dimanche 13 juillet 2014

Quand les dirigeants palestiniens vont-ils changer de tactique ?

Samah Sabawi
Les événements récents montrent que le fossé entre l’Autorité palestinienne et le peuple palestinien ne pouvait pas être plus large.
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Un petit garçon palestinien s’arrête à un stand de jouets installé devant un mur couvert de graffitis faisant référence à la branche armée du mouvement Hamas - Photo : AFP
Alors que l’armée de l’air israélienne sème la mort et la destruction sur Gaza, et que les manifestations de rage des Palestiniens explosent dans villes et les camps de Cisjordanie ainsi qu’à l’intérieur de frontières de 1948 d’Israël, un éditorial figurant dans Haaretz et écrit par le président de l’Autorité palestinienne révèle clairement que le fossé entre le peuple palestinien et ses dirigeants ne pouvait être plus large.
Mahmoud Abbas commence par rappeler que 26 ans ont passé depuis que les Palestiniens ont approuvé la solution à deux États, en concédant 78% de leur patrie historique, en acceptant d’avoir un État palestinien sur ce qui reste de la Palestine à l’intérieur des frontières de 1967. Abbas termine son développement en assurant Israël qu’il reste « totalement engagé à la vision d’une solution à deux États, la normalisation et la paix avec notre voisin - Israël ».
Abbas sait que pour que les Palestiniens et les Israéliens soeint voisins il doit y avoir deux États indépendants, la Palestine et Israël, et tous deux avec des frontières clairement définies. Ce n’est plus possible, étant donné les faits imposés sur le terrain par Israël. Israël n’a pas l’intention de vivre en voisin, il prévoit de continuer à exister sur toute la Palestine, l’écrasant, la privant de son oxygène, expulsant sa population autochtone tout en lui volant ses ressources naturelles.
Palestiniens ne sont pas comme Abbas voudrait l’imaginer, les voisins d’Israël. Les Palestiniens sont une population vivant sous occupation, captive d’Israël et qu’ils en ont assez. Ils aspirent à un soulèvement et construisent leur résistance avec ou sans l’Autorité palestinienne [AP].
L’assassinat brutal de l’adolescent palestinien Mohammed Abu Khdeir, enlevé, torturé et brûlé vif par trois Israéliens après avoir été forcé à boire de l’essence, est le principal élément déclencheur de l’insurrection que nous voyons aujourd’hui. Des milliers de gens sont venus à la tente de deuil d’Abu Khdeir tandis que des dizaines de milliers ont défilé en suivant ses funérailles.
Son destin a saisi l’imagination des Palestiniens et a une nouvelle fois exposé la brutalité et la nature vengeresse d’Israël. L’assassinat d’Abu Khdeir est survenu au milieu de plusieurs autres tentatives d’enlèvements d’enfants palestiniens par des colons israéliens, ainsi qu’au milieu des attaques israéliennes contre les Palestiniens dans les autobus et dans les rues.
Alors que les apologistes d’Israël ont tenté de justifier ces attaques en affirmant qu’ils sont une réponse directe à l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens le 12 juin dernier, la réalité est que Palestiniens affrontent la mort et la destruction face à Israël sur une base quotidienne depuis des décennies et ces faits ne sont que rarement relévés. Selon les statistiques du ministère de l’Information à Ramallah, 1518 enfants palestiniens ont été tués par les forces d’occupation israéliennes entre septembre 2000 et avril 2013. Cela signifie que pour les 13 dernières années, un enfant palestinien a été tué par les forces israéliennes tous les trois jours.
Titubant dans la bande de Gaza
Même si le Hamas - qui souvent ne craint pas de revendiquer se responsabilités - a nié son implication dans l’enlèvement des adolescents israéliens, le gouvernement israélien a affirmé sans aucune preuve tangible, que le Hamas en était le responsable. Cela a donné à Israël le prétexte pour effectuer des centaines d’enlèvements. Revenant sur un accord avec Abbas pour la libération de prisonniers palestiniens, Israël aa kidnappé des prisonniers récemment libérés, y compris les députés du Hamas, donnant une fois de plus la preuve que les « gains » réalisés à la table des négociations étaient facilement réversibles par Israël. Cette nouvelle a miné l’Autorité palestinienne et son engagement dans les négociations.
La volonté par Israël de tenir le Hamas responsable abouti à ce à quoi nous assistons aujourd’hui : une agression militaire israélienne à grande échelle sur la population assiégée et piégée dans la bande de Gaza. La situation à Gaza est devenue insoutenable à la fois pour la population et pour la direction politique du Hamas. L’isolement du Hamas après un siège de sept ans et la chute des Frères musulmans en Égypte a forcé celui-ci à opter pour une réconciliation avec l’Autorité palestinienne.
Cependant, la pression israélienne sur l’AP et l’échec de l’AP à faire face aux difficultés économiques des employés palestiniens à Gaza, avec le problème explosif des salaires des fonctionnaires nommés par le gouvernement du Hamas, ont torpillé la possibilité d’une véritable réconciliation et d’une direction unifiée pour le peuple palestinien.
De quoi les Palestiniens ont-ils besoin ?
Abbas écrit dans son éditorial dans Haaretz que la négociation peut être un outil puissant pour apporter la paix, mais il fait l’hypothèse erronée que les négociations avec Israël ont échoué parce qu’Israël n’avait pas « un objectif déclaré et des critères connus ». Si quelque chose est établi, c’est qu’Israël a refusé de définir ses frontières et a utilisé les négociations comme une couverture pour son expansion agressive de colonisation. en réalité, le principal obstacle empêchant les Palestiniens d’aboutir dans leurs efforts de négociation est d’abord et avant tout l’absence d’effet de levier chaque fois qu’ils sont venus à la table des négociations.
Abbas cite le droit international en permanence lorsque l’on parle des droits des Palestiniens, mais citer le droit international est une chose, tandis que poursuivre activement sa mise en œuvre en dénonçant les crimes de guerre d’Israël devant la cour internationale de justice en est une autre. Avoir la justice du côté palestinien n’est pas suffisant pour contraindre Israël à changer ses politiques brutales et racistes. Ce qui est nécessaire, ce sont des tactiques qui peuvent servir à engendrer des pressions, une forte pression internationale, pouvant forcer Israël à envisager de changer le cours de sa politique.
Ce dont les Palestiniens ont besoin aujourd’hui, c’est d’une direction unifiée qui n’est pas axée sur le maintien de la sécurité avec Israël, mais sur la contestation de la légitimité des actions israéliennes devant la Cour internationale de Justice. Ce qui est nécessaire, c’est une direction qui soit en mesure de soutenir la résistance populaire palestinienne interne et de lancer des appels de solidarité au niveau international, pour le boycott, les désinvestissements et les sanctions (mouvement BDS) afin de tirer parti de l’appui diplomatique.
Comme l’a dit Albert Einstein, la définition de la folie, c’est toujours répéter encore et encore la même expériences et espérer des résultats différents. Mahmoud Abbas ne peut pas continuer à agir toujours de la même façon, tout en attendant que son peuple puisse croire que cela apportera des résultats différents. Les Palestiniens sont dans les rues et ils appellent à la résistance active.
Ils sont face aux soldats israéliens de l’occupation. Ils contestent la soumission qui a été imposée sur le territoire palestinien occupé depuis des années. Ils se rebellent contre la « paix économique » d’Israël, tout en exigeant une paix fondée sur la liberté, la justice et l’égalité pour tous. Ils appellent au boycott, aux désinvestissements et aux sanctions. Quand la direction palestinienne changera-t-elle ses tactiques éculées pour se joindre à eux ?
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* Samah Sabawi est dramaturge, poète, analyste politique, et milite pour les droits de l’Homme. Elle a écrit et produit les pièces « Cries from the Land » et « Three Wishes », saluées par la critique, et co-écrit le livre « Journey to Peace in Palestine ». Elle est également conseillère en politique pour Al Shabaka, le réseau de la politique palestinienne.
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib
http://info-palestine.net

Le Hamas se prépare à l’offensive terrestre israélienne en perfectionnant tunnels et pièges

Le Hamas a creusé un réseau complexe de tunnels pour faire face à une invasion terrestre israélienne.
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Un garçon palestinien place un drapeau du Hamas au sommet des décombres d’une maison détruite lors d’un raid aérien israélien dans le nord de la bande de Gaza, le 9 juillet 2014 - Photo : Reuters/Mohammed Salem
GAZA — Une guerre ouverte a finalement éclaté entre le Hamas et Israël le 8 juillet, après la période d’intensification progressive des hostilités qui a suivi l’enlèvement et l’assassinat de trois étudiants d’une colonie proche de Hébron en juin et d’un jeune Palestinien de Jérusalem-Est en juillet. Le meurtre par Israël, à Rafah le 6 juillet, de six membres des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, la branche armée du Hamas, a ouvert la porte à une guerre intensive avec la riposte des Brigades qui, le 7 juillet au soir, ont tiré des dizaines de salves de mortier et de roquettes Grad et Qassam sur le sud d’Israël, ce qui n’était pas arrivé depuis la guerre de 2012. L’armée israélienne a lancé l’Opération Bordures Protectrices le 8 juillet au petit matin.
Al-Monitor a fait le tour des sites frappés par les forces israéliennes à Gaza et appris de la bouche de Ashraf al-Qadwa, le porte parole du ministère de la santé, que les frappes avaient fait 68 morts dont 19 enfants et 10 femmes et 450 blessés chez les Palestiniens (samedi matin 120 morts et je ne sais combien d’enfants, ndt). Ce sont les frappes israéliennes sur les bâtiments civils de Rafah, Khan Younis et Beit Lahiya qui sont responsables de toutes ces victimes.
Le Hamas n’a pas tardé à riposter à l’attaque israélienne et à faire un certain nombre de déclarations. Mousa Abu Marzouk, le directeur adjoint du bureau politique du Hamas, a déclaré le 8 juillet, au début de la guerre, qu’ils étaient prêts pour une attaque israélienne, que les réservistes étaient opérationnels et que leurs forces étaient en ordre de bataille. Les Brigades Qassam ont aussi lancé une campagne d’information en publiant plusieurs communiqués, dont notamment une vidéo montrant la fabrication locale de roquettes et des combattants portant des roquettes au milieu des flammes, avec comme sous-titre en arabique et en hébreu : "Toutes les villes israéliennes sont proches de Gaza."
Al-Monitor a rencontré un commandant du Hamas à Gaza seulement quelques heures avant le grand assaut. Il nous a dit : "Cette roquette montre le haut niveau de professionnalisme auquel les Brigades Qassam sont parvenues à force de se battre contre l’armée israélienne. Elles ont désormais la capacité d’envoyer des roquettes beaucoup plus précises et meurtrières, et de tirer jusqu’à 36 roquettes en même temps." Il a ajouté : "Ce n’est un secret pour personne que le Hamas a profité des périodes de calme pour accélérer ses préparatifs en vue de l’offensive actuelle en creusant des tunnels, en fabriquant des avions sans pilote et en augmentant la portée de ses roquettes."
A ce propos, le site Web al-Majd Security affilié au Hamas a affirmé que les Brigades Qassam avaient pris toute une série de mesures en vue d’une longue confrontation avec Israël, les plus importantes d’entre elles étant de garder secrète la location des lance-roquettes et de construire des entrepôts souterrains pour les stocker. Et ils ont adopté comme tactique de sélectionner des moments précis pour les tirs - par exemple quand aucun avion ne survole Gaza - et de leurrer Israël avec de faux lance-roquettes.
Al-Monitor a révélé, en février, que le Hamas s’était procuré quelques missiles anti-aériens et qu’il avait remarqué récemment que la majorité des avions israéliens survolant Gaza avaient lâché des ballons pour se protéger des détecteurs thermique des missiles anti-aériens. Les Brigades Qassam affirment qu’elles ont atteint un hélicoptère Apache israélien avec un missile SAM-7, au dessus de Khan Younis, le 7 juillet dans l’après-midi, mais les médias israéliens prétendent que l’avion n’a pas été endommagé.
Israël semble déterminé à lancer une offensive sur le terrain et a rappelé 40 000 réservistes à cet effet. Les Brigades Qassam affirment qu’elles les attendent de pied ferme, fortes de leur expérience de 2008. Les commandants du Qassam ont une brochure, dont Al-Monitor s’est procuré un exemplaire, qui détaille les mesures à prendre en cas d’attaque terrestre : "Une offensive terrestre sera le scénario le plus difficile à mettre en oeuvre à la fois pour le Qassam et pour Israël parce qu’il causera la mort de beaucoup de monde. Mais les combattants du Qassam sont parvenus à un niveau de professionnalisme qui exclut de se précipiter au combat contre les soldats israéliens comme avant. Désormais, il faut d’abord analyser les intentions de l’ennemi israélien et déployer des cellules armées de l’autre côté des lignes israéliennes pour les prendre à revers."
La brochure parlait avec confiance de la possibilité de piéger les soldats israéliens qui entreraient à Gaza. "Le point fort des Brigades Qassam est que, si Israël se décide à lancer une offensive terrestre, ses soldats passeront de chasseurs à gibier et seront des proies faciles pour les tirs croisés à condition que les préparatifs, le renseignement, les plans, et l’identification des points faibles de l’ennemi soient rigoureux ; tout cela, plus l’élément de surprise, permettra de déconcerter les Israéliens et de les décimer dans des fusillades qui prouveront la supériorité des techniques de combat des combattants du Qassam."
Les dizaines de tunnels de Gaza font partie du défi que devra relever l’armée israélienne en cas d’invasion. Selon le commandant du Hamas, "Les tunnels creusés sous toutes les rues et les allées de Gaza, représentent un potentiel puissant que les brigades vont exploiter pour augmenter la confusion de l’armée israélienne et créer des problèmes de sécurité qu’elle ne pourra pas surmonter. Elle sera alors obligée de modifier ses méthodes de combat contre le Hamas."
La manière dont ces tunnels pourraient participer à une contre offensive du Hamas en cas d’invasion terrestre israélienne a été mise en lumière le 6 juillet dernier quand Israël a bombardé un tunnel qui se trouvait sous l’aéroport international en ruines, provoquant la mort de six combattants du Qassam. Par ailleurs on peut juger du niveau de préparation du Hamas à la guerre en cours, par l’opération de commando des "hommes grenouilles" des Brigades Qassam à Ashkelon, au nord de Gaza, qui s’est apparemment terminée par la mort des membres du commando. Les Brigades Qassam revendiquent aussi l’explosion qui a eu lieu dans un tunnel, le 8 juillet, dans le secteur israélien de Kerem Shalom, au sud de Gaza.
Le Hamas affirme que ce qu’ils ont préparé pour l’actuelle confrontation avec Israël réserve encore bien des surprises. Cela indique peut-être que les deux camps vont tenter d’élargir le champ de la bataille au-delà des limites des conflits précédentes, tant au niveau des techniques que de l’intensité de la guerre.
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* Adnan Abu Amer est doyen de la Faculté des Arts et responsable de la Section Presse et Information à Al Oumma Open University Education, ainsi que Professeur spécialisé sur l’Histoire de la question palestinienne, la sécurité nationale, les sciences politiques et la civilisation islamique. Il a publié un certain nombre d’ouvrages et d’articles sur l’histoire contemporaine de la Palestine.
9 juillet 2014 - Al-Monitor - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.al-monitor.com/pulse/ori...
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet
http://info-palestine.net

Israël attaque Gaza pour s’approprier le gaz palestinien

Nafeez Ahmed
Le ministre israélien de la défense a confirmé que l’opération militaire pour "éradiquer le Hamas" a comme objectif de prendre le contrôle des réserves de gaz de Gaza.
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Un jeune palestinien tente de récupérer quelques affaires dans les ruines de sa maison - Photo : MEE/Mohammed Asad
Hier, Moshe Ya’alon, actuel ministre israélien de la Défense et ancien chef d’état major des Forces de Défense Israéliennes a annoncé que l’Opération "Coussin de protection" était le début d’une large offensive contre le Hamas. L’opération "ne va pas durer seulement quelques jours" a-t-il dit, "nous nous préparons à étendre l’opération de toutes les manières possibles pour continuer à frapper le Hamas."
Ce matin, il a ajouté :
"Nos frappes continuelles causent de lourdes pertes au Hamas. Nous détruisons des armes, des infrastructures terroristes, des systèmes de commande et de contrôle, des institutions du Hamas, des bâtiments du régime, des maisons de terroristes et nous tuons des terroristes dans les différents niveaux de commande… La campagne contre le Hamas s’étendra dans les jours prochains et l’organisation paiera un lourd tribut."
Mais en 2007, un an avant l’opération "plomb fondu", ce qui préoccupait Ya’alon, c’était les 40 milliards de m3 de gaz naturel, évalués à environ 3 milliards d’euros, découverts en 2000 au large de Gaza. Ya’alon rejetait l’idée que "le gaz de Gaza puisse devenir le vecteur d’un état palestinien viable au plan économique" comme étant "erronée". Le problème selon lui était que :
"La vente du gaz palestinien à Israël n’engendrera pas assez de richesse pour profiter à une population palestinienne très appauvrie. Par contre, si l’on en juge par le passé, elle permettra de financer d’autres attaques terroristes contre Israël…
Une transaction sur le gaz avec l’Autorité Palestinienne [AP] devra, par définition, inclure le Hamas. Soit le Hamas pourra bénéficier des revenus engendrés, soit il sabotera le projet en lançant des attaques contre le Fatah, les installations de gaz et Israël – ou contre les trois à la fois… Il est clair que sans une opération militaire d’envergure pour mettre fin au contrôle du Hamas sur Gaza, on ne pourra procéder à aucun forage sans l’accord du mouvement islamique radical.."
L’opération "plomb fondu" n’a pas réussi à anéantir le Hamas, par contre elle a pris la vie de 1387 Palestiniens (dont 773 civils) et de 9 Israéliens (dont 3 civils).
Depuis la découverte de pétrole et de gaz dans les Territoires Occupés, la compétition pour les ressources s’installe de plus en plus au cœur du conflit, à cause, surtout, des problèmes énergétiques croissants d’Israël.
Selon Mark Turner, le fondateur de Research Journalism Initiative, le siège de Gaza et la pression militaire qui s’en est suivie avaient pour but "d’éliminer" le Hamas en tant que "entité politique viable à Gaza" pour induire un "climat politique" favorable à un accord sur le gaz. Cela impliquait de réhabiliter le Fatah vaincu, d’en faire le principal acteur politique en Cisjordanie et de "rééquilibrer le rapport de force entre les deux camps en armant les forces loyales à Abbas et en recommençant à lui octroyer une aide financière ciblée."
Les propos de Ya’alon de 2007 montrent que le cabinet israélien n’est pas seulement préoccupé par le Hamas – mais par le fait que si les Palestiniens parviennent à exploiter leurs gisements de gaz, la transformation économique qui en résultera pourrait alors augmenter considérablement leur pouvoir.
Israël a fait plusieurs découvertes successives d’importance ces dernières années – comme par ex. le gisement Leviathan estimé à 453 milliards de m³ – qui pourrait faire passer le pays d’importateur d’énergie à exportateur potentiel d’énergie avec l’ambition de livrer l’Europe, la Jordanie et l’Égypte. Le problème est que la plus grande partie des 3 450 milliards de mètres cubes de gaz et des 1,68 milliard de barils de pétrole du Bassin du Levant se trouve dans des eaux territoriales disputées par Israël, la Syrie, le Liban, Gaza et Chypre.
En plus de ces luttes régionales pour le gaz, Israël doit faire face à ses propres défis énergétiques, souvent méconnus. Ce ne sera sans doute pas avant 2020, par exemple, que le pays parviendra à mobiliser correctement la plus grande partie de ses ressources nationales.
Mais c’est seulement la partie émergée de l’iceberg. En 2012, dans une lettre – que le gouvernement israélien a gardée secrète– deux responsables scientifiques du gouvernement israélien ont prévenu le gouvernement que Israël, malgré toutes ses extraordinaires découvertes, n’avait pas encore la capacité d’exporter du gaz. Selon Ha’aretz, la lettre précisait que les ressources nationales israéliennes étaient de 50% inférieures à ce qui serait nécessaire pour procéder à des exportations dignes de ce nom et qu’en plus elles pourraient diminuer avec les années :
"Nous pensons qu’Israël aura augmenté sa consommation [nationale] de gaz naturel en 2020 et ne devrait donc pas exporter de gaz. Les estimations de l’Autorité de gaz Naturel sont inexactes. Il y a un fossé de 100 à 150 milliards de mètres cubes entre les projections de consommation qui ont été présentées au Comité et les projections plus récentes. Les réserves de gaz dureront sans doute moins de 40 ans !"
Comme Dr Gary Luft - un conseiller du Conseil de Sécurité de l’Energie Etasunienne - l’a écrit dans le Journal de la Sécurité Energétique, "avec l’accélération de la diminution des ressources nationales de gaz et sans une augmentation rapide des importations égyptiennes de gaz, Israël pourrait être confronté à une crise énergétique dans les années qui viennent... Si Israël veut pouvoir poursuivre ses projets de gaz naturel, il doit diversifier ses sources d’approvisionnement. "
Les nouvelles découvertes nationales d’Israël ne permettent pas de solutionner le problème dans l’immédiat parce que les prix de l’électricité ont atteint des records, ce qui accroît encore la nécessité de diversifier les approvisionnements. Ces problématiques sont la raison pour laquelle le premier ministre Netanyahou a déclaré le 11 février qu’il était temps de conclure un accord sur le gaz avec Gaza. Mais lorsqu’un nouveau cycle de négociations a été entamé avec l’Autorité Palestinienne, en septembre 2012, le Hamas a été exclu, et par conséquent il a rejeté l’accord comme illégitime.
Au début de l’année, le Hamas a condamné l’accord que l’AP avait conclu avec Israël pour lui acheter 845 millions d’euros de gaz provenant du gisement Leviathan sur les 20 années qui suivront la mise en service du gisement. Simultanément, l’AP a rencontré plusieurs fois le British Gas Group pour exploiter les gisements marins de Gaza, mais en excluant le Hamas – et donc les Gazaouis – du processus. Ce plan est le bébé du délégué du Quartette du Moyen Orient, Tony Blair.
Mais l’AP a aussi sollicité la compagnie russe Gazprom pour la même chose et des entretiens ont eu lieu entre la Russie, Israël et Chypre, sans qu’on sache au juste ce qu’il en est sorti. On ne sait pas non plus comment l’AP se propose de contrôler Gaza qui est gouverné par le Hamas.
Selon Anais Antreasyan, du Journal des Études Palestiniennes de l’Université de Californie, la revue de langue anglaise la plus respectée de toutes celles qui traitent du conflit arabo-israélien, l’étranglement israélien de Gaza a pour but de rendre "impossible l’accès des Palestiniens aux puits Marine-1 et Marine-2." Le plan à long terme d’Israël "consiste non seulement à empêcher les Palestiniens d’exploiter leurs propres ressources, mais aussi à intégrer les gisements de gaz de Gaza dans les installations de forage en mer israéliennes adjacentes." Tout cela fait partie d’une plus large stratégie consistant à :
"…. séparer les Palestiniens de leur terre et de leurs ressources naturelles pour les exploiter et ainsi bloquer le développement de l’économie palestinienne. En dépit de tous les accords formels impliquant le contraire, Israël continue à gérer toutes les ressources naturelles qui sont nominalement sous la juridiction de l’AP, que ce soit l’eau, la terre, la mer ou les ressources en hydrocarbures.."
Pour le gouvernement israélien le Hamas continue d’être le principal obstacle à la finalisation de l’accord gazier. Comme le dit le ministre en exercice : "Notre expérience de la période d’Oslo nous a appris que les profits du gaz palestinien seraient sans doute utilisés pour financer le terrorisme contre Israël. Le Hamas n’est pas la seule menace… Il est impossible d’empêcher un groupe terroriste palestinien ou un autre de profiter peu ou prou de la manne gazière."
La seule option, par conséquent, est une nouvelle "opération militaire pour éradiquer le Hamas."
Malheureusement pour l’armée israélienne, anéantir le Hamas passe par la destruction de ce qui est perçu comme la base civile du groupe – et c’est pourquoi les victimes civiles palestiniennes sont infiniment plus nombreuses que les victimes israéliennes. Les deux camps ne valent pas mieux l’un que l’autre, mais la capacité de destruction d’Israël est simplement beaucoup plus grande.
Après l’opération "plomb fondu", le Comité Public contre la Torture en Israël (PCATI) de Jérusalem a découvert que l’armée israélienne avait adopté une doctrine de combat plus agressive basée sur deux principes – "zéro perte" pour les soldats israéliens même si cela nécessitait de tirer tous azimuts dans des zones fortement peuplées et la "doctrine dahiya" qui prône le bombardement des infrastructures civiles pour infliger de grandes souffrances à la population et les inciter à se révolter contre les opposants à Israël.
Cela a été confirmé dans les faits par la mission d’enquête diligentée par l’ONU à Gaza qui est arrivé à la conclusion que l’armée israélienne avait "délibérément fait un usage disproportionné de la force", contre les "infrastructures de soutien" de l’ennemi - "l’expression semble désigner la population civile", précise le rapport de l’ONU.
Les ressources ne sont pas la seule cause du conflit israélo-palestinien. Mais à une époque où l’énergie renchérit, la compétition pour le contrôle des énergies fossiles régionales influence de plus en plus des décisions qui ont le potentiel de déclencher une guerre.
10 juillet 2014 - The Guardian - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.theguardian.com/environm...
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet
http://info-palestine.net

Abbas demande à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale" (OLP)

Le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé à l'ONU de placer l'Etat de Palestine sous la "protection internationale" des Nations unies à la suite de la détérioration de la situation dans la bande de Gaza, a annoncé dimanche l'OLP.
Le président Abbas a remis une lettre au coordinateur de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, adressée au secrétaire général Ban Ki-moon, afin de "placer officiellement l'Etat de Palestine sous le régime de protection internationale de l'ONU", a précisé l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

La Finul appelle les armées libanaise et israélienne à la "plus grande retenue"


La Force Intérimaire de l'Onu au Liban (Finul) a appelé dimanche les armées libanaise et israélienne à "la plus grande retenue". 
"Le commandant de la Finul par intérim, le brigadier-général Tarundeep Kumar a contacté l'armée libanaise et l'armée israélienne les exhortant à la plus grande retenue et à coopérer avec la Finul pour éviter toute escalade", affirme la Finul dans un communiqué. "Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à la cessation des hostilités et coopèrent pleinement avec la Finul en vue de prévenir des incidents supplémentaires le long de la Ligne bleue".
"En coordination avec l'armée libanaise, la Finul maintient sa présence sur le terrain et mène des patrouilles intensives dans toute sa zone d'opération pour éviter d'autres incidents", ajoute le texte. 
La Finul a ouvert une enquête sur l'incident "qui constitue une violation grave de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies".
Au moins deux roquettes ont été tirées samedi soir à partir du sud de Tyr, au Liban-Sud, vers le nord d'Israël. L'armée israélienne a tiré des obus sur les périphéries de Qlaylé, à Tyr, au Liban-Sud, en riposte aux tirs.

Israël/Gaza: Hollande s'entretient avec le président tunisien

Le président français François Hollande s'est entretenu dimanche matin avec son homologue tunisien Moncef Marzouki "au sujet de la grave situation à Gaza", a annoncé l'Elysée dans un communiqué.
"L'augmentation du nombre de victimes civiles palestiniennes et les risques de développement d'intervention au sol appellent à l'établissement d'un cessez-le-feu sans délai", souligne le communiqué.
"Dans ce moment décisif, la France et la Tunisie sont convenues de conjuguer leurs efforts et d'utiliser toutes les possibilités de médiation avec d'autres partenaires pour y parvenir", ajoute l'Elysée.
Israël a promis dimanche d'intensifier ses bombardements sur la bande de Gaza après avoir invité les habitants du nord de l'enclave à évacuer, malgré de multiples appels au cessez-le-feu.

Gaza: appel du pape pour des "gestes concrets" en faveur de la paix

Le pape François a lancé un appel pour la paix à Gaza dimanche lors de la prière de l'Angélus, réclamant "des gestes concrets pour construire la paix" au moment où l'opération israélienne s'est intensifiée.
Devant des milliers de pèlerins rassemblés sur la place Saint-Pierre, le pape François a exhorté "toutes les parties intéressées et tous les responsables politiques locaux et internationaux à ne pas ménager leurs efforts (...) pour faire cesser toutes les hostilités".
François s'est rendu au Moyen-Orient en mai et a tenu une prière commune au Vatican avec le président israélien Shimon Peres et le président palestinien Mahmoud Abbas en juin.
"Certaines personnes pourraient penser que cette rencontre (de prière) fut en vain. Mais ce n'est pas le cas parce que la prière nous aide à ne pas être conquis par le mal ou se résigner à la violence et à la haine", a-t-il dit.

"A Gaza comme en Israël, la priorité absolue c'est le cessez-le-feu", affirme Fabius

"A Gaza comme en Israël, la priorité absolue c'est le cessez-le-feu", a déclaré le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, dimanche à Vienne où il doit s'entretenir avec ses homologues des grandes puissances occidentales sur le nucléaire iranien.
"Dans ce contexte d'escalade absolument désastreuse, la France demande, comme le Conseil de sécurité de l'ONU, le retour à la trêve de 2012", a déclaré le ministre à des journalistes. "Nous allons certainement en discuter avec mes collègues ici présents".
Les ministres des Affaires étrangères des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Allemagne se retrouvent dans la capitale autrichienne pour tenter de résoudre leurs divergences avec les Iraniens, à une semaine de la date butoir pour un accord sur le programme nucléaire de Téhéran. Mais le conflit entre Israël et le Hamas sera aussi au menu des discussions. Les ministres chercheront à définir "une action internationale urgente et concertée" en vue d'un cessez-le-feu, avait déclaré récemment le Britannique William Hague.

Le chef de la diplomatie allemande au Proche-Orient lundi et mardi

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier va se rendre au Proche-Orient lundi et mardi, alors que l'armée israélienne a lancé une opération armée dans la bande de Gaza pour frapper le Hamas, a annoncé une porte-parole à Berlin.
"Le ministre des Affaires étrangères Steinmeier voyage demain et après-demain au Proche-Orient", a déclaré une porte-parole, qui n'a donné aucun détail sur le programme ou les étapes du déplacement.
La nouvelle spirale de violences a été enclenchée après l'enlèvement en juin et le meurtre de trois étudiants israéliens en Cisjordanie, attribués par Israël au Hamas, suivis de l'assassinat d'un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem par des extrémistes juifs. Au total, les tirs israéliens ont fait 165 morts et plus de 1.000 blessés depuis mardi, selon les secours. Parallèlement, Israël avait recensé 53 tirs de roquettes samedi vers son territoire, ce qui porte à 800 le nombre de tirs depuis la bande de Gaza -- dont 127 interceptés par la défense antimissile. Ces tirs ont fait une dizaine de blessés mais aucun mort.
"Cette situation très tendue entre Israël et les Palestiniens peut seulement être désamorcée si les attaques de roquettes sur des villes israéliennes depuis la bande de Gaza cessent immédiatement", a estimé vendredi le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert, lors d'une conférence de presse, alors que la chancelière Angela Merkel a condamné cette semaine les tirs sur Israël. Berlin défend "le droit des Israéliens à assurer leur défense", a souligné M. Seibert.
La ministre italienne des Affaires étrangères Federica Mogherini, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne, doit aussi se rendre au Proche-Orient dans les prochains jours. Elle se rendra en Israël et dans les territoires palestiniens de mardi à jeudi, ainsi qu'en Egypte de vendredi à samedi.

Jérusalem: la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées, 10 Palestiniens arrêtés

La police israélienne a annoncé avoir pénétré dimanche matin sur l'esplanade des Mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem, où elle a arrêté dix manifestants palestiniens.
"Des dizaines de manifestants palestiniens ont lancé des pierres et des pétards vers les policiers qui accompagnaient des visiteurs sur le Mont du Temple (l'esplanade des Mosquées). D'autres policiers sont alors intervenus en utilisant des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants", a expliqué à l'AFP une porte-parole de la police. "Dix manifestants ont été arrêtés et deux policiers légèrement blessés", a-t-elle ajouté, précisant que l'esplanade des Mosquées avait ensuite été fermée aux visiteurs.
Des heurts sporadiques ont eu lieu à Jérusalem-Est, à majorité arabe, depuis l'enlèvement et le meurtre le 1er juillet d'un jeune Palestinien brûlé vif par des extrémistes juifs, en réaction au meurtre de trois étudiants israéliens. L'offensive contre la bande de Gaza a aussi exacerbé les tensions.
L'esplanade de Mosquées, que les musulmans appellent le "Noble sanctuaire" et les juifs "Mont du Temple", est un lieu sacré pour l'islam comme pour le judaïsme, et une source de tensions quasi-quotidiennes entre les deux communautés.

Gaza: la France demande à Israël de "faire preuve de mesure dans sa riposte", affirme Le Drian

La France demande à Israël de "faire preuve de mesure dans sa riposte" contre Gaza face aux tirs de roquettes de la part du Hamas que "nous condamnons", a déclaré dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.
"Nous condamnons les tirs de roquettes qui se sont produits de la part du Hamas sur la population civile israélienne mais nous demandons aussi à Israël de faire preuve de mesure dans sa riposte et en particulier de respecter le droit international et de faire en sorte que les victimes civiles soient épargnées", a-t-il dit lors de l'émission "Le Grand rendez-vous" Europe 1-Le Monde-iTélé.
"La situation est extrêmement tendue (...) La France appelle au cessez-le-feu immédiat pour entrer dans une autre spirale que celle de l'escalade, pour faire en sorte que les uns et les autres commencent à parler entre eux pour éviter une aggravation qui serait dramatique pour cette partie du monde", a-t-il ajouté.

Israël annonce des raids à la mi-journée sur le nord de la bande de Gaza

L'armée israélienne a appelé dimanche les habitants de plusieurs localités du nord de la bande de Gaza à évacuer "immédiatement" leur maison en prévision de bombardements massifs dans ce secteur à partir de 12H00 locale (09H00 GMT).
L'aviation israélienne devait disperser des tracts au-dessus du nord de l'enclave palestinienne, non loin de la frontière avec Israël, demandant aux civils de quitter leur domicile d'ici midi pour se réfugier plus au sud, a expliqué l'armée dans un communiqué. "Ces tracts avertissent les résidents de Beit Lahiya de s'éloigner, pour leur sécurité, des activistes du Hamas et des sites où ils opèrent", souligne le communiqué.
C'est la première fois que l'armée fixe un ultimatum à la population de Gaza depuis le début mardi des hostilités. "L'armée israélienne a l'intention d'attaquer les infrastructures terroristes. L'opération sera limitée dans le temps. Ceux qui qui ne respecteront pas les instructions mettront en danger leur vie et celle de leur famille", a prévenu l'armée.
Selon la radio militaire, l'armée de l'air va "passer à une nouvelle étape en lançant des attaques sans précédent" qui vont viser des rampes de lancement de roquettes à plus longue portée ayant visé Israël ces derniers jours.

Gaza: première incursion terrestre d'un commando israélien

Un commando d'élite de la marine israélienne a mené dimanche à l'aube la première incursion terrestre dans la bande de Gaza depuis le lancement de l'offensive israélienne dans cette région, a annoncé le porte-parole de l'armée.
"Une opération des forces spéciales de la marine a eu lieu sur une plage de Gaza afin de frapper un site de lancement de roquettes à longue portée. La mission a été menée à bien", a précisé à la presse le lieutenant-colonel Peter Lerner. "Les membres du commando ont été attaqués et ont répliqué. Quatre soldats ont été légèrement blessés", a ajouté le porte-parole.
La branche militaire du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam, a confirmé dans un communiqué que "des échanges de feux nourris ont eu lieu entre nos combattants et des soldats de la marine sioniste qui tentaient de pénétrer dans la zone de Sudanyia, (au nord-ouest) de la bande de Gaza". Il s'agit de la première incursion de l'armée israélienne depuis le lancement de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza durant la nuit de dimanche à lundi.
Les dirigeants israéliens ont multiplié ces derniers jours les menaces d'une opération terrestre de grande envergure dans la bande de Gaza parallèlement à la poursuite du pilonnage massif de l'enclave palestinienne par l'aviation en vue de détruire les capacités du Hamas à lancer des roquettes.
L'armée a notamment émis 40.000 ordres de mobilisation de réservistes pour remplacer des soldats du contingent déployés sur d'autres fronts afin de disposer de renforts à proximité de la bande de Gaza. Des cohortes de chars et de pièces d'artilleries ont également été ostensiblement déployés près de la bande de Gaza.
Par ailleurs, l'aviation a lancé durant la nuit de samedi à dimanche une vingtaine de frappes portant à plus de 200 le nombre de raids en 24 heures et à 1.329 le nombre d'attaques depuis le début de l'opération, a précisé dimanche matin le porte-parole de l'armée.
"Au cours des dernières 24 heures, 53 roquettes ont été tirées vers le territoire israélien portant à 800 le nombre de roquettes lancées à partir de la bande de Gaza, dont 127 ont été interceptées" par des batteries d'"Iron Dome", un système permettant de détruire des roquettes en vol, a ajouté le porte-parole.
Dans la bande de Gaza un adolescent palestinien de 14 ans et une femme de 44 ans ont été tués dimanche à l'aube lors de nouvelles frappes israéliennes, a indiqué le porte-parole des services de secours, Achraf al-Qoudra.
Le bilan de samedi s'est pour sa part encore alourdi, atteignant 56 morts avec le décès d'un enfant de deux ans et d'une femme de 73 ans. Samedi a été la plus sanglante depuis le début mardi de l'opération israélienne "Protective Edge". Au total, 163 personnes ont été tuées et 1.085 blessées dans les bombardements. Aucune victime israélienne n'est à déplorer depuis le début de cette campagne de bombardements.
Ce conflit est le plus meurtrier depuis l'opération "Pilier de Défense" en novembre 2012, qui avait déjà pour objectif de faire cesser les tirs de roquettes de Gaza. Les hostilités avaient tué 177 Palestiniens et six israéliens en une semaine.

Nouveau massacre de l'agression: 6 innocents tués

Six citoyens palestiniens ont été tués et un certain nombre d'autre ont été blessés, le samedi 12/7, dans un nouveau massacre sioniste dans la ville de Gaza, après le bombardement d'une assemblée de citoyens, ce qui a élevé le nombre des martyrs à 127 depuis le début de l'agression israélienne sur la Bande de Gaza.
Le porte-parole du ministère de la santé, Ashraf Qodra, que 5 martyrs et plusieurs blessés sont arrivés à l'hôpital de Shifa à Gaza.

Tel-Aviv et Bat Yam bombardées par 6 missiles "J 80"

Les Brigades des Martyrs Izz al-Din al-Qassam, l'aile militaire du mouvement «Hamas», a bombardé, le samedi soir (12/07), "Beit Yam" le centre et le nord  de "Tel Aviv" par 6 missiles "J 80" (symbolisant le général commandant adjoint des Brigades al-Qassam, Ahmed Jaabari).
Cette opération de forte qualité est intervenue après que les brigades d'al-Qassam aient annoncé et fixé la durée du lancement de leurs roquettes sur Tel Aviv, en précisant qu'elles seront lancées exactement à 21 h de ce soir, en défiant la technologie et l'aviation israélienne et s'attendront à ce que le système sécuritaire de l'Occupant "Iron dôme" puisse faire quelque chose devant les roquettes de type "J 80".
Les brigades d'al-Qassam ont annoncé préalablement la date du lanceent de leurs roquettes invitant les medias à poursuivre l'opération militaire sur terrain afin de pouvoir dévoiler la tromperie et la barbarie de l'agression israélienne contre la population civile palestinienne et ses biens, en particulier le bombardement des maisons résidentielles pour se venger de son échec par le meurtre massif et collectif des femmes et des enfants palestiniens  
Pour sa part, le journal hébreu "Yediot Aharonot" a rapporté que "le Hamas va bombarder Tel-Aviv par de nouveaux missiles", tandis que la deuxième chaine sioniste a déclaré: «Le Hamas est en train de préparer une surprise à Tel-Aviv."
Les forces armées de l'occupation ont commencé, à l'aube mardi (8/ 7) une importante opération militaire contre la bande de Gaza, de lancer des centaines de raids sur les villes et les camps du secteur sinistré et assiégé, en tuant 136 Palestiniens et des centaines de Palestiniens ont été blessés, alors que des dizaines de maisons ont été entièrement détruites sans aucun alarme ou avertissement préalable.

El-Qassam bombarde Naharia dans le nord de la Palestine occupée

Les Brigades d'el-Qassam, la branche armée du mouvement du Hamas, a revendiqué le lancement de plusieurs missiles sur la ville de Naharia, au nord de la Palestine occupée en 1948,  tôt cette nuit et un autre groupe sur la colonie "Kiryat Shamouna hier.
Dans un bref communiqué, les Brigades d'el-Qassam ont déclaré que le bataillon du martyr Mohamed Abou Khoudair a effectué l'opération du lancement des roquettes, sans souligner au lieu du lancement.
L'occupation israélienne a annoncé la chute de trois missiles près de la colonie de Naharia dans le nord de la Palestine occupée en 1948, démontrant que ces roquettes ont été lancées à partir du sud du Liban.

L'aviation israélienne a bombardé la Banque nationale islamique dans la ville de Gaza

Les forces israéliennes sionistes ont bombardé à l’aube d’aujourd’hui (12/7), la Banque nationale islamique, dans la rue d’Omar Mukhtar au quartier El-Rimel dans le centre ville de Gaza.
Selon des sources locales, le bombardement sioniste a frappé le générateur électrique de la banque ce qui a conduit à l'éclatement d'un énorme incendie et l'apparition de graves dommages.
L'aviation israélienne la même Banque de Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, hier, causant sa destruction presque entière.

L'est de Gaza: 17 martyrs et 50 blessés dans un horrible massacre

18 citoyens palestiniens ont été tués et les dizaines sont blessé, le samedi soir 12/7, dans le bombardement sioniste ciblant une mosquée dans la région de Chaaf à l'est du quartier de Chujaia dans l'est de la ville de Gaza.
Le porte-parole du ministère de la santé, Ashraf Qodra, a déclaré que ce bombardement a abouti la mort de 10 martyrs qui sont arrivés séparés à l'hôpital de Chifa, alors que les dizaines ont été blessés dans ce massacre.
L'occupation a ciblé une mosquée lors de la prière de Tarawih.
Des témoins oculaires ont déclaré que le bombardement de la maison de Batch a coïncidé avec la sortie des citoyens de la mosquée proche de Jawlani, où il a transféré les dizaines de martyrs et les blessés.
Des sources médicales ont déclaré que le colonel Batch a été grièvement blessé.

Jérusalem: Tension et affrontements à el-Aqsa après l'invasion des colons

Un état de tension grave règne dans la mosquée bénie d'el-Aqsa, ses alentours et ses portes extérieures après l'invasion de la mosquée par une unité spéciale de soldats et de la police de l'Occupant israélien via la porte de Maghrébins et la poursuites des fidèles qui ont fait face aux colons extrémistes qui ont pris d'assaut la mosquée sous la direction du rabbin extrémiste, Yahuda Gelick, le dimanche 13/7.
Des témoins oculaires ont déclaré qu'une force de la police de l'Occupation israélienne a envahi les esplanades de la mosquée bénie d'el-Aqsa, le dimanche 13/7 et ont lancé les balles en caoutchouc et les bombes assourdissantes sur les fidèles jeûneurs stationnés qui ont pu y accéder et se trouver, ce qui a abouti la blessure de plusieurs d'entre eux avec les éclates des bombes assourdissantes et les balles en caoutchouc.
Les forces armées de l'occupation israélienne imposent un blocus renforcé sur la mosquée sainte d'el-Aqsa depuis le dimanche matin, tandis qu'elles ont imposé de sévères restrictions à l'entrée des fidèles dans la mosquée et empêchent Palestiniens qui ont moins de 50 ans de y entrer, au moment où elles ont ouvert la porte de Maghrébins pour assurer les assauts des colons extrémistes.
Les témoins oculaires ont assuré que de violents affrontements ont éclaté entre les fidèles et les forces armées de l'occupation israélienne pour protester contre les mesures sionistes et le permis aux colons extrémistes d'envahir la mosquée et que des importantes forces de la police ont imposé un siège sur la Mosquée Qibli, dans laquelle il y a plusieurs fidèles.
Des sources du ministère des legs pieux dans la ville sacrée de Jérusalem ont indiqué que la police israélienne est la branche avancée des autorités de l'occupation et tente d'appliquer le plan de judaïsation visant à diviser la mosquée.

Jordanie: Les Islamistes exigent l'arrêt de la coordination avec Israël et le soutien de la résistance

Le parti du front de l'action islamique en Jordanie a appelé le régime officiel arabe à stopper la coordination de la sécurité avec l'Occupant israélien et de s'engager dans le projet de la résistance et de diriger le projet de la troisième Intifada.
Le parti a appelé dans un communiqué publie le samedi soir 12/7, à ouvrir le passage de Rafah immédiatement pour permettre la sortie des blessés de la Bande de Gaza et l'arrivée des solidaires avec sa population et aussi de fournir toutes les formes possibles du soutien.    
Il a appelé à fermer les ambassades de l'Occupant israélien au Caire et à Amman, parce que l'existence continue de deux ambassades est une provocation de tous les hommes libres dans la nation.
Le communiqué a ajouté: "Si le régime officiel arabe ne répond pas à ces demandes qui sont minimes à ce stade, il enregistre sur lui-même devant Allah et devant l'histoire qu'il est un partenaire dans la guerre contre le peuple palestinien.

TV israélienne : Les factions ont réussi ce qu’aucune armée arabe n’a pu faire avant

La télévision israélienne a déclaré que les factions de la résistance de la bande de Gaza ont réalisé ce qu’aucune armée arabe n’a pu faire.
Cette déclaration a été tenue lors d’une discussion sur la deuxième chaine israélienne suite aux menaces des Brigades al-Qassam de bombarder Tel-Aviv samedi à 21 heures.
L’un des analystes présents a affirmé que « le Hamas a réalisé ce que les armées arabes n’ont pas fait, personne n’a osé frapper Tel Aviv, pas même le Hezbollah. »
Al-Qassam a mis en exécution ses menaces et tiré des roquettes J80 en direction de Tel-Aviv et Bat Yam samedi soir.
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Porte-parole du Hamas : « Nous avons changé la réalité de la bataille, les criminels vivent maintenant dans des caves »

Gaza -
Par
Le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, indique que l’entité sioniste commet un génocide contre les Palestiniens et a démenti les commentaires qui disent que ce qui se passe est une guerre contre Hamas seulement. « C’est un crime sioniste et un génocide contre la bande de Ghaza. Des civils et des maisons sont visés. Pas moins de 110 maisons sont menacées par les roquettes de l’occupation israélienne. Les bombardements israéliens ont été effectués au moment de l’Iftar et du S'hour ». « Les sionistes veulent couvrir l’échec de leurs opérations militaires en massacrant les femmes et les enfants. La résistance accomplit son rôle pour protéger notre peuple. »
Porte-parole du Hamas : « Nous avons changé la réalité de la bataille, les criminels vivent maintenant dans des caves »
Y a-t-il des surprises qui attendent l’ennemi sioniste ? Cette guerre nous a été imposée. Avec ce choix difficile, nous allons réagir. L’ennemi va voir plusieurs surprises.
La Résistance est-elle capable de faire face à une opération militaire sioniste terrestre ?
La réaction palestinienne à l’ennemi sioniste a prouvé qu’il y a de nouvelles données sur le champ de bataille. Les Palestiniens vivent sur terre. Quant aux assassins, ils sont cachés dans les refuges en sous-sol. Nous n’avons que de simples moyens pour confronter les criminels. Les Palestiniens sont déterminés à ne pas épargner aucun effort pour repousser l’agression aérienne ou bien terrestre.
Il y a quelques commentaires qui estiment que ce qui se passe actuellement est une guerre contre Hamas.
Hamas est une partie de la Palestine. Même si le mouvement est la cible pour le moment, cela ne changera rien. Cependant la réalité montre tout à fait le contraire. L’occupation cible les femmes et les enfants.
Comment évaluez-vous  les positions arabes vis-à-vis ce qui se passe ?
Les positions arabes sont très douloureuses. Il y a un silence douteux et non justifié. Même les condamnations, elles n’étaient pas vives. Nous attendons un soutien officiel, médiatique et matériel. Pour votre information, les hôpitaux à Ghaza connaissent une situation critique et il n’y a pas d’essence. C’est pour cela qu'il est devenu très difficile de transporter les blessés vers les hôpitaux.
Par le biais d’Echorouk, nous portons à la connaissance de nos frères les Algériens que nous avons besoin d’eux. Nous avons besoin d’un soutien officiel et populaire de leur part. Nous attendons qu’ils montrent une position plus active.
Abdesselam Sakia / Version française : M. A.

Source : Echorouk

La résistance palestinienne vaincra le sionisme

Palestine occupée -
Par
Le colonialisme juif en Palestine est une longue histoire de crimes, de massacres et d’épuration ethnique. Selon un procédé macabre et répétitif depuis sa création, l’entité sioniste vient de déclencher une nouvelle attaque sur la bande de Gaza. En quelques jours, une centaine de Palestiniens dont une majorité d’enfants et de femmes sont tombés en martyrs sous la pluie des bombes israéliennes.
La résistance palestinienne vaincra le sionisme
La mort de trois colons n’est qu’un prétexte pour lancer l’opération guerrière en cours. Affaiblie sur le plan extérieur car ne parvenant pas à briser l’axe de résistance Liban-Syrie-Iran, et craignant sur le plan intérieur la réorganisation et l’unité des principales factions palestiniennes, l’entité coloniale sioniste semble vouloir faire de cette attaque une démonstration de force. L’enjeu est de poursuivre la colonisation, intensifier la répression vis a vis des résistants palestiniens et couvrir les actes de barbarie commis par des colons, tel que l’assassinat atroce de Mohamed Abu Khdeir.
Pourtant cette bataille pourrait être une erreur stratégique supplémentaire pour l’entité sioniste. Contrairement à son objectif affiché, elle conduit au renforcement de la résistance palestinienne sur tous les fronts. Dans toute la Palestine, que ce soit en Cisjordanie ou dans la partie occupée en 1948, à al-Quds, al-Khalil (Hébron), Ramallah, Jenin, Nazareth, Amara, la jeunesse palestinienne brave les chars de l’armée d’occupation à coup de cocktails Molotov. A Gaza, la nouvelle force de frappe de la résistance armée, toutes factions confondues, répond de manière efficace à l’agression sioniste. Malgré le blocus et la répression sanglante, la résistance a réussi à rassembler un arsenal de plus en plus sophistiqué sur le modèle de celui du Hezbollah libanais. En quelques jours, plusieurs dizaines de roquettes se sont abattues en territoire occupé. Tel Aviv, Jérusalem occupée, Dimona, Haifa ont été atteintes. Seule la lutte armée a montré son efficacité et le montre encore.
Il semble bien que l’Histoire de la Palestine est aujourd’hui à un tournant. Sur les traces de la résistance des Vietnamiens, des Algériens, des combattants du Hezbollah au Liban, les Palestiniens marchent vers la victoire. La sauvagerie du colonialisme juif n’a pas pu les faire plier.
Le Comité Action Palestine réaffirme son soutien inconditionnel à la résistance palestinienne pour la libération de la terre arabe de Palestine.
Il dénonce l’abject soutien de l’Etat français aux massacres sionistes.
Il souhaite rendre hommage à tous les Martyrs de cette cause qui ont donné leur vie pour la justice et la liberté en Palestine mais aussi dans le monde entier.
Comité Action Palestine
11 juillet 2014

Soutenir la résistance palestinienne en comptant sur nos propres forces

Gaza - 13 juillet 2014
Par
"Ni les Juifs, ni les Chrétiens ne seront jamais satisfaits de toi, jusqu’à ce que tu suives leur religion. - Dis : "Certes, c’est la direction d'Allah qui est la vraie direction". Mais si tu suis leurs passions après ce que tu as reçu de science, tu n’auras contre Allah ni protecteur ni secoureur." (Coran 2:120)
L'extrême gauche commence déjà à s'affoler de possibles "récupérations" de la mobilisation en faveur de la Palestine et de son peuple par les "islamistes". Mais qui est le fer de lance de la résistance à Gaza sinon les organisations islamiques palestiniennes ? Les disciples de Trotsky ou d'Althusser peut-être ?
Soutenir la résistance palestinienne en comptant sur nos propres forces
L'extrême gauche s'inquiète de possibles dérives "antisémites" durant les manifestations mais elle ne s'indigne nullement de ses propres positions islamophobes. Pourtant qui meurt à Gaza sinon les mêmes musulman-e-s que cette extrême gauche discrimine impunément en France ?
L'extrême gauche craint toute forme d'expression de l'identité musulmane durant les mobilisations. Mais elle n'hésitera pas à sortir ses drapeaux rouges ou ceux des diverses organisations qui la composent. De même, elle vendra sa petite littérature marxiste ou anarchiste et entonnera ses chants "révolutionnaires". Bref, elle fera du prosélytisme gauchisant...
L'extrême gauche s'effraie de tout slogan en langue arabe mais elle n'hésitera pas à lancer ses slogans "révolutionnaires" qui seront toujours plus consensuels que n'importe quel slogan arabe. Mais, au fait, quelle langue parle les Palestiniens ?
L'extrême gauche ignore sciemment les positions politiques des organisations palestiniennes, notamment celles qui ont des références islamiques, mais elle se sentira obligée d'expliquer aux musulman-e-s ce qu'ils ou elles doivent penser parce que sinon ils ou elles risquent de s'éloigner d'une analyse matérialiste seule à même de comprendre le réel.
L'extrême gauche se revendique d'une histoire révolutionnaire souvent violente et de l'histoire de la résistance à l'occupation nazie tout aussi violente mais elle refuse au peuple palestinien l'usage de cette même violence pour se libérer de la colonisation sioniste. Aux yeux de nos révolutionnaires, l'usage de la violence serait-il un privilège occidental ? Ou serait-il interdit uniquement aux musulman-e-s qui doivent se résigner à vivre dans une condition de colonisé-e-s ?
Finalement, le grand paradoxe de l'extrême gauche c'est qu'elle prétend soutenir un peuple qu'elle exècre parce que trop musulman et trop arabe. Et elle organise des manifestations en faveur de ce peuple dans lesquelles viennent essentiellement des personnes qu'elle abhorre tout autant parce que trop musulmanes et trop arabes.
Musulman-e-s, libérons le mouvement de soutien à la Palestine de la tutelle paternaliste de l'extrême gauche islamophobe et occidentalocentriste.
Musulman-e-s, affichons notre islamité en brandissant fièrement le drapeau vert du Hamas ou le drapeau noir du Jihad islamique.
Musulman-e-s, exprimons notre identité en entonnant des slogans en langue arabe pour soutenir la résistance palestinienne.
Musulman-e-s, manifestons notre attachement à la ville d'al-Quds, première qibla des musulman-e-s et capitale indivisible de la Palestine, et à la mosquée al-Aqsa que les sionistes s'activent à détruire.
Musulman-e-s, décolonisons le mouvement de solidarité avec la Palestine dans l'Hexagone et refusons toute forme de paternalisme.
Musulman-e-s, comptons sur nos propres forces pour apporter notre soutien au peuple palestinien et à sa résistance.
Musulman-e-s, suivons la recommandation du martyr cheikh Ahmed Yassin qui affirmait face à la colonisation sioniste : "Je résiste, donc je suis."
Campagne ALI - Paris
12 juillet 2014 – 14 ramadan 1435http://www.ism-france.org

Une militante française se trouve à hôpital Al-Wafa menacé par les missiles israéliens

Gaza -
Par
12.07.2014 - L'armée d'Israël a tiré cinq missiles "de semonce" sur l'hôpital gériatrique El-Wafa à Gaza-ville. Une militante française et d'autres internationaux sont maintenant à l'intérieur de l'hôpital, en solidarité, et ont dit qu'ils "entendaient les missiles tomber à côté."
"L'hôpital El-Wafa est le seul établissement de rééducation pour les patients qui nécessitent des soins à long terme. Certains patients sont dans le coma, d'autres sont paraplégiques et incapables de bouger. L'hôpital a été bombardé à plusieurs reprises depuis hier par l'armée israélienne. Je considère que ces patients particulièrement vulnérables ont besoin d'une protection, d'où ma présence ici. Attaquer un hôpital est un crime," a déclaré Colette, militante française.
Une militante française se trouve à hôpital Al-Wafa menacé par les missiles israéliens
Rencontre entre les internationaux et la direction de l'hôpital Al-Wafa, le 11 juillet
(photo Unadikum)
Les 8 activistes internationaux (ISM et Brigades Unadikum) présents à Gaza ( sont citoyens des Etats-Unis, d'Espagne, de Suède, du Venezuela, de France, du Royaume-Uni, d'Australie et de Nouvelle-Zélande.
Le premier tir de missile a touché le 4ème étage de l'hôpital à 2h du matin dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 juillet.
Le 11 juillet à 19h, un 5ème missile a touché l'hôpital. "Les fenêtres et les portes ont volé en éclats, il y avait du verre brisé partout, les escaliers sont endommagés, il y a un gros trou dans la zone de l'impact et le mur est brûlé," rapporte Joe Catron, militant ISM, originaire des Etats-Unis.


Photo
L'hôpital Al-Wafa après les tirs "de semonce, le 10 juillet (photo Manu Pineda, Brigades Unadikum)

Vers 20h, Basman Alashi, directeur de l'hôpital, a reçu un appel anonyme d'une personne au "fort accent israélien", demandant s'il y avait des blessés, s'il y avait des gens au dernier étage et s'ils envisageaient d'évacuer l'hôpital.
Alashi dit que l'hôpital ne sera pas évacué parce qu'il n'y a pas d'endroit où évacuer les patients. "L'hôpital El-Wafa reçoit des patients qui ont besoin d'attention médicale 24h/24. Il y a des malades qui ne peuvent pas bouger, d'autres qui sont alimentés par sonde gastrique. C'est le seul hôpital de Gaza spécialisé dans la rééducation des gens qui ont besoin de kinésithérapie et d'ergothérapie. Tous nos patients ont plus de 60 ans, hommes et femmes. Nous ne comprenons pas pourquoi les forces israéliennes ont tiré 5 roquettes sur l'hôpital au cours des dernières 24 heures. Nous sommes au service de l'humanité."
Pour plus d'informations :
+972597406401 Ally Cohen, ISM Media Office (en anglais)
+972592224699 Basman Alashi, directeur de l'hôpital El-Wafa (en anglais, en arabe)
Militante française dans l'hôpital :
+972599759394 Colette, France (en français)
Source : Palsolidarity
Traduction : MR pour ISM

En direct de Gaza Samedi 12 juillet 2014 - Il est 24 h à Gaza

Gaza -
Par
Cinquième jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza - Bilan
La journée la plus meurtrière depuis le début de l’offensive militaire sur la bande de Gaza- 45 morts -
Silence, on massacre les Palestiniens à Gaza.
Silence, on tue les enfants et les femmes à Gaza
L’aviation, la marine et les chars israéliens bombardent partout dans la bande de Gaza.
En direct de Gaza
Samedi 12 juillet 2014 - Il est 24 h à Gaza
Et ça continue !
Le bilan s’alourdit au cinquième jour de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
- 152 morts palestiniens jusqu’à cette heure-ci, dont 40 enfants, 23 femmes et 19 personnes âgées suite à des bombardements israéliennes en cinq jours.
-970 blessés lors de ces bombardements aveugles de l’armée de l’occupation israélienne, dont 190 femmes et 250 enfants
- 3 handicapés ont été tués-quelle honte !
- 3 agents municipaux ont été tués à Rafah
- 2 ambulanciers ont été tués.
- Plus de 2100 raids israéliens en cinq jours partout dans la bande de Gaza
Quelle horreur !
- 290 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
- 800 maisons touchées par les bombardements
-Plus de 1900 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
- 25 mosquées ont été détruites
- Un hôpital a été touché
- 3 centres médicaux ont été touchés
- La municipalité de Rafah a été touchée
- une association des handicapés à été détruite- quelle honte !

C’est terrible !
Nous nous lâchons rien !
Nous ne désespérons pas !


La lutte continue


Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !


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Les noms des 163 martyrs victimes de la barbarie sioniste (vidéo)

Gaza -
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13.07.2014 - L'attaque militaire d'Israël contre Gaza continue pour le 6ème jour, ce dimanche ; le ministère de Santé à Gaza fait état de 165 tués et plus de 1000 blessés parmi les Palestiniens. La dernière frappe aérienne, ce matin, a tué Layla Hasan al-Udat, dans la camp de réfugiés de al-Maghazi, au centre de Gaza, a dit Ashraf al-Qidra.

Les noms des 163 martyrs victimes de la barbarie sioniste (vidéo)
Ashraf Zurub, 21 ans, vient de mourir des suites des blessures subies hier, et Husam Ibrahim al-Najjar, 14 ans, a été tué aujourd'hui dans des attaques au nord de Gaza.
Cette nuit, Hijaziyya al-Hilou, 80 ans, a été tué dans le quartier Shujaiyya de Gaza-ville lorsqu'un missile israélien a frappé la maison de la famille al-Hilou.
D'après les médecins, c'est un miracle que le reste de la famille ait survécu à l'attaque.
Les avions de l'armée de l'air israélienne ont intensifié les raids aériens toute la nuit, ciblant des immeubles du Hamas à Gaza-ville et bombardant une base des services de sécurité de l'Autorité palestinienne à Rafah.
Trois personnes, dont un enfant qui n'a pas été identifié, sont morts dimanche des blessures subies dans la nuit et les jours précédents.
Ramziyya al-Abdul, 73 ans, et Rami Abu Shanab, 25 ans, sont morts à l'hôpital al-Shifa, à Gaza-ville, des blessures subies il y a deux jours dans le bombardement de leur maison à Deir al-Balah.
Izz Addin al-Bulbul, Shadi Muhammad Zurub, 21 ans, Bassam Zurub, 21 ans, et le combattant du Jihad Islamique Muhannad Yousef Abu Dheir, 23 ans, ont tous été tués dans des bombardements qui ont ciblé Rafah.
Samedi en fin de journée, 18 Palestiniens ont été tués dans le bombardement du quartier Tuffah qui a touché une maison et une mosquée, a rapporté Ashraf al-Qidra, porte-parole des services d'urgence, dans l'assaut ayant fait le plus de mort en une seule fois depuis le début de l'attaque israélienne. 35 autres personnes ont été blessés dans le même bombardement.
3 personnes ont été tués et 5 blessés à Rafah, au sud de Gaza, a ajouté Qidra.
Une maison et une mosquée ont été touchées au moment où les fidèles terminaient les prières de Ramadan, ont dit les habitants locaux.
L'armée israélienne a déclaré dans un communiqué qu'elle a ciblé 1320 sites à Gaza depuis le début de l'attaque.
Dimanche, l'armée dispersera des tracts au-dessus de plusieurs lieux, au nord de Gaza, avertissant les résidents de rester éloignés des militants et des sites Hamas. Elle a également envoyé des messages enregistrés et des textos aux Palestiniens de Gaza.

Noms de 163 martyrs victimes de la barbarie sioniste depuis le 8 juillet 2014 :

1. Rashad Yassin, 27 anni, Nuseirat refugee camp
2. Abduallah Kaware, Khan Younis;
3. Mohammad Ashour, 13, Khan Younis;
4. Riyadh Kaware, 50, Khan Younis;
5. Rifaat Yusef Amer, 36, Gaza City;
6. Bakir Mahmoud Judeh, 22, Khan Younis;
7. Ammar Mohammad Judeh, 26, Khan Younis;
8. Hussein Mohammad Kaware, 13, Khan Younis;
9. Fakhri Saleh Ajjouri, 22; Abraj al-Sheikh Zayed;
10. Ahmad Moussa Habib, 48, al-Shujaiyeh – Gaza City;
11. Ahmad Ahed Habib, 19, al-Shujaiyeh – Gaza City;
12. Mohammed Shaaban, 24, Gaza City:
13. Amjad Shaaban, 30, Gaza City;
14. Khader Shaaban, 45, Gaza City;
15. Siraj Iyad Abdulal, 8, Gaza City;
16. Ra’ed Shalat, 27 , Gaza City;
17. Hafik Hamad, 30 , Beit Hanuna;
18. Ibrahim Mamedhmed Hamad, 26, Beit Hanuna;
19. Mahdi Mohammed Ahmad Hamad, 46, Beit Hanuna;
20. Fawzia Khalil Hamad, 62, Beit Hanuna;
21. Mehdi Hamad, 16, Beit Hanuna;
22. Suha Hamad, 25, Beit Hanuna;
23. Abdul-Hadi al-Sufi, 24, Rafah;
24. Suleiman Salman Abu al-Sawaween, 30, al-Qarara;
25. Abd al-Nasser Abu Kweik, 60, Nuseirat refugee camp;
26. Khaled Abu Kweik, 29, Nuseirat refugee camp;
27. Nayfa Farajallah, 80, al-Mughraqa;
28. Rafiq al-Kafarna, 30, Beit Lahiya;
29. Muhamad Malakah, 18 months of age, Zeitun;
30. Amnah Malakah, 27, Zeitun;
31. Sahr Hamdan Al-Misri, 40, Beit Hanun;
32. Ibrahim al-Misri, 14 , Beit Hanun;
33. Mohammed Khaled al-Nimra, 22, Zeitun;
34. Hatem Abu Salem, 25, Zeitun;
35. Amir Arif, 13, Zeitun;
36. Nariman Abd al-Ghafur, 18 months of age, Khan Younis;
37. Sumoud al Manasrah, Al Maghazi refugee camp;
38. Mohammed Khalaf al Manasrah, 4, Al Maghazi refugee camp;
39. Nidal Khalaf al Manasrah, 5, Al Maghazi refugee camp
40. Salah Awwad al Manasrah, 6, Al Maghazi refugee camp
41. Amal Youssef Abdel Ghafour, 27, Khan Younis;
42. Ranim Jawde Abdel Ghafour, 18 months of age, Khan Younis;
43. Ibrahim Daoud al-Balawi, 24;
44. Abdul Rahman Jamal Zamili, 22;
45. Ibrahim Ahmed Abdeen, 42;
46. Mustafa Abu Mar, 20;
47. Khaled Abu Mar, 23;
48. Faraj a-Jarba, 30, Deir al Balah;
49. Marwan Hassan Isleem, 27;
50. Hani Saleh Hamad, 57, Beit Hanoun;
51. Ibrahim Hamad, 20, Beit Hanoun;
52. Samia al Arja, 65, Rafah;
53. Meriam Al Arja, 11, Rafah;
54. Hamdi Hishab, 27, Gaza City;
55. Mohammad Qanan, 26, Khan Younis;
56. Hammad Qanan, Khan Younis;
57. Ibrahim Qanan, 24, Khan Younis;
58. Hamdi Sawali, 33, Khan Younis;
59. Ibrahim Sawali, Khan Younis;
60. Suleiman al Astal, 55, Khan Younis;
61. Ahmad al Astal, 24, Khan Younis;
62. Musa al Astal, 50, Khan Younis;
63. Mohammed Al ‘Aqad, 24, Khan Younis;
64. Asmaa al Haj, 22, Khan Younis;
65. Tareq al Haj, 18, Khan Younis;
66. Najlaa al Haj, 29, Khan Younis;
67. Amna al Haj, 12, Khan Younis;
68. Sa’ad al Haj, 17, Khan Younis;
69. Omar al Haj, 20, Khan Younis;
70. Basma al Haj, 57, Khan Younis;
71. Baha Abu al Lail, 35;
72. Ra’id Al-Zaura’, 33;
73. Mahmoud al Haj, 58, Khan Younis;
74. Salem Qandeel, 27, Khan Younis;
75. Amer al Fayiumi, 30, Khan Younis;
76. Ramadan Abu Gazal, 5, Beit Lahyia;
77. Ismail Abu Jami, 19, Khan Younis;
78. Mohammad Ehsan Farawneh, 27, Khan Younis;
79. Mohammed Wulud, 26, Jabaliya;
80. Hazem Ba’lusha, 30, Beit Hanoun;
81. Ala’a ‘Abd al-Nabi;
82. Mohammed Kamal al Kahlot, 25, Jabalya;
83. Ahmad Hamda, 24 , Beit Hanoun;
84. Sami Shaldan, 25 , Gaza City;
85. Yasmin Mohammad al Matouq, 4 years old, Beit Hanoun;
86. Hasananu Jame’, 75 , Khan Younis;
87. Noor al Sultan, 27, Jabaliya;
88. ‘Abed al Rahman Khattab, 8 years old;
89. Ghaliya Dib Jaber Ghannam, 7, Rafah;
90. Wissam Abdulraziq Hassan Ghannam, 23, Rafah;
91. Mahmoud Abduloraziq Hassan Ghannam, 26, Rafah;
92. Kifah Shihada Dib Ghannam, 20, Rafah;
93. Muhammad Munir Ashur, 25, Rafah;
94. Raid Abu Hani, 50, Rafah;
95. Anas Abu al-Kas, 33, Gaza City;
96. Nour al-Ajdi, 7, Rafah;
97. Nour Abu al-Najdah, baby, Rafah;
98. Adnan al-Ashhab, 40, al-Nuseirat refugee camp
99. Mazen Asla, 63, centro di Gaza;
100. Mazen Abu Kas, 42, center of Gaza;
101. Mohammed Rabih Abu Humeidan, 65, Jabaliya;
102. Saher Abu Namous, 4, Jabaliya;
103. Shahd al-Qarnawi, 5, center of Gaza;
104. Hussein al-Mamlok, 47, al-Shujaiyya;
105. Saber Sukkar, 80, al-Shujaiyya:
106. Mohammad Samiri, 24, Deir al-Balah;
107. Rami Abu Mosa’ed, 24, Deir al-Balah;
108. Nasser Rabah Sammama, 46, Gaza City,
109. Abdul-Halim Abdul-Mo’ty Ashra, 52, Deir al-Balah;
110. Anas Yousef Qandil, 17, Jabalia;
111. Yousef Mohammad Qandil, 47, Jabalia;
112. Mohammad Edrees Abu Sneina, 20, Jabalia;
113. Abdul-Rahman Saleh al-Khatib, 38, Jabalia;
114 Husam Thieb ar-Razayna, 38, Jabalia;
115. Hasan Ahmad Abu Ghush, Gaza City;
116. Ibrahim Nabil Hamadah, Gaza City;
117. Ahmad Mazin al-Balawi, Gaza City;
118. Nabil Basal, Gaza City;
119. Muhammad al-Halabi, Gaza City;
120. Rifat Siyouti, Gaza City;
121. Rateb Subhi al-Sifi , 22, Gaza City;
122. Azmi Mohammed Abid, 51, Gaza City;
123. Nidal Mohammed Abu al-Malsh, 56, Gaza City;
124. Moustafa Mohammed ‘Inayeh, 58, Gaza City;
125. Ghassan Ahmad al-Masri, 25, Gaza City;
126. Suleyman Sa’id ‘Abid, 56, Gaza City;
127. Hala Weshahi, 31, Jabaliya - center for the disabled;
128. Suha Abu Saada, 38, Jabaliya - center for the disabled;
129. Ghazi Mustafa Areef, 62, Gaza City;
130. Mohamed Idriss Abo Sowaylim, 20, Jabaliya;
131. Fadi Yaqoub Sukar, 25, Gaza City;
132. Qassim Jabr Adwan Ouda, 16, Khan Younis;
133. Mohamed Ghazi Areef, 35, Gaza City;
134. Khawala Mahmoud Al-Hawajeree, 25, al-Bareej;
135. Ahmed Yousef Daloul, 47, Gaza City;
136. non identifié;
137. Nahid Naim al-Batsh, 41, Shujaiyya – Gaza City;
138. Bahaa Majid al-Batsh, 28, Shujaiyya – Gaza City;
139. Qusayy Isam al-Batsh, 12, Shujaiyya – Gaza City;
140. Aziza Yousif al-Batsh, 59, Shujaiyya – Gaza City;
141. Muhammad Isam al-Batsh, 17, Shujaiyya – Gaza City;
142. Ahmad Nuaman al-Batsh, 27, Shujaiyya – Gaza City;
143. Yahya Alaa al-Batsh, 18, Shujaiyya – Gaza City;
144. Jalal Majid al-Batsh, 26, Shujaiyya – Gaza City;
145. Mahmoud Majid al-Batsh, 22, Shujaiyya – Gaza City;
146. Marwah Majid al-Batsh, 25, Shujaiyya – Gaza City;
147. Majid Subhi al-Batsh, 40, Shujaiyya – Gaza City;
148. Khalid Majid al-Batsh, 20, Shujaiyya – Gaza City;
149. Ibrahim Majid al-Batsh, 18, Shujaiyya – Gaza City;
150. Manar Majid al-Batsh, 13, Shujaiyya – Gaza City;
151. Amaal Hasan al-Batsh, 49, Shujaiyya – Gaza City;
152. Anas Alaa al-Batsh, 10, Shujaiyya – Gaza City;
153. Qusayy Alaa al-Batsh, Shujaiyya – Gaza City;
154. Zakariyya Alaa al-Batsh, 20, Shujaiyya – Gaza City;
155. Ramziyya Abdul-Al, 73, Deir al-Balah;
156. Rami Abu Shanab, 25, Deir al-Balah;
157. Izz Addin al-Bulbul, Rafah;
158. Shadi Muhammad Zurub, 21, Rafah;
159. Imad Bassam Zurub, 21, Rafah;
160. Muhannad Yousif Abu Dheir, 23, Rafah;
161. Muhammad al-Araj, child, Khan Younis;
162. Hijaziyya al-Hilou, 80, Shujaiyya – Gaza City;
163. Husam Ibrahim al-Najjar , 14, Gaza Strip


Vidéo : bombardement de la maison de la famille Al-Batsh, 18 morts, 45 blessés

Les mensonges des sionistes

Par
Témoignage transmis par Baladi.
Dans ses médias et dans les médias occidentaux, Israël prétend qu'il avertit les Palestiniens avant de bombarder les maisons. Alors voici quelques les remarques : 1- Il n'est pas vrai que toutes les maisons ont été averties : la famille Abou Ghannam à Rafah, par exemple, a été bombardée par trois missiles d'un F16 sans aucun avertissement. Tous les membres de la famille sont tués ou touchés ainsi que les voisins dont les maisons ont été détruites.
2- Israël prétend qu'elle lance un missile d'avertissement avant de bombarder les maisons ; pour celui qui ne connait pas ce genre de roquette, c'est une roquette d'avertissement qui a assassiné Ahmad Aljaabari par exemple. C'est une roquette qui a une capacité destructrice énorme. Notre voisin du camp Al-Chaboura a été tué par une autre roquette d'avertissement...
3- A propos de l'avertissement et du fait qu'Israël prétend contacter les habitants d'une maison avant de la bombarder, quel est à votre avis le délai entre l'avertissement et l'acte destructif ??? Le délai est de trois minutes seulement, et imaginez si dix personnes sont dans une même maison et parmi eux un enfant qui dort, un vieux qui ne peut pas bouger et essayez de surveiller votre montre pendant trois minutes et imaginez le maximum que vous pouvez faire.
4- Israël, dans le cas d'avertissement, sait très bien que les maisons sont habitées, et bombarder la maison habitée signifie qu'Israël montre d'une manière claire et certaine qu'il veut tuer le plus grand nombre de civils quelque soit leur état.
5- Les missiles utilisés rasent complètement les maisons. Et comme la roquette ne peut pas réfléchir, les maisons voisines sont aussi touchées, sachant qu'il y a au moins 20 maisons dans le voisinage puisque Gaza fait partie des lieux les plus peuplés au monde ; le camp Al-Bourouj par exemple est habité par 50.000 citoyens dans chaque km², et il est donc très difficile d'attaquer une seule maison.
Israël ne bombarde pas seulement les maisons, il ne tue pas seulement les citoyens, mais il vole aussi notre droit à crier et à protester.