vendredi 11 février 2011

« Je représente le peuple palestinien » Hanane Zoubi, députée à la Knesset

10/02/2011 
Bethlehem-PNN-Députée à la Knesset sous la bannière du parti Balad (la Ligue Démocratique Nationale), Hanane Zoubi, s’est exprimée lundi à Bethlehem à propos de son combat  pour la justice  et sa volonté de représenter tous les Palestiniens, pas seulement les Arabes israéliens.
ImageDurant plus de 2 heures, la député, largement élue par les votes de Israéliens arabes, a expliqué en quoi l’Autorité Palestinienne ne représentait pas suffisamment le peuple palestinien. Elle faisait référence par là aux nombreuses maisons détruites à Jérusalem Est, à la multiplication des colonies juives et du mur de séparation. Selon elle, l’Autorité Palestinienne et l’OLP n’ont pas assez peser de leur poids lors des négociations. En étant députée, elle espère poser le débat devant la Knesset.
Hanane Zoubi s’insurge aussi contre la communauté internationale : « Il a fallu une flotille pour  la communauté internationale se rendre compte de la politique israélienne et de ses pratiques anti démocratiques  alors qu’on  la dénonce à grands cris depuis 60 ans ».
Elle a elle-même fait partie de l’expédition de la flotille. Certains de ses droits en tant que députée, lui ont d’ailleurs été retirés suite à cet événement. Les députés de la Knesset ont voté pour le retrait de son passeport diplomatique, ont restreint sa liberté de circulation à l’extérieur d’Israël et lui ont refusé  toute couverture pour la procédure judiciaire entamée contre elle.
Ceci va à l’encontre des droits que possèdent chaque député dans tout état démocratique. Hanane Zoubi espère que son cas permettra à la communauté internationale de se rendre compte de la véritable nature du conflit israélo-palestinien.
Au sujet de la vision future de la région, la député s’exprime de manière individuelle par rapport à  la position du parti. Officiellement, le parti Balad est en faveur  de deux Etats, Israël et la Palestine avec Jérusalem Est comme capitale et une solution juste pour les réfugiés palestiniens. Mais, d’après elle, l’Etat d’Israël bloque de nombreux espoirs pour une solution à 2 Etats. Toujours d’après elle, ces deux régions sont  dépendantes  économiquement l’une de l’autre sans parler des colonies juives bien installées en territoires occupés.  Les démanteler serait vu comme un suicide politique pour n’importe quel député israélien, qu’il soit pour ou contre la paix. Il sera donc très difficile de  sans soustraire. Même chose pour le cas de Jérusalem.
Devant ces obstacles,  son parti se rapproche pour une solution d’un Etat binational. Elle n’exclut d’ailleurs pas que ce sujet sera l’un des thème du prochain congrès du parti. L’idée d’un Etat binational basé sur les droits de l’Homme gagne de plus en plus de terrain.

Les députés d’al-Qods portent l’autorité d’Abbas responsable des nouveaux projets coloniaux

[ 09/02/2011 - 11:18 ]
Cisjordanie - CPI
Les députés d’Al-Qods menacés d’être expulsés par l’occupation ont porté l'autorité d'Abbas ainsi que les complices arabes et internationaux, responsables des décisions récentes de l’entité sioniste concernant les escalades et les opérations de construction de plusieurs nouvelles unités coloniales dans le quartier Sheikh Jarrah, à al-Qods, tout en considérant que les négociations de l'autorité d'Abbas avec l’occupation sur Al-Qods représentent un abandon et une renonciation à la ville sainte.
Ils ont condamné fortement la décision de l’occupation sioniste pour évacuer les maisons palestiniennes par la force dans le but d’achever ses projets coloniaux.
Les trois députés de Jérusalem qui organisent un sit-in au siège de la Croix-Rouge ont déclaré, le mardi 08/02, dans un communiqué dont le Centre Palestinien d’information a reçu une copie, que la dernière décision sioniste ne pouvait être effectuée sans l'approbation et la complicité de l’autorité palestinienne qui a accepté de présenter des renonciations à propos de la ville d’al-Qods durant les négociations inutiles, en soulignant que les révélations de la chaîne d'al-Jazeera ne représentent qu’une petite partie des renonciations et abandons du groupe d’Oslo.
Ils ont jugé également la complicité internationale de responsable des escalades, campagnes de judaïsation et décisions sionistes concernant la construction de beaucoup de nouvelles unités coloniales à Jérusalem, alors que la loi internationale considère Al-Qods comme une ville occupée et qu’il est interdit à l’occupation d’effectuer tout changement.
Les députés ont dénoncé les ordres d'évacuation contre plusieurs maisons palestiniennes ainsi que la confiscation d’un Waqf islamique, à Jérusalem, pour construire les bâtiments de la société sioniste "Paz", tout en avertissant de nouveaux projets de l'occupation qui vont être exécutés dans les prochains jours.
Dans le même contexte, le député Ahmed Attoune a condamné l’appel du rabbin extrémiste sioniste Dov Lior à la construction du prétendu temple juif à la place de la mosquée d’al-Aqsa, en soulignant que cela vient dans le cadre des escalades sionistes contre la ville de Jérusalem et sa mosquée sainte.
Il a souligné que le silence arabe honteux a encouragé l’occupation sioniste à escalader ses agressions et attaques contre les habitants d’al-Qods et les lieux saints, tout en portant l'autorité d'Abbas responsable de ce qui se passe à Jérusalem, et en s'interrogeant sur le rôle des partis politiques, des masses populaires, des journalistes, ainsi que des associations et institutions pour soutenir la mosquée d’Al-Aqsa et la ville d’Al-Qods.

Les résistants d’Abou Ali Mustafa ciblent une jeep sioniste à l'est de Gaza

[ 09/02/2011 - 11:17 ]
Gaza - CPI
Les unités du martyr Abou Ali Mustafa, l'aile armée du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, ont annoncé le ciblage d'une jeep militaire sioniste à l'est du quartier Est de Chouja’ia, aujourd’hui matin 09/02/2011.  
Les Brigades d’Abou Ali Mustafa ont déclaré dans un communiqué dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que leurs combattants ont pu cibler à l’aide d’un obus de type Cobra une jeep militaire sioniste qui faisait descendre des soldats, en la touchant directement, à l'est du quartier de Chouja’ia, aujourd’hui à 6h30 du matin.
Les Brigades du Martyr Mustafa Abou Ali, ont affirmé leur attachement à la résistance pour faire face à l'ennemi sioniste et répondre aux crimes des occupants, tout en promettant que leurs résistants vont poursuivre leur lutte et combat pour protéger la patrie et le peuple palestinien.

Les députés islamiques : Pas d’élections sous les désaccords palestiniens

[ 09/02/2011 - 12:13 ]
Ramallah- CPI
Les députés islamiques en Cisjordanie ont annoncé leur refus décisif à toute organisation des élections au cours des désaccords qui règnent encore dans la scène palestinienne, renouvelant leur appel à l’importance de chercher un percée pour la réalisation du consensus national qui est le seul parcours indispensable pour tout lancement des élections des conseils locaux et municipaux.
La dénonciation faite par les députés après la décision de l’Autorité de l’ex-président Mahmoud Abbas qu’elle cherche à déterminer le délai de l’organisation de ces élections sous les mésententes internes, prouve qu’elle est venue pour approfondir autant la division actuelle et n’aide pas à aboutir à l’entente exigé par le peuple palestinien.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, le mercredi 9/2, les députés ont souligné que la décision de l’Autorité à propos des élections ne consiste qu’une partie du problème actuel et n’en représente aucune résolution.
« Ceux qui ont pris cette décision pour l’organisation des élections sous les mésententes devront premièrement reconnaître les résultats des élections de 2006.  
Il y a ceux qui insistent pour enterrer leur tête dans le sable et ne cherchent pas de comprendre les changements en cours dans la région », ont souligné les députés en contestation contre la décision injuste et illégitime de l’Autorité.
En effet, les leaders islamiques palestiniens ont insisté tout d’abord sur la nécessité de la réalisation du consensus national, rejetant l’appel actuel à l’organisation des élections qui ne renforcent, selon leur prévision, que les désaccords et sabote toute initiative réelle pour l’entente nationale conformément aux accords conclus entre le Hamas et le Fatah, notamment l’accord du Caire en 2005, celui de l’entente à la Mecque en 2006, ainsi les conséquences des discussions organisées à maintes reprises au Caire, tout en attirant l’attention à la poursuite des campagnes d’arrestation et de torture au sein des résistants et représentants islamiques en Cisjordanie et dénonçant l’engagement sécuritaire persistant des services de la sécurité de l’Autorité au profit de l’occupation israélienne.

Un plan sioniste pour construire 200 nouvelles unités coloniales

[ 09/02/2011 - 12:21 ]
Al-Qods – CPI
Le président des prétendus «Fonds de la Terre d'Israël", Arieh King, a révélé qu’on va construire, entre les cinq et dix ans prochains, environ 200 nouvelles unités coloniales dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Al-Qods occupée.
King a affirmé dans une déclaration publiée, le mercredi 09/02/2011, par le journal Yedioth Ahronoth, qu'il existe certains plans pour reprendre des terres -prétendues appartenir aux Juifs avant la création de l'Etat hébreu-, en ajoutant qu’il est temps pour les juifs de reprendre leurs biens dans cette région.
De sa part, le chercheur palestinien spécialisé dans les affaires de colonisation dans l’association "Er Amim", Ahmed Sab Labane,  a indiqué que le quartier de Cheikh Jarrah est visé par environ huit différents projets de colonisation, en vue de judaïser le quartier et changer l'équation pour faire des juifs une majorité dans cet endroit.
Il a ajouté que les commissions sionistes de planification et construction locales et du district à Al-Qods comptent construire 326 nouvelles unités coloniales dans plusieurs parties de Jérusalem occupée, en plus d'un autre plan pour la construction d’environ 350 unités coloniales sur les terres de Karam al-Mufti, au nord du quartier de Cheikh Jarrah, et la construction d’une école religieuse et une synagogue, ainsi que qu’un vaste complexe commercial de cinq étages pour renforcer la présence juive dans les quartiers palestiniens, notamment au quartier de Cheikh Jarrah.

10 Palestiniens blessés dont 3 femmes et 2 enfants dans 3 raids aériens sionistes contre Gaza

[ 09/02/2011 - 12:41 ]
Gaza – CPI
Les avions militaires sionistes ont lancé, la nuit dernière, trois raids aériens  contre la Bande de Gaza, blessant 10 citoyens Palestiniens dont 3 femmes et deux enfants, démolissant un dépôt de médicaments et endommageant de nombreux établissements et maisons.
Le premier raid a visé une terre à l'est de Gaza, sans déclaration d'aucune blessure, tandis que l'autre a ciblé la montagne de Rais et un atelier de métallurgie dans le nord de Gaza, menant à la blessant de 5 citoyens palestiniens dont deux femmes.
Des sources locales ont déclaré au correspondant du CPI que les avions de guerre sionistes, de type (F16), ont lancé au moins un missile sur une zone vide près du marché des automobiles au quartier de Zaytoun, à l'est de la ville de Gaza.
Elles ont ajouté qu'une énorme explosion a été entendue dans le lieu et que le missile a fait une grande fusée et provoqué des dégâts dans les alentours de la terre.
Les correspondants du CPI ont souligné le survol intensif des avions militaires de l'occupation aux cieux de la Bande de Gaza.
Plus tard, l'aviation sioniste a lancé un second raid, ciblant la montagne de Rais au nord de la Bande de Gaza et un atelier, lui ravageant et brûlant, endommageant plusieurs maisons.
Dans le même contexte, les avions militaires sionistes ont bombardé le site de Burkan qui appartient aux Brigades d'al-Qods, la branche militaire du mouvement du Djihad Islamique en Palestine, à l'Ouest de Khan Younès.
Des sources médicales palestiniennes ont déclaré que le bombardement a blessé deux ouvriers palestiniens qui se trouvaient près du lieu.
De son côté, le porte-parole de la haute commission d'urgences et des secours, Adham Abou Salmia, a déclaré que les bombardements sionistes contre la Bande de Gaza, ont fait 8 blessés dont 3 femmes et deux enfants et qu'ils ont été transférés à un hôpital local. Leur état de santé est modéré.
Notons que les forces occupantes avaient envahi le mardi matin le nord de la Bande de Gaza, mais les factions de la résistance palestinienne les ont fait face et obligeant de se retirer.

Redouan: Le Quartet ne sert que l'occupation

[ 09/02/2011 - 12:51 ]
Gaza – CPI
Le leader du Hamas, Dr. Ismaïl Redouan, a condamné fortement le communiqué du quartier international qui a appelé à relancer les négociations entre l'autorité de Fatah à Ramallah et l'entité sioniste, affirmant que cette invitation ne sert que l'ennemi sioniste.
Dans une déclaration exclusive au centre palestinien d'information, Radouan a dit, le mardi soir 8/2, que le Quartet international a appelé à relancer les négociations afin de servir l'entité sioniste et ses intérêts et sauver le groupe d'Oslo, après les manifestations populaires contre l'injustice dans la région.
"Personne n'est pas délégué de parler au nom du peuple palestinien et tout accord qui sera signé ne sera plus une obligation pour les Palestiniens"; a-t-il ajouté.
Le leader du Hamas a poursuivi: "Le Quartet travaille au faveur de l'ennemi sioniste et adopte la politique de deux poids deux mesures à son agissement avec les questions de la région, où il s'est mis pour servir l'ennemi, et donc ne peut pas être le gardeur du processus de paix.
Le Quartet international avait appelé l'avant-hier à relancer les négociations, prétendant que tout report à la reprise endommagera la réalisation de la paix dans la région.

L'occupation arrête une citoyenne palestinienne lors de sa visite à son frère détenu

[ 09/02/2011 - 13:27 ]
Ramallah – CPI
Le centre d'Ahrar pour les études des affaires des détenus et des droits de l'homme a déclaré que les services de renseignements sionistes ont arrêté, le mardi 8/2, la femme palestinienne, Rahma Abdel Qader Hegaz, 32 ans, alors qu'elle visitait son frère détenu Yasser Hegaz, dans la prison sioniste d'Ashkelon dans les territoires palestiniens occupés en 1948.
Le directeur du centre d'Ahrar, Fouad al Khafache, a déclaré que la citoyenne Rahma est une mère de 6 enfants, habite dans le village de Mazr'a Charkiya à l'ouest de Ramallah, et que les forces occupantes l'ont arrêtée lors de sa visite à son frère condamné à la perpétuité et emprisonné depuis plus de 15 ans. Les forces occupantes l'ont arrêtée avant qu'elle voie son frère en l'emmenant vers une direction inconnue.
Il a ajouté que l'administration pénitentiaire à Ashkelon a immédiatement isolé le détenu Yasser Hezgaz.
L'occupation a soumis la captive à un tribunal sioniste qui a prolongé son arrestation jusqu'aujourd'hui mercredi et a été représentée par l'avocat du centre d'Ahrar, Mohamed Abdein, qui a déclaré que l'accusation de Rahma est de visiter son frère et de soutenir le terrorisme, ce qui n'a aucun sens ou vérité.
Al Khafache a appelé les organisations juridiques et les institutions des droits de l'homme à intervenir immédiatement pour garantir la libération de la détenue Rahma Hegaz qui est venue seulement pour rendre visite à son frère capturé par les forces occupantes depuis plus de 15 ans.

L'occupation envahit plusieurs régions en Cisjordanie et arrête un partisan du Hamas à Tamoun

[ 09/02/2011 - 13:45 ]
Tubas/Naplouse – CPI
Les forces de l'occupation sioniste ont lancé, aujourd'hui à l'aube, le mercredi 9/12, plusieurs raids dans le sud de la ville de Tuba, arrêtant un partisan du Hamas en l'emmenant vers une direction inconnue après avoir fouillé et saccagé sa maison.
Des sources locales ont déclaré que 10 blindés militaires sionistes ont pris d'assaut le village mercredi à l'aube, et ont encerclé le domicile du citoyen Adam Bani Odah, 34 ans, en le fouillant et le saccageant, avant de l'arrêter.
Les sources ont souligné que les soldats sionistes ont obligé les citoyens dans le village de quitter leurs maisons.
Les forces occupantes ont également lancé une vaste campagne de recherche dans le champ d'Atouf voisin où on a vu d'importantes forces de l'armée sionistes durant la nuit.
Dans le même contexte, les soldats sionistes ont pris d'assaut mercredi à l'aube de nombreux quartiers dans la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée.
Des témoins oculaires ont assuré que l'armée sioniste a lancé une campagne de recherche dans les bâtiments résidentiels situés près de l'université nationale de Najjah, avec des chiens policiers.

Le grand rabbin de la colonie "Kiryat Arba" publie une fatwa permettant de tuer les non-Juifs

[ 09/02/2011 - 13:54 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le grand rabbin sioniste dans la colonie "Kiryat Arba" près de la ville d'al Khalil (Hébron) au sud de la Cisjordanie occupée, a publié une fatwa permettant de tuer les non-Juifs.
Cette Fatwa du rabbin extrémiste, Dov Lior, s'inscrit dans la série des fatwas des rabbins sionistes qui légifèrent et appellent à tuer les arabes sans justification.
La police sioniste a émis une décision fictive pour l'arrêter comme elle le fait dans des cas similaires, où elle arrête l'accusé devant l'opinion publique avant de le libérer en échange d'une promesse, mais cette mesure a soulevé la colère des ministres au gouvernement de Netanyahu, ce qui signifie une acceptation tacite de ses paroles.
Le ministre sioniste de la sécurité interne, Yitzhak Aharonovitch, a considéré que le mandat d'arrêt contre le rabbin Lior est une erreur commise par le chef de la police d'al Khalil. 

L’occupation détruit le village d’al-Araquib pour la 16eme fois consécutive

[ 09/02/2011 - 14:09 ]
Néguev – CPI
Des bulldozers de l’occupation ont démoli, aujourd’hui matin mercredi 09/02, le village d’al-Araquib, au Néguev, dans les territoires Palestiniens occupés en 1948, pour la 16ème fois consécutive.
Des sources locales ont affirmé que les bulldozers sionistes ont commencé depuis les premières heures du matin, à démolir toutes les tentes du village d’al-Araquib non reconnu par l’occupation, qui ont été construites hier soir après la dernière destruction.
Les sources ont ajouté que les bulldozers continuent de raser les terres du village, près du cimetière musulman, le dernier refuge des habitants d’al-Araquib.
Le président des villages palestiniens non reconnus, Ibrahim Al-Waquili a averti dans une déclaration de presse de l'explosion de la situation au Néguev.
Il a appelé les Nations Unies, ainsi que les organisations des droits de l’homme (locaux et internationaux), à se mettre à leur côté, et presser pour mettre fin aux oppressions et agressions sionistes contre les Arabes au Néguev.
Al-Waquili a appelé également la Ligue arabe à intervenir immédiatement pour discuter de la question des habitants des territoires palestiniens occupés en 1948 et des villages arabes non reconnus par l’occupation, au Néguev.

L'occupation démolit le village de Tana et confisque les propriétés des citoyens

[ 09/02/2011 - 18:03 ]
Naplouse – CPI
Les forces de l'occupation sioniste ont démoli, ce matin mercredi 9/2, le village de Tana à l'est de Beit Fourik à Naplouse, et ont confisqué les propriétés des villageois bédouins, en les y interdisant d'entrer de nouveau, sous prétexte qu'il est une région militaire fermée.
Des témoins oculaires ont déclaré que les bulldozers militaires sionistes renforcés par des dizaines de soldats sionistes ont encerclé la région et ont obligé ses habitants de l'évacuer, avant avoir commencé à démolir les parcs des moutons, avertissant les bédouins d'entrer de nouveau dans la région .
Les habitants du village ont affirmé qu'il y a un plan sioniste pour les expulser de la région proche des frontières jordaniennes et située sur les côtés orientaux de la Vallée du Jourdain.
Notons que les forces occupantes ont confisqué dés 1967 environ 18 000 dunums des terres du village au profit des campements et colonies sionistes dans cette région.
Les villageois s'exposent toujours aux tirs des forces occupantes qui considèrent le lieu une région d'entraînements militaires.
Les forces occupantes interdisent aussi à l'établissement de tout projet de l'infrastructure dans la région.
Le village de Tana situe selon le plan de l'occupation à al-Aghwar et les forces occupantes essayent de la transformer à une ligne de séparation entre les Palestiniens et les territoires jordaniens.

L'UNRWA affirme que la situation se détériore à Gaza et appelle à la levée du blocus

[ 09/02/2011 - 18:29 ]
Gaza – CPI
L'UNRWA a exige la levée du sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza et de mettre fin à la souffrance des citoyens palestiniens, affirmant que la situation se détériore à Gaza jour après jour.
Le porte-parole de l'UNRWA, M. Christopher Gunness, a déclaré au cours d'une conférence de presse qui a eu lieu, mercredi 9/2, dans la Bande de Gaza, que le taux du chômage est arrivé dans le secteur à 44.5% à la fin de 2010, alors qu'il a été augmenté de 05%  au début de 2011.
Il a appelé à cesser immédiatement l'embargo sioniste injuste, arbitraire et inhumain imposé contre Gaza, mettant en garde de l'aggravation de la situation, ajoutant que la Bande de Gaza est devenue un véritable examen pour tous les pays du monde à propos de leur réussite à aider les Gazaouis ou leur échec en cas de leur renonciation à leur devoirs.
"Le fait de parler d'une guerre à venir contre Gaza aggravera la situation déjà détériorée au secteur, en particulier, que la dernière offensive sioniste menée contre les Palestiniens à Gaza fin2008/début 2009, a fait plus de 1400 martyrs, environ 5 000 blessés et des destructions massives dont leurs résultats sont continuels jusqu'à ce moment", a-t-il poursuivi.

Le réseau des organisations locales (ONG) exige de poursuivre les criminels de guerre sionistes

[ 09/02/2011 - 18:37 ]
Gaza – CPI
Le réseau des organisations locales (ONG) a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités judiciaires et morales et de mettre pressions contre l'entité sioniste afin de respecter le droit international humanitaire et la 4ème convention de Genève, pour cesser ses agressions, briser le sévère blocus imposé contre Gaza et permettre aux habitants du secteur de vivre en liberté et en sécurité.
Le réseau a appelé dans un communiqué mercredi 9/2, à la nécessité de poursuivre les criminels de guerre sionistes pour leurs crimes commis contre le peuple palestinien, en particulier au cours de l'offensive militaire "Plomb Durci" menée contre la bande de Gaza, il y a plus de deux ans, et activer les recommandations du rapport de Goldstone à cet égard.
Le réseau a condamné le silence international très ferme vis-à-vis les crimes continuels de l'ennemi sioniste, appelant le peuple palestinien à renforcer sa fermeté face aux agressions de l'occupation et ses plans et agendas criminels.

Un responsable d’immigration : Des instructions pour interdire aux Palestiniens d’entrer en Egypte

[ 09/02/2011 - 20:20 ]
Le Caire – CPI
Un responsable dans les services d’immigration a dit sous couvert d'anonymat, le mercredi 09/02, que des instructions ont été données aux compagnies aériennes et différents services dans l’aéroport du Caire pour interdire aux Palestiniens d'entrer au territoire égyptien.
Le responsable a affirmé à l'Agence de Presse Française AFP que 12 Palestiniens ont été renvoyés vers les pays d’où ils sont venus, en application à ces instructions.
D’autre part, un responsable des navigations aériennes à l’aéroport du Caire a dit : «Des instructions ont été données à un nombre de compagnies aériennes pour ne pas transporter des Palestiniens vers l’Egypte».
Une source dans l'ambassade palestinienne au Caire qui a refusé de donner son nom, a souligné : «Les Palestiniens sont interdits d'entrer en Egypte pour le moment, à l'exception d'un visa de séjour en Égypte, ainsi que les femmes palestiniennes mariées à des ressortissants égyptiens, ou ceux qui possèdent des passeports diplomatiques», en ajoutant : «Ces mesures sont temporaires».

Appréhension sioniste d’un possible abandon américain

[ 10/02/2011 - 03:04 ]
Palestine – CPI
Après de longues années de relations bien fortes entre Hosni Moubarak et les Etats-Unis, ces derniers lui ont tourné le dos, dès que les masses ont envahi les rues du Caire. Le président égyptien s’attendait certainement à un soutien de leur part. Cependant, cet allié de longue date qui avait le droit à une aide militaire pendant des dizaines d’années a tout simplement été ignoré. Il n’est pas alors étrange qu’en "Israël" se trouvent des personnes qui pensent qu’un destin similaire attend les Israéliens.
Le professeur Yossi Shain, président de la diplomatie de l’université de Tel-Aviv et professeur des relations internationales de l’université de Georgetown de Washington, dit : « Les Etats-Unis revoient leurs politiques étrangères de temps à autre ». Par exemple, ajoute-t-il, « après la guerre de six jours, la France nous a tourné le dos. Nous avons dû rapidement trouver une alternative aux armes françaises. Et cela pourrait se produire avec les Américains, dans certains domaines… Si "Israël" ne sert plus les intérêts américains, les Etats-Unis pourraient changer leur traitement et cela représente un danger ».
« Il est vrai que nous ne tomberons pas tout de suite, mais notre situation sera très complexe. Et si les Etats-Unis ne nous envoyaient pas d’armes, nous aurions des difficultés à nous défendre. C’est l’arme américaine qui nous a sauvé durant la guerre de 73. Sans l’aide américaine, le chômage augmentera. Le prix du carburant aussi. La sécurité nationale et individuelle prendra un coup, car les pays arabes comprendront que nous n’aurons pas un dos solide, délaissés par les Etats-Unis. Et quand seront passées les décisions des Nations Unies, nous nous transformons en un pays isolé. Il est vrai que nous sommes bien loin de tout cela, mais nous devons mettre le doigt sur la plaie. »
Il est à noter que les Etats-Unis offrent une aide annuelle de quelque 2,55 milliards de dollars, en majorité des aides militaires. De plus, ils couvrent "Israël" d’une somme de neuf milliards de dollars, lui permettant d’emprunter l’argent partout dans le monde. Et les Etats-Unis représentent un bon marché pour les produits israéliens. Ils achètent pour plus de onze milliards de dollars de produits israéliens.
Et maintenant, les Etats-Unis laisse tomber leur ancien allié Moubarak. Iraient-ils jusqu’à tourner le dos à "Israël", malgré l’amitié de longue date ? L’ancien directeur du Mossad Shbetaï Chafit croit en un tel scénario. Pour lui, la direction du président Obama pousse déjà son pays vers l’isolement. L’ascension de la Chine ferait pareil. Tout cela ne présente pas de bon augure pour les relations avec "Israël".
Pour sa part, le professeur Ibraham Ben Zvi, de l’université de Haïfa, qui vient de publier le livre De Truman à Obama : association et début du déclin des relations américano-israéliennes, croit en des scénarios pessimistes : « Il y a déjà des signes de décrépitude dans les rangs des Juifs des Etats-Unis. Et avec une administration froide et sans cœur, avec l’accumulation de l’indifférence, "Israël" pourrait être à découvert, toute seule. Nous n’en sommes pas encore là, mais tout peut arriver ».
« Je ne crois pas que les Etats-Unis laisseront tomber "Israël". Ils entameront cependant l’application de la politique du diviser pour régner. Ils mobiliseront des forces critiquant l’Egypte et se libéreront de leur obligation politique. L’administration américaine actuelle a même commencé à ouvrir la boîte de pandore du dossier nucléaire, une affaire qui était prohibée jusqu’à maintenant. C’est une administration froide qui pourrait nous créer des problèmes. »
« Il n’est pas logique, dit-il, que les aides disparaissent complètement, car le Congrès est toujours extrémiste dans son soutien à "Israël", et il n’aura pas de frappe mortelle. Néanmoins, reste la question de la légitimité. Il est vrai que nous n’envisageons pas de menaces financières et existentielles, mais un danger politique. Il se pourrait qu’ils nous imposent un accord de paix inacceptable pour "Israël", ce qui aggraverait l’isolement d’"Israël" dans le monde. Il se pourrait aussi qu’ils essayent de vider le Moyen-Orient de toute arme nucléaire. "Israël" serait mis dans un coin, sans marche de manœuvre, ce qui nous causerait un vrai problème. »
Et pour Alain Benkas, ancien consul israélien à New York, la détérioration des relations entre les deux pays n’est pas d’actualité ; en revanche, il y a des signes de détérioration qui commencent à apparaître.
Il remarque que l’actuelle administration américaine ne déclare pas de changement dans sa position envers "Israël", bien qu’elle puisse tourner le dos à tout moment à Benyamin Netanyahu, le premier ministre.
Cette administration soutient à peine Netanyahu. Elle pourrait le pousser à partir, comme l’a auparavant fait le président Bush père avec Isaac Shamir. Et en 1999, ils ont traité ce même Netanyahu de façon à ce qu’il perde les élections au profit de Barak. Et ils ne répondraient plus à ses appels. Ils ne le rencontreraient pas à haut niveau, jusqu’à ce que le public israélien comprenne que leur premier ministre garde une relation problématique avec les Etats-Unis ; et il ne l’élirait pas. Malgré tout cela, Obama ne va pas donner un discours pour déclarer des changements essentiels de la politique de son administration envers "Israël", toujours selon Alain Benkas.
Article écrit par Sara Leibovich, publié dans le journal hébreu Maariv, le 8 février 2011
Traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Les prisonniers d’al-Khalil tiennent l’Autorité responsable de leur arrestation par l’occupation

[ 10/02/2011 - 08:53 ]
Al- Khalil - CPI
Les cinq prisonniers de la ville d'Hébron (al-Khalil) qui ont été arrêtés par les forces de l’occupation israélienne, le 07/01/2011, quelques heures après leur sortie des prisons des milices de l’ex-président Mahmoud Abbas,  après leur entrée dans une grève de la faim pour une période d’environ 50 jours, portent l’Autorité palestinienne responsable de leur arrestation par les autorités sionistes.
Les prisonniers ont dit dans une lettre renvoyée de la prison d’Ofer, près de Ramallah, dont le "Centre Palestinien de l'Information" a reçu une copie, ont assuré que les enquêteurs sionistes leur interrogé sur les mêmes interpellations faites par les milices d’Abbas, confirmant qu’ils les ont informés que toute information leur concernant l’avaient reçue minute par minute, tout en portant l’Autorité responsable de leur arrestation actuelle dans les geôles de l’occupation.
Les cinq prisonniers qui souffrent actuellement dans la prison d’Ofer ont souligné dans leur lettre à la situation catastrophique de certains d’entre eux qui nécessitent un soin spécial et urgent, car le détenue « Wissam al- Qawasmi » souffre encore d’une maladie de nerfs à cause de l'enquête tortueuse dans les prisons de l’Autorité et d'une allergie chronique, enflure de la peau, joints de friction, ainsi que la perte de la vision à son œil gauche, alors que  le prisonnier « Ahmed Oweiwi » souffre de douleurs dans les reins.
Il est à noter que le prisonnier « Majd Maher Obeid » est toujours présent dans le centre d'interrogatoire « Jalama », et les prisonniers « Wael Bitar », qui a survécu à une tentative d'assassinat pendant son arrestation alors que l’un de ses proches est tombé en martyr, se trouve dans la prison d'Ofer avec les prisonniers et « Wissam al-Qawasmi », « Mouhannad Nairoukh » et « Ahmed Oweiwi », où leurs proches n’ont pas pu jusqu’à maintenant de les rendre visite.

Moubarak reconnaît d’avoir assiégé Gaza (WikiLeaks)

[ 10/02/2011 - 10:14 ]
Palestine maintenant - Agences
 «Le président Mohamed Hosni Moubarak a reconnu sa responsabilité d’avoir installé un mur d’acier en assiégeant la  bande de Gaza et participant à l’embargo sioniste, accusant la Syrie et le Qatar de faire échouer ses efforts pour la libération du soldat en captivité chez la résistance palestinienne, Gilad Chalit », selon des documents confidentiels divulgués par « WikiLeaks ».
Selon des documents rendus publics hier par le journal "VG" de la Norvège, ont rapporté que M. Moubarak a déclaré lors d'une réunion en Juin 2009 avec le général américain « David Petraeus » que l'Egypte a joué "un rôle actif et efficace" afin de stopper la contrebande d'armes par des tunnels dans la bande de Gaza.
Les documents ont souligné que Moubarak a accusé - lors de sa rencontre avec le général Petraeus - à la fois de la Syrie et le Qatar pour bloquer ses efforts pour la libération du soldat sioniste capturé par la résistance palestinienne, Gilad Chalit. Le général américain a attribué (dans une lettre adressée à son administration à Washington) au président Hosni Moubarak qu’il disait que la Syrie et le Qatar ont essayé de désactiver les efforts égyptiens pour parvenir à un accord sur Chalit.
Les documents révélaient aussi l’insistance du ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak, lors d'une réunion avec le président égyptien, à la fin 2009, de ne pas provoquer la situation sur le sujet du caporal Chalit, et ils essaient de calmer l'opinion publique israélienne après que le père du prisonnier a entamé une campagne de mobilisation pour sa libération.
Les documents indiquent que l'Egypte a participé à un rôle diplomatique actif pour la libération de Chalit. Selon les documents, Omar Souleiman  ancien chef des renseignements égyptiens et actuel vice-président de la République a joué un « rôle crucial » dans les pourparlers entre les dirigeants occupants israéliens et les Américains à cet égard.

Gaza : Un sit-in pour soutenir la révolution égyptienne et l’appel à la levée du blocus

[ 10/02/2011 - 10:40 ]
Gaza – CPI
Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la place Palestine, au milieu de la Bande de Gaza, en portant des drapeaux égyptiens et palestiniens, ainsi que des slogans qui appellent à répondre à la volonté du peuple égyptien, qui a choisi la liberté et refusé l'oppression et la tyrannie, tout en répétant des slogans appelant à la chute du régime de Moubarak, lors du sit-in organisé, le mercredi après-midi 09/2, par les associations professionnelles.  
Le président du syndicat des ouvriers dans la Bande de gaza, Mohamed Siam, a salué la révolution de la jeunesse égyptienne, qui a mis fin à la peur et s'est révoltée contre l'injustice et la tyrannie, tout en affirmant la confiance des palestiniens à la révolution du peuple égyptien, à sa sobriété, sa fermeté et sa victoire décisive pour arriver à un changement national et démocratique. 
«Nous attendons avec impatience le jour où l’Egypte reprenne son rôle historique avancé», a-t-il ajouté.    
Il a exhorté le peuple égyptien à poursuivre les manifestations jusqu'à la réalisation de leurs revendications justes, appelant également tous les Egyptiens à déployer tous leurs efforts pour lever le siège imposé injustement sur la Bande de Gaza et mettre cela à la tête de leurs priorités.
Il a souligné : «Nous sommes venus pour annoncer au monde entier que nous sommes avec la révolution du peuple égyptien, avec tous les peuples arabes et du monde opprimés, pour soutenir cette révolution populaire humanitaire, politique et sociale, où le peuple égyptien est sorti avec toutes ses masses actives dans des manifestations les plus grandes dans son histoire pour faire face à l’injustice, la corruption, l'oppression, la faim et des défaites répétées dans la vie publique, qui a duré plus de trente ans».
Siam a appelé les hommes libres au monde et les égyptiens à contribuer et faciliter l'entrée des matériaux de construction à la Bande de Gaza assiégée, afin de reconstruire ce qui a été détruit durant la guerre sioniste contre Gaza, et en exhortant les pays arabes et islamiques à assumer leur responsabilité religieuse et morale pour lever le blocus imposé injustement contre les habitants opprimés et innocents de la Bande de Gaza.
Enfin, Siam a conclu : «Que l’on brise ce siège israélien sévère et injuste qui étouffe Gaza, et que les voix des peuples arabes et islamiques se lèvent contre les oppresseurs qui participent à ce blocus injuste».

Trois ministres et 1000 colons sionistes envahissent le tombeau de Youssef à Naplouse

[ 10/02/2011 - 12:17 ]
Naplouse – CPI
Plus de 1 000 colons sionistes conduits par trois ministres ont envahi, la nuit dernière le "Tombeau de Joseph" dans la ville de Naplouse en Cisjordanie occupée. C'est la première fois que le tombeau reçoit des visites d'un si haut niveau officiel avec une coordination de sécurité et des préparatifs avec les dirigeants des milices fidèles à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Des sources locales ont déclaré que contrairement aux fois précédentes où les milices d'Abbas se cachaient dans les rues après eu connaissance de l'arrivée des colons et des forces sionistes dans la zone du tombeau, elles se sont déployées cette fois dans de nombreux lieux à Naplouse, portant des vêtements civils.
Des sources locales ont affirmé que les miliciens d'Abbas étaient concentrés dans les rues de Naplouse à l'aube portant des vêtements civils, en coïncidence avec les mouvements des forces occupantes pour assurer l'arrivée des ministres et des colons sionistes, ce qui signifie une participation directe de ces milices à protéger les personnalités sionistes.
La radio sioniste avait affirmé ce matin que trois ministres sionistes ont visité la nuit dernière le tombeau de Joseph à Naplouse, pour la première fois depuis le retrait des forces occupantes au début de l'Intifada.
La radio a déclaré qu'environ 1 000 colons sionistes ont visité le lieu sous la direction de trois ministres, deux de Likoud, Moshe Kahlon et Yuli Edelstien, et le président du parti de la maison juive, Herckovic Daniel.
De leur côté, des citoyens palestiniens ont affirmé que les forces occupantes et les troupeaux de colons sionistes ont envahi une école de filles proche du tombeau, et l'ont saccagée, avant de se retirer ce matin.
Des sources sionistes avaient révélé que la police de l'occupation a arrêté de nombreux colons sionistes soupçonnés de donner des pots-de-vin aux officiers palestiniens locaux dans la ville de Naplouse pour leur permettre d'entrer dans la région du tombeau sans coordination officielle avec les forces occupantes.

L'occupation fournit des repas avariés aux détenus palestiniens à la prison de Hawara

[ 10/02/2011 - 12:39 ]
Ramallah – CPI
L'avocat du club du détenu palestinien a déclaré que les prisonniers dans la prison sioniste de Hawara souffrent de symptômes d'empoisonnement comme des coliques et la diarrhée après avoir mangé le petit déjeuner fourni par l'administration pénitentiaire, le lundi dernier 7/2.
"Le lendemain, les détenus ont retourné le repas du petit déjeuner à la direction, pour protester contre la mauvaise alimentation qui leur est fournie, qui a une odeur étrange et un goût mauvais, considérant qu'elle est avariée comme elle l'était la dernière fois", a –t-il ajouté.
Les détenus ont appelé les organisations juridiques et humanitaires à faire pression sur l'occupation sioniste pour améliorer la qualité des aliments qui leur sont fournis, car les prisonniers souffrent de la mauvaise nourriture, ce qui entraîne de fortes douleurs à l'estomac.
Le club du détenu palestinien a tenu l'administration pénitentiaire responsable de la vie des détenus dans les prisons sionistes, affirmant que le fourniture des repas avariés aux prisonniers reflète la violation de l'occupation des droits humanitaires fondamentaux
Dans le même contexte, la Cour suprême sioniste a refusé la requête déposée par la citoyenne Hanan Barghouthi pour lui permettre de rendre visite à son frère détenu, Nail, emprisonné depuis 1978.

Rapport : l'occupation a arrêté plus de 12 000 Palestiniennes depuis 1967

[ 10/02/2011 - 12:45 ]
Gaza – CPI
Le chercheur palestinien spécialiste des affaires des détenus, Abdel Nasser Farawana, a affirmé que les autorités de l'occupation israélienne ont arrêté plus de 12 000 femmes palestiniennes depuis le début de l'occupation du reste des territoires palestiniens en 1967 jusqu'à aujourd'hui.
Farwana a déclaré que l'occupation emprisonne actuellement environ 35 détenues palestiniennes dans la prison de "Hasharon" et de "Damoun" alors que la seule prisonnière provenant de la Bande de Gaza est en cellule d'isolement dans la prison sioniste de "Ramlah".
Les forces occupantes avaient déjà arrêté environ 58 femmes palestiniens depuis le déclenchement de l'Intifada d'al-Aqsa en septembre 2000 jusqu'à l'actuelle année 2011.
Il a fait remarquer que les autorités sionistes ne font aucune différence dans leur traitement ou les conditions de détention des prisonniers palestiniens en termes d'âge ou de statut social, politique ou les conditions de santé et humaines, mais elles pratiquent toutes sortes de torture physiques et psychologiques contre tous les détenus de tout âge et la dégradation de leur santé.
Farwana a poursuivi que les détenues palestiniennes s'exposent aux tortures que subissent les détenus hommes dans les prisons sionistes.

Gaza : le ministère de la Santé avertit d'une catastrophe sanitaire

[ 10/02/2011 - 13:01 ]
Gaza – CPI
Le ministère palestinien de la santé a mis en garde contre le bombardement sioniste qui a ciblé l'entrepôt de médicaments au nord de la ville de Gaza et qui conduira à l'aggravation de la pénurie de médicaments dont souffre les services médicaux dans la Bande de Gaza à cause du sévère blocus sioniste imposé contre Gaza depuis plus de 5 ans consécutifs, appelant à la nécessité d'introduire les médicaments en rupture de stock dans le secteur.
L'aviation militaire avait lancé tôt mercredi un raid aérien sur le dépôt de médicaments qui appartient au ministère palestinien de la santé dans la Bande de Gaza en le détruisant complètement.
Dans une conférence de presse qui a eu lieu mercredi à midi 9/2 dans l'entrepôt démoli, le ministre de la santé, Dr. Bassem Naïm, a déclaré que "au moment où le peuple palestinien et ses malades souffrent d'un manque grave de médicaments et matériel médical de plus de 180 types pour chacun, l'ennemi sioniste a ciblé et démoli l'entrepôt des médicaments et de matériel médical qui appartient au ministère de la santé et situé dans la rue de Salah Eddine", soulignant que ce crime a un impact sur les travaux des départements importants dans les hôpitaux de la Bande de Gaza dont les soins intensifs, les opérations, la réception, les urgences etc.
Dr. Naïm a souligné que cet entrepôt est bien connu par les côtés internationaux, en particulier l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le CICR, la représentation de la Norvège et le réseau des ONG qui contient des consommables, des médicaments et des solvants, valant des centaines de milliers de dollars, ce qui a entraîné l'augmentation du déficit qui existait déjà, en plus de la destruction de la structure du dépôt et plus de 80% de son contenu.
Il a accusé le ministère de la santé à Ramallah d'avoir participé au bombardement de l'entrepôt, suite à ses prétentions sur l'existence d'entrepôts de médicaments secrets appartenant au Hamas, niant tout cela catégoriquement.
Il a condamné ce bombardement, portant l'occupation responsable des conséquences qui représentent des crimes contre l'humanité, tout en assurant que ce bombardement "s'ajoute à la grave pénurie de médicaments et de matériel médical", et qu'il "aggravera la crise".
"Cette agression fait partie d'une longue série d'attaques et de violations de l'ennemi des droits de l'homme et du droit international ainsi que la quatrième convention de Genève alors qu'elle coïncide avec les tentatives d'empêcher le fourniture des médicaments à la Bande de Gaza", a-t-il poursuivi.
Finalement, le ministère de la santé a mis en garde contre une catastrophe sanitaire qui menace les services et la vie des malades dans le secteur assiégé, appelant les organisations internationales de santé et des droits de l'homme et les institutions de la société civile à intervenir immédiatement pour lever le blocus imposé contre la Bande de Gaza, faire entrer les besoins nécessaires en médicaments et matériel médical, et punir l'entité sioniste pour cette agression et tous ces crimes contre le peuple palestinien.

L’occupation sioniste démolit 27 maisons et constructions au mois dernier

[ 10/02/2011 - 15:12 ]
Naplouse – CPI
Le rapport publié par la Fondation internationale de solidarité (Tadhamoun) pour les droits de l'homme a montré l'escalade des opérations de démolition des maisons et différentes installations palestiniennes par les autorités de l'occupation, durant ces derniers temps.
Le rapport a enregistré que les forces de l'occupation ont détruit des dizaines d'installations palestiniennes, et que le nombre total des édifices démolis a atteint plus de 27 maisons et constructions en Cisjordanie, au Néguev et dans la vallée du Jourdain, en plus d'un hôtel dans la ville d’Al-Qods occupée (Jérusalem) et une école dans la ville d’Al-Khalil (Hébron).
Le rapport a précisé que les démolitions ont touché plusieurs villages, dont "Rakhm" et "Kassifa" au Néguev ouest, où des maisons, magasins et différentes installations ont été rasés complètement, après que les forces de l’occupation avaient détruit, auparavant, le village d’al-Araquib au Néguev et al-Farissia, près de Toubas en laissant des centaines d’habitants sans abris.
De faux prétextes :
Les autorités sionistes donnent souvent de faux et faibles prétexte pour justifier la démolition des maisons palestiniennes, dont des prétextes sécuritaires, et parfois en accusant le propriétaire d’une maison d’effectuer des activités qui touchent la sécurité et la stabilité dans cette région (au point de vue sioniste), comme il a été le cas durant les deux dernières Intifada, ou d’accuser un citoyen d’avoir construit sa maison ou ajouter une chambre sans permission, au moment où les directions sionistes refusent de donner tout permis de construction aux habitants palestiniens.
L'entité sioniste justifie également ses politiques de démolition en prétendant que les régions et villages habités par les palestiniens sont des zones non reconnus par les autorités occupantes, par conséquent les constructions sont illégales, notamment au Néguev et la vallée du Jourdain.
Ces violations et agressions sionistes viennent dans le cadre de la politique d’expulsion forcée contre les habitants palestiniens, et surtout dans la ville sainte d’Al-Qods, où les autorités occupantes ont démoli quatre maisons dans le but d’obliger les palestiniens à quitter leur ville et élargir les colonies sionistes, ainsi que la destruction de l’hôtel "Chbird" à Jérusalem, où l’occupation compte établir une nouvelle colonie dans cette région, en plus des dizaines d’ordres de démolition que les autorités sionistes distribuent, chaque jour, aux habitants palestiniens.
On note que les bulldozers de l'occupation ont démoli de nombreuses maisons, installations et bâtiments, au cours du mois de Janvier 2011, où 07 autres maisons ont été démolies en Cisjordanie, au moment où les forces sionistes ont détruit une école dans le village "Daquiq", près d'Al-Khalil (Hébron), en plus des dizaines de boutiques, baraques d'eau résidentielles et puits d’eau.

Des agressions et violations sionistes continuelles contre les habitants de Selwan et Cheikh Jarrah

[ 10/02/2011 - 23:52 ]
Al-Qods – CPI
Dans le cadre de la poursuite des tentatives sionistes pour expulser les habitants d’Al-Qods (Jérusalem), l'armée israélienne a occupé le toit d’un immeuble dans le quartier palestinien de Batne Al-Hawa, à Selwan, au sud de la mosquée d’Al-Aqsa.
Le bâtiment se compose de la mosquée principale du quartier et de sept familles palestiniennes, en soulignant que l’ordre militaire s’étend jusqu'au 05/08/2011, et qu’on a donné 14 jours aux habitants pour faire appel, et en vertu de cette décision, il est interdit aux résidents de cet immeuble de monter sur le toit.
Les forces de l'occupation avaient changé la terrasse du bâtiment en une caserne militaire, pendant plusieurs mois après la visite du ministre de la sécurité intérieure sioniste à Selwan, sous prétexte de maintenir la sécurité des colons sionistes, et qui a conduit à l'explosion des affrontements dernièrement à cause des pratiques oppressives des soldats sionistes contre les habitants de cet immeuble et de cette région, notamment après le harcèlement d’un soldat à une femme palestinienne du quartier.
D'autre part, la police israélienne a menacé les habitants du quartier de Cheikh Jarrah en cas de poursuite des affrontements avec les colons sionistes qui provoquent les citoyens dans ce quartier.
La police sioniste avait menacé de mener des arrestations et des expulsions forcées de la ville sainte contre tout palestinien impliqué dans des affrontements avec les colons sionistes qui confisquent et s’emparent des maisons palestiniennes dans cette région depuis plus d'un an en les transformant à des avant-postes, dans un pas pour harceler les habitants de Cheikh Jarrah.

Le rapport "Goldstone" devra être envoyé au Conseil de sécurité

10 Février 2011 10:03 
IRIB - Le rapport du juge Goldstone, sur l’offensive de l’armée israélienne contre la bande de Gaza, devra être envoyé au Conseil de sécurité de l’ONU, pour y être examiné, du point de vue juridique. Ce point a été souligné, lors d’une réunion, à Berlin, par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU et membre de la Commission d’enquête de Goldstone. En allusion à la décision du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU de créer une commission d’enquête, pour statuer sur le fait de savoir si les droits de l’Homme ont été violés ou non, lors de l’attaque contre la bande de Gaza, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU a déclaré que le régime israélien avait refusé de coopérer avec cette commission. Les autorités du régime israélien ont même empêché les membres de cette commission de se rendre en Cisjordanie. «En réaction à l’attitude d’Israël, à cet égard, la commission a tenu des réunions, à Gaza, en Jordanie et en Suisse, afin d’entendre la voix des victimes de ce régime», a indiqué ce responsable onusien. «Les cas évoqués, dans le rapport "Goldstone", reposent sur des vérités et non sur des déclarations et des spéculations», a-t-il souligné.  
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Tel-Aviv s’inquiète de l’expansion des protestations populaires vers les territoires occupés

10 Février 2011 23:13 
IRIB- La police du régime sioniste, en faisant allusion aux protestations populaires, dans les pays du Moyen-Orient, a fait part de sa disponibilité à réprimer de pareilles velléités, dans les territoires occupés. Selon mehrnews, citant Xinhua, le commandant des forces de répression sionistes, en évoquant les récents mouvements populaires, en Tunisie, en Egypte et en Jordanie, a fait part de la disponibilité de ses 27.000 effectifs, à réprimer tout acte protestataire, dans les territoires occupés. En déclarant que la sécurité et la stabilité sont très importantes, pour la survie du régime sioniste, il a exprimé son inquiétude, quant aux événements survenus, après 30 ans, aux frontières méridionales des territoires occupés.
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L'ONU juge crucial de mettre fin à l'impasse dans le processus de paix

10 février 2011 – Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a insisté jeudi sur la nécessité de mettre fin à l'impasse dans le processus de paix au Moyen-Orient, lors d'une rencontre à New York avec le ministre israélien de la défense, Ehud Barak.
« Le Secrétaire général et le ministre de la défense Barak ont discuté des efforts pour faire avancer le processus de paix au Moyen-Orient », a dit son porte-parole à l'issue de la rencontre.

« Le Secrétaire général a souligné qu'il était crucial de briser l'actuelle impasse et avancer vers la résolution de toutes les questions liées au statut final. A cet égard, il a appelé au plein engagement du gouvernement d'Israël avec le Quatuor » sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Nations Unies et Union européenne), a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon a jugé positive l'annonce récente par le gouvernement israélien de mesures supplémentaires concernant Gaza et la Cisjordanie, dont le transfert de la sécurité dans la Zone B et des mesures dans la Zone C. Il a aussi appelé le ministre de la défense à faciliter la pleine mise en œuvre des mesures annoncées et à prendre de nouvelles mesures pour alléger les souffrances de la population à Gaza.
Relancées par les Etats-Unis en septembre dernier, les négociations entre Israéliens et Palestiniens se sont enlisées après le refus d'Israël, fin septembre, de proroger le moratoire sur le gel de la colonisation. Ce refus a justifié le retrait du Président palestinien Mahmoud Abbas des pourparlers directs avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l'ONU a noté jeudi avec satisfaction la confirmation par le ministre israélien de la défense que les préparatifs pour le retrait des forces armées israéliennes du nord de la localité de Ghajar, à la frontière avec le Liban, comme l'a demandé la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité, étaient en bonne voie.
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Le rapport de la DCI aux Nations Unis dénonce l’usage systématique de la torture et les mauvais

10/02/2011
Ramallah - DCI pour PNN- Le Centre  International de Défense des Enfants en Palestine a demandé aux Nations Unies qu’une mission spéciale soit menée.
Image Elle concerne l’usage de la torture, l’indépendance des juges et avocats, la détention arbitraire, l’indépendance des enquêteurs internationaux sur les abus d’Israël contre les enfants.
Cet appel intervient alors que le centre vient de publier  cette semaine un rapport sur l’usage de la torture et les mauvais traitements sur les enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.
Son dernier rapport  qui date du 29 janvier dernier et qui porte sur le 2ème semestre 2010, contient les témoignages de 40 enfants âgés de 12 à 17 ans. Ce sont tous des Palestiniens de Cisjordanie, tous jugés par la cour militaire israélienne.  Premier « chef d’accusation » pour 62,5 %  d’entre eux : avoir jeter des pierres.
Sir Geoffrey Bindman de l’association Action pour les Enfants Palestiniens affirme que ce « rapport choc apporte les preuves que des enfants ont signé sous la torture des confessions en hébreu alors que la plupart ne comprennent  pas cette langue. Ils sont 47,5% dans ce cas ».
Il rappelle aussi que « ce genre de traitement sur des enfants est une violation de la Convention de l’ONU contre la Torture et de la 4ème Convention de Genève. La communauté internationale doit peser de tout son poids pour que leurs auteurs soit traduits en justice et que des sanctions doivent être votées si ces abus continuent ».
La DCI a pour mission enquêter sur la véracité des cas de torture et veille à ce que leurs auteurs soit jugés. Elle insiste aussi pour que les témoignages des enfants soit filmés, le tout en présence d’un avocat ou d’un membre de sa famille.
Selon le rapport hebdomadaire du Centre Palestinien des Droits de l’Homme, l’armée israélienne a mené la semaine dernière 31 incursions en Cisjordanie durant lesquelles elle a arrêté 23 civils palestiniens, parmi eux 7 enfants et un membre du Conseil Législatif Palestinien. 

La frontière avec l'Égypte fermée, Gaza est redevenue une «grande prison»

10 février 2011
Philippe AGRET
Agence France-Presse
RAFAH
La bande de Gaza, déjà sous blocus israélien, est redevenue une «grande prison» avec des milliers de Palestiniens incapables de sortir ou de rentrer après la fermeture de la frontière égyptienne, hermétique depuis le début de la crise en Égypte.
«C'est de nouveau le blocus. Des milliers de personnes sont piégées. La situation est terrible. Gaza est redevenue une grande prison», déplore Ghazi Hammad, chef du département général des Frontières pour le gouvernement du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza.
Côté palestinien, il n'y a pas âme qui vive au terminal frontalier de Rafah, ville coupée en deux à l'extrême sud de la bande de Gaza, à l'exception de quelques policiers du Hamas. Une flotte de bus vides attend dans le parking désert.
Côté égyptien, de l'autre côté de la frontière, on aperçoit les silhouettes de deux soldats encapuchonnés sur un toit. Policiers et garde-frontières égyptiens ont, eux, abandonné leurs postes après l'attaque du siège de la Sûreté de l'État de la ville égyptienne de Rafah par des manifestants bédouins le 29 janvier. Les affrontements, entendus du côté palestinien, ont fait trois morts.
«Habituellement, 400 à 500 voyageurs transitent ici chaque jour vers l'Égypte et à peu près autant en reviennent», précise M. Hammad, qui dit craindre «une crise humanitaire». Il est en contact quotidien avec les services de sécurité égyptiens, mais sans effet à ce jour.
Le responsable du Hamas est assailli de coups de fil de Palestiniens coincés depuis le 30 janvier. La plupart sont des malades partis se faire se soigner ou opérer d'urgence en Égypte, mais il y a aussi beaucoup d'étudiants et des familles résidant dans ce pays.
Selon un de leurs responsables au Caire, les services d'immigration égyptiens ont reçu instruction de ne plus laisser entrer les Palestiniens dans leur pays. Le motif de ces restrictions envers les Palestiniens n'a pas été explicité.
Si la crise égyptienne entraîne d'abord des drames humains pour les Gazaouis, elle affecte aussi le négoce frontalier semi-clandestin qui alimente ce territoire déshérité en vivres, biens de consommation, carburants et surtout en matériaux de construction.
À un kilomètre du terminal de Rafah, dans la zone des tunnels de contrebande, Abou Taha supervise avec ses ouvriers l'arrivée de sacs de ciment. L'activité de son tunnel a chuté et ne fonctionne plus qu'à 30% depuis le déclenchement du soulèvement en Égypte. Les manivelles ont stoppé dans la plupart des tunnels voisins.
«Avant on recevait 100 tonnes de ciment par jour. Aujourd'hui, on arrive péniblement à 70 tonnes après quatre jours de travail», témoigne Abou Taha, pris par surprise par les événements.
Le prix du ciment a évidemment flambé: de 105 dollars la tonne, il est passé à 170 dollars à la sortie du tunnel palestinien et 200 dollars sur le marché de Gaza.
Il y a quelques jours, les Gazaouis ont commencé à stocker des carburants par peur de pénurie et de longues files d'attente se sont formées devant les dépôts d'essence avant que le ministère de l'Économie du Hamas n'intervienne pour rassurer la population.
Les Palestiniens attribuent, en privé, la fermeture de la frontière à la situation d'insécurité dans le Sinaï, fief des bédouins, où l'armée égyptienne a peu de prise.
Paradoxalement, la seule activité notable aux portes de Rafah est le commerce frontalier avec Israël --limité à quelque 150 camions par jour mais régulier (3 252 camions pour le mois de janvier)-- via le terminal israélien de Kerem Shalom.

Washington opposé à une résolution condamnant la colonisation israélienne

10 février 2011  
Agence France-Presse
Washington
Les États-Unis ont promis jeudi de combattre «avec les moyens à (leur) disposition» un projet de résolution déposé aux Nations unies contre la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens.
Les États-Unis, qui utilisent systématiquement leur droit de veto au Conseil de sécurité pour mettre en échec les résolutions anti-israéliennes, prônent des négociations directes entre Israël et Palestiniens pour résoudre la question, a déclaré au Congrès le numéro deux du département d'État, James Steinberg.
«Nous ne pensons pas que le Conseil de sécurité soit l'endroit idéal pour discuter de ces questions», a-t-il déclaré à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants. «Nous avons réussi, au moins jusqu'à présent, à éviter que cela ne soit soulevé (au Conseil de sécurité). Nous continuerons à employer les moyens à notre disposition pour faire en sorte que cela continue», a-t-il lancé.
Les représentants des pays arabes à l'ONU ont déposé mi-janvier au Conseil de sécurité un projet de résolution condamnant la colonisation israélienne.
La France s'est dite prête à voter un tel projet, à condition qu'il soit «modéré» et «n'empêche pas la reprise de négociations» de paix, a déclaré la chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie.
Le projet de résolution condamne les activités de colonisation d'Israël et réaffirme une demande de l'ONU d'arrêt de tous les travaux de construction dans les territoires occupés.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a refusé de prendre part à des discussions de paix avec Israël sous la houlette des États-Unis depuis que l'État hébreu a mis fin au gel de la colonisation dans les territoires occupés, fin septembre. En dépit des pressions internationales, Israël a refusé de prolonger ce gel et insiste sur le fait que les Palestiniens devraient revenir à des discussions directes sans condition préalable.

Les Palestiniens bloqués enfin autorisés à quitter l'aéroport du Caire

Egypte - 10 février 2011
Par Al Qassam
Les 30 citoyens palestiniens détenus dans l'aéroport international du Caire ont finalement été autorisés, mercredi, à entrer dans la ville après deux semaines passées dans un terminal après la fermeture du terminal frontalier de Rafah, par lequel on entre dans la Bande de Gaza.
Les Palestiniens bloqués enfin autorisés à quitter l'aéroport du Caire
Les Palestiniens, ainsi que leurs bagages, ont été soumis à un examen poussé de tout l'appareil sécuritaire.
Selon les sources égyptiennes, une partie d'entre eux sont allés dans leurs familles ou chez des amis au Caire, tandis que d'autres ont été emmenés à l'hôtel Palestine.
Des diplomates de la Ligue arabe sont intervenus pour qu'ils puissent quitter l'aéroport après qu'ils aient entamé une grève de la faim, dimanche dernier, pour protester contre leur condition.
Traduction : MR pour ISM

A propos de la formulation « LES FRONTIERES DE 1967 »

Palestine - 10 février 2011
Par Jean-Marie Gläntzlen
Les bons combats éthiques et légitimes doivent impérativement être menés aussi avec le souci du choix des justes mots pour les justes choses. Alors que si plus de gens s'estimant intelligents avaient le souci d’utiliser systématiquement le juste mot pour la juste chose ou le juste concept justement, et d’en tenir compte quand il y a traduction, cette planète (qui n’est ni le Monde, ni l’Univers) serait moins irrationnelle et suicidaire.
A propos de la formulation « LES FRONTIERES DE 1967 »
La résolution 181 "attribuait" au futur Etat arabe le port de Jaffa (quoiqu'enclavé) pour poursuivre son commerce international, ce qui n'est jamais indiqué sur les cartes
Voir la carte agrandie
C’est bien pourquoi il est vraiment regrettable d’utiliser et/ou, comme militant, de laisser utiliser sans contester la formulation « Frontières de 1967 » dont on parle tout particulièrement ces temps-ci avec les nouveaux Etats qui reconnaissent l’Etat palestinien en précisant donc bien, eux, « dans les frontières de 1967 ».
Et c’est a fortiori vraiment regrettable si au moins on ne précise pas « d’avant la guerre des Six jours » c'est-à-dire avant le 5 juin 1967. D’autant plus que comme d’habitude, avec la mauvaise foi qui est quasiment chez eux une seconde nature, les sionistes dans leur ensemble ou au moins des sionistes influents contestent même l’interprétation des frontières du 4 juin qui n’étaient effectivement pas celle de la Palestine. Ses « frontières » considérées comme provisoires, même par les fanatiques sionistes qui voudraient, comme Sharon en son temps « finir la guerre de 1948 », c’était d’une part, celles de l’Egypte ayant annexé la surpeuplée bande de Gaza suite au premier accord d’armistice signé entre l’anomalie étatique sioniste et l’Egypte le 24 février 1949 ; avant même sa reconnaissance ubuesque par une partie des membres de l’ONU. Celles, d’autre part, de la Jordanie ayant annexé la Cisjordanie suite au second accord d’armistice signé avec l’anomalie étatique sioniste le 4 mars 1949. Celles encore des accords d’armistice avec le Liban du 23 Mars 1949 ; celles enfin des accords d’armistice du 3 avril avec la Syrie.
Et cela avant même la lâche reconnaissance ubuesque par une partie de l’ONU de l’anomalie étatique sioniste puisque la résolution 273 de l’Assemblée générale du 11 Mai 1949 disait kafkaïennement « Notant que, de l'avis du Conseil de sécurité, Israël est un Etat pacifique, capable de remplir les obligations de la Charte et disposé à le faire ». Pacifique ? Vraiment ? Avant le 11 Mai ? Après ?
Il serait donc nettement plus pertinent que les vrais défenseurs des Palestiniens patriotes, c'est-à-dire pas ceux qui, bafouant l’éthique et le juridique, sont pour la perdurance de l’anomalie étatique sioniste, (y compris certains conférenciers très demandés par les groupes « propalestiniens » français), parlent à regret de la « reconnaissance de l’Etat palestinien (qui constitutionnellement n’a plus de président depuis le 9 janvier 2009) de la Palestine selon les lignes d’armistices de début 1949 », fruit d’une guerre préparée par les sionistes bien avant le vote de la résolution de fin novembre 1947 qui n’aurait probablement pas était gagnée sans les précieuses armes tchécoslovaques vendues par un pays dont le premier ministre était communiste et sur les ordres du « petit père des peuples ».
Sachant bien que ces lignes d’armistices ne sont absolument pas conformes aux territoires « généreusement » attribués par seulement moins de 24 pays votant librement de l’ONU sur 56 pays présents et un absent, dont certains à contre cœur avec plein de craintes durant leur « explications de vote » le 29 novembre 1947.
Sachant encore, en ce qui nous concerne particulièrement, que c’est seulement au troisième scrutin sur le sujet, après s’être abstenue deux fois, que la France, malgré l’avis de son ministre des affaires étrangères, a voté « oui » (le seul vote applaudi) suite à l’intervention capitale de l’hyper-influent agent sioniste franco-juif à qui Weizmann lui-même, premier président de l’anomalie étatique sioniste, avait depuis bien longtemps attribué le nom de code Lebel Tsvet (que « connaît » bien votre moteur de recherche favori et qui avait un kibboutz à son nom depuis 1943 par reconnaissance des grands services déjà rendus.
Il faudrait encore évoquer plus longuement ici, mais nous y reviendrons, la résolution 242 votée par le conseil de sécurité de l’ONU le 22 novembre 1967 dont un terme-clé est contestée par les sionistes qui à propos de l’article pluriel « les (territoires occupés) » qui figure dans le texte français (seconde des deux langues officielles de l’ONU), alors que, vu l’absence de l’article correspondant dans la version anglaise, ils revendiquent une interprétation restrictive du texte et des territoires conquis durant les six jours que l’ONU leur demande de « rendre » aux Palestiniens.
Quoiqu’il en soit répétons-le, il est vraiment regrettable d’utiliser et/ou, comme militant, de laisser utiliser sans contester la formulation « Frontières de 1967 » a fortiori si on ne précise pas « d’avant la guerre des Six jours » c'est-à-dire avant le 5 juin 1967. La bonne formule didactique, c’est « selon les lignes d’armistice de 1949 » qui n’ont plus rien à voir avec l’inacceptable répartition territoriale du vote trafiqué de la recommandation 181.