lundi 22 février 2010

Des lieux saints palestiniens ajoutés à la liste du patrimoine israélien

Palestine - 22-02-2010
Par Maan News 
Israël a ajouté deux lieux saints palestiniens situés en Cisjordanie à la liste nationale du patrimoine, a annoncé dimanche le premier ministre israélien B. Netanyahu. Dans le cadre du Plan de réhabilitation et de renforcement des infrastructures nationales du patrimoine d’Israël, sont affectées la Mosquée Ibrahimi d’Hébron, que les Israéliens appellent le Tombeau des Patriarches, et la Tombe de Rachel à Bethléem.














La Mosquée Ibrahimi à Hébron, et l'un des trois checkpoints par lesquels les fidèles musulmans doivent passer pour aller prier.

Le projet de rénovation va coûter 400 millions de shekels (environ 1,1 millions de dollars US).

« Notre existence, ici, dans notre pays, ne dépend pas que de la force des Forces israéliennes de défense (d’occupation, ndt) et de notre puissance économique et technologique. Elle s’ancre, d’abord et surtout, dans notre héritage national et affectif, que nous instillerons dans notre jeunesse et dans les générations à venir, » a dit Netanyahu.
« Elle dépend de nos héros culturels et de nos symboles nationaux. Elle dépend de notre capacité à reconnaître et à expliquer la justice de notre cause, et à souligner nos liens à la terre d’abord, à nous-mêmes ainsi qu’aux autres, » a-t-il ajouté lors de la réunion hebdomadaire de son cabinet.
Les deux sites palestiniens ont été ajoutés à la suite de pressions de l’extrême droite israélienne. Selon une agence de presse dirigée par des colons, Arutz Sheva, une pétition demandant que la Tombe de Joseph, à Naplouse, soit incluse dans le projet, a reçu plus de 1000 signatures, dont de membres de la Knesset.
Entretemps, le parti israélien de gauche Meretz à fustiger la décision.
« C’est une nouvelle tentative de brouiller les frontières entre l’Etat d’Israël et les territoires occupés, » a dit le président du Meretz, Chaim Oron, au quotidien Yedioth Ahronoth.
« Il suffit que la droite fasse un peu pression et Netanyahu tombe dans le panneau. Cette décision éclaire la déclaration de Netanyahu à l’Université Bar-Ilan, sur deux Etats pour deux peuples, d'une lumière absurde, » a ajouté Oron, selon le quotidien.
L’annonce de dimanche fait suite à l’approbation de la semaine dernière d’un projet de construction de deux « parcours touristiques » de sites archéologiques qui serpentent à travers Israël et la Cisjordanie.
Un de ces parcours, qui commence près de la Mosquée Al-Aqsa à Jérusalem Est occupée, est un « chemin de l’expérience israélienne qui lie les principaux sites relatant l’histoire du retour d’un peuple sur sa terre, » a annoncé Netanyahu dimanche.
 http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13464&type=communique&lesujet=Nettoyage%20ethnique

Mobilisation populaire et croissante des Palestiniens de 48

Palestine 48 - 22-02-2010
Par CIREPAL > cirepal2005@yahoo.fr  
Ce vendredi, sous le patronage du haut comité de suivi des masses arabes en Palestine 48 (partie de la Palestine occupée en 1948 appelée "Israël"), les forces nationales politiques et le comité populaire local ont organisé un rassemblement dans le village de Qalanswa, dans la région du Triangle, au centre du pays. Ce rassemblement s’inscrit dans la campagne lancée il y a quelques semaines par le comité populaire de défense des libertés, issu du Haut comité de suivi des masses arabes, campagne de mobilisation pour « le défi et le maintien ». Les deux premiers rassemblements ont eu lieu au Naqab (Lqiyé) le 5 février dernier et en Galilée (Sakhnine) une semaine plus tard, soit trois rassemblements jusque là, l’un au sud, l’autre au nord et le troisième dans le centre.
Ces trois rassemblements seront suivis, unitairement, par trois autres rassemblements nationaux, l’un à Nazareth, le second à Yafa et le troisième à Umm al-Fahem, dans le but d’accroître la mobilisation et de faire entendre la voix des Palestiniens de 48.
La campagne « du défi et du maintien » menée par les Palestiniens de 48, entièrement ignorée par les médias internationaux et même arabes, est une réponse à la politique sioniste de déracinement, de destruction des maisons, de la confiscation des terres et des poursuites politiques en Palestine 48 et dans al-Quds, qui s’est accentuée après la guerre meurtrière contre la bande de Gaza.
En effet, depuis ce moment qui a assisté à des arrestations en grand nombre de Palestiniens de l’intérieur, notamment des jeunes, et à une répression accrue de toute expression autonome, les autorités sionistes mènent une course contre la montre pour voler le maximum des terres encore non confisquées, pour démolir le maximum de maisons dans toutes les régions ayant gardé leur caractère arabe, et la construction de colonies sur tout lieu pouvant empêcher les zones palestiniennes d’être une continuité démographique.
Les autorités sionistes se sont lancées dans un vaste processus d’épuration ethnique des régions arabes de la Palestine occupée en 48, et notamment en Galilée et dans le Naqab, avec la bénédiction implicite et tacide de la communauté internationale, qui considère cet état de fait comme justifié dans le cadre de la reconnaissance de la judaïté de l’Etat sioniste d’Israël.
Epuration ethnico-religieuse : les menaces se précisent
Le 10 février dernier, les autorités israéliennes avaient dépêché d’importantes forces de police et de « patrouilles vertes » pour raser les terres cultivées d’al-Araqib, dépendant du village Rahat, dans le Naqab. Les policiers ont également tiré sur la population qui a résisté, blessant deux personnes. La population de Rahat craint que les terres rasées ne soient confisquées au profit de la zone métropolitaine de Beer al-Saba (Beersheva) que les pouvoirs sionistes sont en train d’élargir pour englober toutes les terres du Naqab, dans le but d’y installer des colonies individuelles et collectives.
Poursuivant ses provocations par ses lois racistes et discriminatoires, le chef du gouvernement sioniste a proposé une loi accordant des lopins de terre gratuits aux soldats israéliens qui rejoignent les forces de combat, terres situées en Galilée et dans le Naqab. Cette loi va dans le sens de la judaïsation de la Palestine occupée en 48 au détriment du peuple palestinien. Simultanément, la Knesset a voté une loi interdisant au « département des terres d’Israël » (organisme sioniste qui a mis la main sur les terres palestiniennes depuis 48) de rendre aux Palestiniens les terres confisquées, même si depuis, elles n’ont pas été utilisées par l’Etat. Ce qui signifie que les terres confisquées depuis 48 et surtout dans les années 50, pour raison d’Etat, comme ils disaient, et qui sont restées sans utilisation, ne peuvent être rendues à leurs propriétaires.
Au mois de janvier dernier, la population du village de Ara, dans le Triangle, a protesté contre le plan d’installer une colonie sur ses terres confisquées, colonie devant être réservée aux colons extrémistes, selon le plan israélien. En effet, le gouvernement sioniste a l’intention d’installer trois colonies d’extrémistes, comme ceux qui sévissent à Akka, dans le nord, pour les placer face aux Palestiniens de 48, une dans le Triangle, à Ara, une dans le sud du pays, dans le Naqab et une à Ayn Mahel, dans le nord.
Toujours au mois de janvier, la population de Lid, soutenue par les Palestiniens venus de Galilée ou du centre, a protesté, dans une manifestation massive contre les démolitions de maisons palestiniennes dans la ville et la poursuite de l’épuration ethnico-religieuse.
Non seulement la population palestinienne est menacée, dans la continuité de la Nakba, mais même les lieux historiques palestiniens, des lieux qui portent la mémoire d’un peuple qui vit sur cette terre depuis des millénaires, sans discontinuité, risque d’être effacée. En effet, le pouvoir colonialiste sioniste a décidé d'un plan quinquennal de judaïsation des lieux historiques palestiniens dans le but de rapprocher les communautés juives dans le monde du « patrimoine historique et sioniste en Israël » (voir arabs48.com du 15/2/2010). De plus, ce dimanche 21 février, pour satisfaire les colons de Shaas, le gouvernement a décidé d’ajouter deux sites en Cisjordanie dans ses « lieux juifs », la mosquée al-ibrahimi d’al-Khalil et ce qu’ils appelent « le tombeau de Rachel », près de Bethlehem. Ce plan financé de 500 millions de dollars a été évoqué par Netanyahou au congrès Herzelia « pour la défense » tenu récemment.
Répression coloniale
Les autorités sionistes ont accru leur répression sur les Palestiniens de 48 et notamment sur les membres de leur direction politique. Sheikh Raed Salah a été condamné à dix mois de prison pour avoir protesté contre les travaux de destruction de l’entrée de la porte al-Bouraq, à la mosquée al-Aqsa. Jamal Zahalka, député à la Knesset, a reçu des menaces pour avoir affirmé que les dirigeants qui ont ordonné et mené la guerre meurtrière contre Gaza, en 2009, sont des criminels de guerre. Le journaliste Zuhayr Andraos, correspondant d’al-Quds al-Arabi et autres quotidiens et revues, a été convoqué par les services de renseignement, et par la police « pour incitation à la haine et appel à la violence » contre la colonisation et l’occupation.
Deux autres députés arabes, Sa’id Naffa’ et Mohammad Baraké, sont menacés de paraître devant la « justice » et de perdre leurs immunités parlementaires pour des déclarations faites ou pour avoir rencontrer de Palestiniens ou autres Arabes. C’est l’interdiction de la liaison entre Arabes que les sionistes veulent interdire, préférant que ces liens entre Arabes aillent dans le sens de la normalisation avec l’occupant, et sous leur patronage.
Pour les Palestiniens de 48, et leur direction politique, il ne fait aucun doute que toute poursuite qui les vise n’est qu’une poursuite politique concoctée par les services de la Shabak (services de renseignements intérieurs). Depuis que ce service a considéré les Palestiniens de l’intérieur comme une menace stratégique, c’est la répression coloniale qui sévit contre leur expression et leur mouvement. C’est pourquoi les Palestiniens de 48 s’opposent à toutes ces mesures et prennent la décision de défier les autorités sionistes.
Contre la destruction de leurs maisons, contre leur expulsion et les confiscations de leur terre et de leurs terres, contre les lois racistes et discriminatoires et la répression policière et du Shabak, qui les vise et vise le démantèlement de leur direction politique, contre l’épuration ethnico-religieuse en cours, les Palestiniens de 48 se mobilisent. Trois rassemblements dans trois lieux, du sud au nord du pays, qui seront suivis de trois autres, dans les semaines qui viennent, pour parcourir le pays et se rassembler face aux sionistes.
L’unité populaire des Palestiniens de 48, comme le montrent ces rassemblements, où sont présentes toutes les forces politiques palestiniennes de l’intérieur, est un exemple pour le reste du peuple palestinien. C’est dans la lutte contre l’Etat sioniste que les Palestiniens peuvent s’unir, malgré les divisions idéologiques et politiques qui les traversent. 

Cibler le mauvais type de tunnels

Jérusalem - 22-02-2010
Par Ahmad Barqawi 
A une époque où des mesures extrêmes et même impensables sont prises pour couper les quelques artères de vie dont Gaza dispose encore par les tunnels de Rafah, d’autres tunnels d’une autre nature différente et d’un but différent sont creusés ailleurs chaque jour, en pleine lumière, au vu et au su du monde entier, à Jérusalem Est occupée, sous le site de la Mosquée Al-Aqsa et ses environs. Ces excavations israéliennes illégales – creusées sous des zones peuplées de civils – ne menacent pas seulement les fondations mêmes du troisième lieu saint de l’Islam, mais elles constituent aussi une menace grave à la sécurité des habitants des quartiers sous lesquels ces « explorations archéologiques » non stop ont lieu. La dernière victime de ces creusements fut la rue Wad Hilwa, à Silwan, qui s’est effondrée la semaine dernière, provoquant un fossé de 10m de profondeur près duquel un enfant est tombé et s’est donc blessé.


Dessus : les tunnels sous la Mosquée al-Aqsa - Dessous : les tunnels de Gaza (Fahed Bahadi/Al Jazeera.net)

L’« incident » n’est qu’un épisode d’une série continue d’effondrements qui compromettent la sécurité des résidents et des passants, à Silwan comme dans la vieille ville de Jérusalem.
Rien que l’an dernier, ce fut une école des Nations Unies à Jérusalem Est qui en a pris un coup quand un glissement de terrain à provoquer l’effondrement d’un des étages de l’école sur les têtes des élèves abasourdis, blessant 14 écolières palestiniennes.
La menace imminente de dommages structurels et de fissures dangereuses est omniprésente dans la vieille ville, hantant chaque citoyen palestinien qui vit dans le secteur ; demain cela pourrait être la maison ou le magasin de n’importe qui, ou même la mosquée ; et bien sûr, si l’un de ces immeubles survivait aux risques cités plus haut, il faudra toujours s’attendre à de futures confiscations de terre et ordres de démolition arbitraires.
Aujourd’hui, la véritable « contrebande » passe par ces tunnels israéliens (et contrairement à Gaza, ce n’est pas un trafic de nourriture en boîte, de lait ou de médicaments), car selon un rapport diffusé par la Fondation Al-Aqsa pour les biens religieux et le patrimoine, de nombreux objets de l’ère islamique et des antiquités précieuses sont volés par les forces israéliennes d’occupation et enlevés du territoire palestinien pour on ne sait où.
Considérant que le réseau de tunnels souterrains de Gaza qui arrivent du côté égyptien de Rafah sont construits à partir de désespoir et de la nécessité absolue d’une population assiégée et acculée, le minage souterrain de Jérusalem est réalisé par et sous la garde vigilante de l'armée israélienne, prétendument pour déterrer la preuve historique de la présence du roi David dans ce secteur alors qu'en réalité, ces opérations sont uniquement dictées par le désir vorace de judaïser la ville toute entière et de modifier radicalement son identité palestinienne.
Inutile de dire que ces tunnels israéliens sont creusés librement et ouvertement ; ses activités de creusement et de construction accélérées et quotidiennes se font sans relâche et sans contestation de la communauté internationale, personne n’a surgi des « sentiers battus » pour débarquer avec un projet brillant de mur d’acier et de technologie de surveillance dernier cri pour tenter de stopper ces tunnels clandestins, il n’y a même pas de couverture médiatique, et bien sûr c’est parfaitement normal, parce qu’il évident que de nos jours, les médias sont là lorsqu’il s’agit d’une mauvaise querelle montée en épingle autour d’un match de football ou d’un môme de six ans sur un ballon d’hélium fait maison ; les histoires de Jérusalem Est occupée ne font pas les Unes.
Et avec chaque violation israélienne à Jérusalem, la Ligue arabe insupportablement incohérente et la lamentable Organisation de la conférence islamique ont tendance à faire le gros dos, barbotant dans l’eau sûr et familière du pragmatisme politique, publiant les mêmes vieilles condamnations « énergiques » recyclées (qui soit dit en passant ne leur coûtent rien), sans jamais faire les grandes enjambées nécessaires en dehors des limites de ce à quoi nous sommes tous accoutumés depuis des années, en dépit des menaces existentielles en augmentation constante sur Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, qui sont considérés comme les plus anciens exemples survivant de l’ancienne architecture islamique et du patrimoine religieux.
Tout est un mythe jusqu’à ce qu'il soit trop tard pour faire face au fait que c'est la réalité, et c'est exactement le cas avec notre perception de ce qui se passe en ce moment à Jérusalem. Malheureusement, il semble que nous soyons passés maître, au cours des années, dans l'art de nous en ficher ; nous détournons les yeux des exercices quotidiens des forces israéliennes d'occupation d’humiliation des citoyens de la Ville et de profanation de ses lieux saints, nous savons qu'il est plus "facile" de mettre la poussière sous le tapis et de prétendre que nous n’en sommes pas encore là.
Mais ne nous y trompons pas, le pire absolu de ce qui pourrait arriver à Jérusalem se passe en ce moment, les signaux d’alerte sont loin derrière nous, et le fait que nous ayons réussi à échouer lamentablement à les reconnaître ne rend pas ce qui se passe moins réel et effrayant.

"Israël" contre une reconnaissance d'un Etat palestinien avant un accord

21/02/2010  
"Israël" s'oppose à l'idée évoquée par le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner d'une reconnaissance
d'un Etat palestinien avant la conclusion des négociations sur ses frontières, a indiqué ce dimanche un responsable israélien.
"Imposer un tel semblant de solution partielle de l'extérieur va à l'encontre de l'idée même de paix", a affirmé à l'AFP un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat.
"Accorder une telle reconnaissance alors que les dossiers du conflit ne sont pas réglés ne ferait que jeter de l'huile sur le feu. Cela ne pourrait que pousser les Palestiniens à se montrer encore plus intransigeants et à rendre ainsi tout compromis impossible", a-t-il prédit.
Kouchner avait estimé qu'"on peut envisager" la proclamation et une "reconnaissance immédiate" d'un Etat palestinien avant même les négociations sur ses frontières, dans une interview samedi au Journal du Dimanche.
"La question qui se pose, en ce moment, c'est la construction d'une réalité: la France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie...", avait-t-il déclaré.
"Ensuite, on peut envisager la proclamation rapide d'un Etat palestinien, et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières", avait ajouté le chef de la diplomatie
française.
"Je serai tenté par cela. Je ne suis pas sûr d'être suivi, ni même d'avoir raison", avait-il également souligné.
Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a pour sa part déclaré son intention de donner naissance à un Etat palestinien "dans les faits et sur le terrain" en 2011, quelle que soit l'avancée des discussions avec "Israël".
Le président palestinien Mahmoud Abbas, en visite en France dimanche et lundi, a accepté le principe de discussions indirectes avec l'entité sioniste sous l'égide des Etats-Unis.

Un jeune Palestinien parvient à quitter Gaza pour aller étudier dans une université espagnole

dimanche 21 février 2010 - 19h:20
Palestina Libre
A cause du sévère blocus d’Israël et de l’Égypte, Gaza se meurt face au regard laxiste du monde « civilisé », alors qu’elle est privée de nourriture, de médicaments, de carburant...
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Ayman Qader
Personne ne peut sortir ou entrer, les exceptions sont considérées des « miracles », et cette histoire en est un : « C’est ça le goût de la liberté, aujourd’hui je sors de Gaza pour la première fois et c’est le jour le plus important de ma vie » a déclaré Qader lorsqu’il a réussi à quitter Gaza pour aller étudier en Espagne ...
« C’est ça le goût de la liberté ! Aujourd’hui je sors de Gaza pour la première fois, c’est le jour le plus important de ma vie » avait déclaré Efe Qader dans un entretien téléphonique après être entré en territoire israélien.
L’étudiant devrait se rendre aujourd’hui en Jordanie où il compte passer la nuit avant de voyager en Espagne dont il a obtenu une bourse de l’Université de Castellón pour assister au « Master International d’études sur la Paix, les Conflits et le Développement ».
Jeudi matin il prendra l’avion de Amman à Barcelone où il arrivera en début d’après-midi. Une fois là-bas, il voyagera à Castellón pour commencer ses cours au plus vite, car le Master est déjà entamé (depuis lundi dernier).
Le personnel diplomatique du consulat général d’Espagne à Jérusalem a reçu Qader lors de son passage par Erez, dans le nord de la Bande de Gaza, c’est de là qu’il fera le trajet en voiture jusqu’ au passage d’Allenby, qui se trouve à la frontière avec la Jordanie.
La loi israélienne exige que les palestiniens ayant obtenu une autorisation pour sortir de Gaza, soient escortés par du personnel diplomatique jusqu’à ce qu’ils aient abandonné le sol israélien.
Ce jeune âgé de 23 ans s’est battu pour que les autorités égyptiennes et israéliennes l’autorisent à quitter la Bande de Gaza, qui est gouvernée par le mouvement islamiste Hamas et qui est soumise à un cruel blocus depuis quatre ans.
Les postes frontaliers avec Israël et l’Égypte sont en grande partie fermés, et leur accès n’est autorisé que dans des cas particuliers comme l’entrée et la sortie de journalistes, de travailleurs humanitaires, ou dans des situations très ponctuelles.
Selon des données fournies par « Gisha », ONG israélienne de défense de droits humains, chaque année, un demi millier de palestiniens ne parvient pas à quitter la Bande de Gaza pour continuer des études à l’étranger.
(JPG)
* Ayman T. Quader peut être joint à :
ayman.quader@gmail.com
Consultez son blog à : http://peaceforgaza.blogspot.com/20...
10 février 2010 - Palestina Libre - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.palestinalibre.org/artic...
Traduction de l’espagnol : Inés Molina V.
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8217

Bir al-Idd, le retour

dimanche 21 février 2010 - 07h:10
Ariadna Jove Marti
Rebelión
Quelques vêtements sèchent au grand air, les animaux cherchent l’herbe qui pousse entre les pierres après les premières et rares pluies de l’hiver, l’âne se repose avant de commencer à transporter des pierres d’un endroit à l’autre pour dégager et habiliter cette partie du versant de la montagne.
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Photo : Activestill.org
Les petites filles courent et jouent à l’air libre, leurs mères réparent et rangent les grottes et les tentes que la Croix Rouge Internationale et les Nations Unies leur ont données. Abu Naser, Abu Ali et el Hajj Issa se reposent hors de la grotte, observant le magnifique paysage qui nous entoure. Assis sur la dernière montagne qui nous sépare des immensités du désert du Nakab, les coups de feu et les explosions retentissent dans mes oreilles. Tons marrons, ocres, jaunes, montagnes escarpées et rocheuses, les lumières et les édifices de la ville israélienne de Aarat au loin, à quelques kilomètres au sud, la ligne verte comme si elle avait été tracée au pinceau dessine la route, à l’Est la Mer Morte, derrière, la cordillère jordanienne. Tout ce que nous pouvons observer à l’horizon est le désert du Nakab. D’étranges cercles et rectangles d’un vert intense me surprennent ; je questionne Abu Naser, il me répond : “légumes, arbres fruitiers, orangers et citronniers”, ça me rappelle certaines photographies que j’avais vues, il Sabrina et Um Naser nous servent un thé très sucré et nous continuons à observer le paysage.
Le 8 novembre 2009, neuf familles palestiniennes retournent à Khirbet Bir al-Idd, dans les montagnes du sud d’Al-Jalil [1], dans ce qu’on appelle la zone C de la Cisjordanie. L’histoire de Bir al-Idd est incroyable, les Romains s’étaient déjà intéressés à la région et s’y installèrent grâce à l’existence d’une source qui approvisionnait toute la région en eau. En 1948, le plan systématique de nettoyage ethnique d’Israël qui détruisit plus de 800 villages de la Palestine historique, toucha également la région de Bir al-Idd. Garatin, le plus grand village de ce territoire fut démoli en 1948 et ses habitants se réfugièrent à Jinba, Bir al-Idd et dans d’autres villages alentour.
En 1954, des terroristes de la Haganah (qui formèrent par la suite l’armée d’Israël), associés avec les groupes terroristes du Stern et de l’Irgoun, envahirent Jinda, assassinèrent quatre hommes du village, parmi eux, le père d’Abu Naser et sa famille fut obligée de se réfugier dans le village de Yatta. Le père d’une des quatre épouses d’Abu Ali fut assassiné le même jour à Jinda et sa famille dut se réfugier à Dar Airat. On conserve encore les ruines d’un puits romain et le souvenir nostalgique de l’aqueduc qui transportait l’eau jusqu’à piscine de Jinda, au pied de la montagne, jusqu’à ce qu’en 1985 les 40 maisons, 3 commerces, une mosquée, la magnifique piscine romaine et ce même aqueduc soient complètement démolis par l’État d’Israël, prétextant qu’il s’agissait d’une zone fermée d’entraînement militaire. Les habitants durent à nouveau se réfugier, certains d’entre eux pour la deuxième fois, dans des villages comme Bir al-Idd, contraints de se déplacer de plus en plus au nord. En novembre 1999, l’armée d’Israël a délogé et détruit les tentes et les grottes qui constituaient le village de Bir al-Idd et les 15 familles qui y habitaient ont été expulsées de force.
N’arrivant pas à se résoudre à abandonner la terre qui légalement leur appartenait, elles revinrent en janvier 2000 et conservent de nombreux documents de l’Empire Ottoman et du Mandat britannique qui prouvent leur droit de propriété. Mais quelques mois plus tard, l’armée et les agressions constantes des colons (décimant le bétail, brûlant les petites cultures et mettant le feu aux tentes et aux grottes, attaquant la population avec des chiens, bloquant les routes et les points d’accès aux chemins qui reliaient les petites villes, contaminant les puits d’eau...) qui occupèrent la zone dans les années 80 les expulsent à nouveau. Ils se réfugient à nouveau dans les villages voisins de Yatta, Tuwani, Dar Airat, Karmil i Ma’hin.
Après une longue bataille judiciaire entre avocats et procédures, en janvier 2009, la Cour Suprême de Justice d’Israël déclare que les habitants de Bir al-Idd pourront repeupler la région en juillet 2009 mais qu’il leur sera interdit de bâtir des maisons ou autres constructions, de construire des systèmes de canalisation d’eau ou d’accéder au réseau électrique. El Hajj Issa explique comment ces conditions les empêcheront d’avoir un mode de subsistance et de développement moderne, de pouvoir satisfaire leurs besoins de première nécessité en eau, assainissement, électricité et logement. Malgré cela, le 8 novembre 2009, soit dix ans après avoir été expulsés, ils sont dans leur droit et décident de revenir ; ils repeuplent les grottes, dressent des tentes en plastique précaires et adoptent le mode vie rural et semi-nomade de leurs parents. Dans différentes zones de Cisjordanie, des populations semblables semi-nomades ont été forcées en 1967 à se déplacer et se réfugier quand l’état d’Israël occupa ces zones, après la guerre des six jours. Toute cette région fait partie de la zone qu’on appelle la Zone C.
En 1993, les accords d’Oslo aboutirent à la fragmentation de la Cisjordanie en zones A, B et C. La zone A passa sous le contrôle de l’Autorité Palestinienne, c’est le cas de Ramallah, Naplouse, Tulkarem et d’autres villes Palestiniennes, bien que seulement 17% de la superficie totale de la Cisjordanie soit définie comme telle et les incursions de l’armée israélienne sont habituelles. Le contrôle de la zone B, représentant 23% du territoire fut partagé, l’Autorité Palestinienne détient le contrôle civil et Israël le contrôle administratif. La zone C qui occupe 60% de la totalité de la Cisjordanie est sous le contrôle absolu d’Israël qui poursuit ainsi le processus de nettoyage ethnique et l’annexion du territoire perpétué par l’état sioniste.
Aussitôt que les habitants de Bir al-Idd décidèrent de retourner sur leur terre, des activistes internationaux de ISM (International Solidarity Mouvement) et Ta’ayush décident de les accompagner et vivent parmi eux. Abu Naser demande comment fonctionne la caméra vidéo que B’tselem leur a donnée pour pouvoir filmer les attaques des colons. Ses mains puissantes et endurcies jouent avec les boutons et nous faisons des essais, el Hajj Issa filme le désert et à nos pieds les tentes désordonnées qui constituent l’ancien village de Jinba. Une organisation espagnole a financé les quatre réservoirs d’eau qui les approvisionnent et Ta’ayush a installé une plaque solaire pour recharger les téléphones mobiles et la batterie des caméras vidéo. Chaque jour, Abu Naser, dès les premières lueurs du jour, sort faire paître les moutons, il porte la caméra vidéo autour du cou et des activistes l’accompagnent.
Depuis 50 jours qu’ils sont ici, ils ont été attaqués par les colons qui les entourent, par le sud la colonie Lucifer i Magen David (appelée aussi Mitzpeh Yair) tente d’empêcher qu’ils repeuplent la région. Ces agressions ont donné lieu à des affrontements avec les soldats qui les contrôlaient à divers endroits. El Hajj Issa fait remarquer qu’il n’a pas peur, “je dors tranquillement dans la grotte, c’est ma terre, regarde les colons”, dit-il, “des clôtures et des services de sécurité privés entourent et patrouillent sans cesse dans leurs colonies et pourtant ils continuent d’avoir peur, moi mon âme est propre, c’est ma terre, ce sont eux les occupants, les sionistes colonisateurs d’Israël, les voleurs, les assassins”.
Le 4 janvier 2010, l’administration israélienne d’Al-Jalil et son armée arrivèrent à Bir al-Idd avec des documents qui déclaraient que toutes les tentes de Bir al-Idd étaient illégales et que celles-ci devaient être démontées, dans le cas contraire les bulldozers de l’armée se chargeraient de leur destruction. La population doit se limiter à vivre dans les grottes qui furent détruites en l’an 2000 par cette même armée. Les familles de Bir al-Idd ont porté le cas devant les tribunaux ; le juge a reporté l’affaire. La bataille légale ne fait que commencer et l’État d’Israël essayera par tous les moyens possibles d’expulser à nouveau la population de Bir al-Idd. Avant de nous lever pour continuer à travailler et après trois verres de thé sucré, Abu Naser me regarde et me fait remarquer, “sans vous, nous ne pourrions pas repeupler notre terre. Je veux mourir chez moi, à présent ils ne pourront plus m’obliger à partir.”.
[1] Al-Jalil est le nom arabe que nous utiliserons pour faire référence au nom hébreu de la ville d’Hébron.
(JPG)
28 janvier 2010 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.rebelion.org/noticia.php...
Traduction de l’espagnol : Yolande Renedo
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8207

Initiative européenne : la reconnaissance d’un Etat palestinien d’ici l’année prochaine

publié le dimanche 21 février 2010
Barak Ravid
 
Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, et son homologue espagnol, Miguel Moratinos, font la promotion d’une initiative par laquelle l’Union Européenne reconnaîtrait un Etat palestinien dans 18 mois, même avant la conclusion des négociations entre Israël et l’Autorité Palestinienne pour un règlement permanent.
Selon d’éminents diplomates européens et des hauts fonctionnaires israéliens, Israël a transmis son opposition à cette initiative – mettant en garde que cela saperait toute chance de réussite au processus de paix.
Un diplomate européen de premier plan a fait remarquer qu’Israël avait été informé de cette initiative, il y a plusieurs semaines, ce qui a été confirmé par un responsable israélien. Ce dernier a déclaré que cette initiative a été lancée par Kouchner, lequel est allé chercher le soutien du ministre espagnol des affaires étrangères, dont le pays tient actuellement la présidence tournante de l’Union Européenne. Des sources israéliennes ont dit que les deux ministres des affaires étrangères préparaient un article qu’ils ont l’intention de publier ensemble dans les principaux quotidiens européens. Le message principal de cet article est que l’Union Européenne devrait reconnaître un Etat palestinien avant que les négociations soient achevées, dans l’hypothèse où le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, ferait une telle déclaration.
Cette initiative repose sur un projet du Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, qui établirait un Etat palestinien dans les deux ans, le temps nécessaire, selon lui, pour déployer les institutions d’Etat, mettre en place les réformes économiques et achever l’entraînement des forces de sécurité palestiniennes, nécessaire pour ramener l’ordre et la loi en Cisjordanie.
Le projet de Fayyad a été développé il y a plus de six mois et l’initiative franco-espagnole est censée lui donner du poids, en promettant la reconnaissance du bloc européen.
Israël a répondu à Kouchner et à Moratinos en exprimant clairement son opposition à cette initiative et en disant qu’elle était contraire aux principes du processus de paix. « Une solution imposée ne réalisera pas les objectifs », a souligné Israël dans son message.
« Si l’Union Européenne détermine les résultats à l’avance et promet aux Palestiniens de reconnaître leur Etat, ceux-ci n’auront aucune motivation à reprendre les négociations », stipule le message israélien.
« La question qui se pose, en ce moment, c’est la construction d’une réalité », a déclaré Kouchner au Journal du Dimanche [1] dans une interview publiée hier. « La France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie… Ensuite, on peut envisager la proclamation rapide d’un Etat palestinien et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières. »
« Si à la mi-2011, le processus politique n’a pas mis fin à l’occupation, j’ai fait le pari que l’état d’avancement des infrastructures et des institutions palestiniennes créera une telle pression qu’Israël sera contraint de renoncer à l’occupation" » [2], a-t-il ajouté.

"Free Palestine" au collège

publié le dimanche 21 février 2010
Dominique Vidal
 
Dominique Vidal, journaliste et historien écrit au proviseur de l’établissement d’où a été momentanément exclue une jeune fille qui portait un T-shirt "Free palestine"
Monsieur le Proviseur, J’ai appris que vous aviez exclu pour trois jours de votre lycée une élève accusée d’avoir porté un T-shirt portant pour mot d’ordre "Free Palestine".
D’après les informations dont je dispose, il s’agissait pour elle de protester contre un cours particulièrement tendancieux de son professeur d’histoire. C’est pourquoi je vous avoue ne pas comprendre la sanction qui frappe cette jeune fille. Libre à chaque enseignant, bien sûr, de penser ce qu’il veut du conflit israélo-palestinien. A condition que, dans son cours, il fasse abstraction de ses opinions pour le présenter aussi objectivement que possible, à la lumière du droit international.
De ce point de vue, d’ailleurs, le mot d’ordre "Free Palestine" n’a rien de scandaleux : les résolutions de l’ONU et autres instruments diplomatiques se prononcent tous pour le retrait d’Israël des territoires palestiniens qu’il a occupés en 1967 et pour l’établissement d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. C’est aussi la position du gouvernement français.
Pour ma part, historien et journaliste, j’ai écrit une quinzaine de livres consacrés à l’histoire de cette "guerre de cent ans"... Je me ferai donc un plaisir de donner, si vous le souhaitez, une conférence à vos élèves sur ce thème. Et je le ferai bien sûr bénévolement.
Avec l’assurance de ma considération distinguée, Dominique Vidal.
Titre, intro : C. Léostic, Afps

La vérité sur le Mossad

publié le dimanche 21 février 2010
Ian Black
 
Le Mossad, comme tout autre service de renseignement, cherche à attirer l’attention simplement quand quelque chose va mal, ou pour se vanter d’un succès spectaculaire et qu’il veut envoyer un avertissement à ses ennemis.
En novembre dernier, une femme israélienne vigilante, nommée Niva Ben-Harush, a alerté la police parce qu’un jeune homme était en train de fixer quelque chose qui ressemblait étrangement à une bombe sous une voiture, dans une rue tranquille du port de Tel-Aviv. Quand la police arrêta le jeune homme, celui-ci prétendit qu’il était un agent du service secret Mossad, et qu’il participait à un exercice d’entraînement : son histoire était vraie, même si la bombe était factice.
Aucun commentaire à ce sujet n’a été fait par le cabinet du Premier ministre israélien qui est la voix officielle – parlant systématiquement pour ne rien dire – de l’organisation d’espionnage du pays, mondialement célèbre. Le poseur de bombe maladroit n’eut droit qu’à quelques mots laconiques aux infos locales du soir.
Il existe, cependant, un autre action, plus importante – et qui fut diffusée dans le monde entier –, il y a eu deux ans cette semaine -, où une bombe explosa dans un jeep Pajero, à Damas, décapitant un homme du nom de Imad Mughniyeh. Mughniyeh était un chef militaire du mouvement chiite Hezbollah, allié de l’Iran, et qui était recherché par les Etats-Unis, la France et une demi-douzaine d’autres pays. Israël s’en est toujours tenu au sibyllin, hochant la tête et faisant des clins d’œil, quand il était question de cet assassinat au cœur de la capitale syrienne, mais beaucoup ont pensé qu’il s’agissait là de l’une de ses opérations clandestines les plus audacieuses et les plus raffinées.
Le Mossad, comme tout autre service de renseignement, cherche à attirer l’attention simplement quand quelque chose va mal, ou pour se vanter d’un succès spectaculaire et qu’il veut envoyer un avertissement à ses ennemis. L’assassinat le mois dernier d’un haut responsable du Hamas à Dubaï, au cœur aujourd’hui d’une agitation diplomatique brûlante entre Israël et la Grande-Bretagne, est un curieux mélange des deux.
Avec ses passeports étrangers clonés, ses multiples camouflages, ses moyens de communication ultramodernes et le présumé contrebandier d’armes Mahmoud al-Mabhou – l’un des rares points de l’intrigue non enregistré par les caméras de vidéosurveillance de l’Emirat -, il y a tout pour un conte fascinant sur le culot, la violence et la froide détermination de la profession. Et avec le mouvement islamique palestinien qui maintenant promet de se venger, il semble qu’il y ait un certain acharnement pour qu’un nouveau bain de sang suive.
Les images en provenance de Dubaï entrent dans la logique de l’injonction biblique (et de la vieille devise du Mossad) : « Par la tromperie, la guerre mèneras ». Le travail de l’agence, comme son site l’explique plus prosaïquement, est de « collecter l’information, d’analyser les renseignements et d’effectuer des opérations spéciales clandestines au-delà des frontières (d’Israël). »
Fondé en 1948 en même temps que le nouvel Etat juif, le Mossad est surtout resté dans l’ombre dans ses premières années. Yitzhak Shamir, un ancien du gang terroriste Stern et futur Premier ministre, monta des opérations avec pour cibles des scientifiques allemands qui aidaient l’Egypte de Nasser à fabriquer des missiles – préfigurant les futures campagnes israéliennes visant à perturber les tentatives iraquiennes et (toujours en cours) iraniennes pour acquérir des armes nucléaires ou autres.
Parmi les exploits les plus célèbres du Mossad, il y a l’enlèvement du criminel de guerre nazi en fuite, Adolf Eichmann, qui fut par la suite jugé et pendu en Israël. Egalement, la préparation de la défection du pilote iraquien qui amena son Mig-21 en Israël, et le soutien aux rebelles kurdes iraquiens contre Bagdad. Les secrets militaires soutirés par Elie Cohen, le tristement célèbre espion qui infiltra la direction syrienne, ont aidé Israël à s’emparer du plateau du Golan pendant la guerre du Moyen-Orient en 1967.
Ce n’est que par la suite que le rôle du service s’est élargi au combat contre les Palestiniens qui avaient été galvanisés sous Yasser Arafat dans leur résistance à Israël en Cisjordanie et la bande de Gaza nouvellement occupées. Les années 70 connurent ce que l’on a appelé la « guerre des espions » avec des agents du Mossad opérant sous couverture diplomatique étrangère, recrutant et dirigeant des informateurs au sein du Fatah et d’autres groupes palestiniens. Baruch Cohen, un indic prêté au Mossad par le Shin Bet, les services de sécurité intérieurs, a été abattu dans un café à Madrid par son propre agent. Bassam Abu Sharif, du Front populaire pour la libération de la Palestine, parti marxiste, a été défiguré par un colis piégé que le Mossad lui avait envoyé à Beyrouth.
Le film de Steven Spielgerg, Munich, en 2006 a participé à créer le mythe d’un Mossad à la poursuite des terroristes de Septembre Noir qui avaient massacré 11 athlètes israéliens aux Jeux olympiques de 1972. Onze d’entre eux avaient été éliminés dans des assassinats en Europe, spécialement dans la petite ville norvégienne de Lillehammer, où un garçon de café marocain avait été pris par erreur pour Ali Hassan Salameh, le cerveau du complot du Munich. Salameh fut par la suite assassiné par une voiture piégée à Beyrouth, en 1979, le genre d’incident qui fait que les Libanais et les Palestiniens font particulièrement attention à l’épisode de l’entraînement bâclé de l’année dernière à Tel-Aviv.
Certains détails de l’assassinat de Mabhouh le mois dernier rappellent la campagne contre Septembre noir – qui s’est terminée par l’arrestation catastrophique de cinq agents du Mossad. Sylvia Raphael, chrétienne née en Afrique du sud de père juif, a passé cinq ans dans une prison norvégienne ; elle a pu faire partie de ces jeunes Européens d’Israël qui furent discrètement contactés, dans des bureaux anonymes à Tel-Aviv, pour savoir s’ils aimeraient se porter volontaires pour des missions sensibles touchant à la sécurité d’Israël. D’autres agents qui avaient été brûlés ont dû être rappelés, des maisons sûres abandonnées, des numéros de téléphone changés et des méthodes opérationnelles modifiées.
Au fil des années, l’image du Mossad s’est sérieusement ternie, en Israël comme à l’étranger. Il lui était reproché notamment de n’avoir pas su éventer les projets égypto-syriens de l’attaque dévastatrice qui déclancha la guerre du Yom Kippur en 1973. Les critiques se sont demandés si les espions n’avaient pas eu comme première priorité de traquer les combattants palestiniens dans les banlieues des cités européennes, au lieu d’avoir à s’emparer des secrets du Caire et de Damas. Le Mossad a aussi joué un rôle important, bien que toujours méconnu, dans la fourniture clandestine d’armes à l’Ayatollah Khomeini pour l’aider à combattre l’Iraq de Saddam Hussein, partie intégrante du scandale de l’Iran-Contra (Irangate) sous la présidence Ronald Reagan.
Il a, en outre, encaissé des coups, par moment, venant de ses propres agents mécontents. En 1990, un ancien agent, né au Canada, et qui s’appelait Victor Ostrovsky, dénonça sa propre organisation interne, pour sa formation et ses méthodes, révélant des noms codés comme « Kidon » (baïonnette), l’unité qui a la charge des assassinats. Une campagne de diffamation officielle n’a pas réussi à empêcher la sortie du livre d’Ostrovsky, aussi l’agence est restée calme quand une autre accusation intérieure fut portée ostensiblement en 2007. Celle-ci évoquait l’usage de radios ondes courtes pour l’envoi de transmissions codées, les opérations en Iran pour recueillir des échantillons du sol, et des opérations communes avec la CIA contre le Hezbollah.
Mais la pire des missions s’est présentée en 1997, pendant le premier mandat de Premier ministre de Benjamin Netanyahu. Les agents du Mossad essayèrent, en vain, d’assassiner Khaled Mash’al – ce même dirigeant Hamas qui menace aujourd’hui de représailles pour l’assassinat de Mabhouh – en lui injectant du poison dans l’oreille, à Amman, Jordanie. Utilisant des passeports canadiens falsifiés, ils avaient fui vers l’ambassade israélienne, provoquant l’indignation et une énorme crise diplomatique avec la Jordanie. Danny Yatom, alors chef du Mossad, avait été obligé de laisser tomber. Ephraim Halevy, ancien membre du Mossad, londonien, fut sorti de sa retraite paisible pour remettre de l’ordre.
L’assassinat de Dubaï, cependant, pourrait s’avérer plus dommageable – notamment parce que le contexte politique et diplomatique a changé lors de la dernière décennie. La réputation d’Israël a pris des coups comme jamais, pour descendre au plus bas lors de l’opération Plomb durci de l’an dernier, contre la bande de Gaza. « Dans le climat actuel, les traces que va laisser Dubaï sont susceptibles de causer de sérieux préjudices à l’image internationale d’Israël, » estimait hier l’ancien diplomate Alon Liel.
Même si Israël maintient sa politique rituelle d’ « ambiguïté » à l’égard des opérations clandestines, refusant de confirmer ou d’infirmer toute implication dans l’affaire de Dubaï, personne au monde ne semble sérieusement la remettre en question. Y compris quasiment toute la presse israélienne, liée par les règles de la censure militaire, dans un petit pays bavard où les secrets sont souvent assez largement découverts.
Il serait surprenant que cette extraordinaire histoire ne révélât pas, comme élément clé, le rôle joué par les Palestiniens. La pratique du Mossad a toujours été de recruter des agents doubles, comme il le fit avec l’OLP dans les années 70. La nouvelle de l’arrestation à Damas d’un autre agent de premier plan du Hamas – malgré le démenti de Mash’al – semble aller dans cette direction. Deux autres Palestiniens extradés de Jordanie vers Dubaï, membres de la branche armée du Hamas, les Brigades Izzedine al-Qassam, laissent supposer l’existence d’une possible trahison. Des assassinats antérieurs avaient impliqué un agent palestinien pour identifier la cible.
Yossi Melman, spécialiste des renseignements au quotidien Ha’aretz d’Israël, craint que, comme avant la guerre de 1973, le gouvernement israélien ne fasse l’erreur de se focaliser sur le mauvais adversaire – les Palestiniens – au lieu de donner la priorité à l’Iran et au Hezbollah.
« Le Mossad n’est pas une société d’assassins, comme la Mafia ; son but n’est pas de se venger de ses ennemis, » écrit-il cette semaine. « Les ‘opérations spéciales’ comme l’assassinat à Dubaï – si c’est effectivement une opération du Mossad – ont toujours représenté une proportion relativement faible de son activité globale. Néanmoins, ce sont des opérations qui donnent son auréole à l’organisation, son image brillante. Cela risque en fin de compte d’aveugler ses propres rangs, de les intoxiquer par leur propre succès, et ainsi, de détourner leur attention de leur mission première. »
D’un point de vue israélien officiel, le Mossad a une tâche importante à remplir. Sa réputation d’insensibilité et de ruse reste un atout puissant, poussant à ce qui semble être parfois comme une admiration réticente, ou une répugnance dans le monde arabe – où une prédisposition pour les théories de conspirations stimule l’action de la guerre de désinformation et psychologique, à laquelle on dit que les Israéliens excellent.
D’après la version officielle du gouvernement, naturellement, le Hamas est une organisation terroriste qui a mis au point des attentats suicides atroces, tiré des milliers de missiles sur des cibles civiles israéliennes et – malgré des signes occasionnels de pragmatisme ou de disponibilité à une trêve temporaire ou à un échange de prisonniers – qui reste voué à la destruction de l’Etat juif. Le gouvernement refuse de reconnaître que sa colonisation toujours en cours en Cisjordanie reste l’obstacle important à la paix.
Dans les pays occidentaux, notamment en Grande-Bretagne, une colère générale s’est manifestée devant les 1 400 victimes palestiniennes de la guerre de Gaza. Barack Obama a qualifié l’occupation d’ « intolérable ». Netanyahu dirige la coalition la plus à droite de l’histoire d’Israël ; sa célèbre boutade comme quoi le Moyen-Orient serait un « voisinage difficile » ne semble plus justifier de la jouer en traître.
Pourtant, les Israéliens, et pas seulement ceux de droite, s’inquiètent de voir leur existence même, en tant qu’Etat indépendant, en train de perdre sa légitimité. Et, à en juger par la rubrique Emplois du site du Mossad, il y a toujours bien des opportunités pour les espions en herbe : des postes motivants sont disponibles pour les chercheurs, les analystes, les agents sécurité, les cryptographes et autres techniciens. Ceux qui parlent arabe et perse sont invités à déposer une candidature comme agents de renseignements. La fonction implique des déplacements à l’étranger et un environnement « jeune et peu conventionnel ».
C’est une nouveauté dans cet histoire que des citoyens israéliens ordinaires soient furieux que leur identité semble avoir été volée par des agents secrets de leur propre gouvernement – une raison pour laquelle les jours du chef du Mossad, Meir Dagan, pourraient bien être comptés. Mais il est difficile de ne pas sentir, sous-jacente, une admiration populaire pour les assassins de Mabhouh. Le lendemain où les images sensationnelles de vidéosurveillance et les photos des passeports ont été diffusées, le champion de tennis israélien, Shahar Pe’er arrivait en quart de finale dans une compétition internationale importante aux Emirats. « Nouvelle opération réussie à Dubaî », titrait le site Ynet.
Ofer Kasti, correspondant pour l’enseignement à Ha’aretz, n’a pas eu son passeport cloné, mais il ressemble de façon frappante au membre du commando nommé Kevin Daveron. « Ma maman a appelé et m’a gentiment demandé si je m’étais rendu à l’étranger récemment », écrit-il. « Des amis m’ont demandé pourquoi je n’avais pas ramené des cigarettes de la boutique duty free de Dubaï. Je sentais les regards admiratifs sur moi dans la rue. "Bien joué" a dit une vieille femme en venant vers moi dans un supermarché et en me tapant sur l’épaule. "Vous en avez fait voir aux Arabes" ».

Le commando se serait servi de passeports diplomatiques

22/02/2010
Meurtre de Mabhouh
Le chef de la police de Dubaï a indiqué hier que des passeports « diplomatiques » avaient été utilisés par le commando qui a tué un cadre du Hamas à Dubaï, alors que la pression augmente sur Israël dont les services secrets sont mis en cause.
« Il y a des informations que la police de Dubaï ne veut pas rendre publiques pour le moment, notamment en ce qui concerne des passeports diplomatiques utilisés par des membres du commando », a déclaré le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfan, dans le quotidien al-Bayane, organe du gouvernement local.
La police de Dubaï a annoncé que les membres du commando qui ont tué le Palestinien Mahmoud al-Mabhouh le 19 janvier détenaient des passeports britanniques, irlandais, français ou allemand. M. Khalfan s'était dit « certain à 99 %, sinon à 100 %, que le Mossad est derrière l'assassinat ».
Dans l'enquête, « la coopération avec la Grande-Bretagne, la France, l'Irlande et l'Allemagne va bon train », a dit M. Khalfan dans Emarat al-youm, un autre quotidien de Dubaï. « Nos preuves sont multiples » et « les questions soulevées par la police de Dubaï ne peuvent pas être ignorées par les pays concernés par l'affaire ». « Ce n'est plus une affaire locale, mais une affaire de sécurité qui touche des pays européens », a-t-il commenté dans le quotidien al-Ittihad, organe du gouvernement local de l'émirat voisin d'Abou Dhabi.
Le ministère émirati des Affaires étrangères a convoqué hier les ambassadeurs des pays de l'UE pour leur signifier sa « profonde inquiétude concernant le mauvais usage des privilèges » accordés à « certains pays amis », dont les ressortissants n'ont pas besoin de visa pour entrer aux Émirats.
De leur côté, Londres, Dublin, Paris et Berlin ont récemment demandé des explications aux ambassadeurs d'Israël dans ces capitales sur les passeports utilisés par le commando.
Mais le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Dany Ayalon a affirmé samedi qu'« Israël ne s'attend pas à une crise avec les pays européens (...) car Israël n'a aucun lien avec ce qui s'est passé ».
M. Khalfan a d'autre part qualifié de « mensonges » des informations de la presse israélienne selon lesquelles le commando avait effectué durant les trois derniers mois deux séjours à Dubaï préalablement au meurtre. « La dernière visite des meurtriers a eu lieu il y a près d'un an », a-t-il assuré.
Il a en outre conseillé au mouvement islamiste palestinien Hamas de mener « une enquête interne pour dévoiler la personne à l'origine des fuites sur les déplacements précis de Mabhouh au commando qui l'a assassiné ». « Les informations sur la date d'arrivée de Mabhouh à Dubaï avaient été transmises au commando par un individu dans l'entourage le plus proche de Mabhouh », a-t-il ajouté dans al-Ittihad. Dubaï détient deux suspects palestiniens.
Le Hamas a exclu toute infiltration des renseignements israéliens. « Le fait que Mahmoud al-Mabhouh ait été suivi par des agents du Mossad ne signifie pas que le mouvement soit infiltré » par le Mossad, peut-on lire dans un communiqué du groupe palestinien à Damas.
La presse israélienne a laissé entendre que le Mossad était bien responsable de l'élimination de Mabhouh, et le ministre de l'Industrie Binyamin Ben Eliezer a indiqué hier que les opérations du service de renseignements dépendaient du Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
Citant des sources proches du Mossad non identifiées, le journal britannique Sunday Times rapporte que M. Netanyahu a rencontré les membres du commando au quartier général du Mossad à Tel-Aviv avant qu'ils ne se rendent à Dubaï pour tuer Mabhouh. 

Abbas en France pour hâter la création d’un État palestinien

22/02/2010
Bernard Kouchner recevant Mahmoud Abbas, hier à Paris. Lionel 
Bonaventure/AFP
Bernard Kouchner recevant Mahmoud Abbas, hier à Paris. Lionel Bonaventure/AFP
Proche-Orient Pour relancer le processus de paix, l'Autorité palestinienne compte sur Paris et Washington pour faire pression sur Israël.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devait être reçu hier et aujourd'hui en France dont le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner vient de suggérer la reconnaissance rapide d'un État palestinien avant la conclusion des négociations sur les frontières.
M. Abbas est arrivé hier soir à Paris où il a dîné avec M. Kouchner. Aujourd'hui, un déjeuner de travail est prévu avec le président Nicolas Sarkozy.
À un moment où les négociations sont au point mort entre Israéliens et Palestiniens, M. Kouchner est le premier responsable français à évoquer publiquement la piste d'une proclamation rapide de l'État palestinien sans accord avec Israël. Dans ce scénario, l'État palestinien serait proclamé par les Palestiniens, reconnu par la communauté internationale et, dans le cadre de cette dynamique, les négociations sur les frontières de cet État pourraient être achevées.
« Recevoir Mahmoud Abbas, le président palestinien (...), c'est soutenir l'homme qui porte la solution de deux États », avait déclaré vendredi M. Kouchner à l'hebdomadaire français Le Journal du dimanche. « La question qui se pose, en ce moment, c'est la construction d'une réalité : la France forme des policiers palestiniens, des entreprises se créent en Cisjordanie... Ensuite, on peut envisager la proclamation rapide d'un État palestinien et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale avant même la négociation sur les frontières », a-t-il ajouté.
Ballon d'essai ? Le chef de la diplomatie française a pris la précaution de parler en son nom seul. « Je serais tenté par cela (...). Je ne suis pas sûr d'être suivi ni même d'avoir raison », lance-t-il prudemment.
De fait, le Premier ministre français François Fillon, en voyage à Amman, a tempéré les déclarations de M. Kouchner. « Cette suggestion témoigne de cette volonté qui est la nôtre d'accélérer le processus, de prendre des initiatives qui permettent d'enclencher des négociations qui tardent trop à commencer », a-t-il dit à la presse, répétant l'offre de la France d'organiser une grande conférence pour la paix à Paris.
Un haut responsable israélien, sous couvert d'anonymat, a déclaré à l'AFP que l'État hébreu s'opposait à la proposition de M. Kouchner. « Accorder une telle reconnaissance alors que les dossiers du conflit ne sont pas réglés ne ferait que jeter de l'huile sur le feu. Cela ne pourrait que pousser les Palestiniens à se montrer encore plus intransigeants et à rendre ainsi tout compromis impossible », a prédit ce responsable.
En revanche, dans une interview à plusieurs médias français, le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Salam Fayyad, a dit vendredi son intention de donner naissance à un État palestinien indépendant et viable « dans les faits et sur le terrain » en 2011, quel que soit l'état d'avancement des discussions avec Israël.
Pour relancer le processus de paix, l'Autorité palestinienne compte certes sur Paris, mais surtout sur Washington, pour faire pression sur Israël.
« Nous attendons donc d'autres initiatives des Américains », a déclaré samedi M. Abbas au journal Le Monde, ajoutant qu'en l'absence d'avancée, il craignait un retour de la violence.
Sur un autre plan, cinq Palestiniens ont été blessés dimanche par des tirs d'obus israéliens dans le nord de la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël, selon les services d'urgence palestiniens. Samedi, quatre membres de groupes armés palestiniens avaient été blessés lors d'échanges de tirs avec des militaires israéliens, près de la frontière, dans le sud de la bande de Gaza. 

Abou Zouhri : la communauté internationale protège le terrorisme

[ 21/02/2010 - 17:36 ]
Gaza - CPI

"L'ignorance totale du rapport mensuel des Nations Unies sur la situation au Moyen-Orient au crime d'assassinat, à Dubaï, contre le leader du Hamas, prouve solennellement que la communauté internationale protège le terrorisme du gouvernement sioniste", a déclaré le porte-parole du Hamas, Dr. Sami Zouhri, en contestant contre le silence honteux de la communauté internationale au profit du Mossad.
Abou Zouhri a affirmé lors d'une conférence de presse, le dimanche 21/2, que le rapport mensuel onusien  sur la situation au Moyen-Orient, présenté par le vice-secrétaire général des Nations Unies "Lynn Pascoe" au conseil de sécurité, a ignoré complètement toute référence au crime d'assassinat contre al-Mabhouh et l'implication du Mossad sioniste dans ce crime.
"Cette ignorance qui traite la situation au Moyen-Orient avec deux poids de mesures confirme la mauvaise réputation de cette association internationale et son alignement au profit de l'entité sioniste et son terrorisme, ainsi que ses transgressions contre le peuple palestinien et ses droits légitimes", a contesté le responsable du Hamas contre le rapport de l'ONU.

Hamas porte le Mossad l'unique responsable de l'assassinat d'al-Mabhouh

[ 21/02/2010 - 12:18 ]
Gaza - CPI

"Notre héros leader, Mahmoud al-Mabhouh restera un symbole palestinien et arabe qui a perturbé le gouvernement de l'entité sioniste lorsqu'il était vivant et après sa mort, et que le Mossad qui a choisi de l'exécuter en violant la souveraineté d'un pays arabe doit donc payer tôt ou tard", a menacé le Hamas en répliquant à l'implication du Mossad dans le crime d'assassinat de son leader al-Mabhouh.
Dans un communiqué publié, le samedi 20/2, le Hamas a dit que le crime d'assassinat perpétré par le Mossad a montré au monde entier que le gouvernement de l'occupation sioniste n'est qu'une entité terroriste qui sème la terreur et la criminalité, en violant la sécurité internationale et la souveraineté des pays.
"Le Mossad a commis son violant crime d'assassinat en usurpant la citoyenneté des pays occidentaux pour perpétrer ses agendas criminels au nom de leurs ressortissants, chose qui menace l'identité individuelle de leurs citoyens en les exposant au vrai danger", a souligné le Hamas dans son communiqué.
Le Hamas a porté le Mossad comme le seul responsable dans ce crime très flagrant contre l'humanité, en appelant les pays occidentaux dont leurs concitoyens ont été impliqués à assumer leurs responsabilités et d'adopter des mesures très sévères et urgentes contre le terrorisme et la barbarie du gouvernement sioniste et son Mossad, et de poursuivre les dirigeants et coupables criminels sionistes à travers des mandats d'arrêts au niveau international.

Times : Netanyahu donne son accord personnel pour assassiner Mahmoud al-Mabhouh

[ 21/02/2010 - 18:31 ]
Agences – CPI

Le journal britannique "Sunday Times" a affirmé dans son édition, de dimanche 21/2, que le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a donné son accord personnel pour l'exécution du crime d'assassinat contre le responsable et leader des brigades d'al-Qassam, Mahmoud al-Mabhouh, à Dubaï, lors d'une visite au siège de la direction du Mossad, au début de janvier passé.
Le journal a publié que Netanyahu a rencontré plusieurs éléments de l'équipe qui a effectué l'assassinat en leurs disant que le peuple juif leur donne confiance tout en souhaitant la réussite de leur mission.

D'après le Times londonien, Netanyahu leur aurait dit notamment : « La population d’Israël vous fait confiance, bonne chance ».
Le journal a ajouté que deux voitures de type (Audi A6) sont entrées, au début de janvier, par la porte principale du siège du Mossad installé sur une petite colline, aux alentours nord de Tel-Aviv et que Netanyahu a quitté l'une des voitures où le chef du Mossad, Meir Dagan, l'a reçu à l'entrée du  bâtiment du Mossad.

Un Centre jordanien : l'occupation effectue un nettoyage ethnique contre les Palestiniens

[ 21/02/2010 - 19:16 ]
Amman – CPI

 Un centre gouvernemental jordanien a appelé les organisations internationales juridiques et humaines à démasquer les politiques sionistes racistes de nettoyage ethnique pratiquées contre les palestiniens en confisquant leurs ressources d'eaux.
Le centre national des droits de l'homme en Jordanie a accusé l'occupation israélienne d'épuiser les eaux du fleuve de la Jordanie et de la polluer à travers la transformation de la rivière sacrée au lieu des eaux usés des colonies sionistes dans les territoires occupés en 1948, en frappant les droits des habitants à l'eau et détruisant le système environnemental dans la région de l'Oued de la Jordanie.
Dans un communiqué dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, le centre a averti, le dimanche 21/2, de la situation catastrophique des Palestiniens et ses conséquences contre ses droits principaux garantis par les lois internationales, en soulignant que ces agressions sionistes représentent des violations dangereuses aux droits humains garantis par les accords internationaux et approuvés par l'état de l'occupation.
Il a indiqué au rapport de l'Amnesty qui représente un cri d'appel à la communauté internationale et ses sociétés pour stopper la politique du gouvernement sioniste qui confisque les ressources d'eaux des palestiniens, et mettre fin aux situations tragiques des palestiniens qui vivent sous l'ombre du manque d'eau et menaçant dangereusement leur vie.
Le centre a dit que l'occupation porte la responsabilité de la mort des Palestiniens à cause de ces politiques oppressives qui confisquent leurs ressources d'eaux.

5 Palestiniens blessés par les obus de l'artillerie sioniste au nord de Gaza

[ 21/02/2010 - 19:15 ]
Gaza – CPI

Cinq Palestiniens ont été blessés, le dimanche 21/2, par les éclats des obus lancés par l'artillerie sioniste installée près de Beit Lahia, sur les frontières nord de la Bande de Gaza avec les territoires palestiniens occupés en 1948.
Le directeur des urgences au ministère de la santé, Dr. Mouawia Hassanein a dit que 5 blessés sont arrivés à l'hôpital de Kamal Adwan, au nord de Gaza, à cause d'un bombardement sioniste qui a ciblé les maisons palestiniennes dans le village de Beit Lahia.
De son côté, le bureau d'information du mouvement Hamas au nord de Gaza a dit que le bombardement sioniste a fait un martyr et plusieurs blessés.

Gordon Tomas : Le Mossad a perdu le tiers de son élite après l'assassinat d'al-Mabhouh

[ 21/02/2010 - 13:44 ]
Al Nassera - CPI

L'expert sécuritaire sioniste a été choqué des conséquences destructives suite à l'assassinat du leader des brigades d'Al-Qassam, l'aille militaire du Hamas, à Dubaï, Mahmoud al-Mabhouh, le moi passé, en confirmant que la procédure a fait tomber le tiers de l'élite du Mossad.
L'expert dans les affaires du Mossad, Gordon Tomas, a déclaré au journal hébreu "Edioth Ahronoth" qu'il existe des preuves explicites qui indiquent que le commando de "Kidun" (spécialiste aux opérations d'assassinats secrets) a exécuté l'assassinat d'al-Mabhouh, en indiquant que la victime a été classée l'année dernière en tête de la liste des personnes envisagés par le Mossad.
"Les membres du "Kidun" sont les meilleurs éléments et l'élite du Mossad qui se compose de 48 éléments, dont 6 femmes, ce que veut dire que le tiers (11 ou 17 selon la distinction des sources arabes et occidentales) a été dévoilé pour l'Interpol international, suite à leur implication dans l'assassinat d'al-Mabhouh, à Dubaï", a précisé cet expert.
Selon le journal hébreu, Tomas a révélé que le groupe de "Kidun" est chargé au monde entier de poursuivre les savants nucléaires, les dirigeants des organisations anti-sionistes, les hommes d'affaires, ainsi que les hommes nazis qui sont encore vivants.

Ayalon attaque les députés arabes à la Knesset

[ 21/02/2010 - 12:29 ]
Al-Nassera – CPI

Le vice-ministre sioniste des affaires étrangères, Danny Ayalon, a attaqué les députés arabes à la Knesset sioniste en considérant que l'hostilité envers l'entité sioniste et le sionisme est un antisémitisme.
Des masses médias hébreux ont rapporté d'Ayalon lors d'une conférence des chefs des organisations sionistes dans le monde qui a eu lieu dans la ville occupée d'al-Qods, durant la semaine dernière, que les députés arabes à la Knesset ont affirmé plusieurs fois qu'ils représentent les Palestiniens et qu'ils veulent détruire "Israël" d'un côté et demandent un état palestinien d'un autre côté.
En indiquant à Ahmed Tayebi, Ayalon, a dit qu'un député arabe qui a consulté Arafat est considéré comme le membre du congrès américain qui consulte le Taliban.

Il a souligné au danger démographique en précisant que l'entité sioniste a le droit de déterminer son sort comme un état juif, selon ses prétentions.

Un rapport dévoile l'augmentation du racisme sioniste contre les Palestiniens des territoires de 48

[ 21/02/2010 - 12:45 ]
Territoires Palestiniens occupés en 48 – CPI

L'organisation arabe des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés en 1948 a affirmé dans son rapport annuel l'augmentation du racisme sioniste officiel et de la majorité juive durant l'année 2009 contre la minorité palestinienne.
Le rapport a souligné que la discrimination est devenue renforcée par les politiques officielles et juridiques, en négligeant les droits de la minorité palestinienne.

L'occupation envahit Naplouse et les colons sionistes pénètrent dans le tombeau du prophète Youssef

[ 21/02/2010 - 11:19 ]
Naplouse – CPI

Les forces de l'occupation ont envahi le camp de Balata, à l'est de Naplouse durant les premières heures de l'aube de dimanche 21/2.
Des sources locales bien-informées ont dit que des dizaines de blindés militaires sionistes ont envahi le camp de Balata, où on a entendu des explosions et des tirs sans qu'aucune victime ne soit enregistrée.
Dans le même contexte, les sources ont affirmé qu'un groupe de colons sionistes a envahi la région du tombeau du prophète Youssef, dans la rue d'Amman, à l'Est de Naplouse, sous la protection des soldats sionistes, en faisant leurs rites avant de se retirer.
Un colon sioniste a écrasé, le samedi soir, un jeune palestinien du village de Kasra, au sud de Naplouse, et a été transporté vers l'hôpital de Rafidia, à Naplouse.

Des sources : Le Mossad a bénéficié de "Vrais" passeports pour assassiner al-Mabhouh.

[ 21/02/2010 - 11:11 ]
Londres - CPI

Des sources britanniques bien informées ont révélé que certains passeports des assassins du leader du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, à Dubaï, étaient authentiques et ont été délivrés par l'administration spéciale des passeports d'une manière officielle.
Le journal "The Palestine-Telegraph" publié, à Londres, a rapporté dans son édition, de samedi 20/2, que les enquêtes qui se poursuivent dans un pays localisant les suspects criminels dans l'assassinat d'al-Mabhouh ont souligné que les passeports étaient authentiques.

"Les passeports authentiques ont été émis au profit du Mossad par un agent dans l'administration spéciale des passeports", a souligné le journal.

Notons que le chef général de la police de Dubaï, Dahi Khalfan, s'est présenté très ferme en soulignant que les passeports étaient "vrais" et que les suspects ont laissé des traces qui les condamnent facilement, en citant des cartes de crédits qui portaient les mêmes noms, ainsi que leurs billets d'avions, en confirmant qu'ils ont utilisé les mêmes passeports dans leur trajet à travers plusieurs pays.
"On a parfaitement surveillé les communications téléphoniques des suspects, chose qui prouve l'implication du Mossad à 99%, si ce n'est pas 100%", a affirmé Khalfan.

Le journal allemand "Der Spiegel" affirme l'implication du Mossad dans l'assassinat d'al-Mabhouh.

[ 21/02/2010 - 10:51 ]
Belin - CPI

Le Magazine allemand très répandue, "Der Spiegel", a affirmé que les services de sécurité allemands estiment que le "Mossad" est vraiment impliqué dans l'assassinat du leader aux brigades d'al-Qassam, la branche militaire du Hamas, Mahmoud Mabhouh, à Dubaï.
"Der Spiegel" a rapporté dans sa dernière édition que le commando de "Kidun" qui appartient au Mossad sioniste, et qui a exécuté plusieurs assassinats au passé, a commis le crime d'assassinat contre le leader al-Mabhouh.
Selon Der Spiegel, l'un des passeports utilisés par le commando chargé d'éliminer le leader du Hamas, al-Mabhouh, à Dubaï, était un document authentique et avait été émis dans la ville de Cologne, en 2009, au nom de Michaël Bundheimer, un juif ultra-orthodoxe de la ville de Bnei Brak, au centre d'Israël.

L'occupation blesse 9 palestiniens en Cisjordanie

[ 21/02/2010 - 10:37 ]
Ramallah- CPI

"Neuf Palestiniens ont été blessés, le samedi 20/2, par les tirs des forces armées occupantes dans plusieurs régions de la Cisjordanie", a révélé une source bien informée.

Le correspondant du centre palestinien d'information a dit que trois palestiniens ont été blessés, le samedi soir, par les tirs des forces occupantes qui poursuivaient une voiture au centre du village de Houssan, au sud de Bethléem.
D'une autre part, le palestinien Ibrahim Afana, 45 ans, a été violemment heurté par la voiture d'un colon extrémiste sioniste, sur une route près du village d'al-Majdal, au sud de la ville de Naplouse.
"Deux palestiniens ont été blessés dans leur voiture par les tirs des forces armées sionistes, au sud de la montagne d'al Khalil", a souligné cette source.

Dubaï dévoile de nouvelles preuves condamnant les assassins d'al-Mabhouh

[ 21/02/2010 - 10:27 ]
Dubaï - CPI

Le chef général de la police de l'Emirat de Dubaï, Dahi Khalfan Tamim a révélé de nouvelles preuves condamnant l'implication du Mossad et prouvant son exécution de l'assassinat du leader du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh.
"Des contacts téléphoniques qui ont été transmis entre les suspects ont été parfaitement surveillés", a souligné Khalfan.
Le chef de la police a ajouté, le samedi 20/2, que les suspects ont acheté des billets d'avions d'une agence dans d'autres pays à travers les cartes de crédits qui portaient les mêmes noms dévoilés  prouvent que les criminels ont utilisé les mêmes passeports en passant par plusieurs pays.
Des sources allemandes bien informées ont annoncé que le Mossad a bénéficié d'un passeport diplomatique allemand qui a été utilisé dans le crime d'assassinat, en dénonçant les violations du Mossad dans ce fait.