jeudi 3 juin 2010

Nos hommes politiques sont trop mous, trop lâches ...

mercredi 2 juin 2010 - 14h:00
Robert Fisk - The Independent
Face à l’assaut israélien contre des bateaux apportant de l’aide humanitaire à la population du territoire palestinien, la réaction des dirigeants occidentaux est molle et lâche, s’indigne Robert Fisk dans The Independent.
(JPG)
Zébulon Premier [à g.] plus obséquieux et grotesque que jamais, recevant à l’Elysée le criminel multi-récidiviste Netanyahu
L’Etat hébreu aurait-il perdu la boule ? La guerre de Gaza de 2008/2009 (1300 morts) et celle du Liban en 2006 (1 006 morts), et toutes les autres guerres, et maintenant, le massacre du 31 mai [assaut israélien contre la "flottille de la liberté"], tout cela signifie-t-il que le monde ne va plus tolérer qu’Israël fasse la loi ? Ne nous emballons pas. Il suffit de lire la molle réaction officielle de la Maison-Blanche - qui a annoncé que le gouvernement Obama s’efforçait de "comprendre les circonstances qui entourent la tragédie". Pas un mot de condamnation. Et c’est tout. Neuf morts. Un chiffre de plus qui vient s’ajouter à la liste des victimes au Moyen-Orient.
Or, c’est bien plus que cela.
En 1948, nos politiques, américains et britanniques, ont mis en place un pont aérien pour Berlin. La population, affamée (et qui, trois ans plus tôt, était encore notre ennemie), était encerclée par une force armée sans pitié, les Russes, qui avaient imposé un blocus à la ville. Le pont aérien pour Berlin a été l’un des grands moments de la guerre froide. Nos soldats et nos aviateurs ont pris des risques et donné leur vie pour ces Allemands qui mouraient de faim. Incroyable, non ? En ce temps-là, nos hommes politiques prenaient des décisions ; nos dirigeants prenaient des décisions afin de sauver des vies.
MM. Attlee et Truman savaient que Berlin était important sur le plan moral et humain autant que politique.
Et aujourd’hui ? Ce sont des gens simples, des Européens, des Américains, des rescapés de l’Holocauste, oui, grands dieux, des rescapés des nazis, qui ont pris la décision de se rendre à Gaza parce que leurs politiciens et leurs hommes d’Etat ne se sont pas montrés à la hauteur. Où étaient-ils, nos politiciens, ce 31 mai ? Eh bien, nous avons eu droit au ridicule Ban Ki-moon, à la déclaration pathétique de la Maison-Blanche et à l’excellent Tony Blair qui a exprimé son "profond regret et sa stupeur face à ces pertes tragiques". Où était M. Cameron [le nouveau Premier ministre conservateur britannique] ? Où était M. Clegg [le vice-Premier ministre du parti libéral britannique] ?
Remarquez, en 1948 aussi, nous aurions ignoré les Palestiniens. Sinistre ironie de l’histoire, le pont aérien pour Berlin a coïncidé avec la destruction de la Palestine arabe. Mais le fait est qu’il s’agit de civils, de militants, appelez-les comme vous voulez, qui maintenant décident de changer le cours des choses. Nos politiques sont trop mous, trop lâches, pour prendre les décisions qui sauvent des vies.
Car le fait est que, si des Européens (eh oui ! les Turcs sont des Européens, n’est-ce pas ?) avaient été abattus par une autre armée du Moyen-Orient (et l’armée israélienne en est une, n’est-ce pas ?), on aurait entendu un concert assourdissant de protestations. Par ailleurs, que dénote l’attitude d’Israël ? La Turquie n’est-elle pas un proche allié d’Israël ? Est-ce ce à quoi peuvent s’attendre les Turcs ? Maintenant, le seul allié d’Israël dans le monde musulman parle de massacre - et Israël s’en moque apparemment.
Mais Israël s’en moquait déjà quand Londres et Canberra ont expulsé des diplomates israéliens après que de faux passeports britanniques et australiens eurent été fabriqués puis remis aux assassins du commandant du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh. L’Etat hébreu se moquait bien de l’opinion mondiale quand il a annoncé la création de nouvelles colonies juives dans les Territoires occupés à Jérusalem Est, et ce malgré la présence en ville de Joe Biden, le vice-président de son allié jusqu’ici, les Etats-Unis. Alors, pourquoi Israël ne s’en moquerait-il pas maintenant ?
Comment en est-on arrivé là ? Sans doute parce que nous nous sommes habitués à voir les Israéliens tuer des Arabes, sans doute parce que les Israéliens se sont habitués à tuer des Arabes. Maintenant ils tuent des Turcs. Ou des Européens. Quelque chose a changé au Moyen-Orient ces dernières 24 heures - et les Israéliens (compte tenu de leur réaction extraordinairement idiote au massacre) ne comprennent visiblement pas ce qui s’est passé. Le monde en a assez de ces scandales. Seuls les politiques gardent le silence.
(JPG)
1e juin 2010 - The Independent - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.independent.co.uk/opinio...
Traduction : Courrier International
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8839

Cette fois-ci, un morceau trop gros pour Israël ?

mercredi 2 juin 2010 - 11h:20
Martxelo Díaz - Gara
Il se pourrait que cette fois-ci, Israël ait mordu un morceau « plus gros que ce qu’il ne peut avaler » en s’attaquant à un navire turc, un Etat dont la position comme leader parmi la population musulmane est de plus en plus affirmée.
(JPG)
Manifestation devant l’ambassade d’Israël à Londres - Photo : AP
L’auteur souligne que l’État d’Israël s’est basé sur le principe de l’impunité qui lui a permis pendant des décennies de violer les droits de l’homme sans recevoir la moindre sanction.
Une fois encore, Israël a démontré que le respect du droit international est quelque chose qui ne lui est étranger.
Indépendamment du fait que l’attaque de la flottille ait eu lieu dans les eaux internationales ou dans les eaux de Gaza qu’il occupe illégalement, le fait est que l’armée israélienne a attaqué avec une grande force le convoi pacifique qui se dirigeait vers Gaza pour dénoncer le blocus criminel que l’état sioniste soumet à la population du territoire.
Israël essaie maintenant de justifier l’acte de piraterie qu’il a effectuée. Nous entendons plusieurs versions : que l’état devait vérifier que la flotte ne ramenait pas d’armes au Hamas, que ses pauvres petits soldats ont été attaqués lorsqu’ils sont montés illégalement à bord du navire, ou encore qu’il n’est pas vrai que la situation a laquelle fait face la population de Gaza est une situation d’urgence humanitaire, et que cette accusation provient de la propagande anti-sioniste et islamiste.
Les gens sur les bateaux étaient islamistes et amis du Hamas, a dit Israël. Amis du « terrorisme » ? Le seraient également les porte-parole de l’UPN qui ont voté hier en faveur de la motion adoptée par le Parlement pour appuyer les bateaux qui se dirigeaient vers la bande de Gaza ? Tous sont des « terroristes », mais pas moi, dit Israël, malgré le maintien du blocus de Gaza, la construction de colonies illégales et le déploiement d’un Mur d’Apartheid.
Dire que les pauvres soldats d’élite qui ont abordé le bateau auraient pu, peut être, être lynchés avec des bâtons par les militants anti-guerre qui se trouvaient dans le bateau, justifierait que 19 personnes soient assassinées, est une démonstration du vrai caractère d’Israël et de l’idéologie sioniste qui le soutient.
Une fois de plus la vérité est qu’Israël a agi de façon contraire au droit international, se sachant couvert par le soutien et l’impunité assurée de la part des États occidentaux, avec leur tête son fidèle allié, les Etats-Unis.
On espère que cette fois-ci, pour une fois, Israël recevra la punition adéquate suite à cette atteinte à la législation internationale. Peut-être que cette fois-ci, Israël « a mordu un morceau plus gros que ce qu’elle peut avaler » en s’attaquant a un navire turc, un Etat dont la référence comme leader parmi la population musulmane est de plus en plus affirmée, comme en témoigne le récent accord nucléaire avec l’Iran, et dont les habitants voient d’un mauvais œil la relation jusque-là cordiale qu’il a eu avec l’état sioniste.
De même, dans les pays occidentaux, la population civile a la responsabilité de faire pression sur ses dirigeants - ceux-là même qui ont accepté Israël comme membre de l’OCDE - pour qu’ils punissent l’État sioniste. Israël ne peut pas être considéré comme un État démocratique alors qu’il viole les droits humains du peuple palestinien et ordonne des attaques aveugles comme celle qu’il vient de réaliser. La seule solution possible est pour les Etats de punir Israël. Et aux citoyens de se mobiliser pour réclamer ces mesures et renforcer le boycott.
Jusqu’à présent, la réaction de plusieurs diplomaties européennes s’est limitée à rappeler leurs ambassadeurs pour consultations et à condamner ce qui s’est passé. Le Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, comme d’autres de ses collègues européens, a décrit ce qui s’est passé dans la Méditerranée comme « disproportionné ». Si Israël avait tué seulement trois personnes, aurait-ce été proportionné ? ? avaient été une solidarité attaques prévues ? Et cinq morts aurait été admissible ?
Le simple fait de prendre à l’abordage un navire sans défense dans les eaux internationales est un crime en soi. Bombarder des civils avec des bombes au phosphore, comme l’a fait Israël l’an dernier, l’est aussi.
31 mai 2010 - Palestina Libre - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.palestinalibre.org/artic...
Traduction de l’espagnol : Mariem
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8835

Le Conseil des droits de l’homme approuve une enquête internationale

03/06/2010
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté hier une résolution approuvant la mise en place d'une « mission d'enquête internationale » sur l'intervention militaire israélienne contre la flottille humanitaire pour Gaza. La résolution décidant « d'envoyer une mission internationale pour enquêter sur des violations des lois internationales » a été approuvée par 32 des 47 membres du Conseil. Trois pays se sont prononcés contre, dont les États-Unis. L'Union européenne a, quant à elle, voté en ordre dispersé, la France et le Royaume-Uni ayant choisi de s'abstenir.
Une session extraordinaire du Conseil sur le raid israélien avait été convoquée mardi à l'initiative du représentant palestinien, du Soudan, du Pakistan, au nom de la Ligue arabe et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). Les débats animés de ces deux derniers jours ont fait apparaître des dissensions entre les pays occidentaux et arabes sur la nature d'une enquête, approuvée sur le principe par la majorité des pays du Conseil. Du côté de l'Union européenne, « on a estimé qu'il fallait s'en tenir à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU qui a demandé mardi le lancement sans retard d'une enquête impartiale, crédible et transparente conforme aux critères internationaux », a expliqué à l'AFP un diplomate occidental. « La différence est le caractère international ou non du mécanisme », a-t-il poursuivi. « La résolution crée une mission internationale avant de donner la possibilité à un gouvernement responsable d'enquêter lui-même sur cet incident et en conséquence risque de politiser encore plus une situation sensible et fragile », a ainsi mis en garde l'ambassadrice américaine, Eileen Donahoe, avant le vote.
La résolution adoptée hier prévoit également que les membres chargés de l'enquête soient désignés par le président du Conseil des droits de l'homme, où le rapport de force est notoirement en faveur des pays musulmans. La France a regretté au final qu'un consensus n'ait pas pu aboutir comme à New York. Mais, selon une source diplomatique occidentale, « certains groupes savent que le rapport de force est en leur faveur et en ont profité ». En revanche, les pays ont unanimement condamné l'abordage israélien de la « flottille de la liberté ». Ils ont également appelé à la levée du blocus contre la bande de Gaza, imposé par Israël depuis 2007.
L'ambassadeur israélien, présent lors de la session du Conseil des droits de l'homme, a défendu l'attitude de son pays. « Je voudrais rappeler au Conseil que la bande de Gaza est de facto contrôlée par le groupe terroriste du Hamas », a expliqué Aharon Leshno Yaar. « Cette flottille, soit disant d'aide humanitaire, était politique et provocatrice par nature », a-t-il assuré, insistant : « La menace sur la sécurité israélienne est constante et réelle. » 

Abbas exhorte Obama à prendre des « décisions courageuses »

03/06/2010

Mahmoud Abbas intervenant, hier à Bethléem en Cisjordanie, à 
l’ouverture de la conférence internationale sur l’investissement en 
Palestine. Ammar Awad/Reuters
Mahmoud Abbas intervenant, hier à Bethléem en Cisjordanie, à l’ouverture de la conférence internationale sur l’investissement en Palestine. Ammar Awad/Reuters
Le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé, hier à Béthléem (Cisjordanie), le président américain Barack Obama à prendre des « décisions courageuses pour changer la face de la région », avant son voyage la semaine prochaine à Washington. Un appel qu'il a égalemnet adressé à l'ensemble des parties au Proche-Orient. Le président de l'Autorité palestinienne a en outre qualifié de « terrorisme d'État » le raid israélien contre la flottille pour Gaza, dans son discours d'ouverture d'une conférence internationale sur l'investissement en Palestine.
M. Abbas s'exprimait avant une rencontre avec l'émissaire américain George Mitchell, qui mène des négociations indirectes entre Israël et l'Autorité palestinienne. Cette rencontre, tenue en début de soirée à Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne, visait à préparer les entretiens de M. Abbas à la Maison-Blanche avec le président américain le 9 juin.
La conférence sur l'investissement en Palestine 2010, le deuxième colloque de ce type, après une première édition en mai 2008, réunit pour deux jours des délégués palestiniens de l'ensemble des territoires occupés et un millier d'hommes d'affaires étrangers de 26 pays, selon les organisateurs. « Tout comme la flottille de la liberté est venue pour briser le siège de Gaza, cette conférence a pour but de briser le siège de l'économie palestinienne », a indiqué M. Abbas, qui a baptisé l'événement « Conférence de la liberté ». Au total, selon les organisateurs, 123 projets d'un montant total de près de 500 millions de dollars doivent y être présentés, soit quatre fois moins que les sommes annoncées lors de la précédente édition. 

L’avenir des relations avec Israël dépendra de l’attitude de l’État hébreu, affirme Davutoglu

03/06/2010

Des militants turcs libérés par Israël tiennent une conférence de 
presse à leur arrivée hier soir à Istanbul. Bulent Kilic/AFP
Des militants turcs libérés par Israël tiennent une conférence de presse à leur arrivée hier soir à Istanbul. Bulent Kilic/AFP
Le tourisme israélien en Turquie touché par la crise bilatérale.
La Turquie a menacé de revoir ses relations avec Israël, après le raid sanglant de lundi contre un convoi maritime d'aide à Gaza. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a indiqué hier avoir exprimé cette mise en garde à l'État hébreu lors d'une rencontre avec la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, la veille à Washington. « J'ai exprimé notre détermination absolue sur la question suivante : " Si nos citoyens ne sont pas relâchés en l'espace de 24 heures, autrement dit avant ce soir, nous allons revoir entièrement nos relations avec Israël " », a déclaré M. Davutoglu. « Il est temps que l'apaisement succède à la colère », a-t-il toutefois également ajouté, dans ce qui pourrait être une tentative de calmer le jeu. « L'avenir des relations avec Israël dépendra de l'attitude de l'État hébreu. Je ne vois pas de raison de ne pas normaliser les relations, mais une fois que le blocus de Gaza sera levé et que nos citoyens seront libérés », a encore insisté le chef de la diplomatie turque.
Le Parlement turc a, pour sa part, enjoint au gouvernement de « revoir nos liens politiques, militaires et économiques avec Israël et de prendre les mesures efficaces nécessaires ». « La Turquie doit utiliser les moyens légaux nationaux et internationaux à disposition contre Israël », a ajouté le Parlement dans une déclaration adoptée à l'unanimité. Le Parlement demande aussi la création d'une commission internationale indépendante pour enquêter sur le raid israélien. « Le gouvernement israélien doit s'excuser officiellement pour cette attaque, s'assurer que ceux qui l'ont perpétrée seront traduits en justice et punis, et payer des compensations aux victimes de cette attaque », poursuit la déclaration. Le Parlement turc demande aussi au Conseil de sécurité des Nations unies « d'adopter dans les plus brefs délais une résolution condamnant Israël et comprenant des sanctions ».
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui ne cesse d'attaquer l'État hébreu depuis lundi, a évoqué, mardi soir au téléphone, avec le président américain Barack Obama, cet incident qui a provoqué une crise inédite dans les relations turco-israéliennes. « Israël est menacé de perdre son seul ami dans la région », a-t-il dit au président américain.
Entre-temps à Istanbul, un millier de personnes étaient rassemblées hier soir sur la principale place de la ville pour célébrer en héros les militants turcs. Selon Ankara, un total de 18 blessés turcs doivent être rapatriés dans l'immédiat. Selon les médecins israéliens, trois Turcs blessés sont intransportables.
Parallèlement, le ministre turc de la Culture et du Tourisme, Ertugrul Günay, a déclaré, selon la presse nationale, que le tourisme israélien en Turquie souffre déjà de la grave crise entre Israël et la Turquie, avec de 10 000 à 20 000 annulations. « Nous n'avons pas de problèmes avec les gens d'Israël. (...) La Turquie est un pays où les Israéliens peuvent voyager et prendre des vacances en sécurité, au Moyen-Orient. Cela ne changera pas », a déclaré mardi M. Günay.

Les biceps et les neurones

Par Christian Merville | 03/06/2010
Leur septième rencontre, le 1er juin, en trois ans n'a finalement pas eu lieu. Quelques heures auparavant, les gros bras d'Ehud Barak s'étaient mis à l'œuvre, pour un ratage qui en dit long sur l'état d'esprit (et d'impréparation) qui caractérise désormais une armée donnée jadis pour la plus performante du monde. Tant mieux, qu'il s'agisse du rendez-vous manqué ou de la piteuse expédition de mardi matin.
Dans sa dernière livraison, l'hebdomadaire Time consacre à « Bibi and Barack » un article étalé sur cinq pages. Édifiant. On ne peut, à sa lecture, que souscrire à ce qui s'annonçait au départ comme une évidence : ces deux-là sont faits pour ne pas s'entendre.
Il y a, pour commencer, une certaine idée de l'État. Pour réparer la barbarie perpétrée par le nazisme à l'encontre des juifs d'Europe - louable objectif dans l'absolu - on a commis une injustice envers les Palestiniens, sous un slogan fallacieux, mais nul ne voulait en convenir à l'époque, celui qui prétendait octroyer à « un peuple sans terre, une terre sans peuple », créant du même coup de nouvelles générations, d'« Arabes errants » cette fois, avec une partie d'entre eux parquée dans des réserves. Et l'on vient aujourd'hui reprocher aux pays de la Ligue d'avoir rejeté la résolution 181 adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1948... Facile quand on songe rétrospectivement que la guerre de 1948 n'était pas loin, inscrite déjà dans les esprits après la détérioration des rapports entre les deux parties. N'en déplaise à certains, les États-Unis, ce n'est pas cela. Il suffit pour le comprendre de relire la Déclaration d'indépendance élaborée par les 55 Pères fondateurs. Il suffit de se rappeler l'inscription figurant sur la statue de la Liberté, l'admirable « Donnez-moi vos pauvres, vos exténués... ». Ou encore de penser aux leçons tirées par Tocqueville de ses voyages au Nouveau Monde.
Mais il n'y a pas que l'Histoire... Il y a l'autre histoire, celle, personnelle c'est-à-dire familiale, de Benjamin Netanyahu et de Barack Obama, qui a forgé hier leur caractère et qui guide aujourd'hui leur comportement. Il est inconcevable de croire que le reître arrogant, convaincu, à tort, de tout connaître d'un pays où il a longtemps vécu, et l'universitaire policé, ouvert à toutes les religions, puissent dialoguer en toute sérénité sur un thème aussi complexe et imprégné de passions que le conflit du Proche-Orient. L'un bande ses biceps dès qu'il sent venir le danger ; l'autre mobilise tous ses neurones pour riposter aux arguments de la partie adverse. Habile, trop habile, le Premier ministre israélien, mais surtout confiné dans un rôle plutôt étriqué. Fort de son bon droit, le président américain, de la justesse des causes qu'il défend, et se comportant en représentant de l'unique superpuissance après l'effondrement de l'Union soviétique mais d'une manière habilement humble, comme on l'a vu à l'occasion du discours du Caire.
Fort bien, dira-t-on, mais de ce choc, de plus en plus frontal, quelle sera la conséquence pour l'avenir de la région ? À court terme, il est probable que se poursuivra le désespérant surplace de George Mitchell. Rien n'interdit cependant de penser qu'à moyen terme, avec l'usure du pouvoir qui devrait se manifester à Tel-Aviv et la patience de la Maison-Blanche, qui est censée porter ses fruits, on est en droit d'assister au retour d'une diplomatie de véritable « honest broker ». L'autre jour, un quotidien US reproduisait la lettre d'un lecteur y allant de son conseil à l'administration démocrate : « Peut-être est-il temps pour nous, écrivait ce brave homme, de comprendre que le meilleur argument consisterait à refermer notre chéquier. » Ce n'est pas George H. Bush qui dirait le contraire, encore que l'on voit mal l'actuel président américain resserrer les cordons de la bourse.
Il reste que, pour la première fois peut-être depuis des années, le temps travaille pour Washington. Comptez sur, entre autres, la maladresse propre à une certaine classe d'irresponsables israéliens. Tel le Dr Hagaï Ben-Artzi, beau-frère du chef du gouvernement, qui a eu cette réflexion dans le cadre d'une interview à la radio de l'armée, le 17 mars dernier : « Ce n'est pas Bibi qu'il (Obama) déteste, c'est notre pays. » Certes, le propos a été très vite désapprouvé par le Premier ministre, mais le mal était fait. Où s'arrêtera la propension compulsive d'Israël à défaire des amitiés tissées au fil des décennies, comme c'est le cas pour la Turquie ? Aucun psychiatre ne serait en mesure de le prédire. L'affaire de la flottille pour la liberté est venue confirmer une tendance déjà manifeste sous l'administration Clinton.
Les Arabes seraient peut-être tentés d'attendre que les fruits tombent de l'arbre, en essayant, si possible, d'éviter les impairs. Ce qui est loin d'être sûr. 

Netanyahu s’obstine : Gaza toujours sous blocus

03/06/2010
Sous très forte pression internationale, Israël a expulsé, hier, 
des centaines de militants étrangers propalestiniens qui, des bus 
affrétés pour leur évacuation, continuaient à appeler à la levée du 
blocus de Gaza.Alberto Denkberg/AFP
Sous très forte pression internationale, Israël a expulsé, hier, des centaines de militants étrangers propalestiniens qui, des bus affrétés pour leur évacuation, continuaient à appeler à la levée du blocus de Gaza.Alberto Denkberg/AFP
Estimant qu’« Israël est victime d’un assaut d’hypocrisie internationale » et qualifiant la flottille d’« opération terroriste », Benjamin Netanyahu a réaffirmé, hier soir, que le blocus serait maintenu afin d’« éviter que Gaza ne devienne un port iranien menaçant la Méditerranée ».

Le Premier ministre israélien, dans une allocution télévisée hier soir, a justifié l'intervention de la marine contre la flottille de militants propalestiniens qui tentait en début de semaine de briser le blocus de la bande de Gaza. « Une fois de plus, Israël doit faire face à l'hypocrisie, et à un jugement hâtif et partial », a dit Benjamin Netanyahu, assurant que les militaires israéliens avaient agi en état de légitime défense à bord du navire turc Mavi Marmara, où neuf militants ont été tués. « Notre devoir est d'inspecter tous les bateaux qui arrivent. Si nous ne le faisions pas, Gaza deviendrait un port iranien, ce qui constituerait une menace réelle pour la Méditerranée et l'Europe », a-t-il affirmé. « L'État d'Israël continuera à exercer son droit à l'autodéfense. La sécurité est au-dessus de tout », a-t-il ajouté.
Critiqué de toutes parts, Israël a expulsé hier des centaines de militants étrangers. « Plus un seul des détenus (étrangers) n'est actuellement en prison », a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'administration pénitentiaire israélienne, Yaron Zamir. Plusieurs centaines de passagers de la flottille attendaient le départ hier soir à l'aéroport international de Tel-Aviv pour être rapatriés à bord de trois avions de ligne et trois appareils médicalisés. Le processus d'expulsion a été accéléré après la décision du cabinet de sécurité israélien, présidé mardi soir par M. Netanyahu, de les faire partir tous en 48 heures. La plupart des gouvernements de pays ayant des ressortissants à bord des navires avaient appelé à leur « libération immédiate ».
Certains militants arabes expulsés vers la Jordanie ont accusé les commandos israéliens d'avoir tué des passagers de sang-froid et tiré sans sommation lors de leur assaut contre la flottille humanitaire. « Ce qui s'est passé est incroyable. La façon avec laquelle les soldats israéliens criminels nous ont frappés et ont tué des militants turcs de sang-froid ressemblait à un film d'horreur », a affirmé à l'AFP le député marocain Abdelqader Amara. Le député se trouvait à bord du Mavi Marmara. « Les Israéliens ont utilisé des balles réelles, et nous ont montré toute la cruauté et la barbarie du monde, bien que nous autres étions tous sans armes. Les Israéliens ont frappé certains passagers avec la crosse de leur fusil avant de les tuer par balles », a encore accusé le député marocain. « Les commandos israéliens ont commencé à tirer sans sommation. Ils ont tué plusieurs volontaires avant même de débarquer sur le bateau », a renchéri l'avocat Moubarak al-Moutawa, qui était à bord du bateau turc. L'armée israélienne a accusé les militants d'être armés de couteaux et de bâtons, et d'avoir déclenché les violences dès l'abordage des commandos.
Le Hamas empêche la livraison de l'aide ?
Par ailleurs, l'armée israélienne a accusé hier le Hamas de l'empêcher de transférer à Gaza la cargaison d'aide saisie sur la flottille humanitaire. Israël a chargé 20 camions de marchandises de la flottille, essentiellement du matériel médical, des vêtements, des couvertures et des jouets, a indiqué Avital Leibovitz, porte-parole de l'armée. « Malheureusement, en ce moment, les Palestiniens ne veulent pas accepter cette cargaison et les camions sont chargés mais ne peuvent entrer dans la bande de Gaza », a-t-elle expliqué. Sans répondre directement aux accusations israéliennes, le porte-parole du gouvernement Hamas, Taher al-Nounou, a annoncé que celui-ci n'avait pas reçu livraison de cette aide. « La priorité maintenant est de libérer ceux qui ont été enlevés et de les restituer à leur pays, ainsi que les martyrs et les blessés », a déclaré M. Nounou, en référence aux activistes capturés par Israël. Il a également estimé que la livraison de l'aide devait être coordonnée avec la Turquie, d'où provient une grande partie des 10 000 tonnes transportées par la flottille, selon les organisateurs de l'opération.
Parallèlement, l'Égypte, qui a rouvert mardi sa frontière à Rafah, a autorisé l'entrée dans la bande de Gaza de groupes électrogènes. C'est la première fois depuis l'attaque israélienne contre Gaza fin 2008-début 2009 que l'Égypte autorise l'entrée de produits autres que des vivres ou des médicaments. En outre, quelques centaines de Palestiniens ont franchi hier dans les deux sens le terminal de Rafah. L'Égypte, régulièrement accusée de complicité de fait avec le blocus israélien pour son refus de maintenir en permanence l'ouverture du terminal, n'a pas, cette fois, fixé de durée à cette mesure.
Enfin, en soirée, Philip Crowley, le porte-parole du département d'État, a réitéré le souhait de Washington qu'Israël mène lui-même l'enquête demandée par l'ONU sur le raid. « Israël peut-il conduire une enquête juste, transparente et crédible ? La réponse est oui », a-t-il ajouté, insistant sur la « démocratie vivante », et les « institutions efficaces et compétentes » du pays. 

Les dirigeants israéliens devraient être traînés en justice: expert de l’ONU (2/6/2010)

Ecrit par Plusieurs agences / Leyla Jad
02/06/2010

GENEVE – Un rapporteur spécial de l'ONU a déclaré lundi que la communauté internationale devrait tenir les responsables politiques israéliens pour «pénalement responsables» des morts qui ont été provoquées durant l’attaque israélienne à la flottille internationale.
Le rapporteur spécial de l’ONU pour les territoire palestiniens, Richard Falk, a appelé à une campagne mondiale pour le boycottage, le retrait des investissements et des sanctions contre Israël.
Il a appelé la communauté internationale à traîner en justice «les responsables du meurtre de 16 activistes pacifistes désarmés», a-t-il dit dans une déclaration.
Il a ajouté: «Il est essentiel que les Israéliens responsables de cette conduite illégale et meurtrière, y compris les responsables politiques qui ont donné les ordres, soient tenus pour pénalement responsables de leurs actes», a déclaré M. Falk.
«Israël est coupable (...) d'utilisation d'armes létales contre des civils désarmés sur des bateaux qui étaient en haute mer, où ils jouissaient du droit de libre circulation, conformément au droit maritime».
Le numéro des passagers tués par l’armée israélienne n’est pas encore été défini.
Le rapporteur spécial de l'Onu réclame, par ailleurs, la levée du blocus de la bande de Gaza. Il a ajouté: «La campagne mondiale pour le boycottage, le retrait des investissements et des sanctions contre Israël est à présent une obligation morale et politique». 

Le raid israélien et les risques d’une guerre dans la région...

Par Scarlett HADDAD | 03/06/2010
Éclairage C'est une belle image de solidarité et d'unité que la classe politique libanaise a présentée hier, lors de la manifestation d'appui aux passagers des six navires de la « flotille de la liberté ». Toutes les parties politiques ont ainsi participé côte à côte à cette manifestation, montrant que lors des grands moments, l'élan de solidarité reste le plus fort. Est-ce le début d'une nouvelle page, maintenant que les échéances électorales sont terminées et que les dossiers urgents de la vie quotidienne se posent au gouvernement ? Les Libanais l'espèrent, mais une fois de plus, les regards sont tournés vers les développements régionaux qui ont atteint ces derniers jours une étape cruciale. Une source palestinienne bien informée estime ainsi que le raid israélien contre la « flottille de la liberté » avait été planifié et Israël cherchait par ce moyen à adresser un message fort au monde et en particulier aux Turcs, dont la politique actuelle est jugée trop pro-arabe. La source palestinienne dresse le tableau suivant : selon elle, Israël a profité de l'embarras causé à l'administration américaine par l'accord signé entre la Turquie, l'Iran et le Brésil sur l'échange d'uranium. Quelque temps auparavant, le président américain avait pourtant envoyé un message à son homologue brésilien pour l'encourager à tenter d'obtenir la conclusion d'un tel accord afin de débloquer l'impasse dans laquelle se débat le dossier nucléaire iranien et les pourparlers entre Téhéran et la communauté internationale. Toujours selon la source palestinienne, l'administration américaine misait sur un refus iranien qui lui aurait permis d'accélérer le processus de l'adoption de nouvelles sanctions contre Téhéran en arguant de son refus de toutes les propositions. Mais, contrairement aux pronostics occidentaux, l'Iran a signé l'accord déjouant les plans destinés à justifier sa condamnation et rendant plus ardue la mission du président Obama de convaincre la Russie et la Chine d'accepter le projet de résolution prévoyant de nouvelles sanctions. Or, la source palestinienne estime que le dossier nucléaire iranien constitue un sujet de divergence entre l'administration américaine et le gouvernement israélien. La première ne souhaite pas en arriver à une attaque militaire alors que le second ne croit pas qu'une solution économique et diplomatique puisse être efficace. Régulièrement, l'administration américaine se voit d'ailleurs contrainte d'adresser des messages forts à l'Iran, non pas tant pour l'effrayer que pour rassurer son allié israélien. D'ailleurs, les récents propos du général américain David Petraus, très fermes à l'égard de l'Iran, s'inscriraient dans ce cadre, selon l'interprétation de la même source palestinienne. Les Américains souhaiteraient donc enlever tout motif aux Israéliens pour qu'ils lancent une attaque en direction de l'Iran, mais les Israéliens ne sont pas rassurés pour autant. Et comme ils ont bâti leur existence dans la région sur la force, ils ont choisi d'utiliser la leur contre la « flottille de la liberté », qui regroupe 350 militants turcs et, par conséquent, ils ont voulu protester indirectement contre la nouvelle politique de la Turquie. La source palestinienne ajoute à ce sujet que dans les milieux diplomatiques, les Israéliens ne cachent pas leur amertume à l'égard des dirigeants turcs et ils leur en veulent bien plus qu'à leurs ennemis traditionnels. Selon l'interprétation de cette source, du point de vue israélien, le raid était une réussite, car le message est parvenu à ses destinataires, Israël a montré qu'il n'hésitait pas à agir lorsque sa sécurité est menacée, et la cargaison de « la flottille » n'est en définitive pas arrivée à destination.
Sur le plan de l'image, Israël a certes perdu une partie de l'opinion publique internationale, d'autant que les journalistes turcs présents à bord des six bateaux ont filmé des scènes assez violentes où les soldats israéliens n'ont pas le beau rôle. Mais les Israéliens se font forts de rectifier rapidement le tir. Ils misent d'abord, toujours selon la source palestinienne, sur l'incapacité des Arabes à réagir efficacement et sur le fait que les pressions américaines n'iront pas bien loin, l'administration américaine étant plongée dans la préparation des élections de novembre au Congrès. La source palestinienne relève ainsi que 20 militants algériens figurent parmi les volontaires présents sur les bateaux, et pourtant, le gouvernement algérien n'a pas adopté de position en flèche, comme l'ont fait les responsables turcs. La réaction des Arabes ne constitue donc pas vraiment un souci pour les Israéliens qui, selon la source précitée, pourraient songer sérieusement désormais à provoquer une nouvelle guerre dans la région pour retrouver l'appui de la communauté internationale. Si des roquettes sont ainsi envoyées sur Israël, ce pays en profitera pour se présenter en victime et lancer des représailles que la communauté internationale jugera justifiées puisque l'Occident reconnaît l'importance de préserver la sécurité d'Israël. Une fuite en avant donc, pour qu'une nouvelle actualité sanglante remplace celle de la « flottille de la liberté » ? La source palestinienne n'écarte pas cette possibilité, tout en espérant qu'aucune partie arabe ou palestinienne ne commettra l'erreur de donner à Israël le prétexte nécessaire... 

Les milieux officiels multiplient les initiatives sur les suites de l’attaque israélienne contre la « flottille de la liberté »

03/06/2010
Le président de la République a axé son entretien hebdomadaire 
avec M. Nabih Berry sur l’affaire da la « flottille de la liberté ». 
Photo Dalati et Nohra
Le président de la République a axé son entretien hebdomadaire avec M. Nabih Berry sur l’affaire da la « flottille de la liberté ». Photo Dalati et Nohra
Les retombées de l'attaque israélienne contre la « flottille de la liberté » au large de Gaza ont été au centre d'un entretien téléphonique de Sleiman avec Assad et de la réunion hebdomadaire entre le chef de l'État et Nabih Berry. Aujourd'hui, les écoles consacreront une heure à la lecture et l'explication d'un message adressé aux élèves au sujet de cette affaire.
Initiatives et prises de position en flèche se multiplient depuis vingt-quatre heures dans les cercles officiels libanais à la suite de l'attaque perpétrée lundi à l'aube contre la « flottille de la liberté » au large de la bande de Gaza.
La situation créée par cette agression et les démarches entreprises sur ce plan par les pays arabes, à la lumière notamment de la conférence extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères qui s'est tenue hier soir au Caire, ont été au centre d'un entretien téléphonique que le président Michel Sleiman a eu hier avec son homologue syrien Bachar el-Assad. Cette affaire a ensuite été discutée par le chef de l'État avec le président de la Chambre, Nabih Berry, à l'occasion de leur entretien hebdomadaire du mercredi.
À sa sortie du palais de Baabda, M. Berry a fait une déclaration succincte dans laquelle il a notamment exprimé l'espoir que « les pays arabes ne contribueront pas, cette fois, à sauver Israël ». Il a notamment déclaré à ce propos : « Il faudrait, au moins, que les résolutions et les recommandations (arabes) portent sur les trois points suivants : l'adoption d'une position unie pour briser le blocus (imposé à la population de Gaza) ; l'adoption d'une position arabe unifiée appuyant l'attitude noble de la Turquie ; l'adoption d'une position unifiée visant à lever toute couverture (de la Ligue arabe) aux discussions israélo-
palestiniennes, tout en assurant une couverture forte à la réconciliation palestino-palestinienne. »
Cette approche suggérée pour faire face à la situation créée par l'agression israélienne contre la flottille a été au centre des discussions que le président de la Chambre a eues hier au siège du Parlement avec un certain nombre de députés dans le cadre de sa rencontre hebdomadaire avec les parlementaires. M. Berry a réitéré à cette occasion la position et les propositions qu'il avait définies à sa sortie de Baabda.
Appui à la Turquie
Au plan diplomatique, le ministre des Affaires étrangères, Ali Chami, a pris l'avion hier pour Le Caire afin de participer à la réunion extraordinaire des chefs de la diplomatie arabes qui s'est tenue en soirée dans la capitale égyptienne afin d'examiner l'affaire de la « flottille de la liberté ». Dans une déclaration faite à son départ, M. Chami a qualifié de « victoire de la diplomatie libanaise » la déclaration présidentielle publiée par le Conseil de sécurité au sujet de l'attaque contre la « flottille de la liberté ». Évoquant en outre la réunion extraordinaire des ministres arabes des AE, M. Chami a déclaré : « Nous nous rendons à la conférence des ministres arabes des Affaires étrangères au Caire afin de mettre l'accent sur notre appui à la Turquie et aux droits de l'homme et pour condamner ce massacre barbare contraire aux principes les plus élémentaires du droit international. Nous réaffirmerons cette solidarité avec la Turquie et nous soutenons toute position qu'elle pourrait adopter. »
Après avoir souligné la nécessité de lever le blocus imposé à Gaza, de rompre les relations diplomatiques avec Israël et d'adopter des sanctions contre Israël au niveau du Conseil de sécurité, M. Chami a réaffirmé, en réponse à une question, l'appui du Liban à l'initiative arabe de paix. « La paix, a-t-il déclaré à ce sujet, est la seule solution pour le Moyen-Orient. Mais Israël se livre à des atermoiements et ne désire que pratiquer une politique agressive contre le peuple palestinien ». Interrogé sur la recommandation du Parlement koweïtien portant sur le retrait de l'appui du Koweït à l'initiative arabe de paix, M. Chami a déclaré : « La position du Liban est claire. Nous appuyons fermement l'initiative arabe de paix, d'autant qu'elle a été adoptée lors du sommet de Beyrouth en 2002 et elle a été reconfirmée par tous les sommets arabes, de même que la déclaration ministérielle du gouvernement a affirmé notre attachement à l'initiative de paix. »
Dans les écoles
Notons également dans ce cadre que le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimné, a tenu hier une réunion élargie à laquelle ont pris part la présidente de la commission parlementaire de l'Éducation, Mme Bahia Hariri, le directeur général du ministère, Fady Yarak, et de nombreux hauts responsables d'institutions pédagogiques et scolaires.
Décision a été prise au cours de cette réunion de demander à l'ensemble des écoles publiques et privées du pays de consacrer une heure, de 12 heures à 13 heures, aujourd'hui, jeudi, à la lecture d'un message adressé aux élèves par le ministre de l'Éducation et les institutions pédagogiques et culturelles au sujet de l'affaire de la « flottille de la liberté ». Ce message collectif devra être expliqué par les enseignants aux élèves. Il expose les circonstances du blocus imposé par Israël à la population palestinienne de Gaza, soulignant notamment que « la cause de la Palestine et la cause du blocus de Gaza ne sont plus la cause des Palestiniens uniquement, mais celle du monde entier ».
Soulignant qu'Israël est aujourd'hui confronté à la « conscience humaine », le message du ministre affirme que l'agression perpétrée par Israël contre des navires civils vient s'ajouter au « registre noir » de l'État hébreu. « Ce qui s'est passé hier (l'agression contre la « flottille de la liberté ») nous concerne tous car cela est lié à nos valeurs humaines qui nous incitent à nous opposer à l'oppresseur et à venir en aide à l'opprimé », souligne le message qui invite les élèves à exprimer leur solidarité avec la population de Gaza et leur rejet de la violence en faisant des dessins, en écrivant des poèmes ou en organisant des scènes de théâtre « afin de refléter la victoire du verbe sur le fusil ». Le message suggère en outre aux élèves de payer une contribution s'élevant à 1 000 livres libanaises par élève afin de « soutenir et dynamiser les institutions pédagogiques à Jérusalem », de même que le message propose que les jeunes entrent en contact avec leurs camarades et correspondants dans le monde entier sur le réseau Internet afin de « dévoiler les crimes israéliens ». 

Les quatre Libanais expulsés par Israël rentrent au bercail

03/06/2010
C'est par les bons soins de la Croix-Rouge internationale qui leur a fait traverser la ligne bleue dans deux de ses véhicules que les quatre Libanais qui se trouvaient à bord de la « flottille de la liberté » et qu'Israël a expulsés ont rejoint le territoire libanais.
Des centaines de personnes et des dizaines de journalistes s'étaient entassés dans le secteur de la porte de Naqoura pour attendre Hani Sleiman (qui a immédiatement été emmené à l'Hôpital américain de Beyrouth), Abbas Nasser, André Abou Khalil et Hussein Chakar (qui a promis, au micro de la NewTV, des « surprises » sans donner davantage de détails...). On notait la présence du député Abdel-Majid Saleh représentant les présidents Sleiman, Berry et Hariri, ainsi que les députés Okab Sakr, Ali Fayad, Nawwaf Moussaoui et Kassem Hachem.
On notera également une coopération étroite entre la Finul et l'armée.
Les quatre hommes ont naturellement tous rejoint leurs familles respectives, et les témoins oculaires qui les ont vus au moment de leur arrivée sur le sol libanais assurent que leur détermination avait redoublé.

L’État multiplie les initiatives ; les 4 Libanais accueillis en héros

03/06/2010

L’un des 4 Libanais expulsés par Israël, André Abou Khalil, dans 
les bras de sa mère en pleurs, hier à Naqoura. Photo Ismaïl Sabraoui
L’un des 4 Libanais expulsés par Israël, André Abou Khalil, dans les bras de sa mère en pleurs, hier à Naqoura. Photo Ismaïl Sabraoui 
Que ce soit Michel Sleiman (au téléphone avec Bachar el-Assad - un sommet les réunira la semaine prochaine à Damas), Nabih Berry ou Hassan Mneimné, les responsables (mais aussi les citoyens, avec la manif de l'Escwa) multipliaient hier les initiatives, alors que dans la nuit, les quatre Libanais expulsés par Israël rentraient au bercail et étaient accueillis en héros.
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/659635/L%27Etat_multiplie_les_initiatives+%3B_les_4_Libanais_accueillis_en_heros.html 

La Nicaragua suspend ses relations diplomatiques avec Tel Aviv

[ 02/06/2010 - 07:41 ]
CPI

"La Nicaragua a suspendu ses relations diplomtiques avec l'état terroriste de l'occupation israélienne en répliquant mardi au raid massacrant contre la flottille internationale "Liberté" qui était en destination vers Gaza", a annoncé la porte-parole du président Nicaraguayen dans un communiqué
La porte-parole du président sandiniste Daniel Ortega, Rosario Murillo, a prononcé un texte, sur les ondes de Radio Ya,  en insistant que "le Nicaragua annonce la suspension immédiate de toutes les relations diplomatiques avec le gouvernement d'Israël".
"On insiste sur l'illégalité de l'assaut criminel contre la mission humanitaire, ainsi en violation flagrante de la législation internationale et des droits de l'Homme", a souligné le communiqué
La Nicaragua a exprimé ses sincères condoléances et sa forte solidarité aux familles des victimes et à  leurs pays d'origine, en lançant un vif  appel pour la libération de tous les membres en otage de la flotille Liberté.
Managua confirme également son soutien "inconditionnel et immuable" à la résistance menée par le peuple palestinien" et exige la levée immédiate du blocus sioniste arbitraire et imposé injustement contre la bande de Gaza.
Notons que le Venezuela et la Bolivie avaient rompu, en janvier 2009,  leurs relations diplomatiques avec l'occupation israélienne, en réponse à la barbarie de l'état criminel terroriste sionsite, aprés  son offensive néonazie contre la population civile du secteur palestinien assigé.

Chavez attaque l’occupation et condamne son massacre barbare contre la Flottille "Liberté"

[ 02/06/2010 - 10:01 ]
Caracas - CPI

Le président Vénézuélien, Hugo Chavez a attaqué fortement le gouvernement de l’occupation après l’agression sauvage des forces de l’armée sioniste contre la flottille internationale «Liberté» qui se dirigeait vers la Bande de Gaza pour briser le blocus injuste imposé depuis plus de 4 ans consécutifs.
«L’agression sioniste est une boucherie très sauvage contre l’humanité», a qualifié Chavez l’agression de l’armée occupante israélienne.
Lors de ses déclarations, le mardi soir 1/6, Chavez a déclaré que l’agression sioniste est un crime de guerre contre des civils innocents et isolés qui tentaient d’aider la population de la Bande de Gaza, assiégée illégalement et d’une manière criminelle.
«Le Venezuela va continuer de condamner l’aspect terroriste et criminel du gouvernement sioniste, et de soutenir toujours les droits et intérêts suprêmes et légitimes du peuple palestinien», a souligné Chavez en exprimant ses sincères condoléances et son fort soutien aux familles des victimes de cette agression sauvage perpétrée par les forces de l’état de l’occupation israélienne.

Les entraînements militaires sionistes causent l'incendie de 30 mille dunums au Golan occupé

[ 02/06/2010 - 10:09 ]
Qods presse – CPI

Des côtés spécialistes dans l'armée de l'occupation israélienne ont ouvert dernièrement une enquête sur l'incendie qui s'est déclenché, le mercredi dernier, lors des entraînements militaires sionistes, au sud du Golan syrien occupé.
Le chef de la région nord dans l'armée sioniste avait donné, avant deux jours, ses ordres pour former une commission d'enquête sur les raisons de l'incendie des 30 mille dunums des champs agricoles dans cette région, selon les confirmations de certaines sources.
La formation de cette commission vient après l'annonce de la radio sioniste que les manœuvres militaires israéliennes ont causé l'incendie dans cette région.

Un tribunal sioniste prolonge la détention du Cheikh Raed Salah

[ 02/06/2010 - 11:14 ]
Ramallah – CPI

La Cour sioniste des Magistrats d’Ashkelon a prolongé, le mardi soir 1/6, la détention du Cheikh Raed Salah, le président du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948, pour une durée 8 jours afin de terminer les enquêtes par les officiers des services de renseignements sionistes.
Le vice-président du mouvement islamique en Palestine occupée en 1948, Cheikh Kamal al-Khatib, a dit que l'occupation tente de fabriquer de grandes accusations contre le Cheikh Raed Salah.
Cette décision sioniste qui vise le Cheikh Raed Salah, ainsi que le président du haut comité de suivi des affaires des palestiniens qui habitent dans les territoires palestiniens occupés en 1948, Mohamed Zaidan et le Cheikh Hamad Abou Da'bes, après une longue séance de débat qui a duré 9 heures pour discuter de la légitimité de l'adhésion de Zaidan à la flottille "Liberté" qui s'était dirigée à Gaza pour casser l'embargo sioniste.

Après le massacre de la Flottille Liberté, les familles des diplomates sionistes quittent la Turquie

[ 02/06/2010 - 12:04 ]
Ankara - CPI

Après le massacre sauvage de l'armée sioniste contre les pacifistes de la flottille internationale «Liberté», le gouvernement de l’occupation israélienne a ordonné aux familles de ses diplomates accrédités en Turquie de revenir, à Tel Aviv, notamment après les tentions diplomatiques entre les deux pays, a annoncé aujourd’hui la radio, "Voie d'Israël".
La radio sioniste a précisé en rapportant du ministère sioniste des Affaires étrangères que les diplomates vont rester, en Turquie, et qu'il ne s'agit pas actuellement de ruptures des relations diplomatiques entre les deux pays.
Des sources bien informées ont souligné que le gouvernement de l’occupation avait recommandé, auparavant, à ses concitoyens de ne pas voyager en Turquie jusqu'à l'incident de la Flottille.
Notons que le premier ministre turc, Rajev Tayyeb Erdogan a condamné fortement l’attaque sauvage contre la flotille "Liberté", en la qualifiant d'un crime contre l’humanité et de violation flagrante à la loi internationale, alors que les manifestations continuent en Turquie et au monde entier, en solidarité avec la Flottille et ses héros qui défendaient les droits de l’homme, en demandant à punir et  sanctionner le  gouvernement de l’occupation israélienne et lever immédiatement le blocus injuste contre Gaza.
Notons que l’armée de l’occupation israélienne a attaqué, lundi 31/5, et d’une manière sauvage, terroriste, raciste et inhumaine, six navires qui transportaient des milliers de tonnes d'aides humanitaires aux habitants de Gaza totalement assiégé depuis 4 ans, avec la participation d'au moins 600 défenseurs des droits de l'homme, dans leur majorité étaient des Turcs.

Le président du parlement européen : l'UE doit forcer Israël à lever le blocus contre Gaza

[ 02/06/2010 - 11:29 ]
Europe - CPI

"L'Union européenne doit forcer Israël à lever le blocus contre la Bande de Gaza", a souligné lundi le président du parlement européen, Jerzy Buzek, dans un communiqué en réponse au raid sanglant de l’armée israélienne contre la flottille internationale "Liberté" qui transportait des aides humanitaires pour les Habitants de Gaza», ont souligné des sources et des médias.

Les sources ont rapporté du président Buzek que le parlement européen appelle la Haute représentante des affaires étrangères de l'Union Européenne, Catherine Ashton, à prendre des mesures au sein du Quartette, pour forcer Israël à lever immédiatement et sans conditions le blocus imposé contre les habitants de Gaza.

«Nous ne pouvons pas rester à l'écart, alors que 80% de la population de Gaza vivent au dessous du seuil de la pauvreté", a souligné le communiqué élaboré par M. Buzek et certains parlementaires européens qui avaient visité, la semaine dernière, la Bande de Gaza, dans le cadre d'une mission d'enquête sur la crise humanitaire causée par le blocus arbitraire et injuste imposé par l’occupation israélienne.
Buzek a condamné l’assaut de l’armée israélienne contre la flottille humanitaire qui a fait, lundi 31/5, au moins 19 morts (selon les informations des sources bien informées), parmi les 700 militants pro-palestiniens.
En exprimant ses condoléances aux familles et proches des victimes, Buzek a qualifié l’attaque de l’armée israélienne d'injustifiée et de violation inacceptable aux lois internationales et humanitaires.

La Flottille : Des appels pour archiver le crime très flagrant de l’occupation contre l’humanité

[ 02/06/2010 - 13:03 ]
Caire - CPI

L’expert égyptien et spécialiste en droit international et professeur à l’université du Caire, Dr. Ahmed Al Rachidi a appelé le gouvernement palestinien et les gouvernements dont leurs concitoyens ont été victimes de l’agression sauvage de l’occupation contre la flottille internationale «Liberté» à la nécessité d’archiver cet assaut comme un crime de guerre très flagrant contre l’humanité.
«Il est très important d’archiver ce crime sioniste sauvage pour poursuivre judiciairement les dirigeants coupables de l’occupation», a souligné l’expert et juriste égyptien.
Al Rachidi a appelé lors de ses déclarations au centre palestinien d’information, les institutions et organisations internationales à mettre à la tête de leurs agendas ce nouveau crime solennel qui frappe la loi internationale et les droits de l’homme, pour emmener les dirigeants criminels du gouvernement terroriste de l’occupation israélienne en justice.
L’assaut de l’armée de l’occupation contre les membres pacifistes et humanitaires de la flottille est un crime de guerre solennel contre l’humanité, ainsi qu'une violation à l’article 55 et 62 de la 4ème convention de Genève qui garantit l’acheminement des aides humanitaires à la population qui vit sous l’occupation.

Les forces sionistes terroristes menacent d’intercepter le bateau irlandais "Rachel-Corrie"

[ 02/06/2010 - 13:42 ]
Gaza - CPI

«En dépit de l’agression très sanglante et criminelle contre la flottille «Liberté» qui se dirigeait vers Gaza, en violant la loi internationale, les pirates sionistes menacent le bateau «Rachel-Corrie» du même sort que la flottille Liberté», ont déclaré des sources bien informées.
Les sources ont rapporté que les militants pro-palestiniens à bord du bateau "Rachel-Corrie" ont souligné qu’ils sont déterminés de continuer leur voyage et jurent qu’ils vont briser le blocus de la Bande de Gaza, en défiant les menaces de la marine sioniste
Le bateau «Rachel-Corrie» devrait arriver, aujourd’hui, vers 15 heures, aux côtes de Gaza», ont précisé les sources.
La marine terroriste israélienne a annoncé selon un de ses officiers qui a affirmé que les évènements de l’assaut contre la flottille Liberté n’influera pas sur les décisions militaires israéliennes et que les forces de la marine sont prêts pour intercepter le bateau irlandais «Rachel-Corrie».

De sa part, le premier ministre irlandais, Brian Cowen, a indiqué que le navire est la propriété de l'Irlande et qu'il espère qu'il soit autorisé à achever sa mission humanitaire, tout en soulignant que le gouvernement irlandais a demandé au gouvernement israélien de ne pas intercepter le bateau irlandais et de le laisser décharger sa cargaison humanitaire à Gaza.
Il est à noter que le navire irlandais est un bateau de marchandises qui porte le nom de l’activiste américaine «Rachel-Corrie» qui a été écrasé jusqu'à la mort par un bulldozer de l'armée sioniste  dans la Bande de Gaza,  en 2003, et que le bateau a quitté, le lundi, le pays du Malte, et à son bord 15 militants dont l'Irlandaise Maired Corrigan-Maguire, la lauréate du prix Nobel de paix en 1976.

La Turquie lie le retour des relations avec l'entité sioniste à la levée du blocus contre Gaza

[ 02/06/2010 - 17:37 ]
Ankara – CPI

La Turquie a lié, le mercredi 2/6, le retour des relations avec l'entité sioniste à la levée du blocus israélien contre la Bande de Gaza, où son ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu a souligné que son pays va entamer, demain jeudi 3/6, des discussions avec les membres de l'ONU pour former une commission internationale d'enquête sur l'attaque sioniste contre la flotte "Liberté".
Dans une conférence de presse, Davutuglo a dit, après sa visite aux Etats-Unis pour discuter de l'attaque sioniste contre la flotte "Liberté, que l'avenir des relations turques avec l'entité sioniste est lié à la position sioniste durant l'étape prochaine.
Il a appelé l'occupation israélienne à libérer tous les solidaires étrangers kidnappés sans aucune condition et accepter une enquête internationale autour de son crime.
Le ministre turc des affaires étrangères avait dit que l'attaque sioniste contre le convoi de la liberté est considéré par les turcs comme les événements du 11 septembre 2001 chez les américains, lors d'une réunion avec les journalistes étrangers à Washington.
"Nous prévoyons que les Etats-Unis montrent la solidarité avec nos victimes, mais je ne suis pas satisfait des déclarations américaines", a dit Davutoglu.

Holmes appelle à mettre fin au blocus sioniste contre Gaza

[ 02/06/2010 - 18:52 ]
New York – CPI

Le responsable en chef des affaires humanitaires de l'ONU, John Holmes a exprimé, le lundi, sa forte condamnation à l'agression de l'armée de l'occupation israélienne contre la flottille humanitaire "Liberté" qui se dirigeait vers Gaza pour briser le sévère blocus sioniste, en appelant à ouvrir le plus vite possible une enquête sur cette attaque dangereuse qui a fait 19 morts et plus de 50 blessés, avant l'arrestation des autres pacifistes.
Dans un communiqué de presse publié, le mardi 1/6, Holmes a dit : "Quelles que soient les raisons de cette attaque, cet événement est une mesure refusée".
"En tant que coordinateur des secours humanitaires, je condamne ces terribles pertes en vies humaines de travailleurs humanitaires", a indiqué M. Holmes, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l'ONU, dans un communiqué publié lundi après-midi à New York.

Il a qualifié le sévère blocus sioniste imposé injustement contre plus d'un million et demi de Palestiniens dans la Bande de Gaza, d'une mesure inacceptable parce qu'elle n'a abouti qu'à des  résultats négatifs depuis son début en 2007, alors qu'il a causé la détérioration des conditions de vie des Gazaouis et a multiplié la pauvreté et conduit à l'absence de la sécurité.
Le responsable onusien a dit que l'embargo sioniste a empêché la reconstruction de la Bande de Gaza et multiplié le nombre des Palestiniens qui vivent des aides humanitaires et a frappé l'activité économique.
A la fin de son communiqué, Holmez a appelé à l'exploitation de cette occasion pour mettre fin à la punition collective imposé injustement contre le peuple palestinien dans la Bande de Gaza.

L'Irlande décide d'expulser un diplomate sioniste

[ 02/06/2010 - 19:33 ]
Londres/Dublin – CPI

Le journal britannique "The Times" a dit que l'attaché sécuritaire dans l'ambassade sioniste, en Irlande, va être expulsé à cause du scandale des passeports falsifiés utilisés dans l'assassinat du leader du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh.
Dans son édition de mercredi 2/6, le journal a souligné que le ministre irlandais des affaires étrangères, Michael Martin, a approuvé le conseiller de son gouvernement pour expulser un diplomate sioniste, et que l'ambassadeur sioniste, à Dublin, a été informé de cette décision.
Le journal a souligné que la décision d'expulsion va être retardée pour deux semaines afin de ne pas la lier l'affaire de la flottille de la Liberté qui comportait des solidaires irlandais.
Notons que les appels populaires ont augmenté dernièrement, en Irlande, pour punir l'entité sioniste à cause de son crime contre le convoi de la liberté.
Le gouvernement irlandais avait appelé les forces occupantes à ne pas intercepter le bateau "Rachel Corrie", qui est prévu d'arriver à Gaza durant les deux jours prochains.

La Turquie cherche à répondre au crime de l'occupation contre la flotte de la liberté

[ 02/06/2010 - 20:12 ]
Istanbul - CPI

Le Premier ministre turc, Recep Tayyeb Erdogan, va organiser  aujourd'hui soir, le mercredi 2/6, une réunion du conseil turc National, avec le chef d'état-major, les chefs des forces armées et un certain nombre de ministres, pour discuter des mesures possibles contre l'entité sioniste, suite au crime d'assaut contre la flotte internationale de liberté qui regroupait une majorité turcs et qui a fait des martyrs et des blessés.
Le journal "Yeni Safak", proche du gouvernement turc a souligné dans son édition, de mercredi 2/6, que la réunion comportera Erdogan, ainsi que le chef d'état-major, les chefs des forces armées, le ministre de la Justice et de l'Intérieur, le chef des services de renseignements et le directeur de la sécurité générale pour discuter des mesures convenables (commerciales, politiques et d'autres ...) qui  pourraient être prises contre l'entité sioniste.
Le journal a souligné que l'option militaire contre l'entité sioniste sera ouvert au cours de cette réunion, en indiquant que les mesures qui seront prises par le gouvernement seront une feuille de route, et qui était prévue qu'elle soit annoncée par le Premier ministre Recep Tayyeb Erdogan durant la réunion du bloc parlementaire du parti en tête du pouvoir de la justice et du développement, et qui a été retardée pour connaître les résultats après l'appel téléphonique entre M. Erdogan et le président américain, Barack Obama, qui s'est déroulé, la nuit dernière.

Il ne faut pas laisser Rachel Corrie mourir une deuxième fois !

Publié le 2-06-2010

Le bateau est en route pour Gaza et Israël continue à proférer des menaces, tandis que notre gouvernement l’assure qu’il ne prendra aucune sanction contre ses crimes. Les manifestations doivent se poursuivre et s’amplifier partout sans attendre samedi. Merci à tous ceux qui se mobilisent pour la liberté, le droit et la justice. Communiquez-nous vos prochaines manifestations. (voir ci-dessous)
- MANIFESTATION A PARIS DEMAIN JEUDI A 18 H AU DEPART DU METRO-RER LUXEMBOURG (en face du jardin du Luxembourg) SUR LE BOULEVARD SAINT-MICHEL.
- MANIFESTATION A TOURCOING JEUDI : RASSEMBLEMENT DEVANT LA MAIRIE A 18 H
- MANIFESTATION DEMAIN JEUDI A BOLOGNE, A COPENHAGUE, A MANCHESTER...
Hier mardi, la mobilisation s’est maintenue et même accrue dans de nombreuses villes.
Ainsi à Toulouse, alors que 400 personnes s’étaient rassemblées lundi devant la Préfecture, et avaient défilé spontanément vers le Capitole, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées mardi, à l’appel d’Europalestine, du Croissant Fertile et de l’APF.
Grosse ambiance et marche du Capitole à la Préfecture où Europalestine a appelé à manifester samedi 5 juin à 15h30 au départ de la même place du Capitole, appel qui a été relayé ce matin par le Collectif Palestine 31.
CAPJPO-EuroPalestine

Le gouvernement français annonce qu’il ne prendra aucune sanction contre Israël

Publié le 2-06-2010

Les porte-parole de Bernard Kouchner ont déclaré hier lors d’une rencontre au Quai d’Orsay que le gouvernement français ne compte pas prendre la moindre sanction contre Israël, quel que soit son comportement. Ils en outre indiqué qu’il n’exige pas la liberté de circulation pour les ressortissants français et autres internationaux actuellement sequestrés en Israël, mais acceptaient leur expulsion.

Au cours de notre manifestation devant le Quai d’Orsay hier, une délégation d’EuroPalestine (représentée par Olivia Zémor) et de Droits Devant (représentée par Jean-Claude Amara), a été reçue au ministère des affaires étrangères par les conseillers du cabinet de Bernard Kouchner, chargés du dossier Proche-Orient, MM Fabrice Mauries et M. Alexandre Diebold.
Nous avons posé les questions suivantes :
1) Bernard Kouchner s’étant déclaré "très choqué" par l’agression israélienne, quelles sanctions compte-t-il prendre pour faire cesser les crimes israéliens ?
2) Est-ce que vous exigez la libre circulation pour les ressortissants Français actuellement séquestrés par Israël, et qui veulent pouvoir se rendre à Gaza avec le matériel qu’ils ont acheté, collecté et acheminé ?
3) Quelles mesures comptez-vous prendre pour empêcher que le bateau "Rachel Corrie" qui se dirige actuellement vers Gaza, ne soit pas attaqué par Israël, et pour faire respecter le droit international et la libre circulation dans les eaux internationales ?
4) Quelles mesures comptez-vous prendre pour imposer la levée du blocus de Gaza ?
5) Avez-bous l’intention de renvoyer l’ambassadeur d’Israël après ce nouveau carnage et ces nouvelles violations du droit international par l’Etat qu’il représente ? Comptez- vous, comme l’ont fait plusieurs pays, rappeler l’ambassadeur de France en Israël ?
Voici le résumé des réponses qui nous ont été faites :
- La France ne prendra aucune sanction contre Israël. Nous sommes des amis d’Israël. Et ce n’est pas la politique de la France. Nous voulons favoriser le processus de paix par le dialogue.
- La France n’exige pas la liberté de circulation pour ses ressortissants en Israël et en Palestine. Elle demande leur libération et accepte que ce soit sous la forme d’expulsions
- La France ne soutiendra pas le "Rachel Corrie" et lui déconseille de naviguer en direction de Gaza. La France déconseille d’ailleurs tout voyage en direction de Gaza.
- A propos du blocus de Gaza : "le blocus n’ayant pas réussi à affaiblir le Hamas, ni à faire libérer Gilad Shalit, et ayant un impact humanitaire sérieux, la France demande le passage sans entrave des marchandises et des personnes, mais s’oppose au trafic illicite d’armes". La France ne compte prendre aucune mesure pour obtenir la levée du blocus. Elle se contente de la demander
- Il n’y aura aucune mesure contre les diplomates israéliens et pas de rappel de l’ambassadeur de France en Israël. Nous avons convoqué l’ambassadeur d’Israël qui nous a donné ses explications.
Est-il utile de faire le moindre commentaire après de telles réponses, qui montrent que ce gouvernement n’a aucun respect pour le droit international et qu’il continuera à encourager les crimes israéliens ?
Seule une mobilisation populaire plus importante pourra changer la donne.
CAPJPO-EuroPalestine

Le gouvernement irlandais exige le libre passage du cargo MV Rachel Corrie

Publié le 2-06-2010

Le mouvement Free Gaza a affirmé son engagement, mardi, à poursuivre le combat pour rompre le blocus de la bande de Gaza, les volontaires à bord du cargo MV Rachel Corrie, chargé d’aide humanitaire, continuant de faire route vers le territoire martyr.

Le MV Rachel Corrie est un cargo de 1.200 tonnes battant pavillon de la République d’Irlande, pays membre de l’Union européenne. Il porte le nom de la jeune américaine Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer de l’armée israélienne en 2003 dans la bande de Gaza, alors que cette militante de l’International Solidarity Movement (ISM) tentait de s’opposer, par sa seule présence sur le terrain, aux frénétiques démolitions de maisons palestiniennes.
Parti d’Irlande, le MV Rachel Corrie avait pris du retard sur le reste de la Flottille de la Liberté, et se trouvait encore mardi au large de l’île de Malte, en Méditerranée centrale. Selon les responsables du Free Gaza Movement, il ne devrait arriver en Méditerranée orientale que d’ici quelques jours, soit lundi ou mardi prochain.
Ce sont les passagers du MV Rachel Corrie qui ont pris à bord la décision de poursuivre leur progression, d’autant plus conscients de la barbarie de l’armée israélienne que celle-ci a publiquement annoncé qu’elle lui réservait le même sort qu’aux passagers des six bateaux attaqués lundi à l’aube dans les eaux internationales.
Il y a quinze passagers sur le MV Rachel Corrie, dont l’Irlandaise Mairead Corrigan-Maguire, Prix Nobel de la Paix 1976, et plusieurs autres personnalités irlandaises et internationales. Le chargement comprend notamment des prothèses et fauteuils roulants pour handicapés, ainsi que du ciment, matériau de base dont Israël interdit l’entrée dans la bande de Gaza.
Le Premier Ministre irlandais, Brian Cowen, a publiquement apporté son soutien au MV Rachel Corrie.
« Le gouvernement irlandais a formellement demandé aux autorités israéliennes de laisser le libre passage à ce bateau battant pavillon irlandais, de lui permettre d’arriver à bon port à Gaza pour y livrer l’aide humanitaire dont il est chargé », a déclaré Cowen devant le parlement à Dublin.
« Nous, on est prêts à réserver au Rachel Corrie le même sort qu’aux autres », a aussitôt menacé un porte-parole de l’armée israélienne.
Et la France ? Et l’Union européenne ? Y compris après la piraterie sanglante de lundi, leurs gouvernements continuent de garantir l’impunité d’Israël, comme l’ont encore fait Kouchner et ses services depuis l’assaut.
CAPJPO-EuroPalestine