jeudi 29 avril 2010

Une bombe peut en cacher une autre …

Richard Labévière
Quelque 36 chefs d’Etat et de gouvernement, ainsi que dix autres délégations étrangères se sont pressés, les 12 et 13 avril derniers, autour d’un Barack Obama rayonnant, à l’ouverture des travaux de « son » sommet sur la sécurité nucléaire. Le président américain a transformé Washington en capitale du monde pour une rencontre internationale — sans précédent — destinée à « conjurer le spectre d’attentats nucléaires terroristes ». Précédent la conférence de réexamen du Traité de non-prolifération nucléaire de la mi-mai, cet activisme nucléaire est, sans conteste, destiné à compenser les revers de politique étrangère enregistrés par la nouvelle administration américaine depuis son entrée en fonction officielle le 20 janvier 2009.
Accumulés au Proche-Orient, en Afrique, en Asie et en Amérique latine, ces revers, ajoutés à un désintérêt marqué pour l’Europe, réclamaient la mise en chantier d’une nouvelle initiative globale. Comme son prédécesseur George Bush, l’actuel président américain nous a refait le coup du terrorisme global/menace planétaire. Envers et contre toutes les expertises les plus sérieuses tendant à minimiser la menace du terrorisme nucléaire, il n’a pas ménagé ses efforts pour dramatiser le dossier et chercher à convaincre les participants que la perspective de « bombes sales » tombant aux mains d’organisations comme Al-Qaëda « est aujourd’hui le plus grand danger menaçant la sécurité du monde ». Il en a aussi profité pour presser la Chine et la Turquie, membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies, de rejoindre le principe de nouvelles sanctions contre l’Iran. Et comme le « business » n’est jamais complètement absent des orientations diplomatiques de la Maison Blanche, les experts ont bien travaillé à produire de la norme internationale destinée à favoriser les exportations du nucléaire civil américain.
Enfin, le président américain a appelé toutes les nations — incluant Israël — à signer le Traité de Non-Prolifération (TNP). Selon un haut fonctionnaire de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), deux résolutions seront présentées à la prochaine conférence générale d’examen du TNP, entre les 3 et 28 mai prochain. La première réclamera la création d’une zone libre d’armes nucléaires au Proche-Orient, la seconde pointera la capacité nucléaire israélienne, Etat non signataire du TNP. D’ores et déjà boycottant ces travaux, Tel-Aviv a aussitôt opposé une fin de non-recevoir. Le 15 avril, le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a affirmé : « Israël maintient une politique d’ambiguïté nucléaire, à savoir de refuser de confirmer ou de nier sa capacité. Des spécialistes étrangers estiment que le pays a produit du plutonium suffisant pour propulser jusqu’à 200 ogives. Israël déclare qu’il considérera un accord pour démanteler les armes de destruction massive au Moyen-Orient une fois que la région sera parvenue à la paix complète ».
Plusieurs sources israéliennes estiment aujourd’hui que le nombre de têtes nucléaires israéliennes oscille entre 300 et 400. Tel-Aviv dispose aussi de vecteurs de lancement très performants dont une cinquantaine de chasseurs-bombardiers américains de dernière génération, ajoutée à une vieille flotte d’une centaine de F-15/I et F-16/I. L’arsenal israélien compte également une centaine de missiles Jéricho 2 et quatre sous-marins lanceurs d’engins capables d’atteindre les capitales de toute la région, y compris les grandes villes iraniennes. Tel-Aviv a négocié avec New Delhi une autorisation permanente d’escale pour ses sous-marins dans le port militaire de Bombay, confortant l’idée qu’Israël est bien décidé à conduire des opérations à l’encontre de l’Iran.
Dernièrement, l’état-major israélien a engagé un important programme de modernisation de ses capacités nucléaires. A l’instar du Pentagone, il s’est lancé dans l’expérimentation de mini-bombes atomiques destinées à des attaques très ciblées, afin de détruire, par exemple, des centres de pouvoir ennemis ou des infrastructures militaires inattaquables autrement. Sans renoncer à sa stratégie classique de dissuasion — stratégie de non-emploi — Tel-Aviv envisage désormais de nouvelles postures opérationnelles, dont le recours offensif à l’arme atomique. On comprend bien, dans ces conditions, pourquoi Israël n’envisage pas de signer le TNP. On comprend mieux pourquoi il continue à violer allègrement la législation internationale. Au moment même où le Conseil de sécurité prépare de nouvelles sanctions contre l’Iran, Israël peut poursuivre — en toute impunité — ses incursions meurtrières dans les territoires palestiniens, son « Mur de la honte », ses déplacements de populations et la construction de ses nouvelles colonies. Avec la complicité de la communauté internationale, Israël peut parachever l’extermination de tout un peuple …
Au sein des Nations-Unies, tous les Etat-membres sont égaux, mais — comme pour les animaux de la ferme de George Orwell —, « certains sont plus égaux que d’autres … ».

Les Arabes peuvent-ils sauver Jérusalem ?

Abdallah Al-Achaal
Le lecteur arabe peut être choqué en apprenant l’ampleur des outils de pression et d’influence arabes sur les Etats-Unis, le premier et le principal soutien du plan sioniste en Palestine. Nous avons vécu une époque où régnait l’idée que les Etats-Unis constituaient l’ennemi des Arabes et que leur allié était Israël. Puis les commentateurs arabes sont tombés dans la confusion face à une question banale : qui exploite qui ? Est-ce Washington qui exploite Israël ? Est-ce que le projet sioniste est à l’origine un projet américain ou bien c’est Israël qui est à la tête du projet et qui utilise tout le monde, y compris Israël ? Je pense que la pensée arabe confuse n’est toujours pas parvenue à un quelconque résultat et reste dans les limites des analyses théoriques et académiques. Et cela alors qu’en réalité, Washington fait semblant d’aspirer à la paix et à la stabilité dans la région, mais au niveau pratique, elle est incapable de changer la réalité et de faire pression sur Israël, parce qu’elle ne veut pas que ses relations avec Israël soient affectées. C’est en se basant sur ce raisonnement que Washington a réussi à s’entendre avec les régimes arabes autour du rôle d’intermédiaire qu’elle assume, faisant régner l’idée que ces espoirs sont grands mais qu’elle se trouve incapable de changer la situation dominée par Israël. Il semble que l’accord conclu entre les Arabes et les Américains consiste à ce que les Arabes exécutent tout ce que réclame l’intermédiaire américain, qui doit être remercié pour ses efforts même s’ils échouent. Et que les Arabes continuent à parier sur les bonnes intentions américaines sans être influencés par les progrès réalisés par Israël et son défi de la position américaine. Or, le résultat final est le suivant : Washington essaye, les Arabes sont satisfaits et Israël fait ce qu’il veut. C’est cette équation qui pousse certains commentateurs arabes à tomber dans le piège et à croire qu’il existe réellement une crise dans les relations américano-israéliennes parce que Washington se dresse contre Israël. Efforts pour lesquels Washington doit être remercié. Mais les dirigeants arabes veulent-ils réellement sauver Jérusalem sans en être capables ? Le plus probable est que les dirigeants arabes désirent sauver Al-Aqsa, mais ils veulent faire comme les Israélites ont fait avec Moïse en lui disant : « Va toi et ton Dieu à la guerre, nous restons ici ». Le problème essentiel réside dans l’absence de volonté arabe en contrepartie de la puissance de la volonté israélienne et sa domination sur les intérêts de Washington. Pour concrétiser cette réalité du point de vue économique, il est possible de faire allusion aux chiffres économiques et d’investissements qui dévoilent des réalités graves : Washington a besoin des Arabes alors que ses relations commerciales avec Israël vont à l’encontre des intérêts américains. Et Washington adopte un comportement contradictoire à la loi américaine et au droit international, faisant perdre des chances d’emplois et de commerce. De plus, les grandes compagnies américaines sont employées dans la construction des colonies et octroie à Israël des prêts non-remboursables sous forme de produits exemptés de taxes et d’impôts. C’est ainsi qu’Israël constitue une lourde charge pour les contribuables américains.
Le total des importations arabes des Etats-Unis a atteint environ 51 milliards de dollars, avec en tête les Emirat arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Egypte, le Koweït, le Qatar, l’Iraq … Le taux le plus bas est celui de la Palestine, avec 351 000 de dollars. Quant aux exportations des Arabes vers les Etats-Unis, elles atteignent à peu près le double des importations, avec en tête l’Arabie saoudite dont le volume d’exportations vers les Etats-Unis a atteint 55 milliards de dollars. De plus le déficit de la balance commerciale américaine avec l’Arabie saoudite a atteint 43 milliards de dollars. Et les investissements américains dans les pays arabes ont dépassé 1 trillion de dollars (637 milliards au Koweït, 7 milliards au Qatar et 3,5 milliards en Arabie saoudite. Comment alors Washington peut-il financer les opérations de confiscation des terres palestiniennes afin de permettre à Israël d’y construire des colonies puis prétendre être contre la colonisation ? Cette contradiction ressemble exactement à la participation de certaines directions de l’autorité palestinienne avec certains hommes d’affaires égyptiens à la construction du mur de sécurité avant de réclamer sa destruction pour exécuter la décision de la Cour internationale de justice. De l’autre côté, il y a un commerce arabe et des avantages présentés à Israël comme le gaz naturel égyptien. Il semble que les avantages américains et israéliens tirés des relations avec les régimes arabes sont devenus de vrais tributs. Les dirigeants arabes sont-ils en mesure de modifier l’équation et utiliser cette situation pour sauver Jérusalem ? 

Manœuvre

Une nouvelle brouille entre la Syrie et les Etats-Unis ? L’Administration américaine a soudain durci le ton face à la Syrie, par la voix de son secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, avertissant que « toutes les options seront sur la table ». Cette mise en garde est intervenue à la suite des accusations adressées par Washington à Damas, soupçonné de fournir des missiles Scud au Hezbollah libanais. Une accusation qui intervient à un moment où la Syrie espérait voir ses relations se réchauffer avec Washington.
La Syrie avait été accusée à l’origine par le président israélien Shimon Pérès de fournir au Hezbollah des missiles Scud, susceptibles d’atteindre l’ensemble du territoire d’Israël. Les Etats-Unis, lui emboîtant le pas, ont demandé des explications. Le chef de mission adjoint à l’ambassade de Syrie aux Etats-Unis, Zouheir Jabbour, avait été convoqué au département d’Etat pour répondre « des actes de provocation » de la Syrie concernant le possible transfert d’armes au Hezbollah.
La tension survient au moment où les rapports entre Damas et Washington poursuivaient leur amélioration après plusieurs années de crise. Elle intervient aussi alors que le Sénat examine la nomination, par le président Barack Obama, d’un nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Syrie. S’il est confirmé, Robert Ford sera le premier ambassadeur américain à Damas depuis 2005. Très récemment, la Syrie a donné son autorisation à la réouverture de l’école américaine à Damas, fermée depuis plusieurs mois.
Il est donc peu probable que les récents avertissements américains changent le cours des événements. Pour preuve : à Washington, des responsables américains ont déclaré jeudi que le Pentagone et les milieux du renseignement doutaient que des Scud syriens aient été livrés au Hezbollah. Comment donc expliquer le brusque changement de langage américain ? Il s’agit probablement d’une manœuvre destinée à exercer des pressions sur la Syrie à un moment où les deux pays doivent s’asseoir autour de la table pour discuter des désaccords de fond qui les opposent. Or, ces divergences majeures sont encore entières. Alors que les Etats-Unis ont toujours agi au Proche-Orient dans un sens contraire aux intérêts de Damas, la Syrie, notamment, soutient bon nombre des ennemis de l’administration américaine, de l’Iran au Hezbollah en passant par le Hamas palestinien et d’ex-responsables du parti Baas iraqien.

Tel-Aviv sème la zizanie

Israël, qui a toujours convoité le Nil, est en grande partie à l’origine de la crise actuelle entre l’Egypte et les pays riverains.
« Cherchez Israël ». Un Etat qui est derrière tous les maux de l’Egypte. C’est l’acteur caché, le provocateur qui incite et enflamme aujourd’hui les pays du Bassin du Nil pour annuler les accords déjà conclus. Le mot Nil occupe une place privilégiée dans la pensée israélienne et dans sa doctrine. Voire, certains estiment que les deux barres bleues qui forment le drapeau israélien représentent l’une le Nil et l’autre l’Euphrate. Et on parle aussi que sur la façade même de la Knesseth, il est écrit « Etat d’Israël du Nil à l’Euphrate ». C’est l’étendue du projet expansionniste du Grand Israël envisagé par l’Etat hébreu depuis sa création.
L’eau est un besoin vital pour assurer la survie de l’Etat hébreu qui souffre d’aridité et de rareté des sources d’eau. Le Nil est alors son point de mire, notamment qu’il est le plus proche d’Israël. Alors pour y parvenir, il sème la zizanie parmi les pays africains pour qu’ils fassent pression sur l’Egypte et la dépossédent de sa part historique de l’eau du Nil. Un danger dont l’Egypte est bien consciente. « Israël n’hésitera pas à conseiller l’Ethiopie de construire des barrages sur le Nil », met en garde le ministre égyptien de l’Irrigation, Mohamad Nasr Allam.
La carte gagnante d’Israël, c’est sa relation forte avec l’Ethiopie qui contrôle le Nil Bleu. Il suffit à cet égard de savoir que 80 % de l’eau qui coule au Caire provient du Nil Bleu, dont la source est en Ethiopie. Mais les relations autant économiques que diplomatiques israéliennes avec d’autres pays africains sont solides et ne manquent pas d’être une source de danger, comme le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie. En fait, le débat autour d’un partage équitable de l’eau du Nil s’est tellement animé après la dernière tournée du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dans ces pays, source du Nil, en septembre dernier. Selon les analystes, c’était une tournée qui a marqué une montée en puissance de l’Etat hébreu dans le continent noir. Cibler ces pays d’où partent les sources du Nil n’est pas du tout une simple coïncidence. Les journaux israéliens révèlent bien l’affaire. Lieberman a été accompagné par des économistes et des spécialistes dans le domaine de l’industrie de l’armement et du commerce, de l’aviation, de la marine, de l’énergie, des communications et de l’agriculture. Lieberman a discuté des questions de l’eau et de l’agriculture avec ces Etats. Une visite qui a engendré, dès sa fin, des prises de positions africaines contre l’Egypte.
 On a commencé à entendre des déclarations hostiles de la part des dirigeants africains. On lit dans les journaux kényans : « C’est une honte que l’aide vienne d’un pays désertique comme l’Egypte, qui utilise les eaux du Nil dont la source émane du Lac Victoria, qui appartient au Kenya, à l’Ouganda et à la Tanzanie ». Le quotidien éthiopien Jima Times, lui, a souligné : « Israël peut aider les Etats africains à utiliser les eaux du Nil contre le fait de concéder la moindre part, ce qui affectera la part de l’Egypte ».
Israël ultra présent
En fait, les domaines de la coopération africo-israélienne sont multiples et dans de différentes aspects. Au niveau hydraulique, Tel-Aviv a participé à la construction de 3 barrages en Ethiopie et des installations hydroélectriques sur le Nil Bleu, et trois autres en Ouganda, au Congo et Ghana. Ainsi qu’un traité d’irrigation avec l’Ouganda depuis 2000. Il présente même des aides techniques et des études dans le domaine de l’irrigation et de l’agriculture pour ces pays.
 Selon Emad Gad, chercheur au Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, c’est l’absence égyptienne, voire la négligence, mettant à l’écart tout rôle moteur, notamment durant l’époque nassérienne, qui a laissé la porte grande ouverte devant l’intervention israélienne pour s’incruster en Afrique. Et d’ajouter : « Israël a bien étudié le dossier africain et les besoins de ces pays pour mener son jeu. Il est devenu aujourd’hui difficile de mettre fin à ce rôle d’Israël qui est devenu le principal allié des pays africains. Il y a une connivence totale entre Israël et les pays africains ».
Dès Théodore Hertzel
Les tentatives israéliennes pour obtenir l’eau du Nil ont commencé en 1903. Théodore Hertzel, fondateur du mouvement sioniste, a présenté aux autorités britanniques un projet d’implantation des juifs au Sinaï et le transfert de l’eau du Nil vers cette partie. L’idée fut abandonnée après la première guerre mondiale. En 1974, un autre projet présenté, connu par le nom de son ingénieur Eliasha Kalli, proposait le transfert de 840 millions de m3 par an à Israël à travers le lac d’Ismaïliya.
Et quand Anouar Al-Sadate a proposé, en 1979, le « canal de la paix », promettant à Israël de l’eau en échange de la restitution de Jérusalem Est … Begin a répondu : « Si l’eau du Nil signifie que nous devons abandonner Jérusalem, nous n’en voulons pas ». Aujourd’hui s’ajoute un autre scénario : la possible sécession, en janvier prochain, du Sud-Soudan que soutiennent Israël et l’Amérique. Ce nouveau pays va contrôler les eaux du « Bahr Al-Ghazal », un des grands affluents du Nil, et pourrait changer la direction de son écoulement.
Aliaa Al-Korachi

Washington repart à la charge

Les Etats-Unis reprennent leurs efforts pour ressusciter le processus de paix. L’émissaire Georges Mitchell est à nouveau attendu la semaine prochaine après une mission aux résultats modestes.
« Productifs et positifs ». Ce sont les adjectifs utilisés par l’émissaire américain Georges Mitchell pour qualifier les entretiens qu’il a eus séparément avec les responsables palestiniens et israéliens au cours de sa mission qui s’est achevée dimanche dernier. Aucun détail supplémentaire n’a été donné par M. Mitchell. En effet, la mission de trois jours de ce dernier s’est achevée sans progrès significatifs en vue d’une reprise des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Peut-être faudra-t-il attendre sa prochaine mission, début mai, ou encore la visite du président palestinien Mahmoud Abbass à Washington le mois prochain pour voir du concret.
Car, pour l’heure, rien n’augure d’une prochaine reprise des négociations de paix. Pour M. Mitchell, il s’agit de poursuivre les efforts « afin d’améliorer le climat ambiant en faveur de la paix et pour instaurer des discussions de proximité », expression qualifiant des négociations indirectes sous médiation américaine. Mais l’émissaire américain, qui tente d’obtenir de Netanyahu des mesures d’établissement de la confiance réclamées par le président américain Barack Obama pour faciliter l’ouverture de « discussions de proximité », dans l’espoir qu’elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties, n’a rien obtenu de concret de la part des Israéliens.
Israël tergiverse
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu n’a donné aucun signe visible de céder aux exigences palestiniennes et américaines d’arrêter la construction de colonies juives à Jérusalem-Est. En même temps, le premier ministre israélien a tenu à passer pour celui qui cherche à reprendre le processus de paix, jetant d’avance la responsabilité de tout échec sur les Palestiniens. « Nous voulons enclencher immédiatement le processus de paix. Les Etats-Unis le veulent aussi. J’espère que les Palestiniens le veulent tout autant, a déclaré M. Netanyahu. Nous saurons dans les prochains jours si ce processus est en route ». Il laisse ainsi entendre que la réponse palestinienne est déterminante, ignorant totalement la question de la colonisation, principal obstacle à la reprise des pourparlers.
Côté palestinien, c’est plutôt la prudence qui règne vu l’intransigeance israélienne sur cette question. « En dépit du fait que nous continuons à discuter avec les Américains, nous ne nous attendons pas à ce que les discussions indirectes commencent dans les prochains jours », a averti le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. « Nous parviendrons au point où les négociations pourront être lancées immédiatement quand la colonisation aura cessé à Jérusalem-Est et en Cisjordanie », a-t-il réitéré, tout en accusant Israël de vouloir « convaincre la communauté internationale qu’il a accepté des négociations » alors qu’« en réalité, ce sont le gouvernement israélien et ses actions qui entravent les pourparlers ».
Samedi dernier, le président palestinien Mahmoud Abbass avait appelé Barack Obama pour imposer une solution au conflit proche-oriental prévoyant la création d’un Etat indépendant pour les Palestiniens. Mais sur le fond, après 17 années de négociations infructueuses, le fossé paraît toujours aussi insurmontable entre les deux parties, compte tenu des divergences sur les dossiers clefs. Contrairement à ses prédécesseurs, l’actuel gouvernement de droite israélien écarte tout compromis sur Jérusalem-Est, annexée par Israël en juin 1967 et dont les Palestiniens veulent faire la capitale d’un futur Etat.
Et comme signe de provocation, alors que l’émissaire américain était encore sur place, des militants juifs d’extrême droite ont défilé dans le quartier arabe de Silwan, à Jérusalem-Est, sous haute protection policière, pour « affirmer la souveraineté juive sur toute la ville ». Une manifestation qui a provoqué la colère des Palestiniens et qui a donné lieu à des affrontements entre jeunes Palestiniens et forces de sécurité israéliennes.

mercredi 28 avril 2010

La Jordanie rassemble ses forces pour un possible afflux de plus de 50 000 Palestiniens

Ecrit par The National / trad : Monique Poupon
27/04/2010
AMMAN // La Jordanie est très inquiète car un ordre militaire Israélien récent facilitant la déportation de milliers de Palestiniens de Cisjordanie pourrait mener à une vague d'immigration forcée au royaume.
Les politiciens et analystes Jordaniens estiment que près de 50 000 Palestiniens pourraient être déportés ici dans l'éveil de la décision militaire d'Israël, qui a pris effet le 13 avril, que quiconque attrapé en Cisjordanie sans un permis Israélien pourrait faire face à une expulsion dans les jours à venir ou être condamnés à plus de 7 ans de prison.
Malgré des assurance d'Israël que la décision vise seulement les étrangers, la mesure, un amendement d'une décision de 1969, est ouverte à l'interprétation. Les nouvelles règles permettent l'expulsion dans les 3 jours de quiconque sans un permis valide et élèvent la peine de prison maximale pour transgression à sept ans. Les ordres ne stipulent pas ce qu'est un permis valide, et l'appellation est tellement vague, que les organisations des Droits de l'Homme ont dit qu'ils pourraient être utilisés contre n'importe qui dans la Cisjordanie occupée.
"Si le gouvernement d'extrême-droite Israélien réussit à mettre en place sa décision d'expulsion raciste, le peuple Palestinien vivant sur sa terre natale fera face au troisième déplacement le plus large et le plus grave après 1948 et 1967", a écrit Oraib Rantawi, un écrivain politique avec le quotidien Addustour. "Cette décision aura l'effet d'une étincelle qui embrasera un champ entier pas seulement en Palestine, mais aussi dans les pays qui sont supposés recevoir ces réfugiés", a-t-il ajouté.
La Jordanie a à l'origine ouvert ses portes aux réfugiés Palestiniens, qui se sont engouffrés en deux vagues au réveil des guerres Arabo-Israéliennes de 1948 et de 1967. Près de la moitié de la population de 6 millions de Jordanie est d'origine Palestinienne.
Entre 1950 et 1967, Amman a contrôlé la Cisjordanie, mais en 1988 il a coupé ses liens légaux et administratifs avec le territoire pour permettre à l'Organisation de Libération de la Palestine d'agir comm le seul et légitime représentant des Palestiniens.
La Jordanie ne veut pas servir comme une terre d'accueil alternative aux Palestiniens, que les politiciens de droite en Israël ont recommandée depuis des années. Aussi, il y a des peurs qu'une autre vague d'immigrants menacerait jusqu'à bouleverser la balance démographique du royaume et rendre les Jordaniens de la banque de l'est de la rivière comme une minorité dans le pays.
"La raison pour laquelle la Jordanie est anxieuse à propos de cette mesure est parce que Amman est de plus en plus convaincu qu'Israël travaille plutôt activement à raviver le scénario de la terre d'accueil alternative, et au minimum poursuit ses politiques vis-à-vis de la Cisjordanie qui ont un momentum inexorable envers un tel objectif", a dit Moiun Rabbani, un important analyste du Moyen-Orient basé à Amman.
La composition de l'actuel gouvernement Israélien,en combinaison avec l'effondrement effectif de la légitimité du Président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, s'ajoute à l'anxiété d'Amman, a-t-il dit.
"Depuis que Abbas est venu au bureau, vous n'avez plus de direction Palestinienne dont la légitimité y est investie, et dont provient au moins le rejet de l'option Jordanienne", a dit M.Rabbani.
Le Hamas a aussi rejeté l'option d'une terre d'accueil en Jordanie. Le leader du groupe Khaled Mashaal a été cité par le journal Dostour en octobre comme disant que "politiquement, la Palestine est la Palestine et la Jordanie est la Jordanie".
La décision d'Israël vient à un moment où les liens entre la Jordanie et ses voisins Juifs sont plus froids que jamais. Le Ministre d'Etat pour les affaires médiatiques, Nabil Sharif, a dit aux journalistes mercredi que la Jordanie ne permettra pas les autorités Israéliennes de déporter les Palestiniens de la Cisjordanie ou de Jérusalem Est vers le royaume.
"La Jordanie réserve tous les choix diplomatiques, politiques et légaux en faisant affaire avec cette décision que nous considérons comme nulle et non avenue car elle a été diffusée par une autorité d'occupation", a-t-il dit.
La gouvernement a ce mois convoqué l'ambassadeur Israélien en Jordanie, Davni Nevo, pour protester contre la décision, selon Petra, l'agence de presse gouvernementale.
Quelques politiciens ont suggéré que la Jordanie ne devrait pas vraiment être inquiétée à propos des déportations.
"La décision ne devrait pas nous affecter car nous sommes un état souverain", a dit Fayez Tarawneh, un sénateur et un ancien Premier Ministre. "Israël ne devrait pas nous effrayer et toutes les décisions qu'il fait ne sont pas la fin du monde. Nous pouvons s"y confronter et nous pouvons prendre des mesures qui protègent notre souveraineté", a-t-il dit.
Pour l'instant, quelques uns arguent que la Jordanie pourrait avoir recours à la fermeture de ses frontières pour empêcher Israël de déporter des Palestiniens au pays.
"Nous pouvons être très stricts dans la surveillance de nos points d'entrée et de sortie", a dit Marwan Dudin, un politicien et un sénateur. "[Ce sont] des mesures unilatérales illégales Israéliennes, qui actuellement sont en complète contradiction avec les lois internationales et tous les accords de Genève après la Seconde Guerre Mondiale."
Source : The National, 26 avril 2010, http://www.thenational.ae/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100426/FOREIGN/704259928/1002
http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4737

Relance du processus de paix au proche-Orient : Ban Ki-moon appuie les Etats-Unis

Edition du 28 avril 2010
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réitéré hier son soutien aux efforts américains en vue de relancer les pourparlers de paix indirects entre Israéliens et Palestiniens, dans une conversation téléphonique avec l’émissaire américain au Proche-Orient. Cet entretien entre M. Ban et George Mitchell a eu lieu lundi après-midi, a-t-on appris auprès du bureau de presse de l’ONU. Les deux hommes ont discuté des « efforts américains continus pour lancer des pourparlers israélo-palestiniennes de proximité, et de la situation à Ghaza », selon un communiqué. M. Ban a remercié l’émissaire américain pour « ses efforts déterminés et a réitéré le soutien de l’ONU ».
Lors d’entretiens ce week-end au Proche-Orient avec les dirigeants israéliens et palestiniens, qu’il a qualifiés de « productifs et positifs », M. Mitchell a invité le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à se rendre en mai aux Etats-Unis pour rencontrer le président américain, Barack Obama. De son côté, à l’issue de sa rencontre avec M. Mitchell dimanche, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dit espérer savoir « dans les prochains jours » si le processus de paix avec les Palestiniens est « en route ».
Devant l’impossibilité de relancer des négociations de paix directes interrompues depuis la fin de 2008, les Etats-Unis avaient obtenu des Palestiniens et des Israéliens de participer à des pourparlers indirects par l’intermédiaire de M. Mitchell. Mais ces pourparlers, dits de « proximité », n’ont pas démarré en raison de l’annonce au même moment d’un projet immobilier de colonisation juive à Jérusalem-Est annexée. Le quotidien israélien Haaretz affirme qu’ils pourraient reprendre dès la mi-mai.
Par R. I.
http://www.elwatan.com/Relance-du-processus-de-paix-au

Ouverture à Beyrouth de la 84ème conférence du boycottage d'Israël avec la participation de la Syrie

27 Avr 2010
Beyrouth/ Les travaux de la 84ème conférence des officiers de liaison des bureaux régionaux du boycottage d'Israël ont commencé aujourd'hui à Beyrouth avec la participation d'une délégation syrienne.
Le ministre libanais de l'Economie et du Commerce, M. Mohamad al-Safadi, a affirmé à la séance d'ouverture la nécessité d'interdire toute infiltration israélienne dans nos sociétés, mettant en garde contre l'infiltration d'Israël dans notre économie à travers la falsification et la fraude, appelant les pays arabes engagés au boycottage à intensifier les mesures dans l'application des décisions et des législations.
Il a réaffirmé l'engagement du Liban à la réactivation du boycottage arabe d'Israël pour l'encercler économiquement et l'obliger à s'engager aux résolutions de la légalité internationale.
Pour sa part, M. Mohamad Soubeih, sous-secrétaire général de la Ligue arabe pour les Affaires de la Palestine et des territoires arabes occupés, a souligné l'importance du boycottage qui joue un rôle efficace et important dans l'affrontement du racisme et de l'agression israélienne dans le monde arabe.
Raghda Bittar
http://www.sana.sy/fra/55/2010/04/27/285290.htm

Un décret palestinien bannit les produits des colonies juives

27/04/2010  
Le président palestinien Mahmoud Abbas a signé un décret interdisant la vente et le négoce des produits fabriqués dans les colonies juives en Cisjordanie occupée, a annoncé mardi un de ses conseillers. 
"Cette loi découle du fait que les colonies sont des métastases dans le corps de la Palestine qui attaquent le tissu, la terre et le destin du peuple palestinien", a affirmé dans un communiqué Hassan al-Aouri.  
"Pour cette raison, nous devons lutter contre ces colonies avec tous les moyens à notre disposition", a ajouté le conseiller du président Abbas.
M. Aouri a précisé que toute personne reconnue coupable de se livrer au négoce de produits issus des colonies serait passible de deux à cinq années de prison et 16.000 euros d'amende. 
Cette décision intervient sous la forme d'un décret présidentiel car le Parlement palestinien s'est très rarement réuni depuis la victoire du mouvement Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, aux dernières élections législatives de 2006.
Ce décret vient couronner plusieurs mois d'une intense campagne de boycottage des produits des colonies juives, marquée par des opérations médiatisées de destruction des marchandises saisies.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=135275&language=fr

«Maariv»: les dirigeants israéliens ont raté l’occasion de paix avec Damas !

27/04/2010  
Selon le quotidien israélien  "Maariv", les chefs de gouvernement  israéliens ont raté l’occasion de signer un accord de paix avec la Syrie, malgré leur promesse de se retirer du plateau du Golan occupé.
Uri Chejia, ex- président de l'équipe de négociation dans les pourparlers avec la Syrie, affirme à Maariv : «tous les chefs de gouvernements cherchent à dissimuler les faits, que ce soit  Yitzhak Shamir ou Yitzhak Rabin ou Shimon Peres ou Ehud Barak ou Ehud Olmert,  tous sont d'accord sur le principe de l'accord qui inclut un retrait complet du Golan jusqu’aux  frontières de 1967, sauf que tous se sont rétractés à la dernière minute. "  
Toujours selon cette source, «Barak a raté la possibilité de conclure un accord avec le président  Hafez al-Assad, à l’époque  du président américain Bill Clinton, un accord qui aura évité à Israël toutes les guerres de la décennie écoulée et modifier le statut d’Israël dans la région de manière fondamentale."  
Ce fut la dernière occasion de paix qui a eu lieu directement entre  « Israël » et la Syrie, une occasion où les points de désaccord ont été clairement définis entre les deux parties, l'offre de Barak consistait à se retirer de 99 pour cent du plateau du Golan accompagnée d’une indemnisation pour les terres qui restent sous occupation israélienne, selon Maariv!  
L’offre israélienne consistait à  garder une bande frontalière de 500 mètres qui borde le lac de la Jordanie et une autre bande frontalière de quatre-vingts mètres sur la rive orientale du lac de Tibériade, mais Barak s’est rétracté à la dernière minute pour changer les clauses de l’accord, poussant ainsi le président Assad à affirmer que l'entité sioniste ne veut pas la paix, ajoute le quotidien.
Depuis cette date, aucune négociation n’a eu lieu entre les deux pays à titre officiel.  
Les premières séries de négociations entre les  parties concernées  ont commencé à  la Conférence de Madrid pour la paix au Moyen-Orient en Octobre 1992, sous les auspices des Etats-Unis et de la Russie après la fin de la seconde guerre du Golfe. 

Hariri: Israël cherche à justifier une nouvelle guerre contre le Liban

27/04/2010  
"Israël cherche à justifier une nouvelle guerre contre le Liban en lançant une campagne au sujet des missiles Scud que possèderait le Hezbollah", a affirmé le Premier ministre libanais Saad Hariri dans une interview à un journal du Qatar à paraître jeudi.
"Nous rejetons les allégations et les menaces d'Israël. Il tente de justifier une guerre contre le Liban qu'il pourrait lancer au moment de son choix", a déclaré Hariri dans une interview au quotidien Al Watan dont l'AFP a obtenu des extraits.
"Quelles sont les preuves d'Israël sur la détention par le Hezbollah de tels missiles, alors qu'il possède lui-même l'arme nucléaire?", s'est-il demandé.  
Il a affirmé refuser "de demander au Hezbollah de démentir sa possession de tels missiles", ajoutant qu'il ne voulait pas que le Liban "se place en position d'accusé et donner à Israël le droit de nous lancer des accusations".

Yediot Ahronot:"Israël inquiète des manœuvre militaires commune syro-turques"

27/04/2010  
Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth" Israël  suit avec préoccupation les manœuvres militaires  syro- turque qui ont lieu à la frontière entre les deux pays".  
Selon le quotidien, « Israël est inquiète de la consolidation des relations entre la Syrie et la Turquie, car cette consolidation a apparemment évolué vers une coopération militaire réelle, incluant la fourniture d'informations à la Syrie sans compter la technologie acquise par la Turquie en provenance d'Israël ».  
Yediot Aharonot note que  ces manœuvres militaires communes indiquent que les relations entre les deux pays continueront à se consolider, voire qu’elles n’ont jamais été aussi  bonnes au cours des vingt dernières années.  
Le quotidien souligne  que "les deux pays, la Syrie et la Turquie, ont déjà supprimé les visas d'entrée pour leurs citoyens". Bien qu'il n'y ait aucune indication sur le transfert de technologie en provenance de la Turquie vers la Syrie, le ministre de la Guerre israélien, Ehud Barak, en visite aux États-Unis, compte soulever cette question lors de ses entretiens à Washington.  
Toujours selon le quotidien,  les manœuvres sont destinées à renforcer la coopération entre les forces terrestres syriennes et les forces terrestres  turques, notant que les forces  aériennes n'ont pas participé à ces exercices, faisant allusion aux  drones israéliens que la Turquie a récemment reçus.  « L'intérêt de la Turquie dans le renforcement de la coopération avec l'armée syrienne, est  d’empêcher les infiltrations tout le long de la frontière syro - turque, sachant que les membres du (PKK) sont non seulement à la frontière irakienne, mais aussi à  la frontière syrienne", ajoute le quotidien.. 
Rappelons, que le quartier général de commandement de l'armée turque a fait état de la tenue, le mardi 27 avril, d'une manœuvre commune entre la Turquie et la Syrie. Les unités frontalières des forces terrestres des deux pays participeront à ces manœuvres : ces exercices militaires dureront trois jours.

« Jcall » appelle à la raison : quelle raison ?

mardi 27 avril 2010 - 14h:20
Bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix
La politique intransigeante du gouvernement Netanyahou, qui, en poursuivant la judaïsation de Jérusalem, va jusqu’à narguer le gouvernement Obama, ne peut que susciter des protestations dans les grandes communautés juives du monde occidental, y compris au coeur des communautés organisées.
Ainsi aux USA, un groupe de pression nommé « J Street » s’est fixé comme horizon de mettre en oeuvre des conceptions plus proches de celles d’Obama que de celles de Netanyahou.
Dans cet état d’esprit, il a été lancé au niveau européen un appel « Jcall », dont les initiateurs en France sont diverses personnalités telles que Daniel Cohn Bendit, Bernard Henry Lévy ou Alain Finkielkraut.
Cet appel dénonçant la colonisation ininterrompue de la Cisjordanie, il ébranle le monolithisme arrogant du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France), courroie de transmission de la politique israélienne, et suscite des remous dans la population juive, ce qui ouvre la voie à des remises en cause que nous espérons de plus en plus profondes.
Toutefois, l’Union Juive Française pour la paix ne peut apporter sa signature à ce texte ni le soutenir de quelque façon que ce soit.
En effet, il se présente clairement comme une façon de faire accepter au monde un « État juif et démocratique » dont les Juifs du monde entier serait par définition solidaires, un État démocratique pour les Juifs mais Juif au regard des Palestiniens.
Les Palestiniens sont les grands absents de ce texte, Gaza n’y existe pas, le droit des réfugiés n’y existe pas, le droit de tous les habitants d’Israël à une citoyenneté complète n’y existe pas. Pire, le texte estime que la décision finale n’appartient qu’aux Israéliens, ne donnant aucune voix au chapitre aux palestiniens.
Car ses rédacteurs l’écrivent clairement, ce qui les guide c’est sauver l’existence et la sécurité de l’État d’Israël, c’est la crainte d’un processus de délégitimation de cet État, en dehors de toute référence au droit international.
Pour l’UJFP, le peuple israélien ne peut espérer une paix durable qu’en acceptant une solution faisant droit aux revendications légitimes du peuple palestinien. Le rôle des Juifs dans le monde n’est pas d’entretenir le peuple israélien dans l’idée suicidaire que sa mission serait d’établir entre Méditerranée et Jourdain un État juif refuge exempté de toute obligation de respect des règles du droit international et de simple humanité à l’égard d’un peuple qu’il continue d’ignorer.
26 avril 2010 - Source :
http://www.ujfp.org/modules/news/ar...

Al-Khalil : mort d’un résistant

mardi 27 avril 2010 - 06h:44
Brigades Ezzedeene al-Qassam
Les Brigades Al Qassam, l’aile militaire du mouvement Hamas, sont en deuil après la mort ce lundi 26 avril du dirigeant Ali Sweiti, du village de Beit Awa près de la ville de al-Khalil [Hebron] en Cisjordanie.
(JPG)
Ali Sweiti a été défiguré et énucléé après avoir été tué dans la destruction de sa maison par des explosifs déposés par les troupes israéliennes d’occupation
Le combattant Ali Sweiti est tombé en martyr ce lundi matin, en se défendant contre les forces sionistes d’occupation qui avaient envahi le village de Beit Awwa avec le soutien d’un grand nombre de véhicules militaires et de bulldozers.
Les yeux d’Ali ont été brutalement arrachés et son visage a été défiguré après qu’il ait été lâchement assassiné par les occupants sionistes.
Le martyr a refusé de se rendre et a voulu se défendre ainsi que défendre sa maison jusqu’à ce qu’il succombe, après une vie brillante consacrée au djihad contre l’ennemi sioniste.
Les Brigades ont confirmé dans un communiqué militaire publié le lundi 26 avril 2010, que le moudjahid Ali Sweiti, âgée de 45 ans, du village de Beit Awwa près de la ville d’Al-Khalil, a été martyrisé alors qu’il défendait sa maison contre l’agression sioniste.
Le communiqué relève que le moudjahid est tombé en martyr après une longue route de djihad et de sacrifice pour l’amour de la bien-aimée Palestine.

Les troupes israéliennes assassinent un combattant du Hamas
Al Jazeera (extraits)
Les troupes israéliennes ont assassiné un commandant du Hamas en Cisjordanie occupée après avoir détruit la maison appartenant à un de ses parents.
Ali Sweiti, membre des Brigades Izz al-Din al-Qassam, la branche armée du Hamas, a été assassiné ce lundi dans la ville de Beit Awwa, selon des sources palestiniennes et israéliennes.
Un premier communiqué des Brigades al-Qassam lundi matin déclarait que les troupes israéliennes avaient fait exploser l’extérieur de la maison et que Ali Sweiti était resté à l’intérieur.
Des témoins ont confirmé plus tard avoir vu les soldats israéliens retirer le corps des décombres de la maison démolie.
Le Hamas a fermement condamné l’assassinat, en qualifiant l’opération israélienne de crime.
« L’assassinat de ce commandant d’Al-Qassam est un crime dangereux, qui survient dans le contexte de la détermination de l’occupation à d’éliminer les forces de la résistance, et en particulier les Brigades al-Qassam de Cisjordanie », a déclaré Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, mouvement de la résistance islamique.
27 avril 2010 - Brigades Ezzedeene al-Qassam - Vous pouvez consulter ce communiqué à :
http://www.qassam.ps/news-2740-EQB_...
Traduction : Info-Palestine.net