lundi 14 février 2011

"La ligue des Oulémas palestiniens » appelle le nouveau gouverneur égyptien à lever le blocus

[ 12/02/2011 - 18:16 ]
Gaza - CPI
La ligue des Oulémas palestiniens a félicité les égyptiens et les salué de leur triomphe sur l’ancien régime dictature régenté par Mohamed Hosni Moubarak, tout en attirant l’attention à la grande tragédie dont souffre jusqu’à maintenant les habitants de la bande de Gaza à cause de la politique de complicité et d’oppression en faveur de l’ennemi occupant israélien qui viole toutes les lois, règles et normes humanitaires et internationales en imposant un sévère embargo sioniste qui dure depuis presque de 5 ans consécutifs.
La ligue a indiqué dans une déclaration, aujourd'hui, samedi 12/2, que «Les savants (Oulémas de la Palestine ont suivie au cours des derniers jours de la révolution du peuple frère égyptien dans tous ses secteurs, ses Oulémas, politiciens, jeunes, femmes et ses personnes âgées, avec toute l'attention, jusqu’à ce qu’ Allah a permis au peuple égyptien de renverser le système oppresseur tyrannique".
«Notre ennemi et l'ennemi de l'Égypte, de la nation arabe et islamique ainsi de toute l’humanité est l'ennemi est l'ennemi sioniste», a souligné la ligue des Oulémas palestiniens exhortant le nouveau gouverneur en Egypte à accéder à l’ouverture des passage et à la levée du blocus sioniste afin d’alléger les énormes souffrances des Gazaouis, en indiquant à la fraternité qui relie historiquement les deux peuples égyptiens et palestiniens.

Hamas: la décision de l'OLP d'organiser les élections est injuste et inacceptable

[ 12/02/2011 - 18:31 ]
Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a annoncé, le samedi 12/2, son refus à la décision de l'OLP, d'organiser les élections présidentielles et législatives, affirmant que cette mesure approfondira les désaccords palestiniens internes et ne servira pas l'intérêt du peuple palestinien.
Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a déclaré  à l'AFP que cette décision est injuste et rejetée parce qu'Abou Mazen et Salam Fayyad, ont perdu la légitimité, la capacité pour organiser et surveiller ses élections.
"Le Hamas ne reconnaîtra pas ces élections, auxquelles ne participera pas,  alors qu'il ne les donnera pas une légitimité ou une couverture en raison qu'elles renforceront les désaccords et endommageront les intérêts du peuple palestinien", a-t-il ajouté.
Barhoum a affirmé que les élections devraient être l'un des résultats de la réconciliation nationale palestinienne, tout en insistant que l'OLP avec sa situation actuelle ne représente pas le peuple palestinien, mais elle est utilisée pour faire passer ces politiques après qu'elle a été dominée, paralysée et contrôlée par le mouvement du Fatah.
Une source officielle palestinienne avait annoncé que le comité exécutif de l'Olp a décidé samedi 12/2 d'organiser des élections présidentielles et législatives dans les territoires palestiniens avant septembre.

Barhoum: Tous les comploteurs contre la cause palestinienne doivent être punis

[ 12/02/2011 - 18:49 ]
Gaza – CPI
"La démission de Saeb Erekat, chef du département de négociations à l'OLP est une preuve sur son implication dans tout ce qui a été publié aux câbles de "Wikileaks" et la chaîne d'al-Jazeera", a affirmé, Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, déclarant que la démission d'Erekat est insuffisante.
Dans ses déclarations de presse, Barhoum a ajouté, le samedi 12/2, que "Ces documents confirment le rôle d'Erekat à supprimer les droits du peuple palestinien et à comploter contre sa nation, alors qu'ils montrent aussi l'échec de tous les paris sur les projets du prétendu compromis de la paix avec l'occupation".
Le dirigeant du Hamas a réclamé la formation d'un comité national pour l'enquête avec tous les impliqués de l'autorité d'Abbas aux questions de corruption et de complots contre le droit palestinien, considérant que l'autorité palestinienne doit annoncer l'échec de toutes les formes de négociations avec l'entité sioniste et de les mettre fin définitivement.
Il a exprimé son espoir que la démission d'Erekat représente le début d'un changement réel à l'autorité qui a abandonné les droits des Palestiniens, et que les habitants de la Cisjordanie doivent adopter une réelle stratégie de substitution contre les symboles de l'autorité et à démasquer leurs politiques.

A tour de rôle, les colons et l’armée de l’occupation persécutent les Palestiniens

[ 13/02/2011 - 01:42 ]
Ramallah – CPI
Quotidiennes sont devenues les scènes de ces colons israéliens occupant la terre palestinienne et de leur armée qui persécutent les Palestiniens à tour de rôle. Les Palestiniens les plus touchés sont ceux qui sont entourés et enfermés par les colonies sionistes.
Confiscation de terrains
Le village de Qariot, au sud de Naplouse, est la victime par excellence du vol et de l’annexion de terrains pratiqués par les occupants sionistes, en particulier les colons. 70% des terres productives ont été volées au profit de la colonisation, selon les statistiques du conseil municipal du village.
Le fermier Ali Hamidat raconte ses souffrances à cause de toutes ces agressions menées par les colons sionistes : « L’année dernière, ils m’ont détruit quelque deux cents arbres. Et au début de cette année, ils ont scié des dizaines d’oliviers. Chaque matin, nous nous réveillons avec une nouvelle catastrophe ».
Abdou Al-Raaouf Hamza, président du conseil municipal du village de Kafr Qadoum, à l’ouest de Naplouse, confirme que l’association juridique israélienne Yesh Dine a délivré à son conseil une carte montrant l’intention des autorités de l’occupation de mettre la main sur des terrains de son village, d’une surface estimée à trente hectares.
Et dans le village Beit Amer, les autorités de l’occupation israélienne ont donné l’ordre d’annexer plus de soixante hectares de terrains avoisinant les colonies de Ghosh Atsiyon, à Al-Khalil.
A tour de rôle
Le député Dr. Mustapha Al-Barghouthi, secrétaire général de l’Initiative palestinienne, a commenté ces violations. Il a dit que le pire, c’est que les forces de l’occupation couvrent les colons et tolèrent leurs agressions répétées contre les Palestiniens non armés.
En effet, l’armée sioniste et les colons agressent notre peuple à tour de rôle, a dit Al-Barghouthi dans des déclarations de presse.
Le secrétaire général de l’Initiative nationale a dit que la seule solution reste de chasser les occupants de tous les territoires palestiniens occupés en 1967 et de démanteler toutes les colonies. Ce qui est bizarre dans l’affaire, c’est qu’on demande aux victimes, les Palestiniens, d’assurer la sécurité du bourreau (l’Entité sioniste).
Provocation permanente
Le problème, c’est que la rue de l’Etat hébreu ne fait aucune attention à ces agressions pratiquées contre les Palestiniens, disent les journaux israéliens. Et les activistes et les partis de la droite israélienne ne font que défendre ces attaques des colons.
Quelques institutions juridiques et humanitaires de l’Entité sioniste, elle-même, condamnent ces agressions et disent que la police et l’armée israéliennes appliquent la loi uniquement contre les Palestiniens.
L’association de Bish Bin recense, dans ces derniers mois, plusieurs agressions contre les Palestiniens, dans plusieurs parties de la Cisjordanie, de la part des colons. Ces derniers ouvrent le feu, brûlent les fermes, surtout les oliviers, endommagent les biens, volent des engins agricoles, entre autres.
Disons enfin que plus l’autorité palestinienne de Ramallah maîtrise la Cisjordanie, poursuit les résistants et confisque leurs armes, protège les colonies et ses habitants, plus les agressions sionistes contre les Palestiniens s’intensifient.

Un entretien téléphonique entre le maréchal Tantawi et Ehud Barak

[ 13/02/2011 - 09:22 ]
Arabes 48
Le Premier ministre de l’occupation, Benjamin Netanyahu s’est félicité  le samedi 12/2,  de la confirmation de l'armée égyptienne que l’Egypte respecte toutes « les obligations et les traités, régionaux et internationaux", en référence au traité de paix avec l’occupation israélienne en particulier, après le renversement du président égyptien Hosni Moubarak dans une révolution populaire.
« L'accord de paix en vigueur avec l'Egypte depuis longtemps a servi les deux pays et a renforcé la paix et la stabilité au Moyen-Orient dans son ensemble », a déclaré le bureau de Netanyahu dans un communiqué.
Le Premier ministre a salué l’annonce de la confirmation de l'armée égyptienne pour ce qui concerne l'accord de paix avec son entité sioniste.
 Le Conseil suprême des forces armées qui ont pris le pouvoir en Egypte, lors de la démissionné vendredi de l'ex-président Hosni Moubarak, a promis d’assurer la «transition pacifique» vers «l'autorité civile élue» our établir un Etat libre et démocratique au" respect " des traités régionaux et internationaux."
D'autre part, le ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak s’est entretenu avec le Maréchal égyptien Mohammed Hussein Tantawi, selon la 10ème chaîne hébreu, sans préciser le contenu de l’entretien.

L’Autorité palestinienne en faillite annone un scrutin présidentiel et législatif d'ici septembre

[ 13/02/2011 - 10:31 ]
Agences
Les palestiniens à l’intérieur et à l’extérieur des territoires palestiniens occupés promouvant des activités, en particulier sur « Facebook », exigeant le renversement du régime comploteur au profit de l’occupation israélienne et en hostilité à leurs droits légaux, régenté par l’Autorité de l’ex-président Mahmoud Abbas qui tente d’anticiper son départ et sa chute en annonçant le lancement d’un scrutin présidentiel et législatif d’ici Septembre.
à cet égard, l’Autorité de la faillite dirigé par Abbas a déclaré samedi son intention d’organiser des élections rejetées décisivement par la plupart des factions palestiniennes, notamment le Hamas qui insistent tout d’abord à la réalisation du consensus national et qualifiant cette initiative de l’Autorité qu’elle n’aura pour objectif que d’approfondir les mésententes palestiniennes.
Lors d’un communiqué publié à l'issue d'une réunion du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), le CEOLP a décidé de lancer les préparatifs en vue d'organiser des élections présidentielle et législatives dans les prochains mois, prétendant de répondre à la volonté du peuple palestinien (lequel a annoncé son hostilité et son refus à l’Autorité en condamnant les concessions faites en faveur de l’ennemi occupant, notamment le renoncement au droit du retour des réfugiés), au plus tard en septembre, selon les déclarations à la presse du secrétaire du CEOLP, Yasser Abed Rabbo.
Le Hamas a refusé cette mesure la jugeant inacceptable et non patriotique en déclarant : "Cette procédure est invalide car le président Abbas n'a aucune légitimité et n'est pas habilité à organiser de telles élections", selon le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.
Hier soir, le chef du groupe négociateur de l’Autorité qui tente de cacher encore sa faillite explicite lors des concessions majeures et gratuites à l’ennemi occupant israélien, divulgués par la chaîne d’Al-Jazeera comme « documents confidentiels », Saeb Erekat a annoncé sa démission en laissant entendre de porter sa responsabilité toute entière à cet égard.
En effet, le Hamas a appelé à la poursuite de tous les comploteurs dirigeants palestiniens responsables à la liquidation des droits légaux de la nation, en particulier des graves concessions concernant le droit du retour des réfugiés, le colonialisme très étendus dans les territoires palestiniens occupés, principalement au sein des lieux saints sacrés, également dans les esplanades de la mosquée sainte d’al Aqsa et sa ville sainte d’al-Qods occupée, essentiellement dans la vieille ville où des quartiers et maisons palestiniennes ont été  confisqués par les colons extrémistes sionistes, particulièrement au quartier de Cheikh Jarrah et à Selwan.

La Bataille d'al-Arakib: Des centaines de Palestiniens de 48 organisent un Sit-in

[ 13/02/2011 - 11:09 ]
Néguev – CPI
Des centaines des habitants du village d'al-Arakib et des territoires palestiniens occupés en 1948 organisent un sit-in, depuis hier soir, le samedi 12/2, dans le village en présence de nombreux dirigeants des arabes de 48 et des députés arabes à la Knesset pour faire face à toute tentative de l'envahir par les bulldozers appartiennent au ministère sioniste de l'intérieur et le département des terres d'"Israël",  souhaitant que la bataille qui ne cesse depuis des mois d'être au profit de leurs droits légaux à y survivre dans leur terre.
Il est prévu que les bulldozers militaires sionistes envahiront le village d'al-Arakib non reconnu par les autorités de l'occupation sionistes pour les démolir pour la 17e fois consécutive, au moment où les habitants du village ont confirmé leur insistance de rester sur leurs terres pour les protéger face aux agressions sionistes.
Dans sa séance urgente qui a eu lieu, le jeudi dernier, à al-Arakib dans la région du Néguev, le haut comité de Suivi des affaires des arabes dans les territoires occupés en 1948, a décidé de prendre de nombreuses mesures dont la reconstruction du village et les préparations pour annoncer une grève générale.
Les policiers sionistes, après avoir démoli le village pour la 16ème fois, ont pris d'assaut le village dans une tentative de l'évacuer et expulser ses habitants, ce qui a conduit aux violents affrontements entre les villageois et les policiers sionistes, faisant de nombreux blessés parmi les habitants et d'autres palestiniens solidaires avec eux.

La coalition des forces palestiniennes refuse la décision de l'autorité d'organiser les élections

[ 13/02/2011 - 11:26 ]
Damas – CPI
Les factions de la coalition des forces  et le comité du Suivi de la conférence nationale palestiniennes ont refusé en condamnant fermement la décision de l'autorité palestinienne dirigée par l'ex-président, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) d'organiser des élections présidentielles et législatives sans consensus national.
Elles ont considéré que cette mesure va approfondir les désaccords palestiniens internes, endommager l'unité du peuple palestinien, alors qu'elle ne servira que les objectifs de l'autorité de Ramallah et le groupe d'Oslo, ainsi ne résoudra pas les problèmes nationaux du peuple palestinien.
"Pas de légitimité à toute décision prise par une direction illégitime qui ne représente pas le peuple palestinien et n'est qu'une tentative échouée et démasquée et ne pourra plus légiférer cette direction illégitime", ont déclaré les forces palestiniennes dans un communiqué.
La coalition des forces palestiniennes a ajouté que cette décision vise à servir la politique de l'autorité d'Abbas qui fait de concessions des droits et principes palestiniens pour répondre aux exigences américano-sionistes à travers la reprise des négociations, la coordination sécuritaires et l'abandon aux demandes légitimes des Palestiniens, considérant que l'autorité d'Abbas en Cisjordanie a déjà perdu la légitimité et ne représente pas le peuple palestiniens et ses options nationales, alors que sa continuation à adopter ce choix conduira le peuple palestinien vers une catastrophe nationale.
Le communiqué a appelé toutes les forces palestiniennes à assumer leurs responsabilités historiques à refuser l'organisation des élections avant le consensus national et la réalisation d'une réconciliation réelle, de mettre fin aux désaccords palestiniens internes sur la base de l'engagement à un programme national comportant l'attachement aux principes, choix et droits nationaux du peuple palestinien, y compris le choix de la résistance, le travail pour la réforme de l'OLP, pour être la haute référence de toutes les factions et activités nationales palestiniennes.

Haniyeh: l'Egypte écrit une nouvelle histoire pour la nation

[ 13/02/2011 - 12:41 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a considéré que le départ du président égyptien, Mohamed Hosni Moubarak, et la victoire de la révolution égyptienne écrivent une nouvelle histoire pour l'Egypte.
Dans une déclaration brève, Haniyeh a félicité le peuple égyptien, en disant: "L'Egypte enregistre une nouvelle histoire pour la nation et le blocus sioniste contre Gaza est en train d'être fini".
De son côté, le conseil législatif palestinien, a considéré que le départ de Moubarak est une victoire historique pour la question palestinienne".
Dr. Ahmd Bahr, premier vice-président du conseil législatif palestinien, a félicité dans une déclaration de presse le peuple égyptien pour la victoire de sa révolution.
Il a appelé la nouvelle direction égyptienne à ouvrir le passage de Rafah et à briser le sévère embargo sioniste imposé contre la Bande de Gaza.
"La victoire historique du soulèvement égyptien est un début d'une nouvelle étape de la domination palestinienne, arabe et islamique et l'échec américain et sioniste dans la région", a-t-il déclaré.

Le gouvernement sioniste approuve la nomination du terroriste Gantz au poste du chef d'état-major

[ 13/02/2011 - 17:46 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le gouvernement sioniste dirigé par Benjamin Netanyahu, a approuvé à l'unanimité, ce matin dimanche 13/2, la nomination du terroriste, Benny Gantz, au poste du chef d'état-major de l'armée de l'occupation sioniste.
Netanyahu et son ministre de la guerre, Ehud Barak, ont recommandé de nommer Gantz au poste du chef d'état-major après l'annulation de la nomination de Yoav Galant, de cette fonction après avoir été accusé de saisir sur les terres publiques pour les annexer à ses propriétés.
Gantz a travaillé dans de nombreux postes de directions dans les rangs de l'armée sioniste dont le sous-chef d'état-major et le chef de la région nord, ainsi que l'attaché militaire à Washington.

L'occupation retire les cartes d'identité de 191 citoyens Maqdissins

[ 13/02/2011 - 17:56 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le ministère sioniste de l'intérieur a retiré les cartes d'identité de 191 citoyens palestiniens durant le mois dernier de 2010, dans le cadre des plans de l'occupation israélienne visant à expulser les citoyens palestiniens et la guerre acharnée contre les habitants de la ville occupée d'al-Qods.
Le centre d'al-Qods pour les droits socio-économiques a déclaré dans un rapport publié dimanche 13/2, par l'unité de recherche et la documentation que ces données ont été obtenues auprès du centre du ministère sioniste de l'intérieur, après avoir présenté une note d'interrogation.
"A propos de la récupération des cartes d'identité aux citoyens leur ont été enlevées, le ministère sioniste de l'intérieur ont affirmé le retour de 67 cartes d'identité seulement", a-t-il ajouté.
Selon la réponse du ministère de l'intérieur au centre d'al-Qods, il a reçu dans la période entre 28 octobre 2010 et jusqu'à la fin de l'année dernière, 841 demandes pour obtenir des cartes d'identité pour des citoyens Palestiniens de la Cisjordanie qui sont mariés des citoyennes Maqdissines, rectifiant jusqu'à maintenant 31 demandes alors que 364 autres ont été rejetées.

Les forces occupantes envahissent la prison de Nafha et oppriment les détenus

[ 13/02/2011 - 18:16 ]
Ramallah – CPI
L'unité "Alnahcon" a pris d'assaut le département N° 14 dans la prison sioniste de Nafha et a mené une campagne de fouille dans toute la nuit pour rechercher un téléphone portable, punissant tous les détenus palestiniens, en interdisant les visites pendant deux mois, en plus tout accès aux autres chambres et a empêché les prisonniers de sortir dans la cour de la prison, ainsi que l'imposition de 800 Shekels d'amende contre chaque détenu avec 7 jours d'isolement.
Le club du détenu palestinien a déclaré dan un communiqué publié le dimanche 13/2, que la vague d'inspection a duré de 22h00, jusqu'au 24h00 et puis, une patrouille est venue à 8h00 ce matin où elle continuait la fouille jusqu'à cet après-midi, laissant les 8 détenus à l'extérieur de la chambre, avant avoir confisqué tous les appareils électriques.
Le club des détenus à cité des prisonniers que les forces occupantes ont trouvé un clou en forme de tige, en conséquence, l'administration pénitentiaire a fermé la chambre N°7, N°8 et N°9 pour 7 jours dont la dernière à cause d'un trou au mur.

Kaya: "La flottille de la Liberté 2 " arrivera à Gaza fin mai prochain

[ 13/02/2011 - 18:42 ]
Gaza – CPI
Mohamed Kaya, président de la mission de l'aide humanitaire turque (IHH) dans la Bande de Gaza, a affirmé que "La flottille de la Liberté 2" arrivera Gaza fin mai prochain, à la première commémoration annuelle du massacre de la flottille de la liberté commis, le 31 mai 2010, par les pirates de la marine sioniste dans les eaux internationales et viendra à travers plusieurs pays européens.
Cela est venu au cours de sa réunion avec Dr. Oussama al-Essawi, ministre des Transports et Communications dans le bureau de ce dernier, le dimanche 13/2, où ils ont discuté la coopération commune pour soutenir les projets spéciaux des Transports et Communications.
Al-Essawi a affirmé que le ministère a besoin les projets de la sensibilisation des signes lumineux de circulation et les projets d'asphaltage dans la Bande de Gaza, en plus l'installation des feux de signalisation.
Kaya a annoncé prêt à soutenir ces projets et de les proposer au gouvernement turc pour les exécuter.
Kaya a ajouté que le (IHH) travail au secteur à soutenir les centres de formation professionnelle dans le secteur et de subvenir aux besoins de plus de 9 000 à Gaza et va bientôt ouvrir un hôpital à Beit Hanoun.

Appel à l’armée égyptienne pour qu’elle libère les prisonniers palestiniens détenus en Egypte

dimanche 13 février 2011
Communiqué de La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree) qui appelle l’armée égyptienne à relâcher les prisonniers palestiniens détenus en Egypte.
Communiqué :
"La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree) basée à Oslo, s’est félicité de la révolution égyptienne, en espérant qu’une nouvelle ère s’annonçait dans l’histoire de l’Égypte, faite de démocratie, des valeurs et des principes des droits de l’Homme.
« Nous avons demandé à la Cour Suprême des Forces Armées de libérer des geôles égyptiennes l’ensemble des prisonniers et détenus palestiniens, pour la plupart en mauvaise santé, dû aux mauvaises conditions de détentions » a déclaré vendredi Mohammed Hamdan, directeur et fondateur de (Ufree)
« Il y a encore des douzaines de prisonniers palestiniens derrière les barreaux en Egypte, détenus simplement parce qu’ils réclamaient le droit de vivre dignement » a souligné M. Hamdan.
“Nous admirons ce qu’a accompli le peuple égyptien pour mettre un terme au régime dictatorial en place et nous appelons de tous nos vœux à une transition pacifique et démocratique du pouvoir sans qu’aucun parti ne soit écarté. Nous espérons également que l’Egypte puisse profiter de ce nouveau climat de liberté, de justice et d’égalité, afin que puisse aboutir la libération de toutes les personnes emprisonnées injustement.
La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens (Ufree), basée en Norvège, est un réseau européen indépendant de défense des droits de l’ Homme considéré comme le premier réseau spécialisé en Europe pour la défense du droit des prisonniers palestiniens. (UFree) se bat pour une société Palestinienne sans détenus ou prisonniers d’opinion, ou chacun puisse profiter pleinement de ses droits civiques et humains."
La ligue européenne pour les droits des prisonniers palestiniens
CAPJPO-EuroPalestine
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Martine Aubry, la girouette, condamne le boycott... et le pratique

dimanche 13 février 2011
Martine Aubry qui s’était opposée récemment au boycott d’Israël, a non seulement appelé au boycott des festivités à l’occasion de l’année du Mexique, mais elle a fait fermer une exposition sur le Mexique à Lille. Discrimination contre une nation ? Et là, c’est légal ? Martine Aubry punit l’ensemble de la population mexicaine. On attend les poursuites judiciaires à son encontre. On va voir si MAM, Fillon et Sarkozy vont demander à la justice de la condamner...
Nord Eclair et La Voix du Nord viennent de publier la décision de Martine Aubry de fermer l’expo labellisée « Année du Mexique en France » à l’Espace le Carré à Lille, en réaction, a-t-elle annoncé, à la condamnation de Florence Cassez.
Elle s’est déclarée « Consternée par le rejet par la Cour de cassation mexicaine du recours de Florence Cassez, et souhaitant que le gouvernement mexicain prenne ses responsabilités".
Des dizaines de personnes ont découvert jeudi soir, à l’occasion de son vernissage,, que l’exposition « Drôles d’estampes, calaveras et cætera » était fermée par décision de la maire de Lille.
"On a constaté jeudi soir, lors du vernissage de l’exposition, une grande joie sur le visage des organisateurs. Joie de l’aboutissement, du travail accompli, du résultat final jusque dans le moindre détail. Avec Alain Buyse, sérigraphe et commissaire de l’expo, qui a récolté, choisi, édité les oeuvres, et Jean-Marie Dautel, le scénographe, qui les a installées dans l’espace municipal Le Carré (Vieux Lille). Des artistes divers, souvent engagés - Mexicains de la fin du XIXe, Lillois contemporains, surréalistes, artistes mexicains révolutionnaires - ont été réunis parce qu’ils étaient liés à l’un de ces trois thèmes : l’estampe, l’humour et « 2011 année du Mexique en France », écrit MARIE GOUDESEUNE de Nord Eclair.
C’est bien joli cette consternation et cette indignation, mais pourquoi "le deux poids, deux mesures" quand il s’agit de boycott, Madame Aubry ? Quand c’est le CRIF qui vous le demande, vous faites des déclarations contre le boycott d’Israël, mais autrement, vous prenez sur vous de boycotter le Mexique ?
Attention, si M. Sammy Ghozlan ne porte pas plainte contre vous pour discrimination contre une nation et incitation à la haine raciale, la cohérence et l’honnêteté voudraient que le gouvernement engage des poursuites contre vous. Connaissant l’honnêteté de MAM, Fillon et Sarkozy, nous ne doutons pas qu’ils s’adressent aux magistrats pour leur demander de vous condamner, en s’appuyant sur le même article de loi que celui qui a amené la condamnation de Jean-Claude Willem, ex-maire de Seclin, et de Sakina Arnaud, militante de la Ligue des Droits de l’Homme, eux aussi indignés par l’injustice d’un Etat, et ayant demandé des sanctions contre lui.
Et les soutiens inconditionnels d’Israël qui hurlent en permanence qu’il ne faut pas mélanger l’art et la politique, que vont-ils dire ?
http://www.nordeclair.fr/Locales/Lille/2011/02/12/martine-aubry-fait-fermer-l-expo-droles.shtml
http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2011/02/12/article_en-soutien-a-florence-cassez-toujours-em.shtml
CAPJPO-EuroPalestine
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BDS à Hambourg contre soda-club

dimanche 13 février 2011
Les militants BDS de Hambourg sont allés manifester vendredi dans un supermarché contre la présence des machines à gazéifier l’eau Soda-Club, exportées par Israel, après qu’un tribunal allemand a reconnu que ces appareils étaient produits dans la colonie de Maale Adounim situé illégalement dans les territoires palestiniens.
Ces militants ont enlevé des rayons du supermarché REAL toutes les boites de soda-Club, les ont mises dans des caddies et on apporté ces derniers jusqu’aux caisses en scandant "NON à Soda-Calub", "Pas de produits des colonies !"
Expulsés du magasin, ils ont continué à distribuer des tracts aux passants devant ce supermarché et à les informer de la campagne de boycott d’Israel et du caractère illégal de ces produits au regard de la 4ème convention de Genève.
Ils avaient également envoyé une lettre dans ce sens à la direction du magasin, et ne comptent pas s’en tenir là, si celle-ci continue à bafouer le droit.

http://bds-kampagne.de/articles/2011/02/12/11-februar-2011-hamburg-brsoda-club-nein-danke/#extended
CAPJPO-EuroPalestine
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Grandes manoeuvres israéliennes pour accéder à l’eau du Nil

dimanche 13 février 2011
Israel a soutenu le dictateur Moubarak jusqu’à la dernière minute. Outre la main de fer sur un peuple qu’Israël ne souhaite surtout pas souverain, et sa participation au blocus de Gaza, Moubarak avait en plus des propensions à faire des petits cadeaux à lsraël. Manlio Dinucci explique ainsi, dans le quotidien italien Il manifesto, comment Israël comptait détouner à son profit une partie des eaux du Nil.
Israël, écrit le New York Times, fait pression sur l’administration Obama pour qu’elle assure une « transition ordonnée » de l’après-Moubarak, craignant qu’un nouveau gouvernement égyptien « n’abandonne l’attitude bénévole du président envers Israël ». Parmi les concessions que Tel Aviv espérait obtenir de Moubarak, il y en a une dont on ne parle pas mais qui revêt une importance stratégique fondamentale : l’accès israélien aux eaux du Nil.

L’Egypte, née du Nil, continue à fonder sa vie sur le grand fleuve qui court sur 1.500 Kms de la frontière méridionale à l’embouchure en delta sur la Méditerranée, en créant une longue, fertile vallée à travers le désert. Sur ses rives et dans la zone du delta se concentre plus de 95% de la population, atteignant presque les 85 millions. La digue d’Assouan, construite avec l‘assistance de l’URSS en 1960-1971, a créé un vaste lac artificiel, le Nasser. Puis dans les années 90, a commencé la construction d’autres grandes œuvres hydrauliques. Parmi celles-ci le canal Al-Salam, qui apporte l’eau d’une branche du delta vers l’est jusqu’à la péninsule du Sinaï, en passant par des canaux souterrains sous le Canal de Suez Ces œuvres, tandis qu’elles permettent d‘irriguer de nouvelles terres et produire de l’énergie électrique, diminuent la portée du Nil et la quantité de limon qu’il transporte, en provoquant un recul du delta et, en conséquence, la perte de terres fertiles.
Il est vital, pour l’Egypte, de continuer à disposer amplement des eaux du Nil. En amont, dans le bassin du fleuve (long de 6.671 Kms) et de ses affluents, se trouvent cependant huit autres pays : Soudan, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Congo (Rep. Dém.), Rwanda, Burundi et Tanzanie. Avec l’Egypte, ils font partie de l’Initiative du bassin du Nil, un partenariat pour la cogestion des ressources hydriques de la zone. Tâche pas facile. Selon des accords remontant à l’époque du colonialisme britannique, Egypte et Soudan auraient le droit d’utiliser 80% de l’eau. Mais les autres pays revendiquent une plus grande part et en 2010 ils ont conclu un accord qu’Egypte et Soudan se refusent à signer.
La question est compliquée par la probable naissance d’un nouvel Etat, le Sud Soudan, qui, en changeant l’assise géopolitique du bassin du Nil, compliquerait la répartition de ses eaux. L’Egypte s’est prononcée en faveur de l’unité du Soudan mais, en même temps, Moubarak a accompli en 2008 une visite aux sécessionnistes du Sud Soudan, en leur offrant l’aide égyptienne pour la réalisation du canal Jonglei : un projet déjà sponsorisé par l’Egypte, commencé en 1978 mais interrompu en 1984, qui permettrait aux eaux du Nil Blanc de contourner la vaste zone marécageuse dans laquelle il se jette, en accroissant la portée du Nil en aval.
Dans ce scénario déjà complexe, entre lourdement en jeu l’outsider Israël, qui lorgne l’accès aux eaux du Nil. Après la signature des accords de Camp David (1978), le président égyptien Sadate, lors de sa visite à Haïfa en septembre 1979, parla de la possibilité d’amener l‘eau du fleuve depuis le Sinaï jusqu’au désert du Néguev en Israël. Le projet ne se réalisa pas parce que le premier ministre israélien Begin refusa toute concession sur Jérusalem. Mais Israël n’y a pas renoncé. A travers le canal Al-Salam l’eau du Nil est en train d’arriver dans le Sinaï à 40 Kms de la frontière israélienne. L’amener en Israël serait techniquement facile.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement israélien a non seulement mené une tractation avec le régime de Moubarak, intensifiée quand l’eau du Nil est arrivée dans le Sinaï, mais il a mis en marche une stratégie à grande portée : elle consiste à accroître sa propre influence sur les autres pays du bassin du Nil, pour qu’ils acceptent un nouveau critère de répartition des ressources hydriques, dans lequel entre aussi Israël, et fassent pression sur l’Egypte en la contraignant à amener l’eau jusqu’en territoire israélien. Les outils de cette stratégie sont aussi bien économiques que politico-militaires. Par exemple, en Ethiopie, Israël a financé la construction de dizaines de projets pour l’exploitation des eaux du Nil Bleu. Dans le Sud Soudan, il a financé, armé et entraîné les forces sécessionnistes, de façon à avoir, avec les Etats-Unis, une influence déterminante sur le nouvel Etat.
Dans cette stratégie -qui a accompli un nouveau pas en avant avec la visite du ministre des affaires étrangères Lieberman en Ethiopie, Kenya et Ouganda en septembre 2009- l’eau du Nil est considérée comme un instrument de domination, à utiliser de la même façon qu’est aujourd’hui utilisée par Israël l’eau du Jourdain et celle des nappes phréatiques des Territoires palestiniens occupés.
L’usage fait par le régime Moubarak des eaux du Nil est substantiellement analogue : celui-ci a décidé que les nouvelles terres arables créées par l’irrigation du Sinaï ne serviraient pas à améliorer les conditions de vie des paysans égyptiens et à produire des céréales pour la consommation intérieure, mais seront « louées », pour des périodes de 40 à 99 ans, à de gros investisseurs égyptiens et étrangers pour y produire surtout des cultures d’exportation, et, donc, des profits pour les élites au pouvoir.
par Manlio Dinucci
Il manifesto, 12 février 2011
http://abbonati.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/12-Febbraio-2011/art22.php3
(Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio)
CAPJPOEUROPALESTINE
Le cours du Nil en Egypte. A travers le canal Al-Salam son eau arrive, en passant sous le canal de Suez, d’une branche du delta jusque dans le Sinaï septentrional, à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière avec Israël et Gaza.
Manlio Dinucci est géographe.
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samedi 12 février 2011

Israël détient trois dirigeants du Fatah à Jérusalem

12.02.2011 
Le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé vendredi que l'armée israélienne a arrêté trois de ses responsables à Jérusalem.
Dmitri Diliani, membre du conseil révolutionnaire du Fatah, a déclaré dans un communiqué que les forces spéciales israéliennes ont arrêté trois dirigeants locaux du Fatah à Jérusalem après avoir pris d'assaut leurs maisons.
Les trois leaders sont secrétaires généraux du Fatah dans les quartiers comme Cheikh Jarah et Beit Hanina, selon M. Diliani.
"Ils ont été incarcérés dans la prison d'al-Maskoubeya où ils sont toujours et sont l'objet d'une enquête des forces israéliennes de sécurité", a indiqué M. Diliani.
Par ailleurs, les sources palestiniennes et les habitants de Jérusalem Est ont indiqué que la police israélienne a isolé la partie orientale de la ville pour le deuxième vendredi et a imposé des mesures strictes de sécurité aux entrées de la vieille ville.
La police israélienne déployée dans la zone a érigé plusieurs barrages et a fouillé les fidèles palestiniens, tentant d'empêcher des manifestations dans la ville, ont-ils ajouté.
Source: xinhua

Israël inquiet des bouleversements en Égypte

11 février 2011 à 20h32

Ian Deitch
Associated Press
Jérusalem
Israël a assisté à la démission du président égyptien Hosni Moubarak avec appréhension vendredi, craignant que le renversement de son plus loyal allié dans le monde arabe ne mette en danger le traité de paix entre les deux pays et donne un nouvel élan aux islamistes de la région.
Le gouvernement israélien n'a pas officiellement commenté l'annonce de la démission d'Hosni Moubarak, après près de 30 ans à la présidence de l'Égypte.
Mais d'anciens responsables israéliens se sont dit inquiets que les changements en Égypte, et plus largement dans le monde arabe, ne laissent Israël encore plus isolé dans la région.
«Nous avons une période difficile devant nous», a dit Zvi Mazel, ancien ambassadeur d'Israël en Égypte, sur une chaîne de télévision israélienne. «L'Iran et la Turquie vont consolider leurs positions contre nous. Oubliez l'ancienne Égypte. La réalité est maintenant complètement différente, et ce ne sera pas facile.»
Certaines personnes en Israël ont dit craindre que le soulèvement se répande en Jordanie voisine, le seul autre pays arabe qui a conclu un traité de paix avec l'État hébreu, ou encore dans les Territoires palestiniens.
L'ancien ministre israélien de la Défense Benyamin Ben-Elizer, un ami de longue date d'Hosni Moubarak, s'est dit inquiet.
«J'ai beaucoup de questions sur ce que sera le destin du traité de paix entre nous et les Égyptiens», a dit M. Ben-Elizer à la télévision israélienne Channel 10. «Il y a beaucoup de questions pour lesquelles nous n'avons pas de réponses. Comment cela affectera-t-il l'ensemble de la région maintenant?» s'est-il demandé.
Le traité de paix avec Israël n'a pas été mentionné durant le soulèvement populaire en Égypte, et les Frères musulmans sont restés vagues sur cette question.
Israël et l'Égypte ont fait quatre guerres avant qu'un traité de paix soit conclu entre les deux pays, en 1979. Hosni Moubarak a honoré l'accord de façon indéfectible après avoir succédé à Anouar El-Sadate, assassiné par des extrémistes deux ans après avoir conclu la paix avec Israël.
Dan Gillerman, ancien représentant d'Israël aux Nations unies, a estimé que si les radicaux avaient le dessus en Égypte et ailleurs, cela pourrait être dévastateur pour la région.
«Si les radicaux l'emportent (en Égypte), nous aurons le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban et les Frères musulmans en Égypte, ce qui serait catastrophique, non seulement pour Israël mais pour la stabilité de toute la région», a jugé M. Gillerman sur la chaîne américaine Fox News.
«Ce que nous voyons au Moyen-Orient est un combat entre les modérés et les extrémistes, et je crois qu'il est dans l'intérêt de tous que les modérés l'emportent», a-t-il ajouté.
Des sources militaires israéliennes ont indiqué que si le traité de paix avec l'Égypte n'était pas maintenu, l'armée pourrait devoir réévaluer son déploiement. Ces sources ont requis l'anonymat compte tenu de la sensibilité de la question.
Un renforcement des Frères musulmans égyptiens pourrait aussi avoir un impact sur la lutte de pouvoir que se livrent les deux camps politiques palestiniens - les islamistes du Hamas dans la bande de Gaza et l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas en Cisjordanie.
M. Abbas est appuyé par l'Occident, tandis que le Hamas est soutenu par l'Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais. Le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza est une filiale des Frères musulmans, et le mouvement pourrait être renforcé si son pendant égyptien obtient une plus grande place sur la scène politique.
Dans la bande de Gaza, des milliers de personnes sont descendues dans les rues vendredi pour célébrer la démission d'Hosni Moubarak. Plusieurs espéraient que les changements en Égypte aident à faire tomber le blocus imposé au territoire par Israël et l'Égypte après la prise du pouvoir par le Hamas, en 2007.
«L'Égypte a écrit aujourd'hui un nouveau chapitre de l'histoire des nations arabes et je peux voir le blocus de Gaza s'ébranler en ce moment», a dit le premier ministre du Hamas dans la bande de Gaza, Ismaïl Haniyeh.
Le plus haut responsable militaire américain, le chef d'état-major Mike Mullen, se rendra en Israël dimanche et lundi, et la situation en Égypte devrait se trouver au sommet de ses priorités. Sa visite avait été prévue avant l'annonce de la démission d'Hosni Moubarak.
L'Égypte est, après Israël, le plus important allié des États-Unis dans la région. L'Égypte reçoit chaque année environ 1,5 milliard $US en aide militaire américaine, et des responsables ont indiqué vendredi que cet appui ne devrait pas être affecté par le départ de M. Moubarak.
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Ban satisfait des préparatifs pour le retrait israélien de Ghajar

Par Sylviane ZEHIL | 12/02/2011
Lors d'une rencontre jeudi à New York avec le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est félicité de la confirmation par son hôte des préparatifs pour un retrait des forces armées israéliennes du nord de la localité de Ghajar, à la frontière avec le Liban, conformément à la résolution 1701.
La position des Nations unies sur la question de ce retrait est « très claire », a indiqué hier à L'Orient-Le Jour Martin Nesirky, porte-parole de Ban Ki-moon. « Israël a l'obligation de se retirer du nord de Ghajar et de la zone adjacente située au nord de la ligne bleue, conformément à la résolution 1701 du Conseil de sécurité », a-t-il précisé. « Nous nous sommes engagés avec les deux parties sur la base de la proposition de la Finul visant à faciliter le retrait israélien de la région », a-t-il rappelé.
Martin Nesirky a aussi clarifié qu'« après avoir été avisée en novembre dernier de la décision du gouvernement israélien d'accepter en principe la proposition des Nations unies de retirer ses forces de la partie nord de Ghajar, l'ONU a poursuivi ses discussions à un rythme intensif avec les deux parties afin de parvenir à un retrait rapide de la région ». « Nous poursuivons nos consultations », a-t-il dit. « Nous n'avons pas encore été notifiés par Israël d'un changement quelconque de position. Il est impératif que le processus de retrait puisse arriver à terme », a-t-il ajouté.
Il convient de signaler que dans deux lettres identiques datées du 26 janvier 2011 et adressées au secrétaire général et au président du Conseil de sécurité par Nawwaf Salam, représentant permanent du Liban auprès de l'ONU, en prévision du prochain rapport périodique du secrétaire général sur l'application de la résolution 1701 prévu le 28 janvier, le Liban avait énoncé sa position sur ce sujet.
Pour en revenir à l'entretien du secrétaire général de l'ONU avec M. Barak, les deux responsables ont passé aussi en revue la situation régionale. Ban Ki-moon a insisté sur la nécessité de mettre fin à l'impasse dans le processus de paix au Moyen-Orient. « Le secrétaire général et le ministre israélien de la Défense ont discuté des efforts pour faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient », a indiqué le porte-parole de M. Ban. « Le secrétaire général a souligné qu'il était crucial de briser l'impasse actuelle et d'avancer vers un règlement de toutes les questions. À cet égard, il a appelé au plein engagement du gouvernement israélien avec le quartette sur le Moyen-Orient », a-t-il ajouté. 

Des familles de détenus palestiniens appellent l'ONU à faire pression sur Israël

Palestine : Des familles de détenus palestiniens appellent l'ONU à faire pression sur Israël
Palestine : Des familles de détenus palestiniens appellent l'ONU à faire pression sur Israël
Des familles de détenus palestiniens en Israël ont demandé jeudi soir dans un mémorandum remis à la Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, en visite à Ghaza, de faire pression sur le gouvernement israélien pour qu'il respecte les droits des prisonniers.
Des représentants des familles lui ont demandé de "prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection des droits de l'Homme et instaurer un mécanisme de contrôle garantissant que le gouvernement israélien respecte ces droits".
Le mémorandum appelle également l'Assemblée générale des Nations unies à condamner Israël et à le contraindre à se conformer aux conventions internationales, en particulier aux Conventions de Genève.
APS
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Moubarak: espoir de fin du blocus à Gaza et de la "division" en Cisjordanie

GAZA (Territoires palestiniens) - Des milliers de Palestiniens fêtaient séparément vendredi le départ du président égyptien Hosni Moubarak, ceux de Gaza espérant la fin du blocus du territoire contrôlé par le Hamas et ceux de Cisjordanie la fin de la "division" interpalestinienne.
Le porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri, a vu dans cette démission forcée "le début de la victoire de la révolution", exhortant "l'armée égyptienne à se porter garante des revendications du peuple et à ne pas permettre qu'elles soient dévoyées".
"Nous appelons la direction égyptienne à décider immédiatement la levée du siège de Gaza et l'ouverture du terminal égyptien" à Rafah, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte, a-t-il déclaré à l'AFP dès l'annonce que M. Moubarak quittait le pouvoir.
Le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh a estimé dans un communiqué que "l'Egypte écrivait une nouvelle page de l'Histoire de la nation et que le siège de Gaza commençait à vaciller".
Des scènes de liesse se déroulaient à travers le territoire, notamment dans la ville de Gaza, ou des dizaines de membres de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzeddine al-Qassam, se sont joints aux manifestations.
"C'est Moubarak qui nous assiège à Gaza et le siège injuste tombera avec lui", a affirmé à l'AFP un jeune participant, Mohammad Abdel Al.
"Je félicite les Egyptiens et nous aussi, cette victoire est le début de la fin de l'emprisonnement de Gaza, dont Moubarak était complice", a renchéri une étudiante, Asmaa Mattar.
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues à travers la bande de Gaza, célébrant l'événement par des tirs de joie, des concerts de klaxons, et des distributions de friandises, selon des témoins et des journalistes de l'AFP.
Les haut-parleurs des mosquées ont appelé la population à sortir en masse pour des manifestations de "célébration avec le peuple égyptien"
Le Jihad islamique dans un communiqué a "rendu hommage au peuple égyptien et sa révolution et a béni ses fils et la victoire de ses revendications justes, soulignant que ce qu'ils ont accompli est le rêve de tous les Arabes et tous les musulmans".
En Cisjordanie, des centaines de personnes de tous âges arborant des drapeaux égyptiens et palestiniens ont également défilé, notamment sur la place principale de Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Ils scandaient des slogans en faveur de la "fin de la division", en référence à la séparation de fait entre la Cisjordanie et Gaza.
Auparavant, un appel lancé par un groupe de jeunes Palestiniens sur Facebook à manifester pacifiquement dans la bande de Gaza après la prière pour "le changement" et l'unité du mouvement national palestinien avait rencontré peu d'écho, face au déploiement des forces de sécurité du Hamas.
L'Autorité palestinienne n'avait pas réagi dans l'immédiat à la démission du chef de l'Etat égyptien. Son président Mahmoud Abbas avait appelé le 29 janvier M. Moubarak pour lui faire part de "sa solidarité avec l'Egypte et son engagement pour sa sécurité et sa stabilité".
En revanche, le Hamas, issu de la mouvance des Frères musulmans égyptiens, s'était montré dès le départ plus favorable à la contestation, qui a notamment permis à plusieurs de ses cadres détenus au Caire de s'évader et rejoindre la bande de Gaza.
(©AFP / 11 février 2011 21h06)
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De jeunes israéliens tuent un Palestinien à Jérusalem

11/02/2011
Jérusalem-PNN-Un Palestinien a été battu à mort par un groupe de jeunes israéliens cette après midi près de la vieille ville à Jérusalem.
Selon un rapport de police israélien, un jeune homme de 24 ans originaire du village de Kafr Akab, près de Jérusalem est décédé de ses blessures après un violent affrontement avec des jeunes israéliens au centre ville. Deux de ces jeunes seront bléssés dans la bagarre. La police les a arrêté mais refuse de donner leur nom.
Autre fait, sans lien  avec la mort du Palestinien : des troupes israéliennes se sont déployées autour de la Vieille ville et ont  restreint la circulation des Palestiniens. Un source indique que les soldats ont arrêté trois hommes ce matin. 

L'armée israélienne occupe un toit à Silwan, Jérusalem Est

Jérusalem - 11 février 2011
Par Palestine Info
L'ordre militaire restera en vigueur jusqu'au 5 août 2011, et les habitants ont 14 jours pour faire appel de la décision. Ils ont interdiction de monter sur la terrasse de leur immeuble.
L'armée s'est emparée du toit pour en faire un poste militaire depuis plusieurs mois, après une visite du ministre de l'intérieur israélien à Silwan pour tenter de renforcer la sécurité des colons juifs, qui a provoqué une augmentation des affrontements. Les habitants se plaignent du harcèlement constant de la part des soldats.
L'immeuble concerné contient la principale mosquée du quartier Batn al-Hawa, au rez-de-chaussée, et les appartements de sept familles dans les étages.
Dans le quartier Sheikh Jarrah, toujours à Jérusalem Est, la police israélienne a menacé les locaux de mesures punitives extrêmes au sujet des affrontements en cours suscités par les provocations des colons juifs dans le secteur.
La police a dit que quiconque affronterait les colons juifs qui occupent des maisons palestiniennes à Jérusalem Est serait arrêté ou exilé.
Des colons se sont emparés de maisons il y a plus d'un an et les ont transformées en avant-postes coloniaux d'où ils harcèlent fréquemment les Palestiniens.
Traduction : MR pour ISM
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Conférence "Gaza 2 ans après", samedi 12 février, de 18h à 23h à Lyon

Lyon - 11 février 2011
Par Résistance Palestine
Avec Tahar al-Labadi, Gilles Devers, George Galloway, René Naba, un représentant du Hamas et un représentant du Hezbollah.
Salle Rameau, 29 rue de la Martinière – 69001 Lyon
Station "Hotel de Ville" – Métro A, C – Bus C3, 6, 13, 18, 19, 44
SNCF : gare de Pérache puis métro A

- George Galloway, ancien député britannique
- René Naba, journaliste, écrivain
- Gilles Devers, avocat
- Tahar al-Labadi, président de la Gups
- Hamas, mouvement de la résistance en Palestine
- Hezbollah, mouvement de la résistance au Liban
conference@resistancepalestine.fr
Contact : 06 13 73 50 60

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Concocter des élections pour retrouver une légitimité perdue

Cisjordanie - 11 février 2011
Contrarié par l'absence totale de progrès dans le processus de paix notoirement futile, l'Autorité Palestinienne soutenue par les Etats-Unis a une fois de plus déterminé une date pour la tenue d'élections générales dans les territoires occupés de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem Est. Mais l'organisation d'élection dépend dans une large mesure du consentement israélien. L'armée d'occupation israélienne continue de contrôler chaque coin et recoin de Cisjordanie, et il serait inimaginable de tenir des élections si l'occupant israélien disait "non".
Concocter des élections pour retrouver une légitimité perdue
Abbas pousse à de nouvelles élections anticipées :
"La communauté internationale n'a pas vraiment apprécié le résultat de nos dernières élections, nous n'avons donc pas besoin de vos votes cette fois, frères et sœurs, merci... "

Le Hamas a également contesté l'annonce unilatérale de Ramallah, au motif que des élections tenues en l'absence de libertés civiles fondamentales comme la liberté d'expression serait une démarche insensée et irresponsable.
Le Hamas a raison. La Cisjordanie languit sous un appareil policier d'Etat, avec une absence presque totale de primauté du droit comme des libertés fondamentales sans lesquelles l'organisation de véritables élections n'a pas de sens.
L'organisation d'élections requiert des droits et des libertés fondamentales, dont la liberté d'organiser des rassemblements, des réunions et faire campagne sans être réprimé et harcelé par la police et autres services de sécurité.
Inutile de dire que ces droits et ces libertés n'existent pas aujourd'hui en Cisjordanie et les affirmations mensongères du contraire n'ont même pas besoin d'être réfutées. La population et les organisations pour les droits de l'homme opérant dans la région ne connaissent que trop bien la vérité.
Si un enfant est pris en train d'agiter un petit drapeau vert portant la profession de foi islamique, "Il n'y a de Dieu que Dieu et Mohammed est son Prophète", il sera arrêté, frappé et sa famille sera tenue pour responsable du "crime" d'avoir brandi le drapeau du Hamas.
Certains responsables palestiniens peuvent affirmer que pendant la durée des élections et la période immédiate qui les précède, les candidats et les listes électorales seront en mesure de faire campagne plutôt librement, et que les élections elles-mêmes seront surveillées par des observateurs internationaux.
Ce n'est cependant pas suffisant. Nous savons tous que pour tenir de véritables élections représentatives, les postulants doivent tous avoir des chances égales, une condition qui est la grande absente en Cisjordanie.
Plus précisément, nous savons tous que la plupart des citoyens islamiques qui pourraient contester les élections sont déjà derrière les barreaux, dans les geôles israéliennes ou dans celles de l'AP, détenus sans inculpation ni procès, essentiellement sur des accusations fabriquées et inconsistantes qui n'ont rien à voir avec un délit avéré.
Dans tout autre pays qui se respecte, l'incarcération de longue durée de citoyens en raison de leur idéologie serait considérée comme un tabou.
En plus de traquer et d'emprisonner les gens à cause de leurs convictions, l'AP s'est emparée ou a délibérément ruiné des centaines d'institutions islamiques, dont des comités de la zakat (l'aumône), des écoles, des orphelinats, des centres sociaux et des clubs sportifs, ainsi que des établissements de santé.
Dans certains cas, l'AP a totalement et illégalement saisi des entreprises et des ateliers, privant ainsi des familles entières de leurs sources de revenus.
On peut par conséquent se demander comment de véritables élections pourraient avoir lieu dans des conditions aussi anormales, à moins que l'AP ait l'intention de les truquer de gré ou de force pour contrebalancer et venger sa défaite électorale de 2006.
L'AP dit qu'elle est prête à autoriser des observateurs internationaux à surveiller les élections. Toutefois, la présence d'observateurs internationaux ne créera pas en elle-même une atmosphère idéale pour des élections transparentes.
Je parle des préparatifs pré-électoraux, comme la campagne et la tenue de rassemblements dans un environnement libre.
Certes, l'AP pourrait autoriser une ou deux semaines de campagne électorale libre et sans entraves, mais cette courte période serait tout-à-fait insuffisante pour faire la transition entre une atmosphère de police d'Etat et une liberté où tous les groupes et partis politiques, dont le Hamas, auraient une chance égale.
La décision de l'AP a de toute évidence était prise sous la pression de quelques partis de gauche et libéraux qui ont peu de poids dans la rue palestinienne. Ces partis espèrent qu'en l'absence de la participation du Hamas aux élections, ils seront en mesure d'obtenir un gros morceau des votes du peuple.
La logique de ces partis, c'est que les Palestiniens, mécontents et déçus par le gouvernement Fatah, et ils sont nombreux, voteront pour eux. Malheureusement, les considérations ayant trait à l'intérêt national palestinien semblent être au second plan, loin derrière l'opportunisme à courte vue de ces partis.
La décision de l'AP d'organiser des élections n'est en aucun cas l'expression d'un attachement à la démocratie. En fait, le Fatah, la colonne vertébrale politique et sécuritaire de l'AP, n'a jamais montré le plus petit attachement à la démocratie, ni sous le gouvernement du président palestinien Yasser Arafat, ni sous le leader actuel Mahmoud Abbas. Le Fatah et la démocratie ont toujours semblé être un éternel oxymore. Arafat, par exemple, tenait toutes les rênes, contrôlait tout l'argent et prenait toutes les décisions. Son successeur, Abu Mazen, a permis aux services de sécurité à dominance Fatah de s'emparer et de dissoudre les institutions démocratiquement élues dans toute la Cisjordanie.
Il est largement admis que la décision d'organiser des élections est liée à deux développements importants qui ont réellement choqué et ébranlé le Fatah sur ses bases, poussant le mouvement à essayer plutôt désespérément de renforcer sa position publique :
- D'abord, la divulgation récente par al-Jazeera TV de documents montrant l'étendue des concessions faites à Israël par les négociateurs palestiniens. Les révélations ont rendu les dirigeants de l'AP furieux et les ont tellement embarrassés qu'ils ont accusé le réseau panarabe de lancer une guerre tous azimuts contre le régime de Ramallah, en connivence avec Israël.
Les "Dossiers Palestine" ont montré les dirigeants palestiniens comme des "menteurs" qui disent à leur peuple une chose au regard des constantes nationales palestiniennes que sont Jérusalem et le droit au retour des réfugiés, mais en disent une toute autre à leurs homologues israéliens.
Cet étalage des positions scandaleuses des négociateurs palestiniens semble avoir sérieusement altéré le crédit public de la direction de l'AP. D'où la recherche d'un renouveau de popularité.
- L'autre facteur contribuant à la décision d'élections a à voir avec les événements en Egypte, qui ébranlent le régime de l'OLP jusqu'au cœur. Le régime tyrannique d'Hosni Moubarak (dégage, ndt) a toujours été considéré comme la police d'assurance ultime de la direction de l'OLP dans le monde arabe. Sa disparition possible, et en particulier l'émergence d'un nouveau régime au Caire dans lequel les Frères Musulmans pro-Hamas joueraient un rôle, est un véritable cauchemar pour le Fatah, l'AP et l'OLP réunis.
D'où la décision d'organiser des élections dans l'espoir de neutraliser toute ramification possible avec la révolution égyptienne, c'est-à-dire le renforcement du Hamas et l'amélioration de sa position de négociation vis-à-vis du Fatah.
Il ne fait aucun doute que la tenue d'élections est une démarche positive dans des circonstances normales. Toutefois, lorsque les élections occultent et entravent les principaux objectifs nationaux, tels que la libération d'une occupation étrangère, elles deviennent un empêchement plutôt qu'un facilitateur d'une véritable construction nationale.
Traduction : MR pour ISM

Il n’y a pas que les dictateurs arabes qui font dans leur culotte...

samedi 12 février 2011 - 07h:52
Daniel Vanhove
L’émission « Mots croisés » présentée par Yves Calvi, diffusée sur France 2 ce lundi 07 février et ayant pour thème « Les révolutions arabes et nous » nous a permis d’assister à un éloquent débat...
(JPG)
Manifestation à Rabat (maroc) le 11 février, en soutien à la révolution égyptienne - Une photo qui se passe de discours... - Photo : AP
Tout téléspectateur averti, n’aura pas manqué de noter la disposition des invités : il y avait - hasard ou nécessité - d’un côté de la table, le prince Moulay Hicham El Alaoui (cousin du roi du Maroc, Mohamed VI) et l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine (PS), en face desquels se trouvaient Pierre Lellouche (UMP) secrétaire d’Etat au commerce extérieur ainsi que le philosophe Alain Finkielkraut.
Entre les quatre et face à Y. Calvi, Mathieu Guidère, professeur de veille stratégique à Genève et « spécialiste » des groupes islamistes. On a les « spécialités » que l’on peut, dira d’ailleurs A. Finkielkraut sur le plateau...
L’animateur Yves Calvi pas toujours très adroit dans ses interventions - mais cela n’est pas nouveau - n’a pas tardé à lancer ce qui devint vite et presque exclusivement le cœur du débat, par cette lancinante question décidément obsédante pour certains : du risque de dérapage de l’insurrection égyptienne au profit des Frères musulmans ou autrement dit, d’un islamisme radical ou intégriste, menace suprême pour l’Occident...
Tout au long de l’émission, deux tendances se sont exprimées : l’une représentée par le prince Moulay Hicham et Hubert Védrine, face à l’autre représentée par Pierre Lellouche et Alain Finkielkraut. Et il y avait d’une part, la tentative de comprendre et d’expliquer de la manière la plus objective possible les évènements au regard de la situation stricte des faits ; et de l’autre, l’essai de lire sinon de travestir ce formidable élan des peuples tunisiens et égyptiens à se libérer de leur dictature, en menaces possibles voire probables pour l’Occident. Avec en toile de fond, comme de bien entendu, la menace absolue de la sécurité voire de l’existence même d’Israël...
Ainsi, l’on a pu assister à cette énième et pitoyable plainte d’un Finkielkraut geignard se posant comme à l’accoutumée dans son rôle préféré, celle de la victime « attaquée de toutes parts » (sic) pour ne pas avoir affirmé de manière claire et audible son soutien aux insurrections de deux peuples opprimés de longue date. Au point que par ses circonlocutions coutumières, le philosophe et sa gestuelle apprêtée s’est vu obligé de déclarer, à son corps défendant, combien il soutenait les mouvements populaires auxquels on assiste, mais... - parce qu’il y a dans le discours et surtout dans la tête de ceux-là toujours un « mais... » - pour bien vite ramener encore et toujours les choses à soi, et multiplier les jérémiades habituelles, quant à la lourde menace sur Israël, sur sa petite personne et blablabla...
Que deux peuples aient ce courage inédit et historique qui fera assurément basculer l’équilibre du monde, au moins et sinon plus que lors de la chute du mur de Berlin, n’est qu’un épiphénomène au regard des attaques auxquelles ce philosophe-nombriliste - et tant d’autres de sa trempe - doit faire face, car là était l’important... Devoir admettre que ceux qu’ils ont dédaignés, méprisés pendant des décennies du haut de leurs certitudes, et à qui ils aimaient tant faire la leçon, leur en donne une, magistrale, leur est insupportable...
La France n’avait déjà pas brillé par les interventions imbéciles de sa pathétique ministre des Affaires étrangères, elle n’aura sauvé ni l’honneur ni la face, par celles de l’un de ses philosophes attitrés... Auquel je me permets de répondre : votre personne et votre égo, on s’en fout, et si le résultat des évènements actuels, renverse l’équilibre moribond, autrement appelé « la paix froide » entre Israël et l’Egypte : tant mieux ! Les Israéliens, si intelligents qu’ils se prétendent et se présentent, devaient savoir depuis toujours que cet équilibre n’en est pas un, ou du moins, qu’il est promis à être renversé, tôt ou tard parce que profondément injuste... tout comme l’Etat sioniste d‘ailleurs, quand viendra le temps où la Palestine historique redeviendra de par la force, la ténacité et la détermination de ses mouvements de résistance, ce qu’elle était avant l’occupation brutale qui l’a saccagée : un pays où tous ses habitants, quelle que soient leur origine et leur confession, pouvaient cohabiter, sans oppression, sans racisme et sans la violence meurtrière de l’un sur l’autre.
A l’insistance pour ne pas dire l’entêtement d’un Y. Calvi à vouloir absolument souligner le risque intégriste que représente le mouvement des Frères musulmans aux portes d’une Europe paniquée, repris en écho et amplifié par le duo Lellouche-Finkielkraut, répondait avec beaucoup d’intelligence et de maîtrise le duo Moulay Hicham-Védrine, revenant toujours sur l’essentiel des évènements, à savoir, la leçon de courage et d’exemplarité de populations ayant pourtant payé un lourd tribut dans ces soulèvements. L’ancien ministre a bien tenté d’expliquer qu’il fallait suivre avec attention le déroulement des faits pour essayer d’accompagner avec « intelligence » ces peuples dans ce que seraient leur demandes, rien n’y a fait, le sujet revenant à chaque coup sur les dangers de l’intégrisme qui nous guette très prochainement !
Ainsi, ce qui fit l’immense joie et l’enthousiasme des peuples de l’Europe de l’Ouest lors de la chute du mur de Berlin symbolisant l’effondrement de l’empire soviétique et la libération des peuples qui en avaient tant souffert pendant des décennies, ne trouve dans le renversement de deux dictatures dont les victimes sont elles aussi innombrables, qu’un faible appui voire même une prudente retenue auprès de certains, la plupart d’entre eux n’ayant comme seul souci que la pérennité de l’Etat mort-né israélien... Sans doute est-il insupportable pour ceux-là de voir que tant d’efforts, tant d’argent, tant de mensonges et tant d’impostures ne parviennent pas à empêcher l’émergence de la vérité. Dans l’arrogance qui les étreint, ceux-là non plus, n’ont encore rien compris - ni appris - des changements de leur époque...
Enfin, un mot à ceux qui cherchent ici-et-là les explications à ces insurrections, multipliant les papiers et les hypothèses pour tenter d’en approcher les causes et les raisons : qu’ils aient la modestie de regarder ce qui se déroule sous leurs yeux et arrêtent de se penser comme « spécialistes » de la politique internationale. Que n’a-t-on déjà lu comme conjectures à propos des évènements de ces deux derniers mois en Tunisie et en Egypte. Jusqu’à des pseudo « analyses » qui tourmentent leurs auteurs (d’après leurs dires !) des jours durant, pour nous indiquer que « les Etats-Unis auraient repris la main dans la région » ! La belle affaire. Ces éclairés qui veulent nous inonder de leur lumière n’ont-ils pas encore vu que non seulement les Etats-Unis n’ont aucune main à y reprendre puisque la région leur est totalement aliénée, et qu’en plus de la main ils y sont des deux pieds depuis longtemps !?
Que ce soit au Liban, en Irak, en Egypte, en Arabie saoudite, en Palestine, en Afghanistan, en Jordanie, au Maroc, au Koweït, et j’en passe... Dès lors, cessez donc vos articles indigents et besogneux et ouvrez les yeux avec si possible, un regard neuf... Pour une fois, reconnaissez simplement les choses telles qu’elles sont : deux peuples ont eu le courage de se soulever face au pouvoir établi et au système policier qui les maintenaient sous contrôle absolu. Deux populations écrasées, asservies par nos alliances malsaines avec des dictatures se sont affranchies de leurs peurs, première étape pour oser redresser la tête. Rien que cela mérite notre soutien, notre approbation et nos encouragements. Rien que cela vaut que l’on soit à leurs côtés, eux qui plus que jamais, auront besoin de notre relais pour ne pas travestir et/ou récupérer leur mouvement mais au contraire, pour en relayer la vraie nature, la vraie substance à travers la lecture et les témoignages que nous pourrons en donner de la manière la plus fidèle qui soit, sans préjugés, ni arrière-pensées, ni vaines hypothèses...
Retenons de cette soirée, les interventions du prince Moulay Hicham, relayées et appuyées par Hubert Védrine un peu hésitant encore parce que sans doute lui-même pris de court par l’énormité de ces évènements dont personne à ce jour ne peut prédire les futures retombées au niveau de l’équilibre du monde... sauf à dire que quoiqu’il advienne, les choses dans cette région vont assurément changer, malgré les mille défis à relever, que cela nous plaise ou non, avec notre appui ou non, et celui des Etats-Unis ou non... mais dans un autre équilibre pour l’entité sioniste, assurément !
Et où l’on peut comprendre, que depuis quelques semaines, il n’y a pas que les dictateurs arabes qui font dans leur culotte ! C’est tout l’Occident qui a des crampes au ventre. Et l’Etat-major sioniste, si fier de son opération « Plomb durci » doit se demander si elle ne se transformera pas en « coulée de bronze » ! Oh,... voilà qui n’est pas politiquement correct, me direz-vous. Certes, mais pour l’heur, la rue arabe s’en fout. Politiquement correct ou non, elle nous donne une leçon magistrale, renvoyant les discours pincés de nos chancelleries et les pratiques de nos dirigeants complaisants, par-dessus bord. Et peut-être cette rue arabe tellement brimée, tellement méprisée, tellement raillée va-t-elle amener l’Occident a enfin revoir sa copie !
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* Daniel Vanhove est Observateur civil et membre du Mouvement Citoyen Palestine
Il a publié aux Ed. Marco Pietteur - coll. Oser Dire :
11 février 2011 - Communiqué par l’auteur
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