lundi 14 février 2011

Palestine: Kadhafi encourage la révolte

13/02/2011
Le numéro un libyen Mouamar Kadhafi a encouragé les réfugiés palestiniens à suivre l'exemple des révolutions tunisienne et égyptienne et à se masser aux frontières israéliennes jusqu'à ce que l'Etat juif accéde à leurs demandes.
"Nous vivons le temps des révolutions populaires. Il nous faut créer un problème international. Ce n'est pas une déclaration de guerre, c'est un appel en faveur de la paix", a expliqué Kadhafi à la télévision libyenne. "Tous les pays arabes qui entretiennent des relations avec Israël sont des régimes lâches", a-t-il ajouté.
Le dirigeant libyen a appelé les pays musulmans à unir leurs forces contre les puissances occidentales, expliquant que le monde était divisé entre une partie blanche, regroupant les Etats-Unis, l'Europe et leurs alliés, et une partie verte, le monde musulman.
"La couleur blanche a décidé de se débarrasser de la couleur verte. Ces pays doivent être unis contre la couleur blanche car tous ces pays blancs sont les ennemis de l'islam", a-t-il soutenu, à l'occasion de son premier discours d'importance depuis la chute des régimes de Zine Ben Ali en Tunisie et de Hosni Moubarak en Egypte.

Mahmoud Abbas interdit aux médias palestiniens de s'en prendre au Qatar

2011-02-14
Le président palestinien Mahmoud Abbas a ordonné dimanche aux officiels et aux médias palestiniens de ne pas s'en prendre à l'émir du Qatar, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani.
L'ordre, publié par l'agence de presse officielle Wafa, s'adresse aux médias officiels ainsi qu'aux porte-paroles de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du Fatah.
Le mois dernier, la chaîne qatarie al-Jazira avait diffusé une série de documents et de rapports sur les négociations israélo-palestiniennes, indiquant que la partie palestinienne semblait prête à laisser Israël annexer des quartiers de Jérusalem-Est. Des détails sur la coopération sécuritaire entre les deux parties avaient également été dévoilés.
La directive du président palestinien stipule que le porte-parole ne peut répondre à ces allégations qu'en "réfutant les mensonges et les revendications".

Communiqué de CRI et de Résistance Palestine, Lyon

Lyon - 14 février 2011
Par Résistance Palestine
La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie et le collectif Résistance Palestine dénoncent avec la plus grande fermeté la décision du Maire de Lyon, Gérard Collomb, de nous interdire la Salle Rameau à Lyon, dans laquelle nous devions organiser ce 12 Février 2011 la conférence "Gaza, 2 ans après" avec Georges Galloway (ex député britannique, convoi Viva Palestina), Gilles Devers (avocat), René Naba (journaliste et écrivain) et Tahar Al Labadi (président des Etudiants Palestiniens en France). Etaient prévues aussi deux interventions téléphoniques d’un représentant du Hamas et un autre du Hezbollah, annulées suite à un échange téléphonique, et confirmées par écrit, hier auprès du cabinet de Gérard Collomb, dans un esprit de conciliation de notre part.
Rappelons que l’année dernière, nous avions fait la même conférence avec les mêmes intervenants, en plus d’une intervention d’un ministre du Hamas à Gaza Monsieur Ahmed El Kourd, et cela s’est déroulé sans aucun problème.
La liberté d’expression est la règle, et nous la revendiquons dans le cadre du débat démocratique, au service de la cause palestinienne. La mairie n’a aucun droit pour interdire une réunion, car c’est de la censure. Nous avions pris l’engagement d’assurer le service d’ordre et la bonne tenue des interventions. Nous sommes prêts à assumer toutes nos responsabilités, mais ne pouvons accepter cette censure néocolonialiste.
Cette annulation scandaleuse a eu lieu alors que nous avions réglé la totalité de la location, signé le contrat de location et obtenu toutes les autorisations pour cette soirée. Aucun document officiel ne nous est parvenu pour ce changement arbitraire de dernière minute : le Régisseur de la salle a reçu l’ordre de la Mairie le matin même de la conférence et il nous a affirmé n’avoir jamais vu cela durant sa vie professionnelle.
Non content d’avoir obtempéré aux injonctions du lobby sioniste qui fait la pluie et le beau temps chez nous, (qui fait interdire même les conférences de Stéphane Hessel et Leila Shahid, pourtant loin du Hamas et du Hezbollah) Gérard Collomb et les autorités préfectorales nous ont envoyé des dizaines de CRS qui nous ont agressés, gazés, matraqués avec sauvagerie : des femmes, des enfants et des vieillards pacifiques ont été frappés et mis à terre, puis deux d’entre eux ont été emmenés au poste de police. Une plainte va donc être déposée contre le Maire de la ville de Lyon et une diffusion massive des images aura lieu pour montrer le visage de la France (pays des Droits de l’Homme) et celle du socialiste et soi-disant progressiste, en fait ami des sionistes, à qui il a donné la même salle pour le gala pour le "bien être du soldat israélien", et offre gratuitement une salle pour la conférence du Patronat Juif en France.
Il faut rappeler que le Parti Travailliste d’occupation en Palestine est membre de l’Internationale Socialiste de Collomb qui affirme : "Je tiens à confirmer mon soutien fidèle et inconditionnel à la communauté juive ainsi qu’à l’état d’Israël, dans les épreuves douloureuses qui les touchent, comme je soutiens tous les défenseurs de la paix au Proche Orient".
Au moment où les dictateurs tombent et les oppresseurs tremblent, la France et Gérard Collomb continuent à soutenir un régime raciste et d’apartheid qui massacre en Palestine depuis plus de 60 ans, en salissant l’image de notre pays à l’étranger et en donnant des arguments aux extrémistes qui exploitent ces atteintes aux libertés fondamentales et constitutionnelles (droit de manifester, et droit de s’exprimer).
Cette réaction montre la peur des sionistes devant des évènements qui leur échappent. L’avenir nous appartient car nous, nous défendons le droit, la liberté et la justice.
Nous appelons tous les amis du peuple palestinien ainsi que les démocrates à dénoncer ce choix politique désastreux et à en tenir compte lors de toutes les prochaines échéances électorales.
RESISTANCE PALESTINE
06 18 79 76 61
http://www.resistancepalestine.fr

Israël refuse d'autoriser les funérailles d'une victime d'assassinat

Jérusalem - 14 février 2011
Par Maan News
Les autorités israéliennes ont dit à la famille d'Husam Rweidi, 24 ans, assassiné par les colons juifs ultra-orthodoxes à Jérusalem vendredi dernier, que son corps ne leur serait rendu que si elle acceptait une série de conditions.
Firas Baydoun, cousin de la victime, a dit que les autorités israéliennes avaient stipulé que son enterrement devrait avoir lieu à minuit, et que 10 personnes maximum pourraient participer à l'enterrement.
Baydoun a dit à Ma'an que le corps de Rweidi se trouvait à la morgue de l'Institut médico-légal Greenberg, à Tel Aviv.
Un commandant israélien a dit que la famille ne pourrait pas emmener le corps de Rweidi à la Mosquée al-Aqsa pour les prières et les rituels islamiques des funérailles, a dit Baydoun. "Le corps devra être transporté directement au cimetière al-Rahma," a dit le commandant à la famille.
Le père de Rweidi a refusé ces exigences, et le commandant israélien a finalement accepté que l'enterrement ait lieu à 20h. Mais le commandant a insisté que le corps ne devait pas être emmené à al-Aqsa.
La famille envisage de prendre un conseiller juridique pour contester ces conditions, et que des funérailles décentes soient données à Rweidi.
Traduction : MR pour ISM

Résistants palestiniens échappés des geôles égyptiennes : récits d’évasion

dimanche 13 février 2011 - 07h:12
Al Ahram Weekly
Des milliers de prisonniers se sont évadés des prisons égyptiennes au cours des derniers jours, dont de nombreux Palestiniens.
(JPG)
Ayman Nofal, un commandant de la résistance palestinienne retenu prisonnier en Egypte, est accueilli ici triomphalement à son retour à Gaza le 5 février 2011
Bien qu’une semaine se soit écoulée depuis son évasion avec des milliers d’autres détenus de la prison d’Abou Zaabal, le chapiteau que la famille de Al-Moetassem Qawqa a mis en place pour célébrer son retour était encore rempli de sympathisants venus de tous les coins de la bande de Gaza. Al-Qawqa lui-même semblait las d’assister aux assemblées de sympathisants, malgré sa force physique.
Avant son évasion de Abu Zaabal, Al-Qawqa est resté sept longues années derrière les barreaux en Egypte et était considéré comme le doyen des Palestiniens de Gaza dans les prisons égyptiennes. Parlant de son évasion, il a raconté que, après la prière du matin le 30 Janvier, il avait essayé de se rendormir, mais à peine s’était-il remis dans son lit qu’il entendit des coups de feu et des cris à l’extérieur sans savoir ce qui se passait.
En l’espace de quelques secondes, un prisonnier égyptien a ouvert la porte de sa cellule et a déclaré que des centaines de détenus égyptiens avaient attaqué la prison et qu’il devait se sauver. Al-Qawqa se souvient qu’il était resté stupéfait pendant quelques instants, ne croyant pas à ce qu’il venait d’entendre, mais il a ensuite couru hors de sa cellule pour trouver des gardiens de prison tirant en direction des détenus en train de fuir.
Les prisonniers semblaient déterminés, raconte Al-Qawqa, et ils ont cassé les portes et les fenêtres d’un ou deux blocs de la prison. Il a vu des cadavres de prisonniers sur le sol, abattus alors qu’ils tentaient de s’échapper. « J’ai vu au moins 10 corps de détenus, ainsi qu’un grand nombre d’hommes blessés à l’intérieur de la prison et dans les alentours » dit Qawqa à Al-Ahram Weekly.
Après qu’Al-Qawqa se soit évadé de la prison, il s’est enfui avec 11 autres prisonniers Palestiniens et s’est dirigé vers la maison d’un de ses parents pour y trouver de l’argent et des vêtements. Al-Qawqa dit que les détenus qui se sont évadés avaient appris par des chauffeurs de taxi en provenance d’al-Arish dans le Sinaï que les autorités égyptiennes avaient dressé des barrages routiers sur les routes menant à al-Arish. Ils ont décidé de rouler dans des voitures différentes et ne pas aller vers le Sinaï en même temps.
Al-Qawqa a rejoint le Sinaï en taxi avec quatre autres anciens détenus, et dès qu’ils ont eu franchi le canal de Suez, ils sont sortis et ont demandé l’aide de Bédouins pour trouver des routes du désert vers al-Arish afin d’éviter les barrages.
Quatre autres détenus qui tentaient de suivre la même route qu’eux ont été arrêtés par les forces de sécurité égyptiennes. Il s’agissait de Abdullah Abu Reya, qui avait passé quatre ans dans les prisons égyptiennes, d’Abu Nidal Reya, qui avait été emprisonné pendant trois ans, de Mohamed Al-Sayed, derrière les barreaux pour deux ans, et de Ramzi Al-Raie, qui a été arrêté il y a plusieurs mois alors qu’il s’était rendu en Egypte pour un traitement médical en utilisant un passeport palestinien.
Répondant aux rumeurs selon lesquelles des éléments non-égyptiens avaient été impliqués dans la libération des prisonniers, Al-Qawqa a répondu que « si les partis étrangers nous avaient aidés, nos codétenus n’auraient pas été arrêtés à nouveau. La seule raison pour laquelle nous sommes libres maintenant, c’est parce que les détenus égyptiens ont agi avec une telle bravoure. »
Al-Qawqa avait été condamné à dix ans de prison en vertu de la loi d’urgence en Egypte pour être entré illégalement dans le pays et être un membre d’une « organisation terroriste arabe. » Il a expliqué que lui et ses pairs avaient été traités comme s’ils étaient des terroristes venus commettre des sabotages en Egypte, malgré le fait qu’il avait été arrêté alors qu’il accompagnait un parent malade qui était venu en Egypte pour suivre un traitement.
Al-Qawqa raconte que les tribunaux égyptiens se sont rendus compte qu’il n’y avait aucun fondement juridique pour l’arrêter, et une ordonnance avait été rendue pour sa libération. « Un ordre de me libérer a été publié en 2005, mais les administrateurs de prison l’ont bloqué », a-t-il affirmé. « J’ai été libéré en théorie, mais les services de sécurité sont venus me chercher à nouveau et m’ont retenu pendant plusieurs jours, délivrant un autre mandat d’arrêt. Donc, j’ai passé une période de cinq ans derrière les barreaux, même après que ma libération ait été ordonnée. »
Hossam Wishah, un autre détenu palestinien, a déclaré qu’il avait été arrêté par les services de renseignement égyptiens. « Ils ont essayé de me forcer à avouer que j’étais venu dans le pays pour effectuer des opérations de sabotage », a déclaré Wishah. « J’ai été condamné à une peine de dix ans, et j’en ai servi trois. »
Les deux évadés ont dit qu’ils avaient été soumis à la torture. Wishah dit que les membres des services de sécurité égyptiens les avaient interrogés à propos du soldat israélien Gilad Shalit, ces questions étant posées à tous les détenus palestiniens.
Ayman Nofal, une figure de proue dans les Brigades Ezzeddin Al-Qassam - la branche militaire du Hamas - dans Gaza, a également été en mesure de rentrer chez lui après avoir passé trois années dans les prisons égyptiennes. Nofal a déclaré que ses avocats avaient obtenu sept ordonnances de libération pour lui, mais que les autorités égyptiennes les avaient rejetées, en ajoutant qu’à son avis le gouvernement égyptien avait utilisé son arrestation dans le but de faire pression sur le Hamas.
Nofal a déclaré que les Egyptiens qui l’interrogeaient avaient essayé de lui soutirer des informations sur la résistance à Gaza, en particulier le Hamas, sur ses armes et d’où elles venaient. « Ceux qui m’interrogeaient voulaient trouver l’emplacement de la prison du soldat israélien Gilad Shalit, savoir comment il avait été capturé, où le Hamas pouvait le cacher, ainsi que d’autres informations sensibles touchant à la résistance à Gaza et au Hamas en particulier », a déclaré Nofal.
Il avait été arrêté à un barrage routier sur le côté égyptien d’al-Arish, quand lui et des milliers de Gazaouis s’y étaient rendus après que le mur de séparation entre l’Egypte et Gaza ait été abattu, dit-il. Nofal a été détenu dans une prison égyptienne à al-Arish pendant neuf mois.
Sami Shehab, un membre du Hezbollah accusé de mener des attaques sur le sol égyptien, a également réussi à fuir la prison d’Al-Natron au nord du Caire. Des sources libanaises ont fortement démenti qu’une unité spéciale du Hezbollah ait secouru Chéhab, affirmant qu’il avait fui la prison de sa propre initiative.
Environ 17 000 détenus égyptiens ont réussi à s’enfuir de leur prison au cours des récents troubles, certains s’enfuyant après que les gardiens de prison aient abandonné leurs postes.
Par ailleurs, les tunnels reliant la bande de Gaza et l’Egypte ont commencé à fonctionner dans le sens opposé au sens habituel, à l’initiative de personnes dans la partie palestinienne de Rafah pour transporter de la nourriture vers leurs voisins de l’autre côté de la frontière. L’initiative a été prise après que les troubles en Egypte aient conduit à certaines pénuries alimentaires du côté égyptien de Rafah et dans ses environs.
Malgré les prix élevés des denrées alimentaires dans la bande de Gaza, de nombreux commerçants ont fourni des quantités importantes de denrées alimentaires, ensuite transportées dans la partie égyptienne de Rafah. Des témoins ont rapporté que les familles palestiniennes ont donné de la farine qu’ils avaient reçu dans le cadre des programmes d’assistance de l’UNRWA.
Les forces de sécurité dépendant du gouvernement du Hamas dirigé par Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre, ont également fourni de la nourriture aux soldats égyptiens de l’autre côté de la frontière de Rafah. Des témoins ont déclaré que les agents palestiniens de sécurité ont régulièrement fourni des repas aux soldats égyptiens, et que les véhicules palestiniens patrouillant à la frontière distribuaient également des vivres aux soldats égyptiens.
Le gouvernement de Haniyeh a déclaré que la zone près de la frontière avec l’Egypte était une zone militaire fermée. Cela a entraîné un arrêt presque total dans les opérations de contrebande et une crise dans la fourniture d’essence en provenance d’Egypte à la frontière de Gaza.
10 février 2011 - Al Ahram Weekly - Vous pouvez consulter cet article à :
http://weekly.ahram.org.eg/2011/103...
Traduction : Naguib
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La junte au pouvoir en Égypte respectera les traités de paix avec Israël

13/02/2011
L'armée, dépositaire du pouvoir après la chute du président Hosni Moubarak, a promis samedi une "transition pacifique" vers "un pouvoir civil élu" et s'est engagée à respecter les traités internationaux signés par l'Égypte, dont les accords de paix avec Israël.
Dans le même temps, les Égyptiens continuaient à fêter la chute du raïs, tombé la veille sous la pression de la rue après trois décennies au pouvoir, et certains nettoyaient la place Tahrir, au Caire, épicentre de la révolte lancée le 25 janvier.
Le conseil suprême des forces armées, une instance de dirigeants militaires qui a pris la direction du pays, a annoncé que le gouvernement nommé par M. Moubarak quelques jours avant son départ resterait en place pour assurer la gestion des affaires courantes.
L'Égypte "restera engagée envers tous ses traités régionaux et internationaux", a-t-il souligné. L'Égypte est, avec la Jordanie, le seul pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël.
L'État hébreu, qui n'a pas caché ces derniers jours ses craintes de voir émerger au Caire un nouveau pouvoir hostile à cet accord, s'est félicité de ces "assurances", ajoutant que ce traité était "une pierre angulaire pour la paix et la stabilité dans tout le Moyen-Orient".
L'armée s'est aussi engagée à une "transition pacifique du pouvoir" qui "préparera le terrain à un pouvoir civil élu en vue de construire un État démocratique libre", a déclaré le conseil dans ce texte lu par un militaire à la télévision d'État, sans toutefois donner de calendrier.
La communauté internationale a multiplié les appels à une évolution démocratique et à un retour à un pouvoir civil répondant aux voeux des manifestants qui ont chassé M. Moubarak.
"Le gouvernement actuel et les gouverneurs continueront de travailler jusqu'à ce qu'un nouveau gouvernement soit formé", a ajouté le conseil, dirigé par le ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, 75 ans, le nouvel homme fort du pays.
Le gouvernement tiendra dimanche sa première réunion depuis la démission de M. Moubarak, selon l'agence Mena.
Dans la soirée, des centaines d'Égyptiens étaient toujours rassemblés place Tahrir que des volontaires, armés de balais et de sacs, s'employaient à nettoyer dans une ambiance bon enfant.
Certains avaient des feuilles scotchées à la poitrine annonçant : "Nous nous excusons pour tout dérangement, nous bâtissons l'Égypte", ou "Hier, je manifestais, aujourd'hui, je construis".
L'armée avait dégagé plus tôt barricades et barbelés autour de la place et des grues avaient enlevé les carcasses de voitures brûlées, rappels des violents affrontements entre forces de l'ordre et manifestants, puis entre pro et anti-Moubarak, au cours de cette révolte qui a fait au moins 300 morts, selon l'ONU et l'organisation Human Rights Watch.
À Ismaïliya, grande ville située sur le canal de Suez, des centaines de policiers ont manifesté pour protester contre la corruption dans leurs rangs.
Mais 600 prisonniers se sont échappés samedi d'une prison du Caire après des émeutes, selon des services de sécurité qui font état de plusieurs morts ou blessés.
Sur le plan judiciaire, le procureur général a interdit à l'ancien Premier ministre Ahmad Nazif et à l'actuel ministre de l'Information Anas el-Fekki de quitter le pays "au vu des plaintes déposées contre eux", a rapporté la Mena, sans plus de précision sur ce qui leur était reproché. La télévision publique a annoncé peu après la démission de M. Fekki.
Malgré l'euphorie et l'incertitude, la vie reprenait son cours. Le couvre-feu a été allégé: il débutera désormais à minuit au lieu de 20h00 (18h00 GMT), et durera jusqu'à 06H00 (04h00 GMT). La Bourse du Caire, fermée depuis le 27 janvier, doit rouvrir mercredi, a annoncé la télévision d'État.
L'annonce de la démission de M. Moubarak est intervenue au 18e jour de la révolte populaire, alors que plus d'un million de personnes manifestaient contre le raïs à travers l'Égypte, un pays de plus de 80 millions d'habitants. Selon son parti, il a quitté Le Caire pour Charm el-Cheikh (Sinaï), où il dispose d'une résidence.
L'Arabie saoudite, qui avait soutenu M. Moubarak pendant la révolte, s'est félicitée samedi de "la transition pacifique", alors que la direction palestinienne exprimait son soutien au peuple égyptien dans sa lutte démocratique.
L'Organisation de la conférence islamique a "félicité" les Egyptiens et exhorté les autres dirigeants arabes et musulmans à accélérer leurs réformes.
Au-delà de l'Égypte, l'annonce de la chute du régime a provoqué une explosion de joie dans plusieurs pays de la région, notamment à Tunis, où un mouvement de contestation similaire avait fait fuir le président Zine El Abidine Ben Ali quatre semaines plus tôt.

Fayyad va présenter lundi la démission de son gouvernement

13/02/2011 | 23h17
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad va présenter lundi matin la démission de son gouvernement au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a indiqué dimanche soir à l'AFP un haut responsable palestinien.
Le président palestinien reconduira aussitôt M. Fayyad et lui ordonnera de former un nouveau gouvernement, a précisé la source qui a requis l'anonymat.
Le Premier ministre doit rapidement entamer des consultations avec les partis palestiniens et la société civile, a-t-elle ajouté.
Le président Abbas avait fait part à la fin de l'année dernière de son intention de remanier le gouvernement dirigé par M. Fayyad.
Il avait alors souligné que M. Fayyad, Premier ministre depuis 2007, serait reconduit dans ses fonctions. 

Le plus haut gradé américain à Amman et Tel-Aviv pour garantir le soutien de Washington

14/02/2011
Le roi Abdallah II de Jordanie a rencontré hier le plus haut gradé américain, en tournée chez ses alliés jordanien et israélien afin de réaffirmer le soutien de Washington à la suite de la chute du président égyptien Hosni Moubarak. Le roi et le chef d'état-major interarmées américain, l'amiral Mike Mullen, « ont évoqué la coopération bilatérale et un certain nombre de questions auxquelles nous portons un intérêt commun », a indiqué le palais royal dans un bref communiqué. L'amiral Mullen a aussi rencontré son homologue jordanien, le lieutenant général Meshaal al-Zabn, a rapporté l'agence de presse gouvernementale Petra. Aujourd'hui, M. Mullen doit rencontrer en Israël le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président Shimon Peres, et les dirigeants militaires du pays. Il doit aussi assister à l'intronisation du nouveau chef d'état-major, le général Benny Gantz.  

Benny Gantz prend les rênes de l’armée en pleine tension régionale

14/02/2011
Le général Benny Gantz, nommé officiellement hier à la tête de l'armée israélienne, est immédiatement confronté à un double défi : mettre fin aux « guerres intestines » au sommet de la Défense et s'adapter à la nouvelle donne stratégique après la chute du président égyptien Hosni Moubarak.
Le général Gantz - sans charisme mais qualifié de « bon soldat » par les médias - prend les rênes de la plus puissante armée de la région en pleine période d'incertitude pour l'État d'Israël. Sa nomination s'est faite dans la précipitation et la confusion. Arrivé au poste de chef d'état-major adjoint, il avait annoncé l'an dernier qu'il quittait l'armée lorsque le ministre de la Défense, Ehud Barak, lui avait préféré Yoav Galant, un autre général, pour devenir patron de l'armée. Mais, au dernier moment, la promotion de Yoav Galant, soupçonné d'avoir occupé illégalement un terrain domanial autour de sa villa, a été annulée par une commission de contrôle. M. Barak, qui entretenait des relations exécrables avec le chef d'état-major sortant, le général Gaby Ashkenazi, a refusé de prolonger le mandat de ce dernier, qui arrive à expiration aujourd'hui, le temps de trouver un autre candidat. Le ministre de la Défense a même tenté de nommer un chef d'état-major par « intérim », mais cette initiative a provoqué un tel tollé qu'il a dû renoncer à son projet et se résigner à choisir Benny Gantz. Le Premier ministre est lui-même intervenu pour mettre fin au feuilleton.
Le général Gantz va devoir réviser tous les plans stratégiques pour tenir compte de la nouvelle configuration stratégique au Proche-Orient, notent des analystes de défense. Les dirigeants israéliens craignent au plus haut point un scénario « à l'iranienne ». Ainsi que l'a souligné la radio de l'armée, le général Gantz « ne bénéficiera dans ce contexte d'aucune période de grâce » et ne pourra compter que sur ses états de service. 

Ébranlée, l’Autorité palestinienne annonce des élections générales

14/02/2011
La direction palestinienne a annoncé samedi des élections générales d'ici à septembre afin de rétablir sa légitimité, après les fuites sur les négociations avec Israël et la débâcle des régimes égyptien et tunisien, auxquels elle était liée. Mais tout comme les élections municipales convoquées mardi pour le 9 juillet, une première consultation palestinienne depuis 2006, ces deux scrutins ont aussitôt été rejetés par le mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza et vainqueur des législatives de 2006.
Le Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (CEOLP), réuni sous la présidence de Mahmoud Abbas, a « décidé de lancer les préparatifs en vue d'organiser des élections présidentielle et législatives dans les prochains mois, pour répondre à la volonté du peuple palestinien, au plus tard en septembre », selon un communiqué lu par le secrétaire général de cette instance, Yasser Abed Rabbo. Il a appelé « l'ensemble des factions palestiniennes à mettre de côté leurs réserves, notamment leurs différends », en allusion au Hamas. À Gaza, le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a rejeté cet appel, comme le mouvement l'avait déjà fait pour le scrutin municipal : « Cette procédure est invalide car le président Abbas n'a aucune légitimité et n'est pas habilité à organiser de telles élections. » Le Hamas conteste la légitimité de M. Abbas, dont le mandat, qui a expiré en janvier 2009, a été prolongé jusqu'à la tenue d'une nouvelle élection présidentielle afin d'éviter un vide institutionnel.
Parallèlement, le principal négociateur palestinien dans les pourparlers de paix avec Israël, Saëb Erakat, a présenté sa démission. M. Erakat a confirmé à l'AFP sa démission du « comité des négociations » palestinien, annoncée auparavant par M. Abed Rabbo. Il a expliqué sa démission par la « responsabilité qu'il assumait pour le vol de documents dans son bureau », documents qui, selon lui, ont été « falsifiés » intentionnellement. Il faisait référence à des documents diffusés fin janvier par la chaîne al-Jazira, basée au Qatar, couvrant les pourparlers de paix depuis 1999 et interrompus depuis plusieurs mois. Le Hamas s'est aussitôt félicité de cette démission. Elle « démontre la véracité des documents divulgués », a déclaré à l'AFP M. Barhoum, qui a, par la même occasion, réitéré son appel à l'OLP à « en finir avec toute négociation avec l'occupant » israélien.

Entre espoir et crainte

14.02.11
Les médias israéliens faisaient hier leur une sur la «révolution égyptienne», en balançant entre «l’espoir et la crainte» après la chute vendredi dernier du président Hosni Moubarak, qui a remis ses pouvoirs à l’armée.
«Le gouvernement israélien s’adapte rapidement à l’après-Moubarak. On est passé de la panique à la résignation, des prophéties apocalyptiques à un effort pour s’adapter à la réalité», souligne le quotidien Yédiot Aharonot.
Le journal se livre aussi à une analyse du commandement de l’armée égyptienne, en évoquant une lutte entre le ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui «qui souhaite transférer le pouvoir aux civils en septembre et les militaires qui veulent que l’armée reste au pouvoir». Maariv, un quotidien du centre droit, insiste sur les incertitudes régionales dans un éditorial s’interrogeant sur la «prochaine place Tahrir». «Personne ne peut dire si l’effet domino qui a commencé en Tunisie pour s’étendre ensuite à l’Egypte est en bout de course, ou s’il va se poursuivre en Algérie, en Jordanie et en Syrie». «Où tout cela va-t-il aboutir ? Personne ne le sait vraiment. Ni les commentateurs (comme moi), ni les responsables des services de renseignements, ni l’Occident, ni l’Orient, ni même les Egyptiens eux-mêmes, c’est une aventure totalement nouvelle pour eux», estime Maariv.

Le quotidien gratuit Israel Hayom (droite), proche de Benjamin Netanyahu, relève à la fois «l’espoir et la crainte» suscités en Israël par le soulèvement égyptien. «L’essentiel, c’est le traité de paix» conclu entre les deux pays en 1979, insiste le journal, dont un commentateur estime qu’il «faut freiner les Frères musulmans, un mouvement radical qui aspire à imposer les lois de l’Islam à l’Egypte, à mener la lutte contre le monde non musulman et qui considère comme illégitime le traité de paix avec Israël». Le quotidien Haaretz (opposition de gauche) note que Netanyahu s’est félicité de l’assurance donnée par les chefs militaires égyptiens sur le respect de l’accord de paix.
Un de ses commentateurs lance un «Mabrouk l’Egypte !» («Félicitations» en arabe)  tandis que l’éditorial du journal, intitulé une «Nouvelle ère pour l’Egypte», souligne que ce pays «n’est pas en conflit avec Israël et ne doit pas être présenté comme un ennemi».
«Le Premier ministre Benyamin Netanyahu doit faire faire preuve de retenue. Ses avertissements selon lesquels l’Egypte pourrait devenir un nouvel Iran et les  discussions sur l’augmentation du budget de la Défense ne font que créer des tensions et mettre Israël dans le camp du régime déchu (de Moubarak)», avertit Haaretz.

Netanyahou se félicite des assurances égyptiennes sur le traité de paix

11:27 13/02/2011
TEL AVIV, 13 février – RIA Novosti
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a salué samedi les assurances du Conseil suprême des forces armées d'Egypte de respecter le traité de paix avec Israël, rapporte la chancellerie du chef du gouvernement.
"Le traité de paix entre l'Egypte et Israël signé de longue date, a beaucoup apporté aux deux parties. Il est la pierre angulaire de la paix et de la stabilité au Proche-Orient", a déclaré le premier ministre dans un communiqué officiel.
Le Conseil suprême des forces armées, qui a pris vendredi soir le pouvoir en Egypte, a annoncé samedi que l'Etat restait lié aux traités régionaux et internationaux signés.
Conclu le 26 mars 1979 à Washington, le traité de paix israélo-égyptien a fait de l'Egypte le principal partenaire arabe de l'Etat hébreu. Les points principaux du traité sont la reconnaissance réciproque des deux pays, la fin de l'état de guerre et le retrait israélien de la péninsule du Sinaï (occupée en 1967).
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L'occupation prolonge la détention administrative d'Aeid Doudin pour la 12ème fois

[ 12/02/2011 - 13:52 ]
Naplouse – CPI
Le centre d'Ahrar pour les études des affaires des détenus et des droits de l'homme a déclaré que les services de renseignements sionistes ont prolongé la détention administrative du détenu Aeid Doudin, 44 ans, du village de Dora dans la province d'al Khalil (Hébron) pour la 12ème fois consécutive.
Le directeur du centre d'Ahrar, Fouad al Kafache a déclaré que la prétendue "Cour suprême sioniste" a refusé une demande présentée par l'avocat de Doudin pour le libérer, prétendant qu'il y a un dossier secret et que sa libération menace la sécurité de l'Etat de l'occupation sioniste.
Al Khafache a montré que le détenu Doudin est arrêté dans les prisons sionistes depuis le 19 octobre 2007 en détention administrative et que la cour suprême sioniste a proposé dernièrement de le libérer et l'exiler, mais il a refusé cette proposition.
L'épouse du détenu Doudin (Oum Hamza) a exhorté lors d'un appel téléphonique avec le centre d'Ahrar, les institutions internationales et les organisations des droits de l'homme à intervenir immédiatement pour garantir la libération de son mari prisonnier.
Al Khafache a annoncé finalement que le centre d'Ahrar activera et internationalisera la cause du détenu Doudin par tous les moyens et à travers le contact avec les sociétés internationales et juridiques.

Deux Palestiniens blessés par les tirs de l'occupation au nord de la Bande de Gaza

[ 12/02/2011 - 17:32 ]
Gaza – CPI
Deux ouvriers palestiniens ont été blessés, le samedi à midi 12/2, par les tirs de l'armée de l'occupation sioniste lorsqu'ils travaillaient à la collecte de gravier, à l'Est de Beit Lahia, au nord de la Bande de Gaza.
Adham Abou Salmia, porte-parole du haut comité d'urgences et de secours dans la Bande de Gaza, a déclaré que deux ouvriers ont été blessés, aujourd'hui, à l'est de la ville de Beit Lahia, par les tirs des forces occupantes postés sur les frontières de la Bande de Gaza avec les territoires palestiniens occupés en 1948.
Abou Salmia a ajouté que l'un qui a 24 ans a été blessé par une balle réelle à la jambe alors que le deuxième, 29 ans, a été touché au pied et qu'ils ont été transporté à l'hôpital de Kamal Adwan pour le traitement, décrivant leur état de santé de modéré.
Des dizaines d'ouvriers palestiniens ont été dernièrement blessés par les tirs des forces occupantes près des frontières de la Bande de Gaza.

Démission de "Saeb Erekat" du département de négociations avec l'occupation

[ 12/02/2011 - 17:49 ]
Ramallah – CPI
Le haut négociateur palestinien, Saeb Erekat, a annoncé, le samedi 12/2, qu'il avait présenté sa démission du département de négociations présidé par lui dès 2003, suite à la révélation des "documents confidentiels" sur les négociations, après avoir été envoyés de son bureau et publiés par la chaîne "al-Jazeera".
"Ma démission vient dans le cadre d'assumer pleinement mes responsabilités à la suite du vol des documents de mon bureau et la falsification et fraude qui les ont subis ", a dit Erekat.
Il a ajouté:" le contenu des positions exprimées sur les questions de la solution final: al-Qods, les réfugiés, les eaux, les frontières, la colonisation et les détenus étaient fondées de façon complète sur le droit et la légitimité internationaux".
De son côté, le secrétaire général de l'OLP, Yasser Abdu Rabeh, a annoncé la démission d'Erekat dans un communiqué officiel prononcé devant les journalistes dans le siège de la présidence palestinienne à Ramallah en Cisjordanie occupée, à l'issue de la réunion du comité exécutif de l'OLP.
De plus, un responsable palestinien a assuré à l'AFP que la démission d'Erekat s'est basée sur les résultats de l'enquête de l'autorité palestinienne sur la question de la révélation des documents secrets divulgués par al-Jazeera.
Le responsable a ajouté que le comité d'enquête a fini son travail et a présenté son rapport au président Abbas et au comité exécutif de l'OLP, et à la lumière des résultats, Erekat a présenté sa démission du département des affaires de négociations de l'OLP.

"La ligue des Oulémas palestiniens » appelle le nouveau gouverneur égyptien à lever le blocus

[ 12/02/2011 - 18:16 ]
Gaza - CPI
La ligue des Oulémas palestiniens a félicité les égyptiens et les salué de leur triomphe sur l’ancien régime dictature régenté par Mohamed Hosni Moubarak, tout en attirant l’attention à la grande tragédie dont souffre jusqu’à maintenant les habitants de la bande de Gaza à cause de la politique de complicité et d’oppression en faveur de l’ennemi occupant israélien qui viole toutes les lois, règles et normes humanitaires et internationales en imposant un sévère embargo sioniste qui dure depuis presque de 5 ans consécutifs.
La ligue a indiqué dans une déclaration, aujourd'hui, samedi 12/2, que «Les savants (Oulémas de la Palestine ont suivie au cours des derniers jours de la révolution du peuple frère égyptien dans tous ses secteurs, ses Oulémas, politiciens, jeunes, femmes et ses personnes âgées, avec toute l'attention, jusqu’à ce qu’ Allah a permis au peuple égyptien de renverser le système oppresseur tyrannique".
«Notre ennemi et l'ennemi de l'Égypte, de la nation arabe et islamique ainsi de toute l’humanité est l'ennemi est l'ennemi sioniste», a souligné la ligue des Oulémas palestiniens exhortant le nouveau gouverneur en Egypte à accéder à l’ouverture des passage et à la levée du blocus sioniste afin d’alléger les énormes souffrances des Gazaouis, en indiquant à la fraternité qui relie historiquement les deux peuples égyptiens et palestiniens.

Hamas: la décision de l'OLP d'organiser les élections est injuste et inacceptable

[ 12/02/2011 - 18:31 ]
Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a annoncé, le samedi 12/2, son refus à la décision de l'OLP, d'organiser les élections présidentielles et législatives, affirmant que cette mesure approfondira les désaccords palestiniens internes et ne servira pas l'intérêt du peuple palestinien.
Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a déclaré  à l'AFP que cette décision est injuste et rejetée parce qu'Abou Mazen et Salam Fayyad, ont perdu la légitimité, la capacité pour organiser et surveiller ses élections.
"Le Hamas ne reconnaîtra pas ces élections, auxquelles ne participera pas,  alors qu'il ne les donnera pas une légitimité ou une couverture en raison qu'elles renforceront les désaccords et endommageront les intérêts du peuple palestinien", a-t-il ajouté.
Barhoum a affirmé que les élections devraient être l'un des résultats de la réconciliation nationale palestinienne, tout en insistant que l'OLP avec sa situation actuelle ne représente pas le peuple palestinien, mais elle est utilisée pour faire passer ces politiques après qu'elle a été dominée, paralysée et contrôlée par le mouvement du Fatah.
Une source officielle palestinienne avait annoncé que le comité exécutif de l'Olp a décidé samedi 12/2 d'organiser des élections présidentielles et législatives dans les territoires palestiniens avant septembre.

Barhoum: Tous les comploteurs contre la cause palestinienne doivent être punis

[ 12/02/2011 - 18:49 ]
Gaza – CPI
"La démission de Saeb Erekat, chef du département de négociations à l'OLP est une preuve sur son implication dans tout ce qui a été publié aux câbles de "Wikileaks" et la chaîne d'al-Jazeera", a affirmé, Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, déclarant que la démission d'Erekat est insuffisante.
Dans ses déclarations de presse, Barhoum a ajouté, le samedi 12/2, que "Ces documents confirment le rôle d'Erekat à supprimer les droits du peuple palestinien et à comploter contre sa nation, alors qu'ils montrent aussi l'échec de tous les paris sur les projets du prétendu compromis de la paix avec l'occupation".
Le dirigeant du Hamas a réclamé la formation d'un comité national pour l'enquête avec tous les impliqués de l'autorité d'Abbas aux questions de corruption et de complots contre le droit palestinien, considérant que l'autorité palestinienne doit annoncer l'échec de toutes les formes de négociations avec l'entité sioniste et de les mettre fin définitivement.
Il a exprimé son espoir que la démission d'Erekat représente le début d'un changement réel à l'autorité qui a abandonné les droits des Palestiniens, et que les habitants de la Cisjordanie doivent adopter une réelle stratégie de substitution contre les symboles de l'autorité et à démasquer leurs politiques.

A tour de rôle, les colons et l’armée de l’occupation persécutent les Palestiniens

[ 13/02/2011 - 01:42 ]
Ramallah – CPI
Quotidiennes sont devenues les scènes de ces colons israéliens occupant la terre palestinienne et de leur armée qui persécutent les Palestiniens à tour de rôle. Les Palestiniens les plus touchés sont ceux qui sont entourés et enfermés par les colonies sionistes.
Confiscation de terrains
Le village de Qariot, au sud de Naplouse, est la victime par excellence du vol et de l’annexion de terrains pratiqués par les occupants sionistes, en particulier les colons. 70% des terres productives ont été volées au profit de la colonisation, selon les statistiques du conseil municipal du village.
Le fermier Ali Hamidat raconte ses souffrances à cause de toutes ces agressions menées par les colons sionistes : « L’année dernière, ils m’ont détruit quelque deux cents arbres. Et au début de cette année, ils ont scié des dizaines d’oliviers. Chaque matin, nous nous réveillons avec une nouvelle catastrophe ».
Abdou Al-Raaouf Hamza, président du conseil municipal du village de Kafr Qadoum, à l’ouest de Naplouse, confirme que l’association juridique israélienne Yesh Dine a délivré à son conseil une carte montrant l’intention des autorités de l’occupation de mettre la main sur des terrains de son village, d’une surface estimée à trente hectares.
Et dans le village Beit Amer, les autorités de l’occupation israélienne ont donné l’ordre d’annexer plus de soixante hectares de terrains avoisinant les colonies de Ghosh Atsiyon, à Al-Khalil.
A tour de rôle
Le député Dr. Mustapha Al-Barghouthi, secrétaire général de l’Initiative palestinienne, a commenté ces violations. Il a dit que le pire, c’est que les forces de l’occupation couvrent les colons et tolèrent leurs agressions répétées contre les Palestiniens non armés.
En effet, l’armée sioniste et les colons agressent notre peuple à tour de rôle, a dit Al-Barghouthi dans des déclarations de presse.
Le secrétaire général de l’Initiative nationale a dit que la seule solution reste de chasser les occupants de tous les territoires palestiniens occupés en 1967 et de démanteler toutes les colonies. Ce qui est bizarre dans l’affaire, c’est qu’on demande aux victimes, les Palestiniens, d’assurer la sécurité du bourreau (l’Entité sioniste).
Provocation permanente
Le problème, c’est que la rue de l’Etat hébreu ne fait aucune attention à ces agressions pratiquées contre les Palestiniens, disent les journaux israéliens. Et les activistes et les partis de la droite israélienne ne font que défendre ces attaques des colons.
Quelques institutions juridiques et humanitaires de l’Entité sioniste, elle-même, condamnent ces agressions et disent que la police et l’armée israéliennes appliquent la loi uniquement contre les Palestiniens.
L’association de Bish Bin recense, dans ces derniers mois, plusieurs agressions contre les Palestiniens, dans plusieurs parties de la Cisjordanie, de la part des colons. Ces derniers ouvrent le feu, brûlent les fermes, surtout les oliviers, endommagent les biens, volent des engins agricoles, entre autres.
Disons enfin que plus l’autorité palestinienne de Ramallah maîtrise la Cisjordanie, poursuit les résistants et confisque leurs armes, protège les colonies et ses habitants, plus les agressions sionistes contre les Palestiniens s’intensifient.

Un entretien téléphonique entre le maréchal Tantawi et Ehud Barak

[ 13/02/2011 - 09:22 ]
Arabes 48
Le Premier ministre de l’occupation, Benjamin Netanyahu s’est félicité  le samedi 12/2,  de la confirmation de l'armée égyptienne que l’Egypte respecte toutes « les obligations et les traités, régionaux et internationaux", en référence au traité de paix avec l’occupation israélienne en particulier, après le renversement du président égyptien Hosni Moubarak dans une révolution populaire.
« L'accord de paix en vigueur avec l'Egypte depuis longtemps a servi les deux pays et a renforcé la paix et la stabilité au Moyen-Orient dans son ensemble », a déclaré le bureau de Netanyahu dans un communiqué.
Le Premier ministre a salué l’annonce de la confirmation de l'armée égyptienne pour ce qui concerne l'accord de paix avec son entité sioniste.
 Le Conseil suprême des forces armées qui ont pris le pouvoir en Egypte, lors de la démissionné vendredi de l'ex-président Hosni Moubarak, a promis d’assurer la «transition pacifique» vers «l'autorité civile élue» our établir un Etat libre et démocratique au" respect " des traités régionaux et internationaux."
D'autre part, le ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak s’est entretenu avec le Maréchal égyptien Mohammed Hussein Tantawi, selon la 10ème chaîne hébreu, sans préciser le contenu de l’entretien.

L’Autorité palestinienne en faillite annone un scrutin présidentiel et législatif d'ici septembre

[ 13/02/2011 - 10:31 ]
Agences
Les palestiniens à l’intérieur et à l’extérieur des territoires palestiniens occupés promouvant des activités, en particulier sur « Facebook », exigeant le renversement du régime comploteur au profit de l’occupation israélienne et en hostilité à leurs droits légaux, régenté par l’Autorité de l’ex-président Mahmoud Abbas qui tente d’anticiper son départ et sa chute en annonçant le lancement d’un scrutin présidentiel et législatif d’ici Septembre.
à cet égard, l’Autorité de la faillite dirigé par Abbas a déclaré samedi son intention d’organiser des élections rejetées décisivement par la plupart des factions palestiniennes, notamment le Hamas qui insistent tout d’abord à la réalisation du consensus national et qualifiant cette initiative de l’Autorité qu’elle n’aura pour objectif que d’approfondir les mésententes palestiniennes.
Lors d’un communiqué publié à l'issue d'une réunion du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), le CEOLP a décidé de lancer les préparatifs en vue d'organiser des élections présidentielle et législatives dans les prochains mois, prétendant de répondre à la volonté du peuple palestinien (lequel a annoncé son hostilité et son refus à l’Autorité en condamnant les concessions faites en faveur de l’ennemi occupant, notamment le renoncement au droit du retour des réfugiés), au plus tard en septembre, selon les déclarations à la presse du secrétaire du CEOLP, Yasser Abed Rabbo.
Le Hamas a refusé cette mesure la jugeant inacceptable et non patriotique en déclarant : "Cette procédure est invalide car le président Abbas n'a aucune légitimité et n'est pas habilité à organiser de telles élections", selon le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.
Hier soir, le chef du groupe négociateur de l’Autorité qui tente de cacher encore sa faillite explicite lors des concessions majeures et gratuites à l’ennemi occupant israélien, divulgués par la chaîne d’Al-Jazeera comme « documents confidentiels », Saeb Erekat a annoncé sa démission en laissant entendre de porter sa responsabilité toute entière à cet égard.
En effet, le Hamas a appelé à la poursuite de tous les comploteurs dirigeants palestiniens responsables à la liquidation des droits légaux de la nation, en particulier des graves concessions concernant le droit du retour des réfugiés, le colonialisme très étendus dans les territoires palestiniens occupés, principalement au sein des lieux saints sacrés, également dans les esplanades de la mosquée sainte d’al Aqsa et sa ville sainte d’al-Qods occupée, essentiellement dans la vieille ville où des quartiers et maisons palestiniennes ont été  confisqués par les colons extrémistes sionistes, particulièrement au quartier de Cheikh Jarrah et à Selwan.

La Bataille d'al-Arakib: Des centaines de Palestiniens de 48 organisent un Sit-in

[ 13/02/2011 - 11:09 ]
Néguev – CPI
Des centaines des habitants du village d'al-Arakib et des territoires palestiniens occupés en 1948 organisent un sit-in, depuis hier soir, le samedi 12/2, dans le village en présence de nombreux dirigeants des arabes de 48 et des députés arabes à la Knesset pour faire face à toute tentative de l'envahir par les bulldozers appartiennent au ministère sioniste de l'intérieur et le département des terres d'"Israël",  souhaitant que la bataille qui ne cesse depuis des mois d'être au profit de leurs droits légaux à y survivre dans leur terre.
Il est prévu que les bulldozers militaires sionistes envahiront le village d'al-Arakib non reconnu par les autorités de l'occupation sionistes pour les démolir pour la 17e fois consécutive, au moment où les habitants du village ont confirmé leur insistance de rester sur leurs terres pour les protéger face aux agressions sionistes.
Dans sa séance urgente qui a eu lieu, le jeudi dernier, à al-Arakib dans la région du Néguev, le haut comité de Suivi des affaires des arabes dans les territoires occupés en 1948, a décidé de prendre de nombreuses mesures dont la reconstruction du village et les préparations pour annoncer une grève générale.
Les policiers sionistes, après avoir démoli le village pour la 16ème fois, ont pris d'assaut le village dans une tentative de l'évacuer et expulser ses habitants, ce qui a conduit aux violents affrontements entre les villageois et les policiers sionistes, faisant de nombreux blessés parmi les habitants et d'autres palestiniens solidaires avec eux.

La coalition des forces palestiniennes refuse la décision de l'autorité d'organiser les élections

[ 13/02/2011 - 11:26 ]
Damas – CPI
Les factions de la coalition des forces  et le comité du Suivi de la conférence nationale palestiniennes ont refusé en condamnant fermement la décision de l'autorité palestinienne dirigée par l'ex-président, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) d'organiser des élections présidentielles et législatives sans consensus national.
Elles ont considéré que cette mesure va approfondir les désaccords palestiniens internes, endommager l'unité du peuple palestinien, alors qu'elle ne servira que les objectifs de l'autorité de Ramallah et le groupe d'Oslo, ainsi ne résoudra pas les problèmes nationaux du peuple palestinien.
"Pas de légitimité à toute décision prise par une direction illégitime qui ne représente pas le peuple palestinien et n'est qu'une tentative échouée et démasquée et ne pourra plus légiférer cette direction illégitime", ont déclaré les forces palestiniennes dans un communiqué.
La coalition des forces palestiniennes a ajouté que cette décision vise à servir la politique de l'autorité d'Abbas qui fait de concessions des droits et principes palestiniens pour répondre aux exigences américano-sionistes à travers la reprise des négociations, la coordination sécuritaires et l'abandon aux demandes légitimes des Palestiniens, considérant que l'autorité d'Abbas en Cisjordanie a déjà perdu la légitimité et ne représente pas le peuple palestiniens et ses options nationales, alors que sa continuation à adopter ce choix conduira le peuple palestinien vers une catastrophe nationale.
Le communiqué a appelé toutes les forces palestiniennes à assumer leurs responsabilités historiques à refuser l'organisation des élections avant le consensus national et la réalisation d'une réconciliation réelle, de mettre fin aux désaccords palestiniens internes sur la base de l'engagement à un programme national comportant l'attachement aux principes, choix et droits nationaux du peuple palestinien, y compris le choix de la résistance, le travail pour la réforme de l'OLP, pour être la haute référence de toutes les factions et activités nationales palestiniennes.

Haniyeh: l'Egypte écrit une nouvelle histoire pour la nation

[ 13/02/2011 - 12:41 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a considéré que le départ du président égyptien, Mohamed Hosni Moubarak, et la victoire de la révolution égyptienne écrivent une nouvelle histoire pour l'Egypte.
Dans une déclaration brève, Haniyeh a félicité le peuple égyptien, en disant: "L'Egypte enregistre une nouvelle histoire pour la nation et le blocus sioniste contre Gaza est en train d'être fini".
De son côté, le conseil législatif palestinien, a considéré que le départ de Moubarak est une victoire historique pour la question palestinienne".
Dr. Ahmd Bahr, premier vice-président du conseil législatif palestinien, a félicité dans une déclaration de presse le peuple égyptien pour la victoire de sa révolution.
Il a appelé la nouvelle direction égyptienne à ouvrir le passage de Rafah et à briser le sévère embargo sioniste imposé contre la Bande de Gaza.
"La victoire historique du soulèvement égyptien est un début d'une nouvelle étape de la domination palestinienne, arabe et islamique et l'échec américain et sioniste dans la région", a-t-il déclaré.

Le gouvernement sioniste approuve la nomination du terroriste Gantz au poste du chef d'état-major

[ 13/02/2011 - 17:46 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le gouvernement sioniste dirigé par Benjamin Netanyahu, a approuvé à l'unanimité, ce matin dimanche 13/2, la nomination du terroriste, Benny Gantz, au poste du chef d'état-major de l'armée de l'occupation sioniste.
Netanyahu et son ministre de la guerre, Ehud Barak, ont recommandé de nommer Gantz au poste du chef d'état-major après l'annulation de la nomination de Yoav Galant, de cette fonction après avoir été accusé de saisir sur les terres publiques pour les annexer à ses propriétés.
Gantz a travaillé dans de nombreux postes de directions dans les rangs de l'armée sioniste dont le sous-chef d'état-major et le chef de la région nord, ainsi que l'attaché militaire à Washington.

L'occupation retire les cartes d'identité de 191 citoyens Maqdissins

[ 13/02/2011 - 17:56 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le ministère sioniste de l'intérieur a retiré les cartes d'identité de 191 citoyens palestiniens durant le mois dernier de 2010, dans le cadre des plans de l'occupation israélienne visant à expulser les citoyens palestiniens et la guerre acharnée contre les habitants de la ville occupée d'al-Qods.
Le centre d'al-Qods pour les droits socio-économiques a déclaré dans un rapport publié dimanche 13/2, par l'unité de recherche et la documentation que ces données ont été obtenues auprès du centre du ministère sioniste de l'intérieur, après avoir présenté une note d'interrogation.
"A propos de la récupération des cartes d'identité aux citoyens leur ont été enlevées, le ministère sioniste de l'intérieur ont affirmé le retour de 67 cartes d'identité seulement", a-t-il ajouté.
Selon la réponse du ministère de l'intérieur au centre d'al-Qods, il a reçu dans la période entre 28 octobre 2010 et jusqu'à la fin de l'année dernière, 841 demandes pour obtenir des cartes d'identité pour des citoyens Palestiniens de la Cisjordanie qui sont mariés des citoyennes Maqdissines, rectifiant jusqu'à maintenant 31 demandes alors que 364 autres ont été rejetées.

Les forces occupantes envahissent la prison de Nafha et oppriment les détenus

[ 13/02/2011 - 18:16 ]
Ramallah – CPI
L'unité "Alnahcon" a pris d'assaut le département N° 14 dans la prison sioniste de Nafha et a mené une campagne de fouille dans toute la nuit pour rechercher un téléphone portable, punissant tous les détenus palestiniens, en interdisant les visites pendant deux mois, en plus tout accès aux autres chambres et a empêché les prisonniers de sortir dans la cour de la prison, ainsi que l'imposition de 800 Shekels d'amende contre chaque détenu avec 7 jours d'isolement.
Le club du détenu palestinien a déclaré dan un communiqué publié le dimanche 13/2, que la vague d'inspection a duré de 22h00, jusqu'au 24h00 et puis, une patrouille est venue à 8h00 ce matin où elle continuait la fouille jusqu'à cet après-midi, laissant les 8 détenus à l'extérieur de la chambre, avant avoir confisqué tous les appareils électriques.
Le club des détenus à cité des prisonniers que les forces occupantes ont trouvé un clou en forme de tige, en conséquence, l'administration pénitentiaire a fermé la chambre N°7, N°8 et N°9 pour 7 jours dont la dernière à cause d'un trou au mur.

Kaya: "La flottille de la Liberté 2 " arrivera à Gaza fin mai prochain

[ 13/02/2011 - 18:42 ]
Gaza – CPI
Mohamed Kaya, président de la mission de l'aide humanitaire turque (IHH) dans la Bande de Gaza, a affirmé que "La flottille de la Liberté 2" arrivera Gaza fin mai prochain, à la première commémoration annuelle du massacre de la flottille de la liberté commis, le 31 mai 2010, par les pirates de la marine sioniste dans les eaux internationales et viendra à travers plusieurs pays européens.
Cela est venu au cours de sa réunion avec Dr. Oussama al-Essawi, ministre des Transports et Communications dans le bureau de ce dernier, le dimanche 13/2, où ils ont discuté la coopération commune pour soutenir les projets spéciaux des Transports et Communications.
Al-Essawi a affirmé que le ministère a besoin les projets de la sensibilisation des signes lumineux de circulation et les projets d'asphaltage dans la Bande de Gaza, en plus l'installation des feux de signalisation.
Kaya a annoncé prêt à soutenir ces projets et de les proposer au gouvernement turc pour les exécuter.
Kaya a ajouté que le (IHH) travail au secteur à soutenir les centres de formation professionnelle dans le secteur et de subvenir aux besoins de plus de 9 000 à Gaza et va bientôt ouvrir un hôpital à Beit Hanoun.

Appel à l’armée égyptienne pour qu’elle libère les prisonniers palestiniens détenus en Egypte

dimanche 13 février 2011
Communiqué de La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree) qui appelle l’armée égyptienne à relâcher les prisonniers palestiniens détenus en Egypte.
Communiqué :
"La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree) basée à Oslo, s’est félicité de la révolution égyptienne, en espérant qu’une nouvelle ère s’annonçait dans l’histoire de l’Égypte, faite de démocratie, des valeurs et des principes des droits de l’Homme.
« Nous avons demandé à la Cour Suprême des Forces Armées de libérer des geôles égyptiennes l’ensemble des prisonniers et détenus palestiniens, pour la plupart en mauvaise santé, dû aux mauvaises conditions de détentions » a déclaré vendredi Mohammed Hamdan, directeur et fondateur de (Ufree)
« Il y a encore des douzaines de prisonniers palestiniens derrière les barreaux en Egypte, détenus simplement parce qu’ils réclamaient le droit de vivre dignement » a souligné M. Hamdan.
“Nous admirons ce qu’a accompli le peuple égyptien pour mettre un terme au régime dictatorial en place et nous appelons de tous nos vœux à une transition pacifique et démocratique du pouvoir sans qu’aucun parti ne soit écarté. Nous espérons également que l’Egypte puisse profiter de ce nouveau climat de liberté, de justice et d’égalité, afin que puisse aboutir la libération de toutes les personnes emprisonnées injustement.
La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree), basée en Norvège, est un réseau européen indépendant de défense des droits de l’ Homme considéré comme le premier réseau spécialisé en Europe pour la défense du droit des prisonniers palestiniens. (UFree) se bat pour une société Palestinienne sans détenus ou prisonniers d’opinion, ou chacun puisse profiter pleinement de ses droits civiques et humains."
La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens
CAPJPO-EuroPalestine
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Martine Aubry, la girouette, condamne le boycott... et le pratique

dimanche 13 février 2011
Martine Aubry qui s’était opposée récemment au boycott d’Israël, a non seulement appelé au boycott des festivités à l’occasion de l’année du Mexique, mais elle a fait fermer une exposition sur le Mexique à Lille. Discrimination contre une nation ? Et là, c’est légal ? Martine Aubry punit l’ensemble de la population mexicaine. On attend les poursuites judiciaires à son encontre. On va voir si MAM, Fillon et Sarkozy vont demander à la justice de la condamner...
Nord Eclair et La Voix du Nord viennent de publier la décision de Martine Aubry de fermer l’expo labellisée « Année du Mexique en France » à l’Espace le Carré à Lille, en réaction, a-t-elle annoncé, à la condamnation de Florence Cassez.
Elle s’est déclarée « Consternée par le rejet par la Cour de cassation mexicaine du recours de Florence Cassez, et souhaitant que le gouvernement mexicain prenne ses responsabilités".
Des dizaines de personnes ont découvert jeudi soir, à l’occasion de son vernissage,, que l’exposition « Drôles d’estampes, calaveras et cætera » était fermée par décision de la maire de Lille.
"On a constaté jeudi soir, lors du vernissage de l’exposition, une grande joie sur le visage des organisateurs. Joie de l’aboutissement, du travail accompli, du résultat final jusque dans le moindre détail. Avec Alain Buyse, sérigraphe et commissaire de l’expo, qui a récolté, choisi, édité les oeuvres, et Jean-Marie Dautel, le scénographe, qui les a installées dans l’espace municipal Le Carré (Vieux Lille). Des artistes divers, souvent engagés - Mexicains de la fin du XIXe, Lillois contemporains, surréalistes, artistes mexicains révolutionnaires - ont été réunis parce qu’ils étaient liés à l’un de ces trois thèmes : l’estampe, l’humour et « 2011 année du Mexique en France », écrit MARIE GOUDESEUNE de Nord Eclair.
C’est bien joli cette consternation et cette indignation, mais pourquoi "le deux poids, deux mesures" quand il s’agit de boycott, Madame Aubry ? Quand c’est le CRIF qui vous le demande, vous faites des déclarations contre le boycott d’Israël, mais autrement, vous prenez sur vous de boycotter le Mexique ?
Attention, si M. Sammy Ghozlan ne porte pas plainte contre vous pour discrimination contre une nation et incitation à la haine raciale, la cohérence et l’honnêteté voudraient que le gouvernement engage des poursuites contre vous. Connaissant l’honnêteté de MAM, Fillon et Sarkozy, nous ne doutons pas qu’ils s’adressent aux magistrats pour leur demander de vous condamner, en s’appuyant sur le même article de loi que celui qui a amené la condamnation de Jean-Claude Willem, ex-maire de Seclin, et de Sakina Arnaud, militante de la Ligue des Droits de l’Homme, eux aussi indignés par l’injustice d’un Etat, et ayant demandé des sanctions contre lui.
Et les soutiens inconditionnels d’Israël qui hurlent en permanence qu’il ne faut pas mélanger l’art et la politique, que vont-ils dire ?
http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2011/02/12/martine-aubry-fait-fermer-l-expo-droles.shtml
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2011/02/12/article_en-soutien-a-florence-cassez-toujours-em.shtml
CAPJPO-EuroPalestine
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BDS à Hambourg contre soda-club

dimanche 13 février 2011
Les militants BDS de Hambourg sont allés manifester vendredi dans un supermarché contre la présence des machines à gazéifier l’eau Soda-Club, exportées par Israel, après qu’un tribunal allemand a reconnu que ces appareils étaient produits dans la colonie de Maale Adounim situé illégalement dans les territoires palestiniens.
Ces militants ont enlevé des rayons du supermarché REAL toutes les boites de soda-Club, les ont mises dans des caddies et on apporté ces derniers jusqu’aux caisses en scandant "NON à Soda-Calub", "Pas de produits des colonies !"
Expulsés du magasin, ils ont continué à distribuer des tracts aux passants devant ce supermarché et à les informer de la campagne de boycott d’Israel et du caractère illégal de ces produits au regard de la 4ème convention de Genève.
Ils avaient également envoyé une lettre dans ce sens à la direction du magasin, et ne comptent pas s’en tenir là, si celle-ci continue à bafouer le droit.

http://bds-kampagne.de/articles/2011/02/12/11-februar-2011-hamburg-brsoda-club-nein-danke/#extended
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Grandes manoeuvres israéliennes pour accéder à l’eau du Nil

dimanche 13 février 2011
Israel a soutenu le dictateur Moubarak jusqu’à la dernière minute. Outre la main de fer sur un peuple qu’Israël ne souhaite surtout pas souverain, et sa participation au blocus de Gaza, Moubarak avait en plus des propensions à faire des petits cadeaux à lsraël. Manlio Dinucci explique ainsi, dans le quotidien italien Il manifesto, comment Israël comptait détouner à son profit une partie des eaux du Nil.
Israël, écrit le New York Times, fait pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak, craignant qu’un nouveau gouvernement égyptien « n’abandonne l’attitude bénévole du président envers Israël ». Parmi les concessions que Tel Aviv espérait obtenir de Moubarak, il y en a une dont on ne parle pas mais qui revêt une importance stratégique fondamentale : l’accès israélien aux eaux du Nil.

L’Egypte, née du Nil, continue à fonder sa vie sur le grand fleuve qui court sur 1.500 Kms de la frontière méridionale à l’embouchure en delta sur la Méditerranée, en créant une longue, fertile vallée à travers le désert. Sur ses rives et dans la zone du delta se concentre plus de 95% de la population, atteignant presque les 85 millions. La digue d’Assouan, construite avec l‘assistance de l’URSS en 1960-1971, a créé un vaste lac artificiel, le Nasser. Puis dans les années 90, a commencé la construction d’autres grandes œuvres hydrauliques. Parmi celles-ci le canal Al-Salam, qui apporte l’eau d’une branche du delta vers l’est jusqu’à la péninsule du Sinaï, en passant par des canaux souterrains sous le Canal de Suez Ces œuvres, tandis qu’elles permettent d‘irriguer de nouvelles terres et produire de l’énergie électrique, diminuent la portée du Nil et la quantité de limon qu’il transporte, en provoquant un recul du delta et, en conséquence, la perte de terres fertiles.
Il est vital, pour l’Egypte, de continuer à disposer amplement des eaux du Nil. En amont, dans le bassin du fleuve (long de 6.671 Kms) et de ses affluents, se trouvent cependant huit autres pays : Soudan, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Congo (Rep. Dém.), Rwanda, Burundi et Tanzanie. Avec l’Egypte, ils font partie de l’Initiative du bassin du Nil, un partenariat pour la cogestion des ressources hydriques de la zone. Tâche pas facile. Selon des accords remontant à l’époque du colonialisme britannique, Egypte et Soudan auraient le droit d’utiliser 80% de l’eau. Mais les autres pays revendiquent une plus grande part et en 2010 ils ont conclu un accord qu’Egypte et Soudan se refusent à signer.
La question est compliquée par la probable naissance d’un nouvel Etat, le Sud Soudan, qui, en changeant l’assise géopolitique du bassin du Nil, compliquerait la répartition de ses eaux. L’Egypte s’est prononcée en faveur de l’unité du Soudan mais, en même temps, Moubarak a accompli en 2008 une visite aux sécessionnistes du Sud Soudan, en leur offrant l’aide égyptienne pour la réalisation du canal Jonglei : un projet déjà sponsorisé par l’Egypte, commencé en 1978 mais interrompu en 1984, qui permettrait aux eaux du Nil Blanc de contourner la vaste zone marécageuse dans laquelle il se jette, en accroissant la portée du Nil en aval.
Dans ce scénario déjà complexe, entre lourdement en jeu l’outsider Israël, qui lorgne l’accès aux eaux du Nil. Après la signature des accords de Camp David (1978), le président égyptien Sadate, lors de sa visite à Haïfa en septembre 1979, parla de la possibilité d’amener l‘eau du fleuve depuis le Sinaï jusqu’au désert du Néguev en Israël. Le projet ne se réalisa pas parce que le premier ministre israélien Begin refusa toute concession sur Jérusalem. Mais Israël n’y a pas renoncé. A travers le canal Al-Salam l’eau du Nil est en train d’arriver dans le Sinaï à 40 Kms de la frontière israélienne. L’amener en Israël serait techniquement facile.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement israélien a non seulement mené une tractation avec le régime de Moubarak, intensifiée quand l’eau du Nil est arrivée dans le Sinaï, mais il a mis en marche une stratégie à grande portée : elle consiste à accroître sa propre influence sur les autres pays du bassin du Nil, pour qu’ils acceptent un nouveau critère de répartition des ressources hydriques, dans lequel entre aussi Israël, et fassent pression sur l’Egypte en la contraignant à amener l’eau jusqu’en territoire israélien. Les outils de cette stratégie sont aussi bien économiques que politico-militaires. Par exemple, en Ethiopie, Israël a financé la construction de dizaines de projets pour l’exploitation des eaux du Nil Bleu. Dans le Sud Soudan, il a financé, armé et entraîné les forces sécessionnistes, de façon à avoir, avec les Etats-Unis, une influence déterminante sur le nouvel Etat.
Dans cette stratégie -qui a accompli un nouveau pas en avant avec la visite du ministre des affaires étrangères Lieberman en Ethiopie, Kenya et Ouganda en septembre 2009- l’eau du Nil est considérée comme un instrument de domination, à utiliser de la même façon qu’est aujourd’hui utilisée par Israël l’eau du Jourdain et celle des nappes phréatiques des Territoires palestiniens occupés.
L’usage fait par le régime Moubarak des eaux du Nil est substantiellement analogue : celui-ci a décidé que les nouvelles terres arables créées par l’irrigation du Sinaï ne serviraient pas à améliorer les conditions de vie des paysans égyptiens et à produire des céréales pour la consommation intérieure, mais seront « louées », pour des périodes de 40 à 99 ans, à de gros investisseurs égyptiens et étrangers pour y produire surtout des cultures d’exportation, et, donc, des profits pour les élites au pouvoir.
par Manlio Dinucci
Il manifesto, 12 février 2011
http://abbonati.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/12-Febbraio-2011/art22.php3
(Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio)
CAPJPOEUROPALESTINE
Le cours du Nil en Egypte. A travers le canal Al-Salam son eau arrive, en passant sous le canal de Suez, d’une branche du delta jusque dans le Sinaï septentrional, à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière avec Israël et Gaza.
Manlio Dinucci est géographe.
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