un certain nombre d’écrivains israéliens ont beaucoup critiqué le Mossad, qui reste loin de tous ces développements technologiques qui envahissent le monde entier. Le Mossad reste dans le passé et continue à croire que l’espionnage n’est qu’une personne qui se colle une barbe et change ses vêtements. « Mais le monde d’aujourd’hui est un monde informatisé, numérisé, connecté et filmé en continu », dit le Courrier international.
Plusieurs écrivains ont listé les erreurs commises par cette cellule du Mossad. Les membres de la cellule arrivent à Dubaï un peu avant l’assassinat. Il était facile alors pour la police de Dubaï de remarquer leurs passeports.
Puis ils ne remarquent pas les caméras installées partout, à l’aéroport comme à l’hôtel. On se demande pourquoi ils ont choisi des hôtels couverts et non des maisons moins observées. Ce choix reste la première raison de l’échec de l’opération du Mossad.
Par ailleurs, ils se contactent entre eux avec des téléphones cellulaires. Et « Comble du comble, les tueurs ont tous quitté l’hôtel au même moment, immédiatement après l’assassinat qu’ils venaient de commettre, au risque de se faire repérer et arrêter à l’aéroport », ajoute le journal.
Pire, « les membres du commando ont pris soin d’usurper l’identité de sept Israéliens encore en vie ». On dirait qu’ils font exprès pour être condamnés.
L’auteur de l’article se pose la question suivante : Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, avait-il pesé le pour et le contre quand il a approuvé l’opération ? Maintenant, il est clair que les pertes sont beaucoup plus importantes que les gains. Mahmoud Al-Mabhouh sera remplacé par un leader du Hamas probablement beaucoup plus dur.
Enfin, pour le journal, « le Mossad est devenu une organisation d’amateurs vivant dans un passé révolu ».
Le Mossad, une équipe jetable !
De son côté, le journal français « Dernières nouvelles d’Alsace » s’est moqué du Mossad israélien, en disant que ce service a utilisé une équipe jetable. Cette opération restera dans les annales des renseignements. C’est une nouvelle ère où une équipe perdra toutes ses capacités dès qu’elle finit sa première opération.
Cette fois, mettre la main sur les acteurs est relativement difficile. Mais le développement technologique, les caméras qui observent tout et partout, les passeports marquant les descriptions d’agents porteurs de cartes d’identité irlandaises, tout cela réduira la marge de manœuvre de telles opérations dans le futur. Le James Bond du futur sera un homme jetable. Les appareils numériques le connaîtront dès qu’il aura fait sa première opération. Il travaillera en fonctionnaire de bureau parce que son visage aura été reconnu par les policiers du monde entier.
Les signes d’une grande déception chez le Mossad sont nombreux. Les médias continuent à parler des répercutions de l’affaire. Les relations entre l’Entité sioniste et les pays européens attendront des jours meilleurs. Déjà, l’opinion publique européenne prend l’Entité sioniste pour un pays hors-la-loi.

Abou Zouhri : le document d'Orekat exprime l'échec des négociateurs

[ 27/02/2010 - 18:44 ]
Gaza – CPI

"Le document d'Orekat publié par le journal hébreu, "Haaretz" qui considère que le mouvement du Hamas représente un défi face au processus de paix vient dans le cadre des provocations continuelles contre le mouvement et justifie l'occupation", a affirmé le porte-parole du mouvement Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri.
Dans une déclaration spéciale au Centre Palestinien d'Information, Dr. Abou Zouhri a dit, le samedi 27/2, que les déclarations du haut négociateur du Fatah, Saëb Orekat, qui ciblent le mouvement du Hamas justifient l'occupation et ses crimes contre les forces nationales, malgré que tout le monde sait que l'occupation ne veut pas reconnaître les droits légaux du peuple palestinien, tout en affirmant l'échec des projets de paix à cause de l'entêtement et violations de l'occupation.
Abou Zouhri voit que le document d'Orekat montre le fiasco du mouvement Fatah et de l'autorité de Ramallah après l'échec des projets de paix, car cette équipe s'est liée au choix des négociations inutiles au dépend de l'unité et du projet national représenté par la résistance.
"Malgré les grands prix présentés par le mouvement du Fatah et l'autorité, ainsi que les menaces d'Orekat d'arrêter les coordinations sécuritaires, ce document représente une reconnaissance supplémentaire de la participation sécuritaire du Fatah avec l'occupation", a-t-il ajouté.

Al-Khoudari : les déclarations de Clinton envers le blocus sont insuffisantes

[ 27/02/2010 - 18:21 ]
Gaza – CPI

Le député et président du comité populaire anti-blocus, l'ingénieur Jamal al-Khoudari, a dit que l'appel de la ministre américaine des affaires étrangères, Hillary Clinton à l'occupation pour minimiser le sévère blocus imposé injustement contre la Bande de Gaza est insuffisant, en l'appelant à prendre une position forte et sérieuse pour finir le blocus de façon totale et définitive.
Dans une déclaration de presse, al-Khoudari a souligné, le samedi 27/2, qu'on doit briser le blocus sioniste imposé contre Gaza depuis plus de 4 ans et ouvrir les passages commerciaux pour permettre l'acheminement des besoins à plus d'un million et demi de Palestiniens assiégés.
"Le blocus cible les habitants civils, les marchands, les malades, les étudiants et tous les niveaux et secteurs dans la Bande, en confisquant leur droit à la vie avec toute dignité", a-t-il poursuivi, en ajoutant que le blocus a causé la mort de plus de 360 malades palestiniens, ainsi que la fermeture des usines, des boutiques et la destruction de l'infrastructure, alors que des dizaines d'ouvriers palestiniens sont devenus chômeurs.
Il a indiqué que le blocus est injuste, inhumain et immoral parce qu'il s'oppose avec la loi internationale, ainsi que les accords de Genève et les droits de l'homme et représente une extermination collective contre le peuple palestinien.
Il a souligné que Gaza a besoin d'une intervention sérieuse pour mettre fin au blocus et ses conséquences catastrophiques, en attirant l'attention qu'on doit comprendre que la condamnation au blocus est insuffisante et que les Gazaouis ont besoin d'un travail sérieux.

Al Khalil : des colons sionistes agressent les maisons palestiniennes

[ 27/02/2010 - 17:30 ]
Al Khalil – CPI

Des colons sionistes extrémistes ont occupé, le vendredi 26/2, la maison du citoyen palestinien, Abdel-Azim Netcha dans le quartier de Zaheda, au centre de la ville d'al Khalil, sous la protection des forces occupantes.
Des témoins oculaires ont dit que des dizaines de colons sionistes extrémistes ont organisé une marche dans la région de Mouraba Souq, près de Doubia, vers l'avant-poste colonial sioniste de Tel Roumeida, où ils ont attaqué plusieurs maisons palestiniennes par des pierres.
De leur côté, les forces occupantes ont imposé un couvre-feu dans plusieurs quartiers, dans la vieille ville.
Les forces occupantes et les colons sionistes ont poursuivent, pour le 6ème jour consécutifs, leurs accrochages avec les Palestiniens dans plusieurs régions de la ville d'al Khalil.

L'occupation compte construire 600 unités coloniales à al-Qods occupée

[ 27/02/2010 - 14:01 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le journal hébreu, "Haaretz" a rapporté que l'occupation israélienne a l'intention de construire 600 nouvelles unités coloniales dans la partie Est de la ville occupée d'al-Qods.
Il a souligné que le comité de planification a approuvé ce plan qui va frapper les efforts prodigués par les Etats-Unis pour reprendre les négociations entre l'autorité palestinienne et l'occupant.
On note que l'occupation a proposé ce plan, avant plusieurs années, qui comporte plus de 1100 unités coloniales, mais ce projet a été paralysé à cause de la propriété des palestiniens à ces terres, malgré cela le comité de la planification a approuvé le plan, dernièrement, après la confiscation de grandes surfaces des terres palestiniennes.

Khalfan s'adresse au chef du Mossad : "soyez un homme et reconnaissez votre crime".

[ 27/02/2010 - 13:53 ]
Dubaï - CPI

  Le chef général de la police de l'émirat de Dubaï, Dahi Khalfan s'est adressé au chef du service sioniste des renseignements extérieurs (Mossad), Meir Dagan, en lui disant : soyez un homme et reconnaissez votre crime très flagrant".
"L'homme responsable ne doit pas avoir peur, ni être lâche, mais il doit déclarer clairement sa responsabilité", en appelant le chef du Mossad et criminel, Meir Dagan, à reconnaître qu'il a planifié pour l'exécution du crime d'assassinat, à Dubaï, contre le leader du Hamas, Mahmoud Al-Mabhouh.
     
Lors de ses déclarations au journal émirati, "le Golf", Khalfan a affirmé, le samedi 27/2, que la police de Dubaï détient beaucoup de preuves condamnant le Mossad sioniste dont l'empreinte de l'ADN d'un assassin, ainsi que des empreintes digitales d'autres recherchés sionistes.
Khalfan a souligné que la plupart des recherchés criminels se trouvent actuellement dans l'entité sioniste, ce qui suscite une commission internationale regroupant les cinq pays dont leur souveraineté a été cruellement violée par les assassins qui ont utilisé des passeports internationaux dans le crime d'assassinat, à Dubaï.
Le chef général de la police de Dubaï a souligné que le premier ministre, Benjamin Netanyahu et le chef du Mossad, Meir Dagan, seront en tête de la liste des mandats d'arrêts contre les assassins du leader du Hamas, Mahmoud Al-Mabhouh, tout en indiquant aux bonnes coopérations des pays piégés par l'utilisation de leurs passeports dans le crime très flagrant commis, le 19 janvier passée, à Dubaï.

Une journée de colère palestinienne pour soutenir la mosquée d'Al Ibrahimi à Al-Khalil.

[ 27/02/2010 - 13:24 ]
Al-Khalil - CPI

De violents affrontements se sont produits, le vendredi après-midi 26/2, entre les forces de l'occupation et les citoyens palestiniens dans la ville d'Al-Khalil, près de la mosquée d'al Ibrahimi et la région sud, dans une action pour protester contre l'annexion de la Mosquée d'al Ibrahimi et la commémoration du 16ème massacre contre les palestiniens innocents, perpétré par le sioniste extrémiste, "Baruch Goldstein".
Selon des témoins oculaires, les forces de l'occupation ont arrêté un jeune palestinien dont on ne connaît pas encore son identité et qui se trouvait près de l'endroit des affrontements, dans le voisinage de l'école, Tarek Ibn Ziyad, en l'emmenant vers une destination inconnue après l'avoir attaqué et battu violemment.
"Des dizaines de jeunes et d'enfants ont lancé des pierres, allumé des pneus et bloqué la route principale pour faire face aux forces occupantes sionistes qui ont tiré des dizaines de bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc et métal, au moment où les jeunes palestiniens levaient les drapeaux et les banderoles vertes du Hamas.
Les forces de l'occupation ont annoncé l'état d'alerte à proximité de la vieille ville d'Al Khalil, en raison de l'intention des colons extrémistes d'envahir les esplanades sacrées et commémorer le crime d'assassinat horrible perpétré par l'extrémiste, "Baruch Goldstein".
La dernière nuit a témoigné le lancement d'un engin explosif sur la colonie de Goush Atzion, près du camp d'Aroub, au nord de la ville d'al Khalil.