jeudi 30 octobre 2014

Israël fait d’Al-Aqsa une poudrière

Abbas semble impuissant devant les juifs extrémistes qui cherchent à prendre pied et s’imposer totalement dans la Mosquée d’Al-Aqsa.

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Un Palestinien de la ville de Gaza faisant sa prière à l’extérieur du Dôme du Rocher après qu’il ait été autorisé à effectuer une visite à l’esplanade de la mosquée d’Al-Aqsa - Photo : AFP
Comme si la situation était stable et que Jérusalem-Est ne couvait pas un incendie, le gouvernement israélien nous a sorti, cette semaine, un projet de loi qui risque d’embraser la région. La mesure en question consisterait à lever les restrictions imposées aux juifs pour se rendre sur l’esplanade de la Mosquée d’Al-Aqsa, le site le plus sensible et névralgique du conflit israélo-palestinien.
Les détails de cette mesure n’ont pas encore été publiés. Mais il est possible qu’elle annule une interdiction dans la loi israélienne concernant la prière des juifs sur le site, mettant ainsi fin à une injonction rabbinique contre de telles activités.
D’autres rapports ont toutefois suggéré que cette mesure prolongerait les durées de visites pour les juifs, en obligeant peut-être les autorités Islamiques à diviser le site et à créer un espace dédiés aux visiteurs juifs.
Le site, appelé Haram al-Sharif ou Noble Sanctuaire par les musulmans et Mont du Temple par les juifs, a été le théâtre de violents affrontements durant plusieurs semaines. C’est pourquoi, si la loi est adoptée, elle déclencherait probablement ce que tout le monde attend : une troisième Intifada palestinienne (soulèvement), ainsi qu’une vague de protestations à travers le monde musulman.
Le projet de loi qui peut apparemment compter sur l’appui d’Eli Ben Dahan, politicien israélien, rabbin et ministre adjoint des services religieux, créerait des dispositions similaires à celles déjà en vigueur à Hébron où des procédures sécuritaires et des restrictions sont mises en place à l’occasion de pratiques religieuses.
La Mosquée d’Ibrahim à Hébron a été divisée en deux, et la partie destinée aux juifs, en l’occurrence le Tombeau des Patriarches, est devenue un pôle d’attraction majeure pour les Israéliens. Les colons Juifs ont également créé une série d’enclaves protégées par l’armée israélienne au cœur et autour de la ville Palestinienne
Les colons se font passer pour des touristes
Bien qu’Israël s’arrange pour dire que les juifs qui visitent Haram al-Sharif ne sont que des « touristes, » la plupart sont des colons extrémistes dont beaucoup d’entre eux souhaitent détruire Al-Aqsa pour le remplacer par un temple juif.
Ils ont été de plus en plus nombreux à visiter le site. Ce mois, durant la semaine de célébration de la fête juive deSouccot, des centaines de ces « touristes » juifs ont été escortés sur l’esplanade par des policiers armés, suscitant de vives réactions de la part des fidèles musulmans.
Ces réactions se sont étendues jusqu’en Jordanie qui est officiellement le responsable du site. Cette semaine, l’ambassadeur Jordanien en Palestine, Khalid al-Shawabka, a déclaré à Maan TV que « La Mosquée Al-Aqsa et Jérusalem sont des lignes rouges. »
Le mouvement du Fatah et l’ex-président palestinien, Mahmoud Abbas, ont eux aussi tiré la sonnette d’alarme. Le Conseil Révolutionnaire du Fatah a publié une déclaration dans laquelle il explique que toute tentative de diviser la mosquée « est illicite au regard du droit international et constitue une démarche qui fera exploser toute la région. »
Visiblement inquiet et préoccupé par l’étendue des répercussions, le secrétaire-général de l’ONU Ban Ki-Moon était inhabituellement véhément lors de sa visite dans la région la semaine écoulée. Il a déclaré : « Je suis profondément préoccupé par les provocations répétées qui surviennent sur les lieux saints de Jérusalem. Ces provocations doivent impérativement cesser car elles ne font qu’aviver les tensions. »
Des responsables dans le cabinet du premier ministre Israélien, Benyamin Netanyahu ont essayé de calmer et d’apaiser la Jordanie en affirmant que les juifs ne seraient pas autorisés à prier au sein du site et qu’il n’y avait « aucune intention de changer le statu quo. »
Bien que Netanyahu apparaisse méfiant et prudent pour ne pas faire exploser la poudrière qu’est Al-Aqsa en autorisant l’adoption de cette mesure, les voix prétendant qu’Israël n’a pas modifié le statu quo sont très loin du compte et au point de perdre toute pertinence.
Détérioration du statu quo
Au cours des dernières semaines, Al-Aqsa a été le théâtre d’affrontements répétés entre la police israélienne et des Palestiniens indignés et révoltés par la rupture continue des accords censés laisser la responsabilité du site aux Waqf, c’est-à-dire aux religieux et dignitaires Islamiques.
Il faut dire que les déclarations de Netanyahu prétendant qu’Israël garantit la liberté de culte à toutes les croyances de Jérusalem sont trompeuses et fausses.
En effet, durant les très longues fêtes juives du mois en cours, Israël a intensifié les restrictions qui sont déjà sévères à l’égard des Musulmans qui viennent prier à Al-Aqsa. Ces mesures répondent apparemment aux demandes et exigences d’extrémistes juifs désireux d’avoir une plus grande liberté d’accès au site.
Depuis la signature des Accords d’Oslo, il y a de cela vingt ans, les fidèles musulmans ont vu leurs libertés à l’intérieur du site soumises à des restrictions et limitations de plus en plus strictes.
Considérant Jérusalem-Est comme partie intégrante de son territoire, Israël a refusé à une grande majorité de Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza le droit de visiter et de priser à Al-Aqsa. Israël a limité davantage les droits à la prière en imposant un âge minimum pour les musulmans de sexe masculin, y compris pour les résidents de Jérusalem et d’Israël.
Pendant les dernières vacances, Israël a carrément interdit aux hommes musulmans de moins de 50 ans d’entrer à Al-Aqsa. Pendant ce temps, des centaines de « touristes, » dont la plupart sont étroitement liés à des groupes de colons aspirant à détruire la mosquée d’Al-Aqsa, se sont introduits sur l’esplanade, escortés par des policiers armés.
Les affrontements qui ont suivi ont poussé le ministre de la police, Yitzhak Aharonovich, à fermer temporairement le site aux non-musulmans. Cependant, Aharonovich a indiqué qu’il envisageait des changements de la situation actuelle : « Je suis en train d’étudier la possibilité suivante : si le mont est fermé pour les juifs, il en sera de même pour les musulmans. »
De telles fermetures pourraient constituer un bon moyen de pression pour Israël qui pourrait lier la réouverture du site à un accord de la part du Waqf pour que les visites des juifs se déroulent dans les meilleures conditions qui soient.
Enclaves juives
Il est à souligner que les empiètements que connait Al-Aqsa ne se limitent pas à la présence croissante des juifs extrémistes qui veulent diviser Al-Aqsa, sinon détruire la Mosquée.
En effet, Israël a considérablement modifié la géographie autour de l’esplanade, notamment en aidant les groupes de colons à créer des enclaves dans les communautés palestiniennes limitrophes à l’esplanade d’Al-Aqsa et ce, dans une tentative d’encercler le site.
Ces activités visent en réalité le queartier de Silwan qui se trouve juste en dehors des murs de la Vieille Cité et à seulement quelques jets de pierres de la Mosquée.
Au fil des deux dernières décennies, le parc archéologique thématique de Silwan, appelé la Cité de David a été dirigé par les colons et soutenu par les autorités israéliennes. En attirant chaque année des centaines de milliers de visiteurs juifs, le parc se voudrait une preuve que la zone qui se trouve en face d’Al-Aqsa a été la capitale du Roi David (selon la Bible).
Israël a surtout donné aux colons la possibilité de s’implanter doucement mais sûrement dans les quartiers palestiniens.
Les tensions à Silwan se sont considérablement accrues ce mois lorsque des colons se sont introduits, profitant de la nuit, dans des maisons palestiniennes, en doublant ainsi leur présence dans le quartier du jour au lendemain. Leurs forces armées ont agi sous la bénédiction de Netanyahu.
Il était donc prévisible et évident que les résidents locaux s’indignent et ripostent. Ces derniers jours, il y a eu un flot de rapports presque régulier sur des attaques à coup de pierres et de bombes contre les voitures et les maisons des colons. La violence s’est répandue sur tous les quartiers infiltrés par les colons.
Le conducteur palestinien qui a percuté des passagers qui venaient de descendre du tramway, mercredi soir, dans un incident qualifié d’ « attaque terroriste » par Israël, était un habitant de Silwan âgé de 20 ans.
Un symbole unificateur
Ainsi, la crainte des Palestiniens que cette activité soit entièrement destinée à avoir le contrôle sur l’enceinte d’Al-Aqsa s’avère bien fondée.
Depuis l’occupation de Jérusalem-Est en 1967, les politiciens Israéliens et les leaders religieux ont considéré le site comme un symbole fort, capable d’unifier les Israéliens, qu’ils soient religieux ou laïcs. L’esplanade, adjacente au Mur Occidental, est supposée reposer sur deux temples juifs, le dernier ayant été détruit il y a environ 2000 ans. C’est pour cette raison qu’Israël appelle le site le Mont du Temple.
Pendant des décennies, Israël n’a cessé de chercher à diminuer et affaiblir le contrôle des Waqf. Dans tous les pourparlers de paix qui ont suivi Camp David en 2000, Israël a demandé à avoir son mot à dire dans les affaires qui concernent le site.
Mais l’histoire retiendra que la Seconde Intifada Palestinienne de 2000 a été déclenchée par la visite sur l’esplanade d’Ariel Sharon qui était à l’époque chef de l’opposition israélienne. Soutenu et protégé par 1000 gardes armés, il s’est rendu sur le site dans l’intention expresse de démontrer et rappeler la souveraineté israélienne.
En voyant Jérusalem-Est basculer dans des affrontements intensifs cette semaine, Netanyahu en a profité pour passer à l’attaque. Jurant de « rétablir le calme et la sécurité » dans la ville, il a accusé Abbas d’incitation à la violence et d’aide au terrorisme.
« Nous faisons face à la faiblesse de la communauté internationale envers les actions commises par le Président de l’autorité palestinienne, » a déclaré Netanyahu. « Ils ne sont pas prêts à prononcer deux mots de critique, ou même un seul à son égard. »
Les accusations de Netanyahu sont exactement les mêmes que celles proférées 14 ans plus tôt contre le prédécesseur d’Abbas, Yasser Arafat, lorsqu’Israël l’a accusé pour avoir comploté le déclenchement de la seconde Intifada.
Plus aucun rôle pour l’Autorité Palestinienne
Aujourd’hui comme hier, ces accusations sont fondées sur une pure imagination et de la fantaisie.
Plus tard, des experts du renseignement israélien ont fini par admettre qu’Arafat n’avait aucun contrôle sur le déversement de la colère palestinienne qui a balayé les territoires occupés en 2000, à la suite de l’échec des pourparlers de paix de Camp David. Il a tout au plus fait de son mieux pour surfer sur la vague de la colère populaire.
Quant à Abbas, il faut dire qu’il est encore plus loin des actions dont Arafat avait été accusé, et qu’il ne peut que rester dans les coulisses, observant les évènements qui se déroulent à Jérusalem-Est. En fait, c’est son impuissance qui est en train d’alimenter une grande partie des tensions actuelles à Jérusalem.
A la demande d’Israël, Mahmoud Abbas et son Autorité Palestinienne - le supposé gouvernement Palestinien en attente - n’ont eu, pendant plusieurs années déjà, aucune présence perceptible et visible à Jérusalem.
Depuis le déclenchement de la Seconde Intifada fin 2000, Israël a travaillé avec acharnement pour éliminer le rôle de l’AP de la vie des résidents de Jérusalem-Est.
La réussite et le succès de ce travail a été illustré ce mois lorsque la police israélienne a saboté une réunion qui devaient regrouper des diplomates étrangers et des représentants de l’OLP qui, paradoxalement, devaient discuter comment Israël a fermé toutes les institutions palestiniennes à Jérusalem.
En vérité, la position et l’attitude du gouvernement israélien jouissent du soutien de l’opinion publique israélienne. Cette semaine, un sondage a révélé que les trois-quarts des juifs israéliens s’opposaient à un état Palestinien si sa création signifiait céder le contrôle sur Jérusalem-Est.
Des paroles creuses
Si les habitants de Jérusalem-Est nourrissent un sentiment croissant d’isolement et de vulnérabilité, c’est en grande partie en raison de l’absence d’un leadership palestinien.
Actuellement, Jérusalem est vraiment séparée du reste de la Cisjordanie par des murs et des barrages militaires, un fait qui dépouille lentement et progressivement ses habitants de leur place et rôle dans le cœur d’un futur État palestinien. Et en conséquence, les menaces potentielles sur la Mosquée Al-Aqsa leur paraissent simplement amplifiées.
Pour eux, les mots durs employés la semaine dernière par Abbas ne sont que l’illustration de son impuissance.
En effet, lors d’une conférence de presse tenue à Ramallah samedi dernier, Abbas avait exhorté les Palestiniens à utiliser « tous les moyens » pour mettre un terme à ce qu’il qualifie d’ « attaques féroces et acharnées » des extrémistes juifs qui ambitionnent d’obtenir un plus grand accès à l’enceinte d’Al-Aqsa.
Peu de temps après, Abbas a annoncé la modification de la peine prononcée à l’encontre des collaborateurs palestiniens qui vendent des biens et des propriétés aux colons, comme il a été le cas à Silwan. A présent, les collaborateurs risquent les « travaux forcés à perpétuité. » Son parti, le Fatah, a pour sa part déclaré que de tels actes sont de la « haute trahison. »
Mais la vérité est que les mots d’Abbas sont vides de sens et de réalisme. Il n’a pas la capacité d’appliquer la loi palestinienne à des collaborateurs vivant à Jérusalem, c’est pourquoi ils sont devenus un réel problème. Et son appel lancé aux Palestiniens du peuple pour la protection d’Al-Aqsa met en exergue l’impuissance de ses forces de sécurité qui n’ont aucun pouvoir d’agir.
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Jonathan Cook a reçu le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Ses derniers livres sont Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books). Voici l’adresse de son site : http://www.jkcook.net.
http://www.middleeasteye.net/news/i...
Traduction : Info-Palestine.eu - Niha

Le Moyen-Orient est plus compliqué qu'un meuble Ikea, dit Israël à Stockholm

Israël a jugé jeudi "malheureuse" la reconnaissance par Stockholm de l'Etat de Palestine, soulignant que le Moyen-Orient était "plus compliqué que le montage de meubles Ikea", le géant suédois de l'ameublement.
"C'est une décision malheureuse, qui renforce les éléments extrémistes et la politique de refus des Palestiniens", a jugé le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, dans un communiqué.
"Le gouvernement suédois doit comprendre que les relations au Moyen-Orient sont plus compliquées que le montage des meubles Ikea, et qu'il faut agir en ce domaine avec responsabilité et sensibilité", a-t-il ajouté.
La chef de la diplomatie suédoise, Margot Wallström, a annoncé jeudi que son gouvernement reconnaissait par décret l'Etat de Palestine. L'initiative suédoise provoque "de gros dommages et n'a aucune utilité", a encore déploré le ministre israélien.
M. Lieberman a répété que les négociations entre Israéliens et Palestiniens devaient selon Israël précéder la reconnaissance d'un Etat palestinien.
Des initiatives comme celles de la Suède "renforcent les exigences irréalistes des Palestiniens et éloignent la possibilité d'un accord", a dit M. Lieberman.

Israël critiqué au Comité des Droits de l'Homme de l'ONU

Le Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies a appelé jeudi une nouvelle fois le gouvernement israélien à assurer le respect du droit à la liberté de mouvement pour les Palestiniens des territoires occupés, y compris à Jérusalem Est et dans la bande de Gaza.
Après son examen périodique du respect des droits de l'homme en Israël, auquel ont participé les représentants du gouvernement israélien, le Comité a recommandé entre autres "le respect des droits des résidents palestiniens de Jérusalem Est à la liberté de mouvement et au choix de leur résidence".
Tous les Etats membres de l'ONU doivent se soumettre à cet examen périodique. C'est la quatrième fois qu'Israël s'y soumet.
Les conclusions du Comité demandent également "la fin des expropriations de terre et de la distribution de terres pour l'expansion des colonies", "l'arrêt des constructions et de l'expansion des colonies dans les territoires occupés, y compris à Jérusalem Est et sur le plateau du Golan occupé".
Le Comité demande aussi "la levée du blocus de la bande Gaza" et recommande qu'au cours des opérations de maintien de l'ordre "toutes les mesures soient prises pour éviter des incidents entraînés par un usage excessif de la force".
Israël doit s'assurer que "toutes les violations des droits de l'homme commises durant les opérations militaires dans la bande de Gaza, en 2008-2009, 2012 et 2014 font l'objet d'une enquête approfondie, effective, indépendante et impartiale et que les responsables, y compris ceux qui occupent des postes de commandement, sont poursuivis et sanctionnés selon la gravité des actes commis", selon le Comité des Droits de l'Homme.

Reconnaissance de la Palestine par Stockholm: une décision "malheureuse"

Israël a jugé jeudi "malheureuse" la reconnaissance par la Suède de l'Etat de Palestine, qui ne fera selon lui que renforcer les extrémistes.
"C'est une décision malheureuse, qui renforce les éléments extrémistes et la politique de refus des Palestiniens", a dit dans un communiqué le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

Netanyahu ordonne le déploiement à Jérusalem de renforts "significatifs" de police

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi qu'il avait ordonné le déploiement de renforts "significatifs" de police et a accusé le président palestinien Mahmoud Abbas d'inciter aux troubles grandissants à Jérusalem.
"J'ai donné ordre de déployer des renforts significatifs ainsi que des moyens matériels supplémentaires pour assurer la sécurité à Jérusalem", a-t-il affirmé dans un communiqué.

La fermeture de l'Esplanade des mosquées, une "déclaration de guerre"

Le président palestinien Mahmoud Abbas a qualifié jeudi de "déclaration de guerre" aux Palestiniens et aux musulmans la fermeture par Israël de l'Esplanade des mosquées et les récents agissements israéliens à Jérusalem-Est, a indiqué un porte-parole.
"La poursuite de ces agressions et cette dangereuse escalade israélienne constituent une déclaration de guerre au peuple palestinien, à ses lieux sacrés et à la nation arabe et musulmane", a dit M. Abbas selon son porte-parole Nabil Abou Roudeina.

Abbas salue la reconnaissance par la Suède de l'Etat de Palestine

Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué jeudi la reconnaissance annoncée par la Suède de l'Etat de Palestine, et a appelé les autres pays qui ne l'ont pas fait à suivre l'exemple suédois, a indiqué un porte-parole.
"Le président Abbas salue la décision de la Suède" qu'il juge "courageuse et historique", a dit son porte-parole Nabil Abou Roudeina.

La Suède reconnaît l'Etat de Palestine

Le chef de la diplomatie suédoise, Mme Margot Wallström, a annoncé que son gouvernement reconnaissait jeudi par décret l'État de Palestine, devenant le premier pays occidental de l'UE à prendre cette décision.
"Aujourd'hui le gouvernement prend la décision de reconnaître l'État de Palestine. C'est un pas important qui confirme le droit des Palestiniens à l'auto-détermination", a indiqué la ministre des Affaires étrangères dans une tribune publiée dans le quotidien Dagens Nyheter. "Le gouvernement considère que les critères de droit international pour une reconnaissance de l'État de Palestine sont remplis": un territoire, "bien que sans frontières fixes", une population et un gouvernement, a-t-elle ajouté. "Nous espérons que cela montre la voie à d'autres", a affirmé Mme Wallström.
Selon un décompte de l'AFP, au moins 112 pays ont reconnu l'État de Palestine. D'après l'autorité palestinienne, ils seraient 134, dont sept membres de l'Union européenne- qu'ils l'aurait reconnue avant leur rentrée dans l'UE : la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre.
Lors de sa déclaration de politique générale début octobre, le Premier ministre Stefan Löfven avait annoncé que la Suède allait reconnaitre l'État de Palestine, ce qui avait été salué par les autorités palestiniennes mais critiqué par Israël et les États-Unis.

Jérusalem : l'esplanade des Mosquées interdite d'accès aux musulmans

L'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem est interdite d'accès aux visiteurs et aux fidèles musulmans "jusqu'à nouvel ordre", a annoncé jeudi la police israélienne au lendemain d'une attaque armée contre un militant de droite israélien.
"Le Mont du Temple (l'esplanade des Mosquées) est interdit jusqu'à nouvel ordre à tous les visiteurs, mais aussi et de façon exceptionnelle, aux musulmans venus y prier en raison des tensions actuelles", a affirmé à l'AFP la porte-parole Luba Samri.
Un Israélien, militant de droite, Yéhuda Glick âgé d'une cinquantaine d'années a été grièvement blessé mercredi soir à Jérusalem-ouest par les tirs d'un motocycliste, qui a pris la fuite.
Yéhuda Glick est un militant d'extrême droite qui milite depuis des années afin d'obtenir l'autorisation pour les juifs de prier sur le Mont du Temple, lieu le plus saint du judaïsme où s'étend l'Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'Islam. Il a été expulsé à de multiples reprises de l'esplanade des Mosquées par la police israélienne.
Cet homme a été attaqué alors qu'il venait de participer à un débat au Centre de l'héritage de Menahem Begin (du nom d'un ancien Premier ministre israélien) sur le mont du Temple dans la vieille ville de Jérusalem.
La police a également décidé de déployer des renforts de plusieurs centaines d'hommes à Jérusalem, a ajouté la porte-parole.
Le maire israélien de Jérusalem Nir Barkat a affirmé à la radio qu'il s'agissait d'un "attentat terroriste du à la campagne d'incitation à la violence à laquelle se livrent les Palestiniens depuis des semaines". 
La porte-parole de la police a refusé de confirmer cette hypothèse se bornant à affirmer que toutes les "pistes sont suivies".
Le statut de l'esplanade des Mosquées est une source de tensions permanentes. Les musulmans s'alarment de l'intention prêtée au gouvernement israélien d'autoriser les juifs à y prier, ce qu'ils n'ont pas le droit de faire jusqu'à présent. Ils redoutent qu'une telle autorisation constitue le premier pas vers la destruction des mosquées en vue de bâtir le troisième temple juif.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est de nouveau défendu lundi de vouloir changer le statut de ce lieu saint.
Chaque tentative de militants d'extrême droite israéliens pour organiser une prière sur l'Esplanade des Mosquées provoque des incidents avec les Palestiniens.
L'attaque contre Yéhuda Glick s'est produite au moment où Jérusalem-est est est en proie depuis l'été à des tensions croissantes qui font craindre un embrasement généralisé.
Sur fond d'enlisement des efforts de paix, les tensions ont été exacerbées depuis l'été par une série d'événements: assassinat d'un jeune Palestinien par des extrémistes juifs en juillet après l'assassinat de trois adolescents juifs, arrestations de centaines de Palestiniens, guerre à Gaza, visites de juifs perçues comme des provocations sur l'esplanade des Mosquées, poursuite de la colonisation et appropriations de maisons palestiniennes par des colons dans le quartier arabe de Silwan notamment.

L'occupation annonce la fermeture d'el-Aqsa interdisant l'entrée des musulmans

Les autorités de l'occupation israélienne ont décidé, la nuit dernière, de fermer la mosquée bénie d'el-Aqsa devant les musulmans jusqu'à nouvel ordre, tandis que les colons extrémistes ont lancé des apels à envahir la mosquée bénie d'el-Aqsa collectivement.
La radio publique israélienne a déclaré que la décision de fermeture vient après la tentative de tuer le rabbin extrémiste sioniste, Yehuda Glick, le jeudi à l'aube 30/10, où il a été grièvement blessé.
Des extrémistes sionistes ont lancé des appels à l'assaut collectif de la mosquée bénie d'el-Aqsa le jeudi matin 30/10, en réponse à la tentative de tuer le rabbin extrémiste Yehuda Glick.
Dans le même contexte, des militants palestiniens ont adressé des appels via les sites Web de réseautage social pour se diriger vers la mosquée bénie d'el-Aqsa et d'y exister pour confronter les tentatives des colons de l'envahir ce matin jeudi.
L'extrémiste sioniste et responsable de l'organisation des invasions dans la mosquée d'el-Aqsa et responsable à l'Organisation "Fidèles du Mont du Temple, Yehuda Glick, s'est exposé, la nuit dernière, à une tentative de liquidation dans la ville occupée de Jérusalem, où il a été grièvement blessé et transféré à l'hôpital.
Le Channel 10 a déclaré que Glick a été blessé par le feu à une distance de zéro par une personne sur une motocyclette, alors qu'il sortait des salles du Centre de Begin à Jérusalem à l'issue de la conférence sur les développements récents dans la mosquée bénie d'el-Aqsa.
Le Shen Bet a ouvert une enquête sur l'incident, prévoyant que l'incident a une raison nationale.
Dans le même temps, une atmosphère d'anticipation et de prudence règne sur la ville occupée de Jérusalem après la déclaration de l'état d'alerte maximum et de préparation dans les rangs de l'occupation israélienne, au moment où les colons extrémistes se rassemblent dans certains quartiers.   

Fermeture de la route principale à Dheisha pour protester contre les arrestations de la préventive

Des jeunes hommes en colère ont fermé, le mercredi soir 29/10, la route principale devant le camp de Dheisha, au sud de la ville de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie occupée pour protester contre l'arrestation des militants du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP).
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que les jeunes hommes ont mis le feu dans les pneus et ont fermé la route Jérusalem-Hébron devant le camp, pour protester contre l'arrestation des militants du FPLP dans le camp par les services de la sécurité préventive fidèles à l'AP.
Les témoins ont ajouté que les services de la sécurité préventive ont arrêté, le mercredi soir, deux militants du FPLP, en les transférant vers leurs cellules.
Ils ont poursuivi que les jeunes hommes poursuivront la fermeture de la route jusqu'à la libération des deux jeunes hommes arrêtés.

Le rabbin extrémiste "Glick" est dans un état critique après une tentative d'assassinat à Jérusalem

Yehuda Glick, le rabbin fanatique qui organise des raids quasi-quotidiens contre la mosquée al-Aqsa a été grièvement blessé, hier soir, à Jérusalem occupée après avoir été ciblé par des tirs à feu.
La 10ème chaine israélienne a rapporté que le rabbin, militant d'extrême-droite sioniste, a été abattu à une zone zéro par un motocycliste alors qu’il sortait du Centre de Begin après avoir assisté à une conférence au sujet des derniers développements à la mosquée al-Aqsa.
La chaine a ajouté, selon des sources médicales, que Glick a été touché par trois balles et que son état est très grave.
Le jeune homme palestinien soupçonné a bien mené son opération, sachant que les forces de police ont été déployées dans différentes banlieues de la ville sainte à la recherche du suspect.  
La télévision a dit que Nir Barakat, le maire israélien de Jérusalem, est arrivé sur les lieux ainsi que le député à la Knesset, Moshe Feiglin, au milieu de strictes mesures de sécurité.  
Cependant, après l’attaque de mercredi soir, la police israélienne a déclaré l’esplanade des Mosquées interdite d'accès aux visiteurs et aux fidèles musulmans "jusqu'à nouvel ordre".
Notons que toutes les tentatives de militants d'extrême droite israéliens pour organiser une prière sur l'Esplanade des Mosquées ont provoqué des incidents avec les Palestiniens. Tand disque l'attaque de Yéhuda Glick contre la mosquée bénie d'al-Aqsa s'est produite alors que Jérusalem-Est est en proie depuis l'été à des tensions croissantes, violations et profanation incessantes de la part des extrémistes sionistes.

Les forces israéliennes assassinent un ex-prisonnier libéré soupçonné d'avoir tiré sur Glick

Les forces spéciales de la police israéliennes ont tué Mutaz Hijazi, un ex-prisonnier libéré, à Silwan au sud de la Mosquée Al-Aqsa, à l'aube d’aujourd’hui, après la prise d’assaut de sa maison.
Des sources jérusalémites ont déclaré que les forces spéciales et les éléments de sécurité ont attaqué le quartier Thawri à Silwan, à l'aube, puis ont fait irruption dans la maison de Hijazi et l'ont tué sur le toit de sa maison.
Selon une source policière, Hijazi a été tué dans un échange de tirs avec une unité de contre-terrorisme des gardes-frontières (Yamam).  
La police israélienne a accusé Hijazi de la tentative d'assassinat du rabbin extrémiste Yehuda Glick, hier soir. 
Des témoins ont rapporté que Hijazi a été abattu et a succombé à ses blessures un peu plus tard. Ils ont dit que trois autres habitants de la banlieue ont été blessés dans l'incident.
Hijazi a passé 11 ans et demi dans les prisons israéliennes dont dix ans d'isolement. Il a été arrêté en 2000 et emprisonné pendant six ans, pour avoir participé aux activités de l'Intifada. Il a reçu quatre ans d'une peine supplémentaire en 2004, après avoir agressé un des geôliers. Il a ensuite été libéré en Juin 2012.

Le Hamas salue la tentative d’assassinat de l’extrémiste Yehuda Glick

Le Hamas a salué l'attentat de Jérusalem qui a visé le responsable de l’organisation sioniste nommée "Les Fidèles du Mont du Temple", le rabbin Yehuda Glick.
Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhoum a déclaré jeudi dans un communiqué que cette opération est un acte courageux, et pleure le martyr du jeune Mutazz Hijazi. Il tient l’occupation entièrement responsable de «cet abominable crime dans le but de liquider les symboles du mouvement de la résistance palestinienne et du mouvement captif ».
Il a souligné que cet acte est une réaction naturelle suite aux violations et aux incursions sionistes continues sur al-Aqsa et les lieux saints en plus de l’agression contre les palestiniens et l'expulsion des habitants de Jérusalem.
Barhoum a appelé les habitants de Jérusalem et le peuple palestinien à effectuer plus d'opérations de ce genre pour faire face aux soldats et colons sionistes et protéger la sainte mosquée d’al-Aqsa et les droits de notre peuple, quels que soient les sacrifices.
Glick a été victime d'une tentative d'assassinat, mercredi soir, alors qu'il sortait d’une Conférence de l'extrême droite à Jérusalem. Un motocycliste a tiré sur lui, mais la police israélienne a annoncé dans la matinée avoir réussi à le tuer dans le quartier d’Abu Tur al-Makdisi et l’auteur, selon elle, est Mutazz Hijazi, un ancien prisonnier.

Glick dans un état critique

Des sources médicales sionistes ont déclaré jeudi matin que l'état de santé du rabbin radical Yehuda Glick se détériore et ont décrit ses blessures comme étant extrêmement graves.
Le directeur du département des soins intensifs à l'hôpital "Haar Tzedek" à Jérusalem, Ofer Marin, a annoncé dans un communiqué de presse que Glick a été touché par quatre balles, l'une dans le cou, deux dans l'abdomen et la poitrine, et une dans la main.
Marin a ajouté que «les médecins ont dû enlever une partie du poumon dans une tentative de sauver sa vie », décrivant son état comme «relativement stable avec une menace pour sa vie ».
Glick a été victime d'une tentative d'assassinat alors qu'il sortait d’une Conférence organisée par l'extrême droite à Jérusalem. Un motocycliste a tiré sur lui, tandis que la police israélienne a affirmé avoir réussi à éliminer l’auteur de l'attentat, l’ex-prisonnier Moataz Hijazi, un habitant du quartier.

Abbas à Netanyahu : Nous avons protégé la Cisjordanie durant la guerre sans tirer aucune balle

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a reconnu avoir empêché une nouvelle Intifada en Cisjordanie occupée lors de la dernière guerre de Gaza, appelant Netanyahu à revenir aux négociations.
Dans un interview avec la télévision israélienne publié mercredi soir, Abbas a déclaré : « Nous ne voulons pas une Intifada et nous n’y appelons pas. Si nous le voulions, nous l’aurions permis durant ces cinquante jours de guerre, mais Netanyahu a oublié que nous avons maintenu la sécurité en Cisjordanie sans même tirer une seule balle ».
Concernant la situation à Jérusalem occupée, Abbas a souligné qu’il ne souhaite pas qu’un soulèvement y éclate, et exhorte les sionistes à faire pression sur leur gouvernement afin qu’il retourne à la table des négociations avant que la situation n’explose.
Abbas s’est adressé aux « citoyens d’Israël » en leur rappelant la nécessité d’encourager leurs dirigeants à s’orienter vers la paix, et les avertissant qu’une alternative dans la région serait pire.

Suite à la tentative d’assassinat de Glick, un état d’alerte à Jérusalem et appels à la vengeance

Après la tentative d’assassinat menée contre le rabbin sioniste extrémiste Yehuda Glick la nuit dernière dans la ville de Jérusalem, un état d’alerte majeur a été annoncé dans les quartiers de la ville.
Dans un premier communiqué publié par le fonctionnaire du gouvernement israélien, le ministre du Logement Uri Ariel a promis de répondre durement à cette opération et a déclaré à la septième chaine qu’ « Israël va battre avec une main de fer ceux qui ont mené l'attaque contre le rabbin sioniste».
Le maire de Jérusalem Nir Barkat et le vice-président de la Knesset Moshe Vigln se sont rendus sur les lieux pour savoir plus sur les détails de cette tentative d’assassinat de Yehuda Glick.
La 10ème chaine a indiqué que les forces de police ont installé des barrages dans la zone de l'incident et ont imposé un siège serré sur les lieux.
De son coté, le ministre de l'Economie sioniste Naftali Benet a considéré que cette tentative d'assassinat en plein cœur de Jérusalem dépasse toutes les lignes rouges et a déclaré: "Netanyahu doit arrêter de parler et annoncer la reprise de la souveraineté d'Israël sur Jérusalem en tant que capitale pour les Israéliens seulement."
La police israélienne a indiqué qu'elle tiendra une réunion pour évaluer la situation de sécurité dans la ville de Jérusalem après la tentative d'assassinat.
Selon des témoins, «la police israélienne a déployé des dizaines de points de contrôle dans la ville de Jérusalem ».
L’extrémiste sioniste Glick est responsable des incursions effectuées à al-Aqsa et il dirige  l’organisation "Fidèles du Mont du Temple". Mercredi soir, il a été victime d’une tentative d’assassinat à Jérusalem et il a été grièvement blessé. Son état est toujours critique et sa vie est en danger.

Qui est l’extrémiste Glick ?

Yehuda Glick, cet extrémiste dont le nom a été associé à la mémoire du peuple palestinien, aux opérations de profanation de la mosquée Al-Aqsa et à la personne qui humilie sans arrêt les sentiments des musulmans par la profanation des lieux saints islamiques à Jérusalem.
Mercredi, il était au rendez-vous lors d’une tentative d'assassinat menée par un commando palestinien dans la ville occupée de Jérusalem après sa sortie de la Conférence des «Fidèles du Temple » quand ce dernier l’a surpris en motocyclette et a tiré sur lui. Glick a été grièvement blessé et transporté directement à l’hôpital.
Il est l'une des figures les plus marquantes de l'extrémisme sioniste et est célèbre en Israël comme l'un des défenseurs les plus éminents du prétendu "Mont du Temple" dont certains milieux juifs prétendent que c’est la zone d’al-Aqsa et cherchent à la contrôler.
Glick est âgé de 48 ans et vit dans la colonie d’Antial qui est construite sur ​​des terres palestiniennes à Hébron. Il a essayé à plusieurs reprises d’imposer sa personnalité sur les sionistes par les tentatives permanentes de ce qu'ils appellent «la lutte pour le droit des Juifs à prier à al-Aqsa et monter au Mont du Temple ».
Selon le rapport de la deuxième chaine sioniste, il a travaillé pendant 5 ans en tant que président de l’organisation « Patrimoine du Mont du Temple » et est membre du Likoud. Il a aussi contribué à créer un forum intitulé "Leadership des colons" en Cisjordanie.
Glick a occupé plusieurs postes dont un travail de dix ans au ministère de l'Intégration et de l'Immigration, porte-parole de l'ancien ministre Polly Edelstein, directeur des relations pour le centre de l'identité juive, et directeur du Bureau régional d’Ashkelon dont il avait annoncé sa démission en 2005 après le plan d'évacuation de Gaza.
Il a attaqué plusieurs fois les membres de la Knesset et le Premier ministre sioniste en raison de leur "manque d'intérêt pour la mise en place du droit juif à prier et visiter le Mont du Temple".
Glick a aussi organisé des marches accompagnées en permanence par un des extrémistes juifs, Moshe Veglin pour pénétrer dans la mosquée Al-Aqsa, notant que ces opérations d’intrusions ont récemment augmenté.
La chaîne de télévision sioniste a souligné que Glick a récemment empêché un défilé de jeeps militaires de la police palestinienne d'entrer par l'une des principales rues d’Hébron à proximité des quartiers juifs de la ville et les a forcés à partir.

UNESCO : Israël est une « force d’occupation »

Le Conseil exécutif de l’UNESCO a approuvé mardi les projets de résolution que la Jordanie et la Palestine ont présentés conjointement, avec le soutien arabe, islamique, et international.
Ces projets concernent les violations israéliennes à Jérusalem occupée, la Porte des Maghrébins, Hébron, et à Gaza, et contre les institutions éducatives.
Les résolutions ont été présentée sous un seul titre : « Palestine occupée ». L’approbation a eu lieu lors de la 195e session du Conseil exécutif qui s’est tenu à Paris, conseil qui a souligné que la définition juridique d’Israël est une « force d’occupation ».
Toutes les pratiques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés en 1967 et tout changement au statu quo d’avant 1967 est une violation et mesure d’occupation illégale, selon la résolution.
En outre, l’UNESCO rejette les mesures d’escalade israéliennes dans la mise en œuvre de plans sans précédent et des violations qui menacent le patrimoine de la ville sainte occupée.
De telles pratiques comprennent les assauts incessants des forces de sécurité israéliennes dans l’esplanade de la Mosquée al-Aqsa, empêchant les fidèles d’accéder à la mosquée, les agressions directes sur les employés, les fouilles fréquentes dans le vieux Jérusalem, et l’interdiction pour les autorités des legs pieux de lancer des projets de restauration à l’intérieur d’al-Aqsa.
La résolution appelle notamment Israël à cesser immédiatement toutes ces violations.
L’UNESCO condamne également toutes les modifications apportées par Israël à la Porte des Maghrébins, l’entrée pour les non-musulmans au complexe sacré, et demande à Israël, en tant que force d’occupation, d’autoriser le département jordanien des legs pieux à restaurer le pont selon des plans jordaniens.
L’organisation des Nations Unies exige que les autorités d’occupation arrêtent les fouilles dans cette zone, et qu’elles respectent leurs décisions et les garanties qu’Israël avaient promises, et selon lesquelles il n’apporterait aucun changement à la nature de la Porte des Maghrébins telle qu’elle était avant 1967.
Elle a également exhorté Israël à accepter une mission d’experts de l’UNESCO qui sera chargée d’examiner la situation à Jérusalem-Est et la Porte des Maghrébins.
Les résolutions ont aussi dénoncé le ciblage des civils parmi les enfants, les écoles et autres établissement éducatifs à Gaza, et a appelé Israël à lever le siège selon l’accord du Caire stipulant un cessez-le-feu durable entre Israël et la Palestine.

Le 29 octobre 1958 : Kafr Qassem, un massacre sans prescription

« Nous ne pardonnerons pas, nous n’oublierons pas, et nous n’excuserons pas, car le sang des Martyrs coule dans nos veines », ainsi est la parole répétée par les Palestiniens de 48 qui ont commémoré mercredi le 58e anniversaire du massacre de Kafr Qassem, en assurant que, même si le temps a passé depuis, cette boucherie restera dans les consciences.
Après une longue journée de manifestations et de discours condamnant le massacre, avec des drapeaux noirs restés sur les toits des bâtiments, le mémorial, une grève de tous les secteurs vitaux, Kafr Qassem est retournée à la vie active en sourire, enrageant les autorités d’occupation avec leur détermination à vivre sans oublier ce massacre horrible.
Le maire de la ville, Adel Badir, a déclaré : « La vie doit continuer, mais les habitants de Kafr Qassem se souviennent de leur massacre et de leurs victimes incluant des femmes et des femmes, alors ils ne pardonneront pas »
Sous les larmes et la colère,  l’étudiante Mona Mansour dit : « Nous resterons fidèles à nos martyrs, et la grande marche qui a eu lieu hier (mardi) est la véritable expression de l’unité de l’ensemble des Palestiniens de 48 contre l’occupation, et montre que l’on n’oublie pas cet affreux massacre, nous continuerons à poursuivre les criminels jusqu’à ce qu’ils soient punis, car ce massacre est un crime qui n’a pas de prescription » 
Les Palestiniens de 48 rejettent les paroles de la Première ministre israélienne de l’époque, Golda Meir, qui a déclaré au sujet de ces meurtres sauvages par les soldats de l’occupation  : « Les plus âgés meurent, et les jeunes oublient ». Ahmad Aghbarieh de Kafr Qassem a commenté : « Nous n’oublierons pas nos martyrs, les grèves et les marches annuelles en commémoration du massacre en témoignent, et hier, une marche commémorative s’est déroulée dans un climat de colère en se terminant par la visite du mémorial des martyrs, et des couronnes de fleurs posées en récitant la sourate Fatiha sur leurs âmes pures ».
Mercredi était le jour du 58e anniversaire du massacre de Kafr Qassem qui a eu lieu dans la ville du même nom le 29 octobre 1956, alors située sur la ligne verte entre Israël et la Jordanie. Les gardes-frontières israéliens ont perpétré le meurtre de 48 civils arabes dont des femmes et 23 enfants âgés de 8 à 17 ans. D’autres sources indiquent que les victimes étaient de 49 si l’on ajoute le fœtus d’une des femmes tuées.
Selon l’Encyclopédie palestinienne, les dirigeants de l’armée d’occupation présents sur la frontière israélo-jordanienne avaient annoncé un couvre-feu dans les villages arabes en Israël près des frontières : Kafr Qassem, Kafr Bira, Jaljuliya, Tayba, Qalnaswa, Bir Sikka et Ibthan. L’interdiction de sortir fut imposée de 17 heures à 6 heures du matin, et tout contrevenant n’était pas arrêté mais exécuté.
Aussi, à 17 heures, le massacre a commencé aux abords du village où était présente l’unité du caporal Shalom Ofer. 43 Palestiniens furent assassinés à l’est, et 3 autres au nord. A l’intérieur du village, deux civils furent tués, et dans les autres localités, un jeune garçon de 11 ans fut assassiné. A Kafr Qassem, les martyrs incluaient 10 enfants et 9 femmes.
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250 enfants palestiniens détenus dans les prisons de l’occupation subissent de graves violations !

Dans les prisons de l’occupation sioniste, plus de deux cent cinquante enfants et adolescents palestiniens subissent des violations corporelles et morales très graves. Leurs souffrances commencent au moment de leur arrestation : frappes, insultes et menaces, jusqu’à leur emprisonnement, en passant par des interrogations musclées et par des procès simulacres.
Aïd Abou Qadich, directeur dans le mouvement international pour la défense des enfants, dit que l’entité sioniste est le seul Etat dans le monde qui juge les enfants de façon systématique dans des tribunaux militaires. Dès douze ans, les enfants palestiniens sont arrêtés, confinés, interrogés et emprisonnés.
Jeter des pierres est l’accusation principale utilisée contre les enfants palestiniens détenus par les forces sionistes d'occupation. Cette accusation est une « atteinte à la sécurité », selon la loi militaire sioniste, en particulier l’ordre militaire numéro 1651.
Selon les documents que le mouvement possède, 23% des enfants palestiniens détenus sont obligés de signer des documents écrits dans un langage qu’ils ne comprennent point, ajoute Qadich.
Enfants en « Détention administrative » !
Les enfants palestiniens détenus sont répartis dans les prisons d’Ofer, Megiddo et Sharon. Ils sont jugés dans des tribunaux militaires, comme et avec les adultes, non dans des tribunaux spéciaux. Ils survivent dans des conditions très mauvaises, sans tenir compte de leurs âges et de leurs droits.
Le captif Abou Al-Fattah supervise la division des enfants de la prison militaire d’Ofer. Il dit qu’une centaine d’enfants palestiniens sont enfermés dans cette prison dont un grand nombre souffre de plusieurs maladies psychologiques et corporelles. Ils ont besoin de toute attention et tout soin, attention et soin qu’ils ne reçoivent pas.
En effet, les enfants d’Ofer sont privés de leurs droits, en tant que mineurs, ajoute-t-il. En fait, le conseiller juridique sioniste a publié des articles ordonnant de traiter les enfants palestiniens sur le même niveau que les prisonniers administratifs au moment de leur arrestation et de leur jugement.
Conditions affreuses
Hiba Mossaliha, l’avocate du comité des affaires des captifs, confirme que son comité a récolté des témoignages confirmant des cas de torture et de mauvais traitement dont des enfants palestiniens dans la prison de Sharon ont été le sujet.
Le captif adolescent Nour Ad-Din, 17 ans, originaire du village d’Abou Tour, dans la ville d'Al-Quds, informe le comité qu’il a été le sujet de mauvais traitements et de frappes. Et pour ce qui est de la prison de Sharon, il dit qu’elle n’est même pas valable pour les animaux. La chaleur est insupportable, le climat étouffant. Les insectes, les vers et les petites bêtes sont partout et pour tout le monde.
Le comité appelle enfin à observer les conditions d’arrestation et d’enfermement des enfants et des adolescents palestiniens dans les prisons de l’occupation sioniste ; les réalités du terrain sont affreuses.

Gaza : après des mois d'attente, les fonctionnaires du Hamas perçoivent leur salaire

Depuis des mois, plus de 50 000 fonctionnaires du Hamas ne touchent plus de salaire de la part du gouvernement d’union nationale. Une majorité d'entre eux s'étaient mis en grève la semaine dernière en signe de protestation.
L’Autorité palestinienne a entamé mercredi la distribution d’une partie des salaires des fonctionnaires civils du Hamas dans la bande de Gaza, répondant à l’une des principales revendications du mouvement islamiste. Des milliers d’employés, parmi les 24 000 travailleurs civils employés par les autorités à Gaza, ont fait la queue devant le bureau de poste de la ville de Gaza pour récupérer chacun, en liquide, 1 200 dollars, convoyés depuis Ramallah en Cisjordanie.
Ces paiements interviennent une semaine après qu’une grève générale a paralysé les ministères, institutions et écoles relevant du Hamas à Gaza. Les 43 000 employés dépendant du mouvement islamiste avaient arrêté le travail pour protester contre le non-paiement de leurs salaires par le gouvernement d’union nationale. Un responsable de l’ONU a expliqué que l’argent avait été amené à bord de véhicules de transport de fonds israéliens jusqu’au point de passage d’Erez, au nord de l’enclave palestinienne avant d’être transféré dans des véhicules de l’ONU qui l’ont amené à la Poste centrale de Gaza.
L’argent, 30 millions de dollars débloqués par le gouvernement d’union nationale palestinien, a été transporté en liquide après que les banques ont refusé d’effectuer des transferts. Le Hamas étant considéré comme une organisation «terroriste» par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne, de nombreuses institutions financières refusent d’effectuer des virements vers Gaza par peur de sanctions.
«CELA FAIT DIX MOIS QUE NOUS NE SOMMES PLUS PAYÉ»
Le gouvernement du Hamas a théoriquement cédé le pouvoir à Gaza le 2 juin à un gouvernement de personnalités indépendantes né de sa réconciliation avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui chapeaute l’Autorité palestinienne. Mais il continue de facto à contrôler l’enclave côtière déchirée durant l’été par une guerre avec Israël qui a tué près de 2 200 Palestiniens et plus de 70 Israéliens.
Après la réconciliation, le Hamas avait exigé que le nouveau gouvernement paye les salaires de ses fonctionnaires. Le Premier ministre Rami Hamdallah a affirmé début septembre que son gouvernement avait été menacé de «boycott» par la communauté internationale s’il accédait à cette demande. Depuis des mois, plus de 50 000 fonctionnaires du Hamas ne touchent plus un dollar de salaire. Les employés des secteurs militaires et de la sécurité ne sont pas concernés par les paiements de mardi.
Le Hamas s’est félicité de ces versements et dit espérer qu’ils soient «un pas positif vers un paiement mensuel des fonctionnaires civils et militaires». Hana al-Absi, employée de la justice à Gaza, a salué «un pas positif pour tous les fonctionnaires».«Cela fait dix mois que nous ne sommes plus payés, j’ai accumulé des dettes, je dois encore payer le loyer et le transport scolaire de mes enfants», a pour sa part affirmé Oum Youssef, une autre employée du service public.

La sénatrice Esther Benbassa dépose une proposition de résolution sur la reconnaissance de l’Etat palestinien

Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne et l’ensemble du groupe écologiste du Sénat ont déposé le jeudi 23 octobre 2014 une proposition de résolution sur la reconnaissance de l’Etat palestinien.
La sénatrice et ses collègues écologistes considèrent en effet que, même si les marges de manœuvre diplomatique se révèlent étroites, tout vote symbolique en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien aux côtés de l’État israélien - dont toutes les parties doivent reconnaître l’existence et le droit à la sécurité – constituerait un pas en avant pour une paix juste et durable.
Considérant que le nombre croissant de tels votes pourrait insuffler un regain de détermination chez les dirigeants des pays qui composent l’Union européenne pour passer des mots aux actes, les sénateurs souhaitent que le Gouvernement français reconnaisse sans délai l’État palestinien souverain et démocratique sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem comme capitale des deux États et l’invite à tout mettre en œuvre pour faire aboutir sur le terrain la solution négociée de deux États indépendants contigus.

Pour une actrice d’Harry Potter : « Israël est responsable de l’antisémitisme »

Citant le quotidien The  Gardian, le site Le Monde Juif Info  rapporte que l’actrice Miriam Margolyes, 73 ans, qui a joué le professeur Sprout dans Harry Potter et la Chambre des Secrets, a accusé Israël d’être responsable de la montée de l’antisémitisme lors de l’opération Bordure protectrice à Gaza. « Je déteste le Hamas, » a déclaré l’actrice issue d’une famille juive de Biélorussie, « mais ils ont été élus démocratiquement et le comportement d’Israël n’est pas acceptable. Il y a eu un jeu troublant », a-t-elle ajouté lors d’une interview à Radio Times .  Toujours selon Le Monde Juif Info,  Miriam Margolyes a également affirmé:  « J’ai de la chance ils m’aiment [les Juifs], et on a toujours besoin d’un comptable juif », a poursuivi l’actrice ajoutant que « l’antisémitisme est horrible et ne peut pas être défendue », mais Israël a « une part de responsabilité » dans la montée de l’antisémitisme en Grande Bretagne lors de l’opération Bordure protectrice.

Calme relatif à Jérusalem, tensions sur le front diplomatique

Un calme relatif a régné mardi à Jérusalem, sous haute surveillance policière, mais les tensions entre Palestiniens et Israéliens ont gagné la scène internationale, le Conseil de sécurité de l'ONU décidant de se réunir en urgence mercredi.
Les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont censés débattre de la poursuite de la colonisation, après une nouvelle annonce israélienne sur le sujet lundi.
Le Conseil de sécurité a déjà dit par le passé que les colonies israéliennes dans les territoires occupés et à Jérusalem-Est n'avaient aucune «validité légale» et faisaient obstacle aux efforts de résolution du conflit israélo-palestinien.
Cela ne dissuade pas Israël. Malgré les troubles qui agitent Jérusalem-Est depuis quelques mois et qui se sont aggravés dernièrement, le gouvernement israélien a annoncé lundi son intention d'accélérer les plans pour la construction de 1000 logements à Jérusalem-Est.
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a encore signifié son inflexibilité mardi, alors même que se profilait la réunion du Conseil de sécurité, pas encore annoncée à ce moment-là, mais déjà demandée par la Jordanie, jouant habituellement le rôle d'intermédiaire pour les Palestiniens.
«Tout comme les Français construisent à Paris et les Anglais construisent à Londres, les Israéliens construisent à Jérusalem (...) Nous avons construit à Jérusalem par le passé, nous construisons en ce moment même à Jérusalem, et nous continuerons à construire à Jérusalem», a déclaré M. Nétanyahou.
Frustration internationale 
La veille, il avait anticipé les critiques à venir et parlé de «droit absolu» à construire dans les quartiers juifs de Jérusalem-Est, bien que la communauté internationale considère comme illégales l'annexion et l'occupation par Israël de cette partie palestinienne de la ville.
Même si les détails manquaient encore mardi sur les programmes de construction, Washington et l'Union européenne ont souligné combien de tels projets compliquent la recherche d'une solution à un conflit vieux de plus de 65 ans.
Dans un contexte de grande frustration de la communauté internationale devant les faibles perspectives de paix, mais aussi de dégradation des relations israéliennes y compris avec Washington, M. Nétanyahou a accusé implicitement les États-Unis et l'Union européenne de pratiquer un «deux poids, deux mesures (...) inacceptable» dans leurs critiques.
La poursuite de la colonisation n'est pas seulement considérée comme une entrave majeure à la paix et l'une des causes de l'échec de la dernière initiative américaine en avril. Elle est aussi l'un des facteurs de l'aggravation récente des tensions entre Israéliens et Palestiniens, globalement dressés contre tout ce qui relève de l'occupation.
Le maire juif sur l'esplanade des Mosquées 
Mais elle n'est pas le seul. Pour les Palestiniens, toute la «situation de crise à Jérusalem-Est occupée» doit être débattue au Conseil de sécurité.
Le statut de l'esplanade des Mosquées en particulier, vénérée par les musulmans et les juifs, cristallise les tensions.
Les musulmans s'alarment de l'intention prêtée au gouvernement israélien d'autoriser les juifs à y prier. Ils s'indignent de ce qu'ils considèrent comme des provocations de la part de juifs autorisés à visiter les lieux. Le premier ministre israélien s'est encore défendu lundi de vouloir changer les règles sur l'esplanade.
Dans ce contexte, le maire juif de Jérusalem, Nir Barkat, a effectué mardi sur l'esplanade une visite potentiellement délicate. Il s'agissait pour lui de «se rendre compte de la situation et mieux comprendre les problèmes sur le site», selon ses services.
La visite s'est déroulée sans incident, a indiqué la police. La fondation Al-Aqsa, une branche du Mouvement islamique, organisation anti-sioniste de défense des intérêts musulmans, a cependant exprimé l'extrême sensibilité musulmane devant de telles visites et a dénoncé une «prise d'assaut» de l'esplanade de la part du maire.
Jérusalem a connu une journée «relativement calme», à l'exception de quelques confrontations entre de jeunes Palestiniens et des policiers israéliens, a dit à l'AFP un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Les policiers ont à nouveau répondu aux jets de pierres par des gaz lacrymogènes et des projectiles assourdissants, notamment dans le quartier troublé de Silwan, a-t-il dit.
En Cisjordanie occupée, des soldats israéliens ont blessé quatre Palestiniens lors d'échauffourées dans le village de Yabad dans le nord, selon des sources militaires israéliennes et médicales palestiniennes.
La patrouille israélienne a été attaquée par des jets de pierres en entrant dans le village, ce à quoi elle a répondu par des tirs d'avertissement, selon une porte-parole de l'armée. Les Palestiniens continuant à jeter des pierres, les soldats ont «tiré sur les principaux instigateurs» de l'attaque selon elle, précisant qu'il y a eu quatre Palestiniens blessés sans que leurs vies soient en danger.

La répression s’accentue contre Bi’lin, village phare de la lutte contre le mur et l’occupation

A Bi’lin où chaque vendredi, depuis des années, s’organisent des manifestations non violentes, avec le soutien de militants israéliens et internationaux, l’armée redouble de répression. Depuis des positions surélevées, les soldats tirent sur les manifestants, et envahissent ensuite les maisons du village, les asphyxiant de gaz lacrymogènes.
Israël ne supporte pas la non violence. Elle y répond par encore plus de violence, depuis des années. Plusieurs militants pacifiques ont été tués à Bilin, d’autres, comme le jeune fils de Iyad Byrnat ont été blessés et sont handicapés. Un militant israélien a perdu un oeil étant donné la puissance et la toxicité des cartouches de gaz lacrymogène lancées sur les manifestants du vendredi.
Israël ne leur pardonne pas d’avoir réussi à obtenir, à force de ténacité, la restitution, par un avis de la Cour suprême d’une partie des terres que le mur leur volait. (Il volait la moitié des terres de Bi’lin et "n’en vole plus actuellement que le tiers"). Mauvais exemple pour tous les autres palestiniens qui pourrait croire que la lutte paie.
Par Roy Wagner*
Au cours des dernières semaines, les soldats israéliens attendent les manifestants sur l’ancienne route, près du monument en souvenir du regretté Bassem Abu Rahma, qui a été abattu à bout portant par une grenade de gaz lacrymogène tirée à grande vitesse et vraisemblablement assassiné intentionnellement. (L’armée israélienne a refermé l’enquête sur le meurtre sans acte d’accusation.)
Depuis des positions surélevées, les soldats tirent sur les manifestants qui tentent de se frayer un chemin le long de la "route de la liberté." Ensuite, les soldats descendent vers les zones habitées du village et remplissent les maisons avec des gaz lacrymogènes.
Les soldats ont récemment mis le feu à un bâtiment qui se dresse entre l’ancienne route et la nouvelle. L’armée a émis un ordre de démolition pour un terrain de jeu qui y était construit. Lors de la dernière manifestation, un résident du village m’a dit que 20 de ses oliviers, qui sont situés de l’autre côté du mur, avaient été incendiés. L’arrestation de manifestants et les agressions en garde à vue, pratiques qui étaient devenues plus rares ces dernières années à Bil’in, redeviennent courantes.
Selon le photojournaliste Haitam al-Hatib, les soldats ont attaqué le village samedi dernier, confisquant des outils agricoles et menaçant de démolir une autre maison. Abdallah ABURAHMA, l’un des leaders de la lutte non-violente dans le village, qui a été reconnu comme un "défenseur des droits de l’homme" par l’Union Européenne et un "prisonnier de conscience" par Amnesty International, a de nouveau été reconnu coupable par la cour militaire israélienne de "Résistance à l’Occupation" (« entrave au travail d’un soldat") et est susceptible de retourner en prison.

L’objectif des manifestants n’a pas changé depuis 2005. Ils ne sont pas "protestants." Ils ne sont pas « l’expression d’une opinion". Ils ne participent pas dans le « jeu de la démocratie », dont les règles ne s’appliquent pas aux territoires occupés, où chaque manifestation est considérée comme illégale. L’objectif des manifestants est d’abattre le mur et passer de l’autre côté afin d’atteindre leurs terres (sur lequelles siègent des positions militaires et la colonie de Modi’in Illit).

Palestiniens, internationaux et militants israéliens manifestent contre la barrière de séparation et l’occupation dans le village de Bil’in en Cisjordanie, le 17 Octobre 2014. (Photo par Ahmad Al-Bazz / Activestills.org)

Les chances que les terres volées soient rendues à leurs propriétaires légitimes par une sorte d’arrangement juridique ou politique est proche de zéro. Les habitants de Bil’in le savent. La demande de rejoindre les terres de l’autre côté de la barrière est celle qui incarne la demande de mettre fin à l’occupation et au régime de l’Apartheid sur les deux côtés du mur. La réponse aux protestations reste la même, qu’il s’agisse de chants ou de jets les pierres, que les manifestants soient en mesure d’approcher le mur ou restent loin de là, l’armée utilise des grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène, des balles enrobées de caoutchouc ou des tirs réels. La violence contre la vie par des soldats surarmés et blindés contre des manifestants non armés.
De temps en temps, quelqu’un dans l’armée en arrive à la conclusion que son temps est venu de mettre un terme à ces manifestations. Il invente de nouvelles" tactiques ", de nouvelles « armes », les nouvelles "menaces." Mais après plus de 10 ans de protestations, il n’y a vraiment rien de nouveau. Les manifestants savent tous les scénarios. Malgré tout, les manifestations continuent et aussi loin que je peux voir, ils vont continuer à avancer pour de nombreuses années à venir. Comme ils le font dans Ni’lin, Ma’asara, Kufr Qadum, Nabi Saleh et d’autres villages.
Je ne sais pas si l’escalade à Bil’in aujourd’hui, qui se passe près de 10 ans après la première manifestation en 2005, a à voir avec l’opération "Bordure protectrice", ou avec la résistance croissante à Jérusalem-Est, ou avec les caprices du commandement local. Je ne sais également pas combien de temps durera l’escalade. Peut-être une semaine ou deux ? Peut-être un autre manifestant sera tué.
Chaque semaine quelques dizaines d’Israéliens et d’internationaux viennent à Bil’in rejoindre quelques dizaines de Palestiniens pour protester. Chaque fois après un certain temps, une grande manifestation a lieu.
Je ne vais pas prétendre que les Israéliens supplémentaires à venir pour les manifestations feront pencher la balance. Le public israélien, qui est incapable de faire pression efficacement sur le gouvernement pour modifier ses politiques de santé, de logement et d’aide sociale, ne sera probablement pas le seul à mettre fin à l’occupation. Ceux qui ne parviennent pas à protéger les droits des pauvres et des citoyens israéliens vulnérables vivant en Israël ne seront probablement pas en mesure de sauver les habitants de Bil’in. Les manifestations hebdomadaires continueront avec nous ou sans nous.
Mais dans un endroit où quelqu’un comme le pacifique Abdullah AbuRahma est condamné pour "incitation", peut-être, à tout le moins, cela peut aboutir à inciter les autres à se battre contre l’occupation. Pour continuer et résister à Bil’in et dans d’autres endroits. Pour continuer et résister sur les deux côtés du mur qui divise Bil’in. Pour continuer et résister afin de maintenir une infrastructure de résistance, de sorte qu’un jour, quand les conditions politiques changeront, quand quelque chose changera ici, cela aussi changera à Bil’in.
Roy Wagner est un activiste israélien qui a assisté aux manifestations à Bil’in les cinq dernières années. Cet article a été publié sur le site 972.
(Traduction AMM pour CAPJPO-EuroPalestine)

mercredi 29 octobre 2014

Un haut responsable américain aurait traité Netanyahou de"couard"

Alors que les relations entre "Israël" et les Etats-Unis sont pour le moins détériorées, certains responsables estimant même qu'elles ont touché le fond, un haut fonctionnaire américain ayant requis l'anonymat a évoqué le "manque de courage politique" du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, allant jusqu'à le qualifier de "couard" (chickenshit, en anglais), a rapporté mardi soir le magazine américain The Atlantic.
Selon Jeffrey Goldberg, le correspondant du magazine, les principaux responsables de l'administration Obama considèrent Netanyahou comme manquant de vision politique sans autres aspirations que de gagner les soutiens de la frange la plus radicale de son électorat.
Le côté positif de Netanyahou est le fait qu'il a peur de déclencher des guerres. Son côté négatif est le fait qu'il ne fera rien pour aboutir à un accord avec les Palestiniens ou avec les Etats arabes sunnites. La seule chose qui l'intéresse est de se protéger d'une défaite électorale. Il n'est pas Rabin, il n'est pas Sharon, il n'est certainement pas Begin. Il n'a aucun courage", écrit Jeffrey Goldberg.
L’actuelle administration US a l'intention de jeter Israël sous le bus
Le ministre de l'Economie Naftali Bennett a répondu durement à l'article, en disant que "le Premier ministre n'est pas une personne privée, mais le chef de l'Etat juif et du monde juif. Ces paroles sévèrement blasphématoires contre le Premier ministre israélien sont blessantes pour des millions de citoyens israéliens dans le monde et pour les Juifs ".
Bennett, le chef du parti de la droite religieuse nationaliste "Habayit Hayehudi", a ajouté que si ce qui a été cité est vrai, "l'actuelle administration (américaine, ndlr) a l'intention de jeter Israël sous le bus".
Un porte-parole de la sécurité nationale des États-Unis a quant à lui tenté de minimiser le niveau de tension entre les deux pays. «Nous ne croyons pas qu'il y ait une crise dans la relation. La relation reste toujours aussi forte et les liens entre nos nations sont inébranlable."
Le site israélien Ynet révélait vendredi que le ministre israélien de la guerre Moshé Ya'alon avait été empêché de rencontrer de hauts responsables américains durant sa visite à Washington en raison de la colère de l'administration Obama suite aux critiques israéliennes virulentes contre le secrétaire d'Etat John Kerry.
Le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid lançait il y a quelques jours une mise en garde, affirmant qu' "il y a une crise avec les Américains qu'il est nécessaire de gérer comme une crise".
"Nous ne pouvons prétendre qu'il n'y a pas de crise. Nos relations avec les Etats-Unis sont vitales et tout doit être fait pour mettre un terme à cette crise", ajoutait Yaïr Lapid.

"Israël" achète une seconde escadrille de chasseurs furtifs F-35

Les Etats-Unis vont vendre à l’entité sioniste une seconde escadrille de chasseurs furtifs F-35, ont rapporté mardi les médias israéliens.
Le quotidien Haaretz affirme que l'accord, conclu par le chef du Pentagone Chuck Hagel et son homologue israélien, Moshe Ya'alon, concerne "au moins" une vingtaine d'appareils.
Le ministère israélien de la guerre n'a pas souhaité confirmer cette information pour l'instant.
Le Jerusalem Post a révélé, quant à lui, qu' « Israël » a signé un contrat de 2,75 milliards de dollars (€ 2,17 milliards) en 2012 pour l'acquisition d'une escadrille de chasseurs 19 F-35 de chez Lockheed Martin et a reçu l'approbation du Pentagone pour l'achat de 75 appareils supplémentaires.
L'acquisition des F-35 permettra à Israël de déjouer les défenses anti-aériennes ennemies. Les deux journaux affirment que la livraison de la commande initiale devrait débuter d'ici la fin de 2016 pour s'achever en 2018. Les premiers avions de la deuxième escadrille devraient commencer à arriver en 2019, ajoutent les deux quotidiens.
Selon le Jerusalem Post, les deux ministres ont finalisé l'accord il y a quelques jours.
Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Washington avec en toile de fond de nouvelles tensions entre les deux alliés causées par les critiques israéliennes à l'égard de la politique étrangère de l'administration Obama, l'annonce de nouvelles constructions dans les implantations et à Jérusalem-Est ainsi que les remarques du secrétaire d'Etat John Kerry sur le lien entre la montée en puissance de groupes takfiristes et le conflit israélo-palestinien.
Ces appareils, qui sont disponibles en version décollage vertical ou pour porte-avions, ont été affectés par des retards de production et des dépassements de coûts.
Prévus pour remplacer les avions de combat de l'armée de l'Air, de la Marine et du corps des Marines américains et soutenu par un consortium de 8 pays, ce programme est le plus cher de l'histoire militaire des Etats-Unis avec un budget de 395,7 milliards de dollars.

Le Centre de la paix et le Forum des enfants victimes de guerre organisent une formation pour soutenir psychologiquement les enfants traumatisés

Ziad Medoukh

Mardi 28 octobre 2014
Le lundi 27 octobre 2014 , le Centre de la paix de l’université Al-Aqsa   en coopération avec le Forum des enfants victimes de guerre , a organisé une formation pour l’équipe du Centre chargée du  soutien psychologique des  enfants traumatisés
Cette formation a été assurée par Monsieur Ghassan Rdwan, directeur du Forum, qui est venu  préparer l’équipe du Centre à de nouvelles techniques d’animation, mais surtout,  travailler, dans le domaine du soutien psychologique des enfants, avec les jeunes animateurs du Centre, dans les différentes structures  et différents quartiers.
 Monsieur Ziad Medoukh, coordinateur du Centre de la paix, a remercié  le formateur de sa venue et de son intervention auprès des jeunes, dans le cadre d’une formation pratique. Il a ajouté que son Centre profite de toutes les expériences à Gaza et dans le monde dans le domaine de la formation au soutien psychologique afin de développer les compétences de ses jeunes. Il a insisté sur la nécessité de travailler avec le Forum dans les jours qui viennent, dans différentes structures de la bande de Gaza, notamment avec l’équipe du Centre composée de jeunes motivés et formés.
Puis, Monsieur Ghassan Rdwan a commencé sa formation qui duré plus de trois heures. Il a insisté sur les techniques d’animation avec les enfants. Il a expliqué comment, au travers des activités variées et des exercices pratiques, les jeunes pourraient inciter ceux-ci à participer à toutes les activités proposées dans une séance de soutien. Il a mentionné que ces techniques peuvent  favoriser le dynamisme et le travail collectif et éveiller l’attention des enfants.
Ceux-ci , a-t-il dit, sont connus pour leur grande imagination  et pour leur capacité à créer, capacité qu'on se doit d'exploiter afin de proposer des solutions à tous leurs problèmes, notamment ceux liés à la violence et à la guerre. 
Il a demandé aux jeunes présents à cette formation de travailler ces techniques entre eux en insistant sur la nécessité d’être souple avec les enfants, d'être toujours à leur écoute et de les aider à s’exprimer et à parler, soit via l’expression artistique verbale soit via l'expression artistique non verbale, afin de créer un climat de confiance.
Il a donné des conseils pratiques et des orientations  afin qu'ils puissent  les appliquer lors de leur travail de soutien sur le terrain, en mentionnant trois points essentiels !
-Observer le comportement  des enfants pendant les activités et  animations proposées.
-Les encourager à s’intégrer facilement dans le groupe.
- Varier les activités et les adapter, selon l’âge et les centres d’intérêts
Les jeunes étudiants ont beaucoup apprécié ces orientations pratiques et se sont dit prêts à les appliquer avec les enfants dans les différentes structures.