samedi 22 mars 2014

Les Palestiniens envisagent un boycott total d’Israël si les négociations échouent

John Reed et John Thornhill, Ramallah, le 19 mars 2014
Les tentatives des États-Unis pour sortir de l’impasse dans les pourparlers pour une paix au Moyen-Orient n’ont abouti à aucun accord sur les principales questions qui divisent les deux côtés, et les Palestiniens sont en train de mettre au point actuellement des plans de réserve face à l’échec attendu des négociations, a déclaré un haut dirigeant palestinien.
Nabil Shaath, responsable des relations internationales du mouvement Fatah qui dirige en Cisjordanie, a fait savoir que les Palestiniens envisageaient de « suivre la voie de l’Afrique du Sud » et de soutenir un boycott total d’Israël, en plus de reprendre les démarches pour une reconnaissance par les organismes internationaux, et notamment par la Cour pénale internationale.
« Nous sommes en opposition totale à la plupart des exigences israéliennes, exigences qui, d’une façon ou d’une autre, ont été acceptées par les Américains, » a dit Mr Shaath mardi, quelques heures après la rencontre de lundi à Washington de Mahmoud Abbas, Président palestinien, avec Barack Obama, Président U.S., et John Kerry, secrétaire d’État.
Il a indiqué que les Palestiniens n’étaient pas d’accord avec ce qu’il a présenté comme étant des propositions israéliennes appuyées par les U.S.A., concernant le statut de Jérusalem, les réfugiés, les frontières et l’exigence israélienne de reconnaître le pays en tant qu’État juif.
« Les Américains n’ont pas joué honnêtement leur rôle de médiateur » a dit Mr Shaath, en faisant ressortir le contraste avec ce qu’il présente comme la volonté de l’Administration Obama de soutenir les exigences israéliennes dans les négociations d’une façon plus stricte que ne l’avaient fait les anciens Présidents U.S., George Bush senior et Bill Clinton, dans les cycles de négociations antérieurs pour la paix. « Ils sont beaucoup plus proches de ce qu’ils pensent convenir pour les Israéliens. »
Mr Shaath a dit aussi qu’à un mois et demi du terme des négociations, la date limite étant avril, « nous sommes plus éloignés que nous ne l’avons jamais été » dans les négociations passées à Annapolis, Taba et Camp David.
Il a affirmé qu’un échec dans les pourparlers mettrait les Palestiniens face à un choix entre « deux directions », dont celle d'un appel au boycott d’Israël. La position officielle de Mr Abbas aujourd’hui est de soutenir le boycott des colonies juives, plutôt qu’un boycott global d’Israël, ce serait donc une initiative qui pourrait amener les Israéliens à réagir en retenant à la source des recettes fiscales ou en retirant les permis de travail aux Palestiniens.
« Si tout s’effondre, ce sera pourtant la seule chose logique à faire », a-t-il dit en parlant du boycott. « Je sais que ça va nous coûter cher, mais nous n’allons pas revenir à la lutte armée, donc la seule chose à faire sera un boycott et une campagne internationale. »
Selon Mr Shaath, les Palestiniens sont en quête d’un forum international pour de nouvelles négociations, comme on l’a vu dans les conflits avec l’Iran et la Syrie, avec les États-Unis impliqués aux côtés de pays européens et d'autres, dont l’Arabie saoudite et l’Égypte.
Ces commentaires sont les dernières manifestations de dirigeants palestiniens et israéliens se positionnant pour un échec des pourparlers.
Mr Kerry la semaine dernière a déclaré lors d’une séance au Congrès que la méfiance entre les deux côtés était plus grande que jamais, tout en affirmant qu’un accord de paix restait possible.
Tzipi Livni, responsable des négociations pour le côté israélien, a déclaré mardi lors d’une conférence qu’Israël pourrait refuser la libération du quatrième prisonnier palestinien, sur un groupe total de 26, prévue pour le 29 mars, si on ne parvenait pas d’ici là à un accord avec les Palestiniens sur un cadre de négociations pour un statut final.
Ce groupe devrait comporter des habitants arabes d’Israël et de Jérusalem-Est convaincus de crimes violents, ce qui a provoqué la colère de certains Israéliens.
Mr Shaath a dit également que si Israël revenait sur cette libération, les Palestiniens déposeraient des demandes d’adhésion auprès d’organismes internationaux où ils pourraient demander réparation pour ses actes dans les territoires occupés, une initiative planifiée depuis longtemps mais différée en raison des pressions des États-Unis et d’Israël.
« Ce serait une violation de l’accord convenu – et cela veut dire que nous saisirions immédiatement la Cour internationale de Justice et la Cour pénale internationale. »
Selon des dirigeants palestiniens, depuis que les négociations ont repris en juillet, 56 Palestiniens ont été tués et près de 900 blessés par les troupes et les forces de sécurité israéliennes, et Israël a commencé la construction de plus de 10 500 logements dans les colonies juives, sur les terres palestiniennes.
 The Financial Times : http://www.ft.com/intl/cms/s/0/dd918620-aeb5-11e3-aaa6-00144feab7de.html?siteedition=intl#axzz2wUUvAjSC
Traduction : JPP pour BDS FRANCEhttp://bdsfrance.org

Jénine : trois jeunes résistants palestiniens assassinés par les troupes d’occupation

samedi 22 mars 2014 - 16h:00
Ma’an News - Al Akhbar
Trois résistants palestiniens armés ont été assassinés et sept autres ont été blessés samedi matin lors d’affrontements avec les troupes israéliennes d’occupation qui ont envahi le camp de réfugiés de Jénine dans le nord de la Cisjordanie, selon des sources palestiniennes.
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Des Palestiniens portent le corps de l’un de leurs trois camarades tués dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie le 22 mars - Photo : AFP/Jaafar Ashtiyeh
Les mêmes sources ont déclaré à Ma’an qu’un grand nombre de soldats israéliens ont encerclé plusieurs Palestiniens armés dans une maison dans le camp, avant d’arroser littéralement la maison de coups de feu .
Les hommes armés ont riposté et trois d’entre eux ont été tués, selon des sources médicales palestiniennes qui ont identifié les victimes comme étant Hamza Abu al-Haija , Mahmoud Abu Zeina et Yazan Mahmoud Basim Jabarin.
Les trois hommes étaient dans la maison d’un de leurs amis, identifié par les habitants comme Hamza Ballas.
Les habitants ont confirmé que Abu al-Haija était un responsable connu de l’aile militaire du Hamas, les Brigades al-Qassam, tandis que Abou Zeina était affilié aux Brigades al-Quds du Jihad islamique. Les soldats israéliens ont attaqué violemment la maison après qu’Abu al-Haija ait refusé de se rendre.
Les troupes israéliennes se sont retirées alors du camp avant que des dizaines de jeunes hommes se précipitent vers la maison. Ils ont confirmé que sept hommes ont été blessés. Ils ont été identifiés comme Mahmoud Kamil Abu Hashish, Rafat Said Ali Uweis, Muamin Abdullah Isam Nashrati, Hussein Abu Tabeikh et Qasam Mahmoud Jabarin.

Les soldats israéliens ont ouvert le feu sur une maison dans le camp de réfugiés de Jénine en Cisjordanie tôt ce samedi, tuant au moins trois Palestiniens, dont un de 17 ans, ont indiqué des responsables.
Un important contingent des forces israéliennes d’occupation a entouré la maison, pour tenter de se saisir de Hamza Abu al-Heja, un membre de 22 ans du mouvement Hamas, la résistance islamique..
Les soldats ont alors ouvert le feu sur la maison après que Heja ait refusé de se rendre, le tuant ainsi que Yazan Mahmoud Basim Jabarin, de 22 ans, et Mahmoud Abu Zeina, de 17 ans.
Au moins sept autres Palestiniens ont été blessés dans l’assaut, selon Ma’an.
D’après les sources citées par l’AFP, le nombre de Palestiniens blessés est de 14, dont deux dans un état critique.
22 mars 2014 - Vous pouvez consulter ces articles à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-palestine.eu

Le mouvement de boycott a donné du pouvoir aux Palestiniens, dit un cofondateur de la plateforme du BDS

vendredi 21 mars 2014 - 22h:14
Adri Nieuwhof
Le mouvement palestinien boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) a créé récemment une attention internationale - et une opposition - sans précédent, y compris venant de dirigeants US, européens et Israéliens. Combien d’entre vous connaissent ses origines ?
J’ai rencontré Adnane Ramadan, un des cofondateurs du mouvement, à Beit Sahour, près de Bethléem en Cisjordanie occupée, en 2005, l’année où l’appel palestinien pour le BDS a été lancé.
Ramadan est né et a grandi dans le camp de réfugiés de Deisheh à Bethléem. Après qu’il reçut son diplôme de l’Université de Bethléem, il a travaillé à l’unité de recherche de l’agence de Beit Sahour de la YMCA.
J’ai interviewé Adnane par Skype pour avoir ses opinions sur la façon dont le mouvement s’est développé près de neuf ans plus tard.
Il a aussi parlé de l’histoire du BDS, en soulignant un point important et souvent négligé : le mouvement a été conçu et fondé par des Palestiniens, en Palestine.
Maintenant, dit-il, il donne des résultats bien au-delà des attentes initiales.
Adri Nieuwhof : Quelles raisons principales vous ont aidé à concevoir et à lancer l’appel BDS ?
Adnane Ramadan : Nous nous sommes rencontrés quand vous organisiez un atelier pour le Plaidoyer pour une Initiative de la Palestine Occupée et des Hauts du Golan (OPGAI) où nous avons discuté de l’appel pour le BDS.
À l’époque, je coordonnais ce réseau et je coordonnais le Plaidoyer pour une Initiative Conjointe de la YMCA et de la YWCA. De là je suis un cofondateur de la campagne BDS et j’ai servi au secrétariat de la campagne pendant plusieurs années.
C’était juste un an après l’avis consultatif de la Cour internationale de justice sur la construction par Israël du mur d’apartheid en Cisjordanie occupée.
Il y avait beaucoup de discussions parmi les organisations de la société civile et d’autres dans la société palestinienne sur le moyen de donner aux mouvements de solidarité un outil solide avec une vision claire basée sur une analyse profonde du conflit entre la Palestine et les Israéliens. Nous trouvions très inspiratrice l’expérience de l’Afrique du Sud.
Il y avait aussi l’idée de suivre cette expérience du peuple sud-africain. Particulièrement parce qu’à cette époque-là les gouvernements étaient très loin de mettre la moindre pression sur Israël.
Nous avons décidé de nous adresser aux organisations de la société civile du monde entier avec un appel et une stratégie unifiés. Nous avons demandé à une organisation internationale de donateurs de soutenir un atelier avec des gens d’Afrique du Sud et du mouvement international de solidarité avec l’Afrique du Sud. Alors nous vous avons invité ainsi que Bangani Ngeleza d’Afrique du Sud à venir à Beit Sahour.
L’issue de notre atelier a été d’envoyer l’appel pour le BDS. Nous nous sommes coordonnés avec les réseaux palestiniens pour envoyer ensemble l’appel avec le Réseau des ONG palestiniennes (PNGO), Ittijah — coordination des organisations de la société civile palestinienne en Palestine historique, la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, OPGAI et Stop the Wall.
L’appel a été signé ensuite par différentes organisations, principalement des organisations de base palestiniennes du Liban, de Syrie, de Cisjordanie, de Gaza et de nombreuses sections de la communauté palestinienne.
AN : Quelles étaient vos attentes ? Ont-elles été atteintes ?
AR : Notre attente était qu’il y aurait au moins un appel unifié de la communauté palestinienne. Beaucoup de nos amis et des gens qui sympathisaient avec nous ou qui étaient convaincus de nos droits étaient désorientés par les nombreux appels venant de différentes parties de notre communauté.
En unifiant nos attentes comme Palestiniens nous donnions quelque chose de clair aux mouvements de solidarité internationale. Certains dirent que l’appel était très extrême parce que beaucoup de groupes refuseraient de décrire Israël comme un système raciste ou discriminatoire, ou de le comparer à l’Afrique du Sud - alors qu’en Palestine les faits sur le terrain vont au-delà de cela.
Alors nous avons décidé d’avancer, et nous avons obtenu un grand soutien - plus de 170 organisations palestiniennes ont signé l’appel. Le mouvement BDS est maintenant le premier réseau en Palestine.
Le succès de l’appel au niveau international fut au-delà de nos attentes, particulièrement après la guerre contre Gaza en 2008-2009. De bien des façons, c’est un outil pour que les gens participent. Il donne l’occasion d’expliquer et de révéler la vérité sur ce qui a lieu.
En 2005, il y avait une grande confusion, causée par nous les Palestiniens, sur la façon de présenter notre cause à la communauté internationale. En envoyant un appel basé sur le droit international, les résolutions de l’ONU et une analyse de la situation, c’était un moyen de revenir aux racines du conflit.
La campagne BDS pouvait ouvrir des possibilités pour un changement politique, pas seulement un moyen d’exprimer la solidarité et d’exercer une pression sur les décideurs politiques. Elle ouvrait la possibilité d’un changement dans les rapports de puissance entre la Palestine et Israël, et aussi au niveau interne.
AN : Pouvez vous expliquer comment ceci a fonctionné ?
AR : Le processus et l’approche politique officiels étaient principalement par les négociations. Israël utilisait les négociations pour dire qu’il y a un État palestinien, un système politique et une économie palestiniennes.
Tout est là et c’est leur problème s’ils échouent à développer le système. En même temps, ils vendaient l’idée que le peuple palestinien est une menace pour la société israélienne, pour l’État. La raison de toutes leurs mesures était la « sécurité ». Les négociations étaient une sorte de parapluie pour légitimer la propagande pour ces sortes d’idées.
L’autre voix n’était pas écoutée, la voix du peuple palestinien qui vit dans cette situation compliquée, qui souffre et perd chaque jour. L’appel BDS envoyait cette voix alternative avec une analyse alternative et montrait Israël tel qu’il est. Pas un État démocratique comme il dit.
L’appel BDS créait un nouveau discours politique parce qu’il ne faisait pas partie du système politique national ou des factions politiques.
Les organisations de la société civile impliquées dans l’appel opéraient dans de nombreux secteurs, ils avaient des partenaires et des amis dans le monde entier. Il y avait plus de crédibilité pour un tel appel parce qu’il venait des organisations de base qui connaissent leurs partenaires.
L’appel pour le BDS ouvrait aussi une nouvelle façon de penser au sein de la communauté palestinienne. Il montrait qu’il y avait de nouveaux moyens non-violents de lutter pouvant avoir un impact sérieux.
La violence était une des questions les plus importantes discutées au niveau international, parce qu’Israël réussissait à vendre l’idée que la lutte palestinienne est violente. L’appel BDS pouvait montrer une image différente des Palestiniens.
AN : Diriez-vous que l’appel BDS a donner du pouvoir aux Palestiniens ?
AR : Certainement. Quand nous parlions de la situation à des amis et partenaires internationaux, ils demandaient « qu’attendez-vous de nous exactement » ? Ils me disaient qu’ils recevaient des Palestiniens des appels et des demandes contradictoires. En général, d’avoir cet appel solide est clairement défini nous a renforcé.
Ensuite, comme Palestiniens impliqués dans le BDS, ceci nous donne la chance de penser et d’agir différemment entre nous-mêmes. L’expérience du travail du BDS a été positive en créant le secrétariat et en ayant des communications quotidiennes du groupe dirigeant, pas par proximité physique mais par d’autres moyens.
Il y avait beaucoup de sensibilité sur comment nous dirigerions ça ; est-ce qu’on retomberait dans les influences individuelles ou sur les préoccupations politiques des différents groupes ?
Le travail du BDS a donné un nouveau modèle de prise de décision collective, de traitement des questions avec un esprit ouvert, de chance donnée à des idées créatrices. Le BDS a permis pour la première fois aux Palestiniens de présenter leurs leaders. Avant cela il n’y avait que des partis politiques.
AN : Certains disent que la campagne BDS devrait se focaliser sur les colonies. Quelle est votre réponse ?
AR : Parler de boycott des colonies, c’est revenir à la confusion. Pour nous Palestiniens, Israël est unique. Il n’y a pas un État pour les colons et un État pour les autres. Le système politique, le système sécuritaire, le système économique, tout est unique.
Tout est relié et représente la même politique et mentalité. Revenons à la source principale du conflit : le mouvement sioniste veut montrer que c’est une terre sans peuple pour un peuple sans terre, en niant l’existence des Palestiniens et leurs droits.
Ils amènent des gens du monde entier s’ils sont juifs et les installent ici.
Quand nous parlons de boycotter Israël, nous parlons de boycotter un système de pouvoir, une façon de penser et de se comporter, qui nie l’existence du peuple palestinien et ses droits.
Malheureusement, l’Autorité palestinienne (AP) - sur la base de ses accords et de sa mentalité - a appelé à un boycott des seuls produits les colonies.
Ceci peut créer quelques petits problèmes pour quelques petites industries ici et là. Ça ne donne pas de chance à de vraies solutions politiques et à un changement à l’intérieur de la communauté israélienne.
L’AP a essayé par ce moyen de contenir l’ensemble de la campagne BDS et de s’en attribuer les succès. Son approche a créé pas mal d’obstacles dans divers pays. Il y a eu pas mal de confrontations entre les militants du BDS et les gens qui représentent la politique officielle de l’AP.
Pour moi, l’appel de la société civile palestinienne est clairement sur le boycott d’Israël et sur l’appel à des sanctions contre Israël. Mais chacun peut décider - sur la base de son analyse, des circonstances et quelquefois des lois - sur comment répondre à l’appel.
Par exemple, les gens en Hollande peuvent vouloir se focaliser sur un boycott des produits les colonies. L’important est qu’ils répondent à notre appel.
AN : Quand n’y a-t-il plus besoin du mouvement BDS ? Quand avez-vous fini votre boulot ?
AR : Il n’y aura plus besoin du BDS quand nous serons parvenus à nos demandes, qui sont la fin de l’occupation, le retour des réfugiés palestiniens sur leur terre et l’égalité pour les personnes vivant en Israël et en Palestine.
Le BDS est important parce que les murs sont fermés aux autres approches. Le changement qui a lieu au sein de la communauté israélienne est très sérieux et dangereux, reflétant une mentalité raciste et discriminatoire : prendre les terres des palestiniens ou les tuer ou les envoyer dans d’autres pays.
Ceci provient quotidiennement de la direction politique et du gouvernement d’Israël. Nous voyons les faits sur le terrain, comment des cercles de colonies entourent les zones habitées de Palestine, nous voyons la pression politique et économique sur les Palestiniens pour qu’ils quittent cette terre, pour les rendre désespérés, pour les rendre très faibles.
Israël vise à prendre leurs ressources, pas seulement la terre mais aussi l’eau et les autres ressources et pour contrôler tous les aspects de leur vie.
C’est une partie d’un programme global et les négociations en font partie. La nécessité de l’appel pour le BDS devient de plus en plus importante. Avec le BDS nous voyons des résultats. Nous avons besoin de plus de résultats. Ceci nous donnera plus d’encouragement.

* Adri Nieuwhof est avocate, conseiller et défenseur des droits de l’homme, travaillant en Suisse.
De la même auteure :
- Boycott européen d’Israël : et si ce qu’on lisait n’était que la partie visible de l’iceberg ? - 21 mars 2014
- Grâce à la campagne BDS, Véolia encaisse de sérieuses pertes financières - 22 février 2013
- En dépit de ses affirmations, Ikea Israël refuse de livrer aux Palestiniens de Cisjordanie, alors qu’il fournit les colons - 2 janvier 2013
- Maltraiter les enfants fait partie intégrante de l’idéologie israélienne - 10 septembre 2012
- Veolia toujours active dans les dépôts d’ordures des colons israéliens - 5 août 2012
- Israël a assassiné plus d’opposants politiques que l’apartheid sud-africain n’avait exécuté d’opposants judiciairement - 13 avril 2012
- Israël a assassiné plus d’opposants politiques que l’apartheid sud-africain n’avait exécuté d’opposants judiciairement - 13 avril 2012
- Veolia traite les eaux usées de la colonie Modi’in Illit - 2 février 2012
- Le service israélien des prisons transfère Ameer Makhoul vers la prison de Megiddo - 20 octobre 2011
- Netanyahu durcit les conditions de vie des prisonniers politiques palestiniens - 15 août 2011
- La fin de l’impunité pour Israël ? Une interview de John Dugard - 15 octobre 2010
- Véolia essaie de blanchir le projet illégal de tramway à Jérusalem - 30 août 2010
20 mars 2014 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/blogs...
Traduction : CCIPPP - JPB
http://info-palestine.net 

L’association israélienne des architectes frappée de boycott ?

samedi 22 mars 2014 - 07h:45
Harriet Sherwood
L’Institut royal des architectes britanniques propose de boycotter l’Association israélienne des architectes, à cause de son implication dans les constructions coloniales sur les terres palestiniennes.
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La colonie israélienne de Har Homa à Jérusalem-Est - L’association RIBA estime que l’IAUA est complice de "l’accaparement des terres, les déplacements forcés ... et du renforcement de l’apartheid" - Photo : /Demotix/Corbis/Mahmoud Illean
Le premier ordre des architectes de Grande-Bretagne a demandé que son homologue israélien soit exclu de l’Union Internationale des Architectes en signe de protestation contre l’occupation israélienne de la Palestine, ce qui illustre une nouvelle fois la montée en puissance du mouvement de boycott.
L’Institut royal des architectes britanniques (RIBA ) a demandé la suspension de l’Association israélienne des architectes unis ( IAUA ) de l’organisme international , en disant qu’elle est complice de la construction de colonies illégales en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et d’autres violations de droit international.
L’ancien président Riba Angela Brady lors d’une réunion de son conseil le mercredi que le refus de voter la motion « enverrait un message clair au monde que nous, en tant qu’institution, fermons les yeux ou soutenons par notre inaction ce qui se passe - l’accaparement des terres, les déplacements forcés, la destruction des droits humains et le renforcement de l’apartheid ».
Mais les autres membres du conseil ont souligné les violations des droits de l’homme dans d’autres parties du monde, comme la Corée du Nord, qui est un membre de Riba . " Ne pensez-vous pas que des architectes conçoivent des camps de prisonniers et des chambres de torture là-bas ? " a demandé Francesca Weal, membre du conseil.
L’initiative - soutenue par 23 voix contre 16, avec 10 abstentions - a été saluée par le mouvement palestinien du BDS (boycott , désinvestissement et sanctions). Selon lui, il y a un soutien international grandissant pour un boycott d’Israël, et il pointe le doigt sur un nombre croissant d’entreprises se désinvestissant par crainte de ternir leur réputation.
« Les architectes et les planificateurs sont au cœur de la colonisation israélienne de la terre palestinienne et du déplacement forcé de la population palestinienne », a déclaré Rafeef Zaidah, du comité national du BDS palestinien. « Compte tenu de la complicité de l’ [IAUA] dans la construction par Israël des colonies israéliennes illégales, il est juste que cette association soit exclue des forums internationaux. »
Prof Baruch Baruch de l’IAUA a déclaré que la décision était « étonnante ». Il a ajouté : « Je ne pense pas que les architectes puissent être blâmés pour les politiques du gouvernement, je ne pense pas que le boycott aideront à résoudre l’un des problèmes du Moyen-Orient. »
Son organisation, qui comprend des architectes israélo-arabes, n’aurait selon lui pas été complice dans la construction de colonies. « Un grand nombre des membres sont contre les colonies et la construction en Cisjordanie. Ils ne seront pas aidés par un boycott. »
Les appels à boycotter les institutions israéliennes ont amèrement divisé les organismes universitaires au Royaume-Uni, aux États-Unis et ailleurs. Les gouvernements européens sont sous la pression des syndicats, des ONG, des églises et autres organisations pour prendre une position plus ferme sur les produits des colonies israéliennes.
La campagne de publicité de la célébrité Scarlett Johanssen de célébrité pour SodaStream, qui a une usine dans une colonie de Cisjordanie, a provoqué une fureur international plus tôt cette année. Le Secrétaire d’État américain John Kerry a averti le mois dernier que le mouvement de boycott pourrait gagner du terrain si ses efforts pour négocier un accord de paix entre Israël et les Palestiniens échouaient.
En réponse , le Premier ministre israélien , Benjamin Netanyahu, a déclaré : « Les tentatives visant à imposer un boycott sur ​​l’État d’Israël sont immorales et injustes En outre, elles ne pourront pas atteindre leur objectif . »
20 mars 2014 - The Guardian - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.theguardian.com/world/20...
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib

L’occupation a arrêté 6 citoyens à Hébron et à Bethléem

CPI
Les forces de l'occupation israéliennes ont arrêté, à l'aube d’aujourd’hui, un certain nombre de citoyens palestiniens dans différentes parties de la Cisjordanie occupée.
Des sources locales ont indiqué que les forces militaires israéliennes ont pris d'assaut la Cisjordanie à l'aube et ont arrêté six palestiniens, prétendant qu'ils sont recherchés puis les ont transférés à l'enquête.
Les forces israéliennes, à Hébron, ont arrêté le jeune Qusay Said Awadallah Nassar (20 ans), après la perquisition de son domicile dans le quartier d’El-Jalad à Hébron, ainsi que le jeune Mutassam Mazen El-Muhtasab et le garçon Riad Fathi Bader Ghaith (18 ans) après un raid effectué sur la maison de leurs parents dans la vieille ville, et les ont emmenés à une destination inconnue.
Elles ont également arrêté du village de Dura Mustafa Abdel Hamid Al-Namourah (20 ans) et Faker Sharif Abu Ras après la prise d'assaut de leurs maisons.
Dans le même contexte, les forces d'occupation israéliennes ont attaqué la ville de Surif, au nord-ouest d'Hébron, et ont fouillé la maison de Yousef Taha Al-Namourah El-Hour.
Dans la ville de Bethléem, les forces israéliennes ont arrêté le jeune Jamal Jaber Taha Hamamrah (43 ans), après un raid effectué sur sa maison. Elles ont ensuite remis à deux autres résidents du camp de Deheisheh des avis pour se rendre au service de renseignement.

El-Habash ordonne les Imams des mosquées de recevoir Abbas dans la province

Hébron – CPI
Le ministre des Waqfs et des Affaires religieuses dans le gouvernement palestinien, à Ramallah, Mahmoud Habash a ordonnée, hier jeudi (20-3), les Imams des mosquées de la Cisjordanie de participer à la réception du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas au siège de la ville provinciale de Ramallah.
L’un des Imams a déclaré au " Centre Palestinien d’Information " : « Le ministère des Waqfs insiste à nous impliquer dans le milieu politique. Il nous a tous appelé et nous a ordonné d’assister jeudi à la province pour recevoir Abbas, prétendant qu'il défait les Américains lors de la bataille de la résilience que l’AP essaie de commercialiser au peuple».
L'Imam - qui a préféré l'anonymat – a ajouté que le ministère des Waqfs s’est transformé en " théâtre de danse et d’encouragement pour Abbas et ses assistants, sous les décisions du ministre de Habash qui ont dépassé les limites et qui ont rendu les moyens de vivre dépendantes de l’appartenance politique et de la présence aux milieux politiques ".
L’Imam a souligné que " Habash a nommé un ministère de sécurité qui est spécialisé à la recherche de ceux qui n’obéissent pas à ses décisions pour prendre des mesures arbitraires contre eux".

Trois Palestiniens tués dans des heurts avec l'armée israélienne en Cisjordanie

Trois Palestiniens ont été tués samedi dans le camp de réfugiés de Jénine, en Cisjordanie, lors de heurts avec l'armée israélienne qui tentait d'arrêter un activiste, ont indiqué des sources sécuritaire et médicale.
Selon ces sources, deux des trois personnes tuées étaient des activistes, alors que la troisième était un civil. Quatorze autre Palestiniens ont été blessés dans les affrontements, deux étant dans un état critique.
AFP

Un incendie déclenché dans une maison du camp d’Aida suite aux bombes à gaz tirées par l’occupation

Bethléem – CPI
Les équipes de défense civile ont pu, vendredi soir (21/3), éteindre un incendie qui s’est déclenché dans une maison et sauver 5 personnes qui étaient à l'intérieur, après le lancement des forces occupantes plusieurs bombes de gaz toxique dans les maisons du camp de réfugiés d’Aida, au nord de Bethléem, au sud de la Cisjordanie.
Des témoins ont rapporté à notre correspondant que les forces occupantes israéliennes ont lancé délibérément de nombreuses bombes lacrymogènes sur les maisons du camp lors des affrontements avec des jeunes palestiniens.
Les témoins ont déclaré que la maison où l’incendie s’était déclenché est composée de quatre étages appartenant à la famille d'Abou Aker. Le deuxième et troisième étage ont été brulés après la chute d'un grand nombre de gaz lacrymogène à l'intérieur et cinq personnes ont été victimes de suffocation. Elles ont été transportées directement à l'hôpital.
Les témoins ont ajouté qu’une grande force de l'armée israélienne s’est rassemblée à l'entrée du camp, et particulièrement dans le voisinage de la mosquée Bilal bin Rabah, puis a pris d'assaut l'entrée du camp avec un grand nombre de véhicules militaires.

Le martyre de Hamza Abou al-Hija et la mort d’un sioniste dans des affrontements armés à Jénine

Jénine – CPI
Ce matin (22-3), le leader aux Brigades d’el-Qassam Hamza Jamal Abou al-Hija (22 ans) est tombé en martyr, au cours d'affrontements armés avec les forces armées de l'occupation israélienne qui ont encerclé une maison dans le quartier d’el-Damej, au camp de réfugiés de Jénine.
Des sources locales ont dit avoir vu les forces occupantes sortir le corps du martyr de la maison assiégé revenant normalement à Hamza Abou el-Hija.
"Des dizaines de véhicules militaires, accompagnés de bulldozers, ont attaqué le camp et ont encerclé la maison qui abritait Hamza Abu al-Hija et son compagnon et ont commencé à tirer fortement vers la maison", ont -elles également souligné.
Les sources ont ajouté que les échanges de tirs ont eu lieu entre le groupe assiégé et les forces d'occupation mais le bruit des affrontements s’est calmé depuis une demi-heure tandis que les forces d'occupation continuent à encercler la maison sans la prendre d’assaut et un bulldozer se trouve à l’endroit.
Elles ont confirmé qu'il ya des blessés parmi les soldats de l'occupation dans le voisinage de la maison assiégée et un des soldats a été vu tué par des résidents du camp.
Les sources ont ajouté que Hamza et ses associés ont refusé de se rendre aux forces d'occupation et ont résisté jusqu'à la fin incitant les forces d'occupation à les menacer et bombarder la maison assiégée.
Les habitants du camp de réfugiés de Jénine sont sorti pour défendre la maison assiégée et jusqu’à ce moment ils sont en confrontation violentes et honorables avec l’occupation tentant de briser le siège de la maison. Suite à ces affrontements, plus de 20 personnes ont été blessées, certains souffrent de blessures graves.
Il est à noter que Hamza qui est recherché par les forces d'occupation et la sécurité de l’AP a été tué à l’aube d’aujourd’hui tandis que sa mère se trouve à l'hôpital depuis plusieurs jours et son père et ses deux frères sont détenus dans les prisons israéliennes.

L’occupation mène une manœuvre militaire dans la mosquée Ibrahimi

Hébron – CPI
La soi-disant « Brigade élargie » dans la zone sud de la Cisjordanie occupée a mené une formation qui simule l'apparition d'un grand nombre de blessures dans la mosquée Ibrahimi à Hébron.
Selon le site du porte-parole de l'armée d'occupation sioniste, le vendredi (21/3), la manœuvre comprenait la simulation d’une mise en œuvre d'opération de commando double causant la blessure d’environ 40 sionistes. Le site Web a cité selon un officier supérieur qu’« un tel processus est fort possible d’être réalisé et ça n’a aucune importance si les blessés sont des Juifs ou des Palestiniens ».
L’officier en charge a indiqué que le nombre moyen de visiteurs du campus Ibrahimi est de 800 personnes par jour, et dans les jours exceptionnels comme les jours des fêtes Juives le nombre de visiteurs peut atteindre 70 mille visiteurs pendant en deux jours, ajoutant que l'armée se prépare à tous les scénarios possibles y compris le processus de mise en œuvre d’une opération commando en place.
De son côté, l'un des médecins qui travaille dans l’armé a déclaré : " nous avons eu une formation sur le traitement et l'évacuation à l'hôpital, et l'intervention médicale à l'entraînement a été rapide ".
Lors de la manœuvre, il a également été testé la coopération conjointe et la coordination avec la police des frontières qui est responsable de la protection de la Mosquée Ibrahimi.

3 Martyrs dans un affrontement armé à Jénine

Jénine – CPI
Trois palestiniens ont été tués, ce matin (22/3), lors d’un affrontement armé avec les forces d'occupation sionistes qui ont pris d’assaut le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie.
Des sources locales ont déclaré que les forces occcupantes ont encerclé une maison qui abritait des résistants qui ont combattu un affrontement armé avec les forces israéliennes dans le quartier d’el-Jaa dans le camp de réfugiés de Jénine.
Elles ont ajouté que le Qassami Hamza Jamal Abu el-Hija (22 ans) a été tué au cours de la fusillade, en plus du Mujahid dans les Brigades el-Quds Mahmoud Abou Zeina.
Les sources ont confirmé le martyr du jeune Qassam Mahmoud Jabarin dans les affrontements qui ont éclaté entre des dizaines de jeunes et les forces occupantes israéliennes qui ont encerclé la maison de dizaines de mécanismes.
Elles ont ajouté que le jeune homme Yazen Abou Bassem est dans un état très critique et il y a des nouvelles rapportant qu’il est entré dans le stade de mort clinique. Des dizaines de jeunes hommes ont aussi été transférés à l'hôpital Dr. Khalil Suleiman dans la ville de Jénine.
Les sources ont confirmé qu'il ya des blessés dans les rangs des forces d'occupation et l’un des soldats a été tué.
Les sources ont ajouté que Hamza et ses associés ont refusé de se rendre aux forces occupantes et ont résisté jusqu'à la fin, incitant ces forces armées à les menacer et à bombarder la maison assiégée.

Qabha critique la mise en place de caméras de surveillance dans les mosquées de la Cisjordanie

Jénine – CPI
L’ancien ministre Wasfi Qabha a critiqué la mise en place de caméras de surveillance dans les mosquées, décrivant que cette mesure vient dans le contexte de restrictions menées sur les mosquées et les neutraliser à faire leurs missions.
Qabha a déclaré hier dans un communiqué que " l’objectif des dispositifs de surveillance est de fournir un épouvantail pour effrayer les fidèles et les dirigeants des mosquées, ce qui peut pousser certains à ne plus fréquenter les mosquées ".
Le leader au mouvement «Hamas» a affirmé que l'objectif principal de la mise en place des caméras est de prévenir la prédication dans les mosquées, tandis que les mensonges présumés par le Ministère Habash sur les membres du Hamas à propos des événements d'émeutes dans les mosquées sont tout simplement une fabrication pour justifier l'installation des caméras pour atteindre un objectif de la sécurité.
 " Les jeunes du Hamas sont les jeunes des mosquées qui ne font que prier, conseiller les autres par des discours et des sermons, lire le Coran, enseigner des sciences, superviser le travail des bénévoles dans les mosquées et nettoyer ces mosquées ",a-t-il également ajouté.
Qabha a transmis un message aux jeunes musulmans et aux fils du Hamas en disant : " Ces caméras de surveillance ne doivent pas empêcher les jeunes de continuer la fréquentation des mosquées et de la poursuite de leurs missions ".

El-Nounou: Le Fatah a informé ses porte-paroles de l'escalade contre le Hamas

Gaza – CPI
"Le mouvement du Fatah a ordonné ses porte-paroles et les sites Web appartiennent à Abbas et Dahlan de mener l'escalade médiatique contre le mouvement du Hamas, surtout dans les médias égyptiens", a déclaré le gouvernement palestinien à Gaza, le vendredi 21/3.
"A l'issue de l'accord de stopper les campagnes médiatiques entre Abou Mazen et Dahlan, nous avons reçu des informations sûres que les porte-paroles du mouvement du Fatah, ses journalistes et ses sites Web ont reçu des instructions de mener l'escalade médiatique contre le mouvement du Hamas et d'inciter contre lui, en particulier dans les médias égyptiens", a déclaré Taher el-Nounoun, le conseiller médiatique du Premier ministre palestinien via le Facebook.
Il a démontré que le mouvement du Fatah essaye via cette campagne d'incitation de mettre en œuvre de deux objectifs, dont l'un est de tirer le Hamas à une divergence médiatique avec le Fatah, afin que les gens oublient les accusations médiatiques entre les côtés du Fatah et le deuxième est d'occuper les Palestiniens par la division et ses conséquences et aussi provoquer les égyptiens contre le Hamas lois de la discussion des divergences internes du Fatah.
El-Nounou a assuré que le Hamas continuera à respecter l'entente d'arrêter les campagnes médiatiques échangées et créer l'atmosphère national, appelant le Fatah a servir l'intérêt national.

L'est de Jabalya: 2 Palestiniens blessés par les tirs de l'occupant

Jabalya – CPI
Deux citoyens palestiniens ont été blessés, le vendredi soir 21/3, par les tirs des forces de l'armée de l'occupant israélien dans le nord de la Bande de Gaza.
Deux jeunes qui ont 20 et 19 ans ont été blessés avec deux balles réelles dans leurs membres après que les forces armées occupantes ont ouvert le feu sur eux, près du cimetière oriental, à l'est de Jabalya dans le nord de la Bande de Gaza, selon Achraf Qodra, le porte-parole du ministère de la santé à Gaza.
Il a ajouté dans son entretien à notre correspondant que les blessés ont été transférés à l'hôpital de Kamal Adwan pour le traitement, où leur état a été décrit comme moyen.
Les forces armées occupantes ont ouvert le feu sur une manifestation organisée par un certain nombre de jeunes hommes palestiniens, le vendredi après-midi 21/3, à l'est du cimetière des martyrs à l'est du village de Jabalya dans le nord de la Bande de Gaza pour protester contre l'imposition de la région d'isolement par les forces armées occupantes qui empêchent les citoyens et les agriculteurs de l'accès dans leurs terres agricoles.

Le FPLP: la sécurité de l'AP cible nos partisans

Ramallah – CPI
Le FPLP a appelé les services de sécurité de l'AP et les services de ses renseignements à stopper immédiatement la campagne d'arrestations et de poursuite contre ses partisans et membres dans différentes régions de la Cisjordanie occupée, en particulier le camp d'Eiza, où les services de sécurité ont arrêté 5 de ses partisans, en plus de la campagne agressive et de raids dans les dizaines de maisons et la poursuite de 5 autres.
Une source responsable au FPLP a fermement condamné dans ses déclarations, le vendredi 21/3, le fait que les services de sécurité de l'AP mènent cette campagne hostile contre une faction nationale et fondamentale dans la cour palestinienne et ciblée par l'occupant israélien qui intensifie ses agressions quotidiennes contre le peuple palestinien partout, y compris le ciblage des dirigeants avec le meurtre et les vastes arrestations.
La source a appelé l'AP à la nécessité d'arrêter la coordination de sécurité qui a anéanti le peuple palestinien, y compris la campagne d'arrestations contre les dirigeants et les résistants, rappelant que les derniers jours ont vu l'arrestation des militants par l'occupation plusieurs heures après leur libération des prisons des services de sécurité de l'AP.
Elle a également l'AP et ses services de sécurité à la nécessité de tirer les leçons de leurs pratiques refusées, assurant qu'il faut protéger le peuple palestinien et ses dirigeants et à ne pas être leur ennemi.

Jénine: grève et deuil pour condamner le crime d'assassinat d'Abou Haija et ses compagnons

Jénine – CPI
Les boutiques dans la ville de Jénine ont fermé leurs portes à Jénine, où la grève et le deuil général régnent dans la ville, alors qu'on a entendu le Coran saint dans les haut-parleurs des mosquées pour les martyrs du camp de Jénine: Hamza Abou Haija, Yazan Jabaria et Mahmoud Abou Zina.
Les forces nationales et islamiques ont annoncé la grève et le deuil global dans la ville de Jénine, aujourd'hui samedi 22/3, en condamnation du crime d'assassinat, confirmant que le sang des martyrs restera le carburant de la bataille jusqu'à la libération.
Elles ont appelé à la participation populaire dans les funérailles des martyrs, après la prière de midi (Duhr) dans le camp de Jénine, où des énormes funérailles seront organisées, avec la participation des grands nombres.
Il est à noter que les délégations de citoyens ont commencé à se diriger vers l'hôpital du Dr. Khalul Soulayman, à partir de différentes régions pour participer dans les funérailles des martyrs.

Commémoration de la Journée de la Terre

Les habitants de Chafaamrou retournent dans leur ville suite à la réussite de la grève de la Journée de la Terre
Amine Anbitawi, maire de la ville de Chafaamerou a appelé les habitants de la ville à suivre les décisions du Comité de suivi des populations arabes du pays. La décision a été prise dimanche dernière. Le Comité de suivi organisera une grève générale des populations arabes palestiniennes samedi prochain (le 29 mars) à l’occasion de la commémoration de la Journée de la Terre.
Anbitawi qui a rappelé aux habitants lors du dernier rassemblement du Comité de suivi l’importance d’assister aux différents évènements qu’organiser le Comité de suivi. Cet évènement se couronnera avec une manifestation centrale dans la ville d’Arabat Buttof en présence de tous les établissements et des boutiques de la ville.
Le maire a indiqué qu’il fallait que chaque école consacre quelques heures la semaine prochaine pour étudier la portée culturelle de la Journée de la Terre, les valeurs historiques, le symbole, et la lutte que représente ce jour dans la vie des populations arabes. 

Demandes palestiniennes pour stopper les négociations et entamer la résistance

Des parlementaires, des académiciens et des leaders du mouvement de résistance islamique Hamas ont demandé en Cisjordanie l’arrêt des négociations avec l’occupation, de mettre une limite à la politique de coordination sécuritaire qui se fait sur son dos, et de relancer la résistance palestinienne en réponse à l’assassinat des trois martyrs dans le camp de réfugiés de Jénine.
Les forces de l’occupation ont assassiné trois jeunes, samedi 22 mars à l’aube, après une perquisition du camp de réfugiés de Jénine. L’occupation a encerclé la maison dans laquelle les trois jeunes se trouvaient puis l’a bombardé avec des missiles après qu’ils aient refusé de se rendre. Il s’agit de Hamza Jamal Abu Al Hija (21 ans), Mahmouf Abu Zina et Yazin Jabarine.
Hassan Youssef : Nous poursuivrons notre chemin
Le leader du mouvement du Hamas, et vice-président du Conseil législatif palestinien, le Sheikh Hassan Youssef, a félicité Jamal Abu Hija, le père du martyr Hamza, et leader emprisonné du mouvement, ainsi qu’à son épouse malade Oum Abdillah et sa famille combattante. Il assure que le Hamas continuera dans son chemin de résistance jusqu’à ce que le peuple se débarrasse de l’occupation et qu’il jouisse de tous ces droits.
Le sheikh a présenté une lettre au président de l’Autorité, Mahmoud Abbas ou il déclare que « l’occupation Yanfarid de notre peuple, tue nos jeunes, continue les menaces sur Jérusalem et la colonisation de la Cisjordanie, alors que notre peuple ne gagne de la coordination sécuritaire que les ruines et la destruction »
Badran : La Cisjordanie se dirige vers l’affrontement
Houssam Badran, leader du Hamas et son porte-parole a qualifié de son côté d’ « héroïque » l’affrontement de Jénine. Il a déclaré que la Cisjordanie se dirige vers l’affrontement avec l’occupation malgré toutes les tentatives d’interdiction et de propagandes. Il souligne l’importance du rôle de la résistance d’unifier le rang palestinien qui a été divisé à cause des négociations.
Badran a ajouté que la réelle unification est l’unification par les cartouches et les armes. Il déclare que les martyrs ne seront pas satisfaits des paroles abjectes qui ne font  que perdre les droits.
Badran a appelé les populations de Jénine à sortir manifester à la mémoire des martyrs grandioses. Il a aussi appelé tous les groupuscules à retourner vers la résistance, il assure que le l’assassinat des martyrs est le fruit des coordinations sécuritaires qui prennent pour cible tous les résistants, y compris les partisans du Fatah comme les martyrs de Jérusalem.
Dahbour : Le sang nous unifie
Ibrahim Dahbour, le vice-président a déclaré « la morts des trois martyrs, dont l’un d’eux fait partie des brigades Al Qassam, l’autre des milices de Jérusalem et enfin le troisième des martyrs d’Al Aqsa, cela assure l’unité du peuple palestinien dans la tranché de la résistance de l’occupation qui ne fait aucune différence entre le sang des palestiniens dans ses attaques »
Dahbour a ajouté que le sang des trois martyrs impose aux palestiniens le retour à l’unité nationale sur la terre de la résistance et appel à l’arrêt immédiat des négociations avec l’occupation.
Abu Awn : l’arrêt des coordinations
De son côté, Nazih Abu Awn, leader du mouvement du Hamas a déclaré « l’opération d’assassinat des martyrs Abu Al Hija, Abu Zina et Jabarine prouve que les négociations de l’Autorité avec l’occupation, dont le nombre de martyrs s’élève à 45 depuis le début, ne sont qu’une mascarade qu’utilise l’occupation pour neutraliser tous les libres, et pour imposer le meurtre, la colonisation et la judaïsation avec la force ».
 Abu Awn a mis en garde que les dispositifs de l’occupation étaient occupés à espionner les trois martyrs lorsque l’occupation a annoncé hier sa volonté de construire 2269 unités de colonisation en Cisjordanie occupée en plus des barrages, des attaques quasi-quotidienne de la Mosquée bénie  d’Al Aqsa, et du blocus continue de notre peuple.
Khater : avec la résistance
De son coté, l’écrivaine et analyste Lima Khater considère que le peuple palestinien a de nouveau prouvé sa préférence pour la résistance. Elle rappelle le combat du camp de réfugier de Jenin qui a été enregistré dans les manuels d’histoire. Elle a ajouté que toutes les tentatives de noyer l’esprit de résistance en Cisjordanie sont soldées par la défaite.
Khater a appelé le peuple palestinien à prendre conscience de la réalité du problème principale : l’existence même de l’occupation qui impose l’existence de la résistance et qu’il faut un climat qui favorise cette résistance comme dans la bande de Gaza.
Le Hamas a déclaré la mort des trois martyrs : Hamza Jamal Abu Al Hija, commandant des brigades al Qassam dans le camp de réfugier de Jénine, et ses compagnons Mahmoud Hashem Abu Zina et Yazin Mohamed Jabarine. Le Hamas a demandé aux Autorités et à ses dispositifs de mettre fin à la mascarade de coordination sécuritaire à tout jamais, ainsi qu’à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et enfin à se ranger du côté des choix du peuple, du sang de ses martyrs des douleurs de ses blessés et du gémissement de ses prisonniers.

Pendant les négociations, la répression continue en Palestine occupée


Trois Palestiniens ont été tués samedi dans le camp de réfugiés de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, lors de heurts avec l’armée israélienne qui tentait d’arrêter un « activiste », ont indiqué des sources sécuritaire et médicale.
Selon ces sources, deux des trois personnes tuées étaient des militants, alors que la troisième était un civil. Quatorze autre Palestiniens ont été blessés dans les affrontements, deux étant dans un état critique. L’armée israélienne a confirmé les faits, mais affirmé que quatre Palestiniens avaient été tués lors des affrontements.
Selon les sources palestiniennes, les soldats israéliens étaient venus dans le camp de Jénine pour arrêter Hamza Abou Alheja, 20 ans, un membre de la branche armée du mouvement islamiste Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam. une violente émeute s’en est suivie. Les deux camps ont échangé des tirs, et « d’autres hommes armés » sont venus aider le résistant, dont Mohammad Abou Zena, 19 ans, un membre du Djihad islamique qui a été tué avec Alheja, selon ces sources.
Trois jours plus tôt, un jeune Palestinien avait été tué par Tsahal dans un autre secteur de Cisjordanie. Selon les autorités palestiniennes, qui ont communiqué ce bilan avant les heurts de samedi, 57 Palestiniens ont été tués et 900 ont été blessés par les forces israéliennes depuis la reprise du processus de paix, en juillet 2013.Violence israélienne : près de 40 blessés en Cisjordanie sous occupation.
Selon les autorités palestiniennes, qui ont communiqué ce bilan avant les heurts de samedi, 57 Palestiniens ont été tués et 900 ont été blessés par les forces israéliennes depuis la reprise du processus de paix, en juillet 2013.

CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com 

« Le Diable Occidental s’habille en Prada », par Gideon Levy

Autre pavé dans la mare du journaliste israélien, qui écrit dans Haaretz l’article que nous avions tous envie d’écrire : « L’annexion de la Crimée peut poser problème, mais moins que l’occupation israélienne des territoires palestiniens ».
Saddam Hussein a déjà été exécuté, de même qu’Oussama ben Laden. Mais tout n’est pas perdu pour l’Occident éclairé. On a un nouveau diable. Il s’appelle Vladimir Poutine. Il déteste les homosexuels, alors les hauts responsables éclairés ne sont pas allés à Sotchi. Le voilà qui occupe une terre, alors on va lui imposer des sanctions. L’Occident crie partout comme un putois : Comment ose-t-il annexer le territoire de la Crimée ?
Les États-Unis est la superpuissance responsable du pire carnage commis depuis la Seconde Guerre mondiale. Les victimes ensanglantées nous implorent, enfouies sous la terre de Corée, du Vietnam, du Cambodge et du Laos, de l’Iraq, du Pakistan et de l’Afghanistan. Pendant des années, Washington s’est ingéré dans les affaires internes de l’Amérique Latine, comme si c’étaient les siennes, installant et renversant les régimes, bon gré mal gré.
Qui plus est, le nombre de détenus dans les prisons américaines et leur proportion par rapport à la population, est la plus élevée du monde, y compris la Chine et la Russie. Depuis 1977, 1.246 personnes, dont certaines étaient innocentes des accusations portées contre elles, ont été exécutées aux États-Unis. Huit états des USA restreignent la liberté d’expression contre l’homosexualité par des moyens qui ressemblent beaucoup à la loi anti-gay promulguée par Poutine. C’est cette superpuissance qui, avec ses alliés et ses états vassaux, crie haro sur le nouveau diable.
Ils protestent contre l’occupation de la péninsule de Crimée, comme si c’était l’occupation la plus épouvantable du monde. Pour ça, ils vont punir la Russie. Peut-être qu’ils vont même s’engager dans une guerre mondiale pour libérer Sébastopol. L’Amérique peut occuper l’Irak – la guerre contre la terreur, et les armes de destruction massive justifient cette action, comme tout le monde sait – mais la Russie n’a pas le droit d’envahir la Crimée. C’est une violation de la loi internationale. Même un référendum est une violation de la loi – que l’Occident observe si scrupuleusement, comme tout le monde sait.
Mais évidemment, la vérité est loin du monde de cette partialité moralisatrice, comme l’orient l’est de l’occident. L’annexion de la Crimée peut poser problème, mais moins que l’occupation israélienne des territoires palestiniens. Elle est plus démocratique que le projet d’échange de territoires proposé par Avigdor Lieberman. Au moins, la Russie a demandé aux habitants sous quelle puissance souveraine ils voulaient vivre, ce à quoi Lieberman n’a jamais pensé.
Les raisons pour lesquelles la Russie a annexé la Crimée sont plus convaincantes que l’annexion de facto des territoires occupés par Israël. Les Russes et les Israéliens emploient la même terminologie : droits ancestraux et liens historiques. Les Israéliens ajoutent des raisons tirées de la Bible, et y ont incorporé les notions de caractère sacré et de croyance messianique. « La Crimée et Sébastopol retournent vers … leurs propres rivages, leur port d’attache, la Russie » selon Poutine. En Israël, le premier ministre Benjamin Netanyahou parle du « rocher de notre existence ».
Mais, alors que la plupart des habitants de Crimée sont russes, la plupart des habitants des territoires sont palestiniens – la différence est minime, voire insignifiante...
La Russie est aussi plus honnête qu’Israël : Elle déclare son intention d’annexer le territoire. Israël, qui, à toutes fins utiles, a annexé ses territoires il y a longtemps, n’a jamais osé l’admettre.
L’occupation israélienne ne résonne pas dans le monde – pas de sanctions et sûrement pas de menaces de guerre – comme le fait l’occupation de la Crimée. Netanyahou n’est pas le diable, ni aux yeux des Américains, ni à ceux des Européens, et on ne parle jamais des violations de la loi internationale par Israël. L’occupation israélienne, qui est plus cruelle que celle de la Crimée, n’est pas reconnue comme telle, et l’Occident ne fait rien du tout pour y mettre définitivement fin. Les États-Unis et l’Europe lui fournissent même des fonds et des armes.
Cela ne veut pas dire que la Russie ne mérite pas d’être critiquée. L’héritage de l’Union Soviétique est horrible, et la démocratie en Russie est loin du réel, que ce soit la déclaration de guerre de Poutine contre les médias et la liberté d’expression, ou la honteuse affaire « Pussy Riot ». Il y a une montée de la corruption et, avec elle, le règne des oligarques. Poutine ne parle pas aussi noblement que le président des USA, Barack Obama, mais c’est l’Amérique et non la Russie, qui administre Guantanamo.
Malgré les pontifiants discours occidentaux sur la justice et le droit international, c’est en réalité le diable occidental qui s’habille en Prada, tandis qu’il en fait bien plus que la Russie pour saper ces valeurs dont il fait l’éloge."
Gidéon Levy
(Traduit par Chantal C. pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

Richard Falk, 82 ans, se retire, en disant une fois de plus la vérité sur Israël

L’expert indépendant du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies pour les territoires palestiniens occupés, l’Américain Richard Falk, a une nouvelle fois dénoncé vendredi la politique d’Israël dans ces territoires, affirmant qu’elle présente les caractéristiques de « l’apartheid » et du « nettoyage ethnique ».
« La réalité sur le terrain s’aggrave aussi bien du point de vue du droit international que du point de vue du peuple palestinien », a-t-il dit aux journalistes à Genève. Il a notamment accusé Israël « d’efforts systématiques et continus pour changer la composition ethnique de Jérusalem Est », de « recours excessif à la force », de « punition collective » à Gaza, de destructions d’habitations et de construire de plus en plus de colonies.
« Il y a une discrimination systématique sur la base de l’identité ethnique, avec l’objectif de changer la démographie de Jérusalem », a-t-il affirmé, appelant cela une forme « de nettoyage ethnique ».
Depuis 1996 plus de 11 000 Palestiniens ont perdu leur droit de vivre à Jérusalem, a souligné M. Falk. « Ce que nous appelons occupation est maintenant de plus en plus compris comme une forme d’annexion, une base pour un apartheid dans le sens où il y a un double système légal discriminatoire », a-t-il ajouté.
Le mandat de M. Falk expire dans quelques jours, après une mission de six ans qui lui a valu de polémiquer vivement et régulièrement avec Israël et ses soutiens, notamment les Etats-Unis et le Canada. Ce professeur emeritus de l’Université de Princeton, âgé de 82 ans, est lui-même juif, ce qui lui permet de balayer toutes les accusations d’antisémitisme dont il a fait souvent l’objet.
Mais les sionistes et leurs soutiens doivent pousser un grand « ouf ! » de soulagement et gageons qu’ils feront tout pour éviter un autre Falk à ce poste.

Gaza: deux Palestiniens blessés par des tirs israéliens

Deux Palestiniens ont été blessés vendredi dans le bande de Gaza par des tirs de soldats israéliens, alors qu'ils approchaient de la barrière de séparation, a indiqué un porte-parole du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas.L'incident s'est produit près de Jabalia, au nord-est de la ville de Gaza, a précisé le porte-parole, Achraf al-Qoudra.
L'armée israélienne a confirmé l'incident.
Elle a indiqué qu'alors que "dix Palestiniens manifestaient avec violence près de la barrière de sécurité dans le nord de la bande de Gaza, deux instigateurs ont tenté d'escalader la barrière". Après que les soldats leur eurent demandé, en vain, de s'arrêter, "les militaires ont tiré en direction de leurs jambes", a-t-elle ajouté.
Les incidents sont fréquents dans la zone frontalière le vendredi, jour d'une manifestation hebdomadaire à l'appel d'un collectif soutenant les agriculteurs dont les terres se trouvent dans cette zone et dénonçant le blocus israélien de la bande de Gaza.
Israël a annoncé vendredi la découverte d'un tunnel reliant Gaza à son territoire pour commettre des attaques, mais la branche armée du Hamas, au pouvoir dans l'enclave palestinienne, en a minimisé l'importance, affirmant que cette galerie était ancienne et endommagée.  AFP

Détérioration de l'état de santé du prisonnier Mutassim Raddad

Jénine – CPI
La mère du captif Mutassim Raddad a affirmé que l'état de santé de son fils (20 ans), qui se trouve dans la prison d'Hadarim  s'aggrave chaque jour à cause de son cancer de l'intestin et d’une hémorragie sévère.
Elle a ajouté dans une interview avec notre correspondant le vendredi (21-3) que l’avocat Ashraf al- Khatib a rendu visite à son fils hier à la prison de Hadarim et a dit qu’il est prévu qu’il subisse une opération de résection intestinale, mais la date d’opération n’est toujours pas précisée. Mutassim souffre d'une hémorragie intestinale, d’une anémie et il a perdu beaucoup de poids. Il souffre également de douleurs dans les articulations, d’une pression chronique, de fréquence cardiaque élevée et d’infections des yeux.
Elle a considéré le refus récent de la demande de libération anticipée de son fils par la cour comme une décision de l’exécuter et le tuer parce que le tribunal connaît très bien la gravité de son état de santé.
Elle a aussi confirmé que son fils est soumis à la négligence médicale et que les nouvelles que la famille reçoit sont peu et ne sont transférés que par les avocats.
Elle a noté qu'elle a été privée récemment de la visite de son fils sous le prétexte qu’il a été transféré de l’hôpital de Ramleh à la prison de Hadarim. Elle n’a pas été autorisée à lui rendre visite parce qu’ils ne savaient pas où se trouvait Mutassim exactement et elle a alors raté la visite.
Elle a ajouté que les nouvelles qu’elle reçoit à propos du captif sont très inquiétantes et elle a alors appelé la direction des organisations internationales et des droits de l'homme à intervenir pour la libération de son fils qui est sur le point de mourir.
Elle a souligné que son fils est dans un état très grave en raison du retard de la chirurgie qu’il devait subir. Elle a déclaré : " Ils ne le soignent pas et ne le libèrent pas non plus ".

Abou Zouhri : La résistance poursuit ses préparations pour confronter toute agression

Khan Younès – CPI
Dr. Sami Abou Zouhri, le porte-parole du mouvement du Hamas, a confirmé que son mouvement poursuit ses préparations avec toutes les factions de la résistance palestinienne dans la Bande de Gaza pour confronter toute agression probable de l'ennemi israélien.
Lors d'une colloque politique à Khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, Abou Zouhri a déclaré que les prévisions de son mouvement disent que l'ennemi ne mènera l'escalade au moins dans un avenir proche pour plusieurs raisons, mais malgré toutes ces prévisions, il n'est pas sûr de la trahison de l'occupation.
Il a assuré que la propagande de l'occupation et ses déclarations sur une agression proche sur la Bande de Gaza font partie de la guerre psychologique menée contre les Gazaouis dans le but de terroriser et effrayer le peuple palestinien, tout en appelant les Palestinien à ne pas écouter ou répondre ces déclarations.
Abou Zouhri a souligné que son mouvement poursuit les événements, et qu'il ne peut pas être mené dans des batailles secondaires, indiquant que la résistance est prête pour toute confrontation avec l'ennemi qui va payer un prix élevé et c'est la vérité.
Il a souligné que certains côtés ciblent son mouvement et travaillent de manière continue pour effectuer cet objectif, confirmant qu'ils seront échoués.
Le porte-parole du Hamas a déclaré que tout pari des négociateurs en Cisjordanie sur l'occupation et les américains dans les négociations en cours est un pari voué à l'échec, démontrant que les négociateurs ne possèdent rien et qu'ils ne sont pas délégués par le peuple palestinien pour négocier en son nom.

Mettre la main sur des dealers de drogue au nord de Gaza

Palestine – CPI
La brigade des stupéfiants a mis la main sur trois dealers, mardi dernier, le 18 mars, dans le département du Nord de la bande de Gaza.
Dans un communiqué de presse, la police a précisé qu’après une longue enquête, elle a pu arrêter trois Palestiniens, un de 25 ans, un de 29 ans et un autre de 35 ans possédant de la drogue, du hachich et des cachets.
La brigade a transféré les accusés à l’inspection de la police pour terminer les procédures légales à leur égard.
Ibrahim Timraz, directeur de la brigade des stupéfiants du Nord de Gaza, a appelé les Palestiniens à faire attention à leurs enfants, à coopérer avec la police afin de mettre fin à la drogue, à informer la police de tout produit suspect ou de toute personne suspecte.

Une équipe médicale française pratique 25 opérations chirurgicales dans la bande de Gaza

Gaza – CPI
Une délégation française spécialisée dans la chirurgie de la main vient de terminer son passage dans la bande de Gaza où elle est restée une semaine. Dans le centre médical Al-Chifaa, des opérations complexes ont été effectuées.
Sohail Flifil, coordinateur des délégations de l’association de secours des enfants de la Palestine, a souligné que l’équipe médicale française fait du volontariat en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, depuis plusieurs années. L’équipe a déjà examiné différents cas, main dans la main avec le ministère palestinien de la santé, et a suivi les cas déjà opérés.
L’entraînement de chirurgiens et d’infirmiers locaux fait partie des activités de la délégation française. Elle mettra les équipes locales au courant des dernières avancées technologies.

Les colons terroristes de "Payer le prix" ne sont pas terroristes selon l’entité sioniste !

Palestine – CPI
Le journal hébreu Haaretz a dévoilé, le 17 mars 2013, que le conseiller juridique du gouvernement israélien avait permis au gouvernement de Benyamin Netanyahu de ne pas identifier comme terroristes les colons extrémistes connus sous le nom "Payer le prix". Pourtant, il est connu qu’ils mènent de façon systématique des agressions terroristes contre les Palestiniens, contre leurs propriétés, contre leurs lieux saints.
Le journal a souligné que c’est la présidente du parti Meretz, de la gauche israélienne, membre de la Knesset, qui a appelé à considérer ceux qui mènent de telles attaques comme terroristes.

Une nouvelle application sur les portables pour mieux boycotter les produits israéliens

Palestine – CPI
Le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre "Israël" a levé le voile sur une nouvelle application pour les téléphones portables. Elle permettra aux utilisateurs de connaître si un produit a une quelconque relation avec "Israël" pour le boycotter.
Le journal International Business Times a écrit sur la page web de sa version britannique que cette application informera les utilisateurs des téléphones iPhone lorsqu’une société a une relation avec "Israël", profitant d’une grande base de données rassemblant beaucoup d’informations sur les produits israéliens.
Abbas Nakifi, membre dudit mouvement, a dit que l’application permettra de lire le code-barres et de connaître de façon immédiate et dynamique les produits entrant dans le cadre du boycott.

vendredi 21 mars 2014

Voilà comment le Hezbollah a riposté aux raids israéliens.

Israël a tenté sa chance en bombardant des positions de la Résistance à la frontière entre la Békaa et la Syrie. Il n’a pas ignoré le communiqué du Hezbollah qui a souligné l’inévitabilité de la riposte. Mais l’Etat hébreu ne savait ni où ni quand. Et puis la roue a tourné: des tirs de roquettes contre une position israélienne sur le Mont Hermon et un attentat à la bombe à la lisière du Golan occupé.
Le Hezbollah n’a pas revendiqué ces deux opérations mais Israël l’en a accusé et a espéré que telle serait la riposte de la Résistance aux raids aériens. Cela lui aurait permis de clore ce chapitre sur le constat que la riposte a été faible, ce qui l’aurait réconforté dans sa conviction qu’il lui est possible de changer les règles du jeu.
Toutefois, le Hezbollah connait bien Israël, peut-être plus qu’il ne le faut. Il sait quand Israël a reçu et assimilé le message. L’élève israélien a donc eu besoin de la seconde partie de la leçon: une unité de commandos des forces spéciales du Hezbollah a pénétré à l’intérieur des fermes de Chebaa, parvenant à surmonter tous les obstacles militaires et sécuritaire, et a placé deux bombes.
La première devait exploser au passage d’une patrouille israélienne et la seconde a été laissée pour que les soldats la retrouvent. La nature de la bombe, sa puissance et le mécanisme de la seconde charge ont été choisis avec soin afin qu’Israël puisse identifier les auteurs de l’attaque. Israël s’est retrouvé dans l’embarras. Il a riposte dans le vide, contre une cible à Edeissy. Et il a espéré, encore une fois, que l’affaire sera close.
Puis tout à coup, s’est produit l’attentat du Golan. Une bombe sophistiquée, comme l’ont dit les Israéliens, qui a fait seulement des blessés, ce qui a augmenté le trouble des Israéliens.
Cette fois, l’accusation ne peut pas être dirigée uniquement contre le Hezbollah. Israël ne pouvait pas se taire et a riposté en bombardant des positions de l’armée syrienne, lui faisant assumer la responsabilité de cette attaque. 
Ibrahim al-Amine: rédacteur en chef du journal al-Akhbar
http://www.almanar.com.lb

La confrontation avec le Hezbollah, le plus grand souci d’Israël

Citant des sources militaires, le quotidien libanais An-Nahar rapporte que l’armée israélienne a acheminé des renforts vers le Golan et souligne qu’en dépit de tous les événements dans la région, la confrontation avec le Hezbollah demeure le plus grand souci pour Israël.
Le journal ajoute que depuis l’implication du Hezbollah dans les combats aux côtés du régime syrien, la situation tout le long de la ligne bleue semble moins stable qu’avant.
Israël craint, selon les mêmes sources, que le Hezbollah profite de la situation en Syrie pour mettre la main sur des missiles à longue portée.