jeudi 3 avril 2014

«Notre liberté, nous l’arracherons» Soutenir la lutte des prisonniers détenus dans les geôles sionistes - Avril 2014 : N°4

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Fin mars, devait être appliquée la quatrième vague de libération de 30 prisonniers, anciens détenus avant les accords d’Oslo en 1993, dont 14 des territoires palestiniens occupés en 48. Au cours des précédentes étapes de la libération des anciens prisonniers, l’entité sioniste a exclu tout Palestinien vivant dans les territoires occupés en 1948, les considérant comme une « affaire interne » à l’Etat colonial, prétextant qu’ils portent la « citoyenneté israélienne ».
« Notre liberté, nous l’arracherons » Soutenir la lutte des prisonniers détenus dans les geôles sionistes - Avril 2014 : N°4
Photo du résistant prisonnier Fouad Shawbaki, atteint de cancer
L’accord pour libérer les anciens détenus avant les accords d’Oslo n’est pas un « cadeau » des sionistes, mais c’est ce qu’il devait faire lors de ces accords. Les anciens prisonniers sont demeurés 21 ans supplémentaires en prison, parce que le négociateur palestinien n’avait pas assez insisté sur la nécessité de « blanchir » les prisons, en application de tout accord.
La libération des 30 prisonniers n’a pas eu lieu. La question des prisonniers de 48, notamment les plus anciens d’entre eux, est devenue l’enjeu qui dévoile le degré de l’engagement de l’AP envers le peuple palestinien, c’est-à-dire que reculer sur ce dossier peut entraîner d’autres reculs, aussi importants ou plus, comme la question du retour des réfugiés à leur pays, leurs terres et leurs villages et villes occupés en 48. Pour les sionistes, les plus ultras menacent de démissionner si ces prisonniers sont libérés, d’autres menacent de les tuer, d’autres de leur supprimer les droits sociaux. Certains proposent d’en faire l’objet d’un « deal » avec les Etats-Unis. Pendant tout le mois de mars, les sionistes ont joué de la surenchère, craignant la libération de Palestiniens emprisonnés depuis plus de 30 ans.
De leur côté, les résistants prisonniers concernés ont refusé, dans une lettre, d’être libérés sous conditions, comme le maintien des négociations au-delà du mois d’avril, et ils réclament d’être libérés selon l’accord conclu avec les Etats-Unis, avant le début des négociations. Pour eux, si l’AP devait reculer encore une fois à cause d’eux, ils préfèrent alors demeurer en prison et être libérés, la tête haute, telle qu’ils l’ont gardée pendant plus de trente ans en prison. Le pire est que face à l’attitude sioniste, l’AP n’envisage rien, sinon de recourir aux organismes internationaux.
1 - Prisonniers grévistes de la faim dans les prisons de l’occupation
Ameer Shammas, qui a débuté son mouvement de grève de la faim le 9 janvier. Agé de 24 ans, il est de la ville d’al-Khalil. Il se trouve à présent dans un hôpital de l’occupation.
Ahmad al-Khatib (30 ans) a débuté la grève de la faim vers la mi-mars, en protestation contre les moyens utilisés par les services de renseignements de l’occupant lors de son interrogatoire après son arrestation.
Ayman Ibteich mène une grève de la faim depuis le 14 février, protestant contre la détention « administrative ».
Daoud Hamdan (33 ans), de Shawawra, dans la région de Bethléem, a débuté la grève de la faim le 31 mars dernier, protestant contre sa détention « administrative », qui n’est pas la première. Il est le frère du prisonnier libéré Ayman Hamdan, qui a mené une grève de la faim pendant 129 jours.
Le prisonnier Saleh Salahat (37 ans) de Bethléem mène une grève de la faim avec le prisonnier Daoud Hamdan, contre la détention « administrative », dès le 31 mars.
Wahid Abu Maria, depuis le 9 janvier 2014, a cessé début avril son mouvement de grève. Un accord est intervenu pour qu’il soit libéré en octobre prochain. Au cours du mois de mars, le tribunal militaire de Ofer avait confirmé sa détention, dans une séance tenue à l’hôpital Wofelson, où se trouve le prisonnier depuis la détérioration de son état de santé. Le procureur avait réclamé le renouvellement de sa détention pour trois mois supplémentaires, prétendant qu’il « menace la sécurité de l’Etat ».
Aref Hraybat a arrêté la grève de la faim, commencée le 14 février, après que le procureur militaire de l’occupation ait accepté le renouvellement une seule fois de la détention « administrative ».
Les deux prisonniers grévistes de la faim, Mu’ammar Banat et Akram Fissisi ont arrêté leur lutte après 70 jours de grève de la faim, après que le procureur sioniste ait accepté leur demande de fixer la date de leur fin de la détention « administrative », pour le mois de mai prochain.
Liberté pour le soldat jordanien prisonnier Ahmad Daqamsa, détenu par le régime jordanien. Après 17 ans de détention (condamné à la perpétuité en 1997), le résistant qui a tiré sur un groupe de touristes « israéliens » en Jordanie mène la grève de la faim. Sa libération immédiate a été réclamée par le Parlement jordanien et des groupes de militants actifs, notamment après l’assassinat du juge palestino-jordanien Raed Zuayter, au barrage qui sépare la Palestine occupée de la Jordanie. Son maintien en prison est réclamé par l’entité coloniale sioniste.
L’alimentation forcée des prisonniers grévistes de la faim signifie leur mise à mort, déclare le responsable de l’association Mahjat al-Quds, chargée des prisonniers et libérés et située dans la bande de Gaza. Yasser Salah a déclaré que les autorités de l’occupation craignent les grévistes de la faim et la recrudescence des luttes menées contre la détention « administrative ». La loi adoptée sur l’alimentation forcée des grévistes indique que les grèves ont eu leur effet, mais qu’il faut à tout prix empêcher son application car l’alimentation forcée des prisonniers grévistes de la faim a déjà assassiné plusieurs prisonniers, comme Ali Jaafari, Rassem Halawi, Anas Dawla, dans les années 80, et parce que l’alimentation forcée des grévistes signifie la destruction de tout espoir de pouvoir lutter pour leurs droits.
2 – Libérer les prisonniers malades
Il y a un an, le 2 avril, tombait en martyr le prisonnier résistant Maysara Abu Hamdiyé que les autorités sionistes ont laissé mourir, alors qu’il était atteint de cancer et qu’il pouvait être soigné. La disparition du résistant Maysara Abu Hamdiyé, fait prisonnier alors qu’il était en bonne santé, dévoile les conditions de détention et la négligence médicale intentionnelle des autorités de l’occupation, qui refusent de considérer le caractère humain des résistants faits prisonniers.
Dans une lettre envoyée par le résistant prisonnier Iyad Abu Nasser, il affirme souffrir de l’estomac depuis plusieurs années. Le médecin sioniste qu’il a consulté lui a affirmé que son mal ne peut être soigné. Le résistant avait subi une opération chirurgicale en 2007 où les chirurgiens ont oublié des fils à l’intérieur de la blessure, ce qui n’a été découvert qu’en 2010 lors d’une troisième opération. Le résistant a été arrêté en 1983, et condamné à 18 ans de prison.
Le résistant Thaer Halahla, atteint d’hépatite B, virus inoculé par les médecins de la prison, a lancé un appel pour faire libérer tous les prisonniers malades, notamment Mu’tassem Raddad, Khlaed Shawish, Mansour Mowqada, Murad Abu Ulayq, Mu’tazz Abidu et Yusri al-Masri. Il a été transféré à l’hôpital après que d’autres maux se sont emparés de son corps.
Le résistant prisonnier Yusri al-Masri, atteint de cancer, a été transféré au dispensaire de la prison Eshel, après la détérioration de son état de santé. La direction de la prison refuse son transfert à l’hôpital pour qu’il soit examiné et traité.
Le résistant Fouad Shawbaki, enlevé par l’armée coloniale de la prison de Ariha en Cisjordanie , et condamné à 20 ans de prison, est atteint de cancer
Le résistant des Brigades al-Qassam, Majdi Hammad, prisonnier libéré lors de l’accord d’échange de 2011, est décédé par suite de graves maladies. Il était condamné à 6 perpétuités et trente ans, et a été prisonnier pendant 20 ans. Il avait été détenu dans la plupart des prisons sionistes, à Ascalan, Nafha, Ramlé. Son décès, quelques années après sa libération, est dû aux conditions de détention dans les prisons de l’occupation et à cause de médicaments inappropriés administrés par l’occupant. Dans une interview accordée à al-Jazeera plusieurs mois avant son martyre, Majdi Hammad avait expliqué que l’administration carcérale de la prison de Nafha lui a administré pendant 4 ans un médicament pour soigner ses poumons alors qu’il était cardiaque. 206 prisonniers palestiniens sont décédés par suite de ces traitements médicaux inappropriés.
3 – Abolir la détention « administrative »
Après 2 mois et demi de grève de la faim pour obtenir la fin de sa détention « administrative », Akram Banat est libérable le 31 mai prochain, selon la décision du tribunal militaire de Ofer. Selon le Club des Prisonniers, ce serait le dernier ordre d’arrestation et de détention « administrative » à l’encontre de Banat. Il avait été arrêté le 20 août 2013.
L’occupation a renouvelé, pour la troisième fois, la détention « administrative » du membre du Hamas, Nabil Naïm Natché, 57 ans, qui est malade, pour 6 mois supplémentaires.
Le tribunal militaire de Ofer a prolongé la détention « administrative », pour la seconde fois, de Youssef Mohammad Abu Ghalmé détenu depuis le 4 octobre 2013 dans la prison du Naqab. De Beit Furik, à l’est de la ville de Nablus, Youssef Abu Ghalmé a été emprisonné plusieurs fois avant sa dernière détention.
Le prisonnier Ameer Shamas (23 ans) qui mène une grève de la faim contre sa détention « administrative » depuis le 11 janvier, a subi le renouvellement de sa détention pour 6 mois supplémentaires.
4 – Prisonnières palestiniennes
La résistante prisonnière Loma Ibrahim Hadayda a déclaré, après avoir été libéré : « Les prisonnières réclament un large mouvement de solidarité pour les faire libérer » car les conditions de détention dans la prison Hasharon empirent et manquent du minimum pour les êtres humains. « Les prisonnières souffrent des mauvais traitements à longueur de journée. La direction de la prison ne cesse de les importuner, soit en procédant au compte à tout moment, soit en cognant contre les murs des cellules, soit en fermant la récréation pour les empêcher d’y aller en signe de punition ». Elle a indiqué avoir laissé 17 prisonnières dans Hasharon vivant dans des cellules froides, et souffrant de malnutrition. Les prisonnières sont obligés d’acheter à la cantine de la prison ce dont elles ont besoin. La prisonnière libérée Loma Hadayda, qui avait été arrêtée le 13 octobre 2013, a été libérée le 25 mars dernier. Elle a affirmé que 6 prisonnières étaient malades et que leur état nécessite des soins réguliers, mais rien n’est fait pour les soulager.
5 – Répression
Le plus jeune prisonnier palestinien, âgé de 14 ans, férocement torturé par l’occupation. Rashid Rishq, originaire de la ville occupée d’al-Quds, a été arrêté le 10 février 2014, et est détenu dans la prison Hasharon, dans la section des jeunes. Il a témoigné avoir été torturé dès son arrestation, dans sa maison. Trois soldats l’ont malmené et entraîné jusqu’à une jeep militaire où ils se sont mis à le frapper sauvagement. Puis il fut emmené dans une salle près de la porte al-Khalil, dans al-Quds, où se trouvent des machines et des moteurs. Il est attaché et frappé, puis jeté au sol et piétiné. Puis il est emmené à la prison al-Moskobiyya, où il est interrogé brutalement pendant 30 jours. Il a été dévêtu et menacé de viol, empêché de dormir et obligé de nettoyer les salles d’interrogatoire.
Incursion des forces de répression dans la section 25 de la prison de Naqab. 120 prisonniers palestiniens ont été déplacés vers un emplacement nommé « caravane » parce qu’il manque de tout. Ce déplacement va durer trois jours, selon la direction de la prison, et les prisonniers n’ont pu emmener leurs affaires personnelles, qui devraient être également fouillées.
Incursion dans les sections 6 et 8 de la prison Shatta, où les prisonniers ont été sommés de se dévêtir pour des fouilles. Les prisonniers ont refusé. Les incursions ont été menées dans les autres sections et toutes les cellules ont été vidées. Les appareils électriques détenus par les prisonniers ont été cassés, leurs vêtements mélangés ont été aspergés d’huile, et les prisonniers ont été menacés d’interdiction de visites familiales et de « cantine », et ils ont été imposés chacun de 200 shekels. Les prisonniers ont refusé leurs repas, sept fois de suite, protestant contre la répression et la destruction de leurs biens personnels.
La famille de la détenue Nawal Saadi, du camp de Jénine, a été interdite de visite.
Les résistants détenus dans la prison du Naqab se sont soulevés contre la direction de la prison qui a procédé à des fouilles dégradantes des membres de leurs familles venus les visiter. Ils ont également découvert des caméras à l’intérieur de leurs cellules posées par l’administration carcérale pour les espionner.
Les forces spéciales investissent la section 5 de la prison Ramon le 27 mars, prétextant vouloir procéder à des fouilles généralisées. Ces fouilles ont été menées la nuit, à 11 h du soir. Tous les prisonniers ont été déplacés pendant une heure. Les caméras qui avaient été placées dans les cellules ont été enlevées lorsque les prisonniers ont menacé de mener des luttes dures si ces appareils découverts n’étaient pas supprimés.
Une vague d’arrestations dans la région de Bethléem (le camp de Aïda et le village Takou’) et une vague d’arrestations dans le village d’al-Yamoun, dans la région de Jénine au cours de la dernière semaine de mars. Une autre vague d’arrestations a été menée dans al-Quds, où plusieurs enfants ont été arrêtés.
La résistance prisonnière Nuheil Abu Aycha est enchaînée avant et pendant toute visite familiale, en vue de briser le moral de la résistante et de sa famille. Bien qu’ayant été arrêtée le 14/3/2013, Nuheil n’a toujours pas comparu devant un tribunal. Les policiers de l’occupation justifient l’enchaînement de la résistante disant qu’elle est « agressive » et qu’elle constitue une menace à l’occupation. La résistante est accusée d’appartenir à une formation résistante et de participer à une tentative de kidnapping d’un soldat sioniste. Le tribunal a plusieurs fois ajourné sa comparution, et la dernière fois, c’est pour comparaître à nouveau le 14 mai prochain.
Shirine Issawi, kidnappée avec son frère Shadi, du bourg al-Issawiya dans al-Quds, est toujours en prison. Sa détention est sans cesse renouvelée pour interrogatoires. Son frère Medhat a été également arrêté. Le 2 avril, les charges retenues contre Shirine et Medhat Issawi sont « le transfert d’argent et de lettres pour le Hamas et le Jihad islamique ».
Isolement de 20 prisonniers dans des cellules individuelles : Darrar Abu Sissi, Mohammad Shaalan, Sami Abu Usayli, Mahmoud Zahran, ont été isolés dans la section de l’isolement de la prison de Eschel, et Kifah Hattab, gréviste de la faim, dans la prison de Haddarim, Hussam Umar et Moussa Soufan dans la section de l’isolement de la prison de Ramleh, et Ibrahim Hamed, dans la prison de Ohali Kedar. Nourredine A’mar dans la section d’isolement de la prison de Shatta ainsi que Mourad Mahmoud Nimr dans la section de Ascalan, Ramez al-Haj et Nahar Saadi, Khodr Dabaya, Shadi Wishahi, Nour Hamdan, Alaa Hammad, Mohmmad Boll, Iyad Fawaghra et Islam Wishahi. Le résistant Ibrahim Hmaed, des Brigades al-Qassam, est isolé depuis le 9 janvier.
Le président du Conseil des Colonies en Cisjordanie occupée a déclaré que les prisonniers palestiniens étaient des « animaux », et a réclamé leur liquidation physique.
Un tribunal militaire sioniste a condamné le résistant Muhammad Farajne (20 ans) de Taybé, dans les territoires occupés en 48, à la prison à perpétuité. Il est accusé d’avoir fait exploser le bus 142 lors de la guerre des 8 jours contre la bande de Gaza, en 2012.
L’occupation renouvelle la détention d’une centaine de Palestiniens arrêtés et en attente de passer devant des tribunaux. Le tribunal de Salem prolonge la détention de Mona Qaadan de Arraba, pour la 13ème fois le 12 /3  jusqu’au 10 avril. Arrêtée le 13 novembre 2012, elle n’a toujours pas comparue devant un tribunal sioniste.
6– Libération
Le 10 mars, a été libéré le jeune résistant Arfa après 8 ans de prison. Il avait été arrêté alors qu’il était âgé de 14 ans, et accusé d’avoir tiré des coups de feu. Arfa est du camp de Ayda, dans la province de Bethléem.
Le prisonnier Mu’tazz Nassar, 32 ans, de Jénine, a été libéré après 11 ans de détention dans les prisons de l’occupation.
Le journaliste Youssef Shalabi, 24 ans, a été libéré après 9 mois de détention dans les prisons de l’occupation. 14 journalistes palestiniens sont actuellement prisonniers.
7 – Statistiques
Le nombre des détenus « administratifs » s’est élevé à plus de 200 Palestiniens au début du mois de mars. Les autorités de l’occupation renouvellent sans cesse leur détention, pour se venger d’être parfois obligées de signer la libération de ceux qui mènent la grève de la faim contre cette forme de torture.
Le centre « Ahrar » a signalé dans son dernier rapport que l’occupant a arrêté depuis le début de l’année 1059 Palestiniens. Au cours des trois premiers mois de 2014, 248 Palestiniens de la ville d’al-Khalil ont été arrêtés et « jugés », 207 de la ville d’al-Quds, et 148 de la ville de Nablus, 132 de Bethléem, 114 de Jénine, 68 de Ramallah, 26 de la bande de Gaza. 17 Palestiniennes ont été arrêtées au cours du premier trimestre, la plus jeune étant Dima Sawahra (16 ans) de la ville d’al-Quds.
8 – Solidarité
Une commission d’enquête de l’Union européenne chargée par le parlement européen d’enquêter sur les prisons sionistes et le sort des prisonniers palestiniens a été interdite d’entrer dans les prisons. Dans un communiqué du 21 mars, la commission a déclaré que l’occupant continue la pratique de la détention « administrative » et que les droits humains des prisonniers sont restreints (!!). La commission a réclamé la libération des députés palestiniens (11 députés).
Un film norvégien sur le sort des enfants palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation a été visionné dans la capitale autrichienne. Ce film raconte le retour de 11 enfants dans leurs familles et villages, après avoir été emprisonnés.
Une cérémonie de signature du livre de l’ancien prisonnier, dr. Fahd abu Haj, a eu lieu à Ramallah, en présence de nombreux prisonniers libérés. Le livre porte le titre de « L’expérience démocratique des prisonniers palestiniens dans les prisons de l’occupation ». Dr. Fahd Abu Haj, qui a mené ses études en prison, a obtenu son doctorat et enseigne à l’université. Il est également président du Musée Abu Jihad, consacré aux prisonniers palestiniens.
Les organisations de solidarité avec les prisonniers, en Palestine occupée, préparent la campagne de soutien aux prisonniers pour la journée nationale des prisonniers, le 17 avril prochain.
Les forces sécuritaires de l’AP poursuivent les militants palestiniens
Les forces sécuritaires de l’AP ont arrêté le 25 mars le prisonnier libéré il y a trois mois des prisons de l’occupation, Ahmad Abu Diab. L’occupation l’avait fait prisonnier pendant 8 ans et demi pour appartenance aux Brigades al-Quds.
Arrestation par les forces sécuritaires de Fayez Jaradat, prisonnier libéré des geôles de l’occupation, à Sila al-Harthyé, dans la région de Jénine. Son frère Mohammad Jaradat est prisonnier condamné à la perpétuité.
Le 23 mars, elles arrêtent 7 membres du Jihad islamique, 8 membres du FPLP et 6 membres du mouvement Hamas.
Les services sécuitaires de l’AP mis en cause par la population de Jénine et ses alentours, dans l’assassinat de trois résistants dans le camp de Jénine. La foule a crié et conspué plusieurs membres de ces services lors des funérailles des trois résistants, obligeant l’AP à éloigner les personnes incriminées vers Ariha, dans la vallée du Jourdain. Mais quelques jours plus tard, les services sécuritaires de l’AP arrêtent trois Palestiniens du camp de Jénine, dans un hôpital, alors qu’ils étaient soignés pour les blessures occasionnées lors de la confrontation avec l’occupant le 22 mars. L’un des trois est Yahia, le fils du dirigeant Bassam al-Saadi recherché par l’occupant.
Sheikh Khodr Adnane a lancé un appel à la population en Cisjordanie occupée à refuser de répondre aux convocations de l’occupant sioniste et des services sécuritaires de l’AP. Ces convocations se sont multipliées, pourrissant la vie des citoyens d’une part, et sont souvent suivies d’arrestations d’autre part. Quiconque est libéré par l’une des deux « parties » se retrouve immédiatement convoqué par l’autre.

L’ONU a reçu les demandes d’adhésion des Palestiniens à 13 textes internationaux

Le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient Robert Serry a reçu de la direction palestinienne des demandes d'adhésion à 13 conventions ou traités internationaux dont les Nations unies sont dépositaires, a confirmé mercredi l'ONU.   
Parmi ces textes figurent notamment les conventions de Vienne sur les relations diplomatiques, la convention sur les droits de l'enfant, la convention contre la torture ou celle contre la corruption.  
Dès que ces demandes auront été transmises officiellement au siège de l'ONU, "nous les étudierons et considèreront la suite à donner", a précisé le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq.  
Outre ces 13 conventions ou traités, l'autorité palestinienne a par ailleurs demandé à la Suisse de pouvoir adhérer à la 4e Convention de Genève d'août 1949 et à son premier protocole additionnel et aux Pays-Bas de pouvoir adhérer à la Convention de la Haye d'octobre 1907 sur les lois et coutumes de la guerre sur terre.   
Le statut d'Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l'ONU, au gré des Américains et des Israéliens donne aux Palestiniens accès à diverses conventions et organisations internationales.

Tsahal force un enfant palestinien à avaler un comprimé inconnu

Des soldats israéliens ont forcé un enfant palestinien d’avaler un comprimé inconnu, après qu’il ait été mis en détention à al-Khalil, au sud de la Cisjordanie occupée.
Selon l’agence de presse palestinienne, Safa, citant des sources locales, les forces israéliennes ont arrêté l’enfant, Zied Fayçal Chentir, (15 ans), dans la région Mont Jawher au sud d’al- Khalil, et l’ont forcé d’avaler un comprimé, suite a quoi, il a été pris d’un malaise d’étourdissement et de céphalée.
L’enfant a été relâché et transféré à l’Hôpital local, son état a été jugé stable, sans que la nature du cachet qui lui a été imposé n’ait été connue, ajoute la même source.
D’après les organisations de défense des droits de l’Homme palestinienne, l’armée israélienne détient près de 200 enfants palestiniens, qui sont victimes d’exactions diverses, de torture et d’isolement, rapporte arabic.upi.

Raids virtuels sionistes contre le Liban

Suite à la série de manoeuvres militaires menées sur les hauteurs du Golan occupé, les chasseurs israéliens ont effectué pendant 35 minutes des raids "virtuels" dans le ciel du sud du Liban à Nabatiya, Eqlim el-Tofah, Marjaiyoun, et à Khiyam.
Les avions survolaient le Liban à une altitude moyenne, alors que les véhicules blindés téléguidés ont traversé le long des routes longeant les frontières sud du Liban. 
Ces véhicules sont partis des régions surplombant la cité d’Odeysseh au Liban passant par la route vers Kfarkila , accompagnés de drones de reconnaissance sionistes qui survolaient la ligne de contact entre la ferme de Chebaa et les régions libérées de ces fermes. 
Les forces de la Finul et l'armée libanaise surveillaient ces agissements sionistes. 
Mercredi, trois drones sionistes ont violé le ciel libanais et ont survolé pendant 12 heures les localités de Bent Jbeil, Nabatiya, Sour, Marjaiyoun, Hassbaya, Riyak, Baalbek, Beyrouth, Zahlé et Jezzin.

Intenses tractations pour surmonter l’échec du processus de paix

D'intenses efforts étaient engagés hier pour surmonter la crise des négociations de paix israélo-palestiniennes parrainées par le secrétaire d'État américain John Kerry et menacées d'implosion.
Une rencontre israélo-palestino-américaine pour aplanir les divergences devait se tenir en soirée, selon une source proche du dossier. Et M. Kerry s'est entretenu dans la journée au téléphone avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas, selon des responsables américains. Après la signature par M. Abbas des demandes d'adhésion à 15 conventions et traités internationaux, en représailles au refus d'Israël de libérer un dernier contingent de prisonniers le 29 mars, les Palestiniens ont multiplié les déclarations apaisantes assurant vouloir poursuivre les négociations. Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a annoncé avoir présenté les demandes d'adhésion, mais assuré que cela ne « détournait pas » les Palestiniens des négociations. Ces demandes d'adhésion concernent les conventions de Genève sur la protection des civils, la convention de La Haye concernant les lois et coutumes de la guerre, mais surtout des accords de portée générale, sur les droits de l'enfant, la discrimination raciale, ou la Charte internationale des droits de l'homme. Un dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo, a lui aussi espéré que « M. Kerry reprendra ses efforts dans les prochains jours », en réaffirmant que la démarche palestinienne était une « réponse à la violation flagrante par Israël de l'accord » sur les prisonniers. Cette démarche fait également suite à l'annonce d'un nouvel appel d'offres par Israël pour 708 logements dans le quartier de colonisation de Gilo à Jérusalem-Est occupée.
« La décision des Palestiniens de se tourner vers l'ONU n'est pas encourageante, mais il ne faut pas baisser les bras », a déclaré pour sa part la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, en charge des pourparlers, citée par la radio.
La crise du processus de paix a poussé la Ligue arabe à convoquer une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères le 9 avril au Caire. Mais malgré le scepticisme général, M. Kerry a estimé mardi soir « totalement prématuré de tirer quelque conclusion que ce soit » sur l'avenir des pourparlers. Il s'efforce d'arracher un compromis sur la libération de prisonniers, qui pourrait aboutir à l'élargissement de Jonathan Pollard, un Américain arrêté en 1985 et condamné à perpétuité aux États-Unis pour espionnage au profit d'Israël.
(Source : AFP)

La Palestine bientôt membre à part entière de l’ONU ?

AFP
Le repré­sentant pales­tinien à l’ONU Riyad Mansour a annoncé mer­credi avoir transmis au siège de l’ONU à New York les demandes pales­ti­niennes d’adhésion à 13 traités ou conven­tions inter­na­tio­nales dont les Nations unies sont dépositaires.
Ces demandes avaient été aupa­ravant remises à Ramallah (Ter­ri­toires pales­ti­niens) par la direction pales­ti­nienne au coor­di­nateur spécial de l’ONU pour le pro­cessus de paix au Proche-​​Orient Robert Serry.
M. Mansour a précisé à la presse avoir remis des copies des lettres signées par le pré­sident pales­tinien Mahmoud Abbas à Susan Malcora, chef de cabinet du secré­taire général de l’ONU Ban Ki-​​moon. Celui-​​ci est actuel­lement en voyage en Europe.
Les demandes d’adhésion, qui seront trans­mises au dépar­tement juri­dique de l’ONU, pren­dront en principe effet 30 jours après leur dépôt, a précisé M. Mansour, ajoutant : "C’est une for­malité, (…) per­sonne ne peut (s’y) opposer".
Parmi les traités inter­na­tionaux aux­quels la direction pales­ti­nienne veut adhérer figurent les conven­tions de Vienne sur les rela­tions diplo­ma­tiques et consu­laires, la convention sur les droits de l’enfant, la convention contre la torture ou celle contre la corruption.
L’autorité pales­ti­nienne a par ailleurs demandé à la Suisse de pouvoir adhérer à la 4e Convention de Genève d’août 1949 sur la pro­tection des civils en ter­ri­toire occupé et à son premier pro­tocole addi­tionnel, et aux Pays-​​Bas de pouvoir adhérer à la Convention de la Haye d’octobre 1907 sur les lois et cou­tumes de la guerre sur terre.
En ce qui concerne cette 4e convention de Genève, l’adhésion "prendra effet immé­dia­tement puisque nous sommes sous occu­pation", a affirmé M. Mansour.
"Ce que nous faisons est légal, nous sommes dans notre droit" depuis que les Pales­ti­niens ont obtenu le statut d’Etat obser­vateur non membre à l’ONU, a-​​t-​​il réaffirmé.
Ces demandes d’adhésion "sont une pre­mière série", a averti M. Mansour, pré­cisant que l’Autorité pales­ti­nienne pourrait pré­senter ulté­rieu­rement une deuxième, voire une troi­sième séries de can­di­da­tures "en fonction de l’attitude d’Israël" et des "intérêts du peuple palestinien".
"Nous étu­dierons (ces demandes) et consi­dè­reront la suite à y donner", s’est borné à indiquer le porte-​​parole adjoint de l’ONU Farhan Haq. Il a exprimé l’espoir "qu’on puisse trouver un moyen de pour­suivre les négo­cia­tions" israélo-​​palestiniennes.
M. Serry a ren­contré sur place le prin­cipal négo­ciateur pales­tinien Saeb Erakat ainsi que la ministre de la Justice et prin­cipale négo­cia­trice israé­lienne Tzipi Livni. Des membres du Quar­tette sur le Proche-​​orient (ONU, Union euro­péenne, Russie, Etats-​​Unis) se sont par ailleurs entre­tenus au télé­phone mer­credi, a-​​t-​​il précisé.
Le statut d’Etat obser­vateur obtenu en novembre 2012 à l’ONU donne aux Pales­ti­niens accès à diverses conven­tions et orga­ni­sa­tions internationales.
Une des prin­ci­pales pos­si­bi­lités ouvertes serait d’adhérer au statut de Rome qui a créé la Cour pénale inter­na­tionale, ce qui per­met­trait aux Pales­ti­niens de déposer plainte contre Israël.

Tony Blair arrive à Oslo pour des discussions au sujet du processus de paix au Moyen-Orient

OSLO, 2 avril (Xinhua) -- L'ancien Premier ministre britannique et émissaire spécial du Quartet pour le Moyen-Orient, Tony Blair, est arrivé à Oslo mercredi pour des discussions avec le ministre norvégien des Affaires étrangères Borge Brende au sujet du processus de paix à l'arrêt au Moyen-Orient.
"Ce serait un désastre si les négociations entre Israël et la Palestine s'arrêtaient", a déclaré M. Blair à son arrivée.
M. Blair devait discuter mercredi avec M. Brende pour voir ce qui pourrait être fait pour relancer le processus de paix.
Les négociations de paix au Moyen-Orient risquent de s'arrêter. Les Palestiniens se sont une fois de plus tournés vers l'ONU pour être reconnus en tant qu'Etat indépendant, alors que de son côté, Israël a refusé de libérer un groupe de prisonniers palestiniens.
M. Blair, qui est émissaire spécial pour le Moyen-Orient depuis sept ans, essaie de faire en sorte que les négociations se concluent avec une solution à deux Etats.
"Il n'y a pas d'autre alternative aux négociations", a lancé M. Blair.
La Norvège, qui est en faveur de l'établissement d'un Etat palestinien basé sur un accord négocié entre Israël et les représentants palestiniens, joue un rôle important en tant que soutien extérieur de la Palestine au travers du Comité de liaison ad hoc, du forum de développement local et du Comité de liaison conjoint.
La Norvège fournit une aide financière à l'Autorité palestinienne depuis la signature des accords d'Oslo en 1993. 

Un athlète de Gaza se tourne vers la justice israélienne pour courir le marathon de Bethléem

AFP
Un athlète olympique de la bande de Gaza interdit par Israël de se rendre à Bethléem, en Cisjordanie, pour y courir le marathon a porté mercredi son cas devant la plus haute juridiction d'Israël.
"J'ai demandé un permis pour me rendre (...) à Bethléem pour courir le marathon organisé le 11 avril, mais j'ai appris vendredi dernier qu'Israël rejetait ma demande", a déclaré à l'AFP par téléphone Nader Al Masri.
M. Masri est le seul athlète olympique résidant à Gaza à avoir participé en 2008 aux jeux Olympiques de Pékin, où il a terminé dernier dans la catégorie 5.000 mètres.
Pour défendre sa cause, l'athlète s'est tourné vers l'association israélienne Gisha, une ONG qui milite pour la liberté de mouvement des Palestiniens et qui l'avait aidé à quitter Gaza en 2008.
"Son cas a été porté mercredi devant les juges de la Haute Cour de Justice, la plus haute juridiction" israélienne, a déclaré à l'AFP Shai Greenberg, porte-parole de Gisha.
M. Masri, 34 ans, s'était déjà vu refuser l'année dernière par le ministère israélien de la Défense un permis pour aller courir le marathon de Bethléem, première course du genre en Cisjordanie occupée.
"Je n'ai aucun lien avec la politique et je ne comprends pas pourquoi Israël me refuse un permis", a déploré le sportif.
Le porte-parole du département chargé de la coordination des affaires civiles avec les Palestiniens au sein du ministère de la Défense n'était pas disponible dans l'immédiat pour un commentaire.
Mais Gisha a publié sa réponse écrite sur le cas de M. Masri.
"Vu la situation diplomatico-sécuritaire actuelle, l'entrée d'habitants de la bande de Gaza en Israël n'est pas autorisée, sauf dans des cas humanitaires exceptionnels", indique-t-on.
L'ONG souligne pourtant que, dans un document du ministère de la Défense, il est explicité que "les habitants de la bande de Gaza peuvent se rendre en Israël pour participer à des conférences ou des événements organisés par l'Autorité palestinienne", ce qui est la cas ici avec le marathon.

Kerry: les négociations israélo-palestiniennes à un moment "critique"

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry averti jeudi que les négociations de paix israélo-palestiniennes étaient à "un moment critique".
Les négociateurs palestiniens, israéliens et américains ont fait des progrès lors d'une rencontre à Jérusalem qui s'est poursuivie jusqu'à 04H00 (01H00 GMT), mais "il existe encore un fossé qui doit être comblé assez rapidement", a déclaré M. Kerry à Alger, au début de sa première mission en Afrique du Nord qui doit ensuite le mener au Maroc.

Vallée du Jourdain: Evacuation des habitants d'Ebziq pour les entraînements israéliens

Vallée du Jourdain – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont pris d'assaut, le jeudi à l'aube 3/4, la région d'Ebziq à l'est de Tubas dans la vallée du Jourdain et ont livré à 20 familles de ses habitants des décisions d'évacuation, sous prétexte des entraînements, pour la deuxième fois durant moins d'une semaine.
Le représentant de Wadi Evbriq, Imad Haroub, a déclaré à notre correspondant que l'occupation a informé les habitants de la région qu'ils doivent évacuer leurs maisons, aujourd'hui jeudi, pour les entraînements militaires.
"Ebziq représente le modèle de la souffrance des habitants de la Vallée du Jourdain, où il est menacé de disparition et les autorités de l'occupant israélien planifient de les transformer à des terres sans habitants, pour faciliter le contrôle dans le cadre des plans de judaïsation de la Vallée du Jourdain", a-t-il ainsi souligné.
 Il est à noter que la région d'Ebziq est habité par les bédouins et dont leur nombre est 38 familles composées de 256 personnes.
Comme les autres régions de la vallée du Jourdain, la région d'Ebziq s'expose aux invasions continues des forces armées de l'occupation israélienne qui distribuent chaque fois des nouveaux ordres de démolition et des menaces pour les forcer de quitter le lieu.

Nord d'Hébron: l'occupation arrête un Palestinien et envahit Halhoul

Hébron – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté un citoyen palestinien de la ville de Halhoul dans le nord d'Hébron, au moment où plusieurs patrouilles ont envahi un certain nombre de quartiers là.
Des sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont pris d'assaut les maisons des citoyens palestiniens dans la ville, où les soldats israéliens ont lancé une campagne d'inspection, avant avoir arrêté le citoyen Sayed Samaera, en l'emmenant vers une direction inconnue.
D'autre part, plusieurs blindés militaires israéliens ont pris d'assaut la région de Nabi Younès, à l'est de la ville et Hawawer au nord de la ville, sous prétexte de l'exposition des véhicules des colons au jet des pierres.

Un grand bâtiment judaïque prévu au sud d’al-Aqsa

Jérusalem – CPI
Des sources médiatiques hébreux ont révélé que le Comité de la planification de la municipalité israélienne de Jérusalem discutera jeudi du projet d’un énorme bâtiment touristique judaïque sur des terres palestiniennes dans le village de Silwan au sud d'al- Aqsa présenté par l’organisation extrémiste colonialiste Elad et l’Autorité de la protection de la nature et des jardins, avec le soutien de la municipalité.
Le journal hébreu Haaretz a publié jeudi que le projet concerne la construction d'un important bâtiment touristique adjacent aux murs de la vieille ville de Jérusalem.
Il a noté que le Comité a ratifié en Octobre 2009 la mise en place de ce bâtiment qui s'étendra sur une superficie de 5460 mètres carrés, mais il s'est avéré plus tard que le projet qui a été approuvé s'étendra plutôt sur une superficie de 16 mille mètres carrés. En plus de cela, depuis 2009, des fouilles archéologiques ont eu lieu pour préparer la mise en place du bâtiment.

Un colon blesse un jeune homme palestinien à Naplouse

Naplouse – CPI
L'Agence de presse "Safa" a cité de témoins oculaires que le gardien de la colonie a ouvert le feu sur un groupe de citoyens palestiniens qui travaillaient dans leurs terres, blessant le jeune Mohamed Higazi (35 ans).
L'agence a ajouté qu'une ambulance sioniste a transporté le jeune blessé à un hôpital dans les territoires palestiniens occupés en 1948.
Le gardien de la colonie a sauvagement agressé les citoyens avant d'ouvrir le feu sur eux, mais lorsqu'ils sont revenus, il a tiré sur eux, et blessé le citoyen Higazi.
Les forces armées occupantes ont déployé des dizaines de patrouilles dans les lieux et ont fermé la route liant entre la ville de Ramallah et Naplouse, tout en arrêtant 3 jeunes hommes accompagnant le jeune blessé, pour enquêter sur les circonstances de l'événement, selon l'agence Safa.
Les témoins oculaires ont confirmé que les tirs ont eu lieu à 1500 mètres de la colonie, ce qui contredit les allégations de l'occupation que les jeunes hommes ont tenté d'entrer dans la colonie pour voler

L’occupation détruit des baraques à l’est de Béthanie à Jérusalem

Jérusalem occupée – CPI
Les bulldozers de l'occupation sioniste ont démoli jeudi matin (3-4) des baraques d'habitation à Jabal al-Baba à l’est de Béthanie à Jérusalem sans avertissement sous le prétexte de la construction sans permis.
Les forces d'occupation ont démoli ces baraques et une grange pour l’élevage de bétail appartenant à Salem Kayed Jahalin. Elles ont également démoli une baraque appartenant à Mahmoud Ibrahim Jahalin et un poulailler.
Il est à noter que ces baraques sont installées depuis de nombreuses années " avant l'occupation de la ville de Jérusalem " par les arabes de la ville de Jahalin pour vivre dedans après avoir été expulsés de leurs terres en 1948 sauf que les autorités d'occupation cherchent à confisquer la terre en vue de la mise en œuvre du projet " E - 1 " (du Grand Jérusalem) et l'annexer à la colonie de Maale Adumim.

Chute d’un avion de reconnaissance sioniste au nord de la Cisjordanie

Cisjordanie – CPI
Des sources militaires israéliennes ont déclaré ce matin qu’un petit avion de reconnaissance s'est écrasé la nuit dernière dans la zone nord de la Cisjordanie occupée.
Les sources ont ajouté que la cause de l'accident n'est pas encore connue et n'ont pas révélé l'endroit exact de l'accident.
La chute des petits avions de reconnaissance a augmenté récemment. Un avion s'est écrasé le mois dernier dans le sud de la bande de Gaza et a été capturé par la résistance.

Incursion sioniste limitée dans le sud de Gaza

Gaza – CPI
6 bulldozers de l'armée israélienne ont pénétré jeudi matin (3-4) dans les terres de la province de l'Est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
Selon notre correspondant, les bulldozers se sont déplacés à environ 100 mètres de la Porte Abu Mutabaq à l’est du quartier Nahdha effectuant des travaux de ratissage des terres appartenant à des palestiniens et qui se trouvent entre le site militaire de Kerem Shalom et cette porte à l’est de Rafah.
Il a souligné qu'un certain nombre de jeeps et de véhicules militaires ont soutenu les troupes stationnées à la barrière de sécurité dans leur incursion.

Arrestation de quatre jérusalémites et un cinquième se rend pour purger sa peine

Jérusalem occupée – CPI
Les forces israéliennes ont arrêté hier trois jeunes hommes et un garçon de la ville de Jérusalem.
Le Centre d'information de Wadi Hliweh a affirmé que les forces d'occupation ont arrêté l'enfant Abboud Haddad, Abd Abu Sabih (19 ans), Ali Motaab et Moussa Ghousheh.
Dans un contexte similaire, l'avocat de l'accusé Fadi Jaaba a déclaré que la Cour de l'occupation a décidé il y a quatre mois que Jaaba doit se rendre à la détention de Ramleh après avoir été accusé d'avoir agressé un agent de police sioniste près d'une des portes de la mosquée El-Aqsa pour l’avoir empêché d'entrer à la mosquée. L’avocat a déclaré que l'affaire a été reportée pendant près de trois ans.
L’avocat a ajouté que le tribunal a forcé Jaaba à se rende pour purger une peine de deux mois de détention, et dans le cas où il n’obéit pas son arrestation sera prolongée de quatre mois.
Il est à noter que Fadi Jaaba est le frère des captifs Jérusalémites Majid Ragheb Jaaba (32 ans) et Haythem Jaaba (30 ans) qui sont en détention depuis un an pour appartenance au Mouvement de la résistance islamique du Hamas.

Affrontements dans le village de Madama à Naplouse

Naplouse – CPI
Les forces armées de l'occupation israélienne ont pris d'assaut, jeudi matin, le village de Madama au sud de Naplouse, dans le nord des territoires de la Cisjordanie.
Des sources ont déclaré au journaliste du " Centre Palestinien d’Information " que les soldats israéliens ont fermé toutes les entrées du village et ont empêché l’entrée et sortie des citoyens.
Selon des sources, des affrontements violents tournent, jusqu'à ce moment, entre les jeunes du village et les forces occupantes qui ont tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes en direction des jeunes.
Ces sources ont signalé que les jeunes du village ont jeté un cocktail Molotov en direction des jeeps qui étaient stationnées au cimetière du village.

Les colons percent les pneus de 40 véhicules au Galilée

Jérusalem – CPI
Le gang de "payer le prix" continue ses agressions racistes contre les citoyens palestiniens et leurs biens et a troué, hier soir, les pneus de 40 véhicules appartenant à 48 Palestiniens dans le village de Jish dans le Galilée au Golan.
Le site Web "Walla" hébreu a cité avoir trouvé dans le village de Jesh, près de Safed 40 véhicules dont les pneus ont été percés, en plus des écritures racistes sur les murs.
Le site a déclaré que parmi les slogans qu'ils ont trouvé le slogan «les étrangers doivent laisser notre terre », en faisant allusion aux Palestiniens .

Néguev: Commémoration de la journée de la Terre en dépit de sa judaïsation continue

Gaza-CPI
Cette année, la commémoration de la journée de la terre ne s’est pas déroulée de façon traditionnelle comme chaque année pour les Palestiniens de 48. Il y a sur la planche la nouvelle qui influe sur l’avenir de l’identité et de la terre, surtout à Naqab (Néguev), suite à une résistance de l’occupation qui a duré 66 ans.
Cette année,   les douleurs de Naqab et le plan de Braver à travers lequel l’occupation sioniste tente de confisquer des milliers de dunums et d’exiler des milliers d’habitants des villages du sud, [ces douleurs] ont pris la place d’honneur de l’activisme [palestinien]. Les Palestiniens ont ressenti le danger de leur existence et de leur identité avec la concentration sioniste sur la judaïsation de l’Etat.
Les Palestiniens de l’intérieur occupé commémorent l’évènement  de la journée de la terre, chaque année, à la mémoire du 30 mars 1976, après que les autorités de l’occupation aient confisqué des milliers de dunums à Hébron. Suite à cela, des affrontements ont éclatés et ont été soldés par le martyr de 6 Palestiniens et l’arrestation d’une centaine d’autre.
Le plan de Braver
La réaction favorable a quasiment toutes les activités des partis et  des institutions arabe de l’intérieur occupé, ainsi que le sentiment général d’une peur pour l’avenir, suite au renforcement des attaques contre les arabes de 48, tous cela a donné à cette commémoration un gout spéciale.
Mouhanad Moustafa, est un arabe de 48 et analyste politicien a déclare « la singularité de la commémoration qui se cache dans plusieurs points, les plus importants sont que l'ennemi occupant a insisté sur la confiscation de terre de Naqab, et sur le plan de Braver avec la commémoration traditionnelle à Hébron »
Il assure que la grève a été singulière cette année, car elle a été très suivie ce qui montre une prise de conscience générale et montre aussi la gravité des politiques de l’entité sioniste concernant la terre dans le cadre de sa sévérité sur les législations racistes qui ont encore, récemment, marginalisé le publique arabe politiquement et existentiellement.
Il poursuit: « L’apogée de ces traitements racistes a été particulièrement de la proposition de judaïser l’Etat. La population a exprimé [son mécontentement] à travers la participation massive aux grèves et aux séminaires. Le summum de l’activisme a eu lieu, hier. Mais la lutte politique et la prise de conscience continuent ».
L’analyste Moustafa pense que le comité de haut suivi des populations, ainsi que le comité territorial qui dirigent chaque année les activités de la journée de la terre  ont insisté à la fin des activités et à travers les paroles et les interventions sur le dossier du NAQAB. Car il est livré à la plus grande agression depuis les années cinquante du siècle dernier.
" Cette année et celle d’avant [ces comités] ont aussi insisté sur l’importance historique et culturelle de commémorer des évènements comme la commémoration de la mémoire des martyrs e des blessés, et la prise de conscience de la génération ascendante de l’identité nationale", a-t-il ainsi poursuivi.
L’ex membre de la Knesset et la personnalité la plus importante à l’échelle locale, dans la ville occupée d’Akka, Abbas Zakour déclare:« La spécificité qui remonte chaque année à l’occasion de la commémoration de la journée de la Terre coïncide souvent avec les plus importants évènement de l’année en cours »
"La spécificité de cette année et qui a donné cette grande résonance à la commémoration était spécialement «  La judaïsation de l’Etat, l’échange des terres, et la libération des prisonniers de 48", a-t-il également souligné. 
Zakour ressent comme tous les autres palestiniens de 48 et les personnalités politiques actives que la commémoration n’est pas passée inaperçue, au contraire elle a été suivie par d’importantes masses représentées par la manifestation arabe et lors du dernier festival. Chaque parti arabe a choisi un village arabe afin de raconter son histoire et expliquer le droit palestinien sur ces terres à travers plusieurs formes d’activités.  
Il ajoute « ce sur quoi les arabes ont insisté à Naqab par exemple, est la restauration et la rénovation des maisons, l’encouragement et les dons financiers et naturels, car ils veulent imposer leur existence et ils refusent toute parole sur la judaïsation de l’Etat dont les hommes politiques en Israël en parle en plus de leur refus de libérer les prisonniers de 48. »
Israël fait semblant d’ignorer
Cette année les réactions sionistes concernant la commémoration de la journée de la terre n’ont pas été publiques. Les poursuites et la surveillance du terrain sont perpétuels a chaque coin de l’intérieur occupé, mais les médias sionistes n’ont pas du tout commenté les activités de la journée de la terre qui ont débuté il y a quelques jours et qui ont connu, hier, son summum.
L’analyste Moustafa assure que les journaux sionistes ont fait semblant d’ignoré tous les évènements, et qu’ils étaient habitués à ne transmettre aucune information concernant cette commémoration si celles-ci sont pacifiques. Par contre elle couvre tout incident violent qui a pu accompagner la commémoration lors des années précédentes afin de criminaliser le public arabe
Il conclut « La politique raciste et de marginalisation sioniste est claire, comment un pays considéré comme un démocratie peut-il ignorer les activités de 20% de ses habitants ? Il n’y a aucune réponse à cette question ni aucun commentaire politique ».
Il déclare qu’il y a plusieurs dossiers qui représentent un danger pour les palestiniens de 48 qui ne bénéficient d’aucune intention locale, et qui vivent dans l’ignorance la plus complète des arabes et des musulmans malgré le fait qu’ils soient une partie à part entière de la Palestine occupée.
 « Nous sommes 1.5 millions nous représentons la masse la plus importante mais la moins influente. L’entité sioniste ne nous considère pas politiquement. Et nous ne voulons pas que les négociations continuent de nous ignorer. Nous n’avons pas d’avenir », a-t-il en outre indiqué. 
Il ajoute que la situation confortable et la prospérité économique que vivent les Palestiniens de 48, n’est que passagère et que la concentration de l’entité sioniste sur la judaïsation de l’Etat dans les négociations gène les Palestiniens de 48. Ils ne savent plus avec qui ils sont, et qui ils sont ? »
La journée de la terre passe comme chaque année et finit de façon traditionnelle avec la fin des manifestations et des grèves générales. Mais le danger imminent de Naqab et les tentatives de l’entité sioniste d’exiler les palestiniens de 48 à travers le plan de judaïsation du pays peut prochainement faire éclater la situation pour donner naissances a des occasions qui dépasseraient la célèbre commémoration  de l’intérieur.

Naplouse: Affrontements suite à l'assaut contre la tombe de Youssef

CPI
De violents affrontements ont éclaté, ce matin 4 avril, entre des dizaines de jeunes et les forces de l’occupation qui ont lancé l'assaut contre Qabar Youssef en compagnie des colons extrémistes, à l’est de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée.
Des témoins ont déclaré à notre correspondants de notre CPI que « des dizaines de cars des colons ont lancé l'assaut contre le village de Balata ville, sous la sécurité militaire des soldats de l’occupation, et de là, ils ont entamé des rituels talmudiques.
Les témoins ont ajouté que de violents affrontements ont éclaté entre les jeunes du camp de réfugier de balata et des colons. Des coups de feu et des bombes assourdissantes ont été entendus de l’intérieur des quartiers du camp de réfugier.
Lors des rituels des colons et soldats se sont dispersés dans les rue de Amman et Al Ghaoui qui se situe dans la zone est de la ville de Naplouse. Aucune arrestation ni aucun blessé n’a été enregistré  dans le rang des citoyens.
Les colons envahissent, chaque semaine, la tombe de Youssef en prétendant que celle-ci appartient au prophète Josef, paix sur lui, alors que les différentes versions assurent que cette tombe appartient à un homme pieux [du nom de] Youssef Douykat de la ville de Balata. 

Le Hamas s’en prend désormais à l’aviation militaire israélienne dans le ciel de Gaza

Palestine – CPI
Les Palestiniens de la bande de Gaza reconnaissent que l’armée de l’air israélienne leur a posé, dans le passé, un grand problème, sans pouvoir trouver une quelconque solution. Les Israéliens pouvaient toucher un grand nombre de leurs objectifs, bombarder les sites d’armements des Palestiniens, tuer leurs militants, sans que la vie des soldats israéliens soit exposée au moindre danger. Et cela a été le cas de la guerre de 2008 et celle de 2012.
En effet, depuis 2008, l’aviation a tué 911 Palestiniens.
Les Palestiniens armés cherchaient à trouver des solutions pour éviter cette aviation, en prenant un maximum de précautions dans leurs déplacements, dans leurs communications. C’est en profitant et analysant ces communications que les Israéliens ont pu reconnaître des personnes à assassiner.
Depuis quelques mois, les Palestiniens armés ont trouvé une technique destinée à brouiller la scène devant les avions israéliens. Ils couvrent les rues secondaires et étroites par de longs morceaux de chiffons, afin de baisser le risque pendant leurs déplacements.
Par ailleurs, "Israël" a reconnu que durant la dernière guerre menée contre Gaza, ses avions ont été l’objet de missiles sol-air portés sur l’épaule, pour une moyenne d’un missile par jour. Cela a été une surprise et un nouveau défi. Il n’y a pas eu de dégâts, mais cela signifie que le Hamas a pu augmenter ses forces, sans le dire.
Quelques sources dans la bande de Gaza parlent d’une expérience menée par des hommes armés, au début du mois de janvier 2014 ; ils ont lancé un missile contre un avion israélien, aux frontières orientales de Gaza, sans que les médias en parlent.
De leur côté, les brigades d’Al-Qassam ont déclaré, plus d’une fois, qu’elles ont réalisé, avec leurs missiles anti-aériens, plusieurs surprises, en atteignant un hélicoptère israélien et en l’obligeant à atterrir. Elles ont aussi pu faire tomber un avion espion, sans donner de date précise. Ces événements auront certainement une incidence sur le vol des avions offensifs israéliens, dans toute guerre à venir.
Les brigades ont aussi déclaré, pour la première fois, l’acquisition de missiles anti-aériens de type "Sam 7", lors d’un défilé militaire, en mi-septembre 2013. Elles ont également montré des obus RPG anti-blindés, ainsi que des armements lourds portés sur des véhicules à quatre roues motrices.
La défense aérienne
La première intention des combattants palestiniens est de paralyser l’armée de l’air israélienne. Ils reconnaissent cependant qu’elle reste un grand défi, vu la petite quantité de leurs armes et vu la destruction des tunnels de contrebande.
Les brigades d’Al-Qassam possèdent désormais une « unité de défense aérienne ». Elle a commencé toute petite. Mais dans un petit laps de temps, elle commence à devenir un vrai défi aux avions israéliens. Elle a pu faire tomber trois montgolfières espions, au sud et au nord de Gaza.
La résistance palestinienne a le droit de posséder toutes les armes qui l’aident à faire face à la machine de guerre israélienne, a dit un grand chef militaire à Gaza. En fait, la Grande-Bretagne est devenue un « champ d’essais » pour toutes sortes de missiles et d’obus. Nous lui ne donnerons plus l’occasion.
Toutes les factions palestiniennes possèdent un bon nombre de missiles anti-aériens. Le chef confirme à Al-Monitor que le temps où l’armée de l’air israélienne possédait l’initiative, où elle se sentait libre dans le ciel de la Bande, où ses avions, hélicoptères et F16 parcouraient le ciel du sud ou du nord est révolu.
Article écrit par Adnan Abou Amer, paru dans Al-Monitor, le 21 mars 2014, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Haniyeh : Il n'y a pas d'avenir pour un projet fondé en dehors du consensus national

Gaza – CPI
"Tout projet fondé en dehors du consensus national n'aura aucun avenir", a assuré le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, en référence au projet de règlement adopté par l'AP et le mouvement du Fatah, où il a confirmé que ce projet n'a pas d'avenir.
Lors de la cérémonie de remise de diplôme d'un nouveau lot d'officiers du ministère de l'intérieur, le mercredi matin 2/4 à Gaza, Haniyeh a dit : "Nous ne sommes pas surpris par cette fin confuse et troublée du processus de négociations et la période de plus de 20 ans coupée de l'histoire de notre peuple et puis le délai supplémentaire de 9 mois".
"Cette fin bloquée est le résultat naturel de chaque projet fondé en dehors du consensus national, parce que ces projets n'auront aucun avenir", a-t-il ajouté.
Haniyeh a considéré que les négociations ont donné le temps suffisant à l'occupant pour renforcer la colonisation et confisquer les terres, la coordination de sécurité, la judaïsation de Jérusalem et le blocus de Gaza et a frappé les principes de la cause palestinienne, tout en assurant que les négociations ne sont pas un choix pour libérer la Palestinien et le retour à Jérusalem et el-Aqsa.
Il a assuré que la priorité doit être de bâtir une stratégie nationale globale pour tous les Palestiniens, parce qu'il n'y a pas d'avenir pour les négociations avec l'occupant, en ajoutant: "La Palestine est devant les présidents et les chefs et plus importante que les gouvernements et les dirigeants".
Il a adressé ses félicitations à l'AKP parti gouverneur en Turquie et présidé par le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, pour sa victoire aux élections municipales.

Rapport : l'occupation a arrêté 1059 palestiniens depuis le début de l'année 2014

Naplouse – CPI
Le Centre d'études Ahrar pour les prisonniers et les droits de l'homme, a publié un rapport statistique sur le nombre de palestiniens arrêtés par l'occupation sioniste en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem au cours des trois derniers mois (1059 captifs et captives).
Le directeur du Centre Fouad Khuffash a affirmé que le nombre d’arrestations du premier trimestre de 2014 a dépassé celui des arrestations effectuées au cours de la dernière année dans ces mêmes mois, où le nombre de détenus les trois premiers mois de 2013 était de 968 prisonniers palestiniens, malgré l'absence de négociations avec la partie sioniste.
Concernant la distribution des prisonniers palestiniens dans les villes palestiniennes, la ville d'Hébron a été exposée au cours des trois derniers mois au plus grand nombre d'arrestations qui s'est élevé à 248 suivie par la ville de Jérusalem avec 207 détenus puis la ville de Naplouse avec 148 détenus.
Vient ensuite la ville de Bethléem avec 132 détenus, la ville de Jénine avec 114, la ville de Ramallah avec 68 détenus puis Qalqiliya avec 56 détenus.
Dans la bande de Gaza, le nombre d'arrestations a atteint 26, à Jéricho 24, à Tulkarem 23, à Salfit 12 et à Tubas 1.
Concernant les captives, Khuffash a rapporté 17 ont été arrêtées depuis le début de l'année et elles sont : Dima Mohammed Ali Suahrah (16 ans) de la ville de Jérusalem, Fethiye Abu Aoun (73 ans) de Jénine, sérine Khudair (27 ans) de Naplouse, Raghda Qawasmeh (24 ans) de la ville d’Hébron, Hiba Tawil de la ville de Jérusalem, Wouroud Awartani (47 ans) de la ville de Jénine, Hanin Ahmed Abu houmous (18 ans) de la ville de Jérusalem, Rasmiyah Balawnah (53 ans) de la ville de Tulkarem, Samira Idris de la ville Jérusalem, Rim Hamarsheh (40 ans) de la ville de Jénine et épouse du prisonnier Adnan Hamarsheh, Ahlem Rabhi Issa (34 ans) de Qalqilya, Nermin Salem (39 ans) de la ville de Naplouse, Maysoun Abdul Jalil Suweiti (34 ans) d'Hébron, Shirin Issawi de la ville de Jérusalem, Aida Seedawi de Jérusalem, Fida Nasser journaliste à la chaine de la Palestine aujourd'hui dans la ville d’Hébron et Nawal Abayat (atteinte de cancer) de Bethléem.
Les statistiques ont indiqué que toutes les villes de la Cisjordanie sont ciblées jour et nuit par les forces d'occupation et les unités spéciales qui agressent et arrêtent les citoyens.
Khuffash a parlé des incursions menées par l'occupation sur les maisons palestiniennes pendant les opérations d'arrestation, en plus de la destruction du contenu des maisons telle que la maison de l'avocat Fares Abu al-Hasan et la maison du journaliste Ahmed Betawi qui ont été détruites lors de l'arrestation.
Khuffash a appelé les organisations des droits humains et partis juridiques à la nécessité de devoir exposer les pratiques de l'occupation lors de l'arrestation des palestiniens et le faite que l’occupation n’utilise pas des opérations juridiques et humanitaires lors de l'arrestation et le jugement des Palestiniens.

L'occupation a tué 4 Palestiniens à Gaza en Mars dernier

Gaza – CPI
Une Fondation juridique palestinienne a confirmé que les forces armées de l'occupation israélienne ont tué 4 Palestiniens dans la Bande de Gaza en Mars dernier.
Le centre "Hemaya" pour les droits de l'homme a déclaré dans son mensuel rapport sur les violations israéliennes que les forces armées occupantes ont tué 4 Palestiniens dans différentes agressions dans la Bande de Gaza et ont arrêté deux autres, ainsi que 11 ont été blessés durant le mois dernier de Mars.
Il a souligné que les forces de l'occupant israélien ont effectué trois invasions dans les terres de la Bande de Gaza et ont attaqué les biens des citoyens palestiniens et rasé les terres palestiniens, causant des grandes dégâts.
Les forces armées occupantes ont également attaqué les citoyens, en les terrorisant via la mise en œuvre de 5 attaques avec des tirs sur les citoyens à partir les tours militaires encadrant la Bande de Gaza sur la clôture séparant entre Gaza et la Palestinien occupée en 1948.
Les autorités de l'occupant israélien ont également agressé les pêcheurs sous prétextes de sécurité, où elles ont attaqué les pêcheurs lorsqu'ils pratiquaient leur travail dans la mer et ont ouvert le feu sur eux, en menaçant leur vie , et ont confisqué certains parques, où les chercheurs du centre ont documenté 12 attaques contre les pêcheurs en mars.
Dans le même contexte, les autorités de l'occupant israélien ont poursuivi l'imposition de leurs restrictions sur les passages, où elles ont fermé le passage de Karm Abou Salem 10 jours durant le mois dernier, et ont poursuivi leurs mesures de restrictions sur la circulation via le passage de Biet Hanoun.

Hamas : Le Fatah manque d'une vraie volonté pour réaliser la réconciliation

Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a déclaré que le mouvement du Fatah manque de volonté et de bonne intention pour réaliser la réconciliation palestinienne.
Fawzi Barhoum, le porte-parole du mouvement du Hamas, a déclaré mercredi dans un communiqué  qu'il ne faut pas traiter le dossier de la réconciliation à partir la réconciliation pour améliorer les conditions de négociations via des visites protocolaires médiatisées à Gaza.
Il a nié que son mouvement possède des informations sur toute visite prévue d'une délégation du mouvement du Fatah à la Bande de Gaza pour discuter de la réconciliation.
Barhoum a ajouté: "Les pratiques des services de sécurité de l'AP contre les cadres et les leaders du mouvement du Hamas en Cisjordanie, comme ce qui se passe avec le leader Nazih Abou Aoun et ses compagnons et les fils des députés du blocus "Changement et Réforme" violent les atmosphères positives et n'expriment pas de volonté et d'intention véritable du Fatah envers ce dossier".

L'occupation arrête 3 Palestiniens au nord de Gaza

Agences – CPI
L'armée de l'occupation israélienne a annoncé, le mercredi 2/4, l'arrestation de 3 Palestiniens après avoir surmonté la clôture de sécurité, près de Kibboutz "Nativ Hbeefah", dans le nord de la Bande de Gaza.
Le site Web hébreu "0404" a souligné que les trois palestiniens ont pu surmonter les frontières près de la colonie "Nativ Hbeefah", et qu'une force de l'armée de l'occupant israélien les a arrêtés et emmenés vers un centre d'enquête.
Le site a cité de l'armée que les 3 Palestiniens arrêtés n'étaient pas armés et qu'ils ont été kidnappés parce qu'ils ont violé les frontières.
Des sources médiatiques hébreu ont déclar que l'armée israélienne a kidnappé, hier trois Palestiniens, dans la même région.

Jénine: Affrontement à Yaboud et un citoyen arrêté

Jénine – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont envahi le mercredi à l'aube le village de Yaboud au sud de Jénine et se sont accrochées avec les citoyens palestiniens qui ont lancé des pierres sur les forces occupantes, ce qui a causé de violents affrontements dans les alentours de la régions de Madares dans le village.
Des sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont lancé des bombes du gaz et assourdissants intensivement lors des affrontements qui ont duré plusieurs heures, où elles ont fermé les entrées du village et ont opprimé les citoyens.
Les sources ont souligné que les forces armées sionistes stationnent encore dans les côtés du village qui voit une tension continue en raison des provocations des forces armées occupantes et les colons extrémistes.
D'autre part, les soldats israéliens ont kidnappé le mercredi à l'aube 2/4 un citoyen palestinien du village de Barquin à l'ouest de Jénine lors de son passage sur la barrière de Hamara dans son chemin vers la Vallée du Hourdain.
Des sources locales ont déclaré que le jeune homme Ahmed Khalil Moustafa (33 ans) a été arrêté sur le barrage pendant plus d'une heure et puis il a été transféré par un véhicule militaire vers une direction inconnue.

Le Hamas nie toute intention d’ouvrir des bureaux en Jordanie

Beyrouth- CPI
Le mouvement de résistance islamique Hamas nie catégoriquement avoir demandé l’ouverture de bureaux en Jordanie, que se soit de manière directe ou à travers une quelconque médiation arabe.
Elle a assuré dans un communiqué, aujourd’hui mercredi 21 avril, qui est parvenu à notre CPI que toutes ces rumeurs n’ont rien de véridique et n’ont aucun fondement réel.
Ce communiqué est arrivé après que le journal jordanien « Al- Arab al yaoum » et d’autre sites électroniques ont affirmé que la Jordanie a refusé la demande du Hamas d’ouvrir des bureaux dans son territoire.  

Activité israélienne à la frontière sud du Liban

L'aviation israélienne a effectué ce jeudi matin plusieurs raids fictifs au-dessus de différentes régions du Liban-Sud, dont Marjeyoun, Khiam, Arkoub, Nabatiyeh et dans l'Iklim el-Touffa, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)
Un engin blindé sans conducteur patrouille également le long de la frontière, au niveau des régions de Adaïssé et Mtellé. Des drones israéliens ont en outre été repérés en train de survoler le secteur des fermes occupées de Chebaa.
http://www.lorientlejour.com

Les Palestiniens présentent leurs demandes d'adhésion à 15 conventions internationales

AFP
La direction palestinienne a officiellement soumis ses demandes d'adhésion à 15 conventions et traités internationaux, signées par le président Mahmoud Abbas, a annoncé mercredi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.
"J'ai présenté ce matin les lettres signées par M. Abbas à Robert Serry (le coordinateur de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, NDLR)et aux représentants néerlandais et suisse", a déclaré M. Malki lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la délégation de l'Union européenne dans les Territoires palestiniens, John Gatt-Rutter.
"Cette action ne nous détourne pas de l'importance des négociations. Nous sommes toujours engagés à ces pourparlers et nous continuerons jusqu'au 29 avril", a déclaré le ministre palestinien.
Un accord conclu sous l'égide du chef de la diplomatie américaine John Kerry a permis la reprise en juillet pour neuf mois des négociations de paix, un délai arrivant à échéance le 29 avril.
En vertu de cet accord, la direction palestinienne avait suspendu jusqu'à la fin des pourparlers toute démarche d'adhésion aux organisations et conventions internationales auxquelles le statut d'Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l'ONU lui donne accès.
En contrepartie, Israël s'engageait à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant les accords d'Oslo de 1993, dont les trois premiers groupes ont été relâchés, mais pas le quatrième, prévu le 29 mars.
Un dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo, a affirmé que la démarche palestinienne était menée "en réponse à la violation fragrante par Israël de l'accord" sur les prisonniers.