samedi 22 janvier 2011

"1 000 bénévoles travaillent à l'élaboration de ce projet"

Pays Basque - 22/01/2011 
ENTRETIEN/ Manuel TAPIAL /Coordinateur de «Rumbo a Gaza" (Direction Gaza)
Manuel Tapial est un citoyen du monde qui vit à Barcelone. Il se définit comme un «activiste des droits humains». Pour l'heure, son projet est de faire rentrer un bateau à Gaza, en Palestine, «et briser le blocus.» Le 30 mai dernier, il était à bord du bateau Mavi Marmara, bateau turc de la flottille internationale d'aide pour Gaza qui partit d'Antalya en Turquie dans le cadre de l'opération baptisée «Flottille de la liberté» ou «Un bateau pour Gaza». Ce jour-là, l'armée israélienne tire. Bilan : neuf morts et 57 blessés, dont une personne toujours dans le coma, selon Manuel Tapial. L'armée israélienne soutiendra que ses soldats furent attaqués par les humanitaires. Une version que ces derniers, dont Manuel Tapial, réfutent totalement. En voyage au Pays Basque, Manuel Tapial souhaite sensibiliser la société civile à sa cause. «Rumbo à Gaza»(Direction Gaza) est le nom de l'association qui s'occupe de l'organisation de ce futur voyage qu'il souhaite mener avec d'autres militants. Le bateau devrait partir en mai prochain d'un port de Méditerranée, des fonds sont nécessaires, ainsi que de l'aide humanitaire.
«Rumbo a Gaza», «Un bateau pour Gaza» continue. Où en êtes-vous de vos démarches ?
«Rumbo a Gaza» est une initiative lancée dans l'Etat espagnol avec comme objectif l'arrivée d'un bateau à Gaza, afin de briser le blocus. Nous avons besoin de l'appui de la société civile et aussi d'appuis politiques, de dons et d'aide humanitaire. Concrètement, l'envoi d'un bateau coûte dans les 300 000 euros. Nous formons partie d'une coalition internationale composée de 17 pays et nous souhaiterions qu'il y ait entre quinze et vingt bateaux qui participent à cette opération. C'est pour cela que nous avons commencé la campagne, plus de 1 000 bénévoles travaillent quotidiennement à l'élaboration de ce projet.
Concrètement, cela se passe comment ?
Nous recueillons du matériel scolaire, des cahiers, des stylos, ainsi que du matériel sanitaire dans plusieurs hôpitaux. Nous sommes débordés mais recevons un formidable appui de la société civile.
Quels appuis politiques avez-vous reçus ?
En Pays Basque Sud, nous avons reçu l'appui d'Aralar, en Catalogne, celui d'IC (Initiativa per Catalunya), et dans l'Etat espagnol, IU (Izquierda Unida) nous soutient. Il y a aussi des personnalités du monde de la culture et des arts qui sont avec nous, tel que l'acteur Alberto San Juan qui viendra sur les bateaux avec nous. L'ancien directeur de l'Unesco Don Federico Mayor Zaragoza apporte également son appui.
Parmi vos détracteurs, certains disent que vous êtes manipulés par le Hamas et qu'Israël est un Etat qui a le droit de se défendre contre des intrusions extérieures sur son territoire, comme n'importe quel Etat. Tout en ajoutant que les bateaux contenaient des armes «servant à attaquer les soldats israéliens». Que rétorquez-vous ?
Ce qui me paraît une authentique provocation, c'est ce que fait subir Israël à un million d'habitants. Nous avons été accusés d'amener des armes. Ils nous ont aussi accusés d'être des intégristes. Tout cela rentre dans le cadre d'une propagande avec des arguments sans aucun type de fondement, aux seules fins de pouvoir justifier le blocus. Si nous étions coupables de tout cela, nous n'aurions pas tous les appuis dont nous bénéficions. D'ailleurs, je tiens à préciser que beaucoup d'Israéliens participent à ces actions et sont contre la manière d'agir de leur gouvernement. D'autre part, nos bateaux qui sont partis de Turquie ont été contrôlés par la douane avec des scanners. Ils sont passés par tous les contrôles de sécurité lors de notre départ, comme dans n'importe quel pays européen. Pourquoi donc nous empêcher de rentrer ?
Que sont devenus les bateaux qui ont été saisis par l'armée israélienne l'an passé ? L'armée affirme qu'elle les a rendus...
Les bateaux de la flottille internationale d'aide à Gaza ont été confisqués et nous ont été rendus avec les salles de machines détruites et hors d'usage. Le gouvernement d'Israël veut rétablir de bonnes relations avec la Turquie (pays d'où sont partis les bateaux l'année dernière) et préfère payer à coup d'indemnités plutôt que de s'excuser.
Comme nous l'indiquions en début d'interview, vous étiez le 30 mai 2010 sur le bateau Mavi Marmara lors de l'assaut par l'armée israélienne. Que s'est-il passé ?
Aucun de nous ne pouvait imaginer la brutalité de l'armée israélienne, et devant ce crime retransmis par toutes les télés du monde, personne n'a condamné, il n'y a pas eu de sanctions politiques. Quand Israël en 2008 bombarde Gaza et assassine 1 400 personnes, dont des centaines d'enfants, les Nations unies condamnent Israël. Il commence à y avoir une délégitimation du gouvernement d'Israël et on légitime un Etat de Palestine. L'Allemagne a aussi condamné pour la première fois.
Vous qui êtes sur le terrain, quelle solution préconisez-vous pour le règlement de ce conflit ?
La solution serait la création d'un Etat unique, mais démocratisé, dans lequel tous, Israéliens et Palestiniens, aient les mêmes droits. Un Etat qui devra être laïc. Car un Etat pour les Palestiniens n'est pas suffisant s'il n'est pas basé sur le droit au retour des quatre millions de Palestiniens dispersés aux quatre vents.
Quelle motivation vous pousse à continuer ?
Depuis longtemps, la réalité des camps m'a secoué. J'étais cette année dans un camp de Palestiniens au Liban. Et j'ai vu pour la première fois, au milieu de la misère, les yeux des Palestiniens briller. Car les Palestiniens dans les camps ne croient plus en rien. Ni même à aucun gouvernement arabe. Ils croient uniquement au pouvoir de la société civile. Et ils ont raison, car de cet appui dépend la défense du droit international, et qu'Israël assassine ou non.
Béatrice MOLLE

En Israël, le très mauvais choix d'Ehoud Barak

Le lancinant conflit israélo-palestinien n'avait pas besoin de cela. En claquant spectaculairement la porte du Parti travailliste, le 17 janvier, pour créer un nouveau parti pompeusement nommé Indépendance, l'ancien premier ministre Ehoud Barak n'a pas seulement provoqué une scission dont la conséquence immédiate a été de ramener le parti qui a fait Israël à un étiage historique de 8 députés (sur les 120 que compte la Knesset).
Il a aussi paraphé l'acte de décès politique du "camp de la paix" qui avait précédé, accompagné et soutenu les accords d'Oslo, en 1993. Qui se souvient que jusqu'au scrutin de 1999 ce parti ne remportait jamais moins de trente sièges aux élections, soit entre le quart et le tiers des députés de la Knesset. Face à un Likoud qui refusait jusqu'à ces toutes dernières années d'accepter la création d'un Etat palestinien à l'ouest du Jourdain, les travaillistes apparaissaient comme les garants du pragmatisme et de la raison.
Ehoud Barak n'est certainement pas l'unique responsable de cette déréliction qui fait que la gauche sioniste (parti Meretz et travaillistes) pèse aujourd'hui moins que les partis ultrareligieux, ce qui doit faire se retourner dans leurs tombes les pionniers laïques du Yichouv (le foyer juif en Palestine avant la création d'Israël par l'ONU) !
M. Barak y a pourtant grandement contribué. Le soldat le plus décoré de l'histoire d'Israël, réputé pour ses qualités de planificateur et, de manière plus anecdotique, pour son goût immodéré pour les mécanismes d'horlogerie, a consciencieusement déréglé la machine. Tout d'abord en vulgarisant, après l'échec des négociations de paix de Camp David, en 2000, la thèse de l'absence de partenaire chez les Palestiniens, que la deuxième Intifada a ensuite profondément ancrée dans les esprits en Israël.
Prêt à tout pour conserver un fauteuil de ministre de la défense, il a illustré jusqu'à la caricature les compromissions politiques dont la démocratie israélienne est aujourd'hui l'otage, précipitant le départ de cadres prometteurs.
De ce champ de ruines, n'émergent que deux vainqueurs : le premier ministre du Likoud, Benyamin Nétanyahou, et son ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, chef du parti nationaliste Israel Beitenou - le second ne songeant qu'à remplacer le premier à la tête du gouvernement.
Deux hommes qui, comme le vieux chef du Likoud Yitzhak Shamir en son temps, sont prêts à négocier pendant des décennies avec les Palestiniens des accords préliminaires, intermédiaires, temporaires, transitoires, etc. -, le temps que la colonisation de la Cisjordanie rende définitivement impossible la création d'une Palestine aux côtés d'Israël.
Si l'on ajoute à ce désastre la fracture palestinienne persistante entre le Fatah et les islamistes du Hamas, et l'enracinement de ce dernier dans le territoire de Gaza à la double faveur d'un blocus israélien (et égyptien) inopérant et d'un boycottage occidental peu pertinent, on a du mal à trouver encore des raisons pour ne pas désespérer de la paix.
Article paru dans l'édition du 22.01.11
Lien 

"Pas de paix sans la libération des prisonniers palestiniens"

21/01/2011
La question des prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes constitue une priorité dans le combat des Palestiniens et aucune paix n'est possible sans une solution définitive de cette question, ont affirmé, vendredi à Rabat, des responsables palestiniens.
La question des prisonniers est fatidique et la signature d'un traité de paix ne pourra être conclue sans la libération de tous les prisonniers palestiniens, a estimé le ministre des Affaires des prisonniers et des libérés à l'Autorité nationale palestinienne, M. Issa Qaraqe, à l'ouverture du congrès international de soutien à la cause des prisonniers palestiniens qui se tient jusqu'au 23 janvier, sous le signe "La libération des prisonniers palestiniens : une responsabilité internationale".
Aucune paix ne pourra être établie tant qu'il y a des prisons, des détentions, des colonisations et le mur de séparation, a-t-il dit, formulant le v?u de voir ce congrès une démarche sur la voix de la libération des prisonniers.
Estimant que la question ces prisonniers est désormais internationale et non seulement une cause palestinienne ou arabe, M. Qaraqe a appelé la communauté internationale à défendre les droits spoliés du peuple palestinien.
Ce congrès constitue une occasion pour interpeller la communauté internationale, a-t-il ajouté, déplorant le fait que les conventions et les résolutions des Nations unies soient appliquées à tous les peuples, à l'exception du peuple palestinien.
De con côté, M. Abbas Zaki, membre de l'organisation pour la libération de la Palestine, a mis l'accent sur la nécessité d'internationaliser la question des prisonniers palestiniens et la doter d'outils juridiques en vue de concrétiser les résolutions arabes concernant cette question.
Il a critiqué le mutisme de la communauté internationale face aux crimes perpétrés par l'armée israélienne, notamment à Al Qods occupée.
Pour sa part, le président du Club du prisonnier palestinien, M. Qadoura Fares, a souligné que l'état d'Israël ne peut rester sans impunité alors qu'il fait subir à ces prisonniers toutes les formes d'agression et de torture.
Israël détient plusieurs dirigeants palestiniens dont des parlementaires et ministres, a-t-il dit.
Quant à M. Mohammed Lahlou, représentant la Ligue arabe, a précisé que les prisonniers palestiniens subissent les pires formes de supplices, de la détention à l'exécution.
Les crimes israéliens n'ont pas épargné les organes des prisonniers décédés, a-t-il noté, relevant que les années de détention n'ont pas atteint leurs volonté et convictions pour la liberté et l'indépendance.
Par ailleurs, M. Lahlou a passé en revue les différentes résolutions et initiatives de la Ligue arabe au sujet de cette question qui est au coeur des travaux de cette institution panarabe qui ne cesse d'effectuer des consultations avec les organisations internationales afin de garantir leur libération.
Ce congrès sera couronné par une soirée artistique et poétique, à Rabat, animée par le poète palestinien Samih Al Kassem, le journaliste Zahi Ouhbi et l'artiste libanais Marcel Khalifa.
Cette rencontre est initiée notamment par l'association marocaine pour le soutien de la lutte palestinienne, le club des prisonniers palestiniens, l'agence Bayt Mal Al Qods, l'ambassade de la Palestine au Maroc, l'association des barreaux du Maroc et l'association marocaine des droits Humains.
MAP
Lien

Le Hamas critique la France pour son soutien au régime sioniste

21 Janvier 2011 18:59 
IRIB- Le Mouvement de la Résistance islamique de la Palestine, (Hamas), a accusé la France d’avoir pris fait et cause pour le régime sioniste. Selon le centre d’information palestinien, Sam Abu Zuhri, le porte-parole du Hamas, a déclaré, hier, jeudi, que les critiques formulées par Michèle Alliot-Marie, la ministre française des A.E, à propos du maintien en détention de Gilad Shalit, le soldat israélien emprisonné, dans la bande de Gaza, reflètent la partialité totale de la France, en faveur du régime sioniste. Abu Zuhri a accusé la France d’adopter une attitude ambigüe envers les questions palestiniennes et a déclaré que Shalit avait été capturé, sur les champs de bataille où il tuait des civils, tandis que les Sionistes ont emprisonné des milliers de Palestiniens innocents. Michèle Alliot-Marie a considéré, hier, au Consulat de France, à Qods, la détention de Shalit, comme un crime de guerre !!  
Lien 

Le soutien de 100 pays du monde à la résolution anti-israélienne

21 Janvier 2011 20:41 
IRIB- Plus de 100 membres de l'Organisation des Nations unies ont apporté leur soutien à la résolution du Conseil de sécurité contre Israël.
Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erekat, a condamné, jeudi, la poursuite de la colonisation, dans les territoires occupés, soulignant que l'Autorité autonome est contre tout retard, dans l'examen de cette résolution, au Conseil de sécurité. Le projet de résolution, dénonçant la colonisation des territoires occupés, par le régime israélien, a été remis, le mardi 18 janvier, officiellement, au Conseil de sécurité. La poursuite de la colonisation s'est heurtée aux vives protestations de la Communauté mondiale; les résolutions de l'ONU jugent illégale l'implantation de ces colonies.
Lien 

La France a conditionné son vote positif au projet de résolution des pays arabes, membres de l’ONU

22 Janvier 2011 01:15 
IRIB- La ministre française des Affaires étrangères, en faisant allusion au projet de résolution des pays arabes, membres de l’ONU, condamnant la colonisation, dans les territoires occupés palestiniens, a déclaré que, si cette résolution reste équilibrée et ne constitue pas une entrave à la reprise des négociations entre l’Autorité autonome et Israël, la France votera en sa faveur, au Conseil de sécurité. Selon l’AFP, câblant de Qods, Michèle Alliot-Marie, au premier jour de sa visite de 4 jours, dans les territoires occupés palestiniens, en Egypte et en Jordanie, a déclaré, devant les journalistes, que si cette résolution reste modérée et ne fait pas obstacle à la reprise des négociations, la France votera pour. Les négociations directes du régime sioniste avec l’Autorité autonome palestinienne, qui avaient été reprises, l’an dernier, à Washington, avec la médiation américaine, se sont arrêtées, le même mois, en raison de la reprise de la colonisation, dans les territoires occupés palestiniens. Certains protestataires palestiniens furieux, qui brandissaient un écriteau, sur lequel, on pouvait lire «Sors de Gaza», ont attaqué, vendredi, la voiture de Michèle Alliot-Marie.
Lien 

Alliot-Marie démentit les propos qui lui ont été attribués

22 Janvier 2011 08:12 
IRIB - La Cheffe de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a démenti  les propos qui lui ont été attribués, au sujet des Palestiniens. Michèle Alliot-Marie, qui s'est rendu, en Cisjordanie, pour s'entretenir avec les responsables de l'Autorité palestinienne, en démentant les propos sur l'illégalité de la Résistance du peuple palestinien, a déclaré que la France soutenait les positions des Palestiniens, pour le règlement équitable de la crise, dans la région, notamment, l'échange  des prisonniers.  Entourée, par les Palestiniens protestataires, qui lui demandaient de quitter la région, Mme Alliot-Marie s'est rendu, également, dans la Bande de Gaza, pour visiter les régions endommagées, lors de l'offensive de 22 jours du régime sioniste.
Lien 

Ban Ki-moon condamne la poursuite de la colonisation

22 Janvier 2011 08:23 
IRIB - Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a, vigoureusement, critiqué Israël et sa politique de colonisation, la qualifiant de principal obstacle, sur la voie de la paix. M. Ban a appelé le régime sioniste à geler l’implantation illégale des colonies de peuplement, en Cisjordanie et à Qods-Est. "En vertu du droit international et des clauses de la «feuille de route», la colonisation est illégale.", ajouté M. Ban. "L’insistance de Tel-Aviv à construire de nouvelles colonies a compromis le climat de confiance, dans lequel, devraient se dérouler, en principe, tout dialogue de paix; elle a lancé, surtout, une vague de spéculation nocive aux négociations, tout en faisant échec aux efforts destinés à ramener les parties à la table du dialogue.", déplore M. Ban.
Lien 

Medvedev rencontrera les dirigeants israéliens à Davos

11:02 21/01/2011
MOSCOU, 21 janvier - RIA Novosti
Le président russe Dmitri Medvedev envisage de s'entretenir avec des dirigeants israéliens en marge du Forum économique mondial de Davos, a annoncé vendredi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti le conseiller du président Arkadi Dvorkovitch.
"Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la visite du président russe en Israël prévue en janvier a été annulée. Une telle rencontre est au menu et nous espérons qu'elle aura lieu", a-t-il déclaré aux journalistes.
En outre, le chef de l'Etat russe aura d'autres rencontres bilatérales, notamment avec le président suisse, a poursuivi le responsable.
En raison de la grève des diplomates israéliens, les dates du déplacement de M.Medvedev dans l'Etat hébreu planifié depuis longtemps ont été déplacées. Vu l'importance des questions inscrites à l'ordre du jour de ce sommet, MM. Medvedev et Peres ont convenu de se rencontrer fin janvier, lors du forum mondial de Davos.
Lien 

PO: les blindés russes destinés aux Palestiniens bloqués en Jordanie

14:24 21/01/2011
MOSCOU, 21 janvier - RIA Novosti
Les véhicules blindés de transport de troupes russes (BTR) destinés aux Palestiniens restent bloqués en Jordanie en raison de la position d'Israël, a déclaré vendredi aux journalistes le vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Saltanov.
"La situation reste inchangée. Le matériel acheminé en Jordanie pour être livré à l'Autorité  nationale palestinienne reste dans ce pays. Nous poursuivons d'entreprendre les démarches afin que les autorités d'Israël accordent au plus vite, dans la mesure du possible, l'autorisation de fournir ce matériel aux forces palestinienne de sécurité", a souligné le diplomate.
Selon lui, Moscou reste convaincue que "le renforcement des institutions et de structures de sécurité dont dispose l'Autorité palestinienne contribue à renforcer la stabilité dans la région, profitant tant aux Palestiniens qu'aux Israéliens".
50 BTR-70  destinés aux Palestiniens, restent bloqués sur le territoire jordanien "en raison de formalités de la partie israélienne". La cérémonie officielle de remise du matériel a eu lieu le 19 juillet 2010 en Jordanie, les blindés y ayant été acheminés par voie maritime. Les experts russes ont formé les conducteurs et les mécaniciens palestiniens à manier ces véhicules.
En 2008, Israël  a donné son feu vert pour la livraison aux forces de l'ordre palestiniennes des BTR russes destinés à la lutte contre les terroristes, à condition de retirer les mitrailleuses et les canons.

Al MA’ASARA : la Resistance populaire ne faiblit pas

Publié le 21-01-2011

Dans le village de Al Ma’asara, près de Béthléem, qui se bat contre le mur de l’annexion, Palestiniens, Israéliens et Internationaux se sont retrouvés à leur poste ce vendredi pour manifester contre la confiscation des terres palestiniennes.
La cinquantaine de manifestants présents ont exprimé à cette occasion leur solidarité avec le militant israélien, Jonathan Pollak, de Tel Aviv, qui subit une peine d’emprisonnement de 3 mois, ainsi qu’avec le dirigeant palestinien Adnan Gheith, qui a été déporté de sa ville de Jérusalem par ordre militaire.
Au cours de la manifestation de ce vendredi, l’un des militants israéliens a été tabassé, puis arrêté par l’armée israélienne.
Mahmoud Zwahra
Al-Ma’sara village - Bethlehem - Palestine P.O.Box 768
CAPJPO-EuroPalestine

Boycott : Merci aux anarchistes israéliens contre le mur ! (vidéo)

Publié le 21-01-2011

Ils sont jeunes, mais ne se laissent pas intimider par la répression israélienne. Nous les remercions pour leur ténacité et leur sens de la justice. Voir la vidéo.
CAPJPO-EuroPalestine

Victoire de la mobilisation BDS : à Toulouse, le Conseil régional refuse la subvention aux marchands de mort

Publié le 21-01-2011

Sous l’effet d’une indignation généralisée, la Commission Industrie du Conseil régional Midi-Pyrénées a ajourné, jeudi, avec avis défavorable, un scandaleux projet de subvention publique aux industries militaires françaises et israéliennes.
La Chambre de Commerce France-Israël (CCFI), coutumière de l’arrogance, avait vendu la peau de l’ours un peu trop tôt en annonçant qu’elle avait obtenu une subvention de près de 100.000 €, pour financer un voyage de représentants des firmes EADS, Airbus et Dassault à Tel-Aviv.
Pièce maîtresse du séjour : des rencontres avec les fabricants israéliens de drones, ces engins sans pilote qui bombardent les populations civiles palestiniennes, ainsi qu’avec Elbit, firme spécialisée dans la construction du mur et autres miradors.
Une campagne massive de courriers de protestations et de coups de fils sur le thème "Nos impôts ne financeront pas Israël", adressés au Président du Conseil Régional Martin Malvy et aux autres conseillers régionaux avait dans un premier temps permis de révéler la manœuvre. Par prudence, Malvy faisait alors supprimer de la plaquette de la Chambre de Commerce France-israel (CCFI) la mention de la subvention, qui devait être discutée par la Commission Industrie jeudi matin. Mais c’était sans compter sans la mobilisation militante.
A l’appel des diverses organisations engagées localement dans la solidarité avec le peuple palestinien (EuroPalestine Toulouse, BDS Comminges, Comité Palestine 81, La Guerre Tue, AFPS Montauban, Palestine12, Palestine Rodez, Gers Palestine, Couserans Palestine, Solidarité Palestine Cahors, Stop Apartheid, comité Palestine Figeac, comité Palestine 31, UJFP, AFPS 31), nous avons bruyamment exprimé notre indignation, jeudi matin devant le Conseil Régional.
Tandis que FR3 couvrait notre manifestation d’une soixantaine de personnes, des élus du Front de Gauche (FG) et des Verts venaient à notre rencontre, saluaient notre présence dans la rue, et s’engageaient à batailler, à l’intérieur du Conseil, pour s’opposer à un tel dévoiement des deniers publics.
De fait, comme vient de nous le rapporter l’un d’entre eux, les élus FG et Verts membres de la Commission Industrie, en séance, ont fait valoir que le projet était rien moins qu’une collaboration aux crimes de guerre perpétrés par l’occupant israélien de la Palestine, et qu’ils n’hésiteraient pas à déposer une plainte devant la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye, si le Conseil Régional persévérait dans la besogne.
Un avertissement salutaire puisqu’après réflexion, la Commission Industrie a décidé d’ajourner le vote de la subvention. Le dossier sera représenté le 10 février devant la Commission Permanente du Conseil Régional, mais il est d’ores et déjà frappé d’un avis défavorable.
La mobilisation paye ! Pas un sou pour les criminels de guerre !
CAPJPO-EuroPalestine

3000 colons envahissent des terres palestiniennes près de Bethléem, les fermiers qui protestaient attaqués par l'armée

Bethléem - 21-01-2011

Par Palestinian News Network 
Hier matin, environ trois mille colons israéliens ont envahi des terres agricoles appartenant à des villageois palestiniens près de Bethléem. Les fermiers d'Ertas et de Wadi Rahal se sont précipités sur leurs terres occupées par les colons. Les soldats israéliens, pour protéger les colons, ont tiré des grenades lacrymogènes sur les fermiers et en ont attaqué plusieurs. Ils ont arrêté Khalil Abu Sidah, 17 ans, mais l'ont relâché trois heures après.
Les soldats israéliens ont empêché les journalistes palestiniens de couvrir les incidents. Les villageois ont dit que les colons avaient apporté des tentes, ce qui indique qu'ils vont essayer d'installer un nouvel avant-poste.
Traduction : MR pour ISM 

Haaretz: l'Espagne le premier pays européen à reconnaître l'Etat palestinien

21/01/2011  
Selon le quotidien israélien Ha'aretz, citant des sources diplomatiques à New York « l'Espagne sera le premier pays en Europe occidentale, qui annoncera sa reconnaissance d'un Etat palestinien ».  
Selon les mêmes sources, la « reconnaissance » d'un Etat palestinien est d’une importance qui ne peut être ignorée, et aura une incidence sur d'autres pays en Europe.  
Les sources ont indiqué que le nombre des États qui annonceront leur  « reconnaissance » d'un État palestinien sera plus important que prévu. Selon ces sources " le gel du processus politique est en faveur  pour les Palestiniens."  
Des sources diplomatiques ont indiqué que « les estimations indiquent que la  reconnaissance des pays latino-américains d'un Etat palestinien est censé encourager la reconnaissance par 12 petit pays des îles des Caraïbes. Or,  même si elles sont petites,  elles ont le droit de vote à l'Organisation des Nations Unies similaire à la Chine et l'Inde ».  
Il était prévu aussi que les pays d’Asie et d’Afrique « reconnaissent » un Etat palestinien bientôt.
Ces mêmes sources indiquent que «  les hauts responsables palestiniens ont contacté le Honduras, le Guatemala et El Salvador afin de faire pression pour réaliser une déclaration de reconnaissance de l'Etat palestinien ».  
Les sources ont ajouté que «les Palestiniens préfèrent le vote de ladite déclaration à l'Assemblée générale des Nations Unies en Septembre, où il est assuré d'une majorité de l'initiative."
Lien 

Alliot-Marie persona non grata en Palestine : la vidéo

samedi 22 janvier 2011 - 06h:57
Al Jazeera
Michèle Alliot-Marie a été reçue comme une indésirable dans l’enclave palestinienne de Gaza. Selon la radio israélienne, elle aurait déclaré que l’Union Européenne devait condamner la capture de Gilad Shalit par la résistance palestinienne comme crime de guerre. Un démenti a ensuite été publié...  
La ministre française des Affaires étrangères a été contrôlée par des médecins israéliens, après avoir été frappée à la tête lors d’une visite houleuse à Gaza.
Des manifestants palestiniens ont assailli la voiture [blindée] de Michèle Alliot-Marie et à un certain moment elle a été aurait été bombardée avec des oeufs et des chaussures.
Ils réagissaient aux déclarations faites par Alliot-Marie qui aurait prétendu que la capture par le Hamas [mouvement de la résistance islamique] de Gilad Shalit, le soldat israélien qui possède également la nationalité française, était un crime de guerre.
Rapporté par Nicole Johnston d’Al Jazeera.
[On peut espérer que la colère exprimée par les Gazaouis servira de leçon à tout ces hypocrites des gouvernements occidentaux, lesquels - après avoir discuté coopération et contrats d’armement avec l’état sioniste - ne font le déplacement en Cisjordanie et à Gaza que pour simuler un quelconque intérêt pour le peuple de Palestine - N.d.T]
21 janvier 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/video/...
Traduction : Info-Palestine.net
Lien

Télégrammes du dossier Wikileaks sur l’attaque israélienne contre Gaza

samedi 22 janvier 2011 - 07h:06
Kathleen Christison
Les USA ont défendu le massacre.
(JPG)
Pendant plusieurs semaines et avec le soutien actif ou passif des puissances occidentales et de la plupart des pays arabes, l’entité sioniste s’était déchaînée contre la population de Gaza, assassinant enfants, femmes, vieillards et combattants de la résistance - Photo : AFP
Counterpunch a eu accès aux télégrammes du dossier Wikileaks relatif à l’attaque israélienne contre Gaza d’ il y a deux ans (opération Plomb durci, 27 décembre 2008 - 18 janvier 2009). Bien que les télégrammes se contentent de reprendre les communiqués de presse israéliens et donnent peu d’informations sur l’attaque israélienne ou sur les préparatifs qui l’ont précédée, ils montrent sous une lumière impitoyable que le gouvernement US est au service servile de la machine militaire israélienne.
Les télégrammes montrent nettement, s’il en était encore besoin, la position des USA par rapport aux attaques israéliennes lancées sans provocation contre les Palestiniens et ses autres voisins arabes. Bien que l’opération Plomb durci ait été lancée pendant les derniers jours de l’administration Bush et se soit terminée deux jours avant l’inauguration de Barak Obama, toutes les politiques de la nouvelle administration pendant les deux années qui ont suivi - notamment son rejet du rapport Goldstone présentant en détail les atrocités et les crimes de guerre israéliens pendant l’opération Plomb durci - ont appuyé à l’évidence les actions israéliennes.
Les télégrammes donnent un aperçu manifestement unilatéral de l’attaque israélienne. Comme ils tirent leurs rapports quotidiens principalement des médias israéliens, ils tiennent le compte des roquettes lancées sur Israël depuis Gaza et décrivent de façon dramatique « les poupées brûlées et les jouets détruits » dans un jardin d’enfants vide de Beersheba, touché par une roquette tout en passant pratiquement sous silence les bombardements aériens et les tirs d’artillerie intensive lancés par Israël contre Gaza, notamment contre sa population civile. On ne parle pas des enfants palestiniens brûlés et à peine des biens détruits à Gaza. Même les médias occidentaux ont couvert de façon plus exacte les pertes palestiniennes.
Les télégrammes de l’ambassade US ont fourni quelques renseignements sur les victimes palestiniennes, mais de façon négligeable. Un télégramme perdu dans la collection daté 10 jours environ après le début de l’attaque, cite une seule fois des rapports de la presse occidentale faisant état de 530 victimes palestiniennes. Ceci, à un moment où les télégrammes rapportaient la mort de cinq Israéliens. Les pertes israéliennes étaient sans cesse mises en évidence. Ce rapport, grosso modo de 100:1 entre les victimes palestiniennes et israéliennes, s’est maintenu pendant toute l’opération, mais il n’en a pas été fait état dans les télégrammes US. Dans quelques cas, les autorités consulaires US ont transmis les opinions de Gazaouis exprimant la détresse des Palestiniens, mais même alors le télégramme apportait une réserve à la déclaration d’un Gazaoui disant que sa ville subissait le feu de plus en plus nourri des tirs israéliens : « selon lui le feu israélien était ’aveugle’".
Chaque fois que les télégrammes mentionnaient un lieu précis à Gaza ayant été attaqué ou détruit, notamment les hôpitaux et les mosquées, les télégrammes répétaient les assertions israéliennes sans les remettre en question ; le 2 janvier par exemple, on mentionne que l’armée de l’air israélienne a détruit une mosquée « qui aurait servi de dépôt d’armes et de centrale de communication ». L’ambassade répète, sans exprimer le moindre doute, la position israélienne pendant toute l’opération alléguant que les responsables du Hamas regroupaient « certaines capacités de commandement et de contrôle » à l’hôpital Shifa de Gaza en se déguisant en médecins et en infirmiers.
La première collection de télégrammes montre l’a priori US en signalant, plusieurs jours avant le début de l’opération, que la pression était montée en Israël comme suite à la « riposte » aux attaques de roquettes en provenance de Gaza « depuis que le Hamas a annoncé la fin de l’accord de trêve « tadhiya », le 19 décembre ». En essayant d’imputer les hostilités au Hamas ils passent sous silence, ce qui n’était un secret pour quiconque suivait la situation à l’époque, que c’était Israël qui avait violé, le 4 novembre, la trêve en place depuis le mois de juin en lançant une incursion non provoquée à Gaza qui avait tué plusieurs Palestiniens. L’action du Hamas mettant fin à la trêve quelques semaines plus tard était une réaction à la violation israélienne.
Le parti pris étasunien le plus évident - seul exemple d’analyse ou de conseil politique dans cette collection de télégrammes - se manifeste aussi avant le début de l’opération « nous recommandons » écrit l’ambassadeur James Cunningham le 22 décembre « que le gouvernement US commence par condamner le caractère illégitime du gouvernement Hamas à Gaza, qui a pour politique de tirer ou de permettre à d’autres factions de tirer des roquettes et des mortiers sur des cibles civiles israéliennes, ainsi que sa décision de mettre fin à la période de calme de la ’tadhiya’. Cunningham semble confondre causes et effets : même si le pouvoir du Hamas était illégitime - ce qu’il n’est pas, ce parti ayant été démocratiquement élu trois ans plus tôt - on ne présume pas communément que l’illégitimité politique justifie un assaut militaire massif. Et surtout pas lorsque, comme les USA devaient le savoir, le Hamas n’avait pas provoqué les hostilités. Cunningham poursuit en recommandant le soutien du « droit d’Israël de se défendre ». Le Hamas apparemment n’a pas le droit de défendre les Gazaouis contre les attaques israéliennes.
L’ambassade calme sa conscience en disant « nous insistons sur notre souci du bien-être des civils palestiniens innocents et sur la volonté étasunienne de fournir un secours humanitaire d’urgence ». C’est la seule fois où on mentionne les civils palestiniens innocents dans toute la collection de télégrammes.
L’hypocrisie est flagrante. Le parti pris étasunien montré ici n’a de toute évidence rien de neuf. Mais cette fois, il est écrit noir sur blanc - ou plus exactement en filigrane : la diplomatie soutient le massacre et le génocide (terme utilisé par plus d’un commentateur juif ou non juif pendant l’attaque de Gaza). De telles atrocités sont justes aux yeux des USA si Israël les commet, mais elles ne sont pas permises au Hamas.
(JPG)
* Kathleen Christison est une ancienne analyste politique de la CIA et l’auteure de plusieurs livres sur la situation palestinienne, notamment Palestine in Pieces, écrit conjointement avec feu son mari ,Bill Christison. Vous pouvez lui écrire à l’adresse suivante :
19 janvier 2011 - CounterPunch - Cet article peut être consulté ici :
http://www.counterpunch.org/christi...
Traduction : Anne-Marie Goossens
Lien 

Michèle Alliot-Marie chahutée à son arrivée à Gaza

publié le vendredi 21 janvier 2011
AFP

 
A Gaza des manifestants rappellent à la ministre des Affaires étrangères françaises que des milliers de Palestiniens croupissent actuellement dans les prisons israéliennes [1].
"La chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, a été chahutée, vendredi 21 janvier, par quelques dizaines de manifestants palestiniens à son arrivée à l’hôpital Al-Quds à Gaza, a constaté un journaliste de l’AFP. Les mêmes manifestants avaient auparavant jeté des chaussures et lancé des huées au passage de son convoi juste après son entrée dans la bande de Gaza, afin de protester contre des propos attribués à tort par le service arabe de la radio israélienne à la ministre.
Ces propos tenus en sa présence jeudi par le père du soldat israélo-français enlevé Gilad Shalit, Noam Shalit, qualifiaient sa détention au secret de "crime de guerre". Une trentaine de manifestants brandissant des banderoles bloquaient le poste de sécurité du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. "Il y a Gilad Shalit mais aussi 7 000 prisonniers palestiniens", pouvait-on lire sur l’une d’elles. Sur une vaste pancarte une photo de Mme Alliot-Marie était barrée d’un trait rouge avec l’inscription "Get out of Gaza" ("Sors de Gaza") [2].
Arrivés par bus devant l’hôpital, les manifestants ont ensuite poursuivi Mme Alliot-Marie jusqu’à l’entrée de l’établissement, où ils ont été maintenus à l’extérieur par le service d’ordre. Au milieu de la cohue, à l’entrée et à la sortie de l’hôpital, dont le service des urgences a été réhabilité en décembre grâce à l’aide de la France, la ministre des affaires étrangères française est restée souriante et imperturbable. Lors de sa rencontre avec Noam Shalit, Mme Alliot-Marie s’était engagée à intervenir auprès de l’Union européenne à "faire passer le message pour que le prisonnier reçoive des visites de la Croix-Rouge".
"METTRE UN TERME AU BLOCUS"
La France appelle à "mettre un terme" au blocus de la bande de Gaza "au nom des valeurs de liberté et de dignité", a affirmé la chef de la diplomatie française lors de sa première visite dans ce territoire palestinien. "Le blocus de Gaza engendre la pauvreté et nourrit la violence. Au nom des valeurs de liberté et de dignité que nous avons en partage, la France appelle Israël à y mettre un terme", a déclaré Mme Alliot-Marie lors d’un discours vendredi au Centre culturel français de Gaza.
La ministre des affaires étrangères française a réaffirmé que les frontières de 1967 constituaient la base des négociations israélo-palestiniennes pour l’UE, dans une interview publiée vendredi par le quotidien palestinien Al-Qods. Mme Alliot-Marie, en tournée au Proche-Orient depuis jeudi, a en outre indiqué avoir lancé une invitation pour le 3 février à toutes les parties concernées pour un dîner de suivi de la Conférence de Paris sur l’aide à l’Etat palestinien."
[1]
Après ce qui s’est passé à Gaza,

Madame le Ministre doit recevoir les parents du prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri !
Justice !
Pas 2 poids 2 mesures !

[2] voir la vidéo de TF1 :

relayé par le Monde (avec vidéo) http://www.lemonde.fr/proche-orient...
Intro, ajout de photos (yahoo) et de note (message de JC Lefort, président de l’AFP) : CL, Afps

Atlas des Palestiniens : Un peuple en quête d’un État

publié le vendredi 21 janvier 2011

Jean-Paul Chagnollaud et Sid-Ahmed Souiah, Cartographie de Madeleine Benoit-Guyod
 
Cet atlas raconte l’histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l’avènement d’un État sur son territoire.
Des décennies plus tard, cet objectif n’est toujours pas atteint et semble même plus inaccessible que jamais. Depuis 1948, plus de la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays, beaucoup dans les conditions précaires des camps de réfugiés, tandis que l’autre moitié est soumise à l’occupation, à la colonisation et, depuis 2006 à Gaza, à un blocus.
Aujourd’hui, toute perspective de paix paraît lointaine, les rapports de force continuant d’être défavorables aux Palestiniens malgré les soutiens internationaux dont ils bénéficient. Par un processus de colonisation systématique et la construction d’un mur qui s’étend jusqu’au coeur de la Cisjordanie, la stratégie israélienne vise à fragmenter et déstructurer un espace sur lequel il sera de plus en plus difficile d’établir un État palestinien viable disposant d’une véritable continuité territoriale. Cette situation aggrave l’exclusion de tout un peuple qui, malgré le droit international reconnaissant la légitimité de son aspiration à un État à côté d’Israël, est ainsi contraint de vivre dans l’exil, l’occupation et le blocus dans la bande de Gaza.
Les auteurs
Jean-Paul Chagnollaud est professeur de science politique à l’université de Cergy-Pontoise et directeur de la revue internationale Confluences Méditerranée.
Sid-Ahmed Souiah est professeur de géographie à l’université de Cergy-Pontoise. Il est chercheur au laboratoire MRTE (Cergy-Pontoise) et dans le Groupe de recherche sur le Maghreb et le Moyen-Orient (GREMAMO, Sedet, Paris 7 –Denis Diderot).
Avec la collaboration de Pierre Blanc, enseignant-chercheur en géopolitique au CIHEAM et rédacteur en chef de la revue Confluences Méditerranée. Il effectue des missions dans les territoires palestiniens.
Madeleine Benoit-Guyod est cartographe indépendante.
publié par Confluences Méditerranée

Iran, Hamas : les étonnantes confidences de l’ancien patron du Mossad

publié le vendredi 21 janvier 2011
Georges Malbrunot

 
La république islamique ne représente pas une menace existentielle contre l’État hébreu, a affirmé hier Ephraïm Halévy, l’ancien chef du Mossad lors d’une conférence à Paris devant le think-tank Center of Political and Foreign Affairs.
Israël est « en guerre contre l’Iran depuis plus de vingt ans, a ajouté Halévy, en réponse à une question de l’auteur de ce blog, mais c’est une guerre clandestine, et chaque camp a intérêt à conserver le caractère clandestin de cet affrontement. Les Iraniens comme nous (Israéliens) se comportent de façon rationnelle. Ils pensent et agissent logiquement. Les Iraniens sont certainement impliqués dans des activités clandestines en vue de fabriquer une bombe à des fins militaires. Mais entre Israël et l’Iran, les choses sont plus complexes » qu’il n’y parait, a poursuivi Ephraïm Halevy, qui a révélé avoir rencontré des responsables iraniens, ces dernières années.
« J’ai rencontré des responsables iraniens ces dernières années dans le cadre de contacts en coulisses », a poursuivi l’ancien maître espion. « Les Iraniens voulaient me rencontrer pour savoir ce que je pensais de la situation maintenant que je ne suis plus aux affaires. C’était des gens qui avaient des positions officielles en Iran. Un ou deux ambassadeurs m’ont dit ceci : mon rêve c’est d’être le premier ambassadeur d’Iran à venir prendre son poste à Jérusalem. J’ai dit d’accord, c’est bien, mais vous devez être prudents, la route est longue. » Officiellement, l’État hébreu et l’Iran n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1979, mais depuis des rencontres entre membres de leurs services de renseignements se sont tenues à différents points du globe, Vienne notamment.
Chose surprenante encore, en 2008, le plus proche collaborateur du président Mahmoud Ahmadinejad, Rahim Mashaïe avait déclaré que l’Iran n’avait rien contre le peuple israélien, et en dépit des protestations de certains radicaux, il a conservé son poste.
Les déclarations d’Halévy tranchent avec le discours officiel de l’État hébreu qui voit dans l’Iran la plus grande menace pesant sur son existence. Mais comme l’a reconnu l’ancien patron du Mossad, il n’y a pas consensus en Israël sur la réponse à donner au problème nucléaire iranien.
Ephraïm Halévy a tenu d’autres propos iconoclastes, sur le Hamas palestinien, cette fois : « Le Hamas est entrain d’évoluer vers une acceptation de l’État d’Israël », a-t-il déclaré. Les islamistes « ne le disent pas ainsi aujourd’hui. Ils disent quelque chose de différent : qu’ils accepteront un état palestinien dans les frontières de 1967. Si on comprend leur langage, cela veut dire qu’au-delà de cet État, il y a un autre État, c’est Israël. Ils accepteront de facto Israël », a soutenu Halévy, pour qui « ces changements prennent du temps. Nous devons avoir de la patience. »
L’ancien patron de Mossad estime que l’Occident a tort de ne pas parler aux islamistes palestiniens. Pour lui, la solution réside dans un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas. En 2007, les États-Unis ont eu tort de saboter l’accord de réconciliation arraché à La Mecque par l’Arabie saoudite, a-t-il regretté.
publié sur le blog du Figaro "L’Orient indiscret"

Selon un sondage, la droite israélienne serait victorieuse en cas d’élections anticipées

22/01/2011
La coalition de droite dirigée en Israël par le Premier ministre Benjamin Netanyahu se maintiendrait au pouvoir en cas d'élections anticipées, selon un sondage rendu public hier. Selon cette enquête, réalisée après le départ lundi de trois ministres travaillistes du gouvernement, la coalition regroupant des partis de droite, d'extrême droite et religieux, garderait les 64 députés sur 120 dont elle dispose dans la présente législature.
Ce sondage traduit néanmoins une insatisfaction de l'opinion envers les principaux dirigeants israéliens.
54 % des personnes interrogées se disent mécontentes de la prestation du Premier ministre (39 % satisfaites). Le même pourcentage de 54 % critique le chef de la diplomatie, le populiste Avigdor Lieberman (contre 36 % de satisfaits), et 61 % le ministre de la Défense Ehud Barak (contre 29 %).
En cas d'élections anticipées, le Likoud (droite) de M. Netanyahu est crédité de 32 sièges contre 27 dans la présente législature. Le parti Israël Beiteinou (extrême droite) de M. Lieberman se maintiendrait à 15 sièges et les partis religieux de la coalition garderaient une vingtaine de sièges.
En face, le parti centriste Kadima, dirigé par Tzipi Livni, gagnerait deux sièges, passant à 30 députés, alors que le Parti travailliste s'effondrerait à nouveau de 13 sièges à 5.
L'enquête d'opinion, publiée par le quotidien Haaretz (gauche), a été réalisée par un institut indépendant sur un échantillon représentatif de 500 personnes avec une marge d'erreur de 4,5 %. 

Le convoi d’Alliot-Marie assailli à Gaza d’où elle appelle à la fin du blocus israélien

22/01/2011
La première visite à Gaza de la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a été chahutée hier par des manifestants pro-Hamas. Mme Alliot-Marie a été conspuée par quelques dizaines de protestataires lui reprochant des propos qui lui ont été attribués par erreur sur le soldat israélien Gilad Shalit, enlevé en juin 2006, actuellement aux mains du Hamas. Sa visite de l'hôpital al-Qods à Gaza a été perturbée par les manifestants, maintenus à l'extérieur par le service d'ordre, qui ont provoqué une cohue au milieu de laquelle la ministre est restée imperturbable. Une chaussure a été lancée en sa direction, mais elle l'a esquivée, selon des témoins. Valérie Hoffenberg, représentante spéciale de la France pour le processus de paix au Proche-Orient, a reçu un coup à la tête dans la bousculade des photographes et cameramen à l'intérieur de l'hôpital.
Auparavant, les mêmes protestataires avaient jeté des chaussures et des œufs vers son véhicule lors de son arrivée au poste de sécurité du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007. « Il y a Gilad Shalit, mais aussi 7 000 prisonniers palestiniens » dans les prisons israéliennes, proclamait l'une des banderoles des manifestants. Par haut-parleur, un manifestant a dénoncé les propos attribués à tort par plusieurs médias, dont la radio israélienne, à Mme Alliot-Marie, mais tenus en fait par le père de Gilad Shalit, Noam Shalit, qualifiant de « crime de guerre » la détention au secret du soldat, qui a également la nationalité française. Dans un communiqué jeudi, le Hamas avait dénoncé « la déclaration partiale de la ministre française des Affaires étrangères décrivant l'enlèvement de Shalit comme un "crime de guerre" ».
« Dans les manifestants, il y avait des mères dont je peux comprendre la tristesse, mais d'autres avaient souvent d'autres visées. Il faut rester serein. Il y avait une trentaine, une cinquantaine de manifestants, ce n'était pas très grave », a déclaré la ministre après le premier incident. « Il ne faut pas confondre un groupe de manifestants avec le peuple palestinien », a-t-elle insisté après cette première visite à Gaza d'un chef de la diplomate française depuis celle de Philippe Douste-Blazy en septembre 2005.
À Paris, le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Bernard Valero, a estimé que « ces petites manifestations ne devaient pas faire oublier » que Mme Alliot-Marie avait manifesté par sa visite « l'engagement de la France en faveur des populations gazaouies ».
Dans un discours au Centre culturel français de Gaza, la ministre a par ailleurs appelé Israël à lever complètement le blocus du territoire peuplé d'1,5 million d'habitants, dont 85 % dépendent de l'aide internationale. « Le blocus de Gaza engendre la pauvreté et nourrit la violence. Au nom des valeurs de liberté et de dignité que nous avons en partage, la France appelle Israël à y mettre fin », a-t-elle déclaré. « Des mesures d'allègement ont été prises (par Israël). Elles sont positives mais il faut aller plus loin. Ce sont les importations de biens de construction et de matières premières, les exportations et le libre mouvement des personnes qui doivent désormais être possibles », a plaidé la chef de la diplomatie. Mme Alliot-Marie n'a pas rencontré les autorités du Hamas, qui reste un paria de la communauté internationale.
« Je n'avais pas à voir les gens du Hamas tant qu'ils n'ont pas cessé les violences et reconnu Israël », a-t-elle ensuite expliqué lors d'une visite de la ville israélienne de Sdérot, limitrophe de Gaza. La ministre s'est ensuite envolée pour l'Égypte, où elle est arrivée en fin d'après-midi, pour poursuivre une tournée qui doit aussi la conduire en Jordanie. 

Entrée du convoi « Qods 5 » à Gaza par le passage de Rafah

[ 21/01/2011 - 10:29 ]
Gaza – CPI
Les autorités égyptiennes ont permis jeudi après-midi l’entrée du convoi « Qods 5 » dans la bande de Gaza via le passage terrestre de Rafah.
Le convoi comporte 16 militants, et transporte des aides médicales et des ambulances pour la bande de Gaza qui souffre d’une crise sanitaire étouffante qui résulte de la pénurie d’un grand nombre de médicaments.
Le convoi géré par le Comité local permanent pour le soutien du peuple palestinien, le Syndicat général des banques et assurances en Libye, est dirigé par Nouri Abdallah al-Shihawi, Secrétaire général du syndicat permanent de l’or et des métaux précieux. Le convoi transporte également à son bord de nombreux médias, dont la déléguée syndicale des journalistes libyens, Salma Ahmad al-Shi’ab.
La campagne palestinienne internationale contre le blocus de Gaza a condamné avec le réseau des ONG le resserrement du siège contre Gaza, et la réduction de l’entrée de blé, de gaz de cuisson, et de matières de base, en exhortant la communauté internationale à assumer ses responsabilités et d’exercer une forte pression sur l’ennemi afin qu’il mette fin au siège de manière totale.
La Campagne a déclaré dans un communiqué que l’arrêt de certains moulins à farine et de la plupart des stations de gaz domestique donne le signal d’alarme sur l’aggravation de la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.
La Campagne a souligné que l’embargo imposé par l’occupation est un crime et une violation flagrante de toutes les conventions et traités internationaux.
Les stations de gaz dans la bande de Gaza avait annoncé il y a quelques jours la pénurie de quantités de gaz dans la Bande en raison du refus de l’occupation  sous prétexte que Ramallah n’a pas converti les fonds alloués aux sociétés de gaz sionistes.

« Terkl » innocente l’entité de « crimes de guerre » lors de l’attaque de la Flottille de la Liberté

[ 21/01/2011 - 10:49 ]
Al-Nasserah – CPI
Des sources médiatiques hébreu ont annoncé que le comité sioniste « Terkl » qui a enquêté sur les faits de l’attaque contre le convoi international « Flottille de la Liberté » en route vers la bande de Gaza fin mai 2010, s’attache à disculper l’armée sioniste en partant de sa vision selon laquelle elle aurait « agi en toute légalité », lors de l’opération de contrôle sur les navires du convoi.
Une source proche du comité d’enquête a déclaré : « Le résumé des conclusions de la première partie des travaux du comité montre que l’armée a agi conformément aux dispositions du droit international lors de la saisie du navire turc ». Il a également souligné que l’ensemble des membres du comité, y compris les observateurs onusiens, ont adopté ces conclusions.
Le journal hébreu Maarev et la radio de l’armée ont exprimé leur conviction que le comité d’enquête, dont de nombreux côtés internationaux ont remis en cause la crédibilité, a procédé à « l’acquittement d’Israël de tout soupçon qui plane sur les crimes de guerre qu’elle aurait commis lors de la prise de contrôle du navire turc Marmara et les autres qui l’accompagnaient dans la flottille ».

Abou Zouhri : les déclarations d’Alliot-Marie sur Shalit sont un parti pris pour l’occupation

[ 21/01/2011 - 11:16 ]
Gaza – CPI
Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a décrit les déclarations de la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, selon lesquelles elle qualifie la détention de Shalit de crime de guerre, comme des paroles partiales pour l’occupation.
Abou Zouhri a déclaré dans la presse jeudi 20 janvier, que « ces déclarations reflètent la politique de deux poids deux mesures » et que Shalit est un « captif de guerre qui tuait des citoyens palestiniens à la frontière de Gaza, alors qu’il y a plus de 8000 prisonniers palestiniens enlevés par l’occupation dans leur domicile sans aucune accusation ».
Il a souligné le rejet des déclarations de la ministre française des Affaires étrangères, et a appelé la France à revoir sa position qui ne sert pas le rôle français dans la région.
Alliot-Marie avait prononcé ces déclarations lors de sa rencontre avec les parents de Shalit à al-Qods occupée plus tôt dans la journée.

Hamas dément les prétentions du Fatah sur une rencontre entre Arouri et des responsables sionistes

[ 21/01/2011 - 12:58 ]
Gaza – CPI
Le mouvement de résistance islamique Hamas dément les informations diffusées par les médias du Fatah sur des rencontres entre le leader le shaykh Salih al-‘Arouri, avec des responsables sionistes en Europe, en considérant que ces prétentions sont une tentative évidente de fausser l’image du Hamas.
Le mouvement a déclaré dans un communiqué émis par son bureau médiatique : « Au Hamas, nous condamnons fermement la propagande menée par certains médias affiliés au mouvement du Fatah, en diffusant des mensonges sur des rencontres prétendues entre le frère Salih al-‘Arouri leader dans le mouvement, et des responsables sionistes en Europe. Nous affirmons qu’il s’agit d’informations mensongères sans fondement, dont le but est de porter atteinte à l’image du mouvement et de ses leaders, et qui ne sont présentes que dans l’imagination de ceux qui ont crée ces mensonges ».
Le Hamas a ajouté : « Certains dirigeants influents au sein du Fatah et de l’Autorité palestinienne, noyés dans la boue des négociations, des rencontres et de la collaboration sécuritaire avec les sionistes, et qui ont été touchés par la manie des réunions avec l’ennemi. Ils ne trouvent plus de sens à leur vie lorsque s’arrêtent leurs réunions et négociations humiliantes avec les sionistes. Ils tentent de ternir l’image des leaders du mouvement et des représentants nationaux de notre peuple, attachés aux principes des palestiniens et à sa résistance, pour justifier leurs rencontres suspectes avec les leaders de l’ennemi sioniste. »
Le mouvement de résistance a affirmé son « rejet de toute rencontre avec l’ennemi criminel sioniste, qui ne comprend que la langue de la résistance, nous affirmons notre grande conviction que nous, notre peuple perspicace, par les médias professionnels qui ne donnent aucune importance à ces trompettes médiatiques suspectes et leurs pages connues pour leur hostilité envers la résistance ».

Les familles des captifs palestiniens protestent contre la visite de la ministre française

[ 21/01/2011 - 20:49 ]
Gaza – CPI
Abdallah Qandil, porte-parole de l’association Waïd pour les captifs et les libérés, a confirmé que les familles des captifs palestiniens étaient sorties manifestées pour protester contre les déclarations données par la ministre française des affaires étrangères, les ignorant.
Dans des déclarations faites à notre Centre Palestinien d’Information (CPI), Qindil dit que les familles des détenus palestiniens, enfermés dans les prisons israéliennes, se sont rassemblés dans une tente, un sit-in, près du passage de Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza. Ils voulaient marquer leur protestation contre les déclarations de Michèle Alliot-Marie, ministre des affaires étrangères françaises, quant à l’affaire de Shalit, le soldat israélien détenu par la résistance palestinienne. En fait, elle a considéré la détention de Shalit comme un crime de guerre, méprisant ainsi les souffrances de plus de sept mille captifs palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.
De façon calme et civilisée, les familles de ces captifs, avec ce rassemblement, veulent exprimer leur colère à l’égard de la ministre qui n’avait pas prévu de les rencontrer dans sa liste de travail.
A noter aussi que des centaines de ces familles se sont réunies près du siège de l’UNRWA où se trouvait la ministre.
A souligner également qu’il y a quelque 750 captifs originaires de la bande de Gaza qui sont privés de la visite des leurs depuis plusieurs années.

Indignation : agressions des occupants israéliens contre les pêcheurs de Gaza

[ 21/01/2011 - 21:09 ]
Gaza – CPI
La division agricole du réseau des institutions de la société civile a catégoriquement condamné les agressions incessantes des occupants israéliens contre les pêcheurs de la bande de Gaza. Restreindre la zone de pêche à trois miles maritimes en fait partie.
Puis vient l’enlèvement de quatre pêcheurs palestiniens par les forces israéliennes d'occupation, il y a peu de temps.
Avec ces mesures, les occupants israéliens veulent empêcher les Palestiniens d’atteindre leurs richesses naturelles et isoler encore plus la Bande.
La division a chaleureusement salué l’endurance du pêcheur palestinien, face à ces agressions.
Elle a appelé la communauté internationale à faire pression sur les occupants israéliens afin d’arrêter les agressions pratiquées contre les pêcheurs et à lever le blocus maritime pratiqué contre la bande de Gaza et contre ses pêcheurs. Une caisse nationale devra être mise en place pour les soutenir pour qu’ils restent attachés à leur métier.

L’Entité sioniste a commis un crime en attaquant la flottille "La liberté", disent les Turcs

[ 21/01/2011 - 21:49 ]
Istanbul – CPI
Un sondage réalisé par l’institut Ghitar a montré que la majorité des Turcs soutiennent la flottille internationale "La liberté" et voient un vrai crime dans l’attaque menée contre elle par les occupants israéliens.
95% des personnes interrogées sont contre l’attaque, 5% seulement pour.
Les participants au sondage ont considéré l’agression faite contre la flottille internationale "La liberté" comme le deuxième évènement de l’année 2010. Le premier étant le référendum sur la réforme institutionnelle.
66% des sondés détestent l’Entité sioniste en premier lieu et les Etats-Unis d’Amérique en deuxième.
Bülent Yildirim, directeur du comité de secours humanitaire turc IHH, a commenté les résultats du sondage. Pour lui, les résultats montrent que l’esprit universel connaît naturellement la réalité. Ceux qui mettent le doute sur le message de la flottille internationale "La liberté" devront lire de près ces résultats, dit-il.

Les captifs de la prison de Nafha entament une grève de la faim pour assurer leurs droits

[ 21/01/2011 - 22:32 ]
Gaza – CPI
Le ministère des captifs et des libérés a confirmé que les détenus palestiniens ont entamé, vendredi 21 janvier 2011, une grève de la faim de deux jours, pour protester contre les conditions très difficiles dans lesquelles ils se trouvent.
Riyad Al-Achqar, directeur d’informations du ministère, dans un communiqué de presse, a précisé que les captifs, toutes tendances confondues, la respectent pour protester contre les mesures pratiquées contre eux, systématiquement, en particulier l’isolement et l’inspection incessante de leurs cellules.
Les captifs ont livré une liste d’exigences, dont en priorité sortir leurs collègues de l’isolement, surtout Ahmed Saadat et Jamel Abou Al-Hayja.
Ils demandent l’allègement de ces opérations d’inspection quotidiennes. Quatre inspections par jour. Plus de deux heures et demie d’inspection durant lesquelles les captifs sont entassés dans un lieu étroit.
Ils demandent aussi à être incarcérés ensemble, pour que les captifs se rencontrent et se voient.

Violents affrontements entre les habitants d’Al-Quds et les forces israéliennes d'occupation

[ 21/01/2011 - 23:02 ]
Al-Quds occupée – CPI
Dans le voisinage de la tente du sit-in, dans le quartier Al-Bostan du village de Salwan, de la ville d'Al-Quds, de violents affrontements ont éclaté entre les jeunes du quartier et la police de l’occupation israélienne qui avaient auparavant agressé les fidèles après la prière du vendredi, le 21 janvier 2011.
Des sources locales rapportent que les forces israéliennes d'occupation ont utilisé du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc de façon intensive et inconsidérée. Des dizaines de civils ont été asphyxiés. Et Hamza Maaji, photographe de l’agence Bal Media, a été blessé ; une balle en caoutchouc l’a atteint au dos.
Le prédicateur du vendredi Imad Al-Zaghal, dans son prêche du vendredi, a insisté sur la nécessité de mettre un terme à l’état de division qui déchire la scène palestinienne, pour retrouver l’unité nationale, le plus tôt possible, afin de faire face à l’attaque coloniale dont la ville d'Al-Quds et ses lieux saints, islamiques comme chrétiens, sont l’objet.

Contestation croissante en Israël et méthodes du Shin Beth...

Publié le 20-01-2011

Des jeunes, des femmes, de plus en plus d’Israéliens contestent ouvertement la politique d’apartheid israélienne. Du coup le régime essaie de leur faire peur... Voir ci-dessous les méthodes du Shin Beth (services secrets israéliens) rapportées par Amira Hass.
"Les deux jeunes agents à l’aéroport international Ben Gourion se tenaient à la porte de l’avion. Ce vendredi-là, ils n’attendaient pas quelque Mohammad, mais au contraire un certain Cohen. Matan Cohen.
Il a débarqué, puis ils l’ont suivi jusqu’au contrôle des passeports. De là, on l’a emmené dans une petite salle d’interrogation. Le policier de service a dit à Cohen, 22 ans, étudiant à « Hampshire College », qu’on le détenait sur présomption d’ « activité ennemie ».
Cohen : C’est vous qui avez décidé de me détenir ?
Le policier : Non, des éléments de sécurité.
Cohen : Vous voulez dire le service de sécurité du Shin Beth ?
Le policier : Oui, la section juive du Shin Beth.
Quatre autres individus en civil ont examiné les affaires de Cohen. Ils y ont mis deux heures et demie. Ils ont posé des questions qui ont prouvé à Cohen qu’ils ne savaient rien sur lui. (C’est un militant anarchiste et l’un des coordinateurs de BDS – Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël – aux États-Unis). Ils lui ont dit qu’ils n’avaient pas l’autorisation officielle des services de sécurité pour ouvrir son dossier :
- On nous a simplement prévenus qu’on vous soupçonne d’activité terroriste : ce qui veut dire qu’ils doivent fouiller ses bagages, ont-ils dit. Après l’examen, on l’a ramené au policier qui a dit :
- Si ça ne tenait qu’à moi, je vous relâcherais tout de suite. J’attends un coup de téléphone du chef de la section juive.
Cohen : Est-ce que je suis un suspect dans une affaire ?
Le policier : Non, vous n’êtes pas un suspect. Vous êtes soupçonné.
Cohen : Votre connaissance de la grammaire est incroyable.
Le policier : Ça veut dire qu’ils pensent que vous avez des contacts avec quelque chose mais on ne vous soupçonne de rien qui puisse être concret.
Cohen : En d’autres termes, vous pouvez me détenir quand vous voulez.
Le policier : J’ai reçu ces ordres du Shin Beth. Ce sont eux qui décident.
Finalement, le policier a dressé un procès-verbal de rétention, écrit ainsi : « Soupçonné par le Shin Beth d’activité terroriste ». Cohen, étudiant en économie politique, philosophie et psychanalyse, rentrait pour ses vacances et a quitté l’aéroport pour aller chez ses parents.
Il n’était pas le seul anarchiste à avoir affaire à la section juive cette semaine-là. Cinq jours avant, Kobi Snitz assistait à une conférence, quand il a reçu un appel à partir d’un numéro non identifié. Le correspondant lui a dit :
- Shalom, c’est Rona de Shin Beth. Je suis sûre que vous avez entendu parler de moi.
« Elle a dit qu’elle voulait m’inviter pour une conversation amicale et pour échanger nos idées », a dit Snitz, 39 ans, militant anarchiste et mathématicien. Il a demandé si on le faisait venir pour un interrogatoire, et quand elle a dit non, il a dit « non merci ». En 2009, Snitz a purgé une peine de prison de 20 jours pour avoir essayé, quelques années auparavant, d’empêcher la démolition d’une maison à Kharbatha, village à l’ouest de Ramallah. Il y a deux mois, il a été condamné à cinq autres jours de prison, pour avoir protesté contre la Seconde Guerre du Liban, en 2006.
La section juive estime que tous les Arabes sont dangereux et qu’ils nous mènent en bateau, nous militants naïfs, dit Snitz. Ils nous font venir pour établir un profil psychologique, pour savoir lesquels d’entre nous ils peuvent exploiter, et qui peut être exploité par d’autres. Ils ne cherchent pas de renseignements.
Assaf Kintzer a reçu un appel le 9 décembre :
- Shalom, c’est Rona du Shin Beth. Comment ça va ?
Après le « ça va bien » d’Assaf, elle a dit qu’elle voulait le voir et lui a demandé de venir au poste de police de la rue Dizengoff à Tel Aviv. C’est urgent, ajouta-t-elle. Kintzer, 33 ans, a dit qu’il ne pouvait pas venir immédiatement. Elle a dit :
- Je vous rappellerai bientôt, et vous avez intérêt à venir.
Puis elle a continué :
- Écoutez, si vous ne venez pas maintenant, je vais vous en dire plus au téléphone. Je veux que vous sachiez que nous savons ce que vous faites et qu’il y aura des répercussions. À présent, ce que vous faites est à la limite de la loi, et il est bien possible que les renseignements qu’on a sur vous montreront que vos actions sont illégales. Nous connaissons tous vos dossiers.
Plus tard le même jour, Kintzer a été convié au poste de police pour être interrogé après avoir été détenu au cours de deux manifestations contre la barrière de séparation de Ma’asara.
Puis Rona a ajouté :
- En plus de votre activité en Cisjordanie, nous savons que vous êtes impliqué dans un projet, celui de manifester contre une conférence d’affaires. Si vous devenez quelque peu violent, il y aura des conséquences. Pourquoi est-ce vous ne dites rien ?
- Je n’ai aucune raison de répondre, a-t-il dit. Alors Rona, se souvient-il, a dit en le quittant :
- Sachez que je ne suis pas du tout contre vous. Je suis avec vous et je prends part à des manifestations.
Une personne qui, elle, est allée voir Rona il y a quinze jours, surtout par curiosité, était N., 30 ans, autre membre des Anarchistes contre le Mur. En tout, l’entretien, y compris le contrôle de sécurité avec un magnomètre et le contrôle du sac de N., a duré moins de 20 minutes. Rona n’est pas arrivée à obtenir de réponse à ses questions, mais N. a dit qu’elle avait ce message :
- Nous savons ce que vous faites. À présent, vous n’enfreignez pas la loi et nous n’avons aucun problème en ce qui vous concerne. Dès que vous violerez la loi, nous serons là.
Haaretz a demandé au Shin Beth s’il avertissait les militants sur la violation des lois que la Knesset pourrait voter à l’avenir, rendant effectivement leurs actions illégales. Le journal a aussi demandé qui était considéré comme « soupçonné », et si les membres de leur service pouvaient participer à des manifestations contre le gouvernement. Le Shin Beth a répondu : " Le service de sécurité agit conformément à l’autorité que lui confère la loi, afin d’atteindre son but qui est celui de protéger la sécurité de l’état, les institutions et l’ordre public d’un régime démocratique, face aux menaces de terreur, aux dégâts, à la subversion, à l’espionnage et à la révélation des secrets d’état, comme il est stipulé dans le paragraphe 7 (a) de la loi sur le service de sécurité du Shin Beth, datant de 2002. Quant au degré jusqu’où les employés du Shin Beth peuvent participer à des manifestations, ils sont soumis à toutes les restrictions imposées sur tous les fonctionnaires."
(Traduit par C. Cameron pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine