lundi 14 juillet 2014

L’inaction d’Abbas exaspère le Hamas

Adnan Abu Amer
L’agression israélienne contre Gaza était censée tourner une page dans le différend qui avait éclaté récemment entre Fatah et Hamas, notamment la crise des salaires, qui avait bien failli ruiner leur réconciliation.
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Un garçon sauve ce qui reste d’un fauteuil roulant, dans les décombres de l’association caritative où deux femmes handicapées ont été tuées par un missile israélien. Samedi Israël a ciblé cinq centres caritatifs dans la bande de Gaza [Mohammed Salem/Reuters]
Les autorités du Hamas ont sermonné le Fatah pour avoir participé à une conférence sur la paix à Tel Aviv pendant qu’étaient perpétrées les attaques contre Gaza.
Mais la guerre à Gaza a rallumé le différend entre Fatah et Hamas. Au pire moment du bombardement israélien sur Gaza à l’aube du 8 juillet, le Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas surprenait les Palestiniens en prononçant un discours à une conférence sur la paix organisée par le quotidien israélien Haaretz. Le public comprenait un grand nombre de militants pacifistes, des journalistes et des économistes, israéliens et internationaux.
Abbas a participé à cette conférence bien alors qu’elle était boycottée par le négociateur en chef Saeb Erekat et par l’homme d’affaires Munib al-Masri vu la gravité de la situation à Gaza et le respect dû à sa population.
Il n’a rien fait
Un haut fonctionnaire à Ramallah a révélé au Monitor que certains dirigeants du Fatah « avaient demandé à Abbas de ne pas participer à la conférence israélienne parce que le peuple pourrait l’interpréter comme un manque d’intérêt pour le massacre en cours dans la bande de Gaza. Quand il a insisté pour y participer, nous lui avons demandé de parler de ce qui se passe à Gaza et de demander aux personnalités internationales participant à la conférence d’intervenir auprès du gouvernement israélien pour faire cesser l’attaque, mais il n’en a rien fait ».
Le Hamas également a critiqué la participation d’Abbas à la conférence qui coïncidait avec la guerre d’Israël contre Gaza. Dans une interview accordée au Monitor, le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a demandé à Abbas « de ne pas participer à la conférence parce qu’elle offense les sentiments du peuple palestinien et donne à Israël une occasion de soigner son image après … ses crimes odieux ».
Le discours enregistré d’Abbas, retransmis aux participants à la conférence à Tel Aviv, n’a fait qu’accroître l’indignation du Hamas.
Un cadre du Hamas à l’étranger a écouté le discours et a déclaré au Monitor regretter que « le discours ne contienne pas la moindre référence à l’agression israélienne en cours à Gaza, ne mentionnait pas les enfants massacrés et n’utilisait pas cette occasion de la présence d’éminentes personnalités israéliennes et internationales à la conférence pour menacer d’en appeler à d’autres organisations internationales pour confronter Israël et le dissuader d’agresser Gaza, Jérusalem et la Cisjordanie ».
« Le discours d’Abbas n’a fait qu’augmenter son isolement par rapport aux Palestiniens. Il a choisi d’être loin de son peuple alors même que la guerre de Gaza lui offrait une occasion en or de restaurer l’unité avec le Hamas et de surmonter les récentes crises qui ont suivi la réconciliation. Mais il a préférer gagner en image dans l’opinion publique, aux dépens du soutien populaire des Palestiniens » ajoute-t-il.
Le haut fonctionnaire du Hamas Yahya Moussa, président du Comité de surveillance au Conseil Législatif Palestinien, s’est montré plus sévère. Le 9 juillet, il a demandé à Abbas via Facebook de présenter sa démission et de remettre la direction à la résistance, parce que celle-ci est la seule représentante légitime du peuple palestinien. Ce faisant, il laverait sa honte et rachèterait ses fautes pour le siège de Gaza, sa persécution de la résistance et sa coordination sécuritaire avec Israël ».
Le choix de notre peuple : résister
Le porte-parole du Hamas Husam Badran a appelé la direction du Fatah à se distancier de l’approche politicienne et sécuritaire adoptée par le Président de l’AP en Cisjordanie. Il a dit : « Ceci est peut-être la dernière chance du Fatah pour corriger sa position et rejoindre le choix de notre peuple, un choix qui se base sur le projet de résister ».
Mais un fonctionnaire palestinien à Ramallah a rejeté la critique d’Abbas par le Hamas. Dans une interview téléphonique au Monitor, il a déclaré : « Le président n’est pas obligé d’adopter des positions de propagande qui jouent sur les sentiments de citoyens mais qui ne produisent pas de résultats politiques pour arrêter la machine de guerre israélienne à Gaza … [Abbas] ira devant toutes les organisations internationales pour faire cesser l’agression contre Gaza. Il a été en contact avec des acteurs régionaux et internationaux ces derniers jours pour s’efforcer de faire durer la trêve et arrêter l’escalade militaire ».
Abbas a prononcé un discours télévisé le soir du 9 juillet, dans lequel il appelait à mettre fin à l’agression sur Gaza et à l’unité du gouvernement pour pourvoir aux besoins humanitaires de la population de Gaza.
Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Meshaal, a improvisé un coup de téléphone à Abbas le soir du 6 juillet, quelques heures avant le début de l’offensive israélienne sur Gaza. Ils ont discuté des derniers développements en territoire palestinien à la lumière de l’escalade israélienne.
Al-Monitor a appris par des proches du Hamas que certains dirigeantsi n’avaient guère apprécié le coup de fil à Abbas car ils « souhaitaient laisser Abbas isolé après sa prise de position négative concernant l’opération de Hébron et sa déclaration sur le caractère ’sacré’ de la coordination sécuritaire avec Israël et parce qu’il avait attendu avant d’adopter une position nationale concernant l’agression contre Gaza ».
Il est intéressant de noter que la position d’Abbas sur Gaza a été accueillie avec mécontentement non seulement par le Hamas mais aussi par l’ancien ministre Hassan Asfour, un proche de l’ancien homme fort du Fatah Mohammed Dahlan , rival et ennemi juré d’Abbas.
Asfour écrit dans un article sur son site d’information « Amad » que la position d’Abbas vis-à-vis de l’escalade israélienne à Gaza est un scandale politique absolu qu’il compare à la défaite du Brésil devant l’Allemagne sur son propre terrain à la Coupe du Monde. Asfour écrit qu’Abbas n’a ni réagi ni pris position quand Israël a lancé sa guerre contre Gaza et qu’il n’a même pas modifié son agenda quotidien.
Le Hamas dénonce aussi la couverture de la guerre de Gaza par les médias affiliés à l’AP. Un organe officiel du Hamas s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a dit au Monitor : « La couverture de la guerre de Gaza par la radio et la télévision palestiniennes très proches d’Abbas a été défaillante, amenant beaucoup de Palestiniens à accuser la corporation d’être partiale au profit d’Israël. Il y a beaucoup de mouvements de boycott contre elle parce que pendant que les tueries avaient lieu à Gaza, elle a continué de diffuser ses programmes de chansons de danse, de cuisine et de jeux. C’est un comportement lamentable et un non-respect pour le sang versé à Gaza. Honte à l’administration et aux dirigeants de la corporation. Il faut qu’ils rendent des comptes ».
Les deux précédentes guerres à Gaza en 2008 et en 2012 avaient affecté négativement les relations déjà tendues entre Hamas et Fatah. Ces offensives se produisaient en pleine division palestinienne. Cette guerre-ci éclate juste après la réconciliation. La guerre de 2014 va-t-elle renforcer le consensus national ou élargir le fossé ?
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* Adnan Abu Amer est doyen de la Faculté des Arts et responsable de la Section Presse et Information à Al Oumma Open University Education, ainsi que Professeur spécialisé sur l’Histoire de la question palestinienne, la sécurité nationale, les sciences politiques et la civilisation islamique. Il a publié un certain nombre d’ouvrages et d’articles sur l’histoire contemporaine de la Palestine.
http://www.al-monitor.com/pulse/ori...
Traduction : [Info-Palestine.eu]->/spip.php ?article14704 - AMM
http://info-palestine.net

Washington met en garde Israël contre une offensive terrestre à Gaza

Les Etats-Unis ont mis en garde lundi contre une offensive terrestre israélienne dans la bande de Gaza, estimant qu'une telle opération mettrait davantage de civils en danger.
La Maison Blanche s'est toutefois gardée de critiquer son allié israélien pour les civils tués dans les bombardements contre l'enclave palestinienne, ajoutant qu'Israël avait le "droit" et la "responsabilité" de protéger ses citoyens contre les tirs de roquettes du Hamas.

Gaza: le Hamas dit avoir envoyé plusieurs drones vers Israël

Le mouvement palestinien Hamas a affirmé lundi avoir envoyé vers Israël des drones fabriqués dans la bande de Gaza où l'armée israélienne poursuit une offensive ayant fait près de 180 morts et un millier de blessés en une semaine.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas, ont affirmé dans un communiqué que certains de ces drones avaient survolé le ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv, alors que l'armée israélienne a dit avoir neutralisé un véhicule aérien sans pilote (UAV) plus au sud. Il s'agirait de la première utilisation par les combattants du Hamas d'UAV depuis le lancement de l'offensive israélienne sur Gaza mardi dernier.
"Les ingénieurs des Qassam ont réussi à produire des UAV baptisés +Ababil+ et fabriqué trois modèles de reconnaissance, d'autres peuvent tirer (des missiles) ou encore servir pour des attaques suicide", affirme la branche armée du Hamas dans son communiqué. "Pour la première fois, les drones ont mené une mission au-dessus du bâtiment du ministère de la Défense à Tel-Aviv, d'où l'agression contre Gaza est dirigée", ajoute le texte. "Nos drones ont mené trois sorties ce matin -- avec la participation de trois drones pour chaque sortie", poursuit-il précisant cependant que les Brigades Ezzedine al-Qassam avaient "perdu le contact avec deux drones", sans plus de détails.
Tôt lundi, l'armée a lancé un missile sol-air Patriot pour neutraliser un UAV au-dessus d'Ashdod, à une trentaine de km au nord de Gaza et au sud de Tel-Aviv. La radio militaire israélienne a nié la présence de drone plus au nord, affirmant qu'un seul UAV avait été détecté et abattu, alors que dans un message en hébreu sur Twitter, les brigades al-Qassam proclamaient avoir lancé "plusieurs UAV au coeur de l'entité ennemie".
La chaîne Al-Aqsa TV du Hamas a d'autre part montré des images d'un drone filmé en plein vol à l'aide d'une caméra attachée à l'appareil, sur lesquelles on peut également voir ce qui semble être des missiles sur ses ailes.
En 2012, au cours d'une autre offensive d'envergure sur Gaza, l'armée israélienne avait détruit un atelier de production de drones appartenant au Hamas. Une vidéo israélienne avait alors montré un vol d'essai au-dessus de Gaza.

Gaza: Kerry en Egypte mardi pour discuter d'un cessez-le-feu

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, est attendu mardi en Egypte, ont rapporté lundi les médias égyptiens alors que les appels se multiplient pour un arrêt des hostilités entre Israël et le Hamas palestinien dans la bande de Gaza.
M. Kerry a téléphoné dimanche au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour réaffirmer que les Etats-Unis étaient prêts à apporter leur aide pour parvenir à une trêve, alors qu'Israël promet d'intensifier son opération contre l'enclave palestinienne qui a fait 176 morts en une semaine.

Le Hamas liste ses revendications pour une trêve à Gaza

Le Hamas acceptera un cessez-le-feu si Israël cesse ses bombardements sur la bande de Gaza, libère des prisonniers et lève le blocus de l'enclave palestinienne, a affirmé lundi le mouvement islamiste, précisant qu'il était "trop tôt" pour évoquer une trêve.
"Tout cessez-le-feu doit se baser sur les conditions que nous avons mises en avant. Rien de moins ne sera accepté", a déclaré à l'AFP Mouchir al-Masri, un député et porte-parole du Hamas à Gaza. Mais "il est trop tôt pour parler de cessez-le-feu au regard des crimes et des massacres commis par les Israéliens contre notre peuple", a aussitôt ajouté M. al-Masri.
Pour le Hamas, c'est Israël qui "a commencé avec les violences et doit donc y mettre un terme".
M. al-Masri a détaillé les conditions nécessaires à une trêve:
- "La fin de l'agression contre le peuple palestinien".
- "La fin du blocus" de Gaza, en place depuis 2006.
- "L'ouverture du poste-frontalier de Rafah avec l'Egypte".
- "La libération des prisonniers réarrêtés" avoir été relâchés dans le cadre de l'accord d'échange avec le soldat israélien Gilad Shalit en 2011.
"Personne ne peut prédire quand la violence stoppera", a averti le député du Hamas, "les négociations sur un cessez-le-feu nécessitent de réels efforts et nous n'en avons pas vus".
Interrogé sur les menaces israéliennes de doubler les bombardements aériens d'une opération au sol, M. al-Masri a mis Israël au défi. "Les résistants (palestiniens) en rêvent, que l'ennemi décide d'une invasion terrestre! Gaza sera leur cimetière si Dieu le veut", a-t-il promis.
Un autre haut responsable du mouvement Hamas, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a indiqué qu'aucun "effort de médiation" réel de la communauté internationale n'était en cours. Il a qualifié les contacts en cours avec différents gouvernement étrangers de "sondages d'opinion".
Israël a de son côté exclu d'arrêter ses opérations tant que le Hamas, qui contrôle Gaza, continuerait de lancer ses roquettes contre son territoire.
La communauté internationale n'a cessé d'appeler les protagonistes du conflit à trouver un terrain d'entente en vue d'une trêve, mais les deux camps semblent déterminés pour le moment à poursuivre les hostilités.

Joumblatt fustige Israël et appelle à la solidarité avec le peuple palestinien

Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a condamné lundi l'agression israélienne contre la bande de Gaza estimant qu'il s'agit d'une agression contre le peuple palestinien avec "beaucoup de morts et peu de résultats".
"L'agression israélienne continue sur la bande de Gaza n'est pas contre le mouvement Hamas mais contre le peuple palestinien qui est exposé depuis plus d'un siècle aux pires formes de l'oppression, de l'humiliation, de la négligence, de l’occupation, de la dépossession et du déplacement, dans l'un des plus longs et violents conflits politiques marqué par de nombreux crimes de la part d'Israël", a déclaré M. Joumblatt dans son éditorial hebdomadaire au journal Al-Anba', organe de son parti.
"La nouvelle agression israélienne, comme toutes les attaques israéliennes précédentes (...) a un seul et même bilan : beaucoup de morts et de destruction et peu de résultats", a-t-il ajouté.
Le leader du PSP a par ailleurs indiqué que "les Palestiniens ne quitteront pas Gaza comme ils ont quitté Beyrouth, c'est leur terre et ils continueront leur combat à n'importe quel prix".
Il a dans ce contexte appelé à la solidarité avec le peuple palestinien. "Le temps n'est pas celui de régler des comptes avec le Hamas ou d'autres factions palestiniennes mais celui d’être solidaire".
M. Joumblatt a estimé qu'"il est nécessaire de parvenir à un accord global et non seulement à un cessez-le-feu". Il a ainsi appelé, entre autres, à l'ouverture de tous les passages arabes et israéliens, à la levée du blocus sur la bande de Gaza et à la libération de dizaines de milliers de prisonniers.

Gaza : Bassil appelle les dirigeants arabes à une position commune

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a appelé lundi les dirigeants arabes à adopter une position commune face à l'agression israélienne contre Gaza, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
M. Bassil a condamné "les agressions israéliennes contre Gaza", après s'être entretenu avec le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi ainsi que ses homologues arabes.
Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe doivent se rencontrer lundi au Caire pour discuter de la détérioration de la situation dans la bande de Gaza, où les raids israéliens ont déjà tué 172 Palestiniens en sept jours.
M. Bassil a estimé qu' "Israël profite du mutisme international et l'impuissance arabe par le biais de la poursuite de ses agressions".

La Ligue arabe exhorte la communauté internationale à protéger les Palestiniens de Gaza

La Ligue arabe a exhorté lundi la communauté internationale à protéger les habitants de la bande de Gaza, où une offensive de l'aviation israélienne a tué en sept jours plus de 170 Palestiniens, quelques heures avant une réunion des ministres arabes des Affaires étrangères.
Lors de cette rencontre d'urgence prévue à 19H00 GMT, les ministres, a indiqué un communiqué, se sont fixés pour but de "définir une position arabe commune" alors que les violences ne faiblissent pas dans l'enclave palestinienne où l'Etat hébreu poursuit ses frappes en riposte à des salves de roquettes palestiniennes.

Le roi jordanien presse Israël d'arrêter de "prendre des civils pour cibles"

Le roi Abdallah II de Jordanie a pressé lundi Israël d'arrêter de "prendre des civils pour cibles" dans ses raids sur Gaza qui ont fait 172 morts en sept jours, lors d'une conversation téléphonique avec le secrétaire général de l'ONU.
"Le roi et Ban (Ki-moon) ont discuté des développements dans la bande de Gaza et le monarque a mis en garde contre leurs répercussions sur la région entière et sa stabilité", a déclaré le palais royal dans un communiqué.
Le roi de Jordanie, pays qui a signé un traité de paix avec Israël en 1994, "a souligné la nécessité de cesser de prendre des civils pour cibles, et de respecter les lois internationales", ajoute le communiqué.
L'offensive israélienne sur Gaza, lancée mardi en riposte à des salves de roquettes palestiniennes, a tué jusqu'à présent 172 Palestiniens et en a blessé au moins 1.130, en majorité des civils. Il n'y a jusqu'à présent aucun mort israélien.
Le gouvernement jordanien a décrit l'offensive israélienne comme "barbare" et "brutale".
M. Ban a déclaré dimanche que "trop de civils palestiniens" avaient été tués à Gaza et qu'une offensive terrestre israélienne ne ferait qu'alourdir ce bilan.
Les Frères musulmans de Jordanie ont par ailleurs demandé au gouvernement de fermer l'ambassade israélienne d'Amman et d'expulser l'ambassadeur.

22 roquettes dont 10 sur Tel Aviv malgré les F-16, un incursion avortée

L’évolution la plus importante dans cette offensive israélienne contre la Bande de Gaza qui se poursuit depuis 6 jours aura été sans aucun doute le bombardement de Tel Aviv dans la nuit de samedi à dimanche. Sans oublier non plus l’incursion avortée sur une plage de la bande de Gaza.
22 tirs dont 4 interceptés
Ce sont les brigades Ezzeddine al-Qassam, branche armée du Hamas, qui ont annoncé les tirs d’abord, avant de les revendiquer.
« Nous allons bombarder Tel Aviv avec de nouveaux missiles, à  9heures 9 minutes pile »  a dit un porte-parole des Qassam dans une intervention télévisée, retransmise sur plusieurs chaines satellitaires panarabes,  une heure avant, en appelant les habitants à prendre au sérieux l’ultimatum et les medias à braquer leurs cameras.
Dans les minutes qui ont suivi, quelques 10 missiles, des Jaabari-80 (J-80) ont été tirés.  Ahmad Jaabari étant un chef des Qassam qui vient d'être tué dans un raid israélien.
Les brigades AlQuds (branche armée du Jihad islamique) ont pour leur part annoncé avoir tiré deux missiles de type Bourak-70 sur Tel Aviv. C’est une première selon des observateurs israéliens citee par la deuxième chaine de télévision israelienne , rapporte l’agence palestinienne Maan.
Or, le sort de tous ces missiles n’a pas été élucidé par les medias israéliens. Aucune image ne rend compte du lieu où ils se sont abattus. Comme si un black-out est imposé aux medias israéliens pour qu’ils ne couvrent pas les conséquences des tirs palestiniens. La télévision israélienne quant à elle a diffusé les images d’une attaque contre le port de Tel Aviv,  filmant comment les gens prennent la fuite en direction des abris avant de reprendre timidement leurs travaux.
Pour sa part, L’AFP se contente de dire que « le Hamas a tiré des salves de roquettes à longue portée en direction de Tel-Aviv, Jérusalem et la Cisjordanie occupée, où trois d'entre elles ont explosé ».
Et de rapporter dans une autre dépêche « qu’Israël a recensé 22 projectiles tombés sur son territoire depuis samedi minuit. Cinq autres ont été détruits par la défense anti-aérienne. Au total, 655 roquettes ont atteint Israël et 170 ont été interceptées depuis le déclenchement des hostilités ».
Un chiffre certes nettement différent de celui publié par l’Onu qui a enregistré « plus de 800 tirs de roquettes contre Israël, dont 127 ont été interceptés par la défense antimissile ». Une télévision israélienne a pour sa part chiffré à 850 les tirs de roquettes palestiniens.
Nos experts contre leurs experts
Dans un communiqué,  les Qassam ont indiqué que certains des missiles Jaabari-80 étaient équipés d’une technologie sophistiquée qui leur permet de dérouter le Dôme d’acier. Deux d’entre eux ont dans un premier moment été tirés en direction de Beit Yam et ont touché leurs cibles.
Toujours est-il  dit dans le texte que 4 missiles suivants ont été tirés vers Tel Aviv, mais  n’étaient pas équipés de ce système, et l’un d’entre eux a explosé au-dessus d’Ashkelon faisant des victimes. Vers 21 :12, une autre salve de ces missiles non équipés ont également été tirés vers Tel Aviv.
«  Il était important que nous prouvions à notre ennemi que les brigades développent de façon continue leurs capacités , que la bataille se poursuit entre nous, et que dans la guerre de cerveaux que nous livrons, nos experts ont réalisé des exploits sur les experts du dôme d’acier qu’ils transformeront en un dôme de papier qui n’apportera que l’échec et la déception à l’entité sioniste usurpatrice », explique le communique des Qassam.
A noter que les tirs de ces roquettes a eu lieu au moment où les F-16 survolaient le ciel de la bande de Gaza, comme l’a indiqué la chaine de télévision qatarie al-Jazeera.
Une incursion avortée
La version officielle israélienne sur l’incursion qu’une unité commando a effectuée au nord de la Bande de Gaza ne semble pas non plus très claire.
Il y est question « d’un commando de la marine israélienne qui a débarqué sur une plage  pour détruire un site de lancement de roquettes. "La mission a été menée à bien", a annoncé l'armée, précisant que quatre soldats avaient été légèrement blessés dans des échanges de tirs.
Côté paletiniens l’incursion a été révélée par les deux mouvements de résistance Hamas et Jihad islamique. Tous deux fait état d’accrochages dans la région de Soudaniyyé au nord-ouest de la ville de Gaza, contre une unité israélienne.
Selon un communiqué du Hamas, ses combattants ont découvert à l'avance l'incursion. "A peine le commando a-t-il mis les pieds sur la plage, qu'il a fait l'objet d'un déluge de tirs de feu, et des cris ont ete entendus", est-il ecrit dans le communiqué, selon l'agence Palestine-24. le Hamas a accusé l'armée israélienne de ne pas dévoiler ce qui s'est passé réellement.
Le Maariv semble soutenir cette version : « dans cette opération commando, les soldats israéliens n’ont pas eu le dernier mot », a-t-il écrit ce dimanche.
167 martyrs : des familles et des handicapées 
Entre temps, les massacres réalisés par raids aériens se poursuivent.
 Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël a effectué plus de 20 raids aériens, portant à 1.330 le nombre des cibles attaquées depuis le début de l'opération il y a six jours.
Israël qualifie les cibles frappées comme étant des cibles « terroristes » du Hamas, - les lance-roquettes, centres de commandement ou d'entraînement, bureaux des institutions-.
Alors que l’ONU par la voix du bureau de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, assure que 70% des victimes sont des civils, dont 21% d’enfants.
Selon l’agence palestinienne Maan, les raids israéliens touchent  les maisons de familles palestiniennes : al-Khatib, Hmayyed, Salah-Borj, Habib, ...
L'agence assure aussi que les raids touchent aussi des terres agricoles.
Le bilan des victimes s’élève jusqu’à l’écriture de ce papier à 167 martyrs selon l’agence Maan et 165 selon l’AFP et à  plus de 1.100 blessés.
Samedi, le plus meurtrier
Samedi a été le jour le plus meurtrier avec 52 palestiniens tués, selon des sources palestiniennes citées par l’AFP.
L'attaque la plus meurtrière a fait près d'une vingtaine de morts samedi peu avant minuit dans le quartier de Touffah, dans l'est de Gaza, touchant la maison d'un chef de la police Tayseer al-Batsh et une mosquée.
 Le général de police visé a été blessé et se trouvait dimanche dans un état critique, tout comme une cinquantaine des Palestiniens blessés dans les frappes israéliennes.
Dans une autre attaque également dans la soirée, trois personnes ont été tuées à Rafah (sud) et une autre à Jabaliya.
Tôt le matin du samedi, deux femmes lourdement handicapées, Souha Abou Saada et Ola Washahi, avaient péri dans un raid contre leur foyer à Beit Lahiya (nord). Trois patients et un employé du centre ont été blessés.
Dans la journée, dans le quartier Cheikh Radouane, dans l'ouest de la vaste agglomération de Gaza, six Palestiniens ont trouvé la mort. Ces six hommes, âgés de 21 à 58 ans, étaient assis dans la rue devant leur maison lorsqu'ils ont été touchés par le tir.    
Parmi les victimes des raids figurent deux neveux du dirigeant du Hamas dans l'enclave, Ismaïl Haniyeh, selon des voisins qui les ont identifiés comme étant Nidal et Alaa Malach.  
 Dans la ville de Gaza, à El-Bouerij (centre) et à Jabaliya (nord), huit autres personnes ont péri dans une série de frappes israéliennes survenues dans l'après-midi. Trois autres Palestiniens ont été tués dans un raid à l'ouest de Gaza, de même que trois déjà dans le quartier de Touffah.
Dimanche : 3 martyrs et un collaborateur
Pour ce dimanche, jusqu’à l’écriture de ce papier, il est question de trois martyrs. Un adolescent de 14 ans tué à l’aube dans une frappe contre une maison à Jabaliya (nord), et une femme est morte dans un raid contre le camp de réfugiés de Maghazi (centre), a expliqué Achraf al-Qoudra, porte-parole des services de secours palestiniens.
En outre, un homme blessé dans une frappe plus ancienne a succombé à ses blessures, ce qui porte le bilan total à 165 morts et plus de 1.000 blessés, a ajouté M. Qoudra.
De plus, selon des témoins, des hommes armés ont abattu un autre homme en pleine rue à Rafah (sud). Il pourrait s'agir de l'exécution d'une personne soupçonnée de collaboration avec Israël. Aucun des groupes armés de Gaza n'a revendiqué ce meurtre dans l'immédiat.
Pour leur part, les factions de la résistance ont revendiqué des tirs de roquettes contre les colonies israéliennes :
4 roquettes Grad et 4 Qassam contre Ashkelon, pour les brigades Qassam ; et 5 roquettes Grad sur Bir-essabea (Beersheba) et Netivot pour les brigades alQuds ; et 2 Grad sur Netivot et Ashdod pour les brigades al-Aqsa.
Les brigades al-Quds ont aussi revendiqué avoir tiré un missile Cornet contre un Jeep militaire israélien à l'est de Rafah. 
Des menaces et des tracts   
Ce dimanche, l’administration israélienne a levé d’un cran son ton de menaces, tout en reconnaissant toutefois que la guerre risque de durer longtemps.
Devant le conseil des ministres, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis qu'Israël frapperait "le Hamas avec de plus en plus d'intensité", accusant le mouvement islamiste, qui contrôle Gaza depuis 2007, d'utiliser "la population comme un bouclier humain".

" Nous ne savons pas quand l'opération se terminera, elle pourriat durer longtemps", a-t-il toutefois tempéré.
Selon la radio israélienne, la rencontre ministérielle israélienne s'est déroulée dans une chambre fortifiée du ministère israélien de la Défense.

En même temps, l'aviation israélienne dispersait dans la matinée des tracts au-dessus du nord de la bande de Gaza, non loin de la frontière avec les colonies, exhortant les civils à quitter "immédiatement" leur domicile, selon l'armée.
"Ces tracts demandent aux résidents de s'éloigner, pour leur sécurité, des activistes du Hamas et des sites où ils opèrent", a-t-elle expliqué. 
Le porte-parole de l'armée, le général Moty Almoz, a assuré que les Palestiniens devaient prendre "cette menace au sérieux" et qu'il ne s'agissait pas "d'une mesure psychologique".
 


A la mi-journée, des milliers de Gazaouis fuyaient le nord du territoire en voiture, à dos d'âne, à pied ou en charrette à cheval, emportant ce qu'ils pouvaient avec eux, selon des journalistes de l'AFP.

Beaucoup n'avaient
pas vu les tracts mais avaient choisi de fuir après une nuit d'épouvante. "Il y a eu tellement de bombardements que personne ne pouvait dormir, c'était terrifiant", a raconté Farid.
Quelque 4.000 habitants se sont réfugiés dans huit écoles locales gérées par l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unwra).
L'armée a rappelé 40.000 réservistes pour remplacer des soldats du contingent déployés sur d'autres fronts afin de disposer de renforts à proximité de la bande de Gaza. Des cohortes de chars et de pièces d'artilleries ont également été ostensiblement déployées près de l'enclave palestinienne.
http://www.almanar.com.lb 

Gaza : aide saoudienne de 53,3 millions de dollars

L'Arabie saoudite a annoncé une aide d'urgence de 200 millions de riyals (53,3 millions de dollars) aux victimes des bombardements israéliens de la bande de Gaza qui se poursuivent lundi pour la septième journée consécutive.
Le ministre des Finances, Ibrahim al-Assaf, a déclaré tard dimanche à l'agence officielle Spa que cette aide ordonnée par le roi Abdallah était destinée au Croissant rouge palestinien à Gaza.
Elle servira, a-t-il ajouté, à "couvrir les besoins les plus urgents en médicaments et équipements médicaux".
les bombardements israéliens ont fait 172 morts et plus d'un millier de blessés outre d'importants dégâts matériels.
Les Emirats arabes unis ont annoncé jeudi une aide de 52 millions de dollars aux Palestiniens de la bande de Gaza.

L'aviation sioniste bombarde la maison du directeur de l'hôpital de Shifa à Gaza

Les avions de guerre de l'occupation israélienne ont bombardé, le dimanche 13/7, la maison du DR. Nasreddin Tater, le directeur de l'hôpital de Shifa à l'ouest de la ville de Gaza..
Dr. Nasreddin Tater a déclaré, dimanche, lors de la participation dans la conférence de presse quotidienne du ministère de la santé à l'hôpital de Shifa à Gaza qu'il se trouve à l'hôpital depuis le début de l'agression et qu'il s'est dirigé, aujourd'hui dimanche, à sa maison pour obtenir un peu de repos, mais l'armée israélienne lui a téléphoné et ordonné d'évacuer sa maison durant 5 minutes pour la bombarder.
Il a ajouté que dans le but de préserver la vie de sa famille, il a appelé les membres de la famille de la quitter immédiatement, où elle a été détruite directement par deux missiles lancés par un avion de type "F-16".
Il a indiqué qu'il a retourné à l'hôpital de Shifa pour poursuivre son travail à sauver les blessés.
La Bande de Gaza s'expose, depuis le mardi à l'aube, à une très violente offensive militaire israélienne, avec le lancement des milliers de raids aériens, les opérations sur le terrain et via la mer, ce qui a tué 173 martyrs et des centaines de blessés dans un état critique, en plus de la démolition des centaines de maisons résidentielles.

Al Qassam : Nous avons bombardé une base militaire importante à Ashdod

Les brigades du martyr Azzdin Al Qassam ont révélé que ses combattants sont parvenu à bombarder, dimanche, une base militaire sioniste qui abritait des missiles chargés d'ogives nucléaires.
Les brigades ont signalé dans un communiqué de presse qui est parvenu au CPI lundi matin qu'ils ont tiré des roquettes vers la ville d'Ashdod occupée et ses environs et que l'une de ces roquettes a atteint directement la base militaire Sdot Mikha.
Le communiqué a signalé "nos sources spéciales nous ont assuré que la base militaire connu sous le nom de Kanaf 2 a été touché. C'est une base qui contient des batteries de type 2 et des missiles terre-terre du type Yericho 2 qui porte des ogives nucléaires"
C'est la première fois que la brigades Al Qassam bombarde un site aussi important. C'est un élément qui s'ajoute aux surprises qu'Al Qassam a promis à l'occupant.

Continuation de l'agression adoptée par le cabinet israélien

Le cabinet israélien a décidé, la nuit dernière, de continuer à rassembler les troupes autour de la Bande de Gaza en vue de lancer une agression de grande envergure contre la Bande de Gaza, en coïncidence avec les raids aériens continus.
Le journal hébreu "Yediot Ahronot" a déclaré que le cabinet n'a plus décidé d'entrer dans la Bande de Gaza et que l'entrée est liée à l'évolution de la situation, tandis qu'une source politique israélienne a déclaré que l'occasion de l'invasion terrestre s'augmente avec l'augmentation du nombre de troupes.
 Selon la source politique, l'offensive se terminera à la fin dans cette formule ou dans une autre, et les Palestiniens n'accepteront pas d'être désarmés, tandis qu'Israël poursuit ses efforts diplomatiques pour parvenir à une solution qui désarmera la Bande de Gaza.
De son côté, le journal hébreu "Haaretz" a assuré que jusqu'à présent, 42 000 soldats ont été recrutés de 48 000 approuvés par le cabinet, dont la majorité servent en place des soldats réguliers en Cisjordanie occupée et au Golan, alors que les soldats réguliers seront envoyés à la Bande de Gaza. 

Le drone d'al-Qassam "Ababil 1" survole le siège du ministère de la guerre de l'occupant

Les Brigades d'el-Qassam, la branche armée du mouvement du Hamas a dévoilé que leurs ingénieurs ont pu de fabriquer des drones intitulés"Ababil 1".
Dans un communiqué publié le lundi 14/7, el-Qassam a déclaré que ses nouveaux drones ont effectué des tâches spécifiques sur le bâtiment du ministère israélien de la guerre "Al-Chriah" à Tel-Aviv qui conduit l'agression sur la Bande de Gaza.
Elles ont divulgé dans leur communiqué militaire au 8ème jour de l'agression sioniste sur Gaza qu'elles ont fabriqué des drones portant le nom "Ababil 1" et d'avoir pu fabriquer trois modèles, y compris (A1A) avec des missions de reconnaissance, (A1B) qui sont des missions offensives-Lancement et (A1C) avec des missions offensives-Suicide.
Les brigades ont assuré que leurs avions ont effectué ce matin trois raids, avec la participation de plus d'un avion dans chaque raid, mais tout raid avait des tâches différentes des autres et qu'elles ont perdu le contact avec l'un de ces avions durant le deuxième raid et avec un autre durant le troisième.
Elles ont confirmé que la surprise des avions d'el-Qassam ont causé une confusion et un étonnement auprès l'Occupant dans le cadre de la bataille continue avec l'occupant israélien.
El-Qassam ont également révélé pour la première fois que leurs avions ont effectué des tâches spécifiques sur le bâtiment du ministère israélien de la guerre à Tel-Aviv.
Elles ont assuré que le succès d'un certain nombre de leurs avions dans la mise en œuvre des tâches est une victoire pour eux, malgré la couverture aérienne et les systèmes avancées d'interception de l'occupation.

Gaza s’enflamme sous les yeux des Arabes

Souvent, les peuples qui se battent pour leurs droits jouissent de la sympathie de l’opinion publique mondiale et de son soutien. Car ces peuples sont des héros et poursuivent le combat contre leur ennemi. Nous avons ressenti cela lors de la révolution populaire vietnamienne, dont le carburant était ce peuple asiatique contre la plus grande puissance du monde. Les vietnamiens se sont soutenus mutuellement : Hanoi, au nord, a soutenu les combattants de Saigon au sud. Lorsque le peuple du sud Vietnam a adopté l’esprit de résistance et de courage, le peuple a atteint ses objectifs.
Dans le cas palestinien, la situation est autre. En effet dans la bande de Gaza (le sud de la Palestine) il y a une réelle résistance armée qui mène une guerre sans merci contre l’ennemi sioniste qui est doté des armes les plus performantes et qui utilise toute sa force armée et ses influences politiques à travers le monde. Nous ne trouvons aucun allié à ce peuple palestinien. L’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas à Ramallah (Au nord de la Palestine) est censé être le protecteur de la résistance des habitants de Gaza mais il se contente de publier des communiqués sans importance par ci par là. Le premier jour de l’agression israélienne contre Gaza, mardi dernier, Mahmoud Abbas parlait au Congrès pour la paix à Tel Aviv. Il n’a pas dit le moindre mot concernant l’agression contre Gaza. Nous avons été optimistes lorsque la réconciliation entre Ramallah et Gaza a eu lieu, un gouvernement de consensus a été crée, nous avions pensé que la scission était de l’histoire ancienne, et que  ce ministère affronterait toute forme d’agression contre Gaza et la Cisjordanie, qu’il travaillerait pour lever le blocus égyptien contre Gaza et que le silence assourdissant qu’impose le gouvernement d’unité nationale actuellement à Ramallah devienne inacceptable.
L’ennemi sioniste mène son agression contre Gaza sans être inquiété. Il sait que l’Egypte de Sissi n’empêchera personne de détruire l’esprit de résistance à Gaza et de la faire taire à jamais. Car, selon les estimations de la république de Sissi, les frères musulmans ont été classés terroristes par la justice de Sissi.
Qu’adviendra-t-il si le gouvernement palestinien venait à être dissout ? Ce gouvernement qui n’a d’autre occupation que de mendier pour payer ses partisans et défendre Israël.
Les Israéliens savent pertinemment que l’Autorité palestinienne à Ramallah souhaite couper les ailes du mouvement Hamas. Dans ce contexte, Israël s’est lancé dans la recherche d’un prétexte pour mener une guerre totale contre Gaza. Le prétexte est que des inconnus ont kidnappé trois colons en Cisjordanie, ils ont été retrouvé morts et le mouvement du Hamas à Gaza a été accusé. C’est à ce moment que l’agression contre Gaza a commencé. Il est en effet fort regrettable que le gouvernement de Ramallah n’a pas été un appui pour les habitants de Gaza pour affronter l’agression. Il allait même jusqu’à éprouver un malin plaisir. L’Autorité à Ramallah a interdit toutes les manifestations et activités en soutien à la résistance de l’agression à Gaza. Tout cela, pour les intérêts d’Israël.
La plupart des arabes sont occupés aujourd’hui dans leurs capitales avec leurs dirigeants qui mènent des affrontements sanguinaires pour rester au pouvoir malgré la volonté du peuple. Des affrontements qui vont de Sanaa à Damas, en passant par Bagdad, Beyrouth, Le Caire et Tripoli. L’Autorité Palestinienne est soumise, à aucun moment de son projet n’apparait la résistance contre l’occupation israélienne. C’est d’ici qu’Israël a puisé son premier soutien et s’est lancé dans des raids militaires contre la bande de Gaza.
Cette époque est étrange. L’Amérique propose à Netanyahou d’intercéder entre Israël et Gaza par le biais d’un tiers interlocuteur qui pourrait être arabe car l’Amérique ne traite pas avec le Hamas. L’Amérique qui détient la force et le dernier mot dans tout conflit armé, notamment au Moyen orient, ne veut pas mettre fin à l’agression israélienne contre les palestiniens, notamment les Gazaouis. Chuck Hagel, ministre américain de la Défense a déclaré qu’Israël avait le droit de se défendre quels que soient les moyens. Le président français, François Hollande, a fait part de sa solidarité avec Israël pour affronter les palestiniens. Le secrétaire général de l’ONU a appelé les deux parties à se maitriser. Dans ces conditions, beaucoup de questions se posent :
Que se passera-t-il dans l’orient arabe si Mahmoud Abbas déclarait la dissolution de l’Autorité palestinienne, qui n’a vraiment d’autre occupation que mendier pour payer ses partisans et défendre Israël ? Qu’adviendra-t-il si Abbas annonçait que la Cisjordanie et la bande de Gaza étaient maintenant sous l’Autorité de l’occupation afin de remplir toutes ses fonctions d’autorité occupée ? Que se passera-t-il si la Jordanie gelait ses affaires avec l’accord d’Arava ? Si le Hezbollah ouvrait un front contre Israël au sud Liban par solidarité avec les Gazaouis ? Et si le blocus égyptien contre Gaza se levait ?
La réponse à ses questions et à d’autres : la situation sera différente, l’Orient et l’Occident sauront que la communauté arabe ne gardera plus le silence face aux agissements israéliens contre le peuple palestinien dès à présent. Les ministres des affaires étrangères de ces pays se rendront dans les capitales arabes pour obtenir leur bénédiction comme dans un passé proche. C’est un modèle pour s’imposer dans ce monde, en s’attachant à la lutte pour les droits dont le prix est le sang des volontaires. Lorsque ceux restés en arrière (les arabes) soutiendront les activités du front qui combattent à Gaza et en Cisjordanie, ce jour-là, il n’y aura d’autre choix que de respecter le cadre national car il se soutient mutuellement. On n’écoutera que ce que diront les combattants à Gaza, il n’y aura pas de différence de positions entre ceux qui combattent au front et le soutien de ceux restés à l’arrière.
Pour finir, y-a-t-il une fierté arabe qui pourrait soutenir la vaillante résistance à Gaza, une colère islamique qui répondrait aux agressions de l’ennemi sioniste… Soyez surs que la volonté des peuples est invincible malgré tous les obstacles.

Les Brigades d'el-Qods bombardent un réacteur nucléaire et une base aérienne

Les Brigades d'el-Qods, l'aile militaire du mouvement du Djihad islamique ont bombardé, le lundi matin 14/7, un réacteur nucléaire sioniste qui se situe au sud de la ville occupée de Tel-Aviv et une base aérienne stratégique à son proximité.
Les Brigades ont annoncé dans un communiqué militaire qu'elles ont bombardé, ce matin, le réacteur nucléaire "Nahal Sorek" situant au sud de la ville occupée de Tel-Aviv et la base aérienne "Balmakhim" avec deux missiles de type "Baraq 70".
Elles ont ajouté avoir bombardé la ville d'Ashkelon et Nitvot avec 13 roquettes de type "Grad" à maintes reprises.
Elles ont également bombardé Holat, Sdérot, Beeri, le site militaire de Kissoufim, Ein Thalitha, Raied et Itid avec 27 roquettes de type "107".
De leur côté, les brigades d'el-Qassam, la Branche militaire du mouvement du Hamas, ont déclaré dans plusieurs communiqués militaires que leurs résistants ont bombardé la ville occupée d'Ashdoud, la base de Taslim et Owckim ce matin avec 22 roquettes de type "Grad".
Elles ont aussi pris en cible des troupes israéliennes dans la base de Zakim avec 10 roquettes de type "107" et 3 obus de mortier.

Hébron: Massives funérailles pour le martyr Badarin

Les milliers de citoyens palestiniens ont participé, le lundi à midi 14/7, dans les funérailles du martyr Mounir Ahmed Badarin (21 ans) du village de Samoua, dans le sud de la province d'Hébron, en Cisjordanie occupée, qui a trouvé la mort ce matin par les tirs des forces armées occupantes lors de violents affrontements éclatés dans le village.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre CPI que les milliers d'habitants du village ont participé dans la marche de funérailles qui a commencé à partir de la grande mosquée au centre du village, passant dans ses rues, tout en répétant les slogans appelant les Brigades d'el-Qassam à se venger pour le sang du martyr, avant qu'ils soient arrivés au cimetière des martyrs au milieu du village pour enterrer son corps.
Les soldats de l'Occupant israélien ont empêché les équipes de secours de s'approcher du jeune Badarin, après sa blessure avec deux balles au dos, en lui laissant saigner jusqu'à la mort.

« Coupez l’électricité aux malades dialysés de Gaza », demande le vice-président de la Knesset (Vidéo)

Moshe Feiglin a fait ce plaidoyer en faveur de crimes de guerre – qu’on peut entendre sur la vidéo ci-dessous – pendant une session dont il a expulsé trois députés palestiniens pour avoir critiqué le bombardement à grande échelle de Gaza par Israël, qui a coûté la vie à plus d’une centaine de Palestiniens depuis lundi.
Tandis que les députés palestiniens à la Knesset s’indignent des crimes de l’armée israélienne et rappellent que les enfants palestiniens sont massacrés, sans même qu’is aient un nom, comme s’ils n’étaient pas des être humains, et qu’ils condamnent l’incitation à la haine et à la violence des dirigeants israéliens, on les voit se faire sortir du parlement israélien.
« Le sang des patients dialysés à Gaza n’est pas plus rouge que celui de nos soldats qui vont, à Dieu ne plaise, devoir entrer [à Gaza], » a déclaré Moshe Feiglin, le vice-président du parlement israélien mercredi.
« J’en appelle donc au premier ministre que nous soutenons tous en cette heure difficile, avant d’envoyer les soldats de l’armée israélienne à Gaza, nous devrions tout simplement leur couper l’électricité, » a-t-il ajouté.
Membre du Likoud, le parti du premier ministre israélien, Feiglin milite depuis longtemps dans des organisations juives extrémistes qui veulent remplacer la mosquée al Aqasa à Jérusalem occupée ppar un « troisième Temple » juif.
Au cours de la même session, on peut entendre un autre membre du parlement déclarer que les missiles israéliens étaient bons pour les Palestiniens de Gaza : qu’ils ne permettaient pas seulement de défendre la vie des Israéliens mais aussi « d’améliorer celle des Palestiniens ».
Ces propos sont en phase avec l’atmosphère intense d’excitation à la haine [raciale] à laquelle a participé le député Ayelet Shaked qui a appelé sur Facebook au génocide du peuple palestinien.
Les députés arabes réduits au silence
Les près de 1,7 million de citoyens palestiniens d’Israël ont le droit de voter et d’être élus à la Knesset [parlement], un fait que les apologistes d’Israël mettent souvent en avant pour soutenir qu’Israël est une démocratie exemplaire. Mais comme le montrent des passages dans la vidéo ci-dessus, sous-titrés par Ronnie Barkan, un militant de Boycott from Within, la liberté d’expression trouve vite ses limites.
Lorsque le député Ibrahim Sarsour du parti Liste Arabe Unie a condamné l’attaque d’Israël sur Gaza, Feiglin a ordonné au service de sécurité de lui faire quitter l’estrade par la force et de l’expulser de l’assemblée.
« Ceux qui considèrent les soldats israéliens comme des assassins ne resteront pas ici une seconde de plus, » a déclaré Feiglin.
La vidéo montre Ahmed Tibi du Mouvement arabe pour le changement condamnant l’incitation à la haine par les dirigeants israéliens et les rabbins qui a abouti le 2 Juillet dernier à enlèvement et à l’assassinat de l’adolescent palestinien Muhammad Abu Khudair . Dans un chahut constant, il lit les noms des enfants palestiniens tués dans le bombardement de Gaza.
« L’armée israélienne commet des crimes de guerre », accuse Tibi.
Feiglin appelle Tibi « le représentant des martyrs » et déclare, « il n’y a pas de crimes de guerre. »
Le membre de la Knesset Masud Ghanayim conteste l’interdiction ordonnée par Feiglin.
« Vous avez massacré, vous avez tué ! Et dans la bande de Gaza, encore maintenant, vous assassinez, » dit-il au parlement. »Et l’armée est une armée d’assassins, et vous pouvez bien me jeter hors de la salle," dit-il.
Plus tard, sur sa page Facebook , Feiglin s’est vanté d’avoir fait taire la critique.
« Plus tôt dans la journée à la Knesset, j’ai expulsé 3 députés arabes de l’assemblée pour avoir traité d’assassins nos soldats de Tsahal, » écrit-il. « Tant que je suis en charge des travaux, personne ne s’en tirera avec des mensonges. »
Il a également publié sa propre vidéo des expulsions (cliquez sur le bouton « cc » pour voir les légendes en anglais) :
Les missiles sont bons pour Gaza
Elazar Stern, un ancien général et membre du parti Hatnuah [le Mouvement] de la ministre de la justice Tzipi Livni répond que « dire que les soldats israéliens sont des meurtriers est de l’incitation [à la haine, à la violence]. »
Stern nie le fait bien documenté qu’Israël tire de missiles sur des maisons où se trouvent des familles.
« Nous ne tirons que quand nous savons qu’une mère a pour destin de pleurer, » dit-il. « Je vous dis que si une mère doit pleurer, je préfère que ce soit la mère de celui qui essaye de me tuer et pas la mienne. »
« Quand nous tirons sur une maison à Gaza, c’est aussi afin que les Gazaouis puissent avoir une vie meilleure, » dit-il. « Je vous dis que les missiles que nous tirons dans Gaza n’ont pas seulement pour but de sauver des vies à Tel Aviv et à Ashkelon mais aussi d’améliorer la vie à Gaza, » ajoute-t-il.
77 % des personnes tuées à Gaza par les bombardements israéliens qui ont commencé lundi sont des civils, selon l’ONU. 21 des tués sont des enfants et le bilan des pertes en vies humaines continue à augmenter."
Source : Ali Abunumah, Electronic Intifada 11 juillet 2014.
Trraduit de l’anglais par Djazaïri

Israël-Palestine : l'indignation sélective de François Hollande

Prompt à "condamner fermement" les tirs de roquettes contre Israël, le président a finalement "déploré" les nombreuses victimes palestiniennes à Gaza. 

Par

Le massacre se poursuit : nouvelles manifestations dans toute la France

Tandis que les scènes d’horreur nous sont décrites par nos amis palestiniens, plusieurs villes annoncent des manifestations pour demain et les jours qui viennent.
A Lille ce dimanche :

Ainsi, Lille qui a manifesté aujourd’hui de manière massive, rassemblant entre 5000 et 6000 manifestants, appelle à manifester :
ce lundi 14 juillet à 17 h sur la Grand Place.
A l’appel de la Communauté Palestinienne, de l’AFPS, d’Europalestine, … Faites passer le message, sms, emails, facebook twitter.
Au 6ème jour de bombardements, Israël qui refuse tout cessez-le-feu, toute médiation américaine ou autre, intensifie son attaque, via la marine, l’aviation et les chars, tuant femmes et enfants et visant même les morts , puisque deux cimetières ont été bombardés !
Plus de 170 morts étaient recensés dimanche après-midi, dont une cinquantaine d’enfants et une trentaine de femmes.
Les blessés sont quant à eux 10 fois plus nombreux déjà, en moins d’une semaine et le gouvernement égyptien interdit à l’aide médicale de parvenir jusqu’à Gaza.

Alain Duphil, diacre du diocèse de Toulouse, nous écrit :
« Mes amis catholiques de Gaza que je joins au téléphone aujourd’hui me disent que c’est pire qu’en 2008, les bombes sont effrayantes, la terre tremble jusqu’au centre de Gaza-ville à chaque explosion. Plusieurs explosions par minute. Depuis 6 jours ils ne dorment plus. »
Le Dr. Ayman Al-sahbany de l’Hôpital Shifa à Gaza raconte :
"Hier, au cours de mon travail à la salle d’urgence de l’hôpital Shifa, alors que j’accueillais les blessés par les bombardements, j’ai vu arriver des enfants couverts de sang.
Le plus vieux, âgé de 8 ans, hurlait. Quand je me suis précipité vers lui pour vérifier ses blessures, il criait : « S’il vous plaît Docteur, laissez-moi et aller sauver mon frère Ahmed ». Il me suppliait et réclamait de pouvoir partir de l’hôpital pour aller sauver son frère.
Mais j’ai vu après examen qu’il souffrait de multiples fractures aux membres supérieurs et saignait abondamment. Puis j’ai vu que Ahmed, âgé de 2 ans, était sur un lit à côté, en sang et couvert de boue.Je n’ai pas pu me contrôler et mes larmes ont commencé à couler. Je me suis détourné pour qu’il ne me voie pas pleurer. Que Dieu nous aide à sauver ce qui reste dans nos vies "

Paris : plus de 20.000 manifestants en colère contre Hollande

"Israël assassin. Hollande démission ! est sans doute l’un des slogans les plus entendus au cours de la manifestation parisienne qui a rassemblé plus de 20.000 manifestants, malgré de copieuses et fréquentes averses.









L’Egypte interdit l’entrée de l’aide médicale européenne à Gaza

Les autorités égyptiennes ont interdit à une délégation médicale européenne d’atteindre la bande de Gaza assiégée pour acheminer l’aide, a rapporté l’agence de presse turque d’Anatolie.
Selon le coordinateur de la délégation Abdine Fayez, les autorités égyptiennes ont interdit à la délégation d’atteindre El Arish, ville égyptienne du Sinaï à 60 kilomètres avant Gaza, sans donner fournir de motifs. Fayez a ajouté que la délégation médicale, composée de médecins européens d’origine palestinienne, a dû retourner au Caire. Il a exprimé son espoir que sa délégation serait en mesure d’entrer à Gaza dès que possible, en disant qu’un certain nombre d’autres délégations européennes, en plus de médecins d’Egypte, de Jordanie et du Maroc, ont l’intention de se rendre à Gaza dans les prochains jours.
« Quelle est la motivation derrière la fermeture du passage de Rafah à l’aide médicale et humanitaire ? Et qui bénéficierait d’empêcher les médecins de fournir des services médicaux et humanitaires pour les victimes de l’agression sur Gaza ? » demande Fayez.

« Vous Président... » (Vidéo)

Le Pr. Christophe Oberlin, chirurgien qui opère régulièrement à Gaza, s’adresse à François Hollande.
Le texte de la vidéo en français, anglais, arabe
Vous président, voulez-vous que je vous montre les photos des enfants palestiniens coupés en deux par les bombes israéliennes ?
Vous président, savez-vous qu’un enfant palestinien est tué par Israël chaque trois jours, depuis dix ans ?
Vous président, vous vous inscrivez dans la lignée d’une classe politique détestable : celle qui a fait fonctionner la guillotine pendant la guerre d’Algérie, celle qui a signé pour l’assassinat de Larbi ben Mhidi, celle de l’expédition de Suez, celle qui a donné la bombe atomique à Israël.
Vous président n’avez décidément rien retenu des cours d’histoire et des cours de droit de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.
Vous président, alors qu’Israël agrandit tous les jours son territoire par la force, vous prétendez nier le droit des Palestiniens à résister par la force ?
Vous président, en soutenant un état qui agrandit ses frontières par la force, vous violez la charte des Nations Unies !
Vous président, par la coopération militaire que vous entretenez avec Israël, vous êtes juridiquement complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Vous président, alors que les Palestiniens sont majoritaires sur le territoire de la Palestine, en soutenant la minorité vous niez la démocratie !
Vous président, je vous accuse de l’une des pires formes de racisme : le racisme en col blanc !
Vous président, vos déclarations n’engagent que vous, vous êtes la honte de la France !
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Open letter to François Hollande and to the other racists who lead us
Mister President, do you want me to show you the pictures of the Palestinian children hacked to pieces by Israeli bombs?
Mister President, do you know that one Palestinian child has been killed by Israel every three days for ten years?
Mister President, you keep with the general pattern of a hateful political class: that same class that operated the guillotine during the Algerian War; that was behind Larbi ben Mhidi’s assassination; that organized the Suez War; that gave Israel the bomb.
Mister President, you remember absolutely nothing from the history and law courses of Paris Institute of Political Studies.
Mister President, while Israel extends every day its territory by force, why do you refuse to recognize the Palestinians’ right to resist by also resorting to force?
Mister President, while supporting a state which extends its borders by force, you infringe the United Nations Charter!
Mister President, while keeping up military cooperation with Israel, you are legally party to war crimes and crimes against humanity.
Mister President, while the Palestinian people is a majority on the whole Palestinian territory, you support the minority and doing so you deny democracy!
Mister President, I accuse you of one of the worst types of racism: white-collar racism!
Mister President, your statements only involve yourself! You are a disgrace to France!
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رسالة مفتوحة الى فرنسوا هولند
و الى العنصريين  الذين يحكموننا
أيها الرئيس
هل تريد ان اريك صور اطفال فلسطينيين قطعت أجسادهم قسمين بالقنابل الإسرائيلية ?
أيها الرئيس
أتدري أن إسرائيل تقتل طفلا فلسطينيا واحدا كل ثلاثة أيام و هذا  منذ عشر سنوات ?
أيها الرئيس
إنك تسير في خط سياسي  حقير , إنه الخط الذي قطعت به الرؤوس في الجزائر , انه خط قتل العربي بن مهيدي , إنه خط الغارة على قناة السويس , انه الخط الذي أعطى  إسرائيل القنبلة النووية
أيها الرئيس
لعلك لم  تستفد من دروس التأريخ التي درستها في معهد العلوم  السياسية بباريس
أيها الرئيس
في الحين الذي تزيد إسرائيل من مساحتها بالقوة , تنكر انت حق الفلسطينيين في الدفاع بالقوة ?
أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  في زيادة مساحتها يعتبر تعدي على ميثاق الأمم المتحدة
أيها الرئيس
بالتعاون العسكري مع إسرائيل تعتبر قانونيا شريك في جرائم الحرب و جرائم ضد الإنسانية
أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  مع أن الفلسطينيين أكثرية في فلسطين يعتبر تجاهلا للدمقراطية
أيها الرئيس
اتهمك بشر أنواع العنصرية : العنصرية  بعنق أبيض
أيها الرئيس
إن تصريحاتك  تلزمك انت فقط : إنك عار فرنسا
http://www.europalestine.com 

Témoignage de Gaza : « Je pense si souvent à la façon dont je vais mourir »

Ayman Qwaider
Les habitants de Gaza, près de deux millions dont une majorité de femmes, d’enfants et de personnes âgées, sont toujours sous le feu de bombardements sans précédent en provenance de l’armée israélienne d’occupation.
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Mohammed Mnassrah (3 ans), assasiné ainsi que ses parents et son frère. Photo : EPA/Mohammed Saber
Aujourd’hui encore depuis les premières heures de la matinée, les avions de chasse israéliens (F16) ainsi que des drones armés poursuivent les bombardements sur des zones résidentielles situées dans la Bande de Gaza. Il a maintenant été rapporté que l’armée israélienne a arrêté de prévenir les civils avant de détruire leurs maisons qui représentaient leur unique abri et source de sécurité.
Au cours des dernières 72 heures, plus de 106 habitations ont été la cible de ces bombardements. Les drones armés israéliens ont lancés des « roquettes d’avertissement » sur des maisons suivies dix minutes plus tard par un raid de F16 chargé de compléter la mission en détruisant entièrement ces habitations. La Bande de Gaza est une zone à forte densité de population où résident 1,5 millions de personnes sur 360 km². Le nombre de victimes est donc immédiatement signalé lorsqu’un tir de roquette atteint une construction civile. A chaque tir, la destruction ne se limite pas aux maisons ciblées mais s’étend aussi aux habitations voisines. Ces soi-disant roquettes d’avertissement tirées par les drones sont des armes qui tuent et mutilent les civils.
D’après les ressources médicales à Gaza, les palestiniens qui ont perdu la vie dans la Bande de Gaza se comptent désormais à 121 depuis que l’armée israélienne a commencé son assaut mardi matin. 22 enfants et 13 femmes ont été tués, 85 femmes souffrent de leurs blessures. Le nombre total de blessés a atteint plus de 600, la majorité étant, encore une fois, des enfants et des femmes.
La plus jeune victime est le petit Mohammed Malakiyeh âgé de 18 mois, il a été tué en même temps que sa mère de 27 ans. Quant à la victime la plus âgée, il s’agit de Naifeh Farjallah qui a perdu la vie à 80 ans à la suite d’un raid aérien sur la ville de Moghraqa, au sud-ouest de Gaza.
L’attaque actuelle sur Gaza a gravement affecté la santé mentale des jeunes palestiniens. Les explosions bruyantes des tirs d’avions militaires israéliens ont créé une panique intense, de l’angoisse ainsi que du stress chez les jeunes enfants qui n’avaient pas encore récupéré depuis le traumatisme résultant des vagues précédentes de bombardements.
Mon ami Mar’i Bashir, père de Ghadi, 2 ans, habite un quartier situé au centre de la Bande de Gaza. Mar’i m’a décrit le traumatisme complexe dont souffre son fils suite aux bombardements réguliers des avions israéliens sur les quartiers voisins et qui n’ont toujours pas cessé à ce jour. En raison de son jeune âge, Ghadi peut à peine parler mais dès qu’une bombe explose dans les alentours, il prononce spontanément les mots « Baba, Ofaa Tayara » qui veut dire « Papa, feu, avion ! ».
Mar’i m’a alors expliqué combien il était difficile pour un père d’assurer la sécurité de sa famille dans ces conditions extrêmes.
Pour conclure notre conversation sur Skype, Mar’i m’a confié :
« Je suis pris par un sentiment terriblement étrange lorsque je pense si souvent à la façon dont je vais mourir. »
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* Ayman Qwaider est doctorant et spécialiste des questions d’éducation dans les situations de conflit et post-conflit. Ayman, qui est originaire de la bande de Gaza, peut être joint à : ayman.qwaider@gmail.com
Consultez son blog à : http://aymanqwaider.wordpress.com
12 juillet 2014 - FoulExpress - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.foulexpress.com/2014/07/...
http://info-palestine.net

Israël réveille la Palestine qu’il voudrait anéantir

Ramzy Baroud
L’assaut barbare lancé contre Gaza a un seul objectif – et il n’a rien à voir avec les trois colons tués. Netanyahou sait qu’il lui faut écraser le vif sentiment d’identité collective qui s’est consolidé en dépit des décennies d’efforts d’assimilation.
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Novembre 2012, Gaza - Funérailles d’une des victimes des bombardements israéliens
Quand les corps des trois colons israéliens - Aftali Frenkel et Gilad Shaar, 16 ans tous les deux, et Eyal Yifrach, 19 ans - ont été retrouvés le 30 juin près de Hébron au sud de la Cisjordanie, Israël est rentré dans une période de deuil qui lui a valu des marques du sympathie du monde entier. Les trois jeunes avaient disparu 18 jours plus tôt dans des circonstances encore non élucidées.
L’épisode entier, et davantage encore sa douloureuse issue, a semblé traumatiser les Israéliens au point de leur faire oublier quelques regrettables vérités sur les colons et la militarisation de leur société. Par exemple, un des trois a été, depuis, accusé d’avoir humilié des prisonniers palestiniens, et un autre était apparemment un soldat de l’occupation.
Les trois jeunes ont été présentés comme des jeunes sans défenses, bien que celui qui avait 19 ans soit soldat, et les commentateurs ont négligé (comme d’habitude, ndt) de parler du contexte pourtant indispensable à la compréhension des événements. Très peu ont mentionné le vrai coupable : la politique expansionniste qui sème la haine et la mort.
Avant la découverte des corps, on connaissait le vrai visage du gouvernement de droite de Netanyahou. On avait peu d’illusions sur la nature "pacifique" d’une occupation imposée par des gens comme le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, le ministre de l’économie, Naftali Bennett, et l’adjoint du ministre de la défense Danny Danon. Mais parce que la vie d’"enfants"– c’est le mot que Netanyahu a lui-même employé – était en jeu, même ceux qui ne lui font pas confiance ne s’attendaient pas, dans le cas présent, à voir triompher la politique politicienne.
La sympathie générée par la disparition des trois colons s’est vite évanouie devant la réponse d’Israël (en Cisjordanie, à Jérusalem et ensuite le déchaînement de l’armée à Gaza) qui a largement été considérée dans le monde comme disproportionnée et cruelle. Loin de répondre à la mort tragique des trois jeunes, la réaction de Netanyahou était clairement le fruit de calculs politiques.
Des groupes de Juifs israéliens se sont vengés en perpétrant une série de lynchages ethniques en Israël, à Jérusalem et en Cisjordanie qu’on a comparés à des “pogroms”, et des soldats de l’occupation ont mené une opération massive d’arrestations de centaines de Palestiniens, principalement des membres ou des supporters du Hamas.
Le Mouvement de la Résistance Islamique du Hamas a nié toute implication dans la mort des colons, et cela paraît plausible parce qu’ils hésitent rarement à revendiquer les actions de leur branche armée. Les stratèges militaires israéliens le savent bien.
Cette guerre contre le Hamas a de toutes façons peu à voir avec la mort des colons et tout à voir avec les circonstances politiques qui ont précédé leur disparition.
La Nakba et une nouvelle Intifada
Le 15 mai, deux jeunes Palestiniens, Nadim Siam Abu Nuwara, 17 ans, and Mohammed Mahmoud Odeh Salameh, 16 ans, ont été tués par des soldats israéliens alors qu’ils participaient à une manifestation en commémoration de la Nakba, ou ‘Grande Catastrophe’. Une vidéo montre que Nadim ne faisait rien d’autre que d’être là avec ses amis quand il a reçu une balle israélienne.
La Nakba a eu lieu il y a 66 ans et elle a engendré le soi-disant conflit arabo-israélien. Environ onze millions de Palestiniens ont été forcés de s’enfuir devant l’invasion sioniste en abandonnant leurs maisons et leurs terres. Israël s’est établi sur les ruines of cette Palestine.
Nadim et Mohammed, comme beaucoup des jeunes des générations qui se sont succédées depuis, ont été assassinés de sang froid alors qu’ils participaient à une marche de commémoration de cet exode forcé. Leur assassinat n’a suscité aucune indignation en Israël. Mais la colère palestinienne qui semble grandir sans cesse – du fait de l’occupation militaire et des difficiles conditions économiques – avait atteint un seuil de non retour.
Dans un sens, la mort de ces jeunes Palestiniens a fait passer au second plan les dommageables divisions qui régnaient depuis des années entre les leaders et dans la société palestinienne. Leur mort a rappelé aux Palestiniens que la Palestine, en tant qu’idée, drame et lutte collective, dépasse la politique et même l’idéologie.
Leur mort nous a rappelé que la Palestine est beaucoup plus que les desideratas du vieux ‘Président’ de l’Autorité Palestinienne (AP), Mahmoud Abbas et de ses acolytes de Ramallah ou même des calculs régionaux du Hamas suite à la naissance et la mort du ‘Printemps Arabe.’
La réaction d’Israël à la mort des colons a été différente. Après la découverte des corps, d’autres colons et des Israéliens d’extrême-droite se sont lancés dans une campagne de vengeance contre des communautés palestiniennes. Ils se sont réunis sous le slogan “mort aux Arabes”, ressuscitant l’idée en déshérence d’une identité palestinienne unique et indivisible, celle qui existait avant les divisions engendrées par la création du Fatah et du Hamas.
C’est peut-être un paradoxe, mais la douleur et la colère provoquées par le meurtre de Mohammad Abu Khdeir, 17 ans, brûlé vif par des colons israéliens, a stimulé le réveil d’une identité nationale palestinienne brisée depuis trop longtemps.
Un sentiment d’identité nationale, qui avait souffert des murs israéliens, de leurs tactiques militaires et de la propre désunion des Palestiniens, s’est reconstruit d’une manière qui rappelle les événements qui ont précédé le premier et le second soulèvement de 1987 et 2000 respectivement.
Il y a beaucoup à dire sur l’hypocrisie dont les gouvernements occidentaux ont fait preuve dans leurs réactions à la mort des Palestiniens et des Israéliens, la situation désolante des affaires arabes, la pression que subit Abbas, dont le niveau de collaboration avec l’Occupation augmente sans cesse, pour retrouver les assassins, et le manque de réaction sérieuse d’Israël aux abus perpétrés par les colons et les soldats israéliens contre les jeunes Palestiniens dont un garçons étasuno-palestinien. Mais l’action collective des Palestiniens n’est pas vraiment la conséquence de l’hypocrisie infinie de l’occident. La priorité maintenant pour les Palestiniens est de mettre au point une stratégie commune pour cimenter l’unité et réaliser leurs aspirations nationales.
Le gouvernement d’unité
Cependant, à la différence des Intifadas précédentes, parler d’une seule voix semble impossible aujoud’hui. Abbas est un leader faible qui en a fait trop pour répondre aux besoins sécuritaires d’Israël et pas assez pour défendre les droits de son peuple. C’est une relique d’un temps révolu qui est encore là uniquement parce que c’est ce que les Israéliens et les Etasuniens ont de mieux pour le moment.
Même après le début de la violente répression israélienne qui a suivi l’assassinat des colons, Abbas a continué à s’associer de son mieux aux massives recherches israéliennes. Il a même parfois assisté de loin aux brutalités de l’armée israélienne contre des Palestiniens de Cisjordanie.
Il est clair qu’aucune nouvelle Intifada ne laissera Abbas et son misérable régime en place. C’est bien la raison pour laquelle les sbires de l’AP ont empêché les Palestiniens de Cisjordanie de protester contre la violence israélienne qui se déchaînait dans les territoires occupés et qui a finalement culminé dans la guerre barbare contre Gaza faisant des centaines de morts et de blessés. Ces policiers de l’AP qui ont regardé l’armée israélienne faire toutes les descentes qu’ils voulaient dans les maisons palestiniennes sont les mêmes qui ont écrasé les Palestiniens qui essayaient de se rassembler pour manifester.
Tout le crédit supposément accordé à Abbas pour avoir formé un gouvernement d’unité avec le Hamas en juin dernier, lui a été retiré tout aussi vite à cause de son incapacité à se hisser à la hauteur de son engagement envers l’accord d’unité, et la pertinence de son ‘autorité’ a été rapidement éclipsée par la violence israélienne qui a souligné son inaptitude et celle de son gouvernement à faire face aux calculs politiques israéliens.
Le Hamas relancé
Quand Israël a lancé sa campagne d’arrestations massives qui ciblait principalement le Hamas en Cisjordanie, la branche politique du Hamas cherchait déjà des “alternatives” au gouvernement d’unité à Ramallah. Les officiels du Hamas ont préféré le taire pour ne pas révéler qu’ils étaient mécontents d’Abbas et de son gouvernement de Ramallah, mais Dr Ahmed Yousef, un officiel de haut rang du Hamas, en a parlé clairement dans un interview à l’agence de presse Ma’an*.
"Le gouvernement de Rami Hamdallah a échoué à remplir" le vide laissé par le démantèlement du gouvernement du Hamas à Gaza, a déclaré Yousef. “Nous voulons un gouvernement réunissant toutes les factions pour éviter le chaos sécuritaire et résoudre la crise des salaires des fonctionnaires de la bande de Gaza," a-t-il ajouté.
Les espoirs que le Hamas avait mis dans le gouvernement d’unité ont été déçus. L’accord d’unité devait permettre de : mettre fin à l’isolement politique du Hamas de Gaza causé par l’intensification du siège par le dictateur égyptien Abdul Fatah al-Sisi, résoudre la crise économique dans la bande de Gaza et enfin permettre au Hamas de revenir à sa vocation première, la résistance.
Le Hamas espérait sans doute arriver à un arrangement similaire à celui du Hezbollah au Liban : jouir d’une grande influence politique, maintenir sa présence militaire et faire, à son gré, l’aller et retour entre la résistance et la politique. Mais c’est un modèle difficile à reproduire parce que le paysage politique et topographique est très différent en Palestine et au Liban.
A la difficulté pour le Hamas de mettre en place ce nouveau type de mouvement basé sur la complémentarité résistance/politique, s’ajoute le fait qu’Israël est déterminé à détruire tout ce qui peut ressembler à un gouvernement palestinien d’unité. C’est devenu quasiment une obsession chez Netanyahou.
La disparition des colons a donné un nouvel élan à la quête de Netanyahou. Il a immédiatement recommencé à mettre la pression sur Abbas pour qu’il rompe avec le Hamas. En fait, Abbas est devenu la cible d’une campagne sioniste qui dépasse les frontières d’Israël. Son langage a été scruté et critiqué par des organisations comme la Ligue Anti-Diffamation pro-isralienne. Cette ligue, qui a toujours soutenu les guerres israéliennes contre Gaza, a poussé les hauts cris lorsque Abbas a parlé de ‘génocide’ pour décrire la campagne d’assassinats.
Pendant que Abbas végétait dans sa décrépitude politique, le Hamas opposait une féroce résistance à Gaza. Plusieurs groupes de résistants, y compris du Fatah, le parti d’Abbas, se sont unis et ont répliqué avec des tirs de barrages de roquettes sur Tel Aviv, Haïfa, Jérusalem et ailleurs. Même si peu d’Israéliens sont morts, du moins au moment où j’écris cet article, eu égard aux centaines de morts et de blessés palestiniens, les prouesses du Hamas ont achevé de discréditer Abbas et son gouvernement qui sont de plus en plus considérés comme des "collaborateurs" d’Israël.
Comme Majdi, qui a 28 ans et vit dans le camp de réfugiés de Deheisheh, le dit très bien : “Les policiers palestiniens sont les mercenaires de l’occupation israélienne ; ils voient tout et ne font rien."
Un Bibi assiégé
Netanyahou a concentré ses attaques sur le Hamas. Il veut l’éradiquer de Cisjordanie, selon ses propres paroles, puis le détruire à Gaza en même temps que les autres groupes de la résistance. Ses motivations sont nombreuses, sans compter la nécessité de frapper la résistance, pour saper sans cesse ses progrès, toutes les quelques années - les attaques précédentes ont été lancées en 2006, 2007, 2008-9, 2012 et maintenant 2014.
Mais cette il y avait encore de nouveaux motifs, du fait des circonstances nouvelles, comme par exemple, le fait que le gouvernement de Netanyahou qui n’a jamais été solide depuis sa composition – en partie à cause de la constante guerre intestine entre la ministre de la justice Tzipi Livni et des membres de l’extrême-droite – est en danger.
Livni a menacé une énième fois de quitter le gouvernement le 11 juin, la veille de la disparition des colons. L’union de la droite entre le Likoud du premier ministre et Yisrael Beitenu de Liberman a été dissoute le 7 juillet.
Mais ces fissures dans la coalition de Netanyahu paraissent trop graves pour que même une guerre massive contre Gaza puisse les colmater.
Retour de manivelle
Il y a un autre motif à la guerre israélienne contre Gaza. Netanyahou qui craint le déclenchement d’une intifada qui unirait les Palestiniens, menacerait l’AP et ralentirait la construction de colonies illégales, espère que l’agression de Gaza anéantira le sentiment d’unité qui renaît lentement mais sûrement entre les Palestiniens de Palestine et les citoyens palestiniens d’Israël.
Cette unité-là est bien plus inquiétante pour Netanyahou que l’arrangement politique du Fatah et du Hamas résultant de contingences régionales. L’attaque du Hamas est une tentative israélienne de contrecarrer l’émergence d’une nouvelle vision collective qui ne se cantonne plus seulement à Gaza et à son siège, mais qui englobe toute la Palestine et toutes ses communautés de quelque côté du “mur de séparation” israélien qu’elles vivent.
Une vraie unité palestinienne qui culminerait dans une Intifada populaire massive est la sorte de guerre que Netanyahou ne peut absolument pas gagner.
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* Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est doctorant à l’université de Exeter, journaliste international directeur du site PalestineChronicle.com et responsable du site d’informations Middle East Eye. Son dernier livre, Résistant en Palestine - Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Scribest.fr
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet
http://info-palestine.net