jeudi 16 juin 2011

Oui, l'unité palestinienne va bien dans le sens de la paix

Un nouveau gouvernement palestinien doit être bientôt formé suite à l'accord signé entre les principales factions palestiniennes, le Fatah et le Hamas. Le nouveau gouvernement de transition composé de personnalités indépendantes aura pour tâche d'ouvrir la voie vers la tenue d'élections parlementaires et présidentielle en mai 2012.
La réconciliation palestinienne compte parmi les bouleversements fondamentaux survenus au Moyen-Orient. Négociée par l'Egypte après sa propre révolution et reflétant un fort désir public de surmonter quatre années de division interne, la réconciliation palestinienne est un fruit du "printemps arabe".
En tant qu'anciens dirigeants internationaux et négociateurs de paix, nous avons appris qu'obtenir une paix durable exige une approche inclusive. Nous considérons qu'il est d'une importance capitale que la communauté internationale soutienne l'unité palestinienne et évite toute étape qui pourrait compromettre le fragile processus de réconciliation. En particulier, nous exhortons les Etats-Unis et l'Union européenne à s'engager avec le gouvernement de transition, ainsi qu'avec le pouvoir palestinien qui résultera des élections de 2012. Cela est primordial pour les raisons suivantes :
Premièrement, surmonter la scission entre la Cisjordanie et la bande de Gaza est une condition préalable à la création d'un Etat palestinien viable et unifié. Deuxièmement, un accord durable avec Israël ne pourra être obtenu que si le pouvoir palestinien est en mesure de négocier au nom de tous les Palestiniens et avec l'accord des principales forces politiques. La réconciliation est donc un préalable pour parvenir à la solution des deux Etats. Demander au Fatah de choisir entre faire la paix avec le Hamas et faire la paix avec Israël présente un faux choix : une paix durable avec Israël n'est possible qu'avec l'implication du Hamas.
La réconciliation palestinienne constitue une opportunité de renforcer la sécurité d'Israël. L'accord d'unité pourrait aider à consolider un cessez-le-feu, en prévenant de nouvelles attaques depuis la bande de Gaza contre les civils israéliens. Un échange de prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit, capturé par le Hamas, pourrait être une autre conséquence positive de cet accord.
L'opportunité que représente l'accord d'unité doit être saisie sans répéter les erreurs du passé. En 2006, après la victoire du Hamas aux élections, les Etats-Unis et l'UE ont opté pour un boycottage politique et financier. Avec du recul, ces politiques ont constitué un revers majeur pour le processus de paix, en exacerbant les divisions entre les Palestiniens et en consolidant le blocus de la bande de Gaza.
Le nouvel accord d'unité et les événements survenus dans la région offrent une chance aux Etats-Unis et à l'UE de changer de cap. Les principes du quartet, dont la reconnaissance d'Israël, devraient être considérés comme des objectifs plutôt que comme des prérequis à un engagement avec les dirigeants et factions palestiniens. L'adhésion à un cessez-le-feu et à la non-violence est un seuil réaliste sur la base duquel entamer des négociations.
En soutenant l'unité palestinienne à ce moment crucial, les Etats-Unis et l'UE ont l'opportunité de montrer leur engagement en faveur de la solution des deux Etats ainsi qu'envers les aspirations démocratiques exprimées à travers le Moyen-Orient. L'alternative est difficile à envisager. Si la réconciliation palestinienne est mise en péril, cela précipitera le conflit israélo-palestinien dans une impasse encore plus profonde, avec des conséquences dramatiques pour toutes les parties et pour la communauté internationale au sens large.

Massimo d'Alema, ex-premier ministre italien ;
Hanan Ashrawi, ex-porte-parole de la délégation palestinienne pour le processus de paix au Moyen-Orient ;
Shlomo Ben Ami, ex-ministre israélien des affaires étrangères ;
Hervé de Charette, ex-ministre des affaires étrangères ;
Louis Michel, ex-commissaire européen belge au développement et à l'aide humanitaire ;
Yezid Sayigh, ex-négociateur de la délégation palestinienne pour le processus de paix au Moyen-Orient ;
Alvaro de Soto, ex-coordinateur spécial de l'ONU ;
Hubert Védrine, ex-ministre des affaires étrangères.
Collectif  
Article paru dans l'édition du 15.06.11
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Divergences sur le prochain premier ministre

Le choix du nouveau chef du gouvernement est le dossier le plus épineux qui menace la réconciliation, chaque parti campant sur ses positions.

Un nouveau point d’achoppement peut entraver la poursuite du processus de la réconciliation palestinienne : le chef du nouveau gouvernement divise toujours les deux camps. D’une part, le Fatah du président Mahmoud Abbass soutient le premier ministre Salam Fayyad, favori de la communauté internationale, tandis que ce choix est rejeté par le Hamas d’autre part.
Ainsi, une nouvelle phase de discussions sont entamées au Caire entre les deux mouvements sur la formation du chef de cet exécutif transitoire, et l’application des autres clauses de l’accord de réconciliation conclu le 27 avril s’annonce par conséquent délicate.
A cet égard, une délégation du Fatah, dirigée par Azzam Al-Ahmad, a quitté dimanche Ramallah, le siège de l’Autorité palestinienne, pour l’Egypte, « afin de discuter avec le Hamas de la composition du gouvernement et de la question du premier ministre, avec l’espoir d’arriver à un accord le plus tôt possible », explique Azzam Al-Ahmad.
Après des semaines de délibérations, le Comité central du Fatah s’est prononcé pour M. Fayyad, un indépendant, s’attirant le refus sans surprise du Hamas, favorable à un premier ministre de la bande de Gaza, qu’il contrôle. « Lors d’une réunion au quartier général de la présidence palestinienne (à Ramallah), nous avons décidé de présenter Salam Fayyad à la tête du gouvernement palestinien de transition », a affirmé un membre du Comité central du Fatah sous couvert de l’anonymat.
En première réaction de ce choix, l’autre camp palestinien a refusé cette désignation. « Le Hamas a déjà informé le Fatah au cours de leur dernière réunion (les 16 et 17 mai au Caire, ndlr) qu’il rejette le choix de Salam Fayyad », a répliqué le Hamas, par la voix de son porte-parole à Gaza, Sami Abou-Zouhri. « La désignation de Salam Fayyad par le Comité central du Fatah n’est qu’une nomination du Fatah, et tout chef de gouvernement doit être choisi par consensus et non, évidemment, par l’une des deux parties », a souligné M. Abou-Zouhri.
Défendant le choix de M. Fayyad, l’Autorité palestinienne a annoncé que ce choix rassurerait la communauté internationale sur l’orientation du gouvernement d’indépendants, bien que le mandat de celui-ci se résume essentiellement à organiser des élections d’ici mai 2012 et à engager la reconstruction de la bande de Gaza, sinistrée par l’opération israélienne « Plomb durci » de décembre 2008/janvier 2009. Déjà, le président américain Barack Obama a qualifié, le 22 mai, la réconciliation Fatah/Hamas d’« énorme obstacle à la paix », tandis qu’Israël, qui refuse de « négocier avec un gouvernement soutenu par la version palestinienne d’Al-Qaëda », en allusion au Hamas, a retardé la rétrocession en mai des fonds qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, à titre de « carton jaune ».
Pour les rassurer, tout en essayant de lancer la roue du processus de paix, Abbass a rappelé à maintes reprises que depuis 1993, la conduite des pourparlers avec Israël revenait à l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) qu’il préside, dont le Hamas ne fait pas partie. Les autres membres du Quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Onu, Russie) ont, en revanche, accueilli favorablement la réconciliation palestinienne comme un facteur de paix, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, jugeant lundi dernier à Washington nécessaire de « favoriser tout ce qui peut faire évoluer le Hamas ».
En cas de blocage persistant sur son nom, un candidat de compromis pourrait néanmoins émerger. Le 30 mai, le président du Fonds d’investissement de la Palestine et conseiller économique de M. Abbass, Mohammad Moustapha, n’a pas exclu d’assumer les fonctions de premier ministre si elles lui étaient proposées, une candidature à laquelle le Hamas n’a pas jusqu’à présent mis son veto. Au-delà de la question théorique des négociations, suspendues depuis plus de huit mois sans perspective de reprise, et qui ne dépendent pas du gouvernement, la communauté internationale se préoccupe de la préservation de l’héritage de M. Fayyad, crédité par les donateurs d’avoir assaini les finances de l’Autorité palestinienne. Victime d’un malaise cardiaque lors d’une visite privée aux Etats-Unis en mai, M. Fayyad s’est attiré depuis 2 ans les éloges du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale, qui ont conclu récemment que les Palestiniens étaient désormais prêts à gérer un Etat.
Maha Salem

Le « testament » de l’ancien chef du Mossad

publié le mercredi 15 juin 2011
Georges Malbrunot

 
Le Général Abel Pertinax, ancien haut-responsable militaire français, nous décrypte les raisons pour lesquelles Meir Dagan pense qu’une attaque israélienne contre l’Iran serait « la chose la plus stupide (qu’il ait) jamais entendue ».
Meir Dagan, qui a quitté le Mossad en janvier, a qualifié la possibilité d’une frappe aérienne israélienne contre les installations nucléaires iraniennes comme étant « la chose la plus stupide que j’ai jamais entendue ».
La presse a traité cette déclaration de l’ancien espion en chef, faite le 6 mai à l’occasion d’une conférence à l’université Hébraïque de Jérusalem, comme un scoop provocateur de sa part.
Dagan y a en outre expliqué que l’Iran dispose d’une infrastructure nucléaire secrète en parallèle avec des installations civiles, et que l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) contrôle ces dernières, mais pas les premières.
Une frappe sur ces installations serait « manifestement illégale au regard du droit international », selon Dagan. Recadrons cette affaire.
Début janvier 2011, le Jerusalem Post saluait le départ du Directeur Général du Mossad, le Général (2ème section, c’est-à-dire retiré du service actif) Meir Dagan.
Lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à son successeur, le 6 janvier 2011, Meir Dagan estimait qu’une attaque israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran était injustifiée à ce stade. Pour lui, elle ne devrait être qu’un ultime recours, jugeant que l’Iran ne se doterait pas d’une capacité nucléaire avant 2015, compte tenu d’une série de retards (dont il connaissait bien les causes). Dans le passé, Dagan avait déjà estimé qu’Israël ne devait lancer une opération militaire contre l’Iran « que si (l’Etat hébreu) avait le couteau sur la gorge ».
Revenons ici aux fondamentaux de la doctrine de défense d’Israël. Le « ʹHa Mossad le ʹMode ʹin ve ʹle ʹTafkidim Meyouchadim » (Institut central de renseignements et d’activités spéciales), pour l’appeler par son vrai nom - plus connu du grand public sous le nom de Mossad (Institut, en hébreu) - est le service de renseignement et d’action extérieurs d’Israël. En France, nous l’appellerions « Service spécial », en ce sens qu’il peut être amené à opérer, pour la recherche d’informations secrètes ou pour des actions de destruction ciblées (matérielles ou humaines) de façon clandestine et en dehors des cadres légaux, lorsque son gouvernement le lui demande.
Philosophiquement, dans cet Etat religieux (Der Judenstaat, l’Etat des Juifs de Théodore Herzl) qu’est Israël, sa raison d’être est sous-tendue par une phrase tirée du Talmud : "Si un homme vient pour te tuer, lève toi plus tôt et tue le en premier ".
Le programme nucléaire militaire secret des Iraniens est considéré par Israël comme une menace majeure contre son existence. Selon la « doctrine Begin », et selon le Talmud, cette menace doit donc être éradiquée.
Pour les services de sécurité israéliens, l’Iran et son programme nucléaire représentent la priorité des priorités parmi les menaces stratégiques pour l’Etat hébreu, avant même le Hezbollah, le Hamas, et la Syrie.
Mais l’ancien chef du Mossad et l’armée israélienne n’avaient pas la même analyse et les mêmes modes d’action à proposer à leurs autorités vis-à-vis de cette menace.
Pour sa part, à l’occasion d’un briefing du conseil des ministres en mars 2009 (présidé alors encore par Ehoud Olmert) le chef du renseignement militaire israélien (Israël Defence Intelligence – IDI - plus connue sous son abréviation AʹMAN, pour Agaf Modiin, Renseignement Militaire), le général de division aérienne (major général) Amos Yadlin, comme le voulait alors son rôle de coordinateur du renseignement (contrairement à une opinion qui veut que ce soit obligatoirement le chef du Mossad) déclarait que l’Iran avait franchi le « seuil technologique » lui permettant de construire une arme nucléaire. C’est-à-dire que Téhéran disposait désormais du savoir-faire, de la matière première et de l’équipement nécessaire pour fabriquer « une » bombe.
Quelques semaines plus tard, mi-juin 2009, après avoir été reconduit à la tête du Mossad par « Bibi » Netanyahu, Meir Dagan affirmait que l’Iran ne disposerait d’une bombe nucléaire qu’en 2014.
Le général Yadlin est un aviateur, pilote de chasse : la race des seigneurs vainqueurs toutes catégories de la suprématie dans les airs et héros des conflits de 1967 et 1973.
Lors de l’opération « OPERA » qui vit un raid aérien israélien détruire le réacteur nucléaire irakien (construit par la France) OSIRAK le 7 juillet 1981, le « petit jeune » de la formation aérienne se dénommait … Amos Yadlin.
Une vaste opération aérienne destinée à détruire – ou tout au moins endommager significativement – les infrastructures du programme nucléaire iranien alimente régulièrement les colonnes des media du monde entier. Il est certain que les plans sont prêts pour une telle frappe avec ou sans l’aide de l’indéfectible allié américain.
Un avertissement avait indirectement été donné par l’armée de l’air israélienne le 6 septembre 2007, en réalisant un raid qui détruisit les installations du site d’Al-Kibar en plein cœur du territoire syrien, soupçonné de cacher un réacteur nucléaire construit avec l’aide de la Corée du Nord.
Dans la tradition du raid sur Osirak, Amos Yadlin était à la tête de l’IDI. Aʹman et Mossad avaient travaillé main dans la main dans la préparation de cette opération totalement réussie.
Amos Yadlin a quitté son poste et l’uniforme à la fin de 2010. Il ne s’est plus prononcé sur le dossier du nucléaire iranien depuis, malgré des interventions publiques, y compris à l’étranger, devoir de réserve oblige.
Pour ce programme nucléaire clandestin, que disent les experts ? Le 6 juin, Yukiya Amano, le directeur général directeur général de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) a déclaré devant le Conseil des gouverneurs de l’agence que cette dernière avait eu connaissance de nouveaux indices relatifs à des activités - passées ou actuelles - non révélées, pouvant laisser supposer une dimension militaire aux activités nucléaires de l’Iran (l’AIEA n’a jamais relevé en Iran de détournement de matières nucléaires à des fins militaires, comme le soulignent six anciens ambassadeurs européens dans ce pays – dont François Nicoullaud pour la France – dans une tribune publiée le 9 juin par « Le Monde »).
En plus de fournir de nouveaux détails sur ce programme d’armement sur la base de ses propres informations (mais s’appuyant aussi sur les évaluations des services de renseignement de certains Etas occidentaux), elle confirme ses déclarations déjà émises dans un même rapport de septembre 2010, selon lequel « ces activités se sont poursuivies au-delà de 2004 ».
Pourquoi cette date ? Parce que les révélations des services américains, en pointe sur ce sujet, ont varié dans le temps.
A preuve cette « évaluation » de novembre 2007 des intentions et des capacités nucléaires de l’Iran de la part du Conseil National du Renseignement (National Intelligence Council, qui fédère dans ses travaux les contributions des 16 services des Etats-Unis d’Amérique sous la coordination du Director of National Intelligence, DNI).
Dans un « National Intelligence Estimate » (NIE) - travail à la fois d’évaluation mais aussi de prospective pour son gouvernement - la communauté américaine du renseignement estimait que l’Iran avait stoppé son programme militaire secret à l’automne 2003 et ne l’avait pas repris au moment de mettre sous presse le NIE.
Aujourd’hui, de telles assertions sont remises en cause par beaucoup d’experts. Mais il n’y a pas eu non plus de nouveau NIE sur ce sujet depuis, et le DNI actuel, James Clapper, ne fait que déclarer que l’Iran « garde l’option ouverte » d’un programme militaire secret.
La déclaration évoquée ci-dessus d’Amos Yadlin à la veille de l’entrée en fonction du nouveau cabinet dirigé par Benjamin Netanyahu pouvait paraître alors comme une volonté de la part des militaires de contrer ouvertement l’analyse du patron du chef du Mossad : si le général aviateur-espion estimait pour sa part qu’il était illusoire de considérer que des opérations de sabotage puissent réellement in fine gêner l’Iran, selon la lettre confidentielle « Intelligence On Line » Amos Yadlin estimait tout de même parallèlement en mars 2009 – à l’unisson d’Efraim Halevy, le prédécesseur de Meir Dagan qui continue à militer publiquement en ce sens - que « la seule stratégie tenable était de forcer ce pays à concentrer de lui-même ses efforts en matière d’ingénierie nucléaire dans une optique pacifique ».
Mis en défaut par les militaires alors qu’il était encore en fonction, Meir Dagan a défendu malgré tout l’idée que le programme nucléaire iranien pouvait être considérablement ralenti par des opérations de sabotage clandestines.
Il n’a fait que le confirmer devant l’assistance de l’université Hébraïque de Jérusalem le vendredi 6 mai dernier. Pas de scoop donc. Il a souligné au cours de cette intervention que l’Iran a dispersé ses installations nucléaires à différents endroits à travers le pays, ce qui rendrait difficile pour Israël de lancer une attaque efficace. Ce ne sont donc pas selon lui les capacités des forces aériennes israéliennes qui sont en cause, mais plutôt les possibilités de toucher toutes les cibles sensibles et d’obtenir in fine un résultat significatif. En conséquence, attaquer le programme secret de l’Iran serait d’une autre échelle que la frappe de 1981 sur la centrale irakienne d’OSIRAK.
Sur le même sujet, le général Yadlin, lorsqu’il dirigeait l’IDI, avait confié à un militaire occidental qui l’interrogeait sur une telle option en lui rappelant le souvenir de son raid sur Osirak : « That would be something else ! ». Il savait de quoi il parlait.
Après avoir, dans une vie antérieure, commandé le feu et la mitraille, puis dirigé les deux services de renseignement et d’action extérieurs de leur pays, les deux soldats savent bien que l’action des services secrets est plus ciblée, moins dévastatrice, non irrémédiable : à la fois éradiquer les capacités (en devenir) destructrices de l’adversaire, sans attendre que celui-ci en dispose pleinement, et faire comprendre à ce même adversaire – et en passant à tous ceux qui lui sont associés comme à ceux qui auraient l’idée de vouloir l’imiter – qui est le plus fort et que rien ne saurait empêcher ce plus fort d’agir à sa guise. Double stratégie : puissance et influence.
C’est aussi le sens du « plus jamais ça », que Meir Dagan, selon le Jerusalem Post, prononçait devant ses visiteurs en leur montrant au mur de son bureau la photo d’une victime de la Shoah supposée être son grand-père (symbolique ou authentique ?) agenouillé devant deux soldats Nazis.
publié sur le blog du Figaro l’"Orient indiscret"

Ils mentent ! Le bateau français sera dans la Flotille de la Liberté !

publié le mercredi 15 juin 2011
C. Léostic

 
De la scandaleuse désinformation des médias inféodés à la politique illégale d’Israël
Ce mercredi 15 juin, de nombreux médias qui soutiennent aveuglément les actions du gouvernement colonial israélien, tel le site Guysen ou encore Ynet, ont fait circuler une fausse information. Ils affirment que le bateau français ne participera pas à la Flottille de la Liberté.
ILS MENTENT, comme d’habitude !
Le bateau français sera en mer, en route pour Gaza fin juin, avec la Flottille de la Liberté qui fait tellement peur aux autorités israéliennes et à leurs laquais.
Peur parce que, contrairement à eux, cette Flottille est porteuse d’un immense message d’exigence de justice, par l’application du droit international. Elle est porteuse de la voix de millions de citoyens du monde qui disent : puisque nos gouvernants n’ont pas le courage, l’intelligence politique ou la justesse morale d’agir pour exiger le droit pour le peuple palestinien occupé, assiégé, c’est nous qui le ferons.
Et à Marseille le 18 juin, nous nous rassemblerons pour fêter notre bateau, notre grand engagement citoyen, notre participation à cette Flottille internationale, à cette immense mission non violente qui exige que le droit et la justice priment sur la force brutale de l’occupation et de l’oppression coloniales. Que le blocus illégal de Gaza soit enfin levé.
Oui, nous partons, n’en déplaise aux défaiseurs d’information / faiseurs de désinformation ou aux nervis pro-israéliens qui attaquent ou menacent d’attaquer * ceux et celles qui, contrairement à eux, portent haut et fort les valeurs dont ce pays se réclame : liberté, égalité, fraternité.
Ainsi, les locaux du CICP ont été vandalisés la semaine dernière par la LDJ dont les activités criminelles devraient la placer au ban de la société. Et une manifestation contre la Flottille de la Liberté qui porte si bien son nom y est appelée le w/e prochain par des voyous qui foulent aux pieds toute notion de droit international et de justice.
Ainsi aussi, des textes infâmes de différents sites sionistes qui tentent de délégitimer le mouvement de soutien à la Flottille en faisant des amalgames aussi faux qu’ils sont minables et pitoyables entre solidarité internationale et terrorisme.

Un ministre israélien ironise sur une flottille pour les Syriens en Turquie

15/06/2011
Le vice-ministre israélien de la Coopération régionale Ayoub Kara a tourné en dérision un projet de flottille humanitaire pour Gaza sous blocus israélien en proposant au gouvernement turc de laisser passer une flottille humanitaire pour les Syrien réfugiés sur son sol.
"J'ai envoyé une demande au Premier ministre turc de laisser passer une flottille d'aide humanitaire pour venir en aide aux réfugiés syriens qui se trouvent en Turquie", a déclaré M. Kara à l'AFP.
D'origine druze, M. Kara (Likoud, parti du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu) a affirmé attendre "une réponse positive", après avoir transmis sa demande mardi par lettre via l'ambassadeur de Turquie en Israël.
"Il s'agit d'une flottille de la paix et pas d'une flottille provocatrice", a-t-il assuré, reprenant les arguments des promoteurs d'une nouvelle flottille humanitaire à laquelle doivent participer des organisations turques pour forcer le blocus de Gaza, contrôlé par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Plusieurs milliers de réfugiés syriens fuyant la répression dans leur pays sont arrivés ces derniers jours dans le sud de la Turquie.
Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, dont le parti a remporté les élections législatives dimanche, a lancé le 7 juin une proposition destinée à prévenir une crise en cas d'envoi d'une nouvelle flottille vers Gaza.
"Les associations civiques devraient prendre en compte le fait que la frontière de Rafah (entre l'Egypte et la bande de Gaza) a été ouverte (...) et devraient agir avec plus de prudence, sans prêter le flanc à des manipulations", a-t-il déclaré, tout en jugeant "inacceptable" que le gouvernement turc exige qu'elles renoncent à leur projet.
L'assaut israélien le 31 mai 2010 sur le principal navire d'une flottille humanitaire pour Gaza, le Mavi Marmara, affrété par une ONG islamiste turque, s'était soldé par la mort de neuf Turcs, provoquant une grave crise entre les deux pays. 

Gaza : une voiture de Formule 1 fabriquée avec l'aide de l'ONU

Mercredi 15 juin 2011
Une voiture de Formule 1 fabriquée à partir de pièces recyclées a été testée pour la première fois, mercredi, à Gaza, dans le cadre d'un projet mené par un groupe d'étudiants palestiniens du Centre de formation Khan Younis de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Gaza.
Après des semaines de moulage, de sablage et de peinture, les étudiants et leur professeur ont pu tester l'engin, au moment où le blocus de Gaza entre dans sa cinquième année. Leur objectif ? Participer dans quelques semaines à la prestigieuse course « Formula Student », sur le circuit de Silverstone au Royaume-Uni.
Cette course encourage les étudiants du monde entier à concevoir et construire une voiture de course monoplace du début jusqu'à la fin. Elle aura lieu cette année sur le circuit de Silverstone du 14 au 17 juillet et servira de pépinière de talents pour des entreprises telles que Jaguar, Land Rover, Mercedes-Benz ou Shell, qui viennent y recruter.
L'équipe de Khan Younis a travaillé sans relâche afin d'être prête à temps pour la compétition, a déclaré le responsable de l'équipe, Ghassan Abu Orf.
Pour fabriquer la voiture, elle a obtenu le soutien financier de la Banque de Palestine, la Fondation du groupe PalTel de la banque Al Quds ; l'équipe cherche encore des fonds pour expédier la voiture au Royaume-Uni.
Cette initiative donne un aperçu des défis auxquels sont confrontés les jeunes dans la bande de Gaza, note l'UNRWA par communiqué.
En raison du blocus israélien, la plupart des pièces de la voiture ont dû être fabriquées dans le modeste atelier du centre de formation de la mission onusienne. Pour le moteur, l'équipe a dû acheter une vieille moto et utiliser son moteur. « Un petit nombre de pièces commandées en Italie sont toujours portées disparues à cause du blocus », a expliqué Ghassan Abu Orf.
Contrastant avec les opportunités de carrière internationale offertes par la compétition Formula Student, les perspectives économiques pour les jeunes ingénieurs n'ayant pas la possibilité de quitter la bande de Gaza sont sombres, explique encore l'UNRWA. Le secteur de l'ingénierie y a été décimé par le blocus.
Beaucoup d'élèves du centre de formation Khan Younis des Nations Unies sont considérés par l'UNRWA comme étant dans un état de pauvreté absolue, ce qui signifie que leurs familles vivent généralement avec un revenu de 2 à 3 dollars par jour.
« Nous voulons prouver au monde que même si nous vivons sans rien, nous pouvons toujours créer quelque chose à partir de rien », a dit le leader de l'équipe, Oussama Al Othmani, 19 ans. « La dernière chose que nous allons faire sera de coller une étiquette sur la voiture qui dira 'Fabriqué a Gaza' ».
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Un chasseur-bombardier sioniste a violé l’espace aérien libanais

15 Juin 2011 13:48 
IRIB- Un chasseur bombardier de l’armée du régime sioniste a violé, mardi, lors d’une mission d’espionnage, l’espace aérien du Sud-libanais, a annoncé, dans un communiqué, le commandement de l’armée libanaise, selon le site internet de l’Agence de presse syrienne, Sanaa, depuis Beyrouth.

Le 18/06 à Marseille : « Un bateau français pour Gaza »

15 Juin 2011 19:30 
IRIB- La générosité, la solidarité et la Paix ont rendez-vous le 18 juin à Marseille « Le pari fou d’un bateau français pour Gaza est en passe d’être gagné » déclare Pierre Villard co-président du Mouvement de la Paix.
Après des mois de campagne, les organisations, les élus et les personnalités engagés dans la campagne «Un bateau français pour Gaza » organisent à Marseille le 18 juin un grand rassemblement de soutien. Le Mouvement de la Paix appelle à participer à cette initiative de portée nationale organisée dans la cité phocéenne, pour accompagner le départ de la délégation française et au meeting de soutien auquel interviendront de nombreuses personnalités dont Pierre Villard, co-président de l’association. Depuis des mois, sur le terrain, les citoyens se sont mobilisés pour une grande action de solidarité, coordonnée par la Plateforme des ONG pour la Palestine et le Collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens. Les comités du Mouvement de la Paix s’y sont pleinement engagés, aux côtés de leurs partenaires.
« Le bateau français pour Gaza n’est pas une campagne contre quiconque » indique Pierre Villard «c’est une campagne pour l’arrêt du blocus illégal, pour le droit international, pour la Paix » poursuit le responsable pacifiste. La diversité des soutiens en atteste, c’est la société française toute entière qui s’est mobilisée comme elle a déjà su le faire dans son histoire, pour le Vietnam ou pour le Liban. Il reste maintenant à permettre au bateau français de se rendre à Gaza, en toute sécurité. Le Mouvement de la Paix demande au gouvernement français de prendre en charge la sécurité du bateau et de ses passagers. Nous demandons à l’ONU de soutenir la flottille de la Paix. « Cette flottille, c’est la revendication d’un droit international des peuples à vivre en Paix et en souveraineté » affirme le co-président du Mouvement de la Paix, « Le soutien de l’institution international est naturel. La France doit œuvrer dans ce sens à l’ONU ».
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2 Palestiniens blessés par des tirs israéliens à balles réelles

16 Juin 2011 02:00 
IRIB-Deux Palestiniens ont été blessés mercredi par des tirs israéliens à balles réelles en Cisjordanie sur des manifestants. Les tirs à balles réelles ont eu lieu lors d'affrontements qui ont éclaté à la suite d'une manifestation d'habitants du village palestinien de Deïr Qaddis, au nord-ouest de Ramallah, contre l'empiètement sur leurs terres d'une colonie sioniste. 

Des préparatifs militaires sionistes pour attaquer la flottille de la liberté 2

[ 15/06/2011 - 23:28 ]
CPI
Al Qods occupée-CPI
Des médias sionistes ont affirmé que l'armée d'occupation sioniste intensifie ses préparatifs militaires  pour attaquer la flottille de la liberté "2" destinés à la bande de Gaza ce mois-ci.
La Radio hébreu, citant des sources militaires, a rapporté que  l'armée d'occupation est déterminée à empêcher toute tentative de briser  le blocus maritime imposé sur la bande de Gaza.
Les unités militaires concernées par ces préparations effectueront aujourd’hui un entrainement commun pour réagir aux différents scénarios possibles et ce après avoir effectué des entraînements séparés. Selon la radio sioniste, l’armée de la marine, qui a tiré les leçons suite aux événements du dernier convoi, a déjà  achevé ses préparatifs pour contrer le nouveau convoi de navires.
La radio a mentionné que l'administration pénitentiaire est également entrain de se préparer à un éventuel scénario d’emprisonnement massif des détenus parmi les participants dans cette nouvelle flottille. Dans ce contexte l’administration a évacué des ailes de la prison Ohli Kedar et a transféré les détenus dans la prison de Ramon.
Il est prévu qu’environ 15 navires débarqués à partir de divers ports de la Méditerranée, se dirigeront vers la bande de Gaza le mois prochain, transportant de l'aide humanitaire et plus de mille cinq cents solidaires avec le peuple palestinien.
Rappelons que de l’armée de la marine israélienne avait attaqué, début de l'été de l'an dernier, la flottille de la liberté 1, tuant neuf Turcs. L'attaque a été sévèrement condamnée par le monde arabe et international.

Le Hamas et le Fatah reprendront le dialogue en présence de Mechaal et Abbas

[ 16/06/2011 - 01:36 ]
Le Caire – CPI
Le mouvement du Hamas et celui du Fatah ont terminé la première journée de dialogues pour la mise en œuvre de l'accord de réconciliation. La réunion de mardi s'est concentrée sur le dossier de la fin de l'arrestation politique et de la formation du gouvernement.
Ezzat Al-Racheq, membre du bureau politique du Hamas, a déclaré qu'il a été décidé de rependre les réunions du Fatah et du Hamas, mardi prochain, le 21/6, en présence de Mahmoud Abbas et de Khaled Mechaal.
Al-Racheq a confirmé que l'atmosphère des réunions de ce mardi était positive et que les personnes réunies ont discuté de la question des prisonniers politiques en Cisjordanie. Il faut en effet mettre fin à ce dossier.
A propos de la formation du gouvernement, les deux partis ont discuté des noms proposés pour le poste de premier ministre. Le Hamas a confirmé, lors de la réunion, qu'il n'est pas d'accord pour que Salam Fayyad soit premier ministre.
La réunion a été tenue en présence du chef des services de renseignements égyptiens, Murad Muwafi, et du responsable du dossier palestinien aux renseignements égyptiens, Mohamed Ibrahim.
De son côté, Dr. Ismaïl Redwan, un leader du Hamas, a confirmé qu'il a été convenu avec le mouvement du Fatah de mettre complètement fin au dossier des détenus politiques.
Dans un bref communiqué, Redwan a déclaré que les deux partis se sont accordés à résoudre le problème des passeports.

Le comité des familles des détenus appelle à participer massivement demain au sit-in d’El khalil

[ 15/06/2011 - 23:27 ]
CPI
El Khalil-CPI
Le comité des familles des prisonniers politiques en Cisjordanie a appelé toute la population à participer massivement à la manifestation de protestation qui se tiendra demain sur la place Ibn Rushd dans la ville de Hébron, à midi.
Le Comité a souligné que les manifestations pacifiques du peuple continueront jusqu'à ce que le dossier des arrestations politiques soit clos une fois pour toute, et que notre peuple regagne sa solidarité et que l'accord de réconciliation devient une réalité concrète non seulement de vaines déclarations. Pour conclure, les familles réunies ont appelé les différents moyens de médias locaux et internationaux à couvrir les activités de ce sit-in et à transmettre les gémissements et de la douleur des familles et des enfants des détenus politiques dans les prisons de la Cisjordanie.
Il est à noter que la ligue électronique des jeunes musulmans a appelé pour sa part, les masses de notre peuple à une large participation au sit-in hebdomadaire des parents demain à Hébron. La ligue a appelé aussi à une marche pacifique après les prières du vendredi à la nouvelle mosquée d’el Bira, pour maintenir ensuite un sit-in sur la place Manara à Ramallah pour protester contre les arrestations politiques.

Bardawil : La question du président du gouvernement sera résolue au Caire

[ 15/06/2011 - 23:27 ]
CPI
Gaza-CPI
Dr Salah al-Bardawil, leadership du Mouvement de résistance islamique "Hamas", s’est félicité, le mardi (14-6) au Caire, des résultats des réunions de la mise en œuvre de la réconciliation entre les mouvements de "Hamas" et de "Feth», décrivant ces réunions de "cordiales et positives."
Il a dit qu'ils sont arrivés à un accord sur les dossiers  des prisonniers politiques, et les  passeports non reconnus en Cisjordanie Cependant le problème de la présidence du prochain gouvernement sera résolu lors de la réunion entre M.Abbas et M. Mechaal au Caire la semaine prochaine.
Commentant les résultats des réunions de la mise en œuvre de l'accord de réconciliation hier au Caire , Bardaweel a déclaré dans un communiqué de presse que « la réunion du Caire hier (14-6) s’est déroulée dans une ambiance conviviale et positive, tous les dossiers en suspens ont été traités, y compris la question des prisonniers politiques et les passeports non reconnus ainsi que les   médicaments interdits d’entrer dans la bande de Gaza, Nous leur avons fourni une liste des noms des détenus en Cisjordanie et ils ont promis de résoudre le problème ainsi que celui des passeports. Ils nous ont donné une liste des détenus politiques à Gaza, selon ce qu’ils ont dit, nous leur avons alors donné  les listes d'accusations portées contre eux et ils ont été convaincus. "
Bardawil a renouvelé la position de «Hamas" qui rejette la proposition de nommer Salam Fayyad président du prochain gouvernement, "Nous leur avons affirmé notre refus absolu d'accepter Salam Fayyad comme prochain président du gouvernement. Ils en étaient convaincu de notre point de vue et l’affaire a été reportée à la semaine prochaine lors de la réunion Abbas-Mechaal au Caire."
Il a ajouté: «Nous considérons, dans le mouvement de " Hamas ", que la réconciliation nationale est un choix stratégique et nous ferons tout en notre pouvoir pour mettre fin à la division et concrétiser la réconciliation de manière à servir les droits des Palestiniens."

Sept Palestiniens blessés lors de violents affrontements avec l'occupation à l'ouest de Ramallah

[ 16/06/2011 - 01:46 ]
Ramallah – CPI
Sept citoyens palestiniens ont été blessés, mercredi 15/6 à midi, dont deux se sont retrouvés dans un état critique, lors de violents affrontements avec les forces occupantes qui ont attaqué une marche pacifique contre le mur de séparation raciste dans le village de Dir Kadis, à l'ouest de la ville de Ramallah en Cisjordanie occupée.
Des sources médicales ont confirmé qu'il y a un certain nombre blessés, dont deux dans un état critique. Les forces occupantes ont arrêté un citoyen palestinien et une militante étrangère lors de la marche populaire organisée par les villageois dans le village de Dir Kadis et les villages voisins contre la confiscation de terres agricoles du village en faveur de la colonie "Nilly" installée illégalement sur les terres agricoles du village.
Les sources ont ajouté que la marche a commencé dans le village, mais elle a fait face aux forces occupantes qui se sont déployées dans la région et ont utilisé la violence contre les citoyens.
Les mêmes sources ont poursuivi qu'un certain nombre de jeunes Palestiniens ont pu surmonter les troupes militaires sionistes, en s'accrochant avec les conducteurs des blindés militaires sionistes et en les contrôlant.
De leur côté, les forces occupantes ont lancé de nombreuses bombes lacrymogènes et des bombes assourdissantes sur les jeunes Palestiniens pour reprendre le contrôle des blindés.

Le Palestinien Attef Hassan : une histoire de dix-huit années passées dans les prisons israéliennes

[ 16/06/2011 - 01:19 ]
Gaza – CPI
Après dix-huit années passées dans les prisons israéliennes, le Palestinien Attef Hassan vient enfin de goûter à la liberté ; il n’arrive pas à s’en remettre. On ne pourrait pas oublier si facilement, avec une baguette magique, dix-huit ans derrière les barreaux d’une inhumaine occupation, l’occupation israélienne.
Quelques jours seulement se sont écoulés depuis qu’il a quitté la prison d’An-Naqab, dans le désert d’An-Naqab. Et dès qu’il a dépassé le point de passage Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza, ses parents et ses amis l’ont habillé en militaire. Ils voulaient dire à tout le monde que c’était un résistant qui retournait de nouveau à sa patrie.
A côté de sa maison, dans le village d’Al-Mighraqa, au sud de la bande de Gaza, une tente a été installé pour fêter la libération d’Attef Hassan. Il reçoit ceux qui viennent le féliciter.
L’inspection nocturne
Les dix-huit ans d’incarcération, Attef Hassan les a passées dans plusieurs prisons centrales israéliennes ; la dernière prison était celle du désert de Naqab, où il a été pendant quatre ans.
L’agence Quds Press rapporte d’Attef Hassan : « Ce qui embête trop les captifs internés à An-Naqab, ce sont les inspections nocturnes que les l’administration pénitentiaire pratique, sous prétexte qu’elle cherche des téléphones portables dans les affaires des captifs ».
Cette inspection nocturne est pratiquée dans toutes les prisons israéliennes. Récemment, des unités des forces spéciales ont attaqué la prison de Hidarim, sous le même prétexte.
La grève des captifs
Depuis des années et des années, des milliers de captifs palestiniens survivent dans les prisons israéliennes, dans des conditions intenables. Beaucoup d’entre eux sont isolés depuis longtemps. Une tension palpable infeste les prisons israéliennes.
Contre ces conditions d’incarcération, les captifs palestiniens ont mené plusieurs grèves de la faim ces derniers mois. Et actuellement, ils entament une grève ouverte pour en finir avec le problème des captifs isolés.
En effet, depuis plus de sept ans, quinze captifs palestiniens souffrent d’un isolement total, selon les captifs Hassein Salama et Jamal Abou Al-Hayja. Il y a aussi le captif Mahmoud Atton. Etant isolé dans une petite cellule, son état de santé psychologique s’est bien détérioré.
Mais cette grève a besoin de vraies actions collectives de l’extérieur, d’un véritable appui de la société palestinienne. Les activités actuelles ne sont pas bien suffisantes, dit Hassan.
Etant un centre de détention et non une prison, An-Naqab est normalement meilleure, dit Hassan ; mais les 1200 captifs ont aussi le droit à des agressions sans fin.
Et récemment, les factions palestiniennes se sont réunies dans les prisons. Les captifs palestiniens cherchent leur liberté et attendent que la transaction d’échange se réalise dans les meilleures conditions.
Dix-huit ans derrière les barreaux
Hassan s’arrête un peu, puis il raconte les dix-huit ans passés derrière les barreaux des occupants israéliens. Chaque stade de ces dix-huit années était pour lui une nouvelle expérience, mais « la vie dans la prison d’An-Naqab est un peu différente des prisons centrales. J’ai beaucoup profité des rondes de conférences. Dans cette prison, les captifs ont un programme culturel continu ».
Et quand il est revenu chez lui, il a vu le monde différent : « C’était une surprise, surtout les gens ont changé, les enfants sont devenus des hommes ».
La dernière semaine
Attef Hassan avait fini sa période de condamnation, mais les occupants israéliens ont retardé sa sortie, prétextant des fêtes juives. Ils veulent jouer avec lui une guerre psychologique.
On l’a gardé une semaine supplémentaire pour une raison bizarre ; les occupants israéliens ont une loi bizarre : « Il faut garder 2000 prisonniers ». Les occupants israéliens ne libèrent personne, ils appliquent leurs lois futiles !

Des centaines d’hectares d’oliveraies incendiées à Bil’in par l’armée israélienne

mercredi 15 juin 2011
L’armée israélienne a lancé aujourd’hui des bombes assourdissantes dans le village de Bi’lin, derrière le mur de l’apartheid, mettant le feu à des centaines d’hectares de terres plantées d’oliviers, et a ensuite empêché les Palestiniens d’éteindre le feu.


Communiqué envoyé ce soir par Sameer Bornat
Popular Committee Against the Wall and settlement of Bil’in
Friends of Freedom and Justice Bil’in
www.bilin-ffj.org
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

mercredi 15 juin 2011

La Municipalité prévoit la construction de 7900 unités d'habitation pour les colons.

15/06/2011 
Jérusalem – PNN – L'association israélienne de défense des Droits de l'Homme Ir Amim, a annoncée dans un communiqué de presse que la municipalité de Jérusalem réfléchie à la construction de 7900 nouveaux logement à Jérusalem-Est.
Selon ce communiqué, le projet a été proposé par ''The Israeli Sub-Committee to Advance Settlements'' (Sous-comité israélien de développement des colonies). Ir Amim explique que ces nouvelles habitations de colons seraient ajoutée aux 4400 unités d'habitation déjà existantes à Jérusalem-Est.
Le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu  a demander à la municipalité de Jérusalem de former ce sous-comité afin de faire baisser les prix de l'immobilier et d'accélérer la construction de colonies à Jérusalem-Est.
Ir Amim a expliqué que pour faire baisser les prix, le projet prévoit l'implantation de 940 habitations à Har Homa, et 942 a Gilo, deux colonies localisées entre Bethlehem et Jérusalem. 1500 autres sont aussi prévues à Ramat Rahil.
Dans la partie Nord de Jérusalem, le projet concerne 625 logements, à Besgat Zaiv, en plus des 1600 de Chufat, colonie qui a été condamnée par l'administration américaine l'année dernière.
Il y a actuellement un demi-million d'israéliens en Cisjordanie, dont Jérusalem-Est. Toutes les colonies israéliennes sont illégales au regard du Droit international. En septembre 2010, Washington a tenté de relancer les négociations de paix entre palestiniens et israéliens. Elles ont échouées deux semaines plus tard, quand Israël refusa un gel de la colonisation de la Cisjordanie à Jérusalem-Est. 
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La campagne d’arrestation contre les leaders politiques continue

Qalqilia - 15 juin 2011
Par Maan News
Publié le 14 juin 2011
Qalqiliya—Un responsable du Fatah à Qalqiliya, Muhammad Walwil, ainsi que son frère ont été appréhendés à leur domicile mardi matin avant l’aube, il s’agit du cinquième leader politique palestinien à être arrêté depuis le début du mois de mai.
La campagne d’arrestation contre les leaders politiques continue
L’arrestation a été précédée par un raid et une perquisition du domicile, dont les membres de la famille rapportent qu’ils ont eu lieu à 3h du matin, provoquant la condamnation immédiate des responsables du Fatah.
Un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que deux personnes ont été arrêtées, mais a indiqué qu’il ne pouvait pas encore expliquer pourquoi.
A Qalqiliya, le Fatah a publié un communiqué après les détentions, appelant les organismes de Défense des Droits de l’Homme à intervenir.
L’arrestation continue des leaders palestiniens « montre qu’Israël ne veut pas la paix dans la région », déclare le Fatah.
Walwil est le deuxième leader du Fatah à être détenu par les forces israéliennes depuis un mois et demie, et la cinquième figure politique après trois responsables du Hamas qui ont été arrêtés ces dernières semaines.
Le 5 mai, un leader du Fatah et promoteur de l’unité nationale, Hussam Khader, a été arrêté par les forces israéliennes pour des raisons inconnues, et a été placé en détention administrative pour une durée attendue de 6 mois. Un tribunal décidera de cette durée, dimanche, bien que Kadher ne soit pas inculpé.
Adnan Abu Tabanah, un leader du Hamas, était une des trois personnes détenues à Hébron par les forces israéliennes le 12 mai dans la matinée, une semaine après que Issa Khairy Aj-Ja’bari, un responsable du Hamas, ait été appréhendé à son domicile dans le quartier de Namra à Hébron. Le 3 mai, un membre du Conseil Législatif Palestinien, Ali Romanin, était arrêté à son domicile au Nord de Jéricho.
Source : Maan News
Traduction : BL pour ISM

Dix habitations détruites dans la vallée de Jéricho

Jéricho - 15 juin 2011
Par Maan News
Publié le 14 juin 2011
Jéricho—Mardi matin des habitants ont déclaré que les maisons de 10 familles bédouines de la vallée du Jourdain ont été démolies, et des compteurs électriques ont été confisqués, aboutissant à la naissance de dizaines de sans abris.
Dix habitations détruites dans la vallée de Jéricho
Le hameau bédouin de Fasayil, au nord de Jéricho, a été envahi à 6h du matin par 14 jeeps militaires escortant 2 bulldozers, a déclaré un habitant de Wahid Ali à Ma’an.
Pendant que la plupart du matériel étaient tout simplement écrasées et ensevelies, Ali a noté que les soldats ont confisqué des compteurs électriques après les avoir déconnectés du réseau électrique.
« J’ai vécu ici pendant 4 ans avec ma femme et mes 4 enfants. Les bulldozers israéliens ont tout détruit. Ils ont même confisqué des câbles et des compteurs électriques laissant la zone complètement déconnectée », a déclaré Imad Mousa, un autre habitant.
Le chef du Conseil local de Fasayil, Ibrahim Ubayyat, a déclaré que les habitants ont été prévenus par les autorités israéliennes de ne pas construire leurs maisons dans la région, qui est classée Zone C selon les Accords d’Oslo. Mais les villageois qui cultivent les champs fertiles de la vallée du Jourdain rapportent qu’ils n’ont nulle part où aller s’ils veulent conserver leur moyen de gagner leur vie.
Ubayyat a déclaré qu’il avait contacté l’ICRC « pour essayer de soulager la souffrance des gens », en ajoutant qu’ils espéraient reconstruire les tentes dans la région.
Le coordinateur de la Campagne d’Aide de la Vallée du Jourdain, Fathi Khudeirat, a déclaré qu’en forçant les fermiers palestiniens à quitter la région, on leurs bloquait l’accès aux régions les plus fertiles de Cisjordanie . « La vallée est la principale source de production agricole, les responsables palestiniens surveillent de près ce domaine », a-t-il dit.
Les propriétaires des hangars démolis mardi, ont rapporté qu’ils planifiaient de continuer à travailler dans la région et cherchaient à se réinstaller avec leurs familles.
Les propriétaires identifiés sont Sami Moussa Ali, Khadir Yasin Irsheid, Hussein Yasin Irsheid, Abed Yasin Irsheid, Ali Hussein Zayid, Najih Ali Zayid, Kayid Atallah Ratib, Talib Mousas, Khalid Abdullah Ghazal et son frère Issa.
Aucun représentant de l’Administration Civile, qui décide et fait exécuter les démolitions en Cisjordanie , n’a put être contacté par téléphone pour commenter la situation.
Fasayil est le dernier village d’une série de communautés de la vallée du Jourdain à être visé par les démolitions effectuées par les forces israéliennes. En mars des tentes ont été démolies près de Tubas ainsi que des maisons dans la même région qui a été visée par des démolitions en avril, puis plus tard dans le mois des habitations de bergers ont aussi été détruites dans le nord de la vallée.
Un rapport publié en mai par un groupe israélien de défense des Doits de l’Homme, B’tselem, a accusé Israël de dominer injustement les terres, les ressources hydriques ainsi que les sites touristiques de la vallée, ce qu’il décrit comme un prélude à une annexion de facto de ces territoires.
« Israël a institué un régime qui exploite massivement les ressources de la vallée du Jourdain et du nord de la Mer Morte, encore plus que n’importe où en Cisjordanie , démontrant leur intention : annexer de facto la région en faveur de l’état d’Israël », a déclaré B’Tselem dans un communiqué.
Source : Maan News
Traduction : BL pour ISM

Les forces israéliennes démolissent 5 puits au sud d’Hébron

Hébron - 15 juin 2011
Par Maan News
Publié le 14 juin 2011
Hébron—Les forces israéliennes ont démoli 5 puits au sud de la Cisjordanie dans la ville d’Hébron mardi matin, visant un quartier au sud de la ville.
Les forces israéliennes démolissent 5 puits au sud d’Hébron
Les puits appartenaient à la famille Al-Jamal, le frère du propriétaire de Ma’an, Samir Abdul-Hamid.
Samir a déclaré, les soldats et les équipes de l’Administration Civile Israélienne sont arrivés sur la propriété tôt, attaquant les membres de la famille qui essayaient d’empêcher les démolitions puis ils ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les faire sortir de la zone.
Cinq puits ont été détruits et remplis, « sous prétexte qu’ils aient été construits sans permis », a ajouté Samir.
Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que la police des frontières, pour sécuriser la zone, avait utilisé « des mécanismes de dispersion d’émeutes », mais ni les responsables de l’unité, ni ceux de l’Administration Civile n’ont put être joint pour commenter les faits.
Le 30 mai, 8 puits près de Jénin ont été démolis sur ordre de l’Administration Civile, qui a déclaré que les puits avaient été construits sans permis.
Un porte-parole de l’Administration Civile Israélienne a déclaré que les puits n’ont pas été approuvés par la Commission Mixte sur l’Eau, un organisme créé lors des Accords d’Oslo. Selon la Société Universitaire Palestinienne sur l’Etude des Affaires Internationales, les partenaires israéliens du comité « posent constamment leurs vetos contre les projets d’irrigation palestiniens, ce qui entrave tout développement.
« En raison de la gestion défectueuse dans le secteur de l’eau, il n’y a pas de pompes permettant le traitement des eaux usées qui permettraient à la population d’avoir suffisamment d’eau pour l’agriculture », a noté le porte-parole, alors que les chercheurs déclarent que les tentatives de constructions d’installations traitant l’eau ont toutes été bloquées.
Source : Maan News
Traduction : BL pour ISM

Raed Salah : Israël se prépare à finaliser le nettoyage ethnique des Palestiniens

Palestine - 15 juin 2011
Dans un entretien exclusif avec le Middle East Monitor, le chef du mouvement islamique en Israël, Sheikh Raed Saah, a mis en garde : "Les Israéliens posent les bases d'un climat général "adéquat" pour la dernière étape du nettoyage des Palestiniens, qui a débuté en 1948 et qui n'a pas cessé depuis."
Salah, que les Palestiniens considèrent comme le gardien de la Mosquée Al-Aqsa, dit : "Jérusalem souffre de l'occupation israélienne continue et elle subit le programme de judaïsation d'Israël. Les lieux saints islamiques et chrétiens, les mosquées, les églises et les cimetières, font l'objet d'attaques incessantes."
"Je suis convaincu que les révolutions arabes redéfiniront la cause palestinienne, bien que certains aient essayé de distordre cette définition en affirmant que la question de la Palestine ne concernait que les Palestiniens. Les révolutions ont confirmé que la cause de la Palestine est une cause pour le monde arabe et islamique tout entier et une cause pour tous ceux qui chérissent la liberté et l'humanitarisme."
Raed Salah : Israël se prépare à finaliser le nettoyage ethnique des Palestiniens
Entretien
MEMO : Pouvez-vous décrire la situation actuelle à Jérusalem ? Que se passe-t-il pour les Palestiniens qui y vivent, pour la Mosquée Al-Aqsa et les autres sanctuaires islamiques ?
Sheikh Raed Salah : Jérusalem souffre de l'occupation israélienne continue et elle subit le programme de judaïsation d'Israël. Les lieux saints islamiques et chrétiens, les mosquées, les églises et les cimetières, font l'objet d'attaques incessantes.
La Mosquée Al-Aqsa en particulier est confrontée aux exactions de l'occupation, aux creusements et aux démolitions. Il existe une très sérieuse possibilité que les autorités de l'occupation israélienne réalisent leurs rêves fous annoncés explicitement : c'est très simple, ils veulent détruire la Mosquée Al-Aqsa et construire un temple à sa place.
Les souffrances des citoyens palestiniens sous occupation israélienne à Jérusalem sont énormes : restrictions pour gagner leurs vies, obstacles pour les empêcher de construire sur leur propre terre, confiscations de la terre palestinienne par la municipalité de Jérusalem sous contrôle israélien dans des circonstances inacceptables.
Ils vivent sous la menace que leurs cartes d'identité soient confisquées et qu'ils soient expulsés de leur lieu de naissance. C'est exactement ce qui est arrivé récemment à Mohammed Abu Tair, membre élu au Conseil législatif, une menace qui pèse sur tous les autres membres du Conseil élus pour représenter la population de Jérusalem, et c'est arrivé également à l'ancien ministre Khaled Abu Arafa.
Les Jérusalémites sentent que toutes leurs institutions sont menacées, les organismes sociaux, de santé, d'enseignement, de littérature, malgré les impôts levés par la municipalité et qu'ils doivent payer. Ces soi-disant taxes ne sont qu'un moyen pour confisquer la terre et les maisons des citoyens sous le prétexte de l'évasion fiscale.
MEMO : Quelles sont les conditions de vie des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés par Israël en 1948 ? Pouvez-vous décrire les défis socio-économiques, juridiques et politiques auxquels ils sont confrontés étant donné la législation israélienne et les restrictions qui leurs sont imposées ?
RS : Personnellement, je suis convaincu que la réalité des territoires de 1948 peut être résumée en trois projets que l'establishment israélien applique contre la communauté palestinienne de 1948.
1. Des tentatives de l'establishment israélien pour séparer les citoyens palestiniens de leurs liens palestiniens, arabes et islamiques.
2. Des tentatives de l'establishment israélien pour démanteler la société palestinienne, de manière à ce qu'elle devienne un ensemble d'individus, et rien d'autre.
3. Les Israéliens posent les bases d'un climat général "adéquat" pour la dernière étape du nettoyage des Palestiniens, qui a débuté en 1948 et qui n'a pas cessé depuis. D'abord les individus sont expulsés, puis par groupes ; après, cela peut devenir plus grave.
Tout ce que l'establishment israélien met en pratique contre la société palestinienne, depuis la discrimination juridique et la persécution religieuse jusqu'à la confiscation quotidienne et l'érosion des droits, fait partie des trois projets notés ci-dessus.
Je veux mentionner ici que l'establishment israélien donne à toutes ses décisions et ses pratiques une couverture légale, de manière à ce que tout semble légal, comme la confiscation de la terre appartenant aux Palestiniens et la destruction de leurs maisons. L'establishment israélien a ratifié de nombreuses lois pour masquer tous les aspects de ces injustices, auxquelles il se réfère pour détruire les maisons et même des villages entiers dans le désert du Néguev.
Le dernier exemple en est la loi qui autorise les autorités à retirer la citoyenneté. En violation de toutes les normes internationales, les Israéliens ont adopté une loi qui les autorisent à retirer leur citoyenneté aux Palestiniens et à les expulser de leurs maisons, et tout ceci est parfaitement "légal" en Israël.
MEMO : Que pensez-vous des négociations ? Les négociateurs israéliens et l'Autorité Palestinienne discutent de la possibilité d'un "échange de population" avec un "échange de terre" pour l'établissement d'un Etat palestinien : qu'en pensez-vous et qu'en pense la population sur le terrain ?
RS : Je peux confirmer que tous les mouvements politiques dans les territoires palestiniens, y compris les masses, refusent d'accepter de tels échanges. Ils les considèrent, et moi aussi, comme un plan pour expulser les Palestiniens de leur terre et poursuivre ce qui a débuté pendant la Nakba sur la terre de 1948.
MEMO : Etes-vous en contact avec des membres de l'équipe de négociation de l'OLP ? D'après vous, que serait une solution juste au conflit ?
RS : J'ai des relations avec le Haut-Comité de suivi, l'Autorité palestinienne et la société palestinienne en général, avec toutes ses institutions et toutes ses factions. Au sujet de la seconde partie de votre question, je pense que la question elle-même est injuste pour le peuple palestinien. On ne cesse de nous demander notre opinion sur la solution, mais en même temps, l'occupation israélienne continue de judaïser Jérusalem et la Cisjordanie . En d'autres termes, c'est à nous qu'on pose la question, alors que la réalité de la situation rend la réponse dénuée de sens. En conséquence, je dis que lorsqu'il y aura une véritable chance pour l'établissement d'un Etat palestinien, je répondrai à cette question.
MEMO : Le Mouvement islamique en Palestine (1948) est composé depuis des années de deux factions, et vous êtes le chef du mouvement du nord. Les deux mouvements se sont unis récemment en Israël. Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui a provoqué cette union ? Et quel impact pensez-vous qu'elle aura sur les Palestiniens en Israël ?
RS : Le mouvement islamique s'est scindé en 1996, et on a vu l'émergence de deux écoles de pensée. Aujourd'hui, toutefois, les deux groupes se dirigent vers l'unification de l'action et du mouvement islamiques. Les Palestiniens à l'intérieur d'Israël ont accueilli cette unification avec joie car ils pensent que cela leur donnera du pouvoir, pas seulement au mouvement islamique.
Le mouvement islamique dans les territoires palestiniens de 48 a été créé dans les années 1970 et est passé par trois stades :
1. Le stade de la création, qui s'est terminé avec une campagne d'arrestation par les autorités israéliennes contre les membres du mouvement en 1978.
2. Après les arrestations, et au milieu des années 1980, des institutions locales ont été fondées et la structure organisationnelle incluait tous les membres du mouvement. Ce stade a pris fin avec le départ de certains des membres qui ont décidé de participer aux élections à la Knesset israélienne et ont fait partie du processus politique israélien.
3. La troisième étape a vu l'expansion du travail islamique basé sur l'éducation. Le mouvement a développé des projets éducatifs et de soutien qui correspondaient à notre compréhension de notre religion.
Pendant cette période, le mouvement a amplifié sa lutte populaire et approfondi sa participation aux activités palestiniennes internes ; il a mis en œuvre de nombreux projets qui ont eu un impact sur la vie des gens ordinaires parce qu'ils comprenaient et répondaient à leurs nombreuses préoccupations. Le mouvement a ainsi commencé à établir un réseau d'organisations et de service pour aider les Musulmans et les non-Musulmans à l'intérieur d'Israël : les comités de la zakat (l'aumône, ndt) par exemple, les comités de réforme et autres institutions sociales comme l’Institution Sanad pour la mère et l'enfant, et beaucoup d'autres.
Depuis les années 1990, le mouvement islamique s'est focalisé sur les préoccupations au sujet de Jérusalem et de la Mosquée Al-Aqsa. Nous avons réalisé l'ampleur de la conspiration contre Jérusalem, sa population et Al-Aqsa, et le mouvement islamique a décidé de créer la Fondation Aqsa, qui est très populaire car elle est l’œil qui observe de près ce que fait l'establishment israélien contre nos lieux saints et la Mosquée Al-Aqsa, et elle diffuse des alertes sur les crimes ignobles de l'occupation israélienne.
MEMO : Les soulèvements arabes ont attiré l'attention de la communauté internationale et des médias internationaux, ces derniers mois au cours desquels des dictateurs et des régimes ont été renversés. Quel est votre évaluation sur les révolutions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ? En particulier,pensez-vous que le changement de régime en Egypte aura un impact sur la Palestine?
RS : Je suis convaincu que les révolutions arabes redéfiniront la cause palestinienne, bien que certains aient essayé de distordre cette définition en affirmant que la question de la Palestine ne concernait que les Palestiniens. Les révolutions ont confirmé que la cause de la Palestine est une cause pour le monde arabe et islamique tout entier et une cause pour tous ceux qui chérissent la liberté et l'humanitarisme. Cela veut dire que les autorités d'occupation israélienne savent qu'aujourd'hui, elles ne combattent pas seulement le peuple palestinien mais aussi l'ensemble du monde arabe, islamique et humanitaire, tant qu'elles continuent à nier le droit du peuple palestinien à établir un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale.
MEMO : La campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) a commencé à faire des vagues, dans la communauté internationale, avec des célébrités, des parlementaires et des militants soutenant la campagne. Que pensez-vous du mouvement BDS et des activistes internationaux qui viennent en Palestine pour aider à mettre fin à l'occupation ?
RS : Aujourd'hui, les Palestiniens savent que les Nations-Unies ont reconnu l'Etat d'Israël sous condition, à savoir que les réfugiés palestiniens seraient autorisés à revenir sur leur terre. Cependant, il est clair que l'establishment israélien refuse le droit au retour, ce qui signifie qu'il n'a pas rempli les conditions pour sa reconnaissance par les Nations-Unies.
Par conséquent, l'opinion publique en Palestine dit tout-à-fait franchement qu'Israël a fait de lui-même une entité invalide, dans tous les sens du terme. Les Palestiniens se demandent pourquoi Israël se sent le droit d'exiger qu'ils reconnaissent son existence alors qu'en même temps, l'Etat sioniste refuse de reconnaître la Palestine. Pourquoi la reconnaissance est-elle à sens unique ?
Il est donc naturel pour les Palestiniens de soutenir la campagne BDS car il est évident que l'entité israélienne est une fausse réalité qui ne doit pas être reconnue par les autres.
MEMO : Quelle est la signification de votre participation à la Flottille de la Liberté ?
RS : Pour moi, participer à la Flottille de la Liberté signifie faire partie d'une initiative mondiale dans laquelle des gens du monde entier, de tous les continents et de toutes les religions, se réunissent pour affirmer qu'il est temps de lever le siège de Gaza, qu'il est temps que Gaza vive dans la liberté et l'indépendance et qu'elle jouisse d'une pleine souveraineté sur sa mer, sa terre et son ciel, comme étape vers l'établissement d'un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale.
En même temps, la participation à la Flottille de la Liberté représente pour nous, Palestiniens des territoires occupés en 1948 connus comme "Israël", un retour à nos racines dont certains ont essayé de nous séparer. Nous renouvelons nos canaux de communication entre nous-mêmes et nos liens palestiniens, arabes, islamiques et humanitaires.
Traduction : MR pour ISM

Eilat : cible directe des missiles du Hezbollah

15-06-2011
Le quotidien israélien Yediot Aharonot a révélé dans son dernier numèro citant des  sources de renseignement occidentaux que la ville d'Eilat ne sera pas à l'abri de la menace des missiles "Scud" dans la prochaine guerre, indiquant que dans lors de la première guerre du Golfe en 1991, Eilat a servi de refuge pour les Israéliens qui ont fui le centre, cible à l’époque des missiles irakiens.    
Selon le journal, les sources de renseignements occidentaux affirment que le Hezbollah a déployé des missiles en direction  de sites sensibles situées à l'interieur d' Israël, y compris  vers le réacteur nucléaire de Dimona.  
Une des sources de renseignement estime que certains de ces missiles ont été dirigés vers Eilat.  
Des sources israéliennes expertes ,  ont estimé que le fait de diriger des missiles vers la ville dite "de relaxation" fait partie de la guerre psychologique et médiatique, c’est un message aux Israéliens que «la ville-refuge », n'est plus en sécurité. Surtout que le Secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a déclaré dans un discours qu'il n'y a pas de zone en Israël qui ne sera pas épargné par les missiles du Hezbollah.  
Selon Yediot Ahronot plus de 4 000 missiles de longue portée ont été pointés vers le centre et sont déployés en Syrie et au Liban.  
Elle a ajouté que la Syrie et le Hezbollah sont aujourd'hui en mesure de lancer des dizaines de missiles dans chaque salve.
 Le journal conclut que selon des  études militaires sur le rythme des armes au  front nord  en l’an 2012, équivaut à plus de 5 000 missiles dirigés contre Tel Aviv.

Netanyahu veut réunir 30 pays à l'ONU contre l'État palestinien

15/06/2011 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué vouloir réunir "une majorité morale" d'au moins trente pays hostiles à la reconnaissance par l'ONU d'un Etat palestinien dans les frontières de juin 1967, ont indiqué mercredi les médias israéliens. "D'ici septembre, nous voulons oeuvrer à réunir de 30 à 50 pays qui diront +non+ à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien par l'Assemblée générale de l'ONU (...) Il s'agira d'une majorité morale", a affirmé M. Netanyahu mardi soir, selon les médias israéliens, lors d'une rencontre avec le président du Parlement européen Jerzy Buzek. Si les Palestiniens obtiennent la reconnaissance de leur Etat par l'ONU, "ils auront ensuite des difficultés à accepter par la voie de la négociation les compromis indispensables" pour conclure un accord de paix avec Israël, a encore dit M. Netanyahu. "Il faut dire la vérité. La paix ne signifie pas qu'Israël renonce à des parties de sa terre, mais que les Palestiniens renoncent à leur volonté de détruire Israël", a-t-il encore dit de mêmes sources. "Six chefs de gouvernement israéliens ont accepté la solution de deux Etats, mais il n'a pas été possible de conclure un accord de paix parce que les Palestiniens n'étaient pas prêts à formuler les mots suivants: +j'accepte un Etat juif+", a encore dit M. Netanyahu. Interrogé par l'AFP, un haut responsable israélien ayant requis l'anonymat a confirmé qu'"Israël est victime des majorités automatiques à l'Assemblée générale de l'ONU, et multiplie donc les efforts pour qu'une majorité morale de pays démocratiques s'oppose aux démarches unilatérales en vue de la reconnaissance d'un Etat palestinien". Les dirigeants palestiniens comptent demander l'adhésion d'un Etat palestinien sur les lignes de 1967 à l'ONU lors de la session annuelle de l'Assemblée générale, faute de perspective de négociation avec Israël.  

Ashton compte se rendre en Israël pour relancer le processus de paix

15/06/2011
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, compte se rendre cette semaine en Israël et dans les territoires palestiniens dans le cadre des efforts de relance du processus de paix, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques.
"Le principe de cette visite est acquis, les détails sont en train d'être parachevés", a indiqué une de ces sources.
Selon elle, la visite en Israël et dans les territoires palestiniens est programmée pour jeudi. Une autre source diplomatique a indiqué qu'elle pourrait intervenir plutôt vendredi et samedi car Mme Ashton envisage auparavant d'entamer sa tournée dans la région par un déplacement en Egypte, voire aussi en Tunisie.
Les étapes et dates du déplacement devraient être précisées dans la journée, selon cette dernière source.
La visite, si elle se confirme, interviendra quelques jours après l'envoi par Mme Ashton d'une lettre au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à son homologue américaine, Hillary Clinton, et au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, dans laquelle elle plaide pour un "geste fort" du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) avant l'été.
Elle y estime que le Quartette devrait "consolider" sa position sur le processus de paix depuis que le président américain Barack Obama s'est rapproché des positions européennes, notamment sur la question des frontières d'un futur Etat palestinien.
Dans son discours du 19 mai, M. Obama s'était rallié à l'idée d'un Etat palestinien basé sur les lignes de 1967, avec des échanges négociés, ce que rejette Israël.
"Il est essentiel que nous fassions un geste avant l'été", juge Mme Ashton dans sa lettre obtenue par l'AFP, afin "d'adopter une déclaration consolidant ces éléments et fournissant ainsi aux parties un cadre de référence" pour une solution négociée.
Dans cette lettre, Mme Ashton estime aussi que "ce n'est pas le moment pour des actions unilatérales". Les dirigeants palestiniens comptent demander l'adhésion d'un Etat palestinien sur les lignes de 1967 à l'ONU lors de la session annuelle de l'Assemblée générale, faute de perspective de négociation avec Israël.
"L'objectif est d'avoir une réunion du Quartette rapidement, début juillet au plus tard à Washington" qui fixerait les paramètres d'une reprise des pourparlers directs, dans l'espoir ensuite d'amener les deux parties à se réunir, a indiqué à l'AFP l'une des sources diplomatiques.
Toutefois, "la marge de manoeuvre de Mme Ashton est limitée", a-t-elle admis.
"Les Etats-Unis pourraient accepter cette réunion du Quartette au moins comme pis-aller mais, pour l'heure, Benjamin Netanyahu ne veut pas d'une relance des pourparlers et est en campagne pour réunir le maximum de pays hostiles à la reconnaissance d'un Etat palestinien" à l'ONU dans les lignes de juin 1967, a estimé ce diplomate.
L'objectif du déplacement dans la région de la haute représentante de l'Union européenne aux Affaires étrangères est aussi d'éviter un déchirement en septembre entre pays européens sur la question d'une reconnaissance d'un Etat palestinien.
"Il y a un vrai risque de divisions entre Européens" si on doit en arriver là, juge l'une des sources diplomatiques. L'Allemagne par exemple y est opposée. La France ne l'exclut pas et l'Espagne y est favorable.