dimanche 27 avril 2014

Les Palestiniens prisonniers en Israël sont prêts pour une grève de la faim de masse !

dimanche 27 avril 2014 - 08h:12
Joe Catron
Près de deux cents détenus administratifs palestiniens, emprisonnés indéfiniment sans inculpation ni jugement en vertu des ordonnances des tribunaux militaires israéliens, ont annoncé leur intention de lancer dès ce jeudi, une grève de la faim de masse pour leur liberté.
JPEG - 115.3 koUm Ibrahim (au centre) assure une présence constante au sit-in hebdomadaire devant le bureau de la Croix-Rouge dans la ville de Gaza - Photo : APA/Mohammed Asad
L’information est arrivée alors que des manifestations et évènements à travers la Palestine et le monde commémoraient pour la 40e année, la Journée des prisonniers palestiniens.
Des milliers de personnes ont visité une exposition sur la place Saraya, l’ancien site de la prison israélienne à Gaza, puis se sont réunis à l’extérieur du bureau du Comité international de la Croix-Rouge.
Après les manifestations, Ibrahim Baroud, libéré des prisons israéliennes il y a un an, s’est entretenu avec The Electronic Intifada à son domicile dans le camp de réfugiés de Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza.
Parmi les milliers et milliers d’anciens prisonniers palestiniens dans la bande de Gaza, Baroud est remarquable non seulement en raison de sa longue détention de 27 ans, qui en fait un des plus anciens détenus palestiniens, mais aussi par les immenses efforts déployés par sa mère durant son absence.
En 1995, neuf ans après la capture de son fils par les forces israéliennes, Ghalia - également connue sous le nom d’Um Ibrahim - organisait un sit-in dans la cour du Comité international de la bureau de la Croix -Rouge avec Handoumeh Wishah, ou Um Jaber, qui avait à l’époque quatre fils en prison.
Bien que peu nombreux au début, leur présence s’est maintenue semaine après semaine, année après année, traversant les transitions politiques et les offensives militaires, prenant de plus en plus d’importance dans les activités de soutien aux prisonniers à Gaza. Les sit-in sont devenus un lieu fort d’unité politique.
Les femmes protestent
Au fil des années, Um Ibrahim a mis les femmes au premier plan dans une série de manifestations, sans craindre la confrontation, afin de mettre en évidence la question des prisonniers. Elles ont ainsi bousculé le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Nasser Al Qidwa, en 2005 avec un discours enflammé, et elles ont bombardé le convoi du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon avec des chaussures et des pierres alors que celui-ci entrait dans la bande de Gaza en 2012.
Les sit-in se poursuivent aujourd’hui, et les parents et ceux qui soutiennent les prisonniers, dont beaucoup de mères et d’épouses de détenus, occupent la cour de la Croix-Rouge tous les lundis matin. Leur nombre ne fait qu’augmenter, en même temps que leurs efforts pour libérer les prisonniers - que ce soit par des négociations politiques, des grèves de la faim ou des échanges de prisonniers - ou pour les défendre contre les mauvais traitements imposés par l’administration pénitentiaire israélienne .
Um Ibrahim reste une présence constante, assise dans la première rangée, et elle mène souvent la foule avec les slogans.
« Les prisonniers n’ont jamais été mentionnés dans les accords d’Oslo » , a déclaré Ibrahim Baroud samedi, se référant à l’accord de paix signé par Israël et l’Organisation de libération de la Palestine, il y a de cela vingt ans. « Ce fut une déception pour nous et un échec de la direction palestinienne. »
Âgé aujourd’hui de 51 ans, ​​Ibrahim, membre du Jihad islamique [résistance islamique], a été libéré le 8 avril 2013 après avoir purgé 27 ans de prison suite à une condamnation d’un tribunal militaire israélien pour résistance armée à l’occupation.
« Selon les Conventions de Genève, quand un conflit se termine, la première chose qui doit se intervenir, c’est la libération des prisonniers des deux parties, » a-t-il dit.
« Dans les prisons , nous savions cela, et nous nous attendions donc à être libérés. Comment un dirigeant peut-il laisser ses soldats dans les prisons de l’ennemi ? »
Sit-in et grèves
L’exclusion des droits des prisonniers des accords d’Oslo a suscité un renforcement des initiatives pour les soutenir, y compris avec le lancement de sit-in en 1995, rappelle-t-il.
En outre, les forces israéliennes avaient interdit à sa mère de lui rendre visite, avait rapporté l’agence Ma’an News en 2010. L’interdiction, justifiée par des « questions de sécurité »sans autre précision, n’avait pris fin qu’après la grève de la faim collective, nommée Karamé (« Dignité ») en 2012.
Pour faire cesser la grève, Israël avait accepté d’autoriser à nouveau les visites des prisonniers par leurs familles depuis la bande de Gaza, après les avoir interdites pendant plus de six ans.
JPEG - 80.4 koIbrahim Baroud célèbre sa libération des prisons israéliennes lors de son arrivée à Gaza,le 8 avril 2013 - Photo : APA/Ashraf Amra
« Moi et mes compagnons de captivité suivions les sit-in chaque lundi », a déclaré Baroud. « Nous regardions nos familles à la télévision. »
« Le sit-in a été un moyen de communication entre les prisonniers et nos familles , surtout durant les six années où nous étions privés de les voir. »
En raison de la longue séparation d’avec sa mère, il dit : « J’étais encore plus pressés que les autres de la voir. »
Le père de M. Baroud est mort trois ans avant sa libération, alors que les visites depuis Gaza étaient interdites.
« Bien sûr, je suis triste »
Depuis l’accord Karamé en 2012, des visites irrégulières par les familles de Gaza ont pu reprendre, bien que certaines interdictions de sécurité individuelles subsistent et qu’Israël continue à interdire aux enfants de plus de seize ans de visiter leurs parents détenus.
Comme Baroud l’expliquait ce samedi, des initiatives pour marquer la Journée des prisonniers, commencées quelques semaines plus tôt, se sont poursuivies dans la bande de Gaza.
À quelques pâtés de maisons de là, le Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) , un parti politique marxiste-léniniste, a organisé une bruyante fête de mariage pour Omar Massoud, un ancien prisonnier libéré le 30 octobre après 21 ans de détention.
Massoud, un combattant de l’aile armée du FPLP, a été libéré avec le deuxième groupe de prisonniers vétérans qu’Israël avait promis de relâcher au début de ses récentes négociations avec l’Organisation de libération de la Palestine.
Le 29 mars, alors le quatrième groupe devait être libéré, Israël a annoncé qu’il ne les relâcherait pas sans un accord palestinien pour prolonger les pourparlers d’au moins six mois.
« Ils ont retardé sa libération pour la cinquième fois, » a dit Najat al-Agha, la mère du prisonnier - aussi connue sous le nom d’Um Diyaa - samedi à son domicile dans le camp de réfugiés de Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza.
Tout d’abord, dit-elle, son fils aîné Diyaa al-Agha a été retiré de la liste lors de l’échange en 2011 de 1027 Palestiniens captifs en échange d’un soldat israélien détenu par les Brigades Ezzedeen al-Qassam - l’aile armée du mouvement Hamas - alors qu’initialement il devait en faire partie.
« Alors qu’il était censé être libéré dans chacun des quatre lots » dans le cadre des récentes libérations, dit-elle.
Um Diyaa assure une présence constante à la Croix-Rouge, aux côtés d’Um Ibrahim.
Son fils Diyaa, un combattant du Fatah condamné à vie par un tribunal militaire pour avoir tué un officier israélien dans une colonie dans la bande de Gaza en 1992, se tient avec son frère Muhammed dans la même section de la prison de Nafha.
« Bien sûr, je suis triste », a déclaré Um Diyaa. « Mais j’ai encore l’espoir de sa libération. Je m’assois toujours à côté du téléphone, attendant un appel m’annonçant une bonne nouvelle ».
Israël renie l’accord
Le refus d’’Israël de libérer Diyaa al-Agha et 25 autres prisonniers marque la seconde fois qu’il renie un engagement de libérer ces mêmes prisonniers. Le protocole d’accord signé en 1999 à Charm el-Cheikh avec l’ Organisation de libération de la Palestine, stipulait qu’Israël devait libérer les prisonniers palestiniens arrêtés et condamnés avant le 13 Septembre 1993, et ​​arrêtés avant le 4 mai 1994.
Le 28 juillet 2013, le cabinet israélien s’était engagé à libérer tous les prisonniers restants de la période pré-Oslo en quatre étapes, sous la condition que l’Organisation de Libération de la Palestine s’abstienne d’avoir recours à l’ONU ou à d’autres organismes internationaux, comme la Cour pénale internationale, pour la durée de neuf mois correspondant aux négociations en cours, selon le site israélien +972.
La violation par le gouvernement israélien de l’accord signé l’an dernier pour libérer les prisonniers a même soulevé les critiques des responsables des États-Unis. Le journal israélien The Jerusalem Post a signalé que les négociateurs américains « qualifiait expressément la décision de violation de l’accord signé » dans les échanges avec leurs homologues israéliens (« US : La non- libération des prisonniers palestiniens est une violation des conditions de la négociation », 29 mars 2014).
« Il s’agit d’une obligation israélienne », a déclaré Ibrahim. « Les prisonniers dont nous parlons, ceux d’entre nous qui ont été capturés avant Oslo, auraient dû être libérés il y a déjà vingt ans. »
Mais, ajoute-il, de nombreux prisonniers ont perdu la foi dans le processus de négociation, se référant aux assurances israéliennes [non suivies d’effet] lors de l’accord de Charm el-Cheikh en 1999, et ils ont peu d’espoir dans leur libération.
« Nous avions connaissance de la malhonnêteté israélienne, et savions qu’ils ne libéreraient pas tous les prisonniers prévus », a ajouté M. Baroud.
Comme Omar Massoud, Baroud s’est récemment marié, le 15 mars. Et comme sa mère, il assiste souvent aux manifestations pour soutenir les prisonniers.
Selon l’organisation Addameer de soutien aux prisonniers, Israël détient au 1e mars 5224 prisonniers politiques palestiniens. Parmi eux se trouvent 183 détenus administratifs, 210 enfants, 11 parlementaires palestiniens et 21 femmes.
« Je ne peux pas dire que ces initiatives sont suffisantes », a déclaré Baroud en parlant des événements organisés à l’occasion de la Journée des Prisonniers et pendant le reste de l’année. « Elles doivent être plus larges et plus forts que cela. Elles n’égalent pas le sacrifice des prisonniers, qui ont payé un prix élevé pour leur cause ... Mais même si le niveau de ces activités n’est pas aussi élevé ce que les prisonniers attendent, cela a toujours un impact positif pour eux. »
« Les détenus sont dans l’attente »
Les efforts pour libérer les prisonniers doivent englober toute une gamme de stratégies, ajoute-t-il.
« Les initiatives politiques et militaires pour libérer les prisonniers doivent coïncider. Quel que soit celui qui gagne la bataille, ce sera bon pour les prisonniers. Mais le travail doit être fait par tous. »
Plusieurs parties partagent ce devoir, dit-il encore.
« Beaucoup de prisonniers comptent sur la résistance pour les libérer. La résistance a une responsabilité majeure envers les prisonniers. Nous avons vu un exemple de cela dans l’échange Shalit [en 2011]. »
« Les détenus attendent que les dirigeants palestiniens fassent leur devoir, que ce soit en Cisjordanie ou dans la bande de Gaza, l’Autorité palestinienne ou les organisations politiques. »
Le samedi, rapporte Al-Monitor, le Conseil central de l’OLP se réunira à Ramallah pour décider de sa réponse au refus d’Israël de libérer le 29 mars Diyaa el-Agha et 25 autres.
Mais lors de la Journée des prisonniers le Hamas a renouvelé son engagement à la lutte armée pour la libération des prisonniers, tout comme le FPLP et le Jihad islamique palestinien.
« Nous confirmons que la lutte continuera jusqu’à la libération de toute la terre de Palestine, jusqu’à la libération de tous les prisonniers et aussi longtemps qu’Israël mènera cette politique contre nos prisonniers en les utilisant comme un moyen de pression et de chantage politique », a déclaré à The Electronic Intifada le porte-parole du Jihad islamique palestinien, Daoud Shehab.
« Cela nous oblige en tant que Palestiniens à utiliser toutes les méthodes et toutes les options pour libérer nos prisonniers », a-t-il ajouté.
À l’intérieur des prisons, des plans d’actions de protestation sont prévus, comme la grève de la faim des détenus administratifs à partir de ce jeudi.
Ces différentes approches reflètent le large soutien dont bénéficie le mouvement des prisonniers, par-delà les divisions géographiques et politiques de la société palestinienne, explique Baroud.
« La question des détenus est celle qui pourrait faire exploser la situation ici. »
Ce soutien continuera également à se refléter dans les banderoles, les drapeaux et insignes - jaunes, verts, noirs, rouges, représentant les différents courants politiques palestiniens - qui remplissent la cour de la Croix-Rouge tous les lundis matin.
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* Joe Catron : New-Yorkais membre de ISM, Catron est un militant et journaliste qui vit à Gaza. Il a co-édité The Prisoners’ Diaries : Palestinian Voices from the Israeli Gulag, une anthologie de récits de prisonniers libérés en 2011. Son blog : http://joecatron.wordpress.com - son compte twitter : @jncatron.
22 avril 2014 - The Electyronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte...
Traduction : Info-palestine.eu - Naguib

Les avions russes MIG à l’Egypte et la peur israélienne grandissante

La visite effectuée par l’ancien ministre de la défense égyptien Abdel Fattah Sissi à Moscou en février dernier a porté ses fruits dernièrement. Un important contrat d’armement a été signé entre les deux parties égyptienne et russe, un accord qui a soulevé l’ire d’Israël, proche des frontières avec l’Egypte et qui craint que ce pays arabe ne redevienne parmi les pays arabes les plus forts dans la région. De plus, une telle transaction changera l'équilibre des forces en cours sur la base de la supériorité militaire israélienne
Cet accord d’armement stipule la livraison à l’Egypte des avions de type MIG-35, du système de défense aérien capable de détecter les avions survolant à basse altitude, des avions de chasse MIG-29 sophistiqués comparables aux F-16 américains, des systèmes antinavires, des munitions et des armes légères diverses. Cet accord a provoqué l’hystérie des milieux militaires et politiques. 
La décision égyptienne de se doter d’armes est survenue suite à la tentative américaine de revoir ses aides à l’Egypte, les Etats-Unis étant pendant des années la source principale d’approvisionnement en armements au Caire. Cherchant à se libérer des chantages politiques américains, et à se révolter contre les attaques israéliennes grandissantes dans la région arabe, et contre la minimisation du rôle du Caire en paralysant la Ligue arabe, la direction égyptienne a pris la décision de se tourner vers la Russie, bête noire des Etats-Unis. 
En effet, les pressions américaines se sont multipliées sur l’Egypte après la destitution de l’ancien président Mohammad Morsi. Washington a essayé de jouer la carte des aides fournies à l’Egypte, dont ceux d’armements afin de faire pression sur les politiciens égyptiens. Washington pensait que cette carte est toujours efficace alors que le mouvement de contestation populaire rejette toute partie qui tente de l’acculer dans le cadre de la citoyenneté « esclave » loin des grands problèmes nationaux. Mais la réaction égyptienne a surpris les Etats-Unis : se tourner vers la Russie qui a ouvert ses dépôts d’armes pour permettre aux Egyptiens de choisir ce que bon leur semble en matière d’armement. 
L’administration US a réalisé que ses pressions ne seront pas productives au moment où Israël répétait auprès des Américains sans cesse ses craintes quant au danger que pose l’Egypte sur ses prochains projets. Malgré ces lamentations sionistes, le Pentagone a annoncé la livraison prochaine à l’armée égyptienne de dix avions de combat Apache, ce qui reflète un changement américain de la politique envers l’Egypte. 
Le président russe Vladimir Poutine a su profiter de l’échec américain en Egypte pour renforcer sa présence stratégique dans la région à travers l’Egypte, le plus grand et le plus fort parmi les pays de la région. Une mesure qui poussera les Américains à regretter leur retrait de ce pays, en faveur de l’expansion russe. 
Traduit du site arabi-press

Le prédicateur d'al-Aqsa salue l'accord de réconciliation

Jérusalem occupée – CPI
Le prédicateur de la mosquée sainte d'el-Aqsa, le Cheikh Youssef Abou Asnina, a salué l'accord de la réconciliation palestinienne, appelant à le mettre en œuvre le plus tôt possible.
Le Cheikh Abou Asnina a déclaré dans le sermon de vendredi que cet accord est une mesure initiale pour mettre fin à la division et unifier les efforts des Palestiniens contre l'occupation israélienne.
D'autre part, il a critiqué les mesures de l'occupation contre la ville occupée de Jérusalem et la mosquée bénie d'el-Aqsa, condamnant les invasions des colons extrémistes protégées par les forces armées occupantes dans el-Aqsa et aussi le traitement inhumain contre les fidèles ces derniers jours, en plus de l'installation des barrages militaires et l'interdiction aux fidèles d'entrer dans la mosquée sainte sous de faibles prétextes.
Le Cheikh Abou Asnina a appelé les responsables à s'occuper des Jérusalémites qui confrontent des meures de judaïsation et la démolition des maisons, la confiscation de leurs terres et aussi les taxes élevées imposées sur eux.
Le prédicateur d'el-Aqsa a appelé à libérer les prisonniers qui s'exposent à différents types de torture dans les prisons israéliennes.

Un ministre israélien appelle à reprendre la colonisation

Ramallah – CPI
Le ministre israélien du logement, Uri Ariel, a appelé à reprendre la construction dans les colonies de la Cisjordanie occupée pour répondre au dernier accord de réconciliation entre l'OLP et le mouvement du Hamas.
La radio publique israélienne a rapporté d'Ariel, qu'Israël doit reprendre les projets de construction dans les colonies en Cisjordanie occupée et travailler pour imposer ses politiques à venir sur la zone "C" située sous le contrôle de sécurité israélien en Cisjordanie.
Il est a noter que la zone "C" représente 60% de la superficie de la Cisjordanie occupée et est habitée par environ 300 000 Palestiniens, selon un rapport publié par OCHA.

L'armée israélienne se prépare à des protestations populaires en Cisjordanie

Ramallah – CPI
Le journal hébreu "Yediot Ahronot" a déclaré que l'armée israélienne a annoncé mener des manœuvres militaires soudaines dans la direction centrale, en présence du chef d'Etat major à l'armée israélienne, Benny Gantz, soulignant que ces entraînements visent à confronter toute attaque contre l'armée en Cisjordanie occupée.
Le journal a souligné dans son édition de samedi 26/4, que les brigades de l'armée d'infanterie et les groupes de sécurité armés qui protègent les colonies et les forces des gardes-frontières ont participé aux manœuvres.
Il a souligné que les soldats ont reçu des leçons sur le scénario de l'utilisation de la force militaire surprise dans le cas de toute confrontation avec les Palestiniens ou des tentatives de mettre en œuvre des opérations martyres ou des manifestations populaires.
Dans le même contexte, le site Web de l'armée israélienne a souligné que l'aviation a préparé un groupe d'entraînement aérien dans le but d'habiliter toutes les équipes de l'aviation et que les avions et les hélicoptères de l'armée israélienne ont mené des entraînements pour intercepter des drones sur les frontières de l'Entité sioniste. 

La réconciliation, les négociations et la logique américaine

CPI
Le ministère des affaires étrangères américain a déclaré  au président Mahmoud Abbas que l’administration américaine ne reconnaitra plus l’OLP comme étant le représentant légitime du peuple palestinien, si l’accord de réconciliation avec le mouvement du Hamas venait a être appliqué. L’administration américaine a aussi fait part de sa déception et de son étonnement quant à la réconciliation considérant que celle-ci menace les efforts de l’arrangement entre l’AP et Israël selon ses dires.
Quelques-unes de ces données nous révèlent l’attardement mental de l’administration américaine, et d’autres données nous montrent la nature des arrangements que souhaitent les Etats-Unis. Les Etats-Unis reconnaissent  l’OLP comme étant le représentant légitime du peuple palestinien quand la représentation ne dépasse pas 45%, mais menace de retirer sa reconnaissance si l’organisation devient réellement représentative du peuple palestinien et représente 95% de celui-ci en incluant le Hamas et le Djihad Islamique au conseil national.
Les Etats-Unis considèrent l’unité du peuple palestinien comme un frein aux arrangements avec Israël, c’est-à-dire qu’ils veulent  qu’un groupe palestinien se réconcilie avec l’ennemi et combat ses frères. Voici la tâche inconcevable, et si elle a été concrétisée à un moment cette situation ne peut durer et les choses reviendront à la normale.
Le peuple palestinien refuse une paix avec l’ennemie qui aurait lieu sur le dos de son unité et sa réconciliation. De même, le peuple palestinien n’a pas accepté et n’acceptera jamais une paix qui mettrai en péril les droits ni [une paix qui induirait] l’abandon des principes ni la reconnaissance de la légitimité de l’occupation israélienne sur une partie de la Palestine que ce soit les territoires occupés de 48 ou de 67. L’ennemi doit cesser de rêver d’arracher sa légitimité par unanimité ou de la part du mouvement de résistance islamique Hamas.
Quelques leaders de l’OLP ont défendu leur position face aux pressions israéliennes et américaines, en soulignant qu’ils sont toujours attachés aux négociations  et que la réconciliation renforce l’idée de « deux pays » et afin d’être claire avec tous les retissants nous assurons que la réconciliation et tous les accords signés entre le Fatah et le Hamas sont concentrés sur le document de consensus national  qui termine par « à partir du principe que les droits ne s’effondrent pas avec les prescriptions, et sur la règle de non reconnaissance de la légitimité de l’occupant », ceci est aussi mentionné dans l’introduction du document. Quant aux négociations, le document énonce que « la direction des négociations est l’affaire de l’OLP, celles-ci ont lieu sur la base de l’attachement aux buts nationaux comme il est mentionné dans ce document, quel que soit l’accord  concernant ce sujet, celui-ci doit être exposé au nouveau conseil national palestinien pour être accepté, ou bien organiser un referendum général dans le pays et les lieux d’exil » 
http://www.palestine-info.cc 

Abbas: Le rejet d'Israël à la réconciliation est injustifié

Ramallah – CPI
Le président de l'AP, Mahmoud Abbas, a fermement critiqué le fait que le gouvernement israélien décrit l'accord de réconciliation comme un accord avec les terroristes, en disant: "Vous avez signé un accord avec eux durant l'ère de Mohamed Morsi, et pourquoi je suis interdit de recourir au Hamas".
Dans son discours lors de l'ouverture de la 26e session du Conseil central de l'OLP dans le siège présidentiel à Ramallah, Abbas a insisté, samedi 26/4, sur l'importance de fournir les bonnes intentions de toutes les parties pour mettre fin à la division.
"Nous devons procéder à la réconciliation", a-t-il souligné, confirmant que le rejet d'Israël à l'accord de réconciliation est injustifié et qu'il insiste de mettre fin à la division.
Abbas a rappelé dans son discours, les martyrs et les dirigeants qui sont tombés en martyre pour défendre la cause juste de leur peuple, en disant: "Nous continuerons leur marche", ajoutant: "Les prisonniers sont dans nos esprits".

Erikat: Hamas n'est pas un mouvement terroriste et il a le droit de ne pas reconnaître Israël

Jérusalem occupée –CPI
Le chef des affaires de négociations à l'OLP, Saëb Erikat, a déclaré que le Hamas a le droit de ne pas reconnaître Israël, accusant cette dernière de s'ingérer dans les affaires internes palestiniennes de manière impertinente et flagrante.
"Le Hamas est un mouvement palestinien et pas une Organisation terroriste", a déclaré Erikat dans son entretien avec le site web médiatique "Eram News".
Il a ajouté: "Israël sait bien qu'il est impossible de parvenir à un Etat palestinien sur les frontières de 1967, sans la réconciliation entre les factions palestiniennes".
Erikat a accusé Israël d'user l'accord de la réconciliation palestinienne comme un prétexte d'arrêter les négociations de règlement, considérant que l'imposition des sanctions sur l'AP est une intimidation.
Il a déclaré qu'il ne peut pas reprendre les négociations qu'après l'accomplissement d'Israël à ses obligations.

Cisjordanie: Plusieurs palestiniens arrêtés à Hébron et 5 autres convoqués à Bethléem

Hébron – CPI
La radio publique sioniste a déclaré qu'une force de l'armée de l'occupant israélien a kidnappé tous les passagers d'un véhicule palestinien dans le sud du Mont d'Hébron au sud de la Cisjordanie occupée, sous prétexte d'avoir trouvé un pistolet dans le véhicule, le vendredi soir 25/4.
La radio a souligné que la force armée occupante a arrêté les jeunes hommes, en les emmenant à l'enquête sans souligner à leur nombre ou leurs âges.
Il est à noter que les forces armées occupantes installent des barrages hasardeux dans différentes régions de la Cisjordanie occupée et arrêtent et fouillent les citoyens, sous nombreuses prétextes et prétentions.
D'autre part, les forces armées occupantes ont envahi le camp de Dahicha et le village de Fajjar au sud de la ville de Bethléem en Cisjordanie occupée, tout en convoquant 5 jeunes hommes, le samedi à l'aube 26/4.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que de violents affrontement ont eu lieu entre les soldats israéliens et les jeunes palestiniens, où les forces armées occupantes ont lancé les bombes du gaz lacrymogène et assourdissantes sur les jeunes hommes lors d'une invasion dans le camp de Dahicha via plusieurs axes et ont pénétré dans plusieurs maisons.
Les soldats israéliens ont déjà kidnappé, le vendredi à l'aube, deux jeunes hommes du camp de Dahicha, en les accusant d'avoir lancé des Cocktails Molotov sur un barrage militaire à l'ouest de Bethléem.
De plus, les forces armées occupantes ont envahi le village de Biet Fajjar au sud de la ville, où elles ont livré des convocations à deux jeunes hommes.
Les soldats israéliens ont également pris d'assaut, le samedi à l'aube, les villages de Yaboud, Yamoun et Qabatia et Dier Thaif dans la province de Jénine, tout en photographiant les maisons des citoyens palestiniens pour le troisième jour consécutif sans montrer les raisons.
La police israélienne a expulsé le jeune homme Mohamed Mofaid Fatouh Jaba de la mosquée bénie d'el-Aqsa pour 6 mois, alors qu'elle a arrêté de nouveau l'ex-prisonnier libéré Mohamed Abdul-Latif (23 ans), notant qu'il est soumis à la résidence à domicile et empêché d'entrer dans el-Aqsa pour 6 mois par une décision militaire.
Le juge du tribunal de district a de son tour prolongé l'arrestation de 63 Jérusalémites.

Journal: Les Egyptiens avaient un rôle dans l'achèvement de la réconciliation palestinienne

Londres – CPI
Le journal "Al-Quds Al-Arabi" publié à Londres a dévoilé qu'un rôle a été joué par les services de renseignements publics égyptiens dans l'achèvement de la réconciliation palestinienne et l'accord sur la formation d'un gouvernement d'unité national et les élections.
Le journal a déclaré dans son édition de samedi 26/4: "Qu'on ne peut pas prévoir le niveau de la réconciliation soudaine entre le mouvement du Fatah et le Hamas sous l'égide du président de l'AP, Mahmoud Abbas, avant de comprendre le rôle caché dans la décision des services de sécurité en Egypte qui ont permis au dirigeant du Hamas, Moussa Abou Marzouk, de quitter les territoires égyptiens à la Bande de Gaza, puis le retour à l'Egypte.
Il a ajouté: "La coordination de sécurité égyptienne était claire pour l'accord de réconciliation déclaré le mercredi dernier, sans mettre des mécanismes pour le mettre en œuvre".
Le journal a souligné à l'existence des objectifs politiques via l'ouverture de la porte devant le mouvement des dirigeants du Hamas.
Il a poursuivi: "L'Egypte, et surtout la société de sécurité dit qu'elle est prête pour reprendre son rôle classique dans le dossier du dossier palestinien, en particulier en ce qui concerne la réconciliation".

"Israël" reconnaîtra-t-il le mouvement du Hamas ?

Palestine – CPI
Les événements de ces derniers jours passés au Sud (de l’entité sioniste) laissent penser à la politique à suivre envers la bande de Gaza. Cette politique devra être basée sur une bonne définition des intérêts. Et intérêt ne veut pas dire souhait. L’intérêt est une affaire très importante. Pour l’avoir, l’on doit être prêt à en payer le prix. Le problème, c’est que les intérêts israéliens auprès de la bande de Gaza sont très étroits et seulement sécuritaires.
Tout d’abord, nous les Israéliens, nous voulons le calme et en même temps empêcher la montée en puissance de Gaza, militairement parlant. La dernière opération de l’armée de l’air en est un exemple probant. Puis "Israël" n’a pas un intérêt politique dans la bande de Gaza. Et il y a un grand intérêt palestinien, ainsi qu’égyptien et jordanien, pour que la Cisjordanie et la bande de Gaza forment une seule entité politique. Mais "Israël" n’en a aucun.
Nos intérêts exigent que dans la bande de Gaza se trouve un pouvoir stable et politiquement responsable. Et c’est l’avis du général Sami Torjoman, le chef de la région sud. Et nous remarquons que seul le mouvement du Hamas peut constituer un pouvoir stable. Donc il est de l’intérêt d’"Israël" que le pouvoir du Hamas soit stable.
Par ailleurs, Gaza est un Etat, dans tous les sens du terme, en ayant les quatre conditions nécessaires. La bande de Gaza a ses frontières reconnues, son pouvoir central, sa politique extérieure indépendante et enfin, sa force militaire. Plus "Israël" traite Gaza comme un Etat, plus il aura des raisons de conserver un calme qui est de nos intérêts essentiels.
Cette dernière année, il y a eu une bonne opportunité. L’Egypte est devenue un ennemi du Hamas. Erdogan, de Turquie, ne pourrait aider le Hamas, vu ses problèmes intérieurs. La bande de Gaza est donc dépendante, plus que jamais, d’"Israël". Et ce dernier pourrait en profiter, par une bonne application de la politique du bâton et de la carotte.
En ce qui concerne la carotte, "Israël" pourra permettre à plus de produits de traverser les points de passage, à plus d’électricité et de carburant de servir la bande de Gaza. Il pourra même encourager les investissements étrangers dans la bande de Gaza, entre autres.
Et en ce qui concerne le bâton, "Israël" devra leur faire comprendre que toute violation du calme sécuritaire causera la cessation de ces avantages. De plus, toute violation engendrera une réplique militaire forte non seulement à ceux qui ouvrent le feu, mais aussi au Hamas, à ses intérêts et aux intérêts de son gouvernement.
Cette politique à deux tranchants ne pourra réussir qu’en cas de reconnaissance du Hamas comme le pouvoir supérieur, s’il peut bien évidemment imposer son pouvoir sur toutes les autres organisations et s’il comprend qu’il aura beaucoup à perdre si le calme ne perdure pas.
Lorsque la politique israélienne envers le Hamas a été fixée en le considérant comme un mouvement terroriste, avec qui tout contact est interdit, nous avons réagi de façon très puérile, en se disant que bien que le Hamas gouverne l’Etat de Gaza et qu’il ait été démocratiquement choisi, nous ne sommes pas obligés de reconnaître le Hamas, politiquement, comme il ne nous reconnaît pas. Cependant, il est de l’intérêt d’"Israël" de reconnaître la réalité du terrain pour en profiter pour nos intérêts. Notre intérêt est de créer de bonnes relations de voisinage, basées sur la persuasion.
Apparemment, renforcer le pouvoir du Hamas affaiblira les chances d’arriver à une solution politique. Toutefois, si ce n’était pas le Hamas qui maîtrise la bande de Gaza, ce serait le Djihad Islamique, ou pire : des organisations liées à Al-Qaïda qui n’ont aucun sens de la responsabilité. Le mouvement du Hamas reste le moins mauvais des régimes.
Article paru dans le journal hébreu Yediot Ahronot en avril 2014, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

L'ouverture du passage de Karm Abou Salem aujourd'hui après 9 jours de fermeture

Rafah – CPI
Les autorités de l'occupant israélien ouvrent le passage de Karm Abou Salem, au sud-est de la Bande de Gaza pour l'acheminement des marchandises, aujourd'hui dimanche 27/4, après une fermeture continue durant 9 jours en raison des fêtes juives.
Le président du Comité de la coordination pour l'entrée des marchandises dans la Bande de Gaza, Raed Fatouh, a déclaré dans un communiqué dont notre CPI a obtenu une copie que l'occupant permettra l'entrée de 420 camions apportant des marchandises pour le secteur commercial, agriculture, les aides et les communications.
Il a ajouté qu'on pompera des quantités du carburant nécessaire pour la centrale électrique de la Bande de Gaza, en plus de l'essence de véhicule et le gaz de cuisine.
Fatouh a ajouté que 18 camions apporteront du ciment, deux pour les matériaux de construction et 82 autres pour "Hasama" pour les projets de l'UNRWA.
Il est à noter que le passage de Karm Abou Salem est le seul passage commercial pour l'acheminement des marchandises et le pompage du carburant à la Bande de Gaza et qu'il est fermé par l'occupation le vendredi et le samedi de chaque semaine.

La captive Nawal Saadi s'expose à une peine supplémentaire de 4 mois

Jénine – CPI
Le tribunal militaire israélien dans la prison d'Ofer a décidé d'augmenter 4 mois à la condamnation de 20 mois de prison contre la captive Nawal Saed Saadi (53 ans).
La famille de la captive Saadi a déclaré à notre correspondant que le tribunal israélien à Ofer et après l'appel d'interjection du procureur général israélien sur la décision du tribunal israélien, a ajouté 4 mois à la condamnation de la captive Saadi qui était 20 mois de prison et une amende de 10 000 de Shekels, pour devenir 24 mois de prison avec l'amende.
La captive Saadi a été arrêtée de l'intérieur de sa maison dans le camp de Jénine, le 5 Novembre 2012 et c'est la troisième arrestation, où elle a déjà été arrêtée le 19 Mars 2008 pour 18 jours dans le centre d'enquête de Jalama et administrativement pour 6 mois dans la deuxième fois en 6 Décembre 2008, notant qu'elle est l'épouse du leader du mouvement du Djihad islamique, Bassam Saadi e la mère de deux martyrs.

L’occupation mène une campagne d'arrestations à Hébron

Hébron – CPI
Les forces d'occupation sionistes ont lancé dimanche (27-4) une campagne d'arrestations dans la ville d’Hébron, affectant quatre citoyens.
Selon des sources locales, les forces israéliennes ont attaqué la ville de Tarqumiya à l’ouest d'Hébron et ont arrêté Mohammad Hassan Abu-Dabous (26 ans) et Mohammed Said Abu Dabous (31 ans). Au sud de Samu, elles ont également arrêté le citoyen Raed Abdul Nabi Hawamdeh (28 ans) après l'inspection de la maison de son frère et le jeune Ahmad Mustafa Abdul-Ghani Hawamdeh (36 ans) après des raids effectués sur son domicile.

Qu’avons-nous préparé pour sauver Al Aqsa ?

Dr Issam Adwane - CPI
Les transgressions de Jérusalem de la part des juifs, la décision de la Knesset d’autoriser les juifs à prier dans les cours de la mosquée Al Aqsa et  diviser [la mosquée] en temps et en lieu est plus dangereux que l’incendie de la mosquée Al Aqsa en 1969, et peut-être aussi plus dangereux que l’occupation de la mosquée Al Aqsa en 1967.
La résistance palestinienne doit prendre les rênes de la contre-attaque de l’ennemi qui se répète à Jérusalem et à Al Aqsa.
Le peuple palestinien n’est plus en mesure d’accepter la moindre excuse fragile qui reporte l’utilisation de la résistance armée sous prétexte de préparation,  de préservation des vies et des propriétés des citoyens ou encore de l’attente des résultats du printemps arabe….etc. La résistance doit accourir vers :
1.       le Travail pour concrétiser un consens factionnel et national stratégique pour contrer les politiques de l’occupant qui visent la ville de Jérusalem. Dont la résistante armée en priorité.
2.       Si des factions ou des forces nationales refusent de participer à ce consensus, il faudra alors le révéler au grand jour et le dévoiler au peuple afin qu’il sache discerner les bons des mauvais.
3.       La nouvelle stratégie suscite une action résistante dans tout endroit de la Palestine en réponse à chaque agression contre Jérusalem quand bien même celle-ci est banale.
4.       Il faut que le peuple palestinien coopère avec ce nouveau plan à travers les différents moyens de communication, les mosquées, les évènements et les organisations. Il faut augmenter le niveau de défi du peuple palestinien pour défendre ses saintetés.
5.        Il faut impliquer les pays arabes défaitistes à travers l’exécution d’opérations à partir de leurs terres pour défendre Jérusalem, et avec les mains de leurs citoyens. Car Jérusalem n’appartient pas uniquement aux palestiniens mais à chaque arabe et chaque musulman du monde.
6.       La réconciliation palestinienne doit imposer une position claire par rapport à Jérusalem qui comprend l’activation de la résistance populaire et armée à Jérusalem en unissant toutes les forces résistantes.
7.       Il faut mettre l’ennemi face à un défi difficile : La destruction d’une maison arabe à Jérusalem entraine un missile sur Tel Aviv, l’atteinte de la mosquée Al Aqsa implique qu’il n’y plus de ligne rouge que la résistance ne peut franchir.
La réponse de la résistance en envoyant des roquettes et en exécutant des opérations contre des rassemblements d’ennemi et des colonies à Jérusalem et ses alentours a plusieurs avantages dont :
1.       La confirmation de la sacralité des armes de la résistance lorsqu’elle défend les lieux saints des musulmans.
2.       L’évolution de l’estime de la résistance palestinienne dans l’esprit de la communauté musulmane lorsqu’elle les défend en défendant leurs lieux saints dont, en première position, la mosquée Al Aqsa
3.       L’embarras de tous les régimes asservis qui pensent et travaillent pour mener le blocus et porter atteinte à la résistance palestinienne. Ces régimes ne trouveront pas le moyen d’atteindre de telles résistances nobles.
4.       L’initiative de la résistance d’attaquer l’ennemi dans le lieu la date et la forme qu’elle a décidé étonnera  l’ennemi et révèlera la force de la résistance, et sèmera la confusion dans les complots qui se jouent dans la région dirigés par l’ennemi sioniste. Tant que la résistance sait que l’ennemi se prépare pour l’attaquer et monte les régimes contre elle, la résistance doit lancer des initiatives qui brouilleront leur plans et [ainsi] leur donner une leçon et leur apprendre que l’agression de la mosquée Al Aqsa est une chose impardonnable et qui dépasse toutes les limites
5.       Le ciblage de quelques colonies et colons à Jérusalem et ses alentours brouillera les opérations de colonisations et prouvera à Israël qu’il  y a dans la région des Hommes capables de poser une limite à cette colonisation et aux actes des colons. Toute réaction de l’ennemi face à cette noble résistance ne sera pas nouveau dans le comportement de l’occupation. La résistance qui s’est préparée pour [contrer] cet ennemi doit s’imaginer le pire. Et Allah est avec les endurants.

Al-Nounou dément avoir parlé de la reconnaissance d'Israël à un journal américain

Gaza – CPI
Tahar al-Nounou, conseiller médiatique du Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, a démenti ce qui a été propagé dans les médias sionistes au sujet du journal américain "Washington Post" que le mouvement du Hamas pourrait reconnaître l'entité sioniste et discutera de ce sujet avec le Fatah.
Al-Nounou a confirmé dans une déclaration au « Centre Palestinien d'Information » qu’il n’a effectué aucune interview avec le journal mentionné récemment, soulignant que ce qui a été dit sur lui n'est pas vrai.
Il a ajouté : " Nous n'avons pas discuté du sujet de la reconnaissance de l'entité sioniste et pour nous ce sujet n’est pas discutable ", notant que son gouvernement poursuivra le journal qui a publié ces fausses nouvelles.
Il a souligné que le Hamas s'est engagé à respecter ce qui a été convenu avec le Fatah sur la formation d'un gouvernement de technocrates qui n'a rien à voir avec les affaires politiques, soulignant que leur mission est de mettre fin à la division et de préparer les élections présidentielles. Les affaires politiques reviennent à l'OLP.

Les prisonniers administratifs entament leur quatrième jour de grève de la faim

Ramallah – CPI
Environ deux cents prisonniers palestiniens en détention administrative dans les prisons de l'occupation sioniste sont entrés dans leur quatrième jour de grève de la faim.
Les prisonniers administratifs ont déclaré que les prisonniers ont commencé la grève de la faim illimitée " afin de reprendre leur liberté à travers les intestins vides ". Ils ont appelé le peuple palestinien et toutes les factions à les soutenir dans la lutte contre la détention administrative.
Le Club des détenus a transmis un message du prisonnier administratif Mahmoud Hamdi Shabana qui se trouve dans la prison d’" Ofer " disant: « Nous allons nous battre avec nos intestins vides qui refusent d’être remplis au détriment de notre liberté, et notre objectif est d’embrasser les mains de nos parents, de prendre nos enfants dans nos bras sans barrières et de voir le sourire sur le visage de nos chères épouses ».
Les prisonniers administratifs ont indiqué dans leur message la cruauté du tribunal de la détention administrative qui commence à forcer le prisonnier à se présenter au juge du crime sans se dire que ce palestinien est privé de sa liberté.
Ils ont ajouté : « Ainsi les éléments du crime se complètent par une décision judiciaire du tribunal militaire qui ne dépasse pas le fait que le juge est un des hommes du renseignement sioniste et son rôle est d'approuver les décisions ».

Réconciliation aux dépens de la cause palestinienne

Par
Publié sur Al-Akhbar en anglais le 25 avril 2014. La version originale en arabe est ici.
S'il était si simple de parvenir à un accord de réconciliation nationale entre le Fatah et le Hamas comme cela a eu lieu en moins de 24 heures cette semaine, pourquoi les deux parties n'ont pas réussi à le faire ces sept dernières années ?
Paris : Pourquoi les nombreuses réunions, discussions et tentatives arabes de médiation de ces dernières années n'ont pas réussi à combler le fossé entre le Fatah et le Hamas, alors que le bref séjour d'une délégation représentant l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), envoyée par le président de l'Autorité Palestinienne (AP) Mahmoud Abbas dans la Bande de Gaza, a pu le faire sans aucune médiation ? Pourquoi l'Accord du Caire de 2011 et la Déclaration de Doha de 2012 ont échoué à l'époque, alors que la proclamation de la réconciliation se produit aujourd'hui, sur la base des conditions des deux accords précédents ?
Réconciliation aux dépens de la cause palestinienne
Gaza-ville, le 23 avril 2014, la photo de la réconciliation entre le Hamas et le Fatah. Au milieu des participants souriants et applaudissant, l'air accablé de Mahmoud al-Zahar (3ème en partant de la gauche), dirigeant du Hamas et partisan de la résistance, ne laisse rien présager de bon pour la cause palestinienne (Photo: AFP-Said Khatib)
Pourquoi les deux partis ont-ils accablé le peuple palestinien du fardeau de leur différend pendant tout ce temps s'ils étaient en mesure d'y mettre un terme ? La question la plus importante et vitale est : si le litige entre le Fatah et le Hamas était le résultat de leurs programmes nationaux et visions politiques discordants, comme ils le prétendent, cela veut-il dire qu'ils ont enfin réussi à élaborer un programme national commun ?
L'accord de réconciliation nationale qui a été annoncé prévoit clairement la formation d'un gouvernement technocratique composé de personnalités qualifiées dans les 5 semaines, des élections législatives et présidentielles 6 mois après et le renouvellement des institutions de l'OLP pour permettre au Hamas de rejoindre l'organisation.
Cela soulève une question évidente sur le programme national commun qui sera présenté aux Palestiniens d'abord, et à la communauté internationale ensuite. Les divergences fondamentales entre un parti qui voit la paix comme la seule voie pour parvenir à un Etat palestinien dans les frontières de 1967, et un autre qui croit en la résistance sous toutes ses formes comme voie pour libérer la Palestine historique ont-elles été résolues ? Ou bien un côté s'est-il plié à la stratégie de l'autre ?
Les déclarations faites par les deux partis indiquent que l'accord de réconciliation reconnaît les Accords d'Oslo comme cadre de l'AP, qui renouvellera ses institutions par des élections. Le responsable Fatah Azzam al-Ahmed a dit très clairement : "En tant que Palestiniens, nous acceptons à l'unanimité un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967, la résolution du problème des réfugiés, la pleine souveraineté sur tout notre territoire et pas de reconnaissance d'Israël en tant qu'Etat juif." Saeb Erekat a précédé Ahmed en soulignant que "la réconciliation est nécessaire pour parvenir à la paix." Abbas lui-même n'a pas manqué l'occasion d'affirmer que "il n'y a pas de contradiction entre la réconciliation et les négociations." Les dirigeants du Hamas, d'autre part, ont parlé en termes généraux. Moussa Abu Marzouk, membre du bureau politique du Hamas, a dit : "Les Palestiniens sont les principaux partisans et sponsors de la fin de la division," soulignant que "l'occupation est le seul bénéficiaire de la fragmentation palestinienne." Il n'a pas nié que la mise en œuvre de cet accord rencontrera beaucoup de difficultés, mais il a insisté sur la nécessité de "secouer la poussière et tourner une nouvelle page en s'unissant et en allant de l'avant vers la réconciliation."
Mais Abu Marzouk doit nous dire comment il est possible d'aller de l'avant si son parti politique ne répond pas aux questions posées en 2006. Que va-t-il se passer si la communauté internationale impose au Hamas ses conditions antérieures ? Quelle est sa réponse à ce qu'a dit Ahmed sur l'unanimité palestinienne au sujet de la solution de deux Etats ? Pense-t-il avec Erekat que la réconciliation est la voie vers la paix ?
La clarté avec laquelle les dirigeants du Fatah ont confirmé leurs positions traditionnelles tandis que les dirigeants du Hamas étaient évasifs dans leurs réponses indique clairement que le Hamas est le maillon faible de cette réconciliation. Même si Abbas recourt à la réconciliation comme manœuvre après avoir échoué à obtenir du gouvernement de Benjamin Netanyahu le minimum de ses exigences, le Hamas a été contraint de s'y plier après avoir perdu les Frères musulmans - sa principale source de soutien - ainsi que la Syrie et l'Iran comme alliés, sans gagner le Qatar.
Cela signifie que les deux côtés ont eu recours à la dite réconciliation nationale pour améliorer leurs positions politiques, et non parce qu'elle va servir la cause palestinienne, comme ils le disent. Il est absolument impossible de servir cette cause en l'absence d'un accord clair et précis sur la nature des principes nationaux fondamentaux, et sur la façon de les atteindre, que ce soit par la résistance, par les négociations ou par un compromis entre les deux. On ne peut pas servir l'intérêt de la cause palestinienne quand une des parties s'est embourbée dans de vaines négociations pendant 20 ans et que l'autre adopte une position fluctuante en fonction des circonstances régionales et internationales, en appelant à la résistance mais en hésitant y recourir depuis 2006.
La réconciliation dont ils se vantent confirme une fois de plus que l'AP en tant qu'institution ayant les Accords d'Oslo comme cadre de référence est devenue un point de consensus entre tous les partis. Ils sont en désaccord sur leur part, mais ils ne sont pas en désaccord sur le fond, sinon quel est l'intérêt du Hamas de revenir à cette autorité par de nouvelles élections après avoir essayé cette voie avant, qui a prouvé sans l'ombre d'un doute que manœuvrer depuis l'intérieur de cette institution est une tâche impossible ? Si le parti a justifié sa participation aux élections de 2006 par la mort des Accords d'Oslo au cours de la Deuxième Intifada, quelle est leur justification, cette fois ? Comment Abbas peut-il menacer de remettre les clés de cette autorité au moment où il appellera demain le peuple palestinien à renouveler sa légitimité ?
Si Abbas avait lancé sérieusement cette menace, il aurait utilisé l'accord de réconciliation nationale comme une opportunité pour demander à toutes les parties palestiniennes de se lancer dans un atelier national ouvert visant à formuler des scénarios et des alternatives pour l'ère post-AP. Si le Hamas adhère encore à l'idée de la Palestine historique, il aurait refusé de participer à la réconciliation sur la base d'élections régies par les Accords d'Oslo.
Mais que toutes ces questions en suspens restent sans réponse, notamment venant du Hamas, indique que ce qui s'est passé hier dans la Bande de Gaza n'est pas autre chose qu'un spectacle, une forme d'adolescence politique et d'hypocrisie pratiquée par les dirigeants des deux partis contre le peuple palestinien. C'est aussi une question de partage d'intérêts, pas d'interruption de la scission. Mais même si nous convenons que cette réconciliation met vraiment fin à la division, alors c'est sans aucun doute au détriment de la cause palestinienne et de ses principes fondamentaux.
Note ISM-France : Sur le même thème, lire l'analyse d'Ali Abunimah (Electronic Intifada) traduite et mise en ligne par la CCIPPP : "Encore une « réconciliation » palestinienne mort-née"
Source : Al Akhbar
Traduction : MR pour ISM
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Une fillette palestinienne blessée par une attaque de colons israéliens

Par
At Tuwani – Jeudi 24 avril vers midi, deux colons israéliens venant en quad de l'avant-poste illégale de Havat Ma'on, dans les collines du sud d'Al-Khalil, ont attaqué à coup de pierres 4 enfants palestiniens et la mère de 3 d'entre eux qui revenaient de l'école et rentraient chez eux dans les villages de Tuba et Maghayir Al Abeed. Une fillette de 7 ans a été touchée par une pierre et est tombée alors qu'elle tentait d'échapper à l'attaque, se blessant sérieusement à la tête.
Une fillette palestinienne blessée par une attaque de colons israéliens
Son père, qui a été témoin de l'attaque car il travaillait sa terre située au sommet de la colline de Old Havat Ma'on, l'a immédiatement transportée au village voisin de At-Tuwani, où une ambulance est venue la chercher pour la transporter à l'hôpital.
La fillette a pu rentrer chez elle après avoir eu 5 points de sutures.
Les 5 Palestiniens venaient du village de At-Tuwani, où ils sont scolarisés, en passant par le seul chemin qu'ils peuvent prendre sans l'escorte militaire qui accompagne les enfants chaque jour depuis Tuba et Maghayir Al Abeed pour aller et revenir de l'école depuis 2004. Sur le chemin, les Palestiniens traversent la colline où était situé l'avant-poste de Havat Ma'on, avant son démantèlement en 2000 et son déplacement sur la colline 833. Une route goudronnée utilisée par les colons israéliens comme sentier de randonnée traverse cette colline. Les 5 Palestiniens ont été attaqués par deux colons qui faisaient du quad sur ce sentier.
Operation Dove maintient une présence internationale à At-Tuwani et dans les Collines du sud d'Hébron depuis 2004.
Pour toute information :
Operation Dove, 054 99 25 773


Source : Operation Dove
Traduction : MR pour ISM

La police des "frontières israéliennes" détient un enfant de 6 ans à Hébron et un colon agresse le militant qui filme la scène (vidéos)

Par
Témoignage de l'équipe Khalil d'ISM
Le 23 avril, vers 7h du matin, Rami Rajabi, 6 ans, se trouvait à 20m du checkpoint 29, à Al-Khalil, et il jetait des cailloux. Alors qu'il partait vers son école, trois soldats ont surgi d'une ruelle, lui ont saisi le bras et l'ont retenu dans la rue. Rami a éclaté en sanglot, terrifié ; les soldats, le tenant toujours solidement, l'ont alors entraîné de force vers le checkpoint 29. Des militants ISM ont essayé de convaincre les soldats de libérer l'enfant.
La police des 'frontières israéliennes' détient un enfant de 6 ans à Hébron et un colon agresse le militant qui filme la scène (vidéos)
Capture d'écran de la vidéo ci-dessous
Les soldats ont continué à l'entraîner vers le checkpoint où des Palestiniens du quartier sont intervenus auprès des soldats pour faire libérer le gamin.
Alors que les ISMers filmaient l'incident, un colons d'une colonie illégale voisine est sorti de sa voiture pour agresser les militants, traitant l'un d'entre eux de "tueur" et essayant de lui prendre sa caméra. La patrouille israélienne qui se tenait là à observer la scène sans intervenir.
Après environ 20 minutes de pression sur les soldats de la part des Palestiniens et des activistes, le garçon a été libéré et ramené chez lui par un ami de sa famille.
Comme l'a rappelé un ISMer présent, "ce qui est arrivé aujourd'hui fait partie d'une campagne constante d'intimidation de la population locale ; les soldats israéliens harcèlent les enfants tout le temps, ici à Hébron."
Source : Palsolidarity
Traduction : MR pour ISM
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Appuyer le processus de réconciliation nationale palestinienne

L’annonce de la signature à Gaza d’un accord entre l’OLP et le Hamas a aus­sitôt suscité une ava­lanche de com­men­taires très souvent négatifs, entre « acte de décès », « tor­pillage du pro­cessus de paix » et manœuvre tac­tique déses­pérée d’un Mahmoud Abbas à bout de stratégie.
Certes, après les pré­cé­dents de Doha ou du Caire, où déjà, des accords avaient été signés sans fina­lement déboucher, on mesure la dis­tance qui existe entre leur signature et leur application.
Mais il faut être clair : nous ne pouvons, tout comme l’immense majorité des Pales­ti­niens chez qui l’aspiration à l’unité est très pro­fon­dément ancrée, que nous réjouir d’un accord qui veut ouvrir la voie à des élec­tions démo­cra­tiques et à la récon­ci­liation nationale. La seule chose à craindre, c’est qu’il ne soit pas mis en œuvre.
Ceux qui y voient un tor­pillage du pro­cessus de paix oublient que, sans accord poli­tique et uni­fi­cation inter pales­ti­nienne, il est par­fai­tement illu­soire d’escompter une quel­conque signature d’un accord poli­tique avec la partie israé­lienne… Et quant à l’effectivité d’un réel « pro­cessus de paix », chacun a vu avec quel zèle la partie israé­lienne s’est appliquée à le vider de tout sens en accé­lérant la colo­ni­sation et, in fine, en reniant l’accord pour la libé­ration du dernier groupe de pri­son­niers poli­tiques d’avant Oslo.
Lors du vote sur l’admission de l’Etat de Palestine comme obser­vateur à l ‘Assemblée générale de l’ONU, le 29 novembre 2012, le repré­sentant de la France avait rappelé que « Contribuer aux pers­pec­tives de la paix, (…) c’est pro­gresser, sur la base des enga­ge­ments de l’OLP, vers une récon­ci­liation inter-​​palestinienne sans laquelle la solution des deux Etats n’est qu’un mirage ».
Nous attendons donc aujourd’hui de la France, dans le sens de ses pre­mières réac­tions, qu’elle appuie sans réserve le pro­cessus de récon­ci­liation mis en route à Gaza.
Elle doit en même temps s’opposer aux mesures de "punition" qu’Israël inflige aux Pales­ti­niens (telles que la rétention des taxes qui leur sont dues et le blocus de Gaza), inter­venir éner­gi­quement pour que la liberté de cir­cu­lation entre la Cis­jor­danie et Gaza soit res­taurée et sanc­tionner tout ce qui ren­force l’occupation et la colo­ni­sation des ter­ri­toires envahis en 1967.
Le Bureau national
http://www.france-palestine.org

Négociations israélo-​​palestiniennes : la « pause » de Barack Obama

RFI, samedi 26 avril 2014
« Il arrive peut-​​être un moment où une pause s’avère néces­saire, pour que les deux parties exa­minent les choix pos­sibles », a déclaré Barack Obama lors d’une confé­rence de presse à Séoul, 25 avril
Barack Obama a parlé d’une « pause » dans les négo­cia­tions israélo-​​palestiniennes lors de son escale en Corée du Sud. Israël avait préa­la­blement annoncé ce jeudi la sus­pension des pour­parlers avec l’Autorité pales­ti­nienne pour pro­tester contre l’accord de récon­ci­liation entre les deux fac­tions pales­ti­niennes rivales Fatah et Hamas. Barack Obama admet ainsi un nouvel échec dans ses efforts pour tenter de faire avancer le pro­cessus de paix entre Israël et les Palestiniens.
Deux dis­cours, deux ten­ta­tives et deux échecs : c’est le bilan des négo­cia­tions israélo-​​palestiniennes pour Barack Obama. En 2009, fraî­chement arrivé à la Maison Blanche, le pré­sident amé­ricain pro­nonce son dis­cours du Caire, déclarant avec force que la colo­ni­sation israé­lienne doit cesser. Les négo­cia­tions de paix reprennent l’année sui­vante et volent immé­dia­tement en éclat suite au refus israélien de pro­longer le gel de la construction dans les colonies.
En mars 2013, Barack Obama réélu se rend en Israël et en Palestine. Dans son dis­cours de Jéru­salem, il réaf­firme son enga­gement en faveur d’une solution de paix à « deux Etats pour deux peuples » et il charge son tout nouveau secré­taire d’Etat John Kerry de relancer les négo­cia­tions directes. Ce qui est fait en juillet 2013. Neuf mois plus tard, c’est un nouvel échec. Il faut dire qu’au-delà des dis­cours, la méthode n’a pas changé : les Amé­ri­cains se pré­sentent comme les seuls média­teurs pos­sibles entre Israël et les Pales­ti­niens, tout en étant les plus proches alliés de l’un des deux camps.
Après ce double revers, y aura-​​t-​​il une autre ten­tative amé­ri­caine ? Aujourd’hui l’administration Obama pri­vi­légie d’autres horizons. C’est au cours d’une tournée en Asie que Barack Obama a pro­noncé le mot de « pause » à propos du dossier du Proche-​​Orient, tout un symbole !
http://www.france-palestine.org

Que prévoit l’accord de réconciliation palestinienne ?

Le Monde​.fr, Hélène Sallon, samedi 26 avril 2014
Le Hamas et l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP) ont conclu, dans la nuit du mardi 22 au mer­credi 23 avril, un accord de récon­ci­liation. Cet accord vise à mettre fin à la division poli­tique et à la par­tition de fait entre la bande de Gaza et la Cis­jor­danie. Depuis la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza en 2007, l’Autorité pales­ti­nienne n’exerce plus son autorité que sur la Cisjordanie.
Le Hamas et le Fatah, prin­cipal parti de l’OLP, ont déjà signé des accords au Caire (en mai 2011) et à Doha (en février 2012, réaf­firmé au Caire en mai 2012). Faute d’entente sur les moda­lités d’application de ces accords, les échéances fixées ont été constamment repoussées. De nom­breuses dif­fi­cultés ne man­queront pas de jalonner la mise en œuvre de ce nouvel accord. S’il fixe un cadre et un calen­drier pour la tenue d’élections, il ne dresse aucune ligne direc­trice concernant les prin­cipaux points de désaccord : l’unification des ser­vices de sécurité pales­ti­niens ; la structure des nou­velles ins­ti­tu­tions natio­nales ; et la position qui sera adoptée vis-​​à-​​vis d’Israël, le Hamas ne recon­naissant pas son existence.
L’OLP, créée en 1964, est com­posée de plu­sieurs orga­ni­sa­tions, dont le Fatah, le Front popu­laire de libé­ration de la Palestine (FPLP) et le Front démo­cra­tique pour la libé­ration de la Palestine (FDLP). Le Hamas et le Djihad isla­mique n’en font pas partie. Reconnue inter­na­tio­na­lement comme seul repré­sentant du peuple pales­tinien, l’OLP est chargée des négo­cia­tions de paix avec Israël et occupe le siège de la Palestine aux Nations unies. L’OLP a amendé en 1996 sa charte pour sup­primer les réfé­rences à la des­truction d’Israël.
L’Autorité inté­ri­maire d’autonomie (ou Autorité pales­ti­nienne) est l’entité gou­ver­ne­mentale créée dans le cadre des accords d’Oslo de 1993 signés par Israël et l’OLP, qui admi­nistre les habi­tants pales­ti­niens dans les zones A et B de Cis­jor­danie et dans la bande de Gaza. En 2005, Mahmoud Abbas, le secré­taire général du Fatah, a succédé à Yasser Arafat (19962004) à la pré­si­dence de l’Autorité.
LE CADRE DE LA RÉCONCILIATION
L’accord signé à Gaza entre l’OLP et le Hamas com­porte sept points, dont les prin­cipaux sont :
La formation d’un gouvernement d’union
Les deux parties s’engagent à constituer un gou­ver­nement de « consensus national » d’ici à cinq semaines. Un premier pas a été franchi en ce sens, ven­dredi 25 avril, avec la démission du premier ministre pales­tinien Rami Ham­dallah. Ce gou­ver­nement sera composé de per­son­na­lités indé­pen­dantes. Selon l’agence de presse pales­ti­nienne Ma’an News, il pourrait être dirigé soit par le pré­sident Abbas lui-​​même, soit par un membre du Hamas, à l’instar du vice-​​premier ministre du gou­ver­nement d’union nationale de 2006, Nasser Al-​​Din Al-​​Chaer.
La pré­sence de membres du Hamas au sein du gou­ver­nement pourrait avoir des consé­quences sur le ver­sement de l’aide inter­na­tionale à l’Autorité pales­ti­nienne. Le Hamas est en effet considéré comme une « orga­ni­sation ter­ro­riste », non seulement par Israël, mais aussi par les Etats-​​Unis et l’Union européenne.

Une délé­gation de l’OLP a conclu mer­credi 23 avril à Gaza avec le Hamas un accord de réconciliation.
Des élections après six mois
Sitôt intronisé, le nouveau gou­ver­nement pales­tinien aura pour mission de pré­parer des élec­tions légis­la­tives et pré­si­den­tielle, qui doivent avoir lieu six mois après que le Conseil légis­latif pales­tinien (CLP, le Par­lement) aura voté la confiance à ce cabinet. Les der­nières légis­la­tives dans les Ter­ri­toires pales­ti­niens, rem­portées par le Hamas, avaient eu lieu en 2006, et la pré­si­den­tielle a été gagnée par M. Abbas en 2005.
La restructuration de l’OLP
Aux termes de cet accord, il est convenu de convoquer le Conseil national pales­tinien (CNP), l’instance légis­lative de l’OLP, dans un délai de cinq semaines et d’organiser des réunions régu­lières pour tra­vailler à la réac­ti­vation et au déve­lop­pement de l’OLP. Le CNP, considéré comme le « Par­lement en exil » des Pales­ti­niens, est chargé de définir la ligne poli­tique de l’OLP et d’en élire le comité exé­cutif. La question de l’adhésion du Hamas à l’OLP, afin de lui donner une repré­sen­ta­tivité et une légi­timité élargies, est au cœur du pro­cessus de restructuration.
L’accord prévoit éga­lement que le pré­sident Abbas convoque par décret des élec­tions au CNP. A la question de la par­ti­ci­pation du Hamas à ce scrutin s’ajoute celle de son orga­ni­sation. Le pro­blème se pose notamment pour les Pales­ti­niens réfugiés en Syrie, actuel­lement en guerre.
Libération de prisonniers
L’accord prévoit que les deux mou­ve­ments libèrent leurs pri­son­niers poli­tiques res­pectifs. A la suite du conflit qui a éclaté en 2007 entre le Hamas et le Fatah, chacun des deux mou­ve­ments a procédé à l’arrestation d’adversaires poli­tiques sur le ter­ri­toire qu’il contrôlait. L’accord prévoit que la com­mission des libertés, créée par l’accord du Caire de 2011, détermine le nombre de pri­son­niers devant être libérés dans les deux camps.
Des commissions de réconciliation
L’accord prévoit la réac­ti­vation des ins­tances de récon­ci­liation, créées dans le cadre de l’accord du Caire de 2011, à l’instar de la com­mission de récon­ci­liation sociale et de la com­mission des libertés publiques.
LES DÉFIS DE LA RÉCONCILIATION

Azzam Al-​​Ahmad, repré­sentant du Fatah, Ismaël Haniyeh, premier ministre de la bande de Gaza, et Moussa Abou Marzouk, numéro 2 du Hamas, annoncent à Gaza, le 23 avril, leur récon­ci­liation politique.
Outre la question de l’adhésion du Hamas à l’OLP, sur laquelle le mou­vement isla­miste ne s’est pas for­mel­lement pro­noncé lors de la signature de l’accord du 23 avril, d’autres ques­tions restent en suspens.
L’unification des services de sécurité palestiniens
Depuis 2007, le Hamas assure seul la sécurité dans la bande de Gaza et à ses fron­tières, tandis que les forces de sécurité de l’Autorité pales­ti­nienne prennent en charge cette fonction dans les zones A de Cis­jor­danie ainsi que dans les zones B, conjoin­tement avec Israël. L’accord du Caire de 2011 pré­voyait la création d’une com­mission suprême de sécurité, com­posée d’officiers pro­fes­sionnels, chargée de définir, par consensus, les moda­lités d’unification des ser­vices de sécurité. L’accord actuel n’aborde pas cette question, bien qu’il soit fait mention des accords de récon­ci­liation précédents.
Comme le note l’historien Jean-​​François Legrain, restent donc en suspens les ques­tions sécu­ri­taires, pourtant essen­tielles : « Y aura-​​t-​​il fusion des ser­vices de sécurité du Hamas avec ceux de Cis­jor­danie ? La garde pré­si­den­tielle de Mahmoud Abbas sera-​​t-​​elle auto­risée à se déployer le long de la fron­tière entre la bande de Gaza et l’Egypte ? »
Le rap­pro­chement des ser­vices de sécurité pales­ti­niens est vu d’un mauvais œil par Israël. Des sources sécu­ri­taires israé­liennes, citées par le quo­tidien Maariv, pré­disent que les forces de sécurité israé­liennes ne pourront plus compter sur leurs homo­logues pales­ti­niennes – et donc sur la coopé­ration sécu­ri­taire qui a été ins­taurée entre Israël et l’Autorité pales­ti­nienne – et agiront désormais seules en cas de « nécessité d’élimination ciblée » à Gaza ou en cas de « menace ter­ro­riste » en Cisjordanie.
Le Djihad islamique absent de l’accord
Le Djihad isla­mique, « une force plus popu­laire que jamais dans la bande de Gaza, et qui béné­ficie d’une partie de l’aide du Hez­bollah et de l’Iran », est le grand absent parmi les signa­taires, pointe éga­lement l’historien Jean-​​François Legrain. Le mou­vement a pourtant été partie pre­nante de pré­cé­dents accords spé­ci­fiques, à l’instar de l’accord de cessez-​​le-​​feu signé en 2011 entre Israël et le Hamas, encore en vigueur actuellement.
Réconciliation et négociations de paix
La question pri­mor­diale que pose l’accord de récon­ci­liation, et qui a été le prin­cipal point d’achoppement de ce pro­cessus jusqu’à présent, concerne la position vis-​​à-​​vis d’Israël. Les négo­cia­tions de paix avec Israël sont au cœur de la poli­tique de l’OLP ainsi que de la pré­si­dence Abbas. Ces der­niers ont engagé il y a neuf mois, sous égide amé­ri­caine, un nouveau cycle de négo­cia­tions avec Israël, dont l’échéance était fixée au 29 avril. Le Hamas, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, rejette ce pro­cessus et continue à pro­mouvoir la lutte armée.
Israël exclut pour sa part toute négo­ciation avec le Hamas, qu’il considère comme un « groupe ter­ro­riste ». La signature de l’accord de récon­ci­liation, le 23 avril, a ainsi acté pour le premier ministre israélien, Benyamin Néta­nyahou, la fin des négo­cia­tions. Ce dernier a appelé Mahmoud Abbas à choisir entre la paix et le Hamas.
Le pré­sident pales­tinien a rétorqué qu’« il n’existe aucune incom­pa­ti­bilité entre la récon­ci­liation et les négo­cia­tions. » Djibril Rajoub, un diri­geant du Fatah, a de son côté assuré que « le pro­chain gou­ver­nement de consensus national pro­clamera de façon claire et nette qu’il accepte les condi­tions du Quar­tette [pour le Proche-​​Orient, à savoir les Etats-​​Unis, la Russie, L’Union euro­péenne et les Nations unies] ». Ce dernier exige du Hamas qu’il recon­naisse Israël ainsi que les accords déjà conclus entre cet Etat et l’OLP, et renonce à la vio­lence. L’ONU dit avoir reçu l’assurance du pré­sident Abbas que l’accord inter­pa­les­tinien se fera sur la base de ces enga­ge­ments. La direction du Hamas ne s’est pas offi­ciel­lement exprimée sur ce point.

Des colons attaquent une fille de 7 ans dans les collines au sud d’Hébron

Des colons israé­liens ont attaqué une famille pales­ti­nienne des col­lines du sud d’Hébron hier jeudi, blessant une petit fille de 7 ans, selon un groupe de mili­tants pour la paix.
A midi, deux colons en quads ont attaqué 4 enfants et leur mère avec des pierres alors que ceux-​​ci ren­traient de l’école vers les vil­lages de Tuba et Maghayir al-​​Abeed, selon le groupe Ope­ration Dove.
Une fille âgée de 7 ans a été touchée par une pierre et est tombée alors qu’elle essayait de s’échapper, se blessant la tête. Sa blessure a nécessité 5 points de suture.
La famille a été attaquée alors qu’elle uti­lisait le seul chemin qui ne requiert pas d’escorte mili­taire, qui accom­pagne géné­ra­lement les enfants de ces vil­lages à l’école à cause de la vio­lence des colons.
Les colons semblent venir de l’avant-poste illégal nommé Havat Maon, une des colonies les plus radi­cales de la Cis­jor­danie occupée.
Les avant-​​postes de colons dans les col­lines du sud de Hébron ont un impact très négatif sur les com­mu­nautés pales­ti­niennes locales en exerçant une com­bi­naison de vio­lence phy­sique et de res­tric­tions de mouvement.
Situés en zone C, les Pales­ti­niens des col­lines du sud d’Hébron souffrent d’un manque extrême d’eau et d’électricité et font face à des inti­mi­da­tions vio­lentes de la part des soldats israé­liens et de colons radicaux.
Moins d’1% de la zone C a été pla­nifié pour le déve­lop­pement pales­tinien, alors qu’autour de 135 colonies et plus de 100 avant-​​postes ont été construits dans la zone.

L'Iran salue l'accord de réconciliation entre les factions palestiniennes

L'Iran se félicite d'un accord de réconciliation conclu récemment entre le mouvement palestinien islamique Hamas et l'Autorité nationale palestinienne (ANP), a rapporté samedi la chaîne de télévision iranienne Press TV.
"La République islamique d'Iran accueille favorablement la solidarité entre les groupes palestiniens contre le régime sioniste (d'Israël)", a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Marzieh Afkham, ajoutant que l'Iran reconnaissait également "toute sorte de réconciliation nationale qui aboutit à l'unité palestinienne".
La république islamique soutient toute mesure contribuant à la campagne anti-Israël, a souligné la porte-parole.
Mercredi, le Hamas et l'ANP sont parvenus à un accord de réconciliation à l'issue de deux jours de discussions, s'engageant à aplanir leurs divergences, former un gouvernement d'union dans un délai de cinq semaines et convoquer une élection générale dans un délai de six mois.

L'envoyé spécial de l'ONU au Moyen-Orient salue le processus de réconciliation palestinienne

Le coordinateur spécial de l'ONU au Moyen-Orient, Robert Serry, a salué lors d'une réunion avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, le processus de réconciliation palestinienne à venir dans le sillage de l'annonce d'un accord conclu entre le Fatah (dirigé par M. Abbas) et le Hamas.
Cela a été dévoilé vendredi par le porte-parole des Nations Unies, Stephane Dujarric, lors d'un point de presse régulier au siège de l'ONU à New York.
M. Serry "s'est dit convaincu que l'accord sera appliqué sous la direction du président palestinien et sur la base des engagements de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP)", a rapporté M. Dujarric.
Au cours de la réunion, M. Serry a confirmé que "les Nations Unies ont continué à soutenir l'union (palestinienne, ndlr) sur cette base, qui est la seule façon de réunir la Cisjordanie et Gaza sous une autorité palestinienne légitime, tout en saluant le processus qui inclut également la tenue des élections palestiniennes longuement retardées". Il a également "mis l'accent sur l'importance pour les parties concernées, dans cette phase critique, de s'abstenir de prendre toute mesure allant à l'encontre de la création d'un environnement propice à la poursuite des négociations".
Selon un accord rendu public mercredi, le Fatah et le Hamas commenceront leurs discussions sur la formation d'un gouvernement unifié d'ici cinq semaines avant d'organiser des élections parlementaires et présidentielle dans six mois.
L'accord, qui a été bien accueilli par les différentes factions palestiniennes, a toutefois provoqué "la déception" et l'irritation d'Israël et des Etats-Unis, qui assimilent le Hamas à un groupe terroriste. 

Mahmoud Abbas qualifie l'holocauste de "crime le plus odieux" de l'ère moderne

AFP
Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié l'holocauste de "crime le plus odieux" de l'ère moderne, dans un communiqué publié dimanche.
M. Abbas a également exprimé sa sympathie pour les familles des victimes juives, le jour même où Israël marque les commémorations officielles annuelles de la Shoah.

Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais Israël comme "Etat juif" (Abbas)

AFP
Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais Israël comme un "Etat juif", a réaffirmé samedi le président Mahmoud Abbas, lors d'une réunion de la direction de l'OLP à Ramallah, en Cisjordanie.
"Nous n'accepterons jamais de reconnaître un Etat juif", a affirmé dans un discours M. Abbas, en réponse aux demandes répétées en ce sens du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il a rappelé que les Palestiniens avaient reconnu l'Etat d'Israël en 1993.

Le nouveau gouvernement palestinien devra "rejeter violence et terrorisme" (Abbas)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé samedi que le prochain gouvernement de "consensus national" avec le Hamas devra rejeter la violence et reconnaître l'Etat d'Israël et les accords passés avec ce pays.
"Le prochain gouvernement obéira à ma politique", a-t-il dit aux membres du Conseil central palestinien, une instance dirigeante de l'Organisation de libération de la Palestine, réunis à Ramallah en Cisjordanie. "Je reconnais l'Etat Israël, je rejette la violence et le terrorisme et je respecte les engagements internationaux", a-t-il dit.

Processus de paix: Washington entre dans une "phase d'attente"

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry ne voit pas ses efforts pour négocier un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens comme un échec, mais son équipe entre dans une "phase d'attente" le temps que les parties réfléchissent à leur approche.
"C'est un moment de transition", a souligné vendredi lors de son point de presse la porte-parole du département d'Etat Jennifer Psaki. "Nous ne pouvons pas forcer les parties à prendre des mesures qu'elles ne veulent pas prendre".
"Nous sommes dans une phase d'attente pour voir ce que les parties décident de faire par la suite", a-t-elle ajouté.
Les tentatives de John Kerry --et ses nombreux voyages sur place-- pour essayer de décrocher un accord de paix au 29 avril se sont effondrées jeudi quand les Israéliens ont annoncé la suspension des négociations de paix en cours avec l'Autorité palestinienne, après l'annonce de sa réconciliation avec le Hamas, bête noire de l'Etat hébreu qui le considère comme un "groupe terroriste".
Mme Psaki a toutefois refusé d'y voir un échec de John Kerry, très impliqué dans ce dossier depuis qu'il a pris ses fonctions en février 2013.
"Il a toujours dit qu'il pensait que cela valait la peine d'essayer de s'engager dans ces efforts en tant que facilitateur ou en jouant le moindre rôle pour aider les parties à se rassembler à la table (des négociations), non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour les parties, car le statu quo n'est pas viable", a-t-elle affirmé.
"Car l'avenir avec une solution à deux Etats, avec de meilleures opportunités, avec une plus grande prospérité économique est dans l'intérêt des deux peuples", a-t-elle poursuivi. "Et nous continuons de croire qu'il est dans l'intérêt de l'Amérique, ainsi que d'Israël et du peuple palestinien de voir si nous pouvons résoudre ce conflit".
La porte-parole a par ailleurs indiqué que le président palestinien Mahmoud Abbas avait insisté sur le fait que tout gouvernement formé avec le Hamas "sera son gouvernement et représentera sa politique, ce qui inclut la reconnaissance d'Israël, le respect de la non-violence, le respect des accords antérieurs, l'engagement à prendre part à des négociations pacifiques vers une solution à deux Etats".
Les promesses de M. Abbas sont "une chose positive", selon Mme Psaki, mais Washington va attendre de voir ce qui se passe dans les prochaines semaines.

La volonté d'Abbas de se réconcilier avec le Hamas "n'aide pas", selon Obama

AFP
Le président américain Barack Obama a estimé vendredi que la décision du président palestinien Mahmoud Abbas de chercher la réconciliation avec le Hamas "n'aidait pas".
Mais son administration ne renonce pas aux efforts de paix menés par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, malgré les déclarations d'Israël indiquant que le geste palestinien avait rendu caduque l'initiative américaine, a-t-il ajouté.