vendredi 16 juillet 2010

Rencontre européenne de solidarité avec les députés de la ville d'Al-Quds

[ 16/07/2010 - 01:58 ]
Al-Quds occupée – CPI
Louisa Morghanti, ancienne vice-présidente du parlement européen, a confirmé son intérêt pour l’affaire des députés palestiniens de la ville d'Al-Quds, dès le premier instant.
Elle a donné ses propos dès son arrivée au siège de la Croix-Rouge, hier jeudi 15 juillet 2010. Elle y est arrivée pour confirmer sa solidarité avec les députés palestiniens que les autorités de l’occupation israélienne avaient décidé d’éloigner de leur ville.
Aux députés, elle a donné des explications concernant le communiqué qu’elle avait préparé dans lequel elle se pose des questions sur l’immunité des députés réfugiés au siège de la Croix-Rouge.
Le député Mohammed Tottah a, pour sa part, mis au courant Morganti des dernières violations israéliennes pratiquées à l’encontre des députés palestiniens, surtout les pressions psychologiques pratiquées sur leurs femmes et leurs enfants. Les occupants israéliens demandent aux enfants de pratiquer des pressions sur leurs pères afin que ces derniers se rendent à eux.
Enfin, les députés l’ont remercié pour l’importance et pour l’effort qu’elle donne à leur dossier.

jeudi 15 juillet 2010

Liban: l'arrestation d'un autre espion pour le compte du Mossad

Jeudi, 15 Juillet 2010 10:36 
IRNA - Un autre espion collectant des informations pour le compte d'Israël a été arrêté dans les télécommunications libanaises. Tareq ar-Robaa, un autre espion arrêté mercredi soir, est un complice de Charbel Kazzi, un responsable de la compagnie Alpha, l'un des deux opérateurs de téléphonie mobile au Liban, qui lui aussi a été arrêté, accusé de collaboration avec Israël. Le parquet militaire libanais a demandé mardi la peine capitale pour Charbel Kazzi. L'armée libanaise a jusqu'à présent démantelé une quarantaine de réseaux d'espionnages qui collectaient des renseignements pour le compte d'Israël et elle en a arrêté les membres.  
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La Cour suprême britannique apporte son soutien au régime sioniste

Jeudi, 15 Juillet 2010 09:53 
 IRIB - La Cour suprême britannique a, dans un geste en soutien au régime sioniste, émis les verdicts à l'encontre les 10 musulmans, arrêtés et inculpés, l'année dernière, lors d'une manifestation anti-sioniste. Ils sont accusés d'avoir eu recours à la violence. Ces verdicts sont prononcés, alors qu'on s'attendait à ce que la Cour suprême britannique innocentent ces 10 musulmans et statue sur le recours à la violence par la police contre les manifestants. La Cour suprême britannique a innocenté deux jeunes musulmans, confirmé le verdict de deux autres et atténué la peine des autres. Certains d'entre eux sont condamnés à deux ans et demi de prison ferme. 

L’hypocrisie qui consiste à prêcher la non violence aux Palestiniens

Palestine - 14-07-2010
Par Ira Chernus

Ira Chernus est professeur d’études religieuses à l’université de Colorado à Boulder. Ses articles sont en ligne sur son blog, ici. 
Nicholas Kristof (1) est en Palestine, mais comme toutes les journalistes des médias de masse, il l’appelle « la Cisjordanie ». Il vient de découvrir que de nombreux Palestiniens résistaient à l’occupation israélienne par des moyens non violents, alors que les chercheurs sur la non violence ont commencé à écrire sur la résistance palestinienne il y a plus de 20 ans. Donc Kristof « attend Gandhi », comme le dit le titre de son dernier éditorial (2) du New York Times, ou au moins « une version palestinienne de Martin Luther King Jr. ».















Peut-être ne devrais-je pas être aussi cynique. Kristof a acquis une renommée de croisé des droits de l’homme, et en particulier des droits des femmes. Aujourd’hui, il prend un véritable risque en plaidant pour les droits palestiniens et en louant la résistance palestinienne. Nombre de libéraux états-uniens ont vu par le passé leur carrière se défaire pour la moindre allusion aux mauvais coups israéliens. Et Kristof n’est plus dans l’allusion. Son article précédent (“In Israel, the Noble vs. The Ugly”, New York Times, 7 juillet 2010) détaillait la violence des colons israéliens contre les Palestiniens et sympathisait clairement avec leurs souffrances.
Il y salue le travail des Rabbins pour les droits de l’homme comme « des voix courageuses et efficaces au nom des Palestiniens opprimés. »
Kristof lui-même mérite des éloges pour avoir placé les Palestiniens aux côtés de toutes les autres victimes de l’oppression sur lesquelles il a écrit avec tant d’éloquence. Il fait bouger les médias de masse d’un minuscule petit pas de plus en avant vers des reportages plus honnêtes et équilibrés sur le conflit Israël/Palestine.
Mais si un auteur ne fait pas attention, chaque pas en avant peut aussi être un pas en arrière. En appelant un Gandhi palestinien, Kristof suggère clairement que la résistance palestinienne a jusqu’à présent été loin des normes morales élevées de ce dernier. Il se plaint que « pour beaucoup de Palestiniens, les jets de pierre font partie de la ‘non violence’, » donc même lorsqu’ils prétendent exclure toute violence, leurs protestations « ne sont pas vraiment non violentes. »
Ceci renforce un stéréotype tendancieux repris par les supporters de la politique israélienne depuis des décennies : « Nous les juifs nous voulons la paix, » disent-ils. « Nous avons même un mouvement de la paix organisé. Mais il n’y a pas d’équivalent palestinien. Il semble que ces Palestiniens ne soient qu’une bande de survoltés, implacablement tendus vers la violence. Comment pouvons-nous faire la paix avec eux ? »
Cette sorte de cliché incite à des positions plus extrémistes encore qui ne sont que trop familières : il n’y a « pas de partenaire pour la paix » du côté palestinien. « Ces gens » sont tellement imprégnés de violence qu’on ne peut pas raisonner avec eux. Ils ne comprennent qu’une chose : la force. Et au pire, ils demandent : Que pouvez-vous attendre d’autre venant de Musulmans ?

Je suis sûr que Nick Kristof n’a pas l’intention de promouvoir ce genre de préjugé anti-palestinien simpliste. Il voit des bons et des méchants des deux côtés. Mais quand vous êtes un éditorialiste éminent du premier quotidien de la nation, vous êtes censé être assez intelligent pour comprendre les implications de vos paroles, de savoir ce que les gens peuvent (et certains le feront inévitablement) lire entre les lignes.
Je ne connais pas Kristof, je ne peux donc pas dire pourquoi il a pu tomber dans ce piège. Mais je connais plutôt bien la couverture du sujet par les médias aux Etats-Unis. Même lorsqu’ils commencent à briser la coquille de leur réflexe « pro-Israël », les journalistes des médias de masse sont toujours infestés par des positions qui sont si anciennes, si profondément enracinées, qu’elles passent inaperçues. « N’est-ce pas une honte que ces Palestiniens soient si violents. Si seulement ils s’étaient tournés vers des moyens plus pacifiques, tout irait bien, » est peut-être la plus vieille et la plus profonde de ces façons de penser.
Il n’est donc pas surprenant que même quand un éditorialiste éminent appelle à la sympathie pour les victimes de l’oppression, il finisse indirectement, mais de façon que trop évidente, par blâmer les victimes.
Les Palestiniens pourraient tout aussi bien demander, « Qui diable est Nicholas Kristof pour nous dire comment résister à l’occupation ? ». C’est ça la bonne question. Que peut-il réellement savoir sur la situation, après avoir passé un jour ou deux avec eux ? Les critiques du journalisme américain ont depuis longtemps remarqué la baisse de qualité de nos informations sur les autres pays. Le principal coupable, disent beaucoup, est l’ignorance des journalistes qui débarquent dans un endroit pendant quelques jours, ou même quelques semaines, et écrivent des articles pour leurs compatriotes comme s’ils étaient des experts.
A un niveau plus profond, il y a la tendance toujours présente parmi les sténographes du pouvoir impérialiste à supposer qu’ils ont le droit de prêcher la vérité aux « indigènes » et leur dire comment vivre leurs vies.
Même si Kristof avait vécu en Palestine pendant des années, la question demeurerait pourtant. A-t-il, lui ou n’importe quel autre non-Palestinien, le droit de dire à un peuple opprimé comment résister à l’oppression ? Peut-être le pourraient-ils, s’ils avaient rejoint la résistance et avaient pris tous les risques que cela implique pendant assez longtemps pour obtenir ce droit. Mais ni Kristof, ni la plupart des autres non-Palestiniens qui appellent à un Gandhi palestinien n’entrent dans cette catégorie.
J’enseigne et j’écris et je plaide pour la non violence depuis longtemps. Depuis le début, j’ai ressenti au plus profond de moi-même que je n’avais pas le droit de dire à une population opprimée de maintenir non violente sa résistance, puisque je ne partage pas ses souffrances.
Finalement, c’est dans les propres écrits de Gandhi que j’ai trouvé un argument théorique puissant pour expliquer mon sentiment. Il commence avec le cœur de l’enseignement de Gandhi. Il aurait rejeté les prémisses de l’éditorial de Kristof : que la non violence est une tactique plus intelligente pour les Palestiniens, la meilleure façon d’avoir ce qu’ils veulent. Pour Gandhi, la non violence n’a jamais été une tactique ou une manière d’obtenir quelque chose. C’était un moyen – le seul moyen, insistait-il – de mettre en acte la vérité morale dans la vie quotidienne. Le principe de base de la non violence gandhienne est d’agir de façon juste dans chaque situation, quelles que douloureuses, voire mortelles, en soient les conséquences.
En d’autres termes, la non violence n’est pas de faire en sorte que l’autre bord – même lorsque ce sont des oppresseurs brutaux – change ses habitudes. Il ne s’agit pas du tout de faire que les autres changent leurs pratiques. Gandhi disait que de tels efforts sont absurdes, parce que nous ne pouvons pas contrôler le choix des autres. Tout ce que nous pouvons contrôler, c’est notre propre choix, en essayant de faire en sorte qu’ils soient aussi moralement corrects que possible.
Alors dire à un autre peuple quoi faire, comme vivre sa vie, ou même comment résister à l’oppression n’est tout simplement pas conforme à la vision de Gandhi de la non violence. Elle n’implique que changer nos propres façons de faire.
Mais quand Gandhi parlait de contrôler nos propres choix, il incluait dans « nos » non seulement lui-même en tant qu’individu, mais son peuple. C’est pourquoi, dans le vaste corpus des écrits de Gandhi, vous trouverez parfois des mises en accusation du colonialisme britannique et la demande insistante que les Britanniques quittent l’Inde – en effet, dire à l’autre bord ce qu’il doit faire – mais beaucoup plus souvent, vous trouverez des accusations du propre peuple indien de Gandhi et l’insistance qu’ils [Gandhi dit « nous »] cessent de coopérer avec l’oppression.
Si vous êtes à la recherche d’un autre Gandhi, alors cherchez quelqu’un qui traite des choix politique de son propre peuple plutôt que de dire aux autres que ce qu’ils font est faux, et comment y remédier. Kristof fait un pas dans cette direction lorsqu’il rapporte les paroles de partisans palestiniens de la non violence comme Moustafa Barghouthi, Ayad Morrar et Iltezam Morrar. Il aurait pu en trouver beaucoup d’autres. Ils ont le droit d’appeler à un Gandhi palestinien, puisqu’ils s’adressent à leur propre peuple.

La seule chose que Nick Kristof a le droit de faire – et l’obligation, aurait ajouté Gandhi – est de s’adresser à son propre peuple américain au sujet des choix des Etats-Unis. Si les Américains attendent publiquement l’avènement du nouveau Gandhi, ils devraient l’attendre et l’espérer non pas en Palestine ou dans tout autre pays étranger, mais ici même, aux Etats-Unis d’Amérique.
Kristof, étant donné son immense lectorat et son influence, a une responsabilité particulière. Plutôt que de traverser la moitié de la planète pour un séjour de quelques jours en Palestine et se lamenter de ne pas y avoir trouvé un autre Gandhi, il devrait faire ce qu’a fait Gandhi : écrire sur l’échec de l’Amérique à se tenir du côté de la justice, qui est la seule manière de se tenir du côté de la paix.
Comme l’a écrit récemment Gershon Baskin, éminent expert israélien sur la résolution des conflits, les Etats-Unis ont un rôle central à jouer si Israël et la Palestine doivent établir un règlement de paix juste. La méfiance mutuelle des deux parties est si profonde qu’un tiers réellement impartial est nécessaire pour les rassembler et garantir l’adhésion à un accord de paix.
Même si l’administration Obama s’est approché un petit peu plus que ses prédécesseurs d’une approche impartiale, on est encore très loin d’une authentique neutralité que les Palestiniens doivent constater pour revenir à la table des négociations. Des démarches idiotes comme le renforcement de l’arsenal nucléaire d’Israël ne peuvent qu’éloigner Israël et la Palestine de la paix dont les deux côtés ont tant besoin.
Dans l’intérêt de cette paix, ce sont nous, les Américains, et pas les Palestiniens, qui avons besoin de reprendre le flambeau de la non violence. Tant que nous ne le ferons pas, il est hypocrite d’accuser les Palestiniens de ne pas être à la hauteur des normes de Gandhi.
Mais cela ne signifie pas que nous devions nous asseoir « en attendant Gandhi ». Le Mahatma aurait certainement fustigé Nick Kristof et tous ceux d’entre nous qui attendent qu’un extraordinaire leader charismatique nous sauve de nos guerres et de l’injustice. C’est plus facile d’attendre que quelqu’un fasse le boulot plutôt que de tenir compte de la charge que Gandhi nous a laissée. Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.
Nous Américains avons déjà eu notre Gandhi. Et tandis que nous l’avons élevé au rang d’un Roi héroïque (King), la plupart d’entre nous a commodément oublié les parties les plus difficiles de son message, son appel à reconnaître notre propre nation comme le plus grand pourvoyeur de violence au monde, et à pratiquer la non violence, quelles qu’en soient les conséquences.
Aujourd’hui, au lieu d’attendre un autre leader miraculeusement doué, chacun d’entre nous devrait parler et agir, et faire tout ce qu’il peut, même si c’est minime. Il faudra peut-être très longtemps avant que nous revoyons la grandeur d’un Gandhi ou d’un King. Mais ce n’est pas une raison pour abandonner la quête de la résolution non violente à nos problèmes. C’est une raison de plus pour que chacun d’entre nous prenne la responsabilité, pour nous-mêmes et notre propre peuple, de cesser de dire aux autres ce qu’ils devraient faire et de commencer, tout de suite, à changer ce que nous faisons.
Entretemps, lorsqu’un peuple opprimé, militairement occupé, résiste, reconnaissons que ce n’est pas à nous de lui dire les moyens qu’il devrait ou ne devrait pas utiliser – et certainement pas quand notre propre nation contribue tellement à son oppression.
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(1) Nicholas Kristof est un éditorialiste réputé du New York Times.
(2) "Waiting for Gandhi", Nicholas Kristof, New York Times, 9 juillet 2010.


Ira Chernus
Note ISM : La position de Kristof sur la non violence comme seule résistance que doivent adopter les Palestiniens est exactement la même que celle de Norman Finkelstein, qui avait à l’époque tellement irrité les Palestiniens, irritation exprimée par Omar Bargouthi et Haidar Eid qui a poussé Finkelstein à démissionner du Comité directeur de la Marche Free Gaza de décembre 2009.

USA: des Israéliens accusent Al-Jazeera d'avoir aidé le Hezbollah

 15/07/2010  
Une organisation israélienne, Shurat HaDin, a annoncé mercredi avoir porté plainte aux Etats-Unis contre Al-Jazeera, accusant la chaîne de télévision arabe d'avoir donner au Hezbollah, à travers les images diffusées sur sa chaîne, des idées de cibles à bombarder.  
"91 victimes américaines, israéliennes et canadiennes" des bombardements du Hezbollah contre Israël à partir du sud Liban il y a quatre ans, ont porté plainte aux Etats-Unis pour demander 1.200 millions de dollars d'indemnisation. 
Les plaignants, qui ont été blessés ou dont les parents sont morts dans les attaques d'août 2006, assurent que la chaîne de télévision a montré à dessein des images d'Israël pour aider le Hezbollah à cibler ses objectifs. 
Les caméras d'Al Jazeera "montraient en direct les endroits où les missiles tombaient, et le Hezbollah les utilisait pour viser avec plus de précision les populations civiles", a dit l'organisation Shurat HaDin dans un communiqué.
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Un pilote israélien hisse le drapeau palestinien sur le ghetto Varsovie

publié le mercredi 14 juillet 2010
al Manar

 
"Libérez tous les Ghettos, libérez Gaza et la Palestine", ont écrit les pacifistes sur le mur de la caserne du Ghetto Varsovie.
Des pacifistes israéliens ont dessiné des slogans pro-palestiniens sur le mur du "Ghetto Varsovie" dans la capitale polonaise et ont hissé le drapeau palestinien sur le mur de la mort.
"Libérez tous les Ghettos, libérez Gaza et la Palestine", ont écrit les pacifistes sur le mur de la caserne du Ghetto Varsovie. Selon la dixième chaine israélienne, l’ancien pilote Jonathan Shapira, l’un des opposants farouches au service militaire israélien pour des raisons morales et humaines, figure parmi ces pacifistes.
Shapira a écrit ces slogans pour attirer l’attention du monde entier sur ce qui se passe en Palestine, notamment dans la bande de Gaza. "Ma famille a péri dans ce ghetto aux mains des Nazis. Je ne peux en aucun cas accepter que les habitants de Gaza soient emprisonnés dans une grande prison et exposés aux raids des avions de guerre israélien, ces avions à bord desquels j’avais servi", a déclaré le pilote Shapira, qualifiant de crime contre l’humanité les agissements israéliens à Gaza.
Tout en démentant les informations selon lesquelles Jonathan a comparé les Israéliens aux Nazis, il a estimé qu’il était important que les Juifs écoutent d’un Juif ce qui se passe à Gaza.
Ayant servi dans un hélicoptère de guerre, Shapira est l’un des 27 pilotes réservistes à avoir été chassés de l’armée après leur refus de lancer de raids sur la bande de Gaza en 2003.

Accès à la terre

publié le mercredi 14 juillet 2010
Pierre Leparoux

 
Intervention au Forum international des Droits de l’Homme
C’est un militant du mouvement de résistance populaire non-violente qui devait intervenir ce matin à notre table ronde. Bien qu’ayant obtenu son visa pour la France, il n’a pas été autorisé par l’occupant israélien à quitter son pays : la Palestine.
Il faut rappeler qu’il n’y a pas d’aéroport en Cisjordanie et qu’un Palestinien n’est pas autorisé à prendre l’avion à Tel Aviv. Il doit aller à Amman en Jordanie. Cela suppose qu’il franchisse la frontière entre la Cisjordanie et la Jordanie par le seul point de passage sur le Jourdain : le Pont Allenby.
Cette frontière entre la Cisjordanie et la Jordanie est contrôlée par l’armée d’occupation israélienne qui s’attribue un pouvoir discrétionnaire sur les citoyens palestiniens et internationaux.
L’Etat israélien « justifie » sa politique par des raisons de « sécurité ». Quel danger peut donc représenter la sortie d’un militant palestinien de la Résistance populaire non violente ?
La réponse est claire : il faut à tout prix éviter que le monde sache ce qui se passe réellement en Palestine occupée, même si cela doit constituer une violation de plus des Droits de l’Homme.
Au moment où s’ouvre le Forum mondial, est-il nécessaire de rappeler l’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. »
On m’a demandé d’intervenir sur le sujet que devait traiter notre ami, je le fais bien volontiers sans avoir la prétention, bien évidemment, de « remplacer » un acteur et militant du terrain. Je remercie donc les organisateurs de permettre que soit mieux connue la situation vécue par les Palestiniens.
Limitation de l’accès à la terre et nettoyage ethnique rampant dans la Vallée du Jourdain.
La Vallée du Jourdain couvre 30% du territoire de la Cisjordanie avec une surface d’environ 2400 km2. C’est essentiellement une région rurale.
À 200m au-dessous du niveau de la mer, cette zone bénéficie d’un climat chaud l’été et plutôt doux l’hiver. C’est une zone agricole très fertile et très productive, donc convoitée par l’occupant : Agrumes, dattes, grenades, raisin, légumes de toutes sortes y sont cultivés. (6 diapos). On produit là 60% des légumes et 40 % des citrons ainsi que la totalité des bananes… à condition d’avoir de l’eau ! : la terre sans l’eau n’est rien (paysage aride).
Et de l’eau, il y en a parce qu’il y a des sources…Mais cette eau est « confisquée » par les Israéliens au profit des colons.
La politique israélienne de colonisation et d’expansion territoriale s’organise autour de 4 thèmes majeurs : - Jérusalem - Le Jourdain l’eau - Les frontières - Les réfugiés, Or, la Vallée du Jourdain est au cœur de ces 4 problématiques.
 Jérusalem : pour l’occupant israélien, la seule perspective de développement vers l’est de Jérusalem, c’est l’extension de la colonie de Ma’ale Adumim vers Jericho.
 L’eau : le Jourdain avec les aquifères associés représente une ressource majeure.
 Les frontières : c’est le seul contact de la Cisjordanie avec les Pays arabes par la Jordanie.
 Les réfugiés : c’est une zone peu peuplée mais qui a accueilli en 1948 et 1967 des réfugiés fuyant vers l’ est.
Dès 1967, 6 mois après le début de l’occupation, Israël installe les premiers check-points dans la vallée du Jourdain. Le Plan ALLON, du nom du ministre de la défense en 1967 prévoyait le contrôle de toute la bande à l’Ouest du Jourdain avec un chapelet de colonies. C’est aujourd’hui réalisé et la population palestinienne est passée de 320 000 habitants en 1967 à 56 000 habitants permanents en 2009.
Comment a pu se réaliser ce nettoyage ethnique rampant ?
Dans les accords d’Oslo de 1993, la Vallée du Jourdain a été classée en zone C, zone militaire sous contrôle israélien complet.(diapoCheck point) Les Israéliens y définissent une zone de sécurité de 1 à 3 Km en bordure du Jourdain.
De nombreuses zones militaires sont établies dans cette zone : leur accès est interdit aux Palestiniens, mais les colons peuvent s’y installer. Beaucoup de réfugiés ont fui en 1967 vers la Jordanie : leurs biens tombent sous le coup d’une loi édictée par Israël : les « biens des absents » sont confisqués par l’Etat qui les attribue aux colons.
Il est interdit aux Palestiniens d’installer des infrastructures d’adduction d’eau ou d’électricité, routes, écoles : Plusieurs paysans peuvent résider à Jéricho, proche de là , mais en zone A. Les propriétaires non-résidents sur place n’ont pas le droit d’exploiter la terre qui leur appartient. La question du cadastre : régime de propriété de l’Empire Ottoman ( cadastre établi à partir seulement de 1858 et qui se trouve …à Istanbul !
La dépendance économique totale des paysans par rapport à Israël pour l’achat d’intrants agricoles.
Revenons sur la question majeure de l’accès à l’eau :
La répartition de l’eau entre les familles palestiniennes relevait d’une organisation collective datant de l’empire ottoman.
Aujourd’hui, ce système ne peut plus fonctionner. Les Palestiniens sont limités à des puits d’une profondeur maximum de 200m tandis que les colons creusent beaucoup plus profondément des puits qui tarissent les nappes superficielles alimentant les sources. La remontée de sel entraîne une détérioration de la qualité des eaux : il ne reste qu’une solution aux paysans palestiniens pour irriguer leurs cultures : acheter de l’eau potable au prix fort à la société israélienne qui a le monopole de la distribution de l’eau .
Les colons qui sont environ 6500 dans cette vallée bénéficient de conditions très favorables pour leur installation dans cette « zone franche ». - Attribution gratuite d’une maison et de 7000 m2 de terrain, le tout exonéré d’impôts. - Toutes les compagnies privées ont obligation par le gouvernement de faire 75 % de rabais sur les tarifs du téléphone ou de l’eau, les 25 % restant sont pris en charge par les organisations sionistes internationales.
De cette manière, les colons, supportés par la Compagnie Carmel Agrexco peuvent faire de gros bénéfices en exportant leurs meilleurs produits en Europe tandis que les produits de seconde qualité sont écoulés à prix de dumping sur le marché local, concurrençant ainsi l’agriculture palestinienne.
Notons encore que l’armée d’occupation ne se prive pas de détruire les maisons des paysans sous différents prétextes. Ce paysan, (diapo)rencontré sur place à l’automne dernier nous montre sa maison détruite quelques semaines plus tôt.
Le résultat c’est un haut niveau de pauvreté, d’insécurité alimentaire et de chômage parmi les paysans qui restent En 2006, le taux de chômage atteint 21% dans les districts de Jericho et Tubas. La majorité des paysans vit sous le seuil de pauvreté. Il leur reste comme solution d’aller travailler dans les colonies (diapo)
Résistance ;  The Jordan Valley Solidarity Campaign
En 2003, plusieurs membres des communautés rurales se sont regroupés pour mettre en place une campagne de résistance avec pour devise : « exister c’est résister ».
Ils ont commencé par étudier les moyens de faire face aux principaux problèmes que j’ai évoqués.
Cette campagne est indépendante des organisations politiques : elle part de la base : chacun peut y adhérer dans la mesure où il accepte de participer aux projets mis en œuvre pour maintenir et renforcer la présence palestinienne dans la vallée.
Quels sont ces projets ?
Ils sont basés sur des actions non-violentes telles que reconstruction de maisons détruites sur la base de l’utilisation de matériaux traditionnels,, adduction d’eau, générateurs électriques…Construction d’une école dans une zone interdite.
L’autre tâche majeure a été d’attirer l’attention au niveau intérieur comme international sur les conditions faites aux Palestiniens du Jourdain et la nécessité de les soutenir.
Ce qu’ils nous demandent : D’abord venir constater sur place et témoigner ici.
Ensuite, participer à la campagne internationale de « Boycott-Désinvestissement-Sanctions » :
-Boycott des produits « israéliens » fabriqués dans les colonies qui sont rappelons- le illégales au regard du droit international. -Désinvestissement des sociétés qui profitent de la colonisation (par exemple Veolia qui assure le ramassage des ordures et le traitement des eaux usées dans les colonies du Jourdain.) -Sanctions envers l’Etat israélien qui bafoue le droit international.
Je vous remercie.
Nantes, le 29 juin 2010 Pierre Leparoux ( Association France Palestine Solidarité 44)

3 Palestiniens innocents tués par l’armée israélienne à Gaza

Ecrit par PNN
14/07/2010
PNN – Une femme et deux membres de sa famille ont été tués mardi par un tir d’obus israélien devant leur domicile au camp de réfugiés d’Al-Buruji à Gaza. 
Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé les faits. Selon l’armée, les soldats ont ouvert le feu sur des silhouettes suspectes qui s’approchaient de la barrière à la frontière. Tsahal a ajouté que des agents terroristes étaient actifs dans la zone, posant des engins explosifs et menant une activité hostile.

Cisjordanie: treize Palestiniens arrêtés par l'armée israélienne

15/07/2010 | 09h52
Les soldats israéliens ont arrêté treize Palestiniens, dont huit membres d'une formation de gauche, jeudi matin en Cisjordanie, selon l'armée israélienne et un responsable de la sécurité palestinienne.
"Huit Palestiniens, dont deux femmes, tous membres du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP-gauche laïque), ont été appréhendés dans le village de Beit Fourik", à l'est de Naplouse, a indiqué à l'AFP un responsable de la sécurité palestinienne.
"Durant ces arrestations, les soldats ont été attaqués à coups de pierres par des manifestants et ont tiré des grenades lacrymogènes pour les disperser. Aucune blessé n'a été signalé", a de son côté précisé une porte-parole militaire israélienne.
"Les personnes arrêtées doivent être interrogées", a-t-elle encore dit.
Cinq autres Palestiniens ont été appréhendés dans des villages proches de Naplouse, selon ces mêmes sources. 

La visite de Netanyahu au Caire reportée pour raisons politiques

15/07/2010
Le report à deux reprises d'une visite au Caire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est dû à des raisons politiques, ont avancé hier deux quotidiens égyptiens. M. Netanyahu devait être reçu mardi par le chef de l'État égyptien Hosni Moubarak, mais la rencontre a été repoussée à mercredi, puis à dimanche. Le bureau du Premier ministre israélien a fait état de « raisons d'agenda des deux côtés ». « Il n'était pas possible d'accueillir Netanyahu après ses mesures provocatrices », a affirmé un diplomate égyptien, en allusion à la démolition de trois maisons palestiniennes à Jérusalem-Est. Le report aurait été décidé après des consultations avec les Américains. 

Le cargo d’aide libyen pour Gaza renonce à briser le blocus israélien

15/07/2010
Le cargo d’aide libyen, qui devait initialement briser le blocus israélien de la bande de Gaza, s’est finalement mis à quai au port égyptien d’al-Arich hier soir et a accepté que son aide soit acheminée via l’Égypte.
Le cargo d'aide libyen qui devait initialement briser le blocus israélien de la bande de Gaza s'est finalement mis à quai au port égyptien d'al-Arich hier soir et a accepté que son aide soit acheminée via l'Égypte.
Jusqu'au dernier moment, la Fondation Kadhafi, affréteur du navire, a fait planer le doute sur la destination finale du bateau alors que les militants propalestiniens et membres d'équipage qui se trouvaient à bord se disaient déterminés à se diriger vers Gaza malgré les menaces de la marine israélienne qui escortait le navire.
La fondation a annoncé que le cargo Amalthéa, même s'il déviait son cap, avait « marqué des points » en faveur du peuple palestinien et de la reconstruction de Gaza. « L'objectif d'Amalthéa a été atteint sans que le sang coule », a dit son directeur exécutif, Youssef Sawan. « Partant de son souci de préserver la sécurité de toutes les personnes à bord du bateau, la fondation a décidé de mettre le cap sur al-Arich pour y décharger sa cargaison », a-t-il justifié.
La mise à quai du cargo devrait s'achever tard en soirée et sa cargaison devrait aussitôt être débarquée, a ajouté le capitaine du bateau. « Les fournitures médicales et les passagers entreront à Gaza par le poste frontalier de Rafah, tandis que les vivres entreront par le point de passage d'Aoudja », a-t-il précisé.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, avait affirmé auparavant que son pays avait accepté une requête du cargo d'accoster à al-Arich. « Dès que le cargo arrivera à al-Arich, les autorités égyptiennes le déchargeront et remettront l'aide au Croissant-Rouge égyptien, qui la livrera aux Palestiniens », avait précisé M. Aboul Gheit. Selon la fondation présidée par Seif al-Islam, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le cargo Amalthéa, parti samedi soir de Grèce, est « chargé de deux mille tonnes d'aide humanitaire sous forme de nourriture et de médicaments ». Dans la journée, l'armée israélienne avait déclaré que le navire semblait se diriger vers al-Arich, mais un responsable de la Fondation Kadhafi avait soutenu qu'il maintenait son cap vers Gaza. « Il avance et se rapproche d'al-Arich. Mais nous nous préparons à un scénario dans lequel il essaierait de rechanger de route et d'aller à Gaza », avait expliqué un porte-parole militaire israélien. Le port d'al-Arich est à 50 km au sud-ouest de la bande de Gaza.
Jusqu'au dernier moment, la Fondation Kadhafi a fait planer le doute sur la destination finale du bateau alors que les militants propalestiniens et les membres d'équipage affirmaient leur détermination à se diriger vers Gaza en dépit des menaces de la marine israélienne qui escortait le navire. Les Israéliens avaient établi mardi soir un contact radio avec le navire. Ils « nous ont posé des questions au sujet de notre objectif et ont aussi demandé nos noms et nationalités », avait témoigné Machallah Zwei, un représentant de la Fondation Kadhafi se trouvant à bord du navire. Israël avait fait savoir à maintes reprises qu'il empêcherait le cargo libyen d'arriver à Gaza. Il avait à son bord 21 personnes, se composant de 12 membres d'équipage, huit activistes propalestiniens et un journaliste.
Les autorités israéliennes ont déployé d'intenses efforts diplomatiques pour que le cargo libyen se déroute vers l'Égypte en avertissant qu'elles n'hésiteraient pas à l'arraisonner s'il maintenait le cap sur Gaza. L'État hébreu, qui a dénoncé « une provocation superflue », voulait prévenir une réédition du récent fiasco de sa marine dans les eaux internationales au large de Gaza. Le 31 mai, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale qui s'efforçait de « briser » le blocus israélien, une opération mal préparée et exécutée qui a entraîné la mort de neuf militants turcs propalestiniens, soulevant un tollé dans le monde entier. Israël a défendu hier devant le Comité des droits de l'homme de l'ONU, à Genève, son droit à exercer des « représailles » contre tout navire qui tenterait de « violer » le blocus imposé à la bande de Gaza. 

Le parlement arabe décide d'envoyer une caravane d'aide à Gaza

[ 14/07/2010 - 12:40 ]
Le Caire – CPI
Le comité chargé d'envoyer des caravanes d'aides à la Bande de Gaza qui appartient au parlement arabe a tenu, hier mardi 13/7, une réunion dans le siège du secrétariat de la Ligue arabe, sous la direction du député algérien, Abdelkader al-Samawi, en décidant d'envoyer un convoi d'aide à la Bande de Gaza, au début du mois prochain de Ramadhan, dans un geste de solidarité avec les Gazaouis assiégés et pour participer à la levée du sévère blocus sioniste.
Dans ses déclaration de presse, al-Samawi a souligné, hier 13/7, que le comité chargé d'envoyer des aides à la Bande de Gaza qui a été formé le 5 juin 2010, lors de sa dernière session, a discuté  durant sa réunion, le mardi, des pas et de la stratégie prochaine pour envoyer des convois d'aides au secteur assiégé.
Il a ajouté qu'on a nommé des coordinateurs dans tous les pays arabes pour ramasser les dons des gouvernements et des Associations de la société civile.
Le député algérien a déclaré que ces caravanes vont répondre aux besoins des habitants de la Bande de Gaza, où le premier convoi va transporter les besoins du mois de Ramadhan par un don direct du parlement arabe, alors que les autres vont transporter les besoins des écoles et de l'été.
Il a exprimé son espoir que ce comité renforce les sociétés arabes et l'opinion générale sur le niveau officiel et populaire de présenter les dons à travers des bureaux du parlement arabe.
Al-Samawi a souligné qu'on va contacter toutes les organisations de la société civile pour les encourager de participer aux convois du parlement arabe.

Une marche de bougies à al-Qods pour se solidariser avec les députés menacés d'expulsion

[ 14/07/2010 - 12:47 ]
Al-Ods occupée – CPI
Des centaines des habitants de la ville occupée d'al-Qods ont participé dans une marche de bougies qui a été commencé, le mardi soir 13/7, devant la maison de la famille de Ghaoui au quartier de Cheikh Jarrah vers le siège du comité international de la Croix-Rouge (CICR), où les députés menacés d'expulsion se retranchent depuis plus de 13 jours.
Les manifestants ont répété les slogans soutenant aux députés contre la décision sioniste d'expulsion.
Des dizaines des familles des captifs Maqdissis ont participé dans cette marche avec les habitants du village de Selwan et du quartier de Cheikh Jarrah, l'oued de Jouz, Essawia, le camp de Chifat Sur Baher et les autres quartiers d'al-Qods ainsi que des dizaines de solidaires étrangers.
Les forces occupantes ont encerclé le siège de CICR dans une tentative d'interdire les manifestants d'arriver à leur but, mais ils ont insistent d'arriver au x députés.
Certains discours ont été prononcés lors du sit-in dont deux discours des fils des captifs Maqdissis.
Les députés d'al-Qods ont remercié les manifestants et ont salué les familles des captifs ainsi que les solidaires étrangers.

L’envoyé de Ban Ki-moon exige la levée du blocus et la reconstruction de la Bande de Gaza

[ 14/07/2010 - 16:49 ]
Gaza- CPI
L’envoyé du secrétaire général de l’Onu, au Moyen-Orient, Robert Serry a affirmé la nécessité de lever l’embargo israélien contre Gaza qui dure depuis plus de 4 ans consécutifs , notamment après l’assaut criminel de la marine sioniste contre les pacifistes humanitaires de la flottille internationale, le 31 mai dernier.
Lors de sa rencontre avec une délégation du réseau des organisation privées, dans le siège de l’UNESCO, à Gaza, Robert a confirmé que l’annonce de l’occupation d’avoir allégé son blocus contre Gaza, n’est pas la demande finale, mais un pas important qui peut être un début pour la reconstruction de Gaza.
«L’ONU exige toujours la levée du blocus arbitraire pour entamer la reconstruction totale de la Bande de Gaza», a souligné le responsable onusien.
De sa part, la délégation du reseau des organisations privées a insisté sur l’ouverture des passages de la Bande de Gaza, finir le blocus d’une manière durable et totale et acheminer les produits et les matières de construction, ainsi que l'encouragement des activités des marchandises et du commerce (importation et exportation), tout en saluant le rôle humanitaire des sociétés civiles.

Des milliers de Palestiniens de 48 manifestent contre la démolition des maisons

[ 14/07/2010 - 17:13 ]
Al-Ramlah – CPI
Des milliers de palestiniens qui habitent dans les territoires palestiniens occupés en 1948 ont organisé, le mardi 13/7, une manifestation dans le village de Dahmash, près de la ville d'al-Ramlah, pour protester contre la politique de démolition des maisons palestiniennes dans les villages non reconnus par les autorités de l'occupation israélienne.
Des dirigeants palestiniens des territoires occupés en 1948, des personnalités politiques et sociales ont participé dans cette marche, où les manifestants ont porté des slogans qui condamnaient la politique de démolition des maisons et la discrimination pratiquée contre les Palestiniens de 48.
Les manifestants ont affirmé qu'ils vont faire face aux décisions de démolition et qu'ils resteront sur leurs territoires après que les autorités de l'occupation ont décidé de démolir les maisons du village,  l'un des quartiers de la ville d'al-Ramalh, sous prétexte de la construction sans permission.
Il est prévu que les forces occupantes vont démolir durant, les jours prochains, plusieurs maisons après la fin du délai limité par les tribunaux de l'occupation pour geler les ordres de démolition.
L'occupation a démoli également trois maisons dans le Néguev occupé, sous prétexte de la construction sans autorisation, sous l'ombre des opérations de démolition continuelles dans les régions bédouines, au Néguev, pour s'emparer des terres et expulser leurs habitants.

Des solidaires à Gaza paralysent le travail de la compagnie sioniste "al-Al", à Athènes

[ 14/07/2010 - 17:22 ]
Athènes – CPI
 Une source aérienne a annoncé que 20 pacifiques grecs ont fait retarder, ce matin mercredi 14/7, l'inscription dans le bureau de la compagnie aérienne sioniste, "al-Al", dans l'aéroport d'Athènes,dans le cadre de leur soutien à la Bande de Gaza et le refus à l'embargo sioniste imposé contre la Bande de Gaza depuis plus de 4 ans successifs.
Dans ses déclarations de presse, le porte-parole du front syndical communiste de Bami qui a appelé à cette action, George Bontekos, a dit que ce pas représente un geste symbolique pour protester contre le blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza.
Les pacifistes se sont regroupés, deux heures avant le temps limité pour le voyage de la campagne sioniste "al-Al" vers les territoires palestiniens occupés en 1948, tout en répétant des slogans qui appellent à la libération de la Bande de Gaza et la levée du blocus.

L'ambassadeur jordanien à Ramallah visite la tente de sit-in des députés d'al-Qods

[ 14/07/2010 - 17:50 ]
Cisjordanie – CPI
 L'ambassadeur jordanien auprès de l'autorité palestinienne, M. Yahia al-Karala a visité, le mercredi 14/7, la tente de sit-in des députés de la ville occupée d'al-Qods, dans le siège du comité international de la Croix-Rouge (CICR), au quartier du Cheikh Jarrah, pour se solidariser avec eux et transmettre la position du gouvernement de son pays qui soutient leur question juste.
Al-Karala a insisté sur le soutien de la Jordanie aux droits légaux du peuple palestinien, en affirmant le refus de la Jordanie aux mesures oppressives de l'occupation israélienne qui vise à expulser les Palestiniens à l'extérieur de leur ville, notamment les habitants d'al-Qods occupée.
Il a transmis la position de la Jordanie soutenant le peuple palestinien qui fait face aux campagnes de judaïsation à al-Qods et les autres villes palestiniennes.
De leur côté, les députés menacés d'expulsion ont remercié l'ambassadeur pour sa visite et sa position soutenant leur droit, en lui donnant une lettre au roi, Abdallah II et discutant des derniers développements concernant leur question.

L'occupation oblige le député Abou Taïr de choisir entre la prison et l'expulsion

[ 14/07/2010 - 19:29 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le tribunal sioniste de Soulh a prolongé, ce matin mercredi, la période d'arrestation du député de la ville occupée d'al-Qods au conseil législatif palestinien, Mohamed Abou Taïr, jusqu'à la fin des procédures juridiques contre lui, en l'obligeant de choisir entre la prison ou la libération en cas d'une promesse d'accepter de quitter la ville sacrée et de payer des amandes.
L'avocat Oussama al-Saadi, l'un des avocats du député Abou Taïr, a affirmé le refus des avocats à cette décision parce qu'elle représente une acceptation à l’expulsion.
Il a déclaré que le tribunal sioniste a décidé de prolonger son arrestation jusqu'à la fin des mesures en mettant une condition de payer plus de 13 mille dollars et de signer sur une autre amande de 100 mille Shekels (26 mille dollars), alors que deux autres citoyens des habitants de la ville occupée d'al-Qods doivent signer sur deux amandes de 200 mille Shekels.
Le tribunal oblige le député Abou Taïr d'accepter la décision de son expulsion hors de la ville occupée d'al-Qods et de s'engager de ne pas retourner à la ville sainte que par une autorisation du ministre sioniste de l'intérieur, selon l'avocat al-Saadi.

10% du commerce international d’armes entre les mains de l’Entité sioniste !

[ 15/07/2010 - 00:43 ]
Palestine – CPI
Siqel Blotsker, grand analyste économique du journal hébreu Yediot Ahronot, pense qu’il y a une grande relation entre la politique extérieure d’"Israël" gouvernée par Netanyahu et la vente d’armes par "Israël" dans le monde. Bien que ce commerce ait connu une bonne perte avec ce gouvernement, dit-il, "Israël" restera le quatrième pays exportateur d’armes au monde, cela veut dire avant même la Grande-Bretagne.
Il faut noter que le ministère israélien de la sécurité a constitué un réseau mondial de vente d’armes israéliennes. Le réseau a pris le nom de tête de lance. Des généraux de l’armée israélienne, des hommes des services de renseignements, des religieux, des hommes d’affaires y participent.
Le réseau a pu s’infiltrer dans plusieurs pays musulmans telles la Turquie, la Malaisie et l’Indonésie. 220 entreprises israéliennes exportent plus de 500 sortes d’armes, selon les règles et les lois du ministère de la sécurité.
L’officier retraité de l’armée israélienne Ely Shahal informe le journal hébreu que le service de sécurité extérieure israélien (Mossad) a pu fabriquer un groupe de réseaux secrets qui ont pour mission d’exporter les armes israéliennes vers plus de 50 pays, les Etats-Unis en tête.
Et selon l’accord stratégique entre les Etats-Unis et "Israël", cette dernière fabrique les pièces de rechange pour les chasseurs-bombardiers américains, des systèmes anti-missiles et anti-avion, des radars, des avions sans pilote, la liste est très longue.
Puis "Israël" est connue pour sa technologie avancée dans les avions d’espionnage, entre autres. Elle devient le premier pays au monde à pouvoir moderniser les armes russes, en les dopant avec des appareils électroniques avancés.
Le marketing d’armes
Des sources de la sécurité israélienne disent que le réseau israélien du marketing d’armes a élargi son champ de travail vers la Turquie, l’Australie, l’Argentine, le Chili, la Colombie, l’Afrique du Sud, la Suisse, l’Inde, la Chine, le Kurdistan irakien…
Un bon nombre de savants, d’experts, de techniciens travaillent dans des laboratoires publics et secrets, sans laisser les médias y mettre le nez.
Plusieurs universités, instituts, établissements industriels et militaires, des dizaines de grandes et petites entreprises de l’électronique et de l’informatique mettent la main dans la pâte.
Mais depuis que le gouvernement de Netanyahu a pris le pouvoir, ce commerce d’armes israélien connaît une perte considérable ; on parle de milliards et de milliards de dollars. Et à cause de l’entêtement de la droite israélienne à venir à l’encontre du processus de paix et à l’encontre de la communauté internationale, "Israël" a perdu des contrats avec l’Inde, avec plusieurs pays d’Amérique du Sud, et surtout avec la Turquie.
Le quatrième rang mondial
Des sources israéliennes confirment que leur Etat est devenu le quatrième commerçant d’armes dans le monde, par son immoralité. Par la vente d’armes, "Israël" voudrait faire des profits et gagner du terrain sur la scène diplomatique, surtout avec les pays du tiers monde. Selon ces sources, "Israël" met la main sur 10% du commerce international d’armes. Ainsi, "Israël" fait énormément de profits, sans prendre en compte qu’elle ternit de plus en plus son image en traitant avec des dictateurs qui ne respectent aucunement les droits de l’homme.
Notons enfin qu’"Israël" essaie de vendre beaucoup d’armes en Afrique et en Amérique Latine de façon indirecte, via quelque 220 entreprises, pour que son nom ne soit pas mêlé aux crimes contre l’humanité pratiqués par ses armes.
Article publié par le « Centre de suivis journalistiques », le 11 juillet 2010
Résumé et traduit par notre Centre Palestinien d’Information (CPI)

Les pirates de l’occupation obligent le navire anti-blocus libyen de se diriger à Al Arich

[ 15/07/2010 - 08:53 ]
Al Arich-CPI
« Le cargo d’aide libyen a accepté de mettre à quai au port égyptien d’Al Arich après avoir reçu des garanties, citant une source européenne sous couvert d’anonymat »,  a indiqué la fondation d’Al Kadhafi, selon le correspondant de la chaîne d’Al Jazzera.
« Notre  cargo Amalthéa, même s'il déviait sa destination, avait  marqué des points  avantageux en pour le peuple palestinien et de la reconstruction de Gaza » a annoncé la fondation, indiquant qu’ils ont accepté d’acheminer leur cargo au port égyptien d’Al Arich.
Il a indiqué également que le cargo devrait s'achever tard en soirée et sa cargaison devrait aussi  être débarquée,   soulignant que les fournitures médicales et les passagers vont entrer à Gaza par le poste frontalier de Rafah, alors que les activistes pro-palestiniens franchiront le point de passage d'Aoudja .
Après que l’armée israélienne a reconnu un fiasco des pirates de sa marine face aux humanitaires de la flottille de la liberté, le 31 mai dernier, le gouvernement de l’occupation a déployé , cette fois-ci, d’intense efforts pour que le cargo d’aide libyen se déroute vers le port égyptien d’Al Arich, tout en menaçant de lui subir le même sort due celui de la flottille sur les eaux internationales, où 9 turcs ont été délibérément massacrés, ainsi que de dizaines d’autres pacifistes ont été différemment blessés.

Veolia prend la vallée du Jourdain pour une poubelle

Publié le 14-07-2010

Déjà mise en cause pour sa participation criminelle à la construction du tramway colonial à Jérusalem, la multinationale d’origine française Veolia participe également à la pollution de la Vallée du Jourdain, territoire palestinien occupé où ses camions déversent les déchets des Israéliens. Le groupe Veolia Environnement est présidé par Henri Proglio, un proche de Sarkozy, dont on ne sait pas lequel commande à l’autre.


Les animateurs du site Corporate Watch sont les premiers à avoir rapporté au monde extérieur l’existence de la déchetterie de Tovlan, dans la vallée du Jourdain, où opère Veolia, à travers sa filiale Onyx (voir http://corporateoccupation.wordpress.com/2010/03/31/veolia-taking-out-israels-trash/ et http://corporateoccupation.wordpress.com/2010/01/28/veolias-dirty-business-the-tovlan-landfill/)
« L’implication de Veolia dans cette activité a été jusqu’à présent moins notoire que sa participation au tramway. Dans des échanges de correspondance récents avec des citoyens critiquant sa complicité avec l’occupation israélienne, la direction de Veolia avait affirmé qu’elle avait laissé tomber cette activité. Nous sommes donc retournés vérifier sur place », écrivent les auteurs, dans un nouveau rapport publié le 12 juillet.
“Dès l’entrée, il est evident que Veolia et nous n’avons pas tout à fait la même conception de ce qu’est un site abandonné : tout simplement, parce que le logo d’Onyx est toujours là, et que la noria de poids-lourds déchargeant leurs déchets est incessante. Nous avons pu avoir un entretien avec un employé du site, en lui promettant de ne pas divulguer son identité. Ce dernier, qui travaille depuis 10 ans à Tovlan, nous confirme que le site est bien tel que nous le voyons, c’est-à-dire pleinement opérationnel. Lorsque nous lui demandons s’il a observé une quelconque baisse de l’activité de Veolia au cours de la dernière période, il répond : ‘L’an dernier, effectivement, il y a eu un peu moins de trafic, de l’ordre de 300-400 tonnes de déchets par jour, mais depuis, cela a repris. On est actuellement à 600-700 tonnes/jour, et il semble que cela va continuer’ » indiquent-ils.
« L’employé précise qu’une bonne partie des déchets proviennent d’Afula, une ville de 40.000 habitants située à l’intérieur d’Israël. Les déchets d’Afula étaient jusqu’alors acheminés sur une décharge à Tibériade (nord ‘Israël), mais celle-ci a fermé. En outre, Tovlan commence maintenant à recevoir des déchets en provenance de Petach Tikva, une autre ville à l’intérieur d’Israël. Enfin, le lendemain, alors que nous étions au voisinage de la colonie de Beqaot, nous avons pu observer un camion Onyx venir y ramasser les ordures, pour les transporter à Tovlan », concluent les auteurs. (http://corporateoccupation.wordpress.com/2010/07/12/still-doing-israe...) CAPJPO-EuroPalestine

mercredi 14 juillet 2010

Un Etat palestinien pourrait voir le jour d'ici deux ans

17:10 13/07/2010
BRUXELELS, 13 juillet - RIA Novosti
Un Etat palestinien pourrait être créé d'ici deux ans, a annoncé mardi à Bruxelles le chef du gouvernement de l'Autorité palestinienne Salam Fayyad lors d'une rencontre avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
"En août 2009 nous avons fixé un cadre temporel de deux ans (pour la création d'un Etat palestinien, ndlr). Nous estimons que ce délai est nécessaire pour nous préparer  à l'acquisition de ce statut et créer l'infrastructure appropriée à un Etat palestinien", a-t-il indiqué.
Les dirigeants de l'Autorité palestinienne jugent ces délais réalistes à condition que le processus politique visant l'arrêt de l'occupation des territoires palestiniens par l'Israël progresse, selon M. Fayyad.
M. Barroso a pour sa part indiqué qu'en 2010 l'UE octroierait à l'Autorité palestinienne 71 millions d'euros destinés à la création d'un Etat palestinien.
Lors de la fin du mandat britannique, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution prévoyant la création sur le territoire de l'ancienne Palestine de deux Etats, juif et arabe. Toutefois aucun Etat palestinien n'a vu le jour jusqu'à présent.
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Jérusalem-Est : l'ONU inquiète de nouvelles constructions dans une colonie

13 juillet 2010 – Le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a déclaré mardi qu'il suivait « avec préoccupation » l'évolution de la situation à Jérusalem-Est, où les autorités israéliennes ont autorisé la construction de nouveaux bâtiments dans la colonie de Pisgat Zeev.
« Je continue de suivre avec préoccupation les développements à Jérusalem-Est  et les  nouvelles tensions qui en découlent », a-t-il indiqué dans un communiqué. Pour Robert Serry, « l'autorisation délivrée par les autorités israéliennes, en violation de leurs engagements pris dans le cadre de la feuille de route, est  une erreur ».

« Je suis aussi préoccupé par les rapports sur la démolition de maisons aujourd'hui à Jérusalem-Est. Mon bureau suit attentivement le sort de quatre membres du Conseil législatif palestinien, menacés d'expulsion de la ville », a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, il rappelle qu'il est « essentiel que les parties respectent le droit international, évitent les provocations et se concentrent sur des actions positives pour bâtir la confiance et créer un environnement favorable aux succès des négociations ».

En juin déjà, le Rapporteur spécial aux droits humains de l'ONU dans les territoires palestiniens, Richard Falk, avait appelé Israël à éviter de nouvelles violations du droit international à Jérusalem-Est, avec la démolition annoncée par le maire de 22 bâtiments dans le quartier de Silwan.
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L'anniversaire de l'agression israélienne contre le Liban rappelle aux Libanais et aux Arabes la fiérté d'une victoire historique remportée par les héros de la résistance

13 Juil 2010

Beyrouth /    Quatre ans après l'agression israélienne contre le Liban (12 juillet 2006), la résistance nationale libanaise se présente plus forte, plus ferme et plus résolue à défendre la terre et la dignité, indique un rapport publié par l'agence arabe syrienne d'informations SANA, qui trouve que la victoire de la résistance nationale libanaise en 2006 sur l'ennemi israélienne était un tournant marquant dans le conflit arabo-israélien et le début de la fin du projet sioniste dans la région.
Le rapport, élaboré à l'occasion du 4ème anniversaire de l'agression israélienne perfide contre le Liban, trouve que cette anniversaire vient cette année et avec lui profilent les promesses de la victoire de la résistance et du droit et du débâcle de l'agression en dépit de la monté des menaces des dirigeants israéliens et de l'accentuation des violations israéliennes de la souveraineté du Liban aussi bien que des résolutions internationales, "or les résistants, artisans des victoires de l'époque moderne, avaient fait le serment de rester le rempart solide face à la tendance agressive de l'entité sioniste terroriste", écrit le rédacteur du rapport qui souligne que la résistance libanaise victorieuse avait présenté aux Arabes et au monde un modèle de la stratégie de libération et de dissuasion: "Elle a réussi à obliger l'ennemi à entrer en négociations indirectes qui avaient abouti à la libération d'un grand nombre de détenus, avec en tête Samir el-Qentar, et de dépouilles des martyrs".
Volet opérationnel, le rapport souligne la révélation, au cours de l'agression, de la faiblesse de la stratégie des sionistes au champ de bataille qui avait vu l'effondrement des illusions de l'ennemi de détruire la résistance et son armement, de même que la légende de la Merkava israélienne (Plus de 33 Merkava détruits en un seul jours à Wadi al-Houjeir).
Les résistants ont également réussi à donner le ton et à imposer de nouvelles équations, indique le rapport qui cite dans ce sens l'atteint en plein cœur du navire de guerre israélien Sa'arV, les missiles qui avaient frappé les colonies israéliennes, et l'équation: Tel-Aviv pour Beyrouth, aéroport pour aéroport, électricité pour électricité.
Le rapport cite par ailleurs différents témoignages, déclarations et articles israéliens révélant le sentiment de défaite qui avait dominé les Israélien, de même que la reconnaissance à tous les niveaux et de cette défaite et de la victoire éclatante de la résistance: Netanyahu avait parlé de "la 2ème guerre du Liban qui a amené Israël 40 ans en arrière", la domination de l'obsession sur l'existence de l'entité sioniste après des décennies de conviction d'invincibilité, Maariv qui parlait d'une "humiliation" d'Israël parce que la résistance avait réussi à le mener à négocier avec succès sur l'échange des détenus sans donner le moindre renseignement sur les soldats israéliens capturés dont le sort n'avait été révélé qu'au terme de l'opération, et Olmert qui parla d'une catastrophe et d'un coup fatal…
Le rapport qui évoque la mobilisation des médias israéliens depuis trois ans pour dire combien les capacités de la résistance nationale libanaise s'étaient accentuées au deux niveaux: quantité et qualité, affirme que la résistance qui ne s'était pas laissée prendre par l'euphorie de la victoire éclatante a continué de travailler en silence et sans donner l'oreille aux tapages, de l'intérieur et de l'extérieur, pour se préparer à une éventuelle confrontation prochaine. 
Gh.H.
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Enquête sur la flottille : Rien ne va plus entre Barak et Ashkenazi!

Mardi, 13 Juillet 2010 23:47 
Al-Manar - La tension a atteint son paroxysme au sein de l'armée israélienne,
 notamment entre le ministre de la Guerre Ehud Barak et le commandant en chef de l’armée israélienne Gabi Ashkenazi, après la publication du rapport d'enquête militaire sur le raid contre la flottille turque de Gaza. Et pour cause, le général Guiora Eiland qui dirigeait cette commission d'enquête a révélé une lettre d’Ashkenazi adressée à Barak et au Premier ministre Benjamin Netanyahu, datant de deux semaines avant les événements de la flottille de la Liberté, dans laquelle il met en garde contre les conséquences d'une opération militaire.Quelques heures à peine après cette révélation, le Bureau du ministre de la Guerre a annoncé que Barak avait exigé avant l'execution de l'opération militaire contre la flottille, de rassembler des informations sur les pacifistes à bord du navire (Marmara), en cas de présence de terroristes entre eux.Selon Eiland, Ashkenazi a envoyé une lettre à Barak et à Netanyahu le 13 mai, les avertissant contre un contrôle militaire du navire de Marmara et a suggéré de ne recourir à cette option qu’en cas d’urgence.Ashkenazi avait écrit qu'il est impératif que les ministères se consultent concernant toute option militaire, y compris pour ce qui est des saisies et des arrestations des pacifistes à bord du navire.Quelques heures après la publication des conclusions du rapport de Eiland, le bureau de Barak a révélé que ce dernier avait organisé une réunion entre divers responsables militaires israéliens , trois semaines avant les événements de la flottille, exigeant des participants à intensifier leurs efforts dans la collecte de renseignements sur les militants du navire Marmara.Selon le bureau de M. Barak, le général Gabi Ashkenazi, était présent y compris le commandant du Corps des Marines, général Eliezer Marum et un représentant de la Division du renseignement militaire Shin Bet et un autre troisième délégué pour le Mossad.Le bureau du ministre de la Guerre d’Ehud Barak a souligné que ce dernier avait exprimé son insatisfaction quand aux renseignements récoltées sur les organisateurs de la flottille et de découvrir qui est derrière eux quelles sont leurs intentions, leur identité !Selon cette version des faits, Barak a donné des instructions au commandant de la Marine de se préparer à une éventuelle opération militaire au cas où des terroristes s’avéreraient être présents à bord.Or, selon le quotidien israélien Yediot Aharonot les dirigeants de l'armée israélienne ont été choqué par la version de Barack , estimant que ce dernier tente de blâmer l’échec du raid israélien contre la flottille à l'armée et ses dirigeants. Le journal a souligné que des responsables militaires ont exprimé leur colère envers « les tentatives de Barak, qui a été le premier directeur de ce projet militaire, de faire porter la responsabilité des erreurs commises avant et pendant le piratage du navire de Marmara aux responsables militaires ». Les responsables militaires ont précisé que le ministre de la Guerre est très irrité par son témoignage qu’il doit présenter devant la Commission Turkel et les conclusions qu’elle publiera, d’où ses efforts de se décharger de toute responsabilité.Lien

BDS : Appel de la coordination universitaire pour la Palestine (CUP)

France - 13-07-2010
Par Coordination Universitaire pour la Palestine > coordunivpalestine@gmail.com  
La coordination universitaire de solidarité avec la Palestine, constituée au cours de cette année par plusieurs collectifs de facs d’Île de France autour du Festival Printemps Palestine, lance un appel à un élargissement à l’échelle nationale de la campagne BDS. Le but est de renforcer la visibilité et l’efficacité de l’action de solidarité avec les Palestiniens au sein des universités.
Communiqué :
"Formée au début de l’année 2010, la coordination des collectifs de soutien aux Palestiniens existante sur les facs de la région parisienne avait pour objectif d’organiser le Festival Printemps Palestine*, deuxième édition. Le FPP s’est ainsi déroulé sur cinq universités (Paris 6, 7, 8 et 13, et Le Mans) du 22 mars au 3 avril, proposant des conférences, des projections, des ateliers et des concerts. Suite à la réussite de ce Festival et de nombreuses autres initiatives (Quinzaine « Ya Falestine » à Paris 13, festival « Foutez leur la paix » à la fac de Toulouse,...), nous sommes convaincus qu’il faut y consolider le mouvement universitaire de solidarité avec la Palestine.
Depuis plus de soixante ans, l’Etat d’Israël opprime, massacre les Palestiniens et bafoue leurs droits les plus élémentaires en toute impunité. Le blocus de Gaza, l’opération Plomb durci, la poursuite de la colonisation violent de fait le Droit international et bloquent toute possibilité d’autodétermination du peuple palestinien. En réponse à cette impunité, la Société Civile Palestinienne a lancé en 2005 un appel à une campagne non-violente de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), tant qu’Israël ne respecterait pas le Droit international, reprise aujourd’hui dans le monde entier (voir www.bdsfrance.org).
Nous appelons toutes les étudiantEs, enseignantEs, chercheurEs et IATOS à développer l’élan de solidarité actuel, à constituer des collectifs pour la Palestine, et à rejoindre la CUP, afin de multiplier les initiatives de soutien et de dépasser la censure de l’institution universitaire, voire du monde militant, à propos de la situation au Proche-Orient. Nous appelons également la communauté universitaire à rejoindre le mouvement international BDS et à multiplier et massifier les actions.
Au sein même des facs, nous lançons un appel à boycotter, dénoncer et perturber systématiquement les partenariats et les initiatives de rapprochement avec les universités et institutions académiques israéliennes. Celles-ci soutiennent en effet la politique, l’idéologie et les pratiques discriminatoires de leur gouvernement. Outre le fait que les campus soient construits en partie sur les territoires palestiniens, les universités israéliennes mènent des politiques d’admission racistes et participent à de nombreux programmes scientifiques aux fins militaires.
Loin d’être une institution coupée de la société, l’université se doit de prendre des positions critiques sur les enjeux qui traversent notre monde. Le débat à propos du Proche-Orient et la solidarité avec les Palestiniens ont toute leur place dans le milieu universitaire !
Nous lançons un appel à coordonner nos actions et à les rendre visible de tous !
A tous les motivés, que fleurissent sur toutes les facs des collectifs de soutien à la Palestine !"
SI VOUS SOUHAITEZ NOUS CONTACTER ET REJOINDRE LA COORDINATION : coordunivpalestine@gmail.com
Coordination Universitaire pour la Palestine
6 juillet 2010

Un technicien de téléphonie mobile inculpé d'espionnage pour « Israël »

13/07/2010   
 Un technicien travaillant pour une compagnie de téléphonie mobile au Liban a été inculpé mardi d'espionnage au profit d'Israël, a-t-on appris de source judiciaire.  
"Le procureur du gouvernement auprès du Parquet militaire Sakr Sakr a inculpé le détenu Charbel Kazzi de collaboration avec l'ennemi israélien, de lui avoir fourni des informations d'entrer dans le pays ennemi (Israël)", selon l'acte d'inculpation.  
Ceux qui collaborent avec Israël encourent une peine de prison à vie assortie de travaux forcés. Si le juge estime que cette collaboration a causé la mort, il peut demander la peine capitale.  
Fin juin, les services de sécurité avaient arrêté Kazzi, un employé de la compagnie Alpha, l'un des deux opérateurs de téléphonie mobile, soupçonné d'avoir fourni des informations à l'Etat hébreu à travers le réseau de télécommunications libanais.
Les autorités libanaises ont mené depuis avril 2009 une vaste opération qui a mené à l'arrestation de 70 agents présumés, dont des officiers de la police et de l'armée.
(AFP)
Lien 

Judaïsation d’AlQuds : timides critiques de l'UE et l'Autorité palestinienne

13/07/2010   
Alors que la judaïsation de l’est de Jérusalem AlQuds occupée se pousuit sans répit, la Commission européenne et l'Autorité palestinienne se sont contentés de dénoncer mardi les démolitions par l'entité sioniste de bâtiments palestiniens à Jérusalem-Est et les nouvelles autorisations en parallèle de constructions israéliennes, y voyant un obstacle à la paix.  
"Je dois exprimer ma profonde préoccupation au sujet des derniers développements à Jérusalem-Est", a déclaré à Bruxelles le président de l'exécutif européen, José Manuel Barroso, lors d'une conférence de presse au côté du Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad.
"Il s'agit d'initiatives qui sont contre-productives. Les colonies et la démolition d'habitation sont illégales, elles sont en infraction avec le droit international, elles constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre impossible une solution (de paix) à deux Etats", a-t-il ajouté.  
M. Fayyad a lui aussi critiqué les récentes décisions, à ses yeux "en contradiction avec la nécessité d'avoir un concept viable de solution à deux Etats", l'un palestinien regroupant la Cisjordanie et Gaza, l'autre israélien.  
Les autorités israéliennes ont procédé mardi à la démolition de trois bâtiments palestiniens en cours de construction dans le secteur oriental annexé de Jérusalem AlQuds occupée. Les structures, situées dans le quartier d'Issawiya, ont été rasées par ordre de la municipalité sous prétexte qu'aucun permis de construire n'avait été délivré.  
Dans le même temps, lundi, la municipalité israélienne de Jérusalem avait autorisé la construction de quatre immeubles comportant 32 appartements à Pisgat Ze'ev, un quartier de colonisation juive de Jérusalem-Est.   
Jérusalem et les colonies juives constituent une pomme de discorde majeure  dans les discussions entre Palestiniens et Israéliens.
Israël a proclamé Jérusalem sa "capitale éternelle et unifiée", alors que les Palestiniens veulent faire du secteur oriental de la ville la capitale de leur futur Etat.
La communauté internationale ne reconnaît ni l'annexion israélienne du secteur oriental de la Ville sainte, occupé depuis juin 1967, ni les colonies juives de Cisjordanie.
A noter que les critiques proférées contre l’entité sioniste ne l’on jamais dissuadée d’exécuter sa politique la confiscation des territoires palestiniens et leur annexion, après en avoir chassé ses propriétaires.
Pourtant ces critiques se répètent, sans jamais parvenir au stade de sanctions, mettant en doute la bonne foi de ceux qui les expriment.

Flottille: une députée arabe israélienne militante perd des privilèges

14/07/2010  
Une députée arabe israélienne a été privée mardi par le Parlement israélien de privilèges importants pour avoir pris part à une flottille d'aide étrangère qui tentait de briser le blocus de Gaza. 
A la suite d'un débat houleux, 34 parlementaires (contre 16) ont voté pour que Hanan Zouabi, une députée membre du parti nationaliste arabe de gauche "Balad", soit privée de son passeport diplomatique et des montants alloués par le Parlement en cas de frais de justice.
 Elle n'a désormais plus le droit de quitter le pays même en cas d'implication dans un crime.
"Il n'est pas surprenant de voir un Etat qui prive déjà un million de ses citoyens arabes de leurs droits fondamentaux, priver de ses droits un membre du Parlement qui représente fidèlement ses électeurs", a affirmé Zouabi devant le Parlement à l'issue du vote. 
"Vous n'avez pas votre place au sein de la Knesset israélienne, vous êtes indigne de posséder la nationalité israélienne et vous mettez dans l'embarras les citoyens d'Israël, la Knesset, la population arabe et votre famille", a affirmé de son côté Yariv Levin, un député du Likoud, le parti au pouvoir, selon des déclarations reprises par le site internet du quotidien Haaretz. 
Le 31 mai dernier, des commandos israéliens avaient intercepté une flottille humanitaire internationale, une opération qui a entraîné la mort de neuf militants turcs pro-palestiniens, provoquant un tollé dans le monde entier.

Gaza: tirs d'obus israéliens sur un quartier de Gaza, 1 mort et cinq blessés

14/07/2010  
Une Palestinienne est tombée en martyr et cinq autres personnes ont été blessées lorque l'armée de l'occupation israélienne a tiré mardi au moins un obus de mortier sur Al Boureij, un quartier du centre de la bande de Gaza.
Selon des sources de sécurité palestiniennes, une femme a été tuée quand l'obus a touché sa maison. Cinq autres personnes ont été blessés et transportés à des hôpitaux.

Etalement israélien militaire au plus fort: F35, F15, radars, exercices...

13/07/2010  
Jamais Israël, depuis l’usurpation de la Palestine, ne s’était adonné à un tel étalement de son arsenal militaire. Chaque fois qu’il s’achète un nouvel armement, qu’il s’en fabrique un, voire qu’il envisage de s’en acquérir un nouveau, même sans être sûr de l’obtenir, une couverture médiatique est vite mise au point, au détail près. Même l’armement nucléaire, dont le secret avait pendant longtemps été soigneusement gardé n’a pu être épargné…
On croirait que l’entité sioniste n’a plus de secrets militaires.  
Cette fois-ci, et selon les deux quotidiens « Yediot Aharonot » et «  Jérusalem Post », l’armement convoité serait les avions de chasse F35, fabriqués par la Loockheed  Martin.
La semaine dernière, une allusion indirecte avait été évoquée, lors de la rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le secrétaire d’état américain de guerre Robert Gates à Washington,  faisant état de négociations pour l’achat d’armement super sophistiqué.  
Force est de constater qu’en parallèle,  les deux journaux ont pris le soin de rapporter que des expériences ont été effectuées la semaine dernière sur d’autres avions aussi perfectionnés, les F15, connus sous le nom de « l’aigle silencieux », pouvant transporter plus de missiles que les F35. Signalant bien entendu qu’elles ont été un succès.
Mais la particularité  des F35 réside selon les israéliens dans le fait qu’ils sont plus aptes à échapper au radar, et donc aux systèmes de défense antiaérien iranien. Raison invoquée pour en faire le principal de leur arsenal aérien.
Mais le grand inconvénient est qu’ils sont très chers : 130 millions de dollars l’appareil. Des négociations seraient en cours en vue d’en  baisser le prix. Si elles aboutissent, les appareils ne seraient pas livrés avant quatre années.  
S’agissant de l’étalement médiatique de son arsenal, l’entité sioniste avait évoqué les jours derniers le déploiement d’un système défensif : un radar de type Raz, fabriqué sur place, pouvant soi-disant capter les sites de lancement des roquettes et des missiles, et d’en transmettre les coordonnées  aux artilleries pour qu’elles puissent les bombarder.
Il est vrai que plus Israël s’arme,  plus il en parle. Cela fait depuis la guerre de juillet que cela perdure. Jusqu’à nous laisser douter qu’il parle plus qu’il ne s’arme.
Dans les apparences des mots employés, les menaces de guerre retentissent.  Indirectement, voire inconsciemment, les mises en garde seraient au même degré, dissuasives, en harmonie avec le principe selon lequel le fait de parler des préparatifs de la guerre servirait à l’éviter.
Effets indésirables : elles ont pour effet, chez les adversaires les plus obstinés, de les exhorter à se préparer eux aussi. A cet égard, le même phénomène est perçu du côté iranien.
Raison pour laquelle Israël use de tous ses moyens, de la carotte comme du bâton, pour couper court aux sources d’approvisionnement en armements des Iraniens. (Comme c’est le cas du système antiaérien russe S300). Croyant que sa supériorité militaire jouera en sa faveur. 
Mais il est des batailles où les armements les plus sophistiqués paraissent impuissants, et durant lesquelles seuls les bras des hommes, leur obstination et la justesse de leur cause décident de leur cours. 

La Turquie relève le défi

mercredi 14 juillet 2010 - 05h:56
Ramzy Baroud
Recep Tayyip Erdogan a brisé un tabou, celui de na pas qualifier publiquement Israël pour ce qu’il est : un état violent, en dehors du Droit, et bénéficiant d’une impunité scandaleuse. Et à présent Israël voue une haine sans borne à l’égard de la Turquie, analyse Ramzy Baroud.
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Manifestants turcs brûlant le drapeau israélien
« Même les despotes, les gangsters et les pirates ont un minimum de sensibilité et suivent quelques préceptes moraux. »
Cette affirmation a été faite par le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans un récent discours, à la suite de l’attaque mortelle du 31 mai par des commandos [israéliens] contre la flottille d’aide humanitaire se rendant à Gaza. Selon Erdogan, Israël n’adhère même pas au code de conduite adopté même par les pires des criminels.
La déclaration indique par elle-même le clivage politique important qui existe actuellement au Moyen-Orient. Bien que ce clivage ne soit pas entièrement nouveau, on peut penser qu’il pourrait maintenant durer. Pour reprendre la propre évaluation d’Erdogan des retombées politiques qui ont suivi l’attaque israélienne, les dommages sont « irréparables. »
D’innombrables analyses ont été faites dans le sillage de l’attaque israélienne longuement préméditée et calculée contre le navire turc Mavi Marmara qui a coûté la vie à neuf personnes, tous des militants pacifistes turques.
Dans l’article du quotidien israélien Haaretz : « Tournant stratégique de la Turquie, erreurs tactiques israéliennes », Ofra Bengio suggérait que la position de la Turquie était purement stratégique. Mais elle critiquait également Israël pour avoir poussé la Turquie plus loin et plus vite « vers le monde arabe et musulman. »
Dans l’hebdomadaire turc Zaman de cette semaine, Bulent Kenes écrit : « À la suite de Davos (où le premier ministre turc a claqué la porte d’un débat télévisé avec le président israélien Shimon Peres, après l’avoir accusé, lui et Israël d’être des assassins), le mythe selon lequel Israël est intouchable a été détruit par Erdogan, et depuis Israël voue une haine sans borne à l’égard de la Turquie. »
En fait, l’incident de Davos est important non pas parce qu’il démontre qu’Israël peut être critiqué, mais plutôt parce que c’est la Turquie - et pas un Etat que l’on puisse facilement rejeter - qui a osé exprimer une telle critique.
Écrivant dans le Financial Times sous le titre « Erdogan se tourne vers l’Est dans un délicat exercice d’équilibre », David Gardner place le virage politique de la Turquie dans un contexte européen. Il résume cette pensée dans une citation reprise du secrétaire américain de la défense, Robert Gates lui-même : « S’il y a quelque chose de vrai dans le fait que la Turquie se déplace vers l’Est, c’est en grande partie parce qu’elle y a été poussée, et poussée par certains membres de l’Europe qui refusent d’attribuer à la Turquie le type de lien organique vers l’Occident que la Turquie a demandé. » Mais ce que beaucoup d’analystes ont négligé, c’est le contexte politique et historique, non seulement celui concernant Israël et la Turquie, mais celui de toute la région et de tous ses acteurs, y compris les États-Unis eux-mêmes. Seul ce contexte peut nous aider à comprendre la logique qui supporte le comportement apparemment instable et incohérent d’Israël.
En 1996, les responsables israéliens apparaissaient très confiants. Un groupe de politiciens néo-conservateurs américains avaient mis au point une feuille de route pour Israël qui consistait à assurer une domination totale sur le Moyen-Orient. Dans le document intitulé « Une rupture claire : une nouvelle stratégie pour sécuriser la région », la Turquie était mentionnée à quatre reprises. Chaque référence voiyait le pays comme un moyen de « contenir, déstabiliser et faire reculer certaines .. (menaces) les plus dangereuses » pour Israël. Cette « vision » servait en fait d’épine dorsale à la stratégie globale exploitée par les États-Unis, ceux-ci s’étant lancés ensuite dans leurs aventures militaires au Moyen-Orient.
Frustré par l’échec américain à remodeler la région et éliminer sans distinction tout et n’importe quoi qu’Israël pourrait percevoir comme une menace, Israël a pris les choses en mains. Mais en 2006 et entre 2008 et 2009, la surprise a été grande, la puissance de feu supérieure ne garantissant plus la victoire militaire. Pire encore, bien qu’Israël ait une fois de plus démontré sa capacité à infliger des dommages incalculables aux populations et aux infrastructures, l’armement israélien n’était plus stratégiquement efficace. En d’autres termes, l’avantage militaire d’Israël ne pouvait plus se traduire en gains politiques, et ce fut un véritable basculement.
Les dirigeants israéliens ont eu beaucoup de questions à débattre ces dernières années. Les États-Unis, les plus fidèles bienfaiteurs d’Israël, sont placés maintenant dans une situation de gestion de crise en Irak et en Afghanistan, luttant sur tous les fronts, qu’ils soient politiques, militaires ou économiques. Ce recul a en outre encouragé les opposants d’Israël qui ne sont plus intimidés par l’épouvantail [bogyman] américain. Les tentatives désespérées d’Israël pour atteindre ses grands objectifs en utilisant sa propre armée ont également échoué, et misérablement.
Avec des options qui tendent à se réduire, Israël comprend maintenant que la bande de Gaza est sa dernière carte, la fin du siège ou la fin des tueries pouvant être interprétées comme un autre signe supplémentaire de faiblesse politique, un risque qu’Israël n’est pas prêt à courir.
La Turquie, d’autre part, se battait - et surtout gagnait - ses propres batailles. La démocratie en Turquie n’a jamais été en aussi bonne santé et aussi significative qu’elle l’est aujourd’hui. La Turquie a également assoupli sa poursuite de la carotte de l’adhésion à l’UE, compte tenu notamment de l’attitude arrogante de certains membres de l’UE qui perçoivent la Turquie comme trop grande et trop musulmane pour être digne de confiance. La Turquie avait besoin de nouveaux programmes, de nouvelles options et d’une stratégie plus diversifiée.
Mais c’est là que de nombreuses analyses ont mal tourné. Le gouvernement populaire de la Turquie n’a pas voulu s’impliquer au Moyen-Orient pour chercher la bagarre. Au contraire, le gouvernement turc depuis des années tente de s’impliquer en tant que conciliateur, que médiateur entre les différentes parties. Donc, oui, le changement politique de la Turquie était en grande partie stratégique, mais ce n’était pas mal intentionné.
Cette implication turque non souhaitée est cependant très contrariante pour Israël. La nouvelle approche de la Turquie a augmenté l’agitation en Israël, son statut ne se limitant plus à être celui de l’invité - dans des pourparlers indirects entre la Syrie et Israël, par exemple. Au lieu de cela la Turquie a commencé à adopter des positions politiques de plus en plus solides et déterminées. D’où l’épisode de Davos->http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=6027].
En participant à un tel niveau à la Flottille de la liberté pour Gaza, avec l’intention ferme de briser le blocus, la Turquie a augmenté son implication au-delà de ce qui est tolérable pour Israël. Par conséquent Israël devait apporter une réponse décisive afin d’envoyer un message à la Turquie - et à quiconque d’autre - de ne pas franchir la ligne de ce qui n’est pas acceptable. On constate avec ironie que les néo-conservateurs à l’origine du document « Une claire rupture » envisageaient une violation par Israël, avec l’aide de la Turquie, des frontières politiques et géographiques de ses voisins. Mais 14 ans plus tard c’est la Turquie - avec des représentants de 32 autres pays - qui est venue avec une armada pacifique « violer » ce qu’Israël considère comme son domaine réservé.
La réponse israélienne, aussi sanglante qu’elle fût, ne peut être comprise que dans ce contexte plus large. Les déclarations faites par Erdogan et le soutien populaire dont bénéficie son gouvernement montrent que la Turquie a décidé de relever le défi d’Israël. Le gouvernement américain s’est révélé inefficace et l’otage - grâce au lobby [pro-israélien américain - des objectifs israéliens en faillite dans la région. Par une ironie du sort, ce sont maintenant les néo-conservateurs qui sonnent la charge contre la Turquie, le pays même qu’ils voulaient voir devenir l’allié prêt à tout d’Israël et de sa vision apocalyptique.
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Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international syndiqué et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.
Traduction de l’anglais : Claude Zurbach
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