lundi 8 mars 2010

Forum Mondial de l’Education : en Palestine en octobre 2010

publié le dimanche 7 mars 2010
FSM

 
Le Conseil International du Forum Social Mondial, lors de sa réunion du 8 octobre 2009 à Montréal, a apporté son soutien à la tenue d’un Forum Mondial de l’Education qui se déroulera en Palestine en octobre 2010.
Une réunion internationale de préparation se tiendra les 11-13 mars à Ramallah
Cette annonce a été immédiatement suivie par la mise en place d’un comité international rassemblant d’importants réseaux d’éducation internationaux. Ce comité de conseil et d’appui rassemblera de nombreuses organisations telles que Alternatives International, l’institut Paulo Freire, le World Education Forum, Terrazul (organisation brésilienne travaillant sur l’environnement), le Forum Marocain des Alternatives, la World Alliance for Art Education, des ONG et associations palestiniennes qui travaillent sur l’éducation, des réseaux éducatifs indiens comme le BGVS, la fondation Franz Fanon, la fondation Rosa Luxembourg. D’autres seront ajoutés alors que nous procédons à venir.
Des dizaines d’institutions internationales et arabes ont exprimé leur volonté de faire partie du comité international. Des participants de plus de 120 pays ont exprimé leur intérêt et vont se mobiliser pour envoyer des délégations participer au Forum. Le Forum se tiendra simultanément en Cisjordanie et dans la bande de Gaza ainsi que dans certaines capitales arabes, afin de permettre la participation de tous ceux qui ne pourront pas aller en Palestine pour le Forum.
L’objectif de ce forum n’est pas seulement une expression de solidarité internationale avec le peuple palestinien, mais aussi un moyen de renforcer l’unité des Palestiniens et de souligner le fait que les Palestiniens ont beaucoup de ressources et d’expérience à offrir au reste du monde. Il est aussi prévu d’inviter le Conseil International à venir se réunir en Palestine à l’occasion de ce Forum Social de l’éducation.
Le secrétaire général d’Alternatives international Feroz Mehdi a déclaré que la tenue d’un forum en Palestine mettra en avant les problèmes sociaux auxquels sont confrontés les peuples luttant pour la paix et la justice sociale dans le monde, et en particulier le peuple palestinien. Il assure qu’une campagne médiatique internationale sera lancée avant le Forum pour faire pression sur le gouvernement d’Israël afin qu’il n’impose pas de restrictions aux personnes qui veulent entrer en Palestine pour le Forum. Le droit à l’éducation en Palestine est garanti par toutes les conventions internationales et il serait complètement inacceptable qu’Israël empêche les Palestiniens d’organiser des activités éducatives.
Le président d’Alternatives international et directeur du Teachers’ Creativity Center, Refaat Sabbah, a confirmé que les préparatifs du Forum en Palestine avaient commencé depuis plusieurs mois pour impliquer le plus grand nombre possible d’institutions éducatives, syndicats d’enseignants, lycées et universités et ONG. Il a aussi confirmé qu’afin que tout se passe bien au niveau administratif il y aura des contacts avec le ministère de l’Éducation pour assurer la réussite de cet événement historique.
Les organisateurs préparent le forum de manière à permettre la participation du plus grand nombre possible de Palestiniens, dans les villes, les villages et les camps. Les événements culturels et artistiques célèbreront et aideront à protéger l’héritage culturel palestinien.

Damas et Ankara évoquent une reprise des négociations syro-israéliennes

08/03/2010
Le président syrien Bachar el-Assad et le chef de la diplomatie 
turc Ahmet Davutoglu ont discuté hier des principes susceptibles de 
relancer le processus de paix israélo-syrien. Photo AFP
Le président syrien Bachar el-Assad et le chef de la diplomatie turc Ahmet Davutoglu ont discuté hier des principes susceptibles de relancer le processus de paix israélo-syrien. Photo AFP
Le président syrien Bachar el-Assad et le chef de la diplomatie turc Ahmet Davutoglu ont discuté de la reprise des négociations de paix indirectes entre la Syrie et Israël, lors d'un entretien hier à Damas, a indiqué l'agence officielle SANA. M. Assad a cependant regretté devant son interlocuteur « l'absence d'une partie israélienne attachée à la paix, malgré la présence d'un médiateur turc honnête qui œuvre avec la Syrie pour instaurer la sécurité et la paix dans la région », selon SANA. Le ministre turc a affirmé de son côté la volonté de son pays d' « aller de l'avant pour réaliser la paix ».
 Mardi, M. Davutoglu avait affirmé au Caire que la Turquie était prête à reprendre sa médiation entre Israël et la Syrie « s'il y a une volonté politique des deux côtés ». La Syrie et Israël ont engagé en mai 2008 des négociations de paix indirectes par le biais de la Turquie, mais celles-ci ont été rompues après le déclenchement il y a plus d'un an de la dévastatrice offensive militaire d'Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza. Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman avait écarté en décembre la reprise des négociations indirectes avec la Syrie par l'intermédiaire de la Turquie. « Nous voulons des négociations directes (avec la Syrie), une fois à Damas et une fois à Jérusalem », avait-il dit.
 M. Assad et Davotoglu ont évoqué également au cours de leur entretien les législatives irakiennes qui ont eu lieu hier, espérant que ces élections « ramèneront la sécurité et la paix d'une manière permanente en Irak et préluderont à des relations privilégiées entre l'Irak et ses voisins », a ajouté l'agence SANA. 

Les Palestiniens acceptent, sans illusion, un dialogue indirect avec Israël

08/03/2010
Environ 3 000 manifestants israéliens et palestiniens se sont 
rassemblés samedi soir dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à 
Jérusalem-Est pour dénoncer la colonisation israélienne dans cette 
partie de la ville. Gali TibbonI/AFP
Environ 3 000 manifestants israéliens et palestiniens se sont rassemblés samedi soir dans le quartier arabe de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est pour dénoncer la colonisation israélienne dans cette partie de la ville. Gali TibbonI/AFP
L'État hébreu doute de la détermination US de relancer le processus de paix
« La direction palestinienne a décidé de donner une chance à la suggestion américaine d'aboutir à un accord en conduisant des discussions indirectes avec Israël », a déclaré Yasser Abed Rabbo, secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), lors d'une conférence de presse à Ramallah (Cisjordanie). M. Abed Rabbo a affirmé que ces discussions devraient se focaliser prioritairement sur les frontières finales d'un État palestinien. Il a souligné que la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, rendait impossible des négociations directes avec les Israéliens.
« Même si nous acceptons, nous avons des réserves », a toutefois tempéré Azzam el-Ahmad, le chef de la délégation du Fateh, mouvement dirigé par le président Mahmoud Abbas.
Le feu vert de l'OLP, qui était attendu, ne fait toutefois pas l'unanimité. Deux factions de gauche, le Parti populaire (ex-communiste) et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), membres de l'OLP, s'opposent à ces discussions indirectes, estimant que les conditions de leur succès n'étaient pas réunies. De son côté, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza mais ne fait pas partie de l'OLP, est farouchement opposé à toute discussion avec Israël. Le Jihad islamique a lui aussi rejeté la décision de l'OLP qu'il a dénoncée comme une « concession », affirmant qu'elle ne « représente pas le peuple palestinien ».
Les pourparlers indirects seront conduits par le biais de navettes de l'envoyé spécial des États-Unis pour le Proche-Orient, George Mitchell, entre Israéliens et Palestiniens. Ces discussions doivent durer quatre mois. Les ministres arabes des Affaires étrangères avaient apporté cette semaine leur soutien aux négociations indirectes pour une durée de quatre mois.
La décision de l'OLP survient au moment où M. Mitchell a commencé samedi une nouvelle navette dans la région et à la veille de l'arrivée du vice-président américain Joe Biden. M. Mitchell a eu hier un entretien de deux heures avec le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu. Ces discussions étaient « bonnes », a indiqué un porte-parole de M. Netanyahu sans plus de précisions. L'émissaire américain doit rencontrer une nouvelle fois M. Netanyahu ce matin avant de se rendre à Ramallah.
Selon un rapport interne du ministère israélien des Affaires étrangères cité hier par le quotidien Haaretz, Israël doute de la détermination américaine de relancer le processus de paix. Ce rapport considère également que Washington a adopté une position favorable aux Palestiniens dans ses contacts préliminaires à l'ouverture de négociations.
Par ailleurs, les ministres européens des Affaires étrangères ont tenté de reprendre la main sur le dossier. Le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, est attendue dans la région dans une semaine et a demandé à se rendre à Gaza, un geste à haute valeur symbolique. 

La marine égyptienne arrête deux pêcheurs palestiniens

[ 07/03/2010 - 23:28 ]
Rafah – CPI

La marine égyptienne a arrêté, dimanche 7/3/2010 à midi, deux pêcheurs palestiniens près des plages de la ville égyptienne d'Al-Ariche, après le chavirement de leur barque.
Des sources locales et sécuritaires ont dit au correspondant du Centre Palestinien d'Information (CPI) que les forces de sécurité égyptiennes ont emmené les deux pécheurs palestiniens aux centres d'enquête d'Al-Ariche.
Il est à souligner que les autorités égyptiennes poursuivent les pêcheurs palestiniens sur les frontières de Rafah avec Al-Ariche, leur interdisant de travailler dans la région.

L'occupation interdit à une responsable européenne de visiter la bande de Gaza

[ 07/03/2010 - 23:31 ]
Al-Qods occupée – CPI

Les autorités de l'occupation israélienne ont décidé d'interdire au commissaire des affaires étrangèresde l'Union Européenne, Catherine Ashton, d'entrer dans la bande de Gaza pour terminer sa visite prévue, après une semaine passée dans les territoires palestiniens occupée.
Des responsables sionistes ont dit que le gouvernement sioniste ne permet pas aux personnalités qui visitent l'entité sioniste d'entrer dans la bande de Gaza à travers ses passages, de peur qu'une telle mesure soit prise comme une reconnaissance du gouvernement du Hamas.
Ashton avait annoncé son intention de visiter la bande de Gaza au début d'une tournée dans la région du Proche-Orient mi-mars pour voir la situation des habitants de Gaza, un an après la guerre sioniste.

Un rapport de l'ONU affirme l'augmentation de la construction dans les colonies sionistes

[ 07/03/2010 - 23:35 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU "Ocha" a dévoilé l'augmentation du nombre d'unités coloniales construites par l'occupation israélienne dans les colonies installées illégalement en Cisjordanie, durant les trois derniers mois de l'année 2009, malgré l'annonce sioniste d'un gel partiel de la construction dans ces colonies.
Dans son rapport hebdomadaire, Ocha a affirmé, dimanche 7/3, avoir obtenu de nouvelles informations de la direction des statistiques sionistes autour de l'activité de construction dans les colonies de la Cisjordanie occupée.
Le nombre de nouvelles unités coloniales sionistes construites dans les colonies de la Cisjordanie occupée est arrivé, durant les trois derniers mois de l'année 2009, à plus de 593.
Cette escalade vient malgré la décision sioniste d'un gel partiel de la colonisation en Cisjordanie occupée.
D'autre part, le rapport a souligné que les autorités de l'occupation israélienne démolissent les maisons palestiniennes au moment où elles augmentent la construction dans les colonies illégales. Il a été enregistré que les forces occupantes ont ordonné la démolition de dix maisons palestiniennes dans le quartier de Selwan dans la ville sacrée d'Al-Qods occupée, alors que plus de quatre-vingt-dix autres maisons dans le quartier de Bustan sont menacées de démolition, selon les ordres de la municipalité sioniste dans la ville sacrée.
Ocha a poursuivi dans son rapport que les forces occupantes ont effectué plus de 94 opérations de fouille et d'incursion dans les villes et villages palestiniens,  alors que plus de 29 Palestiniens ont été blessés par les forces occupantes durant la semaine dernière.

Bahr avertit que les agressions sionistes contre les lieux saints vont exploser la région

[ 07/03/2010 - 12:45 ]
Gaza-CPI

Le chef du conseil législatif palestinien par intérim, Dr. Ahmed Bahr a averti des conséquences des agressions sauvages de l'occupation israélienne qui viole de façon continuelle les lieux saints dans les territoires palestiniens occupés.
Bahr a réitéré que les violations sionistes contre les lieux saints vont faire exploser toute la région, en appelant les palestiniens à déclencher une nouvelle Intifada contre les crimes sauvages de l'occupation.
Bahr a condamné d'une manière très ferme le silence honteux arabe, régional et international face aux violations et pratiques inhumaines, discriminatoires et sauvages de l'occupation israélienne qui viole toutes les règles, chartes et lois internationales, humaines et religieuses.
Le leader palestinien a exprimé ses fortes inquiétudes de la stratégie et la politique officielle arabe et musulmane très faibles devant les agressions de l'entité sioniste, tout en portant l'autorité palestinienne responsable des nouvelles escalades sionistes contre les lieux saints, en l'accusant de donner toujours des couvertures au gouvernement terroriste de l'occupation pour commettre ses crimes affreux, à travers la poursuite des négociation inutiles et vaines depuis plusieurs années.

Les palestiniens manifestent en Cisjordanie et l'occupation répond par des balles réelles

[ 07/03/2010 - 12:33 ]
Al Khalil - CPI

 Les forces de l'occupation ont tiré des balles réelles et du gaz lacrymogène sur les manifestants palestiniens qui sont sortis pour dénoncer les pratiques sauvages sionistes contre les lieux saints, à al-Qods, al- Khalil et Bethléem, en Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont souligné, le samedi 6/3, que les forces armées occupantes ont agressé des centaines de manifestants palestiniens, au village de Beit Amr, en tirant des balles réelles et du gaz lacrymogène, et blessant 4 citoyens dont le chef du comité populaire de Beit Jala.

"Six militants ont été asphyxiés, ce qui a poussé les équipes de secours du croissant rouge à les sauver", ont indiqué les sources.
Les sources ont ajouté que 5 activistes pacifiques ont été blessés au village d'Iraq Bourrine, situé près de la ville de Naplouse, alors que des dizaines d'autres ont été asphyxiés par le gaz lacrymogène et ont été transportés à l'hôpital de Naplouse.
D'une autre part, les sources ont confirmé qu'un agriculteur palestinien et un solidaire étranger ont été blessés dans la région de Joub al-Dhib", à l'est de Bethléem, lors d'une campagne de solidarité avec les agriculteurs, où le fermier Abdel Karim Zawahra a été frappé par les soldats sionistes à l'aide de leurs crosses d'armes, alors que l'activiste allemande, Sabta, a été détenue pendant plusieurs heures.
Dans le même contexte, des manifestants palestiniens et internationaux se sont accrochés avec les extrémistes de la colonie de "Nicudem", où habite le ministre sioniste des affaires étrangères, Avigdor Libermann, après leur assaut dans la terre palestinienne, au moment où les forces armées occupantes sont intervenues pour protéger les extrémistes, en agressant les solidaires internationaux et palestiniens.

Biden visite la région pour annoncer la reprise des négociations

[ 07/03/2010 - 12:13 ]
Al-Qods occupée – CPI

La radio de l'occupation a dit qu'il est prévu que des négociations vont reprendre, la semaine prochaine, de  façon indirecte entre l'entité sioniste et l'autorité palestinienne, sous la médiation américaine lors de la visite du vice-président américaine, Joseph Biden, à la région.
Elle a ajouté qu'on va annoncer la reprise des négociations indirectes, la semaine prochaine, durant la première visite de Biden, à la région.
Avant la visite de Biden, l'émissaire spécial américain, George Mitchell, est arrivé avant deux jours aux territoires occupés, où il est prévu qu'il sera le médiateur entre les deux côtés durant les négociations.
La reprise des négociations est venue après une décision arabe de donner l'occasion à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de faire des négociations indirectes avec l'occupation pour une durée de 4 mois.
Le journal hébreu, "Yediot Ahronot" avait rapporté de Biden qui va visiter la région, cette semaine, selon ses déclarations qu'il est un sioniste malgré qu'il n'est pas un juif, alors que le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a salué ses déclarations.

L'occupation a l'intention de construire une ville juive au Néguev

[ 07/03/2010 - 11:52 ]
Maariv – CPI

Le comité de la planification et de la construction au gouvernement sioniste a approuvé un plan pour construire une nouvelle ville sioniste qui porte le nom de "Kassif" dans la région de Néguev, au sud des territoires palestiniens occupés en 1948.
Le journal hébreu "Maariv" a dit que ce projet va être exécuté prochainement, après qu'il obtienne le soutien des membres de ce comité contre 7 autres qui se sont opposés.
Il est prévu 100 mille extrémistes sionistes "Heridim" vont habiter cette ville qui va être construite près de la route principale de "Choukat Erad" et sur des terres agricoles palestiniennes confisquées durant les dernières années.

Berri appelle les arabes à renoncer à la décision de la reprise des négociations avec l'occupation

[ 07/03/2010 - 11:40 ]
Beyrouth - CPI

 Le chef du parlement libanais, Nabih Berri, a appelé les pays arabes à renoncer à leur décision pour la reprise des négociations indirectes avec l'occupation israélienne et démasquer ses violations et crimes au niveau international.
Berri a insisté sur l'importance d'entendre les choix du peuple palestinien pour lutter contre l'occupation, arracher ses droits légitimes, faire face aux agressions, violations et vol des lieux saints dans les territoires palestiniens occupés, notamment les attaques contre la mosquée sainte d'al Aqsa, à al Qods, celle d'al Ibrahimi à al Khalil, et de Bilal Ibn Rabah à Bethléem. 
Dans un communiqué, le chef du parlement libanais a appelé les arabes à assumer leurs responsabilités et faire face, d'une manière efficace, aux agressions, judaïsme et colonialisme très étendu et de cesser de couvrir les crimes sionistes sauvages, en exigeant un boycott officiel et urgent de l'occupation.

Un film turc publie les agressions sionistes en Palestine

[ 07/03/2010 - 10:41 ]
Istanbul - CPI

Une entreprise turque des films et épisodes turcs va produire un film célébrant les agressions sauvages des forces armées sionistes contre le peuple palestinien, ce qui est prévu qu'il va provoquer la colère des occupants israéliens.
"Le film sera publié en novembre prochain", ont souligné des sources.
Des sources médiatiques turques ont affirmé que l'entreprise des films qui a produit un film publiant un médecin sioniste volant les organes humains des captifs irakiens, va produire un film dont les scénarios sont filmés en Palestine et intitulé (La Vallée des Loups .. Palestine), et qui va coûter 10 millions de dollars.
"Le film intitulé (La Vallée des Loups .. Iraq) a suscité les inquiétudes et la colère des occupants israéliens, en le désignant d'antisémite et anti-américain, en soulignant qu'il a été observé par plus de 4.2 millions de personnes turques", ont rapporté les sources.
Le scénariste de ce nouveau film "La Vallée des Loups .. Palestine", Bahader Ozdiner a dit qu'il avait l'intention de montrer l'histoire et la réalité de ce qui se passe en Palestine, en soulignant que ce film reflète certains ressentiments turcs à l'égard d'Israël.
Il est à noter qu'au mois de janvier passé et après qu'un film a montré des membres des services secrets israéliens ont enlevé un enfant turc, le vice-ministre des affaires étrangères sioniste Danny Ayalon a convoqué l'Ambassadeur turc, Ahmed Oguz Thleykol, à Tel-Aviv, en l'humiliant lorsqu'il a refusé de lui serrer la main, en le laissant s'asseoir sur une chaise basse devant les caméras, ce qui a provoqué une grande crise diplomatique et une colère en Turquie.

Al Zahar demande les arabes d'adopter des décisions tangibles pour la reconstruction de Gaza

[ 07/03/2010 - 10:17 ]
Gaza - CPI

Le membre au bureau politique du Hamas, Dr. Mahmoud Al Zahar a affirmé l'existence des initiatives palestiniennes pour l'accomplissement de la réconciliation en disant : "il existe des tentatives pour arriver à une percée dans la position égyptienne et adopter des propositions permettant à l'Égypte de prendre en considération les observations du Hamas sur la feuille avant le sommet arabe en Libye".
Al Zahar a souligné lors d'un entretien avec le journal "Al Qods Al Arabie", le samedi 6/3, qu'on va finir ce dossier avant l'organisation du sommet arabe prévu en Libye, tout en demandant aux arabes d'adopter des décisions tangibles pour reconstruire les infrastructures de Gaza endommagées par les forces de l'occupation depuis la guerre sioniste en 2008.
Al Zahar a affirmé que son mouvement n'a reçu aucune invitation officielle pour participer au sommet arabe, en indiquant que l'ex-président palestinien, Mahmoud Abbas, a menacé de boycotter le sommet si le Hamas sera invité.

dimanche 7 mars 2010

L'invasion israélienne des esplanades de la mosquée sainte d'al-Aqsa soulève le monde arabe et islamique

06 Mar 2010
Capitales /   L'Organisation de la Conférence Islamique (OCI) a dénoncé l'invasion par les forces d'occupation israélienne des esplanades de la mosquée sainte d'al-Aqsa et l'agression israélienne contre les prieurs à l'intérieur de la Mosquée.
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Le secrétaire général de l'Organisation, M. Ekmeleddin İhsanoğlu, a affirmé, dans un communiqué publié sur le site–Internet de l'OCI, que l'agression des forces d'occupation israélienne contre les lieux saints des Musulmans est une violation flagrante du droit international et de la liberté de culte, et qu'elle risque d'emporter la région dans une guerre religieuse.
M. İhsanoğlu a appelé la communauté internationale, notamment le quartette internationale, à réaliser la gravité des violations israéliennes sur la situation et l'avenir de la région, l'appelant à une action internationale effective sur tous les niveaux pour mettre un terme aux agressions israéliennes et forcer Israël à respecter le droit international.
Moussa: La question d'al-Qods, de la Mosquée d'al-Aqsa et des autres lieux sacrés en Palestine, ainsi que les violations israéliennes dans les territoires arabes occupés, à l'ordre sur jour du prochain sommet arabe
Dans ce même contexte, le secrétaire général de la Ligue Arabe, M. Amr Moussa, a déclaré aujourd'hui que la question d'al-Qods, de la Mosquée d'al-Aqsa et des autres lieux sacrés en Palestine, ainsi que les violations israéliennes dans les territoires arabes occupés, figurent à l'ordre sur jour du prochain sommet arabe (fin mars en Libye) "qui discutera d'un plan de sauvetage et de protection de ces lieux saints".

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Auparavant la Ligue Arabe avait réagi contre le nouveau crime israélien contre al-Aqsa et les prieurs palestiniens, en avertissant de ses conséquences sur la région tout entière et en demandant à sa mission à Genève de soumettre la question des violations israéliennes incessantes dans les territoires palestiniens occupés au Conseil des droits de l'homme.
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Elle a également demandé au groupe arabe à New York de soumettre les questions concernant al-Qods à l'Assemblée Générale des Nations Unies et à examiner de la possibilité de les soumettre à la Cour internationale de Justice.
Le chef du bureau du secrétaire général de la Ligue, M. Hicham Youssof, a souhaité, dans des déclarations à la presse, une position américaine sérieuse, ferme et effective vis-à-vis du nouveau crime israélien.
Il a incité, en outre, le Conseil de Sécurité international à assumer ses responsabilités, jugeant insuffisant la déclaration publiée par ce Conseil à ce sujet.
Le Conseil de Sécurité, en effet, avait exprimé son inquiétude vis-à-vis des violents affrontements entre Palestiniens et forces d'occupation israéliennes à l'intérieur et autour des esplanades de la mosquée d'al-Aqsa dans la ville occupée d'al-Qods.
L'ambassadeur du Gabon auprès des Nations Unie, président du Conseil de Sécurité pour ce mois, a indiqué dans un communiqué publié hier que les membres du Conseil de Sécurité expriment leur inquiétude vis-à-vis de la situation dans les territoires palestiniens occupés, y compris à al-Qods, appelant à l'arrêt de tels actes et au retour aux négociations entre les deux parties.
Les Palestiniens: Appel à un soulèvement général et avertissement de la révolution des volcans
M. Maan Bachour, président du centre arabe et international des communications et de solidarité avec al-Qods, a affirmé que l'agression israélienne hier contre al-Aqsa et les prieurs, et avant contre le sanctuaire al-Ibrahimi et la Mosquée de Bilal, donne un message clair sur l'absurdité de tout pari sur les négociations avec cette entité qui ne comprend que le langage de la force, de la résistance et de l'intifada.
M. Bachour qui parlait à la chaîne de télévision satellitaire al-Aqsa, a appelé les Palestiniens à la réconciliation et les différentes organisations, institutions et personnalités arabes et internationales à un soulèvement général pour défendre les droits des Palestiniens et d'al-Qods et les lieux saints "que l'ennemi allait droit sur la voie de leur judaïsation sous couverture des négociations", avertit-t-il.
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M. Ahmad Bahr, premier vice-président du Conseil législatif palestinien, a avertit dans un entretien au site Qods-Press, des répercussions du terrorisme israélien acharné contre les lieux saints dans les territoires palestiniens.
"La poursuite du terrorisme israélien contre le peuple palestinien et les lieux sacrés risque de provoquer des volcans qu'embrasés, personne n'en saurait prévoir les conséquences", a avertit M. Bahr qui assure que le peuple palestinien ne permettra pas qu'on touche à ses lieux saints. Il a appelé enfin à l'intifada contre l'injustice et la turpitude israéliennes.
Hier, vendredi, de violents affrontements ont éclaté à la mosquée sainte d'al-Aqsa et dans la ville d'al-Khalil en Cisjordanie entre des fidèles palestiniens et les forces d'occupation israélienne après la prière de vendredi, lesquels ont fait des dizaines de blessées parmi les palestiniennes.  
N.S. / R.B. / Gh.H.
http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/06/276675.htm 

Palestiniens et internationaux contre la construction du mur et la destruction des oliviers à Beit Jala

Bethléem - 06-03-2010
Par ISM 
Le mardi 2 mars au matin, les bulldozers israéliens ont commencé à déraciner de vieux oliviers dans le jardin d’une famille palestinienne, à Beit Jala, au nord-ouest de Bethléem, en préparation de la construction d’une nouvelle section du mur d’apartheid. Le mercredi matin, la famille, qui a déjà perdu de grands pans de sa terre lorsqu’Israël l’a volée pour construire la « bretelle 60 » qui relie les colonies israéliennes illégales, ont découvert que la petite aire de jeu pour enfants, installée dans leur jardin, était détruite et que trois oliviers juste en face de leur maison étaient hachés. Une croix rouge était peinte, à deux mètres de leur porte d’entrée, pour indiquer où le mur allait passer. Les autres oliviers étaient marqués en jaune, pour être déracinés un peu plus tard.

Ce marquage des arbres et au sol sont les signes que bientôt, la famille va perdre ce qui lui reste de terre, et vivre immédiatement en face de l’énorme mur de béton gris.
Entre le 2 et le 3 mars, les bulldozers ont déraciné 70 oliviers sur les terres de la famille et de leurs voisins, créant rapidement des « faits accomplis » avant même que les avocats puissent contrer la récente série d’ordres confus visant à « légaliser » le vol de terre en cours. Selon le projet israélien le plus récent, cette section du mur volera 281 autres dunams de terres palestiniennes (28ha), propriétés de 35 familles.
Le 3 mars, le Comité populaire d’al-Ma’sara et le Holy Land Trust de Bethléem ont mobilisé un groupe de Palestiniens, d’activistes internationaux et israéliens pour tenter d’arrêter physiquement les bulldozers de continuer leur travail. Des dizaines de soldats, d’agents de sécurité et de policiers des frontières ont passé deux heures à pousser et tirer les activistes sur la colline, loin des bulldozers en action, et enfin, ont sorti un ordre d’arrestation contre quiconque resterait sur la terre de la famille après 9h.
Le 4 mars, un groupe d’activistes s’est à nouveau mobilisé et a réussi à arriver sur les lieux tôt le matin pour protéger les oliviers restants. Un activiste s’est enchaîné à un arbre marqué, pendant que d’autres formaient des grappes autour de lui et d’autres arbres. Tandis que la police et les soldats se rassemblaient sur les lieux, les militants ont entonné des slogans contre le mur et l’occupation, et ont replanté deux arbres arrachés.
Quelques heures après, les activistes ont appris qu’une décision juridique avait été prise interdisant tout autre déracinement jusqu’à ce qu’un nouvel ordre du tribunal soit pris. Dans l’attente de cette interdiction, les activistes se tiennent prêts pour d’autres interventions au cas où les bulldozers reprendraient leur travail.

La Syrie dénonce les agressions israéliennes contre l'esplanade des Mosquées

06/03/2010  
La Syrie a dénoncé vendredi les agressions israéliennes contre l'esplanade des Mosquées à AlQods.
"La Syrie dénonce les agressions israéliennes contre l'esplanade des Mosquées et contre les fidèles, qui font partie des mesures visant à judaïser Jérusalem", a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Les violations israéliennes surviennent au moment où la Ligue arabe a accepté le lancement de négociations indirectes israélo-palestiniennes, ce qui est une preuve supplémentaire du peu du sérieux d'Israël dans sa recherche de la paix", indique le texte.
"C'est une preuve également que la politique israélienne rejette le processus de paix et vise à liquider la cause palestinienne", poursuit le communiqué.
Des heurts ont opposé sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam à AlQods, la police israélienne, qui a pris d'assaut la mosquée, à des manifestants palestiniens, faisant des dizaines de blessés.

La députée Guigou: toute guerre contre le Liban sera catastrophique pour "Israël"

06/03/2010  
L'ancienne ministre française de la Justice, la députée Elizabeth Guigou, assure que "toute guerre israélienne contre le Liban sera catastrophique pour les Israéliens, après leur échec en 2006 et celui dans la guerre de Gaza".
Dans une interview exclusive accordée  au site "El-nashra", elle affirme qu' « Israël », pour le moment, a les yeux rivés sur l'Iran.
"Le Liban est impressionnant, du fait qu'il renaît de ces cendres, et vu ses capacités énormes", dit-elle.
Par ailleurs, la députée française avance que le retour de la Syrie sur la scène internationale est important, afin d'empêcher les extrémistes d'aboutir à leurs objectifs, rappelant du rôle et des efforts français déployés dans ce sens.
Quant à la situation arabo-israélienne Guigou confirme qu'"Israël" ne pourra garantir sa continuité, à cause de la croissance démographique importante chez les arabes.
Et d'expliquer "les Etats-Unis et l'Union européenne sont convaincus que deux Etats, palestinien et israélien seront une solution acceptable".
Enfin Guigou souhaite que la sécurité et le développement économique règnent au Moyen-Orient.
Rappelons que Guigou a animé une conférence organisé  à l’Ecole supérieure des Affaires à Beyrouth portant sur le thème « L'état de l'Union pour la Méditerranée et le rôle de la société civile ».Elle a insisté sur l’importance de “se réunir pour la Méditerranée.” La secrétaire nationale au Parti socialiste, chargée de la Réforme de l'Etat et des Collectivités territoriales, a ajouté que “l’union ne se fait pas par la force, mais d’une façon pacifique et démocratique” au cours de cette conférence à laquelle participait aussi l’ancien ministre libanais des Finances Georges Corm et le président de Bader, Robert Fadel. Elisabeth Guigou a par ailleurs demandé aux États et aux sociétés civiles “ d'arrêter de s'accuser mutuellement, comme certaines régions du monde le font actuellement ”.

Damas a fourni au Hezbollah des missiles anti-aériens capables de viser les F-16

06/03/2010 
Le général brigadier Youssi Biden, chef du département de recherches de l'armée israélienne, a affirmé que Damas a fourni au Hezbollah des armes stratégiques, au cours des derniers jours, dont des missiles anti-aériens russes modernes, du modèle GLA 9K338, capable de viser les drones, les hélicoptères et les F-16.
Il a assuré devant la Knesset que ce dernier développement est dangereux et constitue une transformation stratégique dans l'équilibre de forces au Liban et donc « Israël ne peut pas assister à ce changement sans réagir».
Par ailleurs, selon le quotidien israélien Haaretz « Israël a annulé au cours de ces dernières manœuvres militaires  un exercice auquel était censé participer les forces de réserve »,  cette annulation, explique Haaretz, vise d’abord à montrer que « le front intérieur israélien n’a pas été affecté par le discours du secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah, et aussi pour dire aux parties hostiles, que Israël ne se  prépare pas à la guerre ».
Toujours selon Haaretz, citant des sources militaires,  l’entité sioniste s’est efforcée ces derniers temps a montré à la Syrie, que se soit par voie officieuse ou officielle qu’elle ne cherchait pas à hausser la tension à travers ses manœuvres militaires.
Pour sa part, le ministre de la Défense, Ehud Barak, a affirmé « qu'Israël suivait de prés toutes les pistes au Liban, et qu’il était temps d'en discuter plus sérieusement, surtout  que le Hezbollah a plus de quarante-cinq mille roquettes de plus en plus élaborés et complexes ».
Cela dit, suite à menaces prononcées par Sayyed Hassan Nasrallah de détruire Tel-Aviv au cas l’entité sioniste bombardait la banlieue-sud de Beyrouth, les forces armées israéliennes ont imaginé différents scénarios, dont l’un impliquait le bombardement de la plus grand tour en Israël, la tour (Moshe Aviv) dans la ville (Ramat Gan).
La tour est composée de soixante-dix étages et comprend des institutions gouvernementales et des appartements résidentiels.
Le Directeur général de la tour (Mickey Bar-IL) a souligné sur l'importance d’une telle manœuvre  sachant que la tour a plusieurs avantages, à savoir que plus de sept mille personnes la visitent chaque jour.

La force de dissuasion du Hizbullah

samedi 6 mars 2010 - 08h:26
Omayma Abdel-Latif - Al-Ahram Weekly
Le Hizbullah a menacé Israël de lui rendre coup pour coup s’il s’avisait de lancer une nouvelle guerre contre le Liban. Nasrallah a donné des détails sur de nouvelles possibilités en armements qui pourraient jouer un rôle dissuassif dans n’importe quelle nouvelle confrontation.
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Combattant de la résistance libanaise
La récente bande annonce, sous-titrée en hébreu sur la chaîne télévisée Al-Manar avant les informations du soir, résume comment le Hizbullah anticipe - avec la nouvelle équation qui en découle - un conflit avec Israël : un bâtiment pour un bâtiment, une raffinerie de pétrole pour une raffinerie de pétrole, une usine pour une usine.
La déclaration faite dans un discours prononcé par Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hizbullah, mardi dernier à l’occasion de la journée de commémoration des Martyres du mouvement, n’indique peut-être rien de neuf. Lors de discours précédents, Nasrallah avait déjà envoyé des messages à peine codés au sujet de la capacité du mouvement de la résistance islamique à se confronter à n’importe quelle agression israélienne à venir contre le Liban. Néanmoins, il ne s’était jamais étendu sur le type d’armements en possession du Hizbullah. Mais cette fois-ci Nasrallah a donné des détails sur de nouvelles possibilités en armements qui pourraient jouer un rôle dissuassif dans n’importe quelle nouvelle confrontation. De plus pour la première fois, Nasrallah a fait un exposé complet du type de cibles israéliennes que le Hizbullah serait capable de frapper lors de prochains combats, faisant suggérer à beaucoup de personnes que Nasrallah a amené le conflit à un nouveau et sans précédent niveau.
« Je veux dire aux Israéliens la chose suivante : non seulement si vous frappez Dahiyeh nous frapperons Tel Aviv, mais si vous frappez l’aéroport international du martyre Rafik al-Hariri à Beyrouth, nous frapperons votre aéroport Ben-Gourion à Tel Aviv ; si vous frappez nos ports, nous frapperons les vôtres ; si vous frappez notre raffinerie de pétrole, nous frapperons les vôtres... si vous frappez un seul bâtiment dans Dahiyeh, nous en détruirons plusieurs à Tel Aviv, » a déclaré Nasrallah.
Nawaf Al-Musawi, député du Bloc de Loyauté à la Résistance au parlement libanais, a expliqué les préparatifs ayant conduit à la déclaration de Nasrallah. Cette déclaration dit-il est le fruit d’efforts méthodiques réalisés 24 heures sur 24 depuis la fin de la guerre de juillet en 2006 jusqu’à ce mois de février 2010 : « Des dizaines de milliers de combattants se sont entraînés pour porter la résistance à un niveau tel qu’Israël ne puisse prendre la moindre décision précipitée de lancer une guerre sans que cela s’avère suicidaire pour lui, » a expliqué Al-Musawi. La nouvelle équation posée par Nasrallah, poursuit Al-Musawi, est le début d’un nouveau chapitre dans le conflit israélo-arabe, car les menaces de guerre et d’agression proférées par Israël ne resteront plus sans réponse. Le Hizbullah, selon ses responsables, est bien mieux équipé aujourd’hui qu’il ne l’était en 2006. « Si les Israéliens pensent pouvoir nous causer plus de dommages, ils savent maintenant que nous pouvons aussi leur infliger plus de dégâts, » a déclaré au Times Sheikh Naim Qassim, secrétaire adjoint du Hizbullah.
Le discours de Nasrallah a été fait deux jours après que Samir Geagea, chef des Forces libanaises [fascistes libanais ayant dans la passé participé activement pour le compte des Israéliens aux massacres de Sabra et Chatila - N.d.T] et ancien seigneur de guerre, ait accusé le Hizbullah, dans un discours daté du 14 février de donner à l’Israël un prétexte pour lancer une guerre contre le Liban puisque le Hizbullah conservait son arsenal. Cette idée avait fait des émules, en particulier parmi les partis chrétiens de droite du bloc du 14 mars - le parti phalangiste et les forces libanaises. Nasrallah a répondu à cela en retournant l’accusation. « C’est une rhétorique très dangereuse parce qu’elle justifie absolument n’importe quelle agression israélienne et juge à l’avance la résistance [libanaise] responsable de n’importe quelle attaque israélienne. Est-ce un appel à une guerre israélienne contre le Liban ? Sommes-nous à nouveau dans les circonstances de 1982 ? Est-ce que certains s’imaginent qu’il n’y a aucune voie possible pour leurs rêves et leur espérances si ce n’est par une guerre israélienne contre le Liban ? C’est cela, la question, » a questionné Nasrallah avec force.
Geagea a répété sa position le lundi 21 février, dans une conférence de presse organisée pour répondre au discours de Nasrallah. Il a suggéré qu’ « il n’y avait aucune raison d’organiser une session censée aborder la question d’une stratégie unifiée de défense pour le Liban. » Nasrallah a exigé que l’Etat libanais et le gouvernement prennent clairement position face à pareils propos. Le Premier ministre libanais Saad Al-Hariri a répondu indirectement par un certain nombre de déclarations dans les journaux italiens et lors d’une visite au Vatican au cours de laquelle il a critiqué Israël et l’a accusé de menacer de guerre le Liban.
En tout cas, la dernière déclaration de Nasrallah a mis en évidence la naïveté de l’opinion qui domine dans les cercles intellectuels de Washington au sujet de la capacité des Etats-Unis à impliquer le Hizbullah dans des entretiens de bas niveau « en coopération avec les Anglais et tout en informant les Israéliens, » — comme le suggérait un observateur — pour finalement forcer le Hizbullah à la démilitarisation en suivant le même processus de désarmement que l’IRA [Irish Republican Army]. Cette vue, qui consiste à considérer l’armement du Hizbullah comme une menace non seulement pour Israël mais « pour le Liban », suppose qu’une des incitations possibles pour que le Hizbullah abandonne son arsenal soit un engagement israélien de s’abstenir d’attaquer le Liban si « le Hizbullah se soumettait à un processus de désarmement ». Mais pour le Hizbullah, qui estime que la communauté internationale a abandonné le Liban lors de la guerre 2006, une telle proposition ignore les réalités les plus élémentaires.
L’idée ci-dessus - telle qu’elle a été présentée par les analystes Steven Simon et Jonathan Stevenson du département américain des affaires étrangères en janvier - suggère que souscrire à un tel programme de démilitarisation fournirait au Hizbullah une immunité temporaire au cas où l’Israël « réalise une autre incursion, mieux calibrée ». Penser que le Hizbullah s’engagerait dans un tel processus de désarmement pour obtenir une immunité est la preuve de l’ignorance par ces deux analystes des capacités, en conviction et en calculs, du mouvement de résistance. Simon et Stevenson ont même lié ce processus de désarmement à la fourniture à l’armée libanaise d’armes américaines plus perfectionnées. Mais tout le monde est convaincu que les Etats-Unis ne fourniront jamais à l’armée libanaise d’armes pouvant représenter une menace pour Israël, ou même simplement empêcheraient les survols israéliens quotidiens qui violent la souveraineté libanaise.
Al-Musawi, se faisant le reflet de cette conviction, suggère que l’armée libananise s’oriente vers une coopération stratégique et militaire avec la Syrie et l’Iran.
28 février 2009 - Al-Ahram Weekly - Traduction de l’anglais : al-Mukhtar
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8285

Appel à mobilisation : procès Corrie en Israël

samedi 6 mars 2010 - 09h:38
Famille Corrie
Chers amis,
Comme beaucoup d’entre vous le savent, une action civile est prévue pour l’affaire de notre fille Rachel Corrie au tribunal de district de Haïfa à partir du 10 mars 2010.
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Rachel Corrie
Observatrice des droits humains et militante, Rachel, 23 ans, a essayé, sans violence, de protéger une famille palestinienne dont la maison était menacée de démolition par l’armée israélienne. Le 16 mars 2003, elle a été écrasée par un bulldozer Caterpillar D9R des forces israéliennes de défense (FID) à Rafah, Gaza.
L’action en justice fait partie de l’effort déployé par notre famille depuis sept ans pour demander justice au nom de notre fille et soeur. Nous espérons que ce procès montrera qu’il y a des comptes à rendre pour les milliers de vies perdues, ou définitivement compromises par l’occupation - à Gaza sous siège et encerclé, et dans toute la Palestine/Israël. L’action attirera aussi l’attention sur l’offensive menée contre ceux qui militent de manière non violente pour les droits humains (qu’ils soient Palestiniens, Israéliens ou internationaux) et elle soulignera le fait que tellement de familles palestiniennes, blessées aussi profondément que la nôtre, n’ont pas accès aux tribunaux israéliens.
Dans le but de diffuser ces messages interconnectés aussi efficacement que possible, nous vous demandons d’assister en nombre au procès lui-même ainsi qu’aux événements qui l’entoureront.
Nous espérons que vous vous joindrez à nous lors des événements énumérés ci-dessous et que vous nous aiderez à diffuser cet appel.
Mercredi 10 mars 9:00 - 16:00 - ouverture du procès au tribunal de district de Haïfa (12 Palyam St. Haifa)
La présence, au premier jour du procès, de nombreux observateurs des droits humains, d’observateurs juridiques et d’autres personnes, montrera que cette affaire est suivie de près et que la vérité, la remise de comptes et la justice sont importantes pour nous tous. Le procès se poursuivra les 14, 15, 17, 21, 22, et 24 mars. Votre présence à toutes les séances du tribunal est bienvenue et nécessaire !
Vendredi, le 12 mars 13 : 00 - 15 : 00 - projection à la cinémathèque de Tel-Aviv (2 Shprinzak St. Tel Aviv)
Projection du documentaire RACHEL, suivie d’une séance Q&R avec que la cinéaste Simone Bitton et la famille Corrie. RACHEL est une enquête cinématographique dans l’assassinat de Rachel qui soulève beaucoup de questions sur lesquelles le procès devrait se pencher.
Mardi 16 mars 20. 00 - 22:00 - mémorial : lieu : TBA
Le 16 mars marque le septième anniversaire de l’assassinat de Rachel. Nous espérons le célébrer comme une « journée de la conscience » avec un important rassemblement qui lancera un appel pour la vérité, la justice et la responsabilisation dans le cas de Rachel et au-delà. Des événements auront aussi lieu à Gaza (au centre culturel Rachel Corrie pour les enfants et les jeunes, situé à Rafah) et peut-être en Cisjordanie (TBA) ainsi que dans le monde entier.
Si vous n’êtes pas avec nous en Palestine/ Israël , réfléchissez à ce que vous et votre groupe/ communauté pouvez faire de façon visible et audible le 16 mars. Nous savons que cette période sera difficile, mais nous savons aussi que l’amitié témoignée depuis des années par un si grand nombre d’entre vous, nous aidera à surmonter les semaines à venir.
Bien que le déroulement et l’issue du procès soient une inconnue, nous nous félicitons d’avoir l’occasion de soulever et de mettre en lumière un grand nombre de questions critiques auxquels l’affaire de Rachel est liée. Nous vous remercions de votre appui. En solidarité et en reconnaissance.
Cindy & Craig Corrie
Source : par courriel
Traduction : Anne-Marie Goossens

Le dernier crime du Mossad : une étape pour Israël vers l’autodestruction

samedi 6 mars 2010 - 08h:27
Hasan Abu Nimah
The Electronic Intifada
L’assassinat à Dubaï de Mahmoud Al-Mabhouh - un des responsables du mouvement Hamas - très certainement par un escadron de la mort envoyé par le Mossad israélien, n’est nullement le premier crime de ce genre contre la souveraineté d’un autre Etat. Alors qu’Israël a littéralement commis à l’extérieur des meurtres par milliers, ce crime serait-il le crime de trop ?
(JPG) Israël a à son actif une longue et sanglante histoire de meurtres, de sabotages et de pur terrorisme partout en Europe, à Beyrouth, à Tunis, à Amman, à Damas et maintenant à Dubaï. Et cette liste est juste ce que nous savons. Tout ceci serait, parait-il, de « l’autodéfense » contre le « terrorisme » bien que ce soit le mouvement sioniste en Palestine qui ait inventé le terrorisme moderne pour lequel le Moyen-Orient est devenu notoire. Cela a débuté par d’innombrables attaques à la bombe perpétrées par les sionistes contre les civils palestiniens à partir des années 30, souvent sur les marchés et dans les cafés, suivis des attentats contre les hôtels du Roi David et de Semiramis à Jérusalem dans les années 40 et qui ont coûté la vie à des dizaines d’innocents, lesquels ont été suivis du meurtre du comte Folke Bernadotte, médiateur des Nations-Unies. Ces crimes qui marquent le début d’une longue histoire de massacres de Palestiniens, de Libanais et d’autres Arabes durant les six dernières décennies, étaient tous portés comme des insignes honorifiques par des dirigeants sionistes comme Menachem Begin et Yitzhak Shamir qui sont ensuite devenus Premiers ministres.
L’actuel Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui selon certaines informations a personnellement approuvé le meurtre d’Al-Mabhouh, a dû penser que ce serait un haut fait d’armes célébré par le monde « civilisé » qui est toujours engagé dans une « guerre contre la terreur ». La soi-disant « communauté internationale » après tout, a aidé Israël à isoler le mouvement Hamas et à le labelliser comme organisation « terroriste » en dépit des ouverture diplomatiques faites par ce mouvement, des offres répétées de trêves et de cessez-le-feu, et du mandat gagné dans les urnes.
Malheureusement, cette fois-ci les choses ne tournent pas de cette façon. Compter sur la complicité internationale habituelle ne manquait pas d’un certain réalisme de la part d’Israël. En effet il n’y a eu aucune condamnation claire de l’assassinat d’Al-Mabhouh, dans une chambre d’hôtel, apparemment par électrocution et étouffement avec un oreiller selon le Daily Mail. Ce qui a soulevé l’indignation est le fait d’avoir fabriqué de faux passeports et d’avoir usurpé des identités.
Réunis à Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont vigoureusement condamné l’utilisation frauduleuse de passeports, mais n’ont pas eu le courage de nommer publiquement Israël bien que plusieurs gouvernements dont le Royaume-Uni et l’Irlande avaient déjà convoqué leurs ambassadeurs israéliens. Les ministres des Affaires étrangères britanniques et irlandais ont même directement interpellé leur alter ego israélien Avigdor Lieberman, également présent à Bruxelles.
Le Mossad, service israélien d’espionnage et agence internationale du crime organisé, a une longue histoire d’utilisation de passeports fabriqués et volés impliquant des pays comme le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Allemagne. Il a notoirement employé de faux passeports canadiens lors de la tentative de meurtre de Khaled Meshal, dirigeant du Hamas, à Amman en 1997.
Chaque pays considère ses passeports comme il le fait de ses devises : leur crédibilité et leur valeur doivent être protégées. Les vies de ses citoyens peuvent dépendre d’un passeport ; un ressortissant irlandais, britannique ou allemand doit pouvoir voyager partout dans le monde sans craindre qu’on ne le suspecte d’être un assassin du Mossad.
Il y a plusieurs années la Nouvelle-Zélande, un pays de trois millions d’habitants, a interrompu ses relations diplomatiques avec Israël suite à l’utilisation de passeports néo-zélandais par le Mossad. Mais indépendamment de ce cas, la plupart des pays ont été trop timorés pour s’affronter à Israël. Que Lieberman ait refusé de fournir la moindre information supplémentaire ou même simplement reconnu le rôle israélien dans l’attaque de Dubaï alors qu’il rencontrait les ministres européens des Affaires étrangères, est la preuve qu’Israël se sent toujours en sécurité, montrant son arrogance et son mépris des lois car il sait bien que « la communauté internationale » n’a jamais osé lui demander de comptes.
Cette fois, cependant, l’arrogance israélienne a peut-être dépassé les limites de ce qui était toléré jusqu’ici, et transformé ce qui était censé être un acte « héroïque » en un scandale aux conséquences majeures. Il y a quelques facteurs spécifiques et généraux qui y contribuent. D’abord, le crime a été commis sur le territoire d’un pays arabe modéré [« modéré » signifie ici aligné sur la politique des Etats-Unis et d’Israël au Proche-Orient - N.d.T] dont le soutien à la paix avec Israël s’est pratiquement traduit en relations bilatérales officieuses. Une délégation israélienne de haut niveau y était présente quelques jours à peine avant l’arrivée de l’équipe de tueurs du Mossad. Afficher tant de mépris pour un des premiers Etats arabes modérés donne un très mauvais exemple pour n’importe quel autre Etat arabe disposé à tempérer sa position envers Israël (comme les Etats-Unis l’avaient exigé en tant que « mesures de mise en confiance » pour le « processus de paix »).
Un second facteur est que ne peut être facilement dissimulé le fait qu’Israël a employé des identités volées à des personnes vivantes, d’où le choc et la crainte du public de se réveiller un jour en trouvant son nom éclaboussé dans les journaux et mêlé à un meurtre.
Un troisième facteur est que le mauvais coup israélien à Dubaï porte exactement la marque du genre d’acte de terrorisme que le monde s’est mobilisé pour combattre. Des améliorations concernant le contrôle des passeport ont été réalisées ces dernières années pour stopper le terrorisme, mais voici un pays qui viole et sabote ces mesures de sécurité afin de commettre un meurtre.
N’imaginons pas que l’assassinat de Dubaï sera la paille qui brisera le dos de l’immunité et de l’impunité israéliennes, mais nous pouvons par contre être certains que l’érosion générale de la position d’Israël qui en résulte, en particulier après ses récentes guerres d’agression contre le Liban et Gaza, signifie que ce qui a été toléré par le monde plus facilement il y a cinq ou dix ans sera à présent moins facilement toléré. Le dégoût général du public face aux actions israéliennes a atteint des niveaux qui permettent d’exiger des gouvernements qu’ils réagissent plutôt que de se taire et d’être complices comme ils sont portés à le faire.
Quand il y avait un dit « processus de paix » les crimes d’Israël, en particulier contre les Palestiniens, étaient ignorés pour ne pas nuire à des relations ou ne pas retarder la conclusion positive espérée. Mais personne aujourd’hui — sauf le plus naïf ou le plus aveugle - ose croire qu’il y ait quoi que ce soit comme processus de paix. En dépit des efforts israéliens pour en faire porter la responsabilité aux Palestiniens, seuls les plus extrémistes des proisraéliens osent encore nier que la violente colonisation israélienne de Jérusalem et de la Cisjordanie, comme le blocus contre Gaza, sont les faits qui tuent dans l’oeuf toute perspective d’une solution négociée.
Rappelez-vous que juste quelques jours avant que l’affaire des passeports n’éclate, Israël faisait pression sur le Royaume-Uni pour qu’il change ses lois afin de protéger les officiels israéliens d’une arrestation pour crimes de guerre, s’ils passaient par Londres. Bien que les responsables britanniques aient publiquement exprimé leur honteuse bonne disposition à modifier la loi britannique pour répondre aux exigences israéliennes, ils peuvent maintenant faire face à une réelle opposition publique s’ils essayent de la changer. Quel intérêt le Royaume-Uni a-t-il à protéger d’une arrestation des individus comme Tzipi Livni si les faits et l’évidence le justifient ?
La vérité est que plus il se sentira désespéré, plus Israël sera violent et dangereux, non seulement pour ses voisins mais aussi pour la paix, la sécurité et la prospérité du monde. Sans la constante pression du lobby proisraélien, il n’y aurait eu aucune invasion de l’Irak. Aujourd’hui, c’est Israël et ses inconditionnels qui incitent en permanence à la confrontation et à la guerre avec l’Iran alors que la majeure partie de cette région ne souhaite que la paix et de bons voisinages.
Même si les pays affectés par le dernier coup tordu d’Israël ne le tiennent pas justement responsable comme il se devrait, celui-ci est sur le chemin qui le mène à l’autodestruction. La grande crainte aujourd’hui est tout le mal qu’il fera à d’autres en cours de route.

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25 février 2010 - The Electronic Intifada - Traduction de l’anglais : Claude Zurbach
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8286

39 raids de l’armée, 28 arrestations, en une seule journée en Cisjordanie

publié le samedi 6 mars 2010

Amira Hass

 
Au total, ce mercredi 24 février, 212 incidents liés à l’occupation ont été recensés : 4 agressions physiques ; 39 raids de l’armée (dont un à Gaza) ; 28 arrestations ; 12 interpellations sur des check-points et dans des secteurs habités...
« L’année 2009 fut la plus calme pour les Israéliens du point de vue sécurité et la plus violente pour les Palestiniens du point de vue des agressions par des colons en Cisjordanie. » Et juste au moment où il prononçait cette déclaration – montrant l’une des absurdités qui caractérisent la situation politique – le ministre palestinien de l’Agriculture, Ismail Daiq, recevait un coup de téléphone du district de Jénine, l’informant que 5 puits artésiens du village de Daan venaient d’être détruits dans la matinée. Un homme avait été blessé au ventre en tentant de remonter la pompe pour la sauver. Ce n’était pas une attaque de colons, mais un raid de l’armée.
Et ce n’était pas le seul évènement de routine quotidienne pour ce mercredi 24 février. Le département des Affaires de négociations à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) rassemble quotidiennement les informations de tous les districts des territoires occupés (Gaza et Cisjordanie, comme Jérusalem), pour les publier dans un rapport quotidien du Palestinian Monitoring Group (http://www.nad-plo.org/main.php ?view=pmg_pmg). Par souci de convenance, le rapport classe d’abord les faits et donne ensuite les détails par district.
Au total, ce mercredi 24 février, 212 incidents liés à l’occupation ont été recensés. Notons par exemple : 4 agressions physiques (en Cisjordanie et concernant des civils frappés à Naplouse et à Jérusalem) ; un blessé (un civil touché dans un accrochage à Daan) ; 8 agressions militaires par armes à feu (dont 2 à Gaza, 2 en cours de raids, une depuis un avant-poste militaire) ; 39 raids de l’armée (dont un à Gaza) ; 28 arrestations ; et 12 interpellations sur des check-points et dans des secteurs habités. Dans ces listes quotidiennes, on trouve encore des démolitions de maisons (aucune ce mercredi), des arasements de terres agricoles (un, à Gaza) et des travaux de construction du mur de séparation (à 22 endroits).
Le rapport reprend également les destructions de propriétés (7 cas, dont la destruction des puits et de récoltes ; la fermeture de check-points (8 cas sur 5 check-points, notamment des cas d’accès rendus difficiles) ; les check-points mobiles (« volants ») (23 ce jour-là) ; les fermetures permanentes de routes conduisant à des villages (7 cas) ; les fermetures de grandes routes (40, dont 4 à Bethléhem et 14 à Hébron, ainsi qu’au village de Jaba, à l’est de Ramallah) ; la fermeture de passages frontaliers importants (4, dont le blocus permanent de Gaza) ; les perturbations dans les écoles (3 dont le lancement de deux grenades lacrymogènes) ; la violence des colons (un cas, à Sheikh Jarrah) ; les manifestations (une, à Hébron). La liste indique également les attaques palestiniennes (pas une ce mercredi).
La philosophie de ces rapports sur la situation quotidienne est claire. Un « évènement » n’est pas qu’une fatalité, une agression, un tir ou une démolition. C’est quelque chose qui entraîne des dégâts durables et qui résulte de cette politique de bouclages imposés, de construction du mur et de maintien du blocus de la bande de Gaza. Mais même en dehors de ces éléments qui sont liés à l’occupation, la plupart des incidents n’est pas portée à la connaissance de la grande majorité des Israéliens.
Aucune statistique ne peut arriver à exprimer la détresse affective et sociale qui accompagne chacun de ces évènements, et non-évènements, tels que l’incarcération d’un million et demi de personnes à l’intérieur de la bande de Gaza, ou le fait que des dizaines de milliers des Gazaouis ne peuvent toujours pas reconstruire leur maison endommagée pendant l’offensive des Forces de défense israéliennes de l’hiver 2008/2009. Même sans le demander, on sait la raison de la destruction des puits, dans le district de Jénine : ils avaient été creusés « sans autorisation ». Mais le souverain qui détruit est aussi celui qui contrôle les ressources aquifères et décide de la répartition, inégale, de l’eau entre Palestiniens et Israéliens. Les statistiques ne prennent pas en compte les difficultés concrètes qui découlent de cette discrimination, ni l’affront permanent qu’elle inflige.
En 2009, Israël a détruit 225 maisons palestiniennes en Cisjordanie et arraché 515 Palestiniens à leurs foyers, rapporte le Bureau des Affaires humanitaires des Nations-Unies (OCHA - http://ochaonline.un.org/). Des milliers de Palestiniens en zone C et à Jérusalem vivent dans la crainte permanente que leur maison soit démolie et d’être expulsés de leurs lieux de résidence.
Comment chiffrer la peur ? Comme cette peur qui habite les familles de ces quelque 700 mineurs arrêtés par les FDI en 2009. La section Palestine de Défense de l’Enfance internationale (DCI - http://www.dci-pal.org/english/home.cfm) a représenté 218 de ces mineurs devant les tribunaux. 40 ont été relâchés, 28 sous caution et 12 sans conditions. 7 mineurs ont été gardés en détention administrative, c’est-à-dire, détenus sans jugement. 192 ont été traduits devant un tribunal, dont 23 étaient âgés de 12 ou 13 ans, et 46 de 14 ou 15 ans. La majorité – 123 mineurs – avait 16 ou 17 ans.
Des peines inférieures à 6 mois ont été infligées à 121 de ces jeunes arrêtés (63%), alors que 31 ont pris entre 6 mois et un an, et 32 entre un an et 3 ans. 8 des mineurs sont emprisonnés pour plus de 3 ans.
La majorité des ces jeunes (117) ont été condamnés pour des jets de pierres, 33 pour possession et lancement de cocktails Molotov, 11 pour être membres d’organisations interdites, 8 pour préméditation de meurtres, 7 pour possession et recel d’explosifs, et 16 pour possession et fabrication d’armes.
Pour l’instant, parlons des arrestations et des jugements du système militaire, dont on dit qu’il est le moyen de faire respecter l’ordre public, mais qui, actuellement, fait respecter l’occupation. Mettons de côté, pour le moment, le fait que dans ces tribunaux militaires, il est souvent recommandé au prévenu d’admettre des délits qu’il n’a pas commis, car son temps de détention depuis le début de sa procédure pourrait bien finir par dépasser celui de la condamnation applicable pour l’infraction reprochée.
Mais comment faire pour quantifier la colère, individuelle et collective, qui s’exprime dans les pierres qui sont jetées, une colère qui est soulevée par le système judiciaire militaire d’Israël ?
Tout élément d’information que nous donnons et qui traite de la domination israélienne sur les Palestiniennes est mensonger. Il veut donner l’impression de dire ce qui s’est réellement passé du côté palestinien, et qu’en dehors de cela, tout est normal, voire rayonnant. Mais toute nouvelle information publiée dans la presse israélienne est le signe de ce qui manque, de ce que personne ne veut savoir.

Conclusions de la première session du Tribunal Russell sur la Palestine

publié le samedi 6 mars 2010
TRP

 
Voir la PJ ci dessous en Pdf :
CONCLUSIONS DE LA PREMIERE SESSION INTERNATIONALE DU TRIBUNAL RUSSELL SUR LA PALESTINE
Barcelone, 1-3 mars 2010
Vous les trouverez aussi sur le site du Comité français d’appui au Tribunal :

Négociations : les Palestiniens ont reçu des garanties de Washington

publié le samedi 6 mars 2010
René Backmann

 
Les dirigeants de l’Autorité palestinienne ont reçu de l’administration américaine les assurances qu’ils attendaient pour participer aux « négociations indirectes » avec Israël. Selon des sources américaines et palestiniennes, l’administration Obama a fait parvenir à Mahmoud Abbas un document écrit dans lequel elle s’engage notamment à désigner le coupable éventuel d’un échec des négociations - si échec il y a.
Les Palestiniens fondent très peu d’espoir sur cette phase de négociations basée sur une navette de l’émissaire américain George Mitchell entre Ramallah et Jérusalem. Ils confient même qu’ils n’ont accepté d’y participer que pour démontrer leur volonté de négocier et ne pas fournir à Israël « un prétexte pour fuir ses responsabilités ». Mais ils réclamaient, depuis que l’idée de « négociations indirectes » avait été avancée par George Mitchell, un engagement clair de Washington à attribuer l’échec éventuel des pourparlers à ceux qui en seraient les responsables. Pourquoi ?
Parce qu’en juillet 2000, ils avaient été indignés par l’attitude de Bill Clinton, qui avait imputé l’échec des négociations de Camp David à Yasser Arafat seul, alors qu’elles étaient - pour le moins - partagées entre le président palestinien et le premier ministre israélien Ehoud Barak. Leur fureur était d’autant plus grande que quelques jours avant le sommet, l’un des négociateurs palestiniens, Ahmed Qorei (Abou Ala), à l’époque président du parlement, avait rencontré Bill Clinton et lui avait indiqué que les Palestiniens ne participaient à cette réunion que parce qu’il les avait invités, mais qu’ils n’avaient aucune illusion sur son issue, la partie israélienne n’ayant modifié en rien ses positions et n’ayant fait aucune ouverture.
« Clinton m’avait écouté et avait accepté ma requête de ne pas rendre Arafat responsable d’un possible échec. Et pourtant, à peine avions nous quitté Camp David , après le fiasco total du sommet, qu’il accusait Arafat de l’avoir fait capoter » avait, quelques mois plus ta rd, confié Ahmed Qorei à l’auteur de ces lignes.
Même si depuis juillet 2000 des historiens, des journalistes et même plusieurs anciens collaborateurs de Clinton ont rétabli la vérité sur cet épisode, ce « coup de poignard dans le dos », selon les mots d’un autre négociateur palestinien a laissé des traces durables et douloureuses.
On comprend, dans ces conditions, que la lettre de garanties adressée à Mahmoud Abbas ait été accueillie avec soulagement à Ramallah. On y trouve en effet des engagements très clairs. « Nous attendons des deux parties qu’elles agissent sérieusement et de bonne foi, indique le document. Si l’une des parties, à notre point de vue, ne répond pas à nos attentes, nous ferons connaître nos
Préoccupations et nous ferons ce qui doit être fait pour vaincre cet obstacle ». La lettre américaine précise que l’engagement américain consistera à participer à « l’échange de messages entre les parties et à présenter nos propres idées et nos propositions de compromis ».
« L’essentiel, pour nous, indique aussi le document, est la naissance d’un Etat palestinien viable, indépendant et souverain, doté d’un territoire contigu, qui mettra un terme à l’occupation commencée en 1967 ».
Sur la question brûlante des colonies, l’administration américaine rappelle son soutien à la Feuille de route, qui ordonne à Israël le gel de toute construction dans les colonies et le démantèlement des colonies sauvages construites depuis mars 2001.
En dépit de ces garanties américaines, les réserves, sur le mode de négociation et sur leur substance demeurent très vives chez les Palestiniens, sans parler de la position du Hamas, ouvertement hostile à ces pourparlers. Membre du Fatah et ancien « homme fort » de la bande de Gaza, Mohammed Dahlan a ouvertement pris ses distances.
Et vendredi, le ministre égyptien des affaires étrangères - membre du Comité de la Ligue arabe qui a donné son feu vert à Mahmoud Abbas pour reprendre les négociations - a déclaré qu’à ses yeux, les Palestiniens ne devraient pas entrer en discussion avec les Israéliens, compte tenu de la décision annoncée par Benjamin Netanyahou d’ajouter à la liste des sites historiques israéliens deux « Lieux saints » de Cisjordanie : le Tombeau de Rachel et le Caveau des Patriarches.
Dénoncée par l’autorité palestinienne comme une « annexion » de fait, cette initiative du premier ministre israélien a provoqué, depuis qu’elle a été rendue publique une cascade de manifestations. Celle de cet après midi, sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem, où la police israélienne est entrée en force a fait 15 blessés parmi les policiers et plusieurs dizaines parmi les manifestants. [1]
[1] De nouveaux affrontements ont éclaté vendredi entre fidèles musulmans et police israélienne sur l’Esplanade des mosquées, le lieu le plus conflictuel de la Vieille ville de Jérusalem, faisant au moins un blessé grave.Selon la police israélienne, des fidèles sortant de la grande prière du vendredi à la mosquée Al-Aqsa ont commencé à jeter des pierres sur les forces de l’ordre et les juifs en train de prier au Mur des lamentations, juste en contrebas de l’esplanade.
Une Palestinienne, touchée à la tête par une balle en caoutchouc, a été hospitalisée dans un état grave, a annoncé Ron Krumer, porte-parole de d’hôpital Hadassah de Jérusalem. En tout, selon les ambulanciers palestiniens, 13 personnes ont été blessées.
Selon Najeh Btirat, un des responsables du Waqf, le sermon de la grande prière du vendredi avait eu pour thème la nécessaire protection des sites religieux musulmans des visées de l’Etat hébreu. Dès après le sermon, environ 300 jeunes se sont mis à lancer des pierres sur la police.
Selon le porte-parole de la police de Jérusalem Shmuel Ben-Ruby, les forces anti-émeute stationnées aux alentours de l’Esplanade sont alors intervenues pour rétablir l’ordre.
D’autres fidèles sont ensuite intervenus pour tenter de faire baisser la tension et la police a fini par quitter les lieux, en coordination avec les religieux du Waqf, le fonds qui gère le lieu saint.
AP, relayé par Yahoo

Sur le rapport Goldstone

publié le samedi 6 mars 2010
Patrick le Hyaric

 
Intervention de Patrick Le Hyaric, eurodéputé de la Gauche Unitaire Européenne sur la mise en oeuvre du rapport Goldstone.