mardi 11 octobre 2011

Abbas prêt à reprendre des négociations de paix avec Israël

10 octobre 2011
Agence France-Presse
Bogota
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a assuré lundi à Bogota être prêt à reprendre «à tout instant» des négociations de paix avec Israël.
«Nous sommes favorables à des négociations pacifiques menant à la création d'un État palestinien, au côté de l'État d'Israël», a-t-il dit lors d'une cérémonie organisée par la mairesse de la capitale colombienne, Clara Lopez (gauche), au cours de laquelle il a été déclaré citoyen d'honneur de Bogota.
«Nous sommes disposés à chaque instant à retourner à la table de négociations si Israël a la même disposition», a-t-il ajouté.
Mahmoud Abbas a en ce sens estimé que sa demande de reconnaissance pleine d'un État de Palestine aux Nations unies n'était pas «contradictoire» avec cette démarche.
Le chef de l'Autorité palestinienne, qui effectue actuellement une tournée en Amérique latine en faveur de l'adhésion pleine de l'État de Palestine aux Nations unies, s'était déjà dit favorable à la reprise rapide de pourparlers, comme l'a proposé le Quartette pour le Proche Orient (États-Unis, Russie, Nations unies, Union européenne).
Devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (ACPE) il avait notamment indiqué, le 6 octobre, que son offensive diplomatique auprès des Nations unies avait été sa «seule alternative» face au blocage des négociations avec Israël, pays qu'il ne cherchait pas à «isoler».
La Colombie, où Abbas est arrivé dimanche soir, est l'un des membres non permanents du Conseil de sécurité actuellement opposés à la reconnaissance de l'État de Palestine sans négociations préalables avec Israël.
Les Palestiniens, qui disent avoir en leur faveur huit des 15 voix du Conseil, mènent actuellement campagne pour obtenir davantage de soutien, notamment en Colombie, proche allié de Washington en Amérique latine, où M. Abbas s'entretiendra mardi avec le président Juan Manuel Santos.
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Lettre adressée par les députés de Jérusalem au Comité international de la Croix-Rouge à Genève

Jérusalem - 11 octobre 2011
Par Députés de Jérusalem
Par leur lettre adressée le 5 octobre 2011 à Jakob Kellenberger, président du CICR, les députés d'Al-Qods menacés d'expulsion par les autorités de l'occupation sioniste et réfugiés depuis un an dans l'enceinte de l'office du CICR à Jérusalem dénoncent l'attitude "conciliante" de son directeur, qui a permis l'enlèvement de l'un d'entre eux dans ses propres locaux, et l'attitude indifférente et méprisante de la direction de l'office devant la colère des proches et des sympathisants venus exprimer leur soutien aux députés, et d'une manière générale, à tous les prisonniers palestiniens.
Lettre adressée par les députés de Jérusalem au Comité international de la Croix-Rouge à Genève
De gauche à droite : MM. Khaled Abu Arafeh, Mohammed Totah et Ahmed Attoun, députés Hamas au Conseil législatif palestinien, pour le premier anniversaire de leur sit-in dans les locaux de la Croix-Rouge à Jérusalem occupée, le 1er juillet 2011.
Mercredi 5 octobre 2011
Mr. Jakob Kellenberger
Président
Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
Genève
Cher Monsieur Kellenberger,
Nous sommes trois députés, Ahmed Attoun, Mohammad Totah, et Khaled Abu Arafeh, membres du Conseil législatif palestinien (CLP). M. Abu Arafeh fut également ministre dans le dixième gouvernement palestinien. Nous nous sommes réfugiés dans l'enceinte de la Croix-Rouge internationale, à Jérusalem occupée, le 1er juillet 2010, le lendemain de l'arrestation par l'autorité israélienne d'occupation de M. Mohammad Abu Teir, membre du CLP.
Un mois plus tôt, les autorités israéliennes avaient pris la décision de révoquer notre statut de résident de Jérusalem et de nous en expulser, bien que nous soyons en possession de cartes d'identité de Jérusalem valides (CI bleues) et malgré le fait que nous, nos parents et nos grands-parents soient nés dans la ville. La décision israélienne a été prise sous le prétexte que notre participation aux élections et au dixième gouvernement palestinien constituaient un "manque de loyauté envers l'Etat d'Israël", tout ceci étant fondé sur la prétention israélienne illégale de la légitimité de leur occupation de la ville de Jérusalem.
Les autorités israéliennes nous ont arrêtés le 29 juin 2006, avec 60 autres personnalités palestiniennes, au motif de notre participation au processus législatif palestinien, qui est basé sur l'accord d'Oslo et a été contrôlé par la communauté internationale. Ces élections ont eu lieu en plein accord et approbation entre l'Autorité palestinienne et les autorités israéliennes. De plus, les deux parties sont également convenues que les habitants de Jérusalem occupée seraient autorisés à y participer, comme candidats et comme électeurs.
Notre sit-in de protestation au quartier général de la Croix-Rouge a décidé comme démarche de derniers recours pour protester contre la décision du gouvernement israélien de nous priver de notre droit à résidence et de nous expulser de Jérusalem. De même, nous avons jugé nécessaire de faire connaître notre cas à l'opinion publique internationale pour montrer l'étendue de la politique de discrimination et d'oppression de notre occupant.
Pendant notre séjour à la Mission de la Croix-Rouge internationale, nous avons maintenu de bonnes relations avec l'administration et le personnel, dont nous respectons pleinement le travail acharné dans une situation si compliquée d'occupation militaire, en particulier étant donné la position d'Israël envers le droit humanitaire et les conventions internationales, dont il a signé la majorité.
C'est avec regret que nous avons dernièrement été témoins d'attitudes négatives à notre égard de la part du chef de la mission, M. Juan-Pedro Schaerer, qui nous rend visite au quartier général de la mission à Jérusalem tous les dimanches. C'est devenu évident le lundi 26 septembre 2011 quand, en présence de M. Pedro, des éléments de la sécurité israélienne en civil sont entrés en force dans le quartier général de la mission à 11h30. Ils ont kidnappé le député M. Ahmed Attoun, dans la cour de l'immeuble. Nous avons répondu à la requête de M. Nicolas, le responsable à Jérusalem, de rencontrer M. Juan-Pedro, qui nous a lu le communiqué de presse que la mission envisageait de diffuser sur l'attaque et l'enlèvement.
Après l'avoir écouté, nous avons affirmé à MM. Pedro et Nicolas que la déclaration n'exprimait pas de manière satisfaisante la gravité de la situation et constituait une provocation envers la famille et les amis de M. Attoun, les citoyens de Jérusalem et les sympathisants. Nous l'avons informé que le communiqué devait inclure trois éléments importants :
1) une condamnation claire et forte de l'enlèvement de M. Ahmad Attoun, qui est membre du parlement au Conseil législatif et représente tous les Jérusalémites,
2) une dénonciation et une condamnation claires de l'effraction du quartier général de la Croix-Rouge et de la violation de ses locaux, et
3) un appel à la libération immédiate du membre du Parlement Ahmed Attoun, ou son retour au quartier général de la mission internationale, d'où il avait été enlevé.
Nous avons clairement exprimé à MM. Pedro et Nicolas que le fait que le communiqué de presse de la Croix-Rouge n'aborde aucun de ces éléments donnait l'impression que l'administration de la Croix-Rouge approuvait le kidnapping de M. Attoun et encourageait l'occupation israélienne à reprendre ses violations en kidnappant les membres restants du CLP, M. Mohammed Totah et l'ancien ministre M. Khaled Abu Arafeh. Malgré tous nos efforts, le communiqué de la Croix-Rouge a été diffusé sans tenir compte d'aucune de nos suggestions.
Le lendemain, ce que nous craignions est arrivé. Des dizaines de parents et d'amis de M. Attoun et des sympathisants en colère se sont rassemblés dans la cour du quartier général de la Croix-Rouge internationale. Ils ont condamné la position de l'administration de la Croix-Rouge sur l'attaque israélienne et l'enlèvement, et ont exigé que la Croix-Rouge prenne ses responsabilités et obtienne la libération immédiate du député enlevé. L'administration de la Croix-Rouge a promis d'examiner ces demandes, bien que les personnes présentes aient eu des doutes sur sa promesse.
Le samedi 1er octobre 2011, des dizaines de sympathisants se sont à nouveau rassemblés, accompagnés par des dizaines de familles dont des parents sont emprisonnés par les autorités de l'occupation israélienne. Ces familles, venues avec leurs enfants, ont attiré l'attention sur le fait que les prisonniers palestiniens sont actuellement en grève de la faim et mènent une lutte dure contre l'administration pénitentiaire israélienne. La foule a remis une lettre à l'administration de la Croix-Rouge à Jérusalem pour qu'elle soit transmise au Président de la Croix-Rouge à Genève, M. Jakob Kellenberger, et qu'il prenne des mesures en soutien à ces prisonniers. M. Nicolas a rejoint la foule et la famille de M. Attoun lui a remis une lettre. Par la suite, le directeur de la Croix-Rouge a demandé à rencontrer, individuellement, Mohammed Totah et Khaled Abu Arafeh.
La foule a noté l'attitude de M. Nicolas, n'exprimant aucune préoccupation ni sympathie, alors qu'il était au milieu des membres de la famille du député kidnappé M. Attoun, ainsi que des pères, mères, épouses, enfants et amis d'autres prisonniers palestiniens. En conséquence, la foule a exprimé sa colère et a protesté contre le mépris de l'administration de la Croix-Rouge envers les sentiments des familles et des sympathisants et envers leurs revendications. Elle a également condamné le silence de la Croix-Rouge quant à l'action de la sécurité israélienne qui a eu lieu dans ses propres locaux, en présence des médias.
Immédiatement après que la foule ait quitté l'enceinte de la Croix Rouge, nous avons rencontré M. Nicolas, qui nous a accueilli par des blâmes et des insultes et nous a accusés de violer les lois et les coutumes. Il nous a dit que nous étions responsables de la colère de la foule, nous a reproché de ne pas l'avoir averti à l'avance de son humeur, a qualifié notre conduite de "grossière" et a déclaré, "je l'ai trouvée impolie !" Puis il a demandé une réunion avec M. Juan-Pedro Schaerer à 11h le lendemain matin.
Photo
30 juin 2011, Juan-Pedro Schaerer, devant le quartier général de la Croix-Rouge à Jérusalem, reçoit une note sur la situation des prisonniers palestiniens. On voit à droite la tente des députés palestiniens menacés d'expulsion.
Nous avons été choqués par l'attitude de M. Nicolas envers nous, membres du parlement représentant toute la ville et ses citoyens, ainsi que les protestataires en sit-in dans l'enceinte de la Croix-Rouge internationale pour y chercher protection et attention, et nous avons considéré que son attitude était une insulte à tous les Jérusalémites et un abandon du véritable rôle d'une organisation humanitaire dont la mission est de protéger et de s'occuper des civils sous occupation.
Nous avons rejeté toutes les accusations de M. Nicolas et l'insulte qu'il nous a faite, et l'avons informé que le rassemblement de la foule était l'initiative propre des familles, des amis et des sympathisants pour exprimer leurs idées, leurs opinions, leurs sentiments et leurs objections. Nous lui avons également dit qu'il n'avait pas le droit de nous en tenir pour responsables à un moment où nous sommes engagés dans un sit-in de protestations et que nous vivons la vie des prisonniers. Nous lui avons aussi rappelé que nous nous sommes toujours coordonnés avec l'administration de la Croix-Rouge pour ce qui concerne "nos activités privées", mais que les activités des participants et des citoyens de Jérusalem est de leur propre responsabilité. Nous l'avons informé que c'était son devoir de montrer un peu de solidarité et d'intérêt envers les sentiments des participants et des citoyens de Jérusalem. L'administration de la Croix-Rouge doit seule supporter les conséquences de sa non-dénonciation du crime d'enlèvement du membre du Parlement M. Attoun.
Nous lui avons fait remarquer qu'il n'était pas poli de qualifier notre position d'impolie, et que l'attitude de l'administration de la Croix-Rouge adoptée par M. Pedro, tentant de faire pression sur nous et de nous effrayer avec l'occupation israélienne et ses violations ne nous faisait absolument pas peur. Nous lui avons également fait part de notre refus de rencontrer M. Pedro, et après une heure de cette réunion regrettable avec M. Nicolas, il est revenu nous dire qu'il retirait le mot "impoli".
M. Jakob Kellenberger, nous savons que l'occupation israélienne se moque des us et coutumes et des codes de conduite qui régissent les relations entre les Etats et les institutions internationales. Par ailleurs, il est nécessaire d'aborder la question du comportement du gouvernement israélien, dont les officiers de sécurité en civil ont revêtu un uniforme de la Croix-Rouge pour essayer de soutirer des informations aux prisonniers. En conséquence, nous vous prévenons de notre inquiétude que la situation empire si l'administration de la Croix-Rouge ne prend pas ses responsabilités, en particulier à un moment où les Jérusalémites subissent de graves violations, depuis des décennies et jusqu'à présent.
Nous pensons que la Croix-Rouge ne doit pas être entraînée dans les comportements de l'occupation israélienne qui sont contraires à toutes les conventions humanitaires et internationales. Elle doit résister à l'arrogance israélienne avec la force de ses principes humanitaires et par la force du droit international et humanitaire qui est appliqué dans le monde entier. La mission internationale peut gagner à prendre appui sur la ténacité du peuple palestinien pour obtenir ses droits, sa force à exister et sa foi dans la justesse de sa cause, en harmonie avec les valeurs humaines supérieures.
Nous espérons que vous vous rendrez compte du recul de la position de l'administration de votre mission, en particulier cau quartier général de Jérusalem. Nous espérons aussi que vous réussirez à traiter la situation du lundi 26 septembre 2011 et ses conséquences en répondant à nos revendications et aux exigences jérusalémites :
- dénonciation directe du crime d'enlèvement de M. Ahmed Attoun, membre du Conseil législatif palestinien et représentant de tous les Jérusalémites, par l'occupation israélienne,
- dénonciation directe et condamnation de l'attaque des forces clandestines israéliennes contre le quartier général de la mission de la Croix-Rouge internationale et violation de ses locaux,
- action immédiate et continue pour la libération du membre du Parlement Ahmed Attoun et son retour au quartier général de la mission internationale d'où il a été enlevé.
Avec nos meilleurs sentiments,
Mohammed Totah, membre du Conseil législatif palestinien
Khalid Abu Arafeh, de Jérusalem, ancien ministre dans le dixième gouvernement palestinien.
cc. Représentants de toutes les institutions locales et internationales liées à la question palestinienne et à Jérusalem en particulier.
Chronologie des événements :
- Ahmed Attoun, Mohammad Totah, Khaled Abu Arafeh et Mohammad Abu Tir, élus sur la liste Hamas "Changement et Réforme", sont arrêtés par les autorités sionistes en 2006, suite à la victoire du bloc aux élections législatives. Ils sont libérés en 2009 après 3 ans de prison.
- Début juin 2010 : l'occupation annonce qu'elle a décidé de révoquer leur droit à résidence et leur donne quelques jours pour quitter définitivement Jérusalem. Les quatre députés refusent la décision d'expulsion.
- 29 juin 2010 : arrestation de Mohammad Abu Teir
- 1er juillet 2010 : Ahmed Attoun, Mohammad Totah, et Khaled Abu Arafeh se réfugient dans l'enceinte du CIRCR-Jérusalem. Installation d'une tente de soutien.
- 15 décembre 2010 : les députés envoient une lettre ouverte pour alerter sur leur situation.
- 20 février 2011 : pour la 3ème fois en une semaine, les forces de l'occupation attaquent le bureau et le domicile de Ahmed Attoun, saccagent les lieux, volent ses biens personnels et arrêtent 5 membres de sa famille.
- début juillet 2011 : Bannissement de Mohammad Abu Teir de Jérusalem, expulsion en Cisjordanie occupée.
- 6 septembre 2011 : Mohammad Abu Tir est kidnappé en Cisjordanie et arrêté.
- 13 septembre 2011 : Mohammad Abu Tir est condamné à 6 mois de détention administrative.
- 26 septembre 2011 : enlèvement de Ahmed Attoun par la police sioniste dans l'enceinte du CICR.
Traduction : MR pour ISM
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Dormez tranquilles, criminels de guerre !

mardi 11 octobre 2011 - 07h:45
Michael Mansfield - Guardian
Les nouvelles règles sur les mandats d’arrêt ne feront qu’encourager Israël à se croire au dessus des lois internationales.
(JPG)
Echantillon de criminels de guerre israéliens [de g. à d.] : Askenazi chef d’état major, Barak ministre de la défense, Marom commandant de la Marine
Israël a violé un nombre incalculable de Résolutions de l’ONU et de lois internationales pendant les 50 dernières années sans avoir reçu la moindre sanction légale, économique, politique ou militaire. Son mépris pour l’opinion majoritaire de la Cour Internationale de Justice de La Hayes qui, en 2004, a déclaré illégale la construction d’un mur dans les territoires occupés est plus significatif encore. Si on ajoute à cela l’occupation illégale de la Palestine, l’expansion continue des colonies illégales, les évictions forcées et les démolitions de maisons, la confiscation des ressources en eau, le blocus de Gaza et l’usage illicite de passeports clonés pour permettre des assassinats ciblés en dehors d’Israël, on peut penser que c’est un état qui se considère comme au dessus des lois.
La création d’une juridiction universelle pour les crimes internationaux a été précédée par des années de négociations et de délibérations exhaustives dont le but était de garantir qu’il n’y aurait aucun refuge ni abri accessibles à ceux qui avaient commis les pires crimes contre l’humanité. Dans le concret, cela signifie que quelque soit l’endroit où le crime a eu lieu, quelles soient les victimes, qui que ce soit qui ait commis ces crimes, une action judiciaire pouvait être ouverte contre les responsables. Le génocide, les crimes de guerre et la torture font partie des ces crimes.
La Cour Internationale de Justice a clairement dit que, dans le cas du mur, l’obligation de poursuivre les responsables revient à tous les états. Le problème est que les états ne veulent pas se charger de poursuivre Israël et qu’ils se contentent de très timides tractations diplomatiques. Des hommes de loi qui défendent des Palestiniens ont été obligés d’entamer eux-mêmes des poursuites.
En 2009, les magistrats du tribunal de Westminster ont émis un mandat d’arrêt contre Tzipi Livni, ministre israélienne des affaires étrangères à l’époque de l’opération Cast Lead qui a causé la mort de 1400 personnes à Gaza. La hiérarchie du gouvernement travailliste britannique s’est empressée d’aller voir les autorités israéliennes, pas pour parler de ces morts, mais pour demander pardon pour le mandat d’arrêt.
Il y a eu un incident dramatique lors d’une apparition de Livni à la télévision israélienne pendant l’invasion de Gaza. Au début de l’interview, le journaliste, Shlomi Eldar, a reconnu le nom qui est apparu sur son mobile. Il s’agissait de Izzeldin Abuelaish, un docteur Palestinien qui avait courageusement et sans répit soigné également Palestiniens et Israéliens sans peur et sans favoritisme. "Ils ont bombardé ma maison. Ils ont tué mes filles. Qu’est-ce que nous avons fait ? Shlomi, je veux les sauver mais elles sont mortes. Elles ont été frappées à la tête. Elles sont mortes sur le coup. Allah qu’est-ce que nous leur avons fait ?" Trois de ses filles et sa nièce venaient juste d’être tuées par l’armée israélienne. Son coup de fil a été diffusé sur les ondes et a fait le tour du monde. Le docteur a décrit toute l’opération Cast lead telle qu’il en a été le témoin dans son livre célèbre : "Je ne haïrai pas".
Il était clair que ce médecin respecté n’avait aucun lien avec le Hamas ni le terrorisme et n’avait pas la moindre intention hostile à l’égard d’Israël. Il n’y a donc que deux explications : ou l’attaque était délibérée ou il s’agissait d’une attaque tout azimut qui ne garantissait absolument pas la protection des civils. Dans ces circonstances, il n’est pas surprenant que la commission d’enquête de l’ONU sur la guerre de Gaza ait conclu qu’Israël —et le Hamas— avait commis des crimes de guerre et peut-être des crimes contre l’humanité. Le leader de la mission est revenu sur ses déclarations mais pas les trois autres membres distingués de la commission, et les Affaires Etrangères ont maintenu leur adhésion à ce rapport et n’ont pas souhaité qu’il soit retiré. De toutes façons il n’y est pas question d’un quelconque manquement à accorder aux civils la protection nécessaire.
En septembre le gouvernement britannique a changé les règles de base en donnant au procureur (Director of Public Prosecutions*) un droit de veto aux demandes de mandats d’arrêt par des particuliers (dans l’Acte de la réforme de la police et de la responsabilité sociale). C’est une insulte aux tribunaux d’insinuer qu’ils ne sont pas capables d’évaluer à partir de quel moment il convient ou non de délivrer un mandat d’arrêt. En 10 ans, ils en ont accordé deux sur 10 demandés. Il s’agit de l’arrestation et non de la mise en accusation.
Le procureur a déclaré en janvier qu’il consulterait le procureur général (attorney general*) chaque fois qu’un mandat d’arrêt serait sollicité. Le procureur général aurait alors à décider s’il est dans l’intérêt général d’engager des poursuites. Une telle décision ne pourrait naturellement être prise qu’après que toutes les preuves nécessaires aient été rassemblées pour pouvoir avoir une vue d’ensemble sur le double critère de la recevabilité des preuves et de l’intérêt public. Affirmer tout de suite qu’il n’y pas lieu de poursuivre revient à mettre la charrue avant les boeufs et ridiculise le concept de juridiction universelle.
Il est donc devenu hautement improbable qu’une autre poursuite judiciaire ne soit jamais lancée que ce soit à l’instigation du gouvernement lui-même ou d’un particulier —comme on a pu le constater quand Livni a rencontré William Hague cette semaine à Londres. Etant donné la piètre performance du gouvernement britannique en ce qui concerne les pays ou les individus considérés comme inacceptables (Pour Pinochet par exemple, c’est un magistrat espagnol qui a du faire le nécessaire), ceux qui détiennent le pouvoir et les responsabilités au moment où des crimes de guerre sont commis peuvent dormir sur leurs deux oreilles.
Note :
* Le Crown Prosecution Service, ou CPS, est un département non ministériel du gouvernement anglais chargé de poursuivre des personnes accusées de délits criminels en Angleterre et au pays de Galles. Le CPS est dirigé par le Director of Public Prosecutions qui rend des comptes à l’Attorney General d’Angleterre et du pays de Galles.
7 octobre 2011 - The Guardian - Pour consulter l’original :
http://www.guardian.co.uk/commentis...
Traduction : Dominique Muselet
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La France, la Palestine et l’ONU : faux prétexte, véritable honte

publié le lundi 10 octobre 2011
Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS

 
Pour que la Palestine soit admise au sein de l’Organisation des Nations unies, dans les frontières d’avant la guerre de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, deux conditions doivent être remplies. Il faut tout d’abord que le Conseil de sécurité, à une majorité de 9 voix au moins sur ses 15 membres, se prononce favorablement sans qu’aucun veto ne s’y oppose. Il faut ensuite que cette recommandation soit suivie, à l’Assemblée générale, d’un vote lui aussi positif à la majorité des deux-tiers des 193 Etats membres.
A ce jour, plus des deux-tiers des Etats membres reconnaissent déjà l’Etat de Palestine ou ont annoncé qu’ils voteraient dans ce sens. La seconde condition sera donc remplie. Reste la première, qui dépend des membres du Conseil de sécurité. Selon les dernières informations en provenance de New York, huit d’entre eux sont déjà disposés à voter pour, mais pas la France ni le Royaume-Uni.
S’agissant de Paris, la raison avancée est irrecevable. Les dirigeants de notre pays prétendent qu’ils ne voteront pas pour l’admission de l’Etat de Palestine afin d’éviter que les Etats-Unis fassent usage de leur droit de veto. Etrange argument, car la question posée au Conseil de sécurité n’est pas le vote des Etats-Unis, mais l’admission de la Palestine à l’ONU. Cette palinodie ne trompe personne : Nicolas Sarkozy et Alain Juppé se servent de ce prétexte pour s’opposer à la demande des Palestiniens, reniant leurs engagements. Faute de négociations israélo-palestiniennes durant l’été, la France, disaient-ils, « prendra ses responsabilités ». De plus, et pour tout éclairer de leur position, le Conseil exécutif de l’Unesco vient de recommander l’adhésion de la Palestine, comme membre de plein droit, à cette organisation. Les Etats-Unis ont voté contre et la France, alors qu’il n’y a pas de veto dans ce cas, s’est tout simplement abstenue. C’est dire si leurs arguties ne tiennent pas debout : à cela trois raisons.
Premièrement, le veto américain a-t-il empêché la France et la Grande-Bretagne, il y a quelques mois, de voter une résolution du Conseil de sécurité condamnant très clairement la colonisation israélienne ? Le recul actuel choque d’autant plus que, le Quartet ayant proposé de reprendre les négociations « sans condition », le gouvernement israélien a aussitôt annoncé la construction de 1100 logements à Jérusalem-Est. Et Alain Juppé, après avoir « regretté » cette décision, a lui même pris acte de l’échec dudit Quartet. Pourquoi donc n’en tire-t-il pas les conclusions qui s’imposent ? Or à l’Unesco la France vient de s’abstenir, redisons-le.
En second lieu, l’Elysée et le Quai d’Orsay prétendent que les Palestiniens ont choisi une mauvaise voie en s’adressant au Conseil de sécurité et leur suggèrent de se contenter d’un strapontin au lieu d’un siège - un statut d’Etat non-membre - à condition, qui plus est, de s’engager à ne pas recourir à la Cour pénale internationale ni à la Cour internationale de Justice. A quel titre décident-ils, à la place des Palestiniens, de ce qui est bien et de ce qui est mal pour eux ? Ces derniers ne sont pas des enfants, mais un peuple souverain qui est colonisé depuis plus de soixante ans et qui a droit, comme tous les autres, à l’autodétermination et au respect.
Troisièmement, les sondages le confirment, près des trois quarts de nos compatriotes estiment que la solution de cet interminable conflit passe par la création d’un Etat palestinien et son admission à l’ONU. A quel titre Nicolas Sarkozy décident-ils, à la place des Français, de ce qui est « bien » et de ce qui est « mal » pour eux ? Non content de traiter les Palestiniens à la manière coloniale, ils se conduisent comme si notre peuple était, lui aussi, mineur.
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé viennent de se faire ovationner par un millier de personnes à Benghazi. Mesurent-ils que des millions et des millions de citoyens du monde – et pas seulement des Arabes et des musulmans – les hueront s’ils persistaient à se dérober devant leurs responsabilités et à ne pas voter pour l’admission de la Palestine à l’ONU ? On imagine sans mal les conséquences catastrophiques d’une telle débâcle pour l’image et l’autorité de la France dans le monde.
Qui peut d’ailleurs garantir que les Etats-Unis utiliseront réellement leur droit de veto ? Rien ne dit, soucieux de leur influence dans un monde arabe en pleine révolution, qu’ils continueront à s’isoler pour soutenir le gouvernement israélien, dont l’attitude suicidaire nuit de toute évidence à leurs intérêts. Qui peut donc parier que Barack Obama, en dépit de ses arrière-pensées électorales, mettra vraiment à exécution sa menace de veto ? Les votes aux Nations Unies dépendent, chacun le sait, des rapports de forces.
Ajoutons que si les Etats-Unis utilisaient leur veto rien ne serait nécessairement et pour autant terminé. Il est une jurisprudence de l’ONU qui veut que, en cas de « carence » constatée du Conseil de sécurité, l’Assemblée générale peut prendre à sa place les décisions. Elle a été utilisée à plusieurs reprises.
Comment cela ? Prenons une hypothèse : les Palestiniens décident de proposer une seconde fois l’adhésion de leur pays à l’ONU. Les Etats-Unis s’y opposent une seconde fois. Et ainsi de suite. Dans ce cas il y a carence du Conseil de sécurité qui se trouve de fait bloqué par l’attitude de l’un de ses membres permanents. L’Assemblée générale peut alors le constater et en tirer les conclusions. Cela s’est passé en 1950 (Résolution 377) quand, devant l’opposition permanente de l’URSS relativement à l’engagement de ce qui allait devenir la guerre de Corée, l’Assemblée générale a constaté cette défaillance de l’institution et en a tiré les conclusions. Pourquoi donc alors parler à l’impératif sur ce point et donner raison à Sarkozy alors que c’est le conditionnel qui convient ?
Cela dit, si la France veut jouer un rôle dans l’apaisement du plus vieux conflit international non résolu et ne plus laisser l’Amérique dicter sa loi, alors elle doit accomplir un geste fort : reconnaître elle-même l’Etat de Palestine et agir pour son admission à l’ONU. La dynamique ainsi créée pourrait, de surcroît, amener de nombreux Etats, y compris au sein de l’Union européenne, à en faire autant et élargir la large majorité de pays membres des Nations unies déjà décidés à voter pour l’admission de l’Etat palestinien à l’ONU.
Répétons-le donc : seul le droit – tout le droit et rien que le droit – permettra de mettre fin au conflit israélo-palestinien. Il est grand temps que la France se ressaisisse : s’aligner sur les Etats-Unis, ménager la chèvre et le chou, au mépris des résolutions de l’ONU, ne peut que porter atteinte à ses intérêts. Elle doit au contraire choisir le bon chemin : non seulement reconnaître l’Etat de Palestine dans ses frontières d’avant la guerre de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et, en conséquence, non seulement voter oui à son admission à l’ONU, mais elle doit aussi travailler à entraîner sur ce chemin d’autres Etats membres, en Europe et dans le monde.
La France pourra ainsi, comme souvent dans le passé, faire l’Histoire.
L’entrée de la Palestine à l’ONU ne suffira certes pas, on le sait, à apporter enfin la paix au Proche-Orient, mais - et qui ne le voit à constater la fébrilité totale des dirigeants israéliens ? - ce sera un jalon majeur pour y contribuer : Israël se verra alors contraint de négocier avec un Etat reconnu comme lui, dans le cadre des Nations unies et sur la base de ses résolutions qui posent les principes intangibles d’une solution durable. La France ne peut plus se dérober.
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Les murs de la prison

publié le mardi 11 octobre 2011
Par George Korts, ancien détenu dans les prisons israéliennes
 
Il existe une relation dialectique entre le prisonnier et l’idée de liberté qui résulte des conditions vécues par le peuple palestinien sous occupation. Le prisonnier sacrifie sa liberté pour la Liberté de la patrie et pour que le peuple puisse y vivre dans la dignité loin de l’humiliation et de l’indignité. Il accepte la prison qui est un lieu sombre et de solitude. La prison est injustice, souffrance et douleurs. C’est le froid et la faim. C’est le vol de l’être humain et de sa dépendance envers une autorité toute puissante. La prison c’est un endroit avec de hauts murs et des barbelés entourant les vivants dans des sortes de fosses communes. Des cellules et des pièces sombres c’est tout ce qui entoure le prisonnier, un lieu où il passe de longues années. Rien autour de lui, sauf de hauts murs froids et désolés. Il s’y habitue et les murs s’habituent à lui. Avec le temps la prison devient partie du prisonnier. Et tout autour de lui devient relié à ces conditions qui lui sont imposées. Et cette expérience reste dans son esprit comme si le temps s’était arrêté au moment de son arrestation. Et le temps du prisonnier devient association entre cette situation et les événements qui ont abouti à son voyage en prison depuis les premiers instants. Le prisonnier qui perd sa liberté est exposé à toutes sortes de douleurs et de souffrances causées par les pratiques répressives du gardien, les pressions physiques et psychologiques systématiques, destinées non seulement à lui arracher une confession mais aussi à briser sa volonté de combattant – ce qui est le plus important. On empêche le prisonnier de dormir pendant de longs jours avec les mains et les pieds entravés et il est exposé à diverses formes de torture physique et de détresse psychologique. Cette dernière est la souffrance la plus sévère du corps. Et il reste captif, dans ces dures conditions pendant de longues périodes, dans de petites cellules sombres où manquent les conditions minimales pour la santé et un minimum d’humanité. Cela ne convient à aucun organisme vivant.
Un coup d’œil à la prison
La prison est un lieu étendu fait de différentes sections. Chaque section contient un certain nombre de salles et de cellules où le prisonnier passe son temps. La salle peut contenir de 8 à 10 prisonniers, si ce n’est plus dans certaines prisons. L’espace n’est pas étendu où ils doivent partager leurs vies et leurs souffrances. Ils sont autorisés à quitter la pièce pour une courte promenade. C’est ce qui permet de garder le prisonnier vivant plus longtemps. Les prisonniers sont des combattants appartenant en général à des groupes au sein desquels ils ont combattu. Chaque groupe a sa direction qui dirige et s’occupe des affaires internes du groupe. Ces groupes sont reliés entre eux par un comité national composé de représentants des groupes. Ce comité est considéré comme la direction de l’institution des prisonniers. Il définit la politique à observer à l’intérieur de la prison et détermine le cadre général et l’organisation pour la vie des prisonniers. Un représentant du Comité parle au nom de tous les prisonniers vis-à-vis de l’administration de la prison. Il réclame le respect des droits de l’homme, des conditions de vie correctes et décentes. Le comité, soutenu par les groupes, travaille au développement de programmes culturels, d’activités sportives et d’autres activités qui éduquent le prisonnier et qui le vaccine contre les plans des gardiens. Ceux-ci sont, après tout, l’instrument de l’occupation. Ils sont chargés de tenter de vider et de faire renoncer les prisonniers au contenu et au sens de leur combat national, culturel, politique et social. Ils sont chargés de les transformer en une structure vaincue et vide qui accepterait l’idée et la réalité de l’occupation et de l’idée que la résistance serait futile. Ils cherchent à substituer le concept d’intérêt personnel et particulier à celui d’intérêt général. Cependant, les luttes des prisonniers depuis 1967 jusqu’à maintenant, ont exprimé leur rejet de la vie cruelle et humiliante imposée par l’administration. Ils sont, à l’inverse, reconnaissants au Comité national qui permet aux prisonniers de sauvegarder leur identité nationale. Ils ont lutté par de longues « grèves de la faim », l’estomac vide. Ils ont utilisé d’autres moyens de lutte pour améliorer leurs conditions de vie quotidienne. Dans un contexte de confrontation directe et permanente avec le geôlier, des martyrs sont tombés. Ils ont tout perdu – leur sang et leur vie – pour permettre à leurs camarades d’infortune de vivre dignement. Les prisonniers ont aussi réussi à transformer la prison en une académie nationale, où beaucoup sont devenus diplômés et certains d’entre eux ont joué un grand rôle pour la cause palestinienne. La prison est aussi un reflet de la réalité palestinienne elle-même, car la malheureuse situation du prisonnier est le résultat de malheureuse situation palestinienne.
Implications humanitaires, politiques et juridiques
L’objectif, grave, de l’administration pénitentiaire israélienne, qui prend fondamentalement pour cible les prisonniers, est de tenter de supprimer la légitimité du combat national du peuple palestinien. Elle refuse les chartes et les traités internationaux, en particulier la Charte des Nations unies qui reconnaît formellement le « droit à la résistance » pour la liberté et l’autodétermination. Et elle veut aussi délégitimer au plan international les droits et le statut légal des prisonniers qui sont des « prisonniers de guerre » et des « combattants de la liberté », selon le droit international, la Convention de Genève et les résolutions de l’ONU. Elle veut consacrer la non-reconnaissance par les Israéliens de la légitimité du mouvement national palestinien comme un mouvement de libération nationale et de ses hommes comme étant des combattants légaux qui appliquent les dispositions du droit de la guerre.
Grande prison
S’il y a actuellement 6 000 prisonniers palestiniens derrière les murs des prisons, en punition de leur résistance à l’occupation, il y a plus de quatre millions de Palestiniens qui vivent sous l’emprise d’une grande prison d’occupation. Simplement parce qu’ils sont des Palestiniens et qu’ils veulent rester sur leurs terres, parce qu’ils résistent à la politique de nettoyage ethnique et parce qu’ils se tiennent face aux occupants, à leurs plans et parce qu’ils défendre leur droit à exister. La prison c’est le long mur d’apartheid qui a découpé le pays en enclaves et en cantons, c’est le blocus terrestre et aérien imposé à la bande de Gaza depuis des années. C’est la politique de discrimination raciale pratiquée contre notre peuple à Jérusalem et dans la Palestine occupée en 1948 par le biais de harcèlement et de déplacements et de confiscation de terres et de démolitions de maisons et de vol de la culture palestinienne et arabe. Au-delà de nous, c’est toute la Palestine qui est une prison et ce sont tous les Palestiniens qui sont entre ses murs. Des murs de fer et de béton.
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Netanyahu veut légaliser des implantations non autorisées

AFP | 11/10/2011
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu étudie les moyens juridiques pour légaliser des avant-postes construits sans autorisation sur des terres privées palestiniennes, rapporte mardi le quotidien Haaretz.
M. Netanyahu a informé dimanche les ministres de son parti, le Likoud (droite nationaliste), de sa décision de demander au ministre de la Justice Yaakov Neeman de créer une équipe pour examiner de quelle façon légaliser a posteriori ces implantations, précise Haaretz.
Il est soumis à d'intenses pressions du lobby des colons et de l'aile droite de sa coalition à la suite de la démolition de trois habitations en septembre dans la colonie sauvage de Migron, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée, explique le journal.
M. Netanyahu et trois autres ministres ont décidé la démolition de Migron ainsi que d'autres avant-postes bâtis sur des terres privées palestiniennes lors d'une rencontre en février avec le procureur général Yehuda Weinstein, tout en tentant de légaliser a posteriori les constructions sur des terres d'Etat, indique le quotidien.
Le 2 août, la Cour suprême d'Israël a ordonné l'expulsion des habitants de Migron mais a donné aux autorités jusqu'à mars 2012 pour appliquer cette décision.
Selon des documents judiciaires, cette colonie, construite en partie sur des terres privées palestiniennes sans l'autorisation du gouvernement israélien en mai 2001, et censée être démantelée depuis dix ans, comptait environ 250 habitants en 2009.
Aux yeux de la communauté internationale, les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien. Quelque 310.000 colons sont installés en Cisjordanie, ainsi que plus de 200.000 Israéliens dans des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupé et annexé. 
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Mahmoud Abbas à Caracas mardi (Hugo Chavez)

AFP | 11/10/2011
Le président du Venezuela, Hugo Chavez, a annoncé lundi que le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas arrivera mardi à Caracas, en provenance de Bogota, dans le cadre de sa campagne en faveur de l'adhésion aux Nations unies d'un Etat de Palestine.
"Le président palestinien a demandé à venir à Caracas et je lui ai immédiatement dit oui", a déclaré M. Chavez, par téléphone, à la chaîne publique VTV.
"Mardi après-midi (...) nous le recevrons avec un grand plaisir en l'honneur du peuple palestinien et de ses luttes pour la cause humaine", a-t-il poursuivi.
Le chef de l'Autorité palestinienne effectue actuellement une tournée internationale. Il avait entamé vendredi une tournée en Amérique latine. Après la République dominicaine et le Salvador, qui soutiennent la démarche palestinienne, il était arrivé dimanche soir en Colombie. Pays important pour ses visées en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, la Colombie avait annoncé qu'elle ne voterait pas en faveur de l'adhésion.
Le gouvernement d'Hugo Chavez est un grand défenseur de la cause palestinienne.
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L’Etat palestinien lézarde l’Union européenne

11 Octobre 2011 
IRIB- Les pays membres de l’Union européenne ne parviennent à s’entendre dire oui ou non à la proposition de l’Autorité autonome présentée à l’ONU concernant la mise en place de l’Etat indépendant palestinien.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a fait remarquer que les membres de l’Union européenne , réunis à Luxembourg ne sont pas sur les mêmes longueurs d’ondes à propos de la reconnaissance de l’Etat indépendant palestinien. Pour le patron du Quai d’Orsay, il serait très difficile aux 27 de parvenir à un point de vue commun sur ce sujet. Les Etats-Unis et le régime sioniste, qui sont hostile à la reconnaissance de l’Etat palestinien, ont menacé que si l’Autorité autonome persiste dans ses tentatives pour adhérer en tant que membre à part entière à l’Onu, ils durciraient les sanctions financières à son encontre.Lien

Réunion Abbas/Sarkozy, dans les prochains jours, à Paris

11 Octobre 2011
IRIB- Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Ryad al-Maliki a annoncé, lundi, à Bogota, la tenue, dans les prochains jours, à Paris, d'une réunion entre le Président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Président français, Nicolas Sarkozy, sur la demande d'adhésion d'un Etat de Palestine, à l'ONU.
D'ici, nous irons, en France, pour une réunion avec le Président Sarkozy, sur ce même sujet, car la France est, aussi, un membre permanent du Conseil de sécurité, a-t-il déclaré à la presse, avant de préciser à l'AFP que la rencontre devrait avoir lieu, le 13 ou le 14, après son départ, mardi, de Colombie. Le chef de l'Autorité palestinienne effectue, actuellement, une tournée internationale, en faveur de l'adhésion pleine de l'Etat de Palestine aux Nations unies. La Colombie est, en ce sens, un pays important, pour ses visées, en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité, ayant annoncé qu'il ne voterait pas en faveur de l'adhésion.  
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Manifestations antisionistes à l’échelle planétaire

11 Octobre 2011
IRIB-Le vice-président du parlement palestinien a plaidé pour des manifestations mondiales en guise de solidarité avec les prisonniers palestiniens dans les geôles du régime sioniste.
Cité par la chaîne « Felestin Al-Youm », le vice-président du parlement palestinien, Ahmad Bahr a appelé aujourd’hui lundi tous les Palestiniens du monde entier à organiser des manifestations massives devant les ambassades israéliennes dans différents pays pour forcer ce régime à libérer les détenus palestiniens. Devant un rassemblement populaire devant le siège du CICR (Comité international de la Croix-Rouge) à Gaza, organisé à l’initiative du mouvement Hamas pour exprimer la solidarité avec les détenus palestiniens, Ahmad Bahr a demandé à la Résistance palestinienne de capturer davantage de militaires sionistes dans l’objectif de forcer Israël à libérer les prisonniers palestiniens. Ont participé au rassemblement de solidarité avec les détenus palestiniens, des représentants de la fraction parlementaire « Changements et réformes » liée au Hamas ainsi que des représentants du Front populaire pour la libération de la Palestine et du Front démocratique pour la libération de la Palestine. Ahmad Bahr a aussi demandé aux pays arabes de boycotter le régime sioniste sur tous les plans.Lien

"Gilboa" : Les prisonniers annonceront une grève de la faim ouverte dès mardi

[ 09/10/2011 - 23:06 ]
Jérusalem - CPI
Les prisonniers Palestiniens dans la prison de « Gilboa » située dans la vallée de Beit Shean ont déclaré qu’ils ont décidé d’entamer, demain mardi, une grève de la faim ouverte, et à la lumière de l'administration pénitentiaire qui a refusé de répondre aux demandes des prisonniers.
« 420 prisonniers qui souffrent énormément dans la prison de « Gilboa » ont formé un comité de lutte des différentes factions pour le suivi de l'évolution de cette grève, et ce comité est constitué d’Abou Ali Abbassi du Mouvement de résistance islamique de Hamas, Loay Oudeg pour le Front populaire, Ali Maslamani allié à "Fatah», et Jihad Aghbarieh pour Djihad islamique", ont affirmé des sources locales.
Il est à noter que les prisonniers palestiniens dans les prisons de l'occupation, entament leur grève de la faim pour la troisième journée consécutive, pour protester contre les mauvaises conditions de détention, qui se sont aggravées dans la seconde moitié de 2011 en courant, après l'approbation du gouvernement de Benjamin Netanyahu, une série de mesures punitives et arbitraires contre eux.

Naplouse : Les colons inaugurent la saison des cueillettes par des agressions terrorisantes

[ 10/10/2011 - 10:57 ]
Naplouse – CPI
Les colons sionistes ont attaqué les citoyens palestiniens qui se trouvaient sur leurs terres agricoles dans le village d'Awarta situé au sud-est de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.
Des témoins oculaires ont rapporté que les colons d'Itimar ont attaqué les cueilleurs d'olives qui se trouvaient sur leurs terres proches de la route de la colonie.
Les habitants du village ont confirmé que les agriculteurs palestiniens qui cueillent leurs olives constituent volontairement de grands groupes pour faire face à toute attaque probable des colons sionistes.
De son côté, Ghassan Daghlas, responsable du dossier de la colonisation dans le nord de la Cisjordanie, a précisé que les colons sionistes ont attaqué les fermiers palestiniens, et malgré une précédente coordination, une bande de colons a attaqué les agriculteurs dans une tentative de les empêcher de récolter les fruits de la récolte.
Daghlas a mis en garde contre l'escalade de série d'attaques des colons sionistes contre les agriculteurs palestiniens dans les villages de la province de Naplouse, en particulier dans les régions proches des colonies sionistes avec le début de la saison de la cueillette des olives.
Il a souligné que les colons sionistes ont volé les olives dans le village de Vrata à Qalqilia.

Bethléem : De nouveau , démolition à l'aube d'un foyer palestinien

[ 10/10/2011 - 11:23 ]
Bethléem – CPI
Les bulldozers de l'occupation sioniste ont démoli lundi à l'aube, une maison palestinienne dans le village de Jaba situé dans le sud-ouest de la ville de Bethléem (en Cisjordanie occupée).
Des sources locales ont rapporté que d'importantes forces de l'armée de l'occupation sioniste accompagnées par des bulldozers ont pris d'assaut le village à l'aube, et ont complètement bloqué le village en se déployant sur les entrées principales dans certains quartiers.
Les sources ont ajouté que les forces occupantes ont démoli une maison qui est en construction sur une superficie de 120 mètres carrés.

Affligé, le peuple palestinien charge Awadh de transmettre ses condoléances à Erdogan

[ 10/10/2011 - 11:31 ]
Gaza/Ankara – CPI
Dr. Mohamed Awadh, vice-premier ministre palestinien et ministre des affaires étrangères, a présenté ses condoléances au premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, pour la mort de sa mère.
Il a transmis à M. Erdogan les condoléances du premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, du gouvernement et de tout le peuple palestinien.
Erdogan a accueilli le vice-premier ministre palestinienen personne, et lui a transmis les salutations de Haniyeh pour son soutien envers le peuple palestinien et sa profonde gratitude pour ses nobles positions.
Ils ont discuté de la situation dans la Bande de Gaza et des récentes évolutions politiques, en marge de la réunion de condoléances.
Cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'une visite importante effectuée par Dr. Mohamed Awadh en Turquie.

Abou-El-Haija ! Perpétuité et isolement n'ont pas raison de sa solidarité avec les grévistes

[ 10/10/2011 - 11:16 ]
Gaza – CPI
Le ministère palestinien des affaires des prisonniers et des libérés à Gaza a tenu les autorités de l'occupation sioniste et l'administration pénitentiaire responsables de la vie du prisonnier, le Cheikh Jamal Abdel-Salam Abou el-Haija, après la détérioration soudaine de son état de santé.
Riyad el-Ashkar, responsable médiatique au ministère, a déclaré dimanche 9/10, dans un communiqué dont le CPI a obtenu une copie, que l'avocat a pu hier rendre visite au Cheikh Abou el-Haija dans sa cellule d'isolement dans la prison du désert de Nafha.
Il a confirmé que le Cheikh Abou el-Haija souffre d'un état de santé très difficile, il ne peut se tenir debout à cause de son importante fatigue, et il y a une crainte pour sa vie car il continue sa grève de la faim ouverte depuis plus de 13 jours consécutifs, pour protester contre les dures conditions de sa détention et demander de mettre un terme à la politique d'isolement.
El-Ashkar a déclaré que l'occupation accable le Cheikh Abou el-Haija par des mesures punitives sévères, en raison de son annonce de la grève de la faim ouverte avec le député détenu Ahmed Saadat, en solidarité avec les prisonniers grévistes.
Il est à noter que les unités spéciales sionistes avaient pris d'assaut sa cellule individuelle après une grève de la faim, et ont confisqué tous les appareils électriques et les vêtements, le laissant délibérément sans médicaments, ce qui a détérioré son état de santé.
El-Ashkar a souligné que le prisonnier Cheikh Abou el-Haija a été placé dans les cellules individuelles de l'occupation sioniste depuis 2002, il est interdit des visites de sa famille et souffre de plusieurs maladies. Il est également amputé de la main gauche, et purge une condamnation à la perpétuité 9 fois.

Naplouse : Des hordes de colon incendient des oliveraies

[ 10/10/2011 - 14:18 ]
Naplouse – CPI
La défense civile palestinienne a annoncé que ses équipes ont réussi à éteindre l’incendie provoquée dimanche soir par des bandes de colons sur des oliviers dans le village d’Awarta situé au sud de Naplouse.
Un rapport publié lundi par le Département des relations publiques et humaines dans la défense civile révèle : « L’incendie s’est propagé sur plus d’une vingtaine de dunums (soit 2 hectares) d’oliveraies ».
Après plusieurs heures de travail acharné, les équipes ont réussi à éteindre le feu et le maîtriser. L’origine est une voiture civile appartenant à un journaliste qui se trouvait dans la région, et à laquelle des colons ont mis le feu, toujours selon le rapport.
Le rapport a indiqué que les pompiers palestiniens ont travaillé à l’isolement des zones incendiées, au contrôle du feu sur les arbres brûlés, et à sauver les autres arbres situés à proximité.
Il fait référence au responsable du dossier de la colonisation au nord de la Cisjordanie, Ghassan Daghlas qui a annoncé qu’il a été décider de reporter la cueillette des olives dans les villages d’Awarta et de Yanoun en raison de la hausse des attaques de colons pendant la saison de la récolte cette année.
Il a affirmé que le côté sioniste a informé la liaison militaire palestinienne que la date de récolte des olives a été reportée au 21 octobre prochain, et ce, jusqu’à ce que soit contrôlé et protégé la vie des citoyens face aux agressions possibles commises par les colons.

Commission du quartier « Bustan » décide de résister au plan de la démolition de ses maisons

[ 10/10/2011 - 22:09 ]
Jérusalem - CPI
La Commission d'el-Bustan à Silwan, a organisé une réunion, le dimanche, en participation des habitants du quartier, au cours de laquelle ils ont discuté des derniers développements dans le quartier, notamment la situation de la tente de sit-in et l’efficacité des activités dans le quartier.
Jawad Siyam, directeur du Centre d'Information de « Wadi Houlwa » à Silwan, a déclaré que la réunion a également discuté « la négligence » des institutions sionistes officielles envers le quartier d’el Bustan et les arrestations arbitraires commises contre les enfants et les jeunes de la ville.
« On a discuté la réintégration du Comité à remplir ses missions, tout en adoptant de nouvelles façons de résister à la démolition prévue du quartier d’el-Bustan qui abrite 88 maisons », a-t-il ainsi souligné .
En ce qui concerne le soutien financier, Siyam a confirmé que le Comité a décidé de compter sur les habitants et les gens de la ville de Silwan de graves difficultés financières vécues par l'imposition de lourdes amendes à la population par les autorités d'occupation.

Les Turcs jouent-ils avec feu ?

[ 10/10/2011 - 22:14 ]
Palestine – CPI
Il n’y a qu’un fil entre l’escalade verbale et le conflit diplomatique et le conflit militaire avec "Israël". Il est clair que Tayyip Erdogan dépasse ce fil. Les Turcs jouent avec le feu. Cet homme adopte une conduite politique qui va à l’encontre d’"Israël", de façon systématique et planifiée. Il profite de la crise entre "Israël" et la Turquie, cette crise qui commence à régner sur la région.
Durant la fête (juive), les Turcs ont publié une nouvelle parlant d’une « provocation militaire israélienne ». Ils ont prétendu que des avions de guerre israéliens avaient survolé la force maritime turque qui protégeait la zone de recherche de gaz vers Chypre. Les responsables de l’armée israélienne réfutent ces allégations, en vain ; les Turcs veulent dire : Nous sommes en contact physique avec les Israéliens.
Par contre, en "Israël", on commence à poursuivre les mouvements de la marine turque dans la Méditerranée. A titre d’exemple, il y a quelques semaines, un bateau militaire turc moyen a parcouru la Méditerranée, dans sa partie orientale. Il a pris le même parcours que celui du bateau Marmara [Ce bateau faisait partie de la flottille internationale "Liberté", il a été attaqué par l’armée israélienne qui a fait plusieurs morts parmi les civils turcs qui étaient à bord]. Puis le bateau militaire turc s’est approché de façon douteuse des eaux régionales d’"Israël". Bien qu’il n’y soit pas entré, il était dans une zone où les bateaux amis informent "Israël" de leur passage afin d’éviter tout malentendu. Erdogan voulait-il, via la marine turque, tester la vigilance et la conduite israéliennes ?
Le 20 septembre 2011, une force maritime turque s’est orientée vers la zone d’exploitation, vers Chypre. Elle comportait des bateaux militaires, un bateau d’alimentation, et apparemment deux sous-marins. Une telle force ne représente pas une force de protection. Elle ressemble à une force qui part vers des pays belligérants, comme la Chypre, la Grèce, et probablement aujourd’hui "Israël". Généralement, ces derniers mois, la Turquie a augmenté ses activités militaires dans la Méditerranée, dans la mer comme dans le ciel, sans raison valable, sans aucune menace stratégique explicite. En tout cas, les niveaux des activités pratiquées par l’armée de l’air turque sont différents des précédentes.
Un haut gradé du ministère turc des affaires étrangères a récemment convoqué des ambassadeurs arabes, dans la capitale turque Ankara. Il s’est montré fier de dire que la Turquie avait poussé des avions de combat face à des avions israéliens sur les côtes syriennes, dans la Méditerranée, les obligeant à s’enfuir. Il y a une affaire claire : le discours turc est passé du stade des insultes aux jeux militaires.
Ces jeux peuvent se terminer très mal. De grands responsables de l’Otan ont récemment essayé de parler à leurs confrères du service turc de sécurité et de leur conseiller de ne pas jouer avec le feu. Les officiers turcs leur auraient répondu que si l’affaire les concernait, il n’y aurait pas d’affrontement militaire ; mais ils auraient peur d’Erdogan.
Ajoutons que le réveil populaire turc ne ressemble pas à celui d’"Israël". Les actions d’Erdogan ne sont pas transparentes et ne sont pas assez souvent critiquées. Il pourrait être d’une grande confiance face à son opinion publique intérieure qui considère "Israël" comme un Etat abject. Les Américains, eux aussi, avertissent les Turcs : si vous continuez ce jeu, vous finirez par perdre un bateau. Cependant, Erdogan, qui vit un haut état de confiance en soi, pousse la situation vers une escalade militaire.
Dans cette situation, il ne serait pas étonnant de voir un pilote turc ou israélien, qui sentirait une menace, pousser sur le bouton, laissant partir un missile. Ainsi, la distance entre la provocation et l’explosion régionale ne pourrait prendre que quelques secondes. Qui arrêtera donc Erdogan ?
Article écrit par Alex Fichman, dans le journal hébreu Yediot Ahronot, le 3 octombre 2011, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Un martyr lors d'un bombardement sioniste au nord de Gaza

[ 10/10/2011 - 22:19 ]
Gaza – CPI
Un jeune homme palestinien est tombé en martyre, le lundi à midi 10/10, dans un bombardement sioniste qui lui a ciblé directement près du passage de Beit Hanoun dans le nord de la Bande de Gaza.
Des sources exclusives ont déclaré au CPI que le martyr s'appel Ahmed Salem Azaiza et a été tué dans un bombardement d'artillerie sioniste, alors qu'il se trouvait près du passage de Beit Hanoun.
Des sources médicales ont confirmé l'arrivée du corps du martyr à l'hôpital d'Awda dans la ville de Beit Hanoun.
De leur côté, les brigades de la résistance nationale, la branche militaire du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine a revendiqué le martyr Azaiza, en disant qu'il est l'un de leurs résistants.
Dans un communiqué militaire dont le Centre Palestinien d'Information (CPI), les brigades ont promis de poursuivre la résistance sur le chemin du martyr héro jusqu'à la réalisation de tous les droits nationaux, confirmant que le choix de la résistance est le seul chemin pour obtenir les droits nationaux, promettant le peuple palestinien de poursuivre la méthode de la résistance et de
l'améliorer contre les forces de l'ennemi occupant jusqu'à sa défaite.

Barhoum: toute reprise des négociations constituerait une grave déviation

[ 10/10/2011 - 22:41 ]
Gaza – CPI
Fawzi Barhoum, porte-parole du mouvement du Hamas, a confirmé que toute acceptation de  l'autorité palestinienne à l'appel du Quartet international de relancer de nouveau le choix des négociations est une grave déviation au détriment du peuple palestinien et ses principes nationaux, et de la sympathie des peuples du printemps arabe avec sa juste cause.
Dans une déclaration exclusive au Centre Palestinien d'Information (CPI), Barhoum a précisé, le lundi 10/10, qu'Abbas s'attache aux négociations qui n'ont pas apporté aucun avantage pour le peuple palestinien, et soumis encore la cause palestinienne pour les expériences qui ont été prouvées qu'elles ont été échouées au cours des années.
"Il est temps qu'Abbas relit les positions de nouveau et organise les rangs palestiniens sans  soumettre la question palestinienne aux expériences déjà échouées, parce que cela n'est qu'un gaspillage de temps et une menace pour les principes", a-t-il ajouté.
Le porte-parole du Hamas a déclaré que les conditions du quartet international ont causé la souffrance du peuple palestinien, en particulier les Gazaouis et ont détruit le processus démocratique libre mené par le peuple palestinien et qui a entraîné la victoire du Hamas par une écrasante majorité.
Il a souligné:" ce qu'excerce le quartier qui fait pressions sur le peuple palestinien et l'autorité palestinienne est une réponse au désir sioniste au détriment des droits du peuple palestinien et une tentative désespérée de contourner les droits des Palestiniens, assurant que le quartet international adopte encore la politique de deux poids deux mesures et est encore partial à l'ennemi sioniste, ainsi qu'il contribue sans cesse à la continuation du blocus.

Affrontements à « Ras el-Amoud » et l'occupation arrête un jeune homm

[ 10/10/2011 - 23:25 ]
Jérusalem - CPI
Des affrontements ont éclaté entre les habitants de Jérusalem « Maqdisites » et les forces d'occupation sionistes, dans le quartier de « Ras el-Amoud » à Jérusalem, après les provocations des soldats sionistes qui ont été continuées toute la journée d’aujourd’hui (lundi).
Des sources locales ont dit que les affrontements ont éclaté après une campagne de provocations, y compris les quartiers, el Bustan, Wadi Helwa, le quartier central et celui de Ras el-Amoud.
Les forces d'occupation étaient allées, le lundi matin 10/10, à la tente de protestation dans le quartier Bustan, pendant la présence d'une délégation de l'Union européenne, et ont essayé de provoquer les présents et ont empêché le tournage. Elles ont menacé un site photographe "Silwank" d'arrêter de filmer, puis elles se dirigeaient vers le quartier Wadi Helwa et ont arrêté leur véhicule au milieu de la route, ce qui a conduit à des crises de circulation graves. Ensuite le véhicule militaire s’est dirigé vers le quartier des avant-postes à « Wadi Helwa » qui appartiennent à l’association colonialiste « Elad ».
Les forces d'occupation avaient arrêté un jeune homme de Jérusalem (19 ans), de sa maison situé au quartier central, alors que les colons ont essayé de provoquer certains enfants qui passaient à côté du plateau de Silwan.

Haïfa: Les Manifestants poursuivent leur grève de la faim en solidarité avec les prisonniers

[ 11/10/2011 - 06:39 ]
Haïfa – CPI
Les manifestants dans la ville de Haïfa aux territoires palestiniens occupés en 1948 ont annoncé de poursuivre leur grève de la faim jusqu'à l'achèvement complet de toutes les demandes des prisonniers palestiniens.
Dans un communiqué de presse publié le lundi 10/10, les manifestants ont déclaré que l'importance de la continuation de leur grève de la faim dérive de l'insistance sur le grand succès de nos détenus héros réalisé ici dans la ville occupée de Haïfa, à travers de l'unification de la lutte sur la carte de la patrie occupée, nous prenons nos lieux dans la première tranchée pour défendre notre cause et refuser de se retirer de notre lieu dans cette ligne avancée.
Le communiqué a salué les prisonniers fermes dans les grèves de la faim ouverte, et les Palestiniens à l'étranger, notamment les habitants du camp de Yarmouk et de Wahadat qui ont répondu aux appels des résidents de Haïfa et ont commencé sérieusement à intensifier leurs mesures de solidarité.
Les grévistes ont annoncé dans leur communiqué qu'un nouveau groupe rejoint la grève de la faim ouverte à Haïfa.

Waed condamne le silence international sur la situation des prisonniers

[ 11/10/2011 - 06:52 ]
Gaza – CPI
L'organisation de Waed pour les prisonniers et les libérés a fermement condamné la position inacceptable des institutions juridiques humanitaires, en particulier l'Organisation de la santé mondiale et de médecins sans frontières, ainsi que les organisations de santé et humanitaires concernant les affaires des droits de l'homme sur les situation des prisonniers malades qui mènent une grève de la faim dans les prison sionistes.
Adbellah Kandil, porte-parole médiatique de l'organisation, a déclaré dans un communiqué publié le lundi soir 10/10, que la grève de la faim menée par les prisonniers palestiniens entre dans une étape très grave et qu'un grand nombre de détenus qui mènent la grève de la faim sont malades, tandis que la santé d'un certain nombre d'entre eux est grièvement détériorée et alors que la continuation de la grève de la faim, signifie que de nouveaux prisonniers vont mourir.
"Nous ne sommes pas étonnés par l'arrogance et sa criminalité, mais la position des organisations mondiales et humanitaires , en particulier de la santé, qui ont une position suspecte et est une honte qui poursuit ces organisations et toute personne qui pratique le silence devant cette souffrance qui s'aggrave jour après jours", a-t-il ajouté.
Il a poursuivi: "Il est clair qu'une décision politique sioniste a été prise de resserrer les conditions de détention des prisonniers palestiniens", exprimant sa crainte des nouvelles données graves qui seront dévoilées au cours des prochains jours, surtout, qu'il y a presque une décision des détenus qui mènent la grève de la faim d'entrer dans la phase de la rébellion contre le geôlier, considérant que cela signifie l'étape avancée, à la lumière de la procrastination et le refus des forces des prisons à leurs demandes humanitaires.

Grande soirée Palestine à Venissieux le 19 octobre, avec Christophe Oberlin !

lundi 10 octobre 2011

CAPJPO-EuroPalestine

Amplifions la mobilisation pour les prisonniers palestiniens !

lundi 10 octobre 2011
Ce dimanche 9 octobre a été l’occasion de nombreuses manifestations dans le monde, en soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim. Des milliers de personnes ont manifesté en Palestine et en Israël. A Paris, plusieurs centaines de personnes ont protesté et jeûné dimanche sur le parvis des Droits de l’Homme à Paris (voir les photos). L’association Addameer lance un appel au secours concernant la détérioration de la santé du prisonnier Ahmad Sa’adat, qui en est à son 14ème jour de grève.








Des milliers de personnes se sont rassemblées la semaine dernière, à Haïfa, dans la ville de Gaza, à Naplouse et Ramallah, pour soutenir les prisonniers.
Dimanche également, la mère d’un prisonnier a entamé une grève de la faim devant les bureaux du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Ramallah. De petits rassemblements et des sit-in a eu lieu à Jérusalem-Est.
A Naplouse, une tente installée mardi pour soutenir les grévistes de la faim reçoit maintenant au moins 1500 visiteurs chaque jour.
Les nouvelles restrictions décrétées en juin dernier par Netanyahou comprennent le refus de l’accès aux livres, aux programmes éducatifs et à des vêtements neufs. La pratique de l’isolement a été étendue et les visites familiales fortement restreintes, quand elles ne sont pas interdites. Les détenus sont aussi obligés de rencontrer leurs avocats les mains menottées.
Certains prisonniers ont été privés de tout contact avec le monde extérieur, y compris leurs familles, depuis des durées allant jusqu’à cinq ans.
L’association Addameer lance également un appel pour intervenir contre les punitions infligées aux grévistes de la faim du FPLP, et notamment à son secrétaire général Ahmad Sa’adat, placé en cellule d’isolement dans la prison de Nafha depuis le 11 mars dernier. Parmi celles-ci, la confiscation du sel, ce qui aggrave les conditions de santé.
Ahmad Sa’adat, qui a perdu 10 Kg en 13 jours, montre des signes de fatigue extrême. il s’évanouit et vomit. Addameer demande qu’il soit hospitalisé immédiatement.
Ecrivez à la prison :
Israeli Prison Service
Sivan Weizman, Spokesperson
Fax : (+972) 89 19 38 10
Email : sivanv@ips.gov.il
Et à la Croix Rouge internationale :
International Committee of the Red Cross
Ms. Barbara Amstad – Head of Jerusalem Mission
Fax : (+972 2) 59 17 920
Email : JER_jerusalem@icrc.org
CAPJPO-EuroPalestine

Prix spécial CRIF : "Vive le sionisme !"

lundi 10 octobre 2011
Voilà ce que France2 devrait relayer comme information au lieu de passer des documentaires qui attristent le président du CRIF : Face au boycott massif du centre culturel créé dans la colonie d’Ariel, la ministre israélienne de la culture vient d’annoncer qu’elle décernera un prix de 10.000 euros à toute "oeuvre d’art valorisant le sionisme". Comme quoi le mélange "culture" et "politique" peut parfois avoir du bon, n’est-ce pas Monsieur Prasquier ?

A lire sur le quotidien Haaretz :
Limor Livnat, ministre de la "culture" a annoncé que ce prix reviendrait aux créations "valorisant le sionisme, son histoire, ses buts, sa présence dans la litérature et tous les arts".
Elle ajoute pour ceux qui n’auraient pas compris : "Je serais heureuse que ce soit une oeuvre qui encourage le sionisme, et qui encourage les gens à être sionistes".
Le sionisme se porterait-il si mal qu’il faille l’encourager de la sorte ?
CAPJPO-EuroPalestine

Stoppez la terreur contre les Palestiniens !

lundi 10 octobre 2011
"Israël s’inquiète de la multiplication d’incidents racistes visant des Arabes", titre Le Monde dans son édition du 10 octobre. Donc si Israël s’inquiète, c’est que cela devient... sérieux et que Laurent Zecchini peut faire un papier... "équilibré"... bien entendu !

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20111011/html/819050.html
"Israël s’inquiète de la multiplication d’incidents racistes visant des Arabes"
Profanations de tombes musulmanes et chrétiennes, mosquée incendiée, slogans anti-Arabes peints sur des murs, arrachage d’oliviers appartenant à des paysans palestiniens, agression de soldats par des colons juifs... Ces incidents, qui se sont multipliés ces dernières semaines, sont liés à la pratique du " prix à payer " : à chaque fois qu’ils estiment leurs intérêts lésés ou menacés, les colons exercent une vengeance - le price tag - à l’encontre des Palestiniens, mais également envers l’armée israélienne. Un phénomène qui déborde en Israël.
La police a envoyé des renforts, dimanche 9 octobre, à Jaffa, un quartier mixte (arabe-juif) du sud de Tel- Aviv, à la suite des profanations signalées la veille dans deux cimetières, l’un juif, l’autre musulman, de cette localité. " Mort aux Arabes ", " Prix à payer " : telles étaient les inscriptions souillant quelque 25 tombes. Cet acte de vandalisme, qui intervient après l’incendie, le 3 octobre, de la mosquée du village bédouin de Touba Zangaria, situé au nord du lac de Tibériade, a provoqué une vive inquiétude en Israël, où le risque d’un engrenage de violences est latent.
Le président israélien, Shimon Pérès, et le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ont lancé des appels au calme et stigmatisé " l’intolérance religieuse ", mais, au-delà des assurances de circonstance sur la recherche opiniâtre des coupables, le maire de Tel-Aviv, Ron Huldai, a dressé un constat largement partagé : " Le phénomène du "prix à payer" dure depuis des années. La police et le Shin Beth - le service de renseignement intérieur - n’ont arrêté pratiquement personne. "
La question de l’impunité dont jouissent les colons juifs extrémistes, qui bénéficient souvent de l’indulgence de la police et de l’armée israéliennes, est récurrente. Elle revient à chaque début de la récolte des olives, qui est l’une des principales activités agricoles des Palestiniens. Des affrontements, qui ont pour prétexte une dispute liée à la terre, opposent régulièrement des groupes de colons aux paysans, les premiers détruisant les oliviers appartenant aux seconds.
900 arbres détruits
Selon l’organisation israélienne de défense des droits de l’homme B’tselem, quelque 900 arbres ont été détruits en Cisjordanie, du 21 au 27 septembre.
L’Autorité palestinienne avance le chiffre de 4 000 arbres abattus en septembre. Les éditorialistes de la presse israélienne soulignent le peu d’empressement des autorités à sanctionner les colons extrémistes. Dans le quotidien Maariv, Ben-Dror Yemini évoque un " djihad juif ", en soulignant que les intéressés sont " soutenus par des institutions " et des " budgets massifs ". " Le terrorisme juif gagne en intensité ", relève Yaakov Katz, dans le Jerusalem Post.
Ce qui n’exonère pas les Palestiniens. Ceux-ci se vengent parfois sur les oliviers appartenant à des colons et, le 6 octobre à Naplouse, des croix gammées ont été peintes sur les murs du site abritant le tombeau de Joseph. L’armée israélienne a, d’autre part, publié des statistiques montrant qu’en septembre, les incidents liés à des jets de pierres contre les forces de l’ordre et des voitures israéliennes sont les plus nombreux depuis dix-huit mois.
La crainte d’un engrenage pouvant déboucher sur une flambée de violence est cependant davantage liée aux agissements des colons radicaux. Notamment parce que ceux-ci placent l’armée israélienne dans une position difficile.
Le quotidien Haaretz rapporte que, si les autorités militaires ont exclu des opérations d’évacuation des colonies illégales de Cisjordanie les soldats et officiers servant dans cette région, c’est parce ces derniers ont tendance à prévenir les colons de l’imminence d’une opération.
Laurent Zecchini