jeudi 16 octobre 2014

Donateurs de Gaza : le risque d’une reconstruction qui à nouveau n’aboutira pas ?

La conférence des donateurs pour la reconstruction de la bande de Gaza doit éviter les pièges dans lesquels les précédentes initiatives sont tombées.

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Les gens se rassemblent autour des décombres d’un immeuble où au moins 20 membres de la famille d’Al Najar ont été tués par une frappe israélienne à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 26 juillet 2014 - Photo : AP/Eyad Baba
Il y a un air de déjà-vu. Le 12 octobre, la communauté internationale s’est réunie au Caire pour promettre 5,4 milliards de dollars destinés à la reconstruction de Gaza. C’est plus d’un milliard de dollars en plus que ce qui a été demandé dont un milliard de la seule part du Qatar. Le besoin ne s’est jamais autant fait sentir. Gaza devenait « invivable » avant même la destruction sans précédent et le désordre causés par les bombardements israéliens.
À l’heure actuelle, la situation est des plus désastreuses.
Le coût des dégâts occasionnés par les derniers affrontements a été estimé à 4 milliards de dollars. En 2009, un montant comparable de 4,4 milliards de dollars a été promis à la suite de l’opération militaire israélienne « Cast Lead » (« opération Plomb Durci »). Cette aide n’a jamais été apportée. La plupart des projets de reconstruction dont Gaza avait désespérément besoin n’a jamais vu le jour. La reconstruction des habitations, des hôpitaux, des écoles, de l’approvisionnement en eau, des égouts et des centrales électriques n’a jamais eu lieu, non pas parce que les donateurs n’ont pas tenu leurs promesses mais parce que convoi des matériaux requis n’était pas autorisé à atteindre Gaza.
Maintenant que la conférence des donateurs a eu lieu, en grande pompe comme à l’habitude de ce genre d’évènement, il est essentiel d’apprendre les leçons de l’opération Cast Lead. Il ne suffit pas de promettre des sommes énormes. Israël doit donner l’assurance que les biens seront autorisés à Gaza, et une assurance aussi fiable que de l’acier durci. Il doit aussi y avoir la promesse que l’exportation puisse reprendre afin que l’économie gazaouie en pleine déroute puisse se remettre sur les rails.
Des initiatives contrecarrées
Je travaillais aux Nations Unies en tant que chef de bureau à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au moment de l’opération Cast Lead. J’ai été intimement impliqué dans les interventions d’urgence et les initiatives qui firent suite au cours des cinq années suivantes pour soutenir le rétablissement. Il n’y a jamais eu de rétablissement.
Tous nos efforts ont été contrecarrés par l’obstruction et la bureaucratie distordues et désorientantes d’Israël.
Ils nous ont baladés dans tous les sens en négociant combien de camions seraient autorisés, quand le passage serait ouvert, quelles informations étaient requises pour que les biens soient autorisés, combien de permis allaient être délivrés aux convoyeurs de l’ONU, et j’en oublie. L’espoir d’une évolution positive était revenu, tout particulièrement après l’incident du Mavi Marmara et l’escalade du conflit en novembre 2012, mais nous n’en avons été que plus déçus.
Les donateurs ont promis un montant de 5,5 milliards de dollars pour reconstruire Gaza.
Les choses seront-elles différentes cette fois-ci ? Les détails du « Plan Serry » ont été divulgués la semaine dernière. Ce plan qui place l’ONU et les autorités palestiniennes au centre des initiatives devrait faire en sorte que suffisamment d’aide et de matériaux de reconstruction soient autorisés à Gaza.
Les Nations Unies estiment que Gaza a besoin de 89 000 habitations. Ce chiffre inclut les 18 000 habitations détruites ou rendues inhabitables au cours de l’opération Protective Edge et le déficit précédant la crise de 71 000.
À l’allure où les matériaux de construction atteignent actuellement Gaza, il faudrait 18 ans pour importer tous les matériaux nécessaires. Cependant, si le plan fonctionne, ce sera un pas de géant vers la fin du blocus et la reconstruction des infrastructures gazaouies décimées.
L’hiver approche
Gaza fait également face à des enjeux de santé majeurs. Les 62 hôpitaux et cliniques détruits lors du récent conflit doivent être reconstruits. L’état actuel de l’équipement hospitalier est déplorable. Il doit être remplacé et des systèmes adéquats doivent être mis en place pour assurer la maintenance et la réparation. Des milliers d’individus ont été blessés et la région doit bénéficier d’une libre entrée du personnel médical, des médicaments et de l’équipement. Il faut un investissement dans les ressources pour réhabiliter les infrastructures communautaires. Alors que l’hiver approche, des abris décents doivent être construits pour les dizaines de milliers de personnes qui sont encore déplacées.
Il nous faut être clair sur les conséquences d’un échec. Sans la restauration et l’expansion des installations d’eau potable, d’électricité, de traitement des eaux usées, de santé et d’enseignement, la vie à Gaza deviendra intenable en 2020. La situation pourrait même se détériorer plus tôt étant donné que l’approvisionnement en eau ne pourra tenir qu’en 2016. J’étais à Gaza, chargé d’une mission médicale au cours d’un bref cessez-le-feu pendant la guerre. J’ai été témoin du désespoir de voir les choses changer, d’entrevoir un avenir meilleur. On parlait d’émigration et nous avons vu, pour la première fois, l’apparition tragique des bateaux de réfugiés palestiniens.
La reconstruction de Gaza doit être entreprise au cœur d’un projet de plus grande ampleur pour un État palestinien, à la fois en Cisjordanie et à Gaza. Les ministres des affaires étrangères européens ont été clairs : le retour du statu quo à Gaza « n’est pas envisageable ».
Le ministre des affaires étrangères norvégien Boerge Brende a dit, à la suite de la conférence, qu’il s’agissait « d’un fort signal de solidarité envers le peuple palestinien ». De nos jours, Gaza reste un exemple flagrant de l’échec à l’international de la médiation des conflits de notre époque, mais les promesses du 12 octobre représentent une autre chance « d’y arriver, cette fois-ci ». Si ce n’est pas le cas, il faudra alors se préparer à une reprise du conflit dans un avenir proche.

Tony Laurance est le directeur général de l’Aide médicale à destination des Palestiniens et ancien directeur de l’Organisation mondiale de la santé en Palestine.

13 octobre 2014 - AL-Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.com/indepth/op...
Traduction : Info-Palestine.eu - Alex C.

Gaza, comme un boomerang


Le vote a claqué comme une gifle à la face d'un Benjamin Netanyahu plus que jamais boudiné dans ses fausses certitudes. Par 274 voix contre 12, la Chambre des communes s'est prononcée pour une reconnaissance de l'État palestinien, réveillant du coup chez nombre d'Israéliens les vieux démons des batailles qu'ils n'ont cessé, depuis 1948, de gagner et d'une guerre qu'ils n'arrêtent pas de perdre, celle de l'opinion internationale.
Bien sûr nous avons eu droit, dans les jours qui ont suivi la prise de position du Parlement britannique, à l'habituelle litanie des explications sur mesure : il est entendu que la décision des honorables MP n'est pas contraignante. De plus 364 des 650 membres de l'Assemblée avaient préféré se faire porter absents. Enfin, piteuse parade, Londres vient de miner, nous assène-t-on comme une évidence, les chances d'une solution pacifique d'un conflit vieux de deux tiers de siècle.
Peu importe dès lors que Matthew Gould, ambassadeur à Tel-Aviv de Sa Gracieuse Majesté, ait mis en garde l'État hébreu contre cette bombe à retardement que constitue la multiplication des points de peuplement dans les territoires occupés. Et puis,de quel poids, je vous le demande, pèse sir Alan Duncan, un ancien ministre, qui n'a pas hésité à comparer une telle politique à « une forme d'apartheid » ? Quant à Grahame Morris, initiateur du projet voté lundi au palais de Westminster, il a raté une belle occasion de se taire. Tel est l'essentiel de l'argumentaire que l'État hébreu oppose à la déferlante hostile qui, depuis l'opération « Bordure protectrice » lancée le 7 juillet dernier, n'a cessé de gagner en intensité.
Ancien ambassadeur à Washington, Michael Owen a eu la sage idée de recommander à son gouvernement de ne pas sous-estimer l'importance de la démarche des parlementaires anglais. Le Royaume-Uni, a-t-il noté en substance, est l'un des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, où la cause palestinienne figure à l'ordre du jour dès le mois prochain. Il suffira de neuf voix pour qu'une motion soit adoptée enjoignant à Israël de fixer une date à son retrait de la rive occidentale du Jourdain (Cisjordanie). Et pour enfoncer le clou, cette constatation : les Palestiniens sont plus intelligents à la manœuvre que nous.
Isaac Herzog, chef du Parti travailliste et leader de l'opposition, parle, lui, de « défaite » pour Netanyahu et son ministre des Affaires (qui lui sont) étrangères, Avigdor Lieberman, et évoque « un vent glacial qui souffle sur nous, en provenance de tous les coins de la planète ». L'ex-chef du Mossad Efraïm Halevy n'est pas tendre lui non plus, qui constate un changement d'attitude à l'égard de son pays et invite « Bibi » à tenir compte des voix qui montent de la rue européenne.
De fait, tout indique que nombre de nations du Vieux Continent s'apprêtent à emboîter le pas à Londres. Romain Nadal, porte-parole du Quai d'Orsay, s'il juge que « tôt ou tard il nous faudra reconnaître l'État palestinien » ne va pas jusqu'à avancer une date. L'Irlande, le Danemark et la Finlande sont les prochains sur une liste qui compte déjà 135 des 193 membres de l'organisation internationale. Sur le plan pratique, l'Union européenne a promis un apport de 450 millions d'euros à Gaza, ce territoire ayant déjà obtenu en une décennie près de 1,3 milliard d'euros. Une broutille au regard des milliards que reçoit annuellement Israël, mais qui ne traduit pas moins une empathie grandissante qui devrait commencer à inquiéter le tortionnaire des Palestiniens.
Détail douloureux pour certains Israéliens : le geste de lundi venait de la patrie d'Arthur Balfour, l'homme qui avait promis aux juifs, dès 1917, un « foyer national » en Palestine. Cette année 2014, la coalition de bric et de broc au pouvoir a accéléré comme jamais auparavant le rythme des annexions qui ont culminé avec l'annonce en septembre de l'expropriation d'une énorme superficie, la plus importante de ces trente dernières années, désormais adjointe à Etzion, non loin de Bethléem.
La bande de Gaza, les points de peuplement : voilà les deux casseroles que traîne Netanyahu, dont la ligne de défense consiste pour l'heure à ignorer les messages que lui fait parvenir la communauté internationale et à multiplier les gestes hostiles, le dernier en date, hier même, se traduisant par une limitation de l'accès à l'esplanade des Mosquées, désormais ouverte aux fidèles juifs, y compris les extrémistes de droite.
Face à cette intransigeance, John Kerry n'a vraiment pas besoin de reprendre son inutile marathon diplomatique. Le tango ? D'Astor Piazzolla, qui l'a sorti des maisons closes de Buenos Aires, nous savons qu'il faut être deux pour le danser.

Durant sa saison, l’huile d’olive pleure à chaudes larmes !

La vigne, le blé, les légumes, tous les produits palestiniens sont visés par les occupants sionistes, mais surtout l’olivier. L’olivier palestinien connaît une longue histoire avec l’agression sioniste.
En effet, tous les prétextes sont bons pour que l’olivier palestinien soit anéanti. Une fois pour élargir une quelconque colonie, une autre fois pour sécuriser la rue empruntée par les colons. Une troisième fois pour consacrer une zone aux militaires. Mais le but final reste la confiscation et la judaïsation des terrains palestiniens.
Youssef Abou Mariya est actif dans les comités de la résistance contre la colonisation et le mur de séparation discriminatoire. Il confirme que les sionistes des colonies de Letwana, Sousia, Sourif, Beit Amer, de l’ancien bourg d’Al-Khalil, la rue principale de l’est du département, des villages de Beit Awwa, Dir Al-Assal, Athna, Tarqomiya et d’autres villages ne cessent pas leurs agressions. Ils coupent les arbres et empêchent les fermiers d’atteindre leurs terres.
Abou Mariya informe notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que plusieurs zones d’Al-Khalil ont été le sujet d’agressions sionistes. L’olivier en est la première victime. A Sourif, quelque quatre cents hectares de terrains palestiniens riches en oliviers ont aussi confisqués. Les occupants sionistes interdisent à leurs propriétaires d’y entrer pour les travailler. A Beit Amer, plus de quatre-vingts oliviers ont été déracinés, ces derniers mois. Des centaines d’arbres ont aussi été endommagés dans la zone de Yatta et à l’ouest d’Al-Khalil. Malgré tous ces agissements, des comités de volontaires se sont constitués dont l’objectif est d’aider la population dans la cueillette des olives.
Pour sa part, Mohammed Switti, du village de Beit Awwa, à l’ouest d’Al-Khalil, dit au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que les forces sionistes d'occupation avaient installé leur mur de séparation discriminatoire sur les terrains palestiniens. Des centaines d’oliviers ont été anéantis. De plus, des sangliers ont été relâchés dans les fermes palestiniennes et des tirs y sont pratiqués. Tout est bon pour terroriser les familles palestiniennes, pour les empêcher d’atteindre leurs terres, pour voler leurs terres.
Mohammed Switti souligne que les forces sionistes d'occupation s’entraînent vers le mur de séparation discriminatoire, au moment où commence la saison de la cueillette des olives. Ces entraînements ne sont pas innocents ; ils sont menés pour terroriser la population palestinienne et pour l’empêcher d’arriver à sa terre pour la travailler.
Des scènes douloureuses
Ce n’est pas uniquement à Al-Khalil que l’olivier souffre. Partout dans les villes et les villages palestiniens, l’olivier est coupé, incendié, endommagé.
Un récent rapport international confirme que 62% des terrains agricoles de la Cisjordanie, dit Salah Al-Khawaja, expert en affaires de colonisation, sont contrôlés par les occupants sionistes. 19% de ces terrains se trouvent derrière le mur de séparation discriminatoire, des terrains riches en oliviers. De plus, les occupants sionistes contrôlent 85% des sources d’eau, ne laissant qu’une quantité insuffisante aux Palestiniens.
La plupart des villages de la Cisjordanie sont le sujet de menaces perpétuelles de la part des colons et de l’armée de l’occupation sioniste, surtout ceux de Naplouse et d’Al-Khalil.
Les terrains d’Al-Khalil sont le sujet d’une judaïsation croissante. Plus de 65% de ces terrains sont dévorés par les occupants sionistes, de plusieurs façons, par les colonies, par les zones naturelles protégées, par les routes déviatrices.
Par conséquent, l’olive en souffre énormément et pleure de chaudes larmes.

Kerry cherche à empêcher les Palestiniens d'aller à l'ONU

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, travaille pour créer un nouveau plan de compromis pour le proposer aux deux parties palestinienne et israélienne et constitue une option alternative à la direction des Palestiniens aux Nations Unies, par une demande de fixer un calendrier pour le retrait d'Israël des territoires occupés.
Des responsables israéliens ont confirmé que Kerry a proposé au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, les lignes larges de son plan, à la lumière de la préoccupation européenne croissante à la reconnaissance d'un Etat palestinien.
Le journal hébreu "Haaretz" a déclaré, mercredi 15/10, que le plan de Kerry s'appuie sur la reprise des négociations sur la base des frontières de 1967, avec l'échange de territoires.
Le journal a cité des responsables israéliens, en disant que l'administration américaine est préoccupée par la mesure palestinienne qui provoquerait une grave crise entre Israël et les Palestiniens et représente une cherche d'empêcher la confrontation politique.
"Les Américains ont clairement dit à l'AP qu'ils utiliseront le veto contre le projet de la décision palestinienne dans le Conseil de sécurité, mais au même temps les Etats-Unis recrutent les pays arabes dans la coalition internationale contre le "Daash" (EI), dont l'administration américaine fera tous les efforts pour empêcher telle mesure", selon le journal.
Le journal a rapporté des responsables israéliens, en disant: "Malgré l'échec des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens en Mars dernier, et l'entrée de l'initiative américaine à l'arrêt, cependant, le ministre américain des Affaires étrangères, est revenu le mois dernier pour travailler intensivement par elle".
Il est à noter que Kerry a rencontré le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, il y a deux semaines à New York, et selon les responsables israéliens, Kerry a confirmé qu'il croit qu'il y a encore une chance de faire avance dans le processus de paix dans un sens positif, soulignant qu'après ses pourparlers avec le président palestinien Mahmoud Abbas, est sorit avec l'impression que le seul moyen d'arrêter cette mesure aux Nations Unies est de proposer une alternative sérieuse.
"Les responsables israéliens ont dit que Netanyahu n'a pas refusé la proposition de Kerry, mais il semblait non-excité, selon le journal hébreu. 

Al-Bardaouil : Nous n’échangerons pas la reconstruction de Gaza contre la destruction d’Al-Aqsa

Un responsable du mouvement de résistance islamique Hamas, Salah Al-Bardaouil, a déclaré que Gaza n’échangera pas la reconstruction de Gaza contre la reconstruction de la mosquée bénie d’Al- Aqsa. Le mouvement ne fermera pas les yeux sur ce sujet. Il appelle l’AP à mettre fin à la coordination sécuritaire avec l’entité sioniste afin de riposter  à la judaïsation de la mosquée.
Al-Bardaouil a déclaré ce mercredi 15/10 au soir, lors d’une manifestation organisée par le mouvement Hamas à Khan Younis au sud de la bande de Gaza en guise de soutien à la mosquée Al -Aqsa que « S’il y a des personnes qui tentent d’échanger Al Qudss contre la reconstruction de Gaza, nous répondons avec sincérité que celui qui construit ne peut détruire, et que celui qui construit sa maison à Gaza ne permettra jamais la destruction de la mosquée Al Aqssa »
Il ajoute : « Celui qui construit des valeurs, une morale et une civilisation ne peut détruire la mosquée Al-Aqsa qui est le symbole des valeurs, de la civilisation et du dogme. A tous ceux qui tentent de faire croire aux autres que nous sommes dans le besoin vital de reconstruire nos maisons qui ont été détruites par l’occupant et que donc [nous sommes prêts à accepter] la destruction d’Al Aqssa, ou simplement à fermer les yeux face à sa destruction ou accepter ce crime nous leur disons : vous faites erreur ! »
Le responsable dans le mouvement Hamas a souligné que l’entité sioniste, les Etats-Unis d’Amérique et l’occident ne pourront pas nous faire oublier ce qu’il se passe à Jérusalem occupée en essayant de propager l’extrémisme et le sectarisme dans les pays arabes »
Il poursuit en s’adressant à l’occupant : « Même si les arabes vous ont fait croire que notre affaire est close en s’alliant avec vous, et que le moment de récolter ce que vous avez semé et de judaïser la mosquée Al-Aqsa est venu, qu’il est temps de répéter l’expérience de la mosquée Ibrahimi en le séparant temporellement et spatialement sous les yeux des dirigeants du monde arabe et musulman, nous vous disons avec fierté et confiance en Dieu que vous ne pourrez jamais détourner l’attention [des Palestiniens] de la mosquée Al-Aqsa pour laquelle nous somme prêts à donner nos vies »
Al-Bardaouil a appelé les peuples arabes et islamiques à se révolter pour soutenir la mosquée Al- Aqsa « et à ne pas rester sous l’emprise de ces régimes qui ne courent que derrière leur pouvoir »
Il a aussi appelé l’AP en Cisjordanie occupée à mettre fin à la coordination sécuritaire avec l’entité sioniste, il souligne que toute personne qui collabore avec l’entité contre la résistance et la finance paiera pour avoir collaboré contre les musulmans »
En réponses aux déclarations du président Mahmoud Abbas dans lesquels il avait déclaré qu’«il n’y a pas d’avenir pour un pays dont la moitié [de ses habitants] sont des milices », Al-Bardaouil a répliqué : « Ces hommes ne sont pas des milices Abbas (…) Nous ne pouvons pas imaginer le président de notre peuple considéré les résistants comme des milices ! Ce sont des hommes, des Héros. Bientôt tu sauras et ils sauront qui sont les Hommes »
La mosquée Al-Aqsa est le théâtre depuis quelques jours de violents affrontements entre les forces de l’occupation et les fidèles qui se sont regroupés dans ses cours dans le cadre de l’interdiction d’entrée aux fidèles et des procédures sécuritaires renforcées pendant que des centaines de colons attaquaient la mosquée.

Sit-in de solidarité avec le prisonnier gréviste de la faim Raed Moussa

Les habitants du village de Silat Dhaher dans le sud de la ville de Jénine au nord de la Cisjordanie occupée ont confirmé leur soutien à la grève de la faim menée par le prisonnier Raed Moussa, qui poursuit sa grève de la faim pour le 27ème jour consécutif pour protester contre sa détention administrative.
C'est à l'occasion d'un sit-in populaire organisé par les habitants du village de Silah Dhaher la nuit dernière, tout en insistant sur l'importance d'activer la solidarité avec les détenus administratifs et le prisonnier gréviste de la faim Raed Moussa.
Les manifestants ont répété des slogans de solidarité avec Moussa, condamnant le silence de la communauté internationale envers la cause des détenus administratifs dont le nombre augmente jour après jour.
Dans le discours de la famille du prisonnier Raed, la famille a confirmé la nécessité d'interagir avec le captif Raed, ce qui reflète la question de tous les prisonniers administratifs, soulignant la fermeté de Raed dans sa grève de la faim malgré les harcèlements continus.

Une délégation internationale arrive à Gaza pour suivre la reconstruction

Ali Hayek, chef de l'Association des hommes d'affaires palestiniens, a déclaré qu'une délégation d'observateurs internationaux est arrivée hier mercredi 15/10, à la Bande de Gaza pour suivre le processus de reconstruction de Gaza.
L'Agence turque de presse Anatolie a cité de Hayek que la délégation se penchera sur le processus de livraison des matériaux de construction qui entreront dans l'enclave et la nature de leur utilisation, expliquant que le processus de reconstruction de la Bande de Gaza va bientôt commencer, sans apporter de calendrier précis.
Il a souligné qu'il a maintenu des matériaux de construction, qui sont arrivés avant-hier mardi à la Bande de Gaza dans les centres de l'UNRWA jusqu'au début du travail des observateurs internationaux.
Hayek a déclaré que davantage de matériaux de construction vont entrer dans la Bande de Gaza, après l'ouverture du passage de Karem Abou Salem par les autorités de l'occupation israélienne à la fin des fêtes juives.

Un jeune homme blessé par les tirs de l’occupation à Beit Ummar

Un jeune homme a été blessé hier soir (15-10) dans des affrontements avec l’occupation à Beit Ummar de Khirbet Safa au nord d'Hébron occupé.
Dans le même contexte, un autre jeune homme a pu échapper aux balles tirées par des soldats de l'occupation après avoir jeté des pétards vers une force militaire dans la ville.
L'agence "Safa" a cité, selon le porte-parole local du Comité Populaire Contre le Mur et les Colonies Mohamed Awad, que le jeune homme Moussab Munir Radwan Akhlil (20 ans) a été blessé par deux balles en métal dans son côté droit et son pied lors d'un raid effectué par les forces d'occupation de la zone de Safa, au nord de Beit Ummar.
Il y a eu des affrontements entre les jeunes et les soldats israéliens qui ont tiré des balles en caoutchouc et en métal et des gaz lacrymogènes vers les citoyens, blessant un jeune par deux balles en métal et causant la suffocation de dizaines d’autres.
Le jeune blessé a été transporté par le Croissant-Rouge à Beit Ummar au complexe médical à Halhoul, tandis que les autres ont été soignés sur le terrain.
Dans un contexte lié, une force militaire sioniste a tiré des balles réelles en direction du jeune homme qui a jeté des pétards vers les soldats israéliens à Abou Tawk dans la ville de Beit Ummar mais ce dernier a réussi à s’échapper.

L’AP libère Shawamreh après un mois d’arrestation

Les services de renseignement de l’AP à Jéricho ont libéré hier (15-10) Nafedh Shawamreh de Dura au sud d'Hébron après 30 jours de son arrestation sous le prétexte de participer dans une marche de soutien avec Gaza.
La famille Shawamreh a confirmé au « Centre Palestinien d'Information » qu’elle restera au service du mouvement islamique et qu’elle continuera à participer aux évènements malgré toutes les pratiques des dispositifs de l’AP.
«Les prisons ne terrorisent pas les hommes et les éducateurs » a déclaré la famille en ajoutant « l’enlèvement de notre fils pendant 30 jours s'inscrit dans le cadre de la guerre psychologique pratiquée par les services de sécurité sur les citoyens afin de réduire leur solidarité avec la résistance ».
Elle a aussi indiqué des membres du renseignement de l’AP, en coordination avec des parties dans le Bureau de l'éducation au sud d’Hébron, ont tenté d’intimider l’épouse de Shawamreh qui travaille à son tour comme enseignante à l’école de Kharsa à Dura. Elle a même reçu une lettre signée par le directeur de l'éducation dans le sud d’Hébron la menaçant et l’empêchant d’effectuer un sit-in en face du service de renseignement à Hébron pour demander la libération de son mari.
Shawamreh a été arrêté plus d'une fois par l'occupation sioniste et a passé deux ans en détention en plus de son arrestation pendant plusieurs mois par l'Autorité.

Hébron : un citoyen tué par les forces de sécurité

Un citoyen a été tué jeudi matin (16-10) par les forces de sécurité palestiniennes dans des affrontements armés entre les forces de sécurité et des personnes "recherchées" à Haret Abu Sneineh dans la région sud de la ville d'Hébron, au sud de la Cisjordanie occupée.
L'agence "Safa" a cité selon des sources locales et des témoins que le citoyen Bilal Rajbi (27 ans) a été touché par une balle dans la poitrine dans les affrontements qui ont eu lieu suite à une opération de recherches menée par le service de la sécurité.
Elle a souligné que Rajbi était recherché depuis plusieurs années.
Dans ce contexte, les mêmes dispositifs ont arrêté un certain nombre de personnes recherchées dans cette campagne et ont confisqué plusieurs véhicules.

Avertissement de l’aggravation de la situation des prisonniers à l'approche de l'hiver

Le club des prisonniers a averti de l’aggravation de la situation des prisonniers à l'approche de l'hiver et le manque de couvertures ainsi que la poursuite des sanctions imposées par l’administration pénitentiaire depuis mi-Juin dernier.
Le Club des prisonniers a déclaré dans un communiqué jeudi que par les prisonniers vont commencer à mener des étapes de protestation au cas où l’administration pénitentiaire n’arrête pas les sanctions. 
A la prison d’Eshel, les prisonniers ont affirmé qu’ils ont commencé à souffrir du froid la nuit en raison de la quantité limitée de couvertures dont ils disposent surtout que l’administration a interdit l'entrée des couvertures apportées par les familles, notant qu’ils sont alors obligés de les acheter à la "cantine" et que leur coût est élevé. Les prisonniers se sont aussi plaints de la mauvaise qualité de la nourriture qui leur est fournie.
En revanche, les prisonniers ont envoyé plusieurs lettres de protestation à l'administration pénitentiaire, cependant et jusqu’à aujourd'hui, il n'y a pas eu de réponses ou de solutions sérieuses.

Le ministère de la Santé appelle à sauver la situation sanitaire à Gaza

Le ministère de la Santé dans la bande de Gaza a lancé un appel de détresse à toutes les autorités officielles et internationales ainsi qu’à tous les libéraux du monde pour sauver la situation sanitaire dans la Bande de Gaza.
Le porte-parole du ministère Ashraf al-Qudra a appelé dans un communiqué publié jeudi à intervenir pour sauver la situation sanitaire dans la bande de Gaza en raison de la pénurie de carburant qui menace la vie des patients.
Le secteur de la santé dans la bande de Gaza a subi des crises successives en raison du manque de médicaments et du manque de budget annuel en plus de l'incapacité à fournir un certain nombre de services importants en raison du manque de moyens et ceci, à cause du blocus imposé sur la région depuis des années.

L’occupation ferme le passage de Kerem Shalom sous prétexte des fêtes juives

Les autorités d'occupation sionistes ont fermé jeudi matin (16-10) le passage de Kerem Shalom au sud-est de la bande de Gaza face à la circulation des marchandises et des aides à la bande de Gaza sous prétexte des fêtes juives.
L’occupation avait ouvert partiellement le passage hier pour l'entrée d'environ 120 camions chargés d'aide, en plus de produits pour les secteurs agricoles et commerciaux, ainsi que la pompe de quantités limitées d'hydrocarbures.
Le passage d’Abu Salem est le seul passage commercial à partir duquel sont introduits les biens et le carburant à la bande de Gaza, notant que les autorités israéliennes le ferment le vendredi et le samedi de chaque semaine.

Reconnaissance de la Palestine : Londres sous pression

Le vote est symbolique, mais il met David Cameron dans une situation inconfortable.
Les députés britanniques ont approuvé lundi 13 octobre par 274 voix contre 12 une motion appelant le gouvernement à reconnaître un Etat palestinien.
Le Premier ministre britannique s’est empressé de préciser qu’il ne comptait pas changer de politique étran­gère, rappelant qu’à ses yeux la ­reconnaissance d’un État palestinien doit être le résultat de négociations entre Israël et la Palestine.
La colère d'Israël
Ce vote a provoqué la colère d’Israël, qui a ­estimé qu’il "sape les chances d’atteindre une paix véritable", alors que l’Autorité paestinienne saluait au contraire "un pas important en direction de la justice et de la paix".
Selon le député travailliste Grahame Morris, à l’origine de la motion, le vote du Parlement britannique pourrait inciter d’autres pays européens à en faire de même. La semaine dernière, la Suède avait déjà annoncé qu’elle allait reconnaître l’Etat de Palestine, comme l’on déjà fait jusqu’à présent 134 pays.

mercredi 15 octobre 2014

Benoît Hamon veut pousser Paris à reconnaître la Palestine

Les députés "proposent que l'Assemblée nationale adopte une résolution invitant le gouvernement français à reconnaître l'Etat de Palestine au côté de l'Etat d'Israël".
Trois députés socialistes, dont l'ex-ministre Benoît Hamon, ont proposé mercredi 15 octobre que l'Assemblée nationale adopte une résolution invitant à une reconnaissance française d'un Etat palestinien.
Dans un communiqué publié deux jours après le vote en ce sens du Parlement britannique, Benoît Hamon (Yvelines), Gwenegan Bui (Finistère) et François Loncle (Eure), tous trois membres de la Commission des Affaires étrangères, "proposent que l'Assemblée nationale adopte une résolution invitant le gouvernement français à reconnaître l'Etat de Palestine au côté de l'Etat d'Israël".
Le rôle de la France est de tout faire pour inciter les parties prenantes à engager à nouveau de solides négociations devant aboutir à la création d'un Etat palestinien, meilleure garantie possible pour la sécurité de l'Etat d'Israël", estiment-ils.

"Un acte politique fort"
"Un vote de l'Assemblée nationale française, après celui du parlement britannique, serait un acte politique fort pour démontrer la détermination de la communauté internationale à trouver une issue pacifique et durable au conflit israélo-palestinien", ajoutent ces députés.
Les parlementaires britanniques ont adopté lundi soir par 274 voix contre 12 une motion appelant le gouvernement britannique à "reconnaître un Etat palestinien aux côtés de l'Etat d'Israël".
Début octobre, le Premier ministre suédois Stefan Löfven avait annoncé que son pays allait reconnaître l'Etat de Palestine, une première pour un pays occidental de l'UE.

Israël : Le ministre Ya’alon croit plus aux "intérêts" qu’à la paix

Dans une interview d’une rare franchise, au journal "Israël Hayom", le ministre israélien de la Défense, Moshé Ya’alon, explique pourquoi il refuse un État Palestinien souverain. Une vision implacable.
Après l’Assemblée générale de l’ONU, les parlementaires britanniques ont symboliquement "reconnu" un État Palestinien. Jeudi 16 octobre, la Suède fera sans doute de même. La France considère qu’il faudra le faire "un jour", mais à condition que cela serve la paix (manière élégante de botter en touche). D’autres pays avaient montré la voie, ou bien l’emprunteront demain. Mais à quoi bon reconnaître un État qui ne dispose ni de frontières, ni de souveraineté ? Israël se satisfait du "statu quo" qui lui évite d’être responsable de la vie de millions de Palestiniens, tout en bloquant l’avènement d’un État pleinement souverain, ce qui signifierait des frontières, une armée, ne serait-ce que pour se défendre, des ports, des aéroports, etc.

Qu’ils appellent ça "Empire Palestinien" !
Dans une interview au journal "Israël Hayom", le ministre israélien de la Défense Moshé Ya’alon énonce avec une rare clarté ce qu’est aujourd’hui la vision stratégique du gouvernement de Benyamin Netanyahou : le conflit cessera, dit-il, lorsque le dernier de nos ennemis comprendra que nous sommes là pour toujours. Or "Abbas n’a jamais dit qu’il se contenterait d’un accord reposant sur les frontières de 1967. Il n’a pas renoncé au droit au retour des réfugiés. […] Ce n’est pour lui qu’une étape. Les Palestiniens veulent détruire l’État Juif." Par conséquent, poursuit-il, on peut donner aux Palestiniens l’autonomie mais jamais un État à proprement dit. Quant à savoir si Abbas est toujours "un partenaire pour la paix", Ya’alon répond qu’il peut être considéré comme "un partenaire pour la discussion, un partenaire pour gérer le conflit".
Même s’ils infirment le discours prononcé en 2009 par Netanyahou à l’université de Bar Ilan dans lequel il avait semblé accepter le principe de "deux États", ces propos ne sont pas complètement surprenants. Plus intéressante est la vision qui les sous-tend : "Nous devons nous libérer de l’idée que tout se résume à une seule option qui s’appelle 'État Palestinien'. En ce qui me concerne, ils peuvent même l’appeler 'Empire Palestinien', je m’en moque, à partir du moment ou il est démilitarisé. […] Ce n’est pas un "statu quo" mais un "modus vivendi" qui sert nos intérêts. Appelez ça comme vous voulez, la séparation politique [entre nous et eux] est déjà réalisée, ce qui est une bonne chose, elle est importante. Je suis favorable à ce qu’on renforce la gouvernabilité, l’économie, la faculté des habitants à vivre dans la dignité et le confort. État ou pas État ? Laissons de côté la terminologie."
Les intérêts communs priment sur les conflits
Pour Moshé Ya’alon (et jusqu’à preuve du contraire pour Netanyahou) les intérêts priment sur les conflits. Pour la droite israélienne, la paix ne dépend pas de traités (comme celui d’Oslo qui est considéré comme un "raccourci" qui a débouché sur une impasse), mais de l’endroit où se rejoignent les intérêts. Or, "les intérêts n’ont besoin ni d’accords, ni de cérémonies".
Ce raisonnement s’appuie sur l’expérience de la paix avec l’Égypte et la Jordanie. Si les relations sont bien meilleures que ce qu’il paraît, c’est parce qu’Israéliens, Égyptiens et Jordaniens y trouvent un intérêt commun, et pas parce qu’un traité a été signé : entre Israël et ses voisins modérés, il n’y a pas de normalisation mais, selon Ya’alon, la simple convergence d’intérêts qui garantit la paix. C’est au nom du même raisonnement que le ministre balaye les questions sur les tensions sans précédent entre son gouvernement et l’administration Obama. En résumé : il y a des désaccords, mais nous en avons aussi entre nous (Israéliens). Mais nos intérêts communs sont plus importants.
On peut critiquer une telle vision, objecter qu’un peuple ne peut éternellement accepter de vivre sous occupation, que l’expérience de Gaza montre qu’Israël risque de devoir faire la guerre régulièrement sans pouvoir se débarrasser définitivement (le ministre de la Défense le reconnaît lui-même) de cette menace terroriste à sa frontière. Ya’alon explique que son pays a appris à vivre avec, que cela fait partie du "modus vivendi".
On l’aura donc compris, même s’il devait y avoir une reconnaissance diplomatique massive de l’État Palestinien, Israël se ferait une raison. Tant que les États arabes sunnites partagent des intérêts géopolitiques avec Israël. Tant que les Palestiniens considèrent qu’ils ont plus intérêt au "modus vivendi" qu’à une nouvelle "Intifada".

Prisonniers palestiniens : interview de Sahar Francis, directrice d’Addameer

Sahar Francis, qui milite depuis une vingtaine d’années contre la violation des droits des prisonniers palestiniens, va venir prendre la parole le 1er novembre aux Docks de Paris. Elle tient toutefois à faire remarquer que la plupart de ses collègues au sein de son association Addameer, ne pourraient pas faire ce déplacement, car Israël leur interdit de se déplacer à l’étranger !
Depuis combien de temps travaillez-vous pour la défense des prisonniers palestiniens et qu’est-ce qui vous a amenée à vous en occupez ?
Depuis 1996, j’ai commencé en tant que bénévole à Addameer, afin d’essayer de savoir comment se déroulaient les interrogatoires et de rendre visite aux prisonniers incarcérés par Israël. J’avais aussi des amis qui travaillaient à l’époque dans différentes ONG comme YMCA, Alternative Information center, et qui furent arrêtés par l’armée israélienne. J’ai donc été amenée à leur rendre visite en prison, au nom d’Addameer.
Combien Addameer emploie-t-elle de personnes pour faire tout ce travail ? Et quelels sont vos ressources financières ?
Nous sommes 10 femmes et 14 hommes à plein temps pour des milliers de prisonniers palestiniens. Au début, les ressources financières d’Addameer ne reposaient que sur des fonds de donateurs palestiniens locaux et individuels. A partir de la deuxième intifada, se sont ajoutées des subventions d’autres ONG et du gouvernement palestinien, mais Israël n’ cessé de multiplier les arrestations arbitraires, les cautions à payer par les familles, qui sont en outre souvent privées des revenus du travail du père ou des fils de la famille .
Quels sont les pires problèmes auxquels vous êtes confrontés ?
Addameer a été créé en 1991 à Jérusalem par des militants des droits de l’homme, par d’anciens prisonniers et par des avocats, afin de défendre les prisonniers politiques palestiniens dans les tribunaux militaires de l’occupant et pour soutenir leurs familles dont les droits sont violés.
Nous avons constamment subi des restrictions et des attaques depuis que nous existons. Nos bureaux ont été l’objet de raids israéliens en 2012 ; trois de nos collègues ont été arrêtés la même année. L’un d’entre eux, Ayman Nasser, coordinateur de notre section juridique, vient d’être ré-arrêté. Notre président, Abdellatif Gaith a l’interdiction depuis 3 ans de se rendre en Cisjordanie, alors qu’il vit à Jérusalem, une injonction qui vient d’être prolongée jusqu’en mars 2015.
Il a également l’interdiction de voyager à l’étranger jusqu’en février 2015. Une interdiction très courante dont sont actuellement affligés d’autres salariés d’Addameer, également interdis de sortie.
Et pendant les grève de la faim des prisonniers en 2011 et 2012, Israël a en plus interdit à nos avocats de rendre visite aux prisonniers.
Est-ce que les avocats palestiniens sont autorisés à rendre visite aux prisonniers à l’intérieur des prisons israéliennes ?
La plupart des avocats palestiniens qui ont une carte d’identité palestinienne ne peuvent accéder aux prisons israéliennes où sont détenus les Palestiniens. Il leur faut une autorisation spéciale qu’israël leur délivre rarement.
Les avocats palestiniens, qui ont la citoyenneté israélienne, ont plus de possibilités mais subissent également des restrictions et interdictions, contre lesquelles nous portons plainte, souvent sans succès, mais nous ne renonçons pas.
Des centaines de familles se voient également interdire la possibilité de rendre visite à leurs proches. Pour des raisons dites de « sécurité » elles se voient refuser le permis d’entrer en Israël, notamment quand elles sont de Gaza. Israël annule régulièrement toutes les possibilités de visites en provenance de la bande de Gaza, et les parents doivent attendre plusieurs mois pour faire une nouvelle demande, sans être sûrs qu’elle aboutisse.
Quand Gilad Shalit a été arrêté à Gaza, c’est l’ensemble des prisonniers palestiniens originaires de la bande de Gaza qui ont été privés de visites pendant près de 5 ans !
La cour suprême israélienne que nous avons saisie à ce sujet, a décrété qu’elle n’était pas apte à intervenir sur cette question, soi-disant « non-humanitaire », selon ses dires.
Comment expliquez vous qu’aucun gouvernement se proclamant démocratique n’ait pris de sanctions pour faire abolir la détention « administrative » pratiquée par Israël, une détention sans charge ni procès pour des durées illimitées ?
La détention dite administrative n’est qu’une des nombreuses violation des droits de l’homme et nous n’avons pas connaissance d’une seule interventions de ces pays démocratiques pour faire cesser les crimes de guerre et crimes contre l’humanité, perpétrés par Israël.
La communauté internationale pratique le deux poids, deux mesures quand il s’agit d’Israël, en raison du soutien inconditionnel que lui apportent les USA et l’Europe. Et on a pu le voir à nouveau cet été, lors de l’agression de Gaza.
Israël torture pratiquement tous les prisonniers palestiniens, y compris les enfants. Pourquoi des pays comme la France ne déposent-ils pas plainte, alors que la Convention Internationale contre la torture leur en fait l’obligation ?
C’est une question très difficile car les pays « démocratiques » veulent tellement protéger Israël, qu’ils en viennent y compris à modifier leur législation, comme l’ont fait l’Espagne et l’Angleterre en ce qui concerne les poursuites pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. En outre les preuves des tortures sont très difficiles à apporter. Car au moment où nous avons la possibilité de voir les prisonniers, les traces lorsqu’il y en avait, ont disparu. Sans compter le fait que nous ne connaissons jamais l’identité des tortionnaires.
Interview réalisée par CAPJPO-EuroPalestine

Le Hezbollah condamne les violations israéliennes d’AlAqsa

Le Hezbollah a condamné les violations récurrentes contre la mosquée d’AlAqsa à Jérusalem-est occupée, estimant que les Israéliens profitent du mutisme arabe pour agir à leur guise à AlQuds occupée.
Dans un communiqué publié ce mercredi, le parti de la résistance libanaise a dit constater que « les transgressions contre ce lieu saint pour l’Islam sont  devenues une pratique quotidienne, au cours de laquelle les soldats de l’occupation et les colons violent la sainteté  de ce lieu, cassent ses portes, et souillent ses cours, ses escaliers et ses places ».
« Ils blessent des dizaines des fils de Jérusalem qui se dressent seuls pour défendre cette terre bénie et sacrifie leur vie pour la sauvegarder contre les occupants criminels », déplore le texte.
Selon le Hezbollah « cette obstination à porter atteinte à la mosquée d’AlAqsa montre que lessionistes agissent sans crainte ni appréhension, tout à fait satisfaits du silence arabe et de la complicité internationale et qu’ils œuvrent en toute quiétude à faire exécuter leurs plans qui visent à détruire la mosquée d’AlAqsa pour édifier à la place leur temple prétendu ».
Et le communiqué de s’interroger et de conclure : «  le temps n’est-il pas venu pour que notre nation arabe et musulmane prenne au moins une fois l’initiative de défendre ses sacro-saints et de protéger son patrimoine et son histoire. N’est-il pas plus primordial que ses capacités et atouts soient investis  pour défendre la mosquée AlAqsa et tous les sacro-saints musulmans et chrétiens à Al-Quds, au lieu de laisser faire certains de ceux qui manipulent le destin de nos peuples en exploitant les capacités de notre nation pour déchirer son tissus, en semant les zizanies, la discorde et les troubles dans leurs rangs??».

Ces derniers temps, les visites de colons israéliens de ce lieu saint de l’Islam au motif qu’il renferme le temple de Salomon se sont accélérées. Ce qui a inquiète les Palestiniens des territoires occupés qui ont accouru pour le défendre.
Selon le directeur de l’information à la Fondation d’al-Aqsa pour le Waqf, Mahmoud Abou Atta, les intrusions effectuées quotidiennement  dans la mosquée Al-Aqsa visent à la vider des fidèles musulmans et à imposer une nouvelle réalité dans la ville sainte, comme un prélude à la division temporelle de la mosquée.
S’exprimant pour l’agence Ray , il arévélé que 50 colons divisés en deux groupes ont lancé une attaque ce mercredi matin vers 7h30 à partir de la Porte des Maghrébins contre la mosquée puis ont organisé une visite dans les différentes parties de ses cours.
C’est alors que de nombreux Palestiniens de Jérusalem et de l'intérieur occupé se sont rassemblées en bas de la route qui mène à la Porte des Lions afin de les en empêcher, mais la police israélienne les a agressés et blessé un certain nombre d'entre eux. Des femmes ontégalement été agressées à la porte du Pardon.

Abu Atta  a souligné que les fidèles qui se trouvaient à l’intérieur ont résisté aux incursions des colons et les ont empêchés d'achever leur programme.

Les forces d'occupation ont alors resserré le siège aux entrées d’al-Aqsa, y déployant d’importante forces et imposant des mesures de sécurité strictes pour empêcher les fidèles d'y entrer. Ils ont ainsi empêché les personnes de moins de 50 ans et toutes les femmes en général d'entrer dans la mosquée.

Une action BDS réussie dont le prolongement est passé sous silence

Roqayah Chamseddine est une journaliste et commentatrice libano-américaine basée à Sydney. On peut suivre ses tweets : @roqchams et lire ses articles à :Letters From the Underground.

Si la plus grande société de transport maritime d'Israël, Zim Integrated Shipping Services, qui s’autoproclame "l'un des transporteurs les plus importants et de premier plan de l'industrie mondiale du transport maritime de conteneurs", pensait que les problèmes étaient terminés pour elle et ses cargaisons, elle a vite compris qu'elle se trompait. Le mois dernier, Al-Akhbar English publiait un article sur la détermination des militants solidaires de la Palestine de la coalition "Block the Boat" [Bloquons le bateau], qui a empêché le Zim Piraeus, qui bat pavillon israélien, de décharger sa cargaison.

Fin août 2014 - après le déchaînement meurtrier de l'armée sioniste contre les Palestiniens deGaza, près de 3000 militants se relaient pendant 4 jours dans le port d'Oakland (USA) pour empêcher le déchargement du porte-container israélien Zim Piraeus
Le rapport d'enquête a mis en évidence le travail nécessaire de la coalition Block the Boat, dont les membres ont décidé de passer à l'action suite au choc provoqué par les derniers crimes d'Israël contre le peuple de Palestineet l'interminable occupation, et suite à l'appel lancé par la Fédération syndicale générale palestinienne (PGFTU), qui a demandé aux travailleurs du monde entier de refuser de traiter les produits israéliens. Le rapport décrit en détail les résultats des piquets de grève, y compris les effets dévastateurs que les protestations ont eu sur Zim et les sociétés qui ont travaillé avec elle. 
Pendant 4 jours, du 16 au 19 août, les manifestations organisées par la coalition Block the Boat et des militants indépendants ont fait la une en empêchant le Zim Piraeus de débarquer sa cargaison dans le port d'Oakland. Kumars Salehi, doctorant à Berkeley, l'université de Californie, et membre de Students for Justice in Palestine, a participé aux 4 jours d'action historique au cours desquels les militants ont été informés par un docker que "le retard imposé au Zim Piraeus coûtait à l'entreprise 50.000$ toutes les 12 heures." Le mythe de l'armateur israélien qui s'en sort indemne fut rapidement dissipé.
Motivé par le succès de la coalition Block the Boat et d'autres en août, un groupe se faisant appeler le Comité d'action Stop Zim a commencé à organiser des piquets de grève à l'arrivée du Zim Shanghai, un porte-conteneur immatriculé à Hong Kong, le samedi 27 septembre. Ce samedi matin-là, une annonce fut faite dans la salle d'expédition du Syndicat International Longshore and Warehouse (ILWU) pour inciter les travailleurs à refuser de travailler sur le Zim Shanghai. En partie grâce à cette annonce, on a signalé que tous les débardeurs (sauf un) ont refusé de travailler sur le navire, montrant que la base était à une écrasante majorité du côté des manifestants. Des déclarations faites par Clarence Thomas, membre de la section locale 10 de l'ILWU à un débat d'experts à Oakland indiquent que les mois de sensibilisation auprès de la base de la section locale par des participants à la coalition Block the Boat ont contribué grandement à motiver les débardeurs à stopper le travail. Charlotte Silver, journaliste indépendante qui écrit pour The Electronic Intifada, note que "la section 10 de l'ILWU est en fin de contrat depuis juillet, ce qui signifie que les travailleurs ne seront pas payés s'ils ne prennent pas un quart, indépendamment de savoir s'il y a piquet de grève ou un problème de santé ou de sécurité." L'un des manifestants, @violentfanon, qui souhaite être identifié par son nom d'utilisateur de Twitter pour des problèmes de vie privée, a discuté de l'importance de la réponse de l'ILWU avec Al-Akhbar English, affirmant que "ce ne sont pas les travailleurs qui ont refusé de franchir le piquet de grève pour des raisons de santé et de sécurité, comme ils l'affirment habituellement, ils n'avaient même pas pris les bordereaux d'expédition."
Al-Akhbar English a eu connaissance des registres d'expédition des pilotes de la Baie de San Francisco, qui sont responsables de la navigation du Zim Shangaï dans la baie et de l'amarrage dans le port ; ils montrent que la planification des mouvements du Zim Shanghai a changé à plusieurs reprises, vraisemblablement pour interférer avec l'organisation de la manifestation. @violentfanon a discuté de ce qui s'est passé avec Al-Akhbar English : 
"L'heure d'arrivée et la destination du navire ont été modifiés à plusieurs reprises pour tenter de tromper les manifestants, mais ces tentatives ont échoué. Les manifestants avaient de nombreuses moyens pour suivre le navire à la trace, y compris des informations de l'intérieur de la part d'employés du port solidaires, des relations précieuses cultivées par les participants à la coalition Block the Boat tout au long de mois de sensibilisation."

C'est à contrecœur que les partisans d'Israël prennent note d'un modèle de réponse des militants au transporteur Zim, dont les importations incluent des munitions et qui est lié à la production du phosphore blanc utilisé par Israëlcontre la population de Gaza pendant la guerre de fin 2008-début 2009. Un récent éditorial de J-Weekly va jusqu'à dire à propos de BDS que "c'est un modèle qui doit être stoppé", le qualifiant de "pure folie". Une lettre à Sean Whent, chef de la police d'Oakland à propos de Block the Boat, rédigée par l'Organisation sioniste d'Amérique, a protesté contre ce qu'elle a appelé "un problème grave et récurrent à Oaklant", auquel le service de police d'Oakland "doit s'attaquer". Ces réactions montrent simplement combien les supporters d'Israël sont absolument terrifiés par le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions, en particulier à la lumière des avancées consécutives - de Block the Boat et l'adoption des résolutions jusqu'à l'American Studies Association qui a voté l'approbation du boycott des institutions universitaires israéliennes. BDS est passé d'un tigre de papier n'ayant rien d'exceptionnel à un mouvement bien organisé et particulièrement dangereux qui "doit être arrêté".
Les militants de la coalition Block the Boat qui ont organisé les piquets de grève réussis du Zim Piraeus sont en train de planifier une nouvelle action, le 25 octobre [page Facebook], pour empêcher le déchargement du Zim Beijing, avec l'espoir d'attirer près d'un millier de protestataires dans un action puissante similaire à celle d'Août.
Lara Kiswani, directrice du Arab Resource and Organizing Center (AROC) a déclaré : 
"Pour l'organisation du 25 octobre, nous nous coordonnons avec des organisateurs de Block the Boat qui feront des actions de solidarité à Vancouver, Seattle, Los Angeles, Tampa, La Nouvelle Orléans et New York. Collectivement, nous voyons cela comme une campagne à long terme pour perturber la circulation des capitaux d'Israël à travers l'Amérique du Nord. Notre stratégie est de faire que ce soit le plus gênant possible pour n'importe quel port de faire des affaires avec Zim et d'encourager les travailleurs à faciliter ce processus. Et en centralisant la direction de ceux qui sont les plus touchés par Israël Apartheid, la coalition Block the Boat construit un mouvement multiracial, populaire et intersectorielpour faire avancer la solidarité de la communauté des travailleurs et mettre le BDS en action."
Selon @violentfanon, Zim a déjà supprimé toutes les arrivées des navires Zim de son calendrier en ligne dans les ports d'Oakland et de Los Angeles après le 25 octobre, peu de temps après l'annonce de l'action du 25 octobre. "Ces manifestations à Oakland montre à Israël, à tout le moins, qu'il paiera le prix de l'isolement économique pour ses violations répétées du droit international et des droits de l'homme. Une action forte le 25 octobre pourrait signifier la fin de toutes les arrivées de Zim dans le port d'Oakland."
Source : Al Akhbar
Traduction : MR pour ISM

Tensions à Jérusalem: la police limite l'accès à l'esplanade des Mosquées

La police israélienne a annoncé, pour la deuxième fois en une semaine, que seuls les Palestiniens âgés de plus de 50 ans seraient autorisés à prier mercredi sur l'esplanade des Mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem, théâtre de tensions croissantes.
"A la suite d'informations sur l'intention de jeunes Arabes de provoquer des désordres à l'ordre public mercredi, il a été décidé de limiter l'accès à l'esplanade aux fidèles de plus de 50 ans", a indiqué une porte-parole de la police, Luba Samri.
Des heurts avaient éclaté lundi sur l'esplanade entre les policiers et des jeunes Palestiniens repoussés et enfermés dans l'enceinte de la mosquée. Les musulmans ont apparemment perçu comme une provocation l'autorisation délivrée la veille par les autorités à une visite de juifs orthodoxes et de colons israéliens sur le site. Les juifs sont autorisés à se rendre, à certaines heures et sous stricte surveillance, sur l'esplanade, mais n'ont pas le droit d'y prier.
Le ministre israélien de la Sécurité intérieure Yitzhak Aharonovitch a menacé mardi soir de fermer complètement le site si le calme n'y revenait pas. "Nous voulons que le Mont du Temple (nom donné par les juifs à l'esplanade) reste ouvert pour les musulmans et aussi pour les juifs, mais si les juifs ne peuvent plus s'y rendre alors les musulmans non plus", a déclaré à la presse le ministre, cité à la radio militaire.
Les tensions dépassent l'enceinte de la vieille ville de Jérusalem. Mardi soir, une série d'incidents ont été recensés dans plusieurs quartiers de Jérusalem-Est annexée: un autobus transportant des Israéliens a été caillassé, tout comme le tramway, et un policier a été légèrement blessé, alors qu'un Palestinien a été agressé après une altercation sur la route par trois Israéliens qui ont été placés en garde à vue selon la police.

« La Chambre des représentants Jordaniens » exige la levée du siège sur al-Aqsa

La Chambre des représentants de la Jordanie a dénoncé les raids effectués par l'occupation sioniste sur la mosquée d'Al-Aqsa, et l’interdiction aux fidèles et au personnel de la mosquée d’y entrer.
Le conseil a appelé dans un communiqué, dont une copie a été reçue par notre "Centre Palestinien d’Information », aujourd’hui, le gouvernement jordanien à prendre toutes les mesures nécessaires politiques et juridiques pour lever le siège de la mosquée Al-Aqsa et pour prévenir la répétition de telles pratiques racistes contre les lieux islamiques sacrés.
Le Conseil a souligné que les attaques des forces occupantes sionistes sur les lieux saints, notamment la mosquée Al-Aqsa, constituent une grave escalade et une agression flagrante contre les Arabes et les musulmans à travers le monde et une violation des religions célestes, des normes et des lois internationales.
Le Conseil a salué, à la fin de son communiqué, la résistance des Jérusalémites, du personnel d’al-Waqef et des gardes de la Mosquée face à la machine militaire sioniste, soulignant son soutien aux frères palestiniens dans leur opposition légendaire aux pratiques racistes et arrogantes de l’occupation.

L'opposition sioniste : la décision britannique est une énorme défaite pour la politique israélienne

Yitzhak Herzog, député travailliste et chef de l'opposition israélienne , a décrit le vote à la Chambre des communes comme une défaite retentissante pour la politique de l'Etat hébreu, tout en considérant que toute défaite comme ce vote affecte les intérêts israéliens fondamentaux.
Selon la radio publique israélienne, Herzog a critiqué le gouvernement de Benjamin Netanyahu, en disant que Netanyahu a échoué à exercer ses fonctions sur le niveau politique, social et économique.
"Le premier ministre israélien a également échoué dans ses efforts pour lutter contre la hausse des prix", a-t-il ajouté, en l'accusant de détourner la société de ce sujet par l'échange de coups de poing avec Washington.

L’occupation prolonge la détention de 3 mineurs

Les autorités de l’occupation ont prolongé mardi soir la détention de trois mineurs Jérusalemites.
L’avocat du Club des prisonniers, Moufid Al Hadj, a déclaré que la police de l’occupation a prolongé la garde à vue des mineurs Abdelkarim Hadad et Tarek Al Kard, tous deux originaires de la vieille ville [de Jérusalem] pour 24 heures supplémentaires. Ils comparaitront au tribunal de première instance de l’occupation à Jérusalem.
L’occupation a prolongé l’arrestation du mineur Moutassem Rajbi (14 ans), originaire de Shuafat, jusqu’à demain, mercredi.
Dans le même contexte, le tribunal de première instance a décidé la libération de deux Jérusalémites sous conditions. Il s’agit de Wissam Sidr, Mounir Basti. Les prisonniers ont du payer une caution de 250 shekels et apporter le [témoignage] d’une tierce personne.

Descentes, convocations et blessés au sud de Jénine

Les forces de l’occupation sionistes ont mené une vague de descentes contre plus d’une cible dans le gouvernorat de Jénine au nord de Cisjordanie Occupée. Les forces ont aussi délivré une convocation à un citoyen et ont placé des barrages [dans la ville]. 15 citoyens ont été blessés lors des affrontements qui ont éclaté contre l’occupant dans le village d’Anza au sud de la ville.
Des sources locales ont affirmé à notre correspondant que les forces de l’occupation se sont déployées à Wadi Daouq et dans le village de Fahma au sud de Jénine et ont effectué des opérations de fouilles. Les soldats ont été répartis sur la route reliant Fahma et Kafar Raay où ils ont placé leurs embuscades.
Plus de 15 citoyens ont été asphyxiés en respirant le gaz lacrymogène lors des affrontements nocturnes qui ont éclaté entre les forces de l’occupation et les citoyens dans le village Anza au sud de la ville.
Des témoins ont rapporté que plusieurs engins militaires ont attaqué la ville et ont lancé des fouilles dans les alentours de la mosquée du village et de l’entrée principale. Les jeunes les ont accueillis avec des pierres  et des bouteilles vides. Les soldats ont riposté en tirant des bombes à gaz et des balles en métal.
Des citoyens ont également signalé que les personnes qui ont été blessées, l’ont pour la plupart été alors qu’ils étaient chez eux. Les forces de l’occupation ont aussi arrêté des jeunes et leur ont fait subir un interrogatoire sur le terrain.

17 détenues palestiniennes souffrent toujours dans les prisons sionistes

Le Centre d'Ahrar pour les droits de l'homme et les études des prisonniers a souligné l'augmentation du nombre des captives palestiniennes dans les prisons sionistes à 17, après que l'occupant israélien a arrêté hier lundi 13/10 l'ex-prisonnière libérée, Ihsan Dbabesah du village de Nuba dans la province d'Hébron.
Le directeur du centre d'Ahrar, Fuad el-Khafach, a déclaré que l'occupation a arrêté la prisonnière Dbabesah (28 ans), après avoir été convoquée dans le centre d'Etzion près de Bethléem.
La famille de la captive Dbabesah a déclaré dans son entretien au Centre d'Ahrar que l'occupation a arrêté Ihsan après avoir été convoquée quatre fois et menacée de voir sa maison explosée si elle ne répond pas à la convocation.
El-Khafach a démontré que les palestiniennes emprisonnées dans la prison de Hasharon souffrent de conditions de détention très difficiles, en plus de la négligence médicale délibérée contre les malades entre eux, dont Lina Jarbouni qui est arrêtée depuis 13 ans et malade.
Il a appelé les organisations juridiques, les institutions et les mouvements féministes actifs à activer leur rôle en soutenant la cause des prisonnières palestiniennes et travailler pour mettre la lumière sur leur tragédie.

Jérusalem: Des affrontements avec les forces occupantes

Mardi soir, des affrontements avec l’occupation ont éclaté dans la plupart des quartiers de la vieille ville de Jérusalem et les quartiers qui l’entourent après que la mosquée Al Aqssa a été fermée à tous les fidèles de moins de cinquante ans.
Les affrontements ont essentiellement eu lieu dans les quartiers Bab Anadhir, Alwad, Al Tour et Rass Al Amoud. Le passage du camp Shaafat et de Qalandia au nord de Jérusalem ont aussi été le théâtre d’affrontements.
Les forces de l’occupation sioniste ont lancé des bombes sonores et à gaz contre les jeunes [manifestants] et contre les maisons des citoyens dans le quartier Al Tour après que des jeunes aient réussi à endommager la voiture d’un colon.
Les forces de l’occupation procèdent  depuis ce matin à une vague d’arrestations dans la ville de Jérusalem occupée. Jusqu’à présent, pas moins de vingt citoyens ont été arrêtés dont un enfant mineur dans le quartier de Silwan. Une dame a aussi été interpelée à Bab Al Silsila.

Les prisonnières de Hasharon se plaignent de conditions de vie difficiles

Les prisonnières palestiniennes dans la prison de "Hasharon" se plaignent des conditions de vie difficiles comme la propagation des rats dans leur section et leur privation de visites ainsi que l'interdiction de l'introduction de couvertures d'hiver.
L’avocat du Club des prisonniers a cité, selon la représentative de la section la captive Lina Jerboni, que l’invasion des rats dans la section irrite les détenues et en particulier quand ces rats s’infiltrent dans la cantine et se répandent entre les aliments.
Les captives ont ajouté que l'administration pénitentiaire a interdit l’introduction des couvertures et des chauffages pour l’hiver. Elles ont exprimé leur crainte de souffrir encore plus en raison du froid extrême qui leur a causé plusieurs maladies l'année dernière.
Le Club des prisonniers a indiqué que 17 captives se trouvent dans les prisons israéliennes ; la plus ancienne d’entre elles est la captive Lina Jerboni des territoires occupés en 1948, en plus de Dima Sawahrah et Shirin Issawi de Jérusalem, Fida Suleiman, Bushra Tawil et Thouraya al-Bazzar de Ramallah, Donia Waked et Rasmiya Balawna de Tulkarem, Mona Ka'adan et Fida Shaibani de Jénine, Nahil Abu Eisha et Ihsan Dbabsah d’Hébron, Wiem Asideh, Tahrir al-Fanni, Filastin Najem et Samaher Zineddin de Naplouse et Hiba Abu Jaja de Bethléem.

Rapport : 21 enfants palestiniens kidnappés en octobre

Un rapport préparé par le Département de l'information de l'enfant au ministère palestinien de l'information a déclaré que l'occupation israélienne a arrêté 21 enfants durant la première moitié du mois d'octobre.
Le rapport, dont le CPI a obtenu une copie le mercredi 15/10, a démontré que les forces armées de l'occupation israélienne ont intensifié leurs agressions contre les enfants palestiniens depuis début octobre, ce qui exige la nécessité de faire face à la gravité de cette mesure.
Le document a souligné que les attaques des forces armées occupantes ne s'arrêtent pas à l'arrestation, mais plusieurs enfants palestiniens ont été blessés par les attaques des forces armées occupantes et des colons.
Les statistiques de l'institution du Club du captif soulignent que le nombre des enfants palestiniens captifs dans les prisons sionistes s'élève à 250 distribués dans la prison de Megiddo, Ofer et Hasharon.

Zahhar : Les déclarations de Ban Ki-Moon sur les tunnels sont une hypocrisie politique

"Les déclarations de Ban Ki-Moon sur les tunnels reflètent la politique de deux poids deux mesures et une hypocrisie politique", a déclaré Dr. Mahmoud Zahhar, l'éminent dirigeant du mouvement du Hamas.
Dans une brève déclaration dont le CPI a obtenu une copie le mardi 14/10, Zahhar a déclaré que l'arsenal militaire de l'occupation et son réacteur nucléaire sont plus dangereux que les tunnels.
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a déclaré lors de sa visite du tunnel de la colonie "Ein Thalitha": "J'ai toujours condamné l'attaque des roquettes à partir de la Bande de Gaza par le Hamas sur les villes israéliennes, soit par l'air ou via les tunnels souterrains".
Ban Ki-Moon a ajouté : "Personne dans le monde ne peut vivre sous la menace d'une autre personne ou sous la menace de ces tunnels".

Al-Aqsa : Blessés et intrusions des colons

Un certain nombre de fidèles ont été blessés aux portes d'Al-Aqsa ce mercredi matin (15-10), suite à l’agression de la police israélienne tandis que plusieurs colons ont pris d'assaut ses cours à travers la Porte des Maghrébins.
Le directeur de l’information à la Fondation d’al-Aqsa pour le Waqf, Mahmoud Abou Atta, a déclaré à l’agence Ray que des centaines de personnes de Jérusalem et de l'intérieur occupé se sont rassemblées en bas de la route qui mène à la Porte des Lions afin d’empêcher les incursions des colons à la mosquée Al-Aqsa, mais la police israélienne les a agressés et blessés un certain nombre d'entre eux. Des femmes ont également été agressées à la porte du Pardon.
Abu Atta a affirmé que 50 colons divisés en deux groupes ont pris d'assaut la mosquée à 07h30 et organisé une visite dans différentes parties de ses cours.
Il a souligné que les fidèles qui se trouvaient à l’intérieur ont résisté aux incursions des colons et les ont empêchés d'achever leur programme.
Abu Atta a expliqué que les forces d'occupation ont imposé un siège plus resserré qu’auparavant aux portes d’al-Aqsa et ont empêché les personnes de moins de 50 ans et à toutes les femmes en général d'entrer dans la mosquée.
De grandes forces de la police israélienne se sont déployées en ce moment dans toutes les portes de la mosquée et imposé des mesures de sécurité strictes pour empêcher les fidèles d'y entrer.
Il a souligné que les intrusions effectuées chaque jour dans la mosquée Al-Aqsa visent à la vider des fidèles musulmans et à imposer une nouvelle réalité dans la ville sainte, comme un prélude à la division temporelle de la mosquée.

Les colons détruisent sept puits d'eau au nord de la vallée du Jourdain

Les colons ont détruit aujourd’hui sept puits artésiens, dans le cadre de leur célébration de la fête de Souccot qui a lieu aujourd'hui et demain, soulignant leur détermination à priver les palestiniens dans la vallée du Jourdain de toute source de vie.
Des sources locales ont déclaré que les colons venant des colonies construites à Wadi al-Maleh dans la vallée du Jourdain se sont réunis et ont commencé à saboter les puits et les entrées, en prononçant des slogans racistes.
Les sources ont indiqué que les colons s'étaient rassemblés en grand nombre et ont vandalisé les puits dans une ambiance festive afin d’augmenter la colère des bédouins dans la région.
À son tour, le président Aref Daraghmeh du Conseil de villages d’al-Madareb a affirmé mercredi dans un communiqué de presse que des dizaines de colons qui s'étaient rassemblés pour célébrer les fêtes juives ont attaqué plus de sept puits d'eau dans la région d'al-Maleh à Khirbet Samra et vandalisé les couvercles des puits en plus de la destruction d’une partie de ces puits.

Hébron: Arrestation d'un Palestinien et fermeture des entrées du Carmel

Les forces armées de l'occupation israélienne ont arrêté, le mardi soir 14/10, un citoyen palestinien du village de Yatta et ont fermé les entrées du village de Carmel dans le sud de la ville d'Hébron au sud de la Cisjordanie occupée.
Le coordonateur des Comités populaires pour la lutte anti-colonisation et le mur de séparation raciste, Ratib Jabour, a déclaré dans un communiqué de presse que les forces armées occupantes ont arrêté le citoyen Ibrahim Khalil Ibrahim (18 ans) de Yatta.
Elles ont également envahi le village de Carmel et ont fermé ses entrées, tout en érigeant plusieurs barrages militaires dans ces rues, avant avoir occupé les toits des maisons pour fournir la protection pour les milliers de colons qui ont pris d'assaut le parc du village.
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Détérioration de la santé des captifs Mutassim Radad et Naim Chawamreh

L’état de santé des deux captifs Mutassim Radad de Tulkarem et Naim Chawamreh d’Hébron s’est détérioré ce matin.
Le Club des prisonniers a indiqué que l’état de Radad s’est détérioré de manière significative, soulignant qu’il a besoin de soins médicaux intensifs. La poursuite de sa détention met sa vie en danger, sachant que le cas de Radad est le plus dangereux parmi les malades qui sont détenus par l’occupation israélienne et en dépit des nombreuses demandes et des mesures juridiques effectuées pour sa libération, l’occupation ne veut pas le relâcher.
Le captif Radad continue à souffrir, condamné à 20 ans de prison, en raison des nombreuses maladies dont il est atteint. « Son état de santé est de plus en plus grave et surtout avec l’apparition de quelques traces sur son corps » a déclaré l’avocat du club des prisonniers qui lui a rendu visite à la prison de Hadarim ajoutant que « le captif souffre ces derniers temps d’une hausse de la pression artérielle, de problèmes cardiaque et respiratoire, du vertige et de faiblesse dans la vision. Il souffre aussi d’un problème dans les nerfs et de douleurs dans les articulations et ceci lui cause des troubles de sommeil ».
L’état de santé de Raddad est causé aujourd’hui par la négligence médicale qu’il subit depuis son arrestation en 2006. Il devait effectuer une chirurgie depuis des années.
Dans le même contexte, l'ex-captif libéré, Naim Chawamreh est dans un état grave, sachant qu’il a voyagé pour le traitemet, mais ceci n’a eu aucun résultat positif. Sa famille tient l’occupation responsable de l’état du captif vu qu’il souffre de plusieurs maladies depuis son arrestation il y a plus de 20 ans.
Chawamreh avait été libéré l’année dernière pour aller se soigner à l’étranger mais il est revenu sans aucune amélioration.
De son coté, le Club des Prisonniers a indiqué qu’environ 600 malades croupissent dans les prisons de l’occupation dont 160 cas qui doivent être sous surveillance de manière permanente.