vendredi 11 février 2011

Appréhension sioniste d’un possible abandon américain

[ 10/02/2011 - 03:04 ]
Palestine – CPI
Après de longues années de relations bien fortes entre Hosni Moubarak et les Etats-Unis, ces derniers lui ont tourné le dos, dès que les masses ont envahi les rues du Caire. Le président égyptien s’attendait certainement à un soutien de leur part. Cependant, cet allié de longue date qui avait le droit à une aide militaire pendant des dizaines d’années a tout simplement été ignoré. Il n’est pas alors étrange qu’en "Israël" se trouvent des personnes qui pensent qu’un destin similaire attend les Israéliens.
Le professeur Yossi Shain, président de la diplomatie de l’université de Tel-Aviv et professeur des relations internationales de l’université de Georgetown de Washington, dit : « Les Etats-Unis revoient leurs politiques étrangères de temps à autre ». Par exemple, ajoute-t-il, « après la guerre de six jours, la France nous a tourné le dos. Nous avons dû rapidement trouver une alternative aux armes françaises. Et cela pourrait se produire avec les Américains, dans certains domaines… Si "Israël" ne sert plus les intérêts américains, les Etats-Unis pourraient changer leur traitement et cela représente un danger ».
« Il est vrai que nous ne tomberons pas tout de suite, mais notre situation sera très complexe. Et si les Etats-Unis ne nous envoyaient pas d’armes, nous aurions des difficultés à nous défendre. C’est l’arme américaine qui nous a sauvé durant la guerre de 73. Sans l’aide américaine, le chômage augmentera. Le prix du carburant aussi. La sécurité nationale et individuelle prendra un coup, car les pays arabes comprendront que nous n’aurons pas un dos solide, délaissés par les Etats-Unis. Et quand seront passées les décisions des Nations Unies, nous nous transformons en un pays isolé. Il est vrai que nous sommes bien loin de tout cela, mais nous devons mettre le doigt sur la plaie. »
Il est à noter que les Etats-Unis offrent une aide annuelle de quelque 2,55 milliards de dollars, en majorité des aides militaires. De plus, ils couvrent "Israël" d’une somme de neuf milliards de dollars, lui permettant d’emprunter l’argent partout dans le monde. Et les Etats-Unis représentent un bon marché pour les produits israéliens. Ils achètent pour plus de onze milliards de dollars de produits israéliens.
Et maintenant, les Etats-Unis laisse tomber leur ancien allié Moubarak. Iraient-ils jusqu’à tourner le dos à "Israël", malgré l’amitié de longue date ? L’ancien directeur du Mossad Shbetaï Chafit croit en un tel scénario. Pour lui, la direction du président Obama pousse déjà son pays vers l’isolement. L’ascension de la Chine ferait pareil. Tout cela ne présente pas de bon augure pour les relations avec "Israël".
Pour sa part, le professeur Ibraham Ben Zvi, de l’université de Haïfa, qui vient de publier le livre De Truman à Obama : association et début du déclin des relations américano-israéliennes, croit en des scénarios pessimistes : « Il y a déjà des signes de décrépitude dans les rangs des Juifs des Etats-Unis. Et avec une administration froide et sans cœur, avec l’accumulation de l’indifférence, "Israël" pourrait être à découvert, toute seule. Nous n’en sommes pas encore là, mais tout peut arriver ».
« Je ne crois pas que les Etats-Unis laisseront tomber "Israël". Ils entameront cependant l’application de la politique du diviser pour régner. Ils mobiliseront des forces critiquant l’Egypte et se libéreront de leur obligation politique. L’administration américaine actuelle a même commencé à ouvrir la boîte de pandore du dossier nucléaire, une affaire qui était prohibée jusqu’à maintenant. C’est une administration froide qui pourrait nous créer des problèmes. »
« Il n’est pas logique, dit-il, que les aides disparaissent complètement, car le Congrès est toujours extrémiste dans son soutien à "Israël", et il n’aura pas de frappe mortelle. Néanmoins, reste la question de la légitimité. Il est vrai que nous n’envisageons pas de menaces financières et existentielles, mais un danger politique. Il se pourrait qu’ils nous imposent un accord de paix inacceptable pour "Israël", ce qui aggraverait l’isolement d’"Israël" dans le monde. Il se pourrait aussi qu’ils essayent de vider le Moyen-Orient de toute arme nucléaire. "Israël" serait mis dans un coin, sans marche de manœuvre, ce qui nous causerait un vrai problème. »
Et pour Alain Benkas, ancien consul israélien à New York, la détérioration des relations entre les deux pays n’est pas d’actualité ; en revanche, il y a des signes de détérioration qui commencent à apparaître.
Il remarque que l’actuelle administration américaine ne déclare pas de changement dans sa position envers "Israël", bien qu’elle puisse tourner le dos à tout moment à Benyamin Netanyahu, le premier ministre.
Cette administration soutient à peine Netanyahu. Elle pourrait le pousser à partir, comme l’a auparavant fait le président Bush père avec Isaac Shamir. Et en 1999, ils ont traité ce même Netanyahu de façon à ce qu’il perde les élections au profit de Barak. Et ils ne répondraient plus à ses appels. Ils ne le rencontreraient pas à haut niveau, jusqu’à ce que le public israélien comprenne que leur premier ministre garde une relation problématique avec les Etats-Unis ; et il ne l’élirait pas. Malgré tout cela, Obama ne va pas donner un discours pour déclarer des changements essentiels de la politique de son administration envers "Israël", toujours selon Alain Benkas.
Article écrit par Sara Leibovich, publié dans le journal hébreu Maariv, le 8 février 2011
Traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Les prisonniers d’al-Khalil tiennent l’Autorité responsable de leur arrestation par l’occupation

[ 10/02/2011 - 08:53 ]
Al- Khalil - CPI
Les cinq prisonniers de la ville d'Hébron (al-Khalil) qui ont été arrêtés par les forces de l’occupation israélienne, le 07/01/2011, quelques heures après leur sortie des prisons des milices de l’ex-président Mahmoud Abbas,  après leur entrée dans une grève de la faim pour une période d’environ 50 jours, portent l’Autorité palestinienne responsable de leur arrestation par les autorités sionistes.
Les prisonniers ont dit dans une lettre renvoyée de la prison d’Ofer, près de Ramallah, dont le "Centre Palestinien de l'Information" a reçu une copie, ont assuré que les enquêteurs sionistes leur interrogé sur les mêmes interpellations faites par les milices d’Abbas, confirmant qu’ils les ont informés que toute information leur concernant l’avaient reçue minute par minute, tout en portant l’Autorité responsable de leur arrestation actuelle dans les geôles de l’occupation.
Les cinq prisonniers qui souffrent actuellement dans la prison d’Ofer ont souligné dans leur lettre à la situation catastrophique de certains d’entre eux qui nécessitent un soin spécial et urgent, car le détenue « Wissam al- Qawasmi » souffre encore d’une maladie de nerfs à cause de l'enquête tortueuse dans les prisons de l’Autorité et d'une allergie chronique, enflure de la peau, joints de friction, ainsi que la perte de la vision à son œil gauche, alors que  le prisonnier « Ahmed Oweiwi » souffre de douleurs dans les reins.
Il est à noter que le prisonnier « Majd Maher Obeid » est toujours présent dans le centre d'interrogatoire « Jalama », et les prisonniers « Wael Bitar », qui a survécu à une tentative d'assassinat pendant son arrestation alors que l’un de ses proches est tombé en martyr, se trouve dans la prison d'Ofer avec les prisonniers et « Wissam al-Qawasmi », « Mouhannad Nairoukh » et « Ahmed Oweiwi », où leurs proches n’ont pas pu jusqu’à maintenant de les rendre visite.

Moubarak reconnaît d’avoir assiégé Gaza (WikiLeaks)

[ 10/02/2011 - 10:14 ]
Palestine maintenant - Agences
 «Le président Mohamed Hosni Moubarak a reconnu sa responsabilité d’avoir installé un mur d’acier en assiégeant la  bande de Gaza et participant à l’embargo sioniste, accusant la Syrie et le Qatar de faire échouer ses efforts pour la libération du soldat en captivité chez la résistance palestinienne, Gilad Chalit », selon des documents confidentiels divulgués par « WikiLeaks ».
Selon des documents rendus publics hier par le journal "VG" de la Norvège, ont rapporté que M. Moubarak a déclaré lors d'une réunion en Juin 2009 avec le général américain « David Petraeus » que l'Egypte a joué "un rôle actif et efficace" afin de stopper la contrebande d'armes par des tunnels dans la bande de Gaza.
Les documents ont souligné que Moubarak a accusé - lors de sa rencontre avec le général Petraeus - à la fois de la Syrie et le Qatar pour bloquer ses efforts pour la libération du soldat sioniste capturé par la résistance palestinienne, Gilad Chalit. Le général américain a attribué (dans une lettre adressée à son administration à Washington) au président Hosni Moubarak qu’il disait que la Syrie et le Qatar ont essayé de désactiver les efforts égyptiens pour parvenir à un accord sur Chalit.
Les documents révélaient aussi l’insistance du ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak, lors d'une réunion avec le président égyptien, à la fin 2009, de ne pas provoquer la situation sur le sujet du caporal Chalit, et ils essaient de calmer l'opinion publique israélienne après que le père du prisonnier a entamé une campagne de mobilisation pour sa libération.
Les documents indiquent que l'Egypte a participé à un rôle diplomatique actif pour la libération de Chalit. Selon les documents, Omar Souleiman  ancien chef des renseignements égyptiens et actuel vice-président de la République a joué un « rôle crucial » dans les pourparlers entre les dirigeants occupants israéliens et les Américains à cet égard.

Gaza : Un sit-in pour soutenir la révolution égyptienne et l’appel à la levée du blocus

[ 10/02/2011 - 10:40 ]
Gaza – CPI
Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la place Palestine, au milieu de la Bande de Gaza, en portant des drapeaux égyptiens et palestiniens, ainsi que des slogans qui appellent à répondre à la volonté du peuple égyptien, qui a choisi la liberté et refusé l'oppression et la tyrannie, tout en répétant des slogans appelant à la chute du régime de Moubarak, lors du sit-in organisé, le mercredi après-midi 09/2, par les associations professionnelles.  
Le président du syndicat des ouvriers dans la Bande de gaza, Mohamed Siam, a salué la révolution de la jeunesse égyptienne, qui a mis fin à la peur et s'est révoltée contre l'injustice et la tyrannie, tout en affirmant la confiance des palestiniens à la révolution du peuple égyptien, à sa sobriété, sa fermeté et sa victoire décisive pour arriver à un changement national et démocratique. 
«Nous attendons avec impatience le jour où l’Egypte reprenne son rôle historique avancé», a-t-il ajouté.    
Il a exhorté le peuple égyptien à poursuivre les manifestations jusqu'à la réalisation de leurs revendications justes, appelant également tous les Egyptiens à déployer tous leurs efforts pour lever le siège imposé injustement sur la Bande de Gaza et mettre cela à la tête de leurs priorités.
Il a souligné : «Nous sommes venus pour annoncer au monde entier que nous sommes avec la révolution du peuple égyptien, avec tous les peuples arabes et du monde opprimés, pour soutenir cette révolution populaire humanitaire, politique et sociale, où le peuple égyptien est sorti avec toutes ses masses actives dans des manifestations les plus grandes dans son histoire pour faire face à l’injustice, la corruption, l'oppression, la faim et des défaites répétées dans la vie publique, qui a duré plus de trente ans».
Siam a appelé les hommes libres au monde et les égyptiens à contribuer et faciliter l'entrée des matériaux de construction à la Bande de Gaza assiégée, afin de reconstruire ce qui a été détruit durant la guerre sioniste contre Gaza, et en exhortant les pays arabes et islamiques à assumer leur responsabilité religieuse et morale pour lever le blocus imposé injustement contre les habitants opprimés et innocents de la Bande de Gaza.
Enfin, Siam a conclu : «Que l’on brise ce siège israélien sévère et injuste qui étouffe Gaza, et que les voix des peuples arabes et islamiques se lèvent contre les oppresseurs qui participent à ce blocus injuste».

Trois ministres et 1000 colons sionistes envahissent le tombeau de Youssef à Naplouse

[ 10/02/2011 - 12:17 ]
Naplouse – CPI
Plus de 1 000 colons sionistes conduits par trois ministres ont envahi, la nuit dernière le "Tombeau de Joseph" dans la ville de Naplouse en Cisjordanie occupée. C'est la première fois que le tombeau reçoit des visites d'un si haut niveau officiel avec une coordination de sécurité et des préparatifs avec les dirigeants des milices fidèles à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Des sources locales ont déclaré que contrairement aux fois précédentes où les milices d'Abbas se cachaient dans les rues après eu connaissance de l'arrivée des colons et des forces sionistes dans la zone du tombeau, elles se sont déployées cette fois dans de nombreux lieux à Naplouse, portant des vêtements civils.
Des sources locales ont affirmé que les miliciens d'Abbas étaient concentrés dans les rues de Naplouse à l'aube portant des vêtements civils, en coïncidence avec les mouvements des forces occupantes pour assurer l'arrivée des ministres et des colons sionistes, ce qui signifie une participation directe de ces milices à protéger les personnalités sionistes.
La radio sioniste avait affirmé ce matin que trois ministres sionistes ont visité la nuit dernière le tombeau de Joseph à Naplouse, pour la première fois depuis le retrait des forces occupantes au début de l'Intifada.
La radio a déclaré qu'environ 1 000 colons sionistes ont visité le lieu sous la direction de trois ministres, deux de Likoud, Moshe Kahlon et Yuli Edelstien, et le président du parti de la maison juive, Herckovic Daniel.
De leur côté, des citoyens palestiniens ont affirmé que les forces occupantes et les troupeaux de colons sionistes ont envahi une école de filles proche du tombeau, et l'ont saccagée, avant de se retirer ce matin.
Des sources sionistes avaient révélé que la police de l'occupation a arrêté de nombreux colons sionistes soupçonnés de donner des pots-de-vin aux officiers palestiniens locaux dans la ville de Naplouse pour leur permettre d'entrer dans la région du tombeau sans coordination officielle avec les forces occupantes.

L'occupation fournit des repas avariés aux détenus palestiniens à la prison de Hawara

[ 10/02/2011 - 12:39 ]
Ramallah – CPI
L'avocat du club du détenu palestinien a déclaré que les prisonniers dans la prison sioniste de Hawara souffrent de symptômes d'empoisonnement comme des coliques et la diarrhée après avoir mangé le petit déjeuner fourni par l'administration pénitentiaire, le lundi dernier 7/2.
"Le lendemain, les détenus ont retourné le repas du petit déjeuner à la direction, pour protester contre la mauvaise alimentation qui leur est fournie, qui a une odeur étrange et un goût mauvais, considérant qu'elle est avariée comme elle l'était la dernière fois", a –t-il ajouté.
Les détenus ont appelé les organisations juridiques et humanitaires à faire pression sur l'occupation sioniste pour améliorer la qualité des aliments qui leur sont fournis, car les prisonniers souffrent de la mauvaise nourriture, ce qui entraîne de fortes douleurs à l'estomac.
Le club du détenu palestinien a tenu l'administration pénitentiaire responsable de la vie des détenus dans les prisons sionistes, affirmant que le fourniture des repas avariés aux prisonniers reflète la violation de l'occupation des droits humanitaires fondamentaux
Dans le même contexte, la Cour suprême sioniste a refusé la requête déposée par la citoyenne Hanan Barghouthi pour lui permettre de rendre visite à son frère détenu, Nail, emprisonné depuis 1978.

Rapport : l'occupation a arrêté plus de 12 000 Palestiniennes depuis 1967

[ 10/02/2011 - 12:45 ]
Gaza – CPI
Le chercheur palestinien spécialiste des affaires des détenus, Abdel Nasser Farawana, a affirmé que les autorités de l'occupation israélienne ont arrêté plus de 12 000 femmes palestiniennes depuis le début de l'occupation du reste des territoires palestiniens en 1967 jusqu'à aujourd'hui.
Farwana a déclaré que l'occupation emprisonne actuellement environ 35 détenues palestiniennes dans la prison de "Hasharon" et de "Damoun" alors que la seule prisonnière provenant de la Bande de Gaza est en cellule d'isolement dans la prison sioniste de "Ramlah".
Les forces occupantes avaient déjà arrêté environ 58 femmes palestiniens depuis le déclenchement de l'Intifada d'al-Aqsa en septembre 2000 jusqu'à l'actuelle année 2011.
Il a fait remarquer que les autorités sionistes ne font aucune différence dans leur traitement ou les conditions de détention des prisonniers palestiniens en termes d'âge ou de statut social, politique ou les conditions de santé et humaines, mais elles pratiquent toutes sortes de torture physiques et psychologiques contre tous les détenus de tout âge et la dégradation de leur santé.
Farwana a poursuivi que les détenues palestiniennes s'exposent aux tortures que subissent les détenus hommes dans les prisons sionistes.

Gaza : le ministère de la Santé avertit d'une catastrophe sanitaire

[ 10/02/2011 - 13:01 ]
Gaza – CPI
Le ministère palestinien de la santé a mis en garde contre le bombardement sioniste qui a ciblé l'entrepôt de médicaments au nord de la ville de Gaza et qui conduira à l'aggravation de la pénurie de médicaments dont souffre les services médicaux dans la Bande de Gaza à cause du sévère blocus sioniste imposé contre Gaza depuis plus de 5 ans consécutifs, appelant à la nécessité d'introduire les médicaments en rupture de stock dans le secteur.
L'aviation militaire avait lancé tôt mercredi un raid aérien sur le dépôt de médicaments qui appartient au ministère palestinien de la santé dans la Bande de Gaza en le détruisant complètement.
Dans une conférence de presse qui a eu lieu mercredi à midi 9/2 dans l'entrepôt démoli, le ministre de la santé, Dr. Bassem Naïm, a déclaré que "au moment où le peuple palestinien et ses malades souffrent d'un manque grave de médicaments et matériel médical de plus de 180 types pour chacun, l'ennemi sioniste a ciblé et démoli l'entrepôt des médicaments et de matériel médical qui appartient au ministère de la santé et situé dans la rue de Salah Eddine", soulignant que ce crime a un impact sur les travaux des départements importants dans les hôpitaux de la Bande de Gaza dont les soins intensifs, les opérations, la réception, les urgences etc.
Dr. Naïm a souligné que cet entrepôt est bien connu par les côtés internationaux, en particulier l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le CICR, la représentation de la Norvège et le réseau des ONG qui contient des consommables, des médicaments et des solvants, valant des centaines de milliers de dollars, ce qui a entraîné l'augmentation du déficit qui existait déjà, en plus de la destruction de la structure du dépôt et plus de 80% de son contenu.
Il a accusé le ministère de la santé à Ramallah d'avoir participé au bombardement de l'entrepôt, suite à ses prétentions sur l'existence d'entrepôts de médicaments secrets appartenant au Hamas, niant tout cela catégoriquement.
Il a condamné ce bombardement, portant l'occupation responsable des conséquences qui représentent des crimes contre l'humanité, tout en assurant que ce bombardement "s'ajoute à la grave pénurie de médicaments et de matériel médical", et qu'il "aggravera la crise".
"Cette agression fait partie d'une longue série d'attaques et de violations de l'ennemi des droits de l'homme et du droit international ainsi que la quatrième convention de Genève alors qu'elle coïncide avec les tentatives d'empêcher le fourniture des médicaments à la Bande de Gaza", a-t-il poursuivi.
Finalement, le ministère de la santé a mis en garde contre une catastrophe sanitaire qui menace les services et la vie des malades dans le secteur assiégé, appelant les organisations internationales de santé et des droits de l'homme et les institutions de la société civile à intervenir immédiatement pour lever le blocus imposé contre la Bande de Gaza, faire entrer les besoins nécessaires en médicaments et matériel médical, et punir l'entité sioniste pour cette agression et tous ces crimes contre le peuple palestinien.

L’occupation sioniste démolit 27 maisons et constructions au mois dernier

[ 10/02/2011 - 15:12 ]
Naplouse – CPI
Le rapport publié par la Fondation internationale de solidarité (Tadhamoun) pour les droits de l'homme a montré l'escalade des opérations de démolition des maisons et différentes installations palestiniennes par les autorités de l'occupation, durant ces derniers temps.
Le rapport a enregistré que les forces de l'occupation ont détruit des dizaines d'installations palestiniennes, et que le nombre total des édifices démolis a atteint plus de 27 maisons et constructions en Cisjordanie, au Néguev et dans la vallée du Jourdain, en plus d'un hôtel dans la ville d’Al-Qods occupée (Jérusalem) et une école dans la ville d’Al-Khalil (Hébron).
Le rapport a précisé que les démolitions ont touché plusieurs villages, dont "Rakhm" et "Kassifa" au Néguev ouest, où des maisons, magasins et différentes installations ont été rasés complètement, après que les forces de l’occupation avaient détruit, auparavant, le village d’al-Araquib au Néguev et al-Farissia, près de Toubas en laissant des centaines d’habitants sans abris.
De faux prétextes :
Les autorités sionistes donnent souvent de faux et faibles prétexte pour justifier la démolition des maisons palestiniennes, dont des prétextes sécuritaires, et parfois en accusant le propriétaire d’une maison d’effectuer des activités qui touchent la sécurité et la stabilité dans cette région (au point de vue sioniste), comme il a été le cas durant les deux dernières Intifada, ou d’accuser un citoyen d’avoir construit sa maison ou ajouter une chambre sans permission, au moment où les directions sionistes refusent de donner tout permis de construction aux habitants palestiniens.
L'entité sioniste justifie également ses politiques de démolition en prétendant que les régions et villages habités par les palestiniens sont des zones non reconnus par les autorités occupantes, par conséquent les constructions sont illégales, notamment au Néguev et la vallée du Jourdain.
Ces violations et agressions sionistes viennent dans le cadre de la politique d’expulsion forcée contre les habitants palestiniens, et surtout dans la ville sainte d’Al-Qods, où les autorités occupantes ont démoli quatre maisons dans le but d’obliger les palestiniens à quitter leur ville et élargir les colonies sionistes, ainsi que la destruction de l’hôtel "Chbird" à Jérusalem, où l’occupation compte établir une nouvelle colonie dans cette région, en plus des dizaines d’ordres de démolition que les autorités sionistes distribuent, chaque jour, aux habitants palestiniens.
On note que les bulldozers de l'occupation ont démoli de nombreuses maisons, installations et bâtiments, au cours du mois de Janvier 2011, où 07 autres maisons ont été démolies en Cisjordanie, au moment où les forces sionistes ont détruit une école dans le village "Daquiq", près d'Al-Khalil (Hébron), en plus des dizaines de boutiques, baraques d'eau résidentielles et puits d’eau.

Des agressions et violations sionistes continuelles contre les habitants de Selwan et Cheikh Jarrah

[ 10/02/2011 - 23:52 ]
Al-Qods – CPI
Dans le cadre de la poursuite des tentatives sionistes pour expulser les habitants d’Al-Qods (Jérusalem), l'armée israélienne a occupé le toit d’un immeuble dans le quartier palestinien de Batne Al-Hawa, à Selwan, au sud de la mosquée d’Al-Aqsa.
Le bâtiment se compose de la mosquée principale du quartier et de sept familles palestiniennes, en soulignant que l’ordre militaire s’étend jusqu'au 05/08/2011, et qu’on a donné 14 jours aux habitants pour faire appel, et en vertu de cette décision, il est interdit aux résidents de cet immeuble de monter sur le toit.
Les forces de l'occupation avaient changé la terrasse du bâtiment en une caserne militaire, pendant plusieurs mois après la visite du ministre de la sécurité intérieure sioniste à Selwan, sous prétexte de maintenir la sécurité des colons sionistes, et qui a conduit à l'explosion des affrontements dernièrement à cause des pratiques oppressives des soldats sionistes contre les habitants de cet immeuble et de cette région, notamment après le harcèlement d’un soldat à une femme palestinienne du quartier.
D'autre part, la police israélienne a menacé les habitants du quartier de Cheikh Jarrah en cas de poursuite des affrontements avec les colons sionistes qui provoquent les citoyens dans ce quartier.
La police sioniste avait menacé de mener des arrestations et des expulsions forcées de la ville sainte contre tout palestinien impliqué dans des affrontements avec les colons sionistes qui confisquent et s’emparent des maisons palestiniennes dans cette région depuis plus d'un an en les transformant à des avant-postes, dans un pas pour harceler les habitants de Cheikh Jarrah.

Le rapport "Goldstone" devra être envoyé au Conseil de sécurité

10 Février 2011 10:03 
IRIB - Le rapport du juge Goldstone, sur l’offensive de l’armée israélienne contre la bande de Gaza, devra être envoyé au Conseil de sécurité de l’ONU, pour y être examiné, du point de vue juridique. Ce point a été souligné, lors d’une réunion, à Berlin, par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et membre de la Commission d’enquête de Goldstone. En allusion à la décision du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU de créer une commission d’enquête, pour statuer sur le fait de savoir si les droits de l’Homme ont été violés ou non, lors de l’attaque contre la bande de Gaza, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a déclaré que le régime israélien avait refusé de coopérer avec cette commission. Les autorités du régime israélien ont même empêché les membres de cette commission de se rendre en Cisjordanie. «En réaction à l’attitude d’Israël, à cet égard, la commission a tenu des réunions, à Gaza, en Jordanie et en Suisse, afin d’entendre la voix des victimes de ce régime», a indiqué ce responsable onusien. «Les cas évoqués, dans le rapport "Goldstone", reposent sur des vérités et non sur des déclarations et des spéculations», a-t-il souligné.  
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Tel-Aviv s’inquiète de l’expansion des protestations populaires vers les territoires occupés

10 Février 2011 23:13 
IRIB- La police du régime sioniste, en faisant allusion aux protestations populaires, dans les pays du Moyen-Orient, a fait part de sa disponibilité à réprimer de pareilles velléités, dans les territoires occupés. Selon mehrnews, citant Xinhua, le commandant des forces de répression sionistes, en évoquant les récents mouvements populaires, en Tunisie, en Egypte et en Jordanie, a fait part de la disponibilité de ses 27.000 effectifs, à réprimer tout acte protestataire, dans les territoires occupés. En déclarant que la sécurité et la stabilité sont très importantes, pour la survie du régime sioniste, il a exprimé son inquiétude, quant aux événements survenus, après 30 ans, aux frontières méridionales des territoires occupés.
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L'ONU juge crucial de mettre fin à l'impasse dans le processus de paix

10 février 2011 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a insisté jeudi sur la nécessité de mettre fin à l'impasse dans le processus de paix au Moyen-Orient, lors d'une rencontre à New York avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak.
« Le Secrétaire général et le ministre de la défense Barak ont discuté des efforts pour faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient », a dit son porte-parole à l'issue de la rencontre.

« Le Secrétaire général a souligné qu'il était crucial de briser l'actuelle impasse et avancer vers la résolution de toutes les questions liées au statut final. A cet égard, il a appelé au plein engagement du gouvernement d'Israël avec le Quatuor » sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Nations Unies et Union européenne), a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a jugé positive l'annonce récente par le gouvernement israélien de mesures supplémentaires concernant Gaza et la Cisjordanie, dont le transfert de la sécurité dans la Zone B et des mesures dans la Zone C. Il a aussi appelé le ministre de la défense à faciliter la pleine mise en œuvre des mesures annoncées et à prendre de nouvelles mesures pour alléger les souffrances de la population à Gaza.
Relancées par les Etats-Unis en septembre dernier, les négociations entre Israéliens et Palestiniens se sont enlisées après le refus d'Israël, fin septembre, de proroger le moratoire sur le gel de la colonisation. Ce refus a justifié le retrait du Président palestinien Mahmoud Abbas des pourparlers directs avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l'ONU a noté jeudi avec satisfaction la confirmation par le ministre israélien de la défense que les préparatifs pour le retrait des forces armées israéliennes du nord de la localité de Ghajar, à la frontière avec le Liban, comme l'a demandé la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité, étaient en bonne voie.
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Le rapport de la DCI aux Nations Unis dénonce l’usage systématique de la torture et les mauvais

10/02/2011
Ramallah - DCI pour PNN- Le Centre  International de Défense des Enfants en Palestine a demandé aux Nations Unies qu’une mission spéciale soit menée.
Image Elle concerne l’usage de la torture, l’indépendance des juges et avocats, la détention arbitraire, l’indépendance des enquêteurs internationaux sur les abus d’Israël contre les enfants.
Cet appel intervient alors que le centre vient de publier  cette semaine un rapport sur l’usage de la torture et les mauvais traitements sur les enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.
Son dernier rapport  qui date du 29 janvier dernier et qui porte sur le 2ème semestre 2010, contient les témoignages de 40 enfants âgés de 12 à 17 ans. Ce sont tous des Palestiniens de Cisjordanie, tous jugés par la cour militaire israélienne.  Premier « chef d’accusation » pour 62,5 %  d’entre eux : avoir jeter des pierres.
Sir Geoffrey Bindman de l’association Action pour les Enfants Palestiniens affirme que ce « rapport choc apporte les preuves que des enfants ont signé sous la torture des confessions en hébreu alors que la plupart ne comprennent  pas cette langue. Ils sont 47,5% dans ce cas ».
Il rappelle aussi que « ce genre de traitement sur des enfants est une violation de la Convention de l’ONU contre la Torture et de la 4ème Convention de Genève. La communauté internationale doit peser de tout son poids pour que leurs auteurs soit traduits en justice et que des sanctions doivent être votées si ces abus continuent ».
La DCI a pour mission enquêter sur la véracité des cas de torture et veille à ce que leurs auteurs soit jugés. Elle insiste aussi pour que les témoignages des enfants soit filmés, le tout en présence d’un avocat ou d’un membre de sa famille.
Selon le rapport hebdomadaire du Centre Palestinien des Droits de l’Homme, l’armée israélienne a mené la semaine dernière 31 incursions en Cisjordanie durant lesquelles elle a arrêté 23 civils palestiniens, parmi eux 7 enfants et un membre du Conseil Législatif Palestinien. 

La frontière avec l'Égypte fermée, Gaza est redevenue une «grande prison»

10 février 2011
Philippe AGRET
Agence France-Presse
RAFAH
La bande de Gaza, déjà sous blocus israélien, est redevenue une «grande prison» avec des milliers de Palestiniens incapables de sortir ou de rentrer après la fermeture de la frontière égyptienne, hermétique depuis le début de la crise en Égypte.
«C'est de nouveau le blocus. Des milliers de personnes sont piégées. La situation est terrible. Gaza est redevenue une grande prison», déplore Ghazi Hammad, chef du département général des Frontières pour le gouvernement du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza.
Côté palestinien, il n'y a pas âme qui vive au terminal frontalier de Rafah, ville coupée en deux à l'extrême sud de la bande de Gaza, à l'exception de quelques policiers du Hamas. Une flotte de bus vides attend dans le parking désert.
Côté égyptien, de l'autre côté de la frontière, on aperçoit les silhouettes de deux soldats encapuchonnés sur un toit. Policiers et garde-frontières égyptiens ont, eux, abandonné leurs postes après l'attaque du siège de la Sûreté de l'État de la ville égyptienne de Rafah par des manifestants bédouins le 29 janvier. Les affrontements, entendus du côté palestinien, ont fait trois morts.
«Habituellement, 400 à 500 voyageurs transitent ici chaque jour vers l'Égypte et à peu près autant en reviennent», précise M. Hammad, qui dit craindre «une crise humanitaire». Il est en contact quotidien avec les services de sécurité égyptiens, mais sans effet à ce jour.
Le responsable du Hamas est assailli de coups de fil de Palestiniens coincés depuis le 30 janvier. La plupart sont des malades partis se faire se soigner ou opérer d'urgence en Égypte, mais il y a aussi beaucoup d'étudiants et des familles résidant dans ce pays.
Selon un de leurs responsables au Caire, les services d'immigration égyptiens ont reçu instruction de ne plus laisser entrer les Palestiniens dans leur pays. Le motif de ces restrictions envers les Palestiniens n'a pas été explicité.
Si la crise égyptienne entraîne d'abord des drames humains pour les Gazaouis, elle affecte aussi le négoce frontalier semi-clandestin qui alimente ce territoire déshérité en vivres, biens de consommation, carburants et surtout en matériaux de construction.
À un kilomètre du terminal de Rafah, dans la zone des tunnels de contrebande, Abou Taha supervise avec ses ouvriers l'arrivée de sacs de ciment. L'activité de son tunnel a chuté et ne fonctionne plus qu'à 30% depuis le déclenchement du soulèvement en Égypte. Les manivelles ont stoppé dans la plupart des tunnels voisins.
«Avant on recevait 100 tonnes de ciment par jour. Aujourd'hui, on arrive péniblement à 70 tonnes après quatre jours de travail», témoigne Abou Taha, pris par surprise par les événements.
Le prix du ciment a évidemment flambé: de 105 dollars la tonne, il est passé à 170 dollars à la sortie du tunnel palestinien et 200 dollars sur le marché de Gaza.
Il y a quelques jours, les Gazaouis ont commencé à stocker des carburants par peur de pénurie et de longues files d'attente se sont formées devant les dépôts d'essence avant que le ministère de l'Économie du Hamas n'intervienne pour rassurer la population.
Les Palestiniens attribuent, en privé, la fermeture de la frontière à la situation d'insécurité dans le Sinaï, fief des bédouins, où l'armée égyptienne a peu de prise.
Paradoxalement, la seule activité notable aux portes de Rafah est le commerce frontalier avec Israël --limité à quelque 150 camions par jour mais régulier (3 252 camions pour le mois de janvier)-- via le terminal israélien de Kerem Shalom.

Washington opposé à une résolution condamnant la colonisation israélienne

10 février 2011  
Agence France-Presse
Washington
Les États-Unis ont promis jeudi de combattre «avec les moyens à (leur) disposition» un projet de résolution déposé aux Nations unies contre la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens.
Les États-Unis, qui utilisent systématiquement leur droit de veto au Conseil de sécurité pour mettre en échec les résolutions anti-israéliennes, prônent des négociations directes entre Israël et Palestiniens pour résoudre la question, a déclaré au Congrès le numéro deux du département d'État, James Steinberg.
«Nous ne pensons pas que le Conseil de sécurité soit l'endroit idéal pour discuter de ces questions», a-t-il déclaré à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants. «Nous avons réussi, au moins jusqu'à présent, à éviter que cela ne soit soulevé (au Conseil de sécurité). Nous continuerons à employer les moyens à notre disposition pour faire en sorte que cela continue», a-t-il lancé.
Les représentants des pays arabes à l'ONU ont déposé mi-janvier au Conseil de sécurité un projet de résolution condamnant la colonisation israélienne.
La France s'est dite prête à voter un tel projet, à condition qu'il soit «modéré» et «n'empêche pas la reprise de négociations» de paix, a déclaré la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie.
Le projet de résolution condamne les activités de colonisation d'Israël et réaffirme une demande de l'ONU d'arrêt de tous les travaux de construction dans les territoires occupés.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a refusé de prendre part à des discussions de paix avec Israël sous la houlette des États-Unis depuis que l'État hébreu a mis fin au gel de la colonisation dans les territoires occupés, fin septembre. En dépit des pressions internationales, Israël a refusé de prolonger ce gel et insiste sur le fait que les Palestiniens devraient revenir à des discussions directes sans condition préalable.

Les Palestiniens bloqués enfin autorisés à quitter l'aéroport du Caire

Egypte - 10 février 2011
Par Al Qassam
Les 30 citoyens palestiniens détenus dans l'aéroport international du Caire ont finalement été autorisés, mercredi, à entrer dans la ville après deux semaines passées dans un terminal après la fermeture du terminal frontalier de Rafah, par lequel on entre dans la Bande de Gaza.
Les Palestiniens bloqués enfin autorisés à quitter l'aéroport du Caire
Les Palestiniens, ainsi que leurs bagages, ont été soumis à un examen poussé de tout l'appareil sécuritaire.
Selon les sources égyptiennes, une partie d'entre eux sont allés dans leurs familles ou chez des amis au Caire, tandis que d'autres ont été emmenés à l'hôtel Palestine.
Des diplomates de la Ligue arabe sont intervenus pour qu'ils puissent quitter l'aéroport après qu'ils aient entamé une grève de la faim, dimanche dernier, pour protester contre leur condition.
Traduction : MR pour ISM

A propos de la formulation « LES FRONTIERES DE 1967 »

Palestine - 10 février 2011
Par Jean-Marie Gläntzlen
Les bons combats éthiques et légitimes doivent impérativement être menés aussi avec le souci du choix des justes mots pour les justes choses. Alors que si plus de gens s'estimant intelligents avaient le souci d’utiliser systématiquement le juste mot pour la juste chose ou le juste concept justement, et d’en tenir compte quand il y a traduction, cette planète (qui n’est ni le Monde, ni l’Univers) serait moins irrationnelle et suicidaire.
A propos de la formulation « LES FRONTIERES DE 1967 »
La résolution 181 "attribuait" au futur Etat arabe le port de Jaffa (quoiqu'enclavé) pour poursuivre son commerce international, ce qui n'est jamais indiqué sur les cartes
Voir la carte agrandie
C’est bien pourquoi il est vraiment regrettable d’utiliser et/ou, comme militant, de laisser utiliser sans contester la formulation « Frontières de 1967 » dont on parle tout particulièrement ces temps-ci avec les nouveaux Etats qui reconnaissent l’Etat palestinien en précisant donc bien, eux, « dans les frontières de 1967 ».
Et c’est a fortiori vraiment regrettable si au moins on ne précise pas « d’avant la guerre des Six jours » c'est-à-dire avant le 5 juin 1967. D’autant plus que comme d’habitude, avec la mauvaise foi qui est quasiment chez eux une seconde nature, les sionistes dans leur ensemble ou au moins des sionistes influents contestent même l’interprétation des frontières du 4 juin qui n’étaient effectivement pas celle de la Palestine. Ses « frontières » considérées comme provisoires, même par les fanatiques sionistes qui voudraient, comme Sharon en son temps « finir la guerre de 1948 », c’était d’une part, celles de l’Egypte ayant annexé la surpeuplée bande de Gaza suite au premier accord d’armistice signé entre l’anomalie étatique sioniste et l’Egypte le 24 février 1949 ; avant même sa reconnaissance ubuesque par une partie des membres de l’ONU. Celles, d’autre part, de la Jordanie ayant annexé la Cisjordanie suite au second accord d’armistice signé avec l’anomalie étatique sioniste le 4 mars 1949. Celles encore des accords d’armistice avec le Liban du 23 Mars 1949 ; celles enfin des accords d’armistice du 3 avril avec la Syrie.
Et cela avant même la lâche reconnaissance ubuesque par une partie de l’ONU de l’anomalie étatique sioniste puisque la résolution 273 de l’Assemblée générale du 11 Mai 1949 disait kafkaïennement « Notant que, de l'avis du Conseil de sécurité, Israël est un Etat pacifique, capable de remplir les obligations de la Charte et disposé à le faire ». Pacifique ? Vraiment ? Avant le 11 Mai ? Après ?
Il serait donc nettement plus pertinent que les vrais défenseurs des Palestiniens patriotes, c'est-à-dire pas ceux qui, bafouant l’éthique et le juridique, sont pour la perdurance de l’anomalie étatique sioniste, (y compris certains conférenciers très demandés par les groupes « propalestiniens » français), parlent à regret de la « reconnaissance de l’Etat palestinien (qui constitutionnellement n’a plus de président depuis le 9 janvier 2009) de la Palestine selon les lignes d’armistices de début 1949 », fruit d’une guerre préparée par les sionistes bien avant le vote de la résolution de fin novembre 1947 qui n’aurait probablement pas était gagnée sans les précieuses armes tchécoslovaques vendues par un pays dont le premier ministre était communiste et sur les ordres du « petit père des peuples ».
Sachant bien que ces lignes d’armistices ne sont absolument pas conformes aux territoires « généreusement » attribués par seulement moins de 24 pays votant librement de l’ONU sur 56 pays présents et un absent, dont certains à contre cœur avec plein de craintes durant leur « explications de vote » le 29 novembre 1947.
Sachant encore, en ce qui nous concerne particulièrement, que c’est seulement au troisième scrutin sur le sujet, après s’être abstenue deux fois, que la France, malgré l’avis de son ministre des affaires étrangères, a voté « oui » (le seul vote applaudi) suite à l’intervention capitale de l’hyper-influent agent sioniste franco-juif à qui Weizmann lui-même, premier président de l’anomalie étatique sioniste, avait depuis bien longtemps attribué le nom de code Lebel Tsvet (que « connaît » bien votre moteur de recherche favori et qui avait un kibboutz à son nom depuis 1943 par reconnaissance des grands services déjà rendus.
Il faudrait encore évoquer plus longuement ici, mais nous y reviendrons, la résolution 242 votée par le conseil de sécurité de l’ONU le 22 novembre 1967 dont un terme-clé est contestée par les sionistes qui à propos de l’article pluriel « les (territoires occupés) » qui figure dans le texte français (seconde des deux langues officielles de l’ONU), alors que, vu l’absence de l’article correspondant dans la version anglaise, ils revendiquent une interprétation restrictive du texte et des territoires conquis durant les six jours que l’ONU leur demande de « rendre » aux Palestiniens.
Quoiqu’il en soit répétons-le, il est vraiment regrettable d’utiliser et/ou, comme militant, de laisser utiliser sans contester la formulation « Frontières de 1967 » a fortiori si on ne précise pas « d’avant la guerre des Six jours » c'est-à-dire avant le 5 juin 1967. La bonne formule didactique, c’est « selon les lignes d’armistice de 1949 » qui n’ont plus rien à voir avec l’inacceptable répartition territoriale du vote trafiqué de la recommandation 181.

Londres demande à Tel Aviv d’adopter un profil bas

10-02-2011
Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a demandé à l’entité sioniste de réfréner sa rhétorique, tout en estimant que les soulèvements dans les pays arabes pourraient entraver le processus de paix au Proche-Orient.
Dans une interview publiée mercredi par le Times, Hague a estimé que les récents soulèvements populaires en Tunisie, Egypte et Jordanie pourraient fragiliser la recherche d'une solution définitive du conflit israélo-palestinien.
"Face aux opportunités pour des pays comme la Tunisie et l'Egypte, il existe une crainte légitime que le processus de paix au Proche-Orient s'essouffle davantage", affirme le ministre.
"Cette crainte provient en partie du fait que l'incertitude et le changement compliqueront davantage le processus", explique William Hague qui effectue actuellement une tournée en Afrique du Nord et au Proche-Orient.
"Cela signifie qu'il y a réellement urgence pour les Israéliens et les Etats-Unis", avertit-il.
 Réagissant à l'inquiétude des Israéliens devant le mouvement de contestation qui agite l'Egypte depuis le 25 janvier, M. Hague a estimé que "le langage belliqueux n'était pas d'actualité" et qu'il fallait relancer de toute urgence le processus de paix au Proche-Orient.

Révolution égyptienne : Nouvelles prévisions israéliennes

10-02-2011
Après avoir manqué de prévoir le soulèvement égyptien contre leur allié numéro un Hosni Moubarak, les renseignements militaires israéliens s’attendent à ce que l’année en cours soit une année stratégique par excellence, signale le chroniqueur militaire du quotidien israélien Yédiot Aharonot, Alex Fischman.
« Ces services voient arriver des séismes politiques et sécuritaires et des changement stratégiques dramatiques  au Moyen Orient », précise le journal. 
En l’an 2010, les prévisions des renseignements israéliens avait baptisé l’an celui des décisions finales pour le programme nucléaire iranien.
Avec l’éclatement du soulèvement égyptien, il a été pris de court pour deux raisons : l’ampleur du mouvement égyptien en faveur du renversement d’Hosni Moubarak, et la réaction de l’administration américaine hostile à Moubarak aussi.
Le service d’intelligence israélien s’attend aussi à un durcissement du ton des Palestiniens avec les Israéliens : «  La révolution en Égypte va aboutir à un changement de ton de la part de l’Autorité égyptienne avec Israël ; il est prévu un recul des relations sécuritaires et  un durcissement des revendications palestiniennes, pour que l’Autorité qui était soutenue par Moubarak ne soit accusée de collaborer avec Israël ».
Parmi les changements attendus chez l’AP celui d’obtenir une reconnaissance d’un état palestinien de la plupart des états du monde.
Sur la scène libanaise, les prévisions pronostiquent qu’il sera durant l’année en cours entre les mains du Hezbollah, alors que la Sinaï risque de devenir une région problématique, si les Bédouins élargissent leurs activités contre l’armée égyptienne, et les consolident avec le Hamas.    

Nile TV: Poursuite des éléments du Fatah impliqués dans l’explosion du gazoduc

10-02-2011
La chaîne égyptienne "Nile TV" a déclaré, mardi soir, que les comités populaires qui se déploient dans la ville d'al-Ariche, poursuivent des éléments du mouvement du Fatah, soupçonnés d'implication dans l'explosion du gazoduc au Sinaï, samedi dernier.
Il est à noter que des sources médiatiques ont fait état de la participation des éléments du Fatah qui habitent en Egypte avec les groupes de voyous aux agressions contre les manifestants palestiniens durant les premiers jours de la révolution égyptienne contre le régime du président Hosni Moubarak.
Des activistes et militants égyptiens accusent le régime égyptien d'être derrière l'explosion du gazoduc pour convaincre les pays occidentaux qu'il faut protéger la sécurité et les intérêts sionistes et américains dans la région.
Des sources de sécurité n'excluent pas que le Mossad sioniste ait recruté certains éléments du mouvement de Fatah, dans le but de montrer la faiblesse de la sécurité et d'accuser le Hamas d’être derrière cette explosion.  

Un responsable militaire israélien se rend en GB sous un faux nom

10-02-2011
Le  porte-parole des  forces armées israéliennes, le général Avi Ben Yaho a reconnu s’être rendu Grande-Bretagne sous un faux nom, et sous bonne garde par crainte d'être la cible des manifestants pro-palestiniens.
Il a informé la  conférence Herzliya, un forum annuel sur  la sécurité israélienne: "il n’ y a pas longtemps je me suis rendu en GB sous une fausse identité et accompagné d’un garde du corps .. alors que  je ne me suis jamais enregistré à l'Académie militaire ni même j’ai tiré une balle dans ma vie".
Il a précisé que les organisateurs de sa  visite lui ont  expliqué que le moment où il sera reconnu  à l'hôtel par le  réseau social, il y aura une manifestation devant l'hôtel dans moins d’une heure, et "vous ne savez pas comment évolue une démonstration.. Personne ne veut une provocation" .
Il faut souligner que  plusieurs politiciens et  soldats israéliens ont dû annuler leurs visites à Londres par  crainte d'une arrestation possible, et ce malgré le fait que le gouvernement  britannique a promis de réduire la "compétence générale" des juges britanniques.

La Palestine est la clé pour la démocratie arabe

mercredi 9 février 2011 - 06h:38
Sam Bahour
The Palestine Chronicle
Avec les évènements actuels en Égypte et en Tunisie, toute la région et au-delà est rivée aux téléviseurs. La rue arabe, dont on ne parle que trop souvent, est apparemment ressuscitée d’entre les morts. Mais s’il est satisfaisant de voir le chef d’État d’une dictature destitué par son propre peuple, il est bien trop tôt encore pour s’en réjouir.
(JPG)
Les forces de l’Autorité palestinienne, entraînées par les USA, ne connaissent que le language de la force.

Ce à quoi nous assistons, c’est au rejet et au remplacement de dirigeants, et non pas à un changement de système politique qui a permis à quelqu’un comme le président égyptien Hosni Moubarak de rester au pouvoir pendant 30 ans et d’avoir l’audace de mettre son fils en position de lui succéder, pendant que le peuple égyptien s’enfonçait dans la pauvreté. Les troubles dans toute la région vont contraindre ces régimes réactionnaires à céder sur quelques changements mineurs, comme introduire une limite aux mandats, ce qui aurait dû être fait il y a des décennies. Mais ces changements législatifs automatiques ne sont destinés qu’à persuader les manifestants de rentrer chez eux.
De même, personne ne doit sous-estimer le fait que des centaines de milliers de citoyens ordinaires sont en train de défier leur gouvernement, dans la rue. Rien à voir avec les manifestations que nous connaissons dans les pays occidentaux. Ici, c’est pour de vrai. Une conviction sérieuse, et une répression soutenue, sont la condition sine qua non pour que beaucoup de citoyens se dressent devant une police d’État qui va jusqu’à ignorer les droits humains les plus fondamentaux.
Dans le monde arabe, les soulèvements civils - ou intifadas, comme on les appelle fréquemment - sont marqués par le contexte palestinien. Néanmoins, le contexte de la Première Infifada palestinienne est très différent de celui que nous voyons aujourd’hui. Les Palestiniens en 1987 étaient vraiment motivés à cause de l’occupation militaire étrangère que leur impose encore Israël aujourd’hui. Les communautés de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont descendues dans la rue et ont maintenu leurs efforts pendant près de six ans. Ces manifestations n’étaient qu’une partie de l’histoire. Le véritable ingrédient qui a permis aux Palestiniens de rester déterminés est beaucoup plus complexe. Les Palestiniens sont extrêmement politiques, et ils se sont organisés de manière décentralisée, en sachant comment opérer hors de la vue d’Israël.
Mais la Première Intifada visait seulement une entité étrangère, Israël, et elle a pris fin avec la signature des tristement célèbres Accords d’Oslo, violés à maintes reprises au cours de ces deux dernières décennies. La direction palestinienne a tenté de recueillir les fruits de son Intifada prématurément, et elle payé le prix fort en pertes humaines, politiques, économiques et sociales.
Les Égyptiens seraient bien avisés d’apprendre des Palestiniens que le créneau pour ouvrir un vrai changement ne se présente que trop rarement. Ils doivent par conséquent faire la clarté sur ce qu’ils désirent tirer de cet épisode historique. Je suppose que le Département d’État US a déjà mis en place un bon nombre de scénarios et les Égyptiens auront, dans les semaines à venir, à vraiment s’y confronter.
La Deuxième Intifada en 2000 comportait plus d’éléments semblables aux bouleversements actuels en Tunisie et en Égypte. Après la faillite des pourparlers de Camp David II et avec la poursuite des provocations israéliennes, la rue palestinienne s’est soulevée. Bien que ce deuxième soulèvement se soit rapidement orienté contre Israël, un courant profond à l’époque couvait contre une direction palestinienne gravement corrompue qui refusait en outre de changer de braquet politiquement, optant plutôt pour un processus de paix sans fin sous l’égide américaine.
Le Président palestinien de l’époque, Yasser Arafat, savait que la Deuxième Intifada avait le potentiel pour se retourner contre lui et le château de cartes qu’il avait monté, l’Autorité palestinienne. Arafat a su habilement comment amener son peuple à évacuer sa colère contre quelqu’un d’autre, contre Israël, l’occupant étranger. Arafat pensait, comme Moubarak aujourd’hui et beaucoup d’autres dirigeants de sa génération, que les USA viendraient à son secours et arrangeraient les choses. Il avait tort. Chaque grande crise palestinienne majeure a vu la direction palestinienne régulièrement devoir prendre des mesures in extremis pour maintenir les masses à distance. Souvent ces mesures entendaient réorganiser le cabinet tout en prétendant vouloir des réformes structurelles. Il faut s’attendre à la même chose en Égypte et en Tunisie.
Au fil des années, les Palestiniens ont su maintenir la pression sur leur occupant et surveiller leur propre gouvernement parce qu’ils s’étaient organisés au niveau local des années auparavant. Ce niveau d’organisation soutenue, en profondeur, a été moindre, voire inexistant, dans la plus grande partie du monde arabe. Les gouvernements des États policiers en Égypte, Tunisie et dans tout le Moyen-Orient ont tout fait pour que leur société civile reste docile - et les médias et secteurs privés étaient conçus pour l’être.
La question pertinente est : si les Palestiniens ont tant d’expérience pour prendre la rue, pourquoi alors y a-t-il si peu de manifestations importantes à Naplouse, Ramallah, Bethléhem ou Gaza, en solidarité avec le peuple égyptien ? La réponse est que l’Autorité palestinienne a été récupérée par un agenda financé par l’étranger et dominé par les USA, agenda qui, en temps de crise, ne comprend qu’un seul outil : la force. La même réponse vaut pour le gouvernement palestinien de Gaza, pour des raisons différentes. Depuis les élections palestiniennes, qui se sont terminées en combats fratricides, les USA ont équipé, entraîné et dirigé toute une nouvelle génération de services sécurité palestiniens pour servir leur vieux modèle de gouvernance du monde arabe : États policiers et républiques bananières. Il faut s’attendre qu’au lieu d’accepter de réelles démocraties dans le monde arabe, les États-Unis montent plutôt une nouvelle façade, rajeunie, sur un système de gouvernance archaïque et corrompu.
Si vous voulez un thermomètre pour prendre la température politique du Moyen-Orient en ce moment, suivez l’Égypte ; mais si vous voulez un thermomètre pour les possibilités pour demain de réformes sérieuses, durables, alors gardez l’oeil sur le peuple palestinien qui mène un double combat : l’un pour se débarrasser de quarante-trois ans d’occupation violente israélienne, et l’autre pour créer un modèle arabe de gouvernance véritablement représentative et responsable. Le principal facteur qui empêche les Palestiniens de poursuivre sur la voie de leur réforme structurelle, après leurs premières véritables élections en 2006, est le refus des États-Unis d’accepter le résultat desdites élections. Il faut s’attendre à un veto semblable de la part des Américains à toute initiative égyptienne future pour une réforme électorale qui déboucherait sur une juste représentation.
Jusqu’à ce que le Moyen-Orient s’engage dans des réformes sérieuses et transforme ses manifestations de masse en un travail soutenu, organisé touchant tous les aspects de la société - politique, législatif, économique et social -, le sang et les larmes versés dans toutes ces récentes protestations l’auront été en vain.
(JPG) Sam Bahour est consultant en entreprise indépendant, palestino-américain, membre du conseil d’administration de l’université de Birzeit. Il est également directeur de la Banque arabe islamique et de la fondation communautaire, l’Association Dalia. Il a rédigé cet article pour PalestineChronicle.com.
Voir son site : http://epalestine.blogspot.com/
Son adresse mel : sbahour@palnet.com
7 février 2011 - The Palestine Chronicle - article publié sur The Guardian - traduction : JPP
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La situation en Egypte inquiète les Palestiniens de Gaza

publié le jeudi 10 février 2011
Nicolas Falez, RFI
 
La situation en Egypte préoccupe les pays arabes de la région, et notamment les Palestiniens de la bande de Gaza. Car l’Egypte, c’est leur seule ouverture vers l’extérieur, depuis le blocus imposé par Israël à ce territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas, et qui partage une frontière d’une douzaine de kilomètres avec l’Egypte. Or, depuis plusieurs jours désormais, le point de passage de Rafah est fermé.
Ils sont désoeuvrés, ces hommes des services de sécurité du Hamas qui gardent le terminal de Rafah, le seul point de passage entre la bande de Gaza et l’Egypte. Un point de passage qui n’a pas vu un voyageur depuis une semaine environ.
« D’habitude, il y a environ 500 personnes qui passent chaque jour, nous dit le garde.Mais ça s’est arrêté d’un coup avec les évènements en Egypte ».
Rafah, c’était une porte entrouverte sur le monde extérieur, notamment pour des Gazaouis ayant besoin de recevoir des soins médicaux à l’étranger. Non loin du terminal, il y a les centaines de tunnels de contrebande entre Egypte et Gaza qui permettent aux Palestiniens d’importer des produits dont Israël refuse toujours l’entrée.
Des tonnes de ciment, de tiges de fer et de gravier sortent encore des galeries souterraines. Mais debout sur son tas de cailloux de contrebande, cet homme nous raconte que la situation en Egypte affecte le flux de marchandises et que les prix augmentent.
Et puis, chose encore impensable, il y a quelques jours les tunnels ont commencé à fonctionner en sens inverse : « On a parlé avec les Egyptiens de l’autre côté, ajoute le Gazaoui, ils ont vraiment des problèmes, alors on leur a fait parvenir de la farine, des pommes de terres, et de l’essence pour les voitures ».

Une villa dans la jungle

publié le mercredi 9 février 2011

Uri Avnery – 5 février 2011

 
Les gens ont peur du changement. Lorsqu’il survient, ils ont tendance à le nier, à l’ignorer, à prétendre qu’il ne se produit rien de vraiment important. Les Israéliens ne font pas exception. Alors que se déroulaient dans l’Égypte voisine des événements stupéfiants, Israël était plongé dans un scandale au sein du haut commandement de l’armée.
NOUS SOMMES au cœur d’un événement géologique. Un séisme de ceux qui font date est en train de changer le panorama de notre région. Des montagnes se transforment en vallées, des îles surgissent de la mer, des volcans recouvrent la terre de lave.
Les gens ont peur du changement. Lorsqu’il survient, ils ont tendance à le nier, à l’ignorer, à prétendre qu’il ne se produit rien de vraiment important.
Les Israéliens ne font pas exception. Alors que se déroulaient dans l’Égypte voisine des événements stupéfiants, Israël était plongé dans un scandale au sein du haut commandement de l’armée. Le ministre de la Défense exècre le chef d’état-major en exercice et n’en fait pas mystère. Le nouveau chef pressenti s’est révélé être un menteur et sa nomination a été annulée. Voilà ce qui faisait les manchettes des journaux.
Mais ce qui est en train de se dérouler actuellement en Égypte va changer nos vies.
COMME D’HABITUDE, personne ne l’avait prévu. Le très admiré Mossad s’est laissé surprendre, comme la CIA et tous les autres services célèbres de ce type.
Cependant il n’aurait pas dû y avoir la moindre surprise – sauf en ce qui concerne l’incroyable force de l’éruption. Au cours des quelques dernières années, nous avons évoqué à maintes reprises dans cette chronique le fait que, dans l’ensemble du monde arabe, des multitudes de jeunes gens étaient en train d’arriver à l’âge adulte avec un profond mépris pour leurs dirigeants, et que tôt ou tard cela conduirait à une révolte. Il ne s’agissait pas là de prophéties, mais plutôt d’une simple analyse de probabilités.
L’agitation en Égypte a été causée par des facteurs économiques : l’augmentation du coût de la vie, la pauvreté, le chômage, le désespoir des jeunes diplômés. Mais ne nous y trompons pas : les causes sous jacentes sont beaucoup plus profondes. Elles peuvent se résumer en un mot : Palestine.
Dans la culture arabe, rien n’est plus important que l’honneur. Les gens peuvent souffrir de privations, mais il ne supporteront pas l’humiliation.
Et pourtant, ce que tout jeune Arabe du Maroc à Oman voyait quotidiennement c’était leurs dirigeants en train de s’humilier, d’abandonner leurs frères palestiniens pour s’assurer les faveurs et l’argent de l’Amérique, apportant leur concours à la colonisation israélienne, craintifs face aux nouveaux colonisateurs. Cela était profondément humiliant pour des jeunes gens élevés dans l’admiration des réalisations de la culture arabe des temps passés et des splendeurs des premiers califes.
Nulle part cette perte d’honneur n’était plus évidente qu’en Égypte, qui collaborait ouvertement avec les dirigeants israéliens pour imposer le honteux blocus de la bande de Gaza, condamnant 1,5 million d’Arabes à la malnutrition et à pire. Ce n’a jamais été un simple blocus israélien, mais un blocus israélo-égyptien, gratifié de 1,5 milliards de dollars US chaque année.
J’ai à maintes reprises réfléchi – à haute voix – à ce que je ressentirais si j’étais un garçon de 15 ans à Alexandrie, Amman ou Alep, devant le spectacle de mes dirigeants se comportant comme les esclaves abjects des Américains et des Israéliens, tout en opprimant et en dépouillant leurs propres sujets. C’est à cet âge que j’ai moi-même rejoint une organisation terroriste. Pourquoi un garçon arabe serait-il différent ?
Un dictateur peut être toléré quand il exprime la dignité nationale. Mais un dictateur qui exprime la honte nationale est un arbre sans racines – tout vent fort peut le renverser.
Pour moi, la seule question était de savoir où dans le monde arabe cela commencerait. L’Égypte – comme la Tunisie – était en bas sur ma liste. Et pourtant voilà – la grande révolution arabe est en train de se produire en Égypte.
C’EST en soi une surprise. Si la Tunisie était une petite surprise, là c’est une surprise considérable.
J’aime le peuple égyptien. S’il est vrai qu’on ne peut pas aimer vraiment 88 millions d’individus, on peut certainement aimer un peuple plus qu’un autre. À cet égard on peut se permettre de généraliser.
Les Égyptiens que vous rencontrez dans la rue – chez l’élite intellectuelle et dans les quartiers des pauvres entre les pauvres – sont des gens d’une patience incroyable. Ils sont dotés d’un sens de l’humour débridé. Ils sont aussi immensément fiers du pays et de ses 8.000 ans d’histoire.
Pour un Israélien, habitué à l’agressivité de ses compatriotes, l’absence presque complète d’agressivité des Égyptiens est étonnante. J’ai le souvenir frappant d’une scène particulière : j’étais dans un taxi au Caire au moment où il entra en collision avec un autre. Les deux conducteurs bondirent de leur voiture et commencèrent à se maudire l’un l’autre avec des mots à vous faire tourner le sang. Et alors, de façon soudaine, tous deux cessèrent de crier et éclatèrent de rire.
Un occidental qui vient en Égypte ou bien l’aime ou bien la hait. Dès le moment où vous posez le pied sur le sol égyptien, le temps perd sa tyrannie. Tout devient moins urgent, tout s’embrouille et pourtant, de façon miraculeuse, les choses se règlent. La patience semble ne pas avoir de limites. Cela peut induire un dictateur en erreur. Parce que la patience peut prendre fin de façon soudaine.
C’est comme un barrage défectueux sur un cours d’eau. Le niveau de l’eau monte en amont du barrage, imperceptiblement, lentement et silencieusement – mais s’il atteint un niveau critique, le barrage explose et le flot balaye tout en aval.
MA PROPRE rencontre initiale avec l’Égypte fut énivrante. Après la visite sans précédent d’Anouar el Sadate à Jérusalem, je me précipitai au Caire. Je n’avais pas de visa. Je n’oublierai jamais le moment où je présentai mon passeport israélien au robuste fonctionnaire à l’aéroport. Il le feuilleta, se montrant de plus en plus déconcerté – et alors il releva la tête avec un large sourire et dit “marhaba”, bienvenue. Nous étions alors les trois seuls Israéliens dans cette immense ville et nous étions fêtés comme des rois, nous attendant presque à tout moment à être portés en triomphe par les gens. La paix était dans l’air et les masses égyptiennes en étaient éprises.
Il ne fallut pas plus de quelques mois pour que cela change profondément. Sadate espérait – de façon sincère je pense – qu’il apportait aussi la libération aux Palestiniens. Sous de fortes pressions de Menachem Begin et de Jimmy Carter, il donna son accord à une formulation vague. Assez vite il apprit que Begin ne songeait pas à remplir cette obligation. Pour Begin, l’accord de paix avec l’Égypte représentait une paix séparée pour lui permettre d’intensifier la guerre contre les Palestiniens.
Les Égyptiens – d’abord l’élite culturelle et par contagion les masses – n’ont jamais pardonné cela. Ils se sont sentis trompés. Il est possible qu’ils n’aient pas beaucoup de sympathie pour les Palestiniens – mais trahir un parent pauvre est une honte dans la tradition arabe. De voir Hosni Moubarak apporter son concours à cette trahison a conduit de nombreux Égyptiens à le mépriser. Ce mépris est sous-jacent à tout ce qui s’est passé cette semaine. Consciemment ou inconsciemment, les millions de gens qui crient “Moubarak dégage” font écho à ce mépris.
DANS TOUTE révolution il y a la “phase Eltsin”. Les colonnes de chars sont envoyés dans la capitale pour rétablir la dictature. Au moment critique, les masses font face aux soldats. Si les soldats refusent de tirer, la partie est jouée. Eltsin monta sur le tank, El Baradei s’est adressé à la foule sur la place Tahrir. C’est le moment que choisit un dictateur prudent pour fuir à l’étranger, comme le firent le Shah et maintenant le chef tunisien.
Puis il y a la “phase Berlin”, lorsqu’un régime s’effondre et que personne au sein du pouvoir ne sait quoi faire, et que seule la foule anonyme semble savoir exactement ce qu’elle veut : elle voulait que le mur tombe.
Et il y a la “phase Ceaucescu”. Le dictateur se tient au balcon pour s’adresser à la foule lorsque soudain, d’en bas, s’enfle un chœur de “À bas le tyran”. Pendant un moment le dictateur reste sans voix, remuant les lèvres en silence pour ensuite disparaître. C’est ce qui, d’une certaine façon, est arrivé à Moubarak, prononçant un discours ridicule pour tenter en vain d’endiguer le flot.
SI MOUBARAK est coupé des réalités, Benjamin Nétanyahou ne l’est pas moins. Lui et ses collègues semblent incapables de saisir la signification décisive de ces événements pour Israël.
Lorsque l’Égypte bouge, le monde arabe suit. Quoiqu’il arrive dans l’avenir immédiat en Égypte – démocratie ou dictature militaire – ce n’est qu’une question de temps (court) pour que les dictateurs tombent dans l’ensemble du monde arabe, et les masses vont dessiner une nouvelle réalité, sans les généraux.
Tout ce que le pouvoir israélien a fait au cours des 44 années d’occupation écoulées ou depuis les 63 années de son existence est en train de devenir obsolète. Nous nous trouvons en face d’une réalité nouvelle. Nous pouvons l’ignorer – en prétendant que nous sommes “une villa dans la jungle”, selon la formule célèbre d’Ehoud Barak – ou trouver la place qui nous convient dans la nouvelle réalité.
La paix avec les Palestiniens n’est plus un luxe. C’est une nécessité absolue. La paix maintenant, la paix rapidement. La paix avec les Palestiniens, et alors la paix avec les masses démocratiques de l’ensemble du monde arabe, la paix avec les forces islamiques raisonnables (comme le Hamas et les Frères Musulmans qui sont tout à fait différents d’Al Qaida), la paix avec les dirigeants qui sont sur le point d’apparaître en Égypte et partout.
Article évrit en hébreu et en anglais le 5 février 2011, publié sur le site de Gush Shalom – Traduit de l’anglais "A Villa in the Jungle" pour l’AFPS : FL

Appel de Palestiniens sur Facebook à manifester pour « le changement » à Gaza

11/02/2011 - Un groupe de jeunes Palestiniens sur Facebook exhorte les habitants de la bande de Gaza à manifester pacifiquement aujourd’hui dans tout le territoire contrôlé par le Hamas pour « le changement » et l’unité du mouvement national palestinien. Le Hamas a minimisé cet appel à manifester. « Cela n’a aucun sens, ce ne sont guère plus que des histoires montées par les médias. C’est Gaza qui a fait la révolution et ce qui s’est passé en 2007 fut la véritable révolution contre la corruption », a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas, Ihab al-Ghossein. Il faisait référence à l’éviction du mouvement Fateh par le mouvement islamiste de Gaza en juin 2007.

Menace de grève générale en Israël

11/02/2011 - La centrale syndicale israélienne Histadrout a annoncé hier un « conflit du travail généralisé », première étape en vue d’une grève générale, fin février, après l’échec la veille de pourparlers convoqués en raison d’une importante hausse du coût de la vie. « La Histadrout a en outre décidé d’une série de manifestations aux carrefours routiers dès vendredi », a déclaré à l’AFP une porte-parole de la centrale. Face au mécontentement populaire, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé hier soir que le prix de l’eau resterait inchangé pour les familles modestes et que celui des transports en commun serait réduit de 10 %. Il a en outre annoncé une baisse de la taxe sur l’essence et donné son accord de principe pour qu’un salaire minimum soit instauré dans le secteur public.

Belle mobilisation BDS à Mulhouse en symbiose avec celle des magistrats !

jeudi 10 février 2011
L’audience des 12 prévenus BDS de Mulhouse n’a pas eu lieu ce jeudi 10 février en raison de la grève des magistrats qui protestaient, tout comme nous, contre l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir. Mais la mobilisation BDS n’en a été que davantage confortée devant le tribunal, puis chez CARREFOUR, et enfin chez SEPHORA qui a annoncé le retrait de ses rayons des cosmétiques AHAVA ! Belle couverture médiatique également avec notamment l’AFP et un bon reportage du quotidien "l’Alsace". Vidéo et photos ci-dessous.
Le procès lui-même a été renvoyé au 16 juin 2011.
Compte-rendu et vidéo de l’Alsace
http://www.lalsace.fr/actualite/2011/02/10/boycott-de-produits-israeliens-manifestation-et-proces-renvoye



Et puis information de la clientèle de Carrefour, collabo de l’occupant israélien, qui a porté plainte contre 12 des militants BDS de Mulhouse :







CAPJPO-EuroPalestine
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St Valentin : ne dites pas je t’aime en renflouant l’armée israélienne !

jeudi 10 février 2011
A l’occasion de la Saint-Valentin, rassemblement et courte marche Samedi 12 février 2011, 15 h Dans le zoning de Liège-Airport à Bierset pour dire non au commerce d’armes avec les criminels de guerre israéliens et à l’importation des produits de l’occupant israélien.

Israel exporte des fleurs en grande quantité à l’occasion de la saint-Valentin. Fleurs sans la moindre provenance d’origine, pour mieux brouiller les pistes.
Qui voudrait en effet acheter des fleurs qui financent les bombes au phosphore lâchées sur les populations de gaza, tuant et mutilant des milliers de civils ?
Donc, posez la question à votre fleuriste ? Pourquoi ne précise-t-il pas la provenance des fleurs qu’il vend ? Et n’offrez pas des produits d’orgine douteuse.
- CONTRE LE BUSINESS DE L’OCCUPATION ET DE LA COLONISATION DE LA PALESTINE
- POUR LA JUSTICE EN PALESTINE !
Rassemblement et courte marche ce samedi 12 février 2011, 15 h, en Belgique, dans le zoning de Liège-Airport à Bierset
Communiqué de l’association belgo-palestinienne :
"Quelle est la nature exacte des cargaisons qui transitent par Liège-Airport, plus particulièrement en direction et en provenance d’Israël et de ses colonies ? Amnesty International a souligné la difficulté de contrôler effectivement les cargaisons de l’aéroport. Le Ministre des finances belge a été incapable de fournir les listes précisant la nature du commerce avec Israël passant ou partant de Bierset.
La société israélienne CAL-LACHS, Cargo Air Lines-Liège Air Cargo Handling Services,ne cache pas sa spécialisation dans le commerce des produits dangereux et toxiques, ainsi que de pièces mécaniques et aéronautiques.
La compagnie israélienne AGREXCO-CARMEL est le principal exportateur des produits des colonies illégalement situées dans les territoires palestiniens occupés. Chaque année, à la Saint Valentin, elle réalise d’importants bénéfices via les fleurs qui arrivent à Bierset et sont vendues ensuite sous différents labels dissimulant leur réelle origine (par ex. « made in Benelux » ).
Alors que les populations palestiniennes sont privées de l’accès le plus élémentaire à l’eau potable, l’agriculture israélienne, notamment la culture des fruits, des légumes ainsi que celle des fleurs capte une grande part de l’eau disponible. Cette situation est une conséquence concrète de la politique israélienne d’apartheid : une politique de séparation, sur base ethnique des Israéliens et des Palestiniens.
VENEZ MANIFESTER AVEC NOUS !"
CAPJPO-EuroPalestine
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