jeudi 3 avril 2014

Vallée du Jourdain: Evacuation des habitants d'Ebziq pour les entraînements israéliens

Vallée du Jourdain – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont pris d'assaut, le jeudi à l'aube 3/4, la région d'Ebziq à l'est de Tubas dans la vallée du Jourdain et ont livré à 20 familles de ses habitants des décisions d'évacuation, sous prétexte des entraînements, pour la deuxième fois durant moins d'une semaine.
Le représentant de Wadi Evbriq, Imad Haroub, a déclaré à notre correspondant que l'occupation a informé les habitants de la région qu'ils doivent évacuer leurs maisons, aujourd'hui jeudi, pour les entraînements militaires.
"Ebziq représente le modèle de la souffrance des habitants de la Vallée du Jourdain, où il est menacé de disparition et les autorités de l'occupant israélien planifient de les transformer à des terres sans habitants, pour faciliter le contrôle dans le cadre des plans de judaïsation de la Vallée du Jourdain", a-t-il ainsi souligné.
 Il est à noter que la région d'Ebziq est habité par les bédouins et dont leur nombre est 38 familles composées de 256 personnes.
Comme les autres régions de la vallée du Jourdain, la région d'Ebziq s'expose aux invasions continues des forces armées de l'occupation israélienne qui distribuent chaque fois des nouveaux ordres de démolition et des menaces pour les forcer de quitter le lieu.

Nord d'Hébron: l'occupation arrête un Palestinien et envahit Halhoul

Hébron – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont arrêté un citoyen palestinien de la ville de Halhoul dans le nord d'Hébron, au moment où plusieurs patrouilles ont envahi un certain nombre de quartiers là.
Des sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont pris d'assaut les maisons des citoyens palestiniens dans la ville, où les soldats israéliens ont lancé une campagne d'inspection, avant avoir arrêté le citoyen Sayed Samaera, en l'emmenant vers une direction inconnue.
D'autre part, plusieurs blindés militaires israéliens ont pris d'assaut la région de Nabi Younès, à l'est de la ville et Hawawer au nord de la ville, sous prétexte de l'exposition des véhicules des colons au jet des pierres.

Un grand bâtiment judaïque prévu au sud d’al-Aqsa

Jérusalem – CPI
Des sources médiatiques hébreux ont révélé que le Comité de la planification de la municipalité israélienne de Jérusalem discutera jeudi du projet d’un énorme bâtiment touristique judaïque sur des terres palestiniennes dans le village de Silwan au sud d'al- Aqsa présenté par l’organisation extrémiste colonialiste Elad et l’Autorité de la protection de la nature et des jardins, avec le soutien de la municipalité.
Le journal hébreu Haaretz a publié jeudi que le projet concerne la construction d'un important bâtiment touristique adjacent aux murs de la vieille ville de Jérusalem.
Il a noté que le Comité a ratifié en Octobre 2009 la mise en place de ce bâtiment qui s'étendra sur une superficie de 5460 mètres carrés, mais il s'est avéré plus tard que le projet qui a été approuvé s'étendra plutôt sur une superficie de 16 mille mètres carrés. En plus de cela, depuis 2009, des fouilles archéologiques ont eu lieu pour préparer la mise en place du bâtiment.

Un colon blesse un jeune homme palestinien à Naplouse

Naplouse – CPI
L'Agence de presse "Safa" a cité de témoins oculaires que le gardien de la colonie a ouvert le feu sur un groupe de citoyens palestiniens qui travaillaient dans leurs terres, blessant le jeune Mohamed Higazi (35 ans).
L'agence a ajouté qu'une ambulance sioniste a transporté le jeune blessé à un hôpital dans les territoires palestiniens occupés en 1948.
Le gardien de la colonie a sauvagement agressé les citoyens avant d'ouvrir le feu sur eux, mais lorsqu'ils sont revenus, il a tiré sur eux, et blessé le citoyen Higazi.
Les forces armées occupantes ont déployé des dizaines de patrouilles dans les lieux et ont fermé la route liant entre la ville de Ramallah et Naplouse, tout en arrêtant 3 jeunes hommes accompagnant le jeune blessé, pour enquêter sur les circonstances de l'événement, selon l'agence Safa.
Les témoins oculaires ont confirmé que les tirs ont eu lieu à 1500 mètres de la colonie, ce qui contredit les allégations de l'occupation que les jeunes hommes ont tenté d'entrer dans la colonie pour voler

L’occupation détruit des baraques à l’est de Béthanie à Jérusalem

Jérusalem occupée – CPI
Les bulldozers de l'occupation sioniste ont démoli jeudi matin (3-4) des baraques d'habitation à Jabal al-Baba à l’est de Béthanie à Jérusalem sans avertissement sous le prétexte de la construction sans permis.
Les forces d'occupation ont démoli ces baraques et une grange pour l’élevage de bétail appartenant à Salem Kayed Jahalin. Elles ont également démoli une baraque appartenant à Mahmoud Ibrahim Jahalin et un poulailler.
Il est à noter que ces baraques sont installées depuis de nombreuses années " avant l'occupation de la ville de Jérusalem " par les arabes de la ville de Jahalin pour vivre dedans après avoir été expulsés de leurs terres en 1948 sauf que les autorités d'occupation cherchent à confisquer la terre en vue de la mise en œuvre du projet " E - 1 " (du Grand Jérusalem) et l'annexer à la colonie de Maale Adumim.

Chute d’un avion de reconnaissance sioniste au nord de la Cisjordanie

Cisjordanie – CPI
Des sources militaires israéliennes ont déclaré ce matin qu’un petit avion de reconnaissance s'est écrasé la nuit dernière dans la zone nord de la Cisjordanie occupée.
Les sources ont ajouté que la cause de l'accident n'est pas encore connue et n'ont pas révélé l'endroit exact de l'accident.
La chute des petits avions de reconnaissance a augmenté récemment. Un avion s'est écrasé le mois dernier dans le sud de la bande de Gaza et a été capturé par la résistance.

Incursion sioniste limitée dans le sud de Gaza

Gaza – CPI
6 bulldozers de l'armée israélienne ont pénétré jeudi matin (3-4) dans les terres de la province de l'Est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
Selon notre correspondant, les bulldozers se sont déplacés à environ 100 mètres de la Porte Abu Mutabaq à l’est du quartier Nahdha effectuant des travaux de ratissage des terres appartenant à des palestiniens et qui se trouvent entre le site militaire de Kerem Shalom et cette porte à l’est de Rafah.
Il a souligné qu'un certain nombre de jeeps et de véhicules militaires ont soutenu les troupes stationnées à la barrière de sécurité dans leur incursion.

Arrestation de quatre jérusalémites et un cinquième se rend pour purger sa peine

Jérusalem occupée – CPI
Les forces israéliennes ont arrêté hier trois jeunes hommes et un garçon de la ville de Jérusalem.
Le Centre d'information de Wadi Hliweh a affirmé que les forces d'occupation ont arrêté l'enfant Abboud Haddad, Abd Abu Sabih (19 ans), Ali Motaab et Moussa Ghousheh.
Dans un contexte similaire, l'avocat de l'accusé Fadi Jaaba a déclaré que la Cour de l'occupation a décidé il y a quatre mois que Jaaba doit se rendre à la détention de Ramleh après avoir été accusé d'avoir agressé un agent de police sioniste près d'une des portes de la mosquée El-Aqsa pour l’avoir empêché d'entrer à la mosquée. L’avocat a déclaré que l'affaire a été reportée pendant près de trois ans.
L’avocat a ajouté que le tribunal a forcé Jaaba à se rende pour purger une peine de deux mois de détention, et dans le cas où il n’obéit pas son arrestation sera prolongée de quatre mois.
Il est à noter que Fadi Jaaba est le frère des captifs Jérusalémites Majid Ragheb Jaaba (32 ans) et Haythem Jaaba (30 ans) qui sont en détention depuis un an pour appartenance au Mouvement de la résistance islamique du Hamas.

Affrontements dans le village de Madama à Naplouse

Naplouse – CPI
Les forces armées de l'occupation israélienne ont pris d'assaut, jeudi matin, le village de Madama au sud de Naplouse, dans le nord des territoires de la Cisjordanie.
Des sources ont déclaré au journaliste du " Centre Palestinien d’Information " que les soldats israéliens ont fermé toutes les entrées du village et ont empêché l’entrée et sortie des citoyens.
Selon des sources, des affrontements violents tournent, jusqu'à ce moment, entre les jeunes du village et les forces occupantes qui ont tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes en direction des jeunes.
Ces sources ont signalé que les jeunes du village ont jeté un cocktail Molotov en direction des jeeps qui étaient stationnées au cimetière du village.

Les colons percent les pneus de 40 véhicules au Galilée

Jérusalem – CPI
Le gang de "payer le prix" continue ses agressions racistes contre les citoyens palestiniens et leurs biens et a troué, hier soir, les pneus de 40 véhicules appartenant à 48 Palestiniens dans le village de Jish dans le Galilée au Golan.
Le site Web "Walla" hébreu a cité avoir trouvé dans le village de Jesh, près de Safed 40 véhicules dont les pneus ont été percés, en plus des écritures racistes sur les murs.
Le site a déclaré que parmi les slogans qu'ils ont trouvé le slogan «les étrangers doivent laisser notre terre », en faisant allusion aux Palestiniens .

Néguev: Commémoration de la journée de la Terre en dépit de sa judaïsation continue

Gaza-CPI
Cette année, la commémoration de la journée de la terre ne s’est pas déroulée de façon traditionnelle comme chaque année pour les Palestiniens de 48. Il y a sur la planche la nouvelle qui influe sur l’avenir de l’identité et de la terre, surtout à Naqab (Néguev), suite à une résistance de l’occupation qui a duré 66 ans.
Cette année,   les douleurs de Naqab et le plan de Braver à travers lequel l’occupation sioniste tente de confisquer des milliers de dunums et d’exiler des milliers d’habitants des villages du sud, [ces douleurs] ont pris la place d’honneur de l’activisme [palestinien]. Les Palestiniens ont ressenti le danger de leur existence et de leur identité avec la concentration sioniste sur la judaïsation de l’Etat.
Les Palestiniens de l’intérieur occupé commémorent l’évènement  de la journée de la terre, chaque année, à la mémoire du 30 mars 1976, après que les autorités de l’occupation aient confisqué des milliers de dunums à Hébron. Suite à cela, des affrontements ont éclatés et ont été soldés par le martyr de 6 Palestiniens et l’arrestation d’une centaine d’autre.
Le plan de Braver
La réaction favorable a quasiment toutes les activités des partis et  des institutions arabe de l’intérieur occupé, ainsi que le sentiment général d’une peur pour l’avenir, suite au renforcement des attaques contre les arabes de 48, tous cela a donné à cette commémoration un gout spéciale.
Mouhanad Moustafa, est un arabe de 48 et analyste politicien a déclare « la singularité de la commémoration qui se cache dans plusieurs points, les plus importants sont que l'ennemi occupant a insisté sur la confiscation de terre de Naqab, et sur le plan de Braver avec la commémoration traditionnelle à Hébron »
Il assure que la grève a été singulière cette année, car elle a été très suivie ce qui montre une prise de conscience générale et montre aussi la gravité des politiques de l’entité sioniste concernant la terre dans le cadre de sa sévérité sur les législations racistes qui ont encore, récemment, marginalisé le publique arabe politiquement et existentiellement.
Il poursuit: « L’apogée de ces traitements racistes a été particulièrement de la proposition de judaïser l’Etat. La population a exprimé [son mécontentement] à travers la participation massive aux grèves et aux séminaires. Le summum de l’activisme a eu lieu, hier. Mais la lutte politique et la prise de conscience continuent ».
L’analyste Moustafa pense que le comité de haut suivi des populations, ainsi que le comité territorial qui dirigent chaque année les activités de la journée de la terre  ont insisté à la fin des activités et à travers les paroles et les interventions sur le dossier du NAQAB. Car il est livré à la plus grande agression depuis les années cinquante du siècle dernier.
" Cette année et celle d’avant [ces comités] ont aussi insisté sur l’importance historique et culturelle de commémorer des évènements comme la commémoration de la mémoire des martyrs e des blessés, et la prise de conscience de la génération ascendante de l’identité nationale", a-t-il ainsi poursuivi.
L’ex membre de la Knesset et la personnalité la plus importante à l’échelle locale, dans la ville occupée d’Akka, Abbas Zakour déclare:« La spécificité qui remonte chaque année à l’occasion de la commémoration de la journée de la Terre coïncide souvent avec les plus importants évènement de l’année en cours »
"La spécificité de cette année et qui a donné cette grande résonance à la commémoration était spécialement «  La judaïsation de l’Etat, l’échange des terres, et la libération des prisonniers de 48", a-t-il également souligné. 
Zakour ressent comme tous les autres palestiniens de 48 et les personnalités politiques actives que la commémoration n’est pas passée inaperçue, au contraire elle a été suivie par d’importantes masses représentées par la manifestation arabe et lors du dernier festival. Chaque parti arabe a choisi un village arabe afin de raconter son histoire et expliquer le droit palestinien sur ces terres à travers plusieurs formes d’activités.  
Il ajoute « ce sur quoi les arabes ont insisté à Naqab par exemple, est la restauration et la rénovation des maisons, l’encouragement et les dons financiers et naturels, car ils veulent imposer leur existence et ils refusent toute parole sur la judaïsation de l’Etat dont les hommes politiques en Israël en parle en plus de leur refus de libérer les prisonniers de 48. »
Israël fait semblant d’ignorer
Cette année les réactions sionistes concernant la commémoration de la journée de la terre n’ont pas été publiques. Les poursuites et la surveillance du terrain sont perpétuels a chaque coin de l’intérieur occupé, mais les médias sionistes n’ont pas du tout commenté les activités de la journée de la terre qui ont débuté il y a quelques jours et qui ont connu, hier, son summum.
L’analyste Moustafa assure que les journaux sionistes ont fait semblant d’ignoré tous les évènements, et qu’ils étaient habitués à ne transmettre aucune information concernant cette commémoration si celles-ci sont pacifiques. Par contre elle couvre tout incident violent qui a pu accompagner la commémoration lors des années précédentes afin de criminaliser le public arabe
Il conclut « La politique raciste et de marginalisation sioniste est claire, comment un pays considéré comme un démocratie peut-il ignorer les activités de 20% de ses habitants ? Il n’y a aucune réponse à cette question ni aucun commentaire politique ».
Il déclare qu’il y a plusieurs dossiers qui représentent un danger pour les palestiniens de 48 qui ne bénéficient d’aucune intention locale, et qui vivent dans l’ignorance la plus complète des arabes et des musulmans malgré le fait qu’ils soient une partie à part entière de la Palestine occupée.
 « Nous sommes 1.5 millions nous représentons la masse la plus importante mais la moins influente. L’entité sioniste ne nous considère pas politiquement. Et nous ne voulons pas que les négociations continuent de nous ignorer. Nous n’avons pas d’avenir », a-t-il en outre indiqué. 
Il ajoute que la situation confortable et la prospérité économique que vivent les Palestiniens de 48, n’est que passagère et que la concentration de l’entité sioniste sur la judaïsation de l’Etat dans les négociations gène les Palestiniens de 48. Ils ne savent plus avec qui ils sont, et qui ils sont ? »
La journée de la terre passe comme chaque année et finit de façon traditionnelle avec la fin des manifestations et des grèves générales. Mais le danger imminent de Naqab et les tentatives de l’entité sioniste d’exiler les palestiniens de 48 à travers le plan de judaïsation du pays peut prochainement faire éclater la situation pour donner naissances a des occasions qui dépasseraient la célèbre commémoration  de l’intérieur.

Naplouse: Affrontements suite à l'assaut contre la tombe de Youssef

CPI
De violents affrontements ont éclaté, ce matin 4 avril, entre des dizaines de jeunes et les forces de l’occupation qui ont lancé l'assaut contre Qabar Youssef en compagnie des colons extrémistes, à l’est de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée.
Des témoins ont déclaré à notre correspondants de notre CPI que « des dizaines de cars des colons ont lancé l'assaut contre le village de Balata ville, sous la sécurité militaire des soldats de l’occupation, et de là, ils ont entamé des rituels talmudiques.
Les témoins ont ajouté que de violents affrontements ont éclaté entre les jeunes du camp de réfugier de balata et des colons. Des coups de feu et des bombes assourdissantes ont été entendus de l’intérieur des quartiers du camp de réfugier.
Lors des rituels des colons et soldats se sont dispersés dans les rue de Amman et Al Ghaoui qui se situe dans la zone est de la ville de Naplouse. Aucune arrestation ni aucun blessé n’a été enregistré  dans le rang des citoyens.
Les colons envahissent, chaque semaine, la tombe de Youssef en prétendant que celle-ci appartient au prophète Josef, paix sur lui, alors que les différentes versions assurent que cette tombe appartient à un homme pieux [du nom de] Youssef Douykat de la ville de Balata. 

Le Hamas s’en prend désormais à l’aviation militaire israélienne dans le ciel de Gaza

Palestine – CPI
Les Palestiniens de la bande de Gaza reconnaissent que l’armée de l’air israélienne leur a posé, dans le passé, un grand problème, sans pouvoir trouver une quelconque solution. Les Israéliens pouvaient toucher un grand nombre de leurs objectifs, bombarder les sites d’armements des Palestiniens, tuer leurs militants, sans que la vie des soldats israéliens soit exposée au moindre danger. Et cela a été le cas de la guerre de 2008 et celle de 2012.
En effet, depuis 2008, l’aviation a tué 911 Palestiniens.
Les Palestiniens armés cherchaient à trouver des solutions pour éviter cette aviation, en prenant un maximum de précautions dans leurs déplacements, dans leurs communications. C’est en profitant et analysant ces communications que les Israéliens ont pu reconnaître des personnes à assassiner.
Depuis quelques mois, les Palestiniens armés ont trouvé une technique destinée à brouiller la scène devant les avions israéliens. Ils couvrent les rues secondaires et étroites par de longs morceaux de chiffons, afin de baisser le risque pendant leurs déplacements.
Par ailleurs, "Israël" a reconnu que durant la dernière guerre menée contre Gaza, ses avions ont été l’objet de missiles sol-air portés sur l’épaule, pour une moyenne d’un missile par jour. Cela a été une surprise et un nouveau défi. Il n’y a pas eu de dégâts, mais cela signifie que le Hamas a pu augmenter ses forces, sans le dire.
Quelques sources dans la bande de Gaza parlent d’une expérience menée par des hommes armés, au début du mois de janvier 2014 ; ils ont lancé un missile contre un avion israélien, aux frontières orientales de Gaza, sans que les médias en parlent.
De leur côté, les brigades d’Al-Qassam ont déclaré, plus d’une fois, qu’elles ont réalisé, avec leurs missiles anti-aériens, plusieurs surprises, en atteignant un hélicoptère israélien et en l’obligeant à atterrir. Elles ont aussi pu faire tomber un avion espion, sans donner de date précise. Ces événements auront certainement une incidence sur le vol des avions offensifs israéliens, dans toute guerre à venir.
Les brigades ont aussi déclaré, pour la première fois, l’acquisition de missiles anti-aériens de type "Sam 7", lors d’un défilé militaire, en mi-septembre 2013. Elles ont également montré des obus RPG anti-blindés, ainsi que des armements lourds portés sur des véhicules à quatre roues motrices.
La défense aérienne
La première intention des combattants palestiniens est de paralyser l’armée de l’air israélienne. Ils reconnaissent cependant qu’elle reste un grand défi, vu la petite quantité de leurs armes et vu la destruction des tunnels de contrebande.
Les brigades d’Al-Qassam possèdent désormais une « unité de défense aérienne ». Elle a commencé toute petite. Mais dans un petit laps de temps, elle commence à devenir un vrai défi aux avions israéliens. Elle a pu faire tomber trois montgolfières espions, au sud et au nord de Gaza.
La résistance palestinienne a le droit de posséder toutes les armes qui l’aident à faire face à la machine de guerre israélienne, a dit un grand chef militaire à Gaza. En fait, la Grande-Bretagne est devenue un « champ d’essais » pour toutes sortes de missiles et d’obus. Nous lui ne donnerons plus l’occasion.
Toutes les factions palestiniennes possèdent un bon nombre de missiles anti-aériens. Le chef confirme à Al-Monitor que le temps où l’armée de l’air israélienne possédait l’initiative, où elle se sentait libre dans le ciel de la Bande, où ses avions, hélicoptères et F16 parcouraient le ciel du sud ou du nord est révolu.
Article écrit par Adnan Abou Amer, paru dans Al-Monitor, le 21 mars 2014, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Haniyeh : Il n'y a pas d'avenir pour un projet fondé en dehors du consensus national

Gaza – CPI
"Tout projet fondé en dehors du consensus national n'aura aucun avenir", a assuré le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, en référence au projet de règlement adopté par l'AP et le mouvement du Fatah, où il a confirmé que ce projet n'a pas d'avenir.
Lors de la cérémonie de remise de diplôme d'un nouveau lot d'officiers du ministère de l'intérieur, le mercredi matin 2/4 à Gaza, Haniyeh a dit : "Nous ne sommes pas surpris par cette fin confuse et troublée du processus de négociations et la période de plus de 20 ans coupée de l'histoire de notre peuple et puis le délai supplémentaire de 9 mois".
"Cette fin bloquée est le résultat naturel de chaque projet fondé en dehors du consensus national, parce que ces projets n'auront aucun avenir", a-t-il ajouté.
Haniyeh a considéré que les négociations ont donné le temps suffisant à l'occupant pour renforcer la colonisation et confisquer les terres, la coordination de sécurité, la judaïsation de Jérusalem et le blocus de Gaza et a frappé les principes de la cause palestinienne, tout en assurant que les négociations ne sont pas un choix pour libérer la Palestinien et le retour à Jérusalem et el-Aqsa.
Il a assuré que la priorité doit être de bâtir une stratégie nationale globale pour tous les Palestiniens, parce qu'il n'y a pas d'avenir pour les négociations avec l'occupant, en ajoutant: "La Palestine est devant les présidents et les chefs et plus importante que les gouvernements et les dirigeants".
Il a adressé ses félicitations à l'AKP parti gouverneur en Turquie et présidé par le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, pour sa victoire aux élections municipales.

Rapport : l'occupation a arrêté 1059 palestiniens depuis le début de l'année 2014

Naplouse – CPI
Le Centre d'études Ahrar pour les prisonniers et les droits de l'homme, a publié un rapport statistique sur le nombre de palestiniens arrêtés par l'occupation sioniste en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem au cours des trois derniers mois (1059 captifs et captives).
Le directeur du Centre Fouad Khuffash a affirmé que le nombre d’arrestations du premier trimestre de 2014 a dépassé celui des arrestations effectuées au cours de la dernière année dans ces mêmes mois, où le nombre de détenus les trois premiers mois de 2013 était de 968 prisonniers palestiniens, malgré l'absence de négociations avec la partie sioniste.
Concernant la distribution des prisonniers palestiniens dans les villes palestiniennes, la ville d'Hébron a été exposée au cours des trois derniers mois au plus grand nombre d'arrestations qui s'est élevé à 248 suivie par la ville de Jérusalem avec 207 détenus puis la ville de Naplouse avec 148 détenus.
Vient ensuite la ville de Bethléem avec 132 détenus, la ville de Jénine avec 114, la ville de Ramallah avec 68 détenus puis Qalqiliya avec 56 détenus.
Dans la bande de Gaza, le nombre d'arrestations a atteint 26, à Jéricho 24, à Tulkarem 23, à Salfit 12 et à Tubas 1.
Concernant les captives, Khuffash a rapporté 17 ont été arrêtées depuis le début de l'année et elles sont : Dima Mohammed Ali Suahrah (16 ans) de la ville de Jérusalem, Fethiye Abu Aoun (73 ans) de Jénine, sérine Khudair (27 ans) de Naplouse, Raghda Qawasmeh (24 ans) de la ville d’Hébron, Hiba Tawil de la ville de Jérusalem, Wouroud Awartani (47 ans) de la ville de Jénine, Hanin Ahmed Abu houmous (18 ans) de la ville de Jérusalem, Rasmiyah Balawnah (53 ans) de la ville de Tulkarem, Samira Idris de la ville Jérusalem, Rim Hamarsheh (40 ans) de la ville de Jénine et épouse du prisonnier Adnan Hamarsheh, Ahlem Rabhi Issa (34 ans) de Qalqilya, Nermin Salem (39 ans) de la ville de Naplouse, Maysoun Abdul Jalil Suweiti (34 ans) d'Hébron, Shirin Issawi de la ville de Jérusalem, Aida Seedawi de Jérusalem, Fida Nasser journaliste à la chaine de la Palestine aujourd'hui dans la ville d’Hébron et Nawal Abayat (atteinte de cancer) de Bethléem.
Les statistiques ont indiqué que toutes les villes de la Cisjordanie sont ciblées jour et nuit par les forces d'occupation et les unités spéciales qui agressent et arrêtent les citoyens.
Khuffash a parlé des incursions menées par l'occupation sur les maisons palestiniennes pendant les opérations d'arrestation, en plus de la destruction du contenu des maisons telle que la maison de l'avocat Fares Abu al-Hasan et la maison du journaliste Ahmed Betawi qui ont été détruites lors de l'arrestation.
Khuffash a appelé les organisations des droits humains et partis juridiques à la nécessité de devoir exposer les pratiques de l'occupation lors de l'arrestation des palestiniens et le faite que l’occupation n’utilise pas des opérations juridiques et humanitaires lors de l'arrestation et le jugement des Palestiniens.

L'occupation a tué 4 Palestiniens à Gaza en Mars dernier

Gaza – CPI
Une Fondation juridique palestinienne a confirmé que les forces armées de l'occupation israélienne ont tué 4 Palestiniens dans la Bande de Gaza en Mars dernier.
Le centre "Hemaya" pour les droits de l'homme a déclaré dans son mensuel rapport sur les violations israéliennes que les forces armées occupantes ont tué 4 Palestiniens dans différentes agressions dans la Bande de Gaza et ont arrêté deux autres, ainsi que 11 ont été blessés durant le mois dernier de Mars.
Il a souligné que les forces de l'occupant israélien ont effectué trois invasions dans les terres de la Bande de Gaza et ont attaqué les biens des citoyens palestiniens et rasé les terres palestiniens, causant des grandes dégâts.
Les forces armées occupantes ont également attaqué les citoyens, en les terrorisant via la mise en œuvre de 5 attaques avec des tirs sur les citoyens à partir les tours militaires encadrant la Bande de Gaza sur la clôture séparant entre Gaza et la Palestinien occupée en 1948.
Les autorités de l'occupant israélien ont également agressé les pêcheurs sous prétextes de sécurité, où elles ont attaqué les pêcheurs lorsqu'ils pratiquaient leur travail dans la mer et ont ouvert le feu sur eux, en menaçant leur vie , et ont confisqué certains parques, où les chercheurs du centre ont documenté 12 attaques contre les pêcheurs en mars.
Dans le même contexte, les autorités de l'occupant israélien ont poursuivi l'imposition de leurs restrictions sur les passages, où elles ont fermé le passage de Karm Abou Salem 10 jours durant le mois dernier, et ont poursuivi leurs mesures de restrictions sur la circulation via le passage de Biet Hanoun.

Hamas : Le Fatah manque d'une vraie volonté pour réaliser la réconciliation

Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a déclaré que le mouvement du Fatah manque de volonté et de bonne intention pour réaliser la réconciliation palestinienne.
Fawzi Barhoum, le porte-parole du mouvement du Hamas, a déclaré mercredi dans un communiqué  qu'il ne faut pas traiter le dossier de la réconciliation à partir la réconciliation pour améliorer les conditions de négociations via des visites protocolaires médiatisées à Gaza.
Il a nié que son mouvement possède des informations sur toute visite prévue d'une délégation du mouvement du Fatah à la Bande de Gaza pour discuter de la réconciliation.
Barhoum a ajouté: "Les pratiques des services de sécurité de l'AP contre les cadres et les leaders du mouvement du Hamas en Cisjordanie, comme ce qui se passe avec le leader Nazih Abou Aoun et ses compagnons et les fils des députés du blocus "Changement et Réforme" violent les atmosphères positives et n'expriment pas de volonté et d'intention véritable du Fatah envers ce dossier".

L'occupation arrête 3 Palestiniens au nord de Gaza

Agences – CPI
L'armée de l'occupation israélienne a annoncé, le mercredi 2/4, l'arrestation de 3 Palestiniens après avoir surmonté la clôture de sécurité, près de Kibboutz "Nativ Hbeefah", dans le nord de la Bande de Gaza.
Le site Web hébreu "0404" a souligné que les trois palestiniens ont pu surmonter les frontières près de la colonie "Nativ Hbeefah", et qu'une force de l'armée de l'occupant israélien les a arrêtés et emmenés vers un centre d'enquête.
Le site a cité de l'armée que les 3 Palestiniens arrêtés n'étaient pas armés et qu'ils ont été kidnappés parce qu'ils ont violé les frontières.
Des sources médiatiques hébreu ont déclar que l'armée israélienne a kidnappé, hier trois Palestiniens, dans la même région.

Jénine: Affrontement à Yaboud et un citoyen arrêté

Jénine – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont envahi le mercredi à l'aube le village de Yaboud au sud de Jénine et se sont accrochées avec les citoyens palestiniens qui ont lancé des pierres sur les forces occupantes, ce qui a causé de violents affrontements dans les alentours de la régions de Madares dans le village.
Des sources locales ont déclaré que les forces armées occupantes ont lancé des bombes du gaz et assourdissants intensivement lors des affrontements qui ont duré plusieurs heures, où elles ont fermé les entrées du village et ont opprimé les citoyens.
Les sources ont souligné que les forces armées sionistes stationnent encore dans les côtés du village qui voit une tension continue en raison des provocations des forces armées occupantes et les colons extrémistes.
D'autre part, les soldats israéliens ont kidnappé le mercredi à l'aube 2/4 un citoyen palestinien du village de Barquin à l'ouest de Jénine lors de son passage sur la barrière de Hamara dans son chemin vers la Vallée du Hourdain.
Des sources locales ont déclaré que le jeune homme Ahmed Khalil Moustafa (33 ans) a été arrêté sur le barrage pendant plus d'une heure et puis il a été transféré par un véhicule militaire vers une direction inconnue.

Le Hamas nie toute intention d’ouvrir des bureaux en Jordanie

Beyrouth- CPI
Le mouvement de résistance islamique Hamas nie catégoriquement avoir demandé l’ouverture de bureaux en Jordanie, que se soit de manière directe ou à travers une quelconque médiation arabe.
Elle a assuré dans un communiqué, aujourd’hui mercredi 21 avril, qui est parvenu à notre CPI que toutes ces rumeurs n’ont rien de véridique et n’ont aucun fondement réel.
Ce communiqué est arrivé après que le journal jordanien « Al- Arab al yaoum » et d’autre sites électroniques ont affirmé que la Jordanie a refusé la demande du Hamas d’ouvrir des bureaux dans son territoire.  

Activité israélienne à la frontière sud du Liban

L'aviation israélienne a effectué ce jeudi matin plusieurs raids fictifs au-dessus de différentes régions du Liban-Sud, dont Marjeyoun, Khiam, Arkoub, Nabatiyeh et dans l'Iklim el-Touffa, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)
Un engin blindé sans conducteur patrouille également le long de la frontière, au niveau des régions de Adaïssé et Mtellé. Des drones israéliens ont en outre été repérés en train de survoler le secteur des fermes occupées de Chebaa.
http://www.lorientlejour.com

Les Palestiniens présentent leurs demandes d'adhésion à 15 conventions internationales

AFP
La direction palestinienne a officiellement soumis ses demandes d'adhésion à 15 conventions et traités internationaux, signées par le président Mahmoud Abbas, a annoncé mercredi le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki.
"J'ai présenté ce matin les lettres signées par M. Abbas à Robert Serry (le coordinateur de l'ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, NDLR)et aux représentants néerlandais et suisse", a déclaré M. Malki lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la délégation de l'Union européenne dans les Territoires palestiniens, John Gatt-Rutter.
"Cette action ne nous détourne pas de l'importance des négociations. Nous sommes toujours engagés à ces pourparlers et nous continuerons jusqu'au 29 avril", a déclaré le ministre palestinien.
Un accord conclu sous l'égide du chef de la diplomatie américaine John Kerry a permis la reprise en juillet pour neuf mois des négociations de paix, un délai arrivant à échéance le 29 avril.
En vertu de cet accord, la direction palestinienne avait suspendu jusqu'à la fin des pourparlers toute démarche d'adhésion aux organisations et conventions internationales auxquelles le statut d'Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l'ONU lui donne accès.
En contrepartie, Israël s'engageait à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant les accords d'Oslo de 1993, dont les trois premiers groupes ont été relâchés, mais pas le quatrième, prévu le 29 mars.
Un dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo, a affirmé que la démarche palestinienne était menée "en réponse à la violation fragrante par Israël de l'accord" sur les prisonniers.

mercredi 2 avril 2014

Libérez Marwan Barghouti. Il peut être le Nelson Mandela de la Palestine

The Guardian, Martin Linton, dimanche 30 mars 2014
Si Israël est vraiment sérieux en ce qui concerne la paix, il relâ­chera Bar­ghouti – le seul homme occupant une position unique pour négocier un accord
Graphe du diri­geant pales­tinien empri­sonné Marwan Bar­ghouti à Kalandia, ville de Cis­jor­danie, entre Jéru­salem et Ramallah. Pho­to­graphe : Bernat Armangue/​AP
La mort de Nelson Mandela nous rap­pelle que souvent le premier pas vers la réso­lution d’un conflit est la libé­ration d’un diri­geant national qui a l’autorité pour pouvoir unir, négocier et trouver une solution. Marwan Bar­ghouti est en prison depuis le 15 avril 2002, date à laquelle des agents des ser­vices de sécurité israé­liens, déguisés en ambu­lan­ciers, se sont emparés de lui en plein jour et l’ont emmené en Israël. En 2004, il a été déclaré cou­pable de par­ti­ci­pation à cinq meurtres, ce qu’il nie . Malgré près de 12 ans der­rière les bar­reaux, Bar­ghouti reste l’homme poli­tique le plus popu­laire de Palestine, capable, selon des son­dages récents, de battre soit le Pré­sident Mahmoud Abbas soit son rival du Hamas Ismaïl Haniyeh lors d’élections à la présidence.
Beaucoup pensent qu’il pourrait sortir de prison, se pré­senter aux élec­tions, être élu pré­sident, unifier les fac­tions pales­ti­niennes, négocier un règlement, le sou­mettre au peuple, obtenir son appui et ensuite pré­sider à un pro­cessus de « vérité et récon­ci­liation » dans un pays nou­vel­lement indépendant.
Avec la fin de la libé­ration de pri­son­niers en relation avec les pour­parlers de paix qui doit avoir lieu samedi et la fin des pour­parlers eux-​​mêmes qui doit inter­venir un mois plus tard (le 29 avril), cela serait juste le geste théâtral qui pourrait pré­server les négo­cia­tions de se ter­miner par un échec complet. Abbas a proposé de les pro­longer un peu, mais seulement si Bar­ghouti et 12 autres députés étaient libérés.
Même Shimon Peres, quand il était can­didat à la pré­si­dence, a déclaré qu’il signerait la grâce de Bar­ghouti. Par la suite, la Knesset n’a jamais approuvé la grâce de celui-​​ci en raison de l’opposition véhé­mente de ministres, tels que Silvan Shalom, qui a déclaré : « il est hors de question de libérer un assassin qui a du sang sur les mains et qui a été dûment condamné par un tribunal. »
Mais si la paix doit arriver un jour, Israël devra recon­naître que Bar­ghouti était un diri­geant poli­tique et non mili­taire, qu’il n’a jamais porté les armes et qu’il s’est tou­jours opposé à des actions visant des civils israé­liens, tout en défendant le droit des Pales­ti­niens à la résistance.
Une cam­pagne inter­na­tionale a été lancée en vue de la libé­ration de Bar­ghouti et des 4227 pri­so­niers poli­tiques pales­ti­niens qui sont dans les prisons israé­liennes. Elle est sou­tenue par tous les partis repré­sentés au Par­lement pales­tinien , le Fatah et le Hamas étant pour une fois unis, et par l’écrasante majorité des Palestiniens.
La cam­pagne a été lancée dans l’ancienne cellule de Mandela par Ahmed Kathrada, un homme poli­tique sud-​​africain che­vronné, qui a lancé la pre­mière cam­pagne Libérez Mandela dès les années 60, qui a lui-​​même été empri­sonné et qui a passé 18 ans à Robben Island avec Mandela.
Il sera à Londres la semaine pro­chaine pour exhorter les députés bri­tan­niques à signer la « décla­ration de Robben Island » de soutien aux pri­son­niers pales­ti­niens, en même temps que l’Archevêque Desmond Tutu, l’ancien Premier Ministre d’Irlande John Bruton, la lau­réate du Prix Nobel de la Paix Mairead Cor­rigan Maguire, la mili­tante poli­tique Angela Davis et bien d’autres.
Pour les hommes poli­tiques bri­tan­niques, il devrait être facile de com­prendre l’argument essentiel en faveur de sa libé­ration. Elle n’est pas fondée sur le fait qu’il est innocent (même s’il l’est), ou sur son arres­tation illégale (ce qui est qua­siment certain), mais parce qu’il est on ne peut mieux placé pour négocier un accord de paix.
La Grande-​​Bretagne a empri­sonné le Mahatma Gandhi et Jawa­harlal Nehru en 1942, mais ils ont libéré Nehru en 1944 et deux ans plus tard il négo­ciait l’indépendance de l’Inde. Il est devenu le premier Premier Ministre de l’Inde indé­pen­dante en 1947.
Au Kenya, Jomo Kenyatta a été mis en prison par les Bri­tan­niques en 1952 et libéré en 1961. Un an plus tard les Bri­tan­niques négo­ciaient l’indépendance avec lui et en 1963 il est devenu Premier Ministre du Kenya indépendant..
En Afrique du Sud, Mandela a été libéré de prison en 1990 et les mois sui­vants il négo­ciait l’indépendance avec ses ravis­seurs. Il aura juste fallu quatre ans pour passer de la cellule de prison au palais de la pré­si­dence et l’espoir est que Bar­ghouti, âgé main­tenant de 54 ans, puisse faire de même .
Entre août 2013, un mois après le début des pour­parlers et février de cette année , 34 Pales­ti­niens ont été tués et 1535 blessés (dans la même période trois Israé­liens sont morts et 53 blessés). En attendant, 10 509 loge­ments dans les colonies illé­gales ont été approuvés par les res­pon­sables israé­liens. Est-​​il étonnant que les Pales­ti­niens ne veuillent pas continuer les pour­parlers de « paix » ?
Alors que la date-​​limite du 29 avril approche, il fau­drait que les Israé­liens prennent une ini­tiative auda­cieuse pour prouver qu’ils s’intéressent à la paix. S’ils libèrent Bar­ghouti, le monde recon­naîtra qu’ils sont sérieux. S’ils refusent, beaucoup concluront qu’ils ne le sont pas.
Tous droits réservés.
(traduit de l’anglais par Y. Jardin)
http://www.france-palestine.org

J-​​P. Cha­gnollaud : « le chemin à par­courir entre Israé­liens et Pales­ti­niens reste long »

RFI, Anne Verdaguer, mercredi 2 avril 2014
Jean-​​Paul Cha­gnollaud, pro­fesseur des uni­ver­sités, directeur de l’Iremmo, Ins­titut de recherche et d’études médi­ter­ranée Moyen-​​Orient, est interrogé sur la récente décision du gou­ver­nement israélien de ne pas libérer un qua­trième et dernier contingent de pri­son­niers pales­ti­niens, comme cela a été prévu par l’accord signé dans le cadre des pour­parlers de paix.
RFI : Comment peut-​​on expliquer ce refus du côté israélien ?
Jean-​​Paul Cha­gnollaud : Je crois que ça fait partie de ces ten­sions, lorsqu’il y a des négo­cia­tions de longue durée. Et donc c’est un moyen de pression cer­tai­nement, de la part des Israé­liens. Mais je crois que c’est surtout focalisé sur le fait que la date butoir théo­rique de la fin de ces négo­cia­tions, en tout cas de la pre­mière phase qui devait conduire à un accord-​​cadre, se ter­minera le 29 avril.
Et mani­fes­tement on ne sera pas prêt et donc il y a une pression pour aller au-​​delà. Les Pales­ti­niens étaient assez réti­cents et par consé­quent cette volonté israé­lienne de ne pas – aujourd’hui en tout cas, parce que c’était prévu pour aujourd’hui – relâcher ces pri­son­niers, va dans ce sens-​​là. C’est-à-dire qu’on va finir par trouver un accord. D’autant plus qu’il n’est pas question de ne pas libérer ces pri­son­niers, mais sim­plement de dif­férer. Si on prend le texte officiel qui est sorti en Israël, il serait différé peut-​​être d’une quin­zaine de jours. Donc ça fait partie de cette négociation.
Y a-​​t-​​il eu des pré­cé­dents des enga­ge­ments dif­férés de la même manière par les Israéliens ?
Je pense que dans toute négo­ciation, il y a for­cément des actions de ce genre. Et les Israé­liens l’ont fait à plu­sieurs reprises. La grande question est de savoir si ensuite ça va être un obs­tacle majeur pour aboutir. Mais si on regarde les choses de plus près, il faut bien com­prendre que cette affaire est un incident important, certes, mais il y a tel­lement d’autres ques­tions beaucoup plus graves qui risquent d’empêcher ces négo­cia­tions d’aboutir, que fina­lement je pense qu’on va dépasser cet obs­tacle et on va en trouver d’autres qui sont beaucoup plus importants.
Où en est-​​on jus­tement, de ces dis­cus­sions de paix, après neuf mois de négo­cia­tions ? Elles arrivent à échéance fin avril…
Oui. C’est dif­ficile de savoir où elles en sont exac­tement parce que le principe même de ces négo­cia­tions, c’est qu’elles sont secrètes. John Kerry a encore dit il y a quelques jours, qu’il iro­nisait sur les gens qui font des pro­nostics parce qu’on ne sait pas vraiment quel est vraiment le contenu.
On ne sait pas et en même temps il y a des indi­ca­tions. C’est-à-dire qu’on a vu que tout récemment Mahmoud Abbas a été très cri­tique à l’égard de l’état d’avancement, en disant qu’on n’avançait pas du tout. Et puis du côté israélien, Neta­nyahou a rappelé la cen­tralité de la recon­nais­sance par les Pales­ti­niens du caractère juif d’Israël. Et ça, c’est évi­demment quelque chose que les Pales­ti­niens ne pourront pas accepter. Donc, on sent bien que pour le moment, d’après ce qu’on peut voir de l’extérieur, avec les décla­ra­tions des uns et des autres, on n’a pas beaucoup avancé.
Et le fait même que très pro­ba­blement le 29 avril ne sera pas cette date-​​butoir, montre bien qu’il y a encore énor­mément de chemin à faire. Kerry vient de dire il y a 48h qu’on allait sans doute repartir pour une nou­velle période de neuf mois. En tout cas, de plu­sieurs mois. Je vous rap­pelle que pour le 29 avril, il était question d’avoir un accord-​​cadre. Et dans la décla­ration de Kerry il y a quelques jours, il a dit que nous avons mis – je cite ce qu’il a dit – nous avons mis sept mois pour com­prendre les posi­tions des uns et des autres. C’est vous dire que le chemin à par­courir est encore extrê­mement long.
Ce contre­temps dans les pour­parlers, si l’on peut appeler cela un contre­temps, est-​​il aussi la marque d’un échec quelque part, de la diplo­matie américaine ?
Je pense que la diplo­matie amé­ri­caine joue beaucoup dans cette affaire, parce qu’elle a perdu beaucoup en cré­di­bilité par rapport à ce qui s’est passé en Irak, par rapport à ce qui va se passer en Afgha­nistan. Puisque vous savez, les troupes amé­ri­caines doivent se retirer d’Afghanistan dans quelques mois, à la fin de l’année.
En Syrie, on a vu la volte-​​face – l’hésitation d’abord et la volte-​​face ensuite – d’Obama. Donc il s’est trouvé dans une position de grande fra­gilité où il a perdu énor­mément de cré­di­bilité, surtout si on compare avec son dis­cours au Caire en juin 2009, où il avait eu une rupture avec ce qu’avait pu faire Bush. Donc, on est dans cette posture où fina­lement la question israélo-​​palestinienne pour l’administration amé­ri­caine devient extrê­mement impor­tante. Donc, c’est sûr qu’ils ont tout intérêt à essayer d’avancer.
Et en même temps, quand on fait l’analyse des obs­tacles du côté pales­tinien et surtout du côté israélien, on se dit que vraiment les chances sont faibles. On ne peut pas du tout anti­ciper le pire. Il faut laisser tou­jours une porte ouverte à l’espoir. Mais la réité­ration, par exemple, de la cen­tralité de l’État juif, ou bien encore tout récemment, c’était la semaine der­nière, Lie­berman, le ministre des Affaires étran­gères, a énoncé un plan de transfert des Arabes israé­liens dans un éventuel État pales­tinien. De telles décla­ra­tions ne peuvent que durcir le climat qui est de toute façon struc­tu­rel­lement difficile.
Il y a peut-​​être une autre carte impor­tante dans ce jeu des dis­cus­sions entre Israé­liens et Pales­ti­niens. C’est celle de la libé­ration de Jonathan Pollard. Est-​​ce que vous pensez que ça peut jouer dans l’avancement des discussions ?
On peut l’interpréter de dif­fé­rentes façons. Et d’abord ce n’est pas fait. Il est question de le faire, on envisage de le faire mais ce n’est pas fait. En tout cas, pas à ce jour. Cet espion qui tra­vaillait pour les Israé­liens et qui est condamné à per­pé­tuité, sa libé­ration serait un geste vis-​​à-​​vis de Neta­nyahou qui l’a réclamée. Mais il ne faut pas se faire d’illusions. C’est presque anec­do­tique quand on le rap­porte à l’ensemble du dossier israélo-​​palestinien.
Donc, peut-​​être que ce sera, peut-​​être que ce ne sera pas… Mais fran­chement, je ne crois pas que ce soit important, sauf éven­tuel­lement pour faire avancer la négo­ciation juste dans les jours qui viennent. Ce serait un élément de pression pour les Amé­ri­cains. Mais je vous répète, il faut revenir à l’essentiel. Et l’essentiel c’est : où en est-​​on vraiment ? Est-​​ce qu’on a avancé ? Par exemple, on sait qu’on a avancé sur la question du Jourdain, sur la question que les Israé­liens veulent garder toute la vallée du Jourdain. Donc on est tout de même, d’après ce qu’on peut savoir, dans une situation extrê­mement tendue. Et c’est ça, la vraie question. C’est-à-dire, où on en est vraiment. Le reste, c’est quelque part un peu anecdotique.

Journée de la terre : action BDS Orange

Collectif 66 Paix et justice en Palestine, mercredi 2 avril 2014
Nous étions 26 par­ti­ci­pants à l’action BDS du « Col­lectif 66 Paix et justice en Palestine » le 29 mars à Per­pignan, à l’occasion de la célé­bration de la journée de la Terre.
Devant la Bou­tique Orange du Quai Vauban en centre ville, nous avons récolté 90 signa­tures en une heure sur la pétition réclamant la rupture de contrat d’Orange avec Partner.
500 tracts recto-​​verso ont été dif­fusés (tirés gra­cieu­sement par un syn­dicat) argu­mentant la cam­pagne BDS d’un côté et dénonçant la com­plicité de Orange de l’autre. Tout cela devant la grande ban­derole du Col­lectif déployée « Boycott ! La colo­ni­sation, c’est Non ! BDS ! ».
Des membres du per­sonnel sont venus dis­cuter avec nous et ont été informés que les syn­dicats nationaux CGT et Soli­daires de l’entreprise Orange exi­geaient de leur Direction la rupture de cet accord. La presse pré­sente était : l’Indépendant (voir article du dimanche 30 sep­tembre « France télécom dans le col­li­mateur ») et le Tra­vailleur catalan. Les péti­tions vont main­tenant être trans­mises à la Direction régionale de Orange avec le courrier au res­pon­sable. Opé­ration du 29 réussie grâce à une pré­sence remarquée et suf­fi­samment nom­breuse pour per­mettre pas mal de dis­cus­sions avec clients et pas­sants. Mais à pour­suivre, dans les PO comme partout, afin qu’Orange sache que son image devra subir l’épreuve de la scan­da­leuse vérité sur sa com­plicité avec la colo­ni­sation de la Palestine !
Amitiés à toutes et tous,
Pour la commission BDS du Collectif, Jeanne
http://www.france-palestine.org

La France doit sou­tenir les demandes pales­ti­niennes d’adhésion aux agences de l’ONU et traités internationaux

Après le refus israélien de libérer le dernier groupe de pri­son­niers d’avant Oslo et à l’annonce d’un nouvel appel d’offres pour 700 loge­ments dans les colonies de Jérusalem-​​Est, Mahmoud Abbas a annoncé dans une inter­vention télé­visée la décision unanime de la Direction pales­ti­nienne d’adhérer à 15 agences de l’ONU et traités inter­na­tionaux, à com­mencer par la Qua­trième Convention de Genève sur la pro­tection des civils. Il a solen­nel­lement signé devant les caméras la demande d’adhésion à ce texte.
Par cette décision, tirant les leçons du refus obstiné d’Israël de s’engager dans des négo­cia­tions sérieuses, l’OLP reprend la bataille diplo­ma­tique aux Nations unies.
L’AFPS demande à la France d’en prendre acte et d’appuyer sans réserve les démarches pales­ti­niennes, y compris par une pleine recon­nais­sance de l’État de Palestine dans les fron­tières du 4 juin 1967.
Ce faisant, elle sera en pleine cohé­rence avec ses votes récents au Conseil des droits de l’homme de l’ONU en faveur de l’autodétermination du peuple pales­tinien, elle mar­quera son refus de voir la force primer sur le droit et contri­buera à bloquer la spirale infernale de la colo­ni­sation qui ruine toute solution poli­tique et ne peut déboucher que sur le chaos.

Les Palestiniens reprennent la bataille aux Nations unies contre "Israël"

La direction palestinienne a décidé de demander l'adhésion à 15 agences et traités internationaux, à commencer par la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils, a annoncé mardi le président Mahmoud Abbas dans une intervention télévisée.
Cette décision intervient peu après l'annonce d'un nouvel appel d'offres par le gouvernement israélien pour plus de 700 logements dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est occupée.
"La direction palestinienne a approuvé à l'unanimité la décision d'adhérer à 15 agences de l'ONU et traités internationaux, à commencer par la Quatrième Convention de Genève sur la protection des civils", a déclaré M. Abbas, qui a signé devant les caméras la demande d'adhésion à ce texte.
Le député indépendant palestinien Moustapha Barghouthi, qui a participé à une réunion de la direction palestinienne présidée par M. Abbas, a affirmé à l'AFP que par cette décision "la direction palestinienne avait repris la bataille aux Nations unies contre Israël".
Les responsables palestiniens ont indiqué à maintes reprises leur intérêt en particulier pour la Quatrième Convention de Genève, "en raison de son applicabilité aux Territoires palestiniens comme territoires occupés" et à la colonisation.
Les Palestiniens vont "payer cher" (ministre israélien)
Côté israélien, un ministre a averti les Palestiniens qu'ils vont "payer cher" leur décision de relancer leurs démarches d'adhésion aux agences de l'ONU et traités internationaux, les menaçant de sanctions économiques, voire d'annexion de territoires occupés. 
"S'ils menacent maintenant (de se tourner vers les institutions de l'ONU), ils doivent savoir une chose: ils le paieront cher", a déclaré à la radio publique le ministre du Tourisme Uzi Landau.
Ce dernier, un faucon de la coalition gouvernementale, n'a pas exclu la possibilité pour « Israël » d'annexer des portions de territoire palestinien occupé. 
"L'une des mesures possibles serait pour Israël d'appliquer sa souveraineté sur des secteurs qui feront clairement partie de l'Etat d'Israël dans le cadre de toute solution future", a menacé Landau, un membre du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou.
Le ministre faisait référence aux secteurs de la Cisjordanie occupée où sont implantés des colons juifs, « Israël » espérant conserver ces zones après un futur accord avec l’Autorité palestinienne.
« Israël » pourrait aussi prendre des mesures de rétorsion économiques en intervenant "pour bloquer leurs aides financières", a-t-il ajouté.

Rapport hebdomadaire sur les violations israéliennes des droits de l’homme dans la bande de Gaza

mercredi 2 avril 2014 - 06h:00
PCHR Gaza
Du 20 au 26 Mars 2014
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Les forces israéliennes empêchent les fidèles palestiniens d’accéder à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem
Vendredi 21 Mars 2014
À environ 13h00, les forces israéliennes stationnées le long de la frontière, à l’est du cimetière d’al-Shuhada à l’est de Jabalya , ont tiré à balles réelles et grenades lacrymogènes sur un groupe de jeunes hommes qui ont tenté de jeter des pierres sur des soldats. Les tirs ont continué sporadiquement jusqu’à à environ 18h30. En conséquence, quatre civils, dont un enfant, ont été blessés et emmenés à l’hôpital Kamal Odwan à Beit Lahia. La blessure de l’un d’eux a été décrite comme grave tandis que les blessures des autres ont été décrites comme modérées.
Les blessés étaient : Emad Hassan Mousa al-’Ayouti (20) du quartier al-Jorn à Jabalya, pris des balles à la jambe droite lui causant une fracture du tibia et rupture dans les veines et artères. Ses blessures ont été décrites comme graves ; Faris Na’im Faris al-Bes (18) du quartier al-Toffah dans la ville de Gaza, a subi une blessure par balle à la jambe droite et sa blessure a été décrit comme étant modérée ; Nedal Abdel Karim Mohammed Naser (25) de Jabalya, a subi une blessure par balle à la jambe droite et sa blessure a été décrit comme étant modéré, et Mahmoud Sa’id al-’Abed Abu Foul (17) de Beit Lahiah, a subi une blessure par balle à la jambe droite et ses blessures ont été décrites comme modérées.
Lundi 24 Mars 2014
À environ 16h30, les forces israéliennes stationnées le long de la frontière, au nord de la zone d’Abu Samrah, au nord de Beit Lahia, ont tiré un obus fumigène qui est tombé sur la terre des Abu Samrah. Ni blessures ni dommages n’ ont été signalés. Des témoins oculaires ont confirmé que l’obus avait causé une épaisse fumée blanche dans la zone sans connaître les raisons de ce tir.
Mardi 25 Mars 2014
À environ 07h30, les forces israéliennes, appuyées par quatre chars et quatre bulldozers ont pénétré de 200 mètres dans la zone d’al-Shoubaki à l’est de Beit Hanoun (Erez) couverts par des tirs sporadiques pour niveler les terres adjacentes à la frontière. Les agriculteurs ont été contraints de quitter leurs terres. Les forces israéliennes se sont retirées de la zone à environ 14h15. Aucune victime n’a été signalée.
 À environ 09h30, les forces israéliennes ont pénétré dans le quartier al-Najar dans la ville de Khoza’ah à 500 mètres dans l’est de Khan Younis.. Elles ont nivelé les terres le long de la frontière au nord et à l’est de Abasan ainsi qu’à l’est de la ville d’al-Qararah. Dans l’après-midi. Elles se sont redéployées derrière la frontière.
Mercredi 26 Mars 2014
À environ 03h00, des navires de guerre ont tiré des balles et des obus sur deux bateaux de pêche qui étaient à la voile à moins d’un mile nautique au large de Rafah près de la frontière avec l’Egypte.
En conséquence, Mohammed al-Aqra Hassn »(51), un pêcheur de Deir al-Balah, a été blessé par des éclats d’obus dans les jambes. En outre, une mosquée et trois maisons ont été endommagées : Une mosquée de 300 mètres carrés ; Une maison de 170 mètres carrés appartenant à Hisham Ahmed al-Nahhal, dans lequel 16 personnes vivent ; Une maison de150 mètres carrés, avec toiture en amiante appartenant à Farida Khalil al-Nahhal, dans laquelle vivent quatre personnes et une maison de 100 mètres carrés avec toiturre en amiante appartenant à Ibrahim Ali Abu Ouda, dans laquelle vivent trois personnes.
Traduit et transmis par Jacques Salles, Palestine 33
http://info-palestine.net 

Israël s’approprie un site d’enfouissement financé par la Banque Mondiale pour les Palestiniens

Israël refuse d’autoriser le fonctionnement d’un site d’enfouissement financé par la Banque Mondiale, destiné à aider la population palestinienne du sud de Jérusalem.
L’« administration civile du ministère israélien de la défense » exige que les Palestiniens acceptent de laisser les colons de la région utiliser ce même site, ce que les Palestiniens refusent. Le site de décharge Al-Minya à l’est de Bethléem a été construit ces deux dernières années avec des fonds dédiés, accordés à l’Autorité palestinienne.
C’est la première décharge moderne du sud de la Cisjordanie, avec des techniques de scellement du sol pour éviter l’écoulement des déchets dans les nappes d’eau souterraines. Un autre site d’enfouissement moderne, également installé grâce à des fonds internationaux, est déjà en marche dans les environs de Jenine. Comme Al-Minya est dans la Région C, sa construction a nécessité l’autorisation d’Israël.
Actuellement, les déchets des communautés d’Hébron et de Jérusalem sont jetés dans des sites pirates, ce qui constitue un grave danger pour l’environnement. Quelques communautés palestiniennes jettent aussi leurs déchets dans des lieux à ciel ouvert, les brûlant parfois pour en réduire le volume. Dror Ektes, activiste anti-colonies, qui a visité le site de Al-Minya cette semaine et parlé à un responsable, dit que ce site ne fonctionne pas, bien qu’il soit achevé, à cause des exigences abusives d’Israël.
Pourtant la Banque Mondiale a clairement dit au moment des discussions sur cette décharge que les fonds accordés à l’Autorité palestinienne étaient destinés à la population palestinienne. Et traditionnellement, l’autorité palestinienne ne coopère pas avec les colonies qu’elle juge illégales quant à l’utilisation de ses infrastructures.
Source : http://www.haaretz.com/news/diploma...
Traduit et publié par PAJU (Palestiniens et Juifs Unis) - WWW.PAJUMONTREAL.ORG
http://www.europalestine.com

Processus de paix en crise: la Ligue arabe convoque une réunion la semaine prochaine

AFP
La Ligue arabe a convoqué une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères le 9 avril au suejt des négociations de paix israélo-palestiniennes, qui traversent une grave crise, a annoncé mercredi le chef de l'organisation panarabe, Nabil al-Arabi.
La réunion abordera le refus d'Israël de libérer un quatrième contingent de prisonniers palestiniens, comme l'Etat hébreu s'était engagé à le faire, a indiqué à la presse M. Arabi, en référence à un des principaux points de contentieux entre les deux parties.

Les Palestiniens veulent la poursuite des efforts de Kerry (OLP)

AFP
Les Palestiniens souhaitent que le secrétaire d'Etat américain John Kerry poursuive son initiative de paix, a déclaré mercredi un dirigeant de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo.
"Nous espérons que M. Kerry reprendra ses efforts dans les prochains jours", a affirmé M. Abed Rabbo au lendemain de l'annonce de demande d'adhésion palestinienne à 15 conventions et accords internationaux, ajoutant: "Nous ne voulons pas que ces efforts prennent fin".

Naplouse: Les villages s'exposent quotidiennement aux agressions israéliennes

CPI
L’évènement de la commémoration de la journée de la terre, les 30 mars de chaque année, ne passionne plus les habitants des villages du gouvernorat de Naplouse, surtout des côtés est et sud. Ces villages vivent la souffrance de la terre à chaque instant, dans le cadre de la domination de la ceinture colonialiste sur cette terre. 
Le rassemblement des villages de Bourine et Madama Hawara, au sud de Naplouse, s’est transformé en une esplanade dans laquelle les colons et l’occupation se sont réunis pour la cibler d’après Ghassane Qit, jeune activiste du village de Madama après le blocus de l’articulation principale reliait les trois villages entre eux.
Poursuite sans fin
Alors qu’il parlait à notre CPI, Qit déclare: « la poursuite des agriculteurs dans leur champs ne s’arrête jamais, à un moment les agressions proviennent des colons, et à d’autres moment elles proviennent de l’armée »
La situation ne change pas dans le village de Hawara qui passe ses nuits à être poursuivi par l’armée de l’occupation, ce qui gêne les commerces depuis le coucher du soleil jusqu’à minuit, surtout ces derniers jours ou les voyages scolaires se multiplient. Mais les plus importants dégâts proviennent des agressions des colons extrémistes qui veillent dans les terres adjacentes au village.
A une distance de moins de 5 km², se situe les terres de Aourata, Aqraba, Qassra, et Qourwyte qui s’engloutissent chaque jour sous la trahison des institutions officielles, alors que la population résiste en s’armant de sa volonté de faire tomber à l’eau les projets des colons.
Humiliation au niveau des barrages
Pour rajouter aux supplices des villages du sud de Naplouse, il y a les barrages de Zaatara et Hawara Ath-thabitine. En les traversant, les citoyens subissent de grandes situations d’humiliations et d’abaissement. Leur ouverture et leur fermeture dépend de l’humeur des soldats qui s’y trouve.
Au niveau des barrages, se déroule quasiment chaque jour des fouilles de passagers et la gêne de l’activité des citoyens, en plus des agressions des colons envers les passants et les passagers. Agressions facilité par les forces de l’occupation.
Un plan colonialiste
Bashar Qarwiti, de Qarwit au sud-est de Naplouse raconte à notre CPI: « il y a un plan colonialiste dangereux, dans la zone du sud de Qarwit, qui a pour but de confisquer des milliers de dunums agricoles, des montagnes et des routes »
Qarwiti ajoute: "ce genre de plan colonialiste tente d’empêcher [les populations] d’atteindre  les zone du sud, et relie les colonies entre elles. De plus ce plan a pour objectif de s’approprier tous les territoires du sud de Qarwit ( Rass Moubs, Al Batayn, As-sarara, Salyoun)"
Cela fait 38 ans que les supplices des habitants du sud de Naplouse se multiplient, leur situation est devenu critique à cause des agressions répétées quasi quotidiennement et du monstre colonialiste qui dévorent le mûre et le moins mûre, qui pille les terres, engloutit les arbres fruitiers, et confisque aux citoyens leur sécurité et leur tranquillité.
 Un soulèvement populaire
Avec le 38e anniversaire de la journée de la terre, les citoyens des villages qui se situent dans le cercle de la colonisation ont espéré qu’il y ait des mouvements et un soulèvement populaires pour cerner la manière de répondre à de si fausses décisions.
Les mouvements populaires pour résister contre l’occupation se traduisent en se réfugiant dans la loi en s’adressant aux tribunaux de l’occupation pour arracher les droits que l’occupation a confisqués aux villageois.
Les comités populaires organisent des mouvements populaires sur le terrain pour résiste face à la colonisation. Ces mouvement se font sous forme de soulèvement populaires qui résiste à l’occupation qui confisque les terre, les engloutit et dérange les citoyens.
Sur le plan politique, [les citoyens] transmettent ce qu’il se produit sur le terrain aux autorités de l’occupation, et cela afin de refuser toutes les actions arbitraires envers les villageois du sud de Naplouse. En plus de démasquer les pratiques de l’occupant dans les cours internationales.
D’un autre côté, Abdelhedi Hantach, expert des affaires colonialistes et membre du comité national de la défense des territoires, a déclaré  que de tels mouvements populaires, dont les citoyens ne possèdent rien d’autre pour défendre leur terre contre la colonisation, peuvent avoir de [forte] résonnance et des impacts à travers les jugements des tribunaux militaires en faveurs des Palestiniens qui portent plainte.
Une autorité au-dessus de la loi  
Lors de sa discussion avec notre CPI, Hantach ajoute: « Dans la plupart des cas, les autorités de l’occupation israélienne se comportent comme si elles étaient au-dessus de la loi, de ce fait elles n’appliquent pas les jugements issues des tribunaux militaires sionistes »
Hantach a souligné l’importance de multiplier les efforts des comités populaires de résistance face à la colonisation, et le travail sur l’action unie entre celles-ci au niveau des villages de la Cisjordanie, et non pas que chacun travaille seul, afin que les mouvements aient une résonnance au niveau politique et médiatique.
Il a été mentionné que plus de 255 colonies entourent les villages de la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie, en plus des nombreux foyers colonialistes dont l’occupation en a légitimité quelques-unes, et étudie maintenant les possibilités de légitimer ceux restant, à travers des lois, en faveurs de l’occupation sioniste au détriment des droits des villageois palestiniens, en violant clairement les lois internationales, les droits de l’homme et le quatrième accord de Genève.