| [ 21/10/2011 - 13:48 ] |
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Al-Qods occupée – CPI
Le Bureau de la coordination des
Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) considère que le blocus
de Gaza est un déni des droits humains fondamentaux, il est contraire au
droit international et atteint le niveau de punition collective.
Selon un rapport publié par le Bureau
jeudi et dont le CPI a obtenu une copie, le blocus impose de sévères
restrictions sur l’importation et l’exportation, outre la circulation
des citoyens en dehors et vers Gaza, l’accès aux terres agricoles et aux
zones de pêche. Les Gazaouis ne peuvent subvenir aux besoins de leurs
familles avec la détérioration de la qualité des infrastructures et des
services de base.
Il a souligné que malgré « les mesures
prises pour alléger le blocus en juin 2010, la situation humanitaire
reste très fragile, et en dépit de l’augmentation des importations,
elles restent inférieures à 40% de leur niveau avant 2007 ».
Il a ajouté que les exportations restent
strictement limitées aux produits agricoles exportés vers l’Europe,
outre le fait que les intérêts commerciaux à Gaza ne peuvent pas accéder
aux marchés traditionnels en Palestine occupée de 48 et en Cisjordanie.
De même que l’accès à la terre et à la mer reste strictement limité.
Le rapport a
précisé que les autorités d’occupation n’ont ratifié qu’une petite
quantité de projets qui visent à améliorer le secteur du logement et des
services à Gaza. Il s’agit de projets présentés par la communauté
internationale puisque la mise en œuvre des projets approuvés souffre
d’un manque de financement qui affecte les agences d’exécution de ces
projets. Ceci sans compter la capacité opérationnelle limitée à un seul
point de passage utilisé pour transporter les marchandises. De même que
la division palestinienne interne est un autre facteur qui compromet la
qualité des services vitaux.
Il a indiqué
que le manque de respect du droit international humanitaire conduit à
des pertes humaines parmi les civils, en particulier lors de l’escalade
des affrontements armés et lors d’impositions de restrictions sur
l’accès aux zones frontalières.
Il estime
que des dizaines de personnes dont beaucoup d’enfants, risquent leur vie
tous les jours en travaillant dans la contrebande de marchandises à
travers les tunnels situés sous la frontière entre l’Egypte et Gaza.
Elle considère que la hausse de l’économie des tunnels est le résultat
direct des restrictions imposées sur l’importation de matériaux de
construction, le manque d’opportunités d’emplois, et les besoins
importants de construction à Gaza.
Le rapport souligne que les habitants de la Bande de Gaza restent isolés
du reste des territoires palestiniens occupés puisqu’il est interdit à
tous les Palestiniens de Gaza d’entrer en Cisjordanie, que ce soit par
le passage d’Erez ou par la Jordanie. Le nombre de personnes autorisées à
emprunter le passage de Rafah reste très limité, sans compter les
centaines de palestiniens qui n’ont pas le droit de traverser les
passages de manière hebdomadaire. |
vendredi 21 octobre 2011
OCHA : La situation humanitaire à Gaza reste très fragile
Report du procès de Bobigny au 15 mars 2012... et découverte du pot aux roses !
vendredi 21 octobre 2011
Hier à 10 H au
procès de Bobigny, une surprise attendait nos avocats, venus pour savoir
à quelle date le procès BDS de Maha, Mohamed et Olivia, prévu le jour
même, était renvoyé.
Ils se
sont trouvés en pleine visite du ministre de la justice, venu inaugurer
de nouvelles installations au tribunal de Bobigny, et entouré de caméras
et journalistes !
C’était donc cela la maladie de Mme le juge Krieff, qui avait amené le président du tribunal à nous imposer un report du procès !
Il avait peur que notre mobilisation leur vole la vedette ! Que ne l’ont-ils pas dit, au lieu de raconter des histoires.
Donc, c’est partie remise au jeudi 15 mars 2012. On a le temps d’en reparler, bien entendu, mais nous vous remercions de réserver la date...
Et en attendant, préparons nous à aller soutenir les militants BDS de Mulhouse qui passent en procès le jeudi 17 novembre à 8 H 30, et renforçons la campagne internationale Boycott, Désinvestissement, Sanctions !
CAPJPO-EuroPalestine
Lien
C’était donc cela la maladie de Mme le juge Krieff, qui avait amené le président du tribunal à nous imposer un report du procès !
Il avait peur que notre mobilisation leur vole la vedette ! Que ne l’ont-ils pas dit, au lieu de raconter des histoires.
Donc, c’est partie remise au jeudi 15 mars 2012. On a le temps d’en reparler, bien entendu, mais nous vous remercions de réserver la date...
Et en attendant, préparons nous à aller soutenir les militants BDS de Mulhouse qui passent en procès le jeudi 17 novembre à 8 H 30, et renforçons la campagne internationale Boycott, Désinvestissement, Sanctions !
CAPJPO-EuroPalestine
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Lobby pro-israëlien : le PS prend des risques
Daniel Bernard - Marianne | Jeudi 20 Octobre 2011
Pour élaborer le programme d'un voyage d'étude, le PS s'en remet à
des lobbystes. «C'est grave ?», demande Jean-Christophe Cambadélis,
responsable des relations internationales.
Une délégation du Parti socialiste devait se rendre en Israël et dans
les territoires palestiniens du 24 au 27 octobre. Conduite par
Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national en charge des relations
internationales, elle était composée de Jean-Louis Bianco, Benoit Hamon,
Gérard Collomb et Claude Bartolone. In extremis, pour des raisons
d’agenda, ce voyage d’étude a été repoussé sine die. Pour autant, son
principe n’est pas remis en cause, pas plus que les modalités
d’organisation, qui laissent une grande place au lobbying.
Pour définir le programme, en effet, le secteur international du PS s’en est remis au Cercle Léon Blum. Le but de cette association, créée en 2003 autour du Parti socialiste, est double : « combattre » l’antisémitisme et « œuvrer au rapprochement entre la Gauche française et les femmes et hommes de bonne volonté qui agissent pour la paix au Proche-Orient dans les deux camps, en particulier au sein de la Gauche Israélienne et avec ceux qui soutiennent un processus démocratique au sein de l'Autorité Palestinienne ». Pourquoi un parti de gouvernement confie-t-il à une structure communautaire le soin de dresser la liste des interlocuteurs de la délégation ? Mystère. «C’est grave ? :)», répond Jean-Christophe Cambadélis, contacté par SMS.
Grave ? Peut-être pas. Mais risqué, assurément. En effet, la partie « gouvernement israélien» du programme a été elle-même sous-traitée. « Le contact avec Benjamin Netanyahou, je ne l’ai pas », se justifie Laurent Azoulai, président du cercle Léon Blum. Ce dernier, légitimement soucieux d’obtenir des rendez-vous avec les représentants de la droite israélienne, a donc mobilisé un autre lobbyiste, Arie Bensemhoun. Or, ce dentiste toulousain, candidat malheureux en 2006 à la présidence du Crif, affiche des intentions très distinctes, sinon divergentes, avec l’élaboration d’une politique étrangère française. En 2010, après avoir rencontré aux Etats-Unis les animateurs de l’AIPAC, le principal lobby pro-israëlien en Amérique, il exprimait explicitement sa volonté de «s’inspirer de certaines méthodes de travail».
En clair, d’acclimater en France un système qui consiste, pour les groupes de pression, à financer les élus afin de les sensibiliser. Bien que les lois de financement de la vie publique soient plus restrictives en France qu’aux Etats-Unis, rien n’empêche en effet des donateurs de participer à telle ou telle campagne, sous un plafond annuel de 7500 euros. Il n’est pas illégal non plus de fédérer des donateurs, afin de démultiplier son soutien et… son influence.
Ce projet d’«AIPAC à la française» a commencé à se mettre en place, en toute discrétion. Selon nos informations, l’inspirateur est Steve Rosen, un ancien salarié de l’AIPAC accusé d’espionnage au profit d’Israël. « Je n’ai rien à voir avec lui ! Je ne veux pas avoir le moindre contact avec ce monsieur ! », s’écrit Laurent Azoulai en entendant son nom. Pourtant, le cercle Léon Blum a pris le risque d’embringuer des dirigeants socialistes sur un terrain miné. Le lobbying fonctionne en effet sur le principe des poupées russes : , en délégant une partie du programme à Arie Bensemhoun, il se lie à une structure baptisée Elnet, elle-même activée par l’infréquentable Steve Rosen. Un document a été édité par ce lobby, sur lequel figurent les participants au voyage.
Ainsi, sans doute à l’insu de leur plein gré, les dirigeants du PS se laissent-ils guider dans l’Orient compliqué par des accompagnateurs engagés. Précision importante : aucune information ne permet de suspecter un financement politique des membres de la délégation, même légal et encore moins occulte. Jean-Louis Bianco, Benoît Hamon et Claude Bartolone nous ont d'ailleurs affirmé qu'ils ignoraient même l'implication du Cercle Léon Blum.
Pour autant, le principal parti d’opposition n’a-t-il pas d’autres moyens de s’informer de la poudrière israélo-palestinienne que de se lier, d’une façon ou d’autre, avec des groupes de pression ? A la veille d’une élection présidentielle et donc d’une possible alternance, ce serait étonnant.
L'organisation de ce voyage, dès lors qu'il a été remis à plus tard, pourra être directement repris en main par le PS. Ou pas.
Pour définir le programme, en effet, le secteur international du PS s’en est remis au Cercle Léon Blum. Le but de cette association, créée en 2003 autour du Parti socialiste, est double : « combattre » l’antisémitisme et « œuvrer au rapprochement entre la Gauche française et les femmes et hommes de bonne volonté qui agissent pour la paix au Proche-Orient dans les deux camps, en particulier au sein de la Gauche Israélienne et avec ceux qui soutiennent un processus démocratique au sein de l'Autorité Palestinienne ». Pourquoi un parti de gouvernement confie-t-il à une structure communautaire le soin de dresser la liste des interlocuteurs de la délégation ? Mystère. «C’est grave ? :)», répond Jean-Christophe Cambadélis, contacté par SMS.
Grave ? Peut-être pas. Mais risqué, assurément. En effet, la partie « gouvernement israélien» du programme a été elle-même sous-traitée. « Le contact avec Benjamin Netanyahou, je ne l’ai pas », se justifie Laurent Azoulai, président du cercle Léon Blum. Ce dernier, légitimement soucieux d’obtenir des rendez-vous avec les représentants de la droite israélienne, a donc mobilisé un autre lobbyiste, Arie Bensemhoun. Or, ce dentiste toulousain, candidat malheureux en 2006 à la présidence du Crif, affiche des intentions très distinctes, sinon divergentes, avec l’élaboration d’une politique étrangère française. En 2010, après avoir rencontré aux Etats-Unis les animateurs de l’AIPAC, le principal lobby pro-israëlien en Amérique, il exprimait explicitement sa volonté de «s’inspirer de certaines méthodes de travail».
En clair, d’acclimater en France un système qui consiste, pour les groupes de pression, à financer les élus afin de les sensibiliser. Bien que les lois de financement de la vie publique soient plus restrictives en France qu’aux Etats-Unis, rien n’empêche en effet des donateurs de participer à telle ou telle campagne, sous un plafond annuel de 7500 euros. Il n’est pas illégal non plus de fédérer des donateurs, afin de démultiplier son soutien et… son influence.
Ce projet d’«AIPAC à la française» a commencé à se mettre en place, en toute discrétion. Selon nos informations, l’inspirateur est Steve Rosen, un ancien salarié de l’AIPAC accusé d’espionnage au profit d’Israël. « Je n’ai rien à voir avec lui ! Je ne veux pas avoir le moindre contact avec ce monsieur ! », s’écrit Laurent Azoulai en entendant son nom. Pourtant, le cercle Léon Blum a pris le risque d’embringuer des dirigeants socialistes sur un terrain miné. Le lobbying fonctionne en effet sur le principe des poupées russes : , en délégant une partie du programme à Arie Bensemhoun, il se lie à une structure baptisée Elnet, elle-même activée par l’infréquentable Steve Rosen. Un document a été édité par ce lobby, sur lequel figurent les participants au voyage.
Ainsi, sans doute à l’insu de leur plein gré, les dirigeants du PS se laissent-ils guider dans l’Orient compliqué par des accompagnateurs engagés. Précision importante : aucune information ne permet de suspecter un financement politique des membres de la délégation, même légal et encore moins occulte. Jean-Louis Bianco, Benoît Hamon et Claude Bartolone nous ont d'ailleurs affirmé qu'ils ignoraient même l'implication du Cercle Léon Blum.
Pour autant, le principal parti d’opposition n’a-t-il pas d’autres moyens de s’informer de la poudrière israélo-palestinienne que de se lier, d’une façon ou d’autre, avec des groupes de pression ? A la veille d’une élection présidentielle et donc d’une possible alternance, ce serait étonnant.
L'organisation de ce voyage, dès lors qu'il a été remis à plus tard, pourra être directement repris en main par le PS. Ou pas.
Réconciliation interpalestinienne : Fateh aurait proposé au Hamas des élections dès janvier
21/10/2011
Le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas a proposé au Hamas
d'organiser des élections en janvier afin de relancer le processus de
réconciliation entre les mouvements rivaux palestiniens, a indiqué
vendredi le négociateur Saëb Erakat. "Une des options que nous avons
présentées au Hamas était d'accélérer la réconciliation en organisant
des élections parlementaires en janvier puis en formant un
gouvernement", a déclaré à l'AFP M. Erakat. "Ce n'est qu'une suggestion
et nous ne sommes convenus de rien, mais c'est à discuter et nous
l'avons proposé au Hamas", a-t-il ajouté.
Le Hamas n'a pas répondu dans l'immédiat. Mais mardi, le chef du
mouvement, Khaled Mechaal, avait saisi l'occasion de l'échange de
prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit, qui a
rehaussé son prestige dans l'opinion, pour proposer à M. Abbas une
rencontre afin de faire avancer la réconciliation.
Les deux parties sont d'accord sur le principe d'une rencontre, mais n'ont pas fixé de date.
Le Fateh et le Hamas, au pouvoir à Gaza, ont conclu le 27 avril un
accord, paraphé le 3 mai par l'ensemble des mouvements palestiniens,
prévoyant la formation d'un gouvernement de personnalités indépendantes
en vue d'élections présidentielle et législatives d'ici un an, resté
inappliqué jusqu'à présent.
L'accord achoppe sur la formation d'un gouvernement d'indépendants,
en particulier sur le choix du Premier ministre, pour préparer des
élections présidentielle et législatives simultanées dans un délai d'un
an.
Les discussions ont été suspendues de fait pendant l'été, à
l'approche de la demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine
présentée par Mahmoud Abbas, une initiative critiquée par le Hamas, qui a
notamment affirmé ne pas avoir été consulté.
L'Autorité palestinienne a annoncé en août un report sine die des
élections municipales qu'elle comptait organiser en octobre en
Cisjordanie, prenant en compte l'opposition à ce scrutin du Hamas.
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Netanyahu disposé à un gel limité de la colonisation en Cisjordanie (Haaretz)
AFP | 21/10/2011
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est d'accord pour un
gel limité de la colonisation en Cisjordanie, qui concernerait la
"construction de bâtiments publics" et sur "les terres domaniales",
rapporte vendredi le quotidien Haaretz sur son site internet
M. Netanyahu, en revanche, ne serait pas disposé à stopper la
construction "par des promoteurs privés sur des terres appartenant à des
particuliers", où se trouvent la plupart des implantations, ajoute le
Haaretz, citant un haut responsable israélien anonyme.
Cette initiative vise à permettre la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens bloqués depuis plus d'un an, souligne le quotidien.
Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Netanyahu, a souligné que "la position du Premier ministre n'a pas changé: il est prêt à des négociations directes de paix avec l'Autorité palestinienne sans condition préalable".
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de l'Autorité palestinienne dirigée par le président Mahmoud Abbas.
Selon le Haaretz, la nouvelle proposition israélienne a été transmise mercredi à M. Abbas via la ministre colombienne des Affaires étrangères Maria Angela Holguin en visite à Ramallah (Cisjordanie).
M. Abbas s'est rendu récemment en Colombie, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, pour tenter d'obtenir, en vain, un soutien à la demande de reconnaissance d'un Etat de Palestine aux Nations unies.
Mme Holguin a agi en tant qu'émissaire du président colombien Juan Manuel Santos dans un effort de médiation visant à relancer le processus de paix au point mort depuis le refus d'Israël de prolonger un moratoire de la colonisation en Cisjordanie fin septembre 2010.
Toujours d'après le Haaretz, les efforts de médiation de la Colombie, qui entretient d'étroites relations avec Israël, ont reçu l'aval de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Les dirigeants palestiniens ont affirmé à de nombreuses reprises qu'ils ne reprendraient pas les négociations avec Israël sans gel de la colonisation en Cisjordanie occupée mais aussi à Jérusalem-Est annexée.
Aux yeux de la communauté internationale, les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien.
Quelque 310.000 colons sont installés en Cisjordanie, ainsi que plus de 200.000 Israéliens dans des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupé et annexé.
Cette initiative vise à permettre la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens bloqués depuis plus d'un an, souligne le quotidien.
Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Netanyahu, a souligné que "la position du Premier ministre n'a pas changé: il est prêt à des négociations directes de paix avec l'Autorité palestinienne sans condition préalable".
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de l'Autorité palestinienne dirigée par le président Mahmoud Abbas.
Selon le Haaretz, la nouvelle proposition israélienne a été transmise mercredi à M. Abbas via la ministre colombienne des Affaires étrangères Maria Angela Holguin en visite à Ramallah (Cisjordanie).
M. Abbas s'est rendu récemment en Colombie, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, pour tenter d'obtenir, en vain, un soutien à la demande de reconnaissance d'un Etat de Palestine aux Nations unies.
Mme Holguin a agi en tant qu'émissaire du président colombien Juan Manuel Santos dans un effort de médiation visant à relancer le processus de paix au point mort depuis le refus d'Israël de prolonger un moratoire de la colonisation en Cisjordanie fin septembre 2010.
Toujours d'après le Haaretz, les efforts de médiation de la Colombie, qui entretient d'étroites relations avec Israël, ont reçu l'aval de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Les dirigeants palestiniens ont affirmé à de nombreuses reprises qu'ils ne reprendraient pas les négociations avec Israël sans gel de la colonisation en Cisjordanie occupée mais aussi à Jérusalem-Est annexée.
Aux yeux de la communauté internationale, les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien.
Quelque 310.000 colons sont installés en Cisjordanie, ainsi que plus de 200.000 Israéliens dans des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupé et annexé.
Les bannis de Cisjordanie et Jérusalem, libres, mais dans Gaza sous blocus
21/10/2011
Ils jettent des regards intrigués sur leur nouvel environnement.
Hébergés dans des hôtels avec vue sur la mer, les prisonniers bannis à
Gaza redécouvrent la liberté loin de leurs proches, dans un territoire
souvent décrit comme « une geôle à ciel ouvert ».
Des quelque 300 détenus palestiniens arrivés mardi à Gaza, plus de la moitié, originaires de Cisjordanie ou Jérusalem-Est, ont dû accepter d’être relâchés dans l’enclave côtière dirigée par le Hamas, sous blocus depuis la capture en juin 2006 du soldat israélien Gilad Shalit, qui a été libéré mardi
Des quelque 300 détenus palestiniens arrivés mardi à Gaza, plus de la moitié, originaires de Cisjordanie ou Jérusalem-Est, ont dû accepter d’être relâchés dans l’enclave côtière dirigée par le Hamas, sous blocus depuis la capture en juin 2006 du soldat israélien Gilad Shalit, qui a été libéré mardi
« J’ai l’impression de revivre après être sorti d’un puits sans fond »,
confie Chouaïb Abou Sneineh, de Jérusalem-Est, membre du Hamas, attablé
face à la Méditerranée, condamné à perpétuité pour le meurtre d’un
Israélien.
« On ne peut pas comparer Gaza aux prisons israéliennes, nous avons vraiment souffert là-bas », explique ce père de quatre enfants à la barbe poivre et sel, qui accuse davantage que ses 44 ans, dont 13 derrière les barreaux.
« Je ne me sens pas étranger, c’est vrai qu’il y a un léger sentiment d’exil, mais ce n’est pas comme si on se retrouvait en Espagne ou au Chili », dit-il.
« Je vais faire venir ma famille en visite, mais je ne veux pas qu’ils s’installent ici parce que Israël essaye en permanence de vider Jérusalem de sa population palestinienne et je ne veux pas leur donner une chance de se débarrasser d’une famille », explique Abou Sneineh, en référence à la révocation par Israël des permis de résidence des Palestiniens à Jérusalem-Est.
« Nous ne faisons pas de distinction entre la Cisjordanie, Gaza ou la terre de 1948 (Israël) », précise Hussein Rabie, 31 ans, membre des Brigades Ezzeddine al-Qassam, la branche armée du Hamas.
« Quand on voit l’accueil ici, on a l’impression d’être dans la famille », assure le jeune homme à l’allure svelte, des environs de Ramallah (Cisjordanie), qui a purgé 10 de ses 20 ans de prison. « C’est la première fois que je vois la mer », s’émerveille-t-il.
Une soixantaine des bannis sont logés provisoirement dans un hôtel du centre de la ville de Gaza, et une centaine d’autres dans un cinq étoiles ouvert récemment, qui connaît ainsi une affluence aussi inhabituelle qu’inespérée.
« C’est la première fois que je viens à Gaza », témoigne la mère de Salem Rachid Tabanja, Aïda, arrivée de Naplouse (nord de la Cisjordanie) après un périple par la Jordanie puis l’Égypte, et dont l’allure conservatrice tranche sur le cadre luxueux de l’hôtel.
« C’est la liberté, mais pas tout à fait la vraie », déplore-t-elle au sujet du bannissement pour trois ans de son fils, arrêté en 2003 et condamné à 20 ans de prison pour implication dans des opérations du Hamas.
« Quand on vient de Cisjordanie, il est plus difficile de se rendre à Gaza que dans un pays lointain », soupire la mère d’Aymane Hatem al-Chakhchir, membre de la branche armée du Hamas, condamné à 16 peines à perpétuité, elle aussi de Naplouse.
« C’est un vrai paradis ici, l’accueil des gens, s’extasie Sawsane al-Chakhchir, mais un 5 étoiles, ce n’est rien à côté d’avoir mon fils à la maison. »
« Rien ne vaut de le serrer dans mes bras », insiste la mère, qui a pu étreindre son fils pour la première fois depuis 10 ans, alors que ses yeux s’embuent derrière ses lunettes.
Selon Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme, « ces prisonniers bannis ont été punis deux fois et leurs familles avec eux ».
S’agissant de la quarantaine de bannis à l’étranger, « il y a peu de chances qu’ils puissent jamais revenir », a-t-il déclaré à l’AFP.
« Pour les autres, on parle de tenter de les ramener, mais le précédent de la basilique de la Nativité (NDLR : à Bethléem en Cisjordanie) est clair : aucun n’est jamais rentré », a-t-il rappelé, en référence au bannissement d’activistes palestiniens à l’étranger et à Gaza en échange de la levée du siège israélien de la basilique en 2002.
D’autre part, la liste du second contingent de 550 prisonniers que doit encore libérer Israël sera établie par Israël et l’Égypte, qui a mené la médiation, sans implication du Hamas, a annoncé hier le mouvement islamiste. L’Égypte aura son mot à dire, « conformément aux exigences du mouvement » Hamas, selon la même source, citant la priorité accordée aux détenus âgés, malades ou de longue durée, et l’exclusion des libérables à brève échéance et des condamnés de droit commun.
(Source : AFP)
« On ne peut pas comparer Gaza aux prisons israéliennes, nous avons vraiment souffert là-bas », explique ce père de quatre enfants à la barbe poivre et sel, qui accuse davantage que ses 44 ans, dont 13 derrière les barreaux.
« Je ne me sens pas étranger, c’est vrai qu’il y a un léger sentiment d’exil, mais ce n’est pas comme si on se retrouvait en Espagne ou au Chili », dit-il.
« Je vais faire venir ma famille en visite, mais je ne veux pas qu’ils s’installent ici parce que Israël essaye en permanence de vider Jérusalem de sa population palestinienne et je ne veux pas leur donner une chance de se débarrasser d’une famille », explique Abou Sneineh, en référence à la révocation par Israël des permis de résidence des Palestiniens à Jérusalem-Est.
« Nous ne faisons pas de distinction entre la Cisjordanie, Gaza ou la terre de 1948 (Israël) », précise Hussein Rabie, 31 ans, membre des Brigades Ezzeddine al-Qassam, la branche armée du Hamas.
« Quand on voit l’accueil ici, on a l’impression d’être dans la famille », assure le jeune homme à l’allure svelte, des environs de Ramallah (Cisjordanie), qui a purgé 10 de ses 20 ans de prison. « C’est la première fois que je vois la mer », s’émerveille-t-il.
Une soixantaine des bannis sont logés provisoirement dans un hôtel du centre de la ville de Gaza, et une centaine d’autres dans un cinq étoiles ouvert récemment, qui connaît ainsi une affluence aussi inhabituelle qu’inespérée.
« C’est la première fois que je viens à Gaza », témoigne la mère de Salem Rachid Tabanja, Aïda, arrivée de Naplouse (nord de la Cisjordanie) après un périple par la Jordanie puis l’Égypte, et dont l’allure conservatrice tranche sur le cadre luxueux de l’hôtel.
« C’est la liberté, mais pas tout à fait la vraie », déplore-t-elle au sujet du bannissement pour trois ans de son fils, arrêté en 2003 et condamné à 20 ans de prison pour implication dans des opérations du Hamas.
« Quand on vient de Cisjordanie, il est plus difficile de se rendre à Gaza que dans un pays lointain », soupire la mère d’Aymane Hatem al-Chakhchir, membre de la branche armée du Hamas, condamné à 16 peines à perpétuité, elle aussi de Naplouse.
« C’est un vrai paradis ici, l’accueil des gens, s’extasie Sawsane al-Chakhchir, mais un 5 étoiles, ce n’est rien à côté d’avoir mon fils à la maison. »
« Rien ne vaut de le serrer dans mes bras », insiste la mère, qui a pu étreindre son fils pour la première fois depuis 10 ans, alors que ses yeux s’embuent derrière ses lunettes.
Selon Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme, « ces prisonniers bannis ont été punis deux fois et leurs familles avec eux ».
S’agissant de la quarantaine de bannis à l’étranger, « il y a peu de chances qu’ils puissent jamais revenir », a-t-il déclaré à l’AFP.
« Pour les autres, on parle de tenter de les ramener, mais le précédent de la basilique de la Nativité (NDLR : à Bethléem en Cisjordanie) est clair : aucun n’est jamais rentré », a-t-il rappelé, en référence au bannissement d’activistes palestiniens à l’étranger et à Gaza en échange de la levée du siège israélien de la basilique en 2002.
D’autre part, la liste du second contingent de 550 prisonniers que doit encore libérer Israël sera établie par Israël et l’Égypte, qui a mené la médiation, sans implication du Hamas, a annoncé hier le mouvement islamiste. L’Égypte aura son mot à dire, « conformément aux exigences du mouvement » Hamas, selon la même source, citant la priorité accordée aux détenus âgés, malades ou de longue durée, et l’exclusion des libérables à brève échéance et des condamnés de droit commun.
(Source : AFP)
L'occupation empêche l'épouse d'un détenu libéré de traverser le pont d'el-Karama
| [ 20/10/2011 - 11:12 ] |
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Naplouse – CPI
La Fondation de la solidarité
internationale pour les droits de l'homme a déclaré que les autorités de
l'occupation sioniste ont empêché la femme d'un détenu libéré dans
l'Etat du Qatar dans le cadre de l'accord d'échange des prisonniers,
d'emprunter le pont d'el-Karama pour le rencontrer à cet endroit.
Ahmed el-Bitawi, chercheur à la Fondation
de la Solidarité internationale, a déclaré que l'épouse du prisonnier
libéré Abdel-Hakim Aziz Hanini du village de Beit Dagan à l'est de la
ville de Naplouse a tenté mercredi 19/10, de se rendre en Jordanie puis
au Qatar, mais l'occupation l'a empêchée de voyager.
Umm Huthaifa a souligné à la Fondation de
la Solidarité internationale que l'occupation a tenté de réduire sa
joie en empêchant sa rencontre avec son mari arrêté depuis le 28 avril
1993, soulignant qu'elle était accompagnée par la mère de son mari en
plus de ses trois fils, qui ont été autorisés à passer.
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L'occupation menace d'arrêter une nouvelle fois les prisonniers libérés de Cisjordanie
| [ 20/10/2011 - 11:34 ] |
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Cisjordanie – CPI
Des sources de sécurité sionistes bien
informées ont confirmé que les autorités de l'occupation sionistes ont
imposé une série de restrictions sévères contre les prisonniers
palestiniens libérés dans le cadre de l'accord d'échange de prisonniers.
Elles incluent une menace évidente d'annuler l'ordre de libération émis
pour eux et de les arrêter de nouveau afin qu'ils reprennent la durée
de leur condamnation s'ils tentent de violer ces restrictions.
Le journal hébreu "Yediot Ahronot" a cité
dans son édition de mercredi 19/10, des mêmes sources que selon l'accord
qui fait partie de l'opération d'échange de prisonniers dont la
première phase a été réalisée mardi, un certain nombre de prisonniers de
la Cisjordanie doivent s'engager à respecter des ordres de sécurité
qu'ils ont déjà approuvés lors de la signature d'un document à cet
égard.
Le Shin Bet a imposé des restrictions sur
près de la moitié des prisonniers qui ont été libérés en Cisjordanie.
Certains d'entre eux sont assignés à ne pas quitter leur village pendant
plusieurs années et d'autres doivent se présenter chaque mois dans les
bureaux de "l'administration de coordination et de la liaison" de
l'armée sioniste. En cas de transgresion de cet accord ou de retard
d'une heure seulement, l'ordre de libération sera annulé et ils seront
arrêtés de nouveau pour achever la durée de leur condamnation, a ajouté
le journal.
Selon les estimations des services de
sécurité sionistes, les prisonniers libérés du mouvement du Hamas qui
sont retournés en Cisjordanie occupée ne seront pas arrêtés par les
services de l'Autorité au moins durant cette phase, afin de ne pas se
présenter comme un collaborateur de l'occupation.
Les sources ont ajouté que la haute
coordination de sécurité entre les autorités sionistes et l'Autorité
palestinienne qui devrait être améliorée prochainement, s'est avérée
claire ces dernières semaines et en particulier mardi, puisque les
agents de sécurité de l'Autorité ont escorté le convoi de prisonniers
palestiniens qui est sorti de la prison d'Ofer jusqu'à Ramallah.
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Gaza : Haniyeh visite les prisonniers libérés de Cisjordanie et d'el-Qods
| [ 20/10/2011 - 11:43 ] |
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Gaza – CPI
Le Premier ministre palestinien, Ismaïl
Haniyeh, a dirigé une délégation gouvernementale de haut niveau, pour
une visite aux prisonniers libérés de la Cisjordanie occupée, de la
ville occupée d'el-Qods et des territoires palestiniens occupés en 1948,
qui se trouvent dans la Bande de Gaza, dans la tente de réception
installée dans la cour du bataillon à Gaza-ville.
Haniyeh a renouvelé ses félicitations aux
prisonniers libérés, confirmant l'unité de la terre palestinienne et
qu'ils sont auprès de leur famille et de leurs frères, promettant dans
le même temps que le gouvernement remplira tous ses engagements envers
eux.
Le Premier ministre a été accompagné dans cette visite par plusieurs ministres et dirigeants des factions palestiniennes.
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El-Qassam révèle les dispositions de la deuxième étape de l'accord d'échange des prisonniers
| [ 20/10/2011 - 11:49 ] |
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Gaza – CPI
Les Brigades d'el-Qassam, la branche
militaire du mouvement du Hamas, ont confirmé qu'il n'est pas en faveur
de l'ennemi sioniste de fuir l'exécution de la deuxième phase de
l'accord d'échange des prisonniers, selon ce qui a été convenu dans
l'accord d'échange, qui comprendra 550 prisonniers.
Abou Obeidah, le porte-parole médiatique
des brigades d'el-Qassam a révélé, le mercredi 19/10, dans ses
déclarations au site Web d'el-Qassam, les dispositions convenues pour la
mise en œuvre de la deuxième étape de l'accord d'échange de
prisonniers. Les prisonniers libérés ne seront pas des criminels ou ceux
qui finiront prochainement leurs peines, la priorité sera donnée aux
hommes âgées, aux détenus malades et à ceux qui ont passé 20 ans ou plus
dans les prisons de l'occupation sioniste.
Il a ajouté que l'Egypte a promis, en tant
que médiateur de l'accord, d'assurer l'application de la deuxième phase
de l'accord sur la base des normes conclues.
Abou Obeidah a déclaré que le mouvement du
Hamas ne diffusera pas les noms des prisonniers qui seront libérés dans
la deuxième phase, soulignant que l'Egypte participera à cette étape
selon les normes et les conditions émises par le mouvement du Hamas.
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Shbeilat félicite le Hamas pour cette "réussite historique"
| [ 20/10/2011 - 12:08 ] |
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Amman – CPI
L'opposant politique jordanien, Leith Shbeilat, a félicité le mouvement du Hamas pour ce qu'il a décrit comme "une réussite historique"
après l'exécution de l'accord d'échange des prisonniers "Fidélité des
Libres", en vertu duquel l'occupation a libéré des centaines de
prisonniers palestiniens.
Dans un communiqué publié le mercredi 19/10, Shbeilat a souligné que cette opération est venue "à
un moment où les régimes ont abandonné le principe du centralisme de la
question palestinienne pour la nation arabe, et ont semé des pensées
désespérées dans les esprits des générations arabes que le conflit est
palestino-sioniste et non arabo-islamique".
Il a estimé que "le réveil des peuples
arabes et islamiques dans le monde et leur réveil face à la véritable
nature du conflit est le fruit d'importantes luttes, y compris les
luttes de la résistance armées arabo-islamiques en Palestine, au Liban
et en Irak".
Il a appelé à se "solidariser avec la
résistance vivante afin de réaliser la libération des autres prisonniers
héros dans les prisons de l'occupation".
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Aruri : Les 9 prisonnières restantes seront libérées dans les prochains jours
| [ 20/10/2011 - 11:38 ] |
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Damas – CPI
Le membre du bureau politique du Hamas
et responsable du dossier des prisonniers, le Cheikh Saleh Aruri, a
confirmé que la libération de 9 prisonnières palestiniennes qui sont
toujours détenues dans les prisons sionistes se fera dans les prochains
jours.
Dans une déclaration exclusive au CPI, le
mercredi 19/10, le Cheikh Aruri a affirmé que selon les promesses des
égyptiens, les 9 prisonnières seront libérées dans les jours à venir,
avant la deuxième phase de l'opération "Fidélité des Libres".
En commentaires aux menaces de certains
côtés sionistes contre les prisonniers libérés dans le cadre de cette
opération, et s'il y a des garanties qu'ils ne seront pas attaqués,
Aruri a déclaré : "Il n'existe pas de garanties que l'occupation
sioniste n'attaque pas notre peuple et les seules garanties entre nos
mains est de répondre à toute agression sioniste".
A propos des choix de la résistance pour libérer le reste des prisonniers, le dirigeant du Hamas a ajouté : "Notre
peuple a le droit d'adopter tous les moyens qui conduiront à la
libération des prisonniers, il faut qu'il n'y ait aucune ligne rouge
pour la libération de nos détenus dans les prisons de l'occupation
sioniste".
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Une famille sioniste offre 100 000 dollars pour l'assassinat de deux prisonniers libérés
| [ 20/10/2011 - 11:55 ] |
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Naplouse – CPI
La famille sioniste de Livman qui
réside dans la colonie "Yitzhar" près de la ville de Naplouse a annoncé
une récompense de 100 000 dollars à celui qui tue deux prisonniers
palestiniens libérés dans le cadre de l'échange de prisonniers conclu
entre l'entité sioniste et le mouvement du Hamas, prétendant qu'ils ont
tué deux membres de leur famille il y a 13 ans.
Le journal hébreu "Maariv" a déclaré, le
mercredi 19/10, que la famille de Livman a publié l'annonce de la
récompense après la mise en œuvre de l'opération d'échange de
prisonniers.
Il a ajouté que les deux détenus libérés
sont Khouaild et Nizar Ramadan du village de Tel près de Naplouse, qui
ont été condamnés il y a 13 ans pour avoir tué Shlomo Livman et Hareil
Ben Noun, lors de leur tournée dans la région de la colonie de Yitzhar,
l'un des bastions des colons extrémistes sionistes.
Il est à noter que l'un d'entre eux a été libéré à la Bande de Gaza, alors que l'autre a été libéré en Turquie.
La famille de Livman a publié la récompense
dans un site Web appartenant aux colons extrémistes en Cisjordanie
occupée, en langue turque, arabe et anglaise en plus de l'hébreu, avec
deux photos récentes des deux détenus libérés.
L'annonce précise que la récompense sera
offerte à celui qui attrapera les tueurs et les vengera selon la loi de
la bible de Moïse, selon leurs allégations.
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La Transaction et les péripéties d'échange ; Un double échec aux prétentions sionistes !
| [ 20/10/2011 - 18:02 ] |
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Gaza - CPI
Aussitôt parvenu à la salle d'arrivée, au point de transit
Rafah, situé sur les frontières égyptiennes, le mardi matin, en
compagnie du dirigeant d'El-Kassam, Ahmed El Jaabari, le soldat Jelàad
Chalit fut accueilli par la délégation sécuritaire égyptienne . Il prit
alors un verre d'eau et commença à reprendre son souffle, après s'être
assuré qu'il était effectivement sur le chemin du retour à son foyer.
El
Jaabari accompagna Chalit au point de transit, encadré de 15
combattants des brigades d’El-Kassam, après avoir été retiré de son lieu
de séquestration gardé secret, il fut aperçu dans une voiture blanche
de type Toyota "Magnum" en direction du côté égyptien du point de
transit .
Et comme l'agitation dominait les derniers
instants de l'arrivée de Chalit, l'agent de l'appareil des
renseignements égyptiens, le général Raafet Chehada, en compagnie du
général Nader El Aasar et du général de brigade Ahmed Abdelkhalek
étaient présents à l'accueil de Chalit, qu'ils conduisirent à un bureau
de la sécurité nationale égyptienne sur le lieu de passage .
L'Agence
France Presse (AFP) a rapporté, selon une source palestinienne bien
informée que, les trois responsables égyptiens , ont pris officiellement
en charge Chalit aussitôt arrivé, vers dix heures du matin, du côté du
lieu de transit ,évacué exceptionnellement de ses fonctionnaires ,
alors que les communications étaient ininterrompues, entre les deux
partis, égyptien et sioniste, durant toutes les étapes d'exécution de
l'opération de réception .
La même source, rapporte
que dés son arrivée au point de transit du côté palestinien, El Jaabari
commanda un verre d'eau et un biscuit à Chalit qui, affichait des signes
d'étonnement et de fatigue . Après que ce dernier absorba le verre
d'eau El-Jaabari s'exclama : " Dieu soit loué .... nous le voulons en
bonne santé " , signalant par là, son attachement à confier Chalit, bien
portant pour pouvoir poursuivre l'exécution de la Transaction .
Un
journaliste de l'agence de presse officielle égyptienne du moyen Orient
, ayant assisté à l'opération de remise de Chalit, a précisé que deux
délégués de la Croix rouge internationale ont procédé à l'examen médical
de Chalit , à qui ils ont posé plusieurs questions, pour s'assurer
qu'il est bien portant, puis le correspondante de la télévision
égyptienne, en présence du correspondant de l'Agence égyptienne fut
autorisée à enregistrer une brève interview avec Chalit .
A
l'arrivée du cortège de Chalit, une délégation de "Hamas" avec à sa
tête le vice-président du bureau politique du Mouvement, Moussa Abou
Marzouk , était présente sur le versant égyptien du point de transit,
pour accueillir les prisonniers libérés ; les membres de la délégation
ont aperçu Chalit mais , ne lui ont pas tendu la main !
La
source citée, a révélé qu'un officier sioniste de haut rang
probablement David Midan , l'envoyé du chef de gouvernement sioniste à
réussit à voir Chalit en personne et, à lui serrer la main, dans une
région, non déterminé, située entre les deux points frontaliers de
transit, Rafah et Karam Abou Salem ( Kirm Chalom) .
Une
source palestinienne informée a précisé que Chalit a été transféré en
Egypte, à travers le passage de Rafah, suivant un itinéraire
particulièrement complexe et secret, comportant plusieurs mesures de
dissimulation , sans plus de détails .
Chalit quitta
donc la voiture , avec à son côté El Jaabari en tenue civile , et le
confia lui-même aux hauts responsables sécuritaires égyptiens à
l'endroit du point de transit .
D'autre part, un
caméraman cagoulé, en tenue militaire entouré de combattants appartenant
à la brigade d'El-Kassam, visualisait minutieusement à l'aide de sa
vidéo tous les détails relatifs au transfert de Chalit et sa remise aux
autorités égyptiennes .
La source a en outre signalé
que, l'occupation entama la phase de transfert de la moitié des détenus
palestiniens, vers le territoire égyptien à travers " Karam Abou Salem"
et sur la rive occidentale , immédiatement après que l'officier ait
aperçu Chalit . L'opération a connu son dénouement final, aussitôt
Chalit remis effectivement entre les mains des égyptiens qui à leur tour
l’ont confié aux responsables sionistes sur le point frontalier , et
après, que l'officier en question communiqua avec ses supérieurs au sein
de l'Entité sioniste, El Jaabari, avec ses assistants et ses compagnons
quittent à leur tour les lieux .
La source informée a
par ailleurs signalé que, les portables ont été totalement éteints
durant l'opération de remise de Chalit . Entre temps une ambulance
égyptienne était en stationnement sur les lieux, en même temps, que des
éléments d'une brigade de commandos égyptienne armée jusqu'aux dents ,
s’est déployée sur le point du transit .
La Transaction d'échange entre "Hamas" et Israël parrainée
par les égyptiens , stipule la relaxation de Chalit contre la
libération de 1027 détenu palestiniens y compris 27 prisonnières .
Les
prisonniers palestiniens seraient cependant libérés en deux étapes : la
première, achevée le mardi, comporte 477détenus , tandis qu’à la
deuxième étape s'achèvera la relaxation du deuxième groupe, comportant
les 550 détenus restants, dans un délai de deux mois .
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Khdich : La Transaction est la preuve parfaite de l'osmose entre la Résistance et son peuple
| [ 20/10/2011 - 22:28 ] |
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Naplouse - CPI
Le prisonnier relaxé Samir Khdich, du camp
"Balata" a précisé que la Transaction "loyalisme des libres" conclue par
le Mouvement "Hamas" a unifié le peuple palestinien et donna la preuve
de l'unité indéfectible entre la révolution de notre peuple et ses
combats !cette déclaration a été faite à travers le programme : « le
rythme de la rue «.
Khdich a affirmé que la valeur suprême de
cette Transaction, s'est concrétisée dans sa capacité de délivrer, ce
grand nombre de détenus, parmi les condamnés à perpétuité et à de
lourdes peines, considérant, que plusieurs d'entre eux ont perdu
l'espoir de quitter un jour la prison en vie !
Khdich qui appartient au Mouvement
d'El-Fath, ajouta dans son intervention télévisée, qu'il est le frère
d'un détenu condamné à perpétuité, que seule la Résistance est en mesure
de faire libérer les condamnés à vie, exprimant sa confiance sans
limite dans la capacité de la Résistance de réaliser dans l'avenir
d'autres transactions.
Il est à rappelé que le libéré Kdich est un
militant pour la cause des prisonniers , et c'est aussi le frère du
détenu dans les prisons de l'occupation, Khaled Khdich, condamné à une
double perpétuité et qui était le secrétaire du Mouvement du Fath au
camp des réfugiés de Balata avant son arrestation .
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Le blocus maritime ne réussira pas à faire agenouiller les pêcheurs palestinens
[
20/10/2011 - 23:38 ]
Gaza - CPI
Le ministère de l'agriculture au sein du gouvernement palestinien, a stigmatisé l'annonce par l'Entité de l'occupation, de sa détermination de persister dans le blocus, imposé à la Bande de Gaza, malgré l'exécution de la Transaction d'échange des prisonniers, invoquant l'Egypte " de faire valoir sa carrure arabe et internationale pour exercer des pressions sur l'occupation " .
Le ministère de l'agriculture au sein du gouvernement palestinien, a stigmatisé l'annonce par l'Entité de l'occupation, de sa détermination de persister dans le blocus, imposé à la Bande de Gaza, malgré l'exécution de la Transaction d'échange des prisonniers, invoquant l'Egypte " de faire valoir sa carrure arabe et internationale pour exercer des pressions sur l'occupation " .
Dans la copie d'un communiqué
de presse, parvenu au CPI ce jour jeudi (20-10) le ministère a appelé à
l'intensification des campagnes internationales pour la levée du siège
imposé aupeuple palestinien, à l'instar des cargaisons humanitaires des
activistes et militants de Droit de l'Homme .
Le ministère a signalé que
les plus grands lésés du blocus maritime sont les pêcheurs menacés
quotidiennement dans leur subsistance par l'occupation ; ce blocus
constitue en l'occurence pour les pêcheurs un véritable calvaire aggravé
spécialement les cinq dernières années .
Le ministère a précisé que la
pêche constitue une ressource essentielle pour plus de 3500 pêcheurs
auxquels s'adjoint un grand nombre d'assistant qui assurent la
nourriture globalement de plus de 45000 personnes, qui ne disposent
d'aucune autre source de revenu, en dehors de ce métier , ciblé
sciemment et intensément par l'occupation, affirmant au même instant que
le rythme des agressions a doublé d'intensité dans les eaux de la Bande
de Gaza où , l'occupation utilise à la fois ses flottes guerrières et
ses technologies militaires ; le ministère poursuivit : " jusqu'à ce que
la situation des pêcheurs soit devenue désastreuse et intolérable " .
Le ministère de l'agriculture a
considéré que les agressions subies par les pêcheurs palestiniens ainsi
que leurs biens culminent, sans aucun respect ni du Droit au travail de
l'homme ni celui de se procuré librement les moyens de subsister, et de
ce faite, il faut examiner sérieusement ces visées agressives .
Abou Obeid à l'Entité ennemi : Gare au désaveu en seconde étape !!
[
20/10/2011 - 23:49 ]
Gaza - CPI
Les brigades du martyr Ezzedine El Kassam, l'aile militaire
du Mouvement de la Résistance Islamique "Hamas" a mis en garde l'Entité
sioniste de faillir à ses engagements relatifs à l'exécution du second
volet de la Transaction d'échange des prisonniers qui a rendu possible
la relaxation de 477 palestiniens, jusqu'à l'heure, contre le soldat
sioniste Jelaad Chalit .
Le porte-parole des Brigades
d'El Kassem, Abou Obeid, a affirmé dans une déclaration publiée sur le
site élétronique de l'aile militaire de "Hamas" :" qu'il n'est pas de
l'intérêt de l'ennemi sioniste de se soustraire à l'exécution de la
seconde étape conformémént à l'accord conclu" ; et signalant que "Hamas"
ne participera pas à la formation de la liste des prisonniers qui
seront libérés car l'Egypte se chargera de cette tâche .
Il a ajouté : " la
Transaction a comporté des normes convenues d'un commun accord, pour la
formation de la liste relative au deuxième contingent de prisonnier ,
selon lesquelles , sont exclus les criminels , ceux dont la période de
détention est proche de son terme , affirmant que les personnes agées et
ceux malades , ainsi que les prisonniers qui ont croupi vingt ans et
plus en détention, sont prioritaires " .
Il poursuivit que l'Egypte
s'est engagé en parrainant l'accord de garantir l'exécution de la
seconde étape de la Transaction conformément à ces normes .
jeudi 20 octobre 2011
L’échange de prisonniers sert les intérêts du Hamas et de Netanyahu
20/10/2011
L’échange de Gilad Shalit contre des prisonniers palestiniens conclu par
le Hamas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu permet aux
deux parties de se renforcer politiquement, selon des experts.
« Plusieurs parties, locales et étrangères, ont tenté de rendre Shalit sans contrepartie et d’autres ont qualifié sa capture d’aventure qui n’en valait pas le prix, mais il apparaît aujourd’hui qu’elles ont eu tort », a plaidé mardi le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, lors d’un discours en présence des prisonniers libérés à Gaza. Il faisait notamment allusion au président palestinien Mahmoud Abbas, qui appelait depuis cinq ans à la libération de Gilad Shalit, et s’est officiellement félicité de l’échange. Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, en exil à Damas, a pour sa part affirmé mardi au Caire que cet accord était « le maximum que nous puissions obtenir après cinq ans » et saisi l’occasion pour proposer à M. Abbas une rencontre afin de faire avancer la réconciliation entre les rivaux palestiniens.
« Plusieurs parties, locales et étrangères, ont tenté de rendre Shalit sans contrepartie et d’autres ont qualifié sa capture d’aventure qui n’en valait pas le prix, mais il apparaît aujourd’hui qu’elles ont eu tort », a plaidé mardi le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, lors d’un discours en présence des prisonniers libérés à Gaza. Il faisait notamment allusion au président palestinien Mahmoud Abbas, qui appelait depuis cinq ans à la libération de Gilad Shalit, et s’est officiellement félicité de l’échange. Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, en exil à Damas, a pour sa part affirmé mardi au Caire que cet accord était « le maximum que nous puissions obtenir après cinq ans » et saisi l’occasion pour proposer à M. Abbas une rencontre afin de faire avancer la réconciliation entre les rivaux palestiniens.
« Le Hamas a subi un déclin de sa popularité et de sa position après les
événements en Syrie et a besoin d’un rôle croissant de l’Égypte »,
analyse Naji Charab, professeur de sciences politiques à l’université
al-Azhar de Gaza. Selon la radio israélienne, la participation active de
l’Égypte et de la Turquie à cet échange pourrait également permettre à
Israël de se rapprocher des deux pays. Les relations avec l’Égypte,
médiateur dans cet échange et premier pays arabe à avoir signé la paix
avec Israël, traversent une période d’incertitude depuis la chute du
président Hosni Moubarak en février. Une très vive tension règne aussi
avec la Turquie, qui a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv à la suite du
refus persistant du gouvernement israélien de présenter des excuses pour
la mort de neuf passagers turcs d’une flottille pour Gaza tués en 2010
dans les eaux internationales par un commando israélien.
Côté israélien, la cote de Benjamin Netanyahu profite de la libération du jeune sous-officier, devenu une icône en Israël. « Le Premier ministre a prouvé avec sa décision sur l’échange de prisonniers ses qualités de leadership », a affirmé hier Nahman Shaï, député de Kadima, le principal parti de l’opposition, d’habitude très critique de M. Netanyahu. Un nouveau sondage publié hier confirme les précédentes études, avec 75,7 % des Israéliens approuvant les termes de l’échange de prisonniers, 29,1 % exprimant une « opinion plus favorable » qu’auparavant de M. Netanyahu.
Le Hamas alloue 2 000 dollars aux anciens détenus
Par ailleurs, « la libération de Shalit va fournir au Hamas une occasion de s’ouvrir sur l’Occident, ce qui est l’un de ses objectifs et cela peut se refléter par une grande souplesse politique de sa part à l’avenir », ajoute Naji Charab. « Cet accord peut être le début de l’ouverture de canaux de dialogue avec la société occidentale, les États-Unis et l’Europe », confirme Moukhaïmer Abou Saada, politologue dans la même université. « La société occidentale et les États-Unis semblent revenir sur leur vision du Hamas et commencent à se rendre compte que le principal acteur politique dans la région est l’islam politique, dont le Hamas fait partie », relève-t-il.
« Pour que le Hamas soit considéré comme un interlocuteur, il faut plus que la libération de Shalit », a néanmoins prévenu hier le président français, Nicolas Sarkozy, citant comme exigences la reconnaissance d’Israël, rejetée par le mouvement islamiste, et la condamnation de toute forme de violence. Washington a salué la libération de Gilad Shalit, sans pour autant se prononcer sur d’éventuelles conséquences sur les négociations de paix.
D’autre part, le Hamas a annoncé hier qu’il allait donner la somme de 2 000 dollars à chacun des prisonniers élargis qui se sont installés dans la bande de Gaza.
(Source : AFP)
Côté israélien, la cote de Benjamin Netanyahu profite de la libération du jeune sous-officier, devenu une icône en Israël. « Le Premier ministre a prouvé avec sa décision sur l’échange de prisonniers ses qualités de leadership », a affirmé hier Nahman Shaï, député de Kadima, le principal parti de l’opposition, d’habitude très critique de M. Netanyahu. Un nouveau sondage publié hier confirme les précédentes études, avec 75,7 % des Israéliens approuvant les termes de l’échange de prisonniers, 29,1 % exprimant une « opinion plus favorable » qu’auparavant de M. Netanyahu.
Le Hamas alloue 2 000 dollars aux anciens détenus
Par ailleurs, « la libération de Shalit va fournir au Hamas une occasion de s’ouvrir sur l’Occident, ce qui est l’un de ses objectifs et cela peut se refléter par une grande souplesse politique de sa part à l’avenir », ajoute Naji Charab. « Cet accord peut être le début de l’ouverture de canaux de dialogue avec la société occidentale, les États-Unis et l’Europe », confirme Moukhaïmer Abou Saada, politologue dans la même université. « La société occidentale et les États-Unis semblent revenir sur leur vision du Hamas et commencent à se rendre compte que le principal acteur politique dans la région est l’islam politique, dont le Hamas fait partie », relève-t-il.
« Pour que le Hamas soit considéré comme un interlocuteur, il faut plus que la libération de Shalit », a néanmoins prévenu hier le président français, Nicolas Sarkozy, citant comme exigences la reconnaissance d’Israël, rejetée par le mouvement islamiste, et la condamnation de toute forme de violence. Washington a salué la libération de Gilad Shalit, sans pour autant se prononcer sur d’éventuelles conséquences sur les négociations de paix.
D’autre part, le Hamas a annoncé hier qu’il allait donner la somme de 2 000 dollars à chacun des prisonniers élargis qui se sont installés dans la bande de Gaza.
(Source : AFP)
Le Hamas insiste sur la libération de tous les prisonniers
19 Octobre 2011
IRIB- Le porte-parole du mouvement de la
Résistance islamique de la Palestine, (Hamas) a insisté sur la
libération de tous les prisonniers.
En condamnant les déclarations de certains responsables de l’Autorité
autonome de la Palestine, qui ont dénigré l’importance de l’accord
d’échange de prisonniers palestiniens avec le régime sioniste, Sami
Abou-Zohri, a laissé entendre que les combattants palestiniens
poursuivront leur résistance, face à Israël, jusqu’à la libération de
tous les prisonniers palestiniens. Abou-Zohri a ajouté que c’était la
Résistance qui a contraint les autorités du régime sioniste à libérer
les prisonniers palestiniens. Na’el al-Barghouthi, le plus ancien
prisonnier palestinien, libéré, hier, après 34 ans de détention, purgée,
dans les prisons du régime sioniste, a affirmé que la libération des
prisonniers palestiniens est une autre preuve de la victoire de la
Résistance et de l’échec du compromis. Le régime sioniste a libéré,
hier, mardi, conformément, à l’accord d’échange de prisonniers avec le
Hamas, 477 prisonniers palestiniens.
Le Hamas va-t-il enlever un autre soldat sioniste ?
[
19/10/2011 - 22:36 ]
Palestine – CPI
Pour les Israéliens, il y a une différence
notable entre les négociations précédentes et les négociations
actuelles. Avant, les hommes des services de sécurité (israéliens)
avaient un rôle plus important contrebalançant celui du premier
ministre. Actuellement, leur rôle diminué donne à Netanyahu plus de
liberté pour utiliser son autorité de pilote politique.
Bien que la transaction actuelle soit
exactement la même que celle refusée par "Israël" en mars 2009, elle a
été signée, après que chacun avait pris sa place.
Il y a deux ans, il y a avait quasiment le
même nombre de captifs libérables. Les Israéliens sont venus au Caire.
Al-Jaabari, personnalité du Hamas, est aussi venu pour signer la
transaction. Mais le Hamas a décidé au dernier moment de s’en retirer.
A l’époque, Netanyahu est entré dans son
bureau et a désigné un nouveau négociateur qui était Hodjazi Haddas. Les
Egyptiens se sont retirés du jeu. Un médiateur allemand les a
remplacés. En février 2011, "Israël" a proposé une transaction plus
souple. Elle a été refusé par le Hamas et le rôle du médiateur allemand a
pris fin.
En mai, les Egyptiens ont repris leur rôle
de médiateur. La position israélienne a commencé à connaître quelques
changements. Elle a accepté la libération d’un certain nombre de ces
détenus connus pour leur dangerosité, surtout sur le niveau moral. Une
ligne rouge a été dépassée.
"Israël" a parlé de la libération d’un certain nombre de prisonniers très dangereux, mais très malades, encore une ligne rouge.
Puis "Israël" ne voulait pas libérer des
détenus originaires de la ville d'Al-Quds, pour montrer son autorité sur
cette ville, mais elle a accepté : une autre ligne rouge dépassée.
"Israël" ne voulait libérer certaines captives ; en octobre, elle a accepté.
En ce qui concerne les détenus libérables
originaires de Gaza, "Israël" a accepté d’augmenter leur nombre. Il a
ajouté sur la liste six chefs militaires du Hamas, qui sont très
dangereux à ses yeux. Encore une concession.
"Israël" a accepté de libérer plus de cent
détenus qui habitent en Cisjordanie, dont 61 condamnés à perpétuité. Le
chef du service de renseignement Shabak croit que leur libération est
dangereuse. Il donne l’exemple de Salah Arouri, qui a quitté la prison
il y a un an ; il vit actuellement à Damas. Il fait partie de l’équipe
de Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement islamique
du Hamas.
Faire passer la pilule
"Israël" et le Hamas se sont mis d’accord
pour renvoyer plus de deux cents libérés originaires de la Cisjordanie
et de la ville d'Al-Quds vers la bande de Gaza et une quarantaine vers
l’extérieur. Des experts de la lutte (contre l’occupation). Et pour
faire passer la pilule, "Israël" a accepté qu’ils retournent vers la
Cisjordanie par petits groupes.
Le critère « avoir du sang sur les mains »
n’est plus pris en compte depuis un moment. Aujourd’hui, on parle
seulement du niveau de dangerosité, pour faire passer la pilule encore
une fois.
Les chiffres du Shabak disent qu’environ
60% des « terroristes » libérés retourneraient à des activités
« terroristes ». Un huitième d’entre eux retourneraient en prison. Cette
année en cours, on a pu repérer une vingtaine d’organisations
palestiniennes essayant d’enlever un soldat ou un civil israélien. Et
Mechaal menace d’enlever des Israéliens, tant qu’il y a des Palestiniens
dans les prisons israéliennes. Et il est évident que les activistes,
vont travailler, avec beaucoup de volonté, pour libérer leurs semblables
qui vont rester en prison.
Finalement, si on fait le compte, les
libérés de cette transaction ont tué quelque 599 Israéliens ; les
libérés de la précédente transaction, celle de Jibril, qui sont devenus
l’épine dorsale de l’Intifada, ont tué 178 Israéliens.
Article écrit par Alex Fishman, dans
le journal hébreu Ahronot, le 16 octobre 2011, traduit et résumé par le
département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)
Saadat : La Résistance seule garant de la libération !
[
19/10/2011 - 23:02 ]
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Ramallah - CPI
Le secrétaire général du Front populaire pour la libération de
la Palestine (FPLP) Ahmed Saadat, a adressé ses félicitations à nos
masses populaires, à l'occasion du paraphe et, de la conclusion de la
Transaction d'échange des prisonniers, en affirmant qu'elle constitue le
fruit de la Résistance et de la ténacité ; par la même occasion, il
envoya ses félicitations aux détenus libérés des deux sexes et qui font
partie de la Transaction, ainsi qu'à leurs parents et familles .
Dans une lettre transmise par l'avocat de l'Institution "Addahmir" (la Conscience) chargée de ladéfense
des prisonniers et des Droits de l'homme, qui lui a rendu visite ce
jour mardi (18-10) à l'infirmerie de la prison de Ramallah, Saadat a
exprimé aux détenus libérés, ses vœux de vie heureuse aux seins de leurs
familles et de leurs parents .
En conclusion, le dirigeant Saadat estime que cette
réalisation, confirme que la seule voie , qui mène à la libération, à
la fois des détenus et de tous les autres objectifs de notre peuple, est
la voie de la Résistance qui constitua, tout le long des années de la
Révolution contemporaine, la motivation essentielle à toute réalisation !
Il souligna que, ce n'est pas une dernière bataille, car nous
persisterons dans la défense des objectifs de notre peuple et, nous
continuerons l'épopée de la liberté, dont la ténacité et la Résistance
nous sont inspirées par les sacrifices des enfants de notre peuple et de
tous les hommes libres dans le monde .
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Ban Ki Moon : Halte à l'occuaption !
[
19/10/2011 - 23:19 ]
New York - CPI
New York - CPI
Le secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki Moon a
invité le gouvernement de l'occupation, à prendre les mesures
susceptibles de lever le siège de la Bande de Gaza qui dure depuis cinq
années consécutives; ceci succède à la relaxation du soldat capturé dans
la Bande de Gaza, dans le cadre d'une Transaction d'échange avec le
Mouvement "Hamas" .
Dans une déclaration publiée sur
le site électronique des Nations-Unies , ce mardi (18-10) en soirée, Ban
Ki Moon a dit : « j'espère voir l'accroissement des mesures qui mènent à
la levée du siège de Gaza, et permettra la reconstruction » Il a
appelé, au même moment à mettre un terme à l'introduction des armes et à
la sauvegarde du calme entre Israël et Gaza, selon le communiqué !
Le
secrétaire général des Nations-Unis a exprimé sa vive satisfaction,
pour l'exécution de la Transaction d'échange des prisonniers, ce mardi,
et qui aboutit à l'accord de relaxation de mille et vingt sept détenus
palestiniens, en deux étapes, dont la première a engendré la libération
d'un contingent de quatre cent soixante dix sept détenus contre la délivrance du soldat sioniste Chalit Jelàad .
Il
a en outre exprimé son espoir, que cet accord conduise au renforcement
des perspectives d'instauration de la paix, qui trébuchent, et s'étendre
à toute la région du Moyen-Orient,attirant en
même temps l'attention, sur le fait qu'il a demandé à plusieurs reprises
de mettre fin à la séquestration de Chalit ainsi que la relaxation de
tous les palestiniens qui ont été exposés à de fâcheuses violations des
Droits de l'homme tout le long de cette période, selon ses dires .
Les palestiniens au Brésil : Unanimité autour de la Résistance
| [ 19/10/2011 - 23:38 ] |
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Brasil - CPI
La colonie palestinienne au
Brésil, a salué à travers ses institutions et ses associations, le
peuple palestinien pour la délivrance des palestiniens, des prisons de
l'Entité sioniste, et adresse ses félicitations à tous les foyers
palestiniens, qui ont accueilli leurs enfants libérés, saluant au même
moment, la ténacité dont les prisonniers ont fait preuve et , leur mise
en échec de toutes les tentatives de l'Entité sioniste, attestant que
les détenus palestiniens forment une des écoles de militantisme les plus
avancés de Résistance , de liberté et de dignité .
La colonie palestinienne a salué le Mouvement de Résistance
Islamique "Hamas" et les formations de la Résistance, qui ont joué un
rôle essentiel, et qui ont mené des négociations qui ont brisé les
normes sionistes pour faire libérer, les prisonniers de la liberté .
La colonie a précisé, qu'elle croit fermement que la
Résistance palestinienne est essentielle dans le combat, pour
contraindre l'entité sioniste à la soumission, et à la capitulation
devant les revendications palestiniennes, pour faire valoir le Droit
palestinien sur tout le Territoire le la Palestine, pressant toutes les
formations palestiniennes de prendre en considération cette réalisation
et son importance, et d'en tirer les leçons qui s'imposent pour
accroître les réalisations qui participent à faire libérer davantage de
prisonniers .
La colonie s'est ensuite adressé à la Résistance en disant :
"Nous ne pouvons que bénir la Transaction, et bénir ceux l'ont supervisé
, votre gestion des négociations accuse un vrai succès au sens le plus
fort du terme, c'est vous qui les aviez menées et vous qui aviez
négociés avec un ennemi obstiné, nazi, qui ne connait que le langage des
meurtres et des crimes, c'est une Entité nazi.
Par votre capacité, intelligence, ténacité et la bonne gestion
des négociations , vous avez réussi à arracher la délivrance des
détenus qui dans le lexique de cette Entité présentait une ligne rouge .
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Hamdan à Sarkozi : Que faites-vous de la neutralité ..!?
[
20/10/2011 - 00:38 ]
Beirout - CPI
Beirout - CPI
Le responsable du dossier des relations extérieures au sein
du Mouvement de la Résistance Islamique"Hamas" , Oussema Hamden ; s'est
étonné des propos tenus par le président français Sarkozi qui considère,
que la relaxation par le Mouvement de la Résistance islamique "Hamas" ,
du soldat sioniste Jelàad Chalit est insuffisante, car ce qui est
requis, c'est la reconnaissance d'Israël et, le renoncement au
terrorisme; Hamdan commentant ses propos précisa que ces déclarations
sont tout à fait mal à propos, à l'occasion de la conclusion de la
Transaction des prisonniers .
Dans uine déclaration au
centre palestinien d'information (CPI) , Hamden précisa que " Hamas"
voulait obtenir au moyen de la Transaction, la libération des
prisonniers et ceci est fait ; il continue : " Nous n'avons relaxé
Chalit que pour nous voir confiés les détenus, ceci a effectivement eu
lieu, par conséquence la question de la reconnaissance de l'état
d'Israël et, la renonciation à la Résistance sont hors mise ; je suis
tout particulièrement étonné que le président Sarkozi s'aventure en ce
moment dans de telles déclarations ."
Hamden a considéré que la
conclusion de la Transaction et la relaxation de 1027 prisonniers
constituent " une acceptation par Israël du fait accompli " et invita
l'Occident à respecter et à se conformer à la volonté des peuples ; il
ajouta : " qu'il n'a jamais été question à cet étape, de reconnaissance,
la simple conclusion de la Transaction signifie que, l'ennemi est
contraint de s'entendre et de s'accorder avec Hamas, qu'il le
reconnaisse publiquement ou s'abstienne de le faire ; tout le monde sait
que la légitimité est édifiée par les peuples et, que celle qui est
parachutée de l'extérieur vaut par contre traitrise pure et simple ;
nous demandons en conséquence au monde d'être réaliste et en symbiose
avec les valeurs qu'il affiche pour soutenir la démocratie , oeuvrer
pour en finir avec l'occupation et de coopérer avec la direction que le
peuple palestinien choisit . "
Hamden a de plus signalé que,
la Transaction des détenus, confirme la justesse du point de vue de
"Hamas" qui, demeure attaché à la Résistance et, refuse la
reconnaissance de l'occupation ; il ajoute : '' il y a des tentatives de
faire dévier les choses de leur trajectoire et, ses tentatives ne
servent à rien et ne peuvent engendrer de solutions adéquate . Ce qui
s'est produit c'est une opération d'échange de détenus sans plus, qui
prouve que le Droit s'arrache, et ne s'octroie pas ; en toute franchise
la Transaction des détenus n'est ni un tremplin pour la reconnaissance
d'Israël, ni pour le renoncement à la Résistance mais tout à fait le
contraire ."
Les médias internationaux avaient
auparavant rapporté, une déclaration attribuée au président français
Nicola Sarkozi , selon laquelle il aurait dit : "pour que le Mouvement
"Hamas" soit reconnu en tant qu'interlocuteur, il faut plus que la
relaxation Jelàad Chalit, il faut qu'il reconnaise Israël et, condamne
toutes les formes de violonces .mercredi 19 octobre 2011
Occupy Wall Street : Les Juifs et Israël accusés par des manifestants
19-10-2011
Selon un quotidien israélien,
certains manifestants américains de la campagne “Occupy Wall Street”
ont imputé aux juifs la responsabilité de la crise économique qui
ébranle leur pays ainsi qu’à l’assistance fournie par les Etats-Unis à
Israël.
Le Maariv affirme que la commission
d’urgence pour Israël a filmé en vidéo des scènes sur le lieu des
manifestations au cours desquels des accusations « antisémites et
anti-israéliennes » sont proférées.
Dans l’une des séquences, un jeune
manifestant est en train de discuter avec un juif du troisième âge et
lui lance à un certain moment : « lorsque je travaille, je touche 7
dollars par heure. Mais c’est toi que possède l’argent. Est-ce que tu
parles anglais ? Tu es d’Israël ? Retourne en Israël. »
Dans un autre passage de la vidéo, relate le journal israélien, un afro-américain accuse les juifs de contrôler les Etats-Unis.
« La plus petite communauté en
Amérique contrôle l’argent, les médias et tout. Tous les fonds
reviennent aux banquiers possesseurs juifs. Je suis contre les juifs qui
ont volé l’Amérique. Ils constituent 1% de la population et contrôlent
l’Amérique. Le président Obama n’est qu’un jouet entre les mains des
juifs. Toute l’économie est entre les mains des juifs. Chaque juge sur
la côte-est est juif » est-il en train de déplorer.
Par ailleurs, une grande majorité
des habitants de New York où ont lieu les manifestations américaines les
plus importantes, approuve les manifestants anti-Wall Street.
Dans un sondage effectué par
l'université Queenebiac, sur 1068 adultes, entre le 12-10 et le 16-10
derniers, 87% ont accordé leur soutien aux manifestations. Dans les
détails, 72 % ont dit comprendre très bien ou raisonnablement le point
de vue des manifestants, et 67% des sondés approuvent les idées qu'ils
défendent.
Alors que 73% d'entre eux ont
approuvé la demande de promulguer une loi qui puisse etre plus stricte
pour organiser le travail des institutions financières, 45% ont exprimé
leur désaccord pour le comportement des forces de police avec les
protestataires. Mais 46 % l'ont toutefois jugé raisonnable.
Lobbying: La propagande du Crif et de l’ambassade d’Israël contre France 2
19-10-2011
Le 3 octobre, l’émission « Un œil
sur la planète » (France 2) s’est attaquée à un épineux dossier : « Un
Etat palestinien est-il encore possible ? ».
La réaction des partisans de l’Etat
d’Israël ne s’est pas fait attendre. Le 5 octobre, Richard Prasquier,
Président du Crif, publiait une véhémente lettre ouverte à l’adresse de
Rémy Pfimlin, Président de France Télévisions, dénonçant un parti-pris
anti-israélien, tandis que nombre de journalistes de France 2 recevaient
des mails d’insultes, voire des menaces.
Le lendemain, une vidéo était mise
en ligne sur le site JSSNews, reprise sur le site de l’Ambassade
d’Israël en France, qui entendait prendre le contrepied de l’émission de
France 2. Après un bref rappel des faits, nous tenterons ici de
décrypter les « arguments » du Crif et de l’Ambassade, en proposant
notamment un examen attentif de la «contre-émission» publiée sur le site
de l’Ambassade d’Israël, et donc cautionnée par l’Etat d’Israël
lui-même.
Pourquoi ? Non pas pour défendre l’émission de France 2 qui pourrait être soumise à une critique effective. Mais parce que les « arguments » du Crif et la « contre-émission » relayée par l’Ambassade permettent de distinguer clairement la critique des médias (précise et rigoureuse) et la propagande (allusive et mensongère) ; la critique qui invite au débat et la propagande qui incite à la censure ; l’analyse critique, voire polémique, de l’information, et la désinformation revêtue des oripeaux de la contre-information. Une pièce supplémentaire à verser au dossier de l’information relative au Proche-Orient, thème du prochain jeudi d’Acrimed (organisé le 20 octobre à Paris).
Pourquoi ? Non pas pour défendre l’émission de France 2 qui pourrait être soumise à une critique effective. Mais parce que les « arguments » du Crif et la « contre-émission » relayée par l’Ambassade permettent de distinguer clairement la critique des médias (précise et rigoureuse) et la propagande (allusive et mensongère) ; la critique qui invite au débat et la propagande qui incite à la censure ; l’analyse critique, voire polémique, de l’information, et la désinformation revêtue des oripeaux de la contre-information. Une pièce supplémentaire à verser au dossier de l’information relative au Proche-Orient, thème du prochain jeudi d’Acrimed (organisé le 20 octobre à Paris).
I. Un bref rappel des faits
« Un Etat palestinien est-il encore
possible ? ». Telle était donc la question posée par les équipes d’ «
Un œil sur la planète ». Cinq reportages ont été diffusés au cours de
l’émission : « Un Etat en marche? », « Les 1000 visages de Gaza », « Les
frontières de la discorde», « Le lobby pro-israélien aux Etats-Unis », «
Et le droit au retour ? », entrecoupés d’interventions du présentateur
Etienne Leenhardt et d’interviews.
Dès le lendemain, soit le 4
octobre, Richard Prasquier publie un éditorial sur le site du Crif, dans
lequel il s’inquiète du « parti pris violemment anti-israélien » de
l’émission. Le 5 octobre, il rend publique une lettre ouverte à
l’attention de Rémy Pfimlin, dans lequel il affirme ceci : «
•à recherche de l’objectivité doit être une obligation absolue. C’est exactement ce que l’équipe qui a produit cette émission n’a pas fait. Elle a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale
[…] : le florilège de la propagande politique la plus grossière y est passé ».
•à recherche de l’objectivité doit être une obligation absolue. C’est exactement ce que l’équipe qui a produit cette émission n’a pas fait. Elle a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale
[…] : le florilège de la propagande politique la plus grossière y est passé ».
Plusieurs sites pro-israéliens ont
relayé les accusations de Richard Prasquier, souvent de manière plus
brutale, tandis que le médiateur et certains journalistes de France 2
recevaient des dizaines, puis des centaines de mails, souvent injurieux,
parfois menaçants. « On a assisté à un déferlement de haine contre les
journalistes », nous a affirmé Patrick Boitet, rédacteur en chef de
l’émission. L’ambassade d’Israël en France a également réagi, par la
voix de son porte-parole Yaron Gamburg, qui a dénoncé un « travail de
propagande et de manipulation incitant à la haine raciale ». Rien de
moins.
Les journalistes se sont défendus
de ces accusations, affirmant avoir accompli leur travail avec rigueur.
Le 10 octobre, la Société des journalistes de France 2 a publié un
communiqué de « soutien total aux équipes de l’émission « Un Œil sur la
Planète » ». Le SNJ, face aux « menaces proférées contre France 2 et ses
journalistes », a défendu un «travail excellent, salué par beaucoup »
et mis en ligne une pétition de soutien : « Défendons la liberté de
l’information ! », que l’on peut signer sur son site. Le SNJ-CGT, de son
côté, a dénoncé « l’intolérable pression sur France 2 », en rappelant
que le directeur de l’information de France 2 s’était déclaré «
solidaire des journalistes accusés ». Enfin, la Fédération Européenne
des Journalistes (FEJ) a déclaré, par la voix de sa secrétaire générale
Beth Costa : « Nous condamnons toute forme de menaces à l’encontre de
journalistes qui n’ont fait que leur travail, en particulier sur un
sujet politiquement sensible comme les relations israélo-palestiniennes
». Parce que la liberté de l’information et de la critique sont
incompatibles avec les appels, à peine déguisés, à la censure, Acrimed
s’associe à ces protestations.
Le Crif et l’Ambassade d’Israël ont
néanmoins demandé à rencontrer le Président de France Télévisions et le
directeur de l’information de France 2 afin, d’après Richard Prasquier,
de « discuter de la façon de rétablir la pluralité des opinions à
France 2 ». Des « rencontres » qui ressemblent davantage à des
convocations, et qui sont tout aussi inacceptables.
II. Défense de la « pluralité des opinions » ou censure ?
Personne ne songe à présenter
l’émission de France 2 comme « la » référence journalistique sur la
question israélo-palestinienne. En revanche, la violence aveugle des
accusations portées contre les reportages diffusés le 3 octobre mérite
que l’on s’y arrête : un anti-modèle de critique des médias, aussi
engagée que celle-ci puisse être.
Force est de constater que dans un
premier temps, les attaques portées contre « Un œil sur la planète »
sont des plus floues. Dans son éditorial du 4 octobre, Richard Prasquier
concède même qu’il n’a « pu voir que la dernière partie de l’émission »
et précise que « la réaction immédiate peut être gravement
contre-productive, quand elle reste au niveau des généralités ou pis
encore quand elle s’appuie sur des informations de seconde main ». On ne
saurait mieux dire. Mais dans ce cas, pourquoi s’être empressé de
publier un « éditorial » quelques heures après la diffusion de
l’émission, sans avoir même pris le temps de visionner l’ensemble des
reportages ?
La réponse est fournie dès le
lendemain par… Richard Prasquier. En effet, dans sa lettre ouverte à
Rémy Pfimlin, il ne fait aucune référence précise à l’émission elle-même
[1] et ne conteste aucun des éléments factuels relatés par les
journalistes de France 2. Il se contente de les accuser d’avoir «
diffusé une « narration » en sélectionnant les omissions, en distordant
les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les
insinuations à la limite des théories conspirationnistes antisémites (le
passage scandaleux sur le lobby sioniste aux Etats-Unis)». On aurait pu
naïvement attendre du Président du Crif qu’il fournisse des éléments de
preuve : en vain. De même que l’on attend toujours les arguments
étayant la thèse de la « manipulation incitant à la haine raciale »
dénoncée par l’Ambassade...
En réalité, il n’y a rien de
surprenant dans ces silences, car le problème est, d’après le Président
du Crif lui-même, ailleurs : « Ceux qui aiment Israël, qu’ils soient
Juifs ou qu’ils ne le soient pas, se sont sentis insultés et humiliés ».
En d’autres termes, l’émission de France 2 aurait présenté l’Etat
d’Israël sous un jour défavorable, et ses partisans n’ont pas apprécié.
Mais comme les faits relatés par les journalistes ne sont pas démentis,
qu’en déduire, sinon que ce qui leur est reproché est précisément de les
avoir rapportés ? A moins qu’ils n’aient attribué, de manière
caricaturale, toutes les responsabilités des malheurs des Palestiniens
au seul Etat d’Israël. Ce que conteste… Richard Prasquier dans son
éditorial du 4 octobre : « [D]ans la partie consacrée aux réfugiés
palestiniens au Liban, on a pu voir dans quel mépris ils étaient tenus
par la population libanaise. Est-ce Israël le responsable ? On a pu voir
aussi un vieil homme expliquer qu’il avait quitté son village car les
radios arabes lui avaient dit qu’ils allaient chasser les Juifs en
quelques jours et qu’il pourrait alors revenir. Ce témoignage valait
toutes les pseudo-explications historiques. »
Il est pour le moins paradoxal de
contester l’absence de pluralité des points de vue dans une émission en
puisant ses arguments dans un reportage qui figurait… dans ladite
émission. Ce n’est donc, de l’aveu du Président du Crif, ni la véracité
des faits, ni l’absence de contrepoint qui est en cause. Mais alors, de
quoi s’agit-il ? Ce qui s’exprime ici n’est-il tout simplement pas le
refus que certains aspects de la réalité soient rendus publics ? C’est
en tout cas l’avis du journaliste Charles Enderlin, qui a publié sur son
blog un billet prenant la défense de ses confrères : « Il ne faut rien
montrer qui soit défavorable à la politique israélienne d’occupation.
Cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit
d’informer ». Les accusations du Crif et de l’Ambassade n’ont en effet
pas grand-chose à voir avec une saine défense de la « pluralité des
opinions ». La suite des événements, et notamment le « contre-reportage »
mis en ligne sur le site de l’Ambassade, le confirment : une œuvre de
propagande commanditée par un Etat, le contraire de toute critique des
médias digne de ce nom.
III. « Contre-reportage » ou désinformation ?
« Deux yeux sur leur planète » :
tel est le titre de l’émission mise en ligne par le site JSSNews et
relayée (et donc cautionnée) par l’Ambassade d’Israël (et donc l’Etat
d’Israël) le 6 octobre [2 ]. Le concepteur-présentateur du programme,
Jonathan-Simon Sellem, animateur du site JSSNews, explique la genèse de
l’émission :
Il était une heure du matin, soit
juste quelques minutes après la diffusion d’ « un œil sur la planète »
sur France 2, le 3 octobre dernier, quand je décidais de mettre en ligne
une critique justifiée de l’émission sur JSSNews. Quelques secondes
après, je faisais parvenir un message aux responsables de la chaîne de
télévision en ligne Infolive.tv. Le message fût bref : « On doit tourner
en urgence une contre-émission pour démonter autant que possible les
mensonges et le parti pris de France 2 dans cette affaire. Urgent.
Rappelez-moi au plus vite. » Au petit matin, nos confrères d’Infolive
répondent par l’affirmative : « on s’occupe du studio et de la
technique, JSSNews du contenu de l’émission. Carte blanche. » Banco !
L’émission dure 53 minutes. Son
principe est le suivant : des séquences du programme de France 2 sont
diffusées, et des invités les commentent. « Un jeu que chacun a joué
parfaitement », selon Jonathan-Simon Sellem, « démontant, argument après
argument, toujours avec des sources historiques, objectives, une grande
partie de la désinformation mise en scène dans le reportage de France 2
». Un examen attentif du programme démontre cependant que l’on ne peut
guère partager l’enthousiasme de son concepteur-présentateur. Nous
sommes en effet loin, bien loin d’une rigoureuse et précise critique des
médias : l’émission s’apparente en réalité, comme on va le voir, à de
la pure propagande, générale et péremptoire.
Des généralités, encore et toujours
Le premier invité est Olivier
Rafowicz, ancien porte-parole de l’armée israélienne, qui est convié à
commenter (et « décrypter ») une séquence de l’émission de France 2
consacrée aux bombardements israéliens sur Gaza en 2008-2009 (durant
lesquels Rafowicz officiait comme porte-parole). Ce qui suit est une
retranscription de l’intégralité de son intervention, qui a duré quatre
(longues) minutes.
Alors d’abord ce n’est pas une
émission. C’est un programme… un programme palestinien, anti-israélien,
qui a été programmé, qui a été organisé, qui montre un seul côté, qui le
montre bien d’ailleurs, avec la volonté de vouloir casser, détruire,
presqu’anéantir l’image de l’Etat d’Israël, de l’armée israélienne. Il y
a une espèce de romantisme naïf de la part de ceux qui traitent du
sujet, et de traiter les Palestiniens comme les victimes avec un grand V
et les Israéliens comme les bourreaux. Et ce qui est grave dans ce
reportage et qui moi, profondément, m’interpelle, et doit interpeller
non pas seulement les Juifs mais également les hommes de bonne volonté,
et ceux qui veulent la paix et ceux qui croient en la démocratie, c’est
qu’un tel reportage va d’abord et avant tout à l’encontre de l’entente
et de la paix. Il va exactement être là pour créer un climat, d’abord,
de haine, puis, qui est très facilement traduisible par une violence qui
peut être demain dans les quartiers chauds des grandes villes de France
et amener une friction entre Français d’origine maghrébine face à des
Juifs qui, tout d’un coup, vont être le résultat d’un reportage qui est,
malheureusement, encore une fois, un reportage qui a été fait avec des
professionnels de la communication, avec l’aval d’une grande chaine
française, d’Etat, qu’est France 2, publique, et nous sommes encore une
fois devant un, devant un…
Trop de généralités ? Le
présentateur l’interrompt, et tente d’orienter son invité vers le
«décryptage» : « Vous percevez vraiment ce reportage comme biaisé ? »
Réponse : « Attendez, s’il est pas biaisé alors, qu’est-ce qu’il est ? C’est pas un reportage, c’est un programme de la télévision palestinienne, qui montre le problème palestinien du côté palestinien…».
Nouvelle interruption du présentateur : « Qu’est-ce qui ne va pas selon vous dans ce reportage, dans ces images que nous avons vues ? »
Réponse : « Attendez, s’il est pas biaisé alors, qu’est-ce qu’il est ? C’est pas un reportage, c’est un programme de la télévision palestinienne, qui montre le problème palestinien du côté palestinien…».
Nouvelle interruption du présentateur : « Qu’est-ce qui ne va pas selon vous dans ce reportage, dans ces images que nous avons vues ? »
Tout, tout est mauvais. Rien ne va
dans ce reportage. On a des gens qui sont partis sur le terrain avec dès
le départ non pas une idée qui va être développée mais déjà un script
et un scénario avec une conclusion à l’avance. Et dans ce script et
scénario et conclusion à l’avance on va amener des éléments pour que
tout concorde. Donc s’il y a ici un travail qui est fait, c’est un
travail de publicitaire. On est des spectateurs. On est israélien, on
est aussi français, on est juif, chrétien, musulman… On nous donne un
reportage à voir, sur une grande chaîne d’Etat. Donc on le regarde.
Ça paraît intéressant, ça vient à
un timing intéressant, on parle de l’ONU, des Israéliens, des
Palestiniens, on parle d’un retour du processus de paix, des
négociations, et puis tout d’un coup on nous amène ce narratif
palestinien classique, anti-israélien classique, non pas par des
journalistes palestiniens, ou d’Al-Jazira, ou de chaînes arabes, mais
par des journalistes français qui devraient avoir une certaine réserve
au moins pour traiter un sujet qui est tellement délicat, tellement
complexe, tellement compliqué, avec tellement d’émotions, tellement de
facteurs historiques, tellement de vérités pour chacun que de le
simplifier, de vouloir en fait le rendre tellement simple, tellement
manichéen, le blanc le noir… On arrive à un résultat qui est très grave,
qui est très grave non pas seulement pour Israël, mais qui est très
grave pour le journalisme dans son ensemble. J’espère qu’aujourd’hui
ceux qui sont derrière les caméras et qui ont fait le reportage,
peut-être, je l’espère en tout cas, devront corriger le tir, sans faire
de jeu de mots [sic], et s’apercevoir qu’ils ont fait ici une très grave
erreur, une très grave erreur pour l’intérêt, d’abord, de la paix, pour
l’intérêt des Palestiniens, des Israéliens, des Juifs, des Musulmans,
des Chrétiens mais également de la France.
Et c’est tout. Chacun aura pu
constater qu’Olivier Rafowicz a «[démonté], argument après argument,
toujours avec des sources historiques, objectives, une grande partie de
la désinformation mise en scène dans le reportage de France 2 ».
Faire dire aux journalistes de France 2 ce qu’ils n’ont jamais dit
Certains invités ont un peu plus d’
« arguments » et de « sources historiques » qu’Olivier Rafowicz. Mais
la plupart ont une forte tendance à faire dire aux journalistes de
France 2 ce qu’ils n’ont jamais dit, pour mieux s’attaquer à des propos
contestables… qui n’ont jamais été tenus. Nous nous contenterons ici de
quatre exemples (et il y en a d’autres) :
Emmanuel Navon, « Professeur de
relations internationales à l’Université de Tel Aviv » (et candidat aux
primaires du Likoud, ce qu’oublie de nous dire le présentateur), débute
sa première intervention en s’élevant contre l’emploi de l’expression «
judaïser Jérusalem », qu’il semble prendre plaisir à tourner en ridicule
en expliquant que les Juifs habitent depuis 3000 ans à Jérusalem. Le
problème est que cette expression n’a jamais été employée par les
journalistes de France 2…
Plus tard, Jonathan-Simon Sellem
pose naïvement une question au même Emmanuel Navon au sujet du tramway
de Jérusalem, duquel l’émission de France 2 a parlé en rappelant son
caractère polémique (puisqu’il relie Jérusalem-Ouest aux colonies de
Jérusalem-Est) : « Dans le quotidien, est-ce que les Arabes, les
Musulmans, les Juifs, les Chrétiens, les Arméniens, les Orthodoxes…
prennent tous ce tramway ? Est-ce qu’ils le prennent tous dans la même
trame [sic] ? Ou est-ce qu’il y a les Juifs devant, les Arabes derrière,
comment ça se passe ? Je sais pas… Si c’est de la ségrégation, si on
est en Afrique du Sud… » Et Emmanuel Navon de rebondir sur la question :
« […] Cette comparaison avec l’Afrique du Sud est absurde puisqu’en
Israël il n’y a pas de ségrégation entre les groupes ethniques […] C’est
ça l’Apartheid ? » La comparaison avec l’Afrique du Sud est-elle «
absurde » ? Une chose est sûre : c’est le présentateur de l’émission qui
l’a faite, et non l’équipe de France 2, qui n’a pas plus qualifié la
politique israélienne de politique d’Apartheid.
Emmanuel Navon, décidément très en verve, poursuit l’exercice, en commentant la mention, dans un des reportages d’ « Un œil sur la planète », de la politique israélienne de destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est : « Venir présenter la démolition de maisons qui sont construites de façon illégale comme une espèce de crime contre l’humanité, c’est tout simplement transformer la réalité et l’inverser de bout en bout ». Aucun journaliste de France 2, et aucun palestinien interrogé dans le reportage, n’a qualifié les destructions de maisons palestiniennes de « crime contre l’humanité », ou même « d’espèce de crime contre l’humanité ». De là à se demander qui « transforme la réalité »…
Emmanuel Navon, décidément très en verve, poursuit l’exercice, en commentant la mention, dans un des reportages d’ « Un œil sur la planète », de la politique israélienne de destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est : « Venir présenter la démolition de maisons qui sont construites de façon illégale comme une espèce de crime contre l’humanité, c’est tout simplement transformer la réalité et l’inverser de bout en bout ». Aucun journaliste de France 2, et aucun palestinien interrogé dans le reportage, n’a qualifié les destructions de maisons palestiniennes de « crime contre l’humanité », ou même « d’espèce de crime contre l’humanité ». De là à se demander qui « transforme la réalité »…
Jonathan-Simon Sellem évoque enfin
le reportage consacré (selon lui) au « lobby juif » aux Etats-Unis, dans
lequel (selon lui) « on accuse carrément les Juifs de prendre Obama
comme un pantin et de le manipuler ». Après la diffusion d’un court
extrait de l’émission de France 2, il pose de nouveau une question naïve
(qui démontre au passage l’étendue de son « objectivité de journaliste
») : «Alors j’ai envie de dire, messieurs, on est en plein dans les
Protocoles des Sages de Sion, le mythe antisémite par excellence, le
juif qui contrôle tout, qui achète les gouvernements, qui achète les
médias, qui surveille les médias, qui surveille les journalistes…
Bienvenue dans les Protocoles des Sages de Sion, version revisitée par
France 2, nous sommes le 3 octobre 2011, vous en pensez quoi Emmanuel
Navon ? » Dans sa réponse, Emmanuel Navon va employer à pas moins de six
reprises le terme « lobby juif », qu’il reprend d’ailleurs à son
compte. Double problème : non seulement les journalistes de France 2
n’ont jamais employé le terme « lobby juif », mais ils ont en outre
expliqué que le « lobby pro-israélien aux Etats-Unis » n’est pas composé
que d’organisations juives : « Réduire le soutien à Israël au seul
poids de [la communauté juive] serait une erreur. Il y a aussi les
Chrétiens évangéliques qui sont devenus les champions de l’alliance
israélo-américaine ».
Le procédé est éculé. Arthur
Schopenhauer, dans son ouvrage L’art d’avoir toujours raison (rédigé en
1830), proposait déjà divers « stratagèmes » pour décrédibiliser son
interlocuteur lors d’un débat. Voici l’un d’entre eux : « On arrache à
la proposition de l’adversaire, en tirant d’elle de fausses conséquences
et en gauchissant ses concepts, des propositions qui ne s’y trouvent
pas et n’ont rien à voir avec l’opinion de l’adversaire, et sont, tout
au contraire, absurdes ou dangereuses » [3 ]. Certains semblent avoir
retenu la leçon. Mais lorsque l’on prétend dénoncer le manque de rigueur
des autres et rétablir la vérité, cela fait désordre.
Donner des leçons de journalisme
Donner des leçons de journalisme
On l’a vu, Olivier Rafowicz a
dénoncé le « romantisme naïf » des journalistes de France 2. Plus tard
dans l’émission, un autre invité pointe « l’angélisme de la presse
occidentale ». A plusieurs reprises durant le programme, Jonathan-Simon
Sellem oppose les vertus des journalistes israéliens qu’il convoque (ils
« connaissent le terrain ») aux défauts des journalistes français qui
ont tourné les sujets incriminés (ils ont adopté le « point de vue
palestinien »). Pour illustrer la difficulté de la réalisation de
reportages dans les territoires palestiniens, « Deux yeux sur leur
planète » donne la parole à Marc-Israel Sellem (« Photo-reporter au
Jerusalem Post »), qui relate une de ses expériences. Le 2 octobre, il
s’est rendu à Ramallah à l’occasion d’une manifestation en soutien aux
prisonniers politiques palestiniens en grève de la faim. Il a pris en
photo une femme qui brandissait un portrait de prisonnier. Quelques
secondes après avoir été prise une première fois en photo, et repérant
l’objectif, cette femme se met soudain à pleurer.
Question du présentateur : « Est-ce
que ce genre de manipulation est courante ? […] Est-ce qu’on a
clairement affaire à ce qu’on appellerait une pleureuse professionnelle,
quelqu’un qui est payé pour pleurer, pour venir pleurer, ou quelqu’un
qui s’entraîne, une comédienne ? Qui était cette personne, qui était
cette femme d’après vous ? ». Réponse de l’homme de terrain : « Il est
évident que cette personne, je ne sais pas si elle est payée ou pas
payée parce que j’ai pas les preuves, donc on peut pas se permettre
d’arriver à ces conclusions. Il est évident que c’est une personne, elle
était là pour jouer un rôle. Elle est venue, elle a vu les
photographes, les caméraman, s’est mise à pleurer […] Et une personne
qui arrive à pleurer en 17 secondes, si vous essayez à la maison… ». Il
n’en dira pas plus. Mais l’affaire semble entendue : c’est une
comédienne. Et Marc-Israel Sellem d’évoquer les multiples pièges tendus
aux journalistes par les Palestiniens, qui organisent entre autres des… «
faux enterrements ».
Les situations de conflit armé sont
sujettes, chacun le sait, à bien des formes de propagande et de
manipulation. Mais que cherche à nous prouver le photographe israélien ?
Que les milliers de prisonniers politiques palestiniens n’existent pas ?
Que leurs familles ne sont pas tristes ? Que les Palestiniens ne
meurent pas réellement sous les tirs israéliens et qu’ils organisent
donc de faux enterrements ? Probablement pas. Veut-il alors nous dire
que certaines images de France 2 sont sujettes à caution ? Oui mais…
lesquelles ? Il n’en mentionne et n’en commente aucune, se contentant de
ses propres photos… Il semble plutôt tenter de jeter le discrédit sur
l’ensemble de l’émission de France 2 au nom des « manipulations » dont
les Palestiniens seraient coutumiers. Mais la crédibilité de son cours
magistral sera de courte durée, puisqu’il le reconnaît lui-même pour
finir : « C’est la première fois que ça m’arrive de voir un changement
de situation aussi rapide, c’est-à-dire une personne qui voit des
caméras et qui se met à jouer de la comédie ».
Une leçon de journalisme que ne
manqueront pas de retenir le rédacteur en chef de l’émission Patrick
Boitet (Prix Albert-Londres en 1996, qui pilotait son 34ème numéro d’
«Un œil sur la Planète»), Charles Enderlin (journaliste depuis 40 ans en
Israël), Martine Laroche-Joubert (au service étranger de France 2
depuis 1984, qui vient de couvrir la guerre en Libye), Katia Clarens
(qui a réalisé des reportages, entre autres, en Palestine, au Liban, en
Iran, en Afghanistan, au Tchad…), Alexis Monchovet (Prix Albert-Londres
pour un reportage réalisé à Rafah, à la frontière entre Gaza et
l’Egypte, fruit de plus d’un an d’immersion), Etienne Leenhardt et les
autres journalistes de France 2 ayant participé à l’émission incriminée.
Leur expérience leur donne-t-elle nécessairement raison ? Non. Mais les
arguments de la « naïveté » et de « l’angélisme », a fortiori
lorsqu’ils ne reposent sur aucune preuve de « manipulation », ne sont
guère concluants.
Des « contre-vérités » factuelles sur France 2 ?
Sauf erreur de notre part, durant
les 53 minutes qu’aura duré le « contre-émission », seules… trois «
contre-vérités » factuelles ont été pointées du doigt. C’est
l’universitaire Emmanuel Navon qui s’en est chargé.
La 1ère d’entre elles figurerait au
début de l’émission de France 2, lorsque qu’Etienne Leenhardt tient les
propos suivants : « Y’aura-t-il un jour une Palestine libre aux côtés
d’Israël ? Les Nations Unies l’avaient prévu, c’était en 1947, au moment
de la création de l’Etat hébreu. Mais le partage n’a pas eu lieu, et
chacun porte une responsabilité dans cet échec ». Commentaire d’Emmanuel
Navon : « Le reportage commence avec un mensonge, donc ça commence très
bien. Le plan de partage de 1947 a échoué à cause des Palestiniens. Il a
été accepté par les Juifs et refusé par les Arabes, point à la ligne ».
Il n’y aurait donc pas de « partage des responsabilités » dans cet
échec. E. Navon a en partie raison : le plan de partage de 1947 a été
formellement « accepté par les Juifs» et « refusé par les Arabes ». Mais
rappelons ici ce que David Ben Gourion, « père fondateur » d’Israël,
déclarait au sujet du partage : « Après la formation d’une grande armée à
la suite de l’établissement de l’Etat, nous abolirons la partition et
nous nous étendrons sur l’ensemble de la Palestine » [4 ]. Au terme de
la première guerre israélo-arabe (1948-49), Israël s’étend ainsi sur 78%
de la Palestine, alors que les Nations Unies lui en avaient offert 55%.
Les propos mesurés d’Etienne Leenhardt ne peuvent donc décemment pas
être qualifiés de « contre-vérités »…
Le second « mensonge » concernerait
le reportage sur les réfugiés et la mention, par les journalistes de
France 2, du « droit au retour ». Pour Emmanuel Navon, la cause est
entendue : «Lorsque [les journalistes] disent que la résolution 194 des
Nations Unies reconnaît aux Palestiniens le droit de revenir en Israël,
c’est faux ». Que dit la résolution ? « L’assemblée générale […] décide
qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer
dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs
voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de
compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans
leurs foyers ». Chacun appréciera. Et E. Navon de poursuivre (préciser
?) : « Le droit international ne reconnaît pas [de droit au retour] aux
descendants [des réfugiés] ». Le « droit international », non. Mais
l’agence des Nations Unies chargée des réfugiés palestiniens (UNRWA)
considère les descendants des réfugiés comme des réfugiés, au même titre
que leurs parents et/ou grands-parents. Les choses sont donc un peu
plus complexes que le prétend E. Navon et il nous semble, de nouveau,
plus qu’imprudent de parler de « mensonges », même si les
interprétations juridiques peuvent faire discussion.
Troisième et dernière «
contre-vérité » attribuée par Emmanuel Navon aux journalistes de France 2
: « C’est de dire finalement que les tirs de roquettes de la bande de
Gaza sont le résultat, la conséquence des raids israéliens […].
L’intifada d’Arafat, en 2000, a été suivie par des tirs de roquettes de
la Bande de Gaza vers Israël sans aucun tir israélien. » Il fait ici
référence à une phrase d’Etienne Leenhardt, lorsque celui-ci affirme que
les tirs de roquettes palestiniens « sont la conséquence des raids
israéliens et du blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza ». Le
contre-argument d’Emmanuel Navon est donc le suivant : les tirs de
roquettes auraient précédé les raids israéliens, et même les « tirs
israéliens ». Voilà un argument pour le moins… maladroit. Le site du
Ministère des Affaires étrangères de l’Etat d’Israël nous apprend en
effet que le premier tir de roquette depuis Gaza vers Israël date du… 10
février 2002 [5 ]. Or, selon les chiffres de l’ONU, c’est précisément
en février 2002 que le nombre de Palestiniens tués par l’armée
israélienne depuis le début de la « deuxième Intifada » a franchi le cap
des 1000, dont une majorité à Gaza [6 ]. Dire cela, ce n’est pas
justifier les tirs de roquettes, mais seulement souligner la «
contre-vérité » proférée par E. Navon. Pour reprendre une de ses phrases
: « Soit les journalistes sont ignorants, soit ils mentent. Donc on
peut leur laisser le bénéfice du doute ».
***
Généralisations abusives, faux
procès, mauvaises leçons de journalisme, dénonciations de «
contre-vérités » qui n’en sont pas et… mensonges (voir annexes 1 et 2) :
les procédés employés par les « contre-informateurs », à défaut
d’entamer la crédibilité de l’émission diffusée sur France 2, indiquent
qu’ils ne poursuivent pas un but aussi noble qu’ils le prétendent. Les
stratagèmes qu’ils utilisent ont tous le même objectif : délégitimer les
reportages, et non « rétablir la vérité ». Répétons-le en effet : les
détracteurs d’ « Un œil sur la planète » n’ont pu démontrer l’existence
d’aucune erreur factuelle dans le travail effectué par les journalistes
de France 2. Il y en avait pourtant une (voir annexe 3).
De toute évidence, le Crif, l’Ambassade et les concepteurs de « Deux yeux sur leur planète » pensent que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. En témoignent les propos d’Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne, que nous avons rapportés ci-dessus en intégralité : « C’est un programme… un programme palestinien, anti-israélien, qui a été programmé, qui a été organisé, qui montre un seul côté, qui le montre bien d’ailleurs, avec la volonté de vouloir casser, détruire, presqu’anéantir l’image de l’Etat d’Israël, de l’armée israélienne ». Et, plus loin : « Tout, tout est mauvais. Rien ne va dans ce reportage. »
De toute évidence, le Crif, l’Ambassade et les concepteurs de « Deux yeux sur leur planète » pensent que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. En témoignent les propos d’Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne, que nous avons rapportés ci-dessus en intégralité : « C’est un programme… un programme palestinien, anti-israélien, qui a été programmé, qui a été organisé, qui montre un seul côté, qui le montre bien d’ailleurs, avec la volonté de vouloir casser, détruire, presqu’anéantir l’image de l’Etat d’Israël, de l’armée israélienne ». Et, plus loin : « Tout, tout est mauvais. Rien ne va dans ce reportage. »
Conclusion : un reportage qui «
montre bien » la réalité palestinienne est donc un reportage dans lequel
« rien ne va ». Tout est dit ?
Julien Salingue
Acrimed
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