lundi 6 septembre 2010

Pourparlers israélo-palestiniens : "un test pour Barack Obama"

publié le dimanche 5 septembre 2010
entretien avec Alain Dieckhoff.

 
Pour éviter un nouvel échec, "il faut que l’administration Obama ne se cantonne pas au seul rôle de facilitateur mais qu’elle fasse des propositions dans les semaines qui viennent", estime le politologue Alain Dieckhoff .
Au terme du premier round de discussions directes engagées entre Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahou, les deux parties ont donné des signes encourageants. Notamment le Premier ministre israélien, qui a parlé de "concessions douloureuses" à faire des deux côtés, de "compromis historique" et qualifié le chef de l’Autorité palestinienne de "partenaire". Comment interpréter ces signaux ?
-  On est ici dans un registre de rhétorique diplomatique. Dans ce registre, Benjamin Netanyahou s’était d’ailleurs illustré quand, en juin de l’année dernière, il avait évoqué la solution de deux Etats. Il avait également fait un petit geste avec le moratoire sur les colonies. Mais pour l’instant, on n’en est qu’aux déclarations de bonnes intentions, tout reste à faire. On en saura plus le 26 septembre, lorsque le moratoire sur les colonies arrivera à échéance. Si les parties sont vraiment décidées à avancer, elles trouveront vite un compromis sur cette question. Si elles veulent que ça dérape, elles saisiront cette occasion pour bloquer le dialogue. Leur attitude donnera la température pour le reste des discussions.
Est-ce que quelque chose a néanmoins changé, qui les pousse ainsi à vouloir se montrer d’emblée conciliants ?
-  Que ce soit sur le format ou le calendrier, cette reprise des négociations rappelle le processus d’Annapolis. A l’époque, le président égyptien Hosni Moubarack et le roi Abdallah de Jordanie étaient déjà associés au processus, et on visait déjà un accord en un an : les discussions s’étaient engagées fin 2007 aux Etats-Unis sous George W. Bush avec pour objectif un accord en 2008.
Or, les obstacles qui ont fait échouer le processus d’Annapolis comme les précédentes tentatives sont, eux aussi, toujours les mêmes : la complexité des questions à résoudre (des frontières, des colonies, de Jérusalem, des réfugiés), et le fait que les deux parties doivent composer avec des adversaires internes au dialogue. Côté palestinien, il s’agit du Hamas et d’une partie du Fatah qui est très réservée sur les pourparlers actuels. Côté israélien, il s’agit de l’opposition des colons mais aussi d’une partie du gouvernement.
Mais une chose a changé depuis Annapolis, c’est la position américaine.
C’est-à-dire ?
-  Alors que George W. Bush ne s’était penché sur le conflit israélo-palestinien qu’à la fin de son deuxième mandat, Barack Obama s’y est tout de suite attelé. Il a nommé un émissaire au Proche-Orient, George Mitchell, quasiment au lendemain de son élection, et dans son administration, beaucoup de gens se sont aussitôt investis dans ce dossier, à commencer par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Même si, un an et demi plus tard, le bilan est plus modeste que ce que l’on pouvait espérer, Obama a néanmoins montré qu’il s’intéressait de près à la question.
Cet investissement va-t-il se poursuivre pendant la négociation ? Il faut à mon sens que l’administration Obama ne se cantonne pas au seul rôle de facilitateur mais qu’elle fasse des propositions dans les semaines qui viennent. Ce sera le vrai test. Car sans cette implication, il sera difficile d’avancer.
Contrairement à ce que Benjamin Netanyahou a déclaré, je ne pense pas que l’on puisse reprendre les négociations à zéro. Les paramètres, on les connaît. Depuis 2000, on a les "paramètres Clinton", qui définissent les contours d’une solution à deux Etats : un Etat palestinien s’étendant sur 95% de la Cisjordanie (plus Gaza), avec le démantèlement des colonies qui y sont actuellement implantées, un échange entre Israël et Palestine pour les 5% de territoire restant, la souveraineté partagée sur Jérusalem, et un règlement de la question des réfugiés associant compensation financière et retour de certains réfugiés palestiniens dans l’Etat palestinien à venir, tandis que d’autres réfugiés seraient intégrés dans les pays arabes d’accueil de la région ainsi que dans des pays tiers (Europe, Canada…).
On a donc déjà les paramètres. Ce qui a manqué, jusqu’à présent, c’est une tierce partie qui fixe un cadre non négociable au sein duquel on puisse discuter. Je ne sais pas si Barack Obama est prêt à aller jusque là, s’il aura le courage d’activer les leviers dont il dispose. Ce serait en tout cas dans la logique de la gradation à laquelle on assiste depuis son élection : il a avancé pas à pas, en envoyant George Mitchell plusieurs fois dans la région, en obtenant quelques petits gestes de la part de Benjamin Netanyahou, puis en lançant des négociations, d’abord indirectes, puis désormais directes.
Mais Israéliens et Palestiniens ont-ils eux-mêmes voulu ces discussions où se sont-ils seulement pliés à la volonté américaine ?
-  Benjamin Netanyahou réclamait des pourparlers directs depuis longtemps, car il estimait que les discussions indirectes n’avaient pas de sens. Côté palestinien, c’est plus compliqué, on est venu à la table des négociations en traînant les pieds, avec la crainte que les discussions ne retombent dans une impasse. Car Mahmoud Abbas a une obligation de résultat : un échec donnerait du crédit à ses adversaires du Hamas. Benjamin Netanyahou a, certes, lui aussi des adversaires, mais il peut plus facilement les contrôler.
Les conditions idéales préalables à une reprise des négociations ne sont donc pas vraiment réunies…
-  C’est vrai. Mais parvenir à un accord en dépit de ces conditions redonnerait à Mahmoud Abbas la légitimité dont il a été privé ces dernières années.
Interview d’Alain Dieckhoff par Sarah Halifa-Legrand, vendredi 3 septembre
Alain Dieckhoff est directeur de recherche au CNRS, Centre d’Etudes et de Recherches internationales, Sciences Po. IL vient de diriger "Afrique du Nord Moyen-Orient. Entre recompositions et stagnation" (avec Frédéric Charillon), La Documentation française, 2010. Cet ouvrage sera présenté le 21 septembre 2010 (17-19h) au CERI, 56 rue Jacob 75006 Paris, au cours d’une rencontre "Proche-Orient : un jeu régional sans stratège" ?
publié par le NouvelObs
http://tempsreel.nouvelobs.com/actu... ajout de notes : CL, Afps

Raciste le tramway ? Bien sûr que oui

publié le dimanche 5 septembre 2010
Joharah Baker
 
Le tramway est raciste par nature puisqu’il servira essentiellement à relier des colonies et à renforcer encore la main mise d’Israël sur Jérusalem.
Mes deux enfants, mon fils surtout, adorent entrevoir les nouveaux trains tout brillants que l’on essaie ces jours ci à Jérusalem. Quand on va à Ramallah, si on a « de la chance », on peut voir les trains faire des essais le long de la route principale, qui se dirigent vers où commence Shuafat.
Dans n’importe quel autre pays, ce serait une évolution magnifique –un service public nécessaire et efficace, pour tous. Mais ici ce n’est pas n’importe quel autre pays, c’est Israël et Jérusalem occupée et l’enthousiasme juvénile des mes enfants ne durerait pas longtemps s’ils comprenaient les ramifications racistes du tramway de Jérusalem.
Mis à part les raisons usuelles pour construire un tram, au rang desquelles l’amélioration de la circulation dans la ville bloquée par des bouchons qui durent des heures, les motivations politiques sont horribles. Le tramway est essentiellement un service pour les colonies illégales dans Jérusalem et autour, qui les relie entre elles et au centre de Jérusalem. C’est un service pour les juifs israéliens qui préfèrent éviter les bouchons du matin et prendre le tram pour aller au travail tous les jours. Ca l’est aussi pour l’adolescent israélien qui veut faire un saut au centre commercial avant la nuit, tout comme pour les 300 000 colons juifs vivant sur la terre palestinienne occupée afin qu’ils se sentent partie intégrante de la capitale éternelle réunifiée d’Israël.
Ca l’est, qui plus est, pour les dirigeants israéliens qui veulent consolider le contrôle israélien sur Jérusalem de façon aussi rapide et permanente que possible. Le tram sert le même objectif que le mur et les check-points. Il exclut les Palestiniens et enferme la cité dans une enveloppe juive hermétiquement scellée.
Cependant, l’itinéraire du tram comporte trois arrêts à Shuafat, une banlieue palestinienne de Jérusalem. Shuafat se trouve en face de la colonie de Pisgat Zeev et juste en bas de la route qui mène à French Hill, il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le tram s’y arrête. Rien d’étonnant non plus que les responsables de la municipalité de Jérusalem présentent cela comme preuve que le tramway dessert tous les Jérusalémites, palestiniens comme israéliens.
Ce qui est surprenant, c’est jusqu’où ils vont dans leur petite comédie. C’était presque drôle de lire l’autre jour dans Haaretz comment des responsables de la municipalité ont été irrités par une enquête d’opinion menée par le Consortium CityPass, la compagnie qui a obtenu le marché du tramway. Ce sondage demandait aux habitants si ça leur posait problème que les Palestiniens utilisent leur tram. Deux des questions disaient : "Il y a trois arrêts à Shuafat ; est ce que cela vous préoccupe ?" et "Tous les passagers, juifs et arabes, peuvent entrer librement dans le tram, sans contrôle de sécurité ; est ce que cela vous préoccupe ?"
Un responsable municipal, le directeur général Yair Maayan, furieux, a dit que les questions étaient racistes. "Nous avons été stupéfaits de voir qu’une compagnie commerciale privée a osé aborder ce sujet, poser des questions racistes comme celles-là et créer des troubles et du ressentiment dans la cité," a écrit Maayan dans une lettre à CityPass. Incroyable que tout à coup la municipalité de Jérusalem –je devrais dire de Jérusalem Ouest- soit si préoccupée par le racisme dans la ville ? Etant donné la perception qu’ont les Israéliens des Palestiniens, la question est légitime parce que nous savons tous la discrimination que les Israéliens font subir aux « Arabes ». Nous savons aussi que le gouvernement israélien a endoctriné la population juive d’Israël, lui instillant la peur et la méfiance des Palestiniens en général. C’est ce qui a pour partie causé le succès de ses justifications sécuritaires.
Parce que les Palestiniens sont si déshumanisés, parce qu’ils sont tellement « enclins à la violence », Israël a pu justifier ses supposées mesures sécuritaires à pratiquement tous les niveaux. Ceci a conduit, je pense, à une défiance et des suspicions collectives et stéréotypées à l’encontre des Palestiniens, une situatio
Mais ce n’est pas ce que je voulais surtout dire. Ce que je voulais dire c’est que le tramway est raciste par nature puisqu’il servira essentiellement à relier des colonies et à renforcer encore la main mise d’Israël sur Jérusalem. Il n’y a pas d’arrêt pour les Palestiniens du camp de réfugiés de Shuafat, ni pour ceux de Beit Hanina ou des villages qui entourent Jérusalem. Aussi, que la municipalité se mobilise pour une question “raciste” est absurde et c’est nous prendre pour des imbéciles. Le tramway n’est pas fait pour tous les citoyens de Jérusalem et le fait que quelques Palestiniens le prennent parfois n’est en rien une preuve d’égalité.
Alors, pourquoi cacher les intentions véritables ? La municipalité doit feindre l’égalité parce qu’Israël prétend que Jérusalem est une ville unie pour tous ses habitants. Nous savons tous que c’est une autre farce. L’énorme différence entre Jérusalem est et oust est une preuve suffisante de la politique discriminatoire menée par Israël. Pourtant, à première vue, Israël a trop à perdre si son tram est critiqué comme étant raciste.
Ces dernières années ont vu suffisamment de mauvaise publicité autour de la construction du tram, avec le mouvement BDS qui faisait pression sur plusieurs compagnies afin qu’elles retirent leur argent du projet au motif qu’il est illégal (après tout, il relie des colonies illégales sur une terre illégalement occupée). La compagnie française Véolia a apparemment retiré la plupart de ses parts dans le projet l’an passé, à la suite de pressions des groupes favorables au boycott et au droit. Elle a aussi apparemment perdu des contrats pour environ 7 millions de dollars à cause de son implication dans le tramway.
Mais il n’est pas besoin de CityPass, de la municipalité de Jérusalem ou même du tracé du tramway pour mettre en évidence le racisme d’Israël à l’encontre des Palestiniens. Il suffit de lire certains commentaires blessants sous l’article de Haaretz. L’une des réponses, « Les Arabes n’ont qu’à utiliser des ânes », amène « Après tout ce sont des ânes eux-mêmes et ils se comportent comme eux ». Un autre répond : « Ca montre que la menace du terrorisme est endémique. La question n’a rien à voir avec la race. Il s’agit d’empêcher que des passagers innocents soient massacrés ».
Pour nous, Palestiniens, il n’y aura aucun honneur à voyager dans le tram quand il sera finalement terminé et en fonctionnement. Si mes enfants veulent y voyager un jour par curiosité, je serrerai les dents et je monterai pour un unique trajet. La dernière chose qu’il me faut c’est de me retrouver dans une colonie israélienne minable construite sur la terre qui appartient légitimement aux Palestiniens.
publié par MIFTAH le 25 août 2010 [->http://www.miftah.org/Display.cfm ?DocId=22495&CategoryId=13
traduction et choix de photo de Une (Nieuwhof en juin 2008 sur Electronic Intifada) : C. Léostic, Afps

Cisjordanie occupée : arrestations massives après les coups de feu contre des colons

dimanche 5 septembre 2010 - 08h:08
Rapport - The Eletronic Intifada
Le 1er Septembre, la police de l’Autorité palestinienne [AP, de Ramallah] a lancé une vaste campagne d’arrestations sans précédent contre les Palestiniens affiliés au parti Hamas en Cisjordanie occupée.
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L’es forces israéliennes d’occupation arrêtent brutalement des manifestants à Silwan, dans Jérusalem-Est occupée - Photo : Oren Ziv/ActiveStills
Les rafles font suite à des attaques plus tôt dans la semaine contre des colons israéliens à Hébron et Ramallah.
Les services [dits] de sécurité préventive et les services des renseignements généraux de l’AP ont enlevé et emprisonné au moins 350 Palestiniens de tous les gouvernorats de Cisjordanie, selon un communiqué de presse d’Al Haq, un groupe palestinien de défense des droits de l’homme.
Quatre colons israéliens de la colonie de Beit Hagai ont été tués mardi soir près de la ville d’Hébron. Ils ont été abattus alors qu’ils circulaient sur la route 60 [exclusivement juive], qui relie Jérusalem aux colonies dans le sud de la Cisjordanie occupée. Environ 24 heures plus tard, deux colons israéliens ont été blessés par balles dans leur voiture alors qu’ils roulaient près de Ramallah et la colonie juive de Hashachar Kochav.
Les Brigades al-Qassam - l’aile militaire du Hamas - ont revendiqué la responsabilité totale de ces deux attaques, selon l’agence Ma’an News. Ma’an a rapporté que les Brigades al-Qassam ont publié une déclaration présentant la fusillade comme une réponse « normale et légale aux agressions sionistes contre les civils palestiniens » et disant que « l’objectif des opérations est de repousser les agressions des occupants contre la bande de Gaza et la Cisjordanie » (Le Hamas revendique l’attaque de Ramallah, 1 Septembre 2010).
Al-Haq déclare que la campagne d’arrestations de l’Autorité palestinienne contre les personnes affiliées au Hamas en Cisjordanie, a été « exécuté sans les mandats d’arrêt appropriés » et a violé plusieurs lois relatives aux procédures d’arrestation et de détention.
« Le nombre total de personnes arrêtées sans mandat est susceptible d’être significativement plus élevé », a ajouté Al-Haq. « Toutefois, il n’est pas possible d’obtenir un chiffre exact des détenus, aucun dossier n’est conservé sur les personnes détenues et libérées dans les 24 heures. Des centaines de personnes restent actuellement en détention. »
Le jeudi 2 Septembre, le quotidien israélien Haaretz a signalé que l’Autorité palestinienne avait arrêté deux Palestiniens de la région d’Hébron, accusés par l’Autorité palestinienne d’être en lien avec l’attaque de mardi (les autorités palestiniennes : Nous avons arrêté deux suspects ...). [Espérons qu’ils survivront aux séances de torture que doivent leur imposer en ce moment les supplétifs de l’AP - N.d.T]
Les tirs contre des colons et de la dure répression contre les partisans du Hamas se déroulent alors qu’aux États-Unis, à Washington, ont lieu des pourparlers directs entre l’Autorité palestinienne [de Ramallah] et Israël. Tous les partis politiques palestiniens qui s’y sont opposés, dont le Hamas, ont été dénoncés par l’Autorité palestinienne. La semaine dernière, les supplétifs de l’AP ont interrompu et dispersé une conférence à Ramallah, en attaquant responsables et militants des partis politiques opposés.
Al-Haq a déclaré que « le caractère radical et arbitraire des arrestations d’opposants politiques démontre que ces mesures sont alimentés par l’opportunisme politique plutôt que par de véritables préoccupations de sécurité. En fait, cette campagne fait partie d’un ensemble de politiques répressives adoptées par l’Autorité palestinienne pour étouffer la dissidence politique et créer un sentiment d’intimidation dans la société palestinienne. »
Le groupe a ajouté qu’il « condamnait cet usage arbitraire du pouvoir par l’AP et qu’il réaffirmait que la règle de droit et les droits fondamentaux des individus ne doivent pas être sacrifiés sur l’autel des intérêts politiques. »
Pendant ce temps, dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est occupé, le 1er Septembre, des centaines de participants, dont des habitants palestiniens de Silwan, des Israéliens et des militants internationaux, se sont réunis pour s’opposer à une conférence visant à promouvoir « l’intérêt archéologique » du quartier.
Un nombre croissant de colons israéliens ont régulièrement volés des maisons palestiniennes à Silwan, sous le couvert d’une institution israélienne d’archéologie, Elad, qui conduit la charge pour pousser les Palestiniens hors de la zone et labelliser Silwan comme « Cité de David » [l’habituel délire millénariste de ces racistes fous-furieux - N.d.T]. Elad était l’organisateur de la conférence de mercredi à Silwan.
Le journaliste Joseph Dana a rapporté sur son site Internet que la police israélienne des frontières et les forces spéciales, appelées Yasam, « ont été déployées et ont utilisé la violence physique pour interdire aux manifestants de s’approcher de l’entrée. »
« La protestation est restée totalement non-violente alors que les forces de Yasam attaquaient les manifestants à plusieurs reprises, les jetant à terre comme des poupées de chiffon avant de les arrêter », a écrit Dana. « À un moment donné, un colon a littéralement conduit sa voiture dans un groupe de manifestants, voulant rouler sur les gens » (Israël contre Israël ...,, 2 Septembre 2010).
La manifestation de mercredi suit des affrontements et des kidnappings à Silwan la semaine dernière. Le lundi, des affrontements ont éclaté lorsque la police municipale israélienne, la police des frontières et des agents de renseignement, ont attaqué plusieurs quartiers de Jérusalem-Est occupée, arrêtant et enlevant des Palestiniens accusés d’avoir participé à des affrontements de la semaine précédente, selon Ma’an. Les habitants du quartier ont indiqué que les affrontements de la semaine dernière ont commencé après que des colons israéliens aient fait irruption dans la mosquée locale d’al-Ein le 26 août (Des affrontements signalés dans Silwan, 30 août 2010).
3 septembre 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Claude Zurbach
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La Banque mondiale occulte-t-elle les mauvais chiffres de « croissance » économique en Cisjordanie ?

dimanche 5 septembre 2010 - 06h:43
Ali Abunimah
Selon un communiqué de presse de la Banque mondiale en date du 31 août :
L’Autorité palestinienne a obtenu des résultats solides ces dernières années, mais la reprise de la croissance reste tributaire de l’aide des bailleurs de fonds.
-  pendant le premier semestre 2010, la croissance réelle a été de 7 % ;
-  en Cisjordanie, le chômage a reculé, s’établissant à 18 % pendant le quatrième trimestre 2009 contre 20 % pendant le même trimestre en 2008 ;
-  le chômage a également diminué à Gaza, passant de 45 % pendant le quatrième trimestre 2008 à 39 % pendant le même trimestre en 2009 ;
-  l’Autorité palestinienne a regroupé ses programmes de transferts monétaires en un seul programme, l’un des plus avancés de la région, ce qui a sensiblement accru l’efficacité du dispositif de sécurité sociale de l’Autorité ;
-  l’Autorité palestinienne a amélioré ses mécanismes de budgétisation, renforcé l’exécution de son budget et développé sa capacité à établir des rapports financiers ; elle cherche à mieux maîtriser ses dépenses en contrôlant davantage leur engagement.
Il est à noter que le communiqué de presse ne ventile pas la croissance entre la Cisjordanie et la Bande de Gaza. Nous avons apparemment un chiffre de croissance générale de 7 %.
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L’occupation reste le problème de fond de l’économie palestinienne. Ici le checkpoint de Qalandia.
En juin, une sources très bien informée, qui s’est révélée depuis correcte à d’autres occasions, me disait :
Les chiffres de la Banque mondiale qui doivent être publiés dans les semaines à venir montreront probablement que la croissance économique dans la Bande de Gaza pendant le premier trimestre de 2010 a dépassé celle de la Cisjordanie. Alors que pratiquement toute la croissance économique en Cisjordanie résulte de l’aide étrangère, la plus grosse partie de la croissance à Gaza est attribuable à une « économie parallèle » qui a vu le jour grâce aux tunnels et qui a même créé une petite classe de nouveaux riches à Gaza.
À l’époque , cette source me disait que nous verrions probablement la Banque mondiale et l’AP insister sur le chiffre de croissance générale sans s’attarder sur les chiffres décevants de la Cisjordanie - où un effort d’assistance énorme, motivé par des considérations politiques, a eu pour but de consolider le régime de collaboration de Mahmoud Abbas soutenu par Israël ainsi que le « premier ministre » illégalement nommé, Salam Fayyad.
Se pourrait-il que c’est ce qui se passe maintenant ? La Banque mondiale a peut-être fourni une ventilation entre la Cisjordanie et Gaza dans un autre document ? (Je n’ai pas eu le temps de faire une recherche approfondie, mais un survol rapide n’a rien donné). Ce qui à mon avis est significatif est l’absence de ventilation dans le communiqué de presse. On peut présumer sans risque d’erreur que si la performance avait été magnifique en Cisjordanie, la Banque mondiale l’aurait soulignée.
Toute la narration de la construction de l’État « fayyadiste » dépend de l’impression d’une économie cisjordannienne prospère. On prétend par exemple qu’il y a un « boom immobilier » à Ramallah ce qui, comme je l’ai expliqué, ne nous dit rien au sujet du véritable état de l’économie cisjordanienne.
En fait, une étude récente de Save the Children a conclu qu’en dehors de la bulle de Ramallah, la pauvreté dans la plus grande partie de la Cisjordanie est encore pire qu’à Gaza. Mon récent article publié op-ed par le Los Angeles times illustre ce phénomène et discrédite encore d’autres mythes « fayyadistes ».
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31 août 2010 - Cet article peut être consulté ici :
http://aliabunimah.posterous.com/is...
Traduction : Anne-Marie Goossens
Lien

Israël mène une guerre sur plusieurs fronts contre la résistance libanaise

dimanche 5 septembre 2010 - 22h:58
Hicham Safieddine - The Electronic Intifada
L’impression que les Forces Intérimaires des Nations Unies au Liban (FINUL) s’associent avec Israël a été renforcée par l’incident du 3 août, et des douzaines d’espions israéliens ont été arrêtés au Liban ces deux dernières années, écrit Hicham Safieddine.
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Une arme est postée à l’antenne des Nations Unies au Sud-Liban, près de la frontière avec Israël - Photo : Matthew Cassel
La couverture médiatique internationale des affrontements militaires dans la frontière entre Israël et le Liban au début du mois peut suggérer que la confrontation était une simple querelle sur le déracinement d’un arbre dans une région qui "s’embrase pour un rien" et qui est "encline au conflit". Même pas une semaine plus tard, un des récents nombreux discours du Secrétaire Général du Hezbollah Hassan Nasrallah est parvenu à obtenir une brève couverture médiatique mondiale. Il a présenté des éléments sons et images qui suggèrent qu’Israël a pu assassiner l’ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri en février 2005.
Cependant, ces deux incidents étaient beaucoup plus qu’une chamaillerie ordinaire entre deux adversaires de longue date. C’étaient la manifestation d’une guerre actuelle entre Israël et les forces de résistances postées le long de la frontières au nord d’Israël qui continuent même après l’offensive israélienne de juillet 2006 contre le Liban. La deuxième phase de cette guerre se joue avec d’autres moyens sur des fronts plus clandestins.
Les réseaux d’espions qui ont atteint les plus hauts échelons de l’establishment politique et sécuritaire du Liban, à la guerre par procuration des forces onusiennes au sud-Liban, au chantage international à travers le tribunal commissionné par l’ONU à propos de la mort de Hariri, la bataille entre Israël et le Hezbollah ont pris des dimensions nouvelles. Ces dimensions ont étendu les implications sur l’avenir du combat contre le sionisme et la victoire ou la défaite des objectifs régionaux de l’impérialisme américain.
L’affrontement à la frontière du 3 août a tué deux soldats libanais, un officier israélien et un journaliste libanais, ces morts ont souligné les nombreuses réalités du climat politique et militaire actuel. En dépit des provocations incessantes d’Israël des derniers mois, la mort d’un de ses officiers haut-gradé - un colonel - ne se traduisait pas en une offensive massive de la même teneur que quand le Hezbollah a capturé deux soldats israéliens en juillet 2006. Cela contredit clairement les arguments à l’encontre du Hezbollah qui ont provoqué la guerre de l’été 2006. Les guerres sont rarement des affaires improvisées. Des incidents spécifiques sont presque toujours des prétextes plutôt que des éléments déclencheurs de guerres. Israël était prêt et désireux de faire la guerre en 2006. Et malgré sa rhétorique, Israël ne l’était pas cette fois.
L’autre caractéristique de ce dernier affrontement qui a provoqué une parodie de posture politique au Liban, en Israël et aux Etats-Unis était le fait que l’armée, plutôt que le Hezbollah, était le parti engageant des Israéliens. Dans ces trois pays, la question de fournir des armes au Liban était un sujet de discussions. A Beyrouth, les opposants au Hezbollah du gouvernement libanais ont qualifié ce heurt de preuve vivante de l’habileté de l’armée libanaise à défendre le pays et ont appelé à une campagne pour mieux équiper et armer les militaires. Dans un projet idiot pour lancer cette campagne, le lunatique ministre de la défense, Elias al-Murr, et son père, un riche vétéran de la politique, ont déposé un demi-million de dollars dans un nouveau compte en banque destiné à cette intention.
Pendant ce temps, le gouvernement israélien demande à Washington de ne plus fournir d’armes au Liban. Sans surprise, plusieurs membres du Congrès américain se sont soumis et ont demandé l’état des lieux de l’aide militaire au Liban. Tout cela, à l’heure où le guide suprême Ali Akbar Vilayati était à Beyrouth pour offrir l’aide de son pays afin de combler l’écart.
Il demeure qu’un gel de l’aide américaine à l’armée libanaise dessert les intérêts israéliens plus qu’autre chose. En effet, l’incident du 3 août était l’exception plutôt que la règle des relations entre Israël et l’armée libanaise. Depuis l’indépendance du Liban en 1943, l’aide militaire américaine n’a été significative que quand l’armée libanaise était un allié réel ou potentiel des actions et des objectifs stratégiques des Israéliens, de 1981 à 1984 au plus haut de l’occupation israélienne du Liban et immédiatement après la guerre de juillet 2006. Même ensuite, les quantités étaient maigres - 138 millions de dollars dans les années 1980 et 220 millions en 2007 - et excluaient les armes nécessaires à la défense du territoire. Les fonds ont plutôt stimulé la sécurité interne de l’armée qui peut être utilisée contre les forces de résistance ou pour la destruction des camps de réfugiés palestiniens. La baisse de cette aide va seulement impacter les petit bénéficiaires dans les rangs armés et diminuer la capacité de l’armée à contrôler les groupes radicaux du Liban plutôt que sa capacité à faire face à Israël.
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Le 3 Août 2010, trois Libanais et un Israélien ont été tués lors d’échanges de tirs survenus après qu’Israël a déraciné des arbres à la frontière avec le Liban - Photo : Reuters
L’impression que les Forces Intérimaires des Nations Unies au Liban (FINUL) s’associent avec Israël a été renforcée par l’incident du 3 août. Dans les jours qui ont suivi l’incident de l’arbre, les Israéliens silencieux - et sans aucune provocation des forces libanaises ou des medias - ont coupé, et avec le consentement et la coopération des forces onusiennes stationnées là, non pas un mais trois arbres. Sur les derniers mois, les relations entre la FINUL et les villageois locaux se sont brusquement détériorées. Actuellement sous commandement français, la FINUL s’est querellée avec des villageois à plusieurs occasions alors qu’elle mène des missions de plus en plus intrusives et mal préparées au sein de ces villages pour mettre en application leur mandat assurant qu’il n’y a aucune "présence armée non-gouvernementale" au sud du fleuve Litani.
Bien que ce soit en effet une part de sa mission comme l’a définie la résolution 1701 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui planifie les termes du cessez-le-feu depuis la guerre de juillet 2006, les règles de l’engagement de la FINUL stipulent aussi qu’elle est tenue de coordonner ses mouvements avec le gouvernement libanais, chose qu’elle a de plus en plus évité ou renié.
En effet, la présence très marquée de l’armée libanaise et celle de la FINUL au Sud-Liban sont les deux faces d’une seule et même pièce : une stratégie israélienne de tout pour le tout pour déborder et affaiblir le Hezbollah par tous les moyens possibles après le plus direct - la guerre totale - qui a échoué dans sa tentative de renverser le Hezbollah en 2006. Là où la présence militaire anti-Hezbollah est la plus lourde, tous les yeux, toutes les oreilles et tous les corps sont là pour piétiner la "mer" humaine où le "poisson" de la résistance survit et se développe. La position officielle du Hezbollah reste de soutenir et d’encourager la présence militaire libanaise avec une tolérance modérée envers celle des Nations Unies.
La réelle menace de son pouvoir, selon les cadres du Hezbollah, est tout le temps exagérée. Premièrement, dans la guerre ouverte des espions dont la mesure et l’impact continue de tarabuster tous les jours le Liban. Deuxièmement, dans les désaccords dans la décision attendue du tribunal international d’impliquer des membres haut-placés de la branche armée du Hezbollah pour l’affaire de l’assassinat de Hariri en 2005.
Selon certaines normes d’espionnage, la portée de la guerre des espions et son décryptage se font dans des proportions stupéfiantes. Des douzaines d’espions israéliens accusés et coupables ont été arrêtés au Liban dans les deux dernières années. Les médias internationaux auraient fait leur choux-gras avec ces histoires si on parlait seulement d’une poignée de personnes simplement accusés d’espionnage au profit de la Syrie, de l’Iran ou de tout autre membre de l’"Axe du Mal". La portée et le rôle de ces espions sont énormes selon les rapports des médias locaux. Ils ont mené l’infiltration des réseaux de communication et de l’appareil de sécurité du Liban aux plus hauts niveaux. Ces deux domaines sont essentiels pour protéger les opérations de résistance. Ces domaines offrent aussi des possibilités de conduire des opérations clandestines au Liban comme des assassinats et la falsification des preuves envers ceux qui mèneraient ces actes.
C’est cette réalité qui lie la guerre des espions au tribunal international qui a incité le Hezbollah à une offensive publique et diplomatique dernièrement avec une série d’apparitions de son leader Nasrallah.
Le premier chapitre de cette offensive était largement focalisé sur le discrédit du tribunal international en dénigrant la fiabilité des preuves qu’il a présenté se fondant sur des communications téléphoniques (montrer qu’elles peuvent être contrôlées et manipulées par des espions) ou sur des faux témoignages - montrer maintenant le clair travail des conspirateurs qui tiennent à manipuler l’opinion publique pour en retirer des renseignements politiques de la Syrie et du Hezbollah. La crédibilité de ces témoins qui ont formé la charnière des précédents rapports du tribunal qui juge que ces accusations contre la Syrie sont sans fondements.
Les témoins clés qui accusent la Syrie et ses alliés des services de sécurité libanais sont depuis revenus sur leurs témoignages ou ont été désignés comment étant des mercenaires recevant de grosses sommes d’argent des partis politiques alignés sur le premier ministre Saad Hariri, fils de l’ancien premier ministre assassiné. En dépit de l’assignation de ces témoins et la gravité des conséquences de leurs témoignages, le tribunal a refusé d’enquêter sur le commanditaire de ces faux témoignages.
En se focalisant sur l’inaction du tribunal dans ce problème, Nasrallah a été attaqué par ses rivaux locaux, à savoir le camp Hariri, qui a fourni la couverture politique et certainement les moyens aux témoins. Si le Hezbollah est mis au banc des accusés par le tribunal international, Nasrallah mettra ses opposants au banc des accusés d’un tribunal national. Si le faux témoignage parlait du passé questionnable du tribunal, le second chapitre de Nasrallah parlerait de la fiabilité de ses futures actions. Nasrallah a présenté des enregistrements vidéos montrant des espions israéliens suivant par avions l’emplacement de Hariri avant l’assassinat. Les découvertes du Hezbollah ont été faites par l’interception en temps réel de séquences d’enregistrement visuel des avions d’espions israéliens dans le ciel libanais, alors qu’ils retournaient à leur base en Israël.
Nasrallah était sûr que les cartographies faites n’étaient pas innocentes et constituent une base de travail pour le tribunal ou toute structure d’enquête pour assigner à comparaître des officiels israéliens et enquêter sur la possibilité qu’Israël soit derrière l’assassinat de Hariri. Daniel Bellamare, procureur général du tribunal, a déposé une requête formelle auprès du gouvernement libanais pour obtenir du Hezbollah tous les éléments nécessaires à ces enregistrements.
Bien que le Hezbollah ait accepté cette demande, il a explicitement fait savoir qu’il le faisait seulement en conformité avec la demande du Liban et qu’il ne remettra ses éléments qu’au gouvernement libanais. Mais celui-ci n’a agi que comme un facteur dans cette affaire, et le tribunal pourrait facilement mettre à disposition ce matériel aux Israéliens sans faire d’investigation dessus. Le rapport du tribunal faisant état de l’implication de membres du Hezbollah dans l’assassinat de Hariri est attendu en automne.
L’attaque préventive du Hezbollah sur sa crédibilité et sur ses cadres locaux a mené les forces syriennes et saoudiennes à chercher un compromis. Les Saoudiens peuvent essayer d’appeler Washington pour que la publication du rapport soit repoussée au printemps. Mais rien sauf une totale restructuration du tribunal pour éliminer la possibilité d’une manipulation internationale ou pour neutraliser ses effets locaux (qui impliquerait la dislocation de l’"unité" du gouvernement libanais si celui-ci continue de prôner l’ambiguïté dans ce problème), peut mettre les choses en suspend pour un an ou plus.
Sans une complète reprise des recherches par les autorités libanaises, comme l’a demandée le Hezbollah sans insister, le tribunal va rester une cellule endormie par la pression internationale, réveillée au moment opportun pour justifier ses objectifs, incluant les nouvelles guerres que l’administration américaine et israéliennes projettent au Moyen-Orient. Ensuite, les conditions régionales - au moins aux yeux de Washington et de ses alliés israéliens et arabes - pourront sembler mûres pour un autre round de "chaos constructif " de Téhéran à Tel Aviv, et là, ce ne sera pas des petits arbres - ou des fruits ou des racines - qu’on déracinera.
* Hicham Safieddine est un chercheur et un journaliste basé à Toronto.
18 Août 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Yazid Slaim
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Sans accord de paix, l’Autorité palestinienne « disparaîtra », avertit Erakat

06/09/2010
Un enfant palestinien jouant sur un site détruit par l’aviation israélienne qui a effectué samedi soir deux raids contre la bande de Gaza. Said Khatib/AFP
Un enfant palestinien jouant sur un site détruit par l’aviation israélienne qui a effectué samedi soir deux raids contre la bande de Gaza. Said Khatib/AFP 
L’Autorité palestinienne « disparaîtra » si les négociations directes avec Israël échouent, a mis en garde hier le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. Côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé à faire preuve de « créativité » pour résoudre le conflit, alors qu’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, jugeait, pour sa part, qu’un accord est irréalisable, même pour « la prochaine génération ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prôné hier des « solutions nouvelles » pour résoudre le conflit israélo-palestinien. « Il faut tirer les leçons de 17 ans de négociations (depuis les accords d'Oslo de 1993, NDLR) et, cette fois, pour réussir (les pourparlers de paix), nous devons penser à des formules nouvelles pour régler des problèmes complexes », a affirmé M. Netanyahu, appelant à faire preuve de « créativité » sans toutefois expliciter ces « solutions nouvelles à des problèmes anciens ».
L'objet des pourparlers directs entre les deux camps, qui ont repris jeudi à Washington, est d'élaborer dans un délai d'un an un « accord-cadre » - avec des arrangements « intermédiaires » - fixant les grandes lignes d'un règlement final du conflit. Un tel règlement permettrait la création d'un État palestinien et l'établissement d'une « paix durable » au Proche-Orient.
Le chef du gouvernement israélien envisage d'organiser un référendum en Israël s'il parvient à conclure un tel « accord-cadre ». « Nous voulons parvenir à un compromis historique avec nos voisins palestiniens, qui préserve nos intérêts, au premier chef dans le domaine de la sécurité », a répété M. Netanyahu au début du Conseil des ministres. Il a d'autre part estimé que le monde arabe semblait « mûr pour la paix ».
Adoptant un ton beaucoup plus pessimiste, le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé hier qu'il ne croyait pas à la possibilité de parvenir à un accord global « ni cette année ni pour la prochaine génération ».
Les Palestiniens restent pour leur part circonspects. Leur principal négociateur, Saëb Erakat, a prévenu que l'Autorité palestinienne présidée par Mahmoud Abbas, un modéré soutenu par les chancelleries occidentales, disparaîtra si les nouvelles discussions directes relancées jeudi à Washington avec Israël ne débouchent pas sur un accord. « Nous espérons parvenir à un État palestinien. Si nous n'y arrivons pas maintenant, autant rentrer à la maison », a déclaré à l'AFP M. Erakat, ajoutant qu'un tel scénario scellerait la victoire des islamistes du Hamas opposés à tout compromis avec Israël et qui contrôlent la bande de Gaza. « Si nous obtenons un accord, le Hamas disparaîtra, mais si nous échouons, alors c'est nous qui disparaîtrons. J'espère vraiment que l'on peut y arriver, "inch'Allah" » (si Dieu le veut), a-t-il souligné.
L'Autorité palestinienne a déjà fait savoir qu'elle abandonnera les négociations si le Premier ministre israélien lève un moratoire de dix mois sur la construction juive en Cisjordanie occupée au terme du gel partiel le 26 septembre. M. Netanyahu a d'ores et déjà laissé entendre qu'il n'avait pas l'intention de reconduire ce moratoire, tout en se gardant de le dire publiquement lors du sommet de Washington.
« Si (Benjamin) Netanyahu annonce le 26 (septembre) une reprise des activités de colonisation, nous nous retirerons des négociations. Notre position est claire et ferme », a affirmé l'un des négociateurs palestiniens à Washington, Nabil Chaath. Les Palestiniens avaient, en vain, tenté d'obtenir des garanties américaines sur un maintien du gel de la colonisation avant de reprendre les négociations directes.
Dans le cadre de ce dialogue, MM. Netanyahu et Abbas doivent se retrouver les 14 et 15 septembre dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, en présence de la secrétaire d'État Hillary Clinton et de l'émissaire spécial américain George Mitchell. Les rencontres entre l'Israélien et le Palestinien auront ensuite lieu « toutes les deux semaines ».
Au menu des pourparlers figurent les questions de sécurité et les frontières, mais aussi le statut de Jérusalem, les réfugiés ainsi que le partage de l'eau.  

L’occupation arrête 20 ouvriers des territoires occupés en 48

[ 05/09/2010 - 17:17 ]
Al-Nassera (Nazareth) - CPI
Les autorités occupantes ont arrêté 20 ouvriers de la Cisjordanie durant des campagnes de fouilles dans des maisons et ateliers, à Tel Aviv.
Des sources de main-d'œuvre ont dit que les forces de l'occupation continuent de cibler les ouvriers et imposer une situation très difficile, en refusant de leur donner des autorisations sous des prétextes sécuritaires utilisés pour affamer les palestiniens et les priver des moyens de subsistance.
Des dizaines de soldats et de policiers participent à la poursuite des travailleurs, en plus des embuscades barrages pour les arrêter, les soumettre à des enquêtes et imposer de lourdes amendes. 
Des tribunaux sionistes ont prononcé, le jeudi 2/9, des peines très sévères contre des dizaines d’ouvriers en infligeant des amendes allant jusqu’à deux mille et cinq mille shekels, en plus de l’expulsion de nombreux palestiniens de leurs emplois et la coupure de leurs salaires.

Oglo appelle à mettre les centrales nucléaires israéliennes sous contrôle international

[ 05/09/2010 - 19:07 ]
Jeddah – CPI
Le professeur Rajab Ihsan Oglo, secrétaire général de la Conférence Islamique, a salué l’appel adressé par le directeur général de l’agence mondiale de l’énergie nucléaire incitant l’Entité sioniste à signer le traité de non-prolifération des armes nucléaires et à soumettre ses installations nucléaires aux règlements de l’agence mondiale de l’énergie nucléaire.
Le secrétaire général a réaffirmé la position de la Conférence Islamique consistant à faire du Moyen-Orient une zone propre de toute arme nucléaire. Une telle arme constituera un danger pour la paix et la sécurité internationales.
Il a appelé la communauté internationale à pratiquer des pressions plus importantes sur "Israël" afin qu’elle se débarrasse de ses armes nucléaires et qu’elle signe ledit traité.
Sur un autre registre, Oglo a appelé le peuple pakistanais, de toutes ses tranches, à être serein, après l’attentat suicidaire qui a visé une manifestation à Kwita, capitale de la région du Baloutchistan, vendredi dernier, le 3 septembre.
L’explosion qui a laissé des dizaines de victimes, de morts et de blessés, n’est qu’un crime aveugle, dit-il. Il se produit dans ce mois béni de Ramadan et sans donner aucune considération à ces millions de sans-abri et malades frappés par une énorme inondation.

L’unité des factions palestiniennes face à l’occupation israélienne

[ 05/09/2010 - 21:31 ]
Ramallah – CPI
Dr. Mahmoud Al-Romhi, secrétaire général du Conseil Législatif Palestinien, a appelé les habitants du village de Naalin et toutes les factions palestiniennes à une unité nationale sans faille pour faire face aux agressions de l’occupation israélienne et ses crimes pratiqués contre la terre et l’homme palestiniens.
Al-Romhi participait à un repas de rupture du jeûne organisé, hier samedi 4 septembre, par le comité populaire pour résister au mur de séparation discriminatoire du village de Naalin, non loin des terrains menacés d’annexion au profit de ce mur.
« La réunion d’aujourd’hui est une belle preuve de notre union. Il y a beaucoup d’affaires qui réunissent ce peuple, beaucoup plus que celles qui le divisent », a-t-il ajouté.
Il a remercié tous ces efforts donnés par le comité populaire face à l’occupation israélienne et pour un arrêt immédiat de la confiscation de terres palestiniennes au profit du mur de séparation discriminatoire et de ces colons qui poussent comme des champignons toxiques.
Al-Romhi a terminé ses propos en disant que malgré toute apparence, ce mur discriminatoire « n’est qu’un signe de la défaite de l’Entité sioniste, signe de sa fin. Le Tout-Puissant ne nous a-t-Il pas dit :
{{Tous ne vous combattront que retranchés dans des cités bien fortifiées ou de derrière des murs »}} (sourate 59, verset 14) ».

Gaza vit une excellente sécurité dans les domaines de l’information et de l’éducation

[ 05/09/2010 - 22:48 ]
Gaza – CPI
Fathi Hamad, ministre de l’intérieur et de la sécurité nationale dans la bande de Gaza, a dit que son ministère avait mis des unités spécialisés dans les domaines sociaux, politiques et économiques. En ce moment, Gaza vit une sécurité excellente. La liberté d’opinion est bien respectée. Plusieurs universités et centres de recherches scientifiques ouvrent leurs portes à l’instar des pays développés.
Hamad parlait lors de la rencontre organisée par le bureau général des relations publiques et d’information du ministère de l’intérieur, dans le quartier d’Al-Chojaiyya, dans la bande de Gaza. Il a dit que son ministère a mis en place plusieurs unités sécuritaires spécialisées, dont une spécialisée dans la sécurité sociale. Les résultats sont là. Le nombre de crimes et de délits dans ce domaine sont en baisse. Et pour la sécurité politique, on frappe fort sur les contacts réalisés avec les occupants israéliens.
Le ministre a enfin ajouté : « Le ministère s’intéresse de près à renforcer ses bonnes relations avec le peuple palestinien » ; il travaille pour que ses appareils vainquent tous les problèmes et toutes les erreurs qui entravent leur progrès.

Campagne de donations pour les enfants du Pakistan malgré les problèmes

[ 05/09/2010 - 23:30 ]
Gaza – CPI
Le réseau des associations de bienfaisance et l’association des droits de l’enfant de la bande de Gaza ont organisé une campagne de donations pour venir en aide aux enfants du Pakistan souffrant de l’énorme inondation qui a frappé leur pays.
La fillette Nour Al-Namnam, une participante de la campagne, a dit, dans une conférence de presse donnée à Gaza, dimanche 5 septembre : « Nous, les enfants de Gaza, nous avons beaucoup souffert de l’injuste blocus et de la guerre abusive et nous continuons à en souffrir. Ils nous ont volé notre enfance ; nous devenons de vrais adultes, dans nos sentiments ».
« Nous avons ressenti beaucoup de douleurs devant les images de la souffrance du peuple du Pakistan et de ses innocents enfants frappés par les inondations qui les ont rendus sans-abri et qui en ont tué des centaines », a-t-elle ajouté.
Elle et tous les enfants palestiniens ressentent ces souffrances pakistanaises. Chacun d’entre eux a vécu à un moment la perte d’un être cher.
Les enfants palestiniens de la bande de Gaza se trouvent désolés de ne pas pouvoir aller aider leurs semblables pakistanais, à cause du blocus et de la fermeture des points de passage de la Bande.
La fillette Al-Nouno a confirmé que toute la force d’"Israël" ne pourra déraciner les Palestiniens qui libéreront un jour leur patrie, très certainement.
Pour sa part, Mme Itimad Al-Tarchawi, présidente du comité d’administration de l’association des droits de l’enfant, a dit que soutenir les enfants du Pakistan est une idée des enfants de l’association. L’administration l’a adoptée, pour ensuite coopérer avec plusieurs autres associations locales et internationales. La campagne continuera jusqu’au dernier jour du mois béni de Ramadan.

Barak : Les opérations d’Al-Qassam en Cisjordanie mettent la colonisation à l’épreuve

[ 05/09/2010 - 23:41 ]
Al-Nassira – CPI
Le ministre israélien de la guerre a reconnu l’effet des opérations héroïques menées par les brigades Ezziddine Al-Qassam, branche militaire du mouvement du Hamas, en Cisjordanie, qui ont laissé quatre morts parmi les colons sionistes, avant de se retirer saines et sauves.
« Ce sont des évènements dangereux qui auront des effets négatifs sur la stabilité sécuritaire des blocs coloniaux », a-t-il dit.
La radio de l’armée israélienne a rapporté, dimanche 5 septembre 2010, les propos de Barak : « Ces derniers évènements en Cisjordanie sont dangereux et mettent la colonisation toute entière à l’épreuve. Elle n’avait pas vu cela depuis plusieurs années. En effet, ces dernier temps, la Cisjordanie était calme et la sécurité y était relativement stable ».
Il a indiqué que l’armée israélienne, en coopération avec le service de sécurité intérieur "Chabak", fait tout pour découvrir l’identité de ceux qui ont exécuté ces opérations et pour empêcher que de telles opérations se reproduisent. Le mouvement de la résistance islamique Hamas veut mettre des bâtons dans les roues des efforts politiques en poussant vers l’escalade les opérations militaires, a-t-il enfin ajouté.

dimanche 5 septembre 2010

PO: la réunion de Washington "franche" et "sympathique" (ambassade d'Israël)

04/09/2010   
La première journée de reprise du dialogue direct entre Israéliens et Palestiniens, jeudi à Washington, a été à la fois "sérieuse", "franche" et même "sympathique", a rapporté vendredi Michael Oren, l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis. 
"C'était une réunion sérieuse, franche, et d'après tout ce que j'ai vu, une réunion menée avec bonne foi et dans un esprit sympathique", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse téléphonique.  
Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont attachés à manifester des signes de bonne entente lors de leur rencontre jeudi.
Souriants, ils se sont serré la main à l'issue de leurs discours. Image insolite, Mahmoud Abbas a même levé le pouce en direction de Benjamin Netanyahu, en signe d'appréciation.
"J'ai aujourd'hui des raisons de me sentir optimiste", a assuré Oren.
La prochaine rencontre du dialogue direct aura lieu les 14 et 15 septembre à Charm el Cheikh (Egypte).

Ahmadinejad-journée de Quds: Les peuples peuvent faire disparaître "Israël"

03/09/2010  
Les négociations israélo-palestiniennes entreprises jeudi sous l'égide des Etats-Unis sont "mort-nées" et "vouées à l'échec", a déclaré vendredi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours à l’occasion de la journée mondiale d’AlQuds.  
Le président iranien a également réaffirmé dans ce discours que "les peuples de la région" étaient "capables de faire disparaître le régime sioniste de la scène" internationale.
"Si les dirigeants de la région n'osent pas agir, qu'ils laissent les peuples libres" de le faire, a-t-il ajouté.
M. Ahmadinejad a critiqué sans le citer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qualifié "d'otage" d'”Israël” pour avoir entrepris jeudi à Washington des discussions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.  
"Qui représentent-ils? Que veulent-ils négocier? Qui leur a donné le droit de vendre le moindre pouce de territoire palestinien?", a-t-il demandé en évoquant les négociateurs palestiniens. 
"Le peuple de Palestine et les peuples de la région ne leur permettront pas de vendre aux ennemis le moindre pouce de terre palestinienne", a-t-il affirmé.  
M. Ahmadinejad a renouvelé les critiques de la République islamique contre Israël, accusé d'avoir commis les "plus grands crimes" à l'égard des Palestiniens et de menacer la sécurité de la région.   
"Du Nil à l'Euphrate, ils ont menacé tout le monde depuis 60 ans, personne n'est à l'abri de leurs menaces", a-t-il dénoncé en affirmant que "le peuple juif est victime du régime sioniste" qu'il a qualifié de "symbole du racisme".  
M. Ahmadinejad a aussi renouvelé ses critiques contre le "soutien total des pays occidentaux" à "Israël", basé sur “les mensonges à propos de l'Holocauste”.  Les Occidentaux "ont déformé l'histoire", a-t-il réaffirmé. "Ils ont pris prétexte de mensonges sur ce qui s'est passé en Europe pour occuper les terres d'autres peuples (...) et commettre leurs crimes au Moyen-Orient", a-t-il conclu, devant des dizaines de milliers de personnes qui s’étaient rassemblés à Téhéran pour la journée mondiale d’AlQuds.
La télévision a également montré des foules importantes, dans plusieurs grandes villes du pays, criant "mort à Israël" et "mort à l'Amérique", portant des banderoles proclamant "Qods (Jérusalem) nous appartient", ou agitant des drapeaux palestiniens.
Certains slogans ont dénoncé également les discussions entreprises entre « Israël » et le président palestinien Mahmoud Abbas, affirmant que "faire des compromis avec Israël signifie la mort de la Palestine". 
"Un jour prochain, si Dieu veut, nous irons prier à AlQuds", a déclaré le commentateur de la télévision, en affirmant que "des millions d'Iraniens participent aux manifestations" à travers le pays.
Il est à noter que la journée mondiale d’AlQuds est organisée tous les ans, le dernier vendredi du mois béni de Ramadan. 

Journée mondiale d'al-Qods- Marche au camp d'al-Yarmouk à Damas

03 Sept 2010
Damas / Une marche populaire imposante a été organisée aujourd'hui au camp d'al-Yarmouk à Damas à l'occasion de la journée mondiale d'al-Qods, protestant et condamnant les crimes commis par les forces de l'occupant israélien contre le peuple palestinien.
Les participants à cette marche, organisée par l'alliance des forces palestiniennes, ont hissé une maquette de la mosquée d'al-Aqsa et arboré des photos des martyrs de l'Intifada et des enfants et des femmes victimes de l'occupant israélien, tout en appelant à l'application des résolutions de la légalité internationale y référents.
Ils ont exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités à l'égard des crimes d'Israël commis contre le peuple palestinien, notamment sa sauvagerie et ses génocides.
Les allocutions prononcées à cette occasion, ont indiqué qu'al-Qods est soumise à un complot exécuté par l'occupant israélien à travers la poursuite de la judaïsation des lieux saints palestiniens, l'expansion de la colonisation et l'expulsion des habitants d'al-Qods de leurs foyers en prélude à l'isolement de la ville sainte de son entourage arabo-islamique.
Les orateurs ont insisté sur leur refus des négociations directes avec l'occupant, les considérant comme une couverture d'un complot visant le peuple palestinien et sa cause juste et soulignant que ces négociations n'aboutiront à rien et ne sont pas basées sur l'unanimité nationale palestinienne.
Les participants à cette marche ont demandé aux pays arabes et islamiques à soutenir le peuple palestinien dans son affrontement des pratiques des autorités de l'occupant israélien, surtout les tentatives de la judaïsation d'al-Qods, de destruction de la mosquée d'al-Aqsa et de l'expulsion des Maqdissis de leurs maisons pour modifier la structure démographique de la ville sainte.
Ils ont affirmé que la résistance nationale palestinienne et libanaise a vaincu l'occupant israélien au sud du Liban et dans la Bande de Gaza, grâce à la fermeté de son peuple et au soutien des deux nations arabes et islamiques.
A. Chatta & T. Slimani
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Expert américain: la fermeture du détroit d'Ormuz, une catastrophe pour les USA

04/09/2010  
Dans un article publié sur le site internet Estawrford, le réputé politologue Georges Friedman a estimé qu’en cas de guerre entre les Etats-unis et l’Iran,   la République islamique dispose de diversers options militaires et non-militaires pour se défendre notamment   la « fermeture du détroit d'Ormuz, qui aura les même conséquences qu’une attaque nucléaire , voire plus néfaste ».
L'expert américain a précisé que « la fermeture du détroit d'Hormuz est l’une des options des plus dangereuses dont dispose l’Iran dans une guerre contre les Etats-Unis, car  il assure le transit  de 45 pour cent des camions-citernes de pétrole brut , et donc sa fermeture est comparable à une attaque nucléaire car elle provoquera une importante récession de l'économie mondiale déjà en crise ».
Par ailleurs, Friedman a estimé que les menaces  proférées par les médias américains et israéliens d’une attaque imminente contre les installations nucléaires iraniennes sont exagérées, et s’inscrivent dans le cadre des pourparlers israélo-palestiniens.
De son avis,  l'augmentation de la publication de ce genre d’informations  a pour but de créer une atmosphère de guerre en vue de renforcer les intérêts américains et sionistes.
Et d’ajouter: «Cette situation coïncide avec le lancement du processus diplomatique  d'un règlement au Moyen-Orient, les organisateurs de cette situation cherche à provoquer les Iraniens par ce genre d’informations, et leur faire parvenir un message que la question palestinienne ne sera réglée que de la façon dont les Américains et les Israéliens la souhaitent."
Friedman a souligné que « toutes ces tentatives de provocation contre l'Iran, font partie de la guerre psychologique menée par les Américains contre le peuple iranien, une guerre sponsorisée par les Israéliens qui ne cessent de brandir de tant à autre la menace d’une  attaque contre les installations nucléaires iraniennes alors que cette idée est fondamentalement inacceptable ».  
Par ailleurs,  Friedman a exclu que « les Etats-Unis s’attaquent aux  installations nucléaires de l'Iran, soulignant que les experts iraniens choisiront d'évacuer et de les transférer vers des lieux plus sûrs en cas d'attaque ».

Haniyé prévoit l'échec des négociations, acte absurde aux dépens de notre cause

04/09/2010  
Le Premier ministre palestinien à Gaza Ismaïl Haniyé a prévu l’échec des négociations directes entre l’Autorité palestinienne et Israël, lancées jeudi dernier à Washington, réitérant son attachement au choix de la résistance tant que l’occupation existe.  
«Le résultat de ces négociations sera définitivement l’échec parce que notre ennemi n’agit que pour confirmer encore plus les bases de son projet sioniste éphémère au détriment de notre cause », a-t-il annoncé vendredi soir devant des partisans du Hamas à Deir el Balah au centre de la bande de Gaza.  
Haniyé a qualifié les négociations en cours de « mouvement politique absurde qui a mis la cause palestinienne et Al Qods sur la table des négociations à la base des conditions sionistes, de l’état de faiblesse palestinienne et arabe, et du parrainage américain pro-israélien qui trompe les peuples palestinien et arabes.
Le Premier ministre palestinien a par ailleurs réaffirmé le droit de la résistance palestinienne de riposter aux crimes de l’occupation par tous les moyens disponibles tant que l’occupation de la terre palestinienne et les souffrances du peuple palestinien persistent, imputant aux Israéliens la responsabilité de ces souffrances.  
Au cours de ce rassemblement, le Hamas a distribué des aides financières aux propriétaires des maisons touchées par la grande explosion survenue dans le domicile d’un dirigeant militaire du mouvement le 2 Aout dernier. Le Hamas avait accusé « Israël » d’être responsable de cet acte sécuritaire qui a fait 58 blessés, dont 13 enfants et 9 femmes, détruit complètement sept maisons et endommagé trente autres.
Commentant cet attentat, Haniyé a estimé que le mode d’action israélienne dans ce dernier incident a démontré que « l’occupation possède des outils et des moyens lui permettant de réaliser ses objectifs clandestinement », soulignant que son gouvernement a demandé de ses services de sécurité de rechercher les outils de l’occupation pour parvenir aux responsables de l’attaque.  
Il a enfin ajouté que la somme de 200.000 dollars d’aides urgentes offertes aux propriétaires des maisons n’équivaut pas à une goutte de sang palestinienne, et qu’elle n’est pas à la hauteur des sacrifices des Palestiniens. 

Le Hezbollah a 15.000 roquettes à la frontière libano-israélienne (Israël)

04/09/2010    
Le Hezbollah a "transformé des villages entiers en camps armés et a disposé environ 15.000 roquettes le long de la frontière d'Israël", a affirmé vendredi Michael Oren, l'ambassadeur de l’entité sioniste à Washington. 
Celui-ci estime également que "toutes les villes d'Israël, même Eilat", à la pointe sud d'Israël, sont désormais à portée de tir de ces armements, qui seraient "quatre fois plus nombreux" que lors de la guerre en 2006.  
"Beaucoup des ces roquettes étaient installées en plein air. Elles sont maintenant placées sous des hôpitaux, des habitations et des écoles, car le Hezbollah sait bien que si nous cherchons à nous défendre contre elles, nous serons traités une nouvelle fois de criminels de guerre", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse téléphonique.  
« Le Hezbollah a la capacité militaire de frapper au cœur d'Israël et choisira le moment opportun pour riposter à toute nouvelle "agression", avait affirmé le numéro deux du parti, cheikh Naïm Kassem.

Sayed:"Nous sommes dans la bonne position et plus proches que jamais d'Al Qods"

03/09/2010
Le Secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a tenu un discours ce vendredi via un grand écran devant des milliers de partisans dans la banlieue Sud de Beyrouth à l’occasion de la Journée mondiale d’Al Qods. Pendant une heure, Sayed Nasrallah a commenté l’annonce du lancement des négociations dites de paix entre Israéliens et Palestiniens à Washington, expliqué brièvement les raisons du retrait américain partiel de l’Irak, s’est félicité de l’échec du projet américain dans la région, et mis en garde les parties libanaises qui cherchent de toutes leurs forces à semer la division confessionnelle parmi les Libanais. Voici le texte du discours de Sayed Nasrallah :
« Nous commémorons en ce dernier vendredi du mois béni du Ramadan, et en ce meilleur jour du meilleur mois de l‘année, avec toutes ses valeurs religieuses, la journée  mondiale d’Al Qods, une journée proclamée par l’Ayatollah l’imam Khomeiny.
L’importance de cette journée grandit d’un an à autre, au milieu de l’accentuation des dangers qui menacent Al Qods, du conflit israélo-palestinien et de la lutte contre le projet sioniste dans la région.
En vérité, nous avons peur pour cette cause, vu les multiples complots externes, le désespoir et la faiblesse qui frappent la nation. Nous avons peur que cette cause soit oubliée avec le temps, parce que d’habitude le temps laisse tout oublier.  Mais il n’est pas permis pour la nation arabe et islamique d’oublier Al Qods, parce qu’elle fait partie de notre religion, de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Il faut que la cause d’Al Qods soit présente et évoqué à chaque occasion.
En cette journée, nous réitérons notre attachement à nos constantes, en cette journée, nous confirmons devant le monde entier notre attachement à nos droits. Nous disons à ce monde : les souffrances et les maux ne changeront rien de nos constantes. La Palestine, de la mer au fleuve appartient au peuple palestinien et aux Arabes. Personne n’a le droit de renoncer à un pouce de sa terre, ni à une goutte de son eau, ni même à une lettre du mot Palestine. La journée d’al Qods est le jour de la vérité et le reste n’est que mensonges.
Al Qods ne peut en aucun cas être la capitale éternelle d’un Etat appelé Israël. Un simple quartier ou une petite rue d’Al Qods ne pourront l’être, Al Qods est la capitale de la terre et du ciel. Cet Etat d’Israël ne peut jamais acquérir de légitimité, c’est un Etat bâti sur les crimes et la discrimination.
Par ailleurs, la journée d’Al Qods est une occasion mondiale pour mettre la lumière sur les dangers auxquels font face la mosquée d’Al Aqsa, la ville sainte d’Al Qods, et les villes musulmanes et chrétienne à al fois. Cette région souffre de la judaïsation, des expulsions, des confiscations des terres, des tueries, et les négociations futiles ne sauront en aucun cas résoudre ces problèmes compliqués.  
Regardons ce qui se passe dans les territoires de 1948 à cause du projet américano-sioniste, et ce qui se
passe dans la bande de Gaza à cause du siège imposé à la population.
Je vais évoquer au début deux évènements importants: L’annonce du soi disant début des négociations de paix aux Etats-Unis et le retrait américain de l’Irak.
1-    Ces négociations sont en effet mort-nées. Leur objectif au niveau politique est clair : la réussite des élections américaines, et le dernier à en bénéficier est Al Qods. Côté palestinien, la majorité des factions politiques ont rejeté ces négociations.  Certains refusent le principe de négocier avec Israël, nous faisons partie de ce camp, mais même les autres parties qui acceptent de négocier en principe rejettent les conditions actuelles pour ces pourparlers. Les factions palestiniennes, tout comme le peuple, ont rejeté ces négociations. L’expérience a démontre, même par rapport à ceux qui étaient assis hier ensemble à la même table, l’échec de la voie des négociations qui dure depuis plus de 17 ans.  Malheureusement, les négociations avec cet ennemi tyrannique ne font que donner plus de vie et de légitimité à cette entité.
2-    Le retrait américain de l’Irak est une annonce de la défaite. Personne, dans l’administration américaine, n’a osé parler de victoire dans son discours, et si quelqu’un a mentionné le mot « exploit », ce terme est apparu banal, vide de sens.
Les Américains sont venus occuper l’Irak non pas pour s’en retirer après quelques années. Mais ils étaient choqués par la résistance farouche qui est née dès les premiers jours de l’occupation, et quand je parle de résistance, je distingue entre la résistance qui a frappé les bases et les intérêts de l’occupation américaine, et les extrémistes terroristes qui attaquent les civils. Ces derniers commettent des crimes contre l’humanité.  
Les Américains n’ont pas supporté toutes les pertes infligées par la résistance irakienne, et le budget américain est devenu incapable de financer cette guerre. Donc la résistance armée irakienne et l’endurance du peuple irakien sont deux facteurs principaux qui ont favorisé le retrait américain.  
Depuis des années, de différents services de renseignements ont tenté de semer la division parmi les Irakiens de toutes confessions, mais l’endurance et la ténacité du peuple irakien qui a supporté tous les crimes et qui a refusé de s’entretuer ont saboté les projets de ces services. Ce peuple, grâce à sa conscience et à sa volonté, et grâce à ses directions religieuses, a torpillé tous les projets de division. Les renseignements israéliens sont aussi impliqués dans les attaques anti-irakiennes, ils sont en contact avec les kamikazes qui tuent les civils. Le Mossad recrute des gens en Irak pour tuer les Irakiens. Il  veut pousser les Irakiens à s’entretuer pour ensuite diviser leur pays. Mais, quand le projet de division a échoué, il est devenu très couteux de rester dans ce pays. L’occupant n’a plus alors de choix que de quitter le pays. C’est une règle générale, dans n’importe quel pays occupé, les sacrifices du peuple assurent la réalisation de sa victoire.
Ce qui se passe en Irak est un grand exploit et une grande victoire pour le choix de la résistance. Et là toujours je distingue entre la vraie résistance et ceux qui commettent des opérations terroristes pour tuer les innocents, ces derniers n’ont rien à voir avec l’Islam et collaborent étroitement avec les services de renseignements. Voyez la dernière attaque qui a eu lieu au Pakistan ce vendredi. Dans ce  pays sinistré par les inondations, les habitants ont manifesté pour le soutien d’Al Qods, voyez comment les terroristes, aveugles, muets, et sourds, les ont attaqués, faisant pour l’instant près de 40 martyrs.
En Palestine, il ya des difficultés, tout comme au Liban, en Irak et dans la région, mais si nous regardons d’un œil plus large, nous trouverons que l’axe de la résistance a pu ces dernières années réaliser un exploit historique au niveau de toute la région, qui aura des effets sur le monde entier.
Après le 11 septembre, les néo-conservateurs aux Etats-Unis ont présenté un nouveau projet pour notre région. Cette grande puissance mondiale a rassemblé ses navires de guerre de par le monde pour les transférer au Proche Orient, au monde arabo-islamique, où se trouvent les plus grandes réserves pétrolières et ressources naturelles. Cette action avait un seul objectif : fixer définitivement l’existence de l’entité sioniste sur le plan politique, à travers le processus de paix globale. En effet, leur projet vise à liquider la résistance palestinienne, qu’elle soit populaire, politique et culturelle. Il fallait également liquider la résistance au Liban pour que ce pays s‘engage définitivement dans le projet américano sioniste, il fallait renverser le régime syrien, mettre fin à la résistance en Irak, et frapper l’Iran afin de renverser aussi son régime islamique. Le but ultime de cette politique est de permettre aux Etats-Unis de prendre le contrôle de la région.
 Je prétends que dans les dix années qui se sont écoulées, les Américains avaient une capacité énorme pour réaliser ce projet : ils contrôlaient et dirigeaient le monde entier, l’économie mondiale et les médias. Les plus grandes armées, tout genre de guerres psychologiques et les services de renseignements ont été mis à leur service. Mais lorsque ce projet a été confronté à la résistance en Palestine, au Liban, en Syrie, en l’Iran comme en Irak, le projet a échoué.
Ceci ne signifie pas que le conflit a pris fin, mais nous sommes passés à une nouvelle phase de la bataille, et je vous assure que de nouveaux échecs saboteront ce projet.
Sur le plan économique, toutes les tentatives de régler la crise économique mondiale et notamment américaine ont échoué, et dans l’avenir nous allons assister à des changements radicaux sur ce sujet. Les Etats-Unis ne peuvent plus faire de guerre à cause de leurs multiples crises sociales, économiques et populaires.
Pourquoi ce projet a-t-il échoué ? Grâce à la ténacité de la résistance en Palestine, à Gaza, au Liban, et grâce à l’endurance de la Syrie, de l’Iran et la décision de la résistance en Irak.
Aujourd’hui nous sommes appelés à continuer sur la voie de la résistance, il y a des difficultés mais nous nous approchons plus que jamais de la victoire, Israël d’aujourd’hui diffère d’Israël à la veille du 12 juillet 2006, du 1982, le grand Israël n’existe plus.  
Nous sommes appelés à poursuivre notre résistance, consolider notre unité et à présenter notre aide au peuple palestinien et à sa résistance. Les brigades de la résistance, à l’instar du Hamas qui a effectué sa dernière opération militaire a besoin de toute voix de soutien, de tout argent et de toute arme disponible.
Sur le plan libanais, nous confirmons toujours notre attachement à  l’équation en or, ou comme certains l’appellent l’équation en diamants : armée-peuple-résistance.
S’agissant de la résistance, nous avons commémoré ces derniers jours l’anniversaire de l’enlèvement de l’Imam Moussa Sadr et de ses deux compagnons. L’Imam Sadr est l’imam et le fondateur de la résistance.
 Il est notre père qui nous a dirigés vers cette route, vers Al Qods, il nous a inculqué comment aimer et tomber en martyre pour l’amour d’Al Qods. Tout le monde sait qu’ils ont été enlevés alors qu’ils étaient en Lybie. A propos de la cause de l’imam Sadr, le Président frère Nabih Berri a parlé en détails il y a deux jours. Moi, je confirme une nouvelle fois chaque mot prononcé par le Président tant sur le plan politique que judiciaire. La justice libanaise doit assumer ses responsabilités face à l’enlèvement de citoyens voire de dirigeants libanais. Nous avons tant attendu et nous ne sommes pas allés au Tribunal international pour revendiquer notre droit. Des milliards de dollars sont offerts à la famille de Sayed Sadr et au Président Berri pour clore cette affaire mais nous ne vendons même pas un enfant par ces milliards de dollars. Nous savons comment opère le Tribunal international, donc, nous avons recouru à la justice libanaise.
Nous soutenons le boycott de tout sommet arabe qui se tient en Libye, l’imam et ses compagnons sont toujours en vie et ils sont détenus en Lybie. Il faut les libérer pour qu’ils retournent à leur patrie et à leurs familles. Nous ne cherchons de conflit avec personne.
Concernant l’affaire de l’enquête internationale, nous avions dit voilà plusieurs semaines que la résistance se sentait prise pour cible, et avions proposé quelques idées et révélé des preuves. Le procureur général s’est enfin exprimé pour dire que nos données sont incomplètes. Nous avons dit que nous ne sommes pas concernés par le TSL. Nous n’allons pas répondre aux questions du TSL. Nous avons fourni aux autorités compétentes libanaises les preuves dont
nous disposions, à leur demande. Si elles sont intéressées ou concernées par nos données et par les enquêtes avec les collaborateurs et les faux témoins, nous sommes prêts à coopérer avec elles mais si elles ne sont
qu'une boîte aux lettres entre nous et le procureur, nous ne sommes pas prêts à le faire. Peu nous importe si le procureur général est intéressé ou non par  nos données, cela revient à lui, mais de toute façon, sa réaction constitue un indice sur son travail.  
Passons à l’armée libanaise, nous appelons de nouveau à l’équiper,  nous avons demandé au gouvernement de contacter les pays arabes pour nous offrir des armes, mais la réponse du gouvernement était négative. Ce gouvernement ne demandera rien des pays arabes! J’espère que l’équipement de l’armée soit une affaire sincère. Le Liban a levé la tête des arabes et de la nation. Chaque arabe est fier de l’être grâce au Liban. Il est de notre droit de réclamer d’eux des quantités de leurs armes stockées dans les dépôts. Nous avons  proposé au gouvernement l’aide iranienne, et les Iraniens ont dit qu’ils sont prêts à offrir des armes sans aucune condition, pourtant les Américains et les Européens conditionnent leurs aides. Mais l’ironie du sort, certains Libanais ont posé des conditions à l’Iran pour accepter ses aides. Certains ont alors demandé de la République Islamique de ne plus fournir des armes à la résistance.
Quant à l’incident de Bourj Abou Haydar, nous avons assuré dans un  communiqué conjoint avec les Ahbaches que l’incident est douloureux, et le Hezbollah a considéré avoir perdu trois martyrs. Cet événement constitue une perte sur tous les niveaux. Il n’y a eu aucun exploit humain, sécuritaire, ou politique. C’était un incident isolé. Certains Libanais ont tout fait pour exploiter politiquement les affrontements sur le terrain. Tout le monde sait que le grand projet des Américains a échoué, mais quelques libanais misent toujours sur ce genre d’incidents pour réaliser un quelconque exploit. Ils sont complètement désespérés après avoir perdu tout atout de force : une éventuelle guerre israélienne, une attaque contre la Syrie à travers le TSL, une séparation entre l’Iran et la Syrie, et là je vous assure que l’alliance irano-syrienne est plus meilleure que jamais.
De même, la relation entre la résistance et la Syrie n’a jamais été aussi solide. Donc, à ceux qui cherchent à semer la division qu’ils trouvent d’autres issues.
Cet incident a été beaucoup exploité dans les médias, mais quand nous sommes descendus sur le terrain, nous avons trouvé que les choses ont été exagérées. Ca me rappelle l’assassinat de Rafic Hariri, quelques heures après le crime, d’aucuns ont jugé, condamné et accusé des responsables.  
L’incident a été donc exploité au moment où nous avons gardé le silence parce que nous étions en douleur, mais en contrepartie, quelle était la réaction de l’autre partie? Ils ont exagéré et amplifié l’affaire. Au lieu qu’ils cherchent a éteindre le feu, ils ont mis du  poudre et exploité d’une façon dangereuse les sensibilités confessionnelles. Ce qui a été fait déchire le pays et ne l’unit pas. A ceux qui se sont mal comportés et qui n’ont pas traité l’affaire sagement, je leur dis : Vous avez enfoncé un couteau dans notre cœur blessé.
Dès le premier instant nous avons dit que l’armée et les services de sécurité assument leurs responsabilités.
On constate qu’il y a une mauvaise politique pour la direction de ce pays, quand un incident a lieu, certains se précipitent pour rouvrir des grands dossiers controversés. Ils ont immédiatement ouvert le dossier de l’arme de la résistance; dans chaque maison il y a des armes, et ça date depuis longtemps, depuis la guerre civile et l’invasion israélienne, ce dossier nécessite du temps et des traitements convenables. La politique actuelle est erronée, comme le traitement des dossiers de l’électricité, des réformes administratives, et des revendications ouvrières.
L’administration politique au Liban est mauvaise, elle est bâtie sur les réactions. J’appelle à l’accalmie, et je vous propose une initiative unilatérale. Cette affaire a été close, les indemnisations vont être payées très prochainement. Revenons alors à la table pour se mettre d’accord sur une politique convenable visant à diriger ce pays calmement.
L’approche des droits palestiniens a besoin de plus de débats. Les droits de réfugiés palestiniens étaient toujours un sujet constant évoqué dans la journée d’Al Qods, cette une affaire qui date de 60 ans. Je propose qu’un parti libanais ou palestinien entame une série de rencontres avec les différentes personnalités libanaises pour s’informer sur leurs craintes, qui sont légitimes, et pour les rassurer en contrepartie. Ceci doit aboutir à un consensus.
Enfin, en cette journée d’Al Qods, nous sentons que la résistance au Liban se trouve dans la bonne position, dans l’axe victorieux. Nous, en cette année de 2010, sentons que nous sommes plus proches que jamais d’Al Qods, après plus de 62 ans. C’est une question de temps entre le projet sioniste et les mouvements de résistance dans la région. Cette entité est destinée à la disparition, grâce à la volonté populaire, de la résistance, de la patience et de la lutte. Ce peuple palestinien a enduré 62 ans, il n’a ni capitulé, ni désespéré, ni renoncé à ses terres, à ses droits et à ses lieux saints. Ce sont les principaux atouts de force qui décideront de la fin du conflit avec ce projet.