mercredi 7 octobre 2009

Bande de Gaza : la France doit faire aboutir les conclusions du rapport Goldstone

publié le mardi 6 octobre 2009

Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Les nombreuses violations du droit exposées dans le rapport Goldstone sur le récent conflit dans la bande de Gaza [1] doivent mériter davantage que « la plus grande attention » du gouvernement français. La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine appelle les autorités françaises à faire pression au sein du Conseil de sécurité pour que ce rapport soit le cas échéant transmis à la Cour pénale internationale, et qu’ in fine les responsables des crimes de guerre soient jugés.

Le rapport de la mission d’enquête menée par le Juge Richard Goldstone a conclu que l’armée israélienne était responsable de « crimes de guerre » voire de « crimes contre l’humanité ». Ses membres ont reconnu que l’armée israélienne avait bel et bien mis en œuvre dans la bande de Gaza une doctrine militaire israélienne qui implique « l’usage d’une force disproportionnée et suscitant de gros dégâts et des destructions de biens et d’infrastructures civiles et des souffrances chez les populations civiles ».

1 383 Palestiniens ont été tués dont une très grande majorité de civils. Le rapport a aussi mis en cause les « groupes armés palestiniens », responsables de la mort de 3 civils israéliens, en violation du droit international humanitaire.

Le rapport Goldstone dénonce également le blocus de la bande de Gaza imposé par Israël, qui constitue une punition collective de la population palestinienne et qui a accentué les conséquences de l’opération militaire israélienne. Il demande – entre autres – la réouverture de la bande de Gaza, pour faire face à un colossal travail de reconstruction, rendu impossible par la poursuite du blocus.

La Plateforme des ONG Francaises pour la Palestine souligne que le gouvernement français avait appelé pendant le conflit dans la bande de Gaza au « respect intégral et inconditionnel du droit international applicable aux Territoires palestiniens ». Les conclusions du rapport Goldstone lui offrent l’occasion unique de joindre les actes à la parole. Rarement un rapport des Nations unies sur les Territoires palestiniens n’avait été aussi complet, dans les informations récoltées et les recommandations souhaitées.

Parmi ces informations figure ce commentaire des victimes palestiniennes et des organisations de la société civile : « chaque fois qu’un rapport n’est pas suivi d’effet, cela renforce Israël dans son sentiment d’être intouchable » et le rapport de poursuivre : « renoncer à mettre en place des mécanismes de justice renforce l’impunité et nuit à la crédibilité des Nations unies et de la communauté internationale ».

La Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine demande au gouvernement français de faire sienne cette citation et d’agir pour que ce rapport ne s’ajoute pas à la longue liste des rapports ‘classés sans suite.

[1] voir la synthèse du rapport : http://www.france-palestine.org/art...

Paris, le 25 septembre 2009Contact presse : Maxime Guimberteau

01 40 36 41 46/06 98 90 18 87

contact@plateforme-palestine.org

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Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

Campagne nationale pour la défense des libertés civiques et des droits de l’homme et pour la restauration de l’unité nationale en Palestine

publié le mardi 6 octobre 2009

Laura
Une conférence nationale, via vidéo-conférence, s’est tenue entre la Bande de Gaza et la Cisjordanie le 14 septembre 2009 afin de lancer la Campagne nationale pour la défense des libertés civiques et des droits de l’homme et pour la restauration de l’unité nationale en Palestine.

Plus de 150 représentants de partis politiques, de la société civile palestinienne, de blocs parlementaires, de personnalités politiques ainsi que de mouvement sociaux de la Bande de Gaza et de Cisjordanie ont participé à ce rassemblement.

Tous ces représentants sont conscients des violations et atteintes aux droits individuels et humains ainsi qu’aux libertés de la population de Cisjordanie et de la Bande de Gaza. Ces violations ont un impact considérable sur la cohésion sociale ainsi que sur l’avenir de la lutte nationale des Palestiniens pour la liberté. Ils sont également conscients que les divisions politiques et le conflit interne palestinien affectent négativement le système démocratique que le peuple palestinien a adopté comme moyen de gouvernance.

Pour toutes les raisons mentionnées ci-dessus, cette campagne a été lancée dans le but de défendre les libertés et les droits des Palestiniens et pour mettre fin aux divisions politiques.

Afin d’atteindre ses objectifs, le comité à l’initiative de cette campagne s’est engagé à mener à bien la campagne, en s’attachant aux particularités de chaque situation. Ce comité étudiera les perspectives à venir de la campagne par l’intermédiaire de trois sous-comités. Ces trois sous-comités identifieront et listeront les violations, en mettant en lumière les infractions au Droit Élémentaire palestinien commises par les autorités ; ils travailleront au renforcement des mécanismes de plaidoyer et de lobby pour le respect du droit en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza ; ils renforceront également les principes des droits de l’homme en dehors de toute politique partisane et, enfin, ils s’efforceront de protéger la société palestinienne de confiscations de ses droits.

Ces trois sous-comités, intitulés Plaidoyer et lobby, Médias, et Sensibilisation, mettront en place un plan d’action périodique pour les trois prochains mois, basé sur les défis à relever par la société palestinienne.

Le lancement de la campagne a été un grand succès, les participants ont approuvé la nécessité de la campagne et ont signé l’appel ainsi que le communiqué de la campagne, autant dans la Bande de Gaza qu’en Cisjordanie.

Voici le communiqué de la Campagne

Campagne Nationale pour la défense des libertés publiques et des droits de l’Homme et pour la restauration de l’unité nationale en Palestine

14 Septembre 2009

Nous considérons avoir une responsabilité nationale, éthique et légale vis-à-vis de toute action qui nuit à notre unité, au futur de notre cause et au droit à l’autodétermination du peuple palestinien. Nous sommes conscients des abus et atteintes aux droits de l’homme et aux libertés envers le peuple de Cisjordanie et de la Bande de Gaza. Nous sommes conscients de l’impact qu’ont ces violations sur le mouvement politique de notre société et sur le futur de la lutte de notre peuple pour la liberté. Nous avons également conscience que les divisions factionnelles et le conflit interne palestinien affectent le système démocratique que les Palestiniens avaient adopté comme moyen de gouvernance.

Nous devons nous engager à défendre les acquis, les luttes et sacrifices des générations successives. Nous devons également affirmer notre droit légitime à l’autodétermination et à résister à l’occupation et y mettre fin. Pour cette raison, nous, partis politiques, société civile palestinienne, blocs parlementaires, personnalités politiques et mouvements sociaux, sommes tous d’accord sur la nécessité de mettre un terme à l’étiolement du choix national démocratique. Ceci servirait à consolider les valeurs et principes de la démocratie et de l’état de droit de notre société, qui, s’ils se détérioraient davantage, mettraient en en péril non seulement les droits et libertés, mais également le futur du peuple palestinien ainsi que sa cause.

Cette situation s’amorce déjà en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza avec le conflit interne palestinien. Les meurtres et exécutions, la torture, le non respect des libertés individuelles, les arrestations politiques, les atteintes à la liberté d’opinion et d’expression et au droit au déplacement représentent de graves violations du droit palestinien et des droits de l’Homme

Nous, personnalités de la scène politique et de la société civile, nous sommes réunis pour échanger sur les moyens de mettre fin à ce déclin – qui ne sert, en définitive, que l’occupant israélien et sa politique colonialiste, basée sur l’annexion et l’occupation des territoires palestiniens. En effet, les divisions entre factions politiques palestiniennes et l’état de vulnérabilité qu’elles engendrent, sont une opportunité sans précédent pour l’occupant de mettre en place une politique discriminatoire, sans provoquer d’éclats ni de heurts

Nous exprimons notre refus de la situation dans les Territoires palestiniens occupés et notre refus de la division politique. Nous décidons de lancer une Campagne Nationale pour la défense des libertés publiques et des droits de l’Homme et pour la restauration de l’unité nationale en Palestine. La condition pour rétablir cette unité est le rétablissement des droits et libertés publiques, la mise en place d’un système judiciaire palestinien indépendant, et la protection des droits de l’homme. Nous devons à tout prix éviter de contribuer à la division politique, en maintenant les libertés et droits de tous les Palestiniens sans discrimination ni politiques partisanes

Le 14 Septembre 2009, date de lancement de cette campagne, nous déclarons notre détermination à faire respecter ces principes universels – aussi bien dans les circonstances présentes que futures. Nous maintiendrons notre campagne pour préserver la dignité et les droits des Palestiniens, jusqu’à ce que ceux-ci soient en accord avec les libertés assurées par le Droit Élémentaire palestinien.

Ramallah, 24 septembre 2009

publié aussi par Echanges et Partenariats

http://emi-cfd.com/echanges-partena...

mardi 6 octobre 2009

Le jeu du menteur : comment on nous prépare à une autre guerre d’agression

lundi 5 octobre 2009 - 08h:49

John Pilger


Dans son dernier article pour le New Statesman, John Pilger compare l’actuel appel à la guerre contre l’Iran, motivé par une fausse « menace nucléaire », avec la fabrication d’un faux sentiment de crise qui a conduit à l’invasion de l’Irak et à la mort de 1,3 million de personnes.

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1° octobre 2009, Genève - Le négociateur iranien Saeed Jalili défend lors d’une conférence de presse le droit non négociable de son pays de développer une industrie nucléaire - Photo : AP :

En 2001, l’Observer de Londres a publié une série de rapports qui alléguaient « un lien irakien » avec Al-Qaeda, et qui sont allés jusqu’à décrire la base en Irak où l’on formait des terroristes ainsi qu’une installation où l’on fabriquait de l’anthrax comme arme de destruction massive. Tout cela était faux. Fournies par le renseignement USA et des exilés irakiens, les histoires introduites par les Anglais et les médias étasuniens ont aidé George Bush et Tony Blair à lancer une invasion illégale qui a causé, selon l’étude la plus récente, 1,3 millions de victimes.

Quelque chose semblable se produit au sujet de l’Iran : la même convergence de "révélations" par le gouvernement et les médias , la même fabrication d’un sentiment de crise. « Une épreuve de force se profile avec l’Iran au sujet d’une centrale nucléaire secrète », déclare le Guardian le 26 septembre. Le leitmotiv c’est « l’épreuve de force ». L’affrontement. Le compte à rebours a commencé. Le Bien contre le mal. Ajoutez un nouveau président des USA lisse qui « a mis fin aux années Bush ». La nouvelle est reprise immédiatement à la première page notoire duGuardian du 22 mai 2007 : « Plan secret de l’Iran pour lancer une offensive en été afin de forcer les USA à quitter l’Irak. » A partir d’affirmations sans fondement émanant du Pentagone, le journaliste Simon Tisdall a présenté comme un fait certain un « plan » iranien pour faire la guerre aux forces USA en Irak et les battre avant septembre de cette année - mensonge avéré qui n’a pas été rétracté .

Dans le jargon officiel on appelle ce genre de propagande des « psy-ops », terme militaire pour désigner les opérations psychologiques. Au Pentagone et à Whitehall, celles-ci sont devenues un élément critique d’une campagne diplomatique et militaire visant à bloquer, isoler et affaiblir l’Iran en exagérant la « menace nucléaire » qu’il représente : expression maintenant employée constamment par Barack Obama et Gordon Brown, et reprise par la BBC et d’autres stations comme une nouvelle objective. Et de fait, elle est truquée.

Le 16 septembre, Newsweek a révélé que les principales agences d’information des USA avaient rapporté à la Maison-Blanche que le « statut nucléaire » de l’Iran n’avait pas changé depuis le National Intelligence Estimate(estimation du renseignement national) de novembre 2007, qui avait dit avec beaucoup de conviction que l’Iran avait arrêté en 2003 le programme dont on alléguait la mise au point. L’Agence internationale de l’énergie atomique a soutenu cette affirmation à maintes reprises.

La propagande actuelle, présentée sous forme d’articles de presse, provient de l’annonce faite par Obama selon laquelle les USA mettaient au rebut des missiles à la frontière russe. Ceci sert à dissimuler le fait que le nombre de sites de missiles étasuniens augmente en fait en Europe, tandis que les missiles « superflus » sont redéployés sur des bateaux. Le jeu est d’amener la Russie à se joindre- et à ne pas faire obstacle- à la campagne des USA contre l’Iran. Le « Président Bush avait raison, » a déclaré Obama, quand il disait « que le programme de missiles balistiques iranien constituait une menace significative [pour l’ Europe et pour les USA]. » Que l’Iran envisagerait une attaque suicidaire contre les USA est absurde. La menace, est comme jamais, à sens unique : c’est la superpuissance mondiale qui est pratiquement à l’affut aux frontières de l’Iran.

Le crime de l’Iran est son indépendance. Comme ce pays a renvoyé le tyran préféré des USA, le Shah Reza Pahlavi, il reste le dernier Etat musulman riche en ressources à échapper au contrôle des USA. Comme seul Israël a le « droit d’exister » au Moyen-Orient, le but des USA est de réduire la République islamique à l’impuissance. Ceci permettra à Israël de diviser et de dominer la région pour le compte de Washington, sans être gêné par un voisin sûr de lui. S’il est un pays dans le monde qui s’est vu donner des raisons urgentes pour développer une « dissuasion » nucléaire, c’est bien l’Iran.

Etant l’un des signataires originaux du Traité de non-prolifération nucléaire, l’Iran a constamment plaidé en faveur d’une zone dénucléarisée au Moyen-Orient. En revanche, Israël n’a jamais accepté d’inspection de l’AIEA, et sa centrale d’armes nucléaires de Dimona n’est un secret pour personne. Armé de 200 têtes nucléaires actives, Israël « déplore » les résolutions de l’ONU l’invitant à signer le TNP, tout comme il déplorait le rapport récent de l’ONU l’accusant de crimes contre l’humanité à Gaza, tout comme il garde le record mondial de violations du droit international. Il jouit de la pleine impunité parce que cette grande puissance lui accorde l’immunité.

L’ « épreuve de force » d’Obama avec l’Iran obéit à un autre programme. Des deux côtés de l’Atlantique, les médias ont été chargés de préparer l’opinion publique à une guerre sans fin. Selon la chaîne US NBC, le Général Stanley McChrystal, commandant d’US/NATO, dit qu’il faudra 500.000 soldats en Afghanistan en cinq ans. Le but est le contrôle « du prix stratégique » des gisements de gaz et de pétrole de la Mer Caspienne, de l’Asie centrale, du Golfe et de l’Iran - en d’autres termes, de l’Eurasie. Mais la guerre est opposée à 69 pour cent par le peuple britannique, à 57 pour cent par le public des USA et par près d’un être humain sur deux. « Nous » convaincre que l’Iran est le nouveau Satan ne sera pas tâche facile. La fausse déclaration de McChrystal selon laquelle l’Iran « formerait des combattants pour certains groupes de talibans » est aussi pitoyable que le pathétique Brown quand il parle « d’une ligne dans le sable ».

Selon les dénonciations de Daniel Ellsberg, un coup militaire a eu lieu aux USA pendant les années Bush, et le Pentagone envahit maintenant chaque secteur de la politique extérieure étasunienne. Le nombre de guerres d’agression menées simultanément et l’adoption d’une doctrine « d’attaque préventive » qui a abaissé le seuil des armes nucléaires, tout en brouillant la distinction entre armements nucléaires et conventionnels donneront une idée de ce contrôle.

Tout ceci tourne en dérision la rhétorique des médias d’Obama au sujet « d’un monde sans armes nucléaires ». En fait, Obama est l’acquisition la plus importante du Pentagone. Qu’il ait consenti à garder, à la demande du Pentagone, le secrétaire à la défense de Bush, Robert Gates, fauteur de guerre acharné, est un fait sans précédent dans l’histoire des USA. Gates a fait ses preuves avec l’escalade des guerres s’étendant depuis l’Asie du Sud jusqu’à la Corne de l’Afrique. Comme l’Amérique de Bush, l’Amérique d’Obama est dirigée par des personnes très dangereuses. Nous avons le droit d’être avertis. Quand donc ceux qui sont payés pour protéger la vérité feront-ils leur travail ?

John Pilger  (JPG)

30 septembre 2009 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.johnpilger.com/page.asp?...
Traduction : Anne-Marie Goossens

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7397

Bombe iranienne: Washington dément des informations du New York Times

05/10/2009 Le conseiller américain pour la sécurité nationale, le général James Jones, a démenti un article du New York Times évoquant que l'Iran a désormais suffisamment de connaissances "pour pouvoir élaborer et fabriquer" une bombe atomique "fonctionnelle".

Interrogé sur la chaîne de télévision CNN sur la question de savoir si Téhéran était plus proche qu'on ne pensait de pouvoir fabriquer une bombe atomique, le général Jones a répondu: "Non, nous nous en tenons aux rapports que nous avons publiés".

"On va voir circuler beaucoup de spéculations dans un sens ou dans un autre", a relevé le conseiller du président Barack Obama, préférant insister sur l'évolution "très importante" du dossier nucléaire iranien au cours des toutes dernières semaines, notamment l'annonce d'une visite des inspecteurs de l'AIEA sur le site de Qom prévue le 25 octobre.

"Ce que nous surveillons, ce sont leurs intentions", a déclaré le général Jones, interrogé sur le même sujet par la chaîne CBS.

L'Iran a figuré en bonne place des débats politiques du dimanche matin sur les chaînes de télévision américaines, plusieurs parlementaires appelant à des sanctions contre Téhéran ou même à des frappes militaires.

Le sénateur républicain, Lindsey Graham, a prôné une opération militaire des Etats-Unis contre l'Iran si les sanctions ne fonctionnent pas, afin de ne pas en laisser la charge à "Israël".

"Une attaque israélienne contre l'Iran serait un cauchemar pour le monde car le monde arabe se rallierait à l'Iran", a-t-il estimé. "Je ne veux pas qu'"Israël" porte ce fardeau".

Evoquant une intervention militaire "en dernier ressort", le sénateur a souhaité qu'elle frappe non seulement les installations nucléaires iraniennes mais aussi la capacité militaire de ce pays "avant qu'il ne détienne" l'arme atomique.

Pour le sénateur démocrate Evan Bayh, "les Iraniens auront la bombe atomique si rien ne les fait changer d'avis. Il faut des sanctions sévères et il les faut maintenant", a-t-il lancé.

Son collègue républicain Saxby Chambliss a estimé que des pourparlers avec l'Iran seraient plus efficaces avec de nouvelles sanctions déjà en place. "Imposons des sanctions. Rassemblons nos alliés et disons que c'est ce que nous allons faire", a suggéré ce sénateur.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=105786&language=fr

ElBaradei dément l'acquisition de la bombe nucléaire par l'Iran

05/10/2009 Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique Mohamed ElBaradei, qui s'est entretenu avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Téhéran, a démenti, dimanche, des informations du New York Times, selon lesquelles l'AIEA disposait d'un document confidentiel prouvant que l'Iran avait acquis "suffisamment de connaissances pour pouvoir élaborer et fabriquer" une bombe atomique "fonctionnelle".

M. ElBaradei, a par ailleurs, précisé que les inspecteurs de l'AIEA allaient pouvoir visiter le nouveau site d'enrichissement d'uranium, près de Qom (centre).


"Il est important de nous assurer que celle-ci (l'usine) est construite pour des raisons pacifiques". "Ce réacteur est destiné à produire des isotopes médicaux pour les malades atteints de cancer", a souligné Mohamed ElBaradei.

Par ailleurs, il a annoncé que l'Iran, les Etats-Unis, la France et la Russie se réuniraient le 19 octobre à Vienne pour discuter des possibilités de faire enrichir l'uranium iranien par un pays tiers, comme le demande Téhéran.
"Le cas de l'Iran peut être réglé par le dialogue, a dit M. ElBaradei. A présent, nous passons de la confrontation à la coopération et je demande à l'Iran de maintenir sa transparence", a encore dit, le chef de l'AIEA.
"Nous sommes à présent sur une voie adéquate. L'agence, la communauté internationale et l'Iran ont commencé des discussions constructives", a-t-il poursuivi.

De son coté, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé que "grâce à la bonne coopération entre l'Iran et l'Agence, des questions importantes ont été résolues et il n'y a plus de question ambiguë entre l'Iran et l'Agence".
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, a pour sa part affirmé, ce lundi, que M.ElBaradei, avait "salué" la coopération de l'Iran dans le domaine nucléaire.

"Il n'y a pas de prolongement militaire des activités nucléaires iraniennes. Comment pourrions nous prouver l'inexistence de quelque chose?", a déclaré par ailleurs M. Ghashghavi, démentant une nouvelle fois objectif militaire du programme nucléaire iranien. "Cela ne peut être prouvé. Il n'y a pas d'arme nucléaire" en Iran, a-t-il ajouté.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=105784&language=fr

Rencontres en France des chefs d'état-major israélien, américain et français

05/10/2009 Le chef d'état-major israélien, Gaby Ashkenazi a rencontré, dimanche, en France ses homologues américain et français, respectivement l'amiral Michael Mullen et le général Jean-Louis Georgelin, c'est ce qu'a révélé lundi un porte-parole de l'armée d'occupation.

Ashkenazi, qui a regagné "Israël" dimanche soir, les a rencontrés séparément lors d'un voyage de douze heures qui n'avait pas été annoncé à l'avance.

Les discussions ont "porté sur la situation au Proche-Orient et sur d'autres questions", a dit le porte-parole, sans autres précisions.

Selon le quotidien israélien de langue anglaise Jerusalem Post, les entretiens se sont focalisés sur l'Iran et sur le prochain exercice militaire antimissile "Juniper Cobra", prévu à la fin du mois.
Ces manœuvres israélo-américaines auront lieu en "Israël" et doivent permettre de tester les systèmes antimissiles Hetz (Arrow), THAAD (haute altitude), PAC3 et le dispositif Aegus, qui repose sur la marine, selon le journal.

D'autres manoeuvres "Juniper Cobra" ont eu lieu ces cinq dernières années, mais celles-ci devraient être les plus complexes et impliquer pour la première fois le lancement de missiles intercepteurs.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=105824&language=fr

Hanna : les attaques sionistes contre al-Qods sont des agressions contre tous les musulmans du monde

[ 05/10/2009 - 10:51 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le patriarche Ata Allah Hanna, le chef des patriarches orthodoxes grecques, a affirmé que la ville occupée d'al-Qods représente le lieu saint des musulmans et que les mesures oppressives et pratiques sauvages de l'occupation israélienne contre cette ville sacrée représentent une agression contre tous les musulmans et les hommes libres dans le monde.

Dans un communiqué de presse, dont le Centre Palestinien d'information a reçu une copie, Hanna a dit, le dimanche 4/10, que les attaques des forces occupantes contre la mosquée sainte d'al-Aqsa confirment son racisme et sa négligence aux principes moraux et humains.

Il a ajouté que les forces occupantes violent les droits de l'homme et la liberté des religions à al-Qods occupée.

Hanna a condamné fortement le silence arabe et international envers les agressions sionistes contre al-Qods et al-Aqsa, en renouvelant sa condamnation à l'autorité de Mahmoud Abbas à Ramallah qui a refusé de condamner l'occupation à l'ONU.


Israël : un ministre renonce à se rendre à Londres de crainte de poursuites

Israel - 05-10-2009
Par AFP
Le vice-Premier ministre israélien Moshe Yaalon a dû renoncer à se rendre à Londres de crainte de poursuites pour "crime de guerre" lorsqu'il était chef-d'état major entre 2002 et 2005, a-t-on appris lundi auprès de son porte-parole.

M. Yaalon, chargé des Affaires stratégiques, devait participer à un dîner de collecte de fonds en faveur des soldats israéliens.
Le département juridique du ministère israélien des Affaires étrangères a déconseillé ce voyage à l'ex chef d'état-major étant donné le risque qu'un tribunal britannique ordonne son arrestation, selon cette source.
M. Yaalon était chef d'état-major lorsqu'un appareil F16 de l'armée de l'air a largué une bombe d'un tonne à Gaza, tuant outre Salah Chehadeh, chef de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, quatorze civils dont sa femme et huit enfants, le 22 juillet 2002.
M. Yaalon avait déjà été contraint de renoncer à un voyage en Grande-Bretagne en 2005 après qu'un mandat avait été délivré par un juge britannique à la demande d'un cabinet juridique de Londres, spécialisé dans la défense des droits de l'homme, contre un autre haut gradé en poste à l'époque, le général de réserve israélien Doron Almog.
Source : France 24

Les turcs encerclent le consulat sioniste à Istanbul pour protester contre l'invasion d'al-Aqsa

Turquie - 05-10-2009
Par Palestine Info
Un groupe de jeunes turcs a encerclé, depuis minuit de dimanche jusqu'au matin de lundi 5/10, le siège du consulat de l'entité sioniste, à Istanbul, pour protester contre les tentatives sionistes d'envahir les esplanades de la mosquée sainte d'al-Aqsa sous la protection et l'aide des forces occupantes.

Les jeunes turcs ont condamné l'occupation israélienne et ses pratiques inhumaines, au milieu des voix et slogans soutenant la résistance islamique, et appelant tous les musulmans en Turquie à organiser des marches pour défendre la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Des organisations turques ont annoncé à la société turque qu'elles vont organiser, cet après-midi, le lundi 5/10, une grande marche dans la cour de Taksim à Istanbul pour se solidariser avec les palestiniens qui protégent la mosquée sainte d'al-Aqsa, tout en appelant les turcs à participer vivement à cette manifestation.

De son côté, le président de l'organisation des aides humaines a appelé tous les musulmans à être prêts pour défendre al-Aqsa

L’Algérie n’achètera pas les frégates françaises équipées de composants israéliens

Algérie - 05-10-2009
Par Mohamed Ennacer Latrèche
« Bernard Kouchner à la tête de la diplomatie française n’aide pas à l’amélioration des relations, étant donné son allégeance au lobby sioniste ». Abdelaziz Rihabi, ancien ministre et ambassadeur algérien.
On ne peut être plus clair !
Les autorités algériennes se résignent enfin à se rapprocher du peuple, au moins sur la question sioniste. Crise économique oblige, avenir moins souriant pour une économie qui peine à décoller, l’Algérie ne reviendrait-elle vers les causes justes que durant ses moments difficiles ?


Qu’on en juge. Le fameux contrat des cinq frégates (de l’arabe ferkata) françaises, au cœur d’âpres tractations entre Paris et Alger, vient de trouver son dénouement. L’Italie remporte le juteux marché de 2 milliards d’euros au détriment d’une France à la merci du couple infernal Sarko-Kouchner. Cette cuisante défaite pour la cinquième puissance, qui se traduit par la perte de 40.000 emplois sur une période de deux ans, ne sera pas sans conséquences pour d’autres pans de son économie.

Si les raisons qui ont poussé Alger à choisir le partenaire italien, au détriment de l’ancienne puissance coloniale, sont pour partie une réponse au traitement scandaleux d’une occupation jugée « positive » par une droite archaïque et néocoloniale, il en y a une qui ne va pas faire la une de nos médias sionisés : la présence de composant israéliens dans l’industrie d’armement.

Selon le premier quotidien algérien el Khabar (tirage quotidien : 800.000 ex), une autre raison aurait réellement acculé les Algériens à écarter le fournisseur français : la présence de composants de fabrication israélienne. Cette raison, étayée par le refus de Paris de fournir des garanties de cette non-présence, crédibilise largement les infos qui circulaient sur la présence d’éléments dissimulés dans les parties informatiques et dont l’utilité relèverait plus de l’espionnage que de l’usage.

La Grande-Bretagne, épinglée à son tour, est sommée de fournir des explications et des garanties sur tous les composants. Ses hélicoptères sont loin d’équiper l’armée algérienne, En portant les hélicos britishs au sommet de leur tableau de chasse, les Taliban ont tranché pour les Algériens.

Reste que dans une info d’alquds alarabi (que je vous transmets ci-dessous), il y a une phrase qui ne peut être négligée car elle émane d’Abdelaziz Rihabi, ancien ministre et ambassadeur algérien, qui a laissé entendre :

(…) outre le fait que la présence d’une personne comme Bernard Kouchner à la tête de la diplomatie française n’aide pas à l’amélioration des relations, étant donné son allégeance au lobby sioniste".

On ne peut être plus clair !

alquds alarabi - Une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères algérien, Mourad Medelci, et son homologue français, Bernard Kouchner, en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, a été annulée. Cet entretien projetait d’évoquer les relations tendues entre les deux pays, et la visite probable du Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à Paris.

L’annulation de la rencontre Medelci/Kouchner, dont aucun communiqué officiel n’a expliqué les raisons, était une surprise, dans la mesure où nombreux étaient ceux qui l’attendaient pour briser la glace entre la France et l’Algérie, résoudre les problèmes en suspens et renouer avec la dynamique qu’ont connue les relations bilatérales au cours de la présidence Chirac, et de la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, avait annoncé cette rencontre, il y a quelques jours, lors de son déplacement à l’Ouest du pays. Sauf que des indices laissaient augurer que cette rencontre, même si elle venait à avoir lieu, serait plutôt formelle, en ce sens que depuis son annonce, la France a ravivé une ancienne controverse sur les intentions nucléaires de l’Algérie, du fait de l’ampleur qu’a prise le livre sorti dernièrement, à ce sujet.

Par ailleurs, les infiltrations autour des documents secrets retrouvés par le ministère de la Défense français sur l’assassinat des 7 moines français en Algérie, et les thèses défendues dans la presse française quant à l’implication de l’armée algérienne dans ces assassinats, a exacerbé les tensions entre les deux pays.

En effet, les relations franco-algériennes n’ont jamais atteint un tel niveau de détérioration, depuis l’accession d'Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999, même pas lors de l’adoption en février 2005 par l’Assemblée nationale française, d’une loi glorifiant la colonisation ayant suscité, à l’époque, une grande polémique en Algérie.

Les rapports entre les deux pays ont été au beau fixe lors de la présidence Chirac qui voulait signer un traité d’amitié avec l’Algérie, à l’instar de celui qui a été signé avec l’Allemagne au lendemain de la guerre ; un projet qui est, désormais, renvoyé aux calendes grecques.

Abdelaziz Rihabi, ancien ministre et ambassadeur algérien a laissé entendre que "les relations franco-algériennes traversent des tensions. Malgré l’augmentation des échanges commerciaux et la signature d’un accord bilatéral stipulant le ravitaillement de l'hexagone par le Gaz algérien sur 10ans, la France n’a pas investi un sou en Algérie".

Il a estimé que "les raisons de la colère de Paris contre Bouteflika s’explique par l’annulation par Alger d’un marché de frégates françaises, pour lui préférer des frégates italiennes. Un tel marché aurait permis de préserver 40 mille emplois dans les chantiers navals français sur deux ans".(…).

Rihabi a ajouté que Bouteflika a beaucoup donné à la France, mais les Français lui ont réservé le même traitement que ses prédécesseurs, soulignant que "la France est sous l’emprise du lobby sioniste et des harkis, outre le fait que la présence d’une personne comme Bernard Kouchner à la tête de la diplomatie française n’aide pas à l’amélioration des relations, étant donné son allégeance au lobby sioniste", selon ses dires.
Source : PMF

La mosquée al-Aqsa en danger

Jérusalem - 05-10-2009
Par Comité Action Palestine > actionpalestine@hotmail.com
Les assassins sionistes, civils et militaires, lancent en ce moment même une attaque contre la mosquée al-Aqsa. Ils veulent s'emparer d'une partie, comme ils ont fait avec la mosquée al-Ibrahimi, dans la ville d'al-Khalil. Des fidèles y ont passé la nuit pour la protéger.























Les criminels ont lancé une attaque et empêchent les Palestiniens de la ville et d'ailleurs (Umm al Fahem, Nazareth, Naqab) d'y arriver. La population d'al-Quds essaie de s'avancer vers la mosquée. La population de Cisjordanie se prépare à se révolter.
Ne la laissons pas seule, isolée, face à ces barbares colonialistes représentant la haine, la destruction et la barbarie bestiale.
Soutenons, par tous les moyens disponibles, al-Aqsa et le peuple palestinien qui défend les lieux saints, qui défend et protège, pour nous, pour notre honneur et notre dignité, pour notre relève, la mosquée al-Aqsa et la ville d'al-Quds.
C'est de l'honneur de l'humanité toute entière qu'il s'agit. Si les barbares s'emparent de la mosquée al-Aqsa, c'est un affront de plus à toutes les valeurs morales, toutes les valeurs humaines, de justice, de droit, de respect de l'autre.
Ne les laissez pas faire !
Opposez-vous à la barbarie sioniste criminelle....

Diffusons l'information, le plus largement possible, expliquant la vérité, pour ceux qui ne veulent pas ou n'ont pas encore compris !
Exigeons des autorités religieuses, musulmanes, chrétiennes et juives, de s'opposer à ces criminels qui souillent les lieux saints.
Exigeons des autorités politiques des gestes clairs pour la défense des droits des musulmans et des chrétiens palestiniens en Palestine occupée, et dans al-Aqsa.
La mosquée al-Aqsa est entièrement musulmane !
La ville d'al-Quds est entièrement arabe !
Nul partage avec les sionistes criminels !


SOUTENEZ AL-AQSA !!
MOBILISEZ-VOUS POUR AL-AQSA !!

- QudsTV en Arabe
- Photos d’Al-Aqsa sur le site Sisters for Al-Aqsa (en arabe)
- Site Sisters for Al-Aqsa en Arabe
. en Anglais
sisters_for_alaqsa@quds.cc

800 nouveaux logements en construction en Cisjordanie, selon La Paix maintenant

06/10/2009
Plusieurs centaines de logements sont en cours de construction dans des colonies de Cisjordanie occupée, en dépit des appels de la communauté internationale à stopper les implantations, a indiqué hier le mouvement La Paix maintenant dans un rapport. Selon ce mouvement opposé à la colonisation, les nouveaux chantiers, lancés ces trois derniers mois, concernent 800 logements dans 34 colonies.
En outre, La Paix maintenant précise que 55 bâtiments sont sur le point d'être terminés et que les fondations pour 50 autres habitations sont en train d'être creusées.
Selon le rapport, ces projets ne concernent pas les 2 400 unités de logement déjà en chantier et dont Israël entend poursuivre la construction, même en cas de ralentissement de la colonisation.

L’esplanade des Mosquées toujours sous haute surveillance

06/10/2009
Un soldat israélien détient un Palestinien suspecté de jet de pierres à un check-point dans le camp de réfugié de Shuafat. Baz Ratner/Reuters
Un soldat israélien détient un Palestinien suspecté de jet de pierres à un check-point dans le camp de réfugié de Shuafat. Baz Ratner/Reuters
Des incidents sporadiques ont eu lieu tout au long de la journée.
La police israélienne s'est déployée en force hier dans la Vieille Ville de Jérusalem à la suite du regain de tension entre musulmans et juifs autour de l'esplanade des Mosquées. Les forces de l'ordre avaient été placées en état d'alerte dès les premières heures, mobilisant des milliers d'hommes dans la Vieille Ville, à proximité de l'esplanade, afin d'empêcher de nouveaux heurts avec des Palestiniens.
Si la Vieille Ville, très surveillée par des hélicoptères et un drone en raison de la présence de dizaines de milliers de pèlerins juifs, n'a pas connu de confrontation majeure, des incidents sporadiques ont eu lieu ailleurs tout au long de la journée. Un soldat a été poignardé dans le cou - sans que sa vie soit en danger - à un check-point dans le camp de réfugié de Shuafat, en dehors de Jérusalem, où des dizaines de Palestiniens ont bombardé de cailloux les forces de sécurité. Des jets de pierres ont été aussi signalés au check-point stratégique de Qalandia, entre Jérusalem et Ramallah, en Cisjordanie, et dans le quartier palestinien de Ras el-Amud, près de la Vieille Ville, où dix manifestants ont été arrêtées.
Afin de limiter les troubles potentiels, la police avait restreint l'accès de l'esplanade aux musulmans âgés de plus de 50 ans, à condition qu'ils soient arabes israéliens ou résidents de la partie orientale annexée par Israël après sa conquête en juin 1967. En outre, juifs et chrétiens avaient été interdits de visite. « La police autorise en général les visites sur l'esplanade, mais interdit à des fidèles juifs d'y prier », a rappelé le porte-parole de la police. Ce site, qui abrite les mosquées al-Aqsa et du Dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine. Il est aussi l'endroit le plus sacré pour les juifs qui l'appellent le Mont du Temple.
Le président de l'Office des biens musulmans (Waqf), cheikh Azam al-Khatib, chargé des lieux saints, a dénoncé ces restrictions. Il a rendu responsables de la récente tension des « extrémistes juifs qui provoquent les croyants musulmans en venant prier sur l'esplanade et ne cachent pas leur ambition d'en chasser les musulmans pour construire un temple ».
Selon la police, ces mesures ont été prises pour éviter de nouveaux heurts sur l'esplanade et dans la Vieille Ville et protéger les fidèles juifs venus prier au Mur des lamentations. « Trente mille pèlerins juifs ont pu prier tranquillement au Mur pour la fête des Cabanes (Soukkot, fête juive traditionnelle qui a lieu toute la semaine », s'est félicité le porte-parole.
Des affrontements sporadiques avaient opposé dimanche de jeunes Palestiniens à la police dans le quartier musulman de la Vieille Ville. Il y a eu sept blessés et trois arrestations. Des incidents similaires avaient éclaté il y a une semaine au même endroit, faisant une trentaine de blessés. Les Palestiniens protestaient contre l'intrusion selon eux de fidèles juifs - un groupe de touristes, selon la police - venus prier sur l'esplanade.
L'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas a exhorté la communauté internationale à « porter la question de la mosquée al-Aqsa devant le Conseil de sécurité des Nations unies ». À Gaza, à l'appel du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle le territoire, des milliers de manifestants ont appelé hier à « relancer l'intifada pour défendre al-Aqsa ».

Accord de réconciliation interpalestinienne le 26 octobre au Caire

06/10/2009

Un accord de réconciliation entre les factions rivales palestiniennes sera signé au Caire le 26 octobre, a annoncé hier à Amman le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit, dont le pays fait office de médiateur dans ce dossier. « Nous sommes convenus de réunir les factions palestiniennes au Caire le 25 octobre avant de signer un accord de réconciliation le 26 octobre », a déclaré le ministre égyptien, qui venait de rencontrer à Amman le président palestinien Mahmoud Abbas. Aucun responsable palestinien n'a pour le moment confirmé cette information.
M. Aboul Gheit, arrivé en Jordanie accompagné du chef des services de renseignements Omar Souleimane - qui mène la médiation pour une réconciliation interpalestinienne -, avait rencontré auparavant le roi jordanien Abdallah II. L'Autorité palestinienne présidée par le chef du Fateh, Mahmoud Abbas, et son principal rival, le Hamas, sont en conflit ouvert depuis la prise par la force de la bande de Gaza par le mouvement islamiste en juin 2007.
La rencontre d'hier à Amman entre MM. Aboul Gheit et Souleimane et le président Abbas devait être l'occasion d'étudier une proposition égyptienne d'accord. Selon des extraits obtenus par l'AFP, les propositions égyptiennes suggèrent la tenue d'élections législatives et présidentielle dans les territoires palestiniens mi-2010. Elles stipulent le renforcement des forces de sécurité du Fateh sous la supervision des Égyptiens et la libération des personnes détenues par les deux parties en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

lundi 5 octobre 2009

Courage et résistance au camp de réfugiés d’Aïda

dimanche 4 octobre 2009 - 09h:08

Dina Elmuti
The Electronic Intifada


Quelques puces bien motivées, mordant de façon stratégique, peuvent même grandement indisposer le plus gros des chiens et même faire bouger la plus grande des nations.

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Une clé immense à l’entrée du camp de réfugiés d’Aïda symbolise les foyers perdus par les réfugiés palestiniens durant leur dépossession.
(Photo par l’auteur)

Avec l’impression d’être aussi insignifiante qu’un insecte, j’attends que le soldat qui surveille le check-point fortifié derrière la cabine aux vitres pare-balles ait fini de vérifier nos passeports. Après quelques moments de d’examen, nos passeports nous sont rendus et on nous fait signe, d’un geste suffisant de la main, de reprendre notre route. Nous avançons au milieu des chicanes de ce mur imposant qui traverse Bethléhem, entourant villes et quartiers. L’affreux obstacle est enjolivé de dessins artistiques de la résistance et nous sert de guide pour notre destination : le camp de réfugiés d’Aïda.

Dans un contraste saisissant, le camp d’Aïda est situé derrière le somptueux hôtel intercontinental Jacir Palace. L’endroit abrite près de 5 000 personnes, le camp a connu quantité de situations d’injustice et d’humble héroïsme que j’avais envie de connaître depuis longtemps.

Ma famille et moi passons cette chaude journée du mois d’août au milieu de militants décidés, de familles et d’enfants curieux tous plus que disposés à laisser ce qu’ils sont en train de faire pour nous montrer ce lieu qu’ils ont tous fini, au fil des années, par appeler la maison. C’est dans des endroits comme Aïda qu’une vie est ramenée à sa juste valeur. Au moins, la mienne l’est certainement, dès la première famille que nous avons la chance de visiter.

Nous rencontrons un père dévoué qui consacre sa vie à élever ses cinq enfants, son épouse ayant été assassinée impitoyablement sous le feu des soldats israéliens alors qu’elle se tenait à la fenêtre, attendant que ses enfants rentrent de l’école. « C’était pendant la seconde Intifada » raconte-t-il. « Elle est morte comme une martyr, et les enfants étaient si jeunes. » Trois ans plus tard, la tristesse apparaît encore sur son visage. « Elle était l’amour de ma vie ». « Tout le monde me dit toujours de me remarier pour donner à ces enfants une mère qui s’occupera d’eux, mais je ne pourrai jamais. Je ne pourrai jamais effacer son souvenir comme cela. Elle était mon épouse. » Après un court moment, nous sommes assaillis par des bonjours enthousiastes, aigus des plus jeunes fillettes. Heureuses que la nouvelle année scolaire soit près de commencer, elles lèvent vers nous de grands yeux radieux remplis de curiosité.

Plus tard, nous avons la chance de voir notre aimable guide, Mohammad, un bénévole du camp qui nous fait faire le tour du camp, nous introduisant patiemment auprès des familles, l’une après l’autre. Chacune nous invite gracieusement à entrer et nous raconte avec chaleur ce qu’elle a dû affronter et comment elle continue de le surmonter. Personne dans le camp n’est à l’abri des difficultés, pas même notre guide calme et serein, qui a été blessé par des tirs et emprisonné par les forces israéliennes il y a quelques années seulement. « Je n’ai pas pu suivre deux années scolaires à cause de la prison, » nous dit-il solennellement avec un haussement d’épaules. Aujourd’hui, je rencontre des familles entières atteintes de cancers, pas seulement un membre de la famille, mais toute la famille. J’écoute l’histoire de ces familles qui ont perdu des êtres chers dans des conditions les plus inconcevables, et j’entre dans des maisons qui ne disposent même pas de l’eau courante quotidiennement.

Je ne peux m’empêcher de penser comment mon enfance a été choyée et confortable, comparée à celle des enfants que je rencontre aujourd’hui. Contrairement à mes frères et sœurs et à moi-même, ces enfants vivent sans connaître le privilège de pouvoir simplement tourner un robinet et d’avoir de l’eau potable, fraîche, à leur disposition. Au lieu de cela, ils recueillent des quantités d’eau insuffisantes à partir de réseaux d’eau insalubre et de systèmes d’eaux usées, le tout contrôlé par Israël.

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Dessin artistique de la résistance sur le mur à Bethléhem.

« Nous recevons de nouvelles citernes d’eau ici toutes les trois semaines environ, parfois nous n’en avons pas. Nous faisons de notre mieux pour l’économiser, sinon nous en manquerions et il nous faudrait attendre le nouvel arrivage. Quelquefois, nous restons plus d’une semaine sans eau potable, » nous dit un jeune garçon. Il semble ne pas avoir plus de 10 ans, et nous parle avec la conscience et la sagesse d’une personne bien plus âgée. J’essaye d’imaginer ce que je ferais si je devais rester une semaine sans prendre une douche tous les jours, un luxe qui nous semble tellement dû. Quand devient-il normal de priver des enfants du droit humain essentiel de l’accès à l’eau potable ? Plus important encore, quand devient-il normal pour le monde de regarder ailleurs et de tolérer une telle injustice, quand un tel problème est devenu, pour ces enfants, aussi familier dans sa répétition ?

Alors que cette journée révélatrice, pleine de nouvelles leçons, arrive à sa fin, nous nous disons adieu avec nos nouveaux amis. En témoignage de reconnaissance pour notre guide, qui nous a patiemment conduits sous une chaleur torride, ma mère donne à Mohammad un Coca. A ma grande surprise, il refuse, mais pas seulement par politesse ou par cette fierté arabe que l’on connaît, comme je le pense d’abord. « Oh, excusez-moi s’il vous plaît, en réalité, je ne soutiens aucune entreprise qui aide Israël et son occupation, » nous dit-il avec fierté, la main sur sa poitrine en un geste de remerciement.

En pleine occupation, sécheresse et agitation politique, la campagne de boycott, désinvestissement et de sanctions (BDS) est florissante dans certaines parties de Bethléhem, et je ne peux être plus heureuse et plus fière. Mohammad nous dit qu’il a entendu parler de la campagne BDS grâce au Centre Lajee (réfugiés, en arabe) du camp. Le Centre Lajee a été créé il y a près de dix ans par un groupe de jeunes gens du camp qui rêvaient d’apporter des changements et des stratégies pour défendre leurs droits, ce que leurs soi-disant dirigeants n’avaient jamais eu l’ingéniosité de faire.

Après avoir raconté cette histoire motivante à mon ami Rich, un militant vraiment désintéressé du camp d’Aïda qui commence par me présenter au Centre Lajee, j’en apprends davantage sur la naissance de la campagne dans le camp. Il explique que si Lajee est bien l’un des premiers signataires de l’appel palestinien à BDS et à ses mises en pratiques dans le camp, cette année voit surgir une brusque montée de la prise de conscience dans les nouvelles générations du camp à l’égard de cette stratégie, à la suite des massacres de l’hiver dernier à Gaza.

La population d’Aïda a enduré une véritable calamité pour faire le choix d’une action productive plutôt que de se délecter à s’apitoyer sur elle-même, et c’est ce défi qui caractérise le peuple de Palestine. Il n’arrête jamais de m’étonner. Ce bref moment passé au camp me fait prendre conscience que si ses habitants arrivent à appliquer avec succès le boycott des marchandises qui aident à financer leur situation difficile injuste, il n’y a aucune excuse logique, morale ni convaincante pour nous de ne pas faire la même chose aux Etats-Unis, surtout avec tous les choix, les ressources et les libertés dont nous avons la chance de profiter chaque jour.

Alors que je fais la queue à la porte, prête à quitter Bethléhem, je ne peux m’empêcher de me sentir toute petite une fois encore. Cette fois, cependant, je choisis de voir les choses un peu différemment. Même si je ne suis rien, pas même un simple insecte, au mieux une puce, aux yeux d’Israël, je me souviens entendu dire autrefois qu’il suffisait qu’on soit une puce contre l’injustice. Quelques puces bien motivées, mordant de façon stratégique, peuvent même grandement indisposer le plus gros des chiens et même faire bouger la plus grande des nations. Je reconnais que si même les habitants les plus jeunes du camp d’Aïda arrivent à avoir le courage de résister aux humiliations basiques de l’apartheid et de l’occupation, je le peux moi aussi, et je ne suis pas la seule.


Dina Elmuti est une étudiante de deuxième cycle en neurobiologie à l’université Eastern de l’Illinois.

Camp d’Aïda, Cisjordanie occupée, le 28 septembre 2009, Live from Palestine - The Electronic Intifada - traduction : JPP

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7401

Abbas aide Israël à se laver les mains du sang versé à Gaza

dimanche 4 octobre 2009 - 09h:05

Ali Abunimah


L’AP d’Abbas est devenue un bras actif de l’occupation israélienne et elle fait un tort réel et qui va en empirant, au peuple palestinien et à sa juste cause, écrit Ali Abunimah.

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Ce qu’a fait l’Autorité de Ramallah, c’est trahir chacune des victimes de la guerre d’agression menée par Israêl contre la bande de Gaza. "Bras actif" de l’occupation, comme l’écrit Ali Abunimah, le gouvernement fantoche de Ramallah doit impérativement être dissout.

Au moment même où il semblait que l’Autorité palestinienne (AP) de Ramallah et son Chef Mahmoud Abbas ne pouvaient pas tomber plus bas dans leur complicité avec l’occupation par Israël de la Cisjordanie et le blocus meurtrier de Gaza, Ramallah a porté un nouveau et terrible coup au peuple palestinien.

La délégation d’Abbas aux Nations Unies à Genève (représentant officiellement la moribonde Organisation pour la Libération de la Palestine) a refusé de soutenir une résolution invitant le Conseil des Droits de l’Homme à communiquer au Conseil de sécurité des Nations Unies, le rapport du juge Richard Goldstone sur les crimes de guerre à Gaza. Bien que l’AP ait agi sous la pression des Etats-Unis, il y a de fortes indications que les intérêts commerciaux d’hommes d’affaires palestiniens et du Golfe étroitement liées à Abbas ont aussi joué un rôle.

Le rapport de Goldstone, de 575 pages, documente l’évidence des choquants crimes de guerre et des crimes israéliens contre l’humanité commis durant l’assaut de l’hiver dernier sur la bande de Gaza et qui a massacré 1400 Palestiniens, dans leur grande majorité des non-combattants avec des centaines enfants parmi eux. Le rapport accuse également le mouvement de la résistance palestinienne, le Hamas, de crimes de guerre pour des tirs de fusées qui ont tué trois civils en Israël.

Le rapport Goldstone a été considéré par les Palestiniens et par les défenseurs dans le monde entier de la règle du droit comme une rupture ; ce rapport réclame en effet que les suspects rendent des comptes devant les cours internationales si Israël n’engageait pas de poursuites à leur égard. Israël n’a dans son histoire jamais tenu ses chefs politiques et militaires comme juridiquement responsables de crimes de guerre à l’encontre des Palestiniens.

Israël a été à juste titre terrifié par le rapport, mobilisant toutes ses ressources diplomatiques et politiques pour le dénigrer. Ces derniers jours, le premier ministre Benjamin Netanyahu a réclamé que si une suite était donné au rapport, « cela serait un coup très dur pour la guerre contre le terrorisme, » et « donnerait un coup mortel au processus de paix, parce qu’Israël ne pourra plus prendre d’autres mesures ni de risques pour la paix si son droit à l’autodéfense est nié. »

Sans surprise un des premiers alliés dans la campagne israélienne pour son impunité a été l’administration d’Obama, dont l’ambassadeur aux Nations Unies, Susan Rice, a fait connaître « de très graves préoccupations » concernant le rapport et a dénigré le travail de Goldstone comme « non équilibré, unilatéral et fondamentalement inacceptable. » (Rice était cohérente avec elle-même, puisqu’ elle avait déclaré en avril dernier au journal « Politico » qu’une des raisons principales pour l’administration Obama de se joindre au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies était de combattre ce qu’elle a qualifié de « merde [crap] anti-Israël. »)

Goldstone, publiquement présenté par sa fille comme un sioniste aimant Israël, est un ancien juge de la cour suprême sud-africaine, et un juriste international très respecté. Il a été procureur en chef dans les tribunaux des Nations Unies afin de juger les crimes de guerre au Rwanda et dans l’ex-Yougoslavie.

Il n’y a aucun doute que le rapport Goldstone est un coup très dur à la capacité qu’a Israël de commettre de futurs crimes de guerre en toute impunité ; cette semaine, encouragés par le rapport, des avocats au Royaume Uni ont demandé à une cour de justice de lancer un mandat d’arrêt contre le ministre israélien de la défense, Ehud Barak, alors qu’il était en visite. Cette action n’a pas abouti, mais le gouvernement israélien a pris des mesures exceptionnelles ces derniers mois afin de protéger ses officiels des poursuites, craignant que des arrestations soient juste une question de temps. Avec la campagne internationale croissante en faveur du boycott, du désinvestissement et des sanctions, la crainte de finir devant les tribunaux à la Haye semble être la seule chose qui fasse réfléchir la société et le gouvernement israéliens dans leur voie destructrice.

On pourrait penser que les représentants auto désignés du peuple palestinien ne jetteraient pas cette arme par-dessus bord. Mais, selon Ibrahim Khraishi, l’ambassadeur d’Abbas, l’AP de Ramallah a enterré ses efforts à la demande des Américains parce que, dit-il, « nous ne voulons pas placer un obstacle devant eux. »

L’excuse avancée par Khraishi selon quoi la résolution est juste reportée jusqu’au printemps ne tient pas la route. À moins qu’une mesure soit prise maintenant, le rapport de Goldstone sera enterré d’ici là et les preuves des crimes israéliens — nécessaires pour des poursuites — peuvent être plus difficiles à rassembler.

Cette dernière capitulation survient environ deux semaines après qu’Abbas se soit présenté à un sommet à New York avec le président américain Barack Obama et Netanyahu, en dépit du fait qu’Obama ait abandonné sa demande que cesse les construction par Israël de colonies juives sur la terre palestinienne occupée. Également sous la pression des Etats-Unis, l’AP a abandonné son engagement de ne pas reprendre de négociations à moins que les constructions de colonies ne se soient gelées, et a accepté de participer à des « entretiens pour la paix » sous l’égide des Etats-Unis et avec Israël à Washington cette semaine. Israël, en attendant, a annoncé des plans pour la plus grande colonie construite en Cisjordanie depuis 1967.

Ce qui est encore plus écoeurant, est la réelle possibilité que l’AP aide Israël à se laver les mains du sang versé à Gaza pour quelque chose d’aussi bas que les gains financiers d’hommes d’affaires étroitement liés à Abbas

« The Independent » [Grande-Bretagne] rapportait le 1° octobre :

« Shalom Kital, un aide du ministre de la défense Ehud Barak, a indiqué aujourd’hui qu’Israël ne libérera pas une part des fréquences depuis longtemps demandées par l’Autorité palestinienne pour permettre le lancement d’une deuxième compagnie de télécommunications pour téléphones mobiles, à moins que l’AP ne laisse tomber ses efforts pour traduire les militaires et les dirigeants israéliens devant la justice à cause de l’opération israélienne. » (« Les Palestiniens crient au ‘chantage’ après les menaces d’Israël quant au service téléphonique, » de l’indépendant, 1° octobre).

Kital a ajouté que c’était une « condition » que l’AP abandonne spécifiquement ses efforts pour qu’une suite soit donnée suite rapport Goldstone. L’entreprises de télécommunication Wataniya a été été présentée en avril dernier par l’agence Reuters comme « une compagnie soutenue par Abbas » qui est une « joint-venture » entre des investisseurs qataris et koweitiens et le Fonds d’Investissement Palestinien, dans laquelle un des fils d’Abbas est étroitement impliqué. De plus, Reuters a indiqué que la « startup » n’a apparemment eu aucun problème de financement puisque les investisseurs de Golfe ont reçu des millions de dollars « d’aide des USA sous forme de garanties de prêt à l’origine prévues pour les fermiers palestiniens et des entreprises de taille petite ou moyenne » (voir « L’aide des Etats-Unis va à la compagnie téléphonique palestinienne soutenue par Abbas, » Reuters, 24 avril 2009).

Juste un jour avant que la délégation d’Abbas jette sa résolution à Genève, Nabil Shaath, « ministre des affaires étrangères » de l’AP a dénoncé la menace israélienne à propos de Wataniya comme « un chantage » et avait crié sur tous les toits que les Palestiniens ne céderaient jamais.

La trahison du peuple palestinien par l’AP quant au rapport Goldstone, comme sa « coordination sécuritaire » permanente avec Israël pour supprimer toute résistance et activité politique en Cisjordanie, devraient ôter les derniers doutes sur le fait [que l’AP] est un bras actif de l’occupation israélienne et qu’elle fait un tort réel et qui va en empirant, au peuple palestinien et à sa juste cause.

2 octobre 2009 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7407

Les autorités du Hamas dans Gaza vont suivre les recommandations du rapport Goldstone

samedi 3 octobre 2009 - 08h:14

Ma’an News Agency


Les Palestiniens, qui sont les victimes, devraient continuer à faire des concessions ? C’est inacceptable, dit Ahmad Yousef lors d’une longue entrevue avec Ma’an News Agency.

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Ahmad Yousef, un des principaux responsables du mouvement Hamas et conseiller du Premier Ministre Ismaïl Haniyeh

Le mouvement Hamas reste critique à l’égard du rapport de la Commission de Goldstone à propos des allégations de crimes de guerre commis dans Gaza, mais il appliquera néanmoins ses recommandations et étudiera les accusations selon lesquelles des groupes de combattants ont violé les règles de la guerre, a déclaré Ahmad Yousef, un des principaux responsables du mouvement Hamas.

Dans une longue entrevue accordée à son domicile dans la ville de Rafah [sud de la bande de Gaza], Yousef a indiqué que bien qu’il soit en désaccord avec la mise en parallèle faite par le juge Richard Goldstone entre les forces d’occupation et la résistance palestinienne, le gouvernement à Gaza , soutenu par le Hamas, « fera de son mieux » cependant pour mener des enquêtes sur les décès de trois civils israéliens.

La réaction de Yousef a été différente de celle d’Israël qui a refusé de coopérer avec la mission exploratoire du juge Goldstone pour le compte des Nations Unies et a fustigé son rapport de 574 pages comme étant partial. Jeudi, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait la suggestion que le gouvernement [israélien] puisse créer une commission d’enquête à propos des conclusions du rapports Goldstone.

Le rapport Goldstone faisait partie des dizaines de points abordés durant la longue conversation entre Ma’an et Yousef, lequel assure les fonctions de conseiller pour les affaires étrangères auprès du Premier Ministre du gouvernement de Gaza, Ismail Haniyeh.

Ma’an : Nous avons été choqués de voir quelle dévastation continue de subsister après l’attaque israélienne contre Gaza l’hiver dernier. Que font le Hamas et le gouvernement en place pour avancer dans la reconstruction ?

Ahmad Yousef : Au nom de Dieu, le plus aimable, le plus compatissant... Au commencement, après la guerre nous avons annoncé que nous faisions bon accueil à tous les efforts pour reconstruire Gaza. Nous sommes plus qu’accueillants. Nous n’imposons aucune restriction sur aucun effort qui aille dans cette direction.

Mais sans matériaux il va être difficile de reconstruire. Nous avons essayé de fournir des tentes et des caravanes pour assurer que les gens qui ont perdu leurs maisons soient au moins logées. Vous savez qu’Israël a fermé toutes les portes. Si vous avez l’intention de faire quelque chose, sans ouverture des postes-frontières ce sera en vain. Si la communauté internationale, si l’UNRWA ne peuvent rien faire, alors que pouvons-nous faire ?

Malheureusement le monde n’exerce pas de pression sur Israël pour qu’il ouvre les passages. Chacun crie à qui veut l’entendre qu’il ne peut rien y faire.

Ma’an : À votre avis, que doit faire la communauté internationale ? Où la pression doit-elle être appliquée ?

AY : Ils doivent faire pression sur Israël pour que soit levé le blocus, pour permettre à la reconstruction de commencer.

Ma’an : Vous avez dit que vous n’imposeriez pas de restrictions sur les efforts de reconstruction. Est-ce que cela s’applique aussi à ceux qui viennent du gouvernement de Ramallah ?

AY : Naturellement, si Ramallah a l’intention d’investir une partie de l’argent des donateurs. Ils doivent également coopérer avec les institutions que nous avons à Gaza. Personne ne viendra juste pour remettre de l’argent et des matériaux de construction sans consultation avec les autorités locales. Et je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème à cet égard pour coordonner quelque chose avec Ramallah.

Ma’an : Quelle était votre réaction face aux conclusions du rapport de la Commission du juge Goldstone, récemment publié ?

AY : Cela dépend sous quel angle vous regardez le rapport. Si vous regardez le rapport sous une perspective morale et politique vous ne devriez pas blâmer le Hamas ou les groupes qui défendaient Gaza contre l’agression. Les Israéliens ont commencé la guerre, et ils ont fait usage de la technologie militaire la plus avancée que l’homme ait jamais connue pour causer ce genre de destruction à grande échelle. Par conséquent les groupes [de la résistance] sont obligés d’employer tout ce qui est nécessaire et entre leurs mains pour défendre la population.

Le rapport a tenté de tirer un trait d’égalité d’une façon ou d’une autre entre les agresseurs et les victimes. C’est précisément pour cette raison que nous ne sommes pas totalement satisfaits du rapport.

Mais d’une façon générale le rapport a mis en lumière les crimes contre l’humanité commis par les Israéliens, et [les enquêteurs] recommandent aussi aux Nations Unies de faire pression sur les autorités israéliennes pour que soient menées des investigations de façon à amener les criminels devant la justice. Que le rapport soit aussi critique, de façon ou d’autre, vis à vis des Palestiniens, c’est sur cela que nous émettons une certaine réserve. D’un point de vue de « realpolitik », vous pouvez dire, sans crainte de vous tromper que le rapport place sous les projecteurs les crimes israéliens contre les Palestiniens.

Ma’an : Le rapport a également demandé des enquêtes sur des allégations de violations du côté palestinien. Acceptez-vous cette recommandation ?

AY : Nous ferons de notre mieux, aussi. Ils ont mentionné que trois Israéliens ont été tués. C’est très bien. Le Hamas a toujours dit qu’ils visaient les bases militaires. Comme ce sont des armes primitives - les fusées, parce qu’elles sont faites de façon artisanales - peut-être certaines de ces fusées ont manqué leurs cibles, et certaines d’entre elles sont tombées trop tôt.

A nouveau, parce que ce sont des armes primitives, , je pense qu’il est injuste de faire cette comparaison face à nos 6000 blessés et 1400 tués. Et comparer aux Qassams artisanales et aux mortiers dont nous disposons, les armes de pointe israéliennes, les bombes intelligentes, les F-16 et les [hélicoptères] Apaches, c’est comme comparer l’épée avec le bâton.

Ma’an : En juillet, vous avez accordé une entrevue au magazine « The Economist » dans laquelle vous disiez que le Hamas était « prêt à reconnaître Israël. » Plus tard vous vous êtes rétracté et nous en avons rendu compte à Ma’an. Qu’avez-vous voulu dire au juste ?

AY : En fait je n’ai pas fait cette déclaration. J’ai été cité de façon incorrecte dans une entrevue qui n’avait pas été enregistrée. L’interviewer était un des principaux rédacteurs [du journal] et je m’étais attendu à plus de professionnalisme de sa part. Je l’ai appelé à propos de cette citation incorrecte et il était prêt à corriger la déclaration. J’ai publié un autre communiqué clarifiant les choses que j’avais réellement dites.

La question de la reconnaissance n’est pas exigée par le droit international. Il n’y a rien dans le droit international exigeant d’un peuple occupé qu’il reconnaisse son occupant. C’est une demande israélienne unilatérale où ils continuent d’exiger que le Hamas les reconnaissent. Nous, le peuple dont la terre est occupée, nous nous réservons le droit de nous défendre, et l’occupation doit cesser.

La vision politique du Hamas est limpide comme le cristal. Nous avons dit que nous accepterions un état palestinien sur les frontières d’avant 1967. Nous avons dit que nous ne gênerons aucun effort de paix qui conduira à l’établissement d’un État indépendant, libre, avec Jérusalem comme capitale.

Ma’an : Vous voulez dire Gaza, la Cisjordanie et Jerusalem ?

AY : Les territoires occupés et Jérusalem-est pour capitale. Nous pouvons décréter une trêve de 10 à 20 ans. Cela signifie également le droit au retour, parce qu’il est également garanti par la résolution 194 des Nations Unies. Israël doit aussi accepter cette résolution des Nations Unies qui garantit le droit au retour et la compensation pour les réfugiés palestiniens de la Diaspora. Oui.

Ma’an : Il est clair que le Hamas travaille dur pour accéder à la sphère internationale et au processus politique. Nous avons par le passé demandé à Tony Blair pourquoi le Quartet [Russie, Nations Unies, Union Européenne et Etats-Unis] ne traite pas avec le Hamas, bien que Khalid Mesh’al ait indiqué dans une entrevue avec le « New York Times » le même jour, que le Hamas acceptait les frontières de 1967. Il a répondu que le Quartet comprenait cela, que ce n’était pas une question de communication. Comment pourrait-on sortir de cette impasse ? Qui va les amener à changer leur position ?

AY : Je pense que la communauté internationale doit changer d’attitude et faire en sorte qu’Israël adhére au droit international et aux résolutions des Nations Unies. Ce n’est pas aux Palestiniens, qui ont été acculés en permanence dans leurs derniers retranchements de continuer à faire des concessions aux Israéliens car ce sont eux qui ont le dessus. Ils disposent de l’option militaire. Les Palestiniens, qui sont les victimes, devraient continuer à faire des concessions ? C’est inacceptable.

Ma’an : Abordons encore la question de la position du Hamas vis-à-vis d’Israël. Quand vous dites reconnaissance, vous voulez dire la reconnaissance de la légitimité d’Israël et de la légitimité de l’occupation.

AY : Cette question est d’une grande complexité, parce que la question palestinienne a des dimensions religieuses, politiques, morales et juridiques. Il faut tenir compte de toutes ces dimensions. Il n’est pas logique de demander aux Palestiniens, qui ont perdu leur patrie, de reconnaître leur occupant. L’OLP a déjà reconnu Israël, et qu’ont-ils obtenu en échange ? Rien.

Je ne pense pas que les Israéliens aient la moindre intention de résoudre le problème. Les Israéliens gagnent en permanence du temps pour construire toujours plus de colonies en Cisjordanie et pour voler la majeure partie des terres stratégiques, de sorte que nous des Palestiniens n’ayons aucune chance d’avoir un Etat. Les Israéliens volent chaque année plus de terre, installant toujours plus de colonies en Cisjordanie. Déjà plus de 200 implantations coloniales existent en Cisjordanie avec différents nombres d’habitants et cumulant près d’un demi-million de colons.

Si nous nous taisons, dans 10 années il n’y aura plus de Cisjordanie du tout, excepté ces quelques zones extrêmement peuplées, et je ne sais pas ce que [les Israéliens] en feront.

Ma’an : Dans la plate-forme de gouvernement négociée à la Mecque en 2007, vous avez établi une formule où le président Abu Mazen [Mahmoud Abbas] gardait le contrôle du dossier des négociations, et il pouvait ou non négocier avec Israël. Êtes-vous intéressés à remettre sur pied une telle plate-forme ?

AY : Si nous aboutissons dans les entretiens nationaux de réconciliation et si nous avons un gouvernement d’unité ou une coalition avec la participation du Hamas - à coup sûr la question de savoir qui va négocier au nom des Palestiniens sera discutée. Lorsque nous avions un gouvernement d’unité, Abu Mazen avait obtenu ce mandat.

Maintenant que nous sommes divisés, du point de vue du Hamas je ne pense pas qu’il ait ce genre de mandat. Nous devons d’abord définir une plate-forme politique commune, en tant que gouvernement d’unité ou de coalition. [...]

Ma’an : Ainsi, votre position est qu’en raision de la division, parce qu’il n’y a aucun gouvernement d’unité, et avec toutes ces discussions autour de la reprise de négociations, vous dites qu’Abbas n’a pas même la légitimité de parler de négociations ?

AY : Bien sûr, du point de vue du Hamas il n’a pas de légitimité. S’il parle... Abu Mazen a énoncé beaucoup de choses même sans consulter l’OLP. Il pense avoir le droit de faire ce qu’il veut. Du point de vue du Hamas il n’a aucune légitimité.

Au moment où la division s’est installée entre la Cisjordanie et Gaza, Abu Mazen a lancé sa propre initiative et ses propres propositions. Il ne nous a pas consultés, aussi pourquoi devrions-nous lui donner ce genre de mandat. Nous ne savons pas exactement ce qu’il fait.

De ce que nous avons entendu venant d’Abu Ala [le négociateur de l’AP Ahmad Quriea], après tous ces cycles de négociations et après toutes ces étreintes et embrassades avec [l’ancien premier ministre israélien Ehud] Olmert, il apparaît que nous avons obtenu un zéro pointé, aussi pourquoi nous devons compter sur quelqu’un qui a gagné un parfait zéro et qui nous a discrédités comme Palestiniens dans la communauté mondiale, parmi les Arabes et les musulmans en nous disant de façon trompeuse qu’il obtenait quelque chose et que c’était pour cela qu’il embrassait Olmert.

Abbas envoie de mauvais signaux, de notre part à nous comme Palestiniens, vers la communauté internationale... selon quoi quelque chose bougerait, mais si vous regardez et voyez la fin de notre route, nous n’avons n’a pas réalisé notre destin ni toutes les choses dont parle Abu Mazen [Abbas] ... Il n’y a rien qu’il ait vraiment réalisé.

Ma’an : Abu Mazen est-il toujours le président légitime de la Palestine ?

AY : Toujours du point de vue du Hamas, je ne pense pas qu’il faille le considérer comme un président légitime parce que son mandat est arrivé à son terme, et à la lumière de la loi fondamentale [palestinienne] il a perdu cette légitimité. Mais c’est une question controversée ; je ne pense pas qu’il soit utile de continuer à en parler.

Ma’an : Quel est votre point de vue sur la suggestion qu’il y ait de nouvelles élections en janvier ?

AY : Si vous devez avoir des élections, vous avez besoin en premier de la réconciliation nationale. Et quand vous avez la réconciliation nationale, il faut au moins six mois de préparation aux élections pour mettre en place les procédures exigées pour un processus électoral. Je ne pense pas que c’est faisable. Nous sommes maintenant à la fin septembre et nous avons besoin d’au moins deux ou trois mois pour combler le fossé entre le Fatah et le Hamas. Pour préparer le terrain pour des élections vous avez besoin d’au moins de six mois.

Ma’an : Donc ne dont il y a réellement besoin, c’est d’une unité administrative, un cadre institutionnel simple entre la Cisjordanie et Gaza.

AY : C’est exact. Et vous voyez dans la vision égyptienne comment résoudre la fracture, ils ont mentionné qu’ils pourrait être nécessaire d’attendre la mi-2010. Ils comprennent la complexité de la situation : le prochain cycle de négociations, combien de temps durera-t-il ? Les éléments qui sont dans la proposition égyptienne, combien de temps faudra-t-il pour les implémenter ? La réforme des services de sécurité et autres sujets.

Ma’an : Estimez-vous qu’il y a eu un progrès dans les propositions égyptiennes ? Deviennent-elles plus réalistes ?

AY : Je pense que cette fois il y a une lueur d’espoir et de la place pour de l’optimisme, plus que dans les cycles de négociations qui ont précédé. Pendant les entretiens il y avait beaucoup de difficultés et chacun a essayé de surmonter les obstacles, mais je pense que cette fois la vision égyptienne a tenu compte des demandes du Fatah comme de celles du Hamas. J’estime que les Egyptiens tentent de promouvoir une sorte du compromis acceptable aux deux parties. Je pense que nous sommes plus optimistes qu’à tout autre moment qui a précédé.

2 octobre 2009 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Claude Zurbach

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7402